• Se nourrir : vieux problèmes, nouveaux défis (1/4) : Éradiquer la faim : mission impossible ?
    https://www.franceculture.fr/emissions/cultures-monde/se-nourrir-vieux-problemes-nouveaux-defis-14-eradiquer-la-faim-mission

    en ce moment...

    Alors que le phénomène de sous-nutrition était en recul jusqu’en 2015, on constate depuis lors une inversion de la courbe. Selon le dernier rapport de la FAO, quelques 821 millions de personnes, soit une sur 9, ne reçoivent pas assez de nourriture.Comment s’explique cette inversion de la tendance ?

    #faim #émeute_de_la_faim #pénurie #spéculation #alimentation #exportation #souveraineté_alimentaire

  • La précarité détruit nos vies

    Communiqué du syndicat Solidaires étudiant-e-s à propos du geste d’un étudiant membre du syndicat de Lyon, qui s’est immolé devant le Crous hier, ainsi que le message qu’il a laissé.
    L’université a réagi, pas encore le ministère, ni le Crous.

    Le message que l’étudiant a laissé :

    #France #immolation #bourse #bourses #suicide #précarité_financière #étudiant #Lyon #Université #CROUS

    • Lyon : un étudiant gravement blessé après s’être immolé devant le Crous

      L’étudiant de 22 ans n’avait pas fait part de ses « difficultés personnelles » à l’université Lyon 2 indique sa présidente, tandis que des syndicats dénoncent « la précarité » de « la vie des étudiant-e-s ».

      Vendredi après-midi, un étudiant de 22 ans originaire de Saint-Étienne a été grièvement brûlé à Lyon après s’être immolé en pleine rue devant un restaurant universitaire situé dans le 7e arrondissement. Le jeune homme, brûlé à 90%, se trouve actuellement « entre la vie et la mort » au Centre des brûlés de l’hôpital Edouard Herriot de Lyon, indiquent les syndicats. Prévenue du geste de son compagnon par un SMS, c’est la petite amie de la victime, étudiante à Lyon 2, qui avait alerté les services de secours.

      Une enquête a été ouverte pour déterminer les raisons de son geste, mais dans un long message publié sur Facebook et relayé ce samedi par le quotidien Le Progrès, l’étudiant avait évoqué ses difficultés financières et justifié son geste par des revendications politiques, accusant notamment « Macron, Hollande, Sarkozy et l’UE ». « Luttons contre la montée du fascisme, qui ne fait que nous diviser, et du libéralisme, qui créé des inégalités. [...] Mon dernier souhait, c’est aussi que mes camarades continuent de lutter pour en finir définitivement avec tout ça », a-t-il souligné dans ce texte.
      Un dispositif de soutien psychologique mis en place

      L’étudiant n’avait pas fait part de ses « difficultés personnelles » à l’université Lyon 2, a appris l’AFP samedi auprès de sa présidente Nathalie Dompnier, qui précise que le jeune homme ne percevait plus sa bourse car il « triplait » sa deuxième année de licence. « L’université lui exprime tout son soutien, ainsi qu’à sa famille, à ses proches et à tou.tes ses camarades », a écrit également la présidente dans un communiqué. Un dispositif de soutien psychologique a été mis en place avec les services d’urgence, tandis qu’une cellule d’écoute sera mise en place dès mardi sur le campus Porte des Alpes pour les étudiants et les équipes, ajoute-t-elle, en précisant qu’un numéro vert spécifique devrait aussi être mis en place la semaine prochaine.
      « La précarité s’étend » pour les syndicats étudiants

      Les fédérations syndicales étudiantes SUD-éducation et Solidaires ont pour leur part dénoncé dans un communiqué commun « la précarité » de « la vie des étudiant-e-s ». « Son acte ne saurait être réduit au seul désespoir, c’est aussi à portée politique. Dans son message, notre camarade décrit la précarité qu’il subit, conséquence des politiques libérales, et le racisme quotidien », pointe le syndicat, qui souligne que « la précarité s’étend » et « broie de plus en plus de vies, y compris la vie des étudiant-e-s ».

      La ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal s’est rendue samedi matin à Lyon pour rencontrer la présidente de l’université et les équipes du CROUS pour leur faire « part de sa profonde émotion face à l’acte dramatique » du jeune homme, « auquel elle a adressé ses premières pensées », selon le ministère.

      https://www.liberation.fr/france/2019/11/10/lyon-un-etudiant-gravement-blesse-apres-s-etre-immole-devant-le-crous_176

    • L’étudiant de 22 ans n’avait pas fait part de ses « difficultés personnelles » à l’université Lyon 2 indique sa présidente

      Il n’avait pas demandé la charité... Marre de ces bureaux où il faut se battre pour ses droits. Ensuite les autorités prétendent en avoir quelque chose à battre, du non-recours, mais répètent à l’envi qu’il y a des primes au fait de faire des recours à l’amiable, des alertes, et que la machine peut arrêter de broyer quand on le demande avec beaucoup d’ardeur. Merde !

    • Mardi 12/11 Rassemblements en solidarité à l’étudiant de Lyon 2 qui s’est immolé vendredi 8/11

      Ci-joints les différents horaires et lieux de rassemblement en solidarité à l’étudiant de Lyon 2 qui s’est immolé vendredi 8/11 devant le CROUS de La madeleine à Lyon 2.

      Le SNESUP-FSU adresse tout son soutien à cet étudiant, et également aux proches et à la famille de cet étudiant.

      Il appelle, avec la FSU, à se rassembler pour lui témoigner notre solidarité et pour dénoncer la précarité étudiante grandissante.

      Toutes et tous les étudiants doivent pouvoir étudier dans des conditions dignes et décentes.

      Aix-en-Provence 13h – CROUS Aix-Marseille / Avignon, 31 avenue Jules Ferry

      Amiens (FSE Amiens) 10h – CROUS Amiens Picardie (25 rue St Leu)

      Angers 12h puis 18h – Restau U Belle Beille (3 Boulevard de Lavoisier)

      Angoulême 12h – Place New York

      Annecy 12h – Au campus d’Annecy, sur le parvis face au resto universitaire (adresse de l’antenne du CROUS) au 3 chemin de Bellevue à Annecy le Vieux

      Avignon 13h – Devant le nouveau batiment du campus Hannah Arendt

      Besançon 18h – devant le CROUS de Bourgogne-Franche-Comté (38 avenue de l’observatoire)

      Bordeaux 18h – CROUS, place du séminaire

      Boulogne-sur-mer 13h – devant l’antenne du Crous rue du Vivier.

      Caen 12h – RU A, Campus 1 de l’Université

      Clermont-Ferrand 18h – Résidence CROUS 25 Rue Etienne Dolet

      Dijon 19h – Place du Bareuzai

      Grenoble 18h – Bâtiment CROUS 351 Allée de Berlioz (St Martin d’Hères)

      Guyane 12h – Université de Guyane bâtiment E

      La Rochelle 13h – Parvis du campus

      Lille 13h – Siège du CROUS de Lille 74 rue de Cambrai

      Limoges 12h – campus Vanteaux devant le CROUS

      Lyon 10h – CROUS de la Madeleine

      Marseille 18h – Faculté des sciences d’Aix-Marseille (3 place Victor Hugo)

      Montpellier 14h – Crous de montpellier : 2 Rue Monteil, 34093 Montpellier

      Metz 13h30 – CROUS de Lorraine au Saulcy

      Nancy 12h – CROUS Resto U 16 cours Léopold

      Nantes 12h – devant le pôle étudiant du campus Tertre

      Niort 17h – CROUS de Niort 7 rue du Galuchet

      Orléans 18h – Devant l’entrée du Forum, coté Bouillon (antenne du CROUS sur la fac)

      Paris, Ile-de-France 18h – Siège du CROUS Port Royal

      Pau 12h30 – CLOUS, 7 rue Saint John Perse

      Perpignan (Jeunes Communistes 66) 13h30 – devant le CROUS de l’Université de Perpignan, 52 avenue Paul Alduy
      https://www.facebook.com/events/439076413424300

      Poitiers 12h30 – RU Rabelais, campus de Poitiers,

      Rennes 18h – Siège du CROUS Rennes-Bretagne, Place Hoche

      Rouen 13h – CROUS de Rouen Normandie

      Saint-Brieuc 18h – CROUS, 1 boulevard Waldeck-Rousseau

      Saint-Denis 16h30 – Départ groupé de Université Paris 8 – Local A079 vers CROUS Port Royal (Paris)

      Saint-Brieuc 18h- Restaurant Universitaire du CROUS

      Saint-Étienne 10h – devant le CROUS du campus Tréfilerie

      Strasbourg 12h – devant le Patio (campus central) puis siège du Crous 1 Quai du Maire Dietrich

      Toulouse 12h30 – Resto U du Mirail (info lutte université Mirail)
      14h – CROUS de Toulouse-Occitanie 58 rue de Taur
      (Sciences Po Toulouse en Lutte, UNLToulouse, Révolution Permanente Toulouse, La repolitique-Sciences Po Toulouse)

      Tours 18h – 5 rue du docteur bretonneau (résidence CROUS)

      https://www.snesup.fr/article/mardi-1211-rassemblements-en-solidarite-letudiant-de-lyon-2-qui-sest-immole-v

    • Anas, 22 ans, s’immole par le feu et nous regardons ailleurs

      C’est un gamin, mon fils, ou votre frère. Il s’appelle #Anas, un étudiant de 22 ans, venu de Saint-Étienne à Lyon, pour apprendre et avancer. C’est un jeune homme, désespéré autant que déterminé, qui, vendredi, a tenté de se tuer sur la place publique. Depuis, la presse détourne les yeux. Des rassemblements sont prévus ce mardi.

      https://blogs.mediapart.fr/david-dufresne/blog/111119/anas-22-ans-simmole-par-le-feu-et-nous-regardons-ailleurs
      Un article de @davduf

    • « J’arrivais en cours en larmes » : #précarité_étudiante, une vie sur le fil

      Des étudiants témoignent de leurs conditions de vie alors que plusieurs rassemblements ont lieu ce mardi en mémoire de ce jeune homme de 22 ans qui a tenté de s’immoler par le feu à Lyon pour dénoncer une précarité grandissante.

      Pendant sa première année d’études supérieures en archéologie et anthropologie, Laura est devenue familière des petits pains au fromage à quelques centimes du supermarché Lidl en face de sa fac. Ils lui servaient de déjeuner les jours où les 3 à 5 euros de la cafétéria, c’était déjà trop. La précarité étudiante, cette Lyonnaise âgée de 24 ans l’a donc bien connue.

      C’est ce qui l’a poussée à arrêter ses études, en début de licence 2. Et qui a conduit un jeune homme de 22 ans à tenter de s’immoler par le feu, le 8 novembre dernier, devant un restaurant universitaire à Lyon. Ce mardi, le syndicat Solidaires étudiant.e.s appelle à se rassembler devant tous les Crous de France, en soutien à cet étudiant aujourd’hui entre la vie et la mort, brûlé à 90 %. En 2017, selon l’Unef, 20 % des étudiants vivaient en dessous du seuil de pauvreté.

      Quand elle commence sa licence, à Lyon, Laura vit encore chez ses parents. Sa mère, auto-entrepreneuse, essaie de lancer son entreprise de traiteur, elle travaille très peu. Son père gagne « trop bien sa vie » pour que la jeune femme puisse être éligible à une bourse. Mais pas assez pour financer ses études, au-delà des frais d’inscriptions, très peu élevées, à l’université. Laura doit se débrouiller pour les transports et les repas.
      Manger du riz ou des pâtes instantanées

      Elle essaie de faire des petits boulots, « des extras dans des bars ou des restaurants ». Elle aurait pu demander une dispense d’assiduité, pour travailler davantage. « Mais j’étais déjà une élève plutôt moyenne, je ne voulais pas me mettre encore plus en difficulté en ratant des cours pour travailler », explique-t-elle. Elle préfère se priver un peu le midi, quand cela devient trop difficile. Mais surtout ne rien demander à ses parents qui « se sont toujours saignés » pour elle, son frère et sa sœur.

      Selon une étude menée par la Mutuelle générale de l’Education nationale (MGEN), 68 % des étudiants sautent des repas de temps à autre, comme Laura, et seulement 60 % disent « manger un peu de tout ». Pour ceux qui ne vivent plus chez leurs parents, cela se traduit souvent par du riz, des pommes de terre ou « des pâtes instantanées à 30 centimes », confie Margot, 26 ans, en 2ème année de thèse d’histoire de l’art contemporain.
      Compter même les dépenses de santé

      Jusqu’à son master 1, la jeune fille bénéficiait pourtant d’une bourse de 550 euros par mois -l’échelon le plus élevé. Mais une fois le loyer, l’électricité de son logement mal isolé, l’abonnement à Internet - indispensable aujourd’hui pour étudier - et les transports payés… il ne reste pas grand-chose pour vivre. Au quotidien, ce sont des petits arrangements permanents : pas de loisirs, ou alors que des activités gratuites, des vêtements d’occasion et de bons amis pas trop maladroits pour se faire couper les cheveux.

      Une vie sur le fil, qui ne permet aucun écart. « Les mois où il faut acheter des livres pour la fac sont compliqués », explique Margot. Ceux où sa vieille voiture tombe en panne encore plus. Mais impossible de s’en séparer : elle en a besoin pour se rendre à l’Ephad où elle fait des remplacements pour compléter son revenu. Même les soins de santé passent à la trappe : selon l’Insee, 13,5 % des étudiants ont déjà renoncé à aller chez le médecin pour des raisons financières. Margot, elle, n’a pas vu de gynécologue depuis quatre ans.
      Friser le burn-out

      Au bout de plusieurs années d’études à tout compter, mal s’alimenter, travailler sur les jours de pause… C’est le stress et l’épuisement qui l’emportent. Margot n’a pris que 6 jours de congé, l’été dernier, depuis le début de ses études il y a 7 ans. En 2ème année de master, elle a commencé à faire des ulcères à l’estomac à répétition.

      Pauline, étudiante boursière en master d’études de cinéma à Lyon a fait « une sorte de burn-out » pendant sa 3e année de licence. A ce moment-là, elle aussi cumulait un job de caissière à Franprix, 15 heures par semaine, et ses études. Une année difficile : « J’arrivais en cours en larmes, se souvient-elle. J’étais épuisée, je m’énervais tout le temps pour rien… Ça a bousillé mon année ». Ses résultats en ont pâti.

      http://www.leparisien.fr/societe/j-arrivais-en-cours-en-larmes-precarite-etudiante-une-vie-sur-le-fil-12-1

    • #Pierre_Ouzoulias interroge Gabriel Attal sur la précarité étiudiante - 13 novembre 2019

      On nous souffle dans l’oreillette que la Ministre serait dans l’Antarticque…

      Ce mercredi 13 novembre, Pierre Ouzoulias, lors de la séance de questions d’actualité au gouvernement, a interrogé Gabriel Attal (en l’absence de Frédérique Vidal) sur la précarité étudiante.

      Voir ci-dessous le texte de sa question ainsi que le lien vers la captation vidéo de la question.

      2019/11/13 - Question d’actualité au Gouvernement - Pierre Ouzoulias - « Précarité étudiante »

      « Plus d’un étudiant sur deux ne mange pas tous les jours à sa faim, près d’un étudiant sur deux a renoncé à se soigner par manque d’argent, il n’y a que 175 000 places en résidences étudiantes pour 700 000 étudiants boursiers et le loyer représente plus de 70 % du budget moyen des étudiants. Plus d’un étudiant sur deux est obligé de travailler pour étudier et subsister. Ils occupent les emplois les plus précaires, les plus harassants et les moins rémunérés. Ainsi, ils composent près de 60 % de la main-d’œuvre des plate-formes de prestations. À tout cela s’ajoutent des conditions d’enseignement indignes et un sous-encadrement pédagogique chronique.
      La grande majorité de la population estudiantine est en souffrance et l’aggravation de sa situation d’existence conduit à la désespérance, à des drames humains et à des gestes désespérés, comme celui d’Anas, qui sont autant de cris de détresse que vous ne pouvez ignorer.
      Les conséquences de ce mal être endémique sont catastrophiques pour notre pays. De moins en moins d’étudiants poursuivent un cursus complet, le nombre de doctorants baisse chaque année et la fuite des cerveaux est maintenant manifeste.
      À cette crise majeure, vous répondez par une baisse des moyens alloués à l’enseignement supérieur. La dépense par étudiant atteint aujourd’hui son plus bas niveau depuis 2008 et votre projet de loi de finances ne porte pas l’ambition politique d’arrêter cette chute.
      À la jeunesse qui souhaite s’investir dans la connaissance, la culture et les œuvres de la pensée, vous renvoyez le message détestable qu’elle ne serait qu’une charge, qu’un fardeau improductif qu’il vaudrait continûment alléger. »

      http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article8543

    • Immolation d’un étudiant. La stratégie du chox, et les sinistres connards qui en sont responsables - affordance.info, 13 novembre 2019

      "Dans un monde normal la CPU, la conférence des présidents d’université, aurait suspendu l’ensemble de ses travaux, pour une semaine au moins, le temps de comprendre, le temps d’analyser, le temps de chercher ce qui fait qu’en France au 21ème siècle un étudiant décide de s’immoler par le feu devant un CROUS pour dénoncer la précarité et la misère de la jeunesse. La CPU aurait également pu déclarer un genre de minute de silence. Après tout, dans cette « communauté » qu’est l’université, si l’on n’est pas capable de fermer sa gueule et de se recueillir un instant pour cet étudiant là, alors quand le serons-nous ? Mais il n’y a pas eu de minute de silence. Un vieux président qui meurt (Chirac), minute de silence dans toutes les universités. Mais un étudiant qui s’immole par le feu au 21è siècle, et puis rien. "

      Un étudiant s’est donc immolé par le feu devant une université, devant un CROUS, dans un acte politique pour dénoncer explicitement la précarisation qui touche la jeunesse. En France. En 2019. Au 21ème siècle. Celui que l’on nous vantait encore au siècle précédent comme étant celui de « l’économie de la connaissance ». Cette jeunesse qui brûle.

      Cette immolation par le feu, cette image que je n’ai pas vue, elle ne me quitte pas depuis vendredi. Parce que cet étudiant aurait pu être l’un des miens. Il n’était ni plus fragile, ni moins bien entouré, ni plus précaire que la plupart des miens, que j’ai quitté ce matin, et que je vais retrouver demain. Pour leur dire quoi ?

      Dans un monde normal on aurait espéré que ce geste aboutisse au moins à une forme de trêve. Que nous cessions d’être collectivement d’immenses connards et connasses et que nous nous regroupions pour réfléchir. Pour prendre le temps. Pour laisser la douleur et la colère jaillir. Pour mettre des mots sur l’indicible. En France au 21ème siècle un étudiant de 22 ans s’est immolé par le feu parce qu’il était pauvre, précaire, et qu’il n’avait plus droit à aucune aide. Dans un monde normal on aurait espéré que ce geste aboutisse au moins à une forme de trêve. Comme à chaque basculement dans l’horreur. Comme à chaque effet de sidération qui saisit une société toute entière. Le mois de Novembre semble hélas propice à ce genre de sidération. Mais là, rien. Juste rien.

      La ministre Frédérique Vidal a fait une rapide visite au CROUS de Lyon, le vendredi du drame, pour « assurer la communauté universitaire de son soutien ». Ella a aussi exprimé son « soutien » à la famille de cet homme de 22 ans qui s’est immolé par le feu. Et elle s’est barrée. Au Groenland je crois. Ou en Antarctique, je ne sais plus. Pour un voyage bien sûr aussi légitime qu’important. Quand on est ministre de la recherche et de l’enseignement supérieur on ne va pas non plus trop modifier son agenda sous prétexte qu’un étudiant de 22 ans s’est immolé par le feu pour dénoncer la précarité dont tous les étudiants sont aujourd’hui victimes. Vous êtes une sinistre et cynique connasse madame la ministre Vidal.

      Sur Twitter, la ministre Frédérique Vidal a, depuis le Groenland ou l’antarctique, dénoncé « avec la plus grande fermeté » les actes de dégradation commis par les manifestants réunis devant le CROUS de Lyon en hommage à leur camarade toujours actuellement entre la vie et la mort. Car l’important quand un étudiant s’immole par le feu en France au 21ème siècle c’est de bien rappeler à ses camarades étudiants que l’important c’est l’ordre public et qu’il ne faut pas dégrader des biens matériels. Foutez-vous le feu si vous voulez, immolez-vous, mais ayez l’amabilité de bien nettoyer après et pensez à être à l’heure en amphi. Il faut noter que le fil Twitter de la ministre Vidal est parfaitement exempt du moindre Tweet sur un étudiant qui s’est immolé par le feu en France au 21ème siècle. Vous êtes une sinistre et cynique connasse madame la ministre Vidal.

      Dans un monde normal la CPU, la conférence des présidents d’université, aurait suspendu l’ensemble de ses travaux, pour une semaine au moins, le temps de comprendre, le temps d’analyser, le temps de chercher ce qui fait qu’en France au 21ème siècle un étudiant décide de s’immoler par le feu devant un CROUS pour dénoncer la précarité et la misère de la jeunesse. La CPU aurait également pu déclarer un genre de minute de silence. Après tout, dans cette « communauté » qu’est l’université, si l’on n’est pas capable de fermer sa gueule et de se recueillir un instant pour cet étudiant là, alors quand le serons-nous ? Mais il n’y a pas eu de minute de silence. Un vieux président qui meurt (Chirac), minute de silence dans toutes les universités. Mais un étudiant qui s’immole par le feu au 21è siècle, et puis rien. Il n’est pas mort me direz-vous. Bien sûr. Bien sûr. Dans ce monde qui est le notre et qui est tout sauf normal, la CPU a fait un communiqué qui est à lui seul une épure du laconisme le plus brut. Parlant de « tentative de suicide » pour ne surtout pas dire la vérité. Car oui en France chaque année un grand nombre d’étudiants font des tentatives de suicide. Mais ce mois de Novembre du 21ème siècle, en France, un étudiant s’est immolé par le feu. Les gens qui ont signé le communiqué de la CPU sont de sinistres connards.

      Dans un monde normal la présidence de l’université de Lyon aurait eu la décence de ne pas clore son « communiqué » sur l’immolation par le feu de l’un de ses étudiants par un dernier paragraphe « condamnant les blocages » après 6 autres paragraphes expliquant que ce n’est la faute de personne et surtout pas celle de l’université. Les gens de la présidence de l’université de Lyon qui ont signé ce communiqué sont de sinistres connards.

      Dans un monde normal nous serions tous à l’arrêt. Nous aurions arrêté de faire cours, nous aurions organisé des temps de parole avec nos étudiants. Certains collègues l’ont fait. Probablement. Je n’en sais rien. Moi je ne l’ai pas fait. Pas encore. J’ai eu cours hier et aujourd’hui et je n’ai rien fait. Je suis un sinistre connard. Je le ferai peut-être demain. Probablement même.

      http://www.sauvonsluniversite.fr/spip.php?article8542

    • "J’ai un euro par jour pour manger" : trois étudiants témoignent de leur grande précarité

      Plusieurs centaines d’étudiants ont manifesté en France mardi aux abords d’une quarantaine de Crous et d’universités contre la précarité étudiante. Certains ont raconté à franceinfo leur quotidien fragile.

      « La précarité tue. » Avec ce hashtag, des centaines d’étudiants ont réagi sur Twitter après l’immolation par le feu, vendredi, d’un de leurs camarades, devant le siège du Crous, à Lyon. Brûlé à 90% et entre la vie et la mort, cet étudiant en licence de sciences politiques voulait dénoncer la précarité dans laquelle vivent de nombreux jeunes. « Même quand j’avais 450 euros par mois, était-ce suffisant pour vivre ? », s’interrogeait le jeune homme, dans un message posté sur les réseaux sociaux pour expliquer son geste.

      L’université Lyon 2, où est inscrit le jeune homme, a été de nouveau fermée pour la journée, mercredi 13 novembre, après des blocages, menés dans toute la France pour protester contre la précarité. Trois étudiants racontent leurs difficultés à franceinfo.
      Sophie*, 26 ans, une thèse et deux emplois

      « Pour tenter de vivre dignement, je cumule deux emplois », explique Sophie*, 26 ans, étudiante en histoire de l’art à Pau (Pyrénées-Atlantiques). Comme la jeune femme ne souhaitait pas qu’on lui impose un sujet de recherche, elle a dû faire l’impasse d’un contrat de doctorante, qui aurait pu lui permettre de financer une partie de ses études. Elle ne bénéficie pas non plus de bourse. En 2016, 22,7% des étudiants interrogés déclaraient auprès de l’Observatoire national de la vie étudiante (OVE), avoir été confrontés « à d’importantes difficultés financières durant l’année ».

      Sophie, syndiquée depuis sept ans au sein de l’organisation Solidaires étudiant-e-s, à l’origine de l’appel national à manifester devant les Crous, travaille à la bibliothèque de son université et effectue des remplacements dans un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). « Je peux faire jusqu’à 40 heures par semaine, en plus de mes travaux de recherche, mais c’est variable d’un mois à l’autre ». L’étudiante dit gagner entre 900 et 1 000 euros par mois. Difficile de demander de l’aide. Entre « honte » et « dignité », les étudiants veulent être ces « jeunes adultes responsables que la société attend d’eux », analyse Sophie.

      Avec 680 euros de frais fixe (loyer, électricité et téléphone), il lui reste souvent moins de 300 euros pour la nourriture, les livres et l’épargne, en prévision du second semestre. Sophie économise afin de pouvoir se consacrer pleinement à ses études à partir de janvier. « En général, les étudiants qui s’auto-financent tiennent six années », confie la jeune femme. « Moi, je ne tiendrai pas plus de quatre ans. Si j’arrête avant d’avoir rendu ma thèse, j’aurai perdu toutes ces années et développé des maladies chroniques pour rien. » A cause de son rythme de vie, la jeune femme souffre de fatigue et de troubles dépressifs chroniques. Selon l’Observatoire de la vie étudiante, environ 60% des étudiants interrogés en 2016 éprouvaient de la fatigue, autant souffraient de stress quand 45% évoquaient des troubles du sommeil et 32% parlaient de déprime.
      Ugo, 19 ans, un euro par jour pour manger

      « Je me suis fixé cette somme de 1 euro par jour pour manger, pour tenir le mois », explique Ugo, 19 ans, étudiant en deuxième année d’histoire et sociologie à Rennes (Ille-et-Vilaine). Boursier « échelon zéro bis », le plus bas de l’échelle des bourses, le jeune homme touche environ 100 euros par mois. Ses parents, qui ont aussi ses deux petites sœurs à charge, financent son appartement, car il n’est pas éligible pour une chambre au Centre régional des œuvres universitaires et scolaires, le Crous. Ugo gère le reste de ses frais fixes en alternant les pâtes, le riz et les pommes de terre. « Je compte toutes mes sorties », ajoute-t-il.

      Après avoir été livreur dans diverses enseignes, le jeune homme a trouvé un emploi fixe comme agent d’escale à la gare de Rennes. Près d’un étudiant sur deux (46%) travaille en dehors de ses études, selon l’OVE. Intérimaire, son nombre d’heures est variable et il gagne entre 600 et 900 euros par mois.

      J’ai peur de perdre mes aides, alors j’essaie de mettre un maximum de côté cette année, pour ensuite faire un master à Paris.Ugo, étudiantà franceinfo

      Pour pouvoir travailler, Ugo bénéficie d’une « dispense d’assiduité » qui lui permet de « rater » certains cours. En contrepartie, il ne bénéficie pas du contrôle continu et joue « son année » uniquement au moment des examens de fin de semestre. Une absence que toutes les facultés ne permettent pas.
      Karine*, 22 ans, endettée, a arrêté ses études

      « J’étais tellement stressée et dépressive que je n’arrivais plus à aller en cours », lâche Karine, 22 ans. Prise dans un engrenage entre petits boulots, soins psychologiques et cours de sociologie à la faculté de Poitiers (Vienne), la jeune femme a tout arrêté en fin de deuxième année, en 2018.

      Elle a grandi avec peu, sa mère touchant le revenu minimum d’insertion (RSA), mais l’étudiante bouclait difficilement les fins de mois avec 350 euros pour vivre. Karine cumule encore les dettes. Ses petits emplois lui faisaient manquer certains enseignements. « Quand vous êtes boursier, vous avez une obligation d’aller en cours, sinon le Crous vous demande de rembourser », explique la jeune femme qui, un an après, est toujours en litige avec l’organisme. Sollicité par franceinfo, le Crous n’a pas souhaité répondre.

      https://www.francetvinfo.fr/societe/education/j-ai-un-euro-par-jour-pour-manger-trois-etudiants-temoignent-de-leur-gr
      #alimentation

  • Analyses indépendantes après Lubrizol : « On vit dans un environnement globalement pollué »
    https://www.bastamag.net/Lubrizol-pollution-Rouen-Seveso-analyses-independantes-hydrocarbures-agric

    Après l’incendie de l’usine Lubrizol, à Rouen, des analyses citoyennes ont été effectuées pour connaitre l’étendue de la pollution. Les résultats pour plusieurs terrains agricoles touchés par le panache de fumée viennent d’être dévoilés. L’horizon des agriculteurs, touchés par le panache noir de l’incendie de Lubrizol, s’ouvre à nouveau. Ils viennent de recevoir les résultats d’analyses indépendantes des prélèvements de terres potentiellement affectées par des retombées d’hydrocarbures. Pour la grande majorité (...) #Décrypter

    / #Alimentation, Pollutions , #Agriculture

    #Pollutions_

  • Je ne sais pas si cette carte est exacte, mais elle est très jolie.

    Fabien Abraini
    @Fabiensapiens

    Fil passionant sur la consommation de lait chez les humains.
    https://twitter.com/Fabiensapiens/status/1190696948967395328

    De toute façon, le lait, c’est pour les veaux. Aucun animal ne boit le lait d’une autre espèce. Et on n’en a jamais bu au paléolithique !
    C’est vrai, ça. Qu’est-ce qui nous a pris de consommer du lait à partir du néolithique ?

  • Témoignage | “Ici, les gens souffrent de problèmes psychologiques, de manque de sommeil et de mauvaise alimentation”
    https://asile.ch/2019/11/04/temoignage-ici-les-gens-souffrent-de-problemes-psychologiques-de-manque-de-som

    https://asile.ch/wp/wp-content/uploads/2019/11/Capture-d’écran-2019-11-04-à-16.14.27.png

    Réflexions sur la vie au Centre fédéral de Perreux¹ par l’un de ses habitants Récit recueilli lors de la journée des réfugié-e-s, le 15 juin 2019, par Droit de Rester Neuchâtel. Traduit de l’anglais. « De l’extérieur, cet endroit ressemble à une prison, parce qu’il est entouré de clôtures. À l’intérieur, il y a des […]

  • Les Cafés Géo » « Nourrir 2,5 milliards d’hommes en 2050 : l’Afrique face à son défi alimentaire »

    http://cafe-geo.net/nourrir-25-milliards-dhommes-en-2050-lafrique-face-a-son-defi-alimentaire

    Alexis Gonin est maître de conférences à l’Université de Paris Nanterre. Ses travaux de recherches portent en particulier sur les espaces ruraux en Afrique de l’Ouest. Il a soutenu sa thèse en 2014 « Jeux de pouvoir pour l’accès aux ressources et devenir de l’élevage en Afrique soudanienne. Le foncier pastoral dans l’Ouest du Burkina Faso ». Il est l’auteur avec Christophe Queva, maître de conférences à l’Université de Paris Sorbonne, de l’ouvrage « Géographie des espaces ruraux », 2018, Armand Colin.

    Alexis Gonin se propose d’organiser sa communication en deux temps.

    Dans une 1ère partie il s’agit de prendre l’ampleur de la croissance démographique de l’Afrique : 1,3 milliards d’habitants aujourd’hui, soit six fois plus qu’en 1950 ; 2,5 milliards en 2050 (doublement de la population dans les trente années qui viennent). Cette progression spectaculaire (en 1950, 10% population mondiale ; en 2050, 25% population mondiale) dont les conséquences sont inédites est la dynamique structurante de l’Afrique qui pose pour l’Afrique les questions du développement économique, social, urbain ainsi que la question des migrations. Les défis à relever sont donc nombreux. C’est à partir de ce constat, que dans un second temps, AG portera sa réflexion sur l’un de ces défis, le défi alimentaire. Il s’agit pour l’Afrique de nourrir une population grandissante, de sortir des centaines de millions de personnes de la sous-alimentation, de résorber la pauvreté agricole avec une contrainte dont on prend de plus en plus conscience, le respect des écosystèmes. Sacré programme pour les Africains d’ici 2050 ! Si ce défi agricole n’est pas nouveau – il a été relevé par l’Afrique depuis 1950 avec une agriculture qui n’a pas cessé d’évoluer – il se pose pour les 30 années à venir avec des changements d’une autre ampleur.

    #démographie #alimentation

  • Paysans-boulangers : l’autonomie plutôt que la soumission à l’agro-industrie
    https://www.bastamag.net/agriculture-paysans-boulangers-pain-farine-levain-agro-industries-lobbies

    Grâce à l’activité boulangère en plus des cultures, de nombreux petits paysans s’installent et comblent notre appétit pour un pain plus naturel. Rencontres avec ces paysans qui privilégient l’autonomie, et dont le développement fait grincer les dents des lobbies agro-industriels. « A pourvoir : emploi nécessitant de nombreuses compétences théoriques et pratiques, mais pas en informatique. Goût pour les travaux agricoles, le feu de bois et la relation commerciale. Sens de l’organisation et master en (...) #Inventer

    / A la une, #Alimentation_et_agriculture_biologique, #Travailler_autrement, #Reportages, #L'âge_de_faire, (...)

    #Alimentation

  • Incendie de Lubrizol : l’avenir sombre des paysans touchés par les fumées
    https://www.bastamag.net/incendie-lubrizol-rouen-analyse-pollution-paysans-agriculture-bio-fermes-m

    Pour les paysans touchés par le nuage de pollution, l’incertitude est à son comble. Avec une grande injustice : ce sont les exploitations bio et en circuits courts qui risquent de pâtir le plus de la catastrophe industrielle. Dans un coin de la cour, les traces sont toujours visibles. Des dépôts noirs sur le plastique blanc entourant les céréales et les ballots de paille. Malgré la pluie qui n’arrête pas de tomber et qui rend la ferme boueuse, les traces noires demeurent, dix jours après le passage (...) #Décrypter

    / #Reportages, #Agriculture, Pollutions , #Alimentation, A la une

    #Pollutions_

  • Pour manger sain, faire attention à la composition des aliments ne suffit pas
    https://theconversation.com/pour-manger-sain-faire-attention-a-la-composition-des-aliments-ne-s

    D’une façon ou d’une autre, tout procédé technologique modifie la matrice d’un aliment, qu’il soit thermique, mécanique, et/ou fermentaire. Dans certains cas, la modification de la matrice alimentaire est souhaitable car elle rend l’aliment plus digestible. Cependant, une transformation qui déstructure totalement la matrice pour en isoler ses ingrédients constitutifs, puis les recombiner au sein de matrices artificielles, comme dans le cas des aliments ultra-transformés, pose problème pour la santé.

    L’une des caractéristiques principales de ces aliments est, dans bien des cas, non seulement la perte de l’effet « matrice » par cracking/fractionnement, mais aussi [par extraction, purification, hydrolyse ou modifications chimiques]. Ces aliments ultratransformés deviennent ainsi « hyper-palatables » (caractère de la texture des aliments agréables au palais), ce qui entraîne une surconsommation de calories. Hyper-attractives, les matrices de ces aliments sont davantage friables, molles, visqueuses ou liquides. Elles sont peu mastiquées, et donc peu rassasiantes.

    Il semble donc très probable que les effets délétères de ces aliments trouvent leur « cause première » dans la dégradation ou la modification artificielle de leur matrice.

  • Une entreprise agro-alimentaire jugée pour tromperie sur l’origine de ses tomates
    https://www.bastamag.net/Tomates-origine-France-Cheritel-fraude-Aldi-grande-distribution-agro-alime

    Ce 19 septembre, l’entreprise Chéritel Trégor Légumes comparaissait devant le tribunal de grande instance de Saint-Brieuc (Côtes d’Armor) pour tromperie. Ce grossiste breton, épinglé à deux reprises par la répression des fraudes, a vendu à la centrale d’achat du hard discounter Aldi, plusieurs centaines de tonnes de tomates néerlandaises, espagnoles ou marocaines en les faisant passer pour des françaises. Ils pensaient manger des tomates 100% françaises. C’est même peut-être pour cette raison qu’ils les (...) En bref

    / #Justice, #Agriculture, #Alimentation

  • #Alimentation. Ces #végans qui se reconvertissent en “#bouchers_éthiques

    Aux États-Unis, des végans se lancent dans la #boucherie, pour mieux lutter contre l’#industrie_agroalimentaire. Aux antipodes de l’élevage intensif, les nouvelles “#boucheries_éthiques” proposent de la viande de bêtes élevées en plein air et nourries à l’herbe, dans le respect de l’environnement et du bien-être animal.

    https://www.courrierinternational.com/long-format/alimentation-ces-vegans-qui-se-reconvertissent-en-bouchers-et

    #résistance #lutte #industrie_agro-alimentaire #USA #Etats-Unis

  • #Peste_porcine : la crainte d’une #épidémie mondiale - Economie - RFI
    http://www.rfi.fr/economie/20190918-peste-porcine-crainte-epidemie-mondiale

    Les conséquences sont lourdes pour le marché mondial du #porc qui se trouve déstabilisé. La perspective d’une épidémie mondiale et l’abattage de milliers d’animaux provoquent une flambée des prix. D’après les chiffres de la FAO, l’organisation des Nations unies pour l’#alimentation et l’#agriculture, l’épidémie a entraîné une hausse de 50 % des prix du porc, au point que la #Chine a dû puiser dans ses réserves de viande congelée pour éviter une pénurie et contourner l’envolée des prix. Les pertes économiques sont importantes pour le secteur porcin chinois. Au premier semestre, son cheptel a diminué de 15 % sur un an.

    #élevage

  • Intermarché va modifier 900 de ses produits pour être mieux noté sur Yuka Le figaro - 17 Septembre 2019

    Face à l’influence grandissante de l’application d’information nutritionnelle sur le comportement des consommateurs, l’enseigne se laisse 18 mois pour remplacer 142 additifs.

    L’application Yuka change le comportement des consommateurs… mais aussi celui des vendeurs ! Comme l’indiquait Le Figaro en juillet dernier, Intermarché a confirmé lundi vouloir modifier la recette de 900 de ses propres produits pour qu’ils soient mieux notés par l’application d’information nutritionnelle, qui rencontre un franc succès depuis plusieurs mois. « On a scanné tous nos produits et on en a identifié 900 où on pense qu’on peut faire mieux. Cette application est vraiment rentrée dans les usages et deux tiers des Français, en voyant les résultats, ont abandonné une marque ou un produit. Donc ça nous oblige aujourd’hui à nous prendre en main et à être très responsable », expliquait lundi soir sur BFM Business Thierry Cotillard, président d’Intermarché.

    Il faut dire que le succès des applications de contrôle d’information alimentaire est très important. D’après une étude OpinionWay pour Alkemics, un Français sur six a déjà téléchargé l’application Yuka sur son smartphone et 20 % utilisent des applis consommateurs au moment de faire leurs courses. Les clients deviennent donc plus exigeants et les distributeurs tentent de répondre aux nouvelles attentes. « Yuka et les systèmes de notation n’ont pas été un révélateur de l’obligation d’être plus sain et plus transparent, mais ça a été un accélérateur », expliquait cet été au Figaro Cécile Guillou, directrice générale exécutive chez Franprix, proprité du groupe Casino.

    Source : http://www.lefigaro.fr/societes/intermarche-va-modifier-900-de-ses-produits-pour-etre-mieux-note-sur-yuka-2

    #additifs #santé #nutrition #consommation #consommateurs #Alimentation #Application #Yuka #smartphone #grande_distribution #distribution

  • Pollution des océans : Coca-Cola pollue l’équivalent d’une benne à ordure chaque minute 17 septembre 2019 - La Relève et La Peste

    Le plus effarant de cette affaire reste peut-être l’absurdité d’une telle démarche : certes, la mise en place généralisée de systèmes de collecte demanderait une adaptation de la part de Coca-Cola (et donc des coûts), mais le rapport de Greenpeace souligne qu’une telle adaptation s’est déjà faite avec succès dans plusieurs pays, sans menacer la santé de l’entreprise.

    Un argument de poids
    « Coca-Cola cache l’étendue de son empreinte plastique et refuse de prendre des mesures significatives pour empêcher la pollution de nos océans par ses produits » 

    C’est sur ce préambule que débute un rapport publié par Greenpeace la semaine dernière, accompagné d’une action d’éclat sur le parvis du siège social de la société, à Londres : le message est assené de tout le poids (2,5 tonnes) d’une statue de l’artiste Jason de Caires Taylor, qui représente une famille de vacanciers sur une plage, indifférente aux oiseaux marins régurgitant avec peine du plastique à leurs pieds.

    L’empreinte coupable de Coca-Cola
    Dans son rapport, Greenpeace mélange les données publiées par Coca-Cola et des estimations de son cru pour les compléter. L’organisme rappelle que Coca-Cola vend plus 1,9 milliards de doses de soda par jour à travers le monde, ce qui élève sa production annuelle de bouteilles en plastique à environ 110 milliards de bouteilles. Comme l’a d’ailleurs reconnu la multinationale en 2010 dans son rapport écologique, ces produits « font partie des déchets que l’on peut trouver répandus à tort sur les littoraux à travers le monde » ; une masse de plastique qui pollue massivement les océans au rythme de l’équivalent d’une benne à ordure par minute.

    Ces déchets ne sont pas seulement une gêne esthétique pour les amateurs de farniente l’été. Les plus gros morceaux sont ingérés par les requins ou les oiseaux marins, qui, incapables de les digérer, les régurgitent – s’ils n’en meurent pas avant – sous forme de microplastiques qui vont ensuite mettre en danger toute la chaîne alimentaire océane.

    « Coca-Cola cache l’étendue de son empreinte plastique et refuse de prendre des mesures significatives pour empêcher la pollution de nos océans par ses produits »

    S’ajoute à cette pollution des océans la pollution associée à la fabrication des bouteilles neuves, issue d’hydrocarbures polluants. En effet, le rapport montre que Coca-Cola est loin d’avoir atteint son objectif de 2015 de 25% des bouteilles fabriquées à partir de plastique recyclé (rPET), avec à peine 7% de ses produits emballés dans un tel matériau. La multinationale, ajoute le rapport, a même reconnu que cet objectif était devenu un « challenge » avec la diminution récente du coût du pétrole, matière première du plastique vierge. Pourtant, le plastique utilisé pour ces bouteilles est tout à fait recyclable et certains acteurs du secteur, comme PepsiCo sur la ligne 7Up, ont d’ores et déjà atteint le 100 % recyclé.

    Trop de bouteilles à usage unique
    Il apparaît que le cœur du problème n’est pas le matériau des bouteilles, mais bien l’usage qu’il en est fait. Là où Coca-Cola fait beaucoup d’effort pour réduire la quantité de plastique utilisée pour fabriquer une bouteille, Greenpeace appelle à un passage massif au packaging réutilisable.

    Le principe est simple : au lieu de recycler une bouteille après une seule utilisation, l’entreprise peut encourager les consommateurs à rapporter la bouteille vide sur le point d’achat, où elle est récupérée contre une petite caution, nettoyée, remplie à nouveau et renvoyée sur les étalages du magasin. Ironie du sort, Coca-Cola était un pionner de ce système avec sa mythique bouteille de verre au début du siècle, avec un taux de réutilisation proche de 96% à la fin des années 1940.

    Aujourd’hui, le constat n’est plus le même : depuis plusieurs années, la proportion de contenants réutilisables dans les ventes de Coca-Cola ne fait que diminuer ; de plus d’un tiers (33%) en 2008, celle-ci est passée à moins d’un quart (25%) en 2015. Pourtant, les systèmes de collecte efficaces sont aujourd’hui largement répandus, notamment en Allemagne, en Suède et au Danemark. Dans un tel système, une bouteille de verre peut être réutilisée 50 fois avant d’être recyclée, 15 fois pour une bouteille de plastique.

    Résultats opaques et lobbying
    Au lieu d’adhérer à ces modèles écologiques, Coca-Cola s’y oppose en secret, refuse de publier des statistiques précises sur son empreinte plastique et se cache derrière de nombreux efforts de « greenwashing ».

    Dans ses pages illustrées d’oiseaux agonisants, le rapport accuse : « des courriels internes divulgués au printemps 2016 révèlent l’intention de Coca-Cola de résister à certains éléments du programme européen sur l’économie circulaire ». Ces données interceptées par Greenpeace indiquent les efforts déployés par la multinationale pour combattre la mise en place de système de collecte, en faisant une des cibles principales des 900 000€ qu’elle investit annuellement en lobbying au niveau européen.

    Le plus effarant de cette affaire reste peut-être l’absurdité d’une telle démarche : certes, la mise en place généralisée de systèmes de collecte demanderait une adaptation de la part de Coca-Cola (et donc des coûts), mais le rapport de Greenpeace souligne qu’une telle adaptation s’est déjà faite avec succès dans plusieurs pays, sans menacer la santé de l’entreprise. Au lieu de tendre vers une solution logique et responsable, Coca-Cola se cache derrière un marketing « vert » bruyant et peu efficace, comme l’initiative « Keep America Beautiful », une organisation qui insiste sur le rôle du consommateur dans la pollution en éclipsant celui du fabricant.

    En tant qu’acteur majeur du secteur, Coca-Cola devrait prendre la tête de la transformation écologique des modes de consommation, en favorisant un double mouvement : le passage au 100 % recyclé dans les matériaux d’emballage, mais aussi, plus important encore, la sensibilisation du public à la réutilisation et à la réduction maximale des emballages – car une bouteille, qu’elle soit en plastique recyclé, réutilisé ou bioplastique, reste une menace pour la vie des océans.

    Source : https://lareleveetlapeste.fr/pollution-des-oceans-coca-cola-pollue-lequivalent-dune-benne-a-ord

    #coca_cola#pollution organisée #greenpeace #plastique #ordures #greenwashing #lobbying #recyclage #emballages #santé #multinationales #alimentation #publicité #eau #agroalimentaire #marketing #sucre  #capitalisme #coca

  • Crows love cheeseburgers. And now they’re getting high cholesterol.
    https://www.nationalgeographic.com/animals/2019/08/crows-high-cholesterol-urban-cheeseburgers-animals/?cmpid=org=ngp::mc=social::src=twitter::cmp=editorial::add=tw201

    In a study published today in the journal The Condor, Townsend and her team show how urban living affects the health of American crows, including their cholesterol, and what happened to a rural population when burgers became part of their diet.
    Crows Can Has Cheezburger?

    Like other successful urban wildlife, crows survive in part by eating our food. Often that means eating whatever they find in our trash, including processed foods not found in nature. (Learn why crows are among the smartest birds.)

    Previous studies had found that wildlife in urban or heavily touristed areas, like house sparrows and rock iguanas, respectively, had elevated cholesterol levels.

    Townsend set out to learn whether urbanized crows also had higher cholesterol levels than their rural cousins.

    #commensaux #alimentation #santé

  • Plusieurs centaines de tonnes d’escalopes de poulet gorgées d’eau distribuées aux associations caritatives
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/09/09/plusieurs-centaines-de-tonnes-d-escalopes-de-poulet-gorgees-d-eau-distribuee

    Trois mois après la découverte de steaks frauduleux destinés à des #associations_caritatives, près de 360 tonnes d’escalopes de poulet gorgées d’eau ont été distribuées principalement aux banques des Restos du cœur, de la Croix-Rouge et du Secours populaire, ont rapporté RTL et FranceInfo, lundi 9 septembre.

    Ces escalopes surgelées, qui ne présentent aucun danger pour la santé, sont distribuées depuis le milieu de l’année 2018 dans le cadre du Fonds européen d’aide aux plus démunis (#Fead) et présentent une teneur en eau supérieure à la norme européenne autorisée.

    Les services de l’Etat ont ouvert une enquête afin de déterminer s’il s’agit d’un ajout d’eau volontaire de la part du fournisseur, une entreprise danoise qui a remporté ce marché public, pour vendre de l’eau au prix du #poulet et se faire plus de marges. L’enquête a été transmise aux autorités danoises.

    #fraude #alimentation #pauvreté

  • « Pouloducs », élevages intensifs, aliments importés : les dérives de l’œuf bio industriel
    https://www.bastamag.net/Agriculture-biologique-derives-oeuf-bio-industriel-elevage-24000-poules-po

    Des élevages industriels de poules pondeuses bio apparaissent en France, encouragés par un règlement européen qui n’impose aucune limite de taille. Sur le terrain, les agriculteurs et organisations soucieux de préserver les petits élevages et les valeurs fondamentales de l’agriculture bio lancent l’alerte. C’est un marché en pleine expansion. Un œuf sur cinq vendu aujourd’hui dans l’hexagone provient d’un élevage labellisé en #Agriculture biologique. A la différence des poules élevées en cage ou « au sol (...) #Résister

    / Quelle agriculture pour demain ?, #Alimentation_et_agriculture_biologique, #Capitalisme, A la une, #Enquêtes, Agriculture, (...)

    #Quelle_agriculture_pour_demain_? #Alimentation

  • Je fais appel aux magnifiques seenthisien·nes !

    Je me rappelle d’une #carte, que mon cher copain a prêté à quelqu’un et qui ne lui a jamais été retournée (sic), de #Sarajevo... une carte où on montrait la ville assiégée et les #jardins_potagers qui y étaient cultivés pour survivre...

    La question est la suivante : savez-vous si peut-être je peux retrouver cette carte quelque part ?
    Et autre question : je pense que ce phénomène de transformer les #parcs_urbains en jardins potagers lors de moments de crises n’est pas une spécialité de Sarajevo... Avez-vous d’autres exemples ? Dans d’autres lieux et/ou d’autres époques ?

    Merci !

    #alimentation #guerre #jardinage

    @simplicissimus @reka @odilon @fil

    • Je n’ai pas le temps de chercher @cdb_77 mais j’ai en tête des cas de sécheresse sévère où les éleveurs sont tentés d’emmener leurs troupeaux dans les parcs protégés pour qu’ils puissent s’alimenter. C’était l’an passé, au Kenya je crois, mais je ne sais pas s’ils ont obtenu satisfaction. Et en France aussi, certains éleveurs avaient exprimé une demande dans ce sens. Peut-être peut faire une recherche sur cette base.

    • Dans pas mal de villes, les interstices ont été utilisés pour une agriculture de subsistance. Marion Ernwein saura peut-être te donner des exemples. Baltimore et Detroit,...
      Pour la carte de Sarajevo, peut-être que Béatrice Tratnjek, qui a pas mal bossé sur la géo de la ville en guerre dans les Balkans, pourra t’aider ? http://geographie-ville-en-guerre.blogspot.com

      Régis.

    • Je ne sais pas s’il y a un rapport mais c’est intéressant :
      Inside London’s first underground farm | The Independent
      https://www.independent.co.uk/Business/indyventure/growing-underground-london-farm-food-waste-first-food-miles-a7562151.

      At a time when UK supermarkets haven taken to rationing vegetables as a result of a poor harvest in Southern Europe, one green-fingered duo have found a new solution to the healthy-eating problem: Grow your own greens, deep down below the City of London.

      If you get off the tube at Clapham Common and then step into a cage-like lift that takes you about 100ft below the bustling streets of South London, you’ll find yourself in Growing Underground, an urban farm, housed in a network of dark and dingy tunnels originally built as air-raid shelters during World War II.

    • A #Lisbonne, les parcs deviennent des #potagers_urbains

      A Lisbonne, la municipalité a réagi à la #crise en faisant le pari que l’agriculture urbaine pouvait avoir un rôle social. Des hectares d’espaces verts sont devenus des potagers urbains, et les parcelles attribuées sur critères sociaux à 500 familles. Une façon d’augmenter leurs revenus, tout en améliorant la résilience de la ville et en répondant au changement climatique.

      Et si l’agriculture urbaine pouvait avoir un rôle social ? C’est le pari qu’a fait la mairie de Lisbonne. Car avec la crise, « les gens quittaient la ville et la qualité de vie baissait », observe Duarte Mata, architecte et conseiller auprès du maire en espaces verts et développement durable.

      Depuis 2008, la municipalité a décidé de revoir son approche. Au programme : jardins, vergers et potagers urbains, parcs, corridors verts et pistes cyclables pour relier tous ces espaces de respiration.

      Sur 32 hectares d’espaces verts, 7 sont devenus des potagers ou des jardins urbains. Des parcelles de 50 mètres carrés pour les plus petites, 1500 mètres carrés pour les plus grandes, ont été attribuées à 500 familles. Le but est de doubler ce chiffre d’ici 2017.

      Compléter les revenus, améliorer l’alimentation

      Les plus grandes parcelles sont distribuées en priorité aux chômeurs ou personnes habitant des logements sociaux. « Elles ont vraiment un rôle social, insiste Duarte Mata. Elles permettent de compléter des revenus insuffisants et d’améliorer la qualité de l’alimentation de la famille. »

      Mais cela a aussi transformé le visage de la ville. Les pelouses vertes laissent peu à peu place à des jardins riches en biodiversité. Les occupants de parcelles ont l’obligation de laisser le passage aux promeneurs dans les allées. « Les parcs ont désormais plusieurs fonctions : récréative, mais aussi de production alimentaire, se félicite l’architecte. Et la présence de personnes dans les jardins crée un sentiment de sécurité pour tous. »

      Forte de ce succès, la ville est donc en train d’augmenter la surface des parcs, tout en diminuant les coûts d’entretien. Plus besoin d’arroser les pelouses tout l’été pour les garder bien vertes, ou d’arroser d’herbicides les allées. « Désormais, ce sont les citoyens qui s’occupent des parcs », se réjouit Duarte Mata. Des formations à l’agriculture biologique sont même proposées aux heureux occupants de parcelles.
      Faire face aux pénuries alimentaires et au changement climatique

      De quoi créer une ville plus verte, mais aussi plus résiliente. C’est ce que souligne un article des Centres de ressource en agriculture urbaine, qui résume le plan stratégique d’Agriculture urbaine de la capitale portugaise :

      « Ce plan souligne combien l’agriculture urbaine est importante pour une ville, principalement à cause de sa dépendance aux légumes frais, de la montée des cours internationaux, et du revenu supplémentaire que cela apporte aux familles. Un autre facteur (…) est que cela permet de faire face aux éventuelles pénuries alimentaires. (…) Vous ne savez jamais ce qui peut arriver – événements soudains, catastrophes naturelles ou guerres (…). Par exemple, Lisbonne est située dans une région sismique et subit fréquemment des tremblements de terre, dont un en 1755 qui fût l’un des pires de l’histoire humaine. »

      Résilience, et donc également adaptation au changement climatique. « Chaque année les pluies sont plus intenses, nous avons eu cinq inondations rien que cet hiver », souligne Duarte Mata. Les sols cultivés permettent d’absorber le trop plein d’eau et d’atténuer les conséquences des fortes averses. L’été, les jardins permettent à l’inverse de lutter contre les vagues de chaleur, elles aussi de plus en plus fréquentes.

      Lisbonne n’a donc pas l’intention de s’arrêter en si bon chemin. Trois hectares de vigne, situés dans la ville, sont entretenus par un vigneron de la région. « C’est beau, c’est agréable pour la population, et cela permet à la mairie de produire du vin de la ville », explique le conseiller.

      Mais surtout, d’ici un an c’est carrément une ferme urbaine qui devrait voir le jour. Six hectares de maraîchage seront consacrés à la formation des chômeurs. La production sera vendue sur le marché local.

      De quoi transformer le paysage social de la ville, mais aussi de « faire vivre les gens au rythme des saisons, de la nature », espère l’architecte.

      https://reporterre.net/A-Lisbonne-les-parcs-deviennent
      #agriculture_urbaine

    • Benjamin Vanderlick sur FB:

      je trouve une photo de terrasse potager à Sarajevo pendant le siège (mais n’ai pas de connaissance de carte qui les mentionnait). On a eu assez peu de sièges aussi long ces derniers temps pour qu’une agriculture urbaine s’organise au niveau urbain. Au moment de la 2e Guerre mondiale, il j’ai aussi eu des témoignages d’augmentation de surfaces cultivés dans les jardins, peut être même que cela était l’occasion de faire aussi un peu de business quand les revenus avaient chutés


      https://www.facebook.com/cristina.delbiaggio/posts/10156091823775938?comment_id=10156091876300938

    • Damascus Residents Build Gardens To Feed Themselves

      Disease and malnutrition run rampant and food is scarce in many rebel-held areas blockaded by the Syrian government.

      Green rooftops are popping up across Damascus in neighborhoods under government siege. With no sign of the blockade letting up and no available agricultural land, residents in the rebel-held areas of the capital are making use of open roofs, sunlight and seeds to feed their families

      Rebel-held areas on the outskirts of Damascus have endured more than two years of government blockades aimed at making them surrender or face the prospect of starvation. Disease and malnutrition run rampant and food is scarce.

      Like in many other such areas across the country, some residents of these besieged areas have mustered the will and energy to adapt and survive, often in ingeniously creative ways.

      Notably, rooftop gardens are popping up across the towns that are allowing people to find new ways of feeding themselves and their families. Green patches now dot the rooftops of southern Damascus neighborhoods like Yelda, Babila and Beit Sahem, areas of the capital that have been under government-imposed siege for nearly 24 months.

      https://www.huffpost.com/entry/syria-war-garden_n_567481a2e4b0b958f656c7f9

      #Syrie #Damas

    • "They tried to bury us, but they didn’t know we were SEEDS"

      The 15th Garden, a cross-border movement for food sovereignty in Syria

      Report of two presentations about “The 15th Garden” by Ansar Hevi. This report combines the presentation and discussions during a workshop at Reclaim the Seeds in Nijmegen on March 4 and a meeting in Amsterdam on March 6 2017.

      Ansar Hevi shared with us her story about the 15th Garden, a beautiful, inspiring project for food sovereignty in Syria, where people show their strength via self-organization in a country in war. “In order to understand this project, we have to understand what is happening in Syria”.

      Ansar showed a map of Syria - not one with occupied areas, which we always see in the news - but showing the agricultural produce. Based on this map the political situation and start of the was in Syria was explained. The media in Europe write about the violence and cruelties, but meanwhile the life goes on and so does the revolution. We were the first to watch the latest movie Field of Battle by Abou Naddara where we see farmers continuing their everyday work on the field, with the sounds of war - bombs and gunshots - close by. “They have to, because they are the ones who feed the people. If they stop farming, their community has no food.” and “Farming is about long term planning. Your work for the next 6 month.” Ansar explained how food is used as a weapon. But, as always, there is resistance from the people. She shows a picture from the south of Damascus which states: “One day we will blast the soil open with flowers. The Revolution continues.”

      In 2011, the uprising started in the countryside. On the 15th of March there was a demonstration in Damascus in solidarity with the people in Egypt. On the 18th of March, there were also demonstrations in the south. People were angry at the police. Children had sprayed graffiti on the walls of their schools with sentences they’d seen in Egypt. These children were taken away, tortured. Their parents protested and screamed hopelessly, but the governor told them: “Go home, and make new children.”

      It is remarkable that this were often regions were the Baath party from Assads father had been popular in the past because land reforms of this regime that was relatively socialistic in the ’70s. People had free health insurance, free education etc., but no political rights whatsoever. The government employed half of the working class. But in the meantime there were 17 secret services to control the population and each other. Also the agriculture sector was controlled by the state which is one of the reasons that it is so hard right now to start up local and an independent food production.

      Since the 1990s, Syria had become more and more liberal economically. There was a dictatorship with neo-liberal policies that aligned with the bourgeoisie elites of the country. Because of reduced financial support from abroad the regime had to reduce its expenses. This resulted in the dismantling of the social system. Still, Syria was food sovereign, but farmers had to produce more export, water-intense crops instead of food for the own population. Up until 2011, agriculture was the most important pillar of the economy with 27% of the GDP (in comparison with the industry, only 7% of the GDP). Before 2011, roughly 37% of the country was used for agriculture.

      But after the uprising in the countryside in 2011, everything changed. From the beginning food has been used as weapon to control the people. Around the first besieged cities the agricultural land was ruined. The army of Assad wrote on the walls “Starve or go down on your knees”. They started to undertake all kinds of methods to starve people and make them surrender. Food is used as weapon in various ways:

      – bakeries are bombed;
      – people in prison are starved;
      – fields are burned, right before harvest time;
      – seed banks are bombed, which makes many varieties, adapted to that specific climate over thousands of years, lost for ever;
      – agricultural fields around Kobani are mined;
      – fruit trees are cut and burned;
      – urban and rural communities are sieged;
      – ’policy of scorched earth’: the army goes to an area, burns the soil and forbids access to the area.

      In this way, farmers have been pushed to the cities more and more. They are unable to leave the city, and so they have no other option than to start urban city farms, often on a roof. “If you’re lucky, you have a taller building next to you, so you are protected against gunfire.” Syrians are proud people. “They don’t want to be objects of development aid - they want to be in charge of their own lives: that is food sovereignty.” In besieged areas, people even exchange their car for a kilo of rice.

      People do anything to obtain seeds, which they can sow in their (urban) gardens. These seeds have to be open pollinated seeds, so that the people can save more seeds for the next planting period.

      While the news is extensively covering the international refugee crisis, there is less attention to the people who remain in Syria, many of whom are living under siege. With their cities under attack, it can be extremely difficult to get basic necessities, like food and fresh products. The short movie ’Love during the siege’ gives a good impression of the life in a besieged neighbourhood.

      The 15th Garden is bringing life and vivacity back to these war-torn cities across Syria. It supports locals starting gardens in empty lots, teaching them skills, and provides assistance to existing urban and rural farms. Two main goals of 15th Garden is to get food to those trapped in cities while raising awareness about food sovereignty.

      In Europe the 15th Garden still has to explain people about the cruel situation in Syria. There is a lot of attention for IS. “But there is an important difference between IS and regime: IS is proud about their cruelties while the regime is hiding it. In the past years many more people have been killed and injured by the regime.” There are about 50 communities besieged by the regime and 2 by IS, in one case even together with the regime.

      One major obstacle has been the acquisition of seeds to get the garden projects started. The regime has always been centralised the distribution of seeds; farmers had to hand in their harvest and received new seeds the next season. And obviously the war situation and sieges made it even harder to get access the right seeds.

      Another problem at the start was the lack of knowledge. Many people in the urban areas didn’t know how to grow food. And this resulted in some disappointments as well. To spread the knowledge and to educate gardeners people in Syria publish and distribute newspapers, add tutorial on Youtube and use the radio to reach people.

      Ansar: “It’s beautiful to see the creativity of people, their passion, their will to make it work, and they manage!” Currently, the 15th Garden is also thinking on setting up ways to teach farmers to make and repair their own tools and machines. There are still many challenges, everybody in the network wants food sovereignty, during and after the war: decide about what you want to eat. access to land and to seeds.
      Support the 15th Garden

      In Amsterdam the presentation resulted in a talk about how people in the Netherlands can help and contribute to the network. Some ideas that have been mentioned:

      – Collect seeds to send to Syria. It is important to collect the right seeds: open pollinated, from crops that do grow in the Syrian climate and soil, preferably crops that people like to grow. It is better to have larger quantities of a few good crop than many small bags of many different crops. It would be best to organise the packaging and transport of the seeds before we start to collect them.

      – Help with the production of tutorials for the Syrian gardeners. A lot of info has already been shared on Youtube. There are still some topics uncovered.
      Similar support is also organised for other professions like fire fighters and doctors.

      – Spread the critical news about Syria. Also in the Netherlands people see the IS as the main problem in Syria while many more people are killed by the Assad regime. It would be good to spread the message that also Assad has to go to make peace possible. This can be done by contacting the media but as well by organising solidarity protests in the streets when something happened (again) in Syria and join Syrian protests in the cities in the Netherlands.
      At the meeting in Amsterdam there were as well people who could help with awareness programmes for schools or raise the topic within Syrian women organisations.

      – Raise money for the 15th Garden network. The network is doing a lot of good work but for some of their activities they need some money. A fundraiser can go well together with spreading information about the continuous struggle and revolution in Syria. This could for example be done by organising a benefit dinner. It is already possible to donate. Transfer money to:

      Bassateen e.V.
      IBAN: DE27 4306 0967 1182 7353 00 / BIC: GENODEM1GLS / GLS Bank
      (It is a German bank account. So it could be the case that there will be charges for international charges. Please check this with your bank!)

      – Invite Syrian refugees (and other refugees) to your existing garden project or start a new project with refugees. There are concrete plans to do this at a garden project at a refugees centre at the former Bijlmer Bajes.

      Please contact 15thgarden-nl@aseed.net if you would like to help with one of those ideas or if you have another idea to support the 15th Garden in the Netherlands.

      https://www.reclaimtheseeds.nl/rts2017-15th-garden-syria.htm

    • Dig for Victory! New histories of wartime gardening in Britain

      Prompted by the curious fact that both progressive environmentalists and Conservative Party politicians have recently drawn on popular understandings of austerity associated with Britain?s wartime domestic gardening campaign, this article broadens the range of histories associated with #Dig_for_Victory. It suggests firstly that far from simply encouraging self-sufficiency, the government conceptualised Dig for Victory as requiring the extension of order and control into the domestic sphere. Second, it shows how the ideal figure of a national citizen digging for victory elided differentiated gender and class experiences of gardening, and finally the article demonstrates that statistics of food production were more about fostering trust than picturing the realities of vegetable growing. By so doing the paper illuminates the particular ways in which present-day articulations of Dig for Victory?s history are partial and selective.

      https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0305748812000230

      #UK #Angleterre

    • The kitchen garden movement on the Soviet home front, 1941–1945

      During World War II, Britain, the United States and the Soviet Union had thriving domestic gardening movements. Actively promoted by their governments, gardening was supposed to supplement diets and nourish the patriotic spirit. In the Soviet Union, however, gardening was much more than a patriotic duty; it was often a matter of survival, the primary means of supplementing near starvation bread rations. Amidst incomparable, catastrophic wartime conditions, the huge Soviet gardening movement was distinguished by the speed with which it was implemented and taken up, predominantly by women. Based on original archival and published sources, this article examines in depth the Soviet wartime legislative framework, material resources and propaganda that promoted individual kitchen gardens. The article analyzes the way the state organized and promoted individualist, small-scale urban horticulture – a politically risky initiative given that it conflicted with the Stalinist model of large-scale, industrialized agriculture – and argues that in promoting gardening self-sufficiency, the Soviet socialist state shifted much of its responsibilities for food production onto its citizenry. The article not only aims to shed new light on the crucial role gardening played in feeding a famished citizenry but also the distinctive way in which Soviet propaganda, in giving voice to the psychological satisfaction of gardening, tapped into women’s commitments to the family, in intimate alignment with patriotic, home front defence of the Soviet Motherland.

      https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0305748818301324
      #Union_soviétique

  • Yuka : quels sont les profils des utilisateurs de l’application ?
    https://www.ladn.eu/nouveaux-usages/etude-marketing/qui-sont-yukaphiles

    Lancée en 2016, l’application Yuka a envahi nos smartphones et les rayons de nos supermarchés. Entre les ultra-convaincus qui suivent les recommandations à la lettre et ceux qui refusent la dictature du scan, qui sont vraiment les adeptes de Yuka ?

    « Attends, je vais regarder sur Yuka. » Cette petite phrase est devenue un classique des rayons du supermarché. Créée en 2016, Yuka n’est pas la seule application du genre mais est bien loin devant ses concurrents. Une étude réalisée par Ogury indique que près de 18% de la population française (adultes de plus de 18 ans) a téléchargé l’application. En comparaison, l’application OpenFoodFacts – dont Yuka utilise d’ailleurs la base pour noter les aliments – n’est utilisée que par 1% de la population française.

    Yuka fait donc partie de ces applications que « tout le monde a sur son smartphone » - dans ce domaine elle est même comparable à Tinder, Deliveroo, Uber, Spotify ou même LinkedIn. Bref, Yuka joue dans la cour des grands.

    Yuka est rentrée dans nos smartphones et dans nos mœurs mais la folie des débuts et le scan à tout va s’essouffle. Aujourd’hui, les utilisateurs quotidiens représentent 2,4% des possesseurs de l’appli. Et 29% d’utilisateurs mensuels actifs. Le jour d’utilisation le plus fréquent ? Le samedi. Soit le jour où on a le temps de faire ses courses tranquillement en scannant les chips de l’apéro pour en avoir le cœur net : oui, les chips c’est gras.

    #Alimentation #Application #Yuka #Consomation

  • Propriétaires terriens, industriels, ministre corrompu : qui sont les pyromanes de l’Amazonie brésilienne
    https://www.bastamag.net/Amazonie-incendies-deforestation-Bolsonaro-soja-boeufs-fazendeiros-corrupt

    Plusieurs incendies qui consument une partie de l’Amazonie ont été revendiqués par de gros propriétaires terriens brésiliens, en soutien à Bolsonaro et à leur « droit » à détruire la forêt. Une situation facilitée par les attaques contre les défenseurs de l’environnement, encouragées depuis la prise de pouvoir du dirigeant d’extrême-droite. Mais aussi par les clients achetant viandes et soja brésilien, dont la France. Décryptage. Ils se sont coordonnés sur l’application Whatsapp pour mettre le feu à la forêt (...) #Décrypter

    / A la une, #Droites_extrêmes, #Amériques, #Le_défi_du_réchauffement_climatique, #Enquêtes, #Agriculture, #Climat, #Multinationales, (...)

    #Alimentation

  • Une histoire de la Nouvelle-France à partir de la morue et des perles sans oublier les castors Jean-François Nadeau - 22 Aout 2019 - Le devoir
    https://www.ledevoir.com/lire/561098/une-histoire-de-la-nouvelle-france-a-partir-de-la-morue-et-des-perles

    Les noms de Samuel de Champlain et de Jacques Cartier sont accrochés depuis longtemps à des ponts jetés sur le Saint-Laurent. L’eau a coulé dessous, jusqu’à charrier dans les mers de l’oubli les noms de leurs devanciers. Dans Une histoire de la Nouvelle-France, l’historien Laurier Turgeon, professeur à l’Université Laval, s’intéresse aux échanges culturels dans une période de flottements au commencement d’un empire colonial : le XVIe siècle.

    Quand Cartier fait son voyage en 1534, les #Autochtones montrent qu’ils ont déjà l’habitude des rapports avec les Européens. En juillet, par exemple, le navigateur malouin croise une quarantaine d’embarcations dont les occupants lui demandent, avec force signes, d’accoster. On veut lui montrer des peaux, au bout de perches. Vous en voulez ? En août, sur le chemin du retour, d’autres Autochtones montent sans crainte sur le pont. Oui, les échanges commerciaux existent déjà.

    Entre le troisième et dernier voyage de Cartier, en 1541-1542, et celui de #Samuel_de#Champlain en 1608 se trouve un trou historique dans lequel Turgeon plonge. Il faut, dit Turgeon, remonter jusqu’à cet espace de l’oubli pour mieux comprendre les effets des contacts, de part et d’autre, entre Français et #Amérindiens. Son idée ? Que les contacts initiaux, qui ont fini par structurer les relations de pouvoir asymétriques que l’on sait, ne sont pas nécessairement le fait caractéristique de cette période initiale méconnue.

    Pour essayer de mieux comprendre cette histoire, l’historien s’attache à l’étude d’objets matériels. C’est à travers eux, souvent « que les transferts culturels se manifestent ». À sa table d’historien, il va se pencher sur la morue, le pelage du #castor et la #perle de verre.

    La morue
    Commençons par la morue. En avez-vous déjà pêché ? Au nord de la baie d’Hudson, je n’ai jamais eu aussi froid, je crois, qu’au jour d’essayer d’y prendre de grosses morues. Au Nunavik, l’Arctique québécois, la morue est méprisée par les #Inuits. Ils n’en mangent pas. Des millénaires à consommer des chairs crues leur ont appris à raison que ce poisson, plein de vers et de parasites, n’est pas comestible à moins d’être très bien cuit. La plupart des premiers habitants de l’#Amérique méprisaient ce poisson, rappelle Turgeon.

    Dans ses récits, le voyageur Marc Lescabot observe que les Mi’kmaqs s’intéressent aux #merlus, #bars et #flétans pêchés par les Français mais lèvent le nez sur la morue. Même chose, dans les écrits de Chrestien Le Clercq, qui constate qu’en #Gaspésie, qui sera un haut lieu de l’exploitation de cette ressource, les Autochtones se moquent de la surconsommation que ces visiteurs blancs font du poisson.

    Séché, salé, mis en baril, voué à la consommation des multitudes, ce poisson va nourrir, à compter du XVIe siècle, une partie de l’Europe. Les Basques, les Normands, les Bretons lancent sur les eaux des vaisseaux en quête de ce poisson tout mou qu’est la morue.

    Les actes notariés en France confirment une rapide expansion des #pêcheries en Amérique. Dans les archives normandes, on trouve par exemple un acte de 1510 où le maître d’un navire indique qu’il est venu vendre, du côté de Rouen, des morues de « Terre Neusve ».

    Au Moyen Âge, on préfère le merlu et le hareng. Mais au XVIe siècle, la morue salée s’impose au point où on se préoccupe bientôt presque autant de son approvisionnement que du blé nécessaire au pain, écrit l’historien Laurier Turgeon.

    En #Europe, la morue est consommée par tous, mais elle est vendue selon sa qualité de salaison et de présentation, ce qui conforte des distinctions en classes sociales. Au nombre des mets très appréciés tirés de ce poisson : les tripes de morues, c’est-à-dire l’estomac séché puis réhydraté, que l’on consomme, en particulier, pendant le carême. L’huile de foie de morue, produite par la décomposition au soleil du foie du poisson, sert à la consommation ou à l’éclairage. Au chapitre de la consommation de ce poisson, le livre de Laurier Turgeon constitue presque une histoire de la #cuisine. On y découvre, à travers des rapports sociaux établis autour des #pêcheries, l’usage des sauces et la médiation faites entre la proximité et l’étranger à travers certains ingrédients.

    Il est beaucoup question de chaudrons en cuivre sous la plume de Laurier Turgeon. Les premières manifestations de la culture européenne en Amérique sont des objets de cuivre. Pendentifs, boucles d’oreilles, bagues, bracelets, chevillettes. Et surtout des chaudrons.

    Le chaudron a-t-il transformé la vie des Amérindiens ? Le cuivre sera un des premiers biens exportés par l’Europe en Amérique et en Afrique. Les « chaudières de cuivre » sont produites précisément pour l’exportation. Au cuivre, les natifs d’Amérique accordent une plus-value rituelle, « sans doute en raison de ses valeurs intrinsèques et de sa singularité ». Ainsi le chaudron de #cuivre, contrairement à ce qu’on croit d’instinct, ne remplace pas le pot de terre cuite utilisé quotidiennement au XVIe siècle, mais se trouve prescrit à des usages cérémoniaux et rituels. Il demeure à la marge, pour décorer l’intérieur des maisons, où il sert en des occasions particulières. Les chaudrons sont volontiers découpés pour servir à la fabrication de divers objets. Le cuivre sert aussi d’offrandes aux morts, dans des cérémonies exceptionnelles où le chaudron est déposé près des restes des disparus. Ces pratiques qui semblent venir du fond des âges sont en vérité plutôt récentes et seront abandonnées assez vite. Mais pour un temps, le chaudron de cuivre devient le pôle de ralliement et « s’impose parce que sa force d’attraction est plus forte que celle de tous les autres objets connus. »

    Le père Castor
    En 1634, après une année passée auprès des Montagnais, ainsi que les Français appelaient les Innus, le père Paul Lejeune, un jésuite, témoigne du fait que son hôte lui explique, tout amusé, que le #castor travaille parfaitement : « il fait des chaudrons, des perles, des haches, des épées, des couteaux, du pain, en bref, il fait tout ». Comment ne pas aimer cet animal, père d’un avenir meilleur, puisqu’il fabrique des richesses inattendues ?

    Le castor va doubler la morue sur les grandes routes du commerce. Il suscite à lui seul l’expansion d’un projet colonial. Au XVIe siècle, du moins au début, les documents affirment que le castor provient de « Terreneufve ». Mais à la fin du siècle, le mot Canada, « une appellation désignant généralement un lieu autochtone plus retiré dans les terres » succède au nom « Terreneufve ». Le terme, rappelle Turgeon, provient des Iroquoiens de la vallée du #Saint-Laurent. Il désigne une terre indéfinie située le long du fleuve, entre Gaspé et #Québec. Ce sont les Français qui en étendirent l’usage afin de trouver à décrire l’ensemble du territoire de commerce des fourrures.

    La traite des fourrures, observe Laurier Turgeon, est associée « à la notion de conquête ». Le verbe « conquérir » apparaît dans les documents. Au XVIe siècle, le commerce est déjà perçu « comme un moyen d’établir et de maintenir une domination économique et politique sur les peuples autochtones et le territoire qu’ils occupaient ».

    Comment faire commerce au Nouveau Monde ? Dans la balance seront lancées des perles. Un marchand basque, en 1787, en achète 50 000, au prix du salaire moyen d’un de ses marins. Perles de verre, d’émails, de jais, de coquillage, perles d’ambre, de corail, de cristal de roche, perles de bois, de corne, d’os, de cuivre, d’ivoire, de faïence, de calcédoine : les perles sont au coeur de la vie amérindienne. En lisant cette Histoire de la Nouvelle-France, on découvre aussi la place que ces verreries occupent dans la vie, en Europe, des domestiques, des valets, bref des oubliés. Avait-on bien cerné la place des perles dans les rapports coloniaux ? Laurier Turgeon croit que non. Et force est de lui donner raison.

    #cabillaud #pêche #alimentation #poisson #poissons #Morue #alimentation #histoire

  • Face à l’effondrement du cabillaud, la Commission Européenne interdit sa pêche en Mer Baltique Laurie Debove - 22 août 2019 - La Relève et la peste
    https://lareleveetlapeste.fr/face-a-leffondrement-du-cabillaud-la-commission-europeenne-interdi

    « L’effondrement de ce stock de cabillaud aurait un effet dévastateur sur les moyens de subsistance d’un grand nombre de pêcheurs et de communautés côtières de toute la mer Baltique. Nous devons agir de toute urgence pour reconstituer le stock - tant dans l’intérêt des ressources halieutiques que des pêcheurs. Cela signifie réagir rapidement à une menace immédiate maintenant, au moyen des mesures d’urgence que la Commission prend. Mais cela suppose aussi de gérer le stock - et son habitat - de manière adéquate à long terme. » Karmenu Vella, commissaire chargé de l’environnement, des affaires maritimes et de la pêche.

    En juillet 2019, la Commission Européenne a décidé d’interdire, avec effet immédiat, la pêche industrielle de cabillaud dans la majeure partie de la mer Baltique jusqu’au 31 décembre 2019. Soumis à de nombreuses menaces, le cabillaud est représentatif de l’état déplorable dans lequel se trouve les océans.

    Le cabillaud, au bord de l’extinction en Mer Baltique
    Cela faisait déjà deux ans que les scientifiques du Conseil international pour l’exploration de la mer (CIEM) alertaient les autorités sur l’état de santé du stock de cabillauds de la Mer Baltique (un stock désigne une espèce dans la zone où elle vit). Depuis 2017, le stock se situe en-dessous des limites biologiques de sécurité et ne devrait pas dépasser ce niveau à moyen terme, même en l’absence de toute activité de pêche. 

    Au mois de Mai, le CIEM dressait un constat sans appel : pour empêcher la disparition complète des cabillauds en Mer Baltique, il ne faudrait donc en pêcher aucun en 2020. Bien que certains Etats membres de l’Union Européenne avaient pris des dispositions pour préserver les populations de cabillauds, elles restaient toutes insuffisantes. Face à la menace d’effondrement du cabillaud, la Commission Européenne a décidé d’instaurer une mesure radicale en interdisant sa pêche industrielle jusqu’au 31 décembre 2019 au moins. 

    « L’effondrement de ce stock de cabillaud aurait un effet dévastateur sur les moyens de subsistance d’un grand nombre de pêcheurs et de communautés côtières de toute la mer Baltique. Nous devons agir de toute urgence pour reconstituer le stock – tant dans l’intérêt des ressources halieutiques que des pêcheurs. Cela signifie réagir rapidement à une menace immédiate maintenant, au moyen des mesures d’urgence que la Commission prend. Mais cela suppose aussi de gérer le stock – et son habitat – de manière adéquate à long terme. » Karmenu Vella, commissaire chargé de l’environnement, des affaires maritimes et de la pêche.

    Le cabillaud, aussi connu sous le nom de morue lorsqu’il est salé et séché, est réparti dans deux zones de la Mer Baltique : un petit groupe à l’ouest de l’île danoise de Bornholm, qui résiste bien, et une grande population au sud de la Suède. C’est cette dernière zone qui est concernée par l’interdiction européenne. Cette mesure immédiate essentielle n’est qu’un début : la Commission Européenne prévoit de l’étendre à l’an prochain, mais aussi d’instaurer d’autres mesures pour restaurer l’habitat dans lequel évolue le poisson.

    Un phénomène représentatif de l’état des océans
    Cela fait dix ans que la population des cabillauds diminue dramatiquement, avec quelques sursauts de régénération qui sont aussitôt suivis d’une plus grande période de déclin. Ainsi, alors que le total admissible de captures diminue d’année en année, les pêcheurs n’arrivent qu’à atteindre entre 40% et 60 % de leurs quotas autorisés, les cabillauds étant de plus en plus petits et de moins en moins nombreux. Manque de salinité, températures trop élevées, manque d’oxygène (deux des trois zones de reproduction du cabillaud sont désormais des zones mortes qui font la taille du Danemark), infections parasitaires, et surpêche sont autant de facteurs d’origine humaine qui ont contribué à cette situation catastrophique.

    L’effondrement du cabillaud n’est pas une première dans l’histoire de l’océan. A Terre-Neuve, le gouvernement canadien avait dû lui aussi interdire la pêche industrielle au cabillaud alors que les populations étaient tombées à moins d’1 % de ce qu’elles étaient par rapport à leur niveau originel. Il a fallu 25 ans pour que la population canadienne de cabillauds commence un peu à ré-augmenter, avant de s’écrouler à nouveau à cause de nouvelles autorisations de pêche. 

    « L’océan nous dit qu’il n’en peut plus mais nous sommes sourds. Les politiques de la pêche sont absurdes et conduisent à la catastrophe. » précise ainsi le Franco-Canadien Daniel Pauly, responsable de Sea Around Us, un groupe de recherche sur l’état des pêcheries basé à l’Université de Colombie-Britannique (Vancouver), au média Le Temps

    Pour véritablement permettre au cabillaud de la Mer Baltique de se régénérer, il faudrait aussi étendre l’interdiction à la pêche au sprat et au hareng dont il se nourrit. Et empêcher les activités polluantes qui participent à l’eutrophisation des océans, un excès d’azote et de phosphore, causée par l’agriculture et les activités industrielles autour de la Mer Baltique. 

    Le cabillaud est loin d’être un cas isolé. La Commission Européenne a récemment pris des mesures d’urgence similaires pour protéger l’anchois du golfe de Gascogne et le bar septentrional. Selon la FAO, la part des espèces marines surexploitées est passée de 10 % en 1974 à 33 % en 2015, tandis que celle des espèces capturées au maximum biologiquement supportable est passée de 50 à 60 %. Si l’on fait le calcul, cela ne laisse aujourd’hui plus que 7 % des espèces qui ne soient pas menacées de surpêche. 

    Finalement, il s’agirait de repenser entièrement notre rapport aux océans, et simplement les laisser tranquilles pour qu’ils puissent se restaurer.

    #cabillaud #ue #surexploitation #massacre #pêche #alimentation #pollution #poisson #environnement #surpêche #poissons #mer #élevage #biodiversité #écologie #Baltique #quotas #aveuglement #Hareng #Anchois #Bar

  • Un Français sur cinq est en situation de #précarité alimentaire - Sud Ouest.fr
    https://www.sudouest.fr/2018/09/11/un-francais-sur-cinq-est-en-situation-de-precarite-alimentaire-5380981-1040

    Mais c’est chez les foyers les plus modestes que cette tendance est la plus marquée. Ainsi, plus d’un Français sur deux dont les revenus mensuels sont inférieurs à 1 200 euros a indiqué avoir des difficultés à payer la cantine de ses enfants et près d’un sur deux (48%) estime avoir des difficultés à se procurer une alimentation variée. Par ailleurs, ils sont une écrasante majorité (86%) à estimer que la précarité alimentaire est le signe d’une situation de #pauvreté.