• Janvier 2023, L’Evaluation de l’information | Radio nomade
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    Un podcast avec Mônica Macedo-Rouet et Alexandre Serres autour du livre « Savoir Chercher »

    « L’Evaluation de l’information »

    Invité(e))s : Mônica Macedo-Rouet, professeure des Universités en psychologie à l’université CY Cergy Paris Université, précédemment professeure en sciences de l’éducation à l’université Paris 8, Alexandre Serres, maître de conférence honoraire en sciences de l’information et de la communication à l’université Rennes 2, membre fondateur du groupe de recherche sur les cultures et la didactique de l’information (GRCDI).

    Comment évaluer l’information ? Et d’ailleurs qu’est-ce qu’évaluer l’information ?

    C’est à ce questionnement que nos deux invités tentent de répondre au travers de leurs ouvrages respectifs.

    Alexandre Serres dans son livre de 2012 : « Dans le labyrinthe : évaluer l’information sur internet » aux éditions C&F, présente une sorte d’état des lieux sur le sujet, à l’heure du numérique, d’internet et des réseaux sociaux du web 2.0, sachant que nous sommes passés sur cette question, dit-il, de l’ordre du documentaire à l’ordre géostratégique. Entre brouillage formel, brouillage des sources, brouillage des genres au regard des seules ressources documentaires papiers d’avant, et l’apparition de nouvelles valeurs, comme celles du buzz, de l’affectif avec les likes par exemple, ou de l’évaluationnite mais aussi du collaboratif, Alexandre Serres rappelle les menaces qui planent sur internet, les trois dragons comme les nomme François Bernard Huygue, à savoir la désinformation, la mésinformation, et la surinformation, et appelle notamment de ses vœux le développement d’une éducation à l’évaluation de l’information,

    Finalement c’est à ce travail que Monica Macedo-Rouet tente justement de répondre de son côté dans son ouvrage : “Savoir chercher : pour une éducation à l’évaluation de l’information” édité tout récemment en 2022, également aux éditions C&F. En s’appuyant sur un vaste ensemble d’études et de recherches de ces 10, 20 dernières années, menées auprès de primaires, collégiens, lycéens comme étudiants, Monica Macedo-Rouet reconsidère tout d’abord la notion de lecture, lecture papier d’abord et/ou numérique, et au-delà lecture hypertextuelle ou multidocumentaire sur le web ou encore de l’hypermédia. Posant ainsi la nécessité d’appréhender aujourd’hui la lecture non plus seulement comme la lecture d’un simple texte mais également celle d’une recherche et d’une évaluation, Monica Macedo-Rouet réinterroge à la suite la question des sources, comme celles de la crédibilité et de la pertinence d’un contenu et d’une information. En témoignant ainsi de la pratique des enfants et adolescents sur cette question de l’évaluation de l’information, Monica Macedo-Rouet rappelle les courants qui ont précédé celle-ci, comme l’éducation aux médias, la maitrise de l’information ou la littératie multidocumentaire pour n’en citer que quelques-uns, pour finalement proposer à l’aune des nouvelles études engagées, auxquelles elle a elle-même largement participé, des pistes, des préconisations, dans le but de répondre à ce nouvel enjeu essentiel qu’est devenu aujourd’hui la nécessaire éducation à l’évaluation de l’information.

    Plus d’infos :
    https://cfeditions.com/savoir-chercher
    https://cfeditions.com/Labyrinthe
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    Article précédent Septembre 2022, Mémoire et engagement
    Publié dans FPP 106.3FM
    Étiqueté avec Ecole, Education, enfants, Livres, médias, Pédagogie, sociologie

    #Evaluation #Education_médias_information #Monica_Macedo_Rouet #Savoir_chercher #Alexandre_Serres #Dans_le_labyrinthe #Podcast

  • Living Books About History
    https://livingbooksabouthistory.ch/fr/book/histories-of-the-internet-and-the-web

    Sélection d’articles historiques sur internet par Valérie Schafer et Alexandre Serres

    Il y a tout juste cinquante ans, en 1966, Charles Herzfeld débloquait à l’Advanced Research Projects Agency les financements qui permettront au département de l’IPTO (Information Processing Techniques Office) de lancer le projet Arpanet ; il y a vingt-cinq ans, en 1991, le Britannique Tim Berners-Lee annonçait en ligne, dans les Newsgroups, espaces de discussion de la communauté Usenet1, l’invention du Web ; il y a vingt ans, en 1996, Brewster Kahle créait Internet Archive, fondation qui se donnait alors pour mission d’archiver le Web mondial... Récente, l’histoire d’Internet est tournée vers un objet en mouvement permanent, ni clos, ni stabilisé2. Elle est également confrontée à la mémoire vivante de ses acteurs, au regard que porte son époque sur cette innovation, qui incarne pour beaucoup la « révolution numérique », et aux définitions plus ou moins larges de son périmètre.

    Afin de ne pas discriminer entre plusieurs acceptions et approches de l’Internet et de son histoire, cette anthologie rend compte d’une variété de tendances historiographiques et de travaux. Certains prennent étroitement pour cadre d’étude le réseau des réseaux et ses aspects protocolaires. D’autres proposent une analyse plus large des cultures numériques. Les acteurs techniques, mais aussi les visionnaires des premiers temps sont à l’honneur, notamment dans les sources rassemblées dans la première partie de ce Living Book. Mais, les suivantes font également place à des aspects économiques, sociaux et politiques, pour ne pas adopter une approche exclusivement technicienne et internaliste de cette histoire. En effet, les acteurs qui ont fait l’histoire d’Internet ne sont pas seulement ceux qui en ont conçu l’architecture technique et que célèbre l’Internet Hall of Fame de l’Internet Society, même si leur rôle a été décisif et fondateur (voir le texte de Leiner, Cerf et al.). Contribuent aussi à cette histoire ceux qui, par leur vision éclectique, décalée, politisée, engagée, en ont forgé les imaginaires et cultures, à l’instar de John Perry Barlow et de sa retentissante déclaration d’indépendance du Cyberespace en 1996. Des travaux, notamment ceux d’Eric von Hippel3, ont mis en valeur l’idée que les innovations et usages numériques sont le produit d’une co-construction et ne peuvent être appréhendés selon une vision purement descendante (top/down). Les utilisateurs sont également des acteurs à part entière de cette histoire. Ce sont ceux des premiers temps, puis les early adopters confrontés dans les années 1990 à l’arrivée des néophytes sur les réseaux qu’ils ont contribué à développer (voir le texte de Nicolas Auray)4. Ce sont enfin ceux qui découvrent la Toile, créant leurs pages personnelles (article d’Olivier Trédan), consultant les annuaires (texte de Tom Haigh) ou s’appropriant des cultures numériques spécifiques (article de Jason Eppink).

    #Histoire_numérique #Valérie_Schafer #Alexandre_Serres #Histoire_internet

  • Bernard Stiegler : pensée des techniques et culture informationnelle
    https://hal.archives-ouvertes.fr/SEMINAIRE_GRCDI/sic_01468798

    Par Alexandre Serres

    Cette communication vise à montrer en quoi l’œuvre de Bernard Stiegler constitue, d’une part un apport théorique essentiel pour les problématiques de la culture informationnelle, d’autre part une source extrêmement féconde de réflexion critique sur les médias et les technologies de l’information. Autrement dit, il s’agira de montrer l’étroite proximité entre la pensée des techniques et la culture informationnelle et la dimension politique et critique de cette culture informationnelle.

    #Culture_informationnelle #Alexandre_Serres #Bernard_Stiegler

  • Repères sur la translittératie
    https://hal.archives-ouvertes.fr/SEMINAIRE_GRCDI/sic_01476798

    Par Alexandre Serres

    Cette introduction au séminaire vise à donner des points de repère sur la notion de translittératie , actuellement en vogue mais pas toujours bien connue : tout d’abord, quelles sont ses origines et par qui a-t -elle été forgée, quelle est la (ou les) définition(s) qu’on peut en donner, quelles sont ses évolutions marquantes ? Dans un second temps, je tâcherai de pointer quelques unes des questions posées par cette notion : que recouvre précisément et comment situer la transliteracy par rapport aux multiples literacies, et notamment la nôtre, l’information literacy ? Sur quoi portent les débats en cours ? Enfin, quels peuvent être les enjeux théoriques et didactiques, l’intérêt, la fécondité et aussi les limites d’une notion aussi transversale, notamment pour la culture de l’information ? En conclusion, j’évoquerai quelques projets en cours et j’essaierai de montrer des pistes de réflexion et de recherche.

    #Translittératie #Alexandre_Serres #Culture_informationnelle