• « Sauver la planète et notre avenir : des experts appellent à une révolution alimentaire mondiale »

    En 2050, nous devrions être 10 milliards d’êtres humains sur Terre. Comment nourrir tout le monde en préservant la santé et l’environnement ? Des experts de 16 pays se sont rassemblés et proposent une solution : une révolution agricole et alimentaire mondiale.

    #planète #alimentation #environnement #Terre #production #gaspillage #viande #végétarien #vegan #ChangementClimatique

    https://www.sciencesetavenir.fr/nutrition/sauver-la-planete-et-notre-avenir-avec-un-regime-alimentaire_130849


  • Additif E171 : la mobilisation citoyenne fait plier le ministère de l’Economie
    https://www.bastamag.net/Additif-E171-la-mobilisation-citoyenne-fait-plier-le-ministere-de-l-Econom

    La pression des associations et des parlementaires aura fini par faire plier le ministre de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire qui refusait de suspendre le E171, un additif alimentaire très controversé. Le 2 octobre dernier, l’Assemblée nationale avait pourtant voté la suspension de la mise sur le marché de cet additif ainsi que des denrées alimentaires en contenant. Vous avez peut-être déjà repéré la mention du « E171 » sur des produits alimentaires : il s’agit de dioxyde de titane. (...)

    En bref

    / #Alimentation, #Nanotechnologies, Santé , #Politique

    #Santé_

    • Face au tollé, le ministre de l’Économie reçoit plusieurs associations le 11 janvier et revient sur sa position en « [réaffirmant] sa volonté d’interdire l’#E171 ».

      Le ministère précise dans un communiqué qu’il demande à l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation) de rendre les résultats « de ses travaux sur les #nanoparticules sur le volet TiO2 (#dioxyde_de_titane, ndlr) pour le 15 avril », « afin de réunir les conditions juridiques nécessaires à cette interdiction ». C’est sur la base de ce rapport que le ministère s’engage à saisir la Commission européenne et à exercer « son droit de sauvegarde en prenant une décision unilatérale d’interdiction de l’E171 ». Ce délai supplémentaire de trois mois, regretté par les associations, est aussi critiqué par Loïc Prud’homme, député de la France insoumise, qui a annoncé le 15 janvier avoir saisi le Conseil d’État afin que les décrets d’application soient pris dès maintenant. En attendant la suspension officielle, le site Infonano.org recense les produits alimentaires contenant le E171, du chewing-gum aux sucettes.


  • shutdow aux USA : Beaucoup moins de contrôles de la part de la Food and Drug Administration (FDA) sur les produits exportés ! Bon apétit, c’est aussi valable pour l’UE

    Qui veille sur votre assiette ? _ Faut-il s’inquiéter de ce qui atterrit sur nos tables ? Annabelle Caillou - 12 janvier 2019 - Le Devoir

    Baisse des inspections alimentaires depuis des années, diminution des effectifs de contrôle en pleine paralysie de l’Administration américaine : après l’épisode de la laitue romaine de Californie contaminée, les Canadiens devraient-ils s’inquiéter de la salubrité des aliments qui traversent la frontière pour atterrir dans leur assiette ?

    La nouvelle a fait le tour des médias américains mercredi : la paralysie partielle de l’Administration américaine depuis le 22 décembre force la Food and Drug Administration (FDA) à stopper ses inspections alimentaires préventives pour se concentrer sur les crises sanitaires avérées. Sans s’inquiéter outre mesure de la salubrité des produits importés au Canada, des experts rappellent que le système d’inspection américain « tombe en ruine » depuis plusieurs années, sans qu’Ottawa renforce les contrôles de son côté de la frontière.

    Avec 41 % de ses employés au chômage technique, les ressources encore disponibles à la FDA — qui supervise 80 % des approvisionnements alimentaires des États-Unis ainsi que les importations de l’étranger mettront de côté les inspections de routine (160 par semaine) concernant entre autres les fruits, les légumes ou les produits de la mer. . . . . . .

    #shutdow #agriculture #élevage #alimentation #Exportation #contrôle #FDA


  • Le gouvernement ne veut pas interdire le dioxyde de titane, pourtant proscrit par les députés
    https://reporterre.net/Le-gouvernement-ne-veut-pas-interdire-le-dioxyde-de-titane-pourtant-pros

    Mardi 8 janvier, dans une interview accordée à l’émission « C à vous », le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire a annoncé qu’il ne comptait pas signer l’arrêté d’interdiction du dioxyde de titane, comme l’y enjoint pourtant la loi Alimentation, adoptée en novembre 2018.

    Le #dioxyde_de_titane est une #nanoparticule utilisée comme #additif_alimentaire, sous le nom d’#E171. D’après les études scientifiques, il aurait un effet non seulement délétère pour le système immunitaire, mais aussi #cancérogène. C’est pourquoi les parlementaires l’avaient interdit lors des débats sur la loi #Alimentation.



  • Des « jardins-forêts » comestibles au coeur des villes face au réchauffement et à l’effondrement de la biodiversité
    https://www.bastamag.net/Des-jardins-forets-comestibles-au-coeur-des-villes-face-au-rechauffement-e

    Imaginer des villes où le béton laisserait progressivement la place à des « jardins-forêts comestibles » : c’est le pari lancé à Budapest, grâce à l’autogestion et à des initiatives spontanées. « Dès le premier jour les habitants du voisinage se sont rapidement appropriés le lieu, témoignent Paloma de Linarés, coordinatrice du projet et Vincent Liégey, co-auteur d’Un projet de Décroissance. « Réduire la consommation des espaces urbains pour ouvrir des espaces verts et comestibles permet de réduire notre (...)

    #Témoignages

    / #Alimentation_et_agriculture_biologique, Economie partagée et gratuité, Biodiversité

    #Economie_partagée_et_gratuité #Biodiversité


  • A drinkable history of colonialism in North Africa, vol 2:

    LEMONADE 🍋🍊 You are probably familiar with the delicious orange sparkling soda #Orangina. What you may not know is that it was invented in Algeria, in a dramatic TALE OF TWO SODAS.
    Colonial Algeria was a great producer of citrus 🍊 so much so that a Catholic monk near Oran, frère Clément ended up giving his name to the clementine (which he supposedly ’discovered’)
    n the worldwide recession of the 1930s, Algeria had a crapload of oranges and nowhere to sell them to. So a man from Boufarik, Léon Béton, decided to use these excess oranges to make a refreshing sparkling drink: voilà, Orangina was invented in 1935... OR WAS IT?
    WHO 👏🏼 INVENTED 👏🏼ORANGINA👏🏼? Orangina was at the centre of a bitter controversy (geddit? Bitter fruit?) A Spanish doctor from Valencia, Trigo Miralles, claimed to have developed the recipe first - but follow me to an even shadier conspiracé
    This is the national drink of Algeria: #Selecto, a sweet soda made by the #Hamoud_Boualem company

    As you can see from their logo, the Boualem family has been in the soda business for a long time - IN FACT, they won a prize for their original lemonade (gazouz blanche pour les amateurs) all the way back in 1889 at the Paris World Fair
    The Boualems are a rare case of Algerian entrepreneurial success that made it through the entire colonial period with their delicious lemonades, while winning prizes and keeping ownership in the same family until this day
    o this day some claim that other lemonade companies including Beton’s Orangina stole recipes and techniques from the industrious Boualems
    So, pied-noir Orangina (now produced near Marseille) or Algerian Hamoud Boualem? Next time you sip, drink up the history

    https://twitter.com/ArthurAsseraf/status/1081849364342104064
    #limonade #alimentation #colonialisme #histoire #citronnade #géographie_culturelle #colonisation #Algérie


  • #Food_matters

    Food Matters examines how the food we eat can help or hurt our health. Nutritionists, naturopaths, doctors, and journalists weigh in on such topics as organic food, food safety, raw foodism, and nutritional therapy.

    J’ai regardé ce #film (sans avoir lu aucune critique au préalable, juste parce que le titre m’intriguait) :
    https://www.foodmatters.com/films
    #documentaire

    ... et je dois dire que je suis pas mal perplexe... est-ce que quelqu’un l’a vu ? Une opinion ?

    #nutrition #médecine #santé #you_are_what_you_eat #alimentation #sols #agriculture #industrie_agro-alimentaire #raw_food #crudisme #Paul_Kouchakoff #superfood #vitamines #vitamine_C #Linus_Paulin #Gerson_Therapy #maladies_cardio-vasculaires #végétarisme #industrie_pharmaceutique #big-pharma #édition_scientifique #science #dépression #santé_mentale #eau #boire #cancer #chimiothérapie #médecine_orthomoléculaire

    –---------------

    Médecine orthomoléculaire

    La médecine orthomoléculaire se propose de soigner les personnes par l’apport optimal de substances naturellement connues de l’organisme, par opposition à l’utilisation de molécules à effets thérapeutiques créées par l’humain. Cette thérapeutique n’est pas validée par la communauté médicale et est considérée comme inefficace.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9decine_orthomol%C3%A9culaire

    #Max_Gerson

    Max Gerson (18 octobre 1881 - 8 mars 1959) était un médecin américain d’origine allemande qui a développé la #thérapie_de_Gerson, un régime alimentaire comme traitement du cancer, qui prétend pouvoir guérir le cancer et la plupart des maladies chroniques dégénératives.

    Gerson a décrit son approche dans le livre A Cancer Therapy : Results of 50 Cases. The National Cancer Institute a évalué ces allégations pour conclure que ce traitement n’apportait pas de bénéfices.

    Après la mort de Gerson, sa fille Charlotte Gerson a continué de promouvoir la thérapie via la fondation « Gerson Institute » en 1977

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Max_Gerson

    Une mention est faite aussi de la #Campaign_for_the_truth_medicine, dont on trouve très peu d’info sur la toile...


  • Christophe Brusset : « Les grands industriels fabriquent des produits pollués, nocifs et le cachent »
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/01/02/christophe-brusset-les-grands-industriels-fabriquent-des-produits-pollues-no

    Techniques de marketing, tromperies sur les étiquettes, additifs cachés… Christophe Brusset, ancien industriel de l’agroalimentaire, revient sur les pièges à éviter de la grande distribution.

    L’assiette en tête. Ancien industriel de l’agroalimentaire, Christophe Brusset dit avoir fourni pendant plus de vingt ans des grandes surfaces en cèpes pleins d’asticots, en miel composé de sirop de fructose, en piments broyés avec des crottes de rat… Trois ans après avoir écrit Vous êtes fous d’avaler ça ! (Flammarion), il raconte dans un livre paru en octobre, Et maintenant, on mange quoi ?, les coulisses de la fabrication des aliments industriels et analyse pour le consommateur les techniques de marketing, les tromperies d’étiquettes et les additifs cachés.

    Vous avez été industriel de l’agroalimentaire pendant plus de vingt ans. Qu’est-ce qui vous a décidé à quitter ce milieu ?
    Christophe Brusset : J’ai commencé comme ingénieur, puis acheteur, négociateur et directeur des achats. Pendant plus de vingt ans, j’ai acheté des produits alimentaires et des emballages pour les usines qui fabriquent des produits industriels transformés. Cela m’a permis de voir beaucoup de produits différents : miel, épices, surgelés, légumes secs, coulis, produits de pâtisserie, sauces… J’ai essayé de changer plusieurs fois d’entreprise pour voir si l’herbe était plus verte ailleurs, mais malheureusement non. Je n’avais plus envie de continuer dans ce système. Je ne consommais plus du tout les produits que je vendais. A ce moment-là, il y a eu le scandale des lasagnes, ce qu’on a appelé « l’affaire Findus », où des entreprises ont remplacé du bœuf par du cheval pour baisser les prix. Cette fraude avait déjà été pratiquée plusieurs fois par le passé, notamment avec des raviolis Leader Price, mais il n’y avait jamais eu de retentissement, l’affaire avait été étouffée. Cela m’a fait comprendre que les consommateurs n’avaient plus envie de se laisser faire. Les mentalités avaient changé.
    Il y avait à nouveau une volonté d’étouffer les choses

    Puis j’ai entendu les politiques et industriels dire : « Ça s’est passé à l’étranger, ce n’est pas en France », « Ce n’est pas dangereux »… Il y avait à nouveau une volonté d’étouffer les choses. J’ai eu envie de raconter ce que j’avais vu, ce qu’il se passait, et qu’il y aurait à nouveau des scandales. Effectivement, il y a eu le scandale des œufs contaminés au Fipronil, l’affaire Lactalis maintenant. L’industrie ne se remet pas du tout en cause. Et si des gens comme moi n’en parlent pas, les consommateurs n’ont pas moyen de comprendre ce qu’il se passe en réalité, comment marche le lobbyisme, comment l’industrie place des scientifiques à sa solde au niveau de l’agence européenne de sécurité sanitaire, comment on fait pour corrompre les gens qui sont dans les comités d’évaluation des pesticides et des additifs… Tout ça, personne ne l’explique.

    #paywall





  • Le déclin inéluctable des grandes surfaces _ Alexandre Mirlicourtois - 17 Décembre 2018 - XERFI Canal
    https://www.xerficanal.com/economie/emission/Alexandre-Mirlicourtois-Le-declin-ineluctable-des-grandes-surfaces_37466

    Conséquence sur le commerce du mouvement des gilets jaunes, le e-commerce a fait un nouveau bond en avant. A l’opposé, c’est la chute pour la grande distribution, plus précisément pour les hypers et les supermarchés en région situés en périphérie des petites villes ou des villes moyennes. Ce destin croisé, c’est l’image à peine déformante d’une tendance de fond : les hypers et les supermarchés ne sont plus totalement en phase avec les attentes des consommateurs, les technologies et de ce qu’est devenue la concurrence.

    https://www.youtube.com/watch?v=T6pUo7bQuCc


    
De prime abord cela ne se voit pas dans l’évolution du nombre de magasins : à plus de 8 400 unités, jamais le maillage du territoire n’a été aussi dense, avec un parc en hausse de 19% sur un peu moins de 10 ans. Autant dire que la majorité des Français dispose d’une, ou plusieurs, grandes surfaces à proximité de leur lieu de vie. Le nombre de m² a suivi, en hausse de près de 20% sur la période pour un total approchant les 20 millions de m², un record. Cette bonne santé apparente de l’offre n’est pourtant rien d’autre que le symptôme d’une lutte sans merci aux parts de marché, une fuite en avant avec à la clé un recul du chiffre d’affaires par magasin, une érosion de la rentabilité et finalement un affaiblissement général. Il faut d’abord partir de ce constat : la demande traditionnelle adressée à la grande distribution s’épuise structurellement.

    
En partant de la répartition du chiffre d’affaires des grandes surfaces, il est possible de calculer un « proxy » de la demande qui leur est adressée en partant de l’évolution de la consommation des ménages par grands postes. Très forte au milieu des années 60, date de l’apparition des premiers hypermarchés, elle reste vigoureuse au cours des années 70 même si elle perd en intensité. Après une parenthèse ente 2000 et 2008, la tendance est à nouveau au ralentissement. Ce n’est pas une surprise, c’est en partie la loi d’Engel qui joue et qui veut que la part de revenu consacrée à l’alimentaire diminue au fur et à mesure que le niveau de vie s’élève. C’est vrai pour l’alimentaire (cœur de métier des grandes surfaces) et par extension de toute une série de biens dits « inférieurs » qui correspondent aux besoins indispensables à la vie courante comme l’habillement Il y a ensuite l’impact du passage du primo équipement à celui du renouvellement dans l’électroménager et l’électronique grand public.

    
Enfin, la pression démographique liée à l’évolution même de la population française s’est réduite au fil du temps. A cet affaiblissement de la demande s’ajoutent des évolutions sociétales. La réduction de la taille des ménages, des familles rend moins nécessaire d’effectuer de « grosses courses ». Les interrogations du consommateur sur la qualité des produits alimentaires, notamment vendus en grande surfaces, sont également un frein même si sondages après sondages, c’est bien le prix qui reste de loin le principal déterminant du choix dans l’alimentaire. En plus de l’affaiblissement de leur demande, les grandes surfaces vont subir une double attaque, principalement dans le non-alimentaire.

    
Au début des années 2000, c’est la montée de la concurrence des réseaux spécialisés et pour la première fois depuis 40 ans de conquête, les supers et hypers perdent des parts de marchés, près de deux points de cédés entre 1999 et 2005. Puis, c’est à partir de 2010 le boum du e-commerce avec l’arrivée de concurrents, des pure players qui ne cessent de prendre de l’importance. D’abord cantonné au non-alimentaire, l’offensive sur l’alimentaire est en marche. Finalement, c’est le cœur même du business model qui est remis en question. Ce modèle repose d’abord sur une consommation de masse en accélération. Même si les marges sont réduites, les volumes sont là. Ce n’est plus le cas. C’est ensuite le jeu des décalages financiers entre délais de paiement fournisseurs, longs, et des clients qui paient cash et donc l’apparition d’une ressource en fond de roulement dont le rendement dépend de l’évolution des taux d’intérêt. Or concernant, les délais de paiement, l’un des objectifs de loi de modernisation sur l’économie de 2008 a été de les raccourcir. Quant aux taux d’intérêt, ils sont nuls ou presque depuis plus de 5 ans.

    
Et enfin, c’est une implantation en périphérie, où le coût du foncier est faible, alors même que les citadins, en quête d’immédiateté privilégient de plus en plus les achats de proximité. Bref, harcelé de tous les côtés, le concept originel de tout le monde et de toutes choses sous le même toit de l’hyper et supermarché va continuer de s’épuiser.

     #consommation #grande_distribution #hypermarché #supermarché #hypermarchés #alimentation #auchan #carrefour #Casino #Intermarché #Leclerc #monoprix #géant #lidl #aldi #mulliez #économie #France #pollution #exploitation #pauvreté #e-commerce #ecommerce #commerce #capitalisme #villes #drive

    • . . . . .
      Côté pile, l’hypermarché demeure le circuit le plus fréquenté : 91 % des Français s’y rendent (vs 83 % pour le super, 68 % pour les SDMP ou encore 39 % pour la proximité). Côté face, le trafic est en baisse régulière. 2018 ne fait que le confirmer. Seuls échappent au marasme les « petits hypers » de moins de 5 000 m2 dont la fréquentation mesurée par Nielsen progresse de 0,4 %.

      Pour les plus grandes unités, la chute du trafic est violente : – 2,6 % en moyenne pour les hypers de plus de 11 000 m2. Les plus grandes surfaces sont à la fois victimes du désamour des clients pour les magasins XXL, du transfert du off-line vers le on-line pour le non-alimentaire mais également de l’agressivité des supermarchés, à la fois par le choix alimentaire (souvent proche des hypers) et les prix (Intermarché est par exemple 4 à 5 % moins cher qu’Auchan).

      Conséquence : 2018 va se solder par une baisse des ventes en hypers. De janvier à octobre, selon Nielsen, le chiffre d’affaires tous produits est en recul de 1,6 % dans les grandes unités. Comme il s’agit d’évolution à magasins globalement comparables, l’effet sur la rentabilité sera violent. Auchan et Carrefour seraient ainsi sur leur étiage historique.

      Pire : 2019 ne fera qu’empirer la situation. . . . . .

      Source : https://www.olivierdauvers.fr/2018/12/18/deja-malade-lhyper-sera-la-1ere-victime-des-ega

    • Le commentaire de PJULIEN, sur l’article d’Olivier Dauvers, bonne description des conditions de travail dans la grande distribution.

      Et c’est reparti ! En voilà une nouvelle couche ! la grand’messe française de l’hyper malade !
      Toujours les mêmes mots pour illustrer les mêmes maux !
      Argument Question 1 : A qui appartiennent à 95 % les Hypers en France !
      Réponse 1 : Aux grands distributeurs français ayant de “grosse société” = Carrefour, Auchan, Casino, les petites sociétés propriétaires d’hypers sont marginales –

      Argument Question 2 :
      Quelles sociétés parlent tout le temps de #Digital ?
      Quelles sociétés ont le plus de personnels salariés qui ont plus de 45 ans en age et plus de 10 Ans d’ancienneté ?
      Quelles sociétés ont le plus de contraintes sociales avec des syndicats bien Organisés ?
      Réponse Argument 2 : Les Mémes = Carrefour, Auchan, Casino …

      Conclusion :
      Quelles société gémissent depuis 8 Ans en “déshabillant” les Hypermarchés les rendant à la limite de l’impopularité, en stressant continuellement le personnel, en ne communicant plus en proximité, et en se “foutant” du Client avec de Grands concepts novateurs sans intérêt pour la masse de clientèle ( = des bornes, écrans digitaux qui n’intéressent et ne sont utilisés que par 0,2 Client sur 100 ?

      — les mémes = Carrefour, Auchan, Casino qui n’ont pas eu d’autres idées pour se “débarrasser” de salariés qu’ils jugent “vieillissants” donc plus performants …

      NON les Hypers ne sont pas malades, juste contaminés par une “élite perverse” contaminée par une certaine nullité qui squatte la France et qui suivant certains gilets jaunes risqueraient forts la guillotine avec les futurs Hypers IKEA, GRAND FRAIS, LECLERC, dont les plus grands magasins ne sont pas malades et deviendront vite hypers….

      Ces gens M Dauvers n’ont rien découverts, rien inventés, méme le plus basique = “Quand on veut abattre son chien on lui donne la gale” c’est très basique et très …. courant chez les “héritiers” incompétents –

      Quand à EGA elle ne ruinera en rien les Hypers (sauf pour les pervers !) car en lieu et place de promotions devenues “vulgaires et communes” il suffit de remettre l’Hyper en Ambiance de vente, par le soucis de la Proximité, du Plaisir Shopping, et par l’ingéniosité-événement commercial = juste une solution de communication !
      Pour faire simple rendre à l’Hyper son attractivité en fonction de son environnement et de sa cible Humaine ….

      Cordialement,
      PJULIEN / Consultant Expert GD depuis 40 Ans -


  • Le fast-food McDonald’s de Frontignan incendié et tagué Sylvie BONNET - 13 Décembre 2018 - France 3 Régions
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/sete/fast-food-mcdonald-s-frontignan-incendie-tague-1591581.

    « Multinationale et CAC 40, mafia légale ». Ce sont les inscriptions à la peinture rouge visibles sur la façade du McDonald’s de la zone commerciale de Frontignan. Incendié dans la nuit de mercredi à jeudi, vers 04h, le fast-food est en grand partie détruit et le SRPJ de Montpellier mêne l’enquête.

    Peu de doute sur l’origine criminelle de l’incendie lorsqu’on voit les inscriptions en grandes lettres rouges peintes sur la façade de l’édifice. L’enseigne de restauration rapide McDonald’s de la zone commerciale du Barnier à Frontignan a été en grande partie détruite par les flammes. L’incendie aurait été signalé aux environs de 04h00 dans la nuit de mercredi à jeudi.
     

    Intervention de 30 sapeurs-pompiers 

    Les sapeurs-pompiers de l’Hérault sont intervenus dès que l’alerte a été donnée, avant 04h. La toiture a été partiellement détruite ainsi que du mobilier derrière les baies avec les vitrées cassées. 40 personnes sont en chômage technique ce matin.

    l y avait un tas de palettes et de pneus à l’entrée de l’établissement à la arrivée des secours, ce qui conforte la thèse de l’incendie criminel. Il a fallu près de 30 sapeurs- pompiers de tout le bassin de Thau, Sète, Frontignan et Balaruc pour arrêter les flammes.
    . . . . .

    #malbouffe #mal #bouffe #Mac_Donald #Alimentation #Santé #Frontignan #France


  • C’est sans doute le secret le plus étonnant de l’histoire de l’humanité. Nous ne serions pas devenus agriculteurs pour nous nourrir, mais pour nous saouler.

    Le plus important, c’est que toutes ces activités - le fait de raconter des histoires, d’échanger des ragots et des blagues, et de chanter - déclenchent la production d’endorphines dans le cerveau, dit-il. « À leur tour, les endorphines engendrent un sentiment positif, un peu comme la morphine. Donc on se sent bien. Et surtout, l’alcool active aussi le système des endorphines, ce qui, en soi, renforce les liens sociaux entre ceux qui boivent ensemble. »

    En d’autres termes, l’alcool joue un rôle essentiel dans la consolidation des liens sociaux et le dépassement des inhibitions - et il en va ainsi depuis les premiers temps de notre évolution. Il est plus que certain que nous maîtrisions l’art d’en produire longtemps avant de fabriquer ces cuves de pierre et ces récipients en poterie il y a dix mille ans. Prenons l’exemple de l’agriculture. On a toujours considéré que nous nous étions tournés vers l’exploitation des végétaux et des sols afi de faire du pain et donc de nous assurer une source de nourriture durable. Or, d’après les chercheurs, le genre de céréale que l’on cultivait à l’époque, l’engrain, ne fournit qu’un pain de piètre qualité. En revanche, il permet de faire une excellente bière.

    « Ce qui nous amène à formuler la grande théorie de l’histoire de l’humanité, à savoir que nous nous sommes mis à l’agriculture non parce qu’on voulait manger - de la nourriture, il y en avait en quantité partout, ironise Mark Forsyth dans son livre A Short History of Drunkenness [’Une brève histoire de l’ivresse’, non traduit en français]. On a commencé à cultiver parce qu’on voulait se murger . »
    Courrier international, no. 1467 /HISTOIRE, jeudi 13 décembre 2018 1062 mots, p. 51. Dix mille ans de soirées arrosées -The Guardian (extraits) Londres. Robin McKie
    #alcool #agriculture #biere

    • La nourriture, avant tout une histoire de société Reporterre
      https://reporterre.net/La-nourriture-avant-tout-une-histoire-de-societe

      Bouffes bluffantes. La véritable histoire de la nourriture, de la préhistoire au kebab, de Nicolas Kayser-Bril , éditions Nouriturfu, mai 2018, 120 p., 14 €.

      L’engouement pour le caractère « traditionnel » de la cuisine et de ses recettes est à tempérer, nous explique Nicolas Kayser-Bril, auteur de « Bouffes bluffantes », une petite histoire culinaire de l’Europe farcie d’anecdotes passionnantes et édifiantes. Au menu : pâtes, épices, camembert et bouillabaisse.

      L’histoire de l’alimentation, c’est un peu comme une étiquette de plat préparé : on nous raconte une belle histoire, en gros caractères, sur le devant de l’emballage. Mais la liste des ingrédients, en petites lettres derrière le paquet, nous apprend que le hachis parmentier au canard contient en fait pas mal de porc et d’additifs. C’est ce que tend à démontrer le petit ouvrage fort instructif du journaliste et apprenti cuisinier Nicolas Kayser-Bril, publié en mai 2018 chez la jeune maison d’édition Nouriturfu. Le titre, avec son assonance, vous en met déjà plein la bouche : Bouffes bluffantes. La véritable histoire de la nourriture, de la préhistoire au kebab.

      L’ambition du sous-titre peut paraître, en revanche, démesurée, comparée à l’épaisseur de la tranche que l’on nous met dans l’assiette — à peine une centaine de pages. Mais, plutôt qu’un menu gastronomique, c’est une dégustation de tapas soigneusement choisies que nous sert l’auteur : une série d’anecdotes documentées, parlantes, démonstratives. « Dans les livres de cuisine, on trouve plein de choses sur le comment — comment préparer, cuire et présenter les aliments. Dès qu’arrive le pourquoi, on nous renvoie à la tradition, qu’importe qu’elle soit vraie ou complètement inventée », introduit Nicolas Kayser-Bril.

      On apprend ainsi que les débuts de l’agriculture ont été plutôt très difficiles, et que les premières céréales étaient probablement réservées à la confection de boissons alcoolisées destinées à certaines personnes ou cérémonies particulières. Ce sont finalement les puissants qui ont favorisé le développement de l’agriculture. Au XVIIe siècle, encore la moitié de la population vivait de chasse et cueillette ! On découvre aussi comment les pâtes sèches sont devenues un plat national italien (grâce au développement de la banque à la Renaissance), d’où vient vraiment le foie gras (pas du Sud-Ouest), comment la bouillabaisse est devenue marseillaise et la brandade nîmoise (alors que cela aurait pu être le contraire), on apprend encore le lien entre l’adoption du beurre comme matière grasse quotidienne et la réforme protestante, pourquoi et comment la patate a sauvé l’Europe au XIXe siècle, les conséquences gastronomiques de la grande peste noire de 1348.
      L’histoire de l’alimentation est étroitement liée à l’histoire économique et politique

      Présentées dans un ordre chronologique, ces « petites » histoires nous dessinent à grands traits le développement de l’agriculture en Europe, permettent de comprendre comment périodes de bombance et de disette se sont succédé, puis comment l’industrialisation et le marketing ont ces dernières décennies remodelé nos habitudes et notre culture alimentaires. Or, les décrire permet utilement de s’en détacher.

      Autre rappel salvateur : l’histoire de l’alimentation n’est pas secondaire, elle est étroitement liée à l’histoire économique et politique. Les aliments n’ont pas toujours été choisis pour leurs qualités nutritives ou la facilité avec laquelle on les obtient, tant s’en faut, mais aussi — et surtout ? — parce qu’ils sont faciles à taxer par le pouvoir, à transporter pour les armées, à cacher de l’ennemi, qu’ils permettent de se distinguer socialement, qu’ils sont rémunérateurs pour ceux qui les produisent, etc. Bref, chaque exemple nous rappelle à quel point l’alimentation est à la fois conditionnée par la société et source de liens sociaux.

      Facile à lire, l’ouvrage s’engloutit aussi vite que des petits fours. Mais, à la fin, ce que l’on prenait pour un apéritif se révèle nous avoir bien nourris, et nous avoir ouvert de nouvelles perspectives culinaires.

      #Alimentation

    • toujours intéressant d’apprendre que « Au XVIIe siècle, encore la moitié de la population vivait de chasse et cueillette ! ». Je me demande quel est le pourcentage actuel. Forcément pas autant mais sans doute plus que 0... j’avoue pratiquer la cueillette et le glanage régulièrement...


  • La cité du futur sera végétale ou ne sera pas !

    #Hugo_Meunier, fondateur de la startup #Merci_Raymond (http://merciraymond.fr), signe ici une tribune pour nous inviter à réintégrer le végétal dans nos villes. Une évolution nécessaire pour nos villes et qui présente de nombreux avantages sociaux et environnementaux.

    En 2050, 70% des 9 milliards d’habitants que comptera la population mondiale vivra en milieu urbain. Effritement des liens sociaux, conséquences néfastes sur le bien-être et la santé des habitants, réchauffement climatique, pollution atmosphérique… ce phénomène de concentration urbaine va inévitablement s’accompagner de problématiques importantes auxquelles les agglomérations devront faire face.

    Si changer le visage des villes est une démarche longue et complexe, notamment en France en raison de notre patrimoine historique et des traditions architecturales, on constate déjà l’apparition de nombreuses innovations centrées sur le végétal. Des innovations qui devront, pour rendre la vie quotidienne des urbains moins anxiogène, dessiner le visage de nos quartiers dans les prochaines années.

    Fermes maraîchères, #toits_potagers, cultures en sous-sol… le quartier sera productif

    Il est primordial d’améliorer l’usage de nos #espaces_publics à travers l’installation de lieux productifs partout où cela est possible. Friches, toitures, sous-sols… les innovations en termes de productions maraichères permettent déjà la mise en place de potagers dans ces différents endroits, qui restent encore souvent inoccupés.

    Il est ainsi possible de développer de véritables fermes productives urbaines intégrant des innovations comme les panneaux verticaux. Ce type de ferme verticale ne consomme que le strict minimum des ressources naturelles nécessaires à son bon fonctionnement grâce à un système intelligent et permet ainsi une production locale d’herbes aromatiques et de petits fruits et légumes sur nos toits.

    D’autres formes de cultures innovantes comme l’#aquaponie (culture de végétaux en symbiose avec des poissons) ou l’#hydroponie (culture hors-sol via un substrat inerte) offrent la possibilité de produire micro-pousses et légumes dans des endroits clos comme les sous-sols !

    Autant de méthodes permettant de développer l’agriculture urbaine et par la même occasion une consommation en circuit-courts de produits ultra-frais. Un écosystème de quartier qui entraînera de fait une meilleure connaissance des habitants sur la localité des fruits et légumes et leur saisonnalité (lorsqu’ils sont produits en extérieur), essentielle au mieux-consommer.

    Espaces verts et #jardins_partagés, la nature au service du bien-être et du lien social

    Ces dernières années, de nombreuses études ont constaté que la présence de végétaux en ville a un impact considérable sur le bien-être des individus : diminution du stress ressenti, amélioration des capacités de concentration et de patience, source de motivation à la pratique d’activités physiques (vélo, course à pieds)… Il a même été prouvé que commencer par regarder une plante en se levant permet de passer une meilleure journée.

    Or, nos villes manquent aujourd’hui cruellement d’espaces verts : Paris compte seulement 8% d’espaces végétalisés, après Londres (12%) et Montréal (25%). Il est donc essentiel de redonner une place de choix à la nature dans le milieu urbain, via la création de nouveaux espaces verts d’une part, mais également à travers la mise en place de jardins partagés.

    Ces lieux d’échange et de partage, au-delà des actions pédagogiques qui peuvent y être menées, permettent de recréer du lien social ainsi qu’une forme de solidarité entre les habitants d’un même quartier (qui souvent se croisent sans se connaître) à travers une action positive : le jardinage. La multiplication de ces potagers communs pourrait même à terme créer de nombreuses vocations de jardiniers urbains, notamment parmi la jeune génération de plus en plus en quête de sens dans son travail.
    Lutte contre la pollution et agrothérapie, le vert comme outil de santé publique

    Si les plantes possèdent d’innombrables vertus, la réintégration massive des végétaux au sein de nos villes pourrait notamment lutter efficacement contre deux des principaux enjeux environnementaux de notre époque : la pollution atmosphérique et le réchauffement climatique.

    Via la photosynthèse, les végétaux ont la capacité d’absorber les gaz polluants de manière très efficace : une seule plante suffit pour dépolluer 10m2 ! Mais le végétal pourrait également être un frein efficace à l’augmentation exponentielle des températures en ville.

    Outre l’ombre des arbres, l’évapotranspiration des végétaux permet de rafraîchir l’air en l’humidifiant et évite ainsi la création d’îlots de chaleur. Une augmentation de la surface végétalisée parisienne de 34 % permettrait par exemple de perdre jusqu’à 2 °C lors d’une canicule semblable à celle de 2003[1], et par là même de diminuer la mortalité en ces périodes de fortes chaleurs.

    Les espaces verts sont donc un véritable outil de santé publique, améliorant aussi bien l’état de santé autodéclaré des habitants que leur état diagnostiqué par un médecin. Une hausse de 10 % de la densité d’espaces verts ferait même économiser à la Sécurité Sociale près de 100 millions d’€ par an du fait de la réduction de l’asthme et de l’hypertension.

    De nouvelles méthodes de soins telles que l’agrothérapie – qui consiste à traiter les patients à travers la nature et les plantes – pourraient également être mis en place dans les hôpitaux de nos villes.

    Un quartier vert serait donc synonyme d’habitants bien portants - aussi bien physiquement que mentalement – qui s’entraident davantage, redonnent du sens à leur vie quotidienne et consomment local. Un paysage qui peut certes paraître utopique et qui ne sera rendu possible qu’à la condition que chacun agisse à son échelle et que nos pouvoirs publics prennent réellement conscience de l’étendue des bienfaits de la nature en ville.

    Une chose est sûre : nous disposons, aujourd’hui déjà, de tous les moyens techniques pour créer les villes et quartiers de demain !

    http://www.socialter.fr/fr/module/99999672/738/tribune_la_cit_du_futur_sera_vgtale_ou_ne_sera_pas_
    #agriculture_urbaine #villes #urban_matter #production_alimentaire #espace_public #quartiers #nature_en_ville #alimentation #Recherche-action_participative


  • Du caviar au repas des habitants du site de Friesack (Brandenburg, Germany) à la fin du Mésolithique et au début du paléolithique.

    Le rôle des ressources aquatiques dans les économies anciennes et le régime alimentaire est important pour comprendre l’évolution des sociétés préhistoriques. Les restes d’aliments calcinés dans la poterie ancienne constituent une preuve moléculaire précieuse des habitudes alimentaires.

    Cependant, les approches archéométriques classiques appliquées dans leur analyse manquent de spécificité organisationnelle, sont affectées par de nombreux contaminants de l’environnement, n’élucident pas les recettes de transformation des aliments et sont limitées dans les régions intérieures où diverses ressources alimentaires sont disponibles.

    [Les auteurs ont] effectué une analyse protéomique de dépôts organiques carbonisés collés sur des céramiques anciennes du site intérieur mésolithique-néolithique Friesack 4 (Brandebourg, Allemagne). L’un des pots - un petit bol grossier au radiocarbone daté de la fin du Ve millénaire - a été attribué à la poterie de la fin du mésolithique. La protéomique de la croûte alimentaire de ce récipient a permis d’identifier une fine farine d’œufs de carpe et de révéler les détails d’une recette culinaire préhistorique. Les protéines anciennes ont été distinguées sans équivoque des contaminants contemporains en calculant les rapports de désamidation des résidus de glutamine. Ces données brossent un tableau plus général de l’exploitation des ressources aquatiques par site et contribuent à une meilleure compréhension du contexte alimentaire de la transition néolithique dans les terres européennes.

    Fine Endmesolithic fish caviar meal discovered by proteomics in foodcrusts from archaeological site Friesack 4

    Anna Shevchenko , Andrea Schuhmann, Henrik Thomas, Günter Wetzel

    Published : November 28, 2018
    https://doi.org/10.1371/journal.pone.0206483

    Fine Endmesolithic fish caviar meal discovered by proteomics in foodcrusts from archaeological site Friesack 4 (Brandenburg, Germany)
    https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0206483
    https://journals.plos.org/plosone/article/figure/image?id=10.1371/journal.pone.0206483.strk&size=inline
    https://journals.plos.org/plosone/article/figure/image?size=large&id=10.1371/journal.pone.0206483.g001

    #Préhistoire #Mésolithique #Néolithique #Alimentation #Cuisine #Europe #Allemagne


  • Alerte sanitaire lancée sur de la nourriture pour animaux contaminée Simon Corthay/lan - 30 Novembre 2018 - RTS
    https://www.rts.ch/info/monde/10034467-alerte-sanitaire-lancee-sur-de-la-nourriture-pour-animaux-contaminee.ht

    Une vingtaine de pays, dont la Suisse, sont touchés par une affaire de contamination d’aliments pour animaux, a révélé le journal Le Monde. Ces aliments ont été contaminés par une bactérie génétiquement modifiée et résistante aux antibiotiques.


    L’alerte sanitaire, déclenchée en Belgique début octobre, porte sur des milliers de tonnes de produits alimentaires destinés au bétail et commercialisés dans toute l’Europe. Le problème : un additif largement répandu dans ces produits a été fabriqué en Chine à l’aide d’une bactérie génétiquement modifiée. Quelques traces de cet organisme résistant aux antibiotiques sont passées dans les produits, ce qui menace la santé des animaux et à terme celle des hommes qui les consomment.

    La Suisse épargnée
    Il y a quelques jours, les autorités européennes ont aussi alerté la Suisse, a expliqué dans le 12h30 Louis Tamborini, responsable de l’alimentation animale à l’Office fédéral de l’agriculture. Grâce à cette alerte , « on a réussi à repérer ce lot et a bloqué la marchandise ».

    En Suisse, le bétail n’a donc pas avalé ces produits contaminés. Ce n’est pas le cas partout. Selon le journal Le Monde, des animaux en Finlande avaient déjà ingéré 2600 tonnes d’aliments potentiellement infectés, importés au mois de juin.

     #antibiotiques #santé #alimentation #résistance_aux_antibiotiques #élevage #Suisse #Chine #pharma #génétique #alimentation #génétiquement_modifié #antibiotiques



  • Affaire du lait contaminé : de nouvelles révélations accablent Lactalis AFP - 30 Novembre 2018 - Le figaro
    http://www.lefigaro.fr/conso/2018/11/30/20010-20181130ARTFIG00075-affaire-du-lait-contamine-de-nouvelles-revelation

    Contrairement à ce que le géant de l’agroalimentaire affirmait, des boîtes de lait auraient été remises sur le marché alors qu’elles ont été produites dans une unité de production contaminée par les salmonelles, selon des documents de la Direction générale de la Santé (DGS), consultés par l’AFP. Toutefois, le géant de l’agroalimentaire conteste ces affirmations.

    Nouveau rebondissement dans l’affaire Lactalis. Alors que le groupe a été autorisé en septembre dernier à remettre ses laits en poudre pour #bébé dans les rayons des supermarchés et des pharmacies, un nouveau scandale vient accabler le groupe. Deux types de salmonelles ont été retrouvés dans des produits fabriqués par la tour n°2 de l’usine de Craon en Mayenne, alors même que le groupe a toujours maintenu que cette unité de production a été préservée par l’affaire du lait contaminé. Un argument qui avait d’ailleurs en partie justifié la reprise de la commercialisation des produits. D’autant que ces révélations émanent de découvertes faites lors d’autocontrôles réalisés par le groupe peu avant le début de l’affaire du lait contaminé, selon des documents de la Direction générale de la Santé (DGS), consultés par l’AFP. Selon des comptes-rendus de réunions hebdomadaires de sécurité sanitaire organisées sous l’égide de la DGS entre le 6 décembre 2017 et le 7 février 2018, le groupe Lactalis a étendu, le 20 décembre 2017 son retrait-rappel « à l’ensemble des produits fabriqués sur le site de Craon depuis le 15 février 2017 à la suite de la mise en évidence de Salmonella mbandaka et Salmonella agona dans des produits fabriqués par la tour n°2 lors d’autocontraintes environnementales en novembre ».

    Toutefois, Lactalis « conteste fermement » les documents de la Direction générale de la Santé (DGS), indique Lactalis dans un communiqué. « Nous confirmons qu’en aucun cas il n’y a eu, avant l’arrêt de la tour n°2 début décembre 2017, de résultat positif de #salmonelle dans les produits issus de cette tour n°2, ce qui peut être vérifié notamment auprès de la DDCSPP (Direction départementale de la Cohésion Sociale et de la protection des populations) », affirme le groupe laitier. « S’il y a bien eu des autocontrôles positifs dans l’environnement de la tour n°2 en aucun cas il y a eu mise en évidence de salmonelle +dans les produits fabriqués par la tour n°2+ » de l’usine de Craon (Mayenne) « avant déclenchement de la crise début décembre », assure Lactalis. Le groupe laitier estime avoir été mis en cause dans une information tirée « d’une phrase inexacte d’un compte-rendu de la Direction Générale de la Santé du 27 décembre 2017 », et regrette la reprise d’une « information erronée (...) qui lui porte préjudice ». Lactalis a toujours assuré que le phénomène de contamination était limité à la tour n°1. La tour n°2 a elle repris sa production en juillet. En octobre dernier, le groupe a tenu à rappeler que « le phénomène de contamination a toujours été limité aux fabrications de la tour 1 de l’usine de Craon, provoquant d’ailleurs l’arrêt définitif de cette tour et son démantèlement ».

    En tout état de cause, « ces nouvelles informations confirment ce que l’on pensait depuis le départ, à savoir que l’ensemble de l’usine était complètement contaminé par des salmonelles, ce qui justifiait nos demandes de fermeture d’usine », dénonce Quentin Guillemain président de l’association des familles victimes du lait contaminé (AFVLCS). « Cette tour n° 2 est un élément majeur nouveau dans la mesure où Lactalis a toujours assuré que le phénomène de contamination était limité à la tour n°1 » de l’usine, qui a été depuis définitivement fermée. La tour n°2 a elle repris sa production en juillet. « C’est sur l’absence de contamination dans la tour n°2 que le groupe s’appuie pour justifier la réouverture de l’usine de Craon », a ajouté Quentin Guillemain. « Lactalis a menti depuis le début, avec la complicité des autorités qui savaient depuis le mois de décembre. C’est ce que nous apprennent les derniers documents. Plus aucun produit ne doit sortir de cette usine, elle doit être fermée », ajoute ce dernier.

    Craintes de nouveaux cas de contaminations
    Les réunions de sécurité sanitaire réunissent chaque semaine plusieurs services de l’État, dont l’Agence nationale de santé publique (ANSP), l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) ou la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGGCCRF). Dans le rapport de la commission d’enquête du Sénat du 5 avril 2018, la directrice générale de la DGCCRF évoquait déjà la détection de salmonelle dans « l’environnement » de la tour n° 2. « Le 21 décembre 2017, suite à la détection de la bactérie dans l’environnement de la tour n° 2, le groupe Lactalis annonce généraliser le retrait-rappel à l’ensemble des produits fabriqués ou conditionnés sur la partie du site Lactalis Nutrition Santé depuis le 15 février 2017 », expliquait-elle aux sénateurs.

    Ces nouvelles révélations vont attiser la colère des associations, d’autant que la reprise de la commercialisation des laits infantiles de Lactalis était mal passée auprès de l’association de consommateurs Foodwatch, qui la jugeait « inacceptable ». « Nous n’avons aucune garantie que les nombreux dysfonctionnements dans l’affaire Lactalis, qui vont bien au-delà des aspects sanitaires, ne vont pas se reproduire », soutenait Karine Jacquemart, directrice de l’ONG #foodwatch. « L’enquête judiciaire préliminaire est toujours en cours. Et les conclusions de la Commission d’enquête parlementaire n’ont même pas encore été prises en compte. Il serait très grave que Lactalis et tous les acteurs impliqués s’en tirent en toute impunité », affirmait-elle. Pour rappel, l’ONG a porté plainte en février dernier avec plusieurs parents pour exiger la totale transparence dans cette affaire.

    Depuis le début de la crise, Lactalis a notamment été accusé d’avoir manqué de transparence et d’avoir tardé à réagir, ne retirant ses produits qu’à la fin 2017, alors que la salmonelle a été détectée en août et novembre de la même année. L’indignation a ensuite été décuplée par les ratés des distributeurs qui ont continué à vendre les boîtes de lait pourtant interdites. Les excuses tardives du discret président du groupe, Emmanuel Besnier, en février puis celles des enseignes de la grande distribution n’ont pas apaisé les familles des victimes ni les services de l’État.

    #Emmanuel_Besnier #lactalis #multinationales  #alimentation # #santé #agriculture_et_alimentation #grande_distribution #crapules #agroalimentaire #En_vedette #Actualités_françaises


  • Hunger and survival in Venezuela

    The government continues to deny the existence of a humanitarian crisis, blaming power failures on Venezuela’s proximity to the sun and suggesting people buy gold nuggets and plant medicinal herbs in their gardens to ward off poverty and disease.

    Inflation continues its dizzying ascent. It has reached an eye-watering 800,000 percent and is on target, according to the International Monetary Fund, to surge to 10 million percent next year – driving severe hunger, shortages of basic goods, and accelerating the exodus from the country.

    At least 2.3 million people are estimated to have fled Venezuela since 2015. One in 12 Venezuelans is now thought to have left the country.

    As those abroad build new lives where shelves are laden with food and medicine, many of those IRIN encountered during two weeks of reporting across Venezuela – from the once-thriving fishing and sugar-producing areas of Cumana and Cariaco in the east to once-opulent and wealthy Maracaibo in the west – face a daily battle for survival.

    Residents tell of children starving to death, of forming human chains to block roads to hijack trucks just to get food. They tell of hiding provisions – toilet paper even – in cemeteries, and of concealing their supplies in buckets under layers of trash.​ They tell of being prisoners in their own homes, frightened to leave for fear of looters, who don’t come for their televisions and computers – no one wants those any more – but for basic foodstuffs and medicine.

    While some Venezuelans abroad paper social media with pictures of themselves posing jubilantly in front of powdered milk and shampoo, those who remain grind guava leaves with baking soda to make deodorant, and boil ash from the fire to make soap. It leaves people “itching all day long like gorillas,” says Leidis Vallenilla, explaining how the term violin has become a euphemism for body odour. “We have a whole orchestra here,” she laughs.

    There is pride here, too.

    “The inventive part of us has really been activated,” says Vallenilla.
    The road holds secrets

    Lined with lush foliage and mango trees, dotted with the occasional home, the road from Cumana to Carupano in Venezuela’s eastern state of Sucre winds gently, every now and then rising to give a glimpse of the sea.

    Pilongo – 23-year-old José Gregorio’s nickname, acquired from a cartoon he loved as a baby – leans into the windscreen and squints, staring closely into the verges. He’s looking for vehicles hiding in the bushes, where they wait to ambush cars.

    As the crisis has deepened, so has the threat. This road is a main artery to the east; seemingly bucolic, it is one of the most dangerous in the country.

    Hunger is behind most everything here.

    Hunger was behind the widespread protests that roiled the country in 2015 and precipitated the flight of millions of Venezuelans from the country.

    Then, shortages of essential foodstuffs – milk, butter, sugar, pasta, flour, oil, rice, beef, and chicken – were estimated at 80-90 percent.

    It has only gotten worse since.

    By 2018, according to a report produced by three Venezuelan universities, only one in 10 Venezuelans could afford enough daily food. Hunger has blanketed the country.

    Cumana was once the fourth largest tuna processing town in the world. Nearby, around Caraico and Carupano, was a major sugar-producing area. Not any more. Now, people are starving.

    Government food trucks travel the road carrying President Nicolás Maduro’s signature boxes of subsidised food.

    Named CLAP – after the Spanish acronym for Local Committees for Supply and Production – Maduro rolled them out in 2016 in order, he declared, to circumvent the “economic war” being waged on Venezuela by the United States and his opponents.

    These boxes, the government claims, will feed a family of four for one week. They are supposed to be delivered once a month to all those who have signed up for the “Carnet de la Patria” – a controversial ID card that grants holders access to subsidised food.

    However, according to those who get the CLAP boxes, the food arrives spoiled or past its sell-by date, is nowhere near enough to last even a week, and never comes more than, if you’re lucky, once every six weeks. Around Cumana, seven hours east of the capital Caracas, people say the boxes arrive once every three to four months.

    Pilongo, Vallenilla, and other locals say the trucks still barrel through here daily – in convoys of as many as 40 – laden with precious food and never stopping for angered, hungry people. They recall how people started coating the road with oil so the trucks would skid into a ditch and then everyone would swarm around and loot them.

    “A population which is not well fed become thieves and will steal any food no matter what.”

    When the truck drivers wised up and took a diversion, people got metal strips with sharp teeth and laid them across the other road. Tires would blow out and trucks would still be looted. When the National Guard came and confiscated the metal strips, the community protested that they belonged to them. After a fight, the mayor agreed and returned the strips.

    As hunger grew around the country so did the number of incidents like these, leading Maduro to issue an edict that armed National Guards must accompany the government food trucks. This has given greater license to the much-feared National Guard, who locals accuse of being behind the bodies they say have been turning up on nearby beaches.

    The threat hasn’t stopped people. They just choose different trucks.

    “Malnutrition is the mother of the whole problem,” says Pilingo’s former teacher, Fernando Battisti Garcia, 64, talking from his home in the town of Muelle de Cariaco. “A population which is not well fed become thieves and will steal any food no matter what.”

    People call it “the Maduro diet”.

    “As soon as people see a big truck coming with supplies,” explains Pilingo, “they go into the street – men, women, even children – and stop the truck and take the supplies.”

    It happened just a few days ago, he says, adding that the National Guard has begun searching people’s houses and if they find anything – food, toilet paper, supplies – they take you to jail.

    So people have started hiding the goods in tombs in cemeteries, or lowering them in buckets into water tanks.

    “Everyone is just so desperate,” Pilingo shrugs.

    With their erratic and infrequent delivery of meagre, often spoiled goods, CLAP boxes have done little to address hunger. What they have done, however, is line the pockets – and secure the loyalty – of military and government officials.

    The US treasury estimates as much as 70 percent of the CLAP programme is victim to corruption, while accusations of military and government officials siphoning off millions of dollars and creating a lucrative food trafficking business and thriving black market have led to sanctions and intensifying international scrutiny.

    The CLAP boxes have also succeeded in creating dependency. As inflation continues to spiral upwards and poverty escalates – jumping from 81.8 to 87 percent between 2016 and 2017 – more and more desperate people have become reliant on them to supplement their impoverished diets. In 2018, one in two Venezuelans say CLAP boxes are an “essential” part of their diet, while 83 percent of pro-Maduro voters say that CLAP is their main source of food.
    Malaria and death

    Vallenilla, 60, sits in a folding chair in her shop on the main road passing through Cerezal, a town of 1,000. Dozens of the colourful fabric dolls she makes and sells bob overhead hung from the ceiling, but she admits it has been a long time since she has had any customers.

    It has been a long time too since anyone around here has been able to get any medicine. And it has been even longer since people had enough food.

    “We have lost a lot of kids here to malaria and hepatitis,” says Vallenilla. “You can see people whose eyes and lips have turned orange. But worst of all is malnutrition. Malnourished children are dying here – yes, in my community they are starving to death.

    “The vice-president (Delcy Rodríguez) says there is enough food to feed three countries the size of Venezuela, but the truth is the malnourished kids, the elderly – that is what is real; that is what is the truth.”

    Vallenilla nods across the street where a rail-thin woman is sitting in her doorway. “That woman used to weigh 230 pounds,” she confides. She gestures down the street. “And a woman lost her three-year-old to malnutrition last week, a few streets down….”

    But those women won’t talk about it, says Vallenilla. No one here speaks out, she says. Everyone is scared; scared of losing their CLAP box; scared of the bodies turning up; scared of the repercussions of being identified through the Carnet de la Patria; scared of being reported to Maduro’s security forces; scared full stop.

    “The vice-president (Delcy Rodríguez) says there is enough food to feed three countries the size of Venezuela, but the truth is the malnourished kids, the elderly – that is what is real; that is what is the truth.”

    But Vallenilla isn’t scared. She is angry.

    “About two months ago, malaria was in fashion here – everyone here was trembling from fever,” she seethes, fury rising in her voice. “We had to block the road for two days. We made a trembling chain of people just to force the government to bring us treatment.”

    But even then, the government didn’t bring the full treatment. They brought only half a dose. Half treatments mean malaria will recur. Half treatments risk mosquitos building immunity. Half treatment is the best anyone can hope for these days across Venezuela. And, if they even get that, they can consider themselves lucky.

    “This is why people die,” Vallenilla bellows. “How can you play with people’s health like that? Kids’ health? It is inhuman!

    ‘‘The most sacred thing is your child. Having to put your child in the ground, having your child die? It is the worst thing. How must a mother feel?”

    Her brown eyes glare under the placid smiles of her handmade dolls overhead.

    “I cannot change my feelings – I will not change my feelings for a bone!’ she says. “No matter how many bones they throw to me, I will not be silenced!’

    Vallenilla’s thin neighbour across the street shrinks into the shadows at the sound of the raised voice.

    “This is like a curse, a spell cast on the population,” Vallenilla sighs.
    Electrocution and amputation

    On a sunny Saturday afternoon, there is not a soul to be seen in Cariaco, a town of supposedly 22,000 souls in the east of Venezuela. It is eerily empty. Shops are shuttered and there is no one visible behind the fences barricading the single-storey pastel houses topped with several rows of electrified wires.

    ‘‘You used to be able to walk anywhere, anytime,’’ Pilingo reminisces.

    No more. People are home. They all say they just don’t dare leave their homes for fear they will get broken into when they go out. Vallenilla says she even slaughtered her 17 ducks as she knew they would be taken otherwise.

    The night before, someone had broken into a local house just to steal some clothes.

    “Hunger is taking over in most towns,” Garcia, the former teacher, observes. ‘‘If people have the possibility of one or two meals in a day, they consider it like providence.”

    “People go too long without food,” Leidis concurs. “You can’t blame them looting and hijacking.”

    The consequences are showing up in unexpected ways.

    Music blares from speakers mounted on a flatbed truck as it drives slowly through the small village of Pantonó, leading a young crowd surrounding a wooden coffin hoisted high by the cluster of men carrying it.

    This is the funeral of a 13-year-old boy, a member of the local baseball team who was electrocuted when he tried to go through an electrified fence in the rain – it is thought, to find food.

    There were virtually no cases of electrocution before the crisis, says Dr. Dora Colomenares, a surgeon at University Hospital in Maracaibo. Now it is a common occurrence as people breach electric fences hunting for food, medicine, and electricity sources to wire off to their homes.

    An unprecedented number of children are also arriving at hospital with broken bones. Doctors told IRIN many injuries were hungry children left alone by parents to go out searching day in and day out for food and medicine, even children who had fallen out of fruit trees they had scaled ever higher searching for something to eat.

    This desperation is also reflected in the thriving business of herb selling, as people across the country turn to traditional remedies in the absence of standard medicine.

    Louisa Lopez, 54, the lone vendor in her row, is packing up the medicinal herbs and leaves she sells. Slits of light coming through the corrugated roof dapple the darkness, bouncing off empty stalls in nearby Cariaco market hall.

    Lopez didn’t have this business before the crisis, but when medicine became scarce she anticipated that people would turn to traditional and homemade remedies. After doing her research on the internet, she set up a stall.

    Her instinct has proven spot on. “Business,” she smiles, “is booming.”

    But so is death.

    Needless, pointless, avoidable. Deaths that would have been unimaginable even five years ago.

    One man in Cumana is eager to talk but fearful of losing his job and CLAP box for speaking out. He asks that his real name not be used and steps inside his pastel-coloured home, where a framed photo of a middle-aged man is sat shrine-like under a vase of lilies atop a decorative lace tablecloth on a round table.

    This, he explains, was his uncle “Alberto M” – a chef. He had died two weeks earlier of hypertension and diabetes, a failure of herbal medicine. The man picks up the photo and studies it in silence. His uncle’s warm smile and kind eyes beam back, blissfully unaware of the fate that would needlessly, avoidably befall him.

    “There is a death daily around here,” says the man, placing the photo back on the table before reeling off a list of recent deaths in the neighbourhood: children from malnutrition; a mother and her unborn baby – more failures of herbal medicine – dead from a urine infection; a brother-in-law, shot, his family charges, by the police and whose body washed up on a nearby shore.

    “But,” he says after a long pause, “we don’t even have coffins. The morgue is stacked high with dead bodies as people can’t find coffins.”

    He explains how people have taken to bringing the body home and praying it doesn’t explode – as happened the week before just down the street – before they find a way to bury it.
    Depression and anger

    This endless struggle just to survive exacts a huge emotional toll.

    “You see people who walk around feeling betrayed, with low spirits, sad – many who don’t want to live, because of the issue of food,” says Garcia, shaking this head, his eyes sad.

    “The biggest psychiatric problem in the world is in Venezuela,” says Colomenares, the surgeon in Maracaibo. “Why? Because there are many depressed people, people who have lost hope. Melancholy and all these things mix with the problems the people are already going through, and they don’t know how to cope with it.”

    Yet, as more and more people are driven to the brink, psychiatric wards are closing. The number of people attended to in public psychiatric facilities has dropped from 23,000 to 3,500 and those that are still working have neither food nor medicines, according to a report published by the Cuatro Por Venezuela Foundation in September.

    Suicide has surged throughout the country.

    Official statistics are hard to come by, but a psychiatric nurse at a large eastern hospital whispers in confidence, scared of losing his job for speaking out, that in his ward alone there were 10 suicides between January and July this year. By comparison, in 2017, there were only three or four. Before then, there were virtually none, he says.

    Venezuelan children’s rights group CECODAP released a study that reported an 18 percent rise from 2017 in adolescents committing suicide in 2018, while Bloomberg found there were 131 suicides in Caracas alone in June and July, a large increase on the normal monthly rate.

    Anger is growing at the seeming indifference of Maduro and his government – a government that refuses to acknowledge the scale of death and sickness of its own citizens.

    "How can you not curse the government straight out? This damn government! This damn government!”

    "I insist here there is no humanitarian crisis; there is a war on the country,” Diosdado Cabello, president of the National Constituent Assembly, said last month, before claiming: “Those who speak of humanitarian crisis are the ones who have created war against our country.”

    Over a lunch of thin soup at his mission in the west of Venezuela, Friar Nelson Sandoval describes the scene in the summer when his whole village was overcome by malaria and there was no medicine. “It was like an apocalyptic film where people were so desperate; they were literally in the street having convulsions.”

    He pounds his fist on the table. “How can you not curse the government straight out? How terrible it is when the electricity is out; when you’re hungry and yet food gets spoiled; when you’re tired as you couldn’t sleep as it was too hot? How do you give Mass? How can you not curse the government straight out? This damn government! This damn government!”

    Emails to the government media department and the Minister of Information for comment on the widespread hunger, the hijacking of food trucks, and the lack of medicines were unanswered at time of publication.

    https://www.irinnews.org/special-report/2018/11/21/hunger-and-survival-venezuela
    #survie #crise #Venezuela #faim #alimentation #malnutrition


  • Aux origines des charcuteries industrielles
    https://ritme.hypotheses.org/3740

    Durant la première guerre mondiale, des chimistes réalisent la synthèse des nitrites alcalins, utilisés dans les usines d’armement. Les fabricants de #charcuteries peuvent se procurer à un coût très bas du #nitrite de sodium, plus efficace encore que le nitrate de sodium. Cependant, le nitrite de sodium est si puissant que le moindre surdosage peut être fatal pour les consommateurs. Pour cette raison, le gouvernement allemand interdit en 1916 son usage dans la fabrication des charcuteries. Cependant, en 1925, le gouvernement américain l’autorise. Face à la multiplication des fraudes, aux conséquences souvent mortelles, le gouvernement allemand finit également par légaliser son emploi en 1934. Pour limiter les risques de surdosage, les fabricants ne sont pas autorisés à employer du nitrite de sodium pur, mais uniquement du sel additionné de nitrite de sodium, dit aussi #sel_nitrité.

    En France, l’emploi du sel nitrité dans les charcuteries est autorisé en 1964 seulement, en raison de l’opposition répétée du ministère de la Santé, qui redoute de créer un précédent : celui de permettre l’emploi dans la fabrication des aliments d’une substance dont la toxicité est bien établie. Cependant, la perspective du Marché commun finit par convaincre les autorités françaises de s’aligner sur les normes en vigueur dans les autres pays de la CEE, pour ne pas mettre les industriels français dans une position défavorable par rapport à leurs concurrents européens.

    C’est précisément à cette époque que des chercheurs britanniques découvrent qu’employés dans les salaisons, les additifs nitrés peuvent donner naissance à des nitrosamines, de puissants agents cancérogènes. Mais, comme l’écrit G. Coudray, « il était trop tard : un système de production complexe et sophistiqué s’était déjà établi, incorporant les technologies nitrées au cœur des procédés de fabrication, mobilisant des forces économiques gigantesques » (p. 110). L’emploi des additifs nitrés est d’autant plus difficile à remettre en cause qu’il est au cœur du modèle économique des fabricants de charcuteries industrielles.

    #agribusiness #alimentation #santé


  • #beurk : 71 % d’Huile végétale, eau, amidon, sel, arôme, sel de fonte (E331 E341), colorant (E180a), anti agglomérant : cellulose. Le râpé du père Jean #Carrefour, #Leader_Price

    Le râpé du père Jean - Préparation à base de matières grasses végétales et de fromage.
    Imprimé sur le sachet : Ingrédients : Fromage > 28% , Huile végétale, eau, amidon, sel, arôme, sel de fonte (E331 E341), colorant (E180a), anti agglomérant : cellulose.

    Information trouvé sur : https://www.olivierdauvers.fr/2018/11/26/cher-alexandre

    « Quitte à me fâcher avec Orangina-Suntory (propriétaire de la marque), ce “Père Jean” est le “Canada Dry” du fromage râpé. Un ersatz. Tous les attributs en apparence mais si peu en réalité. Attardez-vous sur la composition, cher Alexandre : royalement 27 % de fromage. Le reste, 73 % quand même ? De l’huile (de palme !, allez-y soyez “provoc” jusqu’au bout…), de l’eau, de l’amidon de pomme de terre, etc. Bien loin d’un emmental râpé dont il reprend pourtant les codes. Ce que j’appelle “la zone grise de l’industrie agro-alimentaire”. Des produits légaux mais honteux. Surtout, le genre de produits qui nourrit légitimement la défiance alimentaire contemporaine. »

    La fiche produit est presque illisible sur #openfoodfacts , hélas. (probablement due à la mise à jour automatique de la fiche produit)
    https://fr.openfoodfacts.org/produit/3304100012251/la-rape-du-pere-jean-leader-price

    l’#ersatz est fabriqué par « Les Fromagers de Saint-Omer », à Campagne-lès-Wardrecques, Pas-de-Calais , entreprise subventionnée par la communauté d’agglomération du pays de Saint-Omer (voir la voix du nord).

     #malbouffe #capitalisme #alimentation #nécrotechnologies #huile_de_palme #industrie_palmiste #agrobusiness #obésité #junk_food #agro-alimentaire #emmental #France

    • Déjà, vendre le fromage déjà râpé est une folie emplastifiée. Après, c’est souvent moins cher que le bloc du même poids. Tout est dit ? Consommateur, économise et tais-toi.


  • Suisse : Migros fâche des consommateurs avec des « soupes genrées »
    https://www.rts.ch/info/suisse/10014699-migros-fache-des-consommateurs-avec-des-soupes-genrees-.html

    Migros lance une soupe pour enfants à l’emballage rose pour les filles et bleu pour les garçons. Une différenciation qui choque sur les réseaux sociaux et au-delà. Le distributeur n’en est pas à sa première polémique cet automne.

    Les clients de Migros ont pu découvrir mardi dans l’assortiment du géant orange une soupe “pour les reines du glamour” et une autre “pour les champions”. Deux produits visant les enfants selon leur genre, avec du rose et des légumes pour les filles, et du bleu avec une base de viande pour les garçons.


    Sur le site de Migros et sur les réseaux sociaux, ce lancement a fait bondir de nombreux internautes. “Non vous ne rêvez pas, Migros a réussi à genrer des soupes”, écrit par exemple l’administrateur du compte Twitter Pépite sexiste :

    « Je suis atterré par les stéréotypes idiots que vous arrivez à véhiculer sur une simple soupe en sachet. Bleu = garçon = sport & champion. Rose = fille = glamour et beauté. Pathétique. Et en plus la soupe “pour fille” est végan mais pas celle “pour garçon”. C’est minable », réagit un autre internaute.

    La démarche a également choqué plusieurs politiciens, dont l’ancien conseiller national Jean Christophe Schwaab (PS/VD) qui a écrit au distributeur pour demander le retrait des “soupes sexistes”, sans succès.
    . . . . . .

    #genre #stéréotypes #bleu #rose #soupe #discrimination #sexisme #enfants #genre #Suisse #cynisme


  • Le Vaucluse envisage de détruire une ferme pionnière en agro-écologie
    https://www.bastamag.net/Le-Vaucluse-envisage-de-detruire-une-ferme-pionniere-en-agro-ecologie

    Une lourde menace pèse sur une ferme pionnière en agroécologie, située dans la zone péri-urbaine d’Avignon. Les cinq hectares de terres sur lesquels la ferme de la Durette se développe depuis dix ans appartiennent au Conseil départemental du Vaucluse. Ce dernier envisage de vendre le terrain. Les élus de la majorité – le département est présidé par Maurice Chabert (Les Républicains) – n’auraient pas, pour l’instant, retenu l’offre du collectif qui fait fonctionner cette ferme pilote. Résultat, des locaux (...)

    En bref

    / #Agriculture, #Politique, #Alimentation_et_agriculture_biologique