#ai_overviews

  • Google AI Overviews : Cronos dévorant ses enfants ?
    https://affordance.framasoft.org/2026/07/google-ai-overviews-cronos-devorants-ses-enfants

    Déjà en place aux USA et dans plus de 120 pays depuis 2 ans, #Google #AI_Overviews débarque en #France cet été (c’est effectif depuis ce mercredi 22 juillet). Le principe est simple : pour chaque requête sur le moteur, c’est l’#IA de Google (#Gemini) qui propose des résumés ou plus exactement, et la précision me semble d’importance, des synthèses et – souvent – des préconisations.

    Cette arrivée durant l’été est annoncée comme un tremblement de terre, notamment par les éditeurs de presse qui, comme c’est le cas depuis plus de 20 ans avec le lancement de #Google_News en 2002, ne trouvent aucune issue au pacte attentionnel Faustien qui leur a été imposé : laissez-moi indexer et réutiliser vos contenus et en échange vous serez visibles, ou empêchez-moi de le faire et l’audience de vos sites sera quasi nulle.

    L’article de Nicolas Lellouche sur Numérama résume très bien les principaux enjeux de cette arrivée et le changement de statut de celui qui était, jusqu’ici, un moteur de recherche.

  • Le principe d’#irresponsabilité des outils d’#IA_générative se fissure : la #justice allemande rend une décision salutaire contre #Google et pour l’#information_fiable

    Le #tribunal régional de Munich a jugé que Google était responsable des propos tenus par son intelligence artificielle (IA) dans les résultats de recherche, après que celle-ci a publié des propos faux au sujet de deux éditeurs munichois. Reporters sans frontières (RSF) salue cette décision inédite au monde, de laquelle Google a fait appel. C’est un signal fort : la cour de justice rappelle à la plateforme sa #responsabilité dans la construction du nouveau monde informationnel.

    Le #principe_d'irresponsabilité des outils d’IA générative commence à se fissurer. Le tribunal de Munich a rendu une décision forte : oui, Google peut être tenu responsable des résumés produits par #AI_Overviews, la fonctionnalité de résumé par IA des résultats de son #moteur_de_recherche. Une première mondiale.

    L’IA de Google avait associé les plaignants, deux éditeurs munichois de livres et de magazines, anonymisés dans la décision finale, à des pratiques commerciales douteuses et à des pratiques commerciales interdites, comme le recours à des #pièges à abonnement, c’est-à-dire l’incitation à recourir à des abonnements payants à l’insu de ses clients. Or, selon la cour, les liens affichés par Google ne permettaient pas d’étayer les propos formulés par l’AI Overview.

    “Ce que dit la cour est limpide : quand un système d’IA présente comme des faits établis des accusations qu’il ne peut pas prouver, ce n’est pas un simple ‘bug’. C’est un contenu produit et diffusé par Google, sous sa responsabilité. C’est exactement le principe que nous défendons depuis plusieurs années à RSF : les concepteurs d’IA doivent être tenus responsables des torts causés par leurs systèmes à l’intégrité de l’information et s’assurer au mieux de leur fiabilité avant de les déployer." (Vincent Berthier, Responsable du bureau technologies et journalisme de RSF)

    La #liberté_d'expression ne protège pas de tout

    Fait notable, le tribunal a pris le temps d’étudier la liberté d’expression dont Google pouvait en principe se prévaloir en pareilles circonstances. Sa conclusion est que la liberté d’expression a un poids limité dans ce dossier : l’énoncé litigieux est principalement le résultat d’un #algorithme et d’une #activité_commerciale, non l’expression d’une conviction humaine. Puisque les propos ont été générés de manière autonome par une IA intégrée au service de Google, ils sont plus qu’une simple recherche de termes affichée sous la forme d’une série de liens. Ils forment une réponse propre.

    Le tribunal a également rejeté l’idée que les internautes seraient en mesure de vérifier eux-mêmes l’exactitude des résumés en consultant les sources citées : ces résumés générés par IA se présentent comme des #affirmations, ce qui rapproche leur statut de celui d’un titre lu par une lecteur pressé, par exemple, dont un média est responsable même si le public ne prend pas la peine de vérifier ces affirmations en cliquant sur un lien.

    Construire le cadre de responsabilité

    Google a annoncé faire appel et la décision pourrait être revue. D’autre part, son champ d’application reste limité au cas particulier qu’elle traite. Elle porte néanmoins en ses germes un besoin pressant : celui d’édicter clairement qui parle quand une IA génère du texte, particulièrement dans un contexte d’information, et donc qui est responsable de ses dysfonctionnements, ainsi que les mesures qu’il convient de prendre pour en atténuer les risques.

    En Europe, si le le règlement sur les services numériques, le DSA, impose aux très grandes plateformes d’évaluer leurs risques systémiques et si le règlement sur l’intelligence artificielle, l’AI Act, prévoit des obligations de transparence pour les contenus générés par IA, ce qui est le cas pour AI Overview, l’état actuel du droit européen est insuffisant. Aucun de ces textes n’établit de cadre de responsabilité adapté au cas spécifique des résumés informationnels produits par les systèmes d’IA générative dans les moteurs de recherche.

    https://rsf.org/fr/le-principe-dirresponsabilit%C3%A9-des-outils-dia-g%C3%A9n%C3%A9rative-se-fissu
    #IA #AI #intelligence_artificielle #Allemagne