#aide_financière

  • Stop alla proroga del #bonus baby sitter e nido (600 euro) per le mamme lavoratrici che rinunciano al congedo

    Addio al beneficio per il servizio di baby sitting per le mamme che rinunciano al congedo parentale: la legge di bilancio per il 2019 non ha prorogato la norma che consentiva alle mamme di «scambiare» il congedo parentale con un bonus fino a 600 euro mensili per un massimo di sei mesi (quelli previsti per il congedo parentale facoltativo) per pagare la baby sitter o l’asilo nido. Lo scrive l’Inps in un messaggio nel quale chiarisce che chi lo ha già chiesto entro l’anno scorso deve usarlo entro il 31 dicembre 2019.

    La legge di bilancio per il 2019 - scrive l’Inps - non ha previsto il rinnovo del beneficio «contributo per i servizi di baby-sitting e per i servizi all’infanzia» introdotto in via sperimentale per il triennio 2013-2015 e prorogato per il biennio 2017-2018. Pertanto dal 1 gennaio 2019, le madri lavoratrici non possono più presentare domanda per l’accesso al beneficio.

    https://www.corriere.it/economia/lavoro/guide/19_aprile_03/stop-proroga-bonus-baby-sitter-nido-600-euro-le-mamme-lavoratrici-che-rinun
    #baby_sitting #aide_financière #femmes #travail #femmes_et_travail #it_has_begun #Italie #congé_parental #femmes #patriarcat #maternité #aide #soutien #welfare_state #Etat_providence


  • Quand l’#Union_europeénne se met au #fact-checking... et que du coup, elle véhicule elle-même des #préjugés...
    Et les mythes sont pensés à la fois pour les personnes qui portent un discours anti-migrants (« L’UE ne protège pas ses frontières »), comme pour ceux qui portent des discours pro-migrants (« L’UE veut créer une #forteresse_Europe »)...
    Le résultat ne peut être que mauvais, surtout vu les pratiques de l’UE...

    Je copie-colle ici les mythes et les réponses de l’UE à ce mythe...


    #crise_migratoire


    #frontières #protection_des_frontières


    #Libye #IOM #OIM #évacuation #détention #détention_arbitraire #centres #retours_volontaires #retour_volontaire #droits_humains


    #push-back #refoulement #Libye


    #aide_financière #Espagne #Grèce #Italie #Frontex #gardes-frontière #EASO


    #Forteresse_européenne


    #global_compact


    #frontières_intérieures #Schengen #Espace_Schengen


    #ONG #sauvetage #mer #Méditerranée


    #maladies #contamination


    #criminels #criminalité


    #économie #coût #bénéfice


    #externalisation #externalisation_des_frontières


    #Fonds_fiduciaire #dictature #dictatures #régimes_autoritaires

    https://ec.europa.eu/home-affairs/sites/homeaffairs/files/what-we-do/policies/european-agenda-migration/20190306_managing-migration-factsheet-debunking-myths-about-migration_en.p
    #préjugés #mythes #migrations #asile #réfugiés
    #hypocrisie #on_n'est_pas_sorti_de_l'auberge
    ping @reka @isskein


  • La facilité en faveur des réfugiés en Turquie a permis une réaction rapide dans un contexte difficile, mais des améliorations doivent être apportées pour optimiser l’utilisation des fonds, estime la Cour des comptes européenne.

    Selon un nouveau rapport de la #Cour_des_comptes européenne, la facilité en faveur des réfugiés en Turquie, qui soutient les réfugiés et leurs communautés d’accueil turques, a permis de réagir rapidement à la crise dans des circonstances difficiles. Les auditeurs affirment que les #projets_humanitaires ont aidé les réfugiés à subvenir à leurs besoins fondamentaux, mais que l’utilisation des ressources n’a pas toujours été optimale.

    https://www.eca.europa.eu/Lists/ECADocuments/INSR18_27/INSR_TRF_FR.pdf
    #externalisation #accord_ue-turquie #aide_financière #Turquie #Grèce #UE #EU #Europe #facilité #humanitaire #argent

    Le #rapport de la Cour des comptes :
    https://www.eca.europa.eu/Lists/ECADocuments/SR18_27/SR_TRF_FR.pdf

    • En 2016, on expliquait ainsi la « facilité »...
      GESTION DE LA CRISE DES RÉFUGIÉS. LA FACILITÉ EN FAVEUR DES RÉFUGIÉS EN TURQUIE

      En raison de sa situation géographique, la Turquie est un pays de premier accueil et de transit pour de nombreux réfugiés
      et migrants. Confrontée à un afflux sans précédent de personnes en quête de refuge, elle accueille actuellement plus
      de 2,7 millions de réfugiés syriens enregistrés et déploie des efforts méritoires pour leur apporter une aide humanitaire
      et un soutien – la Turquie a déjà consacré plus de 7 milliards d’euros à cette crise. L’UE est déterminée à ne pas laisser
      la Turquie seule face à cette situation. La Commission européenne fournit une aide humanitaire destinée aux réfugiés
      vulnérables qui ont fui la violence dans leur pays, et en particulier à ceux qui vivent hors des camps et ont besoin d’une
      aide immédiate, ainsi qu’à ceux qui ont besoin d’une aide médicale et d’un accès à l’éducation.


      https://ec.europa.eu/home-affairs/sites/homeaffairs/files/what-we-do/policies/european-agenda-migration/background-information/docs/20160420/factsheet_financing_of_the_facility_for_refugees_in_turkey_fr.pdf

    • 1.5 million refugees in Turkey supported by EU’s biggest ever humanitarian programme

      The #Emergency_Social_Safety_Net, the largest ever EU humanitarian programme, has now assisted 1.5 million of the most vulnerable refugees in Turkey.

      The EU funded programme, launched in September 2016, is the largest single humanitarian project in the history of the European Union.

      Christos Stylianides, Commissioner for Humanitarian Aid and Crisis Management, visiting Turkey on the occasion said: “1.5 million refugees in Turkey are now able to meet their basic needs and live in dignity. The European Union, in cooperation with Turkey, is bringing a real change in the lives of the most vulnerable refugees. I am very proud of what we have achieved together. Jointly with Turkey we will continue this support, focusing on making our assistance sustainable.”

      EU humanitarian assistance in Turkey continues to deliver tangible results for the most vulnerable refugees in Turkey. The Emergency Social Safety Net provides monthly cash transfers via a debit card to help refugees buy what they need the most, such as food, medicines, or paying the rent. Another flagship programme, the Conditional Cash Transfer for Education, has surpassed its initial goals and now supports the families of more than 410,000 children who attend school regularly.

      The EU programmes will continue in 2019, with a focus on further supporting the most vulnerable and ensuring a sustainable transition from humanitarian aid to a long-term response. The EU humanitarian funding foreseen for 2019 is €640 million, out of which €80 million will be dedicated to support education in emergencies. This funding is part of the second tranche of €3 billion of the Facility for Refugees in Turkey for both humanitarian and non-humanitarian assistance.

      Background

      The EU Facility for Refugees in Turkey was set up in 2015 in response to the European Council’s call for significant additional funding to support refugees in Turkey. The EU Facility has a total budget of €6 billion for humanitarian and non-humanitarian projects, of which €3 billion for 2016-2017 and €3 billion for 2018-2019.

      The Emergency Social Safety Net programme is implemented by the World Food Programme and the Turkish Red Crescent in close collaboration with the Turkish authorities. With financing from the EU of almost €1 billion to date, the refugees receive around €20 per person per month, plus quarterly top-ups to meet their basic needs.

      Another flagship initiative, the Conditional Cash Transfer for Education (CCTE) project, helps refugee children register for and attend school. The programme builds on the Emergency Social Safety Net. It provides cash assistance to vulnerable refugee families with children who attend school regularly.

      In addition to humanitarian assistance, the EU Facility for Refugees in Turkey focuses on education, migration management, health, municipal infrastructure, and socio-economic support.

      http://europa.eu/rapid/press-release_IP-19-1_en.htm
      #programme_humanitaire


  • #métaliste (qui va être un grand chantier, car il y a plein d’information sur seenthis, qu’il faudrait réorganiser) sur :
    #externalisation #contrôles_frontaliers #frontières #migrations #réfugiés

    Des liens vers des articles généraux sur l’externalisation des frontières de la part de l’ #UE (#EU) :
    https://seenthis.net/messages/569305
    https://seenthis.net/messages/390549
    https://seenthis.net/messages/320101

    Ici une tentative (très mal réussie, car évidement, la divergence entre pratiques et les discours à un moment donné, ça se voit !) de l’UE de faire une brochure pour déconstruire les mythes autour de la migration...
    La question de l’externalisation y est abordée dans différentes parties de la brochure :
    https://seenthis.net/messages/765967

    Petit chapitre/encadré sur l’externalisation des frontières dans l’ouvrage (Dé)passer la frontière :
    https://seenthis.net/messages/769367

    Les origines de l’externalisation des contrôles frontaliers (maritimes) : accord #USA-#Haïti de #1981 :
    https://seenthis.net/messages/768694


  • L’Espagne appelle l’UE à récompenser les efforts du Maroc

    Le gouvernement espagnol a appelé la Commission européenne à mieux soutenir les pays comme le Maroc qui supportent une grande pression migratoire et participent à la gestion de ces flux.

    Le gouvernement espagnol n’est guère satisfait de la gestion, par l’Europe, de l’épineux dossier de l’immigration et du contrôle des frontières. Selon la presse espagnole, Madrid a tapé du poing sur la table, lundi dernier à Bruxelles. Le gouvernement Rajoy souhaite que la question des frontières soit la chasse gardée de Madrid et Rabat. À cet égard, l’Exécutif espagnol a catégoriquement rejeté une proposition formulée par la Commission européenne (CE) au sujet de la gestion du dossier migratoire. De fait, la CE veut poster « une importante armée », pour paraphraser l’Exécutif ibérique, de gardes-frontières aux portes de l’Europe. Concrètement, Bruxelles a proposé le renforcement des effectifs du Frontex, l’agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, en portant leur nombre de 1.500 actuellement à 10.000 à partir de 2021. La position espagnole a été transmise par le secrétaire d’État espagnol aux Affaires européennes, Jorge Toledo. Durant une rencontre des membres du Club des vingt-huit, organisée lundi dernier pour débattre du cadre financier pluriannuel 2020-2027 (plan des dépenses européennes pour les années à venir), l’Espagne s’est fermement opposée à un déploiement quasi-militaire aux frontières. « Nous croyons que la politique de protection des frontières revêt une dimension particulière. Coopérer avec les pays qui constituent la première frontière, même en dehors de l’UE, est fondamental (…) Il faut renforcer le dialogue, la coopération et le financement au profit de ces pays », a-t-il plaidé.

    Selon les prévisions de ce budget, la contrepartie financière réservée à la surveillance des frontières, l’asile et la migration, passera de 13 à 33 millions d’euros. Madrid a estimé que les éléments du Frontex pèchent par leur inexpérience en matière de gestion des flux migratoires. De ce fait, le gouvernement de Rajoy croit savoir que la solution proposée par la CE est plus coûteuse, avec des résultats peu probants. « En Espagne, et dans les pays ayant des frontières hors Europe , nous disposons de l’expérience pour le faire », a martelé le secrétaire d’État espagnol. Comme alternative, Madrid estime qu’il serait plus judicieux d’apporter une aide financière directe aux pays comme l’Espagne et le Maroc, qui maîtrisent parfaitement le sujet. À cet effet, l’équipe gouvernementale de Mariano Rajoy suggère le renforcement de la coopération avec le Maroc, en plus d’aides financières européennes.

    En outre, selon le pure-player www.elespañol.com, très proche du gouvernement, Madrid ne souhaite pas que la CE se mêle de la gestion de ses frontières avec le royaume. Une position qui va à l’encontre de la démarche des précédents gouvernements espagnols, lesquels étaient en faveur du renforcement du rôle de l’agence Frontex, relève le média. À travers cette sortie, le gouvernement Rajoy envoie un message clair de soutien et d’entente à son homologue marocain. À souligner que ce n’est pas la première fois que l’Espagne appelle à un renforcement de la coopération avec le Maroc et à consacrer des fonds au royaume pour ses efforts dans la gestion des flux migratoires.

    http://www.leseco.ma/maroc/66433-l-espagne-appelle-l-ue-a-recompenser-les-efforts-du-maroc.html
    #Espagne #externalisation #asile #migrations #réfugiés #externalisation_des_contrôles_frontaliers #frontières #Maroc

    Commentaire de Elisa Tyszler, via la mailing-list de Migreurop :

    Madrid se dit contre le renforcement de Frontex (pour ses résultats peu probants en matière de gestion des flux migratoires) proposé par la Commission européenne et pour "apporter une #aide_financière directe aux pays comme l’Espagne et le Maroc, qui maîtrisent parfaitement le sujet. À cet effet, l’équipe gouvernementale de Mariano Rajoy suggère le renforcement de la coopération avec le Maroc, en plus d’aides financières européennes. « Nous croyons que la politique de protection des frontières revêt une dimension particulière. Coopérer avec les pays qui constituent la première frontière, même en dehors de l’UE, est fondamental (…) Il faut renforcer le dialogue, la coopération et le financement au profit de ces pays », a plaidé le représentant de l’État espagnol. Une belle ode à l’externalisation !

    • L’UE déboursera 140 millions d’euros pour aider le Maroc à gérer l’immigration clandestine

      L’UE semble avoir entendu les appels du pied répétés de l’Espagne et du Maroc.

      La Commission européenne prévoit un financement de 140 millions d’euros, dont 70 millions directement accordés au gouvernement marocain, pour aider le Maroc à lutter contre l’immigration clandestine, selon El País.

      Cette aide, dont les premières tranches devraient être livrées avant 2019, sera principalement utilisée pour l’achat d’équipements pour contrôler les frontières, précise le quotidien espagnol, soulignant que cette aide reste “modeste” par rapport à celle destinée aux autres pays d’où partent des flux migratoires vers les côtes méditerranéennes de l’Europe.

      Ce financement intervient suite aux appels du pied répétés de l’Espagne et du Maroc pour que l’UE accorde des aides financières supplémentaires à ce dernier, par où passent la majorité des migrants clandestins souhaitant rejoindre l’Europe. “L’objectif est de faire face à l’afflux croissant de migrants vers l’Espagne, pays qui compte le plus grand nombre d’entrées irrégulières en Europe par la mer Méditerranée”, note El País.

      Les 70 millions d’euros directement injectés dans le budget marocain proviendront du fonds fiduciaire que l’UE alloue pour contenir les flux migratoires et qui a été reversé, en trois ans d’existence, en grande partie à la Libye - 237 millions d’euros contre 17 millions destinés au Maroc.

      Le reste de l’enveloppe financière sera géré par deux entités : 40 millions par la Fondation internationale et ibéro-américaine pour l’administration et les politiques publiques, et 30 millions par le Centre international pour le développement des politiques en matière de migration (ICMPD), détaille le journal ibérique.

      “Contrairement aux 70 millions que le gouvernement marocain recevra directement, sans programmes ni conditions, ces deux sommes pourraient prendre plus de temps à être mises en place car il ne s’agira pas de transfert direct mais elles seront liées à des projets spécifiques”, souligne la même source.

      Toujours selon El País, Bruxelles aurait élaboré un plan d’accompagnement prévoyant un soutien financier à long terme. “Des sources européennes estiment que ces décaissements pourraient s’élever à environ 50 millions d’euros annuellement. Cela dépendra, en définitive, de l’évolution du phénomène migratoire”, souligne le quotidien.

      L’accord, qui aurait été finalisé jeudi dernier à Rabat lors du passage d’une délégation de l’UE dans la capitale, n’a pas encore fait l’objet d’une annonce officielle ou d’une réaction du côté marocain.

      https://www.huffpostmaghreb.com/entry/lue-deboursera-140-millions-deuros-pour-aider-le-maroc-a-gerer-limm


  • Soutien aux réfugiés en #Grèce : octroi d’une #aide_d'urgence de 180 millions d’euros

    La Commission européenne a annoncé aujourd’hui l’octroi d’un nouveau #financement de 180 millions d’euros pour des projets d’aide en Grèce, visant notamment à étendre le programme phare d’« #aide_d'urgence_à_l'intégration_à_l'hébergement » (#ESTIA) destiné à aider les réfugiés à trouver un #logement en zone urbaine et à l’extérieur des camps ainsi qu’à leur fournir une aide régulière en espèces.

    Ce financement intervient alors que le commissaire chargé de l’aide humanitaire et de la gestion des crises, Christos Stylianides, rencontrait aujourd’hui le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, à Athènes.

    Le programme ESTIA, lancé en juillet 2017 avec le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), est la plus grande opération d’aide menée par l’UE dans le pays, en cohérence avec la politique du gouvernement grec visant à sortir les réfugiés des camps. Jusqu’à présent, il a permis de créer plus de 23 000 places d’hébergement urbain et de mettre en place un système d’assistance pécuniaire en espèces pour plus de 41 000 réfugiés et demandeurs d’asile.

    « Les programmes humanitaires que nous avons déployés en Grèce en faveur des réfugiés témoignent clairement de la solidarité européenne. Nous restons fermement déterminés à aider les réfugiés en Grèce à mener une vie plus sûre, plus normale et plus digne ainsi qu’à faciliter leur intégration dans l’économie locale et dans la société. Grâce à notre programme ESTIA, nous parvenons à améliorer concrètement la vie des gens. Je souhaite tout particulièrement rendre hommage aux citoyens et aux maires grecs qui ont accueilli des réfugiés dans leur municipalité en leur manifestant une grande attention et de l’empathie » a déclaré M. Christos Stylianides, commissaire chargé de l’aide humanitaire et de la gestion des crises.

    Six autres contrats ont été signés avec le Conseil danois pour les réfugiés, l’Arbeiter-Samariter-Bund, Médecins du Monde, la Croix-Rouge espagnole ainsi que les ONG grecques METAdrasi et Smile of the Child, pour répondre aux besoins humanitaires urgents en Grèce, notamment en matière d’abris, de soins de santé primaires, d’aide psychosociale, d’amélioration des conditions d’hygiène, d’éducation informelle et de services d’interprétation pour les soins de santé et la protection.

    Constituée de divers financements, l’aide globale mise à la disposition de la Grèce par la Commission européenne pour l’aider à gérer la situation humanitaire, la migration et les frontières extérieures dépasse 1,5 milliard d’euros.

    http://europa.eu/rapid/press-release_IP-18-2604_fr.htm
    #Europe #UE #EU #aide #hébergement #aide_financière

    • Migration : Commission steps up emergency assistance to Spain and Greece

      The European Commission has awarded an additional €45.6 million in emergency assistance to support Spain and Greece respond to the migratory challenges they face.

      In view of increased arrivals, Spain will receive €25.6 million to improve the reception capacity for arrivals at its southern coast and in Ceuta and Melilla as well as to help increase returns. Another €20 million has been awarded to the United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR) to improve reception conditions in Greece, notably on the island of Lesvos.

      Dimitris Avramopoulos, Commissioner for Migration, Home Affairs and Citizenship said: “The Commission continues to deliver on its commitment to support Member States under pressure. Spain has seen arrival figures increase during the past year and we need to step up our support to help manage the numbers and return those who have no right to stay. And while the EU-Turkey Statement has greatly contributed to lowering the number of arrivals in Greece, the country is still facing significant migratory pressure, in particular on the islands. Over €1 billion has now been awarded in emergency assistance to help Member States manage migration.”

      With the new funding decisions an important milestone has been reached: In total, the Commission has now mobilised over €1 billion in emergency assistance to help manage migration under the current financial framework (2014-2020) – support that has gone to the Member States most affected such as Italy, Greece, Bulgaria, Croatia, Germany, Sweden and now also Spain.

      Spain

      €24.8 million has been awarded to the Ministry of Employment and Social Security and the Spanish Red Cross for a project aimed at providing healthcare, food, and shelter to migrants arriving on the southern coast of Spain and in Ceuta and Melilla.
      A further €720,000 has been awarded to the Ministry of Interior to help improve the quality of return facilities and infrastructure for return transfers.

      The emergency funding awarded to Spain comes on top of €692 million allocated to Spain for migration, border and security management under national programmes for the period 2014-2020.

      Greece

      The additional €20 million awarded to the UNHCR will be used to help manage the reception facilities in the island of Lesvos, support local community projects and provide further emergency accommodation on the islands.
      It will also go towards stepping up measures for the protection of children, non-formal education and to prevent sexual and gender-based violence.

      This funding decision comes on top of more than €1.6 billion of funding support awarded by the Commission since 2015 to address migration challenges in Greece.

      http://europa.eu/rapid/press-release_IP-18-4342_en.htm
      #Espagne

    • Migration: Commission increases emergency assistance for Spain to €30 million [Updated on 3/8/2018 at 13:01]

      Yesterday, the Commission awarded an additional €3 million in emergency assistance under the #Internal_Security_Fund (#ISF) to support Spain in responding to the recent migratory pressure. The assistance will mainly support the costs linked to the deployment of extra staff from the Guardia Civil to the southern borders of Spain. This support brings to €30 million the emergency funding awarded to Spain since July to help the country address migratory challenges. This financial assistance comes on top of €691.7 million allocated to Spain under the Asylum, Migration and Integration Fund (AMIF) and the Internal Security Fund (ISF) national programme 2014-2020. (For more information: Natasha Bertaud – Tel.: +32 229 67456; Katarzyna Kolanko – Tel.: +32 299 63444)

      http://europa.eu/rapid/press-release_MEX-18-4834_en.htm

    • Avramopoulos in Spain to announce further EU support to tackle migration

      As Commissioner Dimitris Avramopoulos headed to Madrid, the European Commission announced Friday (3 August) a further €3 million in emergency aid to support Spanish border guards in curbing irregular migration.

      The new cash comes from the Internal Security Fund and aims to help cover the costs linked to the deployment of extra staff in the southern borders of Spain.

      In July this year, the EU executive awarded €24.8 million to the Ministry of Employment and Social Security and the Spanish Red Cross to enhance reception capabilities, health assistance, food and shelter for migrants arriving through the Western Mediterranean route.

      A further €720,000 went to the Ministry of Interior to help improve the quality of return and transfer facilities in the south of Spain, Ceuta and Melilla.

      This financial assistance comes on top of €691.7 million allocated to Spain under the Asylum, Migration and Integration Fund and the Internal Security Fund since 2014.

      https://www.euractiv.com/section/justice-home-affairs/news/avramopoulos-in-spain-to-announce-further-eu-support-to-tackle-migration/?_ga=2.232982942.1049233813.1533558974-1514184901.1489527159

    • Migration : Commission provides €24.1 million to the International Organisation for Migration to provide support, help and education for migrant children in Greece

      The European Commission has awarded €24.1 million in emergency assistance under the Asylum, Migration and Integration Fund (AMIF) to support Greece in responding to migratory challenges. The International Organisation for Migration (IOM) will receive the funding to help ensure that migrant children can be immediately placed in a protective environment and receive education. It will notably support child-adequate accommodation, medical and psychological support, interpretation and cultural mediation as well as food provision for up to 1,200 unaccompanied minors in the Greek islands and in the mainland and facilitate formal education by providing transport and school kits. In addition, the funding will help assist migrants registered for assisted voluntary return and reintegration programmes. Today’s funding decision comes on top of more than €1.6 billion of funding support awarded by the Commission since 2015 to address migration challenges in Greece. Under the Asylum, Migration and Integration Fund (AMIF) and the Internal Security Fund (ISF), Greece has now been awarded €482.2 million in emergency funding, in addition to €561 million already awarded under these funds for the Greek national programme 2014-2020.

      v. aussi :


      https://ec.europa.eu/home-affairs/sites/homeaffairs/files/what-we-do/policies/european-agenda-migration/20181010_managing-migration-eu-financial-support-to-greece_en.pdf

    • EC provides 43.7 million euros to increase migrant reception capacity in mainland Greece

      The European Commission has awarded an additional 43.7 million euros in emergency assistance to the International Organization for Migration (#IOM) to support Greece in responding to migratory challenges, the EU’s executive body said Wednesday.

      The grant, which comes from the Asylum, Migration and Integration Fund, is designed to support the provision of emergency shelter for up to 6,000 asylum seekers and refugees by rapidly establishing places in temporary accommodation facilities, the Commission said.

      “The funding aims to provide dignified accommodation as well as basic assistance and protection services to the most vulnerable migrants in Greece, especially in view of the upcoming winter months and the need to decongest reception facilities on the Greek islands,” it said.

      The Commission has awarded more than 1.6 billion euros in funding since 2015 to address migratory challenges in Greece.

      http://www.ekathimerini.com/234665/article/ekathimerini/news/ec-provides-437-million-euros-to-increase-migrant-reception-capacity-i
      #OIM

    • Migration et #frontières : la Commission octroie 305 millions d’euros supplémentaires aux États membres sous pression

      Cette semaine, la Commission européenne a débloqué une enveloppe supplémentaire de 305 millions d’euros d’aide d’urgence afin de soutenir la #Grèce, l’#Italie, #Chypre et la #Croatie dans le domaine de la gestion des migrations et des frontières.

      Ces moyens financiers soutiendront les efforts déployés pour accroître les capacités d’#accueil, protéger les victimes de la traite des êtres humains et renforcer les capacités de surveillance et de #gestion_des_frontières.

      M. Dimitris Avramopoulos, commissaire pour la migration, les affaires intérieures et la citoyenneté, a déclaré à cette occasion : « La Commission est résolue à continuer de soutenir les États membres soumis à une #pression_migratoire. Les 305 millions d’euros supplémentaires attribués cette semaine à plusieurs pays permettront de répondre à des besoins urgents, en faisant en sorte que les nouveaux migrants arrivés dans ces pays soient hébergés convenablement et reçoivent de la #nourriture et de l’#eau, que la #sûreté et la #sécurité des personnes les plus vulnérables soient garanties et que les #contrôles_aux_frontières soient renforcés, si nécessaire. »

      Ce #financement_d'urgence, qui sera accordé au titre du Fonds « Asile, migration et intégration » (#AMIF) et du #Fonds_pour_la_sécurité_intérieure (#FSI) de la Commission, constitue une partie des 10,8 milliards d’euros déjà mobilisés par la Commission en faveur de la gestion des migrations et des frontières et de la sécurité intérieure pour la période 2014-2020.

      Grèce

      La Commission débloque 289 millions d’euros pour soutenir la gestion des migrations en Grèce. Cette enveloppe sera répartie comme suit :

      Hébergements locatifs et allocations : 190 millions d’euros seront versés au Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (#HCR) pour permettre la poursuite du programme #ESTIA (#aide_d'urgence_à_l'intégration_et_à_l'hébergement). Ce programme fournit des #logements en location permettant d’accueillir jusqu’à 25 000 demandeurs d’asile et réfugiés et distribue des #allocations mensuelles en espèces pour un maximum de 70 000 personnes. Le HCR recevra également un autre montant de 5 millions d’euros afin d’augmenter encore la capacité d’#accueil dans les nouveaux #centres_d'accueil ouverts en Grèce continentale, en mettant à disposition et en distribuant 400 conteneurs préfabriqués.
      Conditions d’accueil : 61 millions d’euros iront à l’Organisation internationale pour les migrations (#OIM) et au Fonds international de secours à l’enfance des Nations unies (#UNICEF), pour permettre la poursuite des programmes d’appui sur le terrain dans les centres d’accueil en Grèce continentale. Ces programmes englobent l’#accès_aux_soins de santé et à l’#éducation non formelle, la création de zones de sécurité spécifiques pour les #mineurs_non_accompagnés, ainsi que des formations destinées au personnel opérationnel.
      Recherche et sauvetage : 33 millions d’euros destinés aux garde-côtes grecs permettront de couvrir une partie des frais de fonctionnement afférents aux activités de connaissance de la situation maritime en mer Égée et contribueront à assurer des débarquements sûrs et une prise en charge efficiente des migrants à la suite d’opérations de recherche et sauvetage.
      Adaptation aux conditions hivernales : l’OIM recevra, pour soutenir ses préparatifs, 357 000 euros supplémentaires afin de fournir des couvertures, des vestes d’hiver et des kits d’hivernage dans les infrastructures d’accueil sur les îles grecques et dans la région de l’Évros.

      La Commission a mis plus de 2 milliards d’euros à la disposition de la Grèce pour la gestion des migrations, dont près de 1,5 milliard d’euros à titre d’aide financière d’urgence (voir la fiche d’information pour en savoir plus).

      Italie

      La Commission octroie 5,3 millions d’euros d’aide financière d’urgence aux autorités italiennes pour contribuer à protéger les victimes de la traite des êtres humains dans le contexte migratoire. Dans le cadre d’un projet pilote mené dans des centres d’hébergement de demandeurs d’asile dans la région du Piémont, le financement servira à identifier les victimes de la traite des êtres humains et à les encourager à recourir aux possibilités d’assistance à leur disposition.

      Depuis le début de la crise migratoire, la Commission a mis à disposition près de 950 millions d’euros pour soutenir la gestion des migrations et des frontières en Italie. Ce financement comprend un montant de plus de 225 millions d’euros d’aide d’urgence et 724 millions d’euros déjà alloués à l’Italie au titre de ses programmes nationaux relevant du Fonds « Asile, migration et intégration » et du Fonds pour la sécurité intérieure 2014-2020 (voir la fiche d’information pour en savoir plus).

      Chypre

      La Commission accorde 3,1 millions d’euros à Chypre pour que ce pays renforce sa capacité d’accueil et transforme le centre d’urgence temporaire « #Pournaras » en un centre de premier accueil à part entière. Grâce à ce financement, le centre deviendra un centre de formalités universel pouvant fonctionner 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Les services assurés sur place comprendront l’examen médical, l’#enregistrement, le relevé des #empreintes_digitales, le #filtrage, la fourniture d’informations et la possibilité de présenter une demande d’asile.

      L’aide d’urgence s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par la Commission pour renforcer l’appui à la gestion des migrations en faveur de Chypre, après l’augmentation considérable du nombre d’arrivées que ce pays a connue au cours de l’année 2018. Ce nouveau financement vient s’ajouter à près de 40 millions d’euros alloués à la gestion des migrations pour la période 2014-2020, et à près de 1 million d’euros d’aide d’urgence alloué en 2014 pour les questions migratoires. Le Bureau européen d’appui en matière d’asile déploie actuellement 29 agents chargés de dossiers afin d’aider Chypre à résorber l’arriéré de demandes d’asile consécutif à l’augmentation des arrivées au cours des dernières années.

      Croatie

      La Commission accorde 6,8 millions d’euros à la Croatie pour aider ce pays à renforcer la gestion des frontières extérieures de l’UE, dans le strict respect des règles de l’UE. Cette enveloppe permettra de renforcer la surveillance des frontières et les capacités des services répressifs, en couvrant les coûts opérationnels (indemnités journalières, compensation des heures supplémentaires et équipements) de dix postes de police des frontières. Un mécanisme de suivi sera mis en place afin de faire en sorte que toutes les mesures appliquées aux frontières extérieures de l’UE soient proportionnées et respectent pleinement les droits fondamentaux et la législation de l’Union en matière d’asile.

      Le montant octroyé aujourd’hui porte l’aide d’urgence totale en faveur de la gestion des migrations et des frontières allouée à la Croatie par la Commission à près de 23,2 millions d’euros. Cette somme s’ajoute à près de 108 millions d’euros alloués à la Croatie au titre des programmes nationaux relevant du Fonds « Asile, migration et intégration » et du Fonds pour la sécurité intérieure 2014-2020.

      Contexte

      Le soutien opérationnel et financier de l’Union joue un rôle déterminant pour aider les États membres à relever les défis migratoires depuis 2015.

      Le soutien de l’UE a également pris la forme d’une aide financière sans précédent accordée au titre du budget de l’UE à des partenaires – non seulement des autorités nationales, mais aussi des organisations internationales et des organisations non gouvernementales. En plus des dotations initiales pour la période 2014-2020 s’élevant à 6,9 milliards d’euros pour le Fonds « Asile, migration et intégration » (AMIF) et le Fonds pour la sécurité intérieure (#FSI_frontières_et_police), un montant supplémentaire de 3,9 milliards d’euros a été mobilisé en faveur de la gestion des migrations et des frontières et de la sécurité intérieure, pour atteindre 10,8 milliards d’euros.

      En outre, tirant les leçons de l’expérience, et compte tenu du fait que la gestion des migrations et des frontières demeurera un défi à l’avenir, la Commission a également proposé d’augmenter fortement les financements en la matière au titre du prochain budget de l’UE pour la période 2021-2027.

      http://europa.eu/rapid/press-release_IP-18-6884_fr.htm
      #traite_d'êtres_humains #surveillance_des_frontières #santé #MNA #IOM #Evros #Fonds_Asile_migration_et_intégration #tri #catégorisation


  • Les #villes_moyennes entre #revitalisation urbaine et frénésie #périphérique | L’interconnexion n’est plus assurée
    http://transports.blog.lemonde.fr/2018/04/03/villes-moyennes-pas-top-mais-tres-bons

    « Chez nous, franchement, c’est pas terrible, mais rassurez-vous, on est excellents ». Voici en substance l’argumentaire livré par les 222 municipalités habilitées à bénéficier du programme « Action cœur de ville », et dont la liste a été dévoilée fin mars. Les équipes municipales se livraient à un drôle d’exercice. Elles devaient prouver aux services de l’État que leur ville est suffisamment atteinte par la dévitalisation pour mériter une aide, et montrer, en même temps, qu’elles sont capables de s’en sortir. « Tout l’art de se mettre en valeur tout en soulignant les difficultés afin de convaincre que toute #aide_financière sera la bienvenue », résume le Midi Libre à propos d’Alès (Gard).

    […] Le #rapport d’André #Marcon, ancien président des Chambres de commerce et d’industrie de France et maire du village de Saint-Bonnet-le-Froid (Haute-Loire), remis à Jacques Mézard, ministre de la cohésion des territoires, le 15 mars, pourrait servir de fil rouge à ces collectivités. Le document, d’inspiration très libérale, s’intéresse au logement (tout comme la loi Elan), au patrimoine ou aux services publics qui « filent en #périphérie ». Mais il prône aussi, en matière de #commerce, l’ouverture des magasins de centre-ville le #dimanche et à l’heure du déjeuner.


  • ITALIE ISOLÉE DANS LA TEMPÊTE MIGRATOIRE
    Article de JÉRÔME GAUTHERET

    Sur les 600 000 migrants arrivés en Italie depuis 2014, la plupart ont traversé la #Méditerranée. Des milliers d’autres y ont péri. L’île de #Lampedusa, avant-poste de l’accueil, est débordée par cette crise humanitaire fortement liée au chaos qui règne en #Libye.

    On rejoint le jardin public en poussant les portes d’une grille qui ne ferme plus depuis longtemps. Puis, après une courte promenade au milieu des agaves et des myrtes, on arrive à un étrange réseau de grottes sommairement aménagées à proximité d’un vieux puits. L’endroit est à peine mentionné par les guides de voyage, mais il mérite qu’on s’y arrête : en effet, le vrai cœur de Lampedusa est là, en ces vestiges
    à peine entretenus d’un sanctuaire millénaire, témoignage unique de ce qu’était l’île avant sa colonisation systématique, au début du XIXe siècle.

    LAMPEDUSA, UNE ÎLE AU CENTRE DU MONDE

    Avant de devenir un paradis touristique perdu au milieu de la Méditerranée, à 150 kilomètres des côtes tunisiennes, en même temps que, pour le monde entier, le symbole de l’odyssée des centaines de milliers de migrants qui, chaque année, bravent tous les dangers pour atteindre l’Europe, Lampedusa a été un havre, un lieu de repos pour les marins de toutes origines qui sillonnaient la mer.

    Marchands phéniciens, arabes ou grecs, chevaliers francs revenant de croisade, pirates barbaresques, pêcheurs en détresse : Lampedusa était leur île. Elle appartenait à tous et à personne. Chacun, du roi de France revenant de Terre sainte au plus humble pêcheur, venait s’abriter ici durant les tempêtes, prier ses dieux et reprendre des forces, en attendant l’accalmie. Aujourd’hui, une chapelle dédiée à
    la Vierge a été aménagée dans la pierre, à deux pas de la grotte, et les habitants viennent, de loin en loin, y déposer quelques fleurs ou prier, dans un calme absolu.

    La " porte de l’Europe ", pour reprendre le nom d’une œuvre d’art installée sur une plage faisant face à l’infini, à la pointe sud de Lampedusa, peut bien être présentée comme une des extrémités de l’Union européenne, un bout du monde exotique. Mais, dès que l’on pose le pied sur l’île, on est assailli par le sentiment inverse : celui d’être au centre d’un espace fluide, au sein duquel les populations ont navigué de rive en rive, depuis toujours. L’impression est encore plus
    saisissante lorsqu’on observe, grossièrement sculptées dans la roche, les traces de ce passé enfoui.

    L’homme qui nous conduit dans ce sanctuaire, un matin d’hiver, s’appelle Pietro Bartolo. Il est né sur l’île en 1956, il en est parti à 13 ans et y est revenu au milieu des années 1980, une fois achevées ses études de médecine. C’est lui qui a fondé, un peu à l’écart du bourg, le petit hôpital qui, aujourd’hui encore, constitue le seul lieu d’assistance, sur terre comme sur mer, à plus de 100 milles nautiques (185 km) à la ronde.

    En tant que directeur de l’#hôpital de Lampedusa, il a accueilli, ces dernières années, des dizaines de milliers de candidats à l’exil sur le quai minuscule qui tient lieu de débarcadère, et les a soignés. Il a aussi eu la terrible responsabilité d’ouvrir, du même geste, des centaines et des centaines de ces grands sacs verts dans lesquels on
    ramène à terre les corps des naufragés. Un film documentaire sorti en 2016, nominé pour l’Oscar, Fuocoammare. Par-delà Lampedusa, dans lequel il jouait son propre rôle, lui a valu une notoriété internationale. A sa manière, lui aussi est devenu un symbole.

    Comme c’est courant ici, l’histoire familiale de Pietro Bartolo est africaine autant qu’italienne. A l’exemple de ces milliers de Siciliens poussés par la misère qui, pendant des décennies, ont pris la mer en sens inverse des migrants d’aujourd’hui pour chercher du travail dans les colonies et protectorats d’Afrique du Nord, la famille de sa mère s’était installée un temps en Tunisie. Cette multitude d’odyssées ordinaires, dont le souvenir est entretenu par les histoires familiales, explique une bonne part des différences de perception du phénomène migratoire entre le nord et le sud de l’Italie.

    LE TEMPS DES " TURCS "

    A la tête de ce qui, à l’origine, n’était guère plus qu’un dispensaire, #Pietro_Bartolo s’est trouvé aux premières loges quand tout a changé. " Ça a commencé dans les années 1990. Les migrants, des jeunes hommes venus d’Afrique du Nord, arrivaient directement sur la plage, par leurs propres moyens, avec des barques ou des canots pneumatiques. Sur l’île, on les appelait “#les_Turcs”, se souvient-il. Les habitants accueillent comme ils peuvent les arrivants, qui gagnent ensuite la Sicile puis, pour l’immense majorité, le continent.

    Le gouvernement, lui, ne considère pas encore le phénomène comme préoccupant. D’autant plus que, depuis le début des années 1990, l’#Italie a la tête ailleurs. L’arrivée dans les Pouilles, au printemps et en été 1991, de plusieurs dizaines de milliers d’Albanais fuyant la ruine de leur pays a provoqué un choc terrible. Le 8 août, le #Vlora, un cargo venu du port albanais de Durres, est entré dans celui de Bari avec à son bord 20 000 migrants, bientôt installés dans l’enceinte du stade de la ville. La désorganisation est totale : le maire multiplie les appels aux dons et à la solidarité, tandis qu’à Rome le gouvernement cherche un moyen de renvoyer chez eux ces arrivants illégaux… Rien ne sera plus jamais comme avant.

    A l’aune de ce bouleversement venu des Balkans, qui force l’Italie, pour la première fois de son histoire, à se poser la question de l’accueil et de l’intégration, les arrivées sporadiques à Lampedusa ne sont pas perçues au départ comme beaucoup plus qu’une anecdote. Selon les souvenirs des habitants, les migrants venaient surtout des côtes tunisiennes, ils étaient jeunes et en relative bonne santé. La plupart du temps, la traversée était assurée par des passeurs, payés une fois le but atteint. Bref, la route de la #Méditerranée_centrale vivait à l’heure d’une migration "artisanale".

    Mais au fil du temps, dans les années 2000, le phénomène change de nature et d’échelle. "Il ne s’agit pas seulement de géopolitique. Il s’est produit un changement anthropologique dans la jeunesse africaine il y a une quinzaine d’années", assure le vice-ministre italien des
    affaires étrangères et de la coopération, Mario Giro, qui, avant d’entrer en politique, a consacré de nombreuses années à des missions en Afrique comme responsable des questions internationales de la Communauté de Sant’Egidio. "Avant, il s’agissait de projets collectifs : une famille se cotisait pour envoyer un de ses fils en Europe, dit-il. Désormais, ce sont des #hommes_seuls qui décident de
    partir, parce qu’ils considèrent que partir est un droit. Dans les villes africaines, la famille a subi les mêmes coups de la modernité que partout dans le monde. Ces jeunes gens se sont habitués à penser seuls, en termes individuels. Dans leur choix, il y a une part de vérité – les blocages politiques – et la perception que l’avenir n’est pas dans leur pays. Alors, ils partent."
    #facteurs_push #push-factors

    Des gouvernements européens essaient de passer des accords avec les Etats africains pour qu’ils arrêtent en Afrique les candidats à l’Europe, ce qui a pour effet de criminaliser l’activité des #passeurs. Des réseaux de plus en plus violents et organisés se mettent en place.

    VIE ET MORT DE MOUAMMAR KADHAFI

    Un acteur central du jeu régional comprend très tôt le parti à tirer de ce phénomène, face auquel les pays européens semblent largement démunis. C’est le chef de l’Etat libyen, Mouammar #Kadhafi, qui cherche depuis le début des années 2000 à retrouver une forme de respectabilité internationale, rompant avec la politique de soutien au terrorisme qui avait été la sienne dans les années 1980 et 1990.
    Grâce aux immenses recettes de la rente pétrolière, dont il dispose dans la plus totale opacité, le Guide libyen multiplie les prises de participation en Italie (Fiat, Finmeccanica) et les investissements immobiliers. Il entre même au capital du club de football le plus prestigieux du pays, la Juventus de Turin. En contrepartie, le groupe énergétique ENI, privatisé à la fin des années 1990 mais dans lequel l’Etat italien garde une participation importante, conserve le statut d’Etat dans l’Etat dont il jouit en Libye depuis la période coloniale (1911-1942).

    Bientôt, la maîtrise des flux migratoires devient un aspect supplémentaire dans la très complexe relation entre la Libye et l’Italie. " De temps en temps, tous les deux ou trois ans, Kadhafi réclamait de l’argent pour la période coloniale. Et quand ça n’allait pas assez bien pour lui, il faisait partir des bateaux pour se rappeler à nous. C’était devenu pour lui un moyen de pression de plus, et ça signifie également qu’en Libye, des réseaux étaient déjà en place", se souvient Mario Giro.
    #chantage

    Entamées à l’époque du deuxième gouvernement Prodi (2006-2008), et émaillées de moments hauts en couleur – comme cette visite privée à Tripoli du ministre des affaires étrangères italien Massimo D’Alema, un week-end de Pâques 2007, au terme de laquelle Kadhafi a affirmé que l’Italie lui avait promis de construire une autoroute traversant le pays d’est en ouest –, les négociations sont poursuivies par le gouvernement de Silvio Berlusconi, revenu aux affaires au printemps 2008. Elles débouchent sur la signature d’un accord, le 30 août de la même année. En échange de 5 milliards d’euros d’investissements sur vingt-cinq ans et d’#excuses_officielles de l’Italie pour la #colonisation, le dirigeant libyen s’engage à cesser ses reproches, mais surtout à empêcher les départs de migrants depuis ses côtes. Plus encore, les migrants secourus dans les eaux internationales seront ramenés en Libye, même contre leur gré et au mépris du droit de la mer.
    #accord_d'amitié

    L’Eglise et plusieurs ONG humanitaires peuvent bien chercher à alerter l’opinion sur les conditions dans lesquelles sont ramenés à terre les candidats à la traversée, ainsi que sur les innombrables violations des droits de l’homme en Libye, elles restent largement inaudibles. Le colonel Kadhafi peut même se permettre de pittoresques provocations, comme ses visites officielles à Rome en 2009 et 2010, où il appelle publiquement à l’islamisation de l’Europe. Le gouvernement Berlusconi, embarrassé, n’a d’autre solution que de regarder ailleurs.

    L’irruption des "#printemps_arabe s", début 2011, va faire voler en éclats ce fragile équilibre. Le soulèvement libyen, en février 2011, un mois après la chute du président tunisien Ben Ali, est accueilli avec sympathie par les chancelleries occidentales. Mais en Italie, on l’observe avec préoccupation. "Bien sûr, l’Etat libyen de Kadhafi n’était pas parfait, concède #Mario_Giro. Mais il y avait un Etat… Dans les premiers mois de 2011 – je travaillais encore pour Sant’Egidio –, alors que la France semblait déjà décidée à intervenir en Libye, le ministre des affaires étrangères du Niger m’a demandé d’organiser une entrevue avec son homologue italien, Frattini. Nous étions trois, dans un bureau du ministère, et il nous a expliqué point par point ce qu’il se passerait en cas de chute de Kadhafi. Le chaos en Méditerranée, les armes dans tout le Sahel… Tout s’est passé exactement comme il l’a dit. Mais personne n’a voulu l’écouter". Il faut dire qu’en ce début d’année 2011, le prestige international de l’Italie est au plus bas. Très affaiblie économiquement et victime du discrédit personnel d’un Silvio Berlusconi empêtré dans les scandales, l’Italie est tout simplement inaudible.

    En mai 2011, les membres du G8, réunis à Deauville, appellent Mouammar Kadhafi à quitter le pouvoir. "Lors de ce sommet, Silvio Berlusconi a plusieurs fois tenté de prendre la défense du Guide libyen, mettant en avant son aide sur le dossier des migrants et le fait qu’il s’était amendé et avait tourné le dos au terrorisme", se souvient un diplomate français, témoin des discussions. "Mais
    personne n’en a tenu compte." Le chef libyen, chassé de Tripoli en août, mourra le 20 octobre, à Syrte. Quatre semaines plus tard, le gouvernement Berlusconi 4 cessait d’exister.

    Sur le moment, entre l’euphorie de la chute de la dictature et le changement d’ère politique en Italie, ces tensions entre puissances semblent négligeables. Il n’en est rien. Au contraire, elles ne cesseront de resurgir dans le débat, nourrissant en Italie un procès durable contre la #France, accusée d’avoir déstabilisé la situation en Méditerranée pour mieux laisser l’Italie en subir, seule, les conséquences.

    CHAOS EN MÉDITERRANÉE

    Car dans le même temps, les "printemps arabes" provoquent un bouleversement de la situation en Méditerranée. Une fois de plus, c’est à Lampedusa que les premiers signes de la tempête apparaissent. Sur cette île minuscule, en hiver, on compte à peine 5 000 habitants d’ordinaire. Là, ce sont plus de 7 000 personnes venues de #Tunisie qui y débarquent en quelques jours, entre février et mars 2011. La population les accueille avec les moyens du bord, dans des conditions très précaires. Des "permis temporaires de séjours" de trois mois
    sont délivrés aux arrivants par les autorités italiennes. Ainsi, les candidats à l’exil pourront-ils circuler aisément dans tout l’espace Schengen. Plus de 60 000 migrants débarqueront en 2011 ; la grande majorité d’entre eux ne resteront pas en Italie.
    #migrants_tunisiens

    Passé les mois de désorganisation ayant suivi la chute du président tunisien #Ben_Ali, Rome et Tunis concluent en 2012 un #accord_de_réadmission, formalisant le retour au pays des migrants d’origine tunisienne expulsés d’Italie. Assez vite, se met en place une coopération qui, de l’avis de nos interlocuteurs dans les deux pays, fonctionne plutôt harmonieusement.

    En revanche, en Libye, du fait de la déliquescence du pouvoir central, Rome n’a pas d’interlocuteur. Dans un pays livré aux milices et à l’anarchie, des réseaux de trafiquants d’êtres humains s’organisent à ciel ouvert. Jusqu’à la catastrophe, qui se produit dans la nuit du 2 au #3_octobre_2013. "J’ai été réveillé à 6 heures du matin par un appel des autorités maritimes, se souvient Enrico Letta, alors chef du gouvernement italien. En quelques minutes, nous avons compris que le #naufrage qui venait d’avoir lieu près de Lampedusa était une tragédie sans précédent – le bilan sera de 366 morts. Il fallait trouver des cercueils, s’occuper des orphelins… J’ai dû presque forcer le président de la Commission européenne - José Manuel Barroso - à m’accompagner sur l’île. Quelques jours plus tard, il y a eu un autre naufrage, tout aussi meurtrier, au large de Malte. Alors que nous demandions l’aide de l’Europe, j’ai vite compris que nous n’aurions rien. Donc, nous avons décidé de nous en occuper nous-mêmes. L’émotion était si forte que l’opinion nous a suivis."

    En une dizaine de jours, l’opération "#Mare_Nostrum" est mise sur pied. Concrètement, il s’agit d’une opération navale, à la fois militaire et humanitaire, visant à lutter contre les réseaux de passeurs, tout en évitant la survenue de nouveaux drames. Ses effets sont immédiats : en moins d’un an, plus de 100 000 migrants sont secourus et le nombre de morts diminue spectaculairement. Pourtant, le gouvernement Renzi, qui succède à Letta un an plus tard, décide d’y mettre un terme, à l’automne 2014. "Ça ne coûtait pas très cher, environ 8 millions d’euros par mois, et nous avons sauvé des centaines de vie avec ce dispositif, tout en arrêtant de nombreux trafiquants, avance Enrico Letta pour défendre son initiative. Mais très vite, Mare Nostrum a été accusée de provoquer un #appel_d'air… "

    De fait, en quelques mois, le nombre de départs des côtes africaines a explosé. Surtout, une évolution capitale se produit : peu à peu, les passeurs changent de stratégie. Pour ne pas voir leurs bateaux saisis, plutôt que de chercher à gagner un port italien, ils se contentent, une fois arrivés à proximité des eaux italiennes, de débarquer les migrants à bord de petites embarcations, les laissant ensuite dériver
    jusqu’à l’arrivée des secours. La marine italienne, trouvant les migrants en situation de détresse, n’a alors d’autre choix que d’appliquer les règles immuables du #droit_de_la_mer et de les conduire en lieu sûr.

    La suppression de Mare Nostrum par le gouvernement Renzi vise à sortir de cet engrenage. En novembre 2014, est annoncée l’entrée en vigueur de l’opération "#Triton", coordonnée par l’agence européenne #Frontex. Un dispositif de moindre envergure, financé par l’Union européenne, et dans lequel la dimension humanitaire passe au second plan. Las, le nombre de départs des côtes libyennes ne diminue pas. Au contraire, en 2015, plus de 150’000 personnes sont secourues en mer. En 2016, elles seront 181’000. Et pour suppléer à la fin de Mare Nostrum, de nouveaux acteurs apparaissent en 2015 au large des côtes libyennes : des navires affrétés par des #ONG humanitaires, aussitôt
    accusés, eux aussi, de former par leur présence une sorte d’appel d’air facilitant le travail des trafiquants d’êtres humains.

    L’ITALIE PRISE AU PIÈGE

    Pour Rome, les chiffres des secours en mer sont bien sûr préoccupants. Mais ils ne disent pas tout du problème. L’essentiel est ailleurs : depuis la fin de 2013, les pays limitrophes de l’Italie (#France et #Autriche) ont rétabli les contrôles à leurs frontières. Là où, jusqu’alors, l’écrasante majorité des migrants empruntant la route de la Méditerranée centrale ne faisaient que traverser le pays en direction du nord de l’Europe, ils se trouvent désormais bloqués sur le sol italien, provoquant en quelques années l’engorgement de toutes les structures d’accueil. Et les appels répétés à la solidarité européenne se heurtent à l’indifférence des partenaires de l’Italie, qui eux-mêmes doivent composer avec leurs opinions publiques, devenues très hostiles aux migrants.
    #frontière_sud-alpine

    Considéré jusque-là comme un impératif moral par une large part de la population, l’accueil des demandeurs d’asile est l’objet de critiques croissantes. En 2015, en marge du scandale "#Mafia_capitale ", qui secoue l’administration de la commune de Rome, l’Italie découvre que plusieurs coopératives chargées de nourrir et d’héberger les migrants se sont indûment enrichies. S’installe dans les esprits une l’idée dévastatrice : l’#accueil des réfugiés est un "#business " juteux plus qu’une œuvre humanitaire.
    #mafia

    Deux ans plus tard, une série de procédures à l’initiative de magistrats de Sicile en vient à semer le doute sur les activités des ONG opérant en Méditerranée. Le premier à lancer ces accusations est le procureur de Catane, Carmelo #Zuccaro, qui dénonce en avril 2017 – tout en admettant qu’il n’a "pas les preuves" de ce qu’il avance – les ONG de collusion avec les trafiquants. Après trois mois de rumeurs et de fuites organisées dans la presse, début août 2017, le navire de l’ONG allemande #Jugend_Rettet, #Iuventa, est placé sous séquestre, tandis qu’il a été enjoint aux diverses organisations de signer un "code de bonne conduite", sous le patronage du ministre de l’intérieur, Marco #Minniti, visant à encadrer leurs activités en mer. La plupart des ONG, dont Médecins sans frontières, quitteront la zone à l’été 2017.
    #code_de_conduite

    Tandis que le monde entier a les yeux tournés vers la Méditerranée, c’est en réalité en Libye que se produit, mi-juillet, une rupture majeure. En quelques jours, les départs connaissent une chute spectaculaire. Moins de 4000 personnes sont secourues en mer en août, contre 21’000 un an plus tôt, à la même période. La cause de ce coup d’arrêt ? Le soutien et l’équipement, par Rome, des unités libyennes
    de #gardes-côtes, qui traquent les migrants jusque dans les eaux internationales, au mépris du droit de la mer, pour les reconduire dans des camps de détention libyens. Le gouvernement italien conclut une série d’accords très controversés avec différents acteurs locaux en
    Libye.
    #accord #gardes-côtes_libyens
    v. aussi : http://seen.li/cvmy

    Interrogé sur les zones d’ombre entourant ces négociations, et les témoignages venus de Libye même affirmant que l’Italie a traité avec les trafiquants, Marco Minniti nie la moindre entente directe avec les réseaux criminels, tout en mettant en avant l’intérêt supérieur du pays, qui n’arrivait plus, selon lui, à faire face seul aux arrivées. "A un moment, confiait-il fin août 2017 à des journalistes italiens, j’ai eu peur pour la santé de notre démocratie."

    De fait, l’accueil de 600’000 migrants depuis 2014 et l’attitude des partenaires européens de l’Italie, qui ont poussé à l’ouverture de "#hotspots" (centres d’enregistrement des migrants) en Sicile et dans le sud de la Péninsule, sans tenir leurs engagements en matière de #relocalisation (à peine 30 000 réfugiés arrivés en Italie et en Grèce concernés à l’automne 2017, contre un objectif initial de 160’000), a nourri le rejet de la majorité de centre-gauche au pouvoir. Il a alimenté le discours xénophobe de la Ligue du Nord de Matteo Salvini et la montée des eurosceptiques du Mouvement 5 étoiles. A quelques jours des élections du 4 mars, celui-ci est au plus haut dans les sondages.

    Depuis l’été, les départs des côtes africaines se poursuivent
    sporadiquement, au gré de la complexe situation régnant sur les côtes libyennes. Resteque des centaines de milliers de candidats à l’exil – ils seraient de 300’000 à 700’000, selon les sources – sont actuellement bloqués en Libye dans des conditions humanitaires effroyables. Pour le juriste sicilien Fulvio Vassallo, infatigable défenseur des demandeurs d’asile, cette politique est vouée à l’échec, car il ne s’agit pas d’une crise migratoire, mais d’un mouvement de fond. "Pour l’heure, l’Europe affronte le problème avec
    la seule perspective de fermer les frontières, explique-t-il. Et ça, l’histoire des vingt dernières années nous démontre que c’est sans espoir. Ça n’a pas d’autre effet que d’augmenter le nombre de morts en mer."

    Depuis 2014, selon les chiffres du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, 13’500 personnes au moins ont trouvé la mort en mer, sur la route de la Méditerranée centrale. Sans compter la multitude de ceux, avalés par les eaux, dont on n’a jamais retrouvé la trace.


    http://www.lemonde.fr/international/article/2018/02/23/l-italie-seule-dans-la-tempete-migratoire_5261553_3210.html

    Un nouveau mot pour la collection de @sinehebdo sur les mots de la migration : #Les_Turcs

    A la tête de ce qui, à l’origine, n’était guère plus qu’un dispensaire, Pietro Bartolo s’est trouvé aux premières loges quand tout a changé. " Ça a commencé dans les années 1990. Les migrants, des jeunes hommes venus d’Afrique du Nord, arrivaient directement sur la plage, par leurs propres moyens, avec des barques ou des canots pneumatiques. Sur l’île, on les appelait “#les_Turcs”, se souvient-il. Les habitants accueillent comme ils peuvent les arrivants, qui gagnent ensuite la Sicile puis, pour l’immense majorité, le continent.

    #histoire

    #abandon de l’Italie :

    Jusqu’à la catastrophe, qui se produit dans la nuit du 2 au #3_octobre_2013. « J’ai été réveillé à 6 heures du matin par un appel des autorités maritimes, se souvient Enrico Letta, alors chef du gouvernement italien. En quelques minutes, nous avons compris que le #naufrage qui venait d’avoir lieu près de Lampedusa était une tragédie sans précédent – le bilan sera de 366 morts. Il fallait trouver des cercueils, s’occuper des orphelins… J’ai dû presque forcer le président de la Commission européenne - José Manuel Barroso - à m’accompagner sur l’île. Quelques jours plus tard, il y a eu un autre naufrage, tout aussi meurtrier, au large de Malte. Alors que nous demandions l’aide de l’Europe, j’ai vite compris que nous n’aurions rien. Donc, nous avons décidé de nous en occuper nous-mêmes. L’émotion était si forte que l’opinion nous a suivis. »

    #asile #migrations #réfugiés #mourir_en_mer #frontières

    • C’est une manière de classer les étrangers en mouvement ou en attente de statut par le pays d’accueil.
      Migrants pour étrangers en mouvement. Immigrés pour étrangers sur le territoire national quelque soit leur statut.
      Demandeur d’Asile pour ceux qui font une demande de protection.
      Réfugiés pour ceux qui ont obtenu cette protection.
      Sans papiers pour ceux qui n’ont pas encore obtenu un statut qu’ils aient fait la demande ou non. Le terme administratif en France est ESI, étranger en situation irrégulière.
      Exilés pour ceux qui ont quitté leur pays d’une manière volontaire ou involontaire avec ce qui implique de difficultés et de sentiment d’éloignement de son pays.

    • Solidarietà Ue: gli altri paesi ci hanno lasciati da soli?

      Tra settembre 2015 e aprile 2018 in Italia sono sbarcate quasi 350.000 persone. A fronte di ciò, i piani di ricollocamento d’emergenza avviati dall’Unione europea prevedevano di ricollocare circa 35.000 richiedenti asilo dall’Italia verso altri paesi Ue: già così si sarebbe dunque trattato solo del 10% del totale degli arrivi. Inoltre i governi europei avevano imposto condizioni stringenti per i ricollocamenti: si sarebbero potuti ricollocare solo i migranti appartenenti a nazionalità con un tasso di riconoscimento di protezione internazionale superiore al 75%, il che per l’Italia equivale soltanto a eritrei, somali e siriani. Tra settembre 2015 e settembre 2017 hanno fatto richiesta d’asilo in Italia meno di 21.000 persone provenienti da questi paesi, restringendo ulteriormente il numero di persone ricollocabili. Oltre a queste limitazioni, gli altri paesi europei hanno accettato il ricollocamento di meno di 13.000 richiedenti asilo. La solidarietà europea sul fronte dei ricollocamenti “vale” oggi dunque solo il 4% degli sforzi italiani e, anche se si fossero mantenute le promesse, più di 9 migranti sbarcati su 10 sarebbero rimasti responsabilità dell’Italia.

      Oltre al fallimento dei ricollocamenti, neppure le risorse finanziarie destinate dall’Europa all’Italia per far fronte all’emergenza hanno raggiunto un livello significativo. Al contrario, gli aiuti europei coprono solo una minima parte delle spese italiane: nel 2017, per esempio, gli aiuti Ue ammontavano a meno del 2% dei costi incorsi dallo Stato italiano per gestire il fenomeno migratorio.

      https://www.ispionline.it/it/pubblicazione/fact-checking-migrazioni-2018-20415
      #aide_financière


  • A #Gaziantep, les #fonds de l’UE bénéficient aux #réfugiés_syriens

    Vues du modeste appartement de Nahla, trois pièces mal chauffées en sous-sol d’un immeuble situé dans un quartier populaire de Gaziantep, les arrière-pensées politiques de l’accord Union européenne (UE)-Turquie sur les migrants semblent bien loin. « Mon loyer est de 400 livres turques [85 euros] par mois et les charges de 200 », explique cette veuve syrienne, qui, avec ses neuf enfants, a fui Alep, dans le nord de la Syrie, pour la Turquie en 2013.

    Pour payer ces frais et « nourrir ses enfants », elle ne pouvait compter, jusqu’au début de 2017, que sur le salaire au noir de son fils aîné comme plâtrier, les quelques dizaines de livres que lui verse une usine locale pour assembler des pièces de pantoufle depuis son salon et les heures de travail de son fils de 12 ans dans un supermarché après l’école… Tout cela complété par les dons de voisins.

    Très contesté, l’accord signé entre Bruxelles et Ankara en mars 2016 a conduit à un renforcement drastique des contrôles en Turquie et autorisé le renvoi de tout Syrien arrivant sur les côtes grecques. Mais en échange de chaque renvoi, l’UE s’est engagée à relocaliser un Syrien sur son territoire – un point qui a finalement été à peine appliqué faute de renvois effectifs – et a débloqué 3 milliards d’euros (dont 300 millions par la France) pour soutenir les réfugiés en Turquie. Un tiers de cette somme sert à financer le plus grand programme humanitaire de l’histoire de l’UE : la distribution massive d’argent à près de 1,2 million de réfugiés. Ce qui a changé la vie de Nahla.

    Depuis mars 2017, elle et ses enfants ont ainsi droit à 720 livres par mois. Auxquels s’ajoutent des versements chaque trimestre et des bonus si ses enfants vont bien à l’école. « Je n’ai plus à me préoccuper du loyer, se réjouit-elle. Je veux rentrer en Syrie dès que la situation sera plus sûre, Gaziantep est très proche de la frontière et ressemble en plus beaucoup à Alep. »

    Ouverture d’un centre de santé

    Avec 325 000 réfugiés pour une population de 1,6 million d’habitants, la ville est depuis le début de la guerre le principal refuge des Syriens en Turquie. S’ils y ont été globalement bien accueillis, ils ont souvent dû occuper des logements ou des commerces pour lesquels ils ont du mal à payer le loyer, ce qui a pu générer des tensions avec les Turcs.

    L’argent européen a grandement amélioré les choses. Début janvier, près de la moitié des Syriens de Gaziantep bénéficiaient d’aides versées chaque mois sur une carte bancaire gérée par le Croissant-Rouge turc et le Programme alimentaire mondial (PAM), un organisme de l’ONU qui a invité Le Monde et plusieurs autres journalistes européens pour ce reportage.

    « Contrairement au mythe qui voudrait que cet argent soit dépensé en cigarettes, il sert en priorité à payer les loyers, vante Jonathan Campbell, directeur adjoint du PAM en Turquie, en écartant les inquiétudes de détournement des fonds. Ainsi, 87,5 % de l’argent européen est allé directement aux réfugiés, un taux impossible à atteindre si on ne donnait que des denrées. »

    A Gaziantep, les fonds ont aussi permis d’ouvrir un centre de santé réservé aux réfugiés avec des médecins syriens ayant bénéficié d’un programme de validation des compétences par le ministère turc de la santé. « Ils peuvent enfin voir des docteurs qui parlent arabe », vante Hani Al-Ashawi, gynécologue qui a bénéficié de ce programme et a même pu obtenir la nationalité turque. En tout, les ministères turcs de l’éducation et de la santé ont bénéficié de 600 millions d’euros pour adapter les infrastructures à ce soudain afflux de population.

    Même les ONG syriennes le reconnaissent, l’accord « a rendu service aux réfugiés les plus pauvres », selon Assad Al-Achi, directeur de Baytna Syria, implantée à Gaziantep. Il regrette toutefois que cette aide se soit accompagnée d’un renforcement de contrôles turcs sur le travail des ONG syriennes. La maire de Gaziantep, Fatma Sahin, a aussi plaidé à Bruxelles pour que l’UE privilégie le financement de formations. Mais les autorités turques distribuent au compte-gouttes les permis de travail qui permettraient aux Syriens de vraiment s’intégrer.

    « Manne tombée du ciel »

    Depuis l’accord et surtout la tentative de coup d’Etat contre Recep Tayyip Erdogan en juillet 2016, Ankara a retiré les accréditations de nombreuses ONG occidentales, et les autorités européennes ont été incitées à faire passer leur argent par les organisations officielles. Ce sont ainsi les services sociaux nationaux qui coordonnent les inscriptions pour bénéficier des allocations.

    Pour toucher l’argent européen, les Syriens doivent en plus être déclarés au ministère de l’immigration et enregistrés à une adresse. Comme cette obligation s’est conjuguée au renforcement des contrôles prévus dans l’accord, les réfugiés ne peuvent presque plus se déplacer dans une autre région du pays sans autorisation. A commencer par celle d’Izmir, principale ville de transit pour les Syriens qui rêvent d’Europe. « Bien sûr qu’il y a plus de contrôle. On a coupé les flux pour l’UE, c’est bien pour ça qu’ils donnent de l’argent ! », lâche, comme une évidence, Levent Yuncu, le directeur des services sociaux de Gaziantep, quand on l’interroge sur le sujet. « Mais pour vous et pour nous, c’est un bon accord », assure-t-il.

    De ses bureaux d’Ankara, la cheffe du programme humanitaire de l’UE en Turquie, Jane Lewis, s’enorgueillit d’avoir décroché cette « manne tombée du ciel », et vante aussi un accord « gagnant-gagnant, pour la Turquie et pour l’UE ». Elle relativise les vives critiques que M. Erdogan a exprimées lors de sa visite à Paris, le 5 janvier. Le président turc avait dénoncé « les promesses non tenues de l’UE » en parlant de « seulement 900 millions d’euros reçus ». « Les chiffres changent très vite, 1,85 milliard a déjà été dépensé. Dans un contexte de rapports difficiles, nous avons réussi à construire des relations de confiance avec le gouvernement », promet-elle.

    S’il reste assez de fonds pour verser les allocations jusqu’en janvier 2019, la suite dépendra du déblocage d’un deuxième volet de 3 milliards prévu dans l’accord. Or les négociations entre Européens, qui doivent précéder celles avec les Turcs, n’ont pas encore commencé.


    http://lirelactu.fr/source/le-monde/49896ea6-143a-42d4-a858-228eb6c0435e
    #Turquie #UE #EU #aide_financière #accord_UE-Turquie #externalisation #asile #migrations #réfugiés #statistiques #chiffres #visualisation
    cc @i_s_

    Avec ce commentaire de Emmanuel Blanchard :

    Par un journaliste embedded par le PAM (programme alimentaire mondial de l’ONU) : il ne faut donc pas attendre un point de vue très critique sur l’arrangement UE-Turquie ou l’externalisation du contrôle des frontières. Des informations intéressantes cependant sur les circuits de « l’aide européenne » et sur les conditions de vie des exilés syriens à Gaziantep.


  • 15,33 milioni di euro di finanziamenti di emergenza all’Italia per la ricollocazione

    La Commissione europea ha erogato 15,33 milioni di euro di finanziamenti di emergenza a favore dell’Italia a titolo del Fondo Asilo, migrazione e integrazione (#AMIF) per migliorare il funzionamento del meccanismo di ricollocazione, che consiste nel trasferire dall’Italia in altri Stati membri le persone che hanno bisogno di protezione internazionale.

    https://ec.europa.eu/italy/news/20170505_finanziamenti_ue_ricollocazione_it
    #Italie #financements #argent #UE #Europe #EU #relocalisation #fonds #aide_financière

    • Follow the Money – a critical analysis of the implementation of the EU Asylum, Migration & Integration Fund (AMIF)

      The research paper ‘Follow the Money: Assessing the use of AMIF funding at the national level’ by ECRE and UNHCR, provides a thorough and critical analysis of the €3.1 billion Asylum, Migration & Integration Fund (AMIF) established by the EC for the period of 2014-20. The AMIF aims to contribute to the efficient management of migration flows and to the implementation and development of a common European approach to asylum and migration.

      “While there are examples of good practices in the research paper, it also reveals a number of general problems and challenges related to the actual design of the AMIF as well as its implementation,” says Annabelle Roig-Granjon, UNHCR Senior Official.

      The distribution of funding through the AMIF National Programmes, accounting for 88 per cent or €2.75 billion of the AMIF budget is based on statistical information from 2011-12 and therefore not reflecting the current situation. Whilst the report identified some positive impact in the area of reception conditions and protection, the spending across priorities of integration, asylum and return is diverse across Member States and the emphasis on return in some countries disproportionate. There is a general incoherence and a lack of transparency, communication and information sharing on AMIF National Programmes at Member State level. Available public information (EC has yet to publish information) suggests slow overall implementation of AMIF National Programmes. Further, The Partnership Principle and the involvement of non-governmental partners as well as minimum levels of access to funding remain to be ensured.

      A specific problem is that the funding rules developed by certain Member States for National Programmes are functioning as barriers to participation in the AMIF for civil society organizations.

      This research paper aims to support the 2018 mid-term review of AMIF national programming, make recommendations for the better management and use of the funds during the remainder of the funding period, and to provide input to assist the European Commission, Member States and partners to develop European asylum, migration and integration funding instruments after 2020.“It is vital to use this research in a positive way, as a platform and basis for improvement as it offers a number of practical recommendations to that end,” says Annabelle Roig-Granjon.

      https://www.ecre.org/follow-the-money-a-critical-analysis-of-the-implementation-of-the-eu-asylum-mi
      #Asylum_Migration_Integration_Fund #business #intégration #accueil #renvois #expulsions #rapport

      Pour lire le rapport:
      #Follow_the_money


      https://www.ecre.org/wp-content/uploads/2018/01/follow-the-money_AMIF_UNHCR_ECRE_23-11-2018.pdf

      cc @albertocampiphoto @daphne @marty


  • Syrian Refugee Aid By Country

    While media coverage has focused on the number refugees admitted by individual nations, far less attention has been paid to the United Nations Refugee Agency, the intergovernmental body coordinating the response to the crisis. In 2015, the organization ran two concurrent aid initiatives: the Regional Refugee and Resilience Plan (3RP) and the Syria Response Plan (SRP). The initiatives were primarily funded by contributions from nearly 40 countries plus private donors. International Relations Online created the following data visualization to show the amount each country contributed, both in total dollar amounts and as a percentage of gross domestic product.


    https://ironline.american.edu/blog/Syria-refugee-aid
    #aide #Syrie #statistiques #visualisation #chiffres #aide_financière


  • EU provides €83 million to improve conditions for refugees in Greece

    Today the European Commission announces €83 million under the new ’Emergency Assistance Instrument’, proposed by the Commission on 2 March, to improve living conditions for refugees in Greece, with funding made available immediately to the UN Refugee Agency, the International Federation of the Red Cross and six international NGOs. These partners will be working with Greek NGOs who have the necessary local knowledge.

    http://ec.europa.eu/echo/news/eu-provides-83-million-improve-conditions-refugees-greece_fr
    #externalisation #EU #UE #Grèce #aide_financière #asile #migrations #réfugiés


  • Lutte conte #Ebola : qui donne, combien et à qui ?

    Depuis le mois de mars, le virus Ebola a déjà fait officiellement plus de 5 400 morts en Afrique de l’Ouest. Qui, à travers le monde, se mobilise financièrement pour stopper l’épidémie ? Grâce à une représentation interactive des données de l’ONU, découvrez en un clic qui sont les plus généreux #donateurs mais aussi… ceux dont les promesses restent toujours lettre morte.


    http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20141119102203/guinee-sante-sierra-leone-aide-humanitaire-datavisualisation-lutte-con

    #aide_financière #cartographie #carte_interactive #visualisation


  • Aides financières aux réfugiés libyens en #Tunisie et en #Egypte

    Tripoli, #Libye - Le gouvernement libyen a décidé d’octroyer des aides financières de 50 millions de dinars libyens (environ 45 millions de dollars) au profit des familles libyennes réfugiées en Tunisie et en Egypte depuis la révolution qui a renversé en 2011 le régime dictatorial de Mouammar Kadhafi.

    http://www.afriquejet.com/afrique-nord/5955-aides-financieres-aux-refugies-libyens-en-tunisie-et-en-egypte.html

    #réfugiés #asile #migration #aide_financière


  • European Commission to give Bulgaria almost $7.7M to help refugees

    SOFIA, Bulgaria, Nov. 29 (UPI) — The European Commission said it will give nearly $7.7 million to Bulgaria to help the country deal with an influx in asylum seekers.

    The money, which is coming from the European Refugee Fund, will be used to help manage Bulgaria’s growing number of asylum seekers and better the lives of refugees in Bulgaria, including providing them with medical and psychological assistance, FOCUS News Agency reported Friday.

    “I am happy to announce that, in the framework of the efforts put in place by the European Commission to support EU countries confronted with increasing asylum and migratory pressure, we are making EUR 5.6 million available to the Bulgarian authorities. The emergency funding will ease the situation on the ground for asylum seekers and refugees who have fled their countries and will help the Bulgarian authorities to finance urgent measures for accommodation and reception as well as the provision of immediate health care and assistance,” said European Commissioner Cecilia Malmstrom.

    Bulgarian officials said Thursday they believe the refugee situation in the country will be brought under control in the very near future, Novonite.com reported.

    “As a result of the measures we have undertaken, the influx of illegal immigrants has decreased significantly,” Interior Minister Tsvetlin Yovchev said.

    Bulgaria is the European entry point from many refugees fleeing the civil war in Syria through Turkey, as well as a large number of people from North Africa and the Middle East.

    http://www.upi.com/Top_News/World-News/2013/11/29/European-Commission-to-give-Bulgaria-almost-77M-to-help-refugees/UPI-12251385752902

    #Bulgarie #réfugiés #asile #Syrie #Commission_européenne #aide_financière