• Quel modèle d’épicerie collective ouvrir ? - Revue Silence
    https://www.revuesilence.net/numeros/520-On-ouvre-une-epicerie-collective/quel-modele-d-epicerie-collective-ouvrir

    Silence520.pdf
    https://editions-libertaires.org/wp-content/uploads/2018/07/Silence520.pdf

    Les épiceries collectives se sont multipliées, passant d’une trentaine il y a 10 ans à plus de 300 aujourd’hui. Elles se sont développées suivant plusieurs modèles qui sont présentés dans ce dossier : Épis, supermarchés coopératifs, coopératives alimentaires autogérées,... Parallèlement, certaines Biocoop et certains magasins de vrac connaissent des difficultés. C’est pour comprendre où nous en sommes aujourd’hui que Silence est allé pousser de nouveau la porte des épiceries collectives, analyses et reportages à l’appui.

    https://www.revuesilence.net/auteur/jean-claude-richard

    Jean-Claude Richard
    Articles de cet auteur (5)

    Les Diony-Coop, c’est l’anarchie… la vraie !
    Éloge de la simplicité

    Quel modèle d’épicerie collective ouvrir ?
    Oser l’autogestion dans les coopératives alimentaires
    L’informatisation, une fausse bonne idée

    #epicerie_collective
    #simplicité
    #autonomie
    #autogestion
    #alimentation
    #alternative
    #gestion_alternative
    #groupes_libertaires
    #anarchie_au_quotidien

    • https://dionycoop.org
      Coopérative et AMAP autogéré de Saint-Denis

      Ce qui m’intéresse de voir ici c’est la proposition d’une organisation sans réunion pour simplifier les implications de toustes et de ne pas différencier les sachants des moins sachants et comment dans un groupe se méfier des rapports et postes de pouvoir, notamment de l’informatique.

      Dommage que ce soit en wordprss.

  • [Info « Splann ! »] Ils avalent les #déchets de l’agro : comment les #déconditionneurs risquent de semer des #microplastiques dans nos champs
    https://splann.org/deconditionneur-microplastiques-champs

    Ils sont en plein essor en Bretagne : les déconditionneurs désemballent les rebus de l’industrie agro-alimentaire. Mais en voulant trier les #biodéchets, cette technologie risque de participer à la pollution des terres agricoles aux microplastiques et, par ricochet, de devenir un problème de santé publique. L’article [Info « Splann ! »] Ils avalent les déchets de l’agro : comment les déconditionneurs risquent de semer des microplastiques dans nos champs est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #Industrie_agroalimentaire #Pollutions #ademe #agriculture #agroindustrie #alimentation #biogaz #digestat #engrais #finistère #France_nature_environnement #gaspillage #inrae #locminé #méthanisation #plabennec #plastique #quévert #Saint-Nicolas-du-Tertre

  • Oligopoli nel piatto: come dieci giganti controllano la carne e il latte italiani
    https://irpimedia.irpi.eu/oligopoli-italia-produzione-trasformazione-latticini-carne-insaccati-

    Un’inchiesta di IrpiMedia rivela il livello di concentrazione dell’agroalimentare: grandi marchi e multinazionali estraggono profitti miliardari, mentre le piccole aziende sono costrette a ingrandirsi o scomparire L’articolo Oligopoli nel piatto: come dieci giganti controllano la carne e il latte italiani proviene da IrpiMedia.

    #Ambiente #Lavoro #Agricoltura

  • 1700 rivières sous pression : la carte inédite de la pollution chimique des cours d’eau en France

    Alors que la France va à nouveau rater en 2027 l’objectif européen de bon état de ses cours d’eau, une enquête de Mediacités et Reporterre permet de visualiser pour la première fois l’ampleur de la pression exercée par les #micropolluants sur le territoire.

    Elles courent tantôt à travers champs, tantôt à travers bois. Sur 16 kilomètres, les eaux tranquilles de la Launette longent un château du XVIIIe siècle, une abbaye royale et même le tombeau de Jean‐Jacques Rousseau. Mais la carte postale ne montre pas tout. Elle masque les nombreuses substances invisibles que charrie la petite rivière de l’Oise. #PFOS, #diflufénicanil et autres #pesticides, et même un médicament : entre 2022 et 2024, la station de surveillance installée sur ce cours d’eau a relevé 16 molécules au‐dessus des seuils de risque européens et français en vigueur. La Launette est un cas d’école, elle arrive en tête de notre classement des rivières subissant la plus forte pression des micropolluants.

    Ce triste palmarès est le fruit de plusieurs mois d’enquête et d’une plongée dans les millions de données des agences de l’eau. Mediacités et le média de l’écologie Reporterre se sont associés aux collectifs We Report et Mémoire Vive pour produire une carte inédite de la pollution chimique des cours d’eau en France. Établie à partir des données publiques des stations de surveillance [consulter notre méthodologie], notre carte montre les dépassements annuels des seuils de risque par famille de substance et par micropolluant entre 2022 et 2024.

    Le constat est inquiétant. Pesticides, métaux et autres #produits_chimiques toxiques voyagent allègrement dans nos rivières : 1 691 cours d’eau en France ont enregistré au moins un dépassement pour un polluant sur la période étudiée. Soit les trois quarts des rivières pour lesquelles une mesure est disponible.

    Cette pollution est nationale : près de huit stations sur dix mesurant ces substances sur les cours d’eau en France présentent au moins un dépassement. Elle est aussi multiple : sur les 189 substances retenues dans notre enquête, 79 dépassent la valeur seuil au moins une fois. Notre analyse, qui porte sur les moyennes annuelles, permet de mettre en évidences les pollutions chroniques et le cumul des pressions toxiques exercés sur les cours d’eau. Avec le risque d’un« effet cocktail  » [lire plus bas], qui pèse de plus en plus sur l’avenir de nos rivières.

    Rendez‐vous manqué

    Un bilan «  très mauvais  », lâche la députée écologiste Julie Ozenne, co‐rapporteure d’une mission d’information de l’Assemblée nationale sur l’état des cours d’eau en France. «  On n’atteindra jamais les objectifs qu’on s’était fixés avec l’Europe  », constate‐t‐elle. Depuis la mise en place de la #directive_cadre_sur_l’eau (#DCE) en 2000, le cadre de référence pour tous les pays de l’Union européenne, Bruxelles a fixé un calendrier à ses États membres pour restaurer le «  bon état  » de leurs cours d’eau. L’objectif, ambitieux, était initialement fixé pour 2015 avant d’être maintes fois repoussé. En 2027, date de la prochaine échéance, le rendez‐vous sera encore raté pour la plupart des pays européens. Contacté, le ministère de la Transition écologique n’a pas répondu à nos questions.

    En France, l’état des cours d’eau a même régressé dans plusieurs bassins depuis 2019. Pour le seul bassin Loire‐Bretagne, 21 % des cours d’eau présentent un bon état écologique, trois fois moins que l’objectif initialement fixé pour 2027. Un tiers de ses rivières ne sont pas en bon état chimique. Certes, l’urbanisation, qui altère fortement la morphologie des cours d’eau, est l’une des principales causes du mauvais état écologique des cours d’eau. Les nitrates, issus principalement des engrais agricoles, contribuent aussi fortement à cette dégradation.

    Mais l’impact de la #pollution_chimique reste très important sur l’état de nos rivières. Surtout pour les petits cours d’eau, dont le faible débit ne permet pas de diluer les polluants. À l’image de la Launette. «  Le problème, c’est que dès sa source, là où ce n’est encore qu’un tout petit petit cours d’eau, il y a déjà le gros de la pollution qui arrive  », explique Clara Morvan, directrice technique du syndicat de rivières local. «  Tout le pluvial va dans la rivière  », et avec ce ruissellement, «  beaucoup de choses arrivent, comme les #hydrocarbures_aromatiques_polycycliques (#HAP) ou les pesticides  ».

    HAP, métaux, #métalloïdes et #minéraux, pesticides, substances industrielles et #médicaments : notre carte de France offre un aperçu des molécules dépassant le plus souvent les seuils applicables, que nous avons classées par grandes familles.

    #Métaux_lourds : des #mines aux #engrais

    #Arsenic, #cuivre, #zinc… Les métaux et métalloïdes arrivent largement en tête de notre classement par substance. Tout sauf une surprise : en 2021, une vaste étude menée par Santé publique France montrait que la quasi‐totalité de la population française est exposée à ces métaux, essentiellement via l’#alimentation. Naturellement présentes dans la nature – on parle alors de fond géochimique – ces substances proviennent aussi largement des activités humaines : activité minière [lire par ailleurs notre enquête sur le retour des mines de cuivre dans le Beaujolais] ou encore utilisation agricole. Elles peuvent avoir des effets néfastes sur la #santé, notamment sur les reins, les os, le système cardiovasculaire ou favoriser certains types de cancer. A l’image de l’arsenic, de loin celle qui affiche le plus de dépassements dans notre jeu de données (3082 dépassements, plus de 60 % des mesures pour ce polluant).

    Très médiatisé ces derniers mois, après la parution en mars 2026 d’une étude de l’Anses mettant en évidence une «  imprégnation forte et croissante  » de la population française, le #cadmium apparaît également dans nos données, avec un taux de dépassement proche de 1 %. Ce métal lourd est cancérogène et augmente les risques d’#ostéoporose. Il est notamment présent dans les #engrais_phosphatés utilisés par les agriculteurs. Début juin, l’Assemblée nationale a voté une proposition de loi abaissant les teneurs en cadmium dans ces engrais.

    #Hydrocarbures : des cheminées aux rivières

    Notre carte met aussi en évidence l’omniprésence des substances de la famille des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). Ces composés organiques sont des polluants persistants, toxiques pour les humains et s’accumulant dans les tissus vivants. Ils sont issus principalement des opérations de combustion, d’usines ou de particuliers, comme le chauffage au bois.

    Selon Marina Coquery, directrice de recherche en chimie environnementale à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae), les HAP ont comme particularité d’être émis parfois à une grande distance des cours d’eau. «  Ce sont des apports atmosphériques diffus, souvent urbains, qui vont être redéposés par temps de pluie sur des surfaces imperméabilisées et ruisseler jusqu’aux cours d’eau  », explique la scientifique.

    Parmi la centaine de molécules de cette famille, le benzo(a)pyrène apparaît le plus fréquemment sur notre carte, avec 1181 dépassements (30 % des mesures pour ce polluant). Le #benzo(a)pyrène a été classé comme cancérogène certain pour l’homme par le Centre international de recherche sur le #cancer.

    Pesticides : champ libre pour le #diflufénicanil

    Avec son «  sentier ludique  » parcourant la forêt dans le site naturel sensible des Deux Vallons, à quelques kilomètres au nord de Lyon, le ruisseau des Échets a de quoi séduire les familles en quête de fraîcheur. Ce petit cours d’eau, qui se jette dans la Saône, est pourtant l’un des plus pollués de la région. Métazachlore, nicosulfuron, cyprodinil… Son contenu offre un petit catalogue des #fongicides et #herbicides utilisés par les agriculteurs locaux. Au total, neuf substances ont dépassé les seuils sur au moins une année dans la station de Fleurieu‐sur‐Saône.

    Ces dépassements ne sont que la face visible d’une pollution plus large : entre 2022 et 2024, l’agence de l’eau Rhône Méditerranée a identifié plus d’une centaine de pesticides dans le ruisseau. «  C’est un petit cours d’eau situé dans une zone agricole où les cultures dominantes sont les céréales et le maraîchage. Pour le #maraîchage en particulier, de nombreux traitements phytosanitaires sont appliqués  », explique Cécile Dubois‐Coli, cheffe du service données techniques de l’agence. Sollicitée, la métropole de Lyon précise que ce ruisseau peut être asséché les deux tiers du temps certaines années, entraînant une faible dilution et une concentration des polluants.

    Sur les dix molécules les plus souvent au‐dessus des seuils sur notre carte, 4 sont des pesticides. Parmi les produits phytosanitaires à surnager, le #diflufénicanil, aussi connu sous le nom de #Diflufenican, se démarque avec plus de 765 dépassements, soit 16 % des mesures au‐dessus des seuils. Cet herbicide, considéré comme «  très toxique pour les organismes aquatiques  », est utilisé pour le désherbage dans les grandes cultures céréalières, notamment de #colza.

    Le diflufénicanil a la particularité de faire partie également de la famille des #PFAS [lire plus bas], comme une trentaine d’autres produits autorisés en France. Déjà interdit depuis 2018 en République tchèque, le diflufénicanil a été intégré à une liste de substances actives présentes dans 23 pesticides interdits en juillet 2025 par l’Agence de protection de l’environnement du Danemark. La même année, lors de l’examen de la loi Duplomb, des députés écologistes avaient défendu un amendement pour interdire le diflufénicanil à la vente. Sans succès.

    «  Dans notre bassin, le diflufénicanil est la principale cause de déclassement de masses d’eau par des pesticides  », indique Luc Pereira‐Ramos, à l’agence de l’eau Seine‐Normandie. «  On observe une hausse des ventes de diflufénicanil à partir de 2022. Au fur et à mesure des interdictions ou limitations de certains pesticides, les agriculteurs se reportent sur des molécules encore autorisées  », analyse‐t‐il.

    Même en cas de durcissement de la réglementation, l’herbicide se maintiendrait dans les cours d’eau pendant de nombreuses années, rappelle le scientifique. «  Ce n’est pas parce qu’on interdit une molécule qu’elle disparaît rapidement des milieux. L’#atrazine est interdit depuis près de vingt‐cinq ans et on commence seulement à observer une décrue  », souligne‐t‐il.

    Et d’autres molécules prennent la place des anciennes. Après l’interdiction de l’atrazine, les agriculteurs se sont notamment tournés vers le #S‑Métolachlore. Utilisé pour le #désherbage du #maïs, il est devenu en quinze ans l’un des plus prisés en France. Cette substance figure également en bonne place dans notre classement, avec 115 dépassements des seuils (6 % des mesures). Cet herbicide est interdit à la vente depuis 2023, mais son utilisation a été autorisée jusqu’en 2024, le temps d’écouler les stocks.

    Un autre pesticide tient une place importante dans nos données : le #chlordécone. Nous comptons 36 dépassements de cet #insecticide particulièrement utilisé dans les bananeraies jusqu’au début des années 1990, tous situés dans le département de La Martinique. Face à une absence de mesures exploitables, nous n’avons pas pu visualiser les données de la Guadeloupe, de la Guyane et de Mayotte.

    Substances chimiques industrielles : l’invasion du #PFOS

    C’est tout le paradoxe des PFAS : alors que cette famille de milliers de polluants dits «  éternels  » est devenue l’un des sujets d’inquiétude majeur de ces dernières années, seulement 6 de ces composés font l’objet d’une surveillance dans les eaux de surfaces. Un chiffre qui passera à 25 à partir de fin 2027, en application de la révision de la directive cadre sur l’eau décidée par l’Union européenne.

    Parmi les substances chimiques industrielles suivies sur le terrain, le PFOS arrive largement en tête. Dans notre base de données, il dépasse le plafond retenu presque une fois toutes les trois mesures (1 128 dépassements de seuil sur 3 580 mesures, soit 31,5 %). Pour le seul bassin Rhône‐Méditerranée‐Corse, le PFOS est responsable du déclassement de 143 stations, soit 62 % des stations en mauvais état chimique.

    «  Cela ne m’étonne vraiment pas. Le PFOS est un composé emblématique de la famille des PFAS, parce qu’il a été très largement utilisé, plus que d’autres et pendant longtemps. C’est aussi le produit de transformation de plein d’autres PFAS  », détaille Pierre Labadie, chercheur en chimie de l’environnement au CNRS.

    Selon le spécialiste, la présence de cette molécule, «  l’un des PFAS avec le potentiel de bioaccumulation le plus élevé  », est plus marqué à proximité de sources de pollutions industrielles, mais aussi domestiques, par exemple des stations d’assainissement. «  Cela veut dire que dans les produits du quotidien qu’on a utilisés pendant des décennies, il y avait du PFOS  », explique‐t‐il. Depuis 2023, le PFOS est classé comme cancérogène probable pour l’humain.

    Médicaments : une épidémie encore mal mesurée

    Dernière famille de polluants recensée sur notre carte, les résidus de médicaments proviennent très majoritairement des rejets des stations de traitement des eaux usées urbaines qui ne sont pas conçues pour les traiter. Antidiabétiques, anti‐inflammatoires, analgésiques, anxiolytiques… les médicaments consommés par les Français font partie des substances «  d’intérêt émergent  » mesurés depuis quelques années seulement par les organismes de surveillance.

    Mais bon nombre de ces molécules ne disposent pas de seuil de quantification exploitables. Parmi celles qui en possède un, le Diclofénac, un anti‐inflammatoire, affiche un taux de dépassement de 2,7 % sur notre carte. La toxicité du Diclofénac a été démontrée, notamment sur les reins des truites, mais les effets des résidus médicamenteux sur l’environnement restent mal mesurés.

    «  Les médicaments, on arrive tout doucement dessus, explique Luc Pereira‐Ramos, pour l’agence Seine‐Normandie. On en cherche depuis une dizaine d’années seulement. Il est clair que nous allons augmenter le nombre de substances recherchées au fur et à mesure.  »
    Effet cocktail

    D’autant que les seuils de risque ne concernent aujourd’hui que quelques centaines de molécules, alors que plus de 110 000 substances sont enregistrées au titre de la réglementation chimique européenne. «  C’est la face immergée de l’iceberg  », explique Pierre‐François Staub, chargé de mission Pollution des écosystèmes et métrologie à l’Office français de la biodiversité (OFB).

    L’autre écueil du cadre de surveillance actuel, c’est de ne pas considérer l’impact toxique du cumul de molécules. «  On minimise l’évaluation du risque à travers l’approche substance par substance  », précise Pierre‐François Staub. On parle d’effet de mélange lorsque l’effet de deux molécules s’additionne, et «  d’#effet_cocktail  » lorsqu’elles interagissent entre elles et que leur #toxicité est amplifiée. «  Il y a de gros débats actuellement pour faire entrer cette notion dans la définition des #seuils, explique Arnaud Chaumot, directeur de recherche au laboratoire d’écotoxicologie de l’Inrae. Mais c’est très difficile à modéliser. On a parfois des mélanges très diversifiés et on ne peut pas regarder toutes les interactions entre toutes les molécules, la possibilité de combinaison est folle.  »

    Cette pression toxique cumulée pèse sur tous les écosystèmes, mais aussi sur l’#eau_potable. En France, environ un tiers des volumes d’eau prélevée pour la potabilisation vient des eaux de surface. Et même lorsque le captage se trouve en nappe souterraine, la qualité de l’eau peut être impactée par la pollution des rivières. «  Cela implique des traitements de plus en plus coûteux pour l’eau potable, pointe Marina Coquery. Et cela crée des inégalités, car les grandes villes ont la chance de pouvoir se les payer, mais pour les petites agglomérations, c’est plus difficile.  » En France, des captages d’eau potable ferment chaque année à cause d’une pollution diffuse. «  L’#eau est un bien commun, il faut la gérer comme tel  », estime la chercheuse.

    Sur la Launette, c’est bien la philosophie qui motive tous les travaux lancés par le syndicat mixte qui gère la rivière. «  Il y a encore une trentaine d’années, elle était dans un état encore pire qu’aujourd’hui parce que toutes les stations d’épuration des eaux usées n’étaient pas aux normes et rejetaient directement dans la rivière, mais de gros efforts ont été faits  », positive Clara Morvan.

    Pourtant, une autre épée de Damoclès menace tous les efforts pour la protection des rivières : le réchauffement climatique. La succession des années sèches affaiblit les débits des cours d’eau, et donc leur capacité de dilution, comme l’explique Marina Coquery. «  A l’autre extrême, on va avoir des crues beaucoup plus intenses, irrégulières et fréquentes  » et donc une hausse des polluants amenés par la pluie.

    «  Chaque progrès obtenu sert d’abord à compenser les effets climatiques, démographiques et économiques à l’œuvre  », analyse Cécile Dubois‐Coli, cheffe du service des données techniques pour l’agence de l’eau Rhône‐Méditerranée‐Corse : «  Nous avançons sur un tapis roulant qui recule  ».

    https://www.mediacites.fr/enquete/national/2026/06/29/1700-rivieres-sous-pression-la-carte-inedite-de-la-pollution-chimique-des
    #rivières #France #pollution #pollution_chimique #cours_d'eau #visualisation #cartographie #changement_climatique

  • L’anthropologue #bénédicte_bonzi explique comment le système d’aide alimentaire produit de la violence sociale
    https://splann.org/interview-benedicte-bonzi-anthropologue-alimentation

    Docteure en #anthropologie sociale, chercheuse et autrice, Bénédicte Bonzi propose une analyse contre-intuitive de l’aide alimentaire apportée aux personnes en situation de précarité. Elle met en lumière les mécanismes d’une violence sociale entretenue par un modèle économique. Et explique que d’autres choix sont possibles, en éclairant la voie d’une « mise en sécurité sociale de l’alimentation ». L’article L’anthropologue Bénédicte Bonzi explique comment le système d’aide alimentaire produit de la violence sociale est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #Libertés_et_droits_humains #agro-industrie #agroindustrie #aide_alimentaire #alimentation #grande_distribution #sécurité_sociale_de_l'alimentation

  • Comment la raréfaction des terres menace la matrilinéarité dans le #Meghalaya (Inde)
    https://lvsl.fr/comment-la-rarefaction-des-terres-menace-la-matrilinearite-dans-le-meghalaya-in

    C’est un fait bien documenté : la colonisation européenne a modifié en profondeur les structures économiques et la répartition des ressources des pays colonisés. L’expansion de l’économie de marché qui s’en est suivie n’a fait qu’accroître les inégalités et accélérer la destruction des ressources naturelles. Les conséquences de l’épuisement des matières premières sur les traditions locales sont en revanche moins connues. Dans le Nord-Est de l’Inde, où l’organisation sociale est intimement liée aux ressources, la raréfaction de celles-ci instaure un climat de méfiance vis-à-vis des femmes - principales détentrices des biens économiques – et des étrangers, soupçonnés de déposséder les locaux de leurs terres. La matrilinéarité, structure familiale favorable aux femmes, s’en trouve (…)

    #Société #Féminisme_et_lutte_des_classes #Enclosures #Inde #matrilinéarité

  • Une Sécurité Sociale Alimentaire ? Drôle d’idée
    https://oclibertaire.lautre.net/spip.php?article4729

    Évidemment que le combat pour une nourriture décente fait intégralement partie du combat de classe, au même titre que les luttes pour le logement ou la santé. Évidemment que les initiatives pour mettre des solidarités concrètes en place ne peuvent être qu’encouragées. Mais par contre, parler de « Sécurité Sociale de l’Alimentation » me semble être typiquement une fausse bonne idée. 361 juin 2026

    / Economie , Santé , Agriculture

    #361_juin_2026
    #Economie
    #Santé
    #Agriculture

    • Ne pas trop comprendre sur quoi elle se base pour dire ça

      Déjà, ça s’appuie sur une conception très dénaturée de l’idée de Sécurité Sociale au départ. L’aspect conquête du prolétariat est gommé au profit de l’aspect assistance, charité publique ou volontaire, ce qui n’est pas du tout la même chose. Nous défendons des droits. Le droit à une vie digne dans tous ses aspects est un combat quotidien, notamment sur les lieux de travail. Peut-il y avoir une vie digne dans un système fondé sur l’exploitation ? Le combat contre la précarité alimentaire ne peut pas éviter la critique du capitalisme.

      Faut pas confondre les initiatives ultra ponctuelles et difficilement financées et souvent pour un public précis (que les jeunes, ou que ceci cela), avec le vrai projet de sécu alimentaire qui est bien :
      – des cotisations sur les salaires et donc du salaire différé
      – géré par les représentants des bénéficiaires, comme la sécu de départ (et ça en insistant toujours que la sécu santé doit revenir à une gestion hors état, par les représentants des bénéficiaires et/ou des travailleureuses aussi)
      – et universelle, donc oui avec tout le monde le même socle (les riches ne payent pas plus cher le médecin conventionné de base)

      Et personne n’a dit que le combat pour ça serait un rapport de force plus simple que des hausses de salaire. Sauf que le but est PAS d’avoir des hausses du salaire « argent », mais bien des hausses du salaire différé en biens et services directs (santé, nourriture, et aussi logement ensuite).

  • Medically tailored meals receipt and healthcare utilization and costs in Massachusetts’ Medicaid demonstration | Nature Medicine
    https://www.nature.com/articles/s41591-026-04407-5

    Abstract
    Smaller quasi-experimental studies and short-term controlled trials of medically tailored meals (MTMs) have shown health benefits for several conditions, but MTMs have not been evaluated in large-scale policy initiatives. Multiple US states are now implementing MTMs in Medicaid, the health insurance program for low-income individuals, yet their impact has not been evaluated. We investigated changes in hospitalizations, emergency department (ED) visits and healthcare costs among 1,866 MTM recipients and 1,372 comparators from 2020 to 2023 across 11 health systems in Massachusetts. Both groups met eligibility criteria for diet-related conditions and food insecurity. We used propensity overlap-weighted generalized estimating equations to compare a 6-month baseline period to the program period. MTM receipt (mean, 6.7 months) was associated with 31% fewer hospitalizations (adjusted incidence rate ratio (aIRR) = 0.69 (95% confidence interval (CI): 0.58−0.82)), 20% fewer ED visits (aIRR = 0.80 (95% CI: 0.72−0.89)) and US$3,433 lower total healthcare costs (95% CI: $−1,215 to −$5,651). Healthcare cost reductions offset 98% of the MTM program costs during the enrollment period. Findings were robust across sensitivity analyses, a negative control test and a secondary comparison group. In stratified analyses, MTM receipt was net cost-saving among participants with cardiovascular disease, chronic kidney disease, depression, diabetes or high comorbidity. This large MTM policy evaluation informs consideration of ‘food is medicine’ therapies in clinical care.

    #alimentation #pauvres #cobayes #alimentation_médicalement_contrôlée #Medicaid #santé

  • « C’est dramatique » : diabète de type 2, infarctus… Les jeunes ont...
    https://diaspora.psyco.fr/p/12517149

    « C’est dramatique » : diabète de type 2, infarctus… Les jeunes ont de plus en plus « des maladies de vieux » - Le Parisien

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    #jeunesse #société #santépublique #hygiènedevie #alimentation #maladie #diabète #diabètedetype2

    ‼️ Clause de non-responsabilité v1.0

  • Laits infantiles contaminés : un rapport parlementaire épingle les défaillances des industriels et des autorités
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/05/19/laits-infantiles-contamines-un-rapport-parlementaire-epingle-les-defaillance

    A l’issue de plusieurs dizaines d’auditions, les députés Mathilde Hignet (La France insoumise) et Michel Lauzzana (Renaissance) ont identifié les erreurs et « lacunes » ayant conduit aux rappels massifs de laits infantiles en début d’année.

    Par Mathilde Gérard et Laurence Girard
    Publié le 19 mai 2026 à 22h12, modifié le 20 mai 2026 à 13h52

    Temps de Lecture 4 min.

    Article réservé aux abonnés
    Une cuillère de lait infantile, le 29 janvier 2026 (photo d’illustration).
    Une cuillère de lait infantile, le 29 janvier 2026 (photo d’illustration). FRED TANNEAU/AFP

    Des dizaines de lots de laits infantiles rappelés dans plus d’une vingtaine de pays, des parents inquiets, des autorités de santé qui veulent rassurer mais dont la communication prête à confusion…

    Début 2026, c’est tout l’édifice de la sécurité sanitaire des aliments qui vacille, lorsque est révélée la contamination à très grande échelle de laits infantiles dans plusieurs sites de production européens, en raison d’une contamination à la toxine céréulide, pouvant provoquer des troubles gastro-intestinaux chez les nourrissons. Une contamination d’autant plus inquiétante qu’elle concerne des laits premier âge, destinés à des bébés de moins de 6 mois, nourris exclusivement au lait.

    Selon le rapport d’une « mission flash » parlementaire, présenté mardi 19 mai en commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, cette crise, bien qu’elle n’ait pas conduit à un « signal sanitaire préoccupant pour les nouveau-nés en France », pose la question de la bonne application du principe de précaution sur des produits destinés à une population très vulnérable. « La crise des laits infantiles révèle certaines lacunes qui doivent impérativement être prises en compte à l’avenir », fait-il valoir.

    #Alimentation #Sécurité_sanitaire #Lait_infantile #Agroindustrie

  • Une forte exposition aux colorants alimentaires liée à un risque accru de diabète de type 2 et de cancers
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/05/21/une-forte-exposition-aux-colorants-alimentaires-liee-a-un-risque-accru-de-di

    Une équipe française a réalisé la première étude épidémiologique d’ampleur qui documente le lien entre additifs colorants et risques de maladies chroniques.

    Par Mathilde Gérard
    Publié le 21 mai 2026 à 05h00, modifié le 21 mai 2026 à 11h09

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    Un verre de soda, dans un restaurant, à Truckee, en Californie, le 12 février 2026.
    Un verre de soda, dans un restaurant, à Truckee, en Californie, le 12 février 2026. SMITH COLLECTION/GADO VIA GETTY IMAGES

    Ils donnent son apparence verte au sirop de menthe (naturellement incolore), nuancent les yaourts aux fruits de couleurs vives et confèrent sa teinte caramel au Coca-Cola. Les colorants alimentaires, omniprésents dans les produits de l’industrie agroalimentaire, ne sont pas sans risque pour la santé.

    Deux études publiées dans les revues Diabetes Care (le 20 mai) et European Journal of Epidemiology (le 9 avril) par l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (Cress-EREN, rattachée notamment à l’Inserm, l’Inrae et l’université Sorbonne-Paris Nord) suggèrent un lien entre une exposition importante à ces additifs et le risque de cancers et de diabète de type 2.

    Selon ces travaux menés auprès de plus de 100 000 participants à la cohorte NutriNet-Santé, un groupe de personnes suivies dans le temps, une forte exposition aux colorants est associée à une hausse de 38 % du risque de diabète de type 2 (comparé aux consommateurs plus faiblement exposés), et de 14 % du risque de cancer global (de 21 % pour le cancer du sein et de 32 % pour le cancer du sein post-ménopausique).

    #Colorants #Alimentation #Cancer #Diabète #Agroindustrie

  • «  Les oligarques de la mer  », une enquête inédite sur un secteur sous emprise  : la pêche française - BLOOM Association
    https://bloomassociation.org/les-oligarques-de-la-mer-une-enquete-inedite-sur-un-secteur-sous-e

    «  Les oligarques de la mer  », une enquête inédite sur un secteur sous emprise  : la pêche française

    Le secteur de la pêche française est sous emprise. Ses instances de représentation, de pouvoir, et de décision, ont été colonisées par une minorité d’acteurs représentant les flottes de pêche industrielles ou œuvrant à leur profit. L’équipe de BLOOM a enquêté pendant plus d’un an, et analysé des centaines de documents, pour établir une cartographie de ceux qui contrôlent véritablement la pêche française. Par l’entremise personnelle de leurs dirigeants mais aussi d’un certain nombre de lobbyistes puissants, bien que méconnus du grand public, les industriels ont verrouillé à leur avantage tout le secteur de la pêche, notamment ses deux instances les plus stratégiques  : le “Comité national des pêches maritimes et des élevages marins” (CNPMEM), qui élabore la règlementation du secteur, et les Organisations de producteurs (OP), qui attribuent la richesse convoitée par tous  : les quotas de poissons.

    Le rapport complet de 50 pages :
    https://bloomassociation.org/wp-content/uploads/2026/05/Oligarques-de-la-mer.pdf

    #industrie #pêche #France #écologie #mer #poissons #alimentation

  • « Ce qu’on veut, c’est aider » : des habitants achètent des terres qu’ils louent à des paysans bio

    Que faire quand l’agro-industrie accapare toutes les terres ? Se rassembler en coopérative citoyenne et acheter des hectares. Dans le #Finistère, des terres sont ainsi louées à des agriculteurs qui veulent s’installer en bio.

    Des terres agricoles achetées par des citoyens pour des agriculteurs. Pour la première fois, François foule le sol de la #parcelle_agricole qu’il est en train d’acquérir. « L’agriculture industrielle, telle qu’elle s’est développée ici en #Bretagne, est un vrai souci. J’apporte ma pierre à l’édifice comme je peux », dit le retraité, poncho de pluie sur le dos.

    Comme lui, ils sont une vingtaine à s’être donné rendez-vous en ce dimanche matin de mai — qu’importe la météo qui trempe jusqu’aux os — pour découvrir le lot de 16 hectares de #terres_agricoles qu’ils sont tous en train d’acheter, ensemble, sur la commune du Juch, située en baie de Douarnenez (Finistère). « Au total, on est presque 200 coopérateurs », se félicite Muriel.

    Pour lancer leur activité, Louise, Romain et Jules, jeunes agriculteurs dans la trentaine, ont fait appel à une structure peu courante d’aide à l’installation agricole : Kazel-Ha-Kazel, une #foncière_citoyenne et territoriale, dont le nom breton se traduit par « bras dessus, bras dessous » en français. Les trois paysans sont les premiers bénéficiaires de cette #Scic (Société #coopérative d’intérêt collectif) qui a pour mission d’acheter des terres agricoles pour aider des agriculteurs à lancer leur exploitation.

    En échange, les porteurs de projet doivent répondre à une condition : s’installer en agriculture biologique.

    Une #foncière pour réduire son #endettement

    « On n’est pas attaché à la #propriété_privée de la terre, dit Romain, agronome de formation, qui explique pourquoi ils ont adhéré à l’initiative. Le #droit_locatif est assez protecteur pour les agriculteurs, ce qui fait qu’on n’a pas peur de louer des terres. On a aussi voulu passer par une foncière pour réduire notre endettement. »

    Au total, l’exploitation de ces trois jeunes paysans va s’étendre sur 70 hectares. 10 hectares et du bâti sont en cours d’achat par les associés, 20 sont en location auprès d’agriculteurs retraités et le reste sera loué à des foncières : 24 hectares seront loués à Terre de liens et 16 hectares à #Kazel-ha-Kazel. Louise et Romain cultiveront des légumes type choux, poireaux, courges, pommes de terre, patates douces, en plein champ. Jules, lui, s’occupera des animaux, avec un cheptel de vaches élevées pour leur lait, et des boeufs, pour la viande.

    À la différence de l’association #Terre_de_liens, plus connue, le projet Kazel-ha-Kazel s’ancre dans le pays de #Douarnenez, avec une gouvernance locale et des coopérateurs locaux. 96 % des quasi 200 coopérateurs qui composent la Scic vivent en effet dans le pays de Douarnenez. « C’est aussi pour ça qu’on a voulu faire appel à Kazel-ha-Kazel car on trouve l’approche territoriale intéressante », dit Romain.

    107 200 euros déjà récoltés

    L’idée d’une foncière citoyenne a commencé à émerger en 2021, quand la communauté de communes Douarnenez Communauté a lancé un Projet alimentaire territorial, souvent surnommé « PAT » par les collectivités. Le but d’un PAT est d’établir un diagnostic sur l’agriculture et l’#alimentation, sur un #territoire donné, en fédérant les acteurs locaux. Le PAT est souvent vu comme un levier pour permettre la transition agro-écologique.

    De là, une vingtaine de citoyens se sont réunis pour réfléchir à la question du foncier agricole dans le secteur. Le constat dressé sur le territoire de Douarnenez est alors à peu près le même qu’à l’échelle nationale : ici aussi, les agriculteurs partent à la retraite et ne sont pas ou peu remplacés. Les petites exploitations disparaissent, quand d’autres, pratiquant déjà une agriculture intensive, s’agrandissent. « Entre 2010 et 2020, la population agricole sur le Pays de Douarnenez a diminué de 37 % passant de 397 à 252 personnes », précisent les statuts de la foncière.

    « Officiellement, la Scic a été créée en janvier 2025 », précise Muriel, présente depuis le début du projet. L’achat des 16 hectares dans la commune du Juch va coûter 93 000 euros. « Le prix à l’hectare est relativement cher ici », précise Jules. Cet ancien anthropologue a réalisé une thèse sur les effets des quotas laitiers en Finistère. L’accès à la terre est, selon Terre de Liens, le premier frein au renouvellement des générations.

    Entre 2025 et aujourd’hui, la Scic est passée d’une cinquantaine de coopérateurs à 200, et a réussi à réunir en tout 107 200 euros. En moyenne, chaque coopérateur a versé 500 euros dans la SCIC, la part minimum pour être coopérateur étant de 100 euros. « Et qu’importe la somme versée, un coopérateur égale une voix », indique Muriel.

    Des terres inaliénables

    Via ce projet de foncière, Kazel-ha-Kazel veut ainsi « rendre les terres inaliénables », souligne Anne, coopératrice. « Si dans vingt, trente ans, ils [les paysans locataires] veulent partir, quelqu’un d’autre pourra relouer les terres dans les mêmes conditions », ajoute cette dernière.

    La foncière citoyenne veut aussi limiter la concentration des terres agricoles et favoriser l’#agriculture_paysanne dans un territoire qui souffre déjà de la pression exercée par les porcheries industrielles. Le pays de Douarnenez, situé sur le littoral, est en effet tristement connu pour être régulièrement le théâtre d’échouages d’algues vertes. Malgré cela, en 2025, deux porcheries ont obtenu l’autorisation de s’étendre.

    Aux paysans porteurs de projets de démarcher la foncière citoyenne pour acheter des terres. « Nous on n’y connait rien, on n’est pas du métier. Ce qu’on veut, c’est aider », expliquent Muriel et Anne. La foncière citoyenne serait-elle un levier contre l’#accaparement_des_terres ? En tout cas, la démarche plaît et attire : sans vouloir trop s’étendre, Kazel-ha-Kazel laisse entendre que d’autres porteurs de projets d’installation en agriculture biologique les ont contacté. « Et vers Saint-Cadou, dans le Finistère, des particuliers sont également intéressés pour lancer le même type de projet », se réjouit Anne.

    https://reporterre.net/Ce-qu-on-veut-c-est-aider-des-habitants-achetent-des-terres-qu-ils-louen
    #soutien #aide #terres #alternative #agriculture #agriculture_biologique #location #achat #foncier #coopérative

  • Reprendre, démanteler, communiser
    https://communaux.cc/2023/05/reprendredemanteler-communiser

    Éléments pour une politique terrestre des soulèvements. « Seul un basculement radical — un soulèvement — pourrait permettre d’enrayer le réchauffement climatique et la 6ème extinction massive des espèces déjà en cours. Au fond, nous le savons, il ne nous reste aujourd’hui plus d’autre voie que de mettre toutes nos forces dans la bataille pour enrayer le désastre en cours, et abattre le système économique dévorant qui l’engendre. »

    #Articles #Tribunes #communaux #communs #démanteler_les_réseaux #écologie #faire_commune #sabotages #terres_urbaines

  • Master Poulet : « Arrêtons de surveiller l’assiette des pauvres, réfléchissons à nos pratiques alimentaires » | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/politique/070526/master-poulet-arretons-de-surveiller-l-assiette-des-pauvres-reflechissons-

    Au départ, c’est un conflit picrocholin entre le maire d’une ville de banlieue parisienne et une enseigne de restauration à emporter pas chère, spécialisée dans le poulet rôti – halal, et cela n’est pas étranger à l’écho médiatique qu’il a reçu.
    À la fin, c’est devenu une affaire nationale qui dit beaucoup des tensions de la société. Elle a pour théâtre Saint-Ouen-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) et pour acteurs l’élu socialiste Karim Bouamrane et la chaîne Master Poulet. 
    Certains aspects politiques et médiatiques de cette bataille sont assez ridicules. Mais les enjeux, eux, sont passionnants : il est en effet question de bonne bouffe ou de « malbouffe », de santé alimentaire, de business et de pouvoir d’achat, de #gentrification urbaine, et de la façon dont les classes populaires et leurs usages culturels, réels ou supposés, alimentent tous les fantasmes d’une partie du pays. 
    Une émission présentée par Mathieu Magnaudeix, préparée avec Adèle Humbert.

    Nos invité·es : 
    Nora Bouazzouni, journaliste indépendante, autrice de Mangez les riches, la lutte des classes passe par l’assiette (Nouriturfu, 2023) ; 
    Anne Clerval, géographe à l’université Gustave-Eiffel, coautrice de Les Naufragés du Grand Paris Express (La Découverte, 2024) ; 
    Jeanne Demoulin, sociologue, coautrice d’Élus des #banlieues populaires (PUF, 2026).

    #alimentation #viande #classes_populaires #Grand_Paris #fast_food #restauration

  • Donner à manger. Politique d’un geste ordinaire

    « Donner à manger » : ce geste omniprésent et simple en apparence engage notre responsabilité la plus fondamentale, celle de maintenir l’autre en vie et de lui permettre de mener cette vie dignement. Simone Weil parlait d’une « obligation éternelle » ; avant la justice ou le respect, il y a le pain de l’autre. Pourtant, l’humanité est malade de son alimentation. #Famine, #malnutrition, #obésité, #nourriture_dégradée : des millions de personnes meurent chaque année de ce qu’ils ne mangent pas, ou de ce qu’ils mangent trop.
    Dans cet essai qui conjugue philosophie et enquête sur nos #modes_de_vie, #Joëlle_Zask observe l’environnement moral et matériel de situations concrètes, du biberon à la #distribution_alimentaire en passant par les #cantines_scolaires et les lieux de soin pour personnes dépendantes, mais aussi les modes de #production_agricole. Elle se demande comment nourrir sans empoisonner, aider sans asservir, concilier nécessité et liberté. Car trouver la bonne manière de nourrir autrui, avance-t-elle, c’est s’orienter vers une société à la fois plus juste et plus démocratique.

    https://www.premierparallele.fr/livre/donner-a-manger
    #alimentation #livre #agriculture

  • Pourquoi les protéines sont le privilège des hommes depuis 10 000 ans en Europe - L’Humanité
    https://www.humanite.fr/sciences/archeologie/inegalites-alimentaires-pourquoi-depuis-10-000-ans-en-europe-les-proteines-

    Mais toutes les périodes ne se valent pas. Le néolithique apparaît comme relativement homogène : les écarts alimentaires y sont faibles, même si des différences entre sexes sont déjà perceptibles dans l’accès aux protéines animales. C’est à l’âge du bronze, puis à l’âge du fer et, enfin, à la fin du Moyen Âge que les inégalités se creusent le plus nettement. Les chercheurs y voient le reflet de hiérarchies sociales plus marquées, de la diversification des productions agricoles et de la valeur symbolique croissante accordée à certains aliments – viande, poisson ou, selon les contextes, millet.

    #alimentation

  • Dans les #banlieues pauvres, la #lutte contre les #déserts_alimentaires s’organise

    Dans les quartiers défavorisés, les #produits_alimentaires accessibles sont peu diversifiés et de qualité médiocre. Collectivités et associations s’emparent peu à peu du sujet. Exemple en #Seine-Saint-Denis.

    Depuis un an, #Aulnay-sous-Bois est le laboratoire d’un nouveau type de #hard-discount, importé du Brésil par Carrefour. Le géant de la #grande_distribution a installé dans la commune de Seine-Saint-Denis son premier #supermarché #Atacadao, une marque brésilienne de #cash_and_carry, de la vente en gros à #prix cassés. Plus on achète et plus les prix sont dégressifs sur une gamme de produits resserrés : deux fois moins de références que dans un supermarché classique.

    Quand l’enseigne brésilienne a remplacé l’ancien Carrefour dans le nord de la ville, non loin de la cité des 3 000, habitants et élus locaux ont lancé une pétition contre l’ouverture du nouveau #discounter.

    « On enferme une population stigmatisée dans la #malbouffe. Le maire [Bruno Beschizza, Les Républicains, NDLR] n’aurait jamais accepté qu’on installe cette enseigne dans le centre-ville, s’indigne Oussouf Siby, élu socialiste d’opposition. Dans le cœur de ville, la mairie a une politique volontariste d’installation de petits commerces de bouche, de boutiques bio. Dans les #quartiers_populaires, rien. »

    Le nord d’Aulnay-sous-Bois a été identifié par le conseil départemental de Seine-Saint-Denis comme un « #désert_alimentaire » aux côtés d’autres communes dont #Tremblay-en-France, #Noisy-le-Sec, Bondy ou #Dugny. Dans son #plan_alimentaire_territorial 2024-2028, la collectivité s’alarme de l’existence de ces territoires où une offre alimentaire très limitée pénalise des villes enclavées, peu desservies par les transports en commun et qui affichent des taux de pauvreté importants.

    « Selon les personnes interrogées, il semble complexe dans ces villes de trouver à proximité de chez soi une alimentation saine, de qualité et accessible », pointe le diagnostic alimentaire de Seine-Saint-Denis, réalisé par l’association Lab3S (Laboratoire sols savoirs saveurs ) pour le compte du conseil départemental.

    « Quand il faut prendre deux bus pour aller acheter des produits frais ou bio, les gens laissent logiquement tomber », constate Assata Doumbia, bénévole gérante de l’antenne dionysienne (Saint-Denis) de #Vrac, un réseau national de #groupements_d’achats de fruits et légumes basés dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville.

    Un réseau d’achats en commun avec Vrac

    Tous les mois, 400 adhérents de #Stains, #Aubervilliers, #Saint-Denis et quelques autres communes achètent à bas prix des #produits_frais qu’ils ont préalablement sélectionnés ensemble. Dans certaines villes, comme à #Pierrefitte-sur-Seine, qui a récemment fusionné avec Saint-Denis, les 33 000 habitants n’ont qu’un Lidl à disposition.

    Créé il y a plus de dix ans à l’initiative du bailleur social lyonnais Est Métropole Habitat et de la Fondation pour le logement des défavorisés afin d’aider ses locataires à mieux manger et à lutter contre l’isolement, Vrac s’est développé en France et compte aujourd’hui 22 antennes. Le réseau de groupements d’achats a récemment publié une étude réalisée auprès de 500 adhérents qui a mis en exergue le sentiment général d’une « alimentation à deux vitesses » où « les plus pauvres ont le choix entre se déplacer loin de chez eux ou choisir par défaut des produits d’une qualité significativement moindre et indignes ».

    Forgé par des sociologues et géographes américains dans les années 1990, le concept de « désert alimentaire » a été pensé comme une clé explicative à l’épidémie de #diabète et d’#obésité qui touche le pays depuis plusieurs décennies. Outre-Atlantique, le ministère de l’Agriculture définit ces « #territoires_de_l’obésité » comme des secteurs cumulant un taux de pauvreté élevé et une #distance du supermarché le plus proche de plus d’un mile (1,6 km) en zone urbaine et 10 miles en zone rurale.

    En France, où les distances sont plus courtes et l’histoire sociale différente, ce concept peine à décrire des territoires pourtant également frappés par des #inégalités d’#accès_à_l’alimentation. Pour mieux saisir leur réalité, certains chercheurs préfèrent utiliser le terme de « #marécage_alimentaire », des zones où l’offre de « #junk_food » et de #produits_transformés est surabondante par rapport aux produits frais et où le réseau de #transports_en_commun ne permet pas aux habitants de se déplacer facilement.

    Des logiques de #ségrégation à l’œuvre

    « La diversité commerciale doit se retrouver à une échelle assez fine pour répondre aux contraintes temporelles et budgétaires des ménages », explique Simon Vonthron, géographe à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae).

    Auteur de plusieurs articles sur le sujet, il a participé à #Obsolim_43, un projet de #cartographie des « #environnements_alimentaires_appauvris » au niveau national. On y constate que certaines banlieues cossues de l’Ouest parisien peuvent aussi être touchées par le phénomène. « Mais ce n’est pas comparable, car les ménages y sont bien plus mobiles », précise le géographe.

    Simon Vonthron se montre assez critique sur le concept de désert alimentaire : « Cela a tendance à invisibiliser les #inégalités_territoriales et à imposer des réponses autoritaires du type : on va installer un supermarché ici, et les gens seront contents. »

    Outre-Atlantique, des associations comme #Move_for_Hunger vont plus loin en liant la rareté de l’offre alimentaire à l’histoire de la ségrégation raciale et de la #ghettoïsation des quartiers afro-américains. En #France, si le contexte historique est différent, des logiques similaires de ségrégation sont à l’œuvre. Le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) en fait lui-même le constat, en relevant dans une étude sur le sujet qu’il existerait deux fois plus de supermarchés dans les centres-villes que dans les #quartiers_prioritaires de la ville des grandes agglomérations.

    « L’#exclusion_urbaine, la #désaffiliation_sociale ont aussi contribué à dévaloriser les savoir-faire domestiques des habitants. Les #pratiques_culinaires traditionnelles de nombreux habitants issus de l’immigration se sont perdues, en partie en raison d’un accès très facile à des #aliments_ultratransformés », pointe Assata Doumbia, qui connaît bien le sujet pour être diététicienne depuis vingt ans à Saint-Denis en plus de son engagement associatif.

    Lab3S entend « Nourrir Bondy »

    A #Bondy_Nord, la fermeture en juin dernier du seul Lidl dont disposaient les 20 000 habitants pour faire leurs courses a mis en lumière la #fragilité_alimentaire du territoire. En 2023, le même Lidl avait déjà fermé pendant quelques mois, ce qui avait conduit Aurélie Trouvé, députée La France insoumise (LFI) de la circonscription, à interpeller le gouvernement sur la « ségrégation géographique que subissent particulièrement les habitants de certains quartiers populaires. A Bondy Nord, la dégradation du supermarché Lidl et sa fermeture temporaire ont créé un véritable désert alimentaire ».

    Lorsqu’on lui parle de « désert alimentaire », Stephen Hervé, le maire de #Bondy, réfute le terme, en faisant la liste des supérettes qui bordent le nord de la ville. L’élu local reconnaît tout de même que « cela peut être ressenti comme tel par des habitants peu mobiles ».
    L’élu s’inquiète surtout de la prolifération d’enseignes de #restauration_rapide dans sa commune, sur un territoire déjà frappé de plein fouet par l’obésité, qui touche 20 % des adultes en Seine-Saint-Denis, le taux le plus élevé de France :

    « Quand un nouveau commerce alimentaire cherche à s’installer en ville, on refuse les offres de restauration rapide. On privilégie les #épiceries. Hélas, quand il s’agit de reprises de commerces existants, nous n’avons pas la main. »

    Pour pallier l’absence d’#offre_alimentaire de qualité à Bondy Nord, #Lab3S, qui gère un potager de près de 1 000 m² en plein cœur du quartier, a mis en place le projet « #Nourrir_Bondy ». L’association réfléchit à lancer des groupements d’achats participatifs sur le modèle de Vrac. L’idée : faire venir des produits frais dans une zone sous-dotée en commerces et où la moitié des habitants n’a pas de voiture.
    Aujourd’hui, une cinquantaine de bénévoles s’occupent du potager et gèrent une #cuisine_collective, qui permet l’organisation de #repas_partagés avec les fruits et légumes du jardin. Pour favoriser l’accès à une alimentation de qualité pour tous, l’association cherche à s’inspirer des « #cuisines_communautaires » nées au Québec dans les années 1980. L’idée est simple : mettre en commun, à l’échelle d’un quartier, des moyens financiers et humains pour #cuisiner des plats sains et économiques et apprendre à mieux se nourrir en s’ouvrant à de nouvelles façons de s’alimenter, plus diététiques et écologiques.

    #Vital’im, le #chèque_alimentation_durable du département

    En Seine-Saint-Denis, l’accès à une alimentation de qualité est devenu une question politique, qui ne doit plus seulement reposer sur la charité associative. Il y a un an, le conseil départemental a lancé une expérimentation autour d’un chèque alimentation durable, baptisé Vital’im.

    Distribuée à un peu plus de 600 ménages de #Montreuil, #Sevran, #Villetaneuse et #Clichy-sous-Bois, cette carte de paiement créditée mensuellement de 50 euros pendant six mois est utilisable dans tous les commerces. A chaque achat dans un magasin « durable » (selon les critères définis par le département, principalement des magasins bio), 50 % du montant dépensé sont recrédités sur la carte par la collectivité territoriale.

    A Montreuil, où le centre-ville regorge de magasins bio qui ont fleuri à mesure que la gentrification progressait, 60 % des usagers ont profité de ce système de bonification, contre 25 % à Sevran, une commune qui attire moins les CSP+. « Ce projet met en évidence l’existence de ces marécages alimentaires », commente Mathilde Fassolette, chargée du projet Vital’im pour Action contre la faim, partenaire de la Seine-Saint-Denis sur cette expérimentation qui doit se terminer à la fin de l’année.

    Pour ne pas pénaliser les Sevranais par rapport aux Montreuillois, l’ONG a élargi le système de bonification aux communes limitrophes de Sevran et à tous les commerces à proximité de la ligne de train francilien qui relie Villetaneuse à Paris. « On veut aussi montrer comment un système de #compensation_financière permet de lutter contre les inégalités alimentaires », poursuit la responsable de l’ONG.

    Toutes ces initiatives partagent une même philosophie : démonter l’idée reçue selon laquelle le « #manger_mieux » n’intéresserait pas les quartiers populaires.

    https://www.alternatives-economiques.fr/banlieues-pauvres-lutte-contre-deserts-alimentaires-sorganise/00115873
    #pauvreté #France #alimentation #résistance

  • « Le cycle fondamental de la vie est le cycle nutritionnel »
    https://www.terrestres.org/2026/03/27/le-cycle-fondamental-de-la-vie-est-le-cycle-nutritionnel

    « Nous mangeons désormais du pétrole ». Dans “Dégénérer ou régénérer”, Vandana Shiva retrace l’industrialisation sans fin d’une #Agriculture qui menace la santé des humains au lieu de les nourrir. Soulignant les connexions profondes entre biodiversité, #Climat et #Alimentation, elle appelle à un virage vers les systèmes paysans traditionnels. Extrait. L’article « Le cycle fondamental de la vie est le cycle nutritionnel » est apparu en premier sur Terrestres.

    #Décolonial #Ecoféminisme #Luttes #Terre #Vivants

  • Saviez-vous que la loi oblige les maires à organiser la #résilience_alimentaire ?

    Trois jours. C’est la durée des #stocks_alimentaires en cas de rupture d’#approvisionnement. Alors que « tout est organisé pour diminuer le nombre de ceux qui nourrissent », Pierrick Berthou, agriculteur, rappelle les possibles à l’échelle des communes.

    72 heures d’avance d’#approvisionnement_alimentaire. Voilà ce que nous avons en #France ! Trois jours d’avance. Et, ces 72 heures ne sont pas forcément en magasin et rapidement disponibles. Elles sont pour l’essentiel sur les routes, dans les camions. Trois jours et après ? Oui, et après que se passe-t-il à partir du 4e jour ? Faut-il attendre les émeutes pour réagir ? Ces questions doivent être posées. En effet, notre #modèle_de_ravitaillement (producteurs-industriels-distributeurs) est fragile et vulnérable. Un colosse aux pieds d’argile.

    Il est tout à fait raisonnable d’imaginer une catastrophe météorologique (tempête-inondation-neige…), une défaillance technologique, partielle ou totale, sur notre territoire, une attaque terroriste ou plus simplement une cyber-attaque. Autre question qui se présente devant de tels risques potentiels : sommes-nous prêts ? La réponse est évidemment non !

    A l’occasion des élections municipales qui se présentent devant nous, certaines associations telles les Greniers d’abondance (territoires fertiles), SOS maires, l’Association des mairies démocrates de France (AMDF), Dicrimocratie ou des réseaux comme Smartrézo ou autre mouvement comme Hulcoq, interpellent les candidats sur la situation alimentaire de notre pays, des conséquences et proposent des solutions pour affronter ce risque majeur, car une fracture dans l’approvisionnement alimentaire nous ferait vivre un quotidien insoutenable.

    « Tout est organisé pour diminuer le nombre de ceux qui nourrissent »

    C’est la paix civile qui est tout d’abord menacée ! Osons imaginer qu’à l’issue de trois jours, il n’y ait plus de nourriture de disponible… C’est face à cette affreuse perspective, plausible, que nombre de concitoyens se sont regroupés afin de réfléchir et de répondre à ce défi.

    Chaque commune française voit son nombre d’agricultrices et agriculteurs baisser vertigineusement. En parallèle, un nombre en constante augmentation d’hectares de #terres_agricoles sont inexploitées et retournent à la friche (2,5 millions d’hectares actuellement en friches en France). Chaque jour en moyenne, deux agriculteurs se suicident faute de revenus dû à une injuste répartition de la valeur entre producteurs, industriels et distributeurs. 30 % des agriculteurs ont moins que le RSA pour vivre soit 642,52 euros par mois.

    Il y a dans tout cela un paradoxe terrifiant. Une absence de #sécurité_alimentaire d’un côté et de l’autre tout est organisé pour diminuer le nombre de ceux qui nourrissent !

    Au-delà de l’agriculture, il ne faut pas être naïf. La concordance des accords de libre-échange et de la digitalisation de l’économie profitent essentiellement aux GAFAM et aux grandes entreprises. Cela détruit notre #agriculture et fait des ravages auprès de nos petits artisans, petits commerçants et des petits industriels tant cette organisation est avide d’argent. En définitive, tout notre tissu social et économique est laminé. De plus en plus de personnes sont laissées sur le bas-côté de la prétendue « modernité ».

    Nous nous retrouvons en situation de danger extrême, en situation de survie. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder l’état de délabrement de nos campagnes, de certains quartiers de nos villes et structures administratives communales. Nous assistons à la désagrégation de notre société.

    Organiser la résilience alimentaire

    C’est devant ce constat lamentable que les associations pré-citées s’organisent et réagissent. Leurs actions s’appuient sur l’article 3 de la #loi_2004-811 de la modernisation de la sécurité civile. Cette loi « oblige » les maires à organiser cette résilience alimentaire à partir de la #relocalisation_territoriale_de_l’alimentation. Pour ce faire, les maires s’appuient sur le #Document_d’information_communal_sur_les_risques majeurs (#DICRIM) qui est lui-même le prolongement du #Plan_communal_de_sauvegarde (#PCS).

    L’action consiste à recenser les possibilités qu’offre chaque territoire afin de subvenir rapidement et durablement à l’approvisionnement alimentaire de chaque citoyen en cas de crise majeure. Le schéma d’action est finalement surprenant, car le maire retrouve tout le sens de sa mission, de son engagement auprès de ses administrés, à l’heure où justement nombre de maires doivent déléguer leurs responsabilités et pouvoirs d’actions à une entité supra-communale (communauté de communes).

    Mais, c’est justement, ce retour aux fondamentaux de notre démocratie qui permet l’action et l’application au mieux de la loi. Le but de la démarche étant, bien sûr, de redonner du revenu aux agriculteurs en leur donnant la possibilité de faire leurs factures, pour qu’ils pérennisent leurs exploitations et qu’ils sécurisent l’alimentation de leurs contemporains.

    Se saisir du DICRIM de sa commune

    Actuellement, la plus grande partie de notre alimentation est produite hors de notre territoire de vie, d’où la précarité du système. L’action s’appuierait sur une alimentation locale, bio si possible, dans le but d’apporter une nourriture saine, abondante et facilement accessible à chacun.

    Le coût de la « malbouffe » en France est estimé par l’INSEE à 49 milliards d’euros pour la sécurité sociale. Par cette action, les agriculteurs retrouveraient un sens à leur métier. Ils seraient producteurs de nourriture et pas seulement de minerais. Nous pourrions commencer par les #cantines_scolaires et les #restaurations_collectives, « hauts lieux de #sociabilisation », comme le soulignent les animateurs des Greniers d’abondance via les #Plans_d’alimentation_territoriaux (#PAT).

    C’est exactement là qu’intervient le mouvement Hulcoq en cartographiant les lieux de productions locales et de les mettre en lien avec les consommateurs par leur plate-forme numérique. D’autres mouvements font de même. Outre l’agriculture et l’alimentation, c’est une dynamique qui se mettrait en place, car les répercussions sont immenses : occupation de l’espace de nos campagnes, économique, sociale, sociétale, de nombreuses créations d’emplois dans l’agriculture, le commerce, l’artisanat, la petite industrie et dans le tertiaire.

    Quant aux artisans, petits commerçants et petits industriels leur avenir est menacé, bien souvent leur seule perspective est de disparaître. Une société solidaire et en cohésion verrait le jour. Pour mener à bien ces initiatives cela suppose la mise en place d’une logistique de collecte des produits agricoles, de petites unités de transformation et de magasins d’approvisionnement alimentaires locaux.

    Au travers de ces actions ce qui se profile, en filigrane, c’est une #relocalisation d’une partie de notre économie. Et, ce n’est pas une utopie, c’est même une alternative crédible au mondialisme. Une économie où chacun retrouve sa place, une économie au service de toutes et tous, une économie humaine. C’est le chemin que nous devons emprunter dans le dessein de recréer une société apaisée et de perspective, sans quoi…

    Désormais, il appartient à chacun d’entre nous de se saisir du DICRIM de sa commune, que l’on trouve en mairie, et de le porter dans un premier temps auprès des candidat·es aux élections municipales et dans un deuxième temps d’inviter les heureux élus à agir.

    https://basta.media/Saviez-vous-que-la-loi-oblige-les-maires-a-organiser-la-resilience-alimenta
    #alimentation #loi #aménagement_du_territoire

  • Beef and lamb get 580 times more in EU subsidies than legumes, study finds

    Report says common agricultural policy provides ‘unfair’ levels of support to unhealthy, meat-heavy diets

    Beef and lamb receive 580 times more in EU subsidies than legumes, a report has found, despite scientists urging people to get more of their protein from less harmful sources.

    Analysis by the charity Foodrise found the EU’s common agricultural policy (CAP) provides “unfair” levels of support to meat-heavy diets that doctors consider unhealthy and climate scientists consider environmentally destructive.

    It found beef and lamb were subsidised 580 times more than legumes in 2020, while pork was subsidised nearly 240 times more. Dairy, meanwhile, received 554 times more in subsidies than nuts and seeds.

    The EU spends almost a third of its budget supporting farmers, with the bulk of CAP funds allocated on the basis of farm size, rather than strategic considerations. Meat and dairy – which use land to grow crops to feed animals – take a larger share than plants, particularly once the subsidies in feed have been counted.

    Martin Bowman, a campaigner at Foodrise and author of the report, said the analysis showed livestock benefited from disproportionate support even before counting hidden societal costs, such as pollution.

    “It’s scandalous that billions of euros of EU taxpayer money is being used to prop up such a high-emissions industry at a time when scientists are telling us that we need – on health and environmental grounds – to shift to lower-meat diets,” he said.

    The data comes from an academic study, available as a preprint, that traced EU subsidies for different foods in 2020 using the same methods as a study published in Nature Food in 2024. Some experts expressed caution about the scale of the disparity the first study found, but did not dispute it existed.

    Anniek Kortleve, a researcher at Leiden University and lead author of the academic study, said it showed that reforms needed to consider the full chain of subsidies flowing through feed to livestock, rather than just direct payments to livestock farms.

    “Our analysis shows CAP support is highly concentrated in animal-sourced foods relative to the calories they provide, while plant proteins like legumes receive very little support,” she said. This was happening “even though EU strategies increasingly call for more plant-rich diets for health and sustainability”.

    The report found meat and dairy received €39bn in subsidies in 2020, fruit and vegetables €3.6bn, and cereals €2.4bn. Cattle and sheep, which require more land than animals such as pigs or chickens, tend to benefit from subsidies that target struggling regions and sectors on top of hectare-based payments.

    A number of green strings have been tied to CAP payments since 2023 but experts do not expect the overall composition of EU farms to have changed significantly.

    In 2024, a “strategic dialogue” between farmers, supermarkets, scientists and green groups – formed by Ursula von der Leyen, the European Commission president, to quell furious farmer protests – resulted in an acknowledgment that Europeans eat more animal protein than scientists recommend and a call for support to shift diets toward plants.

    Donal Murphy-Bokern, an agricultural scientist who used to work for food and agriculture ministries in the UK and Germany, and who was not involved in the study, said Europe’s protein economy was “not operating within sustainable limits”.

    Considering public health in policy would challenge current levels of livestock production, he said. “We now need a common agrifood policy that explicitly integrates environmental and public health goals into how EU farmers are supported.”

    Improvements in alternative proteins and an emerging consumer shift to reducing meat consumption have been resisted by big farming lobbies and some politicians. In November, the EU parliament voted to ban plant-based foods from using terms such as “steak”, “burger” and “sausage” unless they contained animal flesh.

    The vote was ridiculed by green groups, which pointed to accepted terms such as peanut butter, which does not contain dairy, or hotdogs, which do not contain canines. The proposal also divided conservatives, with some feeling it violated free market ideals.

    Bowman said politicians were deeply involved in influencing food production and consumption. “Don’t believe the meat and dairy companies who say that politicians promoting healthy and sustainable diets are telling people what to eat,” he said. “It’s a very cynical position.”

    https://www.theguardian.com/environment/2026/feb/19/beef-lamb-legumes-eu-subsidies-study
    #agriculture #PAC #politique_agricole_commune #subsides #UE #Union_européenne #élevage #légumes #boeuf #agneau #rapport #viande #alimentation #élevage_bovin #élevage_ovin

    • CAP at the Crossroads – Reforming EU CAP subsidies to support healthy sustainable diets

      New report reveals the scale of EU CAP subsidies being used to prop up unsustainable livestock production, and makes the case for reform.

      What’s the problem?

      Animal-sourced foods are estimated to cause a staggering 81-86% of the total greenhouse gas emissions from EU food production, yet only supply an estimated 32% of calories and 64% of protein consumed in the EU.

      This new report reveals that a hugely unfair share of EU CAP subsidies, worth billions of euros of EU taxpayers’ money, are directed to propping up high-emissions meat and dairy production, and to promote meat and dairy products.

      The EU is at a crossroads – poised to make crucial decisions on the future of CAP for 2028–2034. Right now, it has the opportunity to support a transition to healthy sustainable diets – a huge economic opportunity with multiple benefits for EU food security, climate mitigation, nature and health. Or continue with a broken status quo.

      Key findings:

      – Beef and lamb received an estimated 580 times more CAP subsidies than legumes such as lentils and beans in 2020.

      – Dairy received an estimated 554 times more CAP subsidies than nuts and seeds in 2020.

      – Meat and dairy received over 10 times more CAP subsidies than fruit and vegetable production, and more than 16 times more than cereal production.

      – Overall, the EU directed three times more CAP subsidies to production of high-emitting animal-sourced foods than to plant-based foods in 2020 – around 77% of total CAP subsidies (€39 billion out of €51 billion).

      – The estimated €39 billion in CAP subsidies spent on animal-sourced foods in 2020 makes up nearly a quarter (23%) of the EU’s total budget of €168.7 billion for 2020.

      Solutions

      Calls have been growing for agricultural subsidies to be reformed to support a shift to healthy sustainable diets and reduced livestock numbers – including the EU’s Group of Chief Scientific Advisors, the European Court of Auditors, the World Bank, and the 2025 EAT-Lancet Commission.

      The benefits this could bring are huge.

      The adoption of the plant-rich Planetary Health Diet in high-income countries could reduce agricultural production emissions by an estimated 61%. It could also reduce the EU’s reliance on food imports, boost agricultural incomes, reduce EU fertiliser use by about a quarter, reduce deaths from air pollution, and prevent up to up to 10–39% of cancers in Europe.

      Policy recommendations

      We recommend that EU policymakers:

      – Support protein diversification through increased CAP funding and support for farmers engaged in growing plant-based foods for direct human consumption.

      – Increase CAP funds available for the promotion and marketing of plant-based wholefoods and alternative proteins.

      – CAP subsidies for livestock farmers should be made conditional on meeting limits on livestock stocking density per hectare.

      – End all use of EU funds for the promotion and marketing of meat and dairy.

      - Support a just transition in the livestock sector, through an Agri-food Just Transition Fund (AJTF).

      – Ensure that CAP subsidies support nature restoration, of habitats such as peatlands, wild grasslands and woodlands.

      - Introduce an EU Action Plan for Plant-based Foods to support the production and consumption of more plant-based foods across every stage of the supply chain, which:

      - Promotes the public procurement of healthy sustainable plant-rich diets in public institutions like schools and hospitals

      – Provides increased financial support through CAP and other means, for the increased production and processing of plant-based foods for direct human consumption – particularly agroecologically produced foods.

      - Reform dietary guidelines to factor in both health and sustainability – aligning more with the Planetary Health Diet.

      https://foodrise.org.uk/CAPCrossroads

  • Vous croyez toujours que le fait de ne pas fumer vous place parmi ceux sélectionnés pour le côté des survivants ?

    https://www.youtube.com/watch?v=ss0jLHvMO20

    Le capitalisme de la phase impérialiste finit par ne plus seulement détruire des vies humaines dans le contexte de sa qiête de réduction du coût de la production mais étend sa consommation anthropophage au domaine de la réproduction. Malbouffe, surtravail et soins médicaux constituent désormais le triamgle infernal de la transformation de vies et corps humains en profit.

    Le féminisme ne vas d’ailleurs pas assez loin dans ses revendications de justice. En exigeant que soit rémunéré le travail à domicil il manque à s’intéresser à la base fondamentale de toute production de valeur.

    Dans la logique capitaliste la mère porteuse est la source de la valeur de l’être qu’elle met au monde.

    Du point de vue des grands propriétaires de moyens de production et de capital en général nous autres vivons dans une porcherie-abattoir où nous produisons la plus-value qui leur appartient comme la bête humaine qui la pond.

    Merci @kassem pour ce lien extrêmement important : How the Tobacco Industry Drove Rise of Ultra-Processed Foods | Research UC Berkeley
    https://vcresearch.berkeley.edu/news/how-tobacco-industry-drove-rise-ultra-processed-foods
    dans
    https://seenthis.net/messages/1157143

    n the early 1960s, R.J. Reynolds, one of the largest and most profitable tobacco companies in the U.S. at the time, wanted to diversify its business. Its marketing strategies had been highly successful in selling its top brands, like Camel, Winston and Salem cigarettes, and executives thought, Why not apply the same strategies to, say, the food industry?

    So in 1963, R.J. Reynolds acquired Hawaiian Punch. It marked the beginning of the tobacco industry’s entry into the food sector.

    In the following decades, R.J. Reynolds and Philip Morris expanded aggressively into the food industry, acquiring major brands, like Del Monte, Nabisco, General Foods, Kraft and 7UP, where they produced hyperpalatable, chemically-engineered foods now known as ultra-processed foods, or UPFs. These products were marketed especially to children and other vulnerable groups.

    In Berkeley Talks episode 229, Laura Schmidt, a professor of health policy in the School of Medicine at UC San Francisco, discusses how ultra-processed foods — like cookies, sodas, instant noodles, fish sticks and cereals — are a direct legacy of the tobacco industry, and are responsible for a dramatic rise in obesity, diabetes and other chronic diseases across the country.

    “About 60% of the calories in Americans’ diets are from ultra-processed foods,” says Schmidt, who spoke at a UC Berkeley event in May. “In the mid-’80s, when we see ultra-processed foods starting to scale up in the American food supply, we also see obesity starting to really rise. That is the moment when some of the largest food companies are owned by tobacco companies.”

    This talk took place on May 5, 2025, and was co-sponsored by the Berkeley Food Institute (BFI) and Berkeley Public Health. It was moderated by Isabel Madzorera, an assistant professor in food, nutrition and population health at Berkeley Public Health and co-faculty director at the Berkeley Food Institute.

    Vidéo de l’entretien
    https://www.youtube.com/watch?v=K_FMFJ7JsJs

    Transcription fd l’entretien

    https://news.berkeley.edu/2025/06/27/berkeley-talks-ultra-processed-foods

    Berkeley Talks: How the tobacco industry drove the rise of ultra-processed foods - Berkeley News
    Public Affairs
    43 - 55 minutes

    (Music: “No One Is Perfect” by HoliznaCC0)

    Anne Brice (intro): This is Berkeley Talks, a UC Berkeley News podcast from the Office of Communications and Public Affairs that features lectures and conversations at Berkeley. You can follow Berkeley Talks wherever you listen to your podcasts. We’re also on YouTube @BerkeleyNews. New episodes come out every other Friday. You can find all of our podcast episodes, with transcripts and photos, on UC Berkeley News at news.berkeley.edu/podcasts.

    (Music fades out)

    Isabel Madzorera: Thank you. So welcome everyone. Thank you for joining this webinar. Really interesting discussion and really excited to see all of you on this Zoom call. So we have about 140-plus people joining the webinar, so really good group. And we are really excited to talk about “The New Tobacco? A Discussion About Ultra-Processed Foods.” My name is Isabel Madzorera. I’m an assistant professor in food, nutrition and population health with the Berkeley School of Public Health. I’m also a co-faculty director at the Berkeley Food, sorry, at the Berkeley Food Institute, BFI for short. I’m pleased to be the moderator for today’s session on this webinar. The webinar is co-sponsored by the School of Public Health.

    Today’s webinar is part of BFI’s Spring Lunch and Learn Webinar Series where we share and highlight food and farm systems research, particularly research that addresses current food policy issues and helps us to advance just and sustainable farm and food systems. Before we dive into today’s webinar, some housekeeping items. Firstly, audience members are encouraged to submit their questions in the Q&A at the bottom of your screen. So if you look at the bottom of your screen, you will see a Q&A section. If you could type your questions there and we’ll be looking through throughout the presentation and reading through your questions at the end. Also, feel free to drop in your questions throughout the presentation.

    There’s no need to wait until the very end. Following today’s presentation and discussion, we’ll also have time for you to … We’ll also have time to discuss your questions that you would’ve raised throughout the webinar. As a reminder, all BFI webinars are uploaded into the BFI website under the events page. So if you want to go back and look at them later, you’ll be able to do that. You can also find webinar recordings on our YouTube channel. Today’s discussion will focus on the latest research on ultra-processed foods. A topic of increasing public health interest in policy circles and in the media as a rising concerns about ultra-processed food impacts on health.

    Ultra-processed foods are chemically formulated foods that typically rely on high levels of fat, sugar, sodium, and/or carbohydrates to trigger the brain’s reward system. They encourage excessive eating, making them hyper-palatable, or we call them HPF foods. A growing body of health research suggests that ultra-processed may be the new tobacco when looking at health impacts in the United States, including increased of diabetes, cancer risk and diet-related disease outcomes. Our speaker from the California Department of Public Health will not be able to join us today as the state’s recommendations on ultra-processed foods are still under review.

    However, we will likely have a second webinar on this topic, including a discussion of the state’s policy efforts in this space later in the fall. So keep your eyes and your ears ready to hear about that as things progress. We’ll announce those details in the forthcoming BFI newsletter.

    Today I’m pleased to introduce Dr. Laura Schmidt, who is a professor of health policy in the School of Medicine at the University of California at San Francisco. She’s the presenter for today’s webinar. She holds a joint appointment in the Philip R. Lee Institute of Health for Health Policy Studies and the Department of Humanities and Social Sciences.

    Dr. Schmidt seeks to understand how changing lifestyles are contributing to the rising rates of chronic diseases across the globe and what to do about it. Her work explores the growing pressures of globalizing economies, rising inequities, and marketization of products that undermine our health. She works directly with policymakers to craft and implement evidence-based policies that reduce the consumption of ultra-processed foods. I’ll start briefly by having a quick introduction to this topic and then I’ll hand over to Dr. Schmidt to proceed with the presentation. So I will talk very briefly about ultra-processed foods and their definitions as part of my introduction.

    Isabel Madzorera: My apologies for the multiple slides. Can you all see my slides?

    Laura Schmidt: Yes.

    Isabel Madzorera: Thank you. Sorry for that. It’s not full. So briefly, ultra-processed foods are under the category of processed food. So processing itself is not a new phenomenon, but has been occurring over time. But this is just an example of the extent of processing and how it can vary from food to food. So there are commonly, when we think about ways to classify ultra-processed foods, there’s several that are currently available. We just wanted to give you an example of one such guideline or one such classification, which is the NOVA classification for ultra-processed food. This is based off of research developed by Dr. Carlos Monteiro at the University of Sao Paulo in Brazil.

    So basically this classifies foods into four food groups. The first group is unprocessed or minimally processed foods. These are foods that are just minimally processed in terms of maybe grinding, crushing, things like that and the natural foods like beans, rice and others like that. And then the second group is the processed culinary ingredients that are added to foods, but are rarely consumed by themselves. So the salt, the sugars and the oils that are added to food. The third category is the processed foods, this is where processing is done by adding salt, sugar or other substances from group two to group one foods.

    For example, pickles and jams would fall into this category. The fourth category is what really term ultra-processed foods according to this classification. And it really includes foods that are formulations of ingredients, mostly exclusive, sorry, industrial use and typically created by a number of industrial techniques and processes. So really undergoing a lot of processes to get at what we term ultra-processed foods. So just a quick example of some foods that are classified under this group four of ultra-processed foods. As you can see there, foods that include sugar sweetened beverages, some of the cereal grains, and some of the fast foods that we are used to.

    Just to give a brief overview in terms of the two sides of the coin, there are some pros and cons, but some of the issues around consumption of ultra-processed foods are really driven by demand, rising incomes particularly globally, as well as supply side issues related to media advertising and so forth. This is just to highlight some of the key ingredients of ultra-processed foods that we think might be related to poor health outcomes. And I will hand over to the main speaker for today. I’ll stop sharing my slides and allow her to commence today’s presentation. Thank you.

    Laura Schmidt: Thanks Isabel. Let me try to pull up my slides. So great to be here and to tell you a little bit about what we’re finding around the ties between the tobacco and the ultra-processed food industries. I want to challenge you to think about ultra-processed foods through the lens of tobacco executives today, and I think it gives us a really new perspective on what’s going on with ultra-processed foods in our market today.

    First of all, the question of the topic of today: The New Tobacco? Are ultra-processed foods actually a new tobacco? I’m going to argue that they’re actually a legacy of the tobacco industry. And the second thing I want to talk about is the relationships between the tobacco, alcohol and ultra-processed food industries.

    We tend to treat these product lines as very distinct, and I’m going to argue that at least from the standpoint of the people who make this stuff, they would be arguing that they’re all in one big industry best described as the consumer packaged good industry. And then finally, I’m going to put out in a hypothesis that is driving a lot of my work these days. And the hypothesis is that when tobacco and alcohol and ultra-processed food companies come together and work together in the same firms, they tend to wind up making products that are more harmful to people. And so just keep that in your mind as I flip through my slides today. So I also want to call attention to the main source of data for the work that I’m going to present today.

    It comes out of the UCSF industry documents library. Originally, you’ll see here in the upper left-hand corner, we’re really driving the conversation around commercial determinants of health at UCSF, and we’re doing that through this archive. The tobacco documents, we have about 16 million tobacco documents from the largest producers of cigarettes, Philip Morris and R.J. Reynolds in particular, but also British American Tobacco. And that comes to us through major litigation that happened in the 1990s. We’re currently ingesting the opioid litigation documents from the recent lawsuits. So this is the source of data that I’m going to be presenting from.

    So just before getting into the role of the tobacco companies and ultra-processed food. I want to assert a few things in addition to what Isabel said about what we currently know. There are a lot of things we don’t know about these products, but there’s some things we do know. And the first is we now have three randomized clinical trials. These are extremely expensive to conduct and very challenging to do well. This is one that was conducted at NIH and published in 2019. And what we know from this trial is that ultra-processed foods make people overeat and not by a little bit, by a lot. By about 500 calories per day, which probably for the average person would be adding up to about a pound a week.

    And so these are products that definitely people overeat on. We don’t understand all of the mechanisms. There are also changes in body weight observed in this trial in some biometrics. Another thing we know is that Americans are eating a lot of processed food, in fact, more than pretty much any other country. This is a comparison across different countries. You can see the penetration of UPFs into the food supply in these various countries. You have countries like Brazil, which is where Dr. Monteiro designed the whole concept of NOVA while he was watching people experience health problems as people in his country were eating more and more ultra-processed foods.

    And out here, in the U.S. actually our rates are a little higher now. We eat about 60% of our diet in ultra-processed foods, 70% for kids. The other thing we know is that the introduction of ultra-processed foods into the market coincides pretty well with the rapid rise of obesity. So UPFs come into the marketplace somewhere in the mid-’60s and the firms are operating at scale by the 1980s as the obesity rates in America start to tick up and they keep going up, up, up as ultra-processed foods continue to penetrate our food supply. So those are some things we know about what’s going on with ultra-processed foods. I want to tell you a little bit about what I’ve been learning about the role of the tobacco industry in this food industry.

    And I want to start by showing you the two major U.S. producers of cigarettes, Philip Morris, back in the ‘60s to 2010 when this timeline is showing here. They were the largest tobacco company in the world. R.J. Reynolds was a very large tobacco company. And starting about 1960, they start buying up food companies. The first one is Hawaiian Punch. This is the R.J. Reynolds acquisitions at the top of the timeline. They buy Del Monte, and eventually Nabisco, which is a very large company. They’re also getting into the alcohol business in the 1980s. And by about the mid-’90s, R.J.R. has spun off most of its food subsidiaries. Here on the bottom, we see Philip Morris, they get into the alcohol business starting in 1970.

    They buy up 7 Up in 1978. Then in the mid-’80s, ‘85 to ‘88, they buy General Foods and then they buy Kraft and they merged them. And at the time, at various points in this window, Kraft General Foods is the largest food company in the world. Sometimes it’s second to Nestle. So we’re talking a large food company there. And then eventually, interestingly, they buy Nabisco from R.J.R. They do it in a funny sort of way through PepsiCo, which people can ask me about. But basically the take home message of this slide is that at the point when UPFs were really, really scaling up in the mid-’80s and we were starting to see more and more of them in the U.S. food supply, tobacco companies own some of the largest food in the world.

    Everyone always wants to know why did they get into the market and companies don’t usually just make these big decisions for one reason, they had several. They wanted to grow and they thought that they saw … A lot of the tobacco executives were seeing the food companies as not as profitable as they could be. And they thought if they acquired them, they could grow faster, diversify, and make those subsidiaries more profitable. Particularly in the case of R.J.R., they were very interested in chemical patents, all the colors and flavors that we are so familiar with. There’s a lot of debate now about regulating these things. The tobacco companies, particularly R.J.R., bought the food companies because they owned patents on chemicals that they wanted.

    Now, sometimes they were thinking, “We can take these chemicals that we already put into cigarettes like menthol and we can use them in food.” And in other cases, they were thinking the reverse way. They were thinking, “Well, we’ve got food additives, maybe we can try them out in cigarettes.” What I’m describing here is what executives at the time talked about as synergies. Synergies across different lines, alcohol, tobacco, food. For example, when Philip Morris bought Kraft, they bought a lot of packaging technologies. R.J.R. developed the aseptic box, the little juice box that kids run around with in their hands. And these technologies could transfer across alcohol, food, and tobacco lines.

    And I’ll talk a little bit more about the synergies initiative in Philip Morris because it’s very important to understanding what these companies were up to in the mid-’80s. Here is a slide that gives you the story of what happened to the food brands that the tobacco-owned companies owned for decades and nurtured. In the middle, we’ve got R.J.R. and Philip Morris, sorry, it’s complicated because this is the way business works. There are a lot of mergers and acquisitions that go on all the time, but essentially take home message is the big food companies here along the edge, these are the companies that currently own many product lines that were nurtured and developed by the tobacco companies between 1960 and 2008.

    Again, the first tobacco acquisition of a food company happened in 1963. And by 2008, they were all spun off into food companies. What’s important about this picture is to notice that a lot of these food companies, these are very large companies and many are international. So at the time that ultra-processed foods were coming into the U.S. food supply, they were also going across the sea to other countries, and they were part of an emerging market strategy of getting these food product lines into developing low and middle income countries and so forth. So as you can see, a lot of the tobacco owned food brands wound up in international, very large companies like Mondelez.

    So that’s a story generally about the significant imprint that the tobacco companies had on the food market. And now I want to talk a little bit about how in these companies were thinking about product lines that were diversified across food, alcohol, and tobacco. And so this is a document from the archive, 1989 investor. This is when the executives get trotted out and they make the investors excited about the company. And in ’89, this was a speech by Geoff Bible who was the head of Philip Morris, and he said, “We are the largest publicly held cigarette company, second-largest food company, second-largest beer company in the world. Therefore, we are together the largest consumer packaged good company. Marketing products to millions of people every day.

    Our products,” here’s the interesting part, “have shared common characteristics. They’re low-priced, packaged consumer goods with huge retail markets. Most of our products are sold around the world using common marketing approaches.” Synergies is what he’s talking about there. “And similar retail outlets. Most products are agriculturally based and are resistant to economic change.” So as you can see, it’s pretty clear, and there are many, many documents like this where the executives are explaining how similar food, alcohol, and ultra-processed foods are to their marketing and to their product development strategies. This is a document from 1995.

    It was in 1995 that Kraft General Foods got renamed Kraft. And at this point, Kraft is the second-largest food company in the world. And you can see here in the reorganization of Philip Morris, here’s the U.S. cigarette company, here’s the international cigarette company, here’s the food, here’s the alcohol. And so you can see they’re fully integrated. And other organization charts at the time you can see common research and development, common marketing branches that are serving all their subsidiaries across cigarettes, food, tobacco and alcohol. Now, just to give you a couple of examples of what the tobacco companies did when they acquired familiar brands in the ultra-processed food market.

    So this is Hawaiian Punch. These all come from the 1950s before R.J.R. acquired Hawaiian Pacific, which made one thing, Hawaiian Punch in 1963. And at the time, Hawaiian Punch was an adult cocktail mixer, as you can see. It was basically your ‘50s housewife makes the cocktail to greet her husband at the end of the day. And it’s basically vodka and Hawaiian Punch, and it was sold in this big gallon can for adults. Within a couple of years of owning Hawaiian Punch R.J.R. by 1963-’64 has turned Hawaiian Punch into a child focused product line. You can see here, they’ve got toy giveaways. They had expanded the colors and flavors because children like bright colors and fruity flavors. So they had expanded the product line.

    They were bringing children and moms into focus groups to figure out how to develop the brand. And they had put this cartoon character as the symbol for the new brand obviously designed to appeal to children with integrated … These are examples of what they called integrated marketing where you put toy giveaways alongside marketing and product development. Here’s a quote out of the archive right around when R.J.R. bought Hawaiian Pacific. “It’s easy to characterize R.J.R. merely as a tobacco company. In a broader, much less restricting sense, however, we’re in the flavor business. Many of the flavorants for tobacco would be useful in food, beverage and other products.”

    Now this comes from a document that was sent by the lab manager in R.J.R. Labs to the folks in the C-suite saying … And parts of it explained that they were very interested in certain chemical patents that Hawaiian Pacific owned and therefore they were encouraging the purchase of the company. What’s interesting here is that this is Joe Camel. When R.J.R. was sued for child target marketing of children, they were disallowed from ever using this cartoon character on cigarettes anymore. But the same ad company created the Hawaiian Punch cartoon character. This is from Philip Morris, just to give you a flavor for same strategy, this is 1978. This is the year that Philip Morris bought 7 Up.

    And what they say, essentially, “Soft drinks like cigarettes and beer are reasonably priced, relatively low cost consumer items that give pleasure to users, repeat purchases, satisfies their expectations.” So a lot of people like to ask, “Well, were they really trying to addict people like they were to nicotine and that kind of thing?” We don’t usually see that. What we hear about in the archive is they’re much more likely to talk about pleasure and craving and experiences that really drive people to want to buy products. Just to give you a sense of the cigarette strategy, it’s a combination of market segmentation and line extensions.

    So essentially what they do is they carve up the population, the consumers, into a bunch of different subpopulations based on gender, ethnicity, age, and then they develop product lines called line extensions specifically for those market segments. So they’ll have particular line extensions for low-income people and various, sometimes … Like cool cigarettes have a lot of menthol and are targeting the Black population. Sometimes they target very narrow segments of Virginia Slims for women and so forth. So this is the basic strategy that cigarette companies had been using for decades, and they applied that very same strategy to developing ultra-processed food and beverage brands.

    This is an example of Kool-Aid, which came to Philip Morris in its acquisitions of General Foods and Kraft. And as you can see the before picture, there are only five flavors and colors. By the time we can’t even … We’ve been struggling to get an exhaustive list of all the line extensions that …

    Speaker 3: Laura, I’m just going to quickly point out, we can’t see your slides currently. I think you’ll just have to reshare. Great. Thank you.

    Laura Schmidt: Working now?

    Speaker 3: Wonderful.

    Laura Schmidt: So here are the … I don’t know when they stopped. Here’s the picture of the line extensions for cigarette brands. And here you can see a very, very similar strategy where five brands transformed into many, many brands. In some cases, in the product development testing documents that we uncovered, they were talking about little boys like blue. “We’re going to make a blue brand.” So they’re very, very specifically targeting a small, very narrow market segments of children with line extensions. Another similarity here at the time that Philip Morris owned Kraft, they also owned Miller, a beer. And what they did was they put together all of their marketing into one big marketing synergies program.

    And they tried to figure out ways to use marketing strategies that they used for years and assets for cigarettes and apply them to food. And so this is an example of their target marketing strategy for minority populations. It’s a combination of sponsorships and partnerships with minority serving organizations, with online purchasing media. So this is integrated marketing strategy. And in some cases, for example, the in-store marketing, they had cigarette listings of consumers. And they basically transferred those over to Kraft General Foods for use in target marketing of consumers, say for foods just like they had for cigarettes.

    So they were using, again, all of the same marketing infrastructure for these different product lines. This is an example of an integrated marketing campaign that came out of Kool-Aid. They were very proud of this campaign in the ‘80s called the Kool-Aid Wacky Wild Warehouse. And kids would save up coupons and things and then be able to mail them in and get toys that were Kool-Aid branded. And it turned out that the very same model for this came out of the Marlboro Country Store, which is a similar integrated campaign for cigarettes. And the Wild Warehouse for children in Kool-Aid was actually developed by the same ad firm and same people.

    And so as you can see, the strategies that they had developed and made worked for cigarettes, they were very easily applied to ultra-processed food products. Finally, I just want to share a little taste of what we find when we look in the laboratory research. Of course, tobacco companies are very big companies and they have really large laboratory facilities. They do defensive research to think about what could we be sued on in terms of product liability. They’re looking at … They’re interested in the health effects of the products they’re selling. And Philip Morris had an extensive laboratory search program focused on human pleasure.

    And in this document, this is from ’83, they’re talking about being in the business of selling pleasure. And as I mentioned, this is the way that they talk about things, as cigarettes, beer, and carbonated beverages are designed to affect sensual gratifications. Now, Frank Gulotta was a scientist in a lab in Germany. He worked for Philip Morris studying nicotine. And he was actually brought over and worked with Kraft in developing products in Kraft. An example of a very lengthy laboratory research project at Philip Morris, it’s called Project 1620. It went on from 1977 to 1999.

    And what they were doing, Gulotta was one of the scientists involved here, was developing electrophysiological kind of EEG type measures to very swiftly be able to measure the human response to flavors and colors and additives in cigarettes. Once they owned Kraft and General Foods, this technology was then very easily applied to study the same colors and flavor additives that you would find in ultra-processed foods. Kraft had a lot of technology around low fat, fat-free food additives. They were very proud of that technology. And some of that was subjected to some of this testing under Project 1620. There’s a lot more that I could say about this, but I’m just giving you a flavor for what we see in the archive.

    I do want to point out that Tera Fazzino a couple of years ago published a very interesting study where she used the tobacco archive to code ultra-processed food brands on the basis of whether they had ever been owned and developed by tobacco companies or not. And what she demonstrated was that the tobacco owned brands were more likely to fit her definition of hyperpalatable, which means to have unnaturally high amounts of sugar, salt, and/or fat in them. You need too much sugar, too much salt in the product to qualify as hyperpalatable. And she found that while the tobacco companies own these brands, they were significantly more likely to be hyperpalatable, which is somewhat consistent with what we see in the archive around product development strategies.

    What was really interesting about her research is that she also did a contemporary 2018 data point to show that by the time we get to 2018, all the other food companies in the food system are making food as hyperpalatable as the tobacco companies were back in the 1980s and ‘90s. So it may very well be that some of what happened was that the tobacco owned brands, when they were spun off and owned by new food companies, some of that technology was adopted in our current food brands. So just to …

    Isabel Madzorera: Quick, sorry to interject. I think we’ve got three minutes left for the presentation. That’s okay? Thank you.

    Laura Schmidt: I’m on the final slide. I think we’ll have a few extra minutes, which is great.

    Isabel Madzorera: Thank you.

    Laura Schmidt: So just to conclude, first off, it’s important to understand when we look at our ultra-processed system today, once again, Americans are eating about 60% of the calories in their diet are from ultra-processed foods. That many of these brands were owned and developed by tobacco companies using very similar technologies to what they use to develop cigarette brands and alcohol brands. And that the scaling up of these companies happened right as ultra-processed foods were hitting the market. So in the mid-’80s when we really see ultra-processed foods starting to scale up in the American food supply, and we also see obesity starting to really rise. That is the moment when some of the largest food companies are owned by tobacco companies.

    Second, the more that you read the documents and understand the thinking, it’s very important, I think, when we think about ultra-processed foods today to understand that to companies, they’re very similar to cigarettes and alcohol. And particularly that the same product formulation, strategies, the same chemical colors and flavors and additives, the same marketing strategies, even down to the lists of consumers to target are all the same for these companies. And I think there’s a real disconnect here between the way the public health and regulatory world kind of thinks about this and the way that actual companies think about this.

    I currently follow a lot of industry trade publications and I can tell you, people are always talking about CPG lines. They are not necessarily thinking about alcohol, tobacco, and food as separate categories of products. And then finally to my hypothesis that when these companies get together, they may be able to create more harmful products and this should be a concern for public health. What we see going on with the tobacco owned food brands was that when those companies got those brands, the cigarette companies, they quickly turn the products into child-focused products because this makes a ton of sense from a marketing standpoint. If you can develop brand loyalty in children, you have that consumer for life.

    And so that becomes a very important incentive to make child-focused brands. The brands were target marketed to vulnerable groups as I shared a little bit about the craft marketing strategy to minority communities. And as I showed towards the end, they were more likely to be hyperpalatable, higher in sugar, fat, and salt. And so I think with that, I will finish up and let’s have some questions.

    Isabel Madzorera:

    Great, thank you. Thank you so much, Laura. What a fascinating presentation. We already have a couple of questions in the chat, so I’ll be reading aloud and then you can address them as you see fit. The first question is from Ernest and he says, “What is the evidence that over and above the contribution of salt, sugar, saturated and trans fats that ultra-processed foods have an additional adverse effect? Suppose I just consumed raw sugar, salt, butter.” He gives us an example. “Mixed together, this is not even processed, but will this be as unhealthy if the same ingredients and amounts were blended together in an ultra-processed food?” Loaded question there.

    Laura Schmidt: So I think what’s different about what’s going on in these companies is the chemical additives. And what the way I understand it from talking with psychologists who study food and addictive behavior is that when we eat carbohydrates in particular, starches and sugars, we get a dopamine rush in the brain right away and we get a secondary rush when those carbs hit our gut. And that dopamine rush, which is quite similar to dopamine changes in the brain resulting from addictive substances, which has been the subject of some FMRI research, that drives us to crave next time. And what the colors, the flavors, the marketing, the packaging may be doing with all of the color, flavor additives is to cue us to crave particular products.

    And particular in the same way that in some of the original fMRI studies, they would put, say someone who was addicted to a drug like an opioid drug in the fMRI machine. And simply by showing them the works, the syringe and all of the stuff that you use before you actually get high, you would see that dopamine rush. And so it may be that what they’re trying to do is to engineer an anticipatory response and to connect our brains between the product and the benefits that we experience when we feel that dopamine rush. I’ve talked to a number of experts in this area who are very interested in what exactly is going on with the chemical colors and flavors.

    What I can tell you is someone who spends a lot of time reading from inside these companies and trying to understand their strategy is that they were really, really obsessed with chemical additives. It was in some cases the whole reason they bought certain subsidiaries. They really wanted those patents and they felt that a lot of their product testing had to do with which colors and flavors and additives were going to develop the most response in consumers and be the most attractive particularly to children. And I think part of that goes back to that cigarette marketing model, which is to do with line extensions.

    So if you have a factory that’s set up to just make cigarettes, it’s pretty easy to swap out the colors and flavors and slight packaging changes to make all these line extensions and say one line extension isn’t doing so well in the market, you can pull it back and introduce a new one, get a lot of consumers excited about your brand again. And so it may be that part of what was going on here with the chemical colors and flavors had to do with that, and they understood that they needed those additives to produce line extensions. But I do see a lot of interest in that.

    And that is the difference I think between what you can do in your home kitchen cooking and what you can do in a factory is that it’s not just the sugar, fat, and salt, but it’s also the way they’re combined with all of the chemical additives. And there’s a very interesting line of research right now into the actual processing itself and whether foods are less satiating, for example, and easier to overeat simply because they’ve used these chemical additives to manipulate the texture of the food to make it a little less satiating. So I think the chemical additives, the more I look, the more interesting they become.

    Isabel Madzorera: Great, thank you. So we’ve got a ton of questions. I’m going to try and group them so that we can try and get an answer for everyone. I don’t know if you’ll be able to do it. The next questions, I’ll read the four questions. The first one is, why do people tend to consume ultra-processed foods more than the minimally processed foods, despite the known health risks? What is the role of urbanization and stress? That’s the first question. The second question is developed countries have the knowledge, financial resources, and infrastructure to support optimal health. So why is ultra-processed food consumption and related diseases are still poorly controlled in these settings? Third question.

    Laura Schmidt: Wait, I get it.

    Isabel Madzorera: It’s a four plus. Third question is: In developing countries, agro-processing industries such as those focusing on soda, noodles and sugar production are growing rapidly. As ultra-processed food consumption increases, what health or policy recommendations would you suggest to protect public health? And the last question from this attendee is, food processing plays an important role in preservation, food security convenience, and meeting consumer sensory preferences. Where should the balance line between food processing, consumer acceptability, and the need to protect public health? These are great questions.

    Laura Schmidt: Great questions. Hopefully we’ll be able to digest them and when we come back in the fall, be able to answer them a little more. I think one thing that’s really clear even in markets in low- and middle-income countries where there’s adequate food and it’s delicious and traditional diets are great. A lot of it comes down to branding and the appeal of the branded American products and they have a certain kind of status, it’s modern and this has been true for alcohol and tobacco forever. That becomes part of their appeal. And then the other part is the price point.

    And if you can make them shelf stable and cheap enough, then they become accessible to pretty much anybody and start to displace traditional diets. I can’t remember all of the other great questions, but as you were reading them off, I thought, “These are good.”

    Isabel Madzorera: I’ll repeat, the other question was if we know that ultra-processed foods are harmful in high-income contexts, like the U.S., why are we not doing enough? Why is that not controlled?

    Laura Schmidt: Well, that’s a pretty easy thing to answer, which is the food industry has been blocking any evidence-based policies forever. I mean everything from the gross loophole that allows us to have all these chemical flavors that are not regulated at all. There’s industry self-regulation for all of the chemical flavors and colors. The colors are a little bit more regulated, but there’s that. And then down to opposition to soda taxes and warning labels. And pretty much the best health … Food policy in America would probably be campaign finance reform so that we don’t have the industry in such a position that it can capture federal agencies, and state agencies as well, and oppose any regulations.

    I mean, it’s a shame. We’ve got 117 countries and territories taxing soda all around the world, but America, we have a couple of them in the Bay Area and the industry, American Beverage Association comes in and slaps state preemption on us and we can’t have a tax. And we know these things work. I mean, at this point, the train has left the station. We know they work because they work all around the world. Other countries wouldn’t adopt them if they didn’t work. And so it’s a real shame that this is the way our system works.

    Isabel Madzorera: Great, thank you, Laura. I’m going to group a couple of questions just to make it a little bit easier for you. So there’s a question. How do fast-casual, fast-food restaurants feed into your research about ultra-processed foods if they do? And then another question is, are there any studies, research that highlights the impacts on consumers of U.S. ultra-processed foods in other countries?

    Laura Schmidt: So on the fast-food front, some of the food companies owned by tobacco companies were, in fact, fast-food companies. Kentucky Fried Chicken is a good example. It was acquired by R.J. Reynolds and it was spun off to PepsiCo and now it’s owned by a different company. It’s in the map that I showed earlier with the spin-offs. The restaurant and industry trusting one more and more restaurant chains are basically doing a fast-food strategy where you have flash frozen meat and things that are popped into a fryer quickly reheated to feed the consumer even in sit-down restaurants. And so there is overlap and there are food brands that were never owned by tobacco companies. So this isn’t everything.

    The second question around consumer …

    Isabel Madzorera: Impacts on consumers of U.S. ultra-processed foods in other countries. In fact, does this translate to impacts in other nations outside the U.S., the products that are developed here?

    Laura Schmidt: Yes. So the products are developed here specifically to sell in emerging markets all around the world. And that’s been a strategy for a long time. In fact, the period that I am researching when the tobacco companies owned a lot of food subsidiaries was precisely when they were globalizing. And so over that period, they were pushing more and more into markets around the world so that by today it’s hard to go anywhere that hasn’t been penetrated to some degree by American food corporations and by ultra-processed food companies. And we have a lot of the tobacco-owned brands, as I pointed out, wound up in European food companies. So this is a worldwide phenomenon.

    The penetration rates in the American food supply are much higher than in some other countries. And that is, I think, very important for one reason because the health indicators track right alongside, as Isabel mentioned at the outset, premature death, diabetes rates, heart disease tracks to those. There are a lot of epidemiological studies now demonstrating that health worsens, chronic disease worsens when ultra-processed food consumption goes up. And so at this point, it’s a warning call to countries around the world and many are responding to regulate your markets so that the penetration of these harmful products, that consumers still have choice, but they’re not just being bombarded by marketing and distribution.

    Part of the way these companies compete today is on distribution. They just want more outlets in more places in your life. So you can’t go to the movie theater without seeing a food court or the airport, you can’t buy gas without being confronted with food marketing. And so basically, it’s a surround sound kind of approach saturation to make it easy to constantly be buying these products and they’re using that strategy internationally and countries can fight back against that.

    Isabel Madzorera: Great, thanks. Just because we’ve got a couple of questions, I think Jeannie is answering one question on if there are any changes that will happen under the new administration as far as regulation of food processing ultra-processed foods. There’s also a question on whether we think the increase in unhealthy additives and hyper-palliability in these extremely large conglomerates is a type of consumer harm that should be considered seriously in antitrust cases against mergers and anticompetitive behaviors. It seems that this is problematic and the innovations are not coming from minor players and inevitably, sorry, should crowd out the smaller businesses.

    Laura Schmidt: Absolutely and supply chains. So that is a crucial point that the mergers and consolidations make it possible for the very large industrially produced companies to dominate the market. And that is, again, something that is within our power to address. The first question, I remember it was a very good one.

    Isabel Madzorera: I can just rehash that. I think it’s been answered by Jeannie in the chat. But the second question was on thinking about combined efforts to really address this coming, I guess mergers, that sort of push.

    Laura Schmidt: I mean essentially what’s going on is the smaller producers, as you’re pointing out, are getting crowded out of the market. And so at some point we don’t have consumer choice anymore. We just have … I mean, if you go down the cereal aisle, it’s pretty obvious it looks like choice until you turn the package around on the box of cereal and see that it’s all the same refined ingredients. Just they’ve swapped out the colors and flavors and the packaging and marketing to make it seem like it’s a choice. But in fact, they’re just line extensions of the same basic products. And so I think the more that we allow these consolidations to happen, the harder it becomes for the smaller producers to provide meaningful alternatives to UPFs.

    And then the question about the new administration, and I think many of us are very excited about the fact that they’re doing a lot of talking about this issue. So far all that we’ve seen in terms of meaningful kind of action is focused on colors and food dyes, which are a problem. But when you really look at the scope of cosmetic additives, there’s a wide range that really have many of them well-documented health harms like aspartame, there’s a WHO advisory to not be using that artificial sweetener. There’s a lot of low-hanging fruit emulsifiers. And so I would love to see the current effort.

    Isabel Madzorera: Sorry. Laura. Sorry to cut you off.

    Laura Schmidt: [Inaudible] … food dyes.

    Isabel Madzorera: Two minutes to wrap up and we have a hard stop at 1 p.m. Really interesting conversation. I’ll just pick maybe one more question in the interest of time. The question is are schools of public health addressing the commercial determinants of health? How can we as public health professionals continue addressing the commercial determinants of health while also focusing on the social determinants of health? You can’t have one without the other. And then I think maybe just to combine two other questions and then you can give whatever answer you can.

    There’s a question whether there are some studies, for example, from Walter Willey that show only certain categories or subcategories of ultra-processed foods are more harmful than others. It is something that might encumber regulation of ultra-processed foods. And the last question is that given that people view food systems or challenging them as paternalistic, despite government intervention in response to market failure or negative externalities, how can we change the narrative around ultra-processed foods? I’ll stop there and then we’ll end exactly at one. Thanks.

    Laura Schmidt: So those are three very deep questions. The first one on schools of public health, I’m with you. And we’re building a commercial determinants program. We have a center to end corporate harm at UCSF. And I encourage anyone who’s interested to email me or reach out through social media or whatever to align. The WHO has a branch now on commercial determinants. If you look at the top threats to human health on the WHO website, eight out of 10 of them have to do with commercial industries. So I think it’s absolutely incumbent upon us in public health to develop really good research strategies and build the field of commercial determinants research. And I’m committed to doing that.

    On the issue of the boundaries around UPFs, the NOVA classification was developed by a scientist for scientists, but fortunately, there are really good published, peer-reviewed demonstrations that that classification system can be adapted to work for policymakers. And so there’s a lot of industry-funded efforts to undermine the NOVA classification. There were a number of scientists worldwide that had to create an open letter to ask the Novo Nordisk Foundation to stop funding research deliberately to undermine the NOVA classification.

    And so the boundary issue is largely determined by, it’s a scientific classification, but there are many public health models for how that can be managed in reliable, defensible, valid ways to work for policy. And so that’s where the work is. And Barry Popkin’s team has a really great publication on precisely how to do that. In terms of changing the narrative …

    Isabel Madzorera: Sorry, Laura. We are right at time.

    Laura Schmidt: We’re going to talk about changing the narrative in the fall because what that discussion will be about.

    Isabel Madzorera: Yes. Thank you all so much. This has been such a lively and interesting discussion. Really great questions. I do apologize that we didn’t get to each and every question, but please feel free to reach out to Laura independently or BFI or myself if you’ve got any lingering questions. But thank you again and looking forward to the second presentation in this series on ultra-processed food consumption and policy. Thank you so much, Dr. Schmidt, for an amazing presentation. Thank you everyone. Take care. Bye.

    (Music: “No One Is Perfect” by HoliznaCC0)

    Anne Brice (outro): You’ve been listening to Berkeley Talks, a UC Berkeley News podcast from the Office of Communications and Public Affairs that features lectures and conversations at Berkeley. Follow us wherever you listen to your podcasts. You can find all of our podcast episodes, with transcripts and photos, on UC Berkeley News at news.berkeley.edu/podcasts.

    #capitalisme #alimentation #iatrocratie #drogue #refoulement

  • Ultra-processed foods should be treated more like cigarettes than food – study | Global development | The Guardian
    https://www.theguardian.com/global-development/2026/feb/03/public-health-ultra-processed-foods-regulation-cigarettes-addiction-nut
    https://i.guim.co.uk/img/media/1e19d7b48149933381fd3ed2e2d4e4bd78f31df0/582_412_3805_3044/master/3805.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&precrop=40:

    UPFs are made to encourage addiction and consumption and should be regulated like tobacco, say researchers

    Kat Lay Global health correspondent
    Tue 3 Feb 2026 06.00 CET

    Ultra-processed foods (UPFs) have more in common with cigarettes than with fruit or vegetables, and require far tighter regulation, according to a new report.

    UPFs and cigarettes are engineered to encourage addiction and consumption, researchers from three US universities said, pointing to the parallels in widespread health harms that link both.

    UPFs, which are widely available worldwide, are food products that have been industrially manufactured, often using emulsifiers or artificial colouring and flavours. The category includes soft drinks and packaged snacks such as crisps and biscuits.

    There are similarities in the production processes of UPFs and cigarettes, and in manufacturers’ efforts to optimise the “doses” of products and how quickly they act on reward pathways in the body, according to the paper from researchers at Harvard, the University of Michigan and Duke University.

    They draw on data from the fields of addiction science, nutrition and public health history to make their comparisons, published on 3 February in the healthcare journal the Milbank Quarterly.

    The authors suggest that marketing claims on the products, such as being “low fat” or “sugar free”, are “health washing” that can stall regulation, akin to the advertising of cigarette filters in the 1950s as protective innovations that “in practice offered little meaningful benefit”.

    “Many UPFs share more characteristics with cigarettes than with minimally processed fruits or vegetables and therefore warrant regulation commensurate with the significant public health risks they pose,” they concluded.

    One of the authors, Prof Ashley Gearhardt of the University of Michigan, a clinical psychologist specialising in addiction, said her patients made the same links: “They would say, ‘I feel addicted to this stuff, I crave it – I used to smoke cigarettes [and] now I have the same habit but it’s with soda and doughnuts. I know it’s killing me; I want to quit, but I can’t.’”

    The debate around UPFs fits a well-worn pattern in the field of addiction, according to Gearhardt. She said: “We just blame it on the individual for a while and say ‘oh, you know, just smoke in moderation, drink in moderation’ – and eventually we get to a point where we understand the levers that the industry can pull to create products that can really hook people.”

    While food, unlike tobacco, is essential for survival, the authors argue that the distinction makes action doubly necessary because it is difficult to opt out of the modern food environment.

    Gearhardt said it should be possible to distinguish between harmful UPFs and other foodstuffs in the same way that alcoholic drinks are differentiated from other beverages.

    UPFs meet “established benchmarks” as to whether a substance should be considered addictive, the paper argues, with design features that “can drive compulsive use” – although “the harms of UPFs are clear, irrespective of their addictive nature”.

    The authors suggested that lessons from tobacco regulation, “including litigation, marketing restrictions and structural interventions”, could offer a guide to reducing harm related to UPFs, calling for public health efforts to “shift from individual responsibility to food industry accountability”.

    Prof Martin Warren, chief scientific officer at the Quadram Institute, a specialist food research centre, said that while there were parallels between UPFs and tobacco, the authors risked “overreach” in their comparisons.
    A young Latina girl seen from behind taking a packet of sweets from among several shelves of sweets and snacks
    Junk food leads to more children being obese than underweight for first time
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    There were questions, he said, over whether UPFs were, like nicotine, “intrinsically addictive in a pharmacological sense, or whether they mainly exploit learned preferences, reward conditioning and convenience”.

    He said it was also important to consider whether the adverse health effects attributed to UPFs came from their contents, or because they replaced “whole foods rich in fibre, micronutrients and protective phytochemicals”. He said: “This distinction matters, because it influences whether regulatory responses should mirror tobacco control or instead prioritise dietary quality, reformulation standards, and food system diversification.”

    Dr Githinji Gitahi, chief executive of Amref Health Africa, said: “This journal article reinforces a growing public health alarm sounding across Africa [where] corporates have found a comfortable, and profitable, nexus: weak government regulation on harmful products and a changing pattern of consumption.

    “All this places new and preventable pressures on already stretched health systems,” he said. “Without publicly led interventions on the rising burden of non-communicable diseases, we risk health systems’ collapse.”

    #Alimentation #Tabac #Addiction

  • Cancers, diabète... Les soupçons sanitaires s’accentuent sur plusieurs conservateurs alimentaires

    https://www.sciencesetavenir.fr/nutrition/cancers-diabete-les-soupcons-sanitaires-s-accentuent-sur-plusieurs-
    https://www.sciencesetavenir.fr/assets/img/2026/01/09/cover-r4x3w1200-696121fdbf7ba-bmj.jpg

    « Ces résultats pourraient avoir des implications importantes en matière de santé publique, au vu de l’omniprésence des conservateurs dans une large gamme d’aliments et de boissons »

    Etude basée sur une large cohorte de Français - plus de 100.000 personnes -, suivis pendant plusieurs années avec des questionnaires très réguliers sur leur alimentation ainsi que des données précises sur la composition des produits consommés.

    Conservateurs (diabètes de type 2)

    – Le *sorbate de potassium (E202)*, trouvé dans des produits laitiers, fromages, produits de panification, certaines charcuteries, confiseries, pâtisseries, sauces, certaines boissons alcoolisées, confitures, gelées, marmelades, assaisonnements.
    – Le *métabisulfite de potassium (E224),* trouvé dans des fruits et légumes (secs notamment), vin, spiritueux, condiments, bières, certains biscuits apéritifs, cidre, fruits confits, mollusques, crustacés notamment.
    – Le *nitrite de sodium (E250)*, trouvé dans les viandes transformées, les poissons transformés ainsi que diverses charcuteries locales traditionnelles.
    – L’*acide acétique (E260)* et l’acétate de sodium (E262), trouvé dans de très nombreuses catégories d’aliments transformés : fromages, fruits et légumes en conserve, pains, sauces, préparations à base de céréales et aliments pour bébés.
    – Le *propionate de calcium (E282)*, trouvé dans des fromages, de la pâtisserie, des produits de pâtisseries et certains pains.

    Antioxydants (diabètes de type 2)

    *Ascorbate de sodium (E301)*, trouvé dans différents types de charcuteries, des poissons surgelés et autres préparations à base de viande, différents plats préparés et des aliments pour bébé à base de céréales.
    *Alpha-tocophérol (E307)*, trouvé dans de très nombreuses catégories d’aliments dont alimentation infantile.
    *Erythorbate de sodium (E316)*, trouvé dans des viandes transformées (charcuterie) et certains produits de poisson.
    *Acide citrique (E330),* trouvé dans de très nombreuses catégories d’aliments (sodas et autres boissons sucrées, bonbons, biscuits, fromages industriels, les yaourts aux fruits, plats préparés)
    *Acide phosphorique (E338)*, trouvé dans l’alimentation infantile, les produits laitiers, produits de panification, sauces, mollusques, crustacés, boissons rafraîchissantes sans alcool, soupes, potages, certains spiritueux, biscuits apéritifs…
    *Extraits de romarin (E392)* trouvés dans du lait en poudre, huiles végétales, huiles de poisson, chewing-gums, certaines pâtisseries, sauces, condiments, assaisonnements, snacks et produits transformés à base de pomme de terre…

    Conservateurs (cancer)

    – Les *sorbates (E200, E202, E203)*, en particulier le *sorbate de potassium (E202)*. Ils sont associés à une augmentation de 14 % du risque global de cancer et à une augmentation de 26 % du risque de cancer du sein.
    – Les *sulfites (E220, E221, E222, E223, E224, E225, E228)*. Ils sont associés à une augmentation de 12 % du risque global de cancer. En particulier, le *métabisulfite de potassium (E224)*, associé à une incidence accrue de 11 % de cancer au global et 20 % de cancer du sein
    – Le *nitrite de sodium (E250)*, associé à une augmentation de 32 % du risque de cancer de la prostate, tandis que le *nitrate de potassium (E252)*, associé à une augmentation du risque de cancer en général (13 %) et de cancer du sein (22 %)
    – Les *acétates (E260, E261, E262, E263)* quant à eux étaient associés à une augmentation du risque de cancer en général (15 %) et de cancer du sein (25 %), tandis que l’acide acétique (E260) était associé à une augmentation de 12 % du risque de cancer en général.
    – Parmi les conservateurs antioxydants, seuls les *érythorbates totaux et l’érythorbate de sodium (E316)* spécifique se sont avérés associés à une incidence plus élevée de cancer au global (12 %) et du sein (21 %).