#albert_jacquard

  • CONTRE LA COMPÉTITION !

    « L’idée selon laquelle, dans chaque secteur, dans chaque discipline, il faut qu’il y ait un premier, un deuxième et un troisième est une aberration. La compétition, c’est la volonté d’être meilleur qu’autrui, de le dépasser. Quitte à tout faire pour le détruire. Dans le domaine du sport, la compétition engendre le dopage, les pots-de-vin. Elle transforme des êtres humains en une nouvelle espèce, intermédiaire entre les humains et les monstres. »

    Albert Jacquard, « Je suis absolument contre la compétition, mais pour l’émulation », L’Express-l’Expansion le 12/09/2013.

    ‪REBÂTIR UNE SOCIÉTÉ HUMAINE SANS COMPÉTITION‬
    « On nous fait croire que l’important dans la vie, c’est de lutter et de gagner. Or pour moi, un gagnant est un fabriquant de perdants. Il faut donc rebâtir une société humaine où la compétition sera éliminée ; je n’ai pas à être plus fort que l’autre, j’ai à être plus fort que moi grâce à l’autre. »

    https://www.youtube.com/watch?v=tjHx9IMtgiY

    • Le même, en exclu chez moi :

      Imaginez une société où au lieu d’être en état de méfiance permanente, on est en état de confiance, d’ouverture ! Vous me direz : « oui mais alors on va tout perdre au début… » Peut-être… ce n’est pas sûr, c’est pas sûr ! Le fameux tendre la joue, ça n’a jamais été essayé, alors on peut peut-être imaginer que cela pourrait marcher, pourquoi pas. Mais essayons d’être concrets… Je me dis, mais, qu’est-ce qui empêche la société dans laquelle je vis d’appliquer cette règle si simple de l’ouverture à l’autre pour se construire soi ? En cherchant, il me semble que le ver est dans le fruit, car notre société a beaucoup de qualité, je ne le nie pas, nous vivons dans une démocratie, on a le droit de parler etc, je ne dis pas de mal de ma société occidentale, mais je suis bien obligé quand même d’être lucide ! Je veux dire qu’elle a quelques petits défauts ! Et elle a un défaut majeur, le ver qui fait pourrir le fruit, ce ver c’est, il me semble, l’esprit de compétition ! L’esprit de compétition, je regarde l’autre et j’ai peur,et je l’emporte sur lui, et je gagne ! Et on essaie de faire des gagnants ! Mais chaque fois qu’on fait un gagnant, on fait toute une multitude de perdants ! Je n’ai pas le droit de faire des perdants !

      http://www.ethologie.info/revue/spip.php?article15

    • Petite je détestais certaines formes de sport parce que c’était synonyme de compétition. Je n’avais évidemment ni les clefs ni la maturité d’expliquer les choses, c’était instinctif, je ressentais ça comme un truc débile. Et ça l’est.

    • Compétition ou concours, c’est la question ;-)

      Sozialistischer Wettbewerb
      https://de.wikipedia.org/wiki/Sozialistischer_Wettbewerb

      Gewinner des sozialistischen Wettbewerb (1973)

      Socialist emulation
      https://en.wikipedia.org/wiki/Socialist_emulation

      Competition vs. emulation

      The first variant is a literal translation of the Russian term, commonly used by Western authors. The second form is an official Soviet translation of the term, intended to put distance from the “capitalist competition”, which in its turn was translated as “капиталистическая конкуренция”, “kapitalisticheskaya konkurenciya”.

      Implied was that “capitalist competition” only profited those that won, while “socialist emulation” benefited all involved.

      Les auteurs de Wikipedia n’ont pas échappé au piège de l’anticommunisme. Ils ajoutent un commentaire qui évoque le côté contraignant du système politique de l’URSS et détournent l’attention de l’aspect essentiel du terme. Pour rendre l’explication encore plus fallacieuse ils omettent d’expliquer que dans la compétition capitaliste « the winner takes it all » et les perdants sont détruits avec le capital investi. Dans le cas d’un individu ayant échoué dans la compétiton capitaliste son capital perdu est constitué par le temps passé et par sa santé amoindrie en conséquence de l’énorme effort fourni. Des millions d’hommes et de femmes perdent la vie dans ce processus chaque année.

      Pour donner un exemple : Dans la logique capitaliste il est inévitable et nécessaire que des ouvriers perdent la vie dans des accidents de travail. Ils en sont pleinement responsables parce qu’ils n’ont pas été assez fort pour survivre. Auschwitz n’est que l’expression ultime de ce principe, la question du racisme anti-juif cachant la logique sous-jacente qui définit le caractère et les agissements quotidiens de notre société.

      Tout ceci est la conséquence de la suprématie du capital et de la valeur d’échange utilisée comme critère pour mesurer les êtres et les choses . Il transforme ainsi tout être vivant en une chose privée de toute qualité humaine. Le capital et les droits de l’homme sont des ennemis naturels.

      Une compétition / un concours / une émulation utile ne peut se faire que hors de la logique capitaliste, elle doit placer la solidarité entre les participants au centre afin de fournir des résultats satisfaisants.

      Ceci exclue toute intervention « d’en haut » comme ce fut le cas dans le système staliniste.

      #capitalisme #production #compétition #sozialistischer_wettbewerb


  • « flâner | ep 2 | construction of truth, emotional labour, french slavery, working in fast food & more » : de bien belles #vidéos de #Cecile_Emeke, qui va à la rencontre de Noir⋅e⋅s, ici à Paris
    https://www.youtube.com/watch?v=Fy0Uid9afM8

    Découverte via le site d’#Amandine_Gay
    https://badassafrofem.wordpress.com/2015/06/13/emulation-ou-competition-apprenons-a-jouer-collectif

    cc @supergeante


  • « Concept-propriété » : un dernier texte d’Albert Jacquard | Fondation Copernic
    http://www.fondation-copernic.org/spip.php?article985

    « Concept-propriété » : un dernier texte d’Albert Jacquard
    19 septembre 2013

    Albert Jacquard a été de tous les combats pour le droit au logement. A la fin de sa vie, bien que très affaibli, il nous avait donné ce texte, pour la postface de la Note Copernic-DAL contre le logement cher. Il n’a as eu le temps d’y mettre la dernière main, mais le texte demeure.

    « CONCEPT-PROPRIÉTÉ »

    Par définition, la propriété est le droit exclusif d’utiliser un bien. S’approprier, c’est donc exclure. « Ceci m’appartient » signifie « Ceci ne t’appartient pas ».

    Le besoin de manifester un tel droit exclusif s’observe chez les animaux, lorsqu’ils marquent leur territoire. Chacun, par ce moyen, prolonge l’objet qu’est son corps en lui annexant un ensemble d’entités qui ne font pas réellement partie de ce corps, mais qui participent à la définition de son domaine. Au contact des biens qui lui appartiennent, sur lesquels il a apposé sa marque, chaque vivant se ressent, lui qui est si vulnérable, comme recouvert d’une cuirasse protectrice.

    Pour l’être humain, plus que pour tout autre animal, ce comportement est exacerbé par une caractéristique qui lui est propre : la pensée de l’avenir submerge, chez lui, la conscience du présent ; chaque jour est consacré à la préparation du suivant, ce qui génère une angoisse permanente. Il ne peut retrouver un peu de stabilité, de sérénité, qu’en créant des liens entre sa personne provisoire et des objets durables ; l’appropriation est la manifestation de ce besoin.

    Il n’est donc pas étonnant que la plupart des constitutions fassent figurer le droit de propriété dans la liste des Droits de l’Homme. Il s’agit d’assurer la stabilité du cadre au sein duquel se construisent les personnes. Initialement, la propriété évoquée par ce droit était celle de biens utiles à la vie quotidienne ou au maintien de la cohésion sociale. Le champs de l’appropriation s’est progressivement élargi et s’est éloigné de ce qui le légitimait. De nombreuses sociétés ont complété le droit d’usage par le droit de transmission sous la forme de l’héritage ; l’appropriation a ainsi été étendue au-delà de la succession des générations. Mené à son terme, ce processus ne peut aboutir, dans un univers limité, qu’à un blocage généralisé par épuisement des biens encore disponibles.

    Mais surtout, le droit « d’user » est devenu le « droit d’abuser », et même le droit de détruire. L’exclusion, qui est le prolongement logique de l’appropriation, est alors définitive, irrémédiable.

    Dans de multiples cas, le simple usage d’un bien entraîne sa destruction. « User » n’a donc pas le même sens pour un terrain que l’on occupe ou un outil dont on se sert que pour une nourriture que l’on consomme ou un carburant que l’on brûle.

    Dans un monde où les ressources seraient illimitées dans l’espace et dans le temps, ou tout au moins rapidement renouvelables, la destruction n’aurait que des inconvénients provisoires. Elle peut, par contre, être une catastrophe pour l’ensemble de la collectivité dans un monde tel que le nôtre, caractérisé par sa finitude. Elle est alors un acte irréversible, qui appauvrit définitivement la collectivité. S’approprier un bien non renouvelable pour le détruire est donc un acte pire qu’un vol, c’est un crime contre les humains à venir.

    La prise de conscience des limites de la planète impose donc une limitation rigoureuse du droit de propriété dans tous les domaines. Un équilibre doit être défini et imposé entre ce qui est nécessaire à l’épanouissement de nos contemporains et les besoins des humains à venir. A coté de la propriété individuelle et de la propriété collective doit être introduit le concept de propriété de l’espèce. Il doit concerner aussi bien les richesses créées dans toutes les civilisations par le développement des cultures que celles offertes spontanément par la nature.

    Ce concept a d’ailleurs été déjà introduit à propos des œuvres d’art ; la cathédrale d’Amiens ou le temple de Borobudur appartiennent définitivement à tous les hommes ; le portrait du docteur Gachet par Van Gogh a été acheté, paraît-il, par un riche japonais, mais celui-ci s’est vu refusé le droit de faire incinérer ce tableau avec son cadavre. Ces monuments, ces chefs-d’œuvre, appartiennent à tous les humains pour qui ils sont des sources d’émerveillement et de fierté. Ils ne peuvent participer aux transactions qui agitent les « marchés » ; pour eux la notion de valeur est hors sujet.

    Il est encore temps d’étendre, au nom des Droits de l’Homme, cette protection de la richesse de tous.

    Albert Jacquard

    #Albert_Jacquard
    #Concept-propriété


  • Ce qu’Albert Jacquard nous apprend - Investig’Action
    http://www.michelcollon.info/Ce-qu-Albert-Jacquard-nous-apprend.html

    Ce qu’Albert Jacquard nous apprend

    http://www.dailymotion.com/video/xwq1mk_albert-jacquard-et-mr-maisonneuve-1999_news

    Généticien, statisticien, philosophe, humaniste, Albert Jacquard était un grand homme. Son parcours de vie quelque peu atypique apporte de l’espoir. Polytechnicien, il a évolué dans le monde de l’entreprise, s’est orienté vers une carrière scientifique par la suite, pour finalement opérer un revirement à 180 degrés et s’investir sans relâche dans l’engagement citoyen. Les traces laissées par Albert Jacquard sont une invitation à une réflexion profonde sur les déséquilibres au sein de notre société, sur l’importance de l’éducation et les défis qui sont à relever. Son objectif disait-il « ce n’est pas de construire la société de demain, c’est de montrer qu’elle ne doit pas ressembler à celle d’aujourd’hui. » (IGA)

     

    « C’en est fini de toutes ces guerres ridicules ! »
     
    Albert Jacquard nous explique qu’il est important de chercher les causes de toutes les guerres et que la cause première n’est autre que l’acceptation par nos cultures d’avoir pris comme moteur la concurrence et la compétition. Il est de l’intérêt de chacun de faire que la planète soit pacifiée et c’est à travers l’éducation des enfants que le changement peut s’opérer.

    #Albert_Jacquard


  • Canut-infos du jeudi 12 septembre 2013 (#Radio_Canut)
    http://blogs.radiocanut.org/canutinfos/2013/09/12/canut-infos-du-jeudi-12-septembre-2013

    Monde

    – Tu ne convoiteras pas ma terre 1 : « La #Nakhba, enjeu d’Histoire » avec Zochrot, un entretien réalisé à Tel Aviv (voir la page « tu ne convoitera pas ma terre« ).
    [Page dédiée à cette fort intéressante série : http://blogs.radiocanut.org/canutinfos/?p=1572]
    #Israël & #Palestine : Jérusalem Est, justice, destructions de maisons palestiniennes
    #Chili …. 40 ans …..

    France

    #Albert_Jacquard est mort
    – occupation du #lycée H. Barbusse (Vaux en Velin)
    #Capitalisme : titres resto / distributeurs automatiques
    #Réfugiés syriens
    – bonne nouvelle : moins d’armes vendues par la France,
    #armement : le blindé low cost de Nexter
    #vidéosurveillance : mise en demeure d’un Leclerc
    – Des fachos à FO, non ? (Nice)
    – L’oreal : la coloration zéro cheveux
    – le #livre_numérique, tu deviendras riche et célèbre

    Environnement

    #Nucléaire : #Fukushima mon amour : radioactivité, la justice aime le nucléaire, le « canard enchaîné » déplait au nucléophiles japonnais :
    – Nucléaire encore : #EDF condamné
    #Pollution : 1 salarié sur 10 touché (coulé ?)
    #Energie : #Montebourg aime les patrons

    http://blogs.radiocanut.org/canutinfos/files/2013/09/canut_info_jeudi12sept2013.mp3

    #audio #radio