• Les liens cachés de #Benalla avec l’affaire du contrat #russe - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/160119/les-liens-caches-de-benalla-avec-l-affaire-du-contrat-russe

    #mars & #jupiter (#100balles_et_1mars)

    #benalla #s02e09

    #Vincent_Crase, qui a aussi travaillé à l’Élysée comme chargé de mission entre 2017 et 2018, est par ailleurs mis en examen pour « violences volontaires » avec #Alexandre_Benalla dans l’affaire des violences du 1er Mai, commises contre des opposants à la politique du président de la République.

    Le contrat russe visait la sécurisation du patrimoine immobilier d’Iskander #Makhmudov à Ramatuelle et en Sologne, financé par un entrelacs de sociétés dissimulées dans des paradis fiscaux (à Chypre notamment), ainsi que l’octroi d’une garde rapprochée pour les membres de sa famille, à Monaco. Il a été en grande partie exécuté dans un premier temps par l’entreprise de sécurité Velours, dont Benalla a été l’un des salariés d’octobre 2014 à novembre 2015, avant de rejoindre Emmanuel Macron puis l’Élysée.

    Les négociations ayant précédé la signature du contrat ont été menées pour le compte de Makhmudov par un homme d’affaires français vivant et travaillant en Russie depuis plus de trente ans, que connaît bien Alexandre Benalla. « C’est Benalla qui a conseillé et désigné Crase pour ce contrat », a d’ailleurs confié à Mediapart un acteur du dossier, qui s’exprime sous le couvert de l’anonymat compte tenu de la sensibilité du sujet.

    Interrogé mi-décembre par Mediapart, l’ancien adjoint au chef de cabinet d’Emmanuel Macron avait pourtant assuré, en parlant de lui à la troisième personne : « Il n’y a pas de lien entre Makhmudov et Benalla. »


  • Voice Is Booming ! Does Your App Deserve A Voice Version ?
    https://hackernoon.com/voice-is-booming-does-your-app-deserve-a-voice-version-880300880bf9?sour

    5 tiny tests to decide if you need a voice appVoice seems to be one of the most notable opportunities in the market. In the U.S. alone 24% of households own at least one smart speaker (Google/Amazon), which means 80 million potential users.This number keeps growing sharply (you can read more here and here)You’re probably looking at these stats and thinking, ”hmm... I should build a voice app”. Well, the truth is that voice can be an amazing fit for your application, but also a terrible one, depending on the use case or scenario.But How?So how can you evaluate it? I came up with a fun, easy way to do that whether you’re an Indie developer or representing an enterprise — A game!Or even more specific — a personality quiz for your app.Game Rules:Let’s take your use case and put it into several tests, (...)

    #add-voice-to-app #alexa #voice-assistant #google-assistant #voice-ux



  • The Ultimate Guide on How to Build #alexa Skills
    https://hackernoon.com/how-to-build-an-alexa-skill-an-ultimate-guide-on-alexa-skill-ee191823cb6

    Voice assistants provides a lot more than we think, whether it is setting up quick reminder or ordering food, users can get things done a lot faster and easily than a mobile app, and hence Voice technology is going to be next big thing. Amazon Alexa lead it and have 73% market share in 2018. There is lot more you can do with Alexa, here is list of Top 10 things you can try with your Alexa device. In various predictions we see that by 2020 50% of all searches will be Voice Search. Each year Alexa is setting high selling records on Amazon. It also becomes #1 Top Free app on Google Play and Apple App Store, as it requires mobile app to setup Alexa first time. Not only echo devices but various other smart home devices that are in top selling list are Alexa enabled devices.6 reasons why (...)

    #alexa-skills #amazon-echo #alexa-skill-guide #how-to-build-alexa



  • How to add In-Skill Products to your #alexa Skill
    https://hackernoon.com/how-to-add-in-skill-products-to-your-alexa-skill-fa57adbcd55e?source=rss

    Since Amazon announced the ability to offer in-skill purchases for developers creating Alexa skills, I’ve added four pieces of premium content to two different skills. I recently published an article about why you should consider adding premium content, and in this article, I follow up with step-by-step code samples to show you exactly how you can do that via the ASK SDK.Types of In-Skill ProductsBefore getting into the code, I want to review the types of in-skill products (or ISPs) that Amazon has made available for Alexa, the different ways you can surface them, and some considerations to keep in mind about when and how often you prompt your customer with reminders about your content.There are three types of ISPs that your skill can offer:Entitlements: These are products that are (...)

    #alexa-skills #alexa-development #software-development #in-skill-products


  • France/Tchad : Alexandre Benalla s’est discrètement rendu à N’Djaména
    TchadConvergence - mercredi 12 décembre 2018
    https://www.tchadpages.com/france-tchad-alexandre-benalla-sest-discretement-rendu-a-ndjamena

    Selon La Lettre du Continent du 12 décembre 2018, l’ancien chargé de mission et coordinateur de plusieurs services de l’Élysée pour les déplacements privés et officiels du Président français Emmanuel Macron, Alexandre Benalla s’est discrètement rendu à N’Djamena, au début de ce mois. Lire le tweet ci-dessous du Reporter Moëz Bhar.

    Moëz BHAR
    ‏ @moezbhar
    05:20 - 12 déc. 2018
    https://twitter.com/moezbhar/status/1072768185676509184


    #FranceTchad #francafrique

    • L’Elysée embarrassé par les voyages d’affaires d’Alexandre Benalla

      Le chef de l’Etat a dit au président tchadien Idriss Déby que « cette personne n’était en aucun cas un intermédiaire officieux ou officiel » de la France.

      Par Ariane Chemin Publié 24 décembre 2018 à 10h17, mis à jour à 12h40
      https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/12/24/l-elysee-embarrasse-par-les-voyages-d-affaires-d-alexandre-benalla_5401806_8

      « Vous voyez, je suis venu ! » A peine arrivé à l’aéroport de N’Djamena, samedi 22 décembre, Emmanuel Macron s’est enfermé avec son homologue, Idriss Déby, pour un premier tête-à-tête. Au menu des échanges : la force Barkhane qui lutte contre les groupes terroristes armés au Sahel, l’éducation, la santé, les femmes, les subventions françaises, mais aussi… Alexandre Benalla, aujourd’hui mis en examen pour « violences volontaires », « port prohibé et sans droit d’insignes réglementés par l’autorité publique » et « recel d’images issues d’un système de vidéoprotection ».

      Démis de ses fonctions par l’Elysée en juillet, après que la présidence a d’abord caché les violences exercées le 1er-Mai par son collaborateur, place de la Contrescarpe à Paris, l’ancien adjoint au chef de cabinet d’Emmanuel Macron s’est rendu début décembre au Tchad pour un court séjour à N’Djamena, ont confirmé au Monde des sources concordantes.

      L’une d’elle précise qu’il « est venu accompagné d’une demi-douzaine de personnes, par avion privé, réglant les frais par Carte bleue », dont le séjour à l’Hôtel Hilton, dans la capitale tchadienne, avant de repartir le 4 décembre par un avion de ligne. Selon La lettre du continent du 12 décembre, M. Benalla aurait rencontré le frère du président tchadien, Oumar Déby, qui pilote la direction générale de la réserve stratégique (DGRS) tchadienne.

      « Emmanuel Macron a tenu à faire savoir samedi à Idriss Déby que cette personne n’était en aucun cas un intermédiaire officieux ou officiel, nous indique l’Elysée. Seuls le ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, le conseiller diplomatique du président, Philippe Etienne, et Franck Paris, son conseiller Afrique, peuvent se prévaloir du chef de l’Etat » sur le terrain africain. La présidence rappelle que, depuis son élection, M. Macron « veut absolument rompre avec la République des intermédiaires, notamment en Afrique ». (...)

      #Benalla #dénégation


  • #Alexandre_Langlois : « Nous n’avons plus les moyens d’exercer notre travail correctement et d’assurer la sécurité des personnes ! » - Boulevard Voltaire
    http://www.bvoltaire.fr/alexandre-langlois-nous-navons-plus-les-moyens-dexercer-notre-travail-corr

    Il faut savoir que les #élections dans la fonction publique, et particulièrement dans la #police, ont été complètement truquées. Il y a eu des vols d’enveloppes pour voter, des chantages et des intimidations. Les gens qui sont en place le sont avec la complicité du ministre. On n’a donc pas grand-chose à attendre d’eux.

    https://soundcloud.com/bvoltaire/alexandre-langlois-15

    Secrétaire Général du syndicat de police VIGI
    http://www.bvoltaire.fr/auteur/alexandrelanglois
    http://0.gravatar.com/avatar/f0dba3cf7be32f6eb5878a79b1a4a1f4?s=300&d=mm&r=g


  • Drones, DNA and data : please don’t give the gift of privacy invasion
    https://www.theguardian.com/technology/2018/dec/14/drones-dna-and-data-please-dont-give-the-gift-of-privacy-invasion

    When it comes to gift giving, we often anticipate the moment of surprise and delight when a loved one will open their present – and forget to think about what comes next. But some presents are more trouble than they’re worth. Just ask anyone who has been on the receiving end of an unsolicited puppy, or a sourdough starter. So in the spirit of not burdening your beloveds with unintended consequences, we present to you our first-ever Reverse Gift Guide. Give your friends and family the gift of (...)

    #Amazon #Facebook #algorithme #Alexa #drone #voix #surveillance #vidéo-surveillance #famille #BigData #génétique #Apple #Google (...)

    ##CambridgeAnalytica


  • Je viens de terminer le livre d’Alexander Berkman, Le mythe bolchevik , dans ma quête sur les origines du stalinisme. Citation qui restera, l’auteur rapporte un dialogue qui a lieu en juillet 1920 :

    Il ne reste pas assez de la Révolution pour faire une feuille de vigne pour cacher la nudité bolchevique . La Russie n’a jamais vécu auparavant un despotisme aussi absolu [...] Nous avons simplement échangé Nicolas pour Ilitch

    L’ouvrage vient d’être réédité récemment : https://www.klincksieck.com/livre/2837-le-mythe-bolchevik

    #communisme #lénine #anarchisme #révolution_russe #alexander_berkman


  • Create an Alexa Radio Skill in 5 Minutes with Standard Library and #nodejs
    https://hackernoon.com/create-an-alexa-radio-skill-in-5-minutes-with-standard-library-and-nodej

    Create your own Alexa Radio Skill with your favourite streaming stations. Once deployed, you can say Alexa, open radio and Alexa will start streaming a radio station. You can stream a particular genre by saying Alexa, ask radio to play Jazz music. You can, of course, add or delete the stations, so you can have a completely personalised music playing experience. Getting up and running is super simple.If you haven’t checked out Code on Standard Library, do that right now. Sign up and get an account. It’s free.Next, click on Open and this will open up a panel with some featured templates you can use.Click on the Community API Sources tab and search for alexa-radio-skill. Click on Create API to use it as a template for your own service. Once it’s created, proceed to the next step.Minute One: (...)

    #javascript #amazon-echo #alexa-skills #tutorial


  • Emma Goldman dans le feu de la vie

    Pierre « Petul » Madelin

    https://lavoiedujaguar.net/Emma-Goldman-dans-le-feu-de-la-vie

    La première chose qui vient à l’esprit lorsque l’on referme la monumentale autobiographie d’Emma Goldman que viennent de publier les éditions L’Échappée est la suivante : comment est-il possible qu’il ait fallu attendre presque un siècle pour que ce livre absolument extraordinaire, paru en 1931, soit intégralement traduit en français ? Car Vivre ma vie n’est pas seulement un document irremplaçable sur le mouvement anarchiste et les grands événements socio-politiques de la fin du XIXe siècle et des premières décennies du XXe siècle, c’est aussi un chef-d’œuvre palpitant de la littérature autobiographique qui se lit à la fois comme un journal intime et comme un roman d’aventure.

    Née en 1869 en Lituanie dans une famille juive très stricte, Emma Goldman émigre aux États-Unis, dans le sillage de ses sœurs et peu avant que leurs parents eux-mêmes ne les rejoignent, en 1885. De son enfance et de son adolescence, elle nous dit peu, comme si sa vie ne commençait réellement que dans le « nouveau monde ». (...)

    #Emma_Goldman #autobiographie #anarchisme #révolutions #Alexander_Berkman #Flores_Magón #Kronstadt #Nestor_Makhno


  • Douguine, le populisme, la Tradition et les GJ
    http://www.dedefensa.org/article/douguine-le-populisme-la-tradition-et-les-gj-1

    Douguine, le populisme, la Tradition et les GJ

    On connaît le philosophe et homme d’influence Alexandre Douguine, qui défend en Russie la doctrine extrêmement russe de l’eurasisme (ou néo-eurasisme puisqu’un premier eurasisme fut développé dans les années 1920 par des exilés russes). Ses conceptions appréciées d’une façon générale s’appuient sur la Tradition et une sorte de nationalisme mystique ; bien entendu et évidemment, la critique libérale occidentale s’est trouvée mécaniquement conduite à le classer à l’extrême-droite selon les normes terroristes psychologiques et communicationnelles du bloc-BAO pour le faire entrer dans sa grille de “diabolisation” habituelle et rechercher sa destruction intellectuelle dans l’opprobre religieux de l’excommunication.

    Sans nous attarder aux détails politiques, aux (...)

    • pour ceux qui auraient un doute sur l’orientation d’#Alexandre_Douguine,…

      Mais les élites capitalistes modernes, qui n’ont pas d’aristocratisme, sont avides de pouvoir, de position et de confort. Dans le même temps, de plus en plus de personnes de types marginaux ont commencé à pénétrer dans la “nouvelle élite”, les personnes non issues de groupes périphériques, mais appartenant à des groupes minoritaires – ethniques, culturels, religieux (souvent sectaires) et sexuels – sont devenus dominants parmi eux. Selon Christopher Lasch, c’est cette cohue perverse qui constitue la base de l’élite mondialiste moderne, qui détruit les fondements de la civilisation.
      […]
      Macron est un représentant du même type des “nouvelles élites”.
      […]
      Les gilets jaunes se sont rebellés contre Macron et contre l’élite libérale au pouvoir. Mais aujourd’hui, ce n’est déjà plus un mouvement de droite ou de gauche classique. Macron est de gauche pour le soutien de la migration, la protection des minorités, la légalisation de la dégénérescence et le soi-disant “marxisme culturel”, mais il est de droite (droite libérale) en termes d’économie, défendant fermement les intérêts des grandes entreprises et de la bureaucratie européenne. Il est un pur globaliste, ne dédaignant pas une affirmation directe de son appartenance à la franc-maçonnerie (son fameux signe de la main représentant un triangle), même avec des slogans sataniques explicites : « Faites ce que vous voulez, votez pour Macron. » La révolte des gilets jaunes est précisément contre cette combinaison de droite libérale et de gauche libérale.

    • Je reste consterné par la capacité de ces gens qui se disent « de droite » à voir des soutiens de la migration dans ce qui est au pouvoir par chez nous. Ils se disent de droite, mais ne sont que crétins. Ou des malhonnêtes. Ils souhaiteraient que l’on fasse des synonymes de ces 3 mots qu’ils ne s’y prendraient pas autrement.


  • #Philippe_Descola : « #anthropocène : la dévastation désinvolte de l’#écosystème »

    https://www.franceculture.fr/conferences/philippe-descola-anthropocene-humain-trop-humain

    Le naturaliste et géographe #Alexander_von_Humboldt définissait l’objet de sa recherche comme l’étude de l’habitabilité progressive de la surface du globe. Comment les humains avaient peu à peu transformé leurs environnements pour les plier à leurs usages et former des écosystèmes au sein desquels ils étaient devenus des forces décisives. Deux siècles plus tard, une question se pose avec urgence : comment avons-nous enclenché un processus qui va rendre la Terre de moins en moins habitable ? Et comment faire pour enrayer ce mouvement ? Que s’est-il donc passé entre le constat optimiste de Humboldt et ce qui semble être le terrible échec de l’humanité ?

    #cartographie #géographie



  • Panique médiatique face aux gilets jaunes
    Pauline Perrenot (avec Maxime Friot) - jeudi 6 décembre 2018 - ACRIMED
    https://www.acrimed.org/Panique-mediatique-face-aux-gilets-jaunes

    C’est peu dire que la tonalité médiatique générale vis-à-vis des gilets jaunes, et celle des éditorialistes en particulier, a changé depuis la journée de mobilisation du samedi 24 novembre, et, plus encore, depuis celle de samedi 1er décembre. Dans un premier temps, les grands éditorialistes se sont interrogés avec condescendance, en donnant parfois l’impression d’observer les gilets jaunes comme de petites bêtes curieuses. Certains se sont mis en scène, en s’engageant ouvertement en faveur d’un mouvement qu’ils pensaient pouvoir résumer à la seule remise en cause d’une taxe sur le carburant [1]. Mais le discours médiatique dominant est désormais tout autre. Face à un mouvement qui s’inscrit dans la durée, à la diversité et à l’ampleur de ses revendications, à sa popularité, face aux violences protéiformes de certaines manifestations et à la situation de crise politique dans laquelle elle est en train de plonger le gouvernement, les grands pontes du système médiatique resserrent les rangs. Depuis la manifestation du samedi 1er décembre, l’heure est au rappel à l’ordre.

    Une chose est sûre : la journée de mobilisation du 1er décembre a fasciné les chaînes d’information en continu qui ont commenté de manière ininterrompue les « scènes de chaos dans Paris »… et beaucoup effrayé les éditorialistes [2]. Devant les menaces que représente le mouvement des gilets jaunes, les gardiens médiatiques de l’ordre social se mobilisent pour prescrire des mesures de « sortie de crise ». Un « journalisme de solutions » qui témoigne de la profonde panique qui gagne les médias dominants – et leurs porte-parole auto-proclamés…

    Des journalistes en conseillers médiatiques du prince
    À commencer par la presse écrite. Dans son éditorial du Figaro, #Alexis_Brézet voudrait se faire calife à la place du calife (03/12). Il fixe pour le gouvernement la « priorité des priorités », à savoir le « rétablissement de l’ordre républicain » après le « désastre national » en employant « y compris la proclamation de l’état d’urgence […] afin que cesse l’intolérable ». Puis il se fait prescripteur de mesures pour « apaiser cette révolte qui fait courir de graves risques à l’équilibre politique et social du pays » : « renouer - tout de suite - le dialogue, et, pour renouer le dialogue, il faudra bien, par quelque bout que l’on prenne la chose, concéder aux "gilets jaunes" un trophée symbolique. »

    L’éditorialiste poursuit en révélant les deux inquiétudes majeures qui l’animent, et à travers lui, l’ensemble de la noblesse médiatique. La première, le blocage des futures réformes : « Plus le temps passe, plus le prix à payer pour rétablir le calme sera élevé. Et plus la capacité du gouvernement à mener demain la moindre (vraie) réforme sera entamée. » La seconde, la crainte que se matérialise dans les esprits une conscience de classe un peu trop appuyée : « [Dans] nos démocraties mijotent tous les ingrédients d’une nouvelle lutte des classes qui met à rude épreuve la cohésion des nations. […] C’est sans doute que le vieux clivage droite-gauche, à côté de tant de défauts, avait aussi quelques qualités : en récusant la froide logique des intérêts, il permettait au pays de s’affranchir en partie des affrontements de classe. » Une crainte qui explique la violence de ses confrères, dont #Gaëtan_de_Capèle qui signait le 1er décembre un éditorial digne d’une production de chien de garde aguerri :

    Combien de temps encore la France pourra-t-elle supporter le psychodrame des « gilets jaunes » ? Tout a été dit sur les ressorts de cette jacquerie numérique. Aussi compréhensif soit-on pour ce qu’ils incarnent, les « gilets jaunes » sont engagés dans une surenchère qui conduit tout droit dans une impasse. Exactions inexcusables, revendications abracadabrantesques, mépris des institutions… tout cela déconsidère leur combat.

    Tout comme les défigurent les éditoriaux du Figaro…

    #Le_Monde n’est pas en reste : #Jérôme_Fenoglio pointe « une impuissance de dix ans à réellement répondre aux conséquences de la crise de 2008 » et une « faillite des gouvernements successifs, [qui] a laissé prospérer la colère sur le plus puissant des ferments, le sentiment d’injustice, à la fois territorial, fiscal et social. » Un constat qui ne le conduit évidemment pas à remettre en cause ni la légitimité ni le fond des politiques libérales menées depuis (plus de) dix ans – et pour cause, le quotidien de référence s’en étant systématiquement fait le relais – mais à d’abord accuser « l’instabilité » des gilets jaunes qu’il peine à cerner, avant d’en appeler à… une réforme, pour poursuivre les réformes !

    [Il y a une] instabilité permanente chez les protestataires, où les revendications s’accumulent et finissent par s’annihiler à force d’être contradictoires, où les porte-parole sont délégitimés à la seconde où ils apparaissent, où la discussion permanente ne permet ni de s’entendre entre soi ni d’écouter ce que pourraient proposer les gouvernants. C’est encore plus compliqué face à un pouvoir exécutif qui n’arrive pas à se libérer des multiples disruptions qu’il avait théorisées pour construire son nouveau monde. […] La page blanche sur laquelle devaient s’écrire les réformes est devenue une scène désertée que le parti présidentiel ne parvient pas à occuper. […] Le courage réformateur mis en avant se heurte à l’image de « président des riches » accolée en raison des premières décisions fiscales, notamment sur l’ISF. Il sera difficile d’en sortir sans amender en profondeur un mode de gouvernance […]. Cette réforme-là est la plus exigeante de toutes : elle commence par soi-même pour parvenir enfin à convaincre les autres.

    Au #Parisien, #Stéphane_Albouy en appelle quant à lui à Emmanuel Macron pour « trouver les mots et les réponses concrètes de nature à apaiser le pays. » (03/12). En bon conseiller en communication gouvernementale, il analyse ensuite cette démarche : « Il ne s’agirait pas ici d’un recul mais d’un geste indispensable pour que le reste du quinquennat ne soit pas hypothéqué et que des réformes aussi nécessaires que celles de l’assurance chômage ou des retraites puissent être un jour engagées par ce gouvernement. » Dès le lendemain, visiblement inquiet de l’inaction du gouvernement, un second éditorialiste, #Nicolas_Charbonneau, cherche d’autres interlocuteurs pour parvenir à ce que le quotidien appelle de ses vœux, « l’union nationale » (04/12) : « La sortie de crise viendra probablement d’hommes et de femmes responsables, de ceux qui écoutent, prennent des décisions et les assument. De ceux qui proposent et construisent, pas de ceux qui commentent. » Et à en croire sa une du 4 décembre, Le Parisien a une solution toute trouvée :


    
Choisir comme « réponses » à cette crise les « propositions » du patron du Medef, il fallait le faire ! Si nous n’osons penser que la rédaction du Parisien ignore les enjeux de classe qui se jouent dans le mouvement des gilets jaunes, on peut dire avec certitude qu’elle a, dans ce jeu-là… choisi son camp !

    Il en va de même à #France_Info, où #Olivier_de_Lagarde cherche une sortie de crise en parlementant avec… #Pierre_Gattaz :

    Pierre Gattaz, comment expliquer finalement ce désespoir ? Quand on se met à casser, certes on est en colère mais on n’est pas seulement en colère contre l’augmentation de 6 centimes du gasoil ! […] La question, c’est de savoir tout de même si à partir d’aujourd’hui, les réformes vont être possibles ou est-ce que finalement le gouvernement va être complètement bloqué ? (« Les informés », 1er décembre)

    Sur #BFM-TV (03/12), le jeu est le même, et si #Bruno_Jeudy prône une « inflexion sociale », elle n’est encore une fois qu’instrumentale : « Faire une inflexion, mettre un genou à terre, accepter de reculer, l’expliquer et peut-être de relancer un quinquennat qui aujourd’hui effectivement est en train de… de… de se jouer dans les heures qui viennent. » Une position qui fait écho aux propos que le même #Laurent_Neumann tenait quelques jours plus tôt : « Le problème, c’est que si Emmanuel Macron cède aujourd’hui, il n’y a plus de réforme d’assurance-chômage, il n’y a plus de réforme de la fonction publique, il n’y a plus de réforme des retraites ! » [3].

    La même ligne est prescrite en continu sur BFM-TV par #Ruth Elkrief, communicante de la première heure du gouvernement macroniste, qui n’hésite pas à reprendre sévèrement le moindre faux pas d’une consœur qui paraîtrait desservir un peu trop le gouvernement :

    - #Anna_Cabana : Alors moi ce que je retiens de la journée, c’est cette phrase d’un ami d’Emmanuel Macron qui dit : « Au fond les gilets jaunes, c’est irrationnel, mais il faut enfourcher la fureur des temps ». […]
- #Ruth_Elkrief : Pardonnez-moi Anna, non mais c’est exactement qu’Emmanuel Macron a un problème de communication avec les gilets jaunes. […] Si je peux traduire, ce que devrait dire le premier ministre demain [pour] se sortir d’une telle crise en ayant quand même… sans perdre trop la face, c’est : « il faut lâcher parce que comme ça on pourra continuer à réformer le pays, sinon on pourra pas continuer ». Donc c’est une façon de dire qu’en fait, on ne renonce pas à continuer à réformer le pays mais que, on ne pourrait pas si on ne lâchait pas, et donc ça sera la façon à partir de demain d’expliquer. […] Ça aurait pu être une crise beaucoup plus contenue et beaucoup plus minime si ça avait été négocié et géré tout de suite.

    Le gouvernement remercie pour la traduction.

    En quête désespérée de paix sociale depuis dimanche, les éditorialistes incarnent ainsi à l’extrême un de leurs rôles médiatiques traditionnels : celui de gardien de l’ordre social. Désormais prescripteur des mesures de « sortie de crise », ce « journalisme de solutions » est le signe d’une profonde panique : celle de voir remis en cause un ordre social, économique et politique que les médias dominants ont contribué à légitimer depuis des décennies, en soutenant quasi unanimement les vagues de réformes structurelles menées par les gouvernements successifs depuis les années 1980 [4] ; et celle de voir vilipendé le candidat incarnant cette fièvre « réformatrice » auquel ils auront fait beaucoup de publicité lors de la campagne présidentielle et dont ils relaient assidûment la communication et la « pédagogie » depuis [5]. Une telle déstabilisation douche ainsi une grande partie des espoirs médiatiquement soutenus, nés avec Emmanuel Macron, et provoque le désarroi : quid de la « faisabilité » des prochaines réformes dans un tel contexte de crise ? Quelle « personnalité » à sa place pour « maintenir le cap » dans un tel contexte de défiance vis-à-vis de la classe politique et après que les grands médias ont affiché des mois durant la promesse du « nouveau monde » ?

    C’est à la lumière de ces différents éléments que l’on peut comprendre les réactions des éditorialistes des médias dominants, relativement homogènes, allant de l’indignation à la panique, en passant par des conseils et des méthodes pour « sortir de la crise ». L’heure est chez eux au calcul politicien et au mépris de classe : si certains d’entre eux réclament des « gestes forts » ou des mesures en faveur des gilets jaunes, ce n’est évidemment pas au nom d’une quelconque justice sociale, mais uniquement par charité symbolique qui, selon eux, fera taire la colère.

    Des journalistes arbitres de la légitimité des revendications
    Face à la menace du mouvement des gilets jaunes, les éditorialistes ne se contentent pas de se faire conseillers du prince et prescripteurs de solutions de sortie de crise ; ils s’attachent également à distinguer les revendications légitimes du mouvement… des autres, qu’il convient de démonter en règle.

    Sur le plateau du JT de France 2 (01/12) aux côtés de #Nathalie_Saint-Cricq, #Justine_Weyl, journaliste au service économique de la rédaction, passe au crible la revendication de hausse du SMIC formulée par les gilets jaunes :

    Sur l’augmentation du SMIC à 1300€ net par exemple, ça parait assez improbable [parce qu’] une telle augmentation de 10% coûterait des millions aux entreprises mais aussi à l’État […] Peu de chance donc que ce vœu soit exaucé. […] En revanche d’autres revendications sont plausibles et rejoignent même des objectifs du gouvernement.

    #Alexandra_Bensaïd, également présente comme « experte » en économie, corrobore :

    Qu’est-ce qui est réaliste, est-ce que augmenter le SMIC c’est réaliste ? C’est certain que pour les économistes ça améliore le pouvoir d’achat ; mais d’un autre côté augmenter le SMIC c’est un chiffon rouge pour les employeurs ; les plus éloignés de l’emploi auraient encore plus de risque de ne pas être recrutés ; or faire baisser le chômage, c’est à la fois une revendication des gilets jaunes et c’est aussi un but du gouvernement. […] L’impossibilité ce soir, c’est bien de répondre à l’ensemble des protestataires.

    La journaliste donne ainsi son verdict d’impossibilité des hausses de salaire… en reprenant mot pour mot les arguments du patronat.

    Même posture chez #Jean-Claude_Dassier, qui rivalise d’arrogance sur #CNews (03/12) : « Tout n’est pas possible. C’est pas le pays des mille et une nuits ! Il n’y a pas d’argent dans ce pays autant que le souhaiteraient… on le souhaite tous d’avoir des augmentations ! »

    Des propos si émouvants que nous proposons de lancer une campagne : une augmentation pour Jean-Claude Dassier https://boutique.acrimed.org/don-soutien !

    Sur #BFM-TV (03/12), #Nathalie_Lévy tente quant à elle de raisonner Jean-François Barnaba, gilet jaune, présent en plateau :

    - Nathalie Lévy : Vous savez bien que la liste elle est trop longue pour que tout soit validé ! […] Alors… les trois [mesures] plus urgentes alors, dites-nous !
- Jean-Francois Barnaba : La baisse des taxes, la baisse [il insiste], […] l’augmentation des salaires et des pensions, la restauration des services publics, la démocratisation des institutions et […] la restauration de l’ISF. […]
- C’est pas de même nature, et tout ne sera pas possible. […] Tout sera pas possible en même temps, là, en l’espace d’une semaine, on pourra pas avoir la baisse des taxes, on pourra pas avoir l’augmentation des salaires, tout sera pas jouable, tout sera pas acceptable pour le gouvernement !

    Enfin, sur le plateau de #Pascal_Praud sur CNews (03/12), les ténors du système médiatique qui discutent chaque jour entre amis prescrivent à leur tour ce qui est faisable… ou non :

    - Pascal Praud : Par exemple, les APL. C’est vrai, Gérard Leclerc, quand on a dit « baisse de cinq euros », ça ne nous a pas paru, cinq euros, une somme à ce point énorme que les Français aillent dans la rue ! Mais au-delà des cinq euros, il y avait quelque chose de symbolique manifestement, c’est un fait personne ici n’est monté au créneau pour les cinq euros de manière aussi importante…
    
- Gérard Leclerc : […] C’est-à-dire… il faut mettre les choses à plat sur la fiscalité. Mais faut bien voir qu’on ne peut pas faire n’importe quoi, tout et son contraire. Vous ne pouvez pas dire d’un côté « on baisse les impôts », les impôts et les taxes, et d’un autre côté « on maintient voire on développe un certain nombre… par exemple les dépenses euh les investissements publics, les dépenses publiques, les aides sociales etc. »

    Ajoutons également le propos de #Nicolas_Doze sur BFM-TV le 5 décembre, qui se résume en une phrase :



    Avec, à la clé, un argument sans faille :

    Des #journalistes organisateurs du « dialogue social »
    Autre préoccupation des #éditocrates : trouver des interlocuteurs pour leurs débats médiatiques, mais également pour le gouvernement. Car les grands #médias, qui peinent à comprendre le mouvement des gilets jaunes, ont également des difficultés à identifier, sélectionner ou légitimer des porte-parole susceptibles de devenir de bons clients médiatiques [6]. Cela tient à plusieurs raisons : la pluralité des interlocuteurs qui jamais – ou rarement – ne se revendiquent comme « porte-parole » sur les plateaux ; ou encore la multiplication et la diversité des revendications mises en avant selon les gilets jaunes invités.

    Tant est si bien qu’on assiste à une situation surprenante : certains éditorialistes en arrivent à regretter les « corps intermédiaires », en particulier les syndicats, qu’ils malmènent pourtant le reste du temps en période de mobilisations sociales !

    La remise en cause des corps intermédiaires, systématiquement contournés depuis le début du quinquennat, est un handicap majeur, alors qu’ils seraient si cruciaux pour canaliser un conflit social de ce type. (#Le_Monde, 4/12) [7]

    Et c’est bien là un problème majeur auquel sont confrontés les éditorialistes : le bouleversement des règles du fameux « #dialogue_social » institutionnalisé, dont le commentaire (interview à l’issue des réunions, description des rebondissements et des positions syndicales et gouvernementales, etc.) résumait traditionnellement la couverture qu’ils font des mobilisations sociales en tant que spectateurs et arbitres des négociations.



    Désormais, les éditorialistes semblent se vivre non seulement plus comme arbitres, mais également acteurs du « dialogue social », remplaçant au pied levé les « #partenaires_sociaux » défaillants. Avec des propos qui témoignent, ces derniers jours, d’une véritable violence de classe qui se décuple.

    Ainsi de #Christophe_Barbier sur BFM-TV (03/12) :

    La première solution politique, c’est de dialoguer avec tout le monde et d’annoncer des choses concrètes. […] S’ils obtiennent quelque chose de concret, notamment symbolique, c’est-à-dire la suppression de la hausse des taxes prévue en janvier sur le carburant, eh bien ils annoncent le renoncement à une manifestation à Paris, samedi, pour éviter les violences. Qu’ils retournent dans les petites villes, dans les villages, sur les ronds-points, dans la proximité avec les gens comme le 17 novembre, et qu’ils arrêtent de fantasmer sur la prise de la Bastille, même si c’est l’Arc de triomphe.

    Face à l’absence de négociation, Nathalie Saint-Cricq perd également patience sur le plateau du #JT de #France 2 (02/12) :

    Édouard Philippe doit négocier avec des gens qui ne sont pas organisés. On l’a dit, toute cette semaine, ce soir, ils sont en train de téléphoner – je les ai eus tout à l’heure – aux huit gilets jaunes. On leur répond : « non, je peux pas venir ce jour là parce que je travaille, parce que j’ai les enfants jusqu’à 18h… » Donc négocier avec des gens qui n’ont pas envie de négocier c’est quelque chose d’assez compliqué [8].

    #Jean-Michel_Aphatie n’est pas en reste dans la matinale d’#Europe_1 (04/12) :

    Nous n’avons aucun interlocuteur crédible pour représenter un mouvement qui génère une violence immense et qui menace la nation. [...] C’est une forme d’irresponsabilité́ politique que nous n’avons jamais connue.

    Dans l’émission #Punchline (03/12), #Jean-Claude_Dassier sermonne les gilets jaunes :

    Les gilets jaunes refusent même d’aller énoncer leurs revendications et négocier ou discuter ! […] Je pense qu’il est plus que temps pour ce mouvement, qui a sa légitimité, qui a ses raisons, de se structurer, y a pas de mouvement qui ait un avenir politique et social s’il ne se structure pas ! […] Je souhaite surtout que […] le contact ait lieu évidemment et que surtout il soit positif, qu’on enchaîne vite. Parce qu’il y a déjà eu beaucoup de temps de perdu, maintenant il faut accélérer. Encore une fois, la France peut pas supporter un week-end prochain comme celui que nous avons vécu.

    Et on peut dire que l’éditorialiste ne perd pas de temps. En direct du plateau, il amorce lui-même une séance de négociation avec José Espinoza, pour le moins surréaliste, qui synthétise ce mépris de classe :
    - José Espinoza : Donnez de l’argent sonnant et trébuchant et vous verrez que le mouvement… [Coupé]
- Jean-Claude Dassier : 200 euros et c’est fini ?!
- J.E : 200 euros pour le SMIC.
- J-C. D : Et c’est terminé ? Bon, on a là une négociation. 200 euros pour le SMIC, on va téléphoner à Matignon, on a la clé. On va bien trouver 200 euros…
- J.E : Il a bien trouvé 40 milliards pour le CICE.
- J-C. D : D’accord ! Pour combien de personnes à votre avis, à vue de nez ? 200 euros pour combien de personnes ?
- J. E : Oh eh bien pour l’ensemble des smicards, ils sont nombreux. Et il y a 40 milliards à récupérer du CICE […] alors qu’on le donne aux patrons sans contrepartie !

    Si certains n’hésitent donc pas à conseiller le gouvernement voire à négocier pour lui, l’errance du Premier ministre et du président tend à faire paniquer les relais les plus dociles de la #macronie ! Ainsi de Nathalie Saint-Cricq, qui semblait particulièrement perdue, comme un député qui n’aurait pas reçu ses éléments de langage, au lendemain de la journée de mobilisation de samedi 1er décembre :

    [Emmanuel Macron] n’a pas pris la parole ce soir, probablement parce que… qu’est-ce que vous voulez qu’il dise ! Ils ont l’impression que […] même si c’était la baisse ou le moratoire sur la taxe du carburant, on lui dirait « ok c’est bien mais ça suffit pas, il faut l’ISF », et après on lui dirait « mais ça suffit pas, faut encore autre chose », donc il a effectivement compris que le fait de reculer, on insisterait surtout sur le recul et non pas sur les choses sur lesquelles il a reculé, donc c’est relativement complexe. […] Qu’est-ce qu’il peut faire ? […] Comme manifestement toute la dramaturgie est en train de se faire entre Macron versus le reste du monde, ou plus exactement le reste de la France, il a intérêt à remettre du corps intermédiaire.

    Rassurons nos lecteurs : cette absence n’était probablement que passagère. La veille, la cheffe du service politique de #France_2 était plus revendicative :

    Non, il ne peut pas donner l’impression de plier […], il ne peut pas donner l’impression que les gilets jaunes ont obtenu gain de cause. […] Le problème pour Emmanuel Macron, c’est que s’il recule, il se dit que les prochaines réformes ce sera à chaque fois la même chose donc c’est ni dans son tempérament de reculer, et en plus il y a une deuxième crainte, c’est qu’il se dit que à chaque nouvelle réforme […] il y ait une nouvelle structure gilets jaunes qui, à chaque fois qu’il essaie de bouger, le fasse reculer ; soit il considère qu’au bout d’un an et demi de quinquennat il faut qu’il fonce avec les risques de casse, soit il recule ; on va voir assez rapidement s’il ne trouve pas une solution intermédiaire. (JT France 2, 1er décembre)

    Et pour la trouver, il pourra s’inspirer des conseils de Nathalie Saint-Cricq.

    *
La journée de mobilisation du 1er décembre a, semble-t-il, contribué à une #panique médiatique croissante face au mouvement des gilets jaunes. Si les premières inquiétudes ont porté sur les conséquences des blocages sur l’économie, ce sont désormais les revendications (irréalistes) du mouvement et les scènes de violences (condamnables) lors des manifestations qui sont désormais dans le viseur médiatique. Et les éditorialistes se mobilisent : en prescrivant conseils et méthodes pour que le gouvernement « sorte de la crise » ; en faisant le tri entre bons et mauvais gilets jaunes selon que leurs revendications sont jugées « légitimes » ou « surréalistes », et leurs comportements, « pacifique » ou « extrémiste » ; ou encore en faisant mine d’organiser le « dialogue social » avec les gilets jaunes, pour mieux permettre de canaliser la colère populaire. À cet égard, ce journalisme d’élite parfaitement ignorant des préoccupations quotidiennes des gilets jaunes, joue parfaitement son rôle de gardien de l’ordre social.


    Pauline Perrenot (avec Maxime Friot)

    #Giletsjaunes


  • A historian explains why right-wing criticism of Alexandria Ocasio-Cortez’s clothing mirrors the response to early female labor activists | Alternet
    https://www.alternet.org/news-amp-politics/historian-explains-why-right-wing-criticism-alexandria-ocasio-cortezs-clot

    It seems that some critics just can’t accept the fact that an unapologetic Democratic socialist like Ocasio-Cortez – who calls for a more equal distribution of wealth and fair shake to workers – can also wear designer clothes.

    To a historian like me who writes about fashion and politics, the attention to Ocasio-Cortez’s clothing as a way to criticize her politics is an all-too-familiar line of attack.

    Ocasio-Cortez isn’t the first woman or even the first outsider to receive such treatment.

    In particular, I’m reminded of Clara Lemlich, a young radical socialist who used fashion as a form of empowerment while she fought for workers’ rights.
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    Lemlich – like Ocasio-Cortez – wasn’t afraid to take on big business while wearing fancy clothes.
    ‘We like new hats’

    In 1909, when she was only 23 years old, Lemlich defied the male union leadership whom she saw as too hesitant and out of touch.

    In what would come to be known as the “Uprising of the 20,000,” Lemlich led thousands of garment workers – the majority of them young women – to walk out from their workplace and go on a strike.

    As historian Nan Enstad has shown, insisting on their right to maintain a fashionable appearance was not a frivolous pursuit of poor women living beyond their means. It was an important political strategy in strikers’ struggle to gain rights and respect as women, workers and Americans.

    Two women strikers on picket line during the ‘Uprising of the 20,000’ in New York City. Library of Congress

    When they picketed the streets wearing their best clothes, strikers challenged the image of the “deserving poor” that depicted female workers as helpless victims deserving of mercy.

    Wearing a fancy dress or a hat signaled their economic independence and their respectability as ladies. But it also spoke to their right to be taken seriously and to have their voices heard.

    Despite the criticism, Lemlich and her fellow strikers were able to win concessions from factory owners for most of their demands. They also turned Local 25 of the International Ladies Garment Workers Union into one of the most influential labor unions in the country, changing for the better the lives of millions of workers like themselves.

    But more importantly, Lemlich and her colleagues changed the perception of what politically radical women should look like. They demonstrated that socialism and labor struggles were not in opposition to fashionable appearances.

    Today, their legacy is embodied in Ocasio-Cortez’s message. In fact, if Clara Lemlich were alive today, she would probably smile at Ocasio-Cortez’s response to her critics.

    The reason some journalists “can’t help but obsess about my clothes [and] rent,” she tweeted, is because “women like me aren’t supposed to run for office – or win.”

    Ocasio-Cortez has already begun to fashion an image for women who, as her worn-out campaign shoes can attest, not only know how to “talk the talk,” but can also “walk the walk.”

    #Féminisme #Politique #Lutte #Fashion #Alexandria_Ocasio_Cortez


  • Damoclès

    Le député de Macron S_Trompille insulte des #GiletsJaunes et tente visiblement d’en frapper en criant « je m’en bats les couilles » et « tu crois que je suis qui moi ?! ». 1erDecembre #StephaneTrompille

    Bonjour S_Trompille. Vous confirmez que c’est bien vous sur ces images qui vous comportez comme une racaille et qui insultez les GiletsJaunes ?

    https://www.youtube.com/watch?v=SmcMjM5NnGQ

    Source : https://twitter.com/Damocles_Fr/status/1068966177702060032

    M. Stéphane Trompille
    Député La République en Marche de l’Ain (4e circonscription) stephane.trompille@assemblee-nationale.fr

    Conseiller de clientéle de professionnels au #Crédit_Agricole
    Revenus 2017 25 344 € net + Bien sur ses émoluments de Député

    Source : http://www2.assemblee-nationale.fr/deputes/fiche/OMC_PA718682

    #Violence #en_marche #mépris_de_classe #démocratie #Twitter #guerre_aux_pauvres #alcool

    • Dans les commentaires déchainés :

      J’ai un pote qui fait ça quand il est bourré.

      Ca en devient désespérant !

      ils sont vraiment classe les députés de Lrem

      Porter ce nom « Trompille » c’est déjà assez énervant. Difficile dans ces conditions, d’échapper à la critique aisée et cependant justifiée, de vouloir à la fois Tromper et Piller le bon peuple.

      Pas d inquiétude #LREM gère la situation motus et bouche cousue

      On avait déjà eu droit à la mordeuse de chauffeur de taxi, puis à l’assomeur au casque...pas de doute, ils ont du savoir vivre, nos marcheurs...

      Vous reconnaîtrez quand même qu’il y va sans casque et sans la protection des CRS, contrairement à ce faux dur de benalla !

      #benalla'band #benalla #alexandrebenalla


  • #alexa Rank: Everything You Need To Know
    https://hackernoon.com/alexa-rank-everything-you-need-to-know-fbce53349db2?source=rss----3a8144

    Having a high ranking with Google is how most people measure the success of their online marketing efforts, but Alexa rank is also equally important. Some #seo experts believe that Alexa rank is just as important as Google rank for websites looking to attract more traffic and increase conversions.Being aware of your website’s Alexa Rank could help you optimize your website to generate more traffic and sales conversions. In this article, I have detailed everything that you need to know about the Alexa ranking system.HANDPICKED RELATED CONTENT:SEO for CEOs: Keywords, Ranking and ConversionOnline Community: How to Build One for Your Business?What is Alexa Rank?The Alexa ranking system was set up by Alexa.com, a subsidiary of Amazon.com. A website’s Alexa rank shows how popular that website is (...)

    #marketing-strategies #digital-marketing #search-engine-marketing


  • Benalla, Ferrand, Sarkozy et Darmanin se retrouvent aux 70 ans du JDD 28 Novembre 2018 - Marianne
    https://www.marianne.net/politique/alexandre-benalla-sarkozy-darmanin-ferrand-70-ans-jdd

    La fête anniversaire du « Journal du dimanche » a sidéré bon nombre de ses journalistes, ce mardi 27 novembre à Paris. Ils y ont en effet vu un joyeux mélange de personnalités de pouvoir, dont Nicolas Sarkozy, Gérald Darmanin, Valérie Pécresse ou Richard Ferrand, frayer dans une salle où se trouvait également un certain Alexandre Benalla…

    Petite sauterie entre soi… A l’occasion d’une fête organisée pour les 70 ans du Journal du dimanche ce mardi 27 novembre, dans le 8e arrondissement de Paris, les patrons du journal ont pu trinquer joyeusement avec un joli monde issu des cercles du pouvoir… Selon nos informations, y ont ainsi été vus, pêle-mêle, l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy mais aussi l’actuel ministre du Budget Gérald Darmanin, le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand, ainsi qu’un certain… Alexandre Benalla !

    Alexandre Benalla vu discutant "longuement avec Richard Ferrand
    Que faisait le paria de la Macronie au milieu de cette soirée, en compagnie de quelques uns des plus hauts personnages de l’Etat ? Au Monde, qui révèle également l’information, un membre du groupe Lagardère rapporte : « On nous a expliqué qu’il dînait ce soir-là à l’étage, par hasard ». Un autre, qui se dit « effaré » par ce qu’il a vu dans cette soirée, confie à Marianne que cet heureux « hasard » a été mis à profit, Alexandre Benalla ayant discuté « longuement » avec Richard Ferrand.

    Outre les premiers de cordée de la Macronie, ont aussi été vus à la soirée Arnaud Montebourg, ancien ministre socialiste de François Hollande, François Baroin ou encore la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse.

    Marc Francelet présent
    Hors politiques, un nom moins connu du grand public mais tout aussi intéressant figurait parmi les invités : Marc Francelet. Souvenez-vous, nous vous en parlions cet été lors de l’éclatement de l’affaire Benalla : ce lobbyiste à la réputation sulfureuse avait participé au plan com’ très bien huilé d’Alexandre Benalla. Contacté par Marianne, il confirme sa venue à la soirée mais assure que ce n’est pas lui qui a fait venir son ancien protégé : « Je suis venu avec Laurence Piau, directrice de la rédaction de ’Closer’. Alexandre Benalla, je l’ai croisé dans l’escalier alors que je partais », affirme-t-il.

    Dans une période de défiance de l’opinion vis-à-vis de la presse, le gâteau d’Hervé Gattegno, directeur de la rédaction du JDD, a un petit goût étrange de mélange des genres…

    #presse #presse_a_gages #collusion #macronie #caste #Nicolas_Sarkozy #Gérald_Darmanin #Arnaud_Montebourg #Valérie_Pécresse #Richard_Ferrand #Alexandre_Benalla #médias #journalisme #François_Baroin #Marc_Francelet #en_vedette


  • Alexandre Astier, compositeur, comédien, réalisateur et scénariste.
    https://www.francemusique.fr/emissions/musique-emoi/alexandre-astier-compositeur-humoriste-comedien-realisateur-et-scenari

    Astier sur France Musique pour parler donc avant tout de musique, et notamment évidemment de Bach. Et d’improvisation, d’écriture…

    http://rf.proxycast.org/1504062025964199936/16307-18.11.2018-ITEMA_21895853-0.mp3

    Jean-Sébastien Bach
    Cantate BWV 147 « Jesu bleibet meine Freude » (Choral)
    Consentus Musicus de Vienne
    Choeur de Garçons de Tolz
    Direction : Nikolaus Harnoncourt

    Jean-Sébastien Bach
    Concerto pour 2 violons et orchestre en ré mineur BWV.1043 (Vivace)
    Felix Ayo et Roberto Michelucci, violons.
    I Musici

    Jean-Sébastien Bach
    Variations Goldberg BWV.988 (Variation n°15)
    Ekaterina Derzhavina, piano

    Jean-Sébastien Bach / Alexandre Astier
    Extrait du spectacle d’Alexandre Astier « Que ma joie demeure »
    Unter deimem Schirmen (sous la protection de votre bouclier)

    Maurice Ravel
    Concerto pour piano en sol Majeur (Adagio assai)
    Martha Argerich, piano
    Orchestre Philharmonique de Berlin
    Direction : Claudio Abbado

    Miles Davis
    You’re under arrest
    Bob Berg : saxophone
    Robert Irving III : claviers
    JOHN Scofield : guitare
    Darryl Jones, basse
    Vincent Wilburn Jr. Steve : batterie
    Steve Thornton : percussions

    Charlie Parker
    Donna Lee
    Don Alias, congas
    Jaco Pastorius, basse

    Erik et Ulf Wakenius
    Birdland
    Erik et Ulf Wakenius, guitares

    Ludwig van Beethoven
    Symphonie n°8 en fa Majeur op.93 (Allegro vivace)
    Orchestre Révolutionnaire et Romantique
    Direction : John Eliot Gardiner

    Alexandre Astier
    Extrait de la B.O.F. « David et Madame Hansen »
    Camerata du Rhône
    Direction : Alexandre Astier

    Richard Robbins
    Extrait de la B.O.F. " Chambre avec vue "
    Orchestre Philharmonique de Londres
    Direction : John Pritchard

    Jean-Sébastien Bach
    Prélude en ut Majeur BWV. 846 (extrait du Clavier bien tempéré)
    Scott Ross, clavecin

    Jon Lennon / Paul Mac Cartney
    Blackbird
    Bobby Mc Ferrin, chant

    #Alexandre_Astier #musique #classique #Jean-Sébastien_Bach #radio #audio #France_Musique


  • Sécurité, vie privée : peut-on faire confiance aux enceintes connectées ?
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/06/19/securite-vie-privee-peut-on-faire-confiance-aux-enceintes-connectees_5317458

    Trois modèles se partagent le marché français depuis le 18 juin et l’arrivée de l’Homepod d’Apple. Leur utilisation peut être risquée pour les données. Faut-il craindre d’installer au milieu du salon un micro relié à Internet et écoutant en permanenceles conversations alentour ? C’est, en substance, la question à laquelle il faudra répondre avant de se laisser tenter par une enceinte connectée. Trois principaux modèles se disputent désormais le marché français, après l’arrivée de l’Homepod d’Apple, lundi 18 (...)

    #Apple #Google #Amazon #algorithme #Alexa #Echo #HomePod #domotique #Home #écoutes #publicité (...)

    ##publicité ##surveillance


  • Une enceinte connectée a-t-elle été « témoin » d’un meurtre aux Etats-Unis ?
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/11/19/une-enceinte-connectee-d-amazon-a-t-elle-ete-temoin-d-un-double-meurtre-aux-

    Les enregistrements des enceintes connectées, de plus en plus présentes dans les foyers, peuvent détenir des informations qui intéressent la justice. Une enceinte connectée peut-elle détenir des informations clés sur un meurtre ? C’est ce que semble croire la justice américaine. Vendredi 9 novembre, un juge du New Hampshire a demandé à Amazon de lui fournir les données d’une enceinte Echo, posée dans la cuisine d’une maison de Farmington où a eu lieu un double meurtre en 2017, rapporte l’agence (...)

    #Amazon #Alexa #domotique #famille #surveillance

    • Ce meurtre est plus précisément un double féminicide.

      L’arrivé de ces enceintes connectées permettra peut etre d’incriminé certains assassins une fois qu’ils aurons assassiné leurs conjointes ou ex-conjointe et enfants (ce qui servira à leur promotion cf la cyberprotection ), mais ca sera surtout un outil de plus dont dispose les hommes pour contrôler les femmes - les parents pour contrôler les enfants - les patron·nes pour contrôler les employé·es....

      https://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/11/19/une-enceinte-connectee-d-amazon-a-t-elle-ete-temoin-d-un-double-meurtre-aux-

      Une étude rappelle que les violences conjugales s’accompagnent quasi systématiquement de cyberviolences

      Recevoir une avalanche de messages menaçants sur WhatsApp. Être pistée par un logiciel espion installé sur son téléphone. Devoir fournir le mot de passe de sa boîte e-mail… Voilà quelques-unes des épreuves que doivent régulièrement traverser les victimes de violences conjugales et qu’a identifiées le Centre Hubertine-Auclert, (centre francilien pour l’égalité femmes-hommes), dans un rapport publié mardi 20 novembre.

      Le texte se nourrit de deux salves de questionnaires soumis à des femmes victimes de violences. Le premier, adressé à des femmes se rendant pour la première fois dans des associations spécialisées pour chercher de l’aide, a reçu 212 réponses. Le second, plus approfondi, a été soumis à 90 femmes suivies sur le long terme par des associations.

      S’il ne prétend pas déboucher sur une représentativité statistique, ce rapport n’en est pas moins le premier travail de recherche consacré en France au pendant numérique des violences conjugales, une composante à part entière de ce phénomène longtemps passée sous le radar des chercheurs et des autorités.
      Cinq formes de violences conjugales numériques

      Les violences conjugales s’accompagnent pourtant quasi systématiquement de « cyberviolences ». Sur les 212 femmes interrogées lors de la première salve de questions, 85 % d’entre elles se disent victimes d’une forme au moins des cinq types de violences numériques identifiées par l’association.

      Sur les 212 femmes, 73 % d’entre elles ont expliqué être victimes de « cybercontrôle », soit l’obligation faite par le conjoint violent de pouvoir la joindre à tout instant, de lire ses messages ou de consulter ses appels. 63 % ont dit avoir fait l’objet de « cyberharcèlement »

      #paywall


  • The charge of the chatbots : how do you tell who’s human online ?
    https://www.theguardian.com/technology/2018/nov/18/how-can-you-tell-who-is-human-online-chatbots

    Automated ‘voices’ that were supposed to do mundane tasks online also now spread hate speech and polarise opinion. Are they a boon or a threat ? Alan Turing’s famous test of whether machines could fool us into believing they were human – “the imitation game” – has become a mundane, daily question for all of us. We are surrounded by machine voices, and think nothing of conversing with them – though each time I hear my car tell me where to turn left I am reminded of my grandmother, who having (...)

    #Apple #Google #Amazon #Twitter #algorithme #Alexa #domotique #Home #robotique #bot #socialbots #manipulation #SocialNetwork (...)

    ##voix