• « Bientôt nous ne pourrons plus du tout » : une universitaire répond à #Frédérique_Vidal

    Je suis maîtresse de conférences dans une “petite” université hors des grandes métropoles. Comme la plupart de mes collègues, la plus grande partie de mes heures de travail consiste non pas à enseigner ou à chercher, mais à effectuer des tâches administratives. La mienne est d’être responsable d’une licence dont les enseignant·es sont, en grande majorité, des vacataires ou des contractuel·les.

    En cette semaine de rentrée universitaire à l’ère de la Covid-19, j’ai bossé 75 heures, de 5h à 23h certains jours, pour préparer une rentrée impossible. Aucun moyen humain supplémentaire ne nous a été alloué alors que nous devons, déjà en temps normal, nous surpasser pour tenir le coup. Mais pas de panique : des caméras sont en train d’être installées dans les amphithéâtres : les enseignant·es pourront doubler la capacité de leur cours en enseignant à la fois “en distanciel” et “en présentiel”, en répondant aux questions dans la salle et sur leur ordinateur par chat. Voici la fameuse révolution louée par Frédérique Vidal, car il faut dépasser “les cours magistraux traditionnels, où le professeur lit son cours face à un amphi d’étudiants qui ne posent pas de questions”. Non pas en nous permettant de privilégier les TD en petits groupes plutôt que les CM bondés, non pas recrutant des collègues qui permettront de nous donner plus de temps de suivi individuel des étudiant·es, non pas en nous rendant les heures d’enseignement volées à nos licences au fil des coupes de budget. Non : en mettant les étudiant·es chez eux face à un écran pour suivre les cours. Révolutionnaire comme pratique pédagogique ! Au passage, Frédérique Vidal nous insulte tou·tes et montre sa dangereuse méconnaissance de la réalité : cela fait bien longtemps qu’on a remisé l’image d’Épinal d’un·e mandarin·e monologuant face des étudiant·es qui prennent des notes sans lever la tête. Si la ministre veut voir de vraies “innovations”, qu’elle assiste donc à nos cours et découvre nos pratiques pédagogiques.

    Donc cette semaine, en 6 jours, j’ai bossé 75 heures. Il m’a fallu créer des groupes de TD adaptés aux nouvelles capacités de chaque salle et donc refaire les emplois du temps, recruter les 3 enseignant·es qui manquaient pour l’année, arriver à faire payer les vacataires non payé·es l’an dernier, rendre un dossier d’auto-évaluation de la licence pour l’HCERES, former les enseignant·es au numérique, assurer l’organisation et la tenue de 6 réunions de rentrée, faire soutenir 16 étudiant·es de M2 et, accessoirement, donner 8 heures de cours. Je ne parle pas de la recherche, qui redevient un horizon inatteignable : j’y ai consacré les congés d’été, seule période un peu calme où l’on peut se concentrer.

    Si les universités sont “prêtes” pour la rentrée universitaire comme le clame Frédérique Vidal, c’est à quel prix ? Beaucoup de fatigue bien sûr, énormément de culpabilité aussi de ne pas avoir été là pour la rentrée de mes enfants, que je n’ai retrouvé que vendredi soir. Ce sera comme ça tout le mois de septembre, sans doute un peu plus.

    Je ne me plains pas vraiment, parce qu’il y a pire comme boulot, parce que le mien m’apporte encore des satisfactions, parce que participer chaque jour pour à la production et à la diffusion de savoirs c’est bien loin d’être un bullshit job ou un travail aliénant. Parce que je gagne plus de 2000 euros et que, si ce n’est bien sûr pas du tout à la hauteur des salaires des enseignant·es-chercheur·es dans les autres pays européens, je ne galère pas à nourrir mes enfants en fin de mois. Ces 70 heures de travail, je les ai parfois faites le sourire aux lèvres, lorsque j’ai découvert les étudiant·es de première année de licence, lorsque j’ai retrouvé les enseignant·es que j’adore, lorsque j’ai fait soutenir des étudiant·es qui avaient mis tout leur cœur dans leur premier travail de recherche. On le sait, l’amour de notre métier et les bénéfices secondaires qu’il nous procure est aussi ce qui nous perd : nous sommes prêt·es à tout pour que l’université fonctionne.

    Mais quelle colère ! Quelle colère quand je découvre en fin de semaine l’interview de notre ministre Frédérique Vidal qui annonce qu’elle va « créer 30000 places supplémentaires dans les Universités », sans un seul recrutement !
    On fait comment ? Quelle est le secret de ces “places magiques” ? Vraiment, à la fin de cette semaine, la seule chose que je sais c’est que JE NE PEUX PAS FAIRE PLUS. Ce n’est plus possible. Il n’y a plus d’heure de sommeil ou de temps de famille à rogner.

    Attention : je suis bien évidement foncièrement favorable à l’ouverture de places supplémentaires. Je suis pour que tou·tes les bachelièr·es aient accès aux études supérieures, sans la sélection sociale et raciste mise en place par Parcoursup et l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiant·es extra-européen·nes. Pour accueillir tous ces étudiant·es, il manque au minimum 60 000 postes d’enseignant·es-chercheur·es et probablement autant pour les personnels administratifs et techniques. Ces personnes sont à nos portes, en attente d’être recruté·es pour assurer ces 35 heures supplémentaires faites en une semaine. Ils et elles sont déjà à la fac, font quelques heures payées au lance-pierre, survivent avec un peu de chômage ou le RSA. Mais Macron nous l’a dit : recruter des enseignant·es “c’est le genre de créations d’emplois qui vont aggraver le déficit et qui ne servent pas à redresser le pays”. Voici donc 100 milliards d’euros pour les grandes entreprises et même pas quelques miettes pour le service public de l’enseignement supérieur et de la recherche, qui forme la jeunesse et produit des savoirs essentiels à notre avenir et à notre vie démocratique.

    Nous sommes épuisé·es par tant de mépris. Nous sommes épuisé·es que le gouvernement choisisse cette période où nous sommes à bout de souffle pour faire passer en force – “en procédure accélérée” – une LPPR qui détruit nos statuts et contre laquelle nous avons été en grève partout en France l’an dernier. Nous sommes à bout car tout s’effondre : un bout de bâtiment à l’université de Caen, les conditions de vie des étudiant·es, le volume d’heures dans les formations, la possibilité de produire de la recherche essentielle aux enjeux contemporains, le moral et les corps des collègues. Nos universités accueillent 300000 étudiant·es de plus qu’il y a 10 ans, et nous devons le faire avec moins de travailleur·ses titulaires, dans des bâtiments toujours plus vétustes.
    Tout ne tient plus qu’à un fil, l’université est au bord de l’effondrement.

    Cette rentrée sera plus douloureuse et plus inégalitaire que jamais. Aux exclu·es de Parcoursup vont bientôt s’ajouter celles et ceux qui verront leur université fermer, faute de véritables moyens humains et matériels pour assurer notre sécurité sanitaire à tou·tes et des conditions d’étude acceptables. C’est le service public de l’université et de la recherche que Frédérique Vidal et Emmanuel Macron assassinent.

    Si nos revendication ne sont pas entendues, nous serons des centaines à claquer la porte.
    Nous ne pouvons pas plus.
    Bientôt, nous ne pourrons plus du tout.

    https://universiteouverte.org/2020/09/05/bientot-nous-ne-pourrons-plus-du-tout-une-universitaire-repond-a-

    #ESR #enseignement_supérieur #facs #université #France #alarme #effondrement #tâches_administratives #précarisation #rentrée_2020 #rentrée_impossible #dédoublement_des_classes #moyens #manque_de_moyens #distanciel #enseignement_à_distance #coronavirus #covid-19 #présentiel #enseignement_mixte #pédagogie #travail #conditions_de_travail #colère #mépris #épuisement #témoignage

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  • Migranti: un nuovo servizio per i “naufraghi” del deserto del #Sahara

    #Alarme_Phone_Sahara è un nuovo servizio gestito da attivisti africani ed europei per rintracciare i migranti persi nel deserto o respinti alle frontiere del #Niger con Libia e Algeria. Nasce dall’esperienza di Alarm Phone, numero di telefono per migranti a rischio naufragio. Un modo anche per denunciare l’esternalizzazione della gestione delle frontiere.

    Nessuno ha idea di quanti migranti attraversino le rotte del “mare di sabbia”, il Sahara. Non si sa nemmeno quanti muoiano nel viaggio. Si sa solo che il deserto, come il Mediterraneo, si è trasformato in una fossa comune come il mare che si estende a Nord della Libia. Il mare del Sahara è particolarmente tempestoso e frequentato in Niger, il crocevia di tutte le rotte desertiche.

    Nel Mediterraneo a partire dalla fine del 2011 è nata la campagna Boats4People, un coordinamento di attivisti a livello internazionale cha ha veleggiato dall’Italia alla Tunisia, in un viaggio simbolico per denunciare i naufragi quotidiani in quel tratto di Mediterraneo centrale.

    https://www.osservatoriodiritti.it/2019/06/07/migranti-sbarchi-libia-ong-deserto
    #désert #Libye #Algérie #migrations #asile #réfugiés #numéro_de_téléphone #sauvetage #ONG #alarm_phone #alarm_phone_Sahara

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    • Wie private Retter versuchen, Migranten aus der Todeszone zu holen

      Die Routen werden gefährlicher, Hilfe wird kriminalisiert: Experten zufolge sterben in der Wüste mindestens doppelt so viele Flüchtlinge wie im Mittelmeer. Ein Lehrer aus Niger will das nicht hinnehmen.

      Viel wird über die gefährliche Flucht über das Mittelmeer nach Europa gesprochen und gestritten, bei der immer wieder Menschen sterben. Es gibt jedoch eine Migrationsroute, die noch tödlicher ist: Die Sahara ist zum Massengrab für Migranten geworden.

      Niemand weiß, wie viele Menschen genau auf ihrem Weg durch die Wüste sterben. Doch Organisationen wie die Internationale Organisation für Migration (IOM) gehen davon aus, dass es mindestens doppelt so viele sind wie im Mittelmeer. Über 30.000 Menschen seien zwischen 2014 und 2018 in der Wüste verschwunden, schätzt die IOM. Vermutlich sind die Zahlen noch höher, denn die meisten Leichen werden nie gefunden.

      Die Sahara ist die größte Trockenwüste der Welt, etwa so groß wie die USA. Vom westafrikanischen Niger, dem Knotenpunkt für Migranten aus Westafrika, führen die Routen durch die Wüste über Algerien oder Libyen bis an die Mittelmeerküste. Die Gefahr, sich im endlosen Sand zu verirren oder in der Hitze zu verdursten, ist groß. Verschlimmert hat sich die Situation vor allem seit 2015 durch ein Gesetz, das Niger auf Druck der EU verabschiedete: das Verbot von Menschenschmuggel. Zuvor war es in dem Transitland ein normales Geschäft, Migranten von der Stadt Agadez - dem Tor zur Sahara - in Richtung Norden zu bringen.

      Doch die EU zahlte Millionen dafür, dass Niger die Migration in Richtung Europa eindämmte, indem es den Transport von Migranten für illegal erklärte. Rund 1 Milliarde Euro an Entwicklungshilfe wurden der Regierung in Niamey bis 2020 zugesagt - dafür sollte sie ihre Grenzen dicht machen. Wer heute dabei erwischt wird, Migranten gegen Geld zu befördern, muss mit Gefängnisstrafen von bis zu 30 Jahren rechnen.

      Dadurch sind zwar die offiziellen Zahlen derjenigen, die über Niger nach Nordafrika reisen, drastisch gesunken, laut IOM um etwa 79 Prozent. Aber: Verschwunden sind die Migranten nicht. Sie nehmen nur gefährlichere Wege, abseits der Grenzposten, weit entfernt von Dörfern und Wasserstellen. „Die Migranten kommen immer noch, aber sie nutzen alternative Wege, wo sie einem viel höheren Risiko ausgesetzt sind“, sagte eine IOM-Sprecherin dem SPIEGEL.

      Um etwas gegen das Sterben in der Wüste zu tun, haben Menschenrechtler in der Region Anfang 2017 begonnen, ein Netzwerk von Helfern entlang der Migrationsroute aufzubauen. Ihre Idee: ein Notfalltelefon für Menschen, die sich in der Sahara verirren. „Alarmphone Sahara“ heißt die Initiative, die im Mai 2018 ein kleines Büro in der Wüstenstadt Agadez eröffnet hat. Azizou Chehou leitet seit Februar das Büro der Initiative, die Teil eines Netzwerks aus Menschenrechtsgruppen in Afrika und Europa ist. Im Interview erzählt er von seiner Arbeit.

      SPIEGEL ONLINE: Herr Chehou, Sie tragen ein Handy bei sich, das Migranten anrufen können, wenn sie in der Wüste in Not geraten. Wann hat es das letzte Mal geklingelt?

      Chehou: Das war etwa vor einer Woche. Allerdings waren es nicht Migranten, die angerufen haben, sondern unser Kontaktmann in Assamaka. Er hatte eine Gruppe von Migranten in der Wüste gefunden. Einige von ihnen hatten alles verloren: ihr Geld, ihr Gepäck. Sie wollten, dass wir ihnen helfen.

      SPIEGEL ONLINE: Und was haben Sie gemacht?

      Chehou: Viel konnten wir leider nicht tun, dazu fehlen uns generell die Ressourcen. Wir haben ein Netzwerk aus etwa 20 Leuten in mehreren Dörfern und Städten, die an den Migrationsrouten Richtung Algerien und Libyen vorbeiführen. Die verteilen dort Notfallnummern an Migranten, die auf ihrem Weg dort Halt machen. Damit sie sich melden können, wenn sie in der Wüste in Not geraten. Das geht natürlich nur, wenn sie überhaupt Empfang haben. Unser Mann in Assamaka hat auch ein Motorrad, damit fährt er durch die Gegend und sucht nach Menschen, die irgendwo gestrandet sind. Wenn er eine Gruppe in der Wüste findet, sagt er Soldaten oder NGOs in der Nähe Bescheid. Wir haben keine eigenen Fahrzeuge für den Transport. Deshalb sind wir darauf angewiesen, dass andere mit ihren Trucks kommen und die Migranten in den nächsten Ort bringen.

      SPIEGEL ONLINE: Was erzählen Ihnen die Menschen, wieso sie in der Wüste stranden?

      Chehou: Viele werden von der algerischen Regierung abgeschoben. Soldaten bringen sie zum sogenannten Point Zero und setzen sie dort aus, manchmal mitten in der Nacht. Sie zeigen in eine Richtung und sagen: „Da ist der nächste Ort“. Die Migranten laufen los und verlieren auf dem Weg die Orientierung. Sie haben keine Kraft mehr oder verdursten. Oft sind auch Frauen und Kinder dabei.

      SPIEGEL ONLINE: Auch Fahrer setzen Migranten in der Wüste aus. Warum?

      Chehou: Seitdem der Transport von Migranten kriminalisiert wurde, nehmen die Fahrer immer gefährlichere Routen. Wenn ihr Wagen auf der Strecke liegen bleibt, hauen viele ab und überlassen die Migranten sich selbst. Weil sie Angst haben, dass Soldaten sie finden und sie ins Gefängnis müssen. Als Lehrer bin ich vor einer Weile öfter in Dörfer in der Wüste gefahren, um dort Kinder zu unterrichten - auf dem Weg habe ich immer wieder Leichen von Menschen gesehen, die es nicht geschafft haben. Es ist eine Katastrophe.

      SPIEGEL ONLINE: Wer sind Ihre Kontaktleute in den Dörfern?

      Chehou: Das sind ganz unterschiedliche Menschen: Händler zum Beispiel, die für ihre Arbeit viel herumfahren. Wir haben aber auch NGO-Mitarbeiter, jemanden vom Roten Kreuz. Oder lokale Autoritäten in den Ortskomitees. Ich bin Journalist und arbeite beim Radio, daher kenne ich viele Leute in der Region. Die versuche ich zu überzeugen, bei uns mitzumachen. Vor ein paar Monaten haben wir in Agadez einen Workshop mit ihnen organisiert, um sie dafür auszubilden, Migranten zu helfen und ihre Situation zu dokumentieren. Wir haben ihnen Telefone gegeben, damit sie uns informieren und Bilder machen, wenn sie an Rettungsaktionen beteiligt sind. Ich halte das dann in unserem Büro in Agadez und auf unserer Internetseite fest. Allerdings ist die Kommunikation mit den Kontaktleuten nicht einfach: Mal ist das Telefonguthaben leer, oder die Verbindung bricht ab. Unsere Initiative hat kaum Geld, und wir kämpfen mit vielen Problemen.

      SPIEGEL ONLINE: Was passiert mit den Migranten, die gerettet werden?

      Chehou: Wenn sie in der Nähe der algerischen Grenze in den nächsten Ort gebracht werden, müssen sie dort ausharren, bis sie von der IOM zurück nach Agadez gebracht werden. Das kann manchmal Tage oder Wochen dauern. Und diese Menschen sind oft in einer schlimmen Verfassung: Sie sind tagelang ohne Wasser durch die Wüste geirrt, viele sind psychisch verwirrt. Neulich hatten wir eine Frau, die gerettet wurde und einfach wieder in die Wüste laufen wollte. Gerade in so kleinen Ortschaften wie Assamaka gibt es nicht genug Infrastruktur, um die Leute richtig zu versorgen. Unsere Freiwilligen versuchen dann, die Leute zu beruhigen, sie mit Wasser und Essen zu versorgen. Oder sich darum zu kümmern, dass Verletzte ins Krankenhaus gebracht werden. Wenn die Leute in Agadez ankommen, werden die meisten zurück in ihre Heimatländer geschickt.

      SPIEGEL ONLINE: Kommen die Migranten auf ihrem Weg Richtung Sahara auch zu Ihnen in das Büro in Agadez?

      Chehou: Das war unser Plan, denn wir wollen die Menschen besser auf die Gefahren in der Wüste vorbereiten. Wir verteilen Flyer, auf denen zum Beispiel steht, wie viel Wasser man mit auf die Reise nehmen sollte. Oder dass die Menschen ihre Familien informieren sollen, wenn sie losfahren, damit jemand informiert ist, wenn sie plötzlich verschwinden. Allerdings kommen kaum mehr Migranten durch Agadez. Wegen der verschärften Migrationsgesetze haben sie Angst, verhaftet zu werden. Die Schmuggler bringen sie in geheimen Verstecken außerhalb der Stadt unter. Die neuen Gesetze machen auch unsere Arbeit als Alarmphone sehr schwer, weil alles, das irgendwie mit Migration zusammenhängt, verboten ist. Weil ich Migranten helfe, habe ich Angst, irgendwann selbst deswegen ins Gefängnis zu kommen.

      https://www.spiegel.de/politik/ausland/alarmphone-sahara-wie-private-retter-versuchen-migranten-aus-der-todeszone-z

      ping @_kg_

    • Alarme Phone Sahara : un numéro d’appel d’urgence pour les migrants perdus dans le désert

      Sans le réseau d’Alarme Phone Sahara, plus d’une vingtaine de migrants n’auraient sans doute pas survécu à la panne de leur véhicule en plein désert du Sahara, estime l’association Alarme Phone Sahara.

      Le désert du Sahara fait partie des routes migratoires les plus dangereuses au monde. Il coûte la vie à tant de personnes que le Sahara a été baptisé « cimetière à ciel ouvert ». Selon les Nations unies, au moins 30 000 migrants ont disparu en le traversant entre 2014 et 2018. Le chiffre réel est sans doute encore plus élevé.

      Face à cette situation, un groupe d’activistes nigériens a décidé il y a environ deux ans de mettre en place un numéro d’appel d’urgence pour les migrants perdus dans le désert. C’est l’Alarme Phone Sahara (APS). Le numéro de cette hotline démarre par +227, soit l’indicatif du Niger, pays où le projet est basé. Mais l’APS dispose aussi de personnel au Mali, au Burkina Faso, au Togo, au Maroc et même en Allemagne et en Autriche.

      Lorsque quelqu’un appelle ce numéro gratuit, l’APS tente de faciliter l’opération de secours en alertant des personnes et des services de secours qui se trouvent à proximité ou du moins dans un périmètre qui permet d’aller à la rencontre du migrant en détresse.

      L’APS assure également une mission de sensibilisation, en donnant des informations fiables sur la traversée du Sahara à ceux qui souhaitent se lancer. Le site internet dispose d’une rubrique « conseils aux migrants », qui dresse notamment la liste des adresses et numéros de téléphones d’organisations d’aide dans la région. Le réseau cherche aussi à rendre compte de la réalité de la traversée, en documentant des cas d’accidents, d’abus ou de décès dans le désert.
      Les expulsions en Algérie

      Alarme Phone Sahara reçoit notamment des appels concernant des personnes perdues dans le désert après avoir été expulsé par l’Algérie, explique Chehou Azizou, un journaliste et ancien enseignant qui pilote l’APS depuis le début de l’année.

      Depuis l’Algérie, les migrants sont souvent emmenés vers un endroit appelé « point zéro », un lieu à la frontière avec le Niger. Les autorités algériennes les déposent parfois au milieu de la nuit, en leur pointant simplement du doigt la direction de la première localité nigérienne. Celle-ci s’appelle Assamaka et se trouve à environ 15 kilomètres, mais sous la chaleur étouffante et sans eau, la mission s’avère souvent mortelle.

      Par ailleurs, depuis que le trafic et le transport de migrants sont devenus des crimes après le vote d’une loi au Niger en 2015, les conducteurs prennent des routes de plus en plus dangereuses. Et quand leur véhicule tombe en panne, beaucoup prennent simplement la fuite, selon Chehou Azizou. Les migrants sont alors livrés à eux-mêmes et pour beaucoup condamnés à mort par manque d’orientation, d’eau et de nourriture.

      Ressources limitées

      Alarme Phone Sahara dispose d’un réseau d’une vingtaine de personnes réparties dans différentes villes sur la route migratoire vers l’Algérie et la Libye. Celles-ci distribuent le numéro de la hotline aux migrants qui passent.

      L’un des membres de l’APS utilise aussi sa moto pour tourner dans le désert, à la recherche de personnes en détresse. Quand il trouve des migrants, il alerte l’ONG la plus proche ou les autorités pour les secourir, car l’APS ne dispose pas de véhicules propres pour mener ces opérations de sauvetage.

      Cette année, le réseau a organisé un atelier à Agadez pour former ses membres à aider les migrants et à rendre compte de ce qu’ils vivent. Les participants ont reçu des téléphones portables pour appeler l’APS et pour prendre des photos lorsqu’ils sont impliqués dans une opération de secours. Néanmoins, le système de communication reste un problème majeur. Les téléphones n’ont plus de crédit ou le réseau est mauvais, soit autant de problèmes qui pourraient être réglés avec davantage de moyens, mais le budget de l’APS est limité.

      La peur des poursuites

      Au début, l’APS avait préparé des flyers pour les distribuer à Agadez. Ces dépliants comprenaient des informations sur les quantités d’eau à prévoir pour le voyage et le conseil de contacter sa famille avant de partir.

      Mais d’après Chehou Azizou, quasiment plus personne ne passe par Agadez depuis que la loi anti-passeurs est entrée en vigueur au Niger. Les trafiquants cachent les migrants en dehors de la ville par peur de se faire arrêter par les autorités.

      « Tout ce qui est lié d’une manière ou d’une autre à la migration » est désormais prohibé. Au mieux, estime Chehou Azizou, Alarme Phone Sahara va continuer à travailler dans des conditions difficiles. Au pire, il risque lui-même d’aller en prison.

      >>Infos utiles : les numéros d’urgence de l’Alarme Phone Sahara sont +227 80 29 68 26 ou +227 85 75 2676

      https://www.infomigrants.net/fr/post/21002/alarme-phone-sahara-un-numero-d-appel-d-urgence-pour-les-migrants-perd

  • #pas_gagné
    « #Alerte rouge » sur la perte mondiale de #biodiversité
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/04/29/chercheurs-et-gouvernants-au-chevet-de-la-biodiversite_5456117_3244.html

    Le cri d’#alarme que lanceront les experts, le 6 mai, à l’intention des décideurs de la planète sera-t-il entendu ? « La session de l’IPBES est une première étape, qui vise à la constitution d’un consensus scientifique, commente Arnaud Gauffier, porte-parole du WWF France. Le rendez-vous décisif sera la conférence de la Convention sur la diversité biologique qui se tiendra, en décembre 2020, en Chine. Sur la base de ce #consensus, il faudra alors adopter un accord international contraignant, qui mette en œuvre un “#new_deal” pour la nature et pour l’homme. On ne pourra pas sauver la biodiversité sans #changer_de_modèle_économique. »

    L’objectif des gouvernements devra être ainsi de parvenir, en 2020, à un accord comparable, pour la biodiversité, à celui scellé en décembre 2015, à Paris, lors de la COP21, sur le climat. Encore faudra-t-il, pour espérer endiguer la perte du vivant, que les Etats agissent alors plus efficacement qu’ils ne l’ont fait jusqu’à présent pour contenir le réchauffement planétaire. Pour les rappeler à l’urgence, le WWF invite, samedi 4 mai à Paris, sur le modèle des récentes manifestations pour le climat, à une « mobilisation citoyenne pour la nature ».