• La #DREAL punit une salariée qui travaillait sur les #algues_vertes
    https://contre-attaque.net/2026/03/22/la-dreal-punit-une-salariee-qui-travaillait-sur-les-algues-vertes

    Le média Reporterre révélait ce 20 mars qu’une employée de la Direction régionale de l’environnement (Dreal), institution chargée de contrôler et de préserver la qualité de l’eau, de l’air et du sol, de protéger la biodiversité mais aussi d’informer la population sur la pollution, a été mutée sans sommation.

    Cette salariée était « en première ligne sur le dossier des nitrates en Bretagne depuis une quinzaine d’années ». L’institution affirme qu’elle est déplacée au motif de « l’intérêt du service ». Pourtant, cette mesure ne laisse aucun doute aux syndicats : FO, le SNE-FSU, la CGT et l’UNSA y voient une « sanction contre celles et ceux qui osent dire non aux dérives » et « une atteinte inacceptable à l’indépendance des fonctionnaires ». Ils dénoncent une procédure « d’une grande brutalité » qui n’est rien d’autre qu’une « sanction disciplinaire déguisée ».

    Cette procédure sert manifestement à empêcher toute enquête sérieuse sur l’agro-industrie bretonne et la pollution qu’elle génère, puisque la salariée est une « spécialiste des enjeux liés à l’eau et à l’agriculture, et en particulier du nitrate, dont la forte teneur est responsable de la prolifération d’algues vertes ». Si personne n’est là pour mesurer et observer, alors le problème disparaît. Les syndicats dénoncent d’ailleurs la surcharge de travail et le manque de moyens, « symptôme d’une administration exsangue où l’on préfère sanctionner les lanceur·ses d’alerte plutôt que de recruter et de soutenir les équipes ».

    Ça se passe comme ça désormais en France : plutôt que de faire baisser la fièvre, les autorités préfèrent casser le thermomètre. Le gouvernement avait retiré son accréditation à Anticor, une association de lutte contre la corruption, l’empêchant ainsi de mener des procédures, ou supprimé l’observatoire de la pauvreté, mais aussi l’observatoire de la laïcité, jugés trop à gauche. S’il n’y a plus d’instances indépendantes pour travailler sur la pauvreté, les discriminations ou la pollution, ces sujet n’existent pas.

    Or, la question des algues vertes est un véritable scandale d’État. En 1971, ce phénomène apparaît pour la première fois à Saint-Michel-en-Grève, près de Lannion au nord de la Bretagne. Ce sont depuis des centaines de milliers de tonnes d’algues vertes qui recouvrent les plages bretonnes chaque année. En 2021, la Cour des comptes établissait que le modèle agricole en était responsable à plus de 90%. « Les énormes marées vertes sont nourries par des pratiques agricoles intensives — il y a quatre fois plus de cochons que d’humains en Bretagne » expliquait alors le média Reporterre.

    Les algues vertes se nourrissent du phosphore et de l’azote issus des nitrates rejetés par l’agriculture industrielle. Au milieu des années 60, le taux de nitrate se situait autour de 5 mg/L, il est aujourd’hui de 33 mg/L sur les côtes bretonnes. Dans les années 2000, les concentrations explosaient même jusqu’à 50mg/L. La Bretagne a été livrée aux appétits de l’agriculture intensive et des fermes usines. La région ne représente que 7% de la surface agricole française, mais concentre 50% des élevages de porcs, 50% des élevages de volailles et 30% des bovins du pays.

    Le danger mortel que représentent les algues vertes sur nos côtes est connu depuis des décennies. En 1989 déjà, un jeune homme est retrouvé sans vie à Saint-Michel-en-Grève, sur un tapis d’algues vertes. Régulièrement, des animaux – sangliers, chiens, chevaux – ont également trouvé la mort en se promenant sur des plages contaminées. En 2009, Thierry Morfoisse, un chauffeur de poids lourd de 48 ans chargé de transporter les algues vertes ramassées sur les plages, trouvait la mort au volant de son camion, dans les Côtes d’Armor. La justice a tout fait pour dissimuler l’affaire et nier le lien entre ces algues et le décès du travailleur. Neuf ans plus tard, et malgré de nombreuses entraves à l’enquête, notamment des altérations de preuves et des tentatives de classement, le tribunal des affaires sociales de Saint-Brieuc reconnaissait pourtant qu’il s’agissait bien d’un accident du travail.

    En parallèle, les journalistes qui enquêtent sur la responsabilité de l’agriculture intensive ont subi des intimidations mafieuses. En 2021, la reporter bretonne Morgan Large retrouvait les boulons de l’une des roues de sa voiture entièrement dévissés. Une tentative d’homicide. La journaliste Inès Léraud, qui a enquêté sur l’agroalimentaire en Bretagne et en particulier les algues vertes, a subi des menaces et une attaque en diffamation devant la justice. “Environ vingt personnes meurent chaque année sur la côte, souvent emportées par les marées ou les courants. La question qui se pose est la suivante : certaines de ces personnes pourraient-elles s’être évanouies à cause du gaz toxique provenant d’algues, avant d’être emportées ? L’État n’a pas fait la lumière sur ces questions” indiquait-elle au Guardian.

    Aujourd’hui encore, l’État continue de protéger le modèle agricole productiviste mortifère. En 2018 le gouvernement déposait un décret pour simplifier les autorisations de fermes usines. La loi Duplomb, contre laquelle se sont levées des millions de personnes l’an dernier, facilite l’implantation et l’agrandissement des fermes-usines. Ainsi, la mutation autoritaire d’une agente de la DREAL va dans le même sens : celui d’une mafia agro-industrielle toute puissante, protégée par le pouvoir.

  • L’Autorité environnementale désapprouve le projet de l’État de déclasser les monts d’Arrée des zones vulnérables aux #nitrates
    https://splann.org/monts-darree-nitrates-autorite-environnementale

    Un « risque environnemental » : c’est ainsi que l’Autorité environnementale (AE) qualifie le projet de déclassement de neuf communes des #monts_d'arrée des zones vulnérables aux nitrates. Son avis vient conforter les inquiétudes exprimées par les élus et les associations face à cette possible déréglementation voulue par l’État. L’article L’Autorité environnementale désapprouve le projet de l’État de déclasser les monts d’Arrée des zones vulnérables aux nitrates est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #Pollutions #aappma #agriculture #algues_vertes #aulne #bassin_loire-bretagne #Berrien #Botmeur #Brasparts #Brennilis #bretagne_vivante #claire_desmares #conseil_régional_de_bretagne #eau #eau_et_rivières_de_bretagne #effluents #élevage #epaga #épandage #Huelgoat #La_Feuillée #loïg_chesnais-girard #Lopérec #mélanie_thomin #pêcheurs #Plouyé_et_Saint-Rivoal #pollution #région_bretagne #terrarade

  • À Douarnenez et Kerlaz, les #algues_vertes s’amoncellent sur les plages, des opérations de ramassage programmées ce mercredi 24 juin
    https://www.letelegramme.fr/finistere/douarnenez-29100/a-douarnenez-et-kerlaz-les-algues-vertes-samoncellent-sur-les-plages-de

    Les #plages de Trezmalaouen et du Ris, à Kerlaz et #Douarnenez, ont connu leurs premières marées vertes significatives de la saison, ces dernières heures. Après un premier ramassage réalisé lundi à Trezmalaouen, de nouvelles opérations sont annoncées mercredi, tôt dans la matinée.

    Comme tu te souviens, c’est un problème global, et même dans les iles paradisiaques, cela peut devenir un enfer :
    https://seenthis.net/messages/1171480

  • Les journalistes de « Splann ! » décortiquent le système agro-industriel devant 5.000 personnes, au micro de #guillaume_meurice, à #landerneau
    https://splann.org/la-derniere-landerneau-agro-industrie

    La satire politique rencontrait l’enquête journalistique, mardi soir, à Landerneau. Guillaume Meurice et ses acolytes avaient invité #nicolas_legendre et #julie_lallouët-geffroy pour la première date de La Dernière tournée. Attirant plus de 5.000 fans d’humour corrosif, au bord de l’Elorn. L’article Les journalistes de « Splann ! » décortiquent le système agro-industriel devant 5.000 personnes, au micro de Guillaume Meurice, à Landerneau est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #Industrie_agroalimentaire #agriculture #agroalimentaire #agroindustrie #algues_vertes #Aymeric_Lompret #azote #biodiversité #crédit_mutuel_arkea #élevage #environnement #eureden #finistère #groupama #juliette_arnaud #nitrates #office_central_de_landerneau #pesticides #Pierre-Emmanuel_Barré #pollution #silence_dans_les_champs

  • [Info « Splann »] Zones vulnérables aux #nitrates : le château d’eau du #finistère en passe de perdre une protection capitale
    https://splann.org/declassement-nitrates-monts-darree

    Les membres de l’établissement d’aménagement et de gestion du bassin-versant de l’Aulne (Epaga) s’apprêtent à voter contre le projet de révision des zones vulnérables aux nitrates d’origine agricole. Le déclassement de neuf communes des monts d’Arrée « met en danger la ressource au sein du château d’eau du Finistère », écrivent les auteurs d’une note destinée aux élus, que « Splann ! » a pu se procurer. L’article [Info « Splann »] Zones vulnérables aux nitrates : le château d’eau du Finistère en passe de perdre une protection capitale est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #Démocratie_locale #Pollutions #agriculture #Alain_Divanac’h #algues_vertes #Arnaud_Clugery #aulne #Berrien #biodiversité #Botmeur #Brasparts #Brennilis #cours_d'eau #eau #eau_et_rivières_de_bretagne #eau_potable #eaux_souterraines #élevage #epaga #épandage #épandages #fdsea_29 #Huelgoat #La_Feuillée #lac_du_drennec #lisiers #Lopérec #masse_d'eau #monts_d'arrée #normes_environnementales #Plouyé #pollution #saint-rivoal

  • Des #algues_vertes à la #loi_duplomb, #table_ronde avec Fleur Breteau, #inès_léraud, #rosy_auffray et #amélie_mougey
    https://splann.org/table-ronde-poison-douarnenez

    Près de 300 personnes, prises en flagrant-délit de « dopage » collectif. Une connexion des corps et des valeurs, pour passer de l’état de colère à celui du rapport de force. Voilà ce qui animé non pas un, mais deux débats, avec Fleur Breteau, Inès Léraud, Rosy Aufray et Amélie Mougey, le 18 août 2025, sous les halles de #douarnenez. L’article Des algues vertes à la loi Duplomb, table ronde avec Fleur Breteau, Inès Léraud, Rosy Auffray et Amélie Mougey est apparu en premier sur Splann ! | ONG d’enquêtes journalistiques en Bretagne.

    #Industrie_agroalimentaire #agro-industrie #agroindustrie #annie_genevard #baie_de_douarnenez #baie_de_saint-brieuc #cancer #cancer_colère #conférence #finistère #FNSEA #herbicides #marées_vertes #pesticides #pierre-yves_bulteau #pollution #rené_aufray #reporterre

  • #Algues_vertes, l’histoire interdite

    Pas moins de 3 hommes et 40 animaux ont été retrouvés morts sur les plages bretonnes. L’identité du tueur est un secret de polichinelle : les algues vertes. Un demi-siècle de fabrique du silence raconté dans une enquête fleuve.Des échantillons qui disparaissent dans les laboratoires, des corps enterrés avant d’être autopsiés, des jeux d’influence, des pressions et un silence de plomb. L’intrigue a pour décor le littoral breton et elle se joue depuis des dizaines d’années. Inès Léraud et Pierre Van Hove proposent une enquête sans précédent, faisant intervenir lanceurs d’alerte, scientifiques, agriculteurs et politiques.

    https://www.editions-delcourt.fr/bd/series/serie-algues-vertes-l-histoire-interdite/album-algues-vertes-l-histoire-interdite
    #BD #livre #bande-dessinée
    #Bretagne #algues #plages #hydrogène_sulfuré (#H25) #Côtes_d'Armor #intoxication #santé_publique #Halte_aux_marées_vertes #omerta #Thierry_Morfoisse #justice #Nicol_Environnement #Screg-Colas #Bouygues #Sauvegarde_du_Trégor #silence #déni #agriculture #modernisation #remembrement #industrialisation #élevage_hors-sol #industrice_porcine #agriculture_intensive #pollution #eau_potable #Marc_Le_Fur #porcherie #nitrates #modernisation_agricole #engrais #Institut_scientifique_et_technique_de_l'environnement (#ISTE) #Christian_Bursan #industrie_agro-alimentaire #stratégie_de_l'incertitude #plan_algues_vertes (#PAV) #subventions #lisier #CRESEB #CSEB #conseil_régional_de_bretagne #France #comité_de_convergence_des_intérêts_bretons (#CCIB) #Produit_de_Bretagne #Institut_de_Locarn #Club_des_Trente #Breizh_Europe #Les_dîners_celtiques #Les_amis_du_cochon #tourisme #dépendance #terreur #suicides #banques #grande_distribution #argent_public #élevage #sodiaal #Triskalia #Synutra #Laïta #Jean-René_Auffray #vasières_du_Guessant

    • Les marées vertes

      Qu’y a-t-il de commun entre les plages de Bretagne, la lagune de Venise, et le littoral chinois de Qingdao ?

      Tous les trois ont fait la « une » des journaux en raison d’impressionnantes « marées vertes », causées par l’accumulation estivale de macroalgues du genre Ulva.

      Ces marées vertes sont la forme la plus visible d’un enrichissement excessif des eaux marines. Cela ne doit pas faire oublier la forme planctonique, bien plus étendue vers le large, qu’on appelle « eaux colorées ». Ces phénomènes peuvent s’avérer dangereux tant pour la faune marine, que pour le promeneur du littoral ou le consommateur de coquillages. Alors quelle est la cause de ce soudain dérèglement ? Peut-on y remédier ?

      Depuis quand y a-t-il des marées vertes ? Est-ce un phénomène permanent ou saisonnier ? Que fait-on pour se débarrasser d’une marée verte déjà formée ? Quels sont les impacts sur l’écosystème marin ? Quelles sont les nuisances pour la société humaine ? Peut-on tirer de l’énergie des algues vertes ? Quelle est l’attitude du monde agricole ? Que fait l’administration pour diminuer la nuisance ? Eaux « rouges » contre marées « vertes » : quelles différences pour l’environnement ?

      Autant de questions auxquelles ce petit livre répond sans complaisance ni catastrophisme, au plus près de la connaissance scientifique actuelle, loin des polémiques qui masquent trop souvent la réalité ! Il intéressera les personnes soucieuses de la qualité de leur environnement côtier.

      https://www.quae.com/produit/1402/9782759225552/les-marees-vertes

  • [Info « Splann ! »] Les entorses de Didier Lucas, nouveau président du salon international de l’élevage de Rennes, aux règles environnementales
    https://splann.org/didier-lucas-porcherie-entorses-environnement

    Le nouveau président du salon international de l’élevage n’est pas le plus exemplaire des éleveurs porcins. Celui qui préside également la chambre d’agriculture des Côtes-d’Armor a été mis en demeure, à la suite de plusieurs manquements environnementaux. Un contrôle, réalisé fin 2023 dans son exploitation de Saint-Alban (22), avait notamment permis de découvrir un dépassement du nombre de bêtes autorisées et des manquements aux règles de sécurité. L’article [Info « Splann ! »] Les entorses de Didier Lucas, nouveau président du salon international de l’élevage de Rennes, aux règles environnementales est apparu en premier sur Splann ! | ONG d’enquêtes journalistiques en (...)

    #Industrie_agroalimentaire #Pollutions #Santé_publique #agriculture #algues_vertes #élevage #environnement #porcherie

  • [Info « Splann ! »] Les entorses de Didier Lucas, nouveau président du salon international de l’élevage de Rennes, aux règles environnementales
    https://splann.org/les-entorses-de-didier-lucas-nouveau-president-du-salon-international-de-lel

    Le nouveau président du salon international de l’élevage n’est pas le plus exemplaire des éleveurs porcins. Celui qui préside également la chambre d’agriculture des Côtes-d’Armor a été mis en demeure, à la suite de plusieurs manquements environnementaux. Un contrôle, réalisé fin 2023 dans son exploitation de Saint-Alban (22), avait notamment permis de découvrir un dépassement du nombre de bêtes autorisées et des manquements aux règles de sécurité. L’article [Info « Splann ! »] Les entorses de Didier Lucas, nouveau président du salon international de l’élevage de Rennes, aux règles environnementales est apparu en premier sur Splann ! | ONG d’enquêtes journalistiques en (...)

    #Industrie_agroalimentaire #Pollutions #Santé_publique #agriculture #algues_vertes #élevage #environnement #porcherie

  • It’s only a matter of time before #Algal_Blooms impact our water supply
    https://static.mamot.fr/cache/preview_cards/images/038/973/044/original/05e8ff266f8add17.jpeg

    Environmental campaigner and teacher, Brian Murray looks the damaging effects of algal blooms and the reasons we’re not stopping outbreaks.

    IN 2023, IRELAND’S ongoing struggle with biodiversity loss took centre stage when satellite imagery captured a disturbing phenomenon. #Lough_Neagh, the largest freshwater lake on the island of Ireland, was blanketed by an algal bloom so severe it was visible from space. This event was a stark visual representation of the nationwide environmental crisis affecting Irish waters.

    The Lough Neagh outbreak was found to be the dangerous result of bacteria from livestock waste and human effluent, and caused major public health concerns at a site that provides more than 40% of Northern Ireland’s drinking water. A study of the area found that the presence of the algae toxins may have also contributed to the death of animals such as dogs that entered the water at the time.

    Algal blooms, the rapid proliferation of algae populations in freshwater and marine environments, are primarily driven by excess nutrients, specifically nitrogen (N) and phosphorus (P), entering these delicate ecosystems.

    This process, known as eutrophication, creates an environment ripe for explosive algae growth when combined with other favourable environmental conditions such as warmth, still water and sunlight.

    According to the Environmental Protection Agency (EPA), agricultural practices are by far the most significant contributors to nutrient pollution in rural waters in Ireland.

    Intensive farming, including slurry spreading and the widespread application of chemical fertilisers rich in nitrogen and phosphorus, introduces excessive nutrients into waterways. Rainfall washes these nutrients from fields into rivers and lakes, setting the stage for algal blooms.

    The same EPA report notes that urban wastewater treatment also plays a critical role in polluting Ireland’s water. Ireland’s ageing infrastructure struggles to adequately treat sewage before discharging it into rivers and coastal waters, allowing nutrient-rich wastewater to enter sensitive aquatic ecosystems regularly.

    Despite numerous reports highlighting the issue, substantial investment and improvements in wastewater treatment infrastructure remain slow. I recently discovered an algal bloom (pictured) in the pond I manage as part of the microWild biodiversity project in Wicklow.

    Weeks earlier, heavy rainfall had followed slurry spreading very quickly, and the inevitable happened. These unwelcome nitrates had been washed off the land before fixing and polluted the pond’s water source.
    The damage caused by blooms

    Algal blooms have devastating impacts on the environment, wildlife and human communities. Firstly, many species of algae involved in blooms, such as cyanobacteria (blue-green algae), release toxins harmful to aquatic life.

    Fish and invertebrates can be killed outright, while prolonged exposure severely disrupts reproductive cycles and immune systems, causing long-term damage to biodiversity.

    The toxins also pose significant risks to human health. People swimming in contaminated waters may experience skin rashes, respiratory distress and gastrointestinal illnesses. Each year, numerous pets tragically die after ingesting water contaminated by toxic algae.

    Furthermore, algae reduce water clarity, blocking sunlight from penetrating deeper water column layers. This lack of sunlight severely impacts underwater plant life, crucial feeding, breeding and sheltering habitats for aquatic fauna. Without these plants, ecosystems collapse, triggering cascades of biodiversity loss.

    Additionally, algal blooms dramatically reduce oxygen levels in the water. When algae die, their decomposition consumes vast amounts of oxygen, creating hypoxic conditions. These “dead zones” cannot sustain life, sometimes causing mass fish die-offs and often bringing long-term disruptions to ecosystem balance.
    The victims

    In algal bloom scenarios, there are no winners except perhaps the algae. The victims, however, are numerous and varied. Aquatic ecosystems suffer immediate and often catastrophic damage, with repercussions that echo through food chains for months or even years.

    Sensitive species, including certain fish, amphibians and invertebrates, can face local extinction events.

    Communities reliant on these waters for recreation, tourism, or drinking supplies also suffer economically. In towns around Lough Neagh and elsewhere, the impacts of algal blooms ripple through local economies, affecting businesses dependent on tourism and recreation.

    The Vartry Reservoir in Wicklow has suffered many algal blooms, which clog up the sand filtration capabilities, and has seen its output drop from 75 million litres of drinking water per day to just 40 million litres per day.
    The perpetrators

    Identifying those responsible is complex. On the surface, it is easy to blame intensive agriculture or inadequate wastewater management. Indeed, these sectors bear the lion’s share of acute responsibility, as they tend to be the direct perpetrators of the environmental insults.

    Farmers struggling to maintain profitability often rely on chemical fertiliser and slurry practices that encourage algal blooms, which are well known to damage waterways. Similarly, local authorities tasked with managing sewage treatment infrastructure face budgetary and logistical constraints that slow progress toward necessary upgrades.

    However, responsibility also lies with policymakers and regulators who fail to enforce existing environmental laws adequately or to prioritise environmental protection in decision-making processes. Years of inadequate action, insufficient enforcement and underfunded infrastructure investments have created conditions ripe for recurring crises.
    The Government’s stance

    The Irish government declared a biodiversity emergency in 2019 and has historically acknowledged the severity of nutrient pollution and eutrophication in Ireland’s waterways. Still, it has consistently fallen short of effectively addressing it. Although national regulations exist, enforcement and compliance have been inconsistent and insufficient.

    Critics argue that agricultural and business interests frequently outweigh environmental priorities, delaying necessary reforms and investments. The Nitrates Derogation is a perfect example of this. Irish farmers can apply to use higher volumes of nitrates per hectare than the EU recommends.

    The opening line of that document speaks volumes. “Derogation for Ireland pursuant to EU Council Directive 91/676/EEC concerning the Protection of Waters against Pollution caused by Nitrates from agricultural sources.” It is nothing short of an acknowledgement that the derogation will cause nitrate pollution of our waters.
    Moving forward

    Addressing Ireland’s algal bloom crisis requires a multi-faceted approach. Immediate steps include stricter enforcement of agricultural regulations, increased investment in wastewater treatment infrastructure, and widespread adoption of sustainable farming practices.

    Public awareness campaigns are crucial to fostering understanding and action among communities and stakeholders. Education about nutrient pollution, its impacts and practical mitigation steps can drive collective action.

    Right now, Ireland faces a pivotal moment in its environmental history. Confronting the algal bloom crisis is not merely a conservation imperative, but a moral and social responsibility. By acknowledging the interconnected roles played by agriculture, urban infrastructure and governance, Ireland can embark on a path toward restoring its freshwater ecosystems and safeguarding biodiversity for future generations. But is anyone brave enough to take it on?

    It’s hard to hold out hope when Minister Michael Healy-Rae of the Department of Agriculture, Food, Fisheries and the Marine was recently touting the idea of planting trees on peatland as a means of reaching Ireland’s reforestation goals.

    With the game of business-as-usual being played by successive governments, I don’t think it will be too long before the Blessington Lakes (Poulophouca Reservoir), the area in which I live, suffers the same fate as Lough Neagh. It supplies roughly half of Dublin’s water. Then we can cue the hand-wringing, laments and echoes of “if only we had known”.

    https://www.thejournal.ie/readme/algal-bloom-6727598-Jun2025
    #algues_vertes #Irlande #eau #algues #agriculture

  • Pollution : Algues vertes en Bretagne, c’est la baie des cochons ! | Le Canard enchaîné
    https://www.lecanardenchaine.fr/environnement/51411-ils-ont-des-chapeaux-ronds-vive-les-cochons

    Sur décision préfectorale, trois élevages porcins de la région de Douarnenez ont été autorisés à s’étendre. Autant de déjections en plus qui nourrissent les « laitues de mer »… Et ce n’est qu’un avant-goût de ce que promet la loi Duplomb, qui permet d’agrandir des porcheries sans études d’impact.

    #loi_Duplomb #agroindustrie #Bretagne #algues_vertes

  • Dans le Finistère, les algues vertes saturent les stations de compostage
    https://reporterre.net/Dans-le-Finistere-les-algues-vertes-saturent-les-stations-de-compostage

    Avec le développement des porcheries industrielles permis par la loi Duplomb, le phénomène va empirer.

    Depuis mercredi 9 juillet, la plage du Ris, à cheval entre la ville de Douarnenez et de Kerlaz, ainsi que la plage de Trezmalaouen située à Kerlaz, sont le théâtre d’un échouage massif d’#algues_vertes. « Rien que pour la commune de Kerlaz, on est déjà à 2 500 m3 d’algues vertes ramassées cette année, contre 1 400 m3 l’an passé [à la même date] », déplore Dominique Stephan, élu (sans étiquette) délégué à l’environnement à Kerlaz.

    Un va-et-vient quasi incessant de tractopelles et camions bennes aux cabines pressurisées — pour s’abriter du H₂S, un gaz potentiellement mortel généré par les algues en putréfaction — rythme depuis quelques jours le quotidien de ces plages bretonnes. À Plonévez-Porzay, la #station_de_compostage est fermée depuis le 24 juin en raison d’une quantité trop importante d’algues vertes déjà ramassée.

    Extensions de porcheries à gogo

    Plusieurs facteurs ont favorisé le développement de ces fameuses ulves. Déjà, les fortes pluies du printemps ont lessivé les terres agricoles, qui étaient recouvertes de déjections de cochons issues des porcheries. Ajoutons à cela la température de l’eau, de quelques degrés au-dessus de la moyenne, alliée à un fort ensoleillement ces derniers jours. Sans oublier, évidemment, la présence de porcheries industrielles en amont de la baie. Bref, le cocktail était parfait.

    « 480 000 cochons par an dans la baie de Douarnenez »

    « D’après nos calculs, la baie de Douarnenez compte environ 28 porcs à l’hectare. Par an, ce sont 480 000 cochons qui en sortent », indique Christophe Deniel, de l’association Baie de Douarnenez Environnement. Depuis le début de l’année, deux #porcheries, l’une à Goulien, l’autre à Plonévez-Porzay, ont déjà obtenu l’autorisation de s’étendre. Une troisième, située à Plomodiern, devrait obtenir un feu vert d’ici à quelques mois.

  • Mort de #Jean-René_Auffray : les #algues_vertes ont tué, l’État devra payer
    https://splann.org/mort-de-jean-rene-auffray-les-algues-vertes-ont-tue-letat-devra-payer

    La décision de la cour administrative d’appel de Nantes prononcée mardi 24 juin fera date dans l’histoire des algues vertes. Le 6 septembre 2016, le corps sans vie de Jean-René Auffray était retrouvé dans l’estuaire du Gouessant, à Hillion (22). Jusqu’à ce jour, le lien entre les algues vertes et la mort de ce sportif très expérimenté n’avait jamais été officiellement reconnu. L’article Mort de Jean-René Auffray : les algues vertes ont tué, l’État devra payer est apparu en premier sur Splann ! | ONG d’enquêtes journalistiques en Bretagne.

    #Pollutions

  • Valorisation des #algues_vertes : l’entreprise #Olmix n’assure pas la sécurité d’une usine à #Bréhan selon l’État
    https://splann.org/valorisation-algues-vertes-olmix-brehan

    Olmix, spécialiste des solutions biosourcées pour le bétail et les cultures, vient d’être épinglé pour de nombreux manquements environnementaux sur son site de production d’engrais du Guétavet, à Bréhan (56). Sa mise en demeure, le 14 mars, par le préfet du Morbihan, est du plus mauvais effet, au moment où le député Mickaël Cosson vante les avantages de la valorisation des algues vertes dans le cadre d’une mission parlementaire. L’article Valorisation des algues vertes : l’entreprise Olmix n’assure pas la sécurité d’une usine à Bréhan selon l’État est apparu en premier sur Splann ! | ONG d’enquêtes journalistiques en (...)

    #Industrie_agroalimentaire #Pollutions #bezhin_glas #sécurité

  • [Info « Splann ! »] Comment la France prévoit de contourner les objectifs européens sur la qualité de l’eau
    https://splann.org/france-contourne-objectifs-europeens-qualite-eau

    Une lettre envoyée aux administrations, et que Splann ! a pu se procurer, montre comment le gouvernement français compte saper les objectifs européens sur l’état des cours d’eau. De nouveaux indicateurs alternatifs montreront uniquement les « progrès », sans oser s’attaquer aux pratiques agricoles qui continuer de dégrader les rivières. L’article [Info « Splann ! »] Comment la France prévoit de contourner les objectifs européens sur la qualité de l’eau est apparu en premier sur Splann ! | ONG d’enquêtes journalistiques en Bretagne.

    #Pollutions #Santé_publique #algues_vertes #bezhin_glas #eau #Europe

  • Valorisation des #algues_vertes : l’entreprise #Olmix n’assure pas la sécurité de son site à #Bréhan selon l’État
    https://splann.org/valorisation-des-algues-vertes-lentreprise-olmix-nassure-pas-la-securite-de-

    Olmix, spécialiste des solutions biosourcées pour le bétail et les cultures, vient d’être épinglé pour de nombreux manquements environnementaux sur son site de Bréhan (56). Sa mise en demeure, le 14 mars, par le préfet du Morbihan, est du plus mauvais effet, au moment où le député Mickaël Cosson vante les avantages de la valorisation des algues vertes dans le cadre d’une mission parlementaire. L’article Valorisation des algues vertes : l’entreprise Olmix n’assure pas la sécurité de son site à Bréhan selon l’État est apparu en premier sur Splann ! | ONG d’enquêtes journalistiques en Bretagne.

    #Industrie_agroalimentaire #Pollutions #bezhin_glas #sécurité

  • Sanglier mort en Bretagne : la faute aux algues vertes
    7 mars 2025 à 16h09 Mis à jour le 11 mars 2025
    https://reporterre.net/Sanglier-mort-en-Bretagne-la-faute-aux-algues-vertes

    La mort d’un sanglier sur la plage de Saint-Maurice, à Morieux (Côtes-d’Armor), début septembre 2024 était restée jusqu’ici sans explications. Mercredi 5 mars, le procureur du tribunal de Brest a enfin reconnu que le sanglier était mort à cause de l’inhalation d’hydrogène sulfuré, du nom de ce gaz émanant des algues vertes en putréfaction.

    « L’enquête menée par les gendarmes est clôturée, a indiqué le procureur Camille Miansoni, dans un communiqué. Les éléments recueillis ne sont pas de nature à permettre la caractérisation d’une infraction imputable à un acteur déterminé. »

    Le rapport d’autopsie de l’animal n’a cependant pas été rendu public. Ce que dénoncent les associations contre les marées vertes. À quoi le procureur a rétorqué : « Nous n’avons pas vocation à communiquer sur une pièce de la procédure, sauf quand on nous la demande ou que c’est justifié. Notre rôle est de mener à bien une enquête. » (...)

    • La famille du joggeur décédé et Inès Léraud appellent « à une prise de conscience » face aux algues vertes
      Le 17 mars 2025 à 12h23, modifié le 18 mars 2025 à 17h23
      https://www.letelegramme.fr/cotes-d-armor/saint-brieuc-22000/la-famille-du-joggeur-decede-et-ines-leraud-appellent-a-une-prise-de-co

      Les résultats de l’autopsie du sanglier retrouvé mort à Morieux (22), en septembre, font réagir la famille du joggeur décédé à Hillion en 2016, ainsi que la journaliste Inès Léraud.
      (...)
      Ce dimanche 16 mars, la famille de Jean-René Auffray, décédé en septembre 2016, à l’âge de 50 ans, lors d’un jogging à Hillion, dans une vasière envahie d’algues vertes, a réagi aux résultats de cette autopsie. « Cette preuve de la responsabilité des algues vertes dans le décès du sanglier ne fait que renforcer notre détermination à faire reconnaître les tragiques défaillances qui ont eu lieu dans le cas de la mort de notre père », fait-elle savoir, dans un communiqué signé avec la journaliste Inès Léraud, auteure de la BD enquête « Algues vertes, l’histoire interdite ». Le communiqué souligne que « notre père et époux est mort dans un estuaire infesté d’algues vertes, à quelque 300 mètres du lieu où a été retrouvé le sanglier ». (...)

      #algues_vertes

  • L’image du jour : le port de Lorient en vert – Contre Attaque
    https://contre-attaque.net/2025/02/22/limage-du-jour-le-port-de-lorient-en-vert

    L’action a été organisée par une dizaine d’écologistes du collectif Extinction Rebellion, afin de dénoncer la pollution aux #algues_vertes. Et la date ne doit rien au hasard, puisque c’est justement ce samedi que s’est ouvert le Salon de l’#agriculture à Paris. Et on le sait, c’est l’agro-industrie et ses rejets de produits chimiques qui empoisonne l’eau, ce qui génère des algues vertes.

    En Bretagne, c’est l’élevage intensif de porcs, dont les déjections émettent de grandes quantités de nitrate, qui souillent l’eau. Une substance dont se nourrissent les algues vertes. L’agro-industrie est ainsi directement responsable de la prolifération incontrôlable de ces algues, qui viennent s’amasser par milliers de tonnes sur certaines plages bretonnes, et peuvent intoxiquer, en se décomposant, les animaux et les humains. Les premières marées vertes ont d’ailleurs été observées dans les années 1970, quand l’agro-industrie se développait dans la région.

  • #algues_vertes : le rapport d’autopsie du joggeur décédé en 1989 aurait été détruit
    https://splann.org/algues-vertes-autopsie-joggeur-detruit

    Le Dr Pierre Philippe a été le premier médecin lanceur d’alerte dans l’affaire des algues vertes, car il a directement été confronté à des cas d’intoxication à l’hydrogène sulfuré, aux urgences de Lannion (22). Dès 1999, il a prévenu sa tutelle et dès 2008, il a témoigné dans les médias. L’article Algues vertes : le rapport d’autopsie du joggeur décédé en 1989 aurait été détruit est apparu en premier sur Splann ! | ONG d’enquêtes journalistiques en Bretagne.

    #Pollutions #Côtes_d'Armor

  • #algues_vertes : les nouvelles mesures pour limiter les épandages contestées et toujours pas appliquées
    https://splann.org/algues-vertes-sixieme-plan-regional-nitrates

    L’État a été condamné en juillet 2023 à prendre de nouvelles mesures réglementaires pour limiter les épandages, notamment sur les bassins-versants alimentant huit baies bretonnes régulièrement polluées par les algues vertes. L’article Algues vertes : les nouvelles mesures pour limiter les épandages contestées et toujours pas appliquées est apparu en premier sur Splann ! | ONG d’enquêtes journalistiques en Bretagne.

    #Industrie_agroalimentaire #Pollutions #élevage_intensif #nitrates

  • VIDÉO. Algues vertes. La rade de Brest s’asphyxie. «Il est urgent d’agir si l’on veut conserver les écosystèmes»
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/finistere/brest/video-algues-vertes-la-rade-de-brest-s-asphyxie-il-est-

    La rade de #Brest n’est pas en bonne santé. La qualité de ses eaux se dégradent et favorisent la prolifération d’algues vertes dans les #fonds_marins. Avec des conséquences « catastrophiques » pour l’écosystème, selon ce scientifique de l’office français de la biodiversité. Lequel observe une mortalité plus importante des espèces et une destruction de leurs habitats.

    Après les côtes bretonnes, les algues vertes contaminent le littoral britannique
    https://rfi.my/9sYj

    Dans les années 1970, les plages du littoral anglais ont été polluées par des marées vertes. Depuis, les #algues_vertes reviennent chaque année, avec de plus en plus d’inquiétude sur leur dangerosité.

  • Chute dans les algues vertes : le préfet des Côtes-d’Armor aux petits soins des lanceurs d’alerte - La Déviation | Webzine breton axé culture & politique
    https://ladeviation.com/actualite/agiter/chute-dans-les-algues-vertes-le-prefet-des-cotes-darmor-aux-petits-soin

    Le préfet des Côtes-d’Armor veille sur la santé des lanceurs d’alerte. Dans un courrier signé le même jour que la reconnaissance par la justice d’un préjudice écologique causé par les algues vertes en baie de Saint-Brieuc, Stéphane Rouvé remonte les bretelles d’André Ollivro. À la prochaine promenade du « Che des grèves » sur la vasière du Gouessant, il saisira le procureur de la République.

    La Baie de Saint Brieuc, les activistes écolos des 70’s l’avaient surnommées « la Baie des Cochons » ...
    La vidéo illustrant l’article est carrément flippante.

    [source : @sylvainernault@piaille.fr ]

    #algues_vertes #eutrophisation #agriculture_productiviste #nitrates #FNSEA #hydrogène_sulfuré #H2S

  • L’eau : un bien commun pollué par le profit
    https://journal.lutte-ouvriere.org/2023/07/26/leau-un-bien-commun-pollue-par-le-profit_725770.html

    Partout dans le monde, les pénuries d’eau, les rivières à sec, les nappes phréatiques vidées, les plaintes des agriculteurs et les déclarations lénifiantes des gouvernements mettent à la une le problème de l’approvisionnement en eau.

    En France, l’utilisation de l’eau se répartit ainsi : 57 % pour l’agriculture, 26 % pour l’#eau_potable, 12 % pour le refroidissement des centrales électriques et 5 % pour les industriels. Mais derrière ces chiffres se cachent d’autres réalités. Si nourrir la population est évidemment une priorité, près de la moitié de l’eau utilisée pour l’irrigation est destinée aux champs de maïs, un maïs dont les #trusts_agroalimentaires de France et d’Europe ont besoin dans le cadre de leur compétition mondiale.

    Au pompage des #nappes_phréatiques qu’opère ainsi l’#agriculture_capitaliste s’ajoute le rejet anarchique de toute une partie des #déchets animaliers, chimiques et autres, qui aboutit à la pollution dramatique des eaux. On le voit en Bretagne avec la #pollution de l’eau par les nitrates et en conséquence la prolifération des #algues_vertes.

    Le prix de l’eau n’est pas le même pour les agriculteurs et les industriels, d’un côté, et les particuliers de l’autre. L’eau d’irrigation, celle-là même qui assèche rivières et nappes phréatiques, revient entre 0,18 centimes et au maximum 2,13 centimes le mètre cube, suivant les moyens de captage utilisés. Le particulier, en revanche, paie un prix moyen qui varie entre 3,70 et 4,30 euros le mètre cube, auquel s’ajoutent de multiples taxes qui peuvent faire doubler le prix final. L’#eau à usage domestique revient donc 500 à 800 fois plus cher que celle dirigée vers l’irrigation ou des utilisations industrielles. Ainsi la dépollution des eaux contaminées par l’agriculture, mais aussi par les industriels, est en grande partie assurée par les compagnies privées délégataires de la fourniture d’eau potable. Elle est presque quasi exclusivement payée par les usagers individuels.

    Tout cela est à l’image d’une société pourrie par la recherche du profit à tout prix, l’irresponsabilité et l’incurie généralisées. Le bien public dont les uns et les autres osent se prévaloir est une offense à la simple vérité.

    #capitalisme

  • #Algues_vertes : à #Hillion, « on ne peut plus mettre les pieds à la plage »

    Les habitants de la commune des #Côtes-d’Armor sont de plus en plus dérangés par les émanations dues aux #marées_vertes qui touchent chaque année la baie de #Saint-Brieuc.

    Des rubans de plastique rouge et blanc barrent l’entrée de la #plage de l’Hôtellerie, à Hillion (Côtes-d’Armor). La petite grève est interdite d’accès depuis le 9 juin et « pour une durée indéterminée », indique l’arrêté municipal scotché sur une barrière. Ce lundi, la basse mer dévoile les coupables : l’estran est tapissé d’algues vertes. « Quand on sait à quoi c’est dû, ça gâche le paysage », commente Thomas, un trentenaire qui vient se promener par là presque chaque jour depuis qu’il s’est installé dans le coin l’an dernier.

    Nichée tout au fond du V que forme la baie de Saint-Brieuc, Hillion n’en finit plus de se débattre avec les marées vertes qui la touchent chaque année aux beaux jours. C’est sur les côtes de cette commune d’un peu plus de 4 000 habitants que les échouages sont, de loin, les plus importants – un phénomène sur lequel a contribué à alerter le grand public la BD d’Inès Léraud et Pierre Van Hove, sortie en 2019 et adaptée au cinéma dans un film en salles ce mercredi. Les cours d’eau qui arrivent là ne sont pas forcément plus chargés en nitrates, ces résidus issus de la fertilisation des champs qui alimentent les algues. Mais dans cette gigantesque anse classée réserve naturelle, où la mer se retire sur plus de 7 km, l’eau est peu profonde et se réchauffe vite, favorisant la croissance des ulves. Ce fond de baie est aussi à l’abri de la houle, qui permettrait de disperser les algues en hiver et de limiter leur prolifération estivale. Quand elles s’entassent sur le rivage, elles dégagent en se décomposant de l’hydrogène sulfuré (H2S) qui, à haute dose, peut provoquer être létal. En 2016, un homme de 50 ans avait été retrouvé mort dans une vasière de la commune, les algues avaient été soupçonnées.

    « On a souvent des migraines »

    Comme ailleurs en Bretagne, les échouages ont diminué. Cette année, « on est plutôt sur une moyenne basse », selon Mickaël Cosson, député (Modem) de la circonscription et ancien maire d’Hillion, qui suit toujours de près les affaires communales. Mais les vents de nord-est ont concentré les dépôts sur deux plages, celle de l’Hôtellerie et sa voisine Saint-Guimond. « Ce qui pose problème, c’est leur accumulation sur certains secteurs où on ne peut pas les ramasser : des zones rocheuses inaccessibles et des vasières, où le tracteur ne peut pas aller car il s’enlise », poursuit-il. Sur ces deux plages, les capteurs d’H2S installés l’an dernier, dans le cadre du nouveau volet sanitaire du plan algues vertes, ont déjà sonné deux fois en juin, après avoir brièvement dépassé le seuil d’alerte défini par les autorités.

    « On ne peut plus profiter de nos plages. On adorait aller à l’Hôtellerie, le soir après l’école », se désole Stéphanie Desbois, qui réside depuis dix ans dans le lotissement juste au-dessus. « Au début, ça ne sentait jamais, mais depuis trois ou quatre ans, c’est affreux. Dès qu’il fait chaud et que la mer est basse, ça pue l’œuf pourri dans la maison », décrit-elle. Cette mère de 37 ans commence à se « tracasser » pour la santé de sa famille : « On a souvent des migraines, est-ce que ça vient de là ? »
    Une expérimentation pour ramasser les algues en mer

    Quelques maisons plus loin, Marie-Noëlle et Jean (1) ont eux aussi vu la situation se dégrader. « Quand on est arrivés ici, il y a 40 ans, on se baignait sur cette plage avec nos enfants. Là, on ne peut plus y mettre les pieds. Ça nous fait mal d’être obligés d’expliquer à nos petits-enfants qu’il ne faut pas sauter dans les tas d’algues », dénonce Marie-Noëlle. L’odeur, « très variable selon les vents, la météo et les marées », les oblige parfois à quitter le jardin, pour se réfugier à l’intérieur. C’est quand elle a commencé à sentir les émanations « jusque dans la maison, fenêtres fermées » qu’elle a envisagé un lien avec cette « toux inexpliquée » qu’elle traîne depuis 30 ans. L’an dernier, elle s’est décidée à se signaler à la mairie : orientée vers le centre régional des pathologies environnementales, à Rennes, elle y a passé une batterie d’examens, qui ont conclu à « une fragilité, à laquelle l’exposition à l’H2S peut contribuer, même si ça ne vient peut-être pas de là », rapporte-t-elle. La septuagénaire « pense à l’avenir » : « On connaît très bien l’origine de ces algues ! Je n’ai rien contre les agriculteurs, mais il faut les aider à faire autrement ».

    « Le modèle agricole doit évoluer, mais la sécurité sanitaire doit aussi être assurée », défend Mickaël Cosson. Depuis le rapport cinglant de la Cour des comptes, les choses bougent, se félicite-t-il, « même si ça ne va pas aussi vite qu’on voudrait ». Une expérimentation financée par l’Etat est en cours pour ramasser les algues en mer, avant leur échouage. L’ancien maire pousse aussi pour que les zones les plus dégradées soient réensablées. Des techniques délicates à mettre en œuvre, dans cette réserve naturelle riche en biodiversité, refuge hivernal pour des milliers d’oiseaux migrateurs. Malgré les algues estivales.

    (1) Les prénoms ont été modifiés.

    https://www.liberation.fr/environnement/algues-vertes-a-hillion-on-ne-peut-plus-mettre-les-pieds-a-la-plage-20230
    #Bretagne #France #santé #environnement