• #Trump et le coup d’État des #multinationales

    Comment Donald Trump a-t-il conquis la Maison-Blanche ? Au travers d’analyses d’observateurs et de paroles d’électeurs, Fred Peabody dessine le saisissant portrait d’une démocratie confisquée.

    Et si le 45e président des États-Unis n’était pas le symbole d’une ère nouvelle, mais au contraire l’aboutissement d’un processus entamé depuis de longues années ? Alors que la journaliste canadienne Naomi Klein a récemment comparé l’administration Trump à un « coup d’État des grandes entreprises », son compatriote philosophe John Saul (Mort de la globalisation, éd. Payot) estime, lui, que la confiscation de la démocratie et des biens publics par les intérêts privés a débuté dès la fin des années 1970, la première élection de Ronald Reagan en 1981 la rendant effective. Sa théorie du « coup d’État au ralenti » a notamment inspiré le journaliste Chris Hedges dans son analyse de l’état de l’Amérique. Pour lui, et certains de ses pairs, également interviewés ici, l’élection de Donald Trump ne constitue que le dernier rebondissement, le plus visible sans doute, d’une dérive à laquelle ses prédécesseurs démocrates, Bill Clinton et Barack Obama, ont activement prêté la main. Des pans entiers de la population américaine, notamment dans les anciennes régions ouvrières, ont ainsi été délibérément sacrifiés par les élites au nom de la libéralisation du marché, et la crise de 2008 a contribué à accélérer cet abandon.

    Outsiders
    En écho à ces réquisitoires très argumentés, le réalisateur Fred Peabody (Tous les gouvernements mentent) explore ainsi les villes dévastées de Camden (New Jersey) et de Youngstown (Ohio), anciens bastions industriels livrés au chômage et à la misère, où des sans-abri, citoyens jadis prospères, campent à deux pas de rangées de maisons murées. Et c’est l’aspect le plus passionnant, et le plus novateur, de son film, que de donner la parole à des électeurs de Trump qui, ni haineux, ni racistes, ni religieux fanatiques, expliquent pourquoi ils n’ont pu se résoudre, une fois de plus, à voter pour un parti qui les a rayés de la carte sans sourciller. Sans illusion sur Trump, ils lui reconnaissent une seule vertu : celle de l’outsider, méprisé comme eux par les politiciens professionnels et les médias. De Washington à la Rust Belt, la « ceinture de rouille », cette balade dans une Amérique oubliée fait puissamment écho à l’actualité française.


    https://www.arte.tv/fr/videos/084760-000-A/trump-et-le-coup-d-etat-des-multinationales
    #coup_d'Etat #USA #Etats-Unis #corporation #coup_d'Etat_permanent #impôts #fiscalité #élite #pouvoir_économique #démocratie #groupes_d'intérêt #intérêt_personnel #Mussolini #fascisme #corporatisme #propagande #médias #presse #lobby #Camden (New Jersey) #pauvreté #SDF #sans-abris #sans-abrisme #villes-fantôme #capitalisme #ghost-city #pillage #Youngstown (Ohio) #sidérurgie #industrie_sidérurgique #acierie #désindustrialisation #Rusting_belt #délocalisation #chômage #drogue #Manifeste_Powell #inégalités #richesse #pauvreté #ALENA #traité_de_libre-échange #accords_de_libre-échange #syndicats #prisons #privatisation_des_prisons #emprisonnement #divisions #diviser_pour_régner #racisme #sexisme #patriarcat #film #documentaire #film_documentaire

  • Donald Trump veut « mettre fin » à l’Aléna rapidement
    https://www.lemonde.fr/international/article/2018/12/02/donald-trump-veut-mettre-fin-a-l-alena-rapidement_5391562_3210.html


    Les trois chefs d’Etat d’Amerique du Nord signent le nouveau traité durement négocié ces derniers mois.
    SAUL LOEB / AFP

    Le président américain Donald Trump a expliqué samedi vouloir rapidement mettre fin à l’Aléna, l’accord de libre-échange remontant à 1994 avec le Mexique et le Canada, en faveur du nouveau traité qu’il vient de signer avec eux en marge du G20, au risque d’un affrontement potentiel avec le Congrès.

    A bord de l’avion Air Force One qui le ramenait aux Etats-Unis de retour du sommet du G20 en Argentine, M. Trump a déclaré à des journalistes qu’il allait demander officiellement au Congrès de « mettre fin » à l’#Aléna (Accord de libre-échange nord-américain, #Nafta en anglais) « dans une période de temps relativement courte ».

    Cette démarche déclencherait un délai de six mois avant que les Etats-Unis quittent cet accord, durant lequel le Congrès se verrait demander d’approuver le nouvel accord signé vendredi, l’Accord Etats-Unis, Mexique et Canada (#AEUMC, ou #USMCA selon l’acronyme anglais).

    Lors de sa signature à Buenos Aires, une victoire pour lui après des mois de négociations tendues, M. Trump avait qualifié le nouvel accord de « tellement meilleur que l’Aléna », qu’il juge « désastreux » pour l’économie américaine, l’accusant d’avoir fait perdre des millions d’emplois notamment dans l’automobile.
    L’AEUMC prévoit pour le secteur automobile des règles incitant à se fournir en matériaux et composants aux Etats-Unis et une clause forçant le Mexique à augmenter les salariés du secteur. « Il sera mis fin (à l’Aléna) et le Congrès aura le choix entre l’AEUMC ou la situation d’avant l’Aléna, qui fonctionnait très bien », a poursuivi le président républicain.

  • ALENA Libre-échange : cartes sur table Robert Dutrisac - 29 Aout 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/opinion/editoriaux/535513/libre-echange-cartes-sur-table

    Le président Donald Trump a réussi à isoler le Canada en signant un accord de principe de libre-échange avec le Mexique. Il est minuit moins une pour Donald Trump : s’il veut que son homologue Enrique Peña Nieto signe officiellement l’entente avant qu’il ne cède le pouvoir à son successeur, le 1er décembre prochain, le président a jusqu’à vendredi pour soumettre l’entente au Congrès, qui doit disposer d’une période d’examen de 90 jours. En grand négociateur qu’il prétend être, Trump veut aussi montrer qu’il a pu arracher une victoire avant les élections de mi-mandat en novembre.

    Le Canada se retrouve devant une entente qu’il n’a pas négociée directement. Mais l’issue présente des points positifs. En premier lieu, il a devant lui un président qui est maintenant prêt à signer un accord.

    La question de l’automobile est réglée : l’entente qui hausse le contenu nord-américain de 62,5 % à 75 % et qui impose un salaire horaire minimum de 16 $US pour près de la moitié des véhicules fabriqués au Mexique rendra plus concurrentielles les usines non seulement américaines mais canadiennes.

    En outre, la disposition de temporarisation (dite « crépusculaire ») — les négociateurs américains proposaient que l’entente devienne caduque après cinq ans si elle n’était pas reconduite formellement par les parties — est remplacée par un simple réexamen qui permettra à l’accord de durer au moins seize ans. Une telle stabilité était réclamée non seulement par le Canada, mais aussi par les milieux d’affaires américains.

    En revanche, le Mexique a accepté que soient exempts de taxes les achats de biens en ligne en provenance des États-Unis d’une valeur de 100 $US ou moins, alors que le seuil était fixé à 50 $US. Au Canada, la limite est fixée à 20 $US ; une étude a indiqué qu’un relèvement de l’exemption entraînerait la perte de milliers d’emplois au pays.

    Il reste notamment deux points litigieux et non les moindres : les mécanismes de règlement des différends et la gestion de l’offre en agriculture.

    Jusqu’ici, le Canada a refusé de signer un accord qui accorderait aux Américains le droit de trancher unilatéralement les différends commerciaux. Il n’y a aucune raison pour que cette position change : un accord de libre-échange ne vaut pas grand-chose sans un mécanisme impartial de règlement des différends.

    En ce qui a trait à la gestion de l’offre des produits laitiers, le gouvernement Trudeau ne peut l’abandonner. Au Québec, agriculteurs et partis politiques monteraient aux barricades. Et c’est sans parler des producteurs ontariens. On comprend d’ailleurs mal l’obsession du président à ce sujet. Les États-Unis subventionnent allègrement leur agriculture. Qui plus est, le Canada importe davantage de produits laitiers des États-Unis que l’inverse. On ne peut qu’espérer que les négociateurs canadiens puissent proposer des aménagements — un léger relèvement des quotas d’importations, par exemple, comme le prévoit l’accord de libre-échange Canada-Europe — qui puissent permettre au président américain de crier victoire.

    Il ne faut surtout pas céder à la menace qu’il a brandie d’imposer des tarifs de 25 % sur les autos produites dans les usines canadiennes. Après tout, ces usines, pour la plupart, sont la propriété des grands fabricants américains, qui seraient les premiers touchés.

    Est-ce qu’une entente peut être conclue d’ici vendredi ? Rien n’est impossible, mais on peut en douter. Le Canada, qui n’est pas soumis aux mêmes échéances qu’un président qui veut se faire valoir, pourrait toutefois tirer parti de la situation. Compte tenu de la nature de la bête, il faudra sans doute permettre à Donald Trump de clamer qu’il a gagné et que le Canada a perdu. Sans que ce soit véritablement le cas.

     #alena #usa #tafta #mexique #Enrique_Peña_Nieto #etats-unis #libre-échange #canada #donald_trump #taxes #arbitrage #lait #néolibéralisme #trump

  • Les négociations de l’ALENA s’accélèreront Éric Desrosiers - 21 juin 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/economie/530808/alena-les-negociations-s-accelereront

    Loin d’être dans l’impasse, la renégociation de l’ALENA se poursuivra cet été, et même s’intensifiera, dit Chrystia Freeland qui reste convaincue qu’une entente finira par être trouvée en dépit du protectionnisme de Donald Trump et des rumeurs de guerre commerciale mondiale qu’il a déclenchées.

    « J’ai tendance à croire au déterminisme économique, a expliqué la ministre des Affaires étrangères canadienne lors d’un point de presse mercredi en marge de son passage devant le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM). Je me dis que si la réalité économique veut qu’on s’entende, cela va finir par se produire, malgré les difficultés. »


    Les négociateurs canadiens, américains et mexicains ont déjà bouclé neuf chapitres sur la trentaine que devrait compter la version modernisée de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), a-t-elle rappelé. Portant sur des enjeux comme le commerce électronique, les télécommunications et les mesures sanitaires et phytosanitaires, ces chapitres ont peu attiré l’attention alors qu’ils s’attaquent justement à la plupart des sources d’irritation dont se plaignaient les entreprises canadiennes au début des négociations.

    Sur les enjeux les plus litigieux, en ce qui a trait notamment au délicat secteur de l’auto, à l’extinction automatique du nouvel accord après cinq ans ou encore à son mécanisme d’arbitrage, la ministre assure que le Canada continuera de se montrer « ouvert au compromis » et « créatif » afin de trouver des façons de répondre aux demandes américaines sans compromettre ses intérêts économiques fondamentaux.

    Après de nombreux rendez-vous manqués, les trois pays se gardent bien désormais de fixer une date à laquelle ils comptent avoir conclu leurs négociations, entamées l’été dernier. Le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer, a dit s’attendre à une accélération des discussions après les élections présidentielles mexicaines, le 1er juillet.

    Réponse à Washington
    Le secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross, a répété mercredi devant un comité sénatorial à Washington que l’imposition de tarifs douaniers contre les importations d’acier et d’aluminium en provenance du Canada et du Mexique tenait, entre autres, à l’absence d’entente sur l’ALENA. Il a reconnu qu’en dépit de la justification des sanctions au nom de la défense de la sécurité nationale américaine, les métaux canadiens ne constituaient pas une menace et que son pays affichait même un surplus commercial dans l’acier avec le Canada. Il s’est néanmoins justifié en disant craindre que le principal pays visé, la Chine, ne contourne les sanctions américaines en faisant transiter ses métaux subventionnés par le marché canadien.

    Chrystia Freeland a rejeté cet argument du revers de la main, faisant valoir que le Canada n’avait aucun intérêt à permettre du dumping chinois sur son territoire. La ministre a dit être encore en discussion avec l’industrie et les provinces sur la meilleure façon de venir en aide aux compagnies victimes des tarifs américains. « Mais nous allons le faire », a-t-elle assuré. Le gouvernement du Québec a déjà annoncé une enveloppe de 100 millions en prêts et garanties de prêts.

    Chrystia Freeland s’est félicitée du fait que l’Union européenne, la Chine, le Japon et cinq autres pays se soient joints à sa contestation devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC) des tarifs américains basés sur l’argument de la sécurité nationale. Ces tarifs, a déclaré au CORIM celle qui s’est vu décerner la semaine dernière, à Washington, le prix de la diplomate de l’année par la revue Foreign Policy, « relèvent du protectionnisme pur et simple. C’est un exemple que les États-Unis veulent le beurre et l’argent du beurre, et cela va à l’encontre de toutes les règles qu’ils ont pourtant aidé à écrire ».

    #alena #Canada #USA #Mexique #Commerce #Dumping #mondialisation #acier #aluminium #droits de douane #libre-échange #tafta #ttip #néolibéralisme

  • L’ultime bataille de bouffe | Ariane Krol | Ariane Krol
    http://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/ariane-krol/201804/21/01-5161998-lultime-bataille-de-bouffe.php

    ... Il ne faudrait pas que, dans son désir de sauver l’#ALENA, le Canada cède un droit aussi élémentaire que celui de réglementer l’#étiquetage des #aliments vendus sur son territoire.

  • Make Mexico great again Isabelle Vanbrabant - Solidaire - 22 Mai 2017
    http://solidaire.org/articles/make-mexico-great-again


    À droite, la ville de Tijuana, au Mexique, où sont installées de nombreuses usines de production qui dépendent de multinationales américaines. À gauche, les États-Unis. Entre, la frontière, sur laquelle s’érige déjà une imposante barrière. (Photo Gordon Hyde / Wikimedia)

    « Pas besoin des Mexicains. Je n’ai pas besoin du Mexique. Ils vont payer pour ce mur, qu’ils le veuillent ou non. » Ce n’est qu’une des déclarations offensantes – et pas la plus raciste – de Donald Trump contre le Mexique et les résidents mexicains aux États-Unis. César Vargas, politologue mexicain habitant à Gand, nous donne son éclairage.

    Comment les relations entre le Mexique et les États-Unis sont-elles en train d’évoluer ? 
    César Vargas. Trump et ceux qui pensent comme lui peuvent présenter le Mexique comme le « super-vilain », la cause de tous les maux dans la société étasunienne, mais la réalité est plus complexe. Les économies étasunienne et mexicaine sont très liées depuis l’accord de libre-échange entre États-Unis, Canada et Mexique (Alena) en 1994. 

    On a parfois l’impression que le Mexique n’exporte que des produits agricoles – des tomates, des avocats… – vers son voisin du nord, mais ce n’est pas juste. L’industrie mexicaine est un des rouages du processus de production étasunien. Un avion nord-américain est fabriqué avec des turbines produites au Mexique. Si Trump veut couper ce circuit, il menace à court terme des millions d’emplois aux États-Unis. Des calculs font état de quatre millions d’emplois étasuniens supprimés.

    Comment réagit le Mexique ?
    César Vargas. Ce qui change, du coup, c’est que, vu l’agressivité et la manière grotesque dont Trump et son entourage parlent des Mexicains, ce qui semblait impossible est en train de se produire : les élites politiques, économiques et culturelles mexicains reviennent à un discours nationaliste.

    Tous les partis politiques mexicains, très opposés entre eux, sont maintenant unis contre Trump. L’année prochaine est une année électorale au Mexique, et il semble que le candidat de gauche Lopez Obrador ait vu sa popularité augmenter très fort grâce à un « effet Trump ». La gauche a toujours été nationaliste au Mexique mais, ce qui est remarquable, c’est que la droite s’y mette aussi. Les faiseurs d’opinions de l’ « establishment », qui soutenaient les États-Unis, sont désormais totalement discrédités. 

    Qu’en pensent les gens ? 
    César Vargas. Il y a évidemment une certaine crainte de ce qui va se passer. L’enjeu est de taille pour le pays, mais il y a aussi beaucoup de colère et de résistance. Il y a eu une manifestation anti-Trump dont l’appel a été relayé à la télévision, et qui a été un succès. Cela dit, je pense que le potentiel est encore plus grand. Beaucoup de citoyens critiques s’expriment sur les réseaux sociaux. 

    Il y a aussi une alliance croissante entre les mouvements de gauche au Mexique même et les latinos – dont notamment la communauté mexicaine – aux États-Unis. Ceux-ci sont très combatifs et s’organisent activement contre les déportations et le racisme. La coordination de ces mouvements est très positive, et je crois qu’elle va se renforcer dans les années à venir. 

    À mon avis, Antonio Villaraigosa, fils d’immigrés mexicains et ancien maire de Los Angeles, deviendra gouverneur de Californie et sera une voix d’opposition à Trump.

    #Trump #Californie #Mexique #mur #alena #emplois #establishment 

  • Caprice américain Le Devoir - Manon Cornellier - 20 avril 2017
    http://www.ledevoir.com/politique/canada/496757/produits-laitiers-caprice-americain

    À en croire le président des États-Unis, Donald Trump, le marché canadien serait fermé aux produits laitiers américains au point de léser ses producteurs. Lui qui prêche l’achat chez lui en a plutôt contre la volonté des producteurs canadiens de résister loyalement à la concurrence américaine.

    Les chiffres ne mentent pas. Le Canada est un importateur net de produits laitiers et plus de la moitié des importations viennent des États-Unis. Selon Statistique Canada, la valeur des importations canadiennes de produits laitiers atteignait 971 millions de dollars en 2016, dont 557 millions en provenance des États-Unis. Par rapport à 2015, il s’agit d’une hausse de 17 %. Toujours en 2016, nos exportations de produits laitiers totalisaient seulement 235 millions, dont un peu plus de la moitié étaient destinés à nos voisins américains.

    En qualifiant d’inéquitable la politique laitière canadienne devant ses partisans du Wisconsin mardi, Donald Trump a fait fi de la réalité, d’autant plus qu’il cherchait à défendre le lait diafiltré, un lait enrichi de protéines alimentaires pouvant servir dans la fabrication des fromages.

    L’ALENA permet depuis toujours aux transformateurs américains d’exporter au Canada les matières protéiques de lait, le tout en franchise de droits et à l’abri des quotas imposés au lait frais. La quantité de protéines de lait qui peut être utilisée dans les fromages est toutefois réglementée, contrairement au lait frais, ce qui limite le marché.

    Vers la fin des années 2000, les Américains ont conçu un lait diafiltré qui contient juste assez de protéines pour se soustraire aux quotas, mais pas assez pour ne pas faire office de lait frais dans la production de fromage. Du coup, ils ont pu exporter autant de lait que les producteurs de fromage canadiens en demandaient, ce qui s’est produit, le lait diafiltré étant moins cher que le lait frais canadien. L’impact sur les fermiers a été immédiat. Au Québec, on estime leurs pertes entre 500 $ et 1000 $ par semaine.

    Cette porte d’entrée que les Américains ont su exploiter pour écouler leur lait existe toujours, mais, depuis environ un an, il y a concurrence. Des transformateurs d’ici ont commencé à produire du lait diafiltré et les producteurs de lait canadiens, désireux de récupérer leur part du marché, ont accepté de leur vendre leur lait frais au prix mondial.

    Les Américains ont vu leur marché diminuer, et c’est ce qu’ils ne digèrent pas, accusant les Canadiens de concurrence déloyale. Voilà le refrain qu’a repris M. Trump, lui qui a pourtant signé un décret « Buy American », un modèle de mauvaise foi commerciale. . . . . .

    #lait_diafiltré #ALENA #USA #Canada #Fromage #Mélange (drole de)

  • Face au protectionnisme de Trump, l’industrie automobile mexicaine serre les dents
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/240317/face-au-protectionnisme-de-trump-l-industrie-automobile-mexicaine-serre-le

    Donald Trump veut faire revenir les constructeurs automobiles aux États-Unis, et taxer les importations en provenance du #Mexique. Un néomercantilisme qui menace l’industrie la plus globalisée de l’Alena, et qui pourrait avoir de lourdes conséquences pour le « joyau » de l’industrie mexicaine, lequel exporte aux États-Unis 77 % de ses véhicules et fait travailler 1,6 million de personnes.

    #Economie #ALENA #Detroit #Donald_Trump #industrie_automobile #libre-échange

  • #Alena, des mots magiques, des mots tactiques, qui sonnent faux
    https://www.monde-diplomatique.fr/mav/141/A/53026 #st

    Les négociations autour du grand marché transatlantique et du traité de libre-échange transpacifique s’accompagnent d’innombrables promesses de la part des gouvernements et des entreprises : créations d’emplois, croissance, ouverture de nouveaux marchés, amélioration des relations diplomatiques, etc. Cette partition fut déjà jouée sur l’air d’une célèbre chanson de Dalida (« Paroles, paroles ») au début des années 1990, au sujet de l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena). Entré en vigueur le 1er janvier 1994, ce marché commun devait diriger le Mexique, les Etats-Unis et le Canada vers un avenir radieux. Vingt ans plus tard, un rapport publié par Public Citizen’s Global Trade Watch (1) permet de dresser un bilan.

    http://zinc.mondediplo.net/messages/53400 via Le Monde diplomatique

  • Humilié, le #Mexique réfléchit à échapper à l’emprise des #Etats-Unis
    https://www.mediapart.fr/journal/international/020217/humilie-le-mexique-reflechit-echapper-l-emprise-des-etats-unis

    Le mur à la frontière américano-mexicaine existe déjà depuis belle lurette sur plus de 1 000 kilomètres. Ici à Ciudad Juarez. © Reuters L’arrivée de Trump à la Maison Blanche et la faiblesse de leur propre président déstabilisent les Mexicains qui se sont laissé enfermer dans une relation à sens unique avec les États-Unis.

    #International #ALENA #Amérique_du_nord #Carlos_Slim #Donald_Trump #Enrique_Peña_Nieto #immigration #immigrés

  • La démondialisation selon Trump
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/090117/la-demondialisation-selon-trump

    Si #Donald_Trump, une fois au pouvoir, donne libre cours à son atavisme protectionniste, la Trump Tower pourrait devenir, pour l’économie américaine, la tour catastrophe des “nanards” d’Hollywood, comme le démontre une étude des économistes du Peterson Institute for International Economics. Et ce n’est pas de la fiction. Analyse.

    #Economie #ALENA #arcelor #Chine #Etats-Unis #Mexique #OMC #PIIE #protectionnisme #sidérurgie #TPP #Wilbur_Ross

  • Guerre ouverte entre Trump et l’industrie automobile Le Devoir - 12 novembre 2016 - Éric Béziat

    http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/484526/guerre-ouverte-entre-donald-trump-et-l-industrie-automobile

    La bataille « Donald Trump contre l’industrie automobile » est engagée. À peine le résultat de l’élection présidentielle a-t-il été proclamé que General Motors (GM), le premier constructeur américain, annonçait, mercredi, la suppression de plus de 2000 emplois dans des usines du nord des États-Unis. Une provocation et une forme d’avertissement, au lendemain de la victoire du candidat républicain, qui avait protesté contre les réductions d’emplois dans l’industrie automobile pendant sa campagne.

    S’il est une industrie qui ne se réjouit pas de la victoire de M. Trump, c’est bien celle de la voiture. Le président désigné a fait des constructeurs et équipementiers l’une de ses cibles favorites et les experts s’accordent à dire que le turbulent milliardaire a construit sa victoire dans la « Rust Belt », ces États du Nord-Est américain qui ont perdu plus de la moitié de leurs emplois industriels en 30 ans.

     

    Un mois avant le scrutin, le candidat milliardaire était à Flint, dans l’État du Michigan pour fustiger le projet de Ford de délocaliser la production de toutes ses petites voitures citadines vers le Mexique. « On ne devrait pas laisser faire ça, a-t-il déclaré. Rien. Nous n’aurons rien, à l’exception du chômage à Flint et dans le Michigan. C’est affreux ! » Dans son combat pour le « made in USA », Donald Trump a dénoncé le traité de libre-échange nord-américain, l’ALENA, négocié par le président Bill Clinton dans les années 1990.
     
    Depuis l’entrée en vigueur, de ce traité, le 1er janvier 1994, le Mexique est peu à peu devenu un eldorado pour les industriels de l’auto. Cette ruée vers le sud s’est accélérée depuis 2012 et les projets d’usines ont fleuri en 2016. Celui de Ford, annoncé début avril, prévoit un investissement de 1,6 milliard dans le centre du Mexique et la création de 2800 emplois directs.
     
    Salaires bas, main-d’oeuvre bien formée : le Mexique cumule les atouts pour les constructeurs automobiles et les groupes industriels devenus dépendants de ces accords commerciaux, avec le risque qu’ils soient confrontés à l’avenir à des coûts plus élevés.
     
    Charles Chesbrough, économiste de l’OESA (Original Equipment Suppliers Association), un groupement d’équipementiers automobiles à Detroit, affirme que la mise en oeuvre du programme de Donald Trump obligera les consommateurs américains à payer leur véhicule plus cher. « Cette politique pourrait grever de 5000 $US le prix d’une petite voiture en provenance du Mexique » , a-t-il calculé.
     
    Pas que le « Big three »
    Le pays a attiré la fine fleur des constructeurs et équipementiers mondiaux, et pas seulement les « Big three » américains (GM, Ford, Fiat-Chrysler). Les Allemands sont bien représentés avec Mercedes, BMW, Volkswagen et Audi (qui vient d’inaugurer une usine pour produire ses modèles Q5), ainsi que les Japonais (Toyota, Honda). Nissan emploie 15 000 personnes au Mexique, et l’équipementier français Valeo 8500.
     
    Dans ce paysage, l’idée d’un mur entre le Mexique et les États-Unis n’est pas du goût des constructeurs, la production mexicaine étant avant tout destinée à l’exportation. Ainsi, l’usine des Audi Q5 à Puebla est conçue comme une plaque tournante pour le commerce extérieur. Sur 3,4 millions de voitures fabriquées en 2015 au Mexique, 2,8 millions ont été vendues hors du pays, dont 2 millions chez le voisin américain.
     
    Face à la menace d’une hausse des tarifs douaniers brandie par Donald Trump — il propose de taxer les voitures importées du Mexique à 35 % —, les industriels ont gardé leur sang-froid. En dehors de l’annonce provocatrice de GM, la seule réaction officielle est venue de la fédération allemande de l’automobile, la VDA. « Davantage de protectionnisme et des barrières commerciales supplémentaires seraient aussi préjudiciables aux États-Unis qu’à leurs partenaires commerciaux » , a mis en garde son président, Matthias Wissmann.
     
    Les constructeurs automobiles sont partis dans un round serré de négociations avec la nouvelle administration américaine. Ils vont devoir alterner menaces, comme GM, mais aussi pédagogie. « En fait, la mondialisation profite à l’industrie automobile américaine, explique Laurent Petizon, associé au cabinet AlixPartners. Les usines anciennes, les sureffectifs, le poids des retraites aux États-Unis sont financés par les gains réalisés en Europe, et surtout en Chine. »
     
    Barrières douanières
    Les groupes industriels américains tels que Ford, General Motors, Caterpillar et nombre de leurs fournisseurs ont investi des milliards de dollars en profitant des traités commerciaux avec le Mexique, la Chine et d’autres pays.
     
    Ford a annoncé cette année le transfert de la production de ses petits modèles de son site de Michigan vers le Mexique et un investissement de 1,6 milliard dans le pays. Son concurrent GM avait annoncé en 2014 un investissement de 5 milliards au Mexique sur quatre ans pour y créer 5600 emplois.
     
    En juin, BMW a ouvert une usine à San Luis Potosi, au Mexique, en s’engageant à y investir 2,2 milliards d’ici 2019 pour une production annuelle de 150 000 voitures. Trois mois plus tard, la division Audi de VW a inauguré une installation de 1,3 milliard de la même capacité près de Puebla, au Mexique, a recensé l’agence Reuters.
     
    Forte capacité de production
    Reuters rappelle que d’ici à 2020, le Mexique aura la capacité de fournir un quart de tous les véhicules vendus aux États-Unis, selon le cabinet d’études IHS Automotive, contre un sixième en 2012. Pendant ce temps, entre 1994 et 2013, les emplois dans les usines automobiles aux États-Unis ont diminué d’un tiers tandis que les emplois au Mexique ont presque quintuplé au cours de la même période.
     
    Le Mexique représente désormais 20 % de toute la production de véhicules en Amérique du Nord et a attiré plus de 24 milliards de dollars en investissement automobile depuis 2010, selon les données de l’association Center for Automotive Research basée à Ann Arbor, dans le Michigan, reprises par Reuters. Selon les plans d’investissement actuels, la capacité de production automobile du Mexique augmentera de 50 % au cours des cinq prochaines années, estime l’association, qui est financée par l’industrie automobile.
     
    « Le démantèlement de l’ALENA à ce stade serait assez difficile à réaliser » , estime Kristin Dziczek, directrice pour l’industrie, le travail et l’économie dans cette association.

    #Rust_Belt #Mexique #USA #Aléna #TTIP #CETA #Trump #GM #Ford #Fiat #Chrysler #Mercedes #BMW #Volkswagen #Audi #Toyota #Honda #Nissan #économistes #économistes_fous

  • CETA : 11 universitaires canadiens encouragent la Wallonie à résister aux pressions
    http://www.rtbf.be/info/monde/detail_ceta-11-universitaires-canadiens-encouragent-la-wallonie-a-resister-aux-

    L’expérience du traité de libre-échange nord-américain

    Les onze universitaires mettent en garde les Wallons en dénonçant les abus auxquels le Canada est confronté depuis 1994 et l’entrée en vigueur de l’#ALENA, l’accord de libre-échange nord-américain. Ils mettent en cause le règlement des différends entre les investisseurs et les États (#ISDS) qui a amené de nombreuses plaintes d’investisseurs étrangers : « Le Canada a versé de nombreux dédommagements suite à ces plaintes, il a modifié des décisions du gouvernement ou des processus décisionnels afin de tenir compte des intérêts des investisseurs étrangers et pour réduire les risques de responsabilité potentiellement énormes ».

    La lettre adressée aux parlementaires et citoyens wallons se termine par un message de soutien : « D’après ce que nous avons pu lire, vous avez fait preuve d’un grand courage dans votre opposition au #CETA et, sachant comment l’ISDS a été imposé aux Canadiens au fil des années, nous tenons à exprimer notre soutien à vos choix démocratiques ».

  • #PanamaPapers : le rôle méconnu d’accords de « #libre-échange » made in USA dans l’#évasion_fiscale | Jean Gadrey
    http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2016/04/10/evasions-panameennes-le-role-meconnu-d%E2%80%99accords-de-%

    Le premier est l’accord #CAFTA, qui, contrairement à l’#ALENA, n’est jamais cité dans les débats actuels autour du traité transatlantique ou #TAFTA, de son cousin avec le Canada le CETA, ou encore celui sur la libéralisation des services ou #TISA. Le second, encore plus inconnu, est justement un accord signé avec… le #Panama.

    Le CAFTA, ou pour l’écrire en entier le DR-CAFTA, est un accord signé entre les Etats-Unis et cinq « petits » pays d’Amérique centrale (Costa-Rica, Guatemala, Honduras, El Salvador, Nicaragua), plus la République dominicaine. Il est effectif depuis 2009. Son nom officiel est le « Central America-Dominican Republic Free Trade Agreement ». J’en reparlerai.

    (…)

    Ajout, quelques heures après la mise en ligne : il n’est pas sans intérêt de savoir que Bernie Sanders s’était très vivement opposé à l’accord de « libre-échange » avec le Panama, comme en témoignent des vidéos de ses interventions de l’époque, et bien entendu son vote au Congrès en octobre 2011, où il avait pu rallier 21 sénateurs démocrates. Il vient de le rappeler, le 5 avril dernier, en déclarant notamment ceci :

    “I was opposed to the Panama Free Trade Agreement from day one. I predicted that the passage of this disastrous trade deal would make it easier, not harder, for the wealthy and large corporations to evade taxes by sheltering billions of dollars offshore. I wish I had been proven wrong about this, but it has now come to light that the extent of Panama’s tax avoidance scams is even worse than I had feared.

    “My opponent [Hillary Clinton], on the other hand, opposed this trade agreement when she was running against Barack Obama for president in 2008. But when it really mattered she quickly reversed course and helped push the Panama Free Trade Agreement through Congress as Secretary of State. The results have been a disaster.”

  • Au nom du climat, rénover les règles du commerce mondial
    Nicolas Haeringer (Chargé de campagne 350.org), Nicolas Roux (Membre des Amis de la Terre), Maxime Combes (Economiste, Attac France) et Amélie Canonne (Présidente de l’Association internationale de techniciens, experts et chercheurs/AITEC), Le Monde.fr, le 22 février 2016
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/02/22/au-nom-du-climat-renover-les-regles-du-commerce-mondial_4869807_3232.html

    #Climat #Canada #USA #COP21 #Pétrole #Oléoduc #ALENA #NAFTA #TAFTA #TTIP #TPP #TISA #Libre_échange #Tribunaux_arbitraux #Tribunaux_d_arbitrage

  • Libre-échange contre climat : la plainte de TransCanada contre l’État fédéral américain confirme les craintes des mouvements citoyens - Collectif Stop TAFTA - Non au Grand Marché Transatlantique
    https://www.collectifstoptafta.org/l-actu/article/libre-echange-contre-climat-la-plainte-de-transcanada-contre-l-e

    L’entreprise canadienne TransCanada a annoncé mercredi 6 janvier son intention de poursuivre l’État fédéral américain devant un tribunal arbitral en raison de la décision du Président Obama de ne pas autoriser le projet d’#oléoduc KeyStone XL [1]. KeyStone avait pour but de transporter les #pétroles_bitumineux issus des champs de l’Alberta jusque dans le Golfe du Mexique.

    TransCanada s’appuie sur le chapitre 11 de l’#ALENA (Accord de libre-échange USA-Canada-Mexique) et le mécanisme de #règlement_des_différends Investisseur-État du traité.
    L’entreprise estime la décision du Président Obama injuste, et prétend que des permis ont été octroyés à des projets similaires dans le passé. Selon elle, cette décision ne serait pas fondée sur la qualité intrinsèque du projet mais sur la « perception de la communauté internationale que l’administration fédérale américaine devrait agir en leader en matière de lutte contre le changement climatique » [2].

    TransCanada réclame donc 15 milliards de dollars de compensation, arguant du manque à gagner au regard des profits qu’elle escomptait.

    #capitalisme

  • L’Alena ou les mirages du libre-échange
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/06/WALLACH/53062

    La résistance contre la déferlante du commerce sans limites commence à trouver un écho chez les parlementaires américains, qui ont rechigné devant la ratification accélérée du traité de partenariat transpacifique voulue par le président Barack Obama. Après deux décennies, le bilan accablant de l’accord de libre-échange nord-américain (Alena) ne devrait guère les inciter à persévérer dans cette voie. (...) Source : Le Monde diplomatique

  • Los Deportados del #TLC (Les déportés du #libre_échange) Marie-Monique Robin

    Algo que parecía imposible hace unos pocos años, algo propio de la ciencia y ficción comenzó a verse hace poco en América Latina. Las semillas comenzaron a patentarse y los propios campesinos que eran los portadores del conocimiento durante milenios fueron dejados de lado, pues las nuevas políticas de acuerdos de intercambio comercial los afectaron gravemente. Hoy guardar la semilla en algunos países se ha convertido en un crimen. Uno de los medios para despojar a los campesinos de este derecho ha sido introduciendo poco a poco políticas neoliberales, que en lugar de apoyarlos, los debilitaron totalmente hasta el grado de hacerlos abandonar sus propias tierras. El caso muy marcante es de México donde el TLC (Tratado de Libre Comercio) en lugar de darles beneficios, los destrozó. El resultado claro es que miles y miles de campesinos mexicanos emigraron al pais vecino buscando tener suerte, dejando a sus familiares, en una aventura donde arriesgan incluso sus propias vidas, hoy el buscar trabajo se ha convertido incluso en un crimen. Los grandes ganadores con estos tratados de Libre Comercio, no son los pequeños productores, sino aquellos que ya más tienen y sobretodo las poderosas multinacionales. La gran periodista francesa Marie Monique Robin en este filme, nos desvela lo que significó el Tratado de Libre Comercio para México, el aniquilamiento del campesinado y la invasión escandalosa de productos subvencionados estadounidenses, que evidentemente matan la producción local mexicana. Recomiendo también ver el documental Los piratas de los seres vivos.

    http://www.youtube.com/watch?v=tG89P8II0cA

    #Mexique #agriculture #USA #Etats-Unis #paysans #commerce #ALENA #film #documentaire
    cc @odilon

  • Ces merveilleux traités qui transfèrent le pouvoir des Etats aux multinationales

    Alors que la Commission européenne poursuit en secret la négociation du traité transatlantique, dit Tafta, avec les Etats-Unis, il est utile d’examiner ce à quoi a servi le traité qui lui sert de modèle : l’Alena, entre les Etats-Unis, le Canada, et le Mexique. Le bilan est simple : il donne des pouvoirs exorbitants aux grandes entreprises.

    http://www.reporterre.net/spip.php?article5317

    #ue #usa #commerce #tafta #alena

  • Les déportés du libre-échange | ALIMENTERRE - Festival du film
    http://www.festival-alimenterre.org/film/deportes-libre-echange

    http://vimeo.com/34974942

    Synopsis : L’Accord de Libre Échange Nord-Américain (ALENA) promettait un développement des échanges commerciaux entre les États-Unis, le Canada et le Mexique, dont les bénéfices irrigueraient toute l’économie pour le bien-être général. Seize ans après, le constat est amer. L’ALENA a laminé l’agriculture mexicaine. Le Mexique a du démanteler le système qui permettait son autosuffisance. Le maïs américain, transgénique et subventionné, a inondé le pays, vendu trois fois moins cher que le « criollo » local. Trois millions de petits paysans ont rejoint les bidonvilles ou tenté leur chance comme clandestins aux Etats-Unis. La malnutrition, l’obésité et la pauvreté ont gagné du terrain.

    Notre avis : Film clair, court et efficace sur les ravages du libre-échange sur les petits producteurs mexicains, qui aujourd’hui dépendent des importations et des transferts d’argent de leurs proches émigrés aux USA. Un bon cas d’école sur la nécessité économique et sociale de la souveraineté alimentaire. Le film est bien construit, riche en intervenants impliqués, les images belles et fortes. Le lien avec la crise de 2007-2008 est bien introduit. La mise à mort de l’agriculture locale mexicaine, l’homogénéisation des semences, l’importance des politiques publiques pour garantir la sécurité agricole, l’absurdité de produits subventionnés importés et revendus moins chers que des produits locaux, l’idée étrange d’« exporter des Mexicains et d’importer en échange des aliments »… Il pose en outre un débat complémentaire sur les migrations de travailleurs (exode rural, familles éclatées, immigration illégale) en présentant les causes et conséquences humaines, sociales et politiques, au Nord comme au Sud. Les discours états-uniens sans ambiguïtés sur le but final de l’ALENA donnent à réfléchir sur le rôle des citoyens et de la société civile... Le format court permet une projection-débat grand public suivie de vraies interventions de spécialistes. La durée et le format didactique conviennent bien à une projection scolaire.

    #ALENA ( Accord de Libre Échange Nord-Américain)
    #USA
    #autosuffisance
    #OGM ( maïs américain, transgénique et subventionné )

  • L’#obésité au #Mexique provoquée par #Coca-Cola et consorts

    Publié en juillet, un rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (#FAO) révèle que le taux d’obésité des Mexicains (32,8 %) dépasse désormais celui des Américains (31,8 %), même si, selon l’organisme onusien, la proportion d’obèses au Koweït (42,8 %) ou en Arabie saoudite (35,2 %) reste supérieure. « Mais si l’on ajoute les personnes en surpoids, le Mexique est sans doute numéro un mondial », s’alarme Abelardo Avila, chercheur à l’Institut mexicain de santé et de nutrition.
    Le phénomène touche aussi les #enfants, dont un tiers sont victimes de surcharge pondérale, et l’obésité infantile a triplé en dix ans. Pour M. Avila, « cette épidémie est due à l’offensive mercantile menée par les industries alimentaires, Coca-Cola en tête ». Car la compagnie vend ses sodas jusque dans les écoles. Au point qu’en mars Olivier de Schutter, rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à l’alimentation, a dénoncé une « Coca-colisation » du pays. Selon lui, l’Accord de libre-échange nord-américain (#Alena), en vigueur depuis 1994 entre le Mexique, les Etats-Unis et le Canada, a dopé l’importation de produits trop riches en cholestérol, en graisses saturées ou en sucre.

    http://www.lemonde.fr/le-magazine/article/2013/08/23/la-coca-colisation-nuit-gravement-a-la-sante_3464736_1616923.html

  • Ces accords de libre-échange qui s’attaquent à l’environnement

    http://alter-echos.org/les-peuples-avant-la-finance/ces-accords-de-libre-echange-qui-sattaquent-a-lenvironnement

    Alors que l’Union européenne vient tout juste d’entamer des négociations pour un accord commercial et d’investissement avec les Etats-Unis, Alter-Echos (www.alter-echos.org) a décidé de procéder à un tour d’horizon des enjeux : transparence, démocratie, droits sociaux, régulations environnementales…

    #libre-échange #investissement #Etats-Unis #Canada #ALENA, #transparence #démocratie #droits_sociaux #environnement #opacité #néolibéralisme #gaz_de-schiste #pétrole_de_schiste #sables_bitumineux #Union_européenne #fracturation_hydraulique #fracking #AMI #investisseurs #arbitrage #OGM #hormones #réglementation #climat #développement_durable
    @maxime1