• Alcool, l’ivresse collective

    L’alcool est une drogue qui, en Suisse et dans un grand nombre de pays, est légale. La consommation d’alcool est même banalisée dans les sociétés occidentales. A l’heure de l’apéro, lors d’une fête ou d’un dîner aux chandelles, l’alcool devient rituel social. A tel point que celles et ceux qui ne boivent pas sont amenés à se justifier, et se sentent parfois exclus. Mais si, en général, cette consommation est dite maîtrisée, certain.e.s peuvent se faire dépasser par l’alcool et tomber sous son emprise. L’alcoolisme est responsable d’environ 10% des décès chez les hommes et 5% chez les femmes, d’après des chiffres de 2017 relayés par l’Observatoire suisse de la santé. Comment expliquer l’importance de la place de l’alcool aujourd’hui, malgré ses effets délétères ?

    https://www.rts.ch/la-1ere/programmes/vacarme/12477417-alcool-livresse-collective.html

    #radio #alcool #addiction

    • Je regardais un doc l’autre soir sur Arte, diffusé à pas d’heure.
      ARTE Regards - Les conséquences de l’alcoolisme sur les enfants
      https://www.arte.tv/fr/videos/090637-031-A/arte-regards-les-consequences-de-l-alcoolisme-sur-les-enfants

      En Irlande du Nord, la consommation d’alcool est très répandue chez les femmes enceintes, ce qui a de terribles conséquences sur les enfants à naître. À ce jour, rien n’est fait pour sensibiliser et soutenir les familles concernées. Une mère a donc décidé de s’engager pour faire changer les mentalités. « ARTE Regards » la suit le 9 septembre, Journée mondiale de sensibilisation au Syndrome d’Alcoolisation Foetale (SAF).

      Il dure que 30 mn mais je ne suis pas allé au bout, trop déprimant.

    • @monolecte c’est mon quotidien... non seulement tu dois toujours te justifier et les gens te regardent mal, mais en plus il n’y a que très peu d’alternatives dans des bars... car tu passes vite aux seuls alternatives des boissons super-sucrées de marques que je boycotte par ailleurs.
      Pour cela, en Allemagne je trouvais que c’était plus facile...
      En fait, je ne bois pas d’alcool, car j’aime pas (ou que très rarement - une fois par an ?- et que certaines boissons spécifiques qui « passent »...). Mais à chaque fois c’est : « Tu es malade ? », « Tu es enceinte ? »... Bordel, non ! J’aime pas, c’est tout.

      #rituel #rituel_social #exclusion #justification #drogue #alcoolisme

    • Je suis assez amateur de boissons alcoolisées mais clairement quand on n’a pas envie de boire (ce qui m’arrive) c’est assez compliqué car comme cela a été dit il n’y pas vraiment d’alternatives proposées, que ce soit au bar ou chez les gens (à part verre d’eau égayé d’un peu de sirop ou soda/cocktail trois fois trop sucré) et deuxièmement on se retrouve vite sollicité pour boire de l’alcool (même par le barman). Quelques bars font l’effort de servir de la bière sans alcool pas trop mauvaise (et même en pression !) mais c’est trop rare. La ginger beer pourrait aussi être une alternative intéressante, aucun bar autour de chez moi n’en sert et je n’en trouve pas à la supérette du coin non plus (le point positif c’est que ça me pousse à parfois préparer des infusions de gingembre maison).

    • En France c’est exactement ce que dit l’article : un rituel social. A tel point que quand tu refuses, c’est presque une insulte d’où l’insistance des gens et leur étonnement.
      C’est extrêmement pénible et particulièrement exclusif. Tu es jugé « bizarre », barbant, trop sérieux (enfin ça c’est quand tu prends de l’âge, avant c’est juste que t’es encore ado). Bref les gens t’évitent.
      J’ai lu récemment qu’au Moyen Age les européens préféraient boire de l’alcool car l’eau était réputé porteuse de germes. Soit.
      Je n’arrive quand même pas à m’enlever de l’idée que l’industrie de l’alcool a réussi là où l’industrie du tabac ne l’a fait que partiellement.
      L’alcool est profondément ancré dans notre culture. A tel point que l’on mobilise énormément de terrains pour sa production là où, il y a une centaine d’année, on produisait du blé (je ne parle pas des cépages de grands crus bien sûr). Mais l’alcool c’est pas comme le biocarburant, c’est de l’agriculture, ça alimente donc tout le monde s’en fout.
      Dans ma famille ça a surtout alimenté la destruction. Je n’arriverai jamais à me dire que les familles détruites valent bien tout ceux qui s’en servent pour se désinhiber (où s’imbiber comme disait ma mère ;) ).

    • Oui, j’adore la ginger beer et la ginger ale , mais pas évident d’en trouver, surtout de la pas trop sucrée. Ma préférée est la Fiver Tree. Sinon, il y a la root beer , encore plus rare, un peu trop sucrée et avec un gout de Trophires très prononcé.

      Sinon, j’aime bien le virgin mojito et socialement, ça passe pas trop mal.

      Cela dit, je trouve que rien ne vaut une Guiness pression, de temps à autre.

    • Et bien... Je dois dire que depuis que j’évolue professionnellement dans les milieux dits culturels et artistiques (positions non artistiques ouf), j’en suis revenue à une forme de sobriété militante comme dans ma jeunesse, mais en version moins bourrine que quand j’admirais Rollins et Mckaye.

      Je considère toujours que mon désintérêt pour l’ivresse et les états modifiés de conscience m’ont sauvé la vie face aux vissicitudes et claques de mon parcours perso. J’avoue que j’apprécie les bières de qualité, en petite quantité, puisque j’ai fini par réaliser qu’on pouvait boire de l’alcool sans s’enivrer.

      Mais progressivement depuis le début du covid-19 et les difficultés engendrées par la pandémie, j’ai décidé de tout virer, parce que j’ai constaté qu’avec la réduction de ma vie sociale, je n’avais même pas envie de ces petites bières fraîches.

      Je rejoins tout ce que vous avez évoqué au dessus sur la culture de l’alcoolisation, les difficultés de trouver de bonnes boissons n-a non sucrées jusqu’à l’écoeurement et la non disponibilité des bières sans alcool agréables, dans les bars.

      Il m’est arrivé de faire remarquer qu’il y avait une législation cadrant la consommation d’alcool au travail et que ça s’appliquait à tous les secteurs ce qui m’a fait entrer dans la catégorie rabat-joie à vie. Je hais la culture des vernissages et de la socialisation alcoolisées obligatoire dans le monde culturel (comme je haïssais le litron et la coke sous le bureau dans la presse).

      Mais c’est la question de l’impact de l’alcool sur les enfants qui est le cœur de ma préoccupation, même si encore une fois je n’ai eu aucune pratique de l’ivresse avancée dans ma vie et peu de goût pour l’ivresse même légère. Les amis et connaissances néanmoins parents qui s’écroulent devant leurs enfants comme si ça ne les affectait pas, je ne peux plus du tout être témoin silencieux et ne souhaite pas non plus faire témoin gênant. Donc, je m’isole ou disparaît tôt.

      Le reportage d’Arte c’est la version ++ mais avant ça il y a beaucoup de conséquences psychologiques négatives sur les enfants, pas besoin d’être un grand clerc pour le voir...

    • 😔 @supergeante je pense que si tu ne veux plus être témoin silencieux et si tu ne veux pas être témoin gênant tu es dans une impasse malheureusement.
      Après avoir un peu tout tenté, j’en suis venu à 2 extrémités...un peu contradictoire (car quand tu ouvres ta bouche sur quelqu’un qui s’écroule ivre mort devant ses enfants...c’est toi qui est considéré avec un comportement inadapté et du coup c’est presque contreproductif).
      Je ne participe plus aux soirées (et oui c’est dur...mais c’est le prix de l’impasse que je viens de décrire) et pour les soirées « obligatoires » (mariage, travail, etc...) je prends le verre (et soit je le file à un pote qui me connaît et qui me juge pas, soit je le vide discrètement (dans des endroits appropriés 😅)

  • Activision Blizzard ($ATVI) News : Culture of Misbehavior Festered Before Lawsuit - Bloomberg
    https://www.bloomberg.com/news/features/2021-08-06/activision-blizzard-atvi-news-culture-of-misbehavior-festered-before-laws

    Managers set the tone by hiring mostly men, stoking their egos and dating women in the company, current and former employees said.

    Un long article truffé de témoignages d’inconduites professionnelles allant de la discrimination au harcèlement sexuel au ton misogyne au sein d’Activision Blizzard, le tout étalé sur de nombreuses années, témoignant d’un problème profondément ancré au sein de l’entreprise.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #activision_blizzard #ressources_humaines #environnement_toxique #mike_morhaime #ben_kilgore #alcoolisme #sexisme #misogynie #derek_ingalls #jeu_vidéo_diablo #jeu_vidéo_warcraft #frat_boy_culture #boys'_club #bro_culture #discrimination #harcèlement #bobby_kotick #christina_mikkonen #frank_pearce #j._allen_brack #cher_scarlett #jeu_vidéo_world_of_warcraft #jeu_vidéo_wow #christine_brownell #vin_diesel #mila_kunis #tv_south_park #film_world_of_warcraft #salono_blizzcon #ozzy_osbourne #foo_fighters #alex_afrasiabi #cosby_suite #nicki_broderick #riot_games #ubisoft #jeu_vidéo_hearthstone #jeu_vidéo_overwatch #blizzard_tax #nazih_fares #rémunération #blizzard_entertainment #productivité #jeu_vidéo_warcraft_iii_reforged #santé #évaluations

  • Bois de l’eau, sac à vin ! Quand l’alcoolisme devint une maladie - Ép. 4/4 - Buvons ensemble, histoires d’alcool
    https://www.franceculture.fr/emissions/le-cours-de-lhistoire/buvons-ensemble-histoires-dalcool-44-bois-de-leau-sac-a-vin-quand-lalc

    L’histoire de la lutte antialcoolique ; l’écolier, assis au fond de la classe, n’y pense pas trop. Il jette un œil au tableau, puis par la fenêtre. Son regard se pose ensuite une affiche, un de ces superbes tableaux muraux. Il y apprend qu’il existe des boissons naturelles qui sont « bonnes » - le vin, le cidre, le poiré, la bière -, et de « mauvais » alcools industriels, à base de betterave, de pomme de terre, de grain. Il voit les organes sains de celui qui ne boit pas et les organes abimés de l’ivrogne. L’écolier lit le titre de l’affiche : « l’alcool, voilà l’ennemi ». Le voici prévenu. Xavier Mauduit

    Quand je pense à tout l’argent que j’ai dépensé au bistrot, si j’avais ce pognon là aujourd’hui je pourrai en payer des tournées !

    #alcool #alcoolisme

    • Quand je pense que, gamin, on m’a asséné cet #assommoir sur les bancs de l’école. Un véritable éloge du bon alcool franchouillard : le pinard (et consorts).

      Sinon, @vanderling, pour les regrets de l’argent « englouti » dans les troquets, dis-toi que tu as soutenu le petit commerce et les entreprises locales, même si à cette époque, cette attitude n’était pas encore récupérée par la propagande bourgeoise.

      Et pourtant Zola avait déjà pointé la corrélation entre l’alcoolisme des ouvriers et l’indigence sur fond de misère morale à laquelle les grands (et petits) bourgeois les avaient assignés. Malheureusement, pour que cela reste vendeur, notre ami Émile avait fait allégeance à la morale de cette époque calamiteuse :

      L’Assommoir est un roman d’Émile Zola publié en feuilleton dès 1876 dans Le Bien public, puis dans La République des Lettres1, avant sa sortie en livre en 1877 chez l’éditeur Georges Charpentier. C’est le septième volume de la série Les Rougon-Macquart. L’ouvrage est totalement consacré au monde ouvrier et, selon Zola, c’est « le premier roman sur le peuple, qui ne mente pas et qui ait l’odeur du peuple2 ». L’écrivain y restitue la langue et les mœurs des ouvriers, tout en décrivant les ravages causés par la misère et l’alcoolisme. À sa parution, l’ouvrage suscite de vives polémiques car il est jugé trop cru. Mais c’est ce naturalisme qui, cependant, provoque son succès, assurant à l’auteur fortune et célébrité.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Assommoir

    • Pas que le petit commerce @sombre j’en étais arrivé à emprunter pour assouvir mon addiction :
      – Allô la cetelem ! bonjour ce serai pour un crédit : j’ai soif !
      – Mais pas de problème Mr Vanderling, ce sera sur votre compte sous 48 heures.
      Je me suis fait dératiser il y 20 ans quand je suis tombé au fond du trou en touchant le fond de mes poches.

      https://www.youtube.com/watch?v=UF2Ig5P1SJE


      Play Blessures - Volontaire . Alain Bashung &Serge Gainsbourg

  • Joseph Roth - Die Legende vom heiligen Trinker
    https://www.projekt-gutenberg.org/roth/erzaehlg/chap006.html

    1

    An einem Frühlingsabend des Jahres 1934 stieg ein Herr gesetzten Alters die steinernen Stufen hinunter, die von einer der Brücken über die Seine zu deren Ufern führen. Dort pflegen, wie fast aller Welt bekannt ist und was dennoch bei dieser Gelegenheit in das Gedächtnis der Menschen zurückgerufen zu werden verdient, die Obdachlosen von Paris zu schlafen, oder besser gesagt: zu lagern.

    Einer dieser Obdachlosen nun kam dem Herrn gesetzten Alters, der übrigens wohlgekleidet war und den Eindruck eines Reisenden machte, der die Sehenswürdigkeiten fremder Städte in Augenschein zu nehmen gesonnen war, von ungefähr entgegen. Dieser Obdachlose sah zwar genauso verwahrlost und erbarmungswürdig aus wie alle die anderen, mit denen er sein Leben teilte, aber er schien dem wohlgekleideten Herrn gesetzten Alters einer besonderen Aufmerksamkeit würdig; warum wissen wir nicht.

    Es war, wie gesagt, bereits Abend, und unter den Brücken, an den Ufern des Flusses, dunkelte es stärker als oben, auf dem Kai und auf den Brücken. Der obdachlose und sichtlich verwahrloste Mann schwankte ein wenig. Er schien den älteren wohlangezogenen Herrn nicht zu bemerken. Dieser aber, der gar nicht schwankte, sondern sicher und geradewegs seine Schritte dahinlenkte, hatte schon offenbar von weitem den Schwankenden bemerkt. Der Herr gesetzten Alters vertrat geradezu dem verwahrlosten Mann den Weg. Beide blieben sie einander gegenüber stehen.

    »Wohin gehen Sie, Bruder?« – fragte der ältere wohlgekleidete Herr.

    Der andere sah ihn einen Augenblick an, dann sagte er:

    »Ich wüßte nicht, daß ich einen Bruder hätte, und ich weiß nicht, wo mich der Weg hinführt.«

    »Ich werde versuchen, Ihnen den Weg zu zeigen« – sagte der Herr. »Aber Sie sollen mir nicht böse sein, wenn ich Sie um einen ungewöhnlichen Gefallen bitte.«

    »Ich bin zu jedem Dienst bereit« – antwortete der Verwahrloste.

    »Ich sehe zwar, daß Sie manche Fehler haben. Aber Gott schickt Sie mir in den Weg. Gewiß brauchen Sie Geld, nehmen Sie mir diesen Satz nicht übel! Ich habe zuviel. Wollen Sie mir aufrichtig sagen, wieviel Sie brauchen? Wenigstens für den Augenblick?«

    Der andere dachte ein paar Sekunden nach, dann sagte er: »Zwanzig Francs.«

    »Das ist gewiß zu wenig« – erwiderte der Herr. »Sie brauchen sicherlich zweihundert.«

    Der Verwahrloste trat einen Schritt zurück, und es sah aus, als ob er fallen sollte, aber er blieb dennoch aufrecht, wenn auch schwankend. Dann sagte er: »Gewiß sind mir zweihundert Francs lieber als zwanzig, aber ich bin ein Mann von Ehre. Sie scheinen mich zu verkennen. Ich kann das Geld, das Sie mir anbieten, nicht annehmen, und zwar aus folgenden Gründen: erstens, weil ich nicht die Freude habe, Sie zu kennen; zweitens, weil ich nicht weiß, wie und wann ich es Ihnen zurückgeben könnte; drittens, weil Sie auch nicht die Möglichkeit haben, mich zu mahnen. Denn ich habe keine Adresse. Ich wohne fast jeden Tag unter einer anderen Brücke dieses Flusses. Dennoch bin ich, wie ich schon einmal betont habe, ein Mann von Ehre, wenn auch ohne Adresse.«

    »Auch ich habe keine Adresse«, antwortete der Herr gesetzten Alters, »auch ich wohne jeden Tag unter einer anderen Brücke, und ich bitte Sie dennoch, die zweihundert Francs – eine lächerliche Summe übrigens für einen Mann wie Sie – freundlich anzunehmen. Was nun die Rückzahlung betrifft, so muß ich weiter ausholen, um Ihnen erklärlich zu machen, weshalb ich Ihnen etwa keine Bank angeben kann, wo Sie das Geld zurückgeben könnten. Ich bin nämlich ein Christ geworden, weil ich die Geschichte der kleinen heiligen Therese von Lisieux gelesen habe. Und nun verehre ich insbesondere jene kleine Statue der Heiligen, die sich in der Kapelle Ste Marie des Batignolles befindet und die Sie leicht sehen werden. Sobald Sie also die armseligen zweihundert Francs haben und Ihr Gewissen Sie zwingt, diese lächerliche Summe nicht schuldig zu bleiben, gehen Sie, bitte, in die Ste Marie des Batignolles und hinterlegen Sie dort zu Händen des Priesters, der die Messe gerade gelesen hat, dieses Geld. Wenn Sie es überhaupt jemandem schulden, so ist es die kleine heilige Therese. Aber vergessen Sie nicht: in der Ste Marie des Batignolles.«

    »Ich sehe« – sagte da der Verwahrloste – »daß Sie mich und meine Ehrenhaftigkeit vollkommen begriffen haben. Ich gebe Ihnen mein Wort, daß ich mein Wort halten werde. Aber ich kann nur sonntags in die Messe gehen.«

    »Bitte, sonntags«, sagte der ältere Herr. Er zog zweihundert Francs aus der Brieftasche, gab sie dem Schwankenden und sagte: »Ich danke Ihnen!«

    »Es war mir ein Vergnügen« – antwortete dieser und verschwand alsbald in der tiefen Dunkelheit.

    Denn es war inzwischen unten finster geworden, indes oben, auf den Brücken und an den Kais, sich die silbernen Laternen entzündeten, um die fröhliche Nacht von Paris zu verkünden.
    2

    Auch der wohlgekleidete Herr verschwand in der Finsternis. Ihm war in der Tat das Wunder der Bekehrung zuteil geworden. Und er hatte beschlossen, das Leben der Ärmsten zu führen. Und er wohnte deshalb unter der Brücke.

    Aber was den anderen betrifft, so war er ein Trinker, geradezu ein Säufer. Er hieß Andreas. Und er lebte von Zufällen, wie viele Trinker. Lange war es her, daß er zweihundert Francs besessen hatte. Und vielleicht deshalb, weil es so lange her war, zog er beim kümmerlichen Schein einer der seltenen Laternen unter einer der Brücken ein Stückchen Papier hervor und den Stumpf von einem Bleistift und schrieb sich die Adresse der kleinen heiligen Therese auf und die Summe von zweihundert Francs, die er ihr von dieser Stunde an schuldete. Er ging eine der Treppen hinauf, die von den Ufern der Seine zu den Kais hinaufführen. Dort, das wußte er, gab es ein Restaurant. Und er trat ein, und er aß und trank reichlich, und er gab viel Geld aus, und er nahm noch eine ganze Flasche mit, für die Nacht, die er unter der Brücke zu verbringen gedachte, wie gewöhnlich. Ja, er klaubte sich sogar noch eine Zeitung aus einem Papierkorb auf. Aber nicht, um in ihr zu lesen, sondern um sich mit ihr zuzudecken. Denn Zeitungen halten warm, das wissen alle Obdachlosen.
    3

    Am nächsten Morgen stand Andreas früher auf, als er gewohnt war, denn er hatte ungewöhnlich gut geschlafen. Er erinnerte sich nach langer Überlegung, daß er gestern ein Wunder erlebt hatte, ein Wunder. Und, da er in dieser letzten warmen Nacht, zugedeckt von der Zeitung, besonders gut geschlafen zu haben glaubte, wie seit langem nicht, beschloß er auch, sich zu waschen, was er seit vielen Monaten, nämlich in der kälteren Jahreszeit, nicht getan hatte. Bevor er aber seine Kleider ablegte, griff er noch einmal in die innere linke Rocktasche, wo, seiner Erinnerung nach, der greifbare Rest des Wunders sich befinden mußte. Nun suchte er eine besonders abgelegene Stelle an der Böschung der Seine, um sich zumindest Gesicht und Hals zu waschen. Da es ihm aber schien, daß überall Menschen, armselige Menschen seiner Art eben (verkommen, wie er sie auf einmal selbst im stillen nannte), seiner Waschung zusehen könnten, verzichtete er schließlich auf sein Vorhaben und begnügte sich damit, nur die Hände ins Wasser zu tauchen. Hierauf zog er sich den Rock wieder an, griff noch einmal nach dem Schein in der linken inneren Tasche und kam sich vollständig gesäubert und geradezu verwandelt vor. Er ging in den Tag hinein, in einen seiner Tage, die er seit undenklichen Zeiten zu vertun gewohnt war, entschlossen, sich auch heute in die gewohnte Rue des Quatre Vents zu begeben, wo sich das russisch-armenische Restaurant Tari-Bari befand und wo er das kärgliche Geld, das ihm der tägliche Zufall beschied, in billigen Getränken anlegte.

    Allein, an dem ersten Zeitungskiosk, an dem er vorbeikam, blieb er stehen, angezogen von den Illustrationen mancher Wochenschriften, aber auch plötzlich von der Neugier erfaßt, zu wissen, welcher Tag heute sei, welches Datum und welchen Namen dieser Tag trage. Er kaufte also eine Zeitung und sah, daß es ein Donnerstag war, und erinnerte sich plötzlich, daß er an einem Donnerstag geboren worden war, und ohne nach dem Datum zu sehen, beschloß er, diesen Donnerstag gerade für seinen Geburtstag zu halten. Und da er schon von einer kindlichen Feiertagsfreude ergriffen war, zögerte er auch nicht mehr einen Augenblick, sich guten, ja edlen Vorsätzen hinzugeben und nicht in das Tari-Bari einzutreten, sondern, die Zeitung in der Hand, in eine bessere Taverne, um dort einen Kaffee, allerdings mit Rum arrosiert, zu nehmen und ein Butterbrot zu essen.

    Er ging also, selbstbewußt, trotz seiner zerlumpten Kleidung, in ein bürgerliches Bistro, setzte sich an einen Tisch, er, der seit so langer Zeit nur an der Theke zu stehen gewohnt war, das heißt: an ihr zu lehnen. Er setzte sich also. Und da sich seinem Sitz gegenüber ein Spiegel befand, konnte er auch nicht umhin, sein Angesicht zu betrachten, und es war ihm, als machte er jetzt aufs neue mit sich selbst Bekanntschaft. Da erschrak er allerdings. Er wußte auch zugleich, weshalb er sich in den letzten Jahren vor Spiegeln so gefürchtet hatte. Denn es war nicht gut, die eigene Verkommenheit mit eigenen Augen zu sehen. Und solange man es nicht anschaun mußte, war es beinahe so, als hätte man entweder überhaupt kein Angesicht, oder noch das alte, das herstammte aus der Zeit vor der Verkommenheit.

    Jetzt aber erschrak er, wie gesagt, insbesondere, da er seine Physiognomie mit jenen der wohlanständigen Männer verglich, die in seiner Nachbarschaft saßen. Vor acht Tagen hatte er sich rasieren lassen, schlecht und recht, wie es eben ging, von einem seiner Schicksalsgenossen, die hie und da bereit waren, einen Bruder zu rasieren, gegen ein geringes Entgelt. Jetzt aber galt es, da man beschlossen hatte, ein neues Leben zu beginnen, sich wirklich, sich endgültig rasieren zu lassen. Er beschloß, in einen richtigen Friseurladen zu gehen, bevor er noch etwas bestellte.

    Gedacht, getan – und er ging in einen Friseurladen.

    Als er in die Taverne zurückkam, war der Platz, den er vorher eingenommen hatte, besetzt, und er konnte sich also nur von ferne im Spiegel sehen. Aber es reichte vollkommen, damit er erkenne, daß er verändert sei, verjüngt und verschönt. Ja, es war, als ginge von seinem Angesicht ein Glanz aus, der die Zerlumptheit der Kleider unbedeutend machte und die sichtlich zerschlissene Hemdbrust – und die rot-weiß gestreifte Krawatte, geschlungen um den Kragen mit rissigem Rand.

    Also setzte er sich, unser Andreas, und im Bewußtsein seiner Erneuerung bestellte er mit jener sicheren Stimme, die er dereinst besessen hatte und die ihm jetzt wieder, wie eine alte liebe Freundin, zurückgekommen schien, einen »café, arroseé rhum«. Diesen bekam er auch, und, wie er zu bemerken glaubte, mit allem gehörigen Respekt, wie er sonst von Kellnern ehrwürdigen Gästen gegenüber bezeugt wird. Dies schmeichelte unserm Andreas besonders, es erhöhte ihn auch, und es bestätigte ihm seine Annahme, daß er gerade heute Geburtstag habe.

    Ein Herr, der allein in der Nähe des Obdachlosen saß, betrachtete ihn längere Zeit, wandte sich um und sagte: »Wollen Sie Geld verdienen? Sie können bei mir arbeiten. Ich übersiedle nämlich morgen. Sie könnten meiner Frau und auch den Möbelpackern helfen. Mir scheint, Sie sind kräftig genug. Sie können doch? Sie wollen doch?«

    »Gewiß will ich«, antwortete Andreas.

    »Und was verlangen Sie«, fragte der Herr, »für eine Arbeit von zwei Tagen? Morgen und Samstag? Denn ich habe eine ziemlich große Wohnung, müssen Sie wissen, und ich beziehe eine noch größere. Und viele Möbel habe ich auch. Und ich selbst habe in meinem Geschäft zu tun.«

    »Bitte, ich bin dabei!« – sagte der Obdachlose.

    »Trinken Sie?« – fragte der Herr.

    Und er bestellte zwei Pernods, und sie stießen an, der Herr und der Andreas, und sie wurden miteinander auch über den Preis einig: er betrug zweihundert Francs.

    »Trinken wir noch einen?« – fragte der Herr, nachdem er den ersten Pernod geleert hatte.

    »Aber jetzt werde ich zahlen«, sagte der obdachlose Andreas. »Denn Sie kennen mich nicht: ich bin ein Ehrenmann. Ein ehrlicher Arbeiter. Sehen Sie meine Hände!« – Und er zeigte seine Hände her. – »Es sind schmutzige, schwielige, aber ehrliche Arbeiterhände.«

    »Das hab’ ich gern!« – sagte der Herr. Er hatte funkelnde Augen, ein rosa Kindergesicht und genau in der Mitte einen schwarzen kleinen Schnurrbart. Es war, im ganzen genommen, ein ziemlich freundlicher Mann, und Andreas gefiel er gut.

    Sie tranken also zusammen, und Andreas zahlte die zweite Runde. Und als sich der Herr mit dem Kindergesicht erhob, sah Andreas, daß er sehr dick war. Er zog seine Visitenkarte aus der Brieftasche und schrieb seine Adresse darauf. Und hierauf zog er noch einen Hundertfrancsschein aus der gleichen Brieftasche, überreichte beides dem Andreas und sagte dazu: »Damit Sie auch sicher morgen kommen! Morgen früh um acht! Vergessen Sie nicht! Und den Rest bekommen Sie! Und nach der Arbeit trinken wir wieder einen Apéritif zusammen. Auf Wiedersehn! lieber Freund!« – Damit ging der Herr, der dicke, mit dem Kindergesicht, und den Andreas verwunderte nichts mehr als dies, daß der dicke Mann die Adresse aus der gleichen Tasche gezogen hatte wie das Geld.

    Nun, da er Geld besaß und noch die Aussicht hatte, mehr zu verdienen, beschloß er, sich ebenfalls eine Brieftasche anzuschaffen. Zu diesem Zweck begab er sich auf die Suche nach einem Lederwaren-Laden. In dem ersten, der auf seinem Wege lag, stand eine junge Verkäuferin. Sie erschien ihm sehr hübsch, wie sie so hinter dem Ladentisch stand, in einem strengen schwarzen Kleid, ein weißes Lätzchen über der Brust, mit Löckchen am Kopf und einem schweren Goldreifen am rechten Handgelenk. Er nahm den Hut vor ihr ab und sagte heiter: »Ich suche eine Brieftasche.« Das Mädchen warf einen flüchtigen Blick auf seine schlechte Kleidung, aber es war nichts Böses in ihrem Blick, sondern sie hatte den Kunden nur einfach abschätzen wollen. Denn es befanden sich in ihrem Laden teure, mittelteure und ganz billige Brieftaschen. Um überflüssige Fragen zu ersparen, stieg sie sofort eine Leiter hinauf und holte eine Schachtel aus der höchsten Etagere. Dort lagerten nämlich die Brieftaschen, die manche Kunden zurückgebracht hatten, um sie gegen andere einzutauschen. Hierbei sah Andreas, daß dieses Mädchen sehr schöne Beine und sehr schlanke Halbschuhe hatte, und er erinnerte sich jener halbvergessenen Zeiten, in denen er selbst solche Waden gestreichelt, solche Füße geküßt hatte; aber der Gesichter erinnerte er sich nicht mehr, der Gesichter der Frauen; mit Ausnahme eines einzigen, nämlich jenes, für das er im Gefängnis gesessen hatte.

    Indessen stieg das Mädchen von der Leiter, öffnete die Schachtel, und er wählte eine der Brieftaschen, die zuoberst lagen, ohne sie näher anzusehen. Er zahlte und setzte den Hut wieder auf und lächelte dem Mädchen zu, und das Mädchen lächelte wieder. Zerstreut steckte er die neue Brieftasche ein, aber das Geld ließ er daneben liegen. Ohne Sinn erschien ihm plötzlich die Brieftasche. Hingegen beschäftigte er sich mit der Leiter, mit den Beinen, mit den Füßen des Mädchens. Deshalb ging er in die Richtung des Montmartre, jene Stätten zu suchen, an denen er früher Lust genossen hatte. In einem steilen und engen Gäßchen fand er auch die Taverne mit den Mädchen. Er setzte sich mit mehreren an einen Tisch, bezahlte eine Runde und wählte eines von den Mädchen, und zwar jenes, das ihm am nächsten saß. Hierauf ging er zu ihr. Und obwohl es erst Nachmittag war, schlief er bis in den grauenden Morgen – und weil die Wirte gutmütig waren, ließen sie ihn schlafen.

    Am nächsten Morgen, am Freitag also, ging er zu der Arbeit, zu dem dicken Herrn. Dort galt es, der Hausfrau beim Einpacken zu helfen, und obwohl die Möbelpacker bereits ihr Werk verrichteten, blieben für Andreas noch genug schwierige und weniger harte Hilfeleistungen übrig. Doch spürte er im Laufe des Tages die Kraft in seine Muskeln zurückkehren und freute sich der Arbeit. Denn bei der Arbeit war er aufgewachsen, ein Kohlenarbeiter, wie sein Vater, und noch ein wenig ein Bauer, wie sein Großvater. Hätte ihn nur die Frau des Hauses nicht so aufgeregt, die ihm sinnlose Befehle erteilte und ihn mit einem einzigen Atemzug hierhin und dorthin beorderte, so daß er nicht wußte, wo ihm der Kopf stand. Aber sie selbst war aufgeregt, er sah es ein. Es konnte auch ihr nicht leichtfallen, so mir nichts, dir nichts, zu übersiedeln, und vielleicht hatte sie auch Angst vor dem neuen Haus. Sie stand angezogen, im Mantel, mit Hut und Handschuhen, Täschchen und Regenschirm, obwohl sie doch hätte wissen müssen, daß sie noch einen Tag und eine Nacht und auch morgen noch im Hause verbleiben müsse. Von Zeit zu Zeit mußte sie sich die Lippen schminken, Andreas begriff es vortrefflich. Denn sie war eine Dame. Andreas arbeitete den ganzen Tag. Als er fertig war, sagte die Frau des Hauses zu ihm: »Kommen Sie morgen pünktlich, um sieben Uhr früh.« Sie zog ein Beutelchen aus ihrem Täschchen, Silbermünzen lagen darin. Sie suchte lange, ergriff ein Zehnfrancsstück, ließ es aber wieder ruhen, dann entschloß sie sich, fünf Francs hervorzuziehen. »Hier ein Trinkgeld!« – sagte sie. »Aber« – so fügte sie hinzu – »vertrinken Sie’s nicht ganz und seien Sie pünktlich morgen hier!«

    Andreas dankte, ging, vertrank das Trinkgeld, aber nicht mehr. Er verschlief diese Nacht in einem kleinen Hotel.

    Man weckte ihn um sechs Uhr morgens. Und er ging frisch an seine Arbeit.
    4

    So kam er am nächsten Morgen, früher noch als die Möbelpacker. Und wie am vorigen Tage stand die Frau des Hauses schon da, angekleidet, mit Hut und Handschuhen, als hätte sie sich gar nicht schlafen gelegt, und sagte zu ihm freundlich: »Ich sehe also, daß Sie gestern meiner Mahnung gefolgt sind und wirklich nicht alles Geld vertrunken haben.«

    Nun machte sich Andreas an die Arbeit. Und er begleitete noch die Frau in das neue Haus, in das sie übersiedelten, und wartete, bis der freundliche, dicke Mann kam, und der bezahlte ihm den versprochenen Lohn.

    »Ich lade Sie noch auf einen Trunk ein«, sagte der dicke Herr. »Kommen Sie mit.«

    Aber die Frau des Hauses verhinderte es, denn sie trat dazwischen und verstellte geradezu ihrem Mann den Weg und sagte: »Wir müssen gleich essen.« Also ging Andreas allein weg, trank allein und aß allein an diesem Abend und trat noch in zwei Tavernen ein, um an den Theken zu trinken. Er trank viel, aber er betrank sich nicht und gab acht, daß er nicht zuviel Geld ausgäbe, denn er wollte morgen, eingedenk seines Versprechens, in die Kapelle Ste Marie des Batignolles gehen, um wenigstens einen Teil seiner Schuld an die kleine heilige Therese abzustatten. Allerdings trank er gerade so viel, daß er nicht mehr mit einem ganz sicheren Auge und mit dem Instinkt, den nur die Armut verleiht, das allerbilligste Hotel jener Gegend finden konnte.

    Also fand er ein etwas teureres Hotel und auch hier zahlte er im voraus, weil er zerschlissene Kleider und kein Gepäck hatte. Aber er machte sich gar nichts daraus und schlief ruhig, ja, bis in den Tag hinein. Er erwachte durch das Dröhnen der Glocken einer nahen Kirche und wußte sofort, was heute für ein wichtiger Tag sei: ein Sonntag; und daß er zur kleinen heiligen Therese müsse, um ihr seine Schuld zurückzuzahlen. Flugs fuhr er nun in die Kleider und begab sich schnellen Schrittes zu dem Platz, wo sich die Kapelle befand. Er kam aber dennoch nicht rechtzeitig zur Zehn-Uhr-Messe an, die Leute strömten ihm gerade aus der Kirche entgegen. Er fragte, wann die nächste Messe beginne, und man sagte ihm, sie fände um zwölf Uhr statt. Er wurde ein wenig ratlos, wie er so vor dem Eingang der Kapelle stand. Er hatte noch eine Stunde Zeit, und diese wollte er keineswegs auf der Straße verbringen. Er sah sich also um, wo er am besten warten könne, und erblickte rechts schräg gegenüber der Kapelle ein Bistro, und dorthin ging er und beschloß, die Stunde, die ihm übrigblieb, abzuwarten.

    Mit der Sicherheit eines Menschen, der Geld in seiner Tasche weiß, bestellte er einen Pernod, und er trank ihn auch mit der Sicherheit eines Menschen, der schon viele in seinem Leben getrunken hatte. Er trank noch einen zweiten und einen dritten, und er schüttete immer weniger Wasser in sein Glas nach. Und als gar der vierte kam, wußte er nicht mehr, ob er zwei, fünf oder sechs Gläser getrunken hatte. Auch erinnerte er sich nicht mehr, weshalb er in dieses Café und an diesen Ort geraten sei. Er wußte lediglich noch, daß er hier einer Pflicht, einer Ehrenpflicht, zu gehorchen hatte, und er zahlte, erhob sich, ging, immerhin noch sicheren Schrittes, zur Tür hinaus, erblickte die Kapelle schräg links gegenüber und wußte sofort wiederum, wo, warum und wozu er sich hier befinde. Eben wollte er den ersten Schritt in die Richtung der Kapelle lenken, als er plötzlich seinen Namen rufen hörte. »Andreas!« – rief eine Stimme, eine Frauenstimme. Sie kam aus verschütteten Zeiten. Er hielt inne und wandte den Kopf nach rechts, woher die Stimme gekommen war. Und er erkannte sofort das Gesicht, dessentwegen er im Gefängnis gesessen war. Es war Karoline.

    Karoline! Zwar trug sie Hut und Kleider, die er nie an ihr gekannt hatte, aber es war doch ihr Gesicht, und also zögerte er nicht, ihr in die Arme zu fallen, die sie im Nu ausgebreitet hatte. »Welch eine Begegnung«, sagte sie. Und es war wahrhaftig ihre Stimme, die Stimme der Karoline. »Bist du allein?« – fragte sie.

    »Ja«, sagte er, »ich bin allein.«

    »Komm, wir wollen uns aussprechen«, sagte sie.

    »Aber, aber«, erwiderte er, »ich bin verabredet.«

    »Mit einem Frauenzimmer?« – fragte sie.

    »Ja«, – sagte er furchtsam.

    »Mit wem?«

    »Mit der kleinen Therese« – antwortete er.

    »Sie hat nichts zu bedeuten« – sagte Karoline.

    In diesem Augenblick fuhr ein Taxi vorbei, und Karoline hielt es mit ihrem Regenschirm auf. Und schon sagte sie eine Adresse dem Chauffeur, und ehe sich es noch Andreas versehen hatte, saß er drinnen im Wagen neben Karoline, und schon rollten sie, schon rasten sie dahin, wie es Andreas schien, durch teils bekannte, teils unbekannte Straßen, weiß Gott, in welche Gefilde!

    Jetzt kamen sie in eine Gegend außerhalb der Stadt; lichtgrün, vorfrühlingsgrün war die Landschaft, in der sie hielten, das heißt der Garten, hinter dessen spärlichen Bäumen sich ein verschwiegenes Restaurant verbarg.

    Karoline stieg zuerst aus; mit dem Sturmesschritt, den er an ihr gewohnt war, stieg sie zuerst aus, über seine Knie hinweg. Sie zahlte, und er folgte ihr. Und sie gingen ins Restaurant und saßen nebeneinander auf einer Banquette aus grünem Plüsch, wie einst in jungen Zeiten, vor dem Kriminal. Sie bestellte das Essen, wie immer, und sie sah ihn an, und er wagte nicht, sie anzusehen.

    »Wo bist du die ganze Zeit gewesen?« – fragte sie.

    »Überall, nirgends« – sagte er. »Ich arbeite erst seit zwei Tagen wieder. Die ganze Zeit, seitdem wir uns nicht wiedergesehn haben, habe ich getrunken, und ich habe unter den Brücken geschlafen, wie alle unsereins, und du hast wahrscheinlich ein besseres Leben geführt. – Mit Männern«, fügte er nach einiger Zeit hinzu.

    »Und du?« fragte sie. »Mittendrin, wo du versoffen bist und ohne Arbeit und wo du unter den Brücken schläfst, hast du noch Zeit und Gelegenheit, eine Therese kennenzulernen. Und wenn ich nicht gekommen wäre, zufällig, wärest du wirklich zu ihr hingegangen.«

    Er antwortete nicht, er schwieg, bis sie beide das Fleisch gegessen hatten und der Käse kam und das Obst. Und wie er den letzten Schluck Wein aus seinem Glase getrunken hatte, überfiel ihn aufs neue jener plötzliche Schrecken, den er vor langen Jahren, während der Zeit seines Zusammenlebens mit Karoline, so oft gefühlt hatte. Und er wollte ihr wieder einmal entfliehen, und er rief: »Kellner, zahlen!« Sie aber fuhr ihm dazwischen: »Das ist meine Sache, Kellner!« Der Kellner, es war ein gereifter Mann mit erfahrenen Augen, sagte: »Der Herr hat zuerst gerufen.« Andreas war es also auch, der zahlte. Bei dieser Gelegenheit hatte er das ganze Geld aus der linken inneren Rocktasche hervorgeholt, und nachdem er gezahlt hatte, sah er mit einigem, allerdings durch Weingenuß gemildertem Schrecken, daß er nicht mehr die ganze Summe besaß, die er der kleinen Heiligen schuldete. »Aber es geschehen«, sagte er sich im stillen, »mir heutzutage so viele Wunder hintereinander, daß ich wohl sicherlich die nächste Woche noch das schuldige Geld aufbringen und zurückzahlen werde.«

    »Du bist also ein reicher Mann«, sagte Karoline auf der Straße. »Von dieser kleinen Therese läßt du dich wohl aushalten.«

    Er erwiderte nichts, und also war sie dessen sicher, daß sie recht hatte. Sie verlangte, ins Kino geführt zu werden. Und er ging mit ihr ins Kino. Nach langer Zeit sah er wieder ein Filmstück. Aber es war schon so lange her, daß er eines gesehen hatte, daß er dieses kaum mehr verstand und an der Schulter der Karoline einschlief. Hierauf gingen sie in ein Tanzlokal, wo man Ziehharmonika spielte, und es war schon so lange her, seitdem er zuletzt getanzt hatte, daß er gar nicht mehr recht tanzen konnte, als er es mit Karoline versuchte. Also nahmen sie ihm andere Tänzer weg, sie war immer noch recht frisch und begehrenswert. Er saß allein am Tisch und trank wieder Pernod, und es war ihm wie in alten Zeiten, wo Karoline auch mit anderen getanzt und er allein am Tisch getrunken hatte. Infolgedessen holte er sie auch plötzlich und gewaltsam aus den Armen eines Tänzers weg und sagte: »Wir gehen nach Hause!« Faßte sie am Nacken und ließ sie nicht mehr los, zahlte und ging mit ihr nach Hause. Sie wohnte in der Nähe.

    Und so war alles wie in alten Zeiten, in den Zeiten vor dem Kriminal.
    5

    Sehr früh am Morgen erwachte er. Karoline schlief noch. Ein einzelner Vogel zwitscherte vor dem offenen Fenster. Eine Zeitlang blieb er mit offenen Augen liegen und nicht länger als ein paar Minuten. In diesen wenigen Minuten dachte er nach. Es kam ihm vor, daß ihm seit langer Zeit nicht so viel Merkwürdiges passiert sei wie in dieser einzigen Woche. Auf einmal wandte er sein Gesicht um und sah Karoline zu seiner Rechten. Was er gestern bei der Begegnung mit ihr nicht gesehen hatte, bemerkte er jetzt: sie war alt geworden: blaß, aufgedunsen und schwer atmend schlief sie den Morgenschlaf alternder Frauen. Er erkannte den Wandel der Zeiten, die an ihm selbst vorbeigegangen waren. Und er erkannte auch den Wandel seiner selbst, und er beschloß, sofort aufzustehen, ohne Karoline zu wecken, und ebenso zufällig, oder besser gesagt, schicksalshaft wegzugehen, so wie sie beide, Karoline und er, gestern zusammengekommen waren. Verstohlen zog er sich an und ging davon, in einen neuen Tag hinein, in einen seiner gewohnten neuen Tage.

    Das heißt, eigentlich in einen seiner ungewohnten. Denn als er in die linke Brusttasche griff, wo er das erst seit einiger Zeit erworbene oder gefundene Geld aufzuheben gewohnt war, bemerkte er, daß ihm nur noch mehr ein Schein von fünfzig Francs verblieben war und ein paar kleine Münzen dazu. Und er, der schon seit langen Jahren nicht gewußt hatte, was Geld bedeute, und auf dessen Bedeutung er keineswegs mehr achtgegeben hatte, erschrak nunmehr, so wie einer zu erschrecken pflegt, der gewohnt ist, immer Geld in der Tasche zu haben, und auf einmal in die Verlegenheit gerät, sehr wenig noch in ihr zu finden. Auf einmal schien es ihm, inmitten der morgengrauen, verlassenen Gasse, daß er, der seit unzähligen Monaten Geldlose, plötzlich arm geworden sei, weil er nicht mehr so viele Scheine in der Tasche verspürte, wie er sie in den letzten Tagen besessen hatte. Und es kam ihm vor, daß die Zeit seiner Geldlosigkeit sehr, sehr weit hinter ihm zurück läge, und daß er eigentlich den Betrag, welcher den ihm gebührenden Lebensstandard aufrechterhalten sollte, übermütiger sowie auch leichtfertiger Weise für Karoline ausgegeben hatte.

    Er war also böse auf Karoline. Und auf einmal begann er, der niemals auf Geldbesitz Wert gelegt hatte, den Wert des Geldes zu schätzen. Auf einmal fand er, daß der Besitz eines Fünfzig-Francs-Scheines lächerlich sei für einen Mann von solchem Wert und daß er überhaupt, um auch nur über den Wert seiner Persönlichkeit sich selber klarzuwerden, es unbedingt nötig habe, über sich selbst in Ruhe bei einem Glas Pernod nachzudenken.

    Nun suchte er sich unter den nächstliegenden Gaststätten eine aus, die ihm am gefälligsten schien, setzte sich dorthin und bestellte einen Pernod. Während er ihn trank, erinnerte er sich daran, daß er eigentlich ohne Aufenthaltserlaubnis in Paris lebte, und er sah seine Papiere nach. Und hierauf fand er, daß er eigentlich ausgewiesen sei, denn er war als Kohlenarbeiter nach Frankreich gekommen, und er stammte aus Olschowice, aus dem polnischen Schlesien.
    6

    Hierauf, während er seine halbzerfetzten Papiere vor sich auf dem Tisch ausbreitete, erinnerte er sich daran, daß er eines Tages, vor vielen Jahren, hierher gekommen war, weil man in der Zeitung kundgemacht hatte, daß man in Frankreich Kohlenarbeiter suche. Und er hatte sich sein Lebtag nach einem fernen Lande gesehnt. Und er hatte in den Gruben von Quebecque gearbeitet und er war einquartiert gewesen bei seinen Landsleuten, dem Ehepaar Schebiec. Und er liebte die Frau, und da der Mann sie eines Tages zu Tode schlagen wollte, schlug er, Andreas, den Mann tot. Dann saß er zwei Jahre im Kriminal.

    Diese Frau war eben Karoline.

    Und dieses alles dachte Andreas im Betrachten seiner bereits ungültig gewordenen Papiere. Und hierauf bestellte er noch einen Pernod, denn er war ganz unglücklich.

    Als er sich endlich erhob, verspürte er zwar eine Art von Hunger, aber nur jenen, von dem lediglich Trinker befallen werden können. Es ist dies nämlich eine besondere Art von Begehrlichkeit (nicht nach Nahrung), die lediglich ein paar Augenblicke dauert und sofort gestillt wird, sobald derjenige, der sie verspürt, sich ein bestimmtes Getränk vorstellt, das ihm in diesem bestimmten Moment zu behagen scheint.

    Lange schon hatte Andreas vergessen, wie er mit Vatersnamen hieß. Jetzt aber, nachdem er soeben seine ungültigen Papiere noch einmal gesehen hatte, erinnerte er sich daran, daß er Kartak hieße: Andreas Kartak. Und es war ihm, als entdeckte er sich selbst erst seit langen Jahren wieder.

    Immerhin grollte er einigermaßen dem Schicksal, das ihm nicht wieder, wie das letztemal, einen dicken, schnurrbärtigen, kindergesichtigen Mann in dieses Caféhaus geschickt hatte, der es ihm möglich gemacht hätte, neues Geld zu verdienen. Denn an nichts gewöhnen sich die Menschen so leicht wie an Wunder, wenn sie ihnen ein-, zwei-, dreimal widerfahren sind. Ja! Die Natur der Menschen ist derart, daß sie sogar böse werden, wenn ihnen nicht unaufhörlich all jenes zuteil wird, was ihnen ein zufälliges und vorübergehendes Geschick versprochen zu haben scheint. So sind die Menschen – – und was wollten wir anderes von Andreas erwarten? Den Rest des Tages verbrachte er also in verschiedenen anderen Tavernen, und er gab sich bereits damit zufrieden, daß die Zeit der Wunder, die er erlebt hatte, vorbei sei; endgültig vorbei sei, und seine alte Zeit nun wieder begonnen habe. Und zu jenem langsamen Untergang entschlossen, zu dem Trinker immer bereit sind – Nüchterne werden das nie erfahren! –, begab sich Andreas wieder an die Ufer der Seine, unter die Brücken.

    Er schlief dort, halb bei Tag und halb bei Nacht, so wie er es gewohnt gewesen war seit einem Jahr, hier und dort eine Flasche Schnaps ausleihend bei dem und jenem seiner Schicksalsgenossen – – bis zur Nacht des Donnerstags auf Freitag.

    In jener Nacht nämlich träumte ihm, daß die kleine Therese in der Gestalt eines blondgelockten Mädchens zu ihm käme und ihm sagte: »Warum bist du letzten Sonntag nicht bei mir gewesen?« Und die kleine Heilige sah genauso aus, wie er sich vor vielen Jahren seine eigene Tochter vorgestellt hatte. Und er hatte gar keine Tochter! Und im Traum sagte er zu der kleinen Therese: »Wie sprichst du zu mir? Hast du vergessen, daß ich dein Vater bin?« Die Kleine antwortete: »Verzeih, Vater, aber tu mir den Gefallen und komm morgen, Sonntag, zu mir in die Ste Marie des Batignolles.«

    Nach dieser Nacht, in der er diesen Traum geträumt hatte, erhob er sich erfrischt und wie vor einer Woche, als ihm noch die Wunder geschehen waren, so als nähme er den Traum für ein wahres Wunder. Noch einmal wollte er sich am Flusse waschen. Aber bevor er seinen Rock zu diesem Zweck ablegte, griff er in die linke Brusttasche, in der vagen Hoffnung, es könnte sich dort noch irgend etwas Geld vorfinden, von dem er vielleicht gar nichts gewußt hätte. Er griff in die linke innere Brusttasche seines Rockes, und seine Hand fand dort zwar keinen Geldschein, wohl aber jene lederne Brieftasche, die er vor ein paar Tagen gekauft hatte. Diese zog er hervor. Es war eine äußerst billige, bereits verbrauchte, umgetauschte, wie nicht anders zu erwarten. Spaltleder. Rindsleder. Er betrachtete sie, weil er sich nicht mehr erinnerte, daß, wo und wann er sie gekauft hatte. Wie kommt das zu mir? fragte er sich. Schließlich öffnete er das Ding und sah, daß es zwei Fächer hatte. Neugierig sah er in beide hinein, und in einem von ihnen war ein Geldschein. Und er zog ihn hervor, es war ein Tausend-Francs-Schein.

    Hierauf steckte er die tausend Francs in die Hosentasche und ging an das Ufer der Seine, und ohne sich um seine Unheilsgenossen zu kümmern, wusch er sich Gesicht und den Hals sogar, und dies beinahe fröhlich. Hierauf zog er sich den Rock wieder an und ging in den Tag hinein, und er begann den Tag damit, daß er in ein Tabac eintrat, um Zigaretten zu kaufen.

    Nun hatte er zwar Kleingeld genug, um die Zigaretten bezahlen zu können, aber er wußte nicht, bei welcher Gelegenheit er den Tausend-Francs-Schein, den er so wunderbarerweise in der Brieftasche gefunden hatte, wechseln könnte. Denn soviel Welterfahrung besaß er schon, daß er ahnte, es bestünde in den Augen der Welt, das heißt, in den Augen der maßgebenden Welt, ein bedeutender Gegensatz zwischen seiner Kleidung, seinem Aussehen und einem Schein von tausend Francs. Immerhin beschloß er, mutig, wie er durch das erneuerte Wunder geworden war, die Banknote zu zeigen. Allerdings, den Rest der Klugheit noch gebrauchend, der ihm verblieben war, um dem Herrn an der Kasse des Tabacs zu sagen: »Bitte, wenn Sie tausend Francs nicht wechseln können, gebe ich Ihnen auch Kleingeld. Ich möchte sie aber gerne gewechselt haben.«

    Zum Erstaunen Andreas’ sagte der Herr vom Tabac: »Im Gegenteil! Ich brauche einen Tausend-Francs-Schein, Sie kommen mir sehr gelegen.« Und der Besitzer wechselte den Tausend-Francs-Schein. Hierauf blieb Andreas ein wenig an der Theke stehen und trank drei Gläser Weißwein; gewissermaßen aus Dankbarkeit gegenüber dem Schicksal.
    7

    Indes er so an der Theke stand, fiel ihm eine eingerahmte Zeichnung auf, die hinter dem breiten Rücken des Wirtes an der Wand hing, und diese Zeichnung erinnerte ihn an einen alten Schulkameraden aus Olschowice. Er fragte den Wirt:

    »Wer ist das? Den kenne ich, glaube ich.« Darauf brachen sowohl der Wirt, als auch sämtliche Gäste, die an der Theke standen, in ein ungeheures Gelächter aus. Und sie riefen alle: »Wie, er kennt ihn nicht!«

    Denn es war in der Tat der große Fußballspieler Kanjak, schlesischer Abkunft, allen normalen Menschen wohlbekannt. Aber woher sollten ihn Alkoholiker, die unter den Seine-Brücken schliefen, kennen, und wie, zum Beispiel, unser Andreas? Da er sich aber schämte, und insbesondere deshalb, weil er soeben einen Tausend-Francs-Schein gewechselt hatte, sagte Andreas: »Oh, natürlich kenne ich ihn, und es ist sogar mein Freund. Aber die Zeichnung schien mir mißraten.« Hierauf, und damit man ihn nicht weiter fragte, zahlte er schnell und ging.

    Jetzt verspürte er Hunger. Er suchte also das nächste Gasthaus auf und aß und trank einen roten Wein und nach dem Käse einen Kaffee und beschloß, den Nachmittag in einem Kino zu verbringen. Er wußte nur noch nicht, in welchem. Er begab sich also im Bewußtsein dessen, daß er im Augenblick so viel Geld besäße, wie jeder der wohlhabenden Männer, die ihm auf der Straße entgegenkommen mochten, auf die großen Boulevards. Zwischen der Oper und dem Boulevard des Capucines suchte er nach einem Film, der ihm wohl gefallen möchte, und schließlich fand er einen. Das Plakat, das diesen Film ankündigte, stellte nämlich einen Mann dar, der in einem fernen Abenteuer offenbar unterzugehen gedachte. Er schlich, wie das Plakat vorgab, durch eine erbarmungslose, sonnverbrannte Wüste. In dieses Kino trat nun Andreas ein. Er sah den Film vom Mann, der durch die sonnverbrannte Wüste geht. Und schon war Andreas im Begriffe, den Helden des Films sympathisch und ihn sich selbst verwandt zu fühlen, als plötzlich das Kinostück eine unerwartet glückliche Wendung nahm und der Mann in der Wüste von einer vorbeiziehenden, wissenschaftlichen Karawane gerettet und in den Schoß der europäischen Zivilisation zurückgeführt wurde. Hierauf verlor Andreas jede Sympathie für den Helden des Films. Und schon war er im Begriff, sich zu erheben, als auf der Leinwand das Bild jenes Schulkameraden erschien, dessen Zeichnung er vor einer Weile, an der Theke stehend, hinter dem Rücken des Wirtes der Taverne gesehen hatte. Es war der große Fußballspieler Kanjak. Hierauf erinnerte sich Andreas, daß er einmal, vor zwanzig Jahren, mit Kanjak zusammen in der gleichen Schulbank gesessen hatte, und er beschloß, sich morgen sofort zu erkundigen, ob sein alter Schulkollege sich in Paris aufhielte.

    Denn er hatte, unser Andreas, nicht weniger als neunhundertachtzig Francs in der Tasche.

    Und dies ist nicht wenig.
    8

    Bevor er aber das Kino verließ, fiel es ihm ein, daß er es gar nicht nötig hätte, bis morgen früh auf die Adresse seines Freundes und Schulkameraden zu warten; insbesondere in Anbetracht der ziemlich hohen Summe, die er in der Tasche liegen hatte.

    Er war jetzt, in Anbetracht des Geldes, das ihm verblieb, so mutig geworden, daß er beschloß, sich an der Kasse nach der Adresse seines Freundes zu erkundigen, des berühmten Fußballspielers Kanjak. Er hatte gedacht, man müßte zu diesem Zweck den Direktor des Kinos persönlich fragen. Aber nein! Wer war in ganz Paris so bekannt wie der Fußballspieler Kanjak? Der Türsteher schon kannte seine Adresse. Er wohnte in einem Hotel an den Champs Elysées. Der Türsteher sagte ihm auch den Namen des Hotels; und sofort begab sich unser Andreas auf den Weg dorthin.

    Es war ein vornehmes, kleines und stilles Hotel, gerade eines jener Hotels, in denen Fußballspieler und Boxer, die Elite unserer Zeit, zu wohnen pflegen. Andreas kam sich in der Vorhalle etwas fremd vor, und auch den Angestellten des Hotels kam er etwas fremd vor. Immerhin sagten sie, der berühmte Fußballspieler Kanjak sei zu Hause und bereit, jeden Moment in die Vorhalle zu kommen.

    Nach ein paar Minuten kam er auch herunter, und sie erkannten sich beide sofort. Und sie tauschten im Stehen noch alte Schulerinnerungen aus, und hierauf gingen sie zusammen essen, und es herrschte große Fröhlichkeit zwischen beiden. Sie gingen zusammen essen, und es ergab sich also infolgedessen, daß der berühmte Fußballspieler seinen verkommenen Freund folgendes fragte:

    »Warum schaust du so verkommen aus, was trägst du überhaupt für Lumpen an deinem Leib?«

    »Es wäre schrecklich« – antwortete Andreas – »wenn ich erzählen wollte, wie das alles gekommen ist. Und es würde auch die Freude an unserem glücklichen Zusammentreffen bedeutsam stören. Laß uns darüber lieber kein Wort verlieren. Reden wir von was Heiterem.«

    »Ich habe viele Anzüge« – sagte der berühmte Fußballspieler Kanjak. »Und es wird mir eine Freude sein, dir den einen oder den anderen davon abzugeben. Du hast neben mir in der Schulbank gesessen, und du hast mich abschreiben lassen. Was bedeutet schon ein Anzug für mich! Wo soll ich ihn dir hinschicken?« »Das kannst du nicht«, erwiderte Andreas – »und zwar einfach deshalb, weil ich keine Adresse habe. Ich wohne nämlich seit einiger Zeit unter den Brücken an der Seine.«

    »So werde ich dir also« – sagte der Fußballspieler Kanjak – »ein Zimmer mieten, einfach zu dem Zweck, dir einen Anzug schenken zu können. Komm!«

    Nachdem sie gegessen hatten, gingen sie hin, und der Fußballspieler Kanjak mietete ein Zimmer, und dieses kostete fünfundzwanzig Francs pro Tag und war gelegen in der Nähe der großartigen Kirche von Paris, die unter dem Namen »Madeleine« bekannt ist.
    9

    Das Zimmer war im fünften Stock gelegen, und Andreas und der Fußballspieler mußten den Lift benützen. Andreas besaß selbstverständlich kein Gepäck. Aber weder der Portier noch der Liftboy noch sonst irgendeiner von dem Personal des Hotels verwunderte sich darüber. Denn es war einfach ein Wunder, und innerhalb des Wunders gibt es nichts Verwunderliches. Als sie beide im Zimmer oben standen, sagte der Fußballspieler Kanjak zu seinem Schulbankgenossen Andreas: »Du brauchst wahrscheinlich eine Seife.«

    »Unsereins« – erwiderte Andreas – »kann auch ohne Seife leben. Ich gedenke hier acht Tage ohne Seife zu wohnen, und ich werde mich trotzdem waschen. Ich möchte aber, daß wir uns zur Ehre dieses Zimmers sofort etwas zum Trinken bestellen.«

    Und der Fußballspieler bestellte ein Flasche Kognak. Diese tranken sie bis zur Neige. Hierauf verließen sie das Zimmer und nahmen ein Taxi und fuhren auf den Montmartre, und zwar in jenes Café, wo die Mädchen saßen und wo Andreas erst ein paar Tage vorher gewesen war. Nachdem sie dort zwei Stunden gesessen und Erinnerungen aus der Schulzeit ausgetauscht hatten, führte der Fußballspieler Andreas nach Hause, das heißt, in das Hotelzimmer, das er ihm gemietet hatte, und sagte zu ihm: »Jetzt ist es spät. Ich lasse dich allein. Ich schicke dir morgen zwei Anzüge. Und – brauchst du Geld?«

    »Nein« – sagte Andreas – »ich habe neunhundertachtzig Francs, und das ist nicht wenig. Geh nach Hause!«

    »Ich komme in zwei oder drei Tagen« – sagte der Freund, der Fußballspieler.
    10

    Das Hotelzimmer, in dem Andreas nunmehr wohnte, hatte die Nummer: neunundachtzig. Sobald Andreas sich allein in diesem Zimmer befand, setzte er sich in den bequemen Lehnstuhl, der mit rosa Rips überzogen war, und begann, sich umzusehn. Er sah zuerst die rotseidene Tapete, unterbrochen von zartgoldenen Papageienköpfen, an den Wänden drei elfenbeinerne Knöpfe, rechts an der Türleiste und in der Nähe des Bettes den Nachttisch und die Lampe darüber mit dunkelgrünem Schirm und ferner eine Tür mit einem weißen Knauf, hinter der sich etwas Geheimnisvolles, jedenfalls für Andreas Geheimnisvolles zu verbergen schien. Ferner gab es in der Nähe des Bettes ein schwarzes Telephon, dermaßen angebracht, daß auch ein im Bett Liegender das Hörrohr ganz leicht mit der rechten Hand erfassen kann.

    Andreas, nachdem er lange das Zimmer betrachtet hatte und darauf bedacht gewesen war, sich auch mit ihm vertraut zu machen, wurde plötzlich neugierig. Denn die Tür mit dem weißen Knauf irritierte ihn, und trotz seiner Angst und obwohl er der Hotelzimmer ungewohnt war, erhob er sich und beschloß nachzusehen, wohin die Tür führe. Er hatte gedacht, sie sei selbstverständlich geschlossen. Aber wie groß war sein Erstaunen, als sie sich freiwillig, beinahe zuvorkommend, öffnete!

    Er sah nunmehr, daß es ein Badezimmer war, mit glänzenden Kacheln und mit einer Badewanne, schimmernd und weiß, und mit einer Toilette, und kurz und gut, das, was man in seinen Kreisen eine Bedürfnisanstalt hätte nennen können.

    In diesem Augenblick auch verspürte er das Bedürfnis, sich zu waschen, und er ließ heißes und kaltes Wasser aus den beiden Hähnen in die Wanne rinnen. Und wie er sich auszog, um in sie hineinzusteigen, bedauerte er auch, daß er keine Hemden habe, denn wie er sich das Hemd auszog, sah er, daß es sehr schmutzig war, und von vornherein schon hatte er Angst vor dem Augenblick, in dem er wieder aus dem Bad gestiegen und dieses Hemd anziehen müßte.

    Er stieg in das Bad, er wußte wohl, daß es eine lange Zeit her war, seitdem er sich gewaschen hatte. Er badete geradezu mit Wollust, erhob sich, zog sich wieder an und wußte nun nicht mehr, was er mit sich anfangen sollte.

    Mehr aus Ratlosigkeit als aus Neugier öffnete er die Tür des Zimmers, trat in den Korridor und erblickte hier eine junge Frau, die aus ihrem Zimmer gerade herauskam, wie er eben selbst. Sie war schön und jung, wie ihm schien. Ja, sie erinnerte ihn an die Verkäuferin in dem Laden, wo er die Brieftasche erstanden hatte, und ein bißchen auch an Karoline, und infolgedessen verneigte er sich leicht vor ihr und grüßte sie, und da sie ihm antwortete, mit einem Kopfnicken, faßte er sich ein Herz und sagte ihr geradewegs: »Sie sind schön.«

    »Auch Sie gefallen mir« – antwortete sie – »einen Augenblick! Vielleicht sehen wir uns morgen.« – Und sie ging dahin im Dunkel des Korridors. Er aber, liebebedürftig, wie er plötzlich geworden war, sah nach der Nummer ihrer Tür, hinter der sie wohnte.

    Und es war die Nummer: siebenundachtzig. Diese merkte er sich in seinem Herzen.
    11

    Er kehrte wieder in sein Zimmer zurück, wartete, lauschte und war schon entschlossen, nicht erst den Morgen abzuwarten, um mit dem schönen Mädchen zusammenzukommen. Denn, obwohl er durch die fast ununterbrochene Reihe der Wunder in den letzten Tagen bereits überzeugt war, daß sich die Gnade auf ihn niedergelassen hatte, glaubte er doch gerade deswegen, zu einer Art Übermut berechtigt zu sein, und er nahm an, daß er gewissermaßen aus Höflichkeit der Gnade noch zuvorkommen müßte, ohne sie im geringsten zu kränken. Wie er nun also die leisen Schritte des Mädchens von Nummer siebenundachtzig zu vernehmen glaubte, öffnete er vorsichtig die Tür seines Zimmers einen Spalt breit und sah, daß sie es wirklich war, die in ihr Zimmer zurückkehrte. Was er aber freilich infolge seiner langjährigen Unerfahrenheit nicht bemerkte, war der nicht geringzuschätzende Umstand, daß auch das schöne Mädchen sein Spähen bemerkt hatte. Infolgedessen machte sie, wie sie es Beruf und Gewohnheit gelehrt hatten, hastig und hurtig eine scheinbare Ordnung in ihrem Zimmer und löschte die Deckenlampe aus und legte sich aufs Bett und nahm beim Schein der Nachttischlampe ein Buch in die Hand und las darin; aber es war ein Buch, das sie bereits längst gelesen hatte.

    Eine Weile später klopfte es auch zage an ihrer Tür, wie sie es auch erwartet hatte, und Andreas trat ein. Er blieb an der Schwelle stehen, obwohl er bereits die Gewißheit hatte, daß er im nächsten Augenblick die Einladung bekommen würde, näherzutreten. Denn das hübsche Mädchen rührte sich nicht aus ihrer Stellung, sie legte nicht einmal das Buch aus der Hand, sie fragte nur: »Und was wünschen Sie?«

    Andreas, sicher geworden durch Bad, Seife, Lehnstuhl, Tapete, Papageienköpfe und Anzug, erwiderte: »Ich kann nicht bis morgen warten, Gnädige.« Das Mädchen schwieg.

    Andreas trat näher an sie heran, fragte sie, was sie lese, und sagte aufrichtig: »Ich interessiere mich nicht für Bücher.«

    »Ich bin nur vorübergehend hier« – sagte das Mädchen auf dem Bett – »ich bleibe nur bis Sonntag hier. Am Montag muß ich nämlich in Cannes wieder auftreten.«

    »Als was?« – fragte Andreas.

    »Ich tanze im Kasino. Ich heiße Gabby. Haben Sie den Namen noch nie gehört?«

    »Gewiß, ich kenne ihn aus den Zeitungen« – log Andreas – und er wollte hinzufügen: »mit denen ich mich zudecke.« Aber er vermied es.

    Er setzte sich an den Rand des Bettes, und das schöne Mädchen hatte nichts dagegen. Sie legte sogar das Buch aus der Hand, und Andreas blieb bis zum Morgen in Zimmer siebenundachtzig.
    12

    Am Samstagmorgen erwachte er mit dem festen Entschluß, sich von dem schönen Mädchen bis zu ihrer Abreise nicht mehr zu trennen. Ja, in ihm blühte sogar der zarte Gedanke an eine Reise mit der jungen Frau nach Cannes, denn er war, wie alle armen Menschen, geneigt, kleine Summen, die er in der Tasche hatte (und insbesondere die trinkenden armen Menschen neigen dazu), für große zu halten. Er zählte also am Morgen seine neunhundertachtzig Francs noch einmal nach. Und da sie in einer Brieftasche lagen, und da diese Brieftasche in einem neuen Anzug steckte, hielt er die Summe um das Zehnfache vergrößert. Infolgedessen war er auch keineswegs erregt, als eine Stunde später, nachdem er es verlassen hatte, das schöne Mädchen bei ihm eintrat, ohne anzuklopfen, und da sie ihn fragte, wie sie beide den Samstag zu verbringen hätten, vor ihrer Abreise nach Cannes, sagte er aufs Geratewohl: »Fontainebleau.« Irgendwo, halb im Traum, hatte er es vielleicht gehört. Er wußte jedenfalls nicht mehr, warum und wieso ihm dieser Ortsname auf die Zunge gekommen war.

    Sie mieteten also ein Taxi, und sie fuhren nach Fontainebleau, und dort erwies es sich, daß das schöne Mädchen ein gutes Restaurant kannte, in dem man gute Speisen speisen und guten Trank trinken konnte. Und auch den Kellner kannte sie, und sie nannte ihn beim Vornamen. Und wenn unser Andreas eifersüchtig von Natur gewesen wäre, so hätte er wohl auch böse werden können. Aber er war nicht eifersüchtig, und also wurde er auch nicht böse. Sie verbrachten eine Zeitlang beim Essen und Trinken und fuhren hierauf, noch einmal im Taxi, zurück nach Paris, und auf einmal lag der strahlende Abend von Paris vor ihnen, und sie wußten nichts mit ihm anzufangen, eben wie Menschen nicht wissen, die nicht zueinander gehören und die nur zufällig zueinander gestoßen sind. Die Nacht breitete sich vor ihnen aus wie eine allzu lichte Wüste.

    Und sie wußten nicht mehr, was miteinander anzufangen, nachdem sie leichtfertigerweise das wesentliche Erlebnis vergeudet hatten, das Mann und Frau gegeben ist. Also beschlossen sie, was den Menschen unserer Zeit vorbehalten bleibt, sobald sie nicht wissen, was anzufangen, ins Kino zu gehen. Und sie saßen da, und es war keine Finsternis, nicht einmal ein Dunkel, und knapp konnte man es noch ein Halbdunkel nennen. Und sie drückten einander die Hände, das Mädchen und unser Freund Andreas. Aber sein Händedruck war gleichgültig, und er litt selber darunter. Er selbst. Hierauf, als die Pause kam, beschloß er, mit dem schönen Mädchen in die Halle zu gehen und zu trinken, und sie gingen auch beide hin, und sie tranken. Und das Kino interessierte ihn keineswegs mehr. Sie gingen in einer ziemlichen Beklommenheit ins Hotel.

    Am nächsten Morgen, es war Sonntag, erwachte Andreas in dem Bewußtsein seiner Pflicht, daß er das Geld zurückzahlen müsse. Er erhob sich schneller als am letzten Tag und so schnell, daß das schöne Mädchen aus dem Schlaf aufschrak und ihn fragte: »Warum so schnell, Andreas?«

    »Ich muß eine Schuld bezahlen«, sagte Andreas.

    »Wie? Heute am Sonntag?« – fragte das schöne Mädchen.

    »Ja, heute am Sonntag« – erwiderte Andreas.

    »Ist es eine Frau oder ein Mann, dem du Geld schuldig bist?«

    »Eine Frau« – sagte Andreas zögernd.

    »Wie heißt sie?«

    »Therese.«

    Daraufhin sprang das schöne Mädchen aus dem Bett, ballte die Fäuste und schlug sie auch beide Andreas ins Gesicht.

    Und daraufhin floh er aus dem Zimmer, und er verließ das Hotel. Und ohne sich weiter umzusehn, ging er in die Richtung der Ste Marie des Batignolles, in dem sicheren Bewußtsein, daß er heute endlich der kleinen Therese die zweihundert Francs zurückzahlen könnte.
    13

    Nun wollte es die Vorsehung – oder wie weniger gläubige Menschen sagen würden: der Zufall –, daß Andreas wieder einmal knapp nach der Zehn-Uhr-Messe ankam. Und es war selbstverständlich, daß er in der Nähe der Kirche das Bistro erblickte, in dem er zuletzt getrunken hatte, und dort trat er auch wieder ein.

    Er bestellte also zu trinken. Aber vorsichtig, wie er war und wie es alle Armen dieser Welt sind, selbst wenn sie Wunder über Wunder erlebt haben, sah er zuerst nach, ob er wirklich auch Geld genug besäße, und er zog seine Brieftasche heraus. Und da sah er, daß von seinen neunhundertachtzig Francs kaum noch mehr etwas übrig war.

    Es blieben ihm nämlich nur zweihundertfünfzig. Er dachte nach und erkannte, daß ihm das schöne Mädchen im Hotel das Geld genommen hatte. Aber unser Andreas machte sich gar nichts daraus. Er sagte sich, daß er für jede Lust zu zahlen habe, und er hatte Lust genossen, und er hatte also auch zu bezahlen.

    Er wollte hier abwarten, so lange bis die Glocken läuteten, die Glocken der nahen Kapelle, um zur Messe zu gehen und um dort endlich die Schuld der kleinen Heiligen abzustatten. Inzwischen wollte er trinken, und er bestellte zu trinken. Er trank. Die Glocken, die zur Messe riefen, begannen zu dröhnen, und er rief: »Zahlen, Kellner!«, zahlte, erhob sich, ging hinaus und stieß knapp vor der Tür mit einem sehr großen, breitschultrigen Mann zusammen. Den nannte er sofort: »Woitech.« Und dieser rief zu gleicher Zeit: »Andreas!« Sie sanken einander in die Arme, denn sie waren beide zusammen Kohlenarbeiter gewesen in Quebecque, zusammen beide in einer Grube.

    »Wenn du mich hier erwarten willst« – sagte Andreas – »zwanzig Minuten nur, so lange, wie die Messe dauert, nicht einen Moment länger!«

    »Grad nicht« – sagte Woitech. – »Seit wann gehst du überhaupt in die Messe? Ich kann die Pfaffen nicht leiden und noch weniger die Leute, die zu den Pfaffen gehn.«

    »Aber ich gehe zur kleinen Therese« – sagte Andreas – »ich bin ihr Geld schuldig.«

    »Meinst du die kleine heilige Therese?« – fragte Woitech.

    »Ja, die meine ich« – erwiderte Andreas.

    »Wieviel schuldest du ihr?« – fragte Woitech.

    »Zweihundert Francs!« – sagte Andreas.

    »Dann begleite ich dich!« – sagte Woitech.

    Die Glocken dröhnten immer noch. Sie gingen in die Kirche, und wie sie drinnen standen und die Messe gerade begonnen hatte, sagte Woitech mit flüsternder Stimme: »Gib mir sofort hundert Francs! Ich erinnere mich eben, daß mich drüben einer erwartet, ich komme sonst ins Kriminal!«

    Unverzüglich gab ihm Andreas die ganzen zwei Hundert-Francs-Scheine, die er noch besaß und sagte: »Ich komme sofort nach.«

    Und wie er nun einsah, daß er kein Geld mehr hatte, um es der Therese zurückzuzahlen, hielt er es auch für sinnlos, noch länger der Messe beizuwohnen. Nur aus Anstand wartete er noch fünf Minuten und ging dann hinüber, in das Bistro, wo Woitech auf ihn wartete.

    Von nun ab blieben sie Kumpane, denn das versprachen sie einander gegenseitig.

    Freilich hatte Woitech keinen Freund gehabt, dem er Geld schuldig gewesen wäre. Den einen Hundert-Francs-Schein, den ihm Andreas geborgt hatte, verbarg er sorgfältig im Taschentuch und machte einen Knoten darum. Für die andern hundert Francs lud er Andreas ein, zu trinken und noch einmal zu trinken, und noch einmal zu trinken, und in der Nacht gingen sie in jenes Haus, wo die gefälligen Mädchen saßen, und dort blieben sie auch alle beide drei Tage, und als sie wieder herauskamen, war es Dienstag und Woitech trennte sich von Andreas mit den Worten: »Sonntag sehen wir uns wieder, um dieselbe Zeit und an der gleichen Stelle und am selben Ort.«

    »Servus!« – sagte Andreas.

    »Servus!« – sagte Woitech und verschwand.
    14

    Es war ein regnerischer Dienstagnachmittag, und es regnete so dicht, daß Woitech im nächsten Augenblick tatsächlich verschwunden war. Jedenfalls schien es Andreas also.

    Es schien ihm, daß sein Freund verlorengegangen war im Regen, genauso, wie er ihn zufällig getroffen hatte, und da er kein Geld mehr in der Tasche besaß, ausgenommen fünfunddreißig Francs, und verwöhnt vom Schicksal, wie er sich glaubte, und der Wunder sicher, die ihm gewiß noch geschehen würden, beschloß er, wie alle Armen und des Trunkes Gewohnten es tun, sich wieder dem Gott anzuvertrauen, dem einzigen, an den er glaubte. Also ging er zur Seine und die gewohnte Treppe hinunter, die zu der Heimatstätte der Obdachlosen führt.

    Hier stieß er auf einen Mann, der eben im Begriffe war, die Treppe hinaufzusteigen, und der ihm sehr bekannt vorkam. Infolgedessen grüßte Andreas ihn höflich. Es war ein etwas älterer, gepflegt aussehender Herr, der stehenblieb, Andreas genau betrachtete und schließlich fragte: »Brauchen Sie Geld, lieber Herr?«

    An der Stimme erkannte Andreas, daß es jener Herr war, den er drei Wochen vorher getroffen hatte. Also sagte er: »Ich erinnere mich wohl, daß ich Ihnen noch Geld schuldig bin, ich sollte es der heiligen Therese zurückbringen. Aber es ist allerhand dazwischengekommen, wissen Sie. Und ich bin schon das drittemal daran verhindert gewesen, das Geld zurückzugeben.«

    »Sie irren sich« – sagte der ältere, wohlangezogene Herr – »ich habe nicht die Ehre, Sie zu kennen. Sie verwechseln mich offenbar, aber es scheint mir, daß Sie in einer Verlegenheit sind. Und, was die heilige Therese betrifft, von der Sie eben gesprochen haben, bin ich ihr dermaßen menschlich verbunden, daß ich selbstverständlich bereit bin, Ihnen das Geld vorzustrecken, das Sie ihr schuldig sind. Wieviel macht es denn?«

    »Zweihundert Francs« – erwiderte Andreas – »aber verzeihen Sie, Sie kennen mich ja nicht! Ich bin ein Ehrenmann, und Sie können mich kaum mahnen. Ich habe nämlich wohl meine Ehre, aber keine Adresse. Ich schlafe unter einer dieser Brücken.«

    »Oh, das macht nichts!« – sagte der Herr – »Auch ich pflege da zu schlafen. Und Sie erweisen mir geradezu einen Gefallen, für den ich nicht genug dankbar sein kann, wenn Sie mir das Geld abnehmen. Denn auch ich bin der kleinen Therese so viel schuldig!«

    »Dann« – sagte Andreas – »allerdings, stehe ich zu Ihrer Verfügung.«

    Er nahm das Geld, wartete eine Weile, bis der Herr die Stufen hinaufgeschritten war, und ging dann selber die gleichen Stufen hinauf und geradewegs in die Rue des Quatre Vents in sein altes Restaurant, in das russisch-armenische Tari-Bari, und dort blieb er bis zum Samstagabend. Und da erinnerte er sich, daß morgen Sonntag sei und daß er in die Kapelle Ste Marie des Batignolles zu gehen habe.
    15

    Im Tari-Bari waren viele Leute, denn manche schliefen dort, die kein Obdach hatten, tagelang, nächtelang, des Tags hinter der Theke und des Nachts auf den Banquetten. Andreas erhob sich am Sonntag sehr früh, nicht sosehr wegen der Messe, die er zu versäumen gefürchtet hätte, wie aus Angst vor dem Wirt, der ihn mahnen würde, Trank und Speise und Quartier für so viele Tage zu bezahlen.

    Er irrte sich aber, denn der Wirt war bereits viel früher aufgestanden als er. Denn der Wirt kannte ihn schon seit langem und wußte, daß unser Andreas dazu neigte, jede Gelegenheit wahrzunehmen, um Zahlungen auszuweichen. Infolgedessen mußte unser Andreas bezahlen, von Dienstag bis Sonntag, reichlich Speise und Getränke und viel mehr noch, als er gegessen und getrunken hatte. Denn der Wirt vom Tari-Bari wußte zu unterscheiden, welche von seinen Kunden rechnen konnten und welche nicht. Aber unser Andreas gehörte zu jenen, die nicht rechnen konnten, wie viele Trinker. Andreas zahlte also einen großen Teil des Geldes, das er bei sich hatte, und begab sich dennoch in die Richtung der Kapelle Ste Marie des Batignolles. Aber er wußte wohl schon, daß er nicht mehr genügend Geld hatte, um der heiligen Therese alles zurückzuzahlen. Und er dachte ebenso an seinen Freund Woitech, mit dem er sich verabredet hatte, genau in dem gleichen Maße, wie an seine kleine Gläubigerin.

    Nun also kam er in der Nähe der Kapelle an, und es war wieder leider nach der Zehn-Uhr-Messe, und noch einmal strömten ihm die Menschen entgegen, und wie er so gewohnt den Weg zum Bistro einschlug, hörte er hinter sich rufen, und plötzlich fühlte er eine derbe Hand auf seiner Schulter. Und wie er sich umwandte, war es ein Polizist.

    Unser Andreas, der, wie wir wissen, keine Papiere hatte, wie so viele seinesgleichen, erschrak und griff schon in die Tasche, einfach um sich den Anschein zu geben, er hätte etwelche Papiere, die richtig seien. Der Polizist aber sagte: »Ich weiß schon, was Sie suchen. In der Tasche suchen Sie es vergeblich! Ihre Brieftasche haben Sie eben verloren. Hier ist sie, und« – so fügte er noch scherzhaft hinzu – »das kommt davon, wenn man Sonntag am frühen Vormittag schon so viele Apéritifs getrunken hat! ...«

    Andreas ergriff schnell die Brieftasche, hatte kaum Gelassenheit genug, den Hut zu lüften, und ging stracks ins Bistro hinüber.

    Dort fand er den Woitech bereits vor und erkannte ihn nicht auf den ersten Blick, sondern erst nach einer längeren Weile. Dann aber begrüßte ihn unser Andreas um so herzlicher. Und sie konnten gar nicht aufhören, beide einander wechselseitig einzuladen, und Woitech, höflich, wie die meisten Menschen es sind, stand von der Banquette auf und bot Andreas den Ehrenplatz an und ging, so schwankend er auch war, um den Tisch herum, setzte sich gegenüber auf einen Stuhl und redete Höflichkeiten. Sie tranken lediglich Pernod.

    »Mir ist wieder etwas Merkwürdiges geschehen«, sagte Andreas. »Wie ich da zu unserem Rendezvous herübergehen will, faßt mich ein Polizist an der Schulter und sagt: ›Sie haben Ihre Brieftasche verloren.‹ Und gibt mir eine, die mir gar nicht gehört, und ich stecke sie ein, und jetzt will ich nachschauen, was es eigentlich ist.«

    Und damit zieht er die Brieftasche heraus und sieht nach, und es liegen darin mancherlei Papiere, die ihn nicht das geringste angehen, und er sieht auch Geld darin und zählt die Scheine, und es sind genau zweihundert Francs. Und da sagt Andreas: »Siehst du! Das ist ein Zeichen Gottes. Jetzt gehe ich hinüber und zahle endlich mein Geld!«

    »Dazu«, antwortete Woitech, »hast du ja Zeit, bis die Messe zu Ende ist. Wozu brauchst du denn die Messe? Während der Messe kannst du nichts zurückzahlen. Nach der Messe gehst du in die Sakristei, und inzwischen trinken wir!«

    »Natürlich, wie du willst«, antwortete Andreas.

    In diesem Augenblick tat sich die Tür auf, und während Andreas ein unheimliches Herzweh verspürte und eine große Schwäche im Kopf, sah er, daß ein junges Mädchen hereinkam und sich genau ihm gegenüber auf die Banquette setzte. Sie war sehr jung, so jung, wie er noch nie ein Mädchen gesehen zu haben glaubte, und sie war ganz himmelblau angezogen. Sie war nämlich blau, wie nur der Himmel blau sein kann, an manchen Tagen, und auch nur an gesegneten. So schwankte er also hinüber, verbeugte sich und sagte zu dem jungen Kind: »Was machen Sie hier?«

    »Ich warte auf meine Eltern, die eben aus der Messe kommen; die wollen mich hier abholen. Jeden vierten Sonntag«, sagte sie und war ganz verschüchtert vor dem älteren Mann, der sie so plötzlich angesprochen hatte. Sie fürchtete sich ein wenig vor ihm.

    Andreas fragte darauf: »Wie heißen Sie?«

    »Therese« – sagte sie.

    »Ah«, rief Andreas darauf, »das ist reizend! Ich habe nicht gedacht, daß eine so große, eine so kleine Heilige, eine so große und so kleine Gläubigerin mir die Ehre erweist, mich aufzusuchen, nachdem ich so lange nicht zu ihr gekommen war.«

    »Ich verstehe nicht, was Sie reden« – sagte das kleine Fräulein ziemlich verwirrt.

    »Das ist nur Ihre Feinheit«, erwiderte hier Andreas. »Das ist nur Ihre Feinheit, aber ich weiß sie zu schätzen. Ich bin Ihnen seit langem zweihundert Francs schuldig, und ich bin nicht mehr dazu gekommen, sie Ihnen zurückzugeben, heiliges Fräulein!«

    »Sie sind mir kein Geld schuldig, aber ich habe welches im Täschchen, hier, nehmen Sie und gehen Sie. Denn meine Eltern kommen bald.«

    Und somit gab sie ihm einen Hundert-Francs-Schein aus ihrem Täschchen.

    All dies sah Woitech im Spiegel, und er schwankte auf aus seinem Sessel und bestellte zwei Pernods und wollte eben unseren Andreas an die Theke schleppen, damit er mittrinke. Aber, wie Andreas sich eben anschickt, an die Theke zu treten, fällt er um wie ein Sack, und alle Menschen im Bistro erschrecken und Woitech auch. Und am meisten das Mädchen, das Therese heißt. Und man schleppt ihn, weil in der Nähe kein Arzt und keine Apotheke ist, in die Kapelle, und zwar in die Sakristei, weil Priester doch etwas von Sterben und Tod verstehen, wie die ungläubigen Kellner trotzdem glaubten; und das Fräulein, das Therese heißt, kann nicht umhin und geht mit.

    Man bringt also unsern armen Andreas in die Sakristei, und er kann leider nichts mehr reden, er macht nur eine Bewegung, als wollte er in die linke innere Rocktasche greifen, wo das Geld, das er der kleinen Gläubigerin schuldig ist, liegt, und er sagt: »Fräulein Therese!« – und tut seinen letzten Seufzer und stirbt.

    Gebe Gott uns allen, uns Trinkern, einen so leichten und so schönen Tod!

    #littérature #auf_Deutsch #alcoolisme #religion

  • #Baclofène : un médicament suspendu - Sciences et Avenir
    https://www.sciencesetavenir.fr/sante/baclofene-un-medicament-suspendu_145290

    Le collectif Baclohelp a donc déposé un recours auprès du tribunal de Cergy-Pontoise concernant cette dose maximale journalière fixée à 80 mg et décidée par l’Agence Nationale de Sûreté du Médicament (ANSM) suite aux conclusions, très critiquées, d’une étude de l’assurance maladie de 2017.“Notre souhait, dit Thomas Maës-Martin, du collectif Baclohelp, est que cette posologie limite de 80 mg soit annulée et que soit rétablie celle à 300".

    En effet, la sortie du Baclocur aurait annulé de facto la précédente mesure, une Recommandation Temporaire d’Utilisation (RTU) de 2014 fixant elle, ce plafond journalier au maximum de 300mg. “L’étude Bacloville de 2017 (coordonnée par le Pr Philippe Jaury, ndr) montait, elle, jusqu’à cette dose de 300 sans soucis majeurs, poursuit Thomas Maës-Martin. Nous avons calculé que cette nouvelle limitation à 80 mg privait à peu près 2/3 des malades du bénéfice de ce médicament ! Alors qu’assorti d’une prise en charge initiale bien encadrée à l’hôpital, rétablir la dose de 300 mg ne paraîtrait pas poser de problèmes et permettait à la totalité des personnes alcoolo-dépendantes pouvant bénéficier des effets de ce traitement d’y avoir accès.“

    #alcoolisme #sevrage

  • Confinement : le préfet du Morbihan interdit la vente d’alcool à emporter
    https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/confinement-le-prefet-du-morbihan-interdit-la-vente-d-alcool-a-emporter-1

    Face à l’augmentation des violences au sein des familles morbihannaises pendant le confinement, le préfet Patrice Faure a choisi d’interdire la vente d’alcool à emporter dès ce vendredi 17 avril.
    « Le duo confinement et alcool fait mauvais ménage », assure le préfet du Morbihan dans une vidéo publiée ce vendredi 17 avril sur Internet.

    Les violences intrafamiliales en hausse de 30%
    D’après Patrice Faure, « les violences intrafamiliales ont augmenté de plus 30% en quelques jours ». « Les nombreuses interventions des forces de l’ordre se font quasi systématiquement sur fond d’alcool. Nous ne pouvons tolérer de telles violences. »

    Face à ce constat, le préfet a donc décidé d’interdire la vente d’alcool à emporter, autre que la bière et le vin, le cidre et les boissons fermentées non distillées à partir de ce vendredi 17 avril et jusqu’au 11 mai, date envisagée pour le déconfinement. « Il en va de l’intérêt des familles et des enfants, » martèle Patrice Faure.

  • Dans les #vignobles sud-africains, les ouvriers agricoles noirs vivent l’enfer
    https://reporterre.net/Dans-les-vignobles-sud-africains-les-ouvriers-agricoles-noirs-vivent-l-e

    L’#Afrique_du_Sud est le neuvième producteur de #vin mondial et le tourisme viticole génère des milliards de rands — la monnaie locale — chaque année. Les chenin blanc et les syrah sud-africains sont notamment appréciés parce qu’ils sont bon marché. Et pour cause : à 18,68 rands (1,15 euro) par heure, le salaire minimum des travailleurs agricoles est l’un des plus bas du pays. 25 ans après la fin de l’#apartheid, alors que 73 % des terres agricoles appartiennent toujours à des fermiers blancs — une proportion sans doute encore plus élevée dans la province du Cap-Occidental —, les conditions de vie des quelque 100.000 Noirs et « Coloured » (les Métis) qui travaillent dans les vignobles de la région n’ont pas beaucoup changé.

    #viticulture #esclavage #pesticides #santé_au_travail #inégalités #alcoolisme #alcoolisation_fœtale #logement_insalubre #exploitation #dettes #expulsions #précarisation #injustices

  • L’homme au goulot entre les dents
    le fil twitter de la conférence de Mathilde Larrere sur une #histoire #politique et #sociale de la #consommation de l’#alcool 19e-20e siècle
    https://twitter.com/LarrereMathilde/status/1023623674711207936

    Sachez-le : 19e siècle est le siècle de démocratisation de la boisson alcoolisée ! Sacrée descente nos ancêtres : en 1900 les Français boivent en moyenne 162 litres de vin par an, et presque 5 litres d’alcool fort ; champion du monde qu’on était !

    Dans les pays de bière, ça y va aussi, 337 litres de bière en moyenne par Lillois/an.

    Et à chaque fois on compte tous les Français ! même les enfants (lesquels buvaient aussi, mais moins que leurs parents), même les femmes (qui elles aussi buvaient moins). Donc la consommation d’un homme adulte… comment dire…

    À titre de comparaison, aujourd’hui c’est 44 litres de vin /an/habitants. (en 1830 ça tournait autour de 70 litres de vin)

    Ce qui change au cours du 19e c’est que la consommation d’alcool qui au début était surtout le fait des classes les plus riches devient une pratique quotidienne des classes populaires, urbaines comme rurales. Une raison à cela, l’alcool avant, était cher !

    Or justement, ce qui change dans la deuxième moitié du 19e sc, c’est que le prix de l’alcool chute, et ce pour plusieurs raisons

    Déjà parce qu’on en produit plus ! c’est d’abord le fait de la spécialisation agricole. Pour faire vite, jusqu’au milieu du 19e, on pratiquait dans toutes les régions la polyculture vivrière. Mais avec le développement des transports (train, eau), on peut spécialiser.

    Or autant les petites vignes disséminées un peu partout ne produisaient pas beaucoup, autant quand on commence à faire des mers de vigne comme dans l’Hérault ou le Beaujolais, ça fait beaucoup plus de litres !

    Évidemment ça pose aussi des problèmes de maladies de la vigne (oïdum (1845), Mildiou (1878) et la grosse catastrophe le phylloxéra 80ies) et de surproduction. Sans compter que c’est longtemps resté de la piquette.

    Autre effet induit de la spécialisation agricole, la production de cidre. On en faisait pas trop avant… on préférait des champs de blé à des vergers de pommiers. Mais une fois que l’ouest devient une terre d’élevage, hop, on plante des arbres.

    S’imposent alors les paysages que l’on connait, herbe-pommiers-vaches (en plus ça marche bien ensemble, les pommiers assurent l’humidité des sols pour que l’herbe pousse et la vache bouffe l’herbe et s’abrite du soleil)

    En conséquence, le cidre qui était avant une boisson assez rare, une boisson de roi (François 1er, Louis XV connus comme consommateurs c’est peut-être pour ça qu’on en boit avec la galette des Rois ? ), se démocratise (du moins dans les régions productrices, on peine à le conserver)

    On produit plus d’alcool aussi parce qu’on se met à en produire de façon industrielle, ce que diverses avancées techniques sur la fermentation et la distillation permettent

    Si l’on sait brasser la bière depuis 4000 ans av. J.-C., la production industrielle date du 19e grâce à des progrès scientifiques (à nouveau, maitrise de la fermentation)

    C’est net aussi pour les alcools forts. La distillation vient du IIIe siècle, d’Égypte, des Coptes, puis est passée aux Arabes vers 8e-9e sc. d’ailleurs le terme alcool vient de l’hispano-arabe.

    L’alambic est ensuite introduit en Europe, suivant les voies des retours de croisades. le procédé est perfectionné de siècle en siècle et devient courant dans les campagnes :

    les paysans distillaient les fruits invendus de leurs récoltes pour une auto consommation ou une petite commercialisation locale, des distillateurs ambulants parcourant les campagnes (on les appelle les bouilleurs de cru)

    Déjà cette petite production paysanne augmente. Les bouilleurs de cru sont 500 000 au début IIIe répu, 1 M° à la veille de la guerre. mais // se développent des productions industrielles qui là encore bénéficient d’innovations techniques importantes

    Je vous passe les détails, mais nait donc une industrie des alcools distillés à forte concentration de capitaux et de technologie la production explose ! et les grosses boites prennent le pas sur les petits bouilleurs de cru. D’autant que la publicité est mobilisée !

    L’une des industries les plus connues est celle de l’absinthe ! Alcool prisé des peintres et des poètes (on pensera à Rimbaud), particulièrement fort et hallucinogène (en raison d’une substance particulière qu’elle contient)

    On l’appelait la fée verte.

    2e raison à la baisse du prix de l’alcool, la politique fiscale !

    l’alcool échappe de plus en plus à l’impôt.

    Déjà les bouilleurs de cru dont je vous parlais plus haut sont exonérés de taxe.

    C’est leur fameux « privilège »

    ensuite, les taxes indirectes sur les boissons alcoolisées sont progressivement allégées, notamment le fameux octroi qui grevait les produits à l’entrée des villes (et explique qu’il y avait tant de troquets en banlieue)

    en 1897, une loi supprime l’octroi sur les boissons alcoolisées.

    Ajoutez à cela que le discours général sur l’alcool n’était pas négatif. On disait que le vin c’était stimulant, nourrissant, ça fluidifiait le sang.

    La bière, encore mieux, nourrissant, diurétique, limite détox ça fait monter le lait des femmes, cependant que la pub vantait les mille mérites du pastis, du ricard ou autre apéro ou digestifs (d’ailleurs, ça aide à digérer !)

    Et quand en 1897 on a levé les taxes sur les boissons alcoolisées, c’est au motif qu’elles étaient """""hygiéniques"""""". Oui oui oui

    Résultat, les patrons donnaient du vin à leurs salariés, les gamins avaient un coup de gnole dans le biberon et de la bière ou un petit coup de pinard à la cantine !

    Donc, les classes populaires se mettent à boire quotidiennement de l’alcool, du vin ou de la bière en ville (et dans les terres vigneronnes à la campagne), de l’alcool fort à la campagne

    Alors qu’en 1840 Villermé constatait que les ouvriers ne boivent du vin que 2 fois par mois, le lendemain de la paye, fin 19e, la consommation est quotidienne

    On boit d’autant plus que c’est hyper facile de trouver de l’alcool. Y’a des cafés partout ! Car en 1880 une loi très libérale permet la x° des débits de boissons (il suffisait de déclarer !) seuls les condamnés ou les mineurs n’avaient pas le droit d’en ouvrir.

    Ça s’explique entre autres, car les cafés étaient aussi des lieux de sociabilité populaire, de politisation. D’ailleurs, tout bon candidat se devait de payer la tournée x fois pendant la campagne (sinon on parle d’élection sèche, et souvent, le mec, il perd !!)
    Bon, comme la bourgeoisie aime bien marquer sa différence, elle se rabat sur les productions de qualité, d’autant que les AOC ont été inventées Médoc classé en 1855, Côte d’Or en 60 par exemple

    Les inventaires après décès témoignent du fait que la bourgeoisie aime à se constituer de jolies caves de grand cru, ce que ne peuvent s’offrir les classes populaires

    En ville, les bourgeois laissent les estaminets ou les cabarets aux classes populaires et se réfugient dans des cafés chicos, tables de marbre, dorures, miroir, comptoirs en étain et boissons à des prix prohibitifs

    Bon, mais au final, ça faisait que les gens buvaient beaucoup, beaucoup, beaucoup et ça a fini par donner naissance à un mouvement antialcoolique, mais je vous en parlerai plus tard genre un matin pas à l’heure de l’apéro quoi !

    juste une rectification je me suis gourée, désolée, les AOC ne datent pas du 19e, mais du 20 les dates que j’ai données sont celles où les vins ont été classés sorry et merci à @ATERdeLuxe de me le signaler

    • La suite, après l’apéro, bien frappée !

      Longtemps l’homme ivre a suscité l’hilarité indulgente, les poivrots de la littérature étaient plutôt attachants. Trop boire était accepté dans les mœurs quand c’était festif et occasionnel… Et quand cela concernait un homme.

      Mais ce regard tolérant change au cours du 19e. Les imaginaires de l’ivresse joyeuse font place à ceux de l’abrutissement, du danger pour sa santé et pour les autres.

      Les médecins ont joué pour beaucoup. Si longtemps ils ont pu défendre les vertus médicinales des alcools, ils découvrent au 19e les effets physiques négatifs de sa consommation abusive et font entrer l’alcoolisme dans les peurs sanitaires et sociales.

      (j’insiste sur sociales, j’y reviendrai)

      Ce sont les aliénistes (ancêtre des psys pour le dire rapidement) qui les premiers scrutent les effets de l’alcool (on leur envoyait les déliriums trémens) et tirent la sonnette d’alarme

      C’est en 1852 qu’un médecin suédois utilise pour la 1re fois le mot alcoolisme (dans une région ravagée par l’eau-de-vie de patate souvent frelatée qui plus est) Le mot fait son entrée dans les dicos de médecine dans les années 60, au Larousse en 1880

      Les médecins se lancent alors dans des études sur l’alcoolisme, nombreuses thèses, études L’État prend le relai, commence à faire des stats. Les discours inquiets se multiplient, entrent dans la presse

      Particulièrement dans le viseur, les alcools forts et en particulier, « l’alcool qui rend fou » comme on disait, l’absinthe. la fée verte devient le péril vert L’alcool est à la fin du 19 étiqueté comme fléau social majeur

      Mais ce discours vise surtout l’alcoolisme des classes populaires et se teinte d’un profond moralisme. On appelle ça l’#hygiénisme.

      L’alcool est en effet présenté comme un vice des seules classes laborieuses. Comme si les bourgeois ne buvaient pas ! On dit que ça rend l’ouvrier paresseux, turbulent (en gros ils ne bossent pas assez et ils revendiquent, c’est dingue ces ouvriers !!)

      La dénonciation de l’alcoolisme participe donc de la construction de l’image des « classes laborieuses - classes dangereuses » qui sert avant tout à justifier la répression contre les salariés et ouais....

      Fin 19e, vient se greffer une peur nouvelle, celle de la « dégénération de la race » (sic) L’ivrogne ne fait plus seulement peur quand il boit, mais voilà qu’on pense qu’il amoindrit le patrimoine génétique de la Fr

      Et les médecins, hygiénistes, romanciers d’expliquer à l’envie que l’alcoolisme est héréditaire, que l’#alcoolisme des parents prédispose celui des enfants, avec toujours les classes populaires dans le collimateur, ainsi que quelques régions (désolée ami-es breton-nes)

      La grande fresque des Rougon-Macquart de Zola en est la traduction littéraire. L’arbre généalogique de la famille est là pour démontrer le caractère dégénératif L’Assommoir est en cela central, car c’est Le roman de l’hérédité alcoolique.

      La Commune est par ailleurs interprétée par ses opposants comme le déchainement d’ivrognes dégénérés (oui parce que c’est bien connu, les révolutionnaires sont des ivrognes, ben voyons, ça permet de nier le contenu politique et social). Y’a qu’à lire Maxime Du Camp

      À la fin du siècle, dans un contexte de peur de la dépopulation française face à la chute de la natalité, l’hygiénisme social prend une ampleur énorme sous la IIIe République

      d’autant plus que ça permet de ne se préoccuper guère de régler les problèmes de la condition ouvrière (faiblesse des salaires, logements insalubres, temps de travail, absence de droits) en préférant charger l’alcoolisme de tous les torts

      Dans le même état d’esprit, on s’en prend aux cafés ouvriers au motif qu’ils favorisent l’alcoolisme, ce alors que pour le patron, le principal tord du café était d’être le lieu où on préparait les grèves !

      donc on assiste à la naissance d’un anti alcoolisme qui vient de l’élite, avec un regard mi-paternaliste et moralisateur, mi-dégouté et toujours dénonciateur sur la seule classe ouv

      Des associations anti alcooliques voient le jour à partir de 1871, par ex la Société française de Tempérance puis en 1897 l’Union française antialcoolique (UFA) qui devient un mouvement important. 351 membres à sa fondation, 41 000 membres 8 ans plus tard

      Qui plus est, les Églises s’engagent à fond dans la lutte anti alcoolique : catholiques, mais aussi protestante et les juives

      Ce sont d’ailleurs les protestants qui créent la 1re association d’ancien buveurs, ancêtre des AA, en Suisse en 77, puis dans le Doubs en 83, puis partout en F : La Croix bleue

      Les cathos au début ne sont pas très présents, même si certains curés voient bien que l’un des moyens de ramener les gens à la messe est d’attaquer le cabaret !

      Mais sous l’influence du pape Léon XIII, les évêques de France s’engagent au tournant des deux siècles et fondent… ce qui devient la ligue de la Croix blanche en 1901

      Les adhésions augmentent, car le pape a concédé des indulgences (rémissions partielles de la peine temporelle) aux adhérents (indulgence plénière pour chaque adhésion, partielle pour bonne action (300 jour si on a arraché qq un à l’alcool, 60 jours si on a fait adhérer quelqu’un)

      La croix blanche compte 25 000 membres en 1914. surtout des femmes et des enfants ! et des curés bien sur (le vin de messe étant le seul autorisé faut pas déconner !)

      Les associations se divisent entre celles qui prônent la tempérance et celles qui prônent l’abstinence ; modération ou prohibition la tendance mondiale est plutôt à l’augmentation des abstinents, mais pas en France qui préfère la tempérance

      Ça s’explique en partie, car ce sont surtout les cathos et protestants qui sont pour l’abstinence. Or dans un pays alors anticlérical et avec un poids important des viticulteurs comme le nôtre, ça ne passe pas !

      les anti alcooliques n’ont pas bonne presse en général en Fr… on les appelle les « buveurs d’eau », on les brosse sous les traits de coincés, sans chaleur, limite anormaux

      Notons aussi la naissance aussi d’un antialcoolisme ouvrier. Discours qui dit que l’ouvrier doit s’affranchir de l’alcool pour préparer la révolution, et qui dénonce même l’alcoolisme comme une stratégie de la bourgeoisie pour avilir et dominer la classe ouv

      En 1899 la lutte anti alcoolique est ainsi intégrée au programme socialiste, Jaurès défendait les lois anti alcool à l’Assemblée. Les anarchistes font aussi entrer l’anti alcoolisme dans leurs pratiques militantes.

      La lutte anti alcoolique a d’abord utilisé la propagande : pièce de théâtre tirée de l’Assommoir, cartes postales ou affiches On diffuse aussi des photos d’organes atrophiés par l’alcool. Une pédagogie de la peur

      L’accent est mis sur l’éducation ! les assos font pression pour que l’État s’investisse Et de fait, l’école est bientôt mobilisée. En 77 le ministre de l’instruction publique autorise les affiches anti alcooliques dans les classes

      Dans le programme officiel de la primaire en 1882 on trouve « enseignement de morale et d’hygiène, Sobriété, tempérance et danger de l’alcool »

      On fait par exemple des dictées de l’Assommoir, des rédactions anti alcooliques (sujet : les méfaits de l’alcool), même des exo de maths !

      Nombreux instit se prennent les parents sur la gueule à cause de ça !

      Pb d’un matraquage anti alcoolique sans finesse, manichéen, qui vise la peur ou la culpabilisation plus que la réflexion et qui énerve plus qu’il ne fonctionne D’ailleurs… la consommation ne baisse pas !

      Autre solution La répression. Dans les cités ouvrières paternalistes, le patron ferme le café (faut dire, on y fomentait les grèves aussi comme je vous le disais plut haut !!!)

      Évidemment les anti alcooliques voudraient que l’État s’engage plus, légifère, qu’il ferme les débits de boissons, revienne sur le privilège des bouilleurs de cru, augmente les taxes, interdise l’absinthe

      Pb : ce sont des politiques impopulaires, et on les paye dans les urnes. Ça fait réfléchir à deux fois un député ! Dans certaines régions, 1 électeur sur 5 est bouilleur de cru !

      Donc la tendance est à l’inverse on l’a vu, à lever les taxes sur la consommation ou la commercialisation de l’alcool, à libéraliser l’ouverture des débits de boisson

      Tout au plus, une loi interdit d’ouvrir un café près d’une école, d’une caserne ou d’un hosto. Mais bon, localement, les maires ferment l’œil, car il n’est jamais très malin de s’affronter au bistrotier du coin.

      Pour s’organiser, les anti alcooliques parviennent à se faire élire par endroit, ou à convaincre des députés Ils arrivent à former un groupe anti alcool à la chambre, trans-partisan (on a Jaurès, ou Vailland, socialistes, Siegfried ou Rouvier (droite)

      Mais les projets se succèdent sans jamais aboutir la presse titre « l’urne s’incline devant le broc ». un journal, moqueur, propose que l’on remplace Marianne par des alambics dans les mairies

      Finalement, c’est la guerre qui fait coupure. Les anti alcooliques font de leur cause une cause patriotique et profitent de la désorganisation des lobbys alcooliers pour faire passer la législation qu’ils défendaient

      l’alcool devient un ennemi de l’intérieur. Les mesures anti alcoolique se succèdent Interdiction de l’absinthe en 1915 janvier 16 : fin du privilège des bouilleurs de cru. 1917 : loi sur le délit d’ivresse

      En attendant, comme quoi on n’était pas à un paradoxe prêt, on abreuve les soldats de pinard ! même en eau de vie ! pour lutter contre peur, froid, pour qu’ils montent au front…

      y’a un bon article du @mdiplo la dessus
      https://www.monde-diplomatique.fr/2016/08/LUCAND/56091

      Au final, en 1918, la consommation d’alcool fin GG = celle de la monarchie de juillet (du moins officiellement) et le nombre de débits a été divisé par 2. Mais les soldats ont pris encore plus l’habitude de picoler au front…

      Globalement, ce sont surtout les alcools forts qui en ont fait les frais à la différence du vin, jugé père de la victoire,

      Le privilège des bouilleurs de cru est d’ailleurs rétabli en 23 pour les distillations à domicile et pour 10 litres depuis 1959, ce privilège n’est plus transmissible par héritage, et s’éteindra donc au décès des derniers détenteurs.

      Je passe vite sur le 20e siècle… mais la lutte anti alcoolique continue. En 1941, on crée les licences, dont la licence IV sans laquelle un établissement ne peut pas vendre de l’alcool

      cela permet à l’État de contrôler le nombre de débits d’alcool (car le nombre de licences est limité) à 1/450 hab)

      (rappel sous la IIIe république il y avait en Fr un débit de boissons alcoolisées pour 80 habitants)

      En 1956, le vin est supprimé des cantines scolaires (pour les moins de 14 ans. En 1961, l’alcool au travail est interdit. En 1970 on fixe le délit de conduite en état d’ivresse (1,2 g !!! à l’époque).

      En 1983 le taux du délit de conduite en état d’ivresse est abaissé à 0,8g 1984 publicité « un verre, ça va, trois verres bonjour les dégâts »

      La loi Evin de 1990 limite la publicité.

      plusieurs lois dans les années 90 viennent encore lutter contre l’alcool au volant

      les campagnes préventives s’enchainent

      (heu, de fait les zami-es, faut pas conduire quand on est soul)

      Mais en 2011, l’absinthe est à nouveau autorisée, d’autant qu’on avait montré que ce n’était pas l’ "alcool qui rendait fou", mais sa consommation abusive

      L’année dernière j’avais fait à mes étudiants ce cours sur l’alcool et l’alcoolisme, et à la fin, pour marquer le coup vu que ça leur avait plu, ils avaient loué une fontaine à absinthe et on avait fait toute la cérémonie avec modération bien sûr !

    • This is the end, my friends…

      voila c’est fini donc je vous mets un peu de #bibliographie The spécialiste c’est Didier Nourrisson et c’est vachement bien (ce fil est entièrement tiré de son travail)

      après j’ai lu aussi des articles/bouquins plus pointus sur le vin, notamment les grands vins de Serge Wolikoff @serge_wolikow mais je m’en étais plus servi dans le cours que pour ce fil

      J’espère que ça vous a plu et Santé ! Cheers Salude Topa Saha yérêd mât ! skol salut sherefé prost

  • Juncker est-il encore physiquement capable de diriger la Commission ? Jean Quatremer - 18 juillet 2018
    http://bruxelles.blogs.liberation.fr/2018/07/18/juncker-est-il-encore-physiquement-capable-de-diriger-la-

    Il y a comme une atmosphère de fin de règne brejnévien à Bruxelles. Comme au temps de l’ancienne URSS, le sommet de l’appareil bureaucratique européen fait corps pour dissimuler l’évidence, la grave dégradation de l’état de santé du dirigeant suprême, en l’occurrence Jean-Claude Juncker, de peur que l’ouverture prématurée de la succession ne remette en cause leurs privilèges...

    Les images capturées par les télévisions jeudi soir 12 juillet à l’occasion du diner de gala du sommet de l’OTAN, à Bruxelles, ont mis la Commission européenne en difficulté. On y voit Jean-Claude Juncker, son président, incapable de monter les quelques marches menant au podium de la « photo de famille ». Tel un vieillard qu’il n’est pas (il a 63 ans), on le voit hésiter au bas des marches avant d’être solidement empoigné par ses partenaires, dont le très costaud Ukrainien Petro Porochenko, puis solidement maintenu debout durant la cérémonie. Après avoir été quasiment porté en bas du podium, on le voit tituber et marcher péniblement, quasiment porté par le Néerlandais Mark Rutte et le Portugais Antonio Costa. Interrogé sur sa prestation titubante à l’issue du sommet, Juncker a expliqué qu’il souffrait d’une « sciatique » à éclipses. C’est depuis l’explication officielle.


    Et gare à tous ceux qui osent la mettre en doute : c’est de « l’indécence », selon Viviane Reding, députée européenne, ancienne commissaire luxembourgeoise et marraine politique du tout puissant allemand Martin Selmayr, le très contesté secrétaire général-chef de cabinet-sherpa du président de la Commission. « La façon dont certains médias cherchent à exploiter la douleur physique du président Juncker pour en faire des titres insultants est plus qu’indélicate », surenchérit son porte-parole, Margaritis Schinas. Circulez, il n’y a rien à voir.

    Le problème est que l’explication « sciatique » ne tient pas vraiment la route. Juncker n’avait pas l’air de souffrir : durant toute sa pénible prestation, il a souri, s’est amusé, a ri, parlé et embrassé ses partenaires à son habitude. Or une crise aigüe de sciatique vous cloue au lit. Mais peut-être était-il sous l’emprise d’analgésiques puissants ? Selon plusieurs sources, Juncker était de fait en fauteuil roulant lorsque les photographes et les télévisions n’étaient pas là et il n’a même pas pris la parole durant le diner alors que les enjeux du sommet avec Trump étaient vitaux pour l’Europe… Le problème est que les mêmes témoins affirment que Juncker a copieusement bu durant le repas, ce qui est totalement contre-indiqué quand on prend des analgésiques. En admettant même qu’il souffre d’une sciatique, comment a-t-il pu se rendre quelques jours plus tard en Chine et au Japon ? Une sciatique rend un tel voyage difficilement envisageable sauf à supposer chez Juncker « une force morale hors du commun, une capacité à supporter la souffrance pour le bien de l’Europe », s’amuse un diplomate.

    En réalité, ce qui est en cause ici, c’est l’alcoolisme de Juncker, un secret de Polichinelle, même s’il s’en défend. « J’ai un problème d’équilibre avec ma jambe gauche », nous a-t-il confié, « qui m’oblige à m’agripper à la rampe lorsque je suis dans un escalier. Un ministre néerlandais, que j’avais attrapé par le bras après un déjeuner, a raconté que j’étais ivre. Ce problème remonte à un grave accident de voiture. En 1989, j’ai passé trois semaines dans le coma, puis six mois dans une chaise roulante. » Néanmoins les sources sont très nombreuses, à la fois au Luxembourg, à Bruxelles et dans les capitales européennes qui décrivent un Juncker porté sur la bouteille : « lorsqu’un huissier lui apporte un verre d’eau lors d’un conseil des ministres, on savait tous que c’était du gin », raconte un ancien ministre. L’ancien président de l’Eurogroupe, le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem, n’a pas hésité à décrire, à la télévision néerlandaise, un Luxembourgeois souvent ivre lors des Eurogroupes. De son côté, le Français Pierre Moscovici, actuel commissaire européen et ancien ministre des Finances, reconnait délicatement que l’alcool ingéré « n’a jamais empêché Juncker d’être fonctionnel ». Tout le monde se souvient encore du sommet de Riga de 2015 lorsqu’il s’est donné en spectacle sous l’oeil des caméras du monde entier, accueillant le Hongrois Viktor Orban d’un « tiens, voilà le dictateur », embrassant le Belge Charles Michel sur le crâne ou encore demandant à la cantonade : « qui c’est celui-là ? »… Mais comme les dirigeants ne sont pas soumis à des alcootests, on ne saura jamais s’il avait ingéré quelque chose ce jour-là ou avait décidé de se lâcher...

    Le problème est que le spectacle offert lors du sommet de l’OTAN a été bien au-delà du folklore d’un Luxembourgeois porté sur la bouteille. On a vu un homme manifestement gravement malade, incapable de se mouvoir seul. Autrement dit, c’est la question de sa capacité à gouverner qui est posée. Ce n’est pas un hasard s’il est devenu totalement dépendant de Martin Selmayr qu’il n’a pas hésité à nommer, en février dernier, secrétaire général de la Commission en violation de toutes les règles de la fonction publique européenne. Pris la main dans le sac, il a même menacé de démissionner si le Parlement européen exigeait le départ de son protégé, une inversion de la causalité politique sans précédent. Le délabrement physique de Juncker conjugué à la puissance de Selmayr indique que le pouvoir a une apparence, le président de la Commission, une réalité, un eurocrate non élu et non responsable.

    La démocratie ne peut se contenter de la parole un rien soviétique de Schinas qui affirme qu’il n’y a « aucune inquiétude à se faire quant à la capacité (de Juncker) à travailler dur comme il le fait toujours ». Les doutes sont désormais tels qu’ils imposent une transparence totale, c’est-à-dire un bulletin de santé certifié par le corps médical afin que les Européens sachent qu’ils n’ont pas à leur tête une momie.

    N.B. : version française (et un peu plus longue) de l’article écrit pour The Spectator de ce jeudi : https://www.spectator.co.uk/2018/07/jean-claude-drunker https://www.spectator.co.uk/2018/07/jean-claude-drunker


    Mise à jour du 18 juillet : Interrogé ce mercredi, Jean-Claude Juncker a déclaré : « J’avais mercredi dernier une sciatique ». « Et en plus, j’avais des crampes dans les jambes », a-t-il ajouté. « J’ai des problèmes de santé qui ne concernent que moi ». Il s’est dit « impressionné par l’intérêt que certaines personnes ont pour ces sujets ». « Je demande du respect ». Une réponse étonnante : la capacité de Juncker à diriger la Commission, surtout après ce qu’a révélé l’affaire Selmayr où il est apparu comme la marionnette d’un eurocrate arrogant, dominateur et sûr de lui (pour paraphraserde Gaulle), est une question légitime. Le « respect » n’a rien à voir dans cette affaire, la démocratie, si.

    #UE #union_européenne #OTAN #jean-claude_juncker #europe #commission_européenne #alcoolisme #alcool #Eurogroupes #parlement_européen #démocratie

  • This ’anti-Temperance’ map foreshadows the collapse of Prohibition in America | Big Think

    http://bigthink.com/strange-maps/this-prohibition-era-map-is-a-love-letter-to-alcohol

    https://vinepair.com/articles/temperance-maps

    Throughout the 19th century, cartography was often used to promote sobriety. Here’s a counter-example: a map that celebrates alcohol, in various guises – published two years before the end of Prohibition.

    The Temperance movement, which from the early 1800s sought to reduce the consumption of alcohol in the U.S., had a curious affinity for cartography. It produced numerous ’Temperance maps’, so called because they used fictional topographies to warn against the wickedness of drinking and promote the benefits of sobriety.

    #cartographie #alcool #alcoolisme

  • Mickie Krause - 10 nackte Friseusen - Apres Ski Party Eschwege
    https://www.youtube.com/watch?v=Sc6Lp3RXLHI


    Vous pouvez engager l’artiste au pseudonyme Micky Krause pour la modeste somme de 15000 Euros par soirée. Comment je le sais ? Allez regarder la vidéo suivante où il raconte comment il a réussi une carrière surprenante.

    Millionär mit Malle-Hits ? Schlagerstar Mickie Krause redet über sein Geld - WISO | ZDF
    https://www.youtube.com/watch?v=5YlqcM6SIVM

    Mickie Krause ist einer der erfolgreichsten Partymusiker Deutschlands. Mit seinem Hit „Zehn nackte Frisösen“ gelang ihm vor 18 Jahren auf Mallorca der Durchbruch. Mittlerweile ist er ein Star am „Ballermann“.

    Mickie Krause - Orange trägt nur die Müllabfuhr
    https://www.youtube.com/watch?v=p8MRCmWPuSo


    Si vous avez réuissi à regarder jusqu’ici sans vomir, cette vidéo vous fera encore plaisir.

    Mickie Krause - Finger weg von Sachen ohne Alkohol
    https://www.youtube.com/watch?v=5Y03gIzV7oQ

    #culture #musique #Majorque #Allemagne #alcoolisme

  • Jager Bomb Shot Recipe
    https://www.thespruce.com/jager-bomb-recipe-759713


    Une boisson mortelle

    Very popular at the bar, you will often see groups of people drinking Jäger Bombs together. You will either love them or hate them, there is not much middle ground with this potent shot. Without a doubt, this is a drink every bartender should know.

    Jäger-train - Wikipedia
    https://en.m.wikipedia.org/wiki/J%C3%A4gerbomb

    A Jäger-train is a theatrical method for preparing the drinks when multiple Jägerbombs have been ordered. Glasses of Red Bull are lined up, and an empty glass is placed at one end. Shot glasses of Jägermeister are then balanced on the lips of the glasses. The first shot glass (which is on the empty-glass end) is pushed over; it falls into the Red Bull in the next glass and—if the glasses are correctly positioned—it will simultaneously knock over the next shot glass, thus a domino effect will be created, causing each shot glass to fall into a glass of Red Bull.[5][6] In order for the trick to work, the shot glasses need to be tall enough (or drink glasses narrow enough) so that one shot glass knocks over the next shot glass in the line. The train can also be arranged into a Jäger-ring that completes itself.

    Drei Herzstillstände: 18-Jährige stirbt fast nach zehn „Flying Hirsch“ - FOCUS Online
    https://m.focus.de/panorama/welt/lebensgefaehrlicher-trend-junge-britin-stirbt-fast-nach-alkohol-energy-mix_i

    Der Mix aus Jägermeister und Energy-Drinks hat eine 18-Jährige in England fast das Leben gekostet. Die junge Frau erlitt nach zehn der Mixgetränke mehrere Herzattacken, vorübergehend hörte ihr Herz sogar auf zu schlagen.

    Sie laufen unter dem Namen „Jager Bomb“ oder „Flying Hirsch“, sie machen nicht nur betrunken, sondern puschen auch auf und liegen bei jungen Menschen schwer im Trend. Der Mix aus Jägermeister und Energy-Drinks sind einer 18-Jährigen im englischen Ort Yeovil fast zum Verhängnis geworden.

    Die junge Frau feierte mit Freunden in einem Nachtclub und trank etwa zehn der hochprozentigen Mixgetränke, wie die britische „Daily Mail“ berichtete. Die große Menge an Alkohol vertrug die Engländerin offenbar ohne Probleme, doch die hohe Konzentration an Koffein brachte dem Bericht zufolge Stunden später ihren Körper völlig außer Kontrolle.

    Mamie Brigitte ne l’aime pas. Moi non plus, c’est dégeulasse.

    PETA aufgebracht: Vegetarier wollen Jägermeister abschaffen | Berliner-Kurier.de
    https://www.berliner-kurier.de/news/peta-aufgebracht-vegetarier-wollen-jaegermeister-abschaffen-5307272?

    Wolfenbüttel - Grüne Flasche, Hirschkopf-Etikett, 35 Prozent vol. Alkohol: Das ist „Jägermeister“ – seit 77 Jahren auf dem Markt. Aber dieser Kräuterlikör verbittert nun die Tierschützer von PETA.

    Sie wollen, dass der niedersächsische Spirituosen-Hersteller seinen „Jägermeister“ in „Waldmeister“ umbenennt – aus Image- und Tierschutzgründen.

    Die Namensänderung in „Waldmeister“ könnte verhindern, dass sich Kunden vom „Jägermeister“-Produkt abwenden, weil sie sich nicht mit der Jagd identifizieren wollen, erklärte PETA. Immer mehr Menschen würden den Sinn der hinterhältigen Tier-Tötung in deutschen Wäldern hinterfragen. Der „Waldmeister“ hingegen ist ein Heilkraut aus deutschen Wäldern, hat ein positives Image – im Gegensatz zum „Jägermeister“.

    Außerdem legte PETA der Schnapsfirma nahe, auf das jagdverherrlichende Gedicht von Oskar von Riesenthal auf dem Flaschen-Etikett zu verzichten. Als Ersatz legten die Tierschützer ein kritisches Jagd-Zitat vom ersten Bundespräsidenten Heuss bei. „Wir haben alles zur Kenntnis genommen“, sagte „Jägermeister“-Managerin Andrea Ostheer zu unserer Zeitung. „Wir verfolgen die Diskussionen in den Netzwerken, entscheiden dann.“

    #alcoolisme #wtf

  • Deutsches Brauchtum: Zwischen Schützenfest und Gänsereiten - Neue Fotografie
    http://sz-magazin.sueddeutsche.de/texte/anzeigen/46736/Alkohol-spielt-im-deutschen-Brauchtum-eine-wichtige-Rolle

    Saufen, schießen und toten Gänsen die Köpfe abreißen: Der Fotograf Moritz Reich hat alte Bräuche in ganz Deutschland dokumentiert. Er stieß dabei auf viel Herzlichkeit, aber auch auf Misstrauen. Und auf jede Menge Bier.

    Wie viel Bier haben Sie während Ihrer Reisen getrunken?

    Wenig. Beim Schützenfest in Düsseldorf-Unterrath habe ich mir ein Altbier gegönnt. Alkohol spielt im deutschen Brauchtum aber definitiv eine wichtige Rolle. Der Anteil junger Leute, die sich an der Brauchtumspflege beteiligen, steigt zumeist quasi-proportional mit der Größe der vorhandenen Bierfässer. Dort, wo mehrheitlich alte, nicht mehr ganz so trinkfeste Leute auf den Bierbänken sitzen, bestehen häufig Nachwuchssorgen.

    #Allemagne #tradition #alcoolisme #photographie

  • Первый эшелон (1955, Pervyy eshelon, First Echelon)
    J’aime les tractoristes ;-)

    https://www.youtube.com/watch?v=tKlS2Ez2UqY

    https://en.wikipedia.org/wiki/The_First_Echelon

    a 1955 Soviet feature film directed by Mikhail Kalatozov, for which Dimitri #Shostakovich wrote the music. A touching novel of the Secretary of the Komsomol organization Alexey Uzorov and tractor driver Anna Zalogina on the background of Virgin Lands Campaign in #Kazakhstan.

    https://letterboxd.com/film/the-first-echelon

    In one of the steppe regions of Kazakhstan arrives on Komsomol youth squad. Severe frosts, spring mud flows, exhausting work than their specialty – the development of virgin land does not come easy. But the young are young – they work, enjoy life, fall in love. In the center of the story – the touching romance secretary of the Komsomol organization and tractor driver Anne.

    Izolda Izvitskaya (1932 - 1971)
    https://en.wikipedia.org/wiki/Izolda_Izvitskaya

    The Forty-First (1956 film)
    https://en.wikipedia.org/wiki/The_Forty-First_(1956_film)

    http://video.chtoby-pomnili.com/%D0%9E%D0%BB%D0%B5%D0%B3%20%D0%A1%D1%82%D1%80%D0%B8%D0%B6%D0%B

    The film is set during the Russian Civil War and tells the story of a tragic romance between a female sniper of the Red Army and an officer of the White Army.

    https://www.youtube.com/watch?v=jMmwgEwsPd8

    https://translate.google.de/translate?hl=de&sl=auto&tl=fr&u=http%3A%2F%2Fchtoby-pomnili.com%2Fp

    Le jury du Festival de Cannes (1957) a décerné au film « Forty-First » un prix spécial « Pour poésie et scénario original ». A été apprécié et le talent Izvitskaya. Les magazines populaires « New York Magazine » et « Parisien Libre » sont sortis avec ses portraits sur la couverture. En son honneur, des réceptions ont été organisées. A Paris, a ouvert un café « Isolde ».
    ...
    Elle prit une bouteille cachée de Stolichnaya dans le papier journal, la posa sur la table de la cuisine, puis versa deux petites piles de vodka et servit des collations avec des croissants noirs, qu’ils séchaient toujours et gardaient au cas où. Quand elle a ouvert le réfrigérateur dans la cuisine, j’ai remarqué qu’il était vide. Apparemment, tous ces derniers jours elle a été tourmentée par la faim, mais l’argent pour la vodka Isolda a quelque part. Après le premier verre, elle perdit l’équilibre et attrapa le bord de la table de la cuisine. Effrayée, j’ai enroulé ses bras autour d’elle et l’ai traînée jusqu’à l’ottoman. Quand elle est venue, je lui ai dit au revoir et je suis parti ... ".
    ...
    à la fin de février 1971, l’actrice a disparu. Tatyana Gavrilova a déclaré : "Le 3 mars, le répartiteur du théâtre s’inquiétait du fait que le téléphone d’Izvitskaya ne répondait pas, a appelé Bredun et lui a demandé d’aller dans l’appartement de son ex-femme et si personne ne répondait. - La porte était fermée, et la clé sortait dans le trou de la serrure de l’autre côté. La milice, le serrurier du bureau du logement, appela, et ils ouvrirent la porte.

    Isolda Vasilievna était allongée sur le sol, vêtue d’une robe française matelassée, la tête dans la cuisine, le corps mince dans la pièce. Apparemment, l’actrice est allée à la cuisine, mais, inconsciente, est tombée et est morte. Apparemment, elle était comme ça pendant plus d’une semaine. Il n’y avait pas de nourriture dans la maison, seulement un morceau de pain, épinglé sur une fourchette, gisait dans un hangar-verger métallique. Sur la demande urgente de Bredun, la mort d’Izvitskaya a été expliquée par « empoisonner le corps avec des poisons inconnus, la faiblesse du système cardio-vasculaire ».

    https://www.prime-movies.ru/aktyory-i-rezhissyory/aktrisy-sovetskogo-kino/aktrisa-izolda-izvickaya-filmografiya

    https://www.google.de/search?hl=de&tbm=isch&source=hp&biw=1230&bih=751&q=%D0%98%D0%B7%D0%BE%D0%BB%D :

    #URSS #film #alcoolisme

  • #Los_Angeles : les rangs des ex-soldats #sans-abris grossissent

    « Je n’avais pas fait beaucoup d’études alors j’ai tiré au fusil », raconte-t-il. « Des gens mourraient dans l’explosion de grenades, on en voyait se faire abattre (...) C’était horrible ».

    Son retour à la vie civile a été brutal. « Je n’ai jamais eu de travail », explique péniblement celui qui dit avoir du mal à « réfléchir comme il faut ».

    S’il a par le passé « habité chez des gens », il a rapidement été emporté dans la même spirale que tant d’anciens combattants américains : #traumatismes psychologiques, manque de qualifications, #chômage, #alcoolisme, #drogue, #isolement_social et familial, #prison, puis... la rue.


    http://www.courrierinternational.com/depeche/los-angeles-les-rangs-des-ex-soldats-sans-abris-grossissent.a
    #militaires #USA #Etats-Unis #armée #ex-militaires #ex-soldats #pauvreté #guerre #conflits

  • Le laboratoire Lundbeck se met en travers de la route du #baclofène
    https://www.mediapart.fr/journal/france/150617/le-laboratoire-lundbeck-se-met-en-travers-de-la-route-du-baclofene

    Le baclofène est le seul médicament connu qui ait une action réelle contre la dépendance alcoolique. Mais son développement est freiné par les intérêts des grands laboratoires pharmaceutiques, en particulier Lundbeck, qui produit un médicament concurrent mais inefficace.

    #France #alcoolisme #Liens_d'intérêts

  • « Les Français dépensent trop… », dit Juncker à Macron
    https://www.crashdebug.fr/international/13587-les-francais-depensent-trop-dit-juncker-a-macron

    Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker à Berlin, le 8 mai 2017 (AFP / T. SCHWARZ)

    Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a appelé lundi Emmanuel Macron à réduire la dépense publique en France une fois au pouvoir, jugeant que son niveau actuel n’était pas tenable à terme.

    "Nous sommes confrontés avec la France à un problème particulier, les Français dépensent trop d’argent et ils dépensent au mauvais endroit", a déclaré à la presse à Berlin M. Juncker, au lendemain même de l’élection du centriste à la présidence française.

    "Les Français consacrent entre 53% et 57% de leur Produit intérieur brut à leurs budgets publics, compte tenu du niveau relativement élevé de la dette, cela ne peut pas fonctionner dans la durée", a ajouté M. (...)

    #En_vedette #Actualités_internationales #Actualités_Internationales

  • 5 jeunes filles assises dans le métro, un jeune homme avec elles, en décalage total ceci dit chuut, tout le monde vous entend et moi je bosse demain au garage, ah oui en fait toute la rame entend très bien le jeu qui a l’air de les passionner, elles hurlent : « 1,2,3 vomiiiii » en réunissant leurs mains puis s’enfilent cul sec la moitié de la bouteille d’alcool que chacune a en main avant de recommencer « 1,2,3,4 vommmiiii ». Le garçon sort les bouteilles en réserve de son sac. Je n’arrive pas à suivre les explications initiatiques que l’une d’elles donne à la plus jeune pour qu’elle participe également, dilemme, faut-il boire quand on gagne ou quand on perd ? Finalement, elles ont du retard à leur rendez-vous et sortent titubant, boohh, on dira qu’il y a eu une alerte terroriste dans le métro : « Aleerrte au vommmiii ».

    #histoire_vraie #vomi #jeunesse #alcoolisme #2017

  • Nostalgie du zinc parisien, par Carlos Pardo
    http://www.monde-diplomatique.fr/2017/02/PARDO/57144 #st

    À l’aube de la transformation de Paris, alors que les Halles déménageaient et que les spéculateurs immobiliers allaient pouvoir agir quasiment en toute liberté, il n’hésitait pas à faire de sa chronique une tribune, appelant à la vigilance : ces mutations sauvages chassaient « les gens modestes, éjectés comme des malpropres », et représentaient aussi un danger pour le patrimoine de la capitale, et en premier lieu pour les troquets. Il y avait alors environ 200 000 débits de boissons en France, pour à peine 35 000 aujourd’hui.

    http://zinc.mondediplo.net/messages/51455 via Le Monde diplomatique

  • ‘No one accepts responsibility’: thirteen refugees dead in Greece

    As refugees and migrants die in Greece’s ‘#hotspots’, military camps and in transit, the EU, the UNHCR and Greek institutions must be held to account.


    http://www.irr.org.uk/news/no-one-accepts-responsibility-thirteen-refugees-dead-in-greece/?platform=hootsuite

    #mourir_en_Grèce #asile #migrations #réfugiés #décès #morts #Grèce #mourir_dans_un_hotspot

  • Macron, le Nord et la tête de noeuds Les chiffres

    Monsieur Emmanuel Macron, ancien ministre de l’économie, se promenait dans le Nord de la France. Il y fit, le vendredi 13 janvier cette déclaration dont la presse s’est faite l’écho : « l’alcoolisme et le tabagisme se sont peu à peu installé dans le bassin minier » . Bien sûr, comme c’est facile. Ces ex-ouvriers, devenus chômeurs et leurs enfants, tous des alcooliques, et d’ailleurs ils votent pour le Front National. Le mépris de classe que révèle cette déclaration est sidérant, mais nullement étonnant. Emmanuel Macron fut à bonne école pendant plus de 4 ans, aux côtés – comme conseiller et comme ministre – de celui qui parlait des « sans dents », notre Président François Hollande. La violence de cette déclaration passe cependant les bornes. Non seulement par le mépris qu’elle exprime, mais aussi par la méconnaissance de la situation qu’elle révèle.
     
    Le Nord et l’alcool
    Oui, il y a bien un problème d’alcoolisme dans le Nord de la France, mais ni plus (ni moins) grave que celui que l’on connaît en Normandie, en Bretagne, ou dans la région Champagne-Ardenne. Regardons les statistiques de santé que soit celles fournies par l’INPES ou celles de l’enquête ESCAPAD.

    La seule qui mette le Nord en tête est celle des décès liés à des cirrhoses et autres maladies, que l’on considère liées à l’alcool.

    Graphique 1


    Mais, les cirrhoses ne sont pas un bon indicateur car elles sont aussi associées à d’autres pathologies qu’une simple dépendance à l’alcool. D’autres indicateurs existent, fournis par l’Enquête Baromètre Santé de l’INPES. Le premier est celui du pourcentage des ivresses alcooliques dans l’année, sur la population de 15 à 75 ans. Et là, surprise, le Nord apparaît largement sous la moyenne nationale.

    Graphique 2


    La proportion remonte largement au-dessus de la moyenne, mais pas en première place, pour les interpellations pour ivresse sur la voie publique, chiffre qui mesure, en fait, la (relative) tolérance des forces de l’ordre à ce type de désordre, mais aussi la pratique sociale de l’ivresse, dans et hors du domicile. En fait, on compte 22,5 interpellations pour 10000 habitants, chiffre inférieur cependant à celui de la Réunion et de la région Champagne-Ardenne.

    Graphique 3

    Graphique 4


    Il en va de même si l’on observe l’usage mensuel de l’alcool pour la tranche d’âge de 17 ans, toujours dans l’enquête ESCAPAD de 2014. La fréquence moyenne est de 12% en France, et elle n’est que de 10% dans le Nord contre 22% dans les pays de la Loire et 17% en Bretagne et en Basse-Normandie.

    Graphique 5


    Le premier constat est donc que M. Emmanuel Macron, ancien Ministre, et ci-devant candidat à la Présidence de la République, a bien raconté n’importe quoi. Il a maintenu ses propos et même attaqué sur Facebook avec une certaine violence ceux qui étaient légitimement scandalisés par ses propos[1]. Ce faisant il ne fait qu’étaler ce qui est désormais évident pour tous ceux qui ont suivi cette triste affaire : il suinte de ce personnage un mépris envers les travailleurs et envers les victimes de notre société, un mépris de classe, qui n’est pas piqué des vers.
     
    Les causes de crise sanitaire dans le bassin minier
    Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas un véritable problème de santé publique dans le bassin minier du Nord. Dans l’arrondissement de Lens, la surmortalité est de 67% supérieure à ce qu’elle est dans le reste de la France. Mais, ce problème n’est nullement la traduction de comportements spécifiques de la population, comportements qui par ailleurs trouveraient dans l’abandon dans laquelle elle fut laissée d’amples justifications. Ce problème résulte pour une large part par la pollution de l’air et de l’eau induites par des activités qui ont été pendant laissées sans contrôle (que l’on se souvienne des patrons-voyous de MetalEurop qui ont disparu sans laisser de traces après avoir largement pollué le site de leur usine, par les maladies professionnelles sur lesquelles on est devant une véritable absence de données. Rappelons qu’en ce qui concerne le stress au travail , des pays comme la Suisse et la Suède avaient réalisé des enquêtes épidémiologiques générales, qui avaient montré que les maladies stress-induites avaient un coût pour la société dépassant les 3% du PIB. Rappelons qu’en France, et en dépit d’études pionnières réalisées à l’initiative de la CGT au début des années 1960, il n’y a jamais eu d’enquête équivalente. Que faisiez vous donc vous, oui vous, Monsieur Emmanuel Macron ainsi que votre collègue, Madame Marisol Touraine, quand vous étiez respectivement Ministre de l’Economie et Ministre de la Santé ?

    C’est qui devrait provoquer une immense colère contre vous et votre candidature à la Présidence de la République, citoyen Macron. De prétendre « stigmatiser » comme l’on dit aujourd’hui une population alors que vous n’avez rien fait pour permettre une juste mesure des causes de la crise sanitaire qu’elle vit. De prétendre résoudre ses problèmes par l’ubérisation du travail et de la société, alors que l’on sait pertinemment que ceci va encore renforcer le stress au travail , et engendrer par là de nouvelles pathologies.

    Monsieur Macron, votre prétendu « humanisme » dont vous faites étalage à l’étranger, en Allemagne en particulier, n’est qu’une immense et scandaleuse fraude.

    Vous vous moquez complètement de ce que vivent les gens, de ce qu’ils endurent. Mais nous, nous savons qu’à Noeux-les-Mines, là où vous avez fait votre déclaration, il y avait, en votre personne, une véritable tête de nœuds !

    _ Jacques Sapir _
    Source : http://russeurope.hypotheses.org/5593
    [1] Voir https://www.facebook.com/EnMarche/Posts/719648718213333

    #Cartes #France #Alcoolisme #Nord #Haur_de_France #Macron_l_alcoolique #PS #cirrhoses #Noeux-les-Mines #tête_de_nœuds #Marisol_Touraine #enquêtes_épidémiologiques #mépris #stress_au_travail #méconnaissance #guerre_aux_pauvres #fraude