• #Coronavirus : l’#arrêté anti-alcool finalement abrogé dans l’#Aisne

    La préfecture avait indiqué par arrêté en milieu de journée que cette mesure visait à limiter les risques de #violences au sein du cercle familial.

    Rétropédalage en règle. Dans le cadre de la lutte contre la pandémie liée au #Covid-19, la préfecture de l’Aisne avait choisi ce lundi d’interdire la #vente_d'alcool à emporter. Autrement dit, tous les commerces alimentaires devaient maintenant fermer leurs rayons bière, vins et alcools forts. Elle a finalement fait marche arrière mardi soir, après que l’arrêté a été rendu public sur une page Facebook de la gendarmerie locale.

    Le préfet Ziad Khouzy s’est expliqué dans la soirée. Il indique avoir été « alerté notamment par les services de police et de gendarmerie sur les risques particuliers en matière de violences intrafamiliales pendant la période exceptionnelle actuelle de restriction des déplacements ». Il s’agissait aussi d’éviter les rassemblements dans la rue.
    « Néanmoins, à la suite d’échanges, en particulier avec des addictologues, sur certaines conséquences négatives possibles d’une mesure généralisée, même très temporaire, le préfet a décidé de rapporter cette disposition dans l’attente d’une évaluation plus large des mesures envisageables dans ce domaine », poursuit la préfecture.

    Les autorités rappellent que 54 places d’hébergement d’urgence sont « dédiées » aux victimes de violences intrafamiliales et que « cette capacité peut être étendue selon les besoins ». Pour rappel, ce département des Hauts-de-France déplore vingt-huit décès liés au coronavirus.

    http://www.leparisien.fr/societe/sante/coronavirus-la-vente-d-alcool-desormais-interdite-dans-l-aisne-24-03-2020
    #France #alcool #confinement #coronavirus #violences_conjugales #risque

  • Les #dépenses des ménages en #boissons depuis 1960 - Insee Première - 1794
    https://www.insee.fr/fr/statistiques/4319377?pk_campaign=avis-parution

    En 2018, les ménages consacrent 2,9 % de leur budget aux boissons consommées à domicile. Cette part a fortement baissé en 60 ans ; elle s’élevait à 6,4 % en 1960. Les préférences des consommateurs ont évolué : dans le budget boissons, la part des dépenses en boissons alcoolisées s’est réduite au profit des boissons non alcoolisées. En moyenne, par an, un ménage français dépense 476 euros en boissons non alcoolisées et 707 euros en boissons alcoolisées.

    Les vins, cidres et champagnes ont un poids plus élevé dans les dépenses en boissons alcoolisées dans certaines régions de production viticole. Les plus jeunes se tournent davantage vers la bière et les plus modestes consomment plus de #sodas.

    Les ménages français restent parmi les plus gros consommateurs d’alcool au sein de l’Union européenne : en 2016, la France est le huitième pays consommateur d’#alcool pur par personne.

  • Dans les #vignobles sud-africains, les ouvriers agricoles noirs vivent l’enfer
    https://reporterre.net/Dans-les-vignobles-sud-africains-les-ouvriers-agricoles-noirs-vivent-l-e

    L’#Afrique_du_Sud est le neuvième producteur de #vin mondial et le tourisme viticole génère des milliards de rands — la monnaie locale — chaque année. Les chenin blanc et les syrah sud-africains sont notamment appréciés parce qu’ils sont bon marché. Et pour cause : à 18,68 rands (1,15 euro) par heure, le salaire minimum des travailleurs agricoles est l’un des plus bas du pays. 25 ans après la fin de l’#apartheid, alors que 73 % des terres agricoles appartiennent toujours à des fermiers blancs — une proportion sans doute encore plus élevée dans la province du Cap-Occidental —, les conditions de vie des quelque 100.000 Noirs et « Coloured » (les Métis) qui travaillent dans les vignobles de la région n’ont pas beaucoup changé.

    #viticulture #esclavage #pesticides #santé_au_travail #inégalités #alcoolisme #alcoolisation_fœtale #logement_insalubre #exploitation #dettes #expulsions #précarisation #injustices

    • Hérault : des Lyonnais attaqués à la lie de vin au carnaval des Pailhasses, cette « fête barbare »
      https://www.midilibre.fr/2020/02/28/proche-de-montpellier-un-couple-de-lyonnais-agresses-a-la-lie-de-vin-au-ca

      Sauf que lorsqu’ils se sont engagés dans une rue déserte, « un énergumène abominable » s’est littéralement jeté sur eux en les couvrant de lie de vin. « Nos cheveux, nos sacs en cuir avec tout ce qu’il y avait dedans, mon manteau en cuir qui, heureusement, me couvrait jusqu’aux chevilles, tout a été imprégné de cette boue visqueuse. Tout est foutu, on en a pour au moins 2 000 € de préjudice. Et j’ai eu beau hurler sur mon agresseur, expliquer que mon mari avait des problèmes cardiaques, rien n’y a fait, il ne nous a pas laissés partir et a continué à se frotter à nous et à avoir les mains baladeuses à mon encontre. » 

      L’intervention de deux adolescents qui lui ont crié sur la Pailhasse en lui disant qu’il n’avait pas le droit de leur faire ça n’y changea rien. « On a bien essayé de nous enfuir mais il nous a rattrapés et a recommencé son manège. On s’est retrouvé complètement maculé de cette bouillasse. C’est inhumain ce qui nous est arrivé à nos âges. »

      Au bout de plusieurs minutes de calvaire, le couple a trouvé refuge auprès d’un escadron de gendarmes en leur expliquant qu’ils souhaitaient déposer plainte mais « ils nous ont rétorqué que ça ne servait à rien car ils ne retrouveraient jamais l’auteur et qu’il s’agissait d’une fête païenne extrêmement connue depuis le Moyen-âge sur le département de l’Hérault. » Avant de les inviter à aller se nettoyer à la piscine municipale.

      « C’est quand même inadmissible que ce ne soit pas marqué aux entrées du village avec des panneaux qui indiquent que c’est une fête barbare et qu’il ne faut pas pénétrer dans le village lorsqu’on est piéton. On a essayé d’entrer en contact avec le maire mais on nous a dit qu’il était absent. On a essayé de porter plainte au commissariat de Sète on a là encore reçu une fin de non-recevoir. Alors on va faire une lettre au préfet. On ne sait plus vers qui se tourner. On veut absolument éviter que d’autres personnes vivent cet enfer. Ce n’est vraiment pas normal ces choses-là, c’était extrêmement traumatisant. »

    • On a essayé d’entrer en contact avec le maire mais on nous a dit qu’il était absent. On a essayé de porter plainte au commissariat de Sète on a là encore reçu une fin de non-recevoir. Alors on va faire une lettre au préfet.

      C’est pas une lettre au procureur qu’il faudrait faire plutot qu’a préfet ?

      Intéressante cette fête, je ne connaissait pas. La video met bien en évidence l’absence de femmes, la xénophobie et le virilisme de l’événement. Ca ressemble à du bizutage et j’imagine que beaucoup de femmes ont été violées et violentées lors de cette fête depuis des siècles et des siècles qu’elle se pérpétue. Ces hommes qui se roulent dans la boue et la vinasse me font pensé aussi que la saleté est très genrée. Les femmes n’ont pas le droit à la saleté, elles doivent non seulement être propres, mais être épilées, parfumées, corsetées. Elles doivent être propre mais aussi elles doivent nettoyé la crasse des autres. Elles ont la charge de l’hygiène de la demeure du domus à qui elle appartiens (on lui impose toujours le nom du domus) ainsi que du domus lui même et de ses gens (progéniture qui porte aussi le nom du domus), parents et amis du domus, animaux domestiques...
      De leur coté les hommes peuvent être des étrons ambulants comme ces Pailhasses. Ca les rend plus viriles, non seulement parcequ’ils peuvent humilier et agresser les femmes et les étranger·es qui s’aventurent dans l’espace publique, mais aussi ils vont donner une surcharge de travail à leurs femmes qui vont devoir nettoyé toute cette merde, cette pisse, ce vomis que les hommes ont rependus partout.

      https://www.youtube.com/watch?v=kv8rb5EpwPE

      #virilité #bizutage #agression_sexuelle #harcelement_de_rue
      #tradition #espace_publique #féodalisme #xénophobie #alcool #hygiène #saleté

    • https://www.youtube.com/watch?v=2E1UGUkycMY


      « Sans toit ni loi » : Les souillures du carnaval - CINÉLÉGENDE #5

      Dans cette video la fete des palihasses est clairement désigné comme un éventement durant lequel les hommes vêtus de paille s’acharnent à salir les filles.

      Sinon pour ce qui est dévérsé dans la fête des Pailhasse c’est pas seulement de la lie de vin, c’est un mélange de lie de vin et de bouse.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%AAte_des_pailhasses
      #sexisme #misogynie

      Selon cette vidéo « autrefois c’etait pas de la lie de vin, c’etait de la merde » - « il y avait du sang et de la merde »
      https://www.youtube.com/watch?v=j3AdDhmj4p4

  • Der Postillon : Neuartiges Burkdl ermöglicht strenggläubigen Musliminnen Oktoberfestbesuch


    C’est la fête de la bière et donc l’occasion de rappeller qu’il y a des pratiques culturelles à travailler.

    München (Archiv) - Endlich müssen strenggläubige Musliminnen nicht mehr auf Bier, Schweinshaxe und zünftige Blasmusik verzichten. Denn ein Münchner Modedesigner hat heute mit dem sogenannten Burkdl, einem Hybrid aus Burka und Dirndl, eine Kreation vorgestellt, die Morgen- und Abendland auf ansprechende Weise verschmelzen lässt.

    münchen kotzt
    http://www.muenchenkotzt.de


    Aus dem Archiv : 2018

    Hinweisblatt für den Betroffenen zum Datenschutz bei der Erhebung personenbezogener Daten bei der betroffenen Person

    Folgende Informationen sind Ihnen gem. Art. 13 der Datenschutz-Grundverordnung (Verordnung (EU) 2016/679) bei der Erhebung personenbezogener Daten mitzuteilen:

    1. Die Daten werden in folgendem Zusammenhang erhoben (zu Art. 6 Abs. 1 DS-GVO):

    Foto von Erbrochenem auf der Homepage „München kotzt“.

    2. Verantwortlich gem. Art. 13 Abs. 1a DS-GVO für die Datenerhebung ist:

    “München kotzt”

    3a. Die Erhebung der Daten ist notwendig um (zu Art. 13 Abs. 1c DS-GVO):

    Um auch heuer wieder die dunklen Seiten des Münchner Oktoberfestes aufzuzeigen.

    3b. Ihre Daten werden aufgrund folgender Rechtsgrundlage erhoben und gespeichert
    (zu Art. 13 Abs. 1c DS-GVO):

    Art. 4 Abs. 1 BayDSG

    4. Ihre Daten werden an folgende weitere zuständige Stellen weitergegeben
    (zu Art. 13 Abs. 1e DS-GVO):

    keine

    5. Ihre Daten werden nach der Erhebung für folgenden Zeitraum gespeichert
    (zu Art. 13 Abs. 2a DS-GVO):

    4 Wochen nach der Durchführung u. Abschluss des Projektes erfolgt die Löschung Ihrer Daten. (Ausnahme: Sie willigen ein, dass Ihre Daten weitere fünf Jahre gespeichert werden, um Sie über zukünftige Projekte informieren zu können, siehe Punkt 7)

    6. Nach der Datenschutz-Grundverordnung stehen Ihnen folgende Rechte zu:

    Sie haben gegenüber „München kotzt“ ein Recht auf Auskunft über die Sie betreffenden personenbezogenen Daten sowie ggf. auf Berichtigung, Löschung oder auf Einschränkung der Verarbeitung dieser Daten sowie ein etwaiges Widerspruchsrecht gegen die Verarbeitung sowie eine etwaiges Recht auf Datenübertragbarkeit.

    Des Weiteren besteht ein Beschwerderecht beim Landesbeauftragten für den Datenschutz.

    Sollten Sie notwendige Informationen nicht bereitstellen wollen, kann Ihr Erbrochenes nicht gezeigt werden.

    Ist beabsichtigt, die personenbezogenen Daten für einen anderen Zweck weiterzuverarbeiten als den, für den sie erhoben wurden, so stellt Ihnen „München kotzt“ vor dieser Weiterverarbeitung Informationen über diesen anderen Zweck und alle anderen maßgeblichen Informationen zur Verfügung.

    7. Einwilligung zur dauerhaften Speicherung Ihrer personenbezogenen Daten

    Sollte die Erhebung und Verarbeitung Ihrer Daten auf einer Einwilligung gem. Art. 6 DS-GVO beruhen, bestätigen Sie mit der nachfolgenden Unterschrift, dass Sie in die Verarbeitung Ihrer personenbezogenen Daten einwilligen. Sie haben das Recht, Ihre Einwilligung jederzeit zu widerrufen. Durch den Widerruf der Einwilligung wird die Rechtmäßigkeit der aufgrund der Einwilligung bis zum Widerruf erfolgten Verarbeitung nicht berührt. Der Widerruf kann durch ein formloses Schreiben erfolgen.

    Der Speicherung meiner Daten über die Projektdauer hinaus und der Verarbeitung von Fotos, stimme ich zu.

    Das auf dem Foto gezeigte Erbrochene stammt von mir selbst und nicht von einer dritten Person, ich bin mit einer Veröffentlichung auf www.muenchenkotzt.de einverstanden und weiß, daß ich dieses Einverständnis jederzeit widerrufen kann.

    Ich bin zum Zeitpunkt der Unterschrift wieder nüchtern.

    Ort, Datum, Unterschrift

    WIESN SONG - Guade Nacht Bayern (Zefex)
    https://www.youtube.com/watch?v=7rLSNV3mKig

    #Allemagne #Munich #culture #alcool #musique

  • How Alcohol Conquered Russia
    https://www.theatlantic.com/international/archive/2013/09/how-alcohol-conquered-russia/279965

    A history of the country’s struggle with alcoholism, and why the government has done so little about it.

    Update: A previous version of this story gave insufficient credit to a 2011 World Policy Journal article by Heidi Brown. The story has been updated better to reflect instances where our writer relied on Brown’s work and to provide clearer attribution to other sources he consulted.

    Picture the Russian alcoholic: nose rosy, face unshaven, a bottle of vodka firmly grasped in his hands. By his side he has a half-empty jar of pickles and a loaf of rye bread to help the devilish substance go down. The man is singing happily from alcohol-induced jubilation. His world may not be perfect, but the inebriation makes it seem that way.

    Today, according to the World Health Organization, one-in-five men in the Russian Federation die due to alcohol-related causes, compared with 6.2 percent of all men globally. In her 2000 article “First Steps: AA and Alcoholism in Russia,” Patricia Critchlow estimated that some 20 million Russians are alcoholics in a nation of just 144 million.

    The Russian alcoholic was an enduring fixture during the Tsarist times, during the times of the Russian Revolution, the times of the Soviet Union, during the transition from socialist autocracy to capitalist democracy, and he continues to be in Russian society today. As Heidi Brown described in her 2011 article for World Policy Journal, the prototypical Russian alcoholic sits on broken park benches or train station steps, smoking a cigarette and thinking about where his next drink will come from and whether he can afford it.

    The Russian government has repeatedly tried to combat the problem, but to little avail: “this includes four ... reforms prior to 1917, and larger-scale measures taken during the Soviet period in 1958, 1972, and 1985. After each drastically stepped-up anti-alcohol campaign, [Russian] society found itself faced with an even greater spread of drunkenness and alcoholism,” explains G.G. Zaigraev, professor of Sociological Sciences and Head Science Associate of the Institute of Sociology at the Russian Academy of Sciences, in the journal Sociological Research.

    “The Kremlin’s own addiction to liquor revenues has overturned many efforts to wean Russians from the tipple,” as Mark Lawrence Schrad wrote in the The New York Times last year. “Ivan the Terrible encouraged his subjects to drink their last kopecks away in state-owned taverns” to help pad the emperor’s purse.

    “Before Mikhail Gorbachev rose to power in the 1980s, Soviet leaders welcomed alcohol sales as a source of state revenue and did not view heavy drinking as a significant social problem,” as Critchlow put it. In 2010, Russia’s finance minister, Aleksei L. Kudrin, explained that the best thing Russians can do to help, “the country’s flaccid national economy was to smoke and drink more, thereby paying more in taxes.”

    By facilitating alcohol sales and distribution, the Kremlin has historically had considerable sway in recent decades. But Russia’s history with alcohol goes back centuries.

    In the year 988, Prince Vladimir converted his nation to Orthodox Christianity, in part because, unlike other religions, it didn’t prohibit drinking, as Brown explained in her World Policy Journal article. According to legend, monks at the Chudov Monastery in the Kremlin were the first to lay their lips on vodka in the late 15th century, but as Russian writer, Victor Erofeyev notes, “Almost everything about this story seems overly symbolic: the involvement of men of God, the name of the monastery, which no longer exists (chudov means “miraculous”), and its setting in the Russian capital.” In 1223, when the Russian army suffered a devastating defeat against the invading Mongols and Tartars, it was partly because they had charged onto the battlefield drunk, Brown wrote.

    Ivan the Terrible established kabaks (establishments where spirits were produced and sold) in the 1540s, and in the 1640s they had become monopolies. In 1648, tavern revolts broke out across the country, by which time a third of the male population was in debt to the taverns. In the 1700s, Russian rulers began to profit from their subjects’ alcoholism, as Brown, who spent 10 years covering Russia for Forbes magazine, explained. “[Peter the Great] decreed that the wives of peasants should be whipped if they dared attempt to drag their imbibing husbands out of taverns before the men were ready to leave.”

    Peter the Great was also, according to Brown, able to form a phalanx of unpaid workers by allowing those who had drunk themselves into debt to stay out of debtors prison by serving 25 years in the army.

    “Widespread and excessive alcohol consumption was tolerated, or even encouraged, because of its scope for raising revenue,” Martin McKee wrote in the journal Alcohol & Alcoholism. According to Brown, by the 1850s, vodka sales made up nearly half the Russian government’s tax revenues. Following the Russian Revolution in 1917, Lenin banned vodka. After his death, however, Stalin used vodka sales to help pay for the socialist industrialization of the Soviet Union. By the 1970s, receipts from alcohol again constituted a third of government revenues. One study found that alcohol consumption more than doubled between 1955 and 1979, to 15.2 liters per person.

    Some have claimed that heavy consumption of alcohol was also used as a means of reducing political dissent and as a form of political suppression. Russian historian and dissident Zhores Medvedev argued in 1996, “This ‘opium for the masses’ [vodka] perhaps explains how Russian state property could be redistributed and state enterprises transferred into private ownership so rapidly without invoking any serious social unrest.” Vodka, always a moneymaker in Russia, may have been a regime-maker as well.

    *

    To date, there have been only two expansive anti-alcohol campaigns in Russia, both of which took place during the Soviet Union: one under Vladimir Lenin and the other under Mikhail Gorbachev. All other leaders have either ignored alcoholism or acknowledged heavy alcohol consumption but did nothing substantial about it. As Critchlow wrote, “Under the Stalin, Khrushchev, and Brezhnev regimes, harsh penalties were imposed on those who committed crimes while intoxicated, but heavy drinking was not viewed as a threat to society, perhaps because the leaders, who themselves liked to indulge, saw the use of alcohol as a safety valve for low morale.”

    “Gorbachev announced ... legislation in May 1985, after a large-scale media campaign publicizing the Kremlin’s new war on alcoholism—the third most common Soviet ailment after heart disease and cancer,” Nomi Morris and Jack Redden wrote in Maclean’s.

    It was largely seen as the most determined and effective plan to date: The birthrate rose, life expectancy increased, wives started seeing their husbands more, and work productivity improved. However, after a spike in alcohol prices and a decrease in state alcohol production, some started hoarding sugar to make moonshine, and others poisoned themselves with substances such as antifreeze, as Erofeyev points out. The people’s displeasure with Gorbachev’s anti-alcohol campaign can be summarized by an old Soviet joke: “There was this long line for vodka, and one poor guy couldn’t stand it any longer: ‘I’m going to the Kremlin, to kill Gorbachev,’ he said. An hour later, he came back. The line was still there, and everyone asked him, ‘Did you kill him?’ ‘Kill him?!’ he responded. ‘The line for that’s even longer than this one!’”

    Despite Gorbachev’s efforts, by the end of the Soviet era, alcoholism still had a stronghold in Russia. Its success ultimately lead to its failure: spending on alcohol from state outlets fell by billions of rubles between 1985 and 1987. Authorities expected that the loss in revenue would be offset by a predicted 10 percent rise in productivity, but such predictions were ultimately not met.

    Following the fall of the Soviet Union, the state’s monopoly over alcohol was repealed in 1992, which lead to an exponential increase in alcohol supply. In 1993, alcohol consumption had reached 14.5 liters of pure alcohol per person, as the journal World Health found in 1995, making Russians some of the heaviest drinkers in the world.

    To date, “taxation on alcohol remains low, with the cheapest bottles of vodka costing just 30 rubles ($1) each,” as Tom Parfitt explained in the Lancet in 2006. “There is a simple answer to why so many Russians fall prey to alcohol…it’s cheap. Between 30-60% of alcohol is clandestinely made, and therefore untaxed. A large quantity is run off on ‘night shifts’ at licensed factories where state inspectors are bribed to remove tags on production lines at the end of the working day.”

    Vladimir Putin has criticized excessive drinking, and Dmitri Medvedev has called Russia’s alcoholism a “natural disaster,” but besides the rhetoric, little has been done to tighten regulations on the manufacture of liquor, and no coherent programs have been implemented to combat alcoholism. Gennady Onishchenko, Chief Public Health Inspector of the Russian Federation, has urged major spending on the treatment of alcoholism as a response to the tripling of alcohol-related mortality since 1990, arguing that prohibition and excise tax hikes are counterproductive.

    Today, the dominant “treatment for alcoholism in Russia are suggestion-based methods developed by narcology—the subspecialty of Russian psychiatry which deals with addiction,” as Eugene Raikhel wrote in Culture, Medicine, and Psychiatry. Narcology, otherwise referred to as ‘coding’, is a procedure intended to create a subconscious aversion to alcohol, as Critchlow explained.

    “While many aspects of addiction treatment in Russia had been radically transformed during the 1990s, the overall structure of the state-funded network had not changed significantly since the 1970s, when the Soviet narcological system was established,” wrote Eugene Raikhel of the University of Chicago. Other, less common methods that have been used to treat alcohol and drug addiction include brain “surgery” with a needle and “boiling” patients by raising their body temperatures, as Critchlow noted, which is intended to ease severe withdrawal symptoms. Conventional treatments for alcoholism, such as Alcoholics Anonymous, are available in Russia, but they are not officially recognized by the Kremlin and do not receive government funds, making them scarce and very poorly funded.

    The Russian Orthodox Church has met self-help programs with suspicion as well. Critchlow explained, “Despite their record of success with many alcoholics and drug addicts, the self-help programs Alcoholics Anonymous and Narcotics Anonymous . . . have [been] met with resistance in Russia, especially from the medical profession, government officials, and the Russian Orthodox Church clergy.” She further wrote, “Members of the Russian Orthodox clergy have expressed distrust of the self-help movement, often because of the perception of it as a religious cult invading the country.”

    In 2010, the Church described AA as an "effective instrument in rehabilitating drug and alcohol addicts,” while saying it would develop its own alcohol program.

    Meanwhile, many Russians still prefer more traditional remedies. “I went to the AA and I couldn’t believe my ears. They have no God and they say that they conquer alcoholism themselves. That fills them with pride,” one Orthodox believer wrote on his blog. "I went back to the Church. There, they conquer it with prayer and fasting.”

    #Russie #alcool #politique #histoire #santé

  • Bruxelles : Trottinette électrique : les accidents se multiplient _ Cynthia Neuprez - 23 Juillet 2019 - RTBF

    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_trottinette-electrique-les-accidents-se-multiplient?id=10277563

    Irfan Nayani (37 ans) est tombé avec sa trottinette électrique début juin. L’accident s’est produit sur une ligne droite qu’il emprunte presque tous les jours, à peine à 800 mètres de chez lui. Les conséquences de cette chute sont lourdes : une commotion cérébrale, la peau brûlée, les genoux et les mains ouverts, le sinus abîmé. S’il ne comprend pas les causes de sa chute, il ne portait toutefois pas de protections.

    Et c’est pour sensibiliser les autres utilisateurs sur la nécessité de porter un casque et des genouillères qu’Irfan a décidé de poster des photos de ses blessures impressionnantes sur ses réseaux sociaux.

    Des accidents fréquents
    Le service des urgences de l’hôpital Saint-Pierre à Bruxelles connaît bien ces cas. Depuis des semaines, ce service compte en moyenne 10 accidentés en trottinette électrique par semaine. Dans 90% des chutes, l’usager tombe seul sans l’intervention d’un tiers. Le service d’urgence constate aussi bien des blessures légères que graves : contusion, fractures, luxation, trauma crânien, etc. Dans 10% des cas, il faut opérer des patients et certains doivent rester en soins intensifs.

    “Beaucoup de gens ne se rendent pas compte que la trottinette électrique peut entraîner des conséquences graves.” précise le docteur Pierre Youatou Towo du service des urgences.

    Dans 40%, la tête est touchée mais moins de 2.5% des patients portaient un casque. Pourtant, il réduit considérablement les risques de lésions graves ou mortelles.

    L’alcool joue également un rôle majeur. 34% des blessés arrivent aux urgences sous influence de l’alcool. Comme tout véhicule, le taux maximum d’alcool autorisé dans le sang est de 0,5 gr/l.

    La proportion d’accidentés est plus grande en soirée : l’’hôpital compte en effet 55% des cas entre 20h et 8h du matin. Par ailleurs, les blessures sont systématiquement plus graves la nuit.

    Moins stable que le vélo
    Aux urgences, les accidents en trottinette sont deux fois plus nombreux que ceux à vélo. "Un véhicule à deux roues est par essence instable, c’est nous qui en manipulant le guidon qui assurent la stabilité" précise Olivier Verlinden, responsable du service de mécanique rationnelle (UMons).

    "Différents éléments de la trottinette sont moins favorables à une stabilité, presque naturelle, comme celle du vélo classique”. Par exemple : la distance entre les roues est plus courte, le guidon est plus petit et les petites roues ne permettent pas de franchir aisément les obstacles comme des pavés.

    La trottinette électrique est donc un moyen de transport à part entière. Ses spécificités doivent être prises en compte pour assurer un trajet en toute sécurité. Il est important de maîtriser sa vitesse, connaître son moyen de transport et respecter le code de la route.

    #trottinette #accident #alcool #innovaction #mobilité #transport #tranports #santé #accident #santé

  • US deaths from alcohol, drugs and suicide at all-time high - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/en/articles/2019/03/08/deat-m08.html

    US deaths from alcohol, drugs and suicide at all-time high
    By Kate Randall
    8 March 2019

    More than 150,000 Americans died from alcohol and drug-induced fatalities and suicide in 2017. This is more than twice as many as in 1999 and the highest number since recordkeeping began in that year. This skyrocketing rate of so-called deaths of despair was confirmed in a new analysis released this week by Trust for America’s Health (TFAH) and Well Being Trust (WBT).

    #états-unis #drogue #alcool #addiction #mortalité #démographie #population #santé

  • Schnapsidee für Sylvster - Fukusushi statt Harakiri - Magazin für Lebensfreude
    http://www.fukusushi.de/spip/spip.php?rubrique1#artikel77&recalcul=oui
    En Allemagne le journal pour prolétaires « ven » de l’acool à cinq Euros.

    27.12.2018 - Was Deutschland bewegt weiß die Bildzeitung.

    Bild-Deutschland feiert heute den fünfzigsten Geburtstag eines halbtoten Autorennfahrers und sorgt vor für die kommende Jahresendfeier genannt Sylvester.

    Die Werbekunden der größten Boulevardzeitung des Landes wissen, womit sich der typische Leser in ihre Läden locken läßt. Schnaps muß es sein, schön billig.

    Das wußte um das Jahr 1900 schon ein deutscher Dichter.

    Ich will kein Bier; – ich will keinen Wein!
    Schnaps will ich! Schnaps will meine Pein!

    Erich Mühsam

    Die bittere Erkenntnis aus dieser Beobachtung lautet, dass ein deutscher Gastgeber für fünf Euro seinen Gästen eine tödliche Dosis Alkohol spendieren kann. Nur im Land Mecklemburg-Vorpommern überleben die Einheimischen regelmäßig Alkoholisierungsgrade von über 4 Promille. Die dürfen dann gefahrlos beim Billigwodkakäufer einkehren.

    http://www.zeno.org/Literatur/M/M%C3%BChsam,+Erich/Lyrik+und+Prosa/Sammlung+1898-1928/Erster+Teil%3A+Verse/Weltschmerz+und+Liebe/Gebt+mir+Schnaps

    #ALlemagne #fêtes #alcool

  • C’est sans doute le secret le plus étonnant de l’histoire de l’humanité. Nous ne serions pas devenus agriculteurs pour nous nourrir, mais pour nous saouler.

    Le plus important, c’est que toutes ces activités - le fait de raconter des histoires, d’échanger des ragots et des blagues, et de chanter - déclenchent la production d’endorphines dans le cerveau, dit-il. « À leur tour, les endorphines engendrent un sentiment positif, un peu comme la morphine. Donc on se sent bien. Et surtout, l’alcool active aussi le système des endorphines, ce qui, en soi, renforce les liens sociaux entre ceux qui boivent ensemble. »

    En d’autres termes, l’alcool joue un rôle essentiel dans la consolidation des liens sociaux et le dépassement des inhibitions - et il en va ainsi depuis les premiers temps de notre évolution. Il est plus que certain que nous maîtrisions l’art d’en produire longtemps avant de fabriquer ces cuves de pierre et ces récipients en poterie il y a dix mille ans. Prenons l’exemple de l’agriculture. On a toujours considéré que nous nous étions tournés vers l’exploitation des végétaux et des sols afi de faire du pain et donc de nous assurer une source de nourriture durable. Or, d’après les chercheurs, le genre de céréale que l’on cultivait à l’époque, l’engrain, ne fournit qu’un pain de piètre qualité. En revanche, il permet de faire une excellente bière.

    « Ce qui nous amène à formuler la grande théorie de l’histoire de l’humanité, à savoir que nous nous sommes mis à l’agriculture non parce qu’on voulait manger - de la nourriture, il y en avait en quantité partout, ironise Mark Forsyth dans son livre A Short History of Drunkenness [’Une brève histoire de l’ivresse’, non traduit en français]. On a commencé à cultiver parce qu’on voulait se murger . »
    Courrier international, no. 1467 /HISTOIRE, jeudi 13 décembre 2018 1062 mots, p. 51. Dix mille ans de soirées arrosées -The Guardian (extraits) Londres. Robin McKie
    #alcool #agriculture #biere

    • La nourriture, avant tout une histoire de société Reporterre
      https://reporterre.net/La-nourriture-avant-tout-une-histoire-de-societe

      Bouffes bluffantes. La véritable histoire de la nourriture, de la préhistoire au kebab, de Nicolas Kayser-Bril , éditions Nouriturfu, mai 2018, 120 p., 14 €.

      L’engouement pour le caractère « traditionnel » de la cuisine et de ses recettes est à tempérer, nous explique Nicolas Kayser-Bril, auteur de « Bouffes bluffantes », une petite histoire culinaire de l’Europe farcie d’anecdotes passionnantes et édifiantes. Au menu : pâtes, épices, camembert et bouillabaisse.

      L’histoire de l’alimentation, c’est un peu comme une étiquette de plat préparé : on nous raconte une belle histoire, en gros caractères, sur le devant de l’emballage. Mais la liste des ingrédients, en petites lettres derrière le paquet, nous apprend que le hachis parmentier au canard contient en fait pas mal de porc et d’additifs. C’est ce que tend à démontrer le petit ouvrage fort instructif du journaliste et apprenti cuisinier Nicolas Kayser-Bril, publié en mai 2018 chez la jeune maison d’édition Nouriturfu. Le titre, avec son assonance, vous en met déjà plein la bouche : Bouffes bluffantes. La véritable histoire de la nourriture, de la préhistoire au kebab.

      L’ambition du sous-titre peut paraître, en revanche, démesurée, comparée à l’épaisseur de la tranche que l’on nous met dans l’assiette — à peine une centaine de pages. Mais, plutôt qu’un menu gastronomique, c’est une dégustation de tapas soigneusement choisies que nous sert l’auteur : une série d’anecdotes documentées, parlantes, démonstratives. « Dans les livres de cuisine, on trouve plein de choses sur le comment — comment préparer, cuire et présenter les aliments. Dès qu’arrive le pourquoi, on nous renvoie à la tradition, qu’importe qu’elle soit vraie ou complètement inventée », introduit Nicolas Kayser-Bril.

      On apprend ainsi que les débuts de l’agriculture ont été plutôt très difficiles, et que les premières céréales étaient probablement réservées à la confection de boissons alcoolisées destinées à certaines personnes ou cérémonies particulières. Ce sont finalement les puissants qui ont favorisé le développement de l’agriculture. Au XVIIe siècle, encore la moitié de la population vivait de chasse et cueillette ! On découvre aussi comment les pâtes sèches sont devenues un plat national italien (grâce au développement de la banque à la Renaissance), d’où vient vraiment le foie gras (pas du Sud-Ouest), comment la bouillabaisse est devenue marseillaise et la brandade nîmoise (alors que cela aurait pu être le contraire), on apprend encore le lien entre l’adoption du beurre comme matière grasse quotidienne et la réforme protestante, pourquoi et comment la patate a sauvé l’Europe au XIXe siècle, les conséquences gastronomiques de la grande peste noire de 1348.
      L’histoire de l’alimentation est étroitement liée à l’histoire économique et politique

      Présentées dans un ordre chronologique, ces « petites » histoires nous dessinent à grands traits le développement de l’agriculture en Europe, permettent de comprendre comment périodes de bombance et de disette se sont succédé, puis comment l’industrialisation et le marketing ont ces dernières décennies remodelé nos habitudes et notre culture alimentaires. Or, les décrire permet utilement de s’en détacher.

      Autre rappel salvateur : l’histoire de l’alimentation n’est pas secondaire, elle est étroitement liée à l’histoire économique et politique. Les aliments n’ont pas toujours été choisis pour leurs qualités nutritives ou la facilité avec laquelle on les obtient, tant s’en faut, mais aussi — et surtout ? — parce qu’ils sont faciles à taxer par le pouvoir, à transporter pour les armées, à cacher de l’ennemi, qu’ils permettent de se distinguer socialement, qu’ils sont rémunérateurs pour ceux qui les produisent, etc. Bref, chaque exemple nous rappelle à quel point l’alimentation est à la fois conditionnée par la société et source de liens sociaux.

      Facile à lire, l’ouvrage s’engloutit aussi vite que des petits fours. Mais, à la fin, ce que l’on prenait pour un apéritif se révèle nous avoir bien nourris, et nous avoir ouvert de nouvelles perspectives culinaires.

      #Alimentation

    • toujours intéressant d’apprendre que « Au XVIIe siècle, encore la moitié de la population vivait de chasse et cueillette ! ». Je me demande quel est le pourcentage actuel. Forcément pas autant mais sans doute plus que 0... j’avoue pratiquer la cueillette et le glanage régulièrement...

  • Damoclès

    Le député de Macron S_Trompille insulte des #GiletsJaunes et tente visiblement d’en frapper en criant « je m’en bats les couilles » et « tu crois que je suis qui moi ?! ». 1erDecembre #StephaneTrompille

    Bonjour S_Trompille. Vous confirmez que c’est bien vous sur ces images qui vous comportez comme une racaille et qui insultez les GiletsJaunes ?

    https://www.youtube.com/watch?v=SmcMjM5NnGQ

    Source : https://twitter.com/Damocles_Fr/status/1068966177702060032

    M. Stéphane Trompille
    Député La République en Marche de l’Ain (4e circonscription) stephane.trompille@assemblee-nationale.fr

    Conseiller de clientéle de professionnels au #Crédit_Agricole
    Revenus 2017 25 344 € net + Bien sur ses émoluments de Député

    Source : http://www2.assemblee-nationale.fr/deputes/fiche/OMC_PA718682

    #Violence #en_marche #mépris_de_classe #démocratie #Twitter #guerre_aux_pauvres #alcool

    • Dans les commentaires déchainés :

      J’ai un pote qui fait ça quand il est bourré.

      Ca en devient désespérant !

      ils sont vraiment classe les députés de Lrem

      Porter ce nom « Trompille » c’est déjà assez énervant. Difficile dans ces conditions, d’échapper à la critique aisée et cependant justifiée, de vouloir à la fois Tromper et Piller le bon peuple.

      Pas d inquiétude #LREM gère la situation motus et bouche cousue

      On avait déjà eu droit à la mordeuse de chauffeur de taxi, puis à l’assomeur au casque...pas de doute, ils ont du savoir vivre, nos marcheurs...

      Vous reconnaîtrez quand même qu’il y va sans casque et sans la protection des CRS, contrairement à ce faux dur de benalla !

      #benalla'band #benalla #alexandrebenalla

  • China blacklists millions of people from booking flights as ’social credit’ system introduced

    Officials say aim is to make it ‘difficult to move’ for those deemed ‘untrustworthy’.

    Millions of Chinese nationals have been blocked from booking flights or trains as Beijing seeks to implement its controversial “#social_credit” system, which allows the government to closely monitor and judge each of its 1.3 billion citizens based on their behaviour and activity.

    The system, to be rolled out by 2020, aims to make it “difficult to move” for those deemed “untrustworthy”, according to a detailed plan published by the government this week.

    It will be used to reward or punish people and organisations for “trustworthiness” across a range of measures.

    A key part of the plan not only involves blacklisting people with low social credibility scores, but also “publicly disclosing the records of enterprises and individuals’ untrustworthiness on a regular basis”.

    The plan stated: “We will improve the credit blacklist system, publicly disclose the records of enterprises and individuals’ untrustworthiness on a regular basis, and form a pattern of distrust and punishment.”

    For those deemed untrustworthy, “everywhere is limited, and it is difficult to move, so that those who violate the law and lose the trust will pay a heavy price”.

    The credit system is already being rolled out in some areas and in recent months the Chinese state has blocked millions of people from booking flights and high-speed trains.

    According to the state-run news outlet Global Times, as of May this year, the government had blocked 11.14 million people from flights and 4.25 million from taking high-speed train trips.

    The state has also begun to clamp down on luxury options: 3 million people are barred from getting business class train tickets, according to Channel News Asia.

    The aim, according to Hou Yunchun, former deputy director of the development research centre of the State Council, is to make “discredited people become bankrupt”, he said earlier this year.

    The eastern state of Hangzou, southwest of Shanghai, is one area where a social credit system is already in place.

    People are awarded credit points for activities such as undertaking volunteer work and giving blood donations while those who violate traffic laws and charge “under-the-table” fees are punished.

    Other infractions reportedly include smoking in non-smoking zones, buying too many video games and posting fake news online.

    Punishments are not clearly detailed in the government plan, but beyond making travel difficult, are also believed to include slowing internet speeds, reducing access to good schools for individuals or their children, banning people from certain jobs, preventing booking at certain hotels and losing the right to own pets.

    When plans for the social credit scheme were first announced in 2014, the government said the aim was to “broadly shape a thick atmosphere in the entire society that keeping trust is glorious and breaking trust is disgraceful”.

    As well as the introduction in Beijing, the government plans a rapid national rollout. “We will implement a unified system of credit rating codes nationwide,” the country’s latest five-year plan stated.

    The move comes as Beijing also faces international scrutiny over its treatment of a Muslim minority group, who have been told to turn themselves in to authorities if they observe practices such as abstention from alcohol.

    #Hami city government in the far-western #Xinjiang region said people “poisoned by extremism, terrorism and separatism” would be treated leniently if they surrendered within the next 30 days.

    As many as a million Muslim Uighurs are believed to have been rounded up and placed in “re-education” centres, in what China claims is a clampdown on religious extremism.

    https://www.independent.co.uk/news/world/asia/china-social-credit-system-flight-booking-blacklisted-beijing-points-
    #Chine #surveillance #contrôle #liberté_de_mouvement #liberté_de_circulation #mobilité #crédit_social #comportement #liste_noire #volontariat #points #don_de_sang #alcool #extrémisme #terrorisme #séparatisme #Ouïghours

    via @isskein

  • Alcohol Is Killing More People Per Year Than The Opioid Crisis, And Most Deaths Are Young Women
    https://www.newsweek.com/alcohol-killing-more-people-year-opioid-crisis-and-most-deaths-are-young-1

    lcohol is killing more adults in the U.S. than the opioid epidemic according to the Institute for Health Metrics and Evaluation at the University of Washington. The opioid epidemic kills an average of 72,000 people per year, while alcohol kills 88,000. In those 88,000 deaths are 2.5 million years of potential life lost, according to the Center for Disease Control and Prevention.

    The surge of alcohol related deaths is new. In ten years, the number of deaths by alcohol have increased 35 percent according the new report shared by USA Today on Friday. The statistics are based on findings from 2007 to 2017.

    Most affected by the rising alcohol epidemic are young women. Among women, deaths rose 67 percent, while for men, the percentage rose only 27 percent.

    Women are more susceptible to alcohol-related risks because they typically weigh less than men, and can feel the effects of alcohol faster, according to the National Institute on Alcohol and Abuse and Alcoholism. The complications that most affect women who drink excessively are Liver Damage, Heart Disease, Breast Cancer and complications with pregnancy.

    #Addiction #Opioides #Alcool

  • استهلاك الخمر في الجزائر يقفز إلى معدلات غير مسبوقة - رصيف22
    https://raseef22.com/life/2018/11/11/%d8%a7%d8%b3%d8%aa%d9%87%d9%84%d8%a7%d9%83-%d8%a7%d9%84%d8%ae%d9%85%d8%b1-

    في العام 2015، قال تقرير منظمة الصحة العالمية إن إجمالي استهلاك الجزائريين للمشروبات الروحية والكحولية بلغ نحو 61 مليون لتر، فيما كشفت تصريحات جديدة لمسؤولين محليين أن حجم الاستهلاك بلغ 270 مليون لتر خلال العام 2017

    Selon l’OMS la consommation d’#alcool en #Algérie a bondi de 61 millions de litres en 2015 à 270 en 2017. Les tentatives d’interprétation sont ouvertes ! L’islamisme est-il soluble dans l’alcool ?

  • Déconstruction des mythes fondateurs de la grandeur française René Naba - /oumma.com
    https://oumma.com/deconstruction-des-mythes-fondateurs-de-la-grandeur-francaiseune-lecture-frac
    http://www.les7duquebec.com/7-au-front/deconstruction-des-mythes-fondateurs-de-la-grandeur-francaise

    Une lecture fractale de l’Histoire de France : Réponse à Bruno Gollnisch, Philippe Val, Philippe Douste Blazy et Nicolas Sarkozy

    La scène se passait en juin 1998, il n’y a pas si longtemps, huit ans environ à peine, un mois avant la grande communion multicolore du Mondial, la première victoire de la France bariolée dans le championnat du Monde de Football : Bruno Gollnisch, le successeur potentiel du dirigeant du Front National Jean Marie Le Pen, exhibait, au terme d’une conférence de presse, un attaché-case, dont il révélait le code secret de verrouillage comme un trophée de guerre (1).

    Le code secret par définition doit demeurer secret. Il se conserve comme une sainte relique. Pour M.Gollnisch, cela n’est évidemment pas le cas : le secret est public surtout lorsqu’il s’agit de stigmatiser, surtout lorsqu’il s’agit de glaner un succès à bon compte. Chacun a les satisfactions intellectuelles de son niveau d’éducation.

    Ménageant ses effets, il déclame en public sa combinaison magique de trois chiffres, l’égrenant lentement 7-3-2 dans un mouvement jouissif libérateur. 732. l’effet est assuré. 732, #Poitiers. La victoire controversée de #Charles_Martel sur les troupes arabes d’Abdel Rahman.

    Cela se passait donc en 1998 et #Gollnisch prenait pour référence un événement datant de 1266 ans. 1266 ans de rumination historique. Sans doute la marque manifeste du zèle d’un néophyte. 1266 ans de rumination pour ce Français de la troisième génération, comme l’on désigne en France les petits fils d’immigrés, en l’occurrence un petit fils d’immigrés allemands.


    Correspondant de guerre sur les théâtres d’opérations extérieurs du territoire métropolitain, l’exhibition impudique de Bruno Gollnisch, la passivité des #journalistes présents devant sa vaine et vaniteuse démonstration ont opéré comme un déclic en moi me propulsant dans une navigation sidérante dans le tréfonds de la conscience française, dont je souhaite vous livrer les conclusions sans appétence polémique particulière, dans le droit fil de la thématique de ce colloque « D’une rive à l’autre, Ecrire l’Histoire, Décoloniser les Esprits ».

    L’exercice ne relève ni de la démagogie, ni d’un populisme de bon aloi, de bonne guerre il est vrai, dans ce genre de démonstration. Il vise à apporter une contribution à la clarification sémantique et psychologique du débat post-colonial par le pistage des non-dits de la conscience nationale à travers un voyage dans les méandres de l’imaginaire français.

    Ni populisme, ni démagogie, ni dénigrement non plus. Mais l’application de l’analyse de contenu à de constats qui s’ils sont lapidaires ne sont nullement sommaires ni rudimentaires.

    Une thérapie par électrochocs en somme. Un voyage révélateur des présupposés d’un peuple, des ressorts psychologiques d’une nation et de la complexion mentale de ses dirigeants.

    Embarquons nous donc pour ce voyage de #déconstruction des mythes fondateurs de la #grandeur_française avec un grand merci pour Bruno Gollnisch d’en avoir été, involontairement, l’élément déclencheur.
    .
    Le Panache français ou le mythe de la grandeur
    Le propos n’est pas anodin. Il correspond à une réalité indéniable : la dernière grande victoire militaire française remonte à deux siècles. Oui deux siècles exactement. #Austerlitz. Certes il y eut #Valmy et le Pont d’Arcole. Puis Austerlitz. Le panache français en somme. Puis. Plus rien….drôle de panache. Ce fut ensuite Waterloo (1815), face aux Anglais, Sedan (1870), face aux Allemands, Fachoda (1898), qui brisa net l’accès de la France aux sources du Nil, au Soudan. Soit près d‘un siècle de désastres militaires ininterrompus, compensés, il est vrai, par les conquêtes coloniales notamment l’#Algérie. A croire que les expéditions coloniales sont d’utiles palliatifs aux désastres nationaux et par transposition au débat contemporain, les immigrés d’indispensables dérivatifs aux difficultés internes.

    #VERDUN 1916 et Rethondes I (l’armistice du 11 novembre 1918), cent ans après Waterloo refermeront la parenthèse néfaste. Mais là, les Français ne sont pas seuls. Ils ne peuvent plus revendiquer la victoire à leur bénéfice exclusif. C’est une « victoire alliée » qu’ils devront partager avec leurs alliés britanniques et américains mais aussi avec les nouveaux venus de la scène internationale : les #Basanés. 550.449 soldats de l’Outre mer dont 173.000 Algériens, soit 20 pour cent des effectifs et 10 pour cent de la population du pays participeront à l’effort de guerre de la France. 78.116 #ultramarins tomberont sur le champ d’honneur, soit l’équivalent de la totalité de la population de #Vitrolles et d’#Orange prises ensemble, les deux fiefs de l‘extrême droite française contemporaine.

    La pensée peut paraître sacrilège mais elle correspond, là aussi, à la réalité : Verdun est à ce titre autant une victoire française qu’une victoire arabe et africaine. Certes la « chair à canon » était présentée comme étant de peu de valeur face à la qualité des stratèges du Haut commandement. Mais le fait est là aussi démontré : Après Verdun beaucoup avaient cru naïvement que la France s’était réconciliée avec la victoire. Et bien non. 1940 et #Rethondes Bis (la capitulation de #Montoire du 21 juin 1940) apporteront la preuve du contraire. #Monte_Cassino (1944) lavera l’honneur français mais la plus grande victoire française de la Deuxième Guerre mondiale est une victoire mixte : Cent mille (100.000) soldats alliés, contre 60.000 Allemands, ainsi que 4000 ressortissants du #Maghreb auront payé de leur vie cette victoire. 4.000 originaires du Maghreb sur 6.300 tués dans les rangs français, soit les 2/3 des effectifs. Monte Cassino est donc tout autant une victoire alliée, qu’une victoire française, arabe et africaine.

    Le schéma est identique en ce qui concerne le domaine naval. Le dernier fait d’armes français -controversé tout de même- remonte à #Aboukir (1799). Puis ce fut au tour de Trafalgar (1805), Toulon (1942), le Charles de Gaulle et son hélice manquante durant la guerre d’Afghanistan (2001), la première guerre du XXI me siècle, enfin les pérégrinations de l’ancien joyau de la flotte française, le Clemenceau, en 2005. On aurait rêvé meilleur traitement à De Gaulle et à Clemenceau, tout de même deux personnages considérables de l’Histoire de France.

    Victorieuse avec ses anciens colonisés, la France retrouvera le chemin de la défaite lorsqu’elle se dressera contre eux. Carbonisée à #Dien_Bien_Phu (1954) contre le Vietnam, première victoire d’un pays du tiers monde sur un pays occidental, ainsi qu’en Algérie (1954-1962).
    .
    Le tryptique républicain (#Liberté, #Egalité, #Fraternité), le mythe fondateur de l’exception française.
    A) La liberté : 
La Colonisation est la négation de la Liberté. La #Colonisation n’est pas, loin s’en faut, « la mise en valeur des richesses d’un pays transformé en #colonie » selon la plus récente définition du dictionnaire « Le Petit Robert » Edition -2007

    La liberté et La colonisation sont proprement antinomiques. Car la colonisation est l’exploitation d’un pays, la spoliation de ses richesses, l’asservissement de sa population au bénéfice d’une #Métropole dont elle est, en fait, un marché captif, le réservoir de ses matières premières et le déversoir de son surplus démographique, de sa main d’œuvre et de sa surpopulation, le volant régulateur du chômage et de l’inflation dans les sociétés occidentales.

    Contraire aux idéaux de Liberté, d’Egalité et de fraternité, les principes fondateurs de la Révolution Française, la colonisation est le fossoyeur de l’#idéal_républicain. Elle l’aura été quand bien même d’illustres figures françaises, telles Léon Blum, la conscience morale du socialisme, auront voulu – déjà- en célébrer les bienfaits comme un devoir de faire accéder à la civilisation les peuples primitifs (2).

    Par transposition au débat contemporain, la rhétorique de #Léon_Blum est comparable à celle de la nouvelle conscience de la nouvelle gauche française, le philosophe #André_Glucksman, présentant l’invasion américaine de l’Irak en 2003 comme une contribution occidentale à l’instauration de la démocratie en terre arabe et non comme la mainmise américaine sur les gisements pétroliers de ce pays. « Le fardeau de l’homme blanc », théorisé par l’anglais Kipling, est un alibi commode, le thème récurrent à toutes les équipées prédatrices du monde occidental.
    B ) L’Egalité : 
L’exception française est une singularité : Premier pays à avoir institutionnalisé la terreur comme mode de gouvernement, avec Maximilien de Robespierre, sous la Révolution française (1794), la France sera aussi le premier pays à inaugurer la #piraterie_aérienne, en 1955, avec le déroutement de l’avion des chefs historiques du mouvement indépendantiste algérien Ahmad Ben Bella, Mohamad Khider, Mohamad Boudiaf et Krim Belkacem), donnant ainsi l’exemple aux militants du tiers-monde en lutte pour leur indépendance.

    La récidive dans la singularité est aussi un trait de l’exception française : En effet, ce pays jacobin, égalisateur et égalitaire se singularisera, aussi, en étant le seul pays au monde à avoir officialisé le « #gobino-darwinisme juridique », à avoir codifié en Droit « la théorie de l’inégalité des #races », une codification opérée sans discernement, pour promouvoir non l’égalité, mais la #ségrégation.

    La « Patrie des Droits de L’Homme » et des compilations juridiques modernes -le code civil et le code pénal- est aussi le pays de la codification discriminatoire, le pays de la codification de l’abomination : le pays du« #Code_Noir » de l’esclavage, sous la Monarchie, du « Code de l’#indigénat » en Algérie, sous la République, qu’il mettra en pratique avec les « expositions ethnologiques », ces « #zoos_humains » (3) dressés pour ancrer dans l’imaginaire collectif des peuples du tiers monde l’idée d’une infériorité durable des « peuples de couleur », et, par contrecoup, la supériorité de la race blanche comme si le blanc n’était pas une couleur, même si elle est immaculée, ce qui est loin d’être le cas.

    Un chiffre suffit à démontrer l’inanité de ce principe d’égalité : Trois membres du dernier gouvernement de l’ère chiraquienne présidé par Dominique De #Villepin (2005) ont été affectés à la mise en œuvre de ce principe dans ses diverses déclinaisons : la cohésion sociale (Jean Louis Borloo), la promotion de l’égalité des chances entre Français de souche et Français naturalisés (Azouz Begag) enfin la parité Hommes-femmes (Catherine Vautrin).

    Ce principe d’égalité est pourtant l’un des principes fondateurs de la République, entériné comme bien commun de la nation depuis deux siècles. Que n’a-t-on songé à le mettre en œuvre auparavant ? A croire que la laïcité ce concept unique au monde ne s’est forgé que pour servir de cache-misère à un #chauvinisme récurrent de la société française.

    Les hochets offerts épisodiquement non aux plus méritants mais aux plus dociles, en guise de lot de consolation, loin d’atténuer cette politique discriminatoire, en soulignent la parfaite contradiction avec le message universaliste de la France. Ils l’exposent à de douloureux retours de bâtons.

    C) Fraternité : Le #Bougnoule, la marque de stigmatisation absolue, le symbole de l’ingratitude absolue.
    La fraternisation sur les champs de bataille a bien eu lieu mais la fraternité jamais. Jamais pays au monde n’a autant été redevable de sa liberté aux peuples basanés et pourtant jamais pays au monde n’a autant compulsivement réprimé ses alliés coloniaux, dont il a été lourdement redevable de sa survie en tant que grande nation. De Fraternité point, mais en guise de substitut, la stigmatisation, la #discrimination et la #répression à profusion.

    Par deux fois en un même siècle, phénomène rarissime dans l’histoire, ces soldats de l’avant, les avant-gardes de la mort et de la victoire auront été embrigadés dans des conflits qui leur étaient, étymologiquement, totalement étrangers, dans une « querelle de blancs », avant d’être rejetés, dans une sorte de catharsis, dans les ténèbres de l’infériorité, renvoyés à leur condition subalterne, sérieusement réprimés aussitôt leur devoir accompli, comme ce fut le cas d’une manière suffisamment répétitive pour ne pas être un hasard, à #Sétif (Algérie), en 1945, cruellement le jour de la victoire alliée de la seconde Guerre Mondiale, au camp de #Thiaroye (Sénégal) en 1946, et, à #Madagascar, en 1947, sans doute à titre de rétribution pour leur concours à l’effort de guerre français.

    ((A noter qu’en Grande Bretagne, contrairement à la France, la contribution ultramarine à l’effort de guerre anglais a été de nature paritaire, le groupe des pays anglo-saxons relevant de la population #Wasp (White Anglo Saxon Protestant), -#Canada, #Australie, #Nouvelle Zélande, a fourni des effectifs sensiblement égaux aux peuples basanés de l’empire britannique (indiens, pakistanais etc.). Il s’en est suivi la proclamation de l’Indépendance de l’#Inde et du #Pakistan en 1948, au sortir de la guerre, contrairement, là aussi, à la France qui s’engagera dans dix ans de ruineuses guerres coloniales (#Indochine, Algérie).

    « Bougnoule » tire ainsi son origine de l’expression argotique de cette supplique ante-mortem.
    La revendication ultime préludant au sacrifice suprême -« Aboul Gnoul, apporte l’#alcool »- le breuvage galvanisateur de l’assaut des lignes ennemies, finira par constituer, par un dévoiement de la pensée, la marque d’une stigmatisation absolue de ceux qui auront massivement contribué, à deux reprises, au péril de leur vie, à vaincre, paradoxalement, les oppresseurs de leurs propres oppresseurs.

    Dans les ouvrages français, le calvaire de leur dépersonnalisation et leur combat pour la restauration de leur identité et de leur dignité se résumeront à cette définition laconique : « Le bougnoule, nom masculin apparu en 1890, signifie noir en langue Wolof (dialecte du Sénégal). Donné familièrement par des blancs du Sénégal aux noirs autochtones, ce nom deviendra au XXme siècle une appellation injurieuse donnée par les Européens d’Afrique du Nord aux #Nord-Africains. Synonyme de #bicot et de #raton » (4). Un glissement sémantique du terme bougnoule s’opérera au fil du temps pour englober, bien au delà de l’Afrique du Nord, l’ensemble de la France, tous les « mélanodermes », #arabo-berbères et #négro-africains, pour finir par s’ancrer dans le tréfonds de la conscience comme la marque indélébile d’un dédain absolu, alors que parallèlement, par extension du terme raton qui lui est synonyme, le langage courant désignait par « #ratonnade » une technique de répression policière sanctionnant le délit de faciès.

    Bougnoule finira par confondre dans la même infamie tous les métèques de l’Empire, piétaille de la République, promus au rang de défenseurs occasionnels de la Patrie, qui étaient en fait les défenseurs essentiels d’une patrie qui s’est toujours voulue distincte dans le concert des nations, qui se distinguera souvent d’une façon lumineuse, d’une façon hideuse parfois, traînant tel un boulet, Vichy, l’Algérie, la collaboration, la délation, la déportation et la torture, les pages honteuses de son histoire, peinant des décennies durant à expurger son passé, et, pour avoir tardé à purger son passif, en paiera le prix en termes de magistère moral…….Une revanche posthume du bougnoule, en quelque sorte.
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    La France du triptyque républicain : une vision ethniciste face au phénomène exogène.
    L’affirmation peut paraître péremptoire, n’y voyons aucune malice, mais correspond néanmoins à la réalité historique : Le clivage communautaire a préexisté en France dans l’esprit des autorités et des citoyens du pays d’accueil bien avant qu’il ne prenne corps dans l’esprit des migrants.

    Par transposition du schéma colonial à l’espace métropolitain, l’immigré en France a longtemps été perçu comme un indigène, ce qui faisait paradoxalement de l’immigré, l’indigène de celui qui est étymologiquement l’indigène (5), une main-d’oeuvre relevant de la #domesticité de convenance, dont l’expatriation assurait sa subsistance et l’obligeait par voie de conséquence à un devoir de gratitude envers le pays hôte.

    D’extraction modeste, affecté à des taches subalternes et pénibles de surcroît non valorisantes, l’immigré, parqué en marge des villes, était par définition et par destination un être en marge de la société, un élément #marginal et non une composante de la société française. Il n’avait de ce fait ni droit de cité, ni droit de regard, ni a fortiori droit de parole.

    L’immigré a été d’autant plus occulté qu’il deviendra durant les années 1950-1970 responsable de tous les maux diplomatiques et économiques français : du désastre de Dien Bien Phu, en 1954, à la Guerre d’Algérie, à l’expédition franco-britannique de Suez contre le symbole du nationalisme arabe Nasser, en 1956, à l’affrontement de Bizerte et la décolonisation de l’Afrique, en 1960, à la 3ème guerre israélo-arabe de juin 1967, à la première crise pétrolière, en 1973, autant d’événements qui ont fini par diaboliser l’immigré notamment “#arabo-musulman” dans le regard du français.

    Dans le domaine de l’imaginaire et le champ de la production intellectuelle, l’arabe représentait alors par compensation “le mal absolu” identifié dans le langage courant par cette rodomontade musculatoire : “le bougnoule à qui l’on doit faire suer le burnous”.

    Par un faux effet d’optique, la France se donnera l’illusion de venger ses avatars d’Algérie et, par un philosémitisme actif, l’illusion de sa rédemption, substituant une arabophobie à une judéophobie, en somme une injustice à une autre injustice, feignant par là même d’ignorer que l’injustice ne se combat pas par une autre #injustice.

    Symptomatique de cet état de fait, le #harki, celui-là même qui dans le schéma mental français devait représenter le bon arabe ou le bon immigré puisqu’il s’était rangé de son côté, c’est à dire du bon côté, sera gommé de la conscience nationale et dissimulé dans les recoins arides du pays, dans une démarche symbolique destinée à refouler ce « déchet du colonialisme » dans le tréfonds de la conscience.

    La crispation identitaire française remonte, en fait, sur le plan national, aux premières vagues d’immigration de l’ensemble arabo-musulman, principalement du Maghreb, le ponant du monde arabe, plus précisément à la Première Guerre Mondiale (1914-1918). Avec 1,4 millions de morts, 900 000 invalides, la France déplorera la perte de 11 pour cent de sa population active du fait du premier conflit mondial, à laquelle il conviendrait d’ajouter les dégâts économiques : 4,2 millions d’hectares ravagés, 295 000 maisons détruites, 500 000 endommagés, 4.800 km de voies ferrées et 58.000 km de routes à restaurer et 22 900 usines à reconstruire et 330 millions de m3 de tranchées à combler.

    Les premiers travailleurs immigrés, des #Kabyles, arriveront en France dès 1904 par petits groupes, mais la Première Guerre Mondiale provoquera un effet d’accélérateur entraînant un recours massif aux « travailleurs coloniaux » auxquels se superposeront les renforts des champs de bataille comptabilisés sous une autre rubrique.

    L’indigène lointain cède la place à l’immigré de proximité. De curiosité exotique que l’on exhibe dans les zoos humains pour glorifier l’action coloniale française, le mélanoderme deviendra progressivement une donnée permanente du paysage humain de la vie quotidienne métropolitaine, sa présence vécue comme une contrainte, exacerbée par la différenciation des modes de vie entre immigrés et métropolitains, les fluctuations économiques et les incertitudes politiques du pays d’accueil

    Paradoxalement, dans la période de l’entre-deux guerres (1918-1938), la France va favoriser la mise en place d’une « République Xénophobe » (6), matrice de l’idéologie vichyste et de la « préférence nationale », alors que son besoin en main d’oeuvre est criant. Bien que contribuant à sortir la France de son champ de ruine, les travailleurs immigrés seront tenus en suspicion, pistés au sein d’un grand « fichier central ».

    Soumis pour l’obtention de la carte de séjour à une taxation équivalant parfois à un demi mois de salaire, source de revenus complémentaire pour l’Etat français, ils seront de surcroît perçus comme porteurs d’un triple péril : péril économique pour leurs concurrents français, péril sanitaire pour la population française dans la mesure où l’étranger particulièrement les Asiatiques, les Africains et les Maghrébins étaient présumés porteurs de maladies, péril sécuritaire pour l’Etat français.

    Près de deux cent mille « #travailleurs_coloniaux » (200 000) seront ainsi importés d’Afrique du Nord et du continent noir par de véritables corporations négrières, telle la « Société générale de l’immigration » (#SGI), afin de pallier la main d’oeuvre française principalement dans le bâtiment et l’industrie textile en remplacement des soldats français partis au front. Dans la cohorte de travailleurs immigrés, venus d’abord principalement d’Italie et de Pologne, les Maghrébins feront l’objet d’une attention spéciale de la part des pouvoirs publics.

    Un « Bureau de surveillance et de protection des indigènes nord-africains chargé de la répression des crimes et des délits » est constitué le 31 mars 1925. Un bureau spécial rien que pour les Maghrébins, précurseur du « service des #questions_juives » que le pouvoir vichyste mettra en place en 1940 pour la surveillance des nationaux français de « race ou de confession juive » durant la Seconde Guerre mondiale.
    ((NDLR Citation de l’article de la juriste Danièle Lochak « La race, une catégorie juridique ? »
    (http://www.anti-rev.org/textes/Lochak92a ) :
    « la loi du 3 octobre 1940 portant statut des Juifs dispose : “Est regardé comme juif pour l’application de la présente loi toute personne issue de trois grands parents de race juive ou de deux grands parents de la même race, si son conjoint lui-même est juif”. Cette définition, qui laisse en suspens la question de savoir comment sera déterminée l’appartenance des grands-parents à la race juive, sera remplacée, dans la loi du 2 juin 1941, par une définition plus explicite : “Est regardé comme juif :

    1° celui ou celle appartenant ou non à une confession quelconque, qui est issu d’au moins trois grands-parents de #race juive, ou de deux seulement si son conjoint est lui-même issu de deux grands-parents de race juive. Est regardé comme étant de race juive le grand-parent ayant appartenu à la religion juive ;

    2° celui ou celle qui appartient à la religion juive et qui est issu de deux grands-parents de race juive”. »

    L’intitulé de l’office en dit long quant à l’opinion du gouvernement français et de ses intention à l’égard des « indigènes » d’Afrique du Nord. Le phénomène ira en s’amplifiant avec la Deuxième Guerre Mondiale et les trente glorieuses années de l’après-guerre (1945-1975) qui suivirent la reconstruction de l’Europe, où le besoin de « chairs à canon » et d’une main d’oeuvre abondante à bas prix provoqueront un nouveau flux migratoire égal en importance au précédent.

    Luxe de raffinement, le recrutement s’opérait selon des critères d’affinités géographiques au point de constituer de véritables couples migratoires en particulier entre Renault et l’embauche kabyle, charbonnages de France et les travailleurs du sud marocain, de même qu’en Allemagne, Wolkswagen et les immigrés turcs.

    A l’instar d’une cotation boursière sur un marché de bétail, les travailleurs coloniaux faisaient même l’objet d’une #notation en fonction de leur nationalité et de leur race (7) avec de subtiles distinctions selon leur lieu de provenance notamment au sein des Algériens où les Kabyles bénéficiaient d’un préjugé plus favorable que les autres composantes de la population algérienne. Le Kabyle était invariablement noté 5/20, l’arabe 4/20 et l’Indochinois 3/20. Ho Chi Minh témoin de cette humiliante notation ethnique lors de son séjour parisien, se vengera trente ans plus tard en infligeant à son ancien maître l’une des plus humiliantes défaites militaires du monde occidental, la défaite de Dien Bien Phu en 1954.

    Muettes, les blessures de l’histoire ne cicatrisent jamais.
    La France s’affiche volontiers révolutionnaire mais se révèle, en fait, profondément conservatrice. La France du triptyque républicain a eu un comportement liberticide avec la colonisation, ethniciste dans sa politique migratoire, un comportement sociocide dans sa structuration socio-culturelle et démographique.
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    Le mythe de la politique arabe de la France
    Philipe Val, le directeur conformiste de l’hebdomadaire faussement anarchiste Charlie Hebdo, impute la collaboration vichyste anti-juive à « la politique arabe de la France ». Ce mémorialiste des temps modernes qui se vit en rival contemporain du cardinal de RETZ, s’imagine, par ce raccourci non pas audacieux mais hasardeux, exonérer la France de l’#antisémitisme récurrent de la société française.

    Sauf à prêter aux Arabes une capacité d’anticipation d’une hardiesse rare confinant à un machiavélisme suprême, en vue de soudoyer l’Etat-Major français pour le conduire à faire condamner pour « haute trahison » un officier français de confession juive, le Capitaine Alfred Dreyfus, ou encore à gangrener le haut commandement politico-militaire français en vue de savourer le désastre de 1940, l’antisémitisme en France a préexisté à la présence arabe et musulmane en France.

    Le plus grand déferlement d’Arabes et de Musulmans en France est survenu à l’occasion de la Deuxième Guerre Mondiale, non pour l’appât du gain -« pour manger le pain des Français »-, mais bien pour libérer avec d’autres le pays du joug nazi, pour aider à la défense d’un pays que ses habitants n’ont pas su, pas pu ou pas voulu défendre… C’est-à-dire près de cinquante ans après l’affaire Dreyfus et dans la foulée de la capitulation de Montoire.

    Et, que je sache, le « Bureau des affaires juives », a eu pour précurseur immédiat « le Bureau de surveillance et de protection des indigènes nord-africains » dont la création, en 1925, n’a pas suscité la moindre protestation des Français sans doute trop occupés à l’époque à magnifier leur supériorité dans l’admiration des « zoos humains »

    La thèse de Philipe Val ne résiste pas à une analyse un tant soit peu sérieuse. Mais qui a jamais soutenu que Philippe Val était un analyste ? Sérieux de surcroît ? Elle participe néanmoins d’une falsification de l’Histoire, d’un sournois travail de révisionnisme anti-arabe.

    Une politique se juge sur la durée. A l’épreuve des faits, la politique arabe de la France, dogme sacré s’il en est, se révèle être, par moments, une vaste mystification, un argument de vente du complexe militaro-industriel français. Qu’on en juge. L’histoire en est témoin.

    La contribution des Arabes à l’effort de guerre français en 1914-1918 pour la reconquête de l’Alsace-Lorraine a été franche et massive. Sans contrepartie. La France, en retour, vingt ans après cette contribution, a témoigné de sa gratitude à sa façon…… en amputant la #Syrie du district d’Alexandrette (1939) pour le céder à la Turquie, son ennemi de la Première guerre mondiale.

    Dans la foulée de la Deuxième Guerre mondiale, la France, récidiviste, carbonisera la première manifestation autonomiste des Algériens, à Sétif, le jour même de la victoire alliée, le 9 mai 1945, une répression qui apparaîtra rétrospectivement comme une aberration de l’esprit sans doute unique dans l’histoire du monde, dont les effets se font encore sentir de nos jours.

    Dix ans plus tard, en 1956, de concert avec Israël et la Grande Bretagne, la France se livre à une « expédition punitive » contre le chef de file du nationalisme arabe, Nasser, coupable d’avoir voulu récupérer son unique richesse nationale « le Canal de Suez ». Curieux attelage que cette « équipée de Suez » entre les rescapés du génocide hitlérien (les Israéliens) et l’un de leur ancien bourreau, la France, qui fut sous Vichy l’anti-chambre des camps de la mort.

    Curieux attelage pour quel combat ? Contre qui ? Des Arabes, ceux-là mêmes qui furent abondamment sollicités durant la deuxième guerre mondiale pour vaincre le régime nazi, c’est-à-dire l’occupant des Français et le bourreau des Israéliens. A moins qu’il ne s’agisse d’une forme élaborée de l’exception française, on aurait rêvé meilleure expression de la gratitude.

    Très concrètement, la politique arabe de la France a consisté, historiquement, en une opération de restauration de la souveraineté nationale dans les centres de décision du pouvoir politique français, après la guerre de juin 1967, par la rupture de la relation fusionnelle qui existait qui, au mépris de l’intérêt national, entre services français et israéliens.

    Bon nombre d’entre vous se rappellent peut-être le chef de la mission d’achat militaire israélienne en France disposait, à l’époque, non pas à l’ambassade israélienne, mais au sein même du ministère français des armées, d’un bureau jouxtant celui du directeur de cabinet du ministre, une proximité sans précédent même dans les pays colonisés.

    Bon nombre d’entre vous gardent peut être présent à l’esprit l’implication des services israéliens et français dans l’enlèvement du chef charismatique de l’opposition marocaine #Mehdi_Ben_Barka, en 1965, en plein jour, en plein Paris, ou encore le vol des cinq vedettes de Cherbourg par les Israéliens (Décembre 1969), la plus concrète manifestation sinon de la connivence du moins de la passivité des services français à l’égard des coups de main israéliens.

    L’ouverture de la France vers les pays arabes, en 1967, au terme d’une rupture de onze ans consécutive à l’expédition de Suez, lui a valu un regain de prestige après deux décennies de déboires militaires en Indochine et en Algérie, la conquête des marchés pétroliers, notamment l’#Irak, l’ancienne chasse gardée des Anglais, la percée majeure de la diplomatie gaulliste de la seconde moitié du XXme siècle, ainsi que de fabuleux contrats militaires de l’ordre de plusieurs centaines de millions de dollars, notamment avec l’Irak, la Libye et l’Arabie saoudite,

    L’illustration patente de la disparité de traitement entre Français et Arabes est la première crise de l’#énergie en 1973. A cette date, la France est officiellement le partenaire privilégié du Monde arabe, officiellement épargnée par le boycottage pétrolier anti-occidental, le principal bénéficiaire du boom pétrolier, le principal bénéficiaire des contrats pétro-monarchiques, mais les Français se cramponnent à une xénophobie lancinante, crispés sur un comportement guidé par une psychorigidité nourrie d’une nostalgie de grandeur.

    Tout le monde garde présent à l’esprit les traits d’humour d’une époque où les Français exultaient de compenser leur absence de ressources naturelles par une prétendue supériorité intellectuelle, affichant leur fierté de ne “pas avoir de pétrole mais des idées”, formule qui peut se décrypter de la façon suivante : “pas d’essence, mais la quintessence de l’esprit”, humour que sous-tendait une #arabophobie ambiante dans une période où les arabo-musulmans étaient cloués au pilori pour avoir osé frigorifier les Français avec leur crise de l’énergie.

    Le renchérissement du coût du pétrole était vécu comme un crime de lèse-majesté, alors qu’il s’agissait d’un problème de rajustement des prix du brut, longtemps outrageusement favorables aux économies occidentales.

    La contradiction entre l’ouverture pan-arabe de la diplomatie française et la crispation identitaire de l’opinion française posait déjà à l’époque le problème de la mise en cohérence de la politique française à l’égard du fait arabo-musulman.

    L’universalisme français a pratiqué à destination du monde arabo-musulman une « politique des minorités », contraire à ses principes fondateurs, institutionnalisant et instrumentalisant le confessionalisme et le communautarisme, se servant des Maronites (au Levant) et des Kabyles (au Ponant) comme levier à une re-christianisation de la rive méridionale de la Méditerranée, interdisant aux Algériens sur le sol même de leur patrie, l’usage de leur langue nationale, infligeant à ce pays un dégât plus important que les ravages de 130 ans de la colonisation, le dommage de l’esprit,— l’acculturation—, dont les effets corrosifs et pernicieux se font encore sentir de nos jours et qui expliquent pour une large part les crises cycliques entre les deux pays.

    La politique arabe de la France c’est cela aussi. Muettes et douloureuses, les blessures de la mémoire ne cicatrisent jamais.
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    La France : Aimez- là ou quittez-là ou le mythe de l’excellence française
    Ce mot d’ordre n’a même pas le mérite de l’originalité. IL a été emprunté à #Ronald_Reagan, le président Rambo des Etats-Unis de la décennie 1980 (1980-1988) qui entendait par cette formule neutraliser les critiques contre l’aventurisme américain dans la période post Vietnam (1975-1980).

    Empruntée à Reagan en vue de son application électoraliste en France par le dirigeant de la droite traditionaliste #Philippe_de_Villiers, reprise et amplifiée par…#Nicolas_Sarkozy, ce « Français de la deuxième génération » selon la dénomination en vigueur en France pour les citoyens originaires du tiers monde.

    Le clonage de l’Amérique n’est pas la marque de l’originalité.

    Les basanés de France sont là et bien là. Durablement ancrés dans le paysage politique et social français. Eux dont « le rôle positif » n’a jamais été célébré avec solennité, sinon que d’une manière, incidente quand il n’a pas été plus simplement nié ou controversé.

    En France, non pas leur pays d’accueil, mais leur pays d’élection.

    Déterminés à défendre la haute idée que la France veut donner d’elle-même au Monde.

    A combattre tous ceux qui fragilisent l’économie par une gestion hasardeuse, tous ceux qui discréditent la politique par une connivence sulfureuse,

    Tous ceux qui polluent l’image de la France, à coups d’emplois fictifs et de responsabilité fictive, de rétro-commissions et de frais de bouche, de délits d’initiés et d’abus de biens sociaux

    Ces messieurs des frégates de Taiwan et de Clearstream,
    Du Crédit Lyonnais et de la Compagnie Générale des Eaux,
    D’Elf Aquitaine et d’EADS,
    D’Executive Life et de Pechiney American-Can
    Des marchés d’Ile de France et de HLM de Paris, de la MNEF et d’Urba-Gracco,
    Ceux qui dévalorisent leur justice à coups d’affaires d’#Outreaux, d’écoutes téléphoniques illégales, de tri sélectif et de « #charters de la honte »
    Qui dévalorisent leurs nationaux à coups de bougnoule et de ratonnades, de racaille et de Karcher.

    Contre la « France d’en bas » qui gouverne le pays, la France des basses manoeuvres et des bas calculs, des « zones de non droit et de passe-droits », des nominations de complaisance et des appartements de fonction, la France qui refuse de donner un coup de pouce au SMIC, qui « cristallise », c’est-à-dire, fige à sa portion congrue, les retraites des anciens combattants « basanés » de l’armée française, mais qui relève de 70 pour cent le salaires des ministres nantis, qui gorge de « stock options et de parachutes dorés » les gérants en déconfiture, tels ceux de Vinci et de Carrefour, qui recycle la forfaiture dans l’honorabilité, propulsant au Conseil d’Etat, le temple de la vertu républicaine, en guise de rétribution pour services rendus dans la diversion de la justice, tel ministre de la justice, passé dans l’histoire comme le plus célèbre intercepteur d’hélicoptères des annales judiciaires internationales.

    En un mot contre cette posture du mépris et de l’irresponsabilité la singulière théorie du fusible à la française » qui exonère le responsable de toute responsabilité par une sorte de privilège anti-démocratique tirant sa justification dans une idéologie protofasciste inhérente à un pan de la culture française.

    Contre la criminalisation du politique, cet état de fait symptomatique de la France contemporaine illustré particulièrement par la présidence Chirac, dont la double mandature (1995-2000), douze ans, aura été polluée par de retentissants scandales politico-financiers en rapport avec l’argent illicite, sans pour autant que soit discrédité le chef de l’état français -le parangon de la « fracture sociale », de « l’état modeste » et d’un « siècle de l’Ethique », réélu en dépit des dérives autoritaro-mercantiles de son magistère.

    Le président Chirac précisément et non son prédécesseur François Mitterrand, en application de l’aveu d’un spécialiste du brigandage politique, Jean Montaldo, un chiraquien désabusé qui soutient, paroles d’expert, que « de Mitterrand à Chirac nous sommes passés du stade artisanal au stade industriel », dans le domaine de la corruption (8).

    N’y voyez aucune interférence électoraliste ou partisane : L’histoire d’aujourd’hui est la mémoire de demain et il importe d’être vigoureux dans la dénonciation des dérives contemporaines pour prévenir de douloureuses réminiscences de la mémoire future.

    « Le casier judiciaire de la République » présente ainsi l’édifiant bilan suivant : Neuf cent (900) élus mis en examen soit pour #délinquance financière, soit pour atteintes aux biens et aux personnes y compris les crimes sexuels. Ce bilan porte sur la décennie 1990-2000. Gageons que le bilan de la présente décennie est en passe d’être identique.

    La « #tolérance_zéro » à l’égard de la criminalité en col blanc se devrait d’être pourtant un impératif catégorique de l’ordre républicain en vertu du principe de l’exemplarité de l’Etat.

    La capitulation de Sedan face à l’Allemagne en 1870-71 a donné naissance à la III me République, la capitulation de Montoire (9) face à Hitler en 1940 à la IV me République (1946), celle de Dien Bien Phu et d’Algérie en 1955, à la V me République (1958), avec leurs cortèges de grandes institutions : Sedan à la création de « sciences po », l’Institut des Etudes Politiques de Paris et Montoire à la fondation de l’ENA, l’Ecole Nationale d’Administration (1945). Le pays des « Grandes Ecoles », des concours pépinières des élites, des scribes et des clercs, -cinq millions de fonctionnaires en France en l’an 2.000, le plus fort contingent de l’Union européenne, soit 20 pour cent de la population active- ne tolère pas de retour sur son passé. Il ne conçoit que les perspectives d’avenir. Jamais de rétrospectives, ni d’introspection. toujours des prospectives. Une fuite en avant ?

    Loin de participer d’une hypermnésie culpabilisante, le débat s’impose tant sur la contribution des « peuples basanés » à la libération du sol français, que sur leur apport au rayonnement de leur pays d’accueil, en guise de mesure de prophylaxie sociale sur les malfaisances coloniales dont l’occultation pourrait éclairer les dérives répétitives de la France, telles que -simple hypothèse d’école ?- la correspondance entre l’amnésie sur les « crimes de bureau » de 1940-44 et l’impunité régalienne de la classe politico administrative sur les scandales financiers de la fin du XX me siècle, ou la corrélation entre la déroute de l’élite bureaucratique de 1940 et la déconfiture de l’énarchie contemporaine.

    Cette dérive a été sanctionnée d’ailleurs lors de la première consultation populaire à l’échelon national du XXI me siècle. « Une des plus grandes bévues démocratiques de l’histoire contemporaine de la France », selon l’expression de l’écrivain indo britannique Salman Rushdie, la présidentielle de 2002 qui avait mis aux prises un « superfacho » et un « supermenteur », -selon la formule en vigueur à l’époque-, révélera aux Français et au Monde médusés, le délitement moral d’un pays volontiers sentencieux et le discrédit de son élite non moins volontairement obséquieusement arrogante, incapable d’assumer au terme d’un pouvoir monopolisé par les élites depuis la fin de la Deuxième Guerre Mondiale (1945), au niveau économique, la mutation postindustrielle de la société française, au niveau sociologique, sa mutation #postcoloniale, au niveau de son opinion nationale, sa mutation psychologique, signe de l’échec patent de la politique d’intégration de sa composante afro musulmane. Cinq siècles de colonisation intensive à travers le monde auraient dû pourtant banaliser la présence des « basanés » sur le sol français, de même que treize siècles de présence continue matérialisée par cinq vagues d’émigration conférer à l’Islam

    le statut de religion autochtone en France où le débat, depuis un demi siècle, porte sur la compatibilité de l’#Islam et de la République, comme pour conjurer l’idée d’une agrégation inéluctable aux peuples de France de ce groupement ethnico-identitaire, le premier d’une telle importance sédimenté hors de la sphère européo-centriste et judéo-chrétienne.

    Premier pays européen par l’importance de sa communauté musulmane, la France est aussi, proportionnellement à sa superficie et à sa population, le plus important foyer musulman du monde occidental. Elle compte davantage de musulmans que pas moins de huit pays membres de la Ligue arabe (Liban, Koweït, Qatar, Bahreïn, Emirats Arabes Unis, Palestine, Iles Comores et Djibouti). Elle pourrait, à ce titre, justifier d’une adhésion à l’Organisation de la #Conférence_Islamique (OCI), le forum politique panislamique regroupant cinquante deux Etats de divers continents ou à tout le moins disposer d’un siège d’observateur.

    L’intégration présuppose une conjonction d’apports et non une amputation de la matrice identitaire de base. La troisième génération issue de l’immigration est certes extrêmement sensible à son environnement international comme en témoignent les flambées de violence à caractère confessionnel en rapport avec l’intifada palestinienne, la guerre du Golfe (1990-91) ou encore la guerre d’Afghanistan (2001-2002), la guerre d’Irak et la guerre du Liban (2006).

    Elle n’en demeure pas moins porteuse d’une dynamique interculturelle en raison de ses origines, de son profil culturel et de ses croyances religieuses.
    Facteur d’intermédiation socioculturelle, les bougnoules des temps anciens, #sauvageons des temps modernes, paraissent devoir tenir leur revanche dans leur vocation à devenir de véritables « passeurs de la #Francophonie », l’avant-garde de « l’arabofrancophonie culturelle » (10) que la France s’ingénie tant à mettre sur pied afin de faire pièce à l’hégémonie anglo-américaine et de favoriser le dialogue des cultures par le dépassement de son passé colonial.

    A l’entame du IIIème millénaire, la « patrie de la mémoire courte » souffre d’évidence d’un blocage culturel et psychologique marqué par l’absence de fluidité sociale. Reflet d’une grave crise d’identité, ce blocage est, paradoxalement, en contradiction avec la configuration pluriethnique de la population française, en contradiction avec l’apport culturel de l’immigration, en contradiction avec les besoins démographiques de la France, en contradiction enfin avec l’ambition de la France de faire de la Francophonie, l’élément fédérateur d’une constellation pluriculturelle ayant vocation à faire contrepoids à l’hégémonie planétaire anglo-saxonne, le gage de son influence future dans le monde.
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    Conclusion
    Cinq ans après la bourrasque lepéniste aux présidentielles françaises de 2002, alors que la France s’apprête, en 2007, à se choisir un nouveau président, il m’a paru salutaire de pointer les incohérences françaises. De démystifier le discours politique officiel, et, au delà du clivage droite-gauche de la classe politique française, de recentrer le débat sur le fait migratoire en mettant l’imaginaire français à l’épreuve des faits historiques et de la réalité quotidienne nationale en vue d’apporter ma contribution à la mutation post-coloniale de la France.

    L’exception française si hautement revendiquée d’une nation qui se réclame de la grandeur est antinomique d’une culture de l’#impunité et de l’#amnésie, une culture érigée en un #dogme de gouvernement et, à ce titre, incompatible avec la déontologie du commandement et les impératifs de l’exemplarité.

    Mes remerciements renouvelés vont donc en premier lieu à Bruno Gollnisch, Philippe Val, le ministre des Affaires étrangères Philippe Douste Blazy, initiateur, en tant que député de Toulouse, du projet de loi controversé sur le « rôle positif » de la colonisation, ainsi que naturellement à Nicolas Sarkozy, pour leur inestimable contribution à la remise en ordre de ma formation universitaire, un exercice qui m’a permis de prendre conscience du « rôle positif » de la colonisation….. des Colonies par rapport à la Métropole et des colonisés à l’égard de leurs colonisateurs-oppresseurs.

    Merci aussi aux organisateurs de ce colloque qui m’ont donné la possibilité devant un auditoire savant, patient ( et indulgent à mon égard ), de procéder à une « déconstruction des mythes fondateurs de la grandeur française », pour le plus grand bénéfice du débat public contradictoire et de la recherche universitaire.

    Notes
    1) Contribution de l’auteur au colloque de SEPTEMES-LES-VALLONS 6- 7 OCTOBRE 2006, organisé par Festival TransMediterranée (fmed@wanadoo.fr) sur le thème « D’UNE RIVE A L’AUTRE, ECRIRE L’HISTOIRE, DECOLONISER LES MEMOIRES »
    2 Léon Blum invoquera son « trop d’amour » pour son pays « pour désavouer l’expansion de la pensée et de la civilisation française ». « Nous admettons le droit et même le devoir des races supérieures d’attirer à elles celles qui ne sont pas parvenues au même degré de culture », écrira-t-il dans le journal « Le Populaire » en date du 17 juillet 1925) cf « Quand Tocqueville légitimait les boucheries » par Olivier le Cour Grandmaison et « une histoire coloniale refoulée » par Pascal Blanchard, Sandrine Lemaire et Nicolas Bancel- Dossier général sous le thème « Les impasses du débat sur la torture en Algérie »-Le Monde Diplomatique juin 2001. Alexis de Tocqueville légitimera les boucheries considérant « le fait de s’emparer des hommes sans armes, des femmes et des enfants, comme des nécessités fâcheuses auxquelles tout peuple qui voudra faire la guerre aux Arabes sera obligé de se soumettre ». De son côté, Jules Ferry soutiendra dans un discours au Palais Bourbon le 29 juillet 1895 qu’ « il y a pour les races supérieures un droit par ce qu’il y a un devoir pour elle. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures ».
    3) « Zoos humains, de la Vénus Hottentote aux Reality Show » Ed. La Découverte Mars 2002, ouvrage réalisé sous la direction d’un collectif d’historiens et d’anthropologues membres de l’Association connaissance de l’Afrique contemporaine (Achac-Paris),Nicolas Bancel (historien, Université Paris XI), Pascal Blanchard (historien, chercheur CNRS), Gilles Boetsch (anthropologue, Directeur de recherche au CNRS), Eric Deroo (cinéaste, chercheur associé au CNRS) et Sandrine Lemaire (historienne, Institut européen de Florence). De 1877 à 1912, trente spectacles ethnologiques seront donnés au jardin d’acclimatation à Paris, puis aux expositions universelles de Paris de 1878 et de 1889 dont le clou pour celle de 1889 étaient aussi bien l’inauguration de la Tour Eiffel que la visite d’un « village nègre ». Suivront les expositions de Lyon (1894), les deux expositions coloniales de Marseille (1906 et 1922), enfin les grandes expositions de Paris de 1900 (diorama sur Madagascar, 50 millions de spectateurs) et de 1931 dont le commissaire général n’était autre que le Maréchal Lyautey. cf. « Le spectacle ordinaire des zoos humains » et « 1931. Tous à l’Expo » par Pascal Blanchard, Nicolas Bancel et Sandrine Lemaire, Manière de voir N°58 Juillet Août 2001, op cité.
    4 Dictionnaire Le Petit Robert 1996.
    5 « Du Bougnoule au sauvageon, voyage dans l’imaginaire français » René Naba-Editons l’Harmattan-2002
    6 « La République Xénophobe, 1917-1939 de la machine d’Etat au « crime de bureau », les révélations des archives » de Jean Pierre Deschodt et François Huguenin Editions JC Lattès septembre 2001.
    7 « Une théorie raciale des valeurs ? Démobilisation des travailleurs immigrés et mobilisation des stéréotypes en France à la fin de la grande guerre » par Mary Lewis, enseignante à la New York University, in « L’invention des populations », ouvrage collectif sous la direction d’Hervé Le Bras (Editions Odile Jacob).
    8 Jean Montaldo, auteur de deux ouvrages sur la corruption présidentielle : « Chirac et les 40 menteurs » Albin Michel 2006, « Mitterrand et les 40 voleurs » Albin Michel.
    9 l’armistice a été signé le 22 juin 1940 symboliquement à Rethondes au même endroit, dans le même wagon, que l’armistice du 11 novembre 1918. Toutefois l’entrevue de Montoire du 24 octobre 1940 entre Pétain et Hitler a scellé la collaboration entre la France et l’Allemagne nazie. Si l’armistice constituait une cessation des hostilités, la rencontre de Montoire a représenté dans l’ordre symbolique le voyage à Canossa de Pétain et constitué en fait une capitulation dans la mesure où Pétain a cautionné la collaboration avec le régime nazi quand bien même l’Allemagne reniant ses promesses avait annexé l’Alsace-lorraine, août 1940.
    10 « Arabo-francophonie culturelle : l’expression a été forgée en 1995-1996 par Stellio Farangis, ancien secrétaire général du Haut Conseil de la Francophonie.

  • Drunk birds are wreaking havoc in Minnesota | Popular Science
    https://www.popsci.com/drunk-animals-evolution
    https://www.popsci.com/sites/popsci.com/files/styles/opengraph_1_91x1/public/images/2018/10/waxwing_0.jpg?itok=40y7o_hi

    Anecdotes abound of other animals accidentally getting drunk on fruit. After a few too many fermented apples, Swedish moose have reportedly ended up in trees, and even in a ménage à trois. Scientists are skeptical though. Sure, birds gorging on berries can get buzzed, but can a few dozen apples affect a hulking thousand-pound moose? Unlikely, say a dozen Swedish researchers.

    It’s basically the same story for that towering lush, the elephant. The marula fruits of Africa do ferment to about 7 percent alcohol in the right circumstances, but an elephant would need to eat 1,400 in a day to get the 55 liters of hard fruit juice it needs to feel the effects. Other stories of the beasts breaking into moonshine reserves and going on drunken rampages rest largely on circumstantial evidence. In experiments, elephants begrudgingly accepted sugar water cocktails of 7 percent ethanol or less, but only after researchers deprived them of water for 12 hours. And the animals refused to drink anything stiffer than 10 percent, even when parched.

    With the creatures too big to get drunk off fruit and too alcohol-averse to drink booze by choice, Jensen suspects that most of these rampaging elephant and moose stories come from people watching animals act in weird ways and jumping to conclusions. “They’re trying to understand the animal’s context with the limited tools of human circumstance,” he says.

    #alcool #ivresse #animaux

  • C’est la bière qui aurait motivé l’invention de l’agriculture - Science & Vie
    https://www.science-et-vie.com/science-et-culture/c-est-la-biere-qui-aurait-motive-l-invention-de-l-agriculture-44271

    Proposée par des archéologues il y a soixante ans, la seconde hypothèse eut tôt fait d’être noyée sous les critiques. Le pain, aliment phare, était plus légitime -il fallait bien nourrir une population grandissante... Pire, cet été en Jordanie, une vieille galette noircie gagnait le titre de plus vieux pain avec 14 000 ans au compteur -contre 5 petits millénaires pour le plus vieil indice de liquide fermenté en Chine. Quatre mille ans avant l’invention de l’agriculture. L’affaire semblait pliée.

    Sauf que dans la foulée ou presque, un article publié dans le Journal of Archaeological Science faisait à son tour reculer le curseur temporel de la bière à plus de 13 000 ans, soit au même niveau ou presque que la pita susnommée. Sur des mortiers de pierre exhumés du site natoufien de Raqefet, en #Israël, analyses chimiques et archéologie expérimentale identifiaient les plus anciennes traces d’#alcool dues à la main de l’homme annonçait Li Liu, responsable de l’étude. En l’occurrence de l’#orge_malté et fermenté, ingrédients d’une « #bière » qui tenait plus du porridge vaguement alcoolisé. « Et on a même des traces d’utilisation intensive de céréales vieilles de 23 000 ans », renchérit son collègue Dani Nadel, de l’université de Haïfa.

    l’étude ici
    http://sci-hub.tw/10.1016/j.jasrep.2018.08.008
    #archéologie #alimentation #agriculture