• Saison agricole : « Si on embauche des locaux, on ne va pas sortir nos récoltes »
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/05/15/saison-agricole-si-on-embauche-des-locaux-on-ne-va-pas-sortir-nos-recoltes_6

    « A cause du manque de main-d’œuvre, j’ai mis l’exploitation à vendre, se souvient-il. La fraise était prête à s’écrouler et puis il y a eu l’entrée des pays de l’Est [dans l’UE]. Ça a permis un essor phénoménal. » Afflue alors une main-d’œuvre « jeune », « qui a envie de travailler » et sort des rangs « avec le sourire », résume l’agriculteur.

    Aux Polonais du début des années 2000 ont récemment succédé les Roumains, qui représentent actuellement une quarantaine d’hommes et de femmes, sur les 57 ouvriers qui travaillent pour la famille Jouy. La majorité sont logés sur place, dans des studios, des petits pavillons ou des mobil-homes, pour des loyers de 250 à 300 euros.

    • Plus haut : Patrick Jouy, producteur de fraises, à Sainte-Livrade-sur-Lot (Lot-et-Garonne), le 14 mai. EUGENIE BACCOT POUR « LE MONDE »

      Dans son exploitation familiale du Lot-et-Garonne, Patrick Jouy a toujours eu recours à des travailleurs étrangers pour récolter les fraises. Cette année, la fermeture des frontières a bloqué de nombreux saisonniers.

      Chez Patrick Jouy, on cultive la fraise sous serre depuis des décennies, dans le Lot-et-Garonne. Les plants de ciflorette mûrissent dans une chaleur moite et d’étroits bacs hors-sol. De temps en temps, les brumisateurs crachent un peu de fraîcheur et une dizaine d’ouvriers agricoles se meuvent entre les rangs pour le peignage, qui consiste à séparer les fleurs des fruits pour faciliter leur cueillette. Un travail manuel et minutieux, comme l’#agriculture en regorge. Dans cette exploitation familiale de 18 hectares, on a depuis longtemps confié ces gestes à une #main-d’œuvre_étrangère.

      Patrick Jouy peut reconstituer avec précision les #migrations saisonnières qui ont jalonné sa carrière. « Je suis dans la fraise depuis 1977, dit-il. A l’époque, j’étais en Seine-et-Marne et je travaillais pour un patron. Des Espagnols venaient en contrats OMI [Office des migrations internationales, aujourd’hui Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), qui régule l’immigration saisonnière de travailleurs agricoles non européens]. Il y avait aussi des Portugais qui travaillaient dans la maçonnerie et on allait chercher leurs femmes en ville. Il y avait aussi des Algériennes. »

      Sous les serres de production de fraises ciflorette sur le site de Barianis fondé par Patrick Jouy, à Sainte-Livrade-sur-Lot, dans le Lot-et-Garonne, le 14 mai.


      Sous les serres de production de fraises ciflorette sur le site de Barianis fondé par Patrick Jouy, à Sainte-Livrade-sur-Lot, dans le Lot-et-Garonne, le 14 mai. EUGENIE BACCOT POUR « LE MONDE »

      En 1986, le producteur s’installe à son compte, à Sainte-Livrade-sur-Lot, tandis que l’Espagne et le Portugal rejoignent l’Union européenne (UE). « Au bout de quelques années, on n’avait plus personne » , rapporte M. Jouy, convaincu que les #allocations-chômage ou familiales ainsi que la libre circulation des travailleurs – « le fait de pouvoir courir partout pour aller gagner plus » – ont eu raison de la disponibilité de ces saisonniers.

      Déconvenues

      « A cause du manque de main-d’œuvre, j’ai mis l’exploitation à vendre , se souvient-il. La fraise était prête à s’écrouler et puis il y a eu l’entrée des pays de l’Est [dans l’UE]. Ça a permis un essor phénoménal. » Afflue alors une main-d’œuvre « jeune » , « qui a envie de travailler » et sort des rangs « avec le sourire » , résume l’agriculteur.

      Aux Polonais du début des années 2000 ont récemment succédé les Roumains, qui représentent actuellement une quarantaine d’hommes et de femmes, sur les 57 ouvriers qui travaillent pour la famille Jouy. La majorité sont logés sur place, dans des studios, des petits pavillons ou des mobil-homes, pour des loyers de 250 à 300 euros.

      Mariana vient de Transylvanie, en Roumanie, à 3 000 kilomètres d’ici, et entame sa quatrième saison à Sainte-Livrade-sur-Lot, où elle travaille avec son mari. « Après le lycée, je n’avais pas de travail. Des amis étaient venus ici et m’ont dit que le #salaire était meilleur que les 400 euros que je gagnerais dans mon pays » , explique-t-elle. Le couple ne rentre plus au pays que pour des congés annuels, entre décembre et février.

      Maciej, 23 ans, a suivi un parcours similaire depuis la Pologne. Arrivé en 2017, à l’issue de sa scolarité, il enchaîne les saisons depuis. Une fois retranchés les 300 euros de loyer dont il s’acquitte, il gagne 1 500 euros par mois. « Trois fois plus que dans mon pays » , dit-il. Et puis, ajoute-t-il, il apprécie le climat français.

      Avec l’épidémie de Covid-19 et la fermeture des frontières, la famille Jouy a essuyé des déconvenues. Des saisonniers roumains, polonais et portugais se sont fait attendre. Et les onze Marocains qui avaient signé un contrat saisonnier avec l’OFII sont aussi restés bloqués dans leur pays.

      « Il leur faut des pauses-café et cigarette »

      Pour compléter ses effectifs pendant le confinement, l’exploitation a embauché localement une quarantaine de personnes. Parmi elles, on croise encore dans les rangs de fraisiers Majouba, une Marocaine venue d’une exploitation agricole voisine qui a déposé le bilan, ou Mostafa. Ce demandeur d’asile afghan, âgé de 26 ans, a parcouru 40 kilomètres à vélo, depuis Agen, pour se faire embaucher. Le contrat de trois mois qu’il a obtenu est le premier qu’il signe en France, où il vit depuis deux ans. Il loge maintenant dans un mobil-home, sur l’exploitation, avec quatre autres Afghans.
      Mostafa, demandeur d’asile afghan de 26 ans, en France depuis deux ans, à Sainte-Livrade-sur-Lot (Lot-et-Garonne), le 14 mai.


      Mostafa, demandeur d’asile afghan de 26 ans, en France depuis deux ans, à Sainte-Livrade-sur-Lot (Lot-et-Garonne), le 14 mai. EUGENIE BACCOT POUR « LE MONDE »

      Parmi les recrues de nationalité française, seul un couple aurait « donné satisfaction » à Patrick Jouy. Mais l’un et l’autre membre du couple ont fini par pouvoir reprendre leurs emplois, elle dans la restauration et lui dans les travaux publics. Les autres ? « Des gens sont partis au bout de quelques jours et on en a remercié qui n’étaient pas efficaces. Il leur faut des pauses-café et cigarette, ils ont mal aux vertèbres ou aux genoux et ils ne veulent pas arriver trop tôt. » Or, la fraise se ramasse « à la fraîche » , dès 7 heures. « On fait des semaines qui vont de 30 à 40 heures pour des salaires de 1 000 à 2 500 euros » , indique le producteur.


      Cosmin, ingénieur roumain, travaille à Sainte-Livrade-sur-Lot (Lot-et-Garonne)depuis deux ans. EUGENIE BACCOT POUR « LE MONDE »

      La paye gonfle en fonction des kilos récoltés et c’est avec admiration que M. Jouy évoque le souvenir d’ « une Polonaise qui pouvait ramasser jusqu’à 60 kilos par heure » . Lorsqu’on interroge l’agriculteur sur ce qui fonde la valeur de ses saisonniers migrants, il lâche : « Eux, ils ont faim et ils n’ont droit à rien. » Puis : « En France, il y a trop de social. » En attendant que les saisonniers de l’UE soient de nouveau admis à passer les frontières, M. Jouy pense au pic de production, en juin, avec inquiétude : « Si on embauche nos locaux, on ne va pas sortir nos récoltes. »

      #saisonniers_agricoles

  • Les syndicats critiquent le nouveau barème de sanctions contre les chômeurs, Bertrand Bissuel
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/12/31/les-syndicats-critiquent-le-nouveau-bareme-de-sanctions-contre-les-chomeurs_

    Les syndicats critiquent le nouveau barème de #sanctions contre les #chômeurs
    Le dispositif s’inscrit dans la volonté du gouvernement de renforcer le #contrôle des demandeurs d’emploi.

    Il faut toujours garder un œil sur le Journal officiel : à défaut d’être exaltante, la lecture de cette publication peut s’avérer instructive, en particulier entre Noël et le Jour de l’an. Démonstration vient d’en être faite avec l’édition du dimanche 30 décembre, qui contient près de 20 #décrets_d’application de la loi « avenir professionnel » – une réforme votée l’été dernier sous la houlette de la ministre du travail, Muriel Pénicaud. L’un des décrets parus dimanche a trait « aux droits et aux obligations » des chômeurs, ainsi qu’au « suivi de la recherche d’emploi ». Le contenu de ce texte, éminemment sensible, est grosso modo en ligne avec les intentions affichées initialement par le gouvernement. A une réserve près, qui n’est pas anodine : elle porte sur les sanctions prononcées contre un inscrit à Pôle emploi qui contrevient à ses devoirs.

    Dès le départ, l’exécutif avait manifesté le souhait de revoir le barème des « peines » applicables. Le 20 mars, des pistes très précises avaient été dévoilées à la presse par le ministère du travail. Il avait alors été indiqué qu’un chômeur qui ne se présente pas à un rendez-vous avec son conseiller chez #Pôle_emploi serait radié des listes durant deux semaines et non plus pendant deux mois. « On diminue par quatre [la durée de] la sanction, qui était complètement disproportionnée sur ce sujet-là », avait expliqué l’entourage de Mme Pénicaud. Finalement, la « punition » sera un peu plus lourde qu’annoncée : un mois de #radiation (au lieu de quinze jours, donc), ce qui la place tout de même à un niveau inférieur à celui en vigueur avant la réforme ; durant cette période, la prestation cesse momentanément d’être versée.

    Un autre changement s’est produit par rapport à la communication gouvernementale. Il concerne une option, également évoquée le 20 mars, pour l’ensemble des « manquements » du demandeur d’emploi (à l’exception du rendez-vous manqué avec son conseiller, sans motif valable). L’idée présentée à l’époque consistait à dire que, à la première incartade (par exemple, le fait de ne pas rechercher activement un poste), l’#allocation serait suspendue pendant un mois – les droits restant acquis et pouvant être utilisés plus tard, en cas de besoin. Si le chômeur commet un deuxième écart, le ministère avait précisé que la prestation serait supprimée durant deux mois – ce qui signifiait, cette fois-ci, une amputation des droits d’une durée équivalente. A la troisième « infraction », le coup de bâton serait de quatre mois.

    Ce schéma-là a été corrigé : à l’avenir, l’allocation sera supprimée (et non pas suspendue) un mois dès le premier manquement, sauf pour le chômeur qui omet de se rendre à une convocation par Pôle emploi ; dans cette dernière situation, la prestation ne sera supprimée qu’à partir du deuxième « loupé » et ce, pour deux mois (quatre mois, au troisième « loupé »). Une source au sein de l’exécutif justifie ces ajustements par la volonté d’être « plus simple et plus cohérent ».

    La teneur du décret ne constitue pas une surprise pour les syndicats. Ils avaient été consultés sur ce dispositif, notamment lors d’une réunion, le 4 décembre, du Conseil national de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelles (Cnefop). Plusieurs centrales avaient, alors, exprimé leur désapprobation mais ces prises de position, en pleine crise des « gilets jaunes », étaient passées relativement inaperçues.

    « Chasse aux chômeurs »

    Aujourd’hui, leur analyse reste la même. Les mesures finalement retenues vont « globalement dans le sens du durcissement », déplore Marylise Léon (CFDT). « Nous avons pris connaissance du projet de décret, lors de son examen par le Cnefop, sans concertation préalable, renchérit Michel Beaugas (FO). Sous prétexte de simplification et d’équité, le texte durcit les dispositions existantes. Ce sont ces “petites découvertes” qui causent, parfois, l’exaspération des organisations de salariés. » « Depuis sa soi-disant contrition du 10 décembre [le jour des annonces faites en réponse aux doléances des « gilets jaunes »], Macron n’a pas changé dans sa volonté de faire la “chasse” aux chômeurs, en continuant à mélanger allègrement les 0,4 % de fraude et l’immense majorité des chômeurs qui cherchent à travailler dignement », confie Denis Gravouil (CGT).

    Par ailleurs, le décret transfère, comme prévu, de l’Etat vers Pôle emploi certains pouvoirs de sanction (notamment la suppression de l’allocation). Une innovation qui déplaît à Marylise Léon car elle risque, selon elle, de nuire à la « relation de confiance » qui doit prévaloir entre le chômeur et le service public de l’emploi.

    #contrôle_des_chômeurs

    • « M. Macron rêve d’une flexibilité à l’allemande » - Denis Gravouil, membre de la commission exécutive confédérale de la CGT, en charge du dossier #emploi/chômage.
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/01/22/denis-gravouil-cgt-m-macron-reve-d-une-flexibilite-a-l-allemande_5412529_323

      Le président demande un durcissement des #sanctions et des baisses d’#allocations-chômage aux partenaires sociaux. Des exigences inacceptables, estime le négociateur de la CGT dans une tribune au « Monde ».

      Tribune. Un décret pris le 30 décembre 2018 en application de la loi du 5 septembre 2018 « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » a attiré l’attention sur le durcissement des sanctions contre les #chômeurs. Il ne s’agit pas simplement de suspendre, et même de supprimer, les allocations pour de prétendus manquements : une redéfinition de « l’#offre_raisonnable_d’emploi » permet d’obliger une personne inscrite à Pôle emploi à accepter à peu près n’importe quel emploi sans référence au #salaire antérieurement perçu, voire sans référence à sa qualification.

      Au-delà de ces sanctions qui font l’amalgame entre l’immense majorité des chômeurs et les 0,4 % de fraudes, la nouvelle loi permet au gouvernement de faire rouvrir la négociation de la convention assurance chômage entre patronat et syndicats, un an avant l’échéance. Ainsi, le gouvernement peut désormais décider de faire modifier une convention Unédic en cours, ce qu’il s’est empressé de faire par sa lettre de cadrage du 25 septembre 2018 aux organisations siégeant à l’Unédic. Il entend ainsi imposer 3,9 milliards d’euros d’économies en trois ans, soit 1,3 milliard par an sur 37 milliards d’indemnités versées. Cela signifierait une perte moyenne considérable de 3,5 % sur les allocations, pour des personnes dont le revenu moyen est de 1 200 euros par mois.

      Mais cette lettre de cadrage vise particulièrement les travailleurs précaires, celles et ceux dits « en activité réduite », c’est-à-dire 800 000 personnes parmi les 2,2 millions inscrites dans les catégories B et C des chiffres mensuels du chômage. Elle exige de revoir à la baisse le calcul des allocations lorsqu’il y a « cumul » – en fait, alternance – de périodes de travail, généralement en CDD courts, et de chômage indemnisé, de revoir la durée de ce cumul, ou encore sa possibilité même ; par exemple lorsqu’une assistante maternelle, qui peut garder jusqu’à trois enfants, n’en garde plus qu’un ou deux (généralement parce que la famille inscrit son enfant à l’école maternelle).

      Destruction des droits
      Déjà touchés par des baisses de droits dues aux conventions 2014 et 2017, nombre de personnes pourraient ainsi perdre 10 % à 30 % de leur allocation, soit 100 à 200 euros par mois, voire ne plus percevoir d’allocations du tout. Ce sont des intérimaires, des extras de l’hôtellerie, des assistantes maternelles, souvent des jeunes ou des personnes poussées vers la sortie avant l’âge de la retraite : une armée de réserve aux contrats de plus en plus courts ou à temps partiel, un volant de précarité à laquelle sont « accros » bon nombre d’employeurs, petits et gros.

      La nouvelle sortie d’Emmanuel Macron sur « les Français qui ont perdu le sens de l’effort » est symptomatique : le président croit fermement que couper les vivres aux chômeurs, totalement ou partiellement, les obligera à accepter toutes sortes de contrats de travail que les employeurs s’empresseront de créer. Après tout, les Britanniques ont bien leur contrat zéro heure (par lequel un salarié est lié à un employeur, qui le fait travailler s’il le veut bien de 1 à 40 heures par semaine, et ne le paye qu’à ce moment-là) ; les Allemands ont les mini-jobs, mis en place en même temps que les lois Hartz IV, qui ont instauré de fortes sanctions pécuniaires, touchant chaque année un chômeur sur trois.

      Poursuivant la destruction des droits ouverte par la loi #travail et les ordonnances, M. Macron rêve de la même flexibilité : et tant pis si le nombre de #travailleurs_pauvres en Allemagne est proportionnellement cinq fois plus élevé qu’en France. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : plus de 6 millions de personnes sont inscrites à Pôle emploi, seulement 2,4 millions sont indemnisées, 11 millions de personnes sont dans le « halo du chômage » si on compte toutes celles qui ne sont pas inscrites, généralement par découragement.

      Fraude marginale
      Toutes les études de grande ampleur auprès des demandeurs d’emploi montrent qu’ils passent leur temps à chercher un emploi stable et digne, que la fraude, selon Pôle emploi même, n’est que de 0,4 %, malgré les amalgames développés à longueur de petites phrases par le président et sa majorité pour justifier une réforme purement financière.

      La fable des 300 000 emplois non pourvus ressort régulièrement, alors que les études de la direction générale de l’emploi et de la formation professionnelle elle-même montrent que 150 000 offres d’emplois qualifiés ne trouvent pas preneur facilement (faute de disponibilité de la qualification exigée) et que 150 000 autres offres sont retirées par des entreprises, généralement de petite taille et sans service de recrutement, bien qu’elles aient reçu des candidatures.

      Face aux millions de salariés privés d’emploi, en plein mouvement des « gilets jaunes », il est temps de proposer autre chose que les stages sans fin, les CDD à répétition, les huit ans en moyenne que mettent les jeunes à trouver un CDI, les temps partiels de quelques heures.

      Il faut cesser de détruire des emplois publics pour répondre aux besoins citoyens. Il faut répondre aux délocalisations par des investissements dans un développement durable de l’industrie et des services. Il faut faire reculer la précarité en décourageant les employeurs qui fractionnent les contrats au détriment des salariés comme de leurs concurrents. Il faut cesser de transformer la protection sociale en « filet de sécurité » minimal troué de toute part. Il faut instaurer une véritable sécurité sociale professionnelle assurant un revenu de remplacement à toutes celles et ceux qui sont privés du droit au travail, pourtant inscrit dans la Constitution.

      #chômeurs_en_activité_à_temps_réduit #précaires

    • La visite de Macron chez les teutons est de mauvais augure pour les chômeurs. On entend souvent et depuis longtemps :
      « les allemands y arrivent bien, pourquoi pas nous ? »
      LaREM finira par imposer une loi du style Hartz IV et la conclusion de l’article de Denis Gravouil sur le style " Y’a qu’à, faut qu’on " ni changera pas grand chose si les chômeur·e·s ne se syndique pas en masse ou n’investissent pas les associations de chômeurs. Je dis ça alors que je ne suis plus syndiqué et que la politique individualiste ultra-libérale de Macron fait rage. Je compte que sur moi-même et encore de moins en moins.

    • Le plafond était jusqu’à maintenant fixé à 18.000 euros maximum, il est désormais de 2.350 euros.

      Cette allocation est attribuée en cas de décès du député, de son époux ou de son épouse, ou de ses enfants. Les députés en bénéficient toute leur vie, même après avoir quitté leur siège. En 2017, ce système a coûté 573.000 euros.

      On aurait du les peindre depuis longtemps.
      #privilèges_inconnus_du_grand_public

    • Privilèges des députés : ceux qui ont été abolis et ceux qui existent encore.
      http://www.leparisien.fr/politique/privileges-des-deputes-ceux-qui-ont-ete-abolis-et-ceux-qui-existent-encor

      ça, par exemple : L’allocation-chômage. Autre privilège abrogé début 2018, les #allocations-chômage. En cas de défaite électorale, les actuels habitués du Palais Bourbon ont désormais droit à 57 % du salaire journalier pendant 24 à 36 mois, comme les salariés de droit commun. Avant, un ancien député percevait l’équivalent de l’indemnité parlementaire de base pendant six mois (5 600 euros), puis une indemnité dégressive pendant trois mois.

      3 136 € comme les salarié·e·s de droit commun ??
      avec ce tarif, même les perdant·e·s sont assuré d’une allocation dorée !
      source : https://twitter.com/anticor_org
      #privilège_de_classe #politique #Privilèges_des_députés

    • Enterrement low cost
      Ah, les petits coquins... Près de deux siècles qu’ils se faisaient enterrer aux frais du contribuable. La République est généreuse avec ses élus : 18 255 € max par député, mais avec possibilité de faire « profiter » conjoint et enfants de cette petite enveloppe.
      Anecdotique ? pas vraiment, puisque les obsèques d’anciens députés et de leur proches ont coûté 573 000 € à l’assemblée l’année dernière. Désormais, le cadeau ne dépassera pas les 2 350 €, et il faudra produire une facture. Le vent d’austérité n’a pas soufflé jusqu’au Sénat, qui a décidé de conserver pour chaque sénateur une enveloppe de 20 000 €.
      Le Sénat mérite bien sa réputation de maison de retraite la plus cosy de Paris, le suivi est assuré jusqu’au bout.

      "Le Canard enchaîné" 21/3/2018

      Et après ça on nous dit que les caisses sont vides ??
      Un coup à profaner la tombe du prochain sénateur, à 20 000 boules l’enterrement, il doit rester quelques billets dans leurs poches.

    • A savoir que pour les services fiscaux l’enterrement de n’importe quel quidam est de 1500€. Cette somme peut être prélevée par les services funéraires sur les comptes bancaires du défunt, si les comptes sont vides ou que les frais dépassent ce sont alors les proches qui payent.
      Or, le prix moyen en France estimé par UFC que choisir est de 3350€ hors caveau …
      et les crémations maintenant à la mode sont devenues plus chères.
      #logement_ad_aeternam

      #injustice_sociale
      #inégalités
      #sénat

      Et comme disait ma chère tante « Les cimetières sont pleins de gens qui se croyaient indispensables. »

  • Les #syndicats voient leur influence diminuer en Europe
    http://fr.myeurop.info/2016/03/01/les-syndicats-voient-leur-influence-diminuer-en-europe-14494

    Daniel Vigneron

    Les #confédérations syndicales françaises appellent à la mobilisation contre les projets de #réforme du #code_du_travail et des #allocations-chômage. Ce rôle de contestation politique et sociétale est en voie de disparition dans les autres pays européens.

    Une fois de plus, la #France semble à la veille d’importantes manifestations sociales. lire la suite

    #EUROFOCUS #Allemagne #Espagne #Italie #Royaume-Uni #Suède #concertation #conventions_collectives #DGB #grèves #RFI #TUC #Unédic

  • Les #syndicats peinent à influencer les gouvernements européens
    http://fr.myeurop.info/2016/03/01/les-syndicats-peinent-influencer-les-gouvernements-europ-ens-14494

    Daniel Vigneron

    Les #confédérations syndicales françaises appellent à la mobilisation contre les projets de #réforme du #code_du_travail et des #allocations-chômage. Ce rôle de contestation politique et sociétale est en voie de disparition dans les autres pays européens.

    Une fois de plus, la #France semble à la veille d’importantes manifestations sociales. lire la suite

    #EUROFOCUS #Allemagne #Espagne #Italie #Royaume-Uni #Suède #concertation #conventions_collectives #DGB #grèves #RFI #TUC #Unédic

  • Les #chômeurs roubaisiens s’en vont titiller le #PS à #Lille - Roubaix -
    http://www.lavoixdunord.fr/region/les-chomeurs-roubaisiens-s-en-vont-titiller-le-ps-a-lille-ia24b58797n13

    Ils exigent des revalorisations des #allocations-chômage.

    Nouveau rapport parlementaire sur Pôle_emploi (texte intégral et vidéo).
    http://www.lesirritantsdepoleemploi.net/article-nouveau-rapport-parlementaire-sur-pole-emploi-1183
    RAPPORT PÔLE EMPLOI : DES PAROLES AUX ACTES ?
    http://marchechomeurs2013.org/?p=270

    J’ai fait des #études, j’ai cumulé des #diplômes, j’ai engrangé de longues années d’enseignement (...) parait que c’est seulement comme ça qu’on peut faire un #métier qui nous plaît. Sachez qu’on nous ment.
    http://le-salaire-de-la-peur.blogspot.fr/2013/06/jai-fait-des-etudes-jai-cumule-des.html

    #Algérie - Des chômeurs de Hammam Dhalaâ (M’Sila) ferment l’usine de ciment pour contester des modalités de #recrutement qui ne donnent pas la priorité aux jeunes de la région.
    http://www.maghrebemergent.info/actualite/breves/fil-maghreb/item/25113-algerie-des-chomeurs-de-la-commune-de-hammam-dhalaa-m-sila-f