• Un policier condamné pour violence contre un mineur malien qui se réfugiait en France

    Deux agents de la #police_aux_frontières ont été condamnés à Gap, jeudi, pour « #violence » et « #soustraction_de_fonds ». « Dans un contexte de déni des violences policières par le pouvoir politique […], cette décision est un signal de justice fort », réagit l’avocat du mineur victime.

    Deux agents de la police aux frontières (PAF) ont été condamnés, jeudi 30 juillet, par le tribunal correctionnel de Gap, à de la prison avec sursis pour des faits de « violence commis par une personne dépositaire de l’autorité publique » pour l’un, pour « usage de faux en écriture publique » et « soustraction de biens d’un dépôt public » pour l’autre.

    Les faits remontent à 2018, à une époque où ils étaient basés au poste de Montgenèvre (Hautes-Alpes), au niveau d’un col qu’empruntent de nombreux exilés pour franchir la frontière qui sépare l’Italie de la France. Le premier, un gardien de la paix, est condamné à deux ans de prison avec sursis, 1 000 euros d’amende, et une interdiction d’exercer toute fonction publique pendant cinq ans, pour avoir frappé un mineur malien, Moussa*, qui venait juste d’être refoulé et se plaignait d’un vol d’argent à la PAF. Il devra également verser 900 euros de dommages et intérêts à l’adolescent.

    Le second, un ancien adjoint de sécurité, écope de 18 mois de prison avec sursis, 1 000 euros d’amende et une interdiction d’exercer toute fonction publique pendant cinq ans, pour avoir gardé l’argent d’une contravention après l’avoir annulée, sans explication claire.

    « Cette décision intervient dans un contexte de déni des violences policières par le pouvoir politique et rappelle que nul ne doit échapper à la loi, réagit l’avocat de Moussa*, Me Vincent Brengarth, auprès de Mediapart. Elle est un signal de justice fort à l’adresse des victimes. »

    Nous republions ci-dessous le compte-rendu du procès, qui s’est tenu il y a un mois.

    Gap (Hautes-Alpes).– L’audience était très attendue. Jeudi 2 juillet, deux agents de la police aux frontières (PAF) étaient renvoyés devant le tribunal correctionnel de Gap pour des délits commis au col de Montgenèvre, où des migrants tentent presque tous les jours de rallier Briançon : un gardien de la paix, âgé de 51 ans, était jugé pour des « violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique » sur un adolescent malien passé en France à l’été 2018, Moussa* ; le second, un adjoint de sécurité dont le contrat n’a pas été renouvelé en 2020, était poursuivi pour « usage de faux » et « soustraction de biens d’un dépôt public », en l’occurrence 90 euros.

    Après cinq longues heures d’audience, le procureur de la République de Gap, Florent Crouhy, a requis à leur encontre respectivement deux ans et 18 mois de prison avec sursis, ainsi que l’interdiction d’exercer une fonction publique pendant cinq ans.

    Au départ, les soupçons d’abus commis à la PAF de Montgenèvre étaient bien plus larges. Depuis des années, non seulement des associations signalaient des récits de violences et de vols commis aux dépens de migrants, mais un réserviste de la PAF avait, lui aussi, tiré la sonnette d’alarme. En janvier 2019, enfin, un rapport du directeur départemental de la police aux frontières remis au procureur de Gap a pointé une série de dysfonctionnements liés à l’interpellation de migrants, dont l’argent disparaissait, ainsi qu’au contrôle d’automobilistes et au détournement de l’argent de contraventions. « À plusieurs reprises, peut-on y lire, des migrants auraient indiqué qu’il leur manquait de l’argent lors de notifications de refus d’entrée [en France – ndlr]. » Or, à chaque fois, « le gardien de la paix et l’adjoint de sécurité [jugés jeudi – ndlr] étaient présents lors des interpellations ou des notifications ».

    En janvier 2019, une enquête de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) était diligentée, qui s’est vite resserrée autour de l’histoire de Moussa, interpellé une nuit d’août 2018 lors d’une tentative de passage en France et renvoyé aussi sec en Italie, alors qu’il avait 15 ans, qu’il était isolé et que la France avait obligation de l’accueillir.

    Recroisant deux policiers sur sa route cette nuit-là, Moussa s’était plaint du vol de son argent à la PAF et avait eu le réflexe d’enregistrer la conversation. Diffusé à l’audience, cet échange de cinq minutes permet d’entendre des menaces, puis des bruits de coups : « T’accuses la police de vol, ce soir t’es en garde à vue et demain t’es dans un avion, hein ? […] Et c’est Tripoli-Paris ! » « T’arrêtes de nous traiter de voleurs parce que je t’en colle une, hein ? Moi je te dérouille ! » Ou encore : « Tu me traites encore une fois de voleur et je te jette là-dedans [un trou – ndlr]. T’as compris ? » Identifiés par l’IGPN, ce sont ces deux policiers qui étaient jugés jeudi.

    Avant que ne débute l’audience, Moussa échangeait encore avec Agnès Antoine, en terrasse d’un café, une militante des droits des étrangers, bénévole de l’association Tous migrants et de l’Anafé (Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers), qui a été l’une des premières à le rencontrer après sa traversée réussie en France.

    « Je l’ai accueilli chez moi après qu’il est passé par le refuge solidaire de Briançon », confie celle qui participe également aux maraudes organisées pour venir en aide aux exilés sur la frontière, avec des élus parfois, pour contrôler les pratiques de la PAF. Elle se souvient d’un jeune homme « traumatisé », se plaignant de douleurs au ventre et au bas du dos résultant des coups reçus. « Il était incapable de comprendre comment la police française pouvait faire une chose pareille. »

    Le jeune homme a quitté le Mali, son pays d’origine, fin 2017, dans l’espoir « d’une vie meilleure ». « J’ai mis sept mois à rejoindre l’Europe. Avec un ami majeur, on a tenté plusieurs fois de passer la frontière à Montgenèvre, jusqu’à cette fameuse nuit », confie Moussa, qui assure que cinq autres migrants les accompagnaient.

    À sa première « rencontre » avec les policiers de la PAF, il n’a pas voulu fuir. « Ils nous ont interpellés et ramenés au poste, où ils nous ont demandé nos papiers. J’ai donné un acte de naissance prouvant que j’étais né en 2002. » Mais la police n’en tient pas compte, évoque une date de naissance « incohérente », selon la notification de refus d’entrée signée par un brigadier à minuit ce 4 août. Lui et son ami sont ramenés à la frontière après avoir été fouillés et contrôlés. La loi est pourtant claire : un étranger mineur « ne peut faire l’objet d’une mesure d’expulsion ».

    Mais arrivés sur place, Moussa et le second migrant découvrent qu’il leur manque de l’argent. « J’avais 600 euros et mon ami 200 euros. L’argent avait disparu de nos portefeuilles alors qu’on l’avait avant d’arriver au poste. »Il décide de retourner à la PAF de Montgenèvre et tombe sur deux policiers, qu’il dit reconnaître, le gardien de la paix et de l’adjoint de sécurité. « J’ai enregistré pour avoir une preuve de tout ça, car je sentais que ce n’était pas clair. Cet argent, je l’avais économisé en travaillant dans les marchés en Italie, je le gardais pour pouvoir manger et dormir. » En plus des menaces verbales, le policier lui aurait asséné des coups de poing et de pied.

    Si Moussa ne tarde pas à raconter sa mauvaise rencontre avec les forces de l’ordre à Agnès et à lui faire écouter l’enregistrement, celle-ci ne lui conseille pas de porter plainte dans l’immédiat. « On se méfiait même de la justice… On craignait que la reconnaissance de sa minorité lui soit refusée s’il y avait une plainte. » Reconnu mineur et pris en charge par le conseil départemental, comme le veut la règle pour tous les mineurs étrangers non accompagnés (MNA dans le jargon), Moussa a finalement déposé plainte en mars 2019.

    Au tribunal, jeudi, il joue nerveusement avec ses doigts. À la barre, la présidente appelle le gardien de la paix, résume les faits, puis hausse le ton :

    « Il vous dit que son argent a disparu et vous me dites que vous entendiez ça très souvent dans le discours des migrants à cette époque. Vous auriez pu lui laisser le bénéfice du doute ! »

    – Ça n’arrivait pas qu’à Montgenèvre, rétorque le gardien de la paix en référence aux vols.

    – Vous vous enfoncez, Monsieur. […] Vous appelez ça discuter, vous ?

    – J’étais exaspéré, c’était très tendu avec le problème migratoire. […] J’ai eu des phrases malheureuses, ce n’était pas malin. »

    Concernant les coups, à l’écoute de l’enregistrement, le gardien de la paix affirme avoir repoussé le migrant vers un panneau métallique. Il reconnaît toutefois ne pas s’être senti menacé par les exilés à ce moment-là. « On entend clairement plusieurs coups », contredit la juge, qui cherche à savoir « dans quel cadre procédural » se situe alors l’agent. « Logiquement, vous auriez dû les ramener à nouveau au poste pour suivre la procédure. De quel droit estimez-vous que c’est inutile ? D’aucun ! Vous êtes un exécutant, c’est illégal de prendre ce genre d’initiatives. »

    Selon Me Vincent Brengarth, conseil de Moussa, cette affaire démontre « le caractère indispensable des vidéos pour qu’il y ait justice ». « La question des violences policières sur les migrants est exploitée de façon assez secondaire, alors qu’elle a un caractère tout aussi systémique, plaide l’avocat. Elles sont exercées à l’encontre de personnes vulnérabilisées et ce ne sont pas des cas isolés. » Me Brengarth rappelle le rapport du Défenseur des droits ou celui de la CNCDH (Commission nationale consultative des droits de l’homme), avant de dénoncer un « tandem » spécialisé dans la répétition de ces comportements.

    Devant le tribunal, l’ex-adjoint de sécurité n’est toutefois poursuivi que pour des faits sans rapport avec les exilés, simplement pour avoir gardé l’argent d’une contravention après l’avoir annulée, sans explication claire. « Vous dites d’abord avoir rempli la quittance sans prendre l’argent, puis vous évoquez une erreur de remplissage, insiste la juge. Vous avez paniqué ? Vous êtes un élève de maternelle ou un professionnel de la police ? » « Vous faites vraiment n’importe quoi dans cette brigade ! Plus on ment, plus on s’enfonce », assène-t-elle, sans être convaincue.

    Pour l’avocat du prévenu, le dossier aura eu « le mérite » de révéler les défaillances du commandement de la brigade et de la PAF au moment des faits. « Il ne faut pas que le ministère public et la partie civile fassent l’amalgame entre les violences dont est accusé le gardien de la paix et les autres faits qui concernent mon client. »

    « Tout ce qui compte pour moi, c’est qu’on me rende mon argent et que ça ne se reproduise plus avec d’autres », insiste Moussa, fier aujourd’hui de voir que sa situation se débloque en France. Cette année, il s’est inscrit dans un centre de formation et d’apprentissage (CFA) en Auvergne-Rhône-Alpes. Il passe en deuxième année et s’apprête à fêter ses 18 ans.

    « Il est apprenti cuisinier dans un restaurant et ça se passe très bien, précise le travailleur social qui l’accompagne depuis janvier 2019 pour l’association PlurielS. Il a son récépissé et devrait obtenir son titre de séjour travailleur temporaire dès septembre prochain. »

    Dans un rapport intitulé Persona non grata et publié en février 2019, l’Anafé dénonçait les pressions, violences policières et vols dont faisaient l’objet des personnes exilées. « On est rassurés que la justice se soit saisie de cette situation aujourd’hui car la question est d’autant plus grave quand les violences sont commises par les forces de l’ordre », note Laure Palun, directrice de l’association, qui relève que l’interdiction d’exercer peut avoir un effet dissuasif, en plus de la prison avec sursis. « S’ils sont condamnés, j’espère que cela empêchera d’autres policiers d’avoir des comportements similaires, que ce soit à Montgenèvre, Menton, ou toute autre frontière ou zone d’attente française. » Réponse le 30 juillet.

    https://soundcloud.com/mediapartpodcast/policier-de-la-paf-taccuses-la-police-de-vol-demain-tes-dans-un-avion-paris-tripoli/s-ZLMnohIShj6

    https://www.mediapart.fr/journal/france/300720/un-policier-condamne-pour-violence-contre-un-mineur-malien-qui-se-refugiai

    #France #condamnation #justice #police #violences_policières #PAF #frontières #migrations #Alpes #asile #réfugiés #Montgenèvre #frontière_sud-alpine #montagne #Italie

    #cartographie #carte #visualisation

  • Asylum seekers illegally returned from Italy to Slovenia, NGOs claim

    Two migrant-aid organizations are accusing authorities in northeastern Italy of illegally returning asylum seekers to Slovenia. They also claim that readmission procedures between Slovenia, Croatia and Bosnia prevent people from asking for asylum in the EU.
    The Italian Consortium of Solidarity (ICS) and Catholic charity Caritas in Trieste published a statement on May 28, saying that they were strongly concerned about “the implementation of informal readmissions of migrants” from Italy to Slovenia.

    The two organizations provide housing to immigrants in the province of Trieste in northeastern Italy, near the border with Slovenia.

    ICS and Caritas said that it is illegal for authorities to return those who intend to apply for asylum. They said asylum requests must be registered before authorities check whether the applicant might have applied in another EU country. Under the Dublin Regulation, asylum seekers can be transferred back to the first EU country where they were registered.

    Migrants ’illegitimately sent away from EU’?

    ICS and Caritas also claimed that readmission procedures between Slovenia, Croatia and Bosnia enabled authorities to “illegitimately turn away... those who have entered to apply for protection” from European Union territory. These people, “are subjected to grave violence throughout the so-called Balkan route,” they said in their statement.

    Pierpaolo Roberti, the security councilor of the Friuli Venezia Giulia region, where Trieste is located, responded to the statement, saying that authorities will “move ahead with informal readmissions.” He said that the police and the prefect had his “full support.” Roberti belongs to the far-right League party, which is known for its harsh anti-migrant policies.

    He said he hopes that “as many people as possible continue to be readmitted to Slovenia and, in addition, that we strive to totally stop that migration flow.”


    https://www.infomigrants.net/en/post/25114/asylum-seekers-illegally-returned-from-italy-to-slovenia-ngos-claim
    #Slovénie #Italie #push-back #push-backs #renvois #frontière_sud-alpine #refoulements #refoulement #Alpes #frontières #asile #migrations #réfugiés

    ping @isskein

    • AYS Special: Italian Court StopsDeportation to Slovenia, Meanwhile Pushbacks Continue

      Italy has become the latest link in chain push backs where literally thousands of people — often violently — end up in the overcrowded camps of Bosnia and Serbia.

      Contradictory approaches in Italy

      An Italian court stopped deportation to Slovenia on the grounds that there is a risk for an asylum seeker to be subjected to inhumane and degrading treatment due to the high possibility of him (or her) being further expelled to Croatia and then to Bosnia or Serbia. However, although the court stopped the deportation of a single individual, collective push-backs from Italy are becoming increasingly common in the months since the judgement made by the court in Genova (April 7th). Thus Italian courts are acknowledging the cruel and inhumane treatment that a returnee is subjected to but, on the other hand, the Italian government is massively increasing the scope of push-backs to Slovenia, as is evident in the recent decision to deploy the army with police jurisdiction.

      16.000 people were returned to Croatia from Slovenia in the last two years.

      These are people who were caught and were processed in police stations with charges of illegal border crossing. When a person asks for asylum in slovenia, he is often faced with threats or the asylum claim is simply ignored and in the official records he is reported as an “economic migrant” — a category invented by the Ministry of Interior and the Police and not encompassed by any law. If one is classified as an “economic migrant” who has no interest to seek asylum, he can be returned to Croatia under a bilateral readmission agreement from 2006.

      The Court in Italy is concerned over systemic deficiencies in the Slovene asylum system and finds real risk for an asylum seeker to be subjected to inhuman and degrading treatment if deported to Slovenia. Meanwhile, reports of daily informal deportations from theItalian — Slovene border are becoming more and more common.

      COURT RULING: “…the risk of the applicant being subjected to inhuman and degrading treatment in Slovenia seems justified …

      In early April a court in Genoa, Italy found that:

      “Based on the submitted documentation and additional information obtained by this court proprio motu, the applicant’s complaint — given the conditions of receiving refugees in Slovenia and systemic shortcomings in the asylum procedure — seems justified. (…)

      In this case, the risk of the applicant being subjected to inhumane and degrading treatment in Slovenia seems justified (…) The data collected raise serious concerns about the reception and asylum system currently in force in Slovenia and in general about the atmosphere of cultural intolerance and discrimination prevailing in civil society, among government leaders and between police forces towards foreigners who have entered the country illegally, who have lodged or intend to lodge an application for international protection.”

      The complaint was lodged by a Pakistani asylum seeker, represented by Alessandra Ballerini, who had first filed the application for international protection in Slovenia and was consequently expected to be deported from Italy to Slovenia according to the Dublin regulation.

      The complaint stipulated that such a deportation would violate, inter alia, paragraph 2 of Article 3 of the Dublin Regulation due to systemic deficiencies in the asylum system in Slovenia. The court agreed and refused to deport the asylum seeker to Slovenia, “because of the danger that he would be treated there contrary to fundamental humanitarian principles and contrary to the provisions of Article 4 of the EU Charter of Fundamental Rights”.

      As reported by Primorski dnevnik, the judges came to this conclusion taking into account reports of non-governmental organizations on the deteriorating treatment of migrants in Slovenia in the past two years and a 2018 report by the UN High Commissioner for Refugees (UNHCR), which confirms allegations by non-governmental organizations of collective expulsions and violence against migrants in the Balkan region, including Croatia and Slovenia.

      Reports of several Slovenian and International NGOs and civil society actors (Amnesty International, Are You Syrious?, InfoKolpa, Border Violence Monitoring Network) highlight the issue of the Slovenian police authority’s illegal restrictions of access to asylum and practice of forced returns of asylum seekers without a proper assessment of whether their human rights would be violated in other countries via an informal procedure and without the possibility to appeal the deportation (push-backs).

      This was shown by several fact-finding missions: a survey from 2018 by Amnesty International obtained testimonies of 51 people in Velika Kladuša and Bihać in BiH, who were returned to the hands of the Croatian authorities by the Slovenian police, despite the fact that they wanted to apply for asylum in Slovenia.

      Report on illegal practices of collective expulsion at the Slovene-Croatian border by InfoKolpa documents numerous cases of groups of migrants rejected by Slovenian police and returned to Croatia and further to Bosnia despite explicitly showing intention to file for asylum in Slovenia between 11th September and 7th November 2018 via an Alarmphone report; reports by No Name Kitchen and Balkan Violence Monitoring show collective expulsion and violent return of asylum seekers to the Bosnian border surrounding Velika Kladuša as a routine occurrence initiated by Croatian and Slovenian police forces.

      In one year there were 4,653 out of a total of 9,149 intercepted migrants that were collectively deported to Croatia. The above-mentioned reports also cite further official statistics from the Slovenian police, which show a change in practice between May and June 2018, when returns to Croatia increased sharply, while at the same time the number of people applying for asylum dropped severely. Police statistic from police station of a border town Črnomelj state that in May 2018, 371 of the 379 migrants considered (97.88% of all) applied for asylum; after receiving different instructions from the Chief of police, in June only 13 of the 412 migrants, ie 3.15%, lodged an asylum application.

      NGOs accuse the Slovenian government and police of preventing refugees from filing asylum applications and of carrying out collective forced returns without a proper and individual assessment of whether their human rights will be violated in other countries and without the possibility of appeal.

      Returns to Croatia are carried out on the basis of a controversial bilateral agreement between the two countries from 2006 (when Croatia was not yet a member of European Union), which enables informal returns under an abbreviated procedure. According to the court in Genoa, such an abbreviated procedure violates Slovenia’s human rights obligations.

      These findings are further corroborated by an official 2018 report of the UN High Commissioner for Refugees (UNHCR), which confirms allegations by non-governmental organizations of collective rejection and violence against migrants in the Balkan region, including Croatia and Slovenia.

      Primorski dnevnik cites the court decision featuring portions of NGO reports, saying:

      “Threats, violence, abuse of power and denial of fundamental rights have become common practice at border police stations, and collective deportations to Croatia are repeated daily with the support and awareness of senior police and government officials, despite the high risk of further police violence and theft in Croatia.”

      Slovenian daily newspaper Dnevnik asked Slovenian police for comments on the judgement, and they replied that their procedures were legal and professional, that the guidelines for the work of police officers had already been made public and that UNHCR had not discovered any irregularities when visiting police stations. The Ministry of the Interior replied that they were fully implementing EU legislation in the field of international protection, and that they were not aware of the ruling and could not comment on it.

      Though there was a decrease of irregular entries into Slovenia during the past few months there was an increase of record irregular entries recorded by Italian authorities. This has resulted in minor diplomatic tension between the countries where Slovenia has been dismissed as not being diligent enough in their Schengen gatekeeping duties.
      We suspect that there are two reasons that Italian authorities are recording an increase of border crossings:

      First, as InfoMigrants reported, as part of covid-19 measure the Italian authorities announced temporary legalisation of undocumented residents. We suspect that this might be a reason for a greater number of people reporting themselves and, thus, creating a spike in official records. Connected with this reason might be the Covid-19 measures as traveling became more difficult a greater number of people might be pressed to weather the virus in border municipalities (such as Trieste).

      Migrants (as well as border tensions with Slovenia) are traditionally a convenient distraction for the Italian government(s) in time(s) of crisis. To show its commitment to regulating the frontier the Italian government deployed the armed forces to aid police in intercepting migrants via the last stretch of the Balkan route. As Uroš Škerl reported for the daily newspaper Dnevnik in the last month Italy returned more people than in the previous four months combined (29 compared to 27 from January to April). In a statement for Dnevnik Gianfranco Schiavone of the NGO Consorzio Italiano di Solidarietà — Ufficio Rifugiati Onlus stated:

      “What is new in the last week is that the Italian police started to return people for whom we are convinced that they have the same circumstances as their colleagues that applied for asylum and stayed in Italy.”

      These returns are now conducted with the aid of the armed forces whose deployment the interior ministry justified as “an answer on illegal migrations”. Schiavone is skeptical of the military as they are not trained to conduct border patrols and handle asylum seekers adding: “this is all just political theater”.

      This latest act of EU migration policy melodrama has actors that are less fortunate than others. According to Dnevnik there have been three groups of people (14,17,8) returned to Slovenia and we suspect that at least one of these groups (if not all) has ended up in Velika Kladuša (BIH). A video emerged with a statement of a member of one of these groups containing claims of violent treatment during the Italy-BIH pushback was published recently by a migrant/activist: “This boy who left his fingerprints in Trieste and applied for asylum ، was deported to Slovenia and gradually back to hell”.

      So, on the one hand, Italian courts have found that push backs are cruel and inhumane, yet at the same time the same government has doubled down on its commitment to condemning people to this fate that its own courts find inhumane and cruel.

      Although the condemnation of deportation is a necessary first step, unless this idea is used to hold the security forces to account for their oppression and torture of people, it will remain a hollow ruling. Europeans like to look down on the USA due to their police violence on minorities, state hypocrisy towards its own values and their border walls. Maybe we should stop looking across the ocean and look closer to home.

      Written by: Iza Thaler and Miha Turk from InfoKolpa

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      https://medium.com/are-you-syrious/ays-special-italian-court-stops-deportation-to-slovenia-meanwhile-pushbacks-
      #refoulements_en_chaîne

    • Even from Trieste, Italy.

      “Working every day in the street with people-on-the-move has allowed medical volunteers in Trieste to witness the worsening situation at the Italian border with Slovenia. Here is a sum-up of the radical changes in the last two months, highlighting growing repression towards transit groups and a spike in pushbacks from Italian territory. The events are relayed in three distinct stages: from the start of the pandemic, the development of tighter police controls, and finally the expansion of pushbacks through the dubious “informal readmission” process”

      https://www.borderviolence.eu/news-from-trieste-covid-19-and-pushbacks

      Reçu via la mailing-list de Migreurop, le 15.06.2020

    • The Slovenian Administrative Court issued a judgement confirming that the Slovenian police committed chain pushbacks (https://www.cms.hr/hr/pravna-pomoc-azil-i-statusna-pitanja/slovenski-sud-potvrdio-hrvatska-sudjelovala-u-lancanom-nezakonitom-protjerivanju) in which Croatia also participated, as a result of which a person seeking international protection in Slovenia ended up in Bosnia and Herzegovina. According to the judgement, the young man identified as J.D. must be returned to Slovenia, he must be given the opportunity to seek asylum again and he must be paid compensation in the amount of € 5,000. This judgement demonstrated the importance of the work of Infokolpa, a civic initiative and a member of the Border Violence Monitoring Network, which played a key role in gathering evidence. Namely, in the judgment, the Slovenian court relied on their reports and the reports of other organisations within the BVMN, as well as media reports. It is precisely in such cases that the importance of independent reports and the importance of documenting violent pushbacks of refugees can be seen.

      However, in addition to warning of the illegal actions of the Slovenian police, this judgement also proves the role of the Croatian police in chain pushbacks of refugees to Bosnia and Herzegovina. It is time for the Croatian authorities to conduct effective investigations and make concrete efforts to stop this illegal practice.

      The brutality of pushbacks from Croatia was also experienced by a group of 16 refugees who were tortured and humiliated for five hours by unknown perpetrators in late May before being pushed back to Bosnia and Herzegovina. Precisely because of this inhumane and illegal treatment of people in search of safety, the Centre for Peace Studies filed a criminal complaint (https://www.cms.hr/hr/azil-i-integracijske-politike/cms-podnio-kaznenu-prijavu-koja-je-poveznica-policije-i-naoruzanih-nasilnika-u-c) with the State Attorney’s Office of the Republic of Croatia against unknown perpetrators who tortured the group. Eight armed men in unmarked black uniforms and with balaclavas on their heads, which according to the description given by the victims may belong to a special unit of the Ministry of the Interior, the so-called “Corridor” operation (https://net.hr/danas/hrvatska/zastrasujuca-devijacija-akcije-koridor-policija-sve-dogovara-na-whatsappu-a-pose), treated in an inhumane manner people in search of protection. Armed men wearing black tied the refugees to trees, shot at their heads and feet, beat them with everything they could get their hands on, took all of their belongings under threat of death, and in the end humiliated them by rubbing mayonnaise, ketchup and sugar into the wounds they had previously inflicted. Then, they handed the refugees, some of whom could not walk due to their serious injuries, over to the police, while the police officers then pushed them back to Bosnia and Herzegovina. The victim’s testimonies suggest a cooperation between the perpetrators in black and the police. The Centre for Peace Studies once again stressed the importance of promptly conducting an effective and independent investigation into these crimes and sanctioning the perpetrators.

      Reçu via la mailing-list Inicijativa Dobrodosli, mail du 29.07.2020

      #Croatie #refoulements_en_chaîne #Balkans #route_des_Balkans #justice #corridor_operation

    • Slovénie : la justice reconnaît l’illégalité des expulsions vers la Croatie et la Bosnie-Herzégovine

      C’est un précédent de taille : le tribunal administratif de Ljubljana a donné raison à un jeune Camerounais qui demandait l’asile en Slovénie, mais que la police a illégalement expulsé en Croatie, et qui s’est finalement retrouvé dans les camps de Velika Kladuša et Bihač, en Bosnie-Herzégovine.

      La justice slovène a confirmé dans son verdict (https://www.borderviolence.eu/wp-content/uploads/PRESS-KIT-FOR-INTERNATIONAL-MEDIA.pdf) rendu public le 17 juillet dernier que la police slovène avait commis une expulsion illégale, à laquelle la Croatie a également participé, et à la suite de quoi un Camerounais de 23 ans, J. D., qui voulait demander une protection internationale en Slovénie, s’est retrouvé en Bosnie-Herzégovine.

      J. D., qui fait partie d’une minorité anglophone persécutée au Cameroun, a été détenu deux jours durant par la police slovène. Bien qu’il ait demandé l’asile à trois reprises, sa requête n’a jamais été prise en compte. Il a d’abord été illégalement expulsé vers la Croatie, puis vers la Bosnie-Herzégovine. À la suite de la décision du tribunal administratif de Ljubljana, il a désormais le droit de revenir en Slovénie et d’y demander l’asile. L’État slovène a été condamné à lui verser une indemnité de 5000 euros. Ce jugement n’est toutefois pas définitif, l’État ayant la possibilité de faire appel devant la Cour suprême.

      L’affaire a été suivie par InfoKolp, membre du Border Violence Monitoring Network (BVMN). Dans son verdict, la justice slovène s’appuie sur un rapport de 50 pages remis en mai 2019 par InfoKolp, ainsi que sur des rapports du BVMN et de divers médias, dont Radio Študent, présente dans les camps de Velika Kladuša et de Bihač, dans le nord-ouest de la Bosnie-Herzégovine. Ce verdict constitue un important précédent qui établit les violations en série des droits de l’Homme, mais aussi l’existence d’une « chaîne » d’expulsions illégales « systématiques et routinières », selon les termes de l’avocat du plaignant, depuis la Slovénie vers Bosnie-Herzégovine avec l’aide de la police croate.

      “Une « chaîne » d’expulsions illégales « systématiques et routinières ».”

      Ce verdict confirme également ce que les ONG et institutions soulignent depuis des années : des expulsions illégales de réfugiés et de migrants ont lieu, auxquelles de nombreux pays de l’Union européenne participent. Il s’agit donc d’un indicateur fort pour les institutions européennes de ce qui se passe sur le territoire de l’UE, ainsi qu’à ses frontières extérieures et intérieures, à savoir des violations des droits de l’Homme et de l’État de droit. L’affaire étaie en outre les témoignages de milliers de réfugiés et de migrants qui ont subi des violences, expulsions illégales et violations du droit d’asile, alors que les autorités croates refusent toujours de mener des enquêtes.

      Depuis le début de l’année 2018, la police slovène a renvoyé en Croatie quelque 20 000 personnes qui ont subi des mauvais traitements de la part de la police croate. Dans le meilleurs des cas, elles ont été débarquées d’une fourgonnette à la frontière avec la Bosnie-Herzégovine, mais le plus souvent, elles ont été insultées, battues et torturées par la police.

      https://www.courrierdesbalkans.fr/Slovenie-la-justice-reconnait-une-chaine-d-expulsions-illegales-v

  • «La montagna a casa» celebra l’eroismo di un grande alpinista antifascista - Lo scarpone on-line - L’house organ del Club Alpino Italiano
    http://www.loscarpone.cai.it/news/items/la-montagna-a-casa-celebra-leroismo-di-un-grande-alpinista.html

    «La montagna a casa» celebra l’eroismo di un grande alpinista antifascista
    “Oltre il confine. La storia di Ettore Castiglioni” di Andrea Azzetti e Federico Massa è il film che sarà proiettato questa sera per la rassegna cinematografica del Cai

    9 maggio 2020 - Inizia un altro weekend in compagnia della rassegna “La montagna a casa”. Oggi sarà protagonista Ettore Castiglioni, figura tra le più amate della storia del Cai, sia come accademico che per il suo impegno antifascista. Attraverso le Alpi Castiglioni ha portato in Svizzera tanti dissidenti e tanti ebrei. “Oltre il confine. La storia di Ettore Castiglioni” di Andrea Azzetti e Federico Massa cercherà anche una risposta all’ultima domanda rimasta insoluta, quella sulla missione a causa della quale morì in alta Valmalenco nella primavera del 1944.

    Il film sarà trasmesso alle 21 sul canale Youtube del Cai. “La montagna a casa” è organizzata dal Cai con la collaborazione di Sondrio Festival, Museo della Montagna e Parco dello Stelvio. Il link per guardare il film è: https://www.youtube.com/watch?v=kUZmtHbevwk

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    Se volete rivedere il film di ieri, “Tamara Lunger – facing the limit”, appuntamento con la replica delle 17.30. Il link per partecipare alla proiezione è: https://www.youtube.com/watch?v=3Z4I_vR0aQY

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    Ecco la scheda del film di oggi:

    “Oltre il confine. La storia di Ettore Castiglioni”
    Regia: Andrea Azzetti e Federico Massa
    Produzione: Giuma
    Sceneggiatura: Andrea Azzetti, Federico Massa e Gerassimos Valentis
    Fotografia: Andrea Azzetti
    Paese: Italia
    Anno: 2017
    Durata: 66 min.

    Attori: Stefano Scandaletti, Marco Albino Ferrari
    Con le testimonianze di Alessandro Tutino, Andrea Tognina, Maurizio Giordani, Annibale Salsa, Alessandro Rizzi, Ivano Marco Rebulaz, Ruggero Cominotti, Oscar Brandli, Milan Bier, Nenga Negrini, Dominik Lieinenbach.

    Sinossi:
    #Film dedicato alla nobile figura di Ettore Castiglioni, accademico del #CAI, compilatore di guide alpinistiche CAI-TCI, musicista, morto assiderato in alta Valmalenco nella primavera del 1944, durante la sua fuga dalla prigione svizzera del passo del Maloja, accusato di espatrio clandestino.
    #EttoreCastiglioni scelse di avere come unico confidente il suo diario. Le sue parole compongono il ritratto di un grande alpinista e insieme la figura di un uomo solo e inquieto. Ma raccontano un cambiamento profondo: da ragazzo di buona famiglia ad antifascista che all’indomani dell’8 settembre 1943 guidò un gruppo di ex soldati sulle montagne della Valle d’Aosta e si adoperò per portare in salvo sul confine svizzero profughi ed ebrei in fuga dalla guerra. “Dare la libertà alla gente per me adesso è una ragione di vita”: scriveva così qualche giorno prima di cadere in un tranello delle guardie di frontiera. L’ultima nota nel diario è del marzo ’44 e non svela nulla degli avvenimenti successivi. Sconfinò nuovamente in Svizzera e fu arrestato. Privato degli abiti e degli scarponi fu rinchiuso in una stanza d’albergo a Maloja. Durante la notte si calò dalla finestra e affrontò il ghiacciaio del Forno avvolto in una coperta. Cosa lo spinse a tentare una fuga impossibile? Quale missione aveva da compiere oltre il confine? Lo scrittore Marco Albino Ferrari, curatore dell’edizione critica del diario, ripercorre i momenti salienti dalla vita dell’alpinista, raccoglie documenti e testimonianze e si addentra nel mistero della sua morte.

    @cdb_77 #wwII #frontiere #alpes #suisse #italie #shoah

  • The #Milky_Way

    Les Alpes occidentales entre l’Italie et la France ont été au fur et à mesure des siècles une frontière naturelle, ainsi qu’un lieu de passage et de rencontre. Ses cols constituent une terre de connexion, de médiation entre peuples et cultures différents. L’histoire plus récente nous raconte que ces deux cents dernières années, c’étaient les Italiens qui traversaient clandestinement la frontière pour aller chercher du travail en France alors qu’aujourd’hui c’est une route utilisée notamment par des migrants d’origine africaine.
    Les politiques récentes de fermeture des frontières internes européennes ont poussé les personnes migrantes à rechercher des sentiers moins battus pour quitter l’Italie et continuer leur voyage au-delà de la frontière française, des sentiers de haute montagne comme ceux qui longent le domaine skiable « La voie lactée », à la frontière entre Claviere (IT) et Montgenèvre (FR).
    De jour, les pistes de ski sont un lieu d’amusement, de sport et de détente ; de nuit, elles se transforment en un théâtre de la peur, du danger et des violations des droits humains : les migrants, peu préparés et mal équipés, s’aventurent sur les sentiers en défiant l’obscurité, le froid et les contrôles des autorités françaises et en risquant leur vie.
    The Milky Way est un film choral qui retrace des histoires d’activistes, habitants des montagnes tout en proposant la reconstruction historique de l’émigration italienne des années 50 dans une graphic novel animée. Il raconte aussi les histoires des migrants mis à l’abri par des personnes solidaires des deux côtés de la frontière et met en lumière l’humanité qui refait surface quand le danger imminent réactive la solidarité, se basant sur la conviction que personne ne doit être laissé seul. Personne ne se sauve tout seul.

    https://www.milkywaydoc.com/lle-film/?lang=fr

    Trailer :
    https://vimeo.com/387650575

    #film #documentaire #film_documentaire
    #migrations #réfugiés #asile #montagne #frontière #frontières #frontière_sud-alpine #France #Alpes #Italie #clandestins #décès #morts #secours #passeurs #migrants_italiens #Bardonecchia #Col_de_l'Echelle #solidarité #Moncenisio #Montcenis #Claviere #Clavière #quand_eux_c'était_nous #histoire #colle_della_rho #Briançon #Refuge_solidaire #Briançon #maraudeur #maraudes #Névache #traque #chasse_à_l'homme #Col_de_la_Roue

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    Citation :

    « La montagne partage les eaux et unit les gens »

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    Citation, #Davide_Rostan, à partir de la minute 26’20 :

    Siamo al Lago del Moncenisio, questo è un colle di passaggio sin dall’Antichità. E’ un luogo importante per la nostra storia perché in qualche modo simboleggia il fatto che le popolazioni hanno attraversato questi confini dai tempi antichissimi, che è lo stesso tragitto che oggi molti migranti vogliono fare. L’anno scorso riuscivano più spesso dal Monginevro a scendere con l’autobus o in macchina con delle persone che portavano aiuto per evitare che rimanessero al freddo. Il Monginevro è il colle più facile, passa la strada, è aperta tutto l’anno. Le persone che arrivano scendono con il treno a #Oulx, prendono l’autobus, arrivano a Claviere e lì si avviano a piedi. Quest’anno i controlli sono aumentati, quindi molto spesso chi arriva a Claviere poi si deve fare una quindicina di chilometri fino a Briançon e sicuramente questo mette a rischio la loro vita, perché in qualche modo per non farsi fermare attraversano il valico di notte, non possono stare sull’autobus, sono costretti a camminare in mezzo alla neve. Una persona è morta proprio tentando da Bardonecchia di andare a scavalcare il Colle della Rho, questo ragazzo è stato ritrovato l’anno scorso in fondo a un burrone dove probabilmente era finito a causa di una slavina. Altri invece sono morti dopo aver scavalcato il colle del Monginevro, alcune rincorse dalla polizia sono finite nel fiume, altre si sono perse nei boschi sono morti di sfinimento o per il freddo. E tutto questo purtroppo è dovuto semplicemente alle nostre leggi.

    ping @isskein

  • NOTRE TRAIN QUOTIDIEN, de Emmanuel Corre et Pierrick Morel (52’), visible en replay ici et jusqu’à la fin du mois :
    https://www.france.tv/documentaires/societe/1409683-notre-train-quotidien.html

    On l’appelle le train des Alpes. Depuis 150 ans, il serpente entre Grenoble et Gap. Spectaculaire, mais déficitaire, il est menacé. Plusieurs usagers ont engagé un véritable combat pour sauver la ligne. Rentabilité contre mobilité, gestionnaires contre usagers : qui va l’emporter ? D’une séquence à l’autre, de nouveaux passagers montent à bord et racontent « leur train », comme Nicole, 72 ans, qui ne conduit plus et qui a besoin du train pour rester active, ou encore Oualid, qui se remet d’un grave accident et regagne de l’autonomie grâce au « Grenoble Gap ».

    #documentaire #Alpes #Grenoble #Train #Services_publics

  • Slovénie : des patrouilles de police quotidiennes pour intercepter les migrants à la frontière italienne (3/3)

    Depuis le mois de juillet, des patrouilles binationales de policiers italiens et slovènes ont été mises sur pied pour tenter d’enrayer le flux grandissant de migrants tentant de passer dans le pays transalpin. InfoMigrants a pu rencontrer la police slovène dans la ville de Koper, non loin de la ville italienne de Trieste, où chaque semaine, des dizaines de migrants sont arrêtés.

    Il est midi quand la patrouille commence à rebrousser chemin. La pluie tombe depuis plusieurs heures et le brouillard est omniprésent. Les deux policiers slovènes et la policière italienne rentrent sans « avoir vu personne ». La faute aux intempéries sûrement. « Tenter une traversée par ce temps, c’est plus compliqué, mais ça existe, évidemment », explique la policière italienne qui a commencé à patrouiller à 7h du matin – et qui prend la direction du commissariat de Koper, dernière ville slovène avant l’Italie, pour faire son rapport.

    La surveillance du jour a eu lieu dans les montagnes de Kastelec et de Socerb, à une dizaine de kilomètres au nord de Koper, du haut desquelles on aperçoit la petite commune italienne de San Dorligo. Cette fois-ci, donc, aucun migrant n’a été intercepté.

    Depuis le mois de juillet, des patrouilles binationales, italiennes et slovènes, ont fait leur début le long de leur frontière commune. Elles dureront au moins jusqu’à la fin septembre. Objectif affiché des deux pays : freiner l’immigration clandestine sur la route des Balkans, en direction de l’Italie et de l’ouest de l’Europe.

    Si, au plus fort de la crise migratoire, en 2015, des dizaines de milliers de migrants et réfugiés en provenance de Syrie, d’Irak ou encore d’Afghanistan, avaient emprunté cet itinéraire, le flux s’était tari ces trois dernières années. Mais depuis le printemps 2019, la Slovénie a vu le nombre des arrivées en provenance de la Croatie augmenter de nouveau.

    « Plus de 22% de hausse de tentatives de traversées de l’Italie dans la région par rapport à l’année dernière », précise Vicjem Toskan, l’un des chefs de la police de la ville de Koper. Et plus de 70 % sur l’ensemble du territoire. Les autorités ont en effet recensé 14 000 traversées illégales sur leur sol du 1er janvier au 30 octobre 2019, contre 8 200 à la même période en 2018.

    De plus en plus de Marocains et d’Algériens

    Parmi les personnes interceptées par la police, de nombreux Marocains et Algériens qui empruntent de plus en plus cette route des Balkans après avoir rallié la Turquie – qu’ils rejoignent grâce à des facilités de visa. « J’aurais pu passer par la mer pour aller du Maroc en Espagne, mais c’était trop cher. Le passeur me demandait plus de 5 000 euros », explique Amir* un migrant marocain croisé à Ljubljana. « Passer par les Balkans, ça me coûte presque rien ».

    Un autre, traumatisé par la mer Méditerranée, n’a pas voulu tenter la traversée maritime. « Mon frère est mort en essayant d’aller en Espagne dans un canot. Passer par la Turquie et les Balkans, c’est plus long, mais c’est moins dangereux », explique ce migrant, lui aussi marocain.

    Selon les chiffres des autorités slovènes, les migrants maghrébins font partie des nationalités les plus arrêtés – avec les Pakistanais et les Afghans. Face à cette réalité, la police dit « surveiller de près l’évolution de la situation et adapter ses activités en conséquence ».

    « Pas besoin de passeurs »

    Est-ce facile de rallier l’Italie ? « Ce n’est pas si dur que ça », répond Amir. « Je me suis arrêté à Ljubljana, le temps de me racheter des bonnes chaussures de marche, de trouver un manteau plus chaud et je vais repartir bientôt. » Amir veut rejoindre la France et la région de Bordeaux où il a de la famille. « On va passer par la forêt avec un ami, pas besoin de passeurs, on se repère et on se déplace avec nos GSM ».

    De ce côté-ci du pays, pas de barbelés. Le passage est plus facile, affirment les migrants. « Le pire, c’est de passer la Croatie, les barbelés, les policiers violents, après ça va », affirme Amir. Le gouvernement slovène a écarté la possibilité d’installer une clôture à sa frontière ouest, comme l’avaient suggéré récemment plusieurs responsables politiques italiens. Mais les autorités n’ont pas lésiné sur les moyens déployés à la frontière italienne pour empêcher les migrants de passer. Des vidéos surveillances et des drones sont utilisés pour aider les forces de l’ordre.

    https://twitter.com/chaboite/status/1194641958037311488

    Dans la forêt qui recouvre une large partie de la frontière sloveno-italienne, les policiers s’appuient aussi sur les signalements des civils. « On reçoit parfois des coups de fils des habitants de la région. Ils nous disent quand ils croient apercevoir quelque chose d’inhabituel dans la montagne à tel ou tel endroit ».

    Les « techniques » de passage varient selon les saisons. « L’été, on remarque que les migrants marchent davantage. L’hiver, ils tentent de passer la frontière dans des voitures, des vans, des camionnettes. Il y a des passages parfois la nuit. Le plus souvent, ils marchent une dizaine de jours pour rallier Velika Kledusha, en Bosnie, à Trieste, en Italie ».

    124 personnes arrêtées en une semaine

    En fonction de tous ces paramètres, les patrouilles changent souvent de lieux et d’horaires. « Evidemment, on ne vous dira rien à ce sujet », sourit le commandant de police.

    Amir ne connaissait pas l’existence de patrouilles binationales. Mais il n’a pas l’air stressé par leur existence. « Il y a toujours des contrôles à une frontière, c’est comme ça ».

    La police slovène se dit, elle, satisfaite de ce dispositif. « Hier [le 12 novembre], nous avons intercepté 12 migrants qui tentaient de passer en Italie, ils étaient répartis dans trois voitures de passeurs », précise Vicjem Toskan, le commandant de police de Koper. « Et dans la semaine du 4 au 10 novembre, nous avons arrêté 124 personnes. Nos patrouilles ne font pas de miracles, mais, pour l’heure, force est de constater qu’elles ont fait leur preuve et qu’elles sont efficaces ».


    https://www.infomigrants.net/fr/post/20830/slovenie-des-patrouilles-de-police-quotidiennes-pour-intercepter-les-m

    –-> Je mets ici pour archivage, car l’article date de 2019...

    #Slovénie #Italie #migrations #asile #réfugiés #frontières #frontière_sud-alpine #Alpes #montagne #Kastelec #Socerb #Koper #San_Dorligo

  • La #Slovénie érige de nouvelles barrières à sa frontière avec la #Croatie


    https://www.infomigrants.net/fr/post/24082/la-slovenie-erige-de-nouvelles-barrieres-a-sa-frontiere-avec-la-croati

    La Slovénie a décidé de renforcer sa frontière avec la Croatie afin d’éviter des franchissements illégaux par des migrants, a annoncé mardi le ministère de l’Intérieur. En cinq ans, près de 200 kilomètres de clôtures ont déjà été construits dans cette zone.

    La Slovénie a déclaré, mardi 14 avril, qu’elle allait ajouter 40 kilomètres de nouvelles barrières à sa frontière avec la Croatie afin d’empêcher des migrants de la franchir clandestinement, rapporte l’agence de presse Reuters. Depuis 2015, le pays a fait construire progressivement quelque 196 kilomètres de clôtures sur les 670 kilomètres de frontière commune entre la Slovénie et la Croatie.

    Le ministère n’a pas précisé où les nouvelles barrières seront installées, mais a indiqué que leur construction serait effective dans le courant de l’année. Une annonce similaire portant également sur 40 kilomètres de nouvelles barrières avait été faite en juillet dernier pour l’année 2019.

    Bien que la Croatie et la Slovénie soient membres de l’Union européenne, la première n’appartient pas à l’espace Schengen de libre circulation. Les autorités slovènes ont donc expliqué l’an dernier qu’elles comptaient installer de nouvelles clôtures « dans les zones où il est urgent d’empêcher le franchissement illégal des frontières et de protéger les citoyens et leurs biens ».

    Explosion du nombre de tentatives de franchissement de la frontière

    Sur les deux premiers mois de l’année 2020, la police slovène a dénombré 1 165 tentatives de passage clandestin, soit près de 80% de plus qu’à la même période l’an dernier. Elle avait notamment annoncé, le mois dernier, avoir découvert une trentaine de migrants cachés dans un train de marchandises (https://www.infomigrants.net/fr/post/23225/slovenie-la-police-decouvre-trente-migrants-caches-sous-de-l-argile-da).

    Revenu fin février dans le fauteuil de Premier ministre, Janez Jansa avait promis lors de sa campagne de durcir sa politique en matière d’asile, d’ajouter de nouvelles barrières frontalières et de renforcer les contrôles aux frontières de ce petit pays de deux millions d’habitants situé sur le route migratoire des Balkans (https://www.infomigrants.net/fr/post/23045/slovenie-le-conservateur-janez-jansa-revient-au-pouvoir-en-durcissant-).

    Durant le pic de la crise migratoire en 2015 et 2016, un demi million de migrants clandestins avait traversé la Slovénie en six mois afin d’atteindre les pays d’Europe occidentale plus riches, comme la France, l’Allemagne ou le Royaume-Uni.

    #barrières_frontalières #asile #migrations #réfugiés #murs #route_des_balkans #frontière_sud-alpine #frontières #clôture

    • C’était 2019...
      En Slovénie, une clôture « de la honte » à la frontière croate (1/3)

      Depuis 2015, le gouvernement slovène érige le long de sa frontière sud une clôture de #barbelés pour tenter d’endiguer le flux de migrants en provenance de la Croatie voisine. Les villages slovènes traversés par les fils barbelés supportent mal l’installation de ce grillage qui, selon eux, abîme le #paysage et n’empêche pas la traversée des migrants.

      « Qui aime se réveiller le matin avec des #fils_barbelés devant sa fenêtre ? » Rudy ne décolère pas. Cet habitant de #Slavski_Laz, un village perdu dans les #montagnes slovènes, frontalier avec la Croatie, ne s’explique toujours pas pourquoi le gouvernement a construit, ici, au bord de la #rivière_Kolpa, une clôture de barbelés.

      « Ils disent que ce grillage est fait pour nous protéger… Mais nous protéger de quoi ? Je n’ai #peur de rien… », continue ce retraité qui vit depuis des années dans la région encore largement sauvage. L’argument de « l’#invasion_migratoire » brandi par le gouvernement pour justifier la construction de ce mur de métal ne le convainc pas.

      « Les migrants ici, ils passent, c’est tout », explique-t-il. « Ils transitent par la Slovénie et puis s’en vont vers d’autres pays, vers le nord de l’Europe généralement ».

      Les amis de Rudy acquiescent, tous attablés dans le seul café encore ouvert à 19h de #Kostel, un village de moins de 650 habitants non loin d’une des rares routes menant à la Croatie. Selon eux, la clôture est inutile, elle abîme le paysage, et son rôle de #dissuasion est largement surestimé. « Ils disent que les barbelés vont empêcher le passage de migrants… Mais tout le monde passe quand même ! », sourit Marco, un ami de Rudy, habitant dans le village voisin de Fara, en déclenchant l’hilarité de l’assemblée.

      « Par exemple, en ce moment, avec l’hiver et les forts courants, les rivages sont boueux, poreux, alors, les terrains bougent, la clôture s’effondre. Les migrants qui veulent passer n’ont même pas besoin de se fatiguer, ils ont juste à l’#enjamber », continue Marco en riant. « Il y a des endroits où des sillons se sont creusés. Ils peuvent aussi passer sous la barrière ! »

      116 km de #grillages

      Près de 14 000 migrants ont traversé la frontière depuis le début de l’année, « soit 70% de plus que l’année dernière », à la même période, affirment les autorités slovènes à InfoMigrants.

      Cet été, 40 km supplémentaires de grillages ont donc été construits à la frontière sud, le long de la rivière Kolpa. « Il faut empêcher le franchissement illégal des frontières », a indiqué le ministère de l’Intérieur dans un communiqué. En tout, depuis 2015, Ljulbjana a déjà érigé 116 km de grillages le long de la Kolpa qui parcourt les 670 km de frontière avec la Croatie.

      « Ces clôtures ne sont pas une baguette magique mais elles nous aident », ajoute, de son côté, un commandant de police slovène.

      Khaled, un demandeur d’asile érythréen, aujourd’hui à Ljubljana, a tenté trois fois le passage de la frontière slovène avant de réussir à entrer dans le pays. La clôture, il s’en souvient très bien. « J’ai traversé la frontière au mois de mai, quelque part vers #Ribnica. Je me souviens qu’une fois la rivière franchie, il a fallu passer ces barbelés. Alors j’ai grimpé, je me suis déchiré les mains, elles étaient pleines de sang, mais je suis passé ».

      Montagnes dangereuses, présence d’#ours, eau glaciale

      Au delà de sa dangerosité, Rudy, le villageois, voit dans cet alignement de barbelés, une « #clôture_de_la_honte » qui, selon lui, stigmatise les migrants. « On voit arriver des familles, parfois des enfants. Je ne vois pas bien en quoi, ce sont des ennemis », continue le retraité.

      « Cette barrière, c’est le début de l’enfer », explique à son tour une jeune fille qui énumère les dangers qui attendent les migrants juste après son franchissement : la montagne « très dangereuse quand on s’y perd », les températures « glaciales » et les ours, nombreux dans le pays. « Parfois, on entend des cris là-haut. Ce sont des migrants qui hurlent pour effrayer les animaux ».

      Ces dernières semaines, deux migrants sont décédés par #noyade dans la Kolpa et un autre a été retrouvé mort de froid et d’#épuisement dans la #forêt.

      Surtout, les migrants doivent éviter les patrouilles de #police. « La nuit, quand nous tentons la traversée, nous voyons les lumières des lampes torche, derrière la clôture. Les #policiers sont partout. C’est ça qui nous effraie le plus », se souvient Khaled. « On fait tout pour les éviter. Quand la police vous attrape, elle vous renvoie en Croatie. Elle vous emmène rarement jusqu’à la capitale pour demander l’asile ».

      Depuis le début de l’année, sur les 14 000 entrées illégales, plus de 8 000 renvois – aussi appelés « pushbacks » - ont été effectués depuis les frontières slovènes, affirment les autorités.

      Patrouille de miliciens d’extrême-droite

      « C’est une #honte, il y a la police, l’armée, maintenant cette clôture et il y a même une milice ! », fulmine à son tour Katarina Bernad Sterva, directrice de l’association slovène d’aide aux réfugiés, qui se désespère de la situation à la frontière.

      Depuis quelques jours en effet, des miliciens en treillis militaires, visages cachés derrière des cagoules noires, patrouillent aussi le long de la rivière Kolpa. Dirigée par le leader d’extrême-droite, Andrej Sisko,cette milice se veut un « renfort » à l’armée régulière pour « défendre la frontière » et intercepter les migrants. « Nous sommes le point d’entrée de l’espace Schengen », se justifie Andrej Sisko. « Nous voulons faire passer un message. Nous voulons dire aux étrangers de rester chez eux. La clôture est fragile, elle ne permet pas de stopper les migrants alors nous venons contrôler les abords de la rivière nous-mêmes ».

      La milice d’#Andrej_Sisko n’a aucun mandat légal. Et visiblement, les villageois s’expliquent mal leur présence.

      Si certains rient à leur passage - « C’est le carnaval quand ils sont là », entend-t-on ici et là dans les villages frontaliers – d’autres comme Katarina Bernad Sterva regarde cette armée parallèle avec une inquiétude grandissante. « Ce qui m’effraie, c’est qu’ils existent. Publiquement, le gouvernement a condamné leurs actions, mais, dans les faits, les autorités ne font rien. Ces hommes sont fous, nous nous attendions à une réaction forte du gouvernement, comme par exemple l’annonce de la dissolution de ces patrouilles ».
      https://twitter.com/sarecmarjan/status/1036914541693755400?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E10

      Interrogée par InfoMigrants, la police reste muette sur le sujet. « Je n’ai rien à dire sur ces hommes. Ils n’ont pas le soutien de la police », déclare simplement Vicjem Toskan, l’un des commandants en chef de la police de Koper, à l’ouest du pays.

      Ce soir-là, à Kostel, les amis du café s’interrogent surtout sur le sort réservé aux migrants interceptés par cette milice d’extrême-droite. « On a déjà la police et l’armée pour intercepter les migrants. On a une clôture pour les empêcher de continuer leur route. Eux, qu’est-ce qui vont leur faire, la nuit, dans la montagne ? », s’inquiète Rudy. « Ils portent des masques, ils marchent dans la forêt. J’ai plus peur d’eux que des immigrés qui traversent la rivière », chuchote à son tour, une jeune fille en bout de table. « Si j’étais migrante, je n’aimerais vraiment pas tomber sur eux ».

      https://www.infomigrants.net/fr/post/20807/en-slovenie-une-cloture-de-la-honte-a-la-frontiere-croate-1-3

      #milices #patrouilles #extrême_droite #Kolpa #efficacité #montagne #Alpes #décès #morts #mourir_aux_frontières #danger #dangers #push-back #refoulement #refoulements #militarisation_des_frontières #push-backs

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      #Walls_don't_work :

      « Par exemple, en ce moment, avec l’hiver et les forts courants, les rivages sont boueux, poreux, alors, les terrains bougent, la clôture s’effondre. Les migrants qui veulent passer n’ont même pas besoin de se fatiguer, ils ont juste à l’#enjamber », continue Marco en riant. « Il y a des endroits où des sillons se sont creusés. Ils peuvent aussi passer sous la barrière ! »

      –-> voir la métaliste

    • Despite all the existing reports about the Croatian police violence and brutality, Slovenia continues to pushback migrants to Croatia. This was recently even recognized by the Italian court: an Italian court stopped deportation to Slovenia on the grounds that there is a risk for an asylum seeker to be subjected to inhumane and degrading treatment due to the high possibility of him (or her) being further expelled to Croatia and then to Bosnia or Serbia.
      More on that in AYS article from beginning of June:
      AYS Special: Italian Court StopsDeportation to Slovenia, Meanwhile Pushbacks Continue
      https://medium.com/are-you-syrious/ays-special-italian-court-stops-deportation-to-slovenia-meanwhile-pushbacks-

      Last week, the new Slovenian Minister of Interior Affair (of the new right wing government) frankly admitted in an interview that Slovenian police is sending migrants back to Croatia and consequently into the refugees centres in Bosnia and Serbia:
      Notranji minister Aleš Hojs razkril migracijsko »skrivnost«
      https://www.dnevnik.si/1042931634 (only in Slovenian)

      Currently, the government is also preparing a new Aliens Act where they plan to severely restrict access to asylum (among many other things): this means that during what they call complex migration emergencies, proclaimed by the government, access to asylum can be completely limited.

      Message reçu via la mailing-list Migreurop, le 15.06.2020

    • Slovénie : une vingtaine de migrants « proches de la suffocation » découverts dans des camions

      La police slovène a annoncé avoir découvert 22 migrants cachés dans des camion-citernes, samedi, à la frontière croate. Les contrôles ont été fortement renforcés dans cette région avec notamment l’envoi de 1 000 nouveaux policiers début juin.

      « Ils étaient proches de la suffocation. » Vingt-deux migrants cachés dans deux camion-citernes alimentaires ont été découverts par la police slovène, samedi 20 juin, à la frontière avec la Croatie, rapporte l’agence de presse AP. Les deux poids-lourds avaient des plaques d’immatriculation provenant de Serbie.

      Un premier groupe de 13 migrants a été découvert lors d’un contrôle de police à la frontière. Le second groupe, composé de 9 personnes, a été trouvé peu après dans un autre camion appartenant à la même compagnie.

      Les migrants sont originaires du Bangladesh, d’Inde, de Turquie et de Syrie, indique la police.

      Des milliers de migrants empruntent chaque année la route dite « des Balkans » malgré sa dangerosité. Un grand nombre d’entre eux font appel à des passeurs afin de traverser les frontières vers l’Europe occidentale dans des camions, plutôt que de tenter leur chance à pied à travers les forêts et les montagnes de la région.

      Craignant une recrudescence des passages clandestins à la suite du déconfinement décrété dans différents pays européens, la Slovénie a annoncé, début juin, qu’elle envoyait 1000 officiers de police en renfort à sa frontière avec la Croatie. Ces effectifs sont équipés de #drones, de #caméras_thermiques et de #détecteurs_de_mouvements.


      https://www.infomigrants.net/fr/post/25519/slovenie-une-vingtaine-de-migrants-proches-de-la-suffocation-decouvert

  • Dans les #Alpes, face au #coronavirus, mettre les migrant·es à l’abri

    Alors que les #Hautes-Alpes regorgent d’#infrastructures_touristiques inutilisées pendant la période de #confinement, aucune #mise_à_l’abri préventive n’a été décidée pour les 120 personnes précaires du département. Malgré tout, les associations s’organisent et ripostent.

    Depuis le début de l’épidémie de coronavirus, les migrant·es ne viennent plus, après avoir traversé le col de Montgenèvre à pied de nuit, toquer à la porte du #Refuge_solidaire de #Briançon (Hautes-Alpes). De chaque côté de la frontière, les populations sont confinées, coronavirus oblige. Les #maraudes, qui venaient en aide aux exilé·es dans la #montagne, sont suspendues. Depuis le début du confinement, le Refuge, qui fourmillait de bénévoles venu·es donner un coup de main, est désormais fermé au public et quasiment autogéré par les 14 migrants accueillis.

    « On fait en sorte qu’il y ait le moins de #bénévoles possible qui passent, explique Pauline, coordinatrice du Refuge. On a peur de leur transmettre le #virus. Si quelqu’un l’attrape, on peut être sûr que tout le refuge sera infecté. » Les exilé·es ont compris les enjeux sanitaires, mais, dans un lieu de vie collectif, le respect des #mesures_barrières et de la #distanciation_sociale est difficile.

    Limiter le risque de contamination grâce à l’#hébergement_préventif

    Si le problème se pose à Briançon, où 14 personnes sont accueillies dans le Refuge solidaire et 15 autres dans le squat #Chez_Marcel, à Gap (Hautes-Alpes), la situation est plus grave encore. Là-bas, une soixantaine de personnes vivent au #squat du #Cesaï dans des conditions de #promiscuité et d’hygiène « déplorables » selon les associations. « Toutes les fontaines de la ville de #Gap sont fermées, constate Carla Melki, qui gère la crise sanitaire du coronavirus dans les Hautes-Alpes pour Médecins du monde. Une mesure dont souffrent les migrants : « C’est impossible pour les personnes précaires de se doucher, ou même de se laver les mains. » Après des demandes insistantes, des #douches ont été ouvertes trois fois par semaine « pour un minimum de #dignité ». Les conditions d’habitat précaires sont loin de permettre les mesures de protection qu’impose l’urgence sanitaire.

    « On pourrait limiter le risque contamination de ces publics précaires en leur offrant un hébergement préventif, regrette Carla Melki. Dans les Hautes-Alpes, on parle de 120 personnes à héberger. Dans un département où il y a d’énormes infrastructures touristiques qui ne sont plus utilisées, la possibilité de mettre à l’abri paraît plutôt facile. »

    « Ce qu’on déplore toujours c’est la prévention »

    À l’absence de possibilité de confinement correct pour les personnes démunies, s’ajoute un #accès_aux_soins rendu plus difficile par la fermeture des Permanences d’accès aux soins (Pass). Elles permettaient aux personnes sans couverture maladie de bénéficier d’une offre de #santé. Leur personnel soignant a été redéployé dans les services hospitaliers surchargés. « On fait face à une #crise_sanitaire. On comprend que les hôpitaux centrent leurs forces sur les urgences et les tensions qui risquent d’arriver dans les prochains jours », estime Carla Melki.

    Pour pallier ce manque, Médecins du monde, financé par l’Agence régionale de santé (ARS), a mis en place une #unité_mobile #Santé_précarité. Elle prend en charge les publics fragiles, notamment les migrants, dans le cadre de l’#épidémie de coronavirus. « On va vers les personnes dans les lieux d’accueil, comme le Refuge solidaire, Chez Marcel ou le Cesaï à Gap », détaille Carla Melki. Là, l’équipe effectue un travail de #prévention et d’#information autour de la #Covid-19, ainsi qu’une #veille_sanitaire. « Dans les #Hautes-Alpes, le dispositif mis en place me semble adapté, conclut-elle. Ce qu’on déplore toujours, c’est la prévention. Il vaut mieux prévenir que guérir. C’est là-dessus qu’on aimerait voir un pas en avant de la préfecture. »

    https://radioparleur.net/2020/04/03/urgence-sanitaire-mise-a-labri-migrants-coronavirus-dans-les-hautes-al
    #asile #migrations #réfugiés #tourisme #précarisation #frontière_sud-alpine

    ping @thomas_lacroix @karine4 @isskein

  • Il est venu pour rester

    Voilà 25 ans que les #loups sont réapparus en #Suisse. Aujourd’hui, près de 80 d’entre eux vivent dans les #Alpes et le #Jura. Et leur nombre augmente rapidement. Mais cet animal sauvage protégé est à nouveau menacé.

    En 1995, des loups ont à nouveau foulé pour la première fois le sol helvétique dans une région montagneuse escarpée du sud de la Suisse, près de la frontière. Ces jeunes mâles ont quitté leurs meutes d’origine dans les Alpes franco-italiennes pour aller chercher de nouveaux territoires vers le nord. Plus tard, ils ont été rejoints par des femelles qui ont donné naissance à des petits. À la fin de l’année 2019, on comptait environ 80 loups et huit meutes entre les cantons des Grisons, du Tessin, du Valais et de Vaud. Si leur nombre continue à augmenter sans frein, ils pourraient être près de 300 dans dix ans. Et leur espace vital en Suisse atteindrait ses limites sur le plan écologique. Théoriquement, 60 meutes de cinq à six individus peuvent vivre sur les quelque 20 000 kilomètres carrés de l’espace alpin et de l’arc jurassien. Vingt meutes environ sont nécessaires pour assurer la protection de l’espèce à long terme, indique Reinhard Schnidrig, chef de la section Faune sauvage et biodiversité en forêt à l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) dans l’entretien qu’il a accordé à la « Revue » (page 9).

    Pendant plus de 120 ans, le prédateur n’était pas du tout le bienvenu en Suisse. Après avoir été pourchassé pendant des siècles, le dernier loup suisse a été abattu au Tessin en 1872. Depuis, les Helvètes préféraient observer canis lupus en captivité. Quand le Zoo de Bâle a ouvert ses portes en 1874, le loup faisait partie des attractions majeures du pavillon des prédateurs à côté du lynx, du blaireau et du renard. Aujourd’hui, l’enclos des loups est utilisé à d’autres fins : Cléopâtre et César, les deux derniers individus de l’ancienne meute, ont été endormis et ainsi délivrés des maux dus à leur grand âge l’été dernier. Tandis que le Zoo de Bâle a désormais renoncé à garder des loups, on peut toujours admirer le carnassier dans plusieurs réserves naturelles suisses.
    Entre crainte et fascination

    En liberté en revanche, on a peu de chances d’apercevoir le loup, qui est farouche. Le photographe animalier Peter A. Dettling a réussi à prendre en 2006 l’un des premiers clichés d’un loup vivant en liberté en Suisse dans la région de Surselva. Âgé de 48 ans, ce Suisse de l’étranger vit essentiellement au Canada depuis 2002. Il a observé pendant des années le comportement social de meutes de loups dans le parc national de Banff. Quand, en 2012, on a trouvé des preuves de l’existence de la première meute suisse dans le massif du Calanda, le photographe est revenu dans les Grisons pour suivre l’évolution de ces loups. Ce passionné prend la défense de l’« animal incompris » par des exposés, des excursions et des livres (voir encadré). Pour lui, le loup a été accusé à tort, pendant des siècles, d’être un chasseur assoiffé de sang. On a oublié ce faisant que le loup, ancêtre du chien, « est notre plus ancien allié, qui a grandement contribué au développement de l’humanité », avance Peter A. Dettling.

    Le retour du loup suscite par contre peu d’enthousiasme chez les éleveurs, notamment de moutons, dont les bêtes ont été attaquées par le prédateur. Suivant son instinct naturel, le loup s’attaque à une proie dès que l’occasion se présente – un comportement tout à fait judicieux dans la nature, ou le succès de la chasse n’est pas garanti. Son instinct de tueur est donc régulièrement réveillé par des moutons égarés, ce qui a entraîné plusieurs « carnages » dans les pâturages et laissé des paysans fort dépités. Depuis que bon nombre d’éleveurs de moutons protègent mieux leurs troupeaux, les dégâts sont moins importants et les indignés qui appellent à une nouvelle éradication du loup crient moins fort.
    Tirs déjà autorisés

    Comme le montre une statistique du KORA, fondation pour l’écologie des carnivores et la gestion de la faune sauvage qui, sur mandat de la Confédération, surveille l’évolution de la population des prédateurs et ses conséquences, les loups ont tué au total près de 3700 animaux de ferme entre 1999 et 2018. Les éleveurs concernés reçoivent une compensation financière de la part de la Confédération et des cantons pour les animaux tués par le loup. À l’avenir, ils ne seront cependant dédommagés que s’ils protègent leurs troupeaux de façon adéquate, par exemple au moyen de clôtures électriques et de chiens spécialement dressés pour surveiller les troupeaux de moutons à l’alpage et les défendre contre le loup. La Confédération subventionne ces mesures de protection des troupeaux à hauteur de trois millions de francs par an.

    Par ailleurs, les autorités permettent l’abattage du loup lorsqu’il fait trop de dégâts : en général, la ligne rouge est franchie lorsqu’un loup tue plus de 25 moutons. Depuis 2000, les autorités ont délivré 23 autorisations de tir, dont dix ont pu être exécutées. Dans les autres cas, le prédateur a réussi à déguerpir avant que les gardes-chasse n’aient pu viser. Près de 20 loups ont trouvé la mort autrement, renversés par des voitures ou par des trains ou encore abattus illégalement. Quand un loup meurt d’une mort naturelle, on ne le retrouve pas, et il n’apparaît par conséquent dans aucune statistique.
    Votation sur la loi sur la chasse

    Le nombre croissant de loups a poussé les responsables politiques des cantons de montagne concernés à agir. En 2015 déjà, le Parlement chargeait le Conseil fédéral d’assouplir la protection des espèces de manière à ce que la population de loups puisse être régulée avant l’apparition de conflits importants. Le 17 mai, le peuple se prononcera sur une révision de la loi fédérale sur la chasse qui fait débat. Celle-ci permettrait aux autorités d’abattre des loups avant qu’ils n’aient commis des dégâts pour réguler leur population. La révision est défendue par les partis bourgeois, l’Union suisse des paysans et les chasseurs. De leur point de vue, les tirs constituent un outil incontournable pour permettre la cohabitation de l’être humain et du loup.

    Les organisations de protection de la nature et des animaux s’opposent cependant à ces « tirs de régulation ». Elles voient dans ce projet de loi un signal fâcheux de l’affaiblissement de la protection des espèces. En peu de temps, elles sont parvenues à rassembler les 50 000 signatures nécessaires pour un référendum. Ces organisations s’élèvent aussi contre le fait que la nouvelle loi permet d’abattre des loups même dans les zones de protection de la faune sauvage. Des zones qui, à leur avis, devraient rester un lieu de refuge même pour les loups.
    Le statut de protection du loup remis en question

    Selon les autorités fédérales, l’assouplissement prévu de la protection du loup est conciliable avec la Convention internationale relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe conclue à Berne en 1979. L’OFEV indique que la Convention autorise expressément les tirs de loups avant qu’ils ne provoquent des dommages importants. Déposée en 2018, une demande de la Suisse visant à déclasser le loup d’« espèce strictement protégée » à « espèce protégée » dans le cadre de la Convention est toujours en suspens. En 2006, le Comité permanent de la Convention avait déjà rejeté une demande de la Suisse dans ce sens. Avant de prendre une nouvelle décision sur le statut de protection du loup, les pays européens veulent effectuer un relevé de la population des loups dans toute l’Europe. Les résultats ne sont pas encore sur la table.

    La problématique du loup soulève les passions, et l’animal sauvage auréolé de mythes ne laisse personne indifférent. Au Parlement fédéral déjà, la loi sur la chasse a suscité un débat très émotionnel. Les montagnards reprochent aux habitants des plaines d’avoir une vision romantique du loup et de vouloir imposer aux populations concernées leur manière de gérer l’animal. Ce fossé entre ville et campagne risque de se creuser à nouveau le 17 mai, date de la votation. Mais quel que soit le verdict du peuple, le loup est là. Et il y restera.

    https://www.revue.ch/fr/editions/2020/02/detail/news/detail/News/il-est-venu-pour-rester
    #loup

  • Mi smo tu / Noi siamo qui : sul confine tra l’Isonzo e la Balkan route

    Questo post nasce dopo un’escursione sul #Carso triestino seguendo i sentieri percorsi dai migranti. A spingerci la retorica sull’invasione e le continue richieste di provvedimenti straordinari e strumenti tecnologici (ultimo caso, l’ipotetico ricorso alle fototrappole) a fare da argine ai passaggi di persone attraverso i confini.

    Nel frattempo l’escalation di violenza di questi giorni – caratterizzata dall’ipocrisia della faccia moderata dell’Unione europea, più fascista dei fasci stessi, come abbiamo visto in Grecia dove del resto anche i fascisti sono impegnati, Alba dorata in testa, nella caccia al migrante – ha spostato su un piano se possibile ancora più deteriore e repressiva la politica verso i migranti.

    È domenica mattina, il cielo è coperto e noi quattro stiamo per percorrere una delle tratte finali della “Balkan Route” al contrario. Attraverseremo la frontiera dal bosco, perché oggi noi possiamo farlo. Cammineremo un passo dopo l’altro lungo una delle vie di entrata in Europa su cui hanno mosso i loro passi migliaia di persone in fuga da guerre, violenza, repressione politica, o semplicemente in cammino, vive, con lo sguardo aperto verso ciò che verrà.
    “Quando senti parlare del Carso ti immagini un territorio lunare, un cumulo di pietre scaricato dagli dei sulla terra Kras”, dice Davide, che del Carso conosce ogni piega, ogni pietra, sentiero e anfratto. E ogni singolo accento della lingua locale, che è anche la sua.

    Il Carso terreno duro, aspro, a tratti gentile. Un territorio brutalmente lacerato dalle XII battaglie dell’Isonzo e poi dalla Seconda guerra mondiale che ha lasciato molte ferite aperte. Alcune come in questi giorni si riaprono nel giorno in cui i fascisti carnefici si mascherano da vittime. Una striscia di terra, questa, che ha dato aiuto alla resistenza partigiana, quella che da est ha liberato queste terre dal nazifascismo affermando: “Mi smo tu” (noi siamo qui), come riecheggia in un inno dei partigiani del Litorale che viene tuttora cantato ogni anno alla Risiera di San Sabba il 25 aprile.

    Una terra divisa in due da un confine invisibile, alberi e rocce calcaree, taglienti come lame, prati e voragini che si aprono all’improvviso, fiumi sotterranei che continuano per chilometri unendo un territorio che la politica ha diviso e continua a farlo. Un frontiera invisibile che riprende forma con le resistenze di oggi, quelle dei migranti che attraversano questi boschi e camminano su queste pietre, le stesse su cui camminiamo noi, respirando libertà.

    Le prime vittime del “viaggio” di cui possiamo ricordarci risalgono agli anni Settanta. Morirono in tre. Congelati sulle pietre del gelido Carso. Trovarono pace grazie al sindaco partigiano che di morti in cerca di libertà ne aveva visti molti.
    Una storia ormai molto lontana, ma qui si continua a passare, sperare, morire… L’ultima delle vittime è caduta poche settimane fa, all’alba del primo giorno di questi anni Venti. Si tratta di Sid Ahmed Bendisari, precipitato da venti metri di altezza in fondo ad un burrone sotto il monte Carso poco distante dal castello di San Servolo. Un errore nel percorso, la stanchezza, forse un inciampo e scivola giù. Avrebbe compiuto trent’anni il prossimo 8 novembre. Impossibile trovare il suo nome sulla stampa nella consueta damnatio memorie riservata alle morti dei migranti. Morte di un padre. Sua moglie era con lui. Loro figlio attendeva ad Aïn Témouchent in Algeria a neanche trecento chilometri da Melilla, Spagna, Europa. Per tentare di raggiungerla sua mamma e suo papà dopo aver attraversato il nord Africa hanno proseguito il viaggio fino alla Turchia, quindi ai Balcani e quindi la morte a Trieste in una sorta di circumnavigazione terrestre del Mediterraneo per evitare un muro.

    *

    Vogliamo cercare di capirne qualcosa di più, per questo ci siamo detti, la cosa migliore è andare, muovere i nostri passi tra questi boschi e queste rocce. La nostra storia parte a pochi chilometri da Trieste, da Boršt, tradotto, chissà perché, Sant’Antonio in Bosco, frazione del comune di Dolina, San Dorligo della Valle come era stato goffamente italianizzato. In una giornata uggiosa di inizio febbraio ci avventuriamo nella landa carsica avvelenata dai nuvoloni neri che come ogni anno imperversano sopra Bazovica/Basovizza il 10 del mese. Questo febbraio, come non accadeva da almeno trent’anni, nazionalisti e ultradestra hanno perfino organizzato, senza nessuno che vi si opponesse come in passato, un corteo per le vie del paese: un reflusso di putrefazione e morte aliene alla terra che calpestiamo.

    Ci incamminiamo – Elena, Alessandro, Luca e Davide – percorrendo una delle vie dove i migranti sognano la libertà ma molto spesso cadono nelle trappole della paranoia creata dai politicanti per avere un consenso politico. Tutto qui si trasforma in futuri voti per il lato marcio della nostra società, i politici saldamente ancorati sulle loro sedie e quelli che da loro si aspettano dei favori.
    Il Carso di oggi è un misto di elementi diversi non solo umani: animali, vegetali e perfino minerali qui convivono senza l’assurda pretesa di affermare “questo è il mio territorio”, cosa che noi bipedi pensanti non capiremo mai. Nel bosco ci sono diverse varietà: querce, frassini, carpini e pini.

    E proprio il pino nero, ci diciamo, è un migrante della prima ora: piantato centinaia di anni fa per il rimboschimento del Carso e non autoctono, ora guardalo, come si trova a proprio agio in un territorio che nel bene o nel male lo ha ospitato. Sul pino nero le processionarie nidificano per poi liberare dei bruchi che in fila partono alla ricerca di un rifugio dove trasformarsi. Il loro incolonnamento ci fa pensare alla storia di queste terre, alle guardie di confine che si notavano durante la Guerra fredda, su e giù tra i boschi. Ora i migranti, anche loro in fila, per non perdersi, nella boscaglia e su questo terreno impervio. Dei confini di allora rimangono solo dei cartelloni tra gli alberi che avvertono la fine di uno stato e l’inizio di un altro. Era un territorio libero dalle ideologie e nazionalismi che in questi giorni vengono rimarcati nel giorno del vittimismo fascista, quello che ha lacerato con odio e intolleranza per sempre queste terre.

    Ci guardiamo un po’ in giro per scovare le fototrappole tanto sbandierate dai gerarchi leghisti, uno dei motivi per cui ci siamo messi in cammino. Non ne troviamo traccia delle scatole malefiche, che non verranno mai usate contro chi getta rifiuti nei boschi. Di rifiuti, purtroppo, ce ne sono in abbondanza. Chissà se chi li ha lasciati poi nelle città predica il decoro, chissà se si indigna per quelle due cose abbandonate dai migranti in fuga da guerre e fame.
    Nel grigiore dell’inverno che non c’è si notano le postazioni dei cacciatori, quelli che non accettano animali e mal sopportano i forestieri in cerca di pace, diventando i nuovi guardiani del confine nei tempi della evocata caccia ai migranti. Ne incontriamo un paio con il cane al guinzaglio. Ci guardano in maniera diffidente, sembrano non accettare le nostre ombre e il nostro cane che corre libero intontito dagli odori della natura e per nulla interessato alle regole di noi umani.

    Con passo lento si continua sulla strada del ritorno e all’arrivo davanti ad una birra ci confrontiamo su una giornata decisamente molotov.

    *

    Andando il corpo si attiva, e si attivano pensieri e riflessioni che condividiamo tra noi. Alessandro raccoglie le voci, vede le tracce, ascolta i racconti di chi attraversa l’altipiano, lui che vive qui, nella sua casa in pietra lontana dal traffico della città. È lui a guidarci nella ricostruzione di queste due storie, mentre camminiamo.

    Molti anni fa, 47 per la precisione. Sera del 12 novembre, anno 1973. Bora forte e novembre freddo – una volta era così! – in località Boršt/Sant’Antonio in Bosco, pochi chilometri da Trieste e altrettanti dal ciglione carsico con relativo confine. Cinque persone provenienti dal Mali bussano alla porta di una casa ai margini del paese. Erano arrivati in aereo a Spalato, poi in bus sino a Fiume. Volevano raggiungere Venezia, per poi recarsi in Francia, con la promessa di un lavoro, in nero si scoprirà in seguito.
    Qualcuno disse che dietro a tutto questo poteva esserci un’organizzazione che gestiva un traffico illegale di potenziali lavoratori da sistemare in Europa, le indagini successive non hanno portato a niente di rilevante. In ogni caso, qualcosa deve essere andato storto ai cinque ragazzi, forse non erano riusciti ad avere un visto, non lo sappiamo. Di certo erano in Jugoslavia, e per muoversi da li rimaneva come unica soluzione quella di andare a piedi a correggere la fortuna, verso un sogno occidentale. Erano a piedi quando arrivarono a Boršt, bussarono a una porta, avevano fame e freddo, molto freddo. Ma nessuno gli aprì.
    I cinque trascorsero la notte nei paraggi del casello ferroviario in disuso. Tre persone su cinque morirono assiderate, una persona seppur in gravi condizioni riuscì a salvarsi, mentre un’altra riuscì a richiamare l’attenzione di un abitante del luogo.
    Arrivarono i soccorsi, troppo tardi purtroppo. Persero la vita #Seydou_Dembele, anni 22, #Mamdor_Niakhate, anni 19, e #Diambou_Lassana, anni 27. Dopo quasi un mese venne ritrovato un altro corpo, quello di #Djibi_Somaili, anni 25; lui veniva dalla Mauritania.

    Si fanno molte supposizioni circa la loro presenza e la loro morte, alla fine la realtà emerge nuda e cruda, sono morti per assideramento. E per fame.
    La comunità del luogo rimase molto colpita, il piccolo paese di Boršt/Sant’Antonio in Bosco, fa parte del comune di San Dorligo, non del comune di Trieste, e nella tragedia di quel freddo inverno la piccola comunità si è stretta attorno a quei poveri migranti in fuga per una vita migliore donandogli pace nel cimitero del paese.
    Un paese che, già prima della Seconda guerra mondiale, ha conosciuto i valori della fratellanza e della solidarietà: qui è nato Drago Žerjal tra i fondatori nel 1927 della triestina Borba (Lotta in sloveno), organizzazione che aveva come obiettivo la “lotta senza compromessi contro il fascismo e per l’annessione del Litorale e dell’Istria alla Jugoslavia”.
    Si decide allora di procedere ad una sepoltura delle quattro persone nel piccolo cimitero del paese, in un luogo dello stesso cimitero esposto al sole, dove ogni anno vengono ricordati e commemorati.
    Partecipano in tanti al funerale, in pratica l’intera comunità e le tombe sono sempre curate e ricoperte di fiori freschi, su una lapide un braccialetto africano messo di recente. Oltre il muro di quel cimitero si vedono il monte Carso e, dall’altro lato, il mare.

    Ci guardiamo, non si sa se siamo più tristi o incazzati. Una disgrazia quella di Boršt: il freddo, la notte e la paura forse l’hanno generata. Chissà chi c’era dietro a quella porta che non è stata aperta. Forse una parte di ciascuna e ciascuno di noi.

    La seconda ricostruzione ci porta indietro solo di qualche settimana da oggi, al primo gennaio, anno bisesto 2020. È sempre Alessandro a parlare. Un uomo percorre a piedi, da solo, ci dice, la strada che dai pressi del Castello di San Servolo, sul confine tra Slovenia e Italia, porta alla stazione centrale ferroviaria di Trieste. Non so quanto sia la distanza in chilometri, so che è lunga, in particolar modo per chi viene da lontano e di questi luoghi non conosce niente. Non so se sia arrivato di corsa, quante strade abbia sbagliato, quante voci lo abbiano ignorato. Quanta forza e rabbia abbia avuto dentro sé.
    Entra in un bar, uno all’interno conosce il suo dialetto e capisce. Chiede aiuto, dice che un uomo, un suo amico, è precipitato nel vuoto “in montagna”. Per fortuna gli credono, lo caricano in macchina e lui li porta nel posto dove tutto questo si è verificato, su uno dei ciglioni della Val Rosandra.
    Poche ore prima, sul far del mattino, mentre tanti ancora dormivano per i fasti della nottata di Capodanno, un uomo di 29 anni, stava attraversando il confine assieme alla moglie di 27 anni e un amico, non conoscendo affatto la conformità del terreno carsico e il territorio circostante. Vengono dall’Algeria, sono arrivati qui attraverso la rotta balcanica e non passando per Gibilterra, più vicina al suo paese ma presidiata oltremodo per impedire il passaggio dei migranti.
    Hanno un figlio di 6 mesi, rimasto con i nonni in Algeria. La maggior parte dei migranti arriva attraverso la rotta balcanica partendo dal Pakistan, dall’Afghanistan e dall’Algeria.
    A pochi metri dalla moglie, all’improvviso, l’uomo scivola in un dirupo, venti metri più in basso. Impossibile raggiungerlo e cercare di dargli aiuto. L’amico poco distante dal luogo della tragedia non esita e si lancia in discesa senza sapere dove andare, verso un paese, in cerca di aiuto.
    Quando arrivano i soccorsi, il Soccorso Alpino di Trieste e i Vigili del Fuoco, per il giovane migrante non c’è più niente da fare. La moglie, in evidente e comprensibile stato di choc, sarà assistita dalla Caritas Diocesana di Trieste e richiederà asilo politico in Italia.
    Quanta strada hanno percorso viaggiando a piedi tra deserti, attraversando mari, rischiando in ogni giorno la vita nell’attraversare frontiere spesso invisibili senza capire dove realmente sarebbero arrivati. Quanti di noi sarebbero disposti a fare qualcosa del genere in cerca di un posto dove poter vivere liberi. Loro lo hanno fatto. Erano vicini alla meta, una meta alta venti ripidi metri di roccia calcarea. Nessuna targa, nessun ricordo per loro.

    In questo presente rosso sangue, non potevano mancare “i migliori”. La notizia di questa tragedia, data in pasto nei ritrovi delle carogne, metteva in luce quello che possiamo poi osservare ogni giorno, purtroppo, con commenti di questo genere:

    Niente ferie per i coglioni con tastiera, nessuna pausa per i cervelli in pausa. Poi fa niente se non venivano dal Marocco, fa niente se il reddito di cittadinanza non ci azzecca per un cazzo.

    *

    La zona della Val Rosandra è una delle tante vie di accesso che dalla Slovenia scendono verso Trieste e i suoi mezzi di trasporto, verso Milano o ancora oltre verso la Germania, la Francia e il resto d’Europa. Non è raro trovare mucchi di abiti, zaini, sacchi a pelo, documenti nei sentieri della Valle, battuti anche dalle centinaia di turisti e camminatori delle domeniche fuori porta. Da Draga a Boršt, nei pressi delle falesie dove arrampicava Comici, si snoda un nuovo crocevia di sentieri verso la speranza di un avvenire.

    Va a periodi, dipende anche dal tempo, se piove è più probabile, ci dice Alessandro. Nei mesi estivi di pomeriggio, nei mesi freddi al mattino. Non sono statistiche provate, è la mia esperienza. Passano anche quando tira vento forte, e la gente di norma sta chiusa in casa.

    Li incontro spesso, passano in pratica davanti casa. Non sono mai soli, generalmente in gruppi da 5 a 10 persone. Finora tra le persone che ho incontrato c’erano solamente uomini, anche se sarebbe più corretto definirli ragazzi. Non hanno in genere, credo, più di 20 anni, molti direi erano minori, anche se l’idea di minore per noi non coincide con quella dei paesi da dove provengono.
    Come siano potuti arrivare al confine che non c’è, quello tra Slovenia e Italia, non lo so e nemmeno ho mai pensato di chiederglielo. Non avrebbe senso e perché poi dovrebbero dirlo proprio a me.
    Non è poi così complicato parlare con alcuni di loro, superata una prima, doverosa, diffidenza. Non chiedono nulla, e non si aspettano nulla da noi “locali”. Di solito almeno uno in ciascun gruppo parla l’ inglese, e così può iniziare un dialogo per loro insperato.
    Non vogliono né acqua né cibo; non hanno nulla, né borse né zaini. Chiedono soltanto come arrivare alla stazione ferroviaria, ma non sanno esattamente dove si trovano. Alla faccia dei GPS e dei navigatori satellitari, non sanno nulla. Chi racconta il contrario racconta cazzate.
    Alcuni aspetti di questi incontri li tralascio. I telefoni in loro possesso, a volte tutt’altro che moderni, non funzionano, necessitano di una scheda diciamo “europea”. Che non hanno con sé e non sanno dove acquistare.

    Mi è capitato di incontrarli in giornate di pioggia, completamente fradici, forse avevano un cambio di indumenti, forse no, ma non mi hanno chiesto nulla, nemmeno di potersi in qualche modo asciugare.
    Mi sono chiesto quale strada o meglio sentiero percorrano, con quale logica. L’impressione è che vengano abbandonati a se stessi, ad un certo punto, qualche volta addirittura a ridosso della superstrada, delimitata da reti piuttosto alte e con i rischi che ne possono conseguire.
    Per la mia esperienza, superato il primo momento, e forse il timore legittimo di fronte a uno sconosciuto, l’aiuto offerto viene di buon grado accettato, sono già contenti e sorpresi che qualcuno gli parli senza chiedere nulla in cambio.
    Non mi è capitato di incrociare nessuno che avesse come obiettivo quello di rimanere qui. Cercano la stazione e il modo di arrivarci. Tutti i fenomeni che sostengono il contrario semplicemente non ci hanno mai scambiato parola, per paura o chissà ché. Questo è un fatto importante, che rende bene l’idea di quanto stupidità mista a ignoranza vi sia nel giudicare questa, a volte tragica, migrazione.

    Ci sono più o meno 5.500 chilometri tra Pakistan e Italia, mi sembrerebbe assurdo che questi ragazzi si sobbarchino un viaggio come questo avendo come meta… Trieste! Con tutto il rispetto, ma davvero sembra poco plausibile. Eppure ne avanza di gente che sui social media dice questo, chissà poi su quali basi.
    Per quanto ho potuto capire io, questi ragazzi sanno dove vogliono arrivare, il problema è che spesso usciti dai boschi non sanno dove si trovano e tanto meno come proseguire. La prima sfida è spiegare come prendere un mezzo pubblico, cos’è una obliteratrice (!), e che il biglietto a bordo non si può fare. Ecco, si inizia da qui.
    Da molti non sono ben visti, quando transitano per le stradine dei paesi, quando camminano semplicemente lungo la strada provinciale. Difficile che qualcuno gli rivolga la parola. La sensazione è che ci sia una sorta di paura non qualificabile che pervade gli abitanti del posto, anche coloro che molti anni fa erano trattati da chi risiedeva in città come un popolo da civilizzare, un popolo da educare alle buone maniere, da far mangiare con le posate…

    Ho assistito di persona a comportamenti schizofrenici da parte dei locali, a invocazioni di giustizia sommaria e di interventi immediati e risolutivi da parte dell’autorità. Stavano osservando solo persone che camminavano, che stavano seduti a terra. La gratitudine nei loro occhi invece io non la scordo e non la scorderò facilmente osservandoli nel momento in cui associano nei miei confronti e nei confronti della mia compagna un senso di fratellanza e solidarietà, espresso e condiviso senza dover dare niente in cambio.
    Un aiuto sostanziale, importante quanto una parola e un sorriso, un consiglio circa la strada da percorrere e la distanza dal primo treno a disposizione, un biglietto dell’autobus visto come un miraggio e l’imitazione del rumore dell’obliteratrice per azzerare i sospetti del guidatore e farlo star tranquillo.

    *

    Mentre continuiamo a camminare, riflettiamo sulla tratta migratoria balcanica, e su come, a differenza del tratto di mare tra nord Africa e Lampedusa su cui sono stati scritti libri e fatti film anche di successo, si faccia fatica a produrre una narrazione – e quindi un immaginario – diverso da quello prodotto dalla stampa, che vada oltre la cronaca dei giornali.

    Sono ancora troppo pochi i documenti video che raccontino le difficoltà, la violenza, l’abuso di potere sofferti da migliaia di persone ogni anno lungo la via balcanica. Almeno 50 mila nel 2019, secondo l’UNHCR. Tra i documenti più completi e recenti c’è quello offerto da Hassan Fazili e Fatima Hussaini, marito e moglie, afgani, registi, che con le loro due figlie Nargis e Zahra sono partiti per il viaggio per fuggire dalla pena di morte decisa dai talebani, che dal 2015 pendeva sulla testa di Hassan. Dopo una prima fuga in Tagikistan, e svariate richieste di asilo, la coppia decide di giocarsi l’ultima e la più pericolosa delle carte nelle loro mani: mettersi nelle mani dei trafficanti per arrivare in Germania, attraverso la Balkan Route. Raccontando la loro storia con i tre cellulari che avevano con loro. Dopo tre anni di viaggio “in cui a ogni passo avanti ci sembrava di cadere sempre più in basso”, la famiglia ce l’ha fatta. Il racconto e la denuncia di questo viaggio sono diventati Midnight Traveler, un documentario presentato al Festival di Berlino nel 2019.

    *

    Non è facile trovare e seguire le tracce. Cosa da animali da fiuto – come Lars, il compagno a quattro zampe che ci accompagna – o da nativi, anche se qui non è la pelle ad essere rossa ma il cuore.
    L’estrema difficoltà del controllo di questo territorio poroso e selvatico è ben chiaro a chi vuole imporre la rigida sorveglianza su tutto ciò che si muove.

    La Croazia ha fatto scuola. Oltre alla violenza, gli strumenti di repressione e controllo, là fanno ampio uso della tecnologia che ora si vorrebbe importare sul Carso. L’idea di controllare questo altipiano e coloro che ci vivevano e lo attraversavano ha iniziato ad essere una specie di ossessione dagli anni Venti del secolo scorso del resto, durante il fascismo, anche se molti qui ora si sono dimenticati della discriminazione subita dai propri nonni.
    In Croazia, oltre a filo spinato e agenti robocop, vengono impiegati anche un piccolo aeroplano, droni e fototrappole.

    La proposta di un muro con cui chiudere l’altipiano carsico, non molto originale, lanciata dal governatore della Regione Friuli Venezia giulia Fedriga ha fatto molto parlare, ma vista l’impossibilità della sua realizzazione è caduta nel vuoto.
    «Un muro sul Carso è come frustare il mare» ha scritto Adriano Sofri parafrasando Erodoto (Il martire fascista, Sellerio editore, p. 27).
    L’idea di usare dei droni a scopo di controllo anti migranti invece nasce dall’Agenzia di Confine e Guardia Costiera Europea, Frontex, ed è stato usato nel tratto di mare a sud di Lampedusa.
    Da noi, dopo essere stato proposto insieme al dispiegamento dell’esercito da parte del post fascista Scoccimarro, a breve diventerà realtà grazie alla iniziativa della sindaca sceriffa di Monfalcone Anna Maria Cisint (che del resto lo vuole usare a 360° per preservare – e lo ripete come un mantra – “decoro e sicurezza”, ma si dovrebbe ormai essere capito che i dispositivi messi in atto contro i migranti presto o tardi si ritorcono contro tuttx). Bisogna fare notare come il comune di Monfalcone, il cui limite nord orientale è sì segnato dalle prime propaggini del Carso ma, per quanto vicino al confine, non è interessato da transiti di migranti né da sconfinamenti. In ogni caso ai cittadini di Monfalcone (o sudditi visto come vengono trattati?) toccherà pagare 10.000 € per un drone di ultima generazione con faretto con cui illuminare dall’alto una parte del territorio, visore notturno e telecamera termica utilissima anche per controllare le pisciate fatte per strada (uno dei problemi che affligge la cittadina a quanto pare).

    La proposta sempre da parte del governatore Fedriga di utilizzare delle fototrappole invece è piuttosto recente, arrivata neanche due settimane dopo la morte del giovane algerino in Val Rosandra.
    Non è chiaro se questa proposta, come per il muro, resterà lettera morta o se, come il drone di Cisint, possa effettivamente venire messo in pratica magari tramite i medesimi fondi elargiti sotto forma di contributi per la sicurezza.
    Di certo sul Carso le fototrappole già ci sono. Sono quelle usate a fini naturalistici o venatori. Questi apparecchi diffusi lungo tutto l’altopiano ci risulta abbiano già intercettato e fotografato persone di passaggio… Ma pensare di usare le foto trappole per il controllo dei migranti ci sembra sia una trovata assurda, oltre che irrealizzabile dal punto di vista legale. Ci sembra di capire che l’uso di fototrappole sia regolato dal punto di vista giuridico, dalla legge sulle intercettazioni telefoniche. Ovvero le forze dell’ordine possono utilizzarle a fronte di un mandato verso una persona specifica [non sembra sia consentito dalla legge un uso, diciamo così, generalizzato]. Ad esempio la guardia forestale, quando trova uno scarico abusivo di rifiuti, può attivare solo una denuncia contro ignoti, non può usare le fototrappole per monitorare l’area perché si tratta di un reato non imputabile a un responsabile specifico. Idem per le azioni contro il bracconaggio. E per tracciare il passaggio dei migranti quindi?

    *

    Ma quando e dove passano i migranti che attraversano a piedi il confine per arrivare a Trieste, si chiedono Luca ed Elena mentre procede la nostra escursione. Le tratte sono molte, i boschi sono un reticolo di sentieri e di passaggi, avventurarsi da soli sarebbe troppo rischioso. Ma non sono sempre così rischiosi i percorsi se ci si affida a chi li conosce. Difficile credere nello spirito umanitario di chi si presta, e chi lo facesse riceverebbe minacce di delazione ed insulti.

    I passaggi avvengono spesso al primo mattino, spesso di domenica nella illusione che ci siano minori controlli. A quanto abbiamo potuto vedere invece si direbbe che nelle prime ore del mattino dei giorni festivi ci sia nei pressi del confine una maggiore concentrazione di militari e forze dell’ordine che non sono spiegabili altrimenti che in un impiego che funzioni da controllo e da filtro.
    Parlando tra noi, l’ipotesi che le uscite insensate dei fascio-leghisti locali sulle fototrappole voglia essere una risposta alle pance del loro elettorato, per dire che anche in regione ci stiamo attrezzando per creare “dei disincentivi al passaggio”, è quella che si fa più strada. D’altronde alcuni dei passaggi attraverso i nostri boschi sono assolutamente sconosciuti alla massa degli escursionisti della domenica, lasciando libertà di azione ai militari che si posizionassero qui, e che volessero seguire i loro colleghi oltreconfine nella pratica illegale dei pushback. Una pratica già denunciata in passato su questo confine, come raccontato da Avvenire, con il presunto coinvolgimento della polizia italiana. Non c’è stato modo di capire se il governo abbia deciso di aprire o meno un’indagine sulla scorta della denuncia delle persone respinte.

    I pushback e le annesse violenze sono purtroppo all’ordine del giorno sul confine tra Bosnia e Croazia, anche se alcune delle denunce raccolte dagli attivisti di No Names Kitchen ci dicono che si contano dei casi anche nei pressi del confine italiano. L’ultima denuncia è di un anno fa, il respingimento sarebbe avvenuto a danno di cinque persone provenienti dalla Tunisia, appena a qualche chilometro da dove siamo noi oggi.

    Nella nostra passeggiata passiamo sotto l’autostrada e sbuchiamo nei pressi di uno dei valichi confinari più trafficati. Nel sottopasso tracce del transito di migranti: cumuli di vestiti, un sacco a pelo lacero, scarpe rotte. Molte le scritte sui muri in caratteri arabi o urdu: sono nomi di persone. Ahmed un nome tra i tanti, di “uno dei tanti figli di figli” che ritorna in questa storia.
    Qui vicino, ce ne accorgiamo dal passaggio di un paio di ragazzi punjabi di ritorno dal supermercato del paese, c’è Casa Malala, un centro di accoglienza collettivo di recente passato di gestione al gruppo Ors, costola dell’agenzia interinale Adecco e con casa madre a Zurigo in Svizzera.
    Questa è una delle conseguenze dei “decreti sicurezza” sui bandi per la gestione di centri di accoglienza: lo smantellamento dell’accoglienza diffusa e il conferimento della conduzione a organizzazioni distanti dai territori e dai bisogni di tuttx, da un lato e dall’altro delle porte dei centri di accoglienza. E anche di cattiva accoglienza si muore.

    Ai piedi dell’altra estremità del Carso, oltre il fiume Isonzo – che in quel tratto divide Friuli e Bisiacaria – c’è il CARA, Centro di Accoglienza per Richiedenti Asilo, un grande campo per persone in attesa di definizione della propria domanda di richiesta di protezione internazionale. Le persone che lì vengono fatte vivere possono uscire e lo fanno per sfuggire ai ritmi istituzionali, ma anche ai gusti e alle mura che sono condivise in parte con quelle del Centro Per il Rimpatrio (CPR). Il primo richiedente asilo ad annegare nelle limpide acque turchesi della Soča, come suona al femminile in sloveno, è stato Taimur Shinwari che il 7 agosto 2015 è morto di mancata accoglienza dopo solo quattro giorni dal sua arrivo in Italia. A luglio 2016 è stata la volta di Zarzai Mirwais, afghano. Negli ultimi mesi altri sono scomparsi in quelle acque: il 14 giugno scorso ha deciso di troncare la sua esistenza Sajid Hussain che con lo smantellamento dell’accoglienza diffusa – piccoli appartamenti indipendenti con ampi spazi di autonomia per chi ci vive – è stato condotto al CARA. Qui viveva nella speranza di ottenere un rientro in Pakistan da moglie e figlio in tempi brevi, dal momento che aveva richiesto di essere inserito nei programmi di rimpatrio volontario. Rimpatrio che poi per lui è arrivato solo dentro a una bara. Pochi giorni dopo la morte di Sajid un altro suo connazionale ha tentato il suicidio gettandosi in quel fiume. Atif invece nel fiume ci è scivolato per sbaglio e nessuno lo ha più ritrovato: era il 18 dicembre. Esattamente un mese dopo, il 18 gennaio, a Gradisca d’Isonzo è morto, a quanto riferito dopo un pestaggio da parte delle forze dell’ordine, Vakhtang Enukidze, georgiano di 38 anni. Era rinchiuso tra le mura del CPR come un carcerato in base al malsano concetto di “detenzione amministrativa”. Lui l’Isonzo probabilmente non lo ha mai neppure visto.

    Fiumi, confini e migrazioni hanno un profondo legame. Spesso i confini vengono tracciati in corrispondenza di barriere naturali: monti, deserti e, appunto, fiumi. La rotta balcanica ce lo dimostra: dall’Evros che segna il confine tra Grecia e Turchia dove in questi giorni si spara contro i migranti, al Suva Reka tra Grecia e Macedonia, il fiume Kolpa in Slovenia che si dice Kupa sul versante croato, fino al Mura tra Slovenia, Austria e Ungheria. Questo naturalizza il regime delle frontiere conducendo ad una visione del migrante come figura deviante. Un agente patologico o virale che infrange quanto si vuole come naturale. Nei tempi del Corona virus la cosa raggiunge il parossismo (si veda il box a lato).
    Ma il cammino della rotta balcanica è tagliato dai molti torrenti e piccoli corsi d’acqua di Bosnia e Croazia fino a quelli pieni di storia come il Danubio, la Drava o l’Isonzo. Ci vorrebbe un Ungaretti a ricantare questi fiumi colmi di sangue e il loro legame con guerra, morte e migrazioni.

    http://www.alpinismomolotov.org/wordpress/2020/03/09/mi-smo-tu-noi-siamo-qui-sul-confine-tra-lisonzo-e-la-balkan-route
    #frontières #asile #migrations #réfugiés #Alpes #montagne #frontière_sud-alpine #Italie #Slovénie #histoire

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    Dans cet article une partie est dédiée à 4 personnes migrantes mortes dans ces montagnes carstiques dans les années 1970...

    Molti anni fa, 47 per la precisione. Sera del 12 novembre, anno 1973. Bora forte e novembre freddo – una volta era così! – in località #Boršt / #Sant’Antonio_in_Bosco, pochi chilometri da Trieste e altrettanti dal ciglione carsico con relativo confine. Cinque persone provenienti dal Mali bussano alla porta di una casa ai margini del paese. Erano arrivati in aereo a Spalato, poi in bus sino a Fiume. Volevano raggiungere Venezia, per poi recarsi in Francia, con la promessa di un lavoro, in nero si scoprirà in seguito.
    Qualcuno disse che dietro a tutto questo poteva esserci un’organizzazione che gestiva un traffico illegale di potenziali lavoratori da sistemare in Europa, le indagini successive non hanno portato a niente di rilevante. In ogni caso, qualcosa deve essere andato storto ai cinque ragazzi, forse non erano riusciti ad avere un visto, non lo sappiamo. Di certo erano in Jugoslavia, e per muoversi da li rimaneva come unica soluzione quella di andare a piedi a correggere la fortuna, verso un sogno occidentale. Erano a piedi quando arrivarono a Boršt, bussarono a una porta, avevano fame e freddo, molto freddo. Ma nessuno gli aprì.
    I cinque trascorsero la notte nei paraggi del casello ferroviario in disuso. Tre persone su cinque morirono assiderate, una persona seppur in gravi condizioni riuscì a salvarsi, mentre un’altra riuscì a richiamare l’attenzione di un abitante del luogo.
    Arrivarono i soccorsi, troppo tardi purtroppo. Persero la vita #Seydou_Dembele, anni 22, #Mamdor_Niakhate, anni 19, e #Diambou_Lassana, anni 27. Dopo quasi un mese venne ritrovato un altro corpo, quello di #Djibi_Somaili, anni 25; lui veniva dalla Mauritania.


    Si fanno molte supposizioni circa la loro presenza e la loro morte, alla fine la realtà emerge nuda e cruda, sono morti per assideramento. E per fame.
    Si decide allora di procedere ad una sepoltura delle quattro persone nel piccolo cimitero del paese, in un luogo dello stesso cimitero esposto al sole, dove ogni anno vengono ricordati e commemorati.
    Partecipano in tanti al funerale, in pratica l’intera comunità e le tombe sono sempre curate e ricoperte di fiori freschi, su una lapide un braccialetto africano messo di recente. Oltre il muro di quel cimitero si vedono il monte Carso e, dall’altro lato, il mare.

    #cimetière #morts #décès #mourir_aux_frontières

    • #San_Dorligo ricorda gli immigrati africani morti di freddo nel ’73

      «Immigrati per la speranza» è il titolo della giornata commemorativa con la quale il Comune di San Dorligo della Valle celebrerà oggi il 35.o anniversario del ritrovamento dei primi immigrati clandestini africani morti nell’entrare in Italia.
      La storia.1973, autunno estremamente rigido con una temperatura stimata sui 5 gradi. Tra il 12 e il 13 novembre la Val Rosandra, teatro risaputo di diversi passaggi di clandestini che dall’ex Iugoslavia cercano di approdare in Italia, viene attraversata da sei immigrati africani, con meta finale la Francia. Dopo avere lasciato le proprie case arrivando in aereo a Spalato e avere proseguito in bus fino a Fiume, appena giunti in Italia i giovani sono sorpresi dal freddo, essendo già affaticati dalla mancanza di cibo. Un mix che per quattro di loro si rivelerà letale. Seydou Dembele (22 anni), Mamdor Niakhate (19), Diambou Lassana (27) tutti e tre provenienti dal Mali e Djibj Somaili (25) originario della Mauritania, trovano un’orrenda morte nella Val Rosandra. I loro corpi vengono seppelliti nel cimitero di Sant’Antonio in Bosco con funerali a spese del Comune di San Dorligo della Valle.
      Queste le significative parole espresse dall’allora sindaco Dušan Lovriha: «Non sono stati uccisi né dalla bora né dal freddo della notte di questo nostro territorio ma dall’avidità degli sfruttatori del lavoro, dai resti del colonialismo della seconda metà del 20° secolo. L’arretratezza, la mancanza di sviluppo, la fame che attanagliano due terzi della popolazione mondiale, hanno acceso in questi poveri giovani la speranza di potere trovare in un’Europa industrialmente sviluppata la soluzione alla loro sofferenza millenaria. Questo corteo funebre sia allora di monito alla coscienza umana, affinché si renda conto che questa gente non è straniera, anche se proviene da lontano e ha un colore della pelle diverso dal nostro».
      L’iniziativa.Il Comune di San Dorligo, la Provincia di Trieste, il Crelp (Coordinamento regionale degli enti locali per la Pace e i diritti umani), la Tavola della Pace del Fvg in collaborazione con il Circolo Skd Slovenec di Sant’Antonio in Bosco, hanno organizzato una serie di eventi per commemorare l’accaduto che nel 1973 scosse non poco l’opinione pubblica nonché l’intero paese di Sant’Antonio in Bosco. Alle 15 nella sala consiliare del Comune di San Dorligo della Valle si terrà una tavola rotonda sul tema dell’immigrazione, coordinata dall’assessore alla Cultura Tatjana Turco. Interverranno don Luigi Di Piazza del Centro Balducci di Zugliano, Abdou Faye responsabile dello Sportello immigrazione Cgil regionale, Alessandro Capuzzo della Tavola della Pace regionale e Mah Fofana, vice presidente dell’Unione comunità e associazioni immigrati. Nel pomeriggio spazio alla commemorazione delle vittime nel cimitero di Sant’Antonio in Bosco, alle 17. In serata a partire dalle 20 nel Teatro comunale Preseren di Bagnoli andrà di scena un programma culturale composto da letture e musica con Alessandra Kersevan e Alessio Velliscig, nonché un’esibizione degli alunni del Collegio del Mondo unito dell’Adriatico di Duino.

      https://ricerca.gelocal.it/ilpiccolo/archivio/ilpiccolo/2008/10/23/NZ_26_SPAL.html

  • Névache : un migrant récupéré en #hypothermie au #col_de_l’Échelle

    Mercredi 5 février, un appel est parvenu aux secouristes en fin d’après-midi, vers 17 h 20. Un migrant, en péril, a contacté les secours car il se trouvait dans une situation périlleuse, au col de l’Échelle.

    Victime d’hypothermie, il a été secouru par les hommes du peloton de gendarmerie de haute montagne de Briançon, et transporté par l’hélicoptère du détachement aérien de la gendarmerie vers le centre hospitalier des Escartons.

    https://www.ledauphine.com/faits-divers-justice/2020/02/06/hautes-alpes-un-migrant-recupere-en-hypothermie-au-col-de-l-echelle
    #Col_de_l'Echelle #Hautes-Alpes #frontière_sud-alpine #secours #asile #migrations #réfugiés #frontières

    Ajouté à cette métaliste sur les morts dans les #Alpes, même si la personne secourue n’est pas décédée (mais pour archiver aussi les cas où la mort a été évitée de justesse) :
    https://seenthis.net/messages/800822

  • Precipita da 20 metri e muore nel Carso : tentava di attraversare il confine sloveno

    Un uomo con cittadinanza marocchina è morto dopo essere precipitato in un burrone di oltre una ventina di metri sul Carso, in #Val_Rosandra (#Trieste), mentre tentava di attraversare il confine con l’Italia assieme alla moglie e ad alcuni compagni.

    L’uomo è finito nel dirupo sotto le pareti rocciose nei pressi del castello di #San_Servolo, in Slovenia, ma quando è stato soccorso le sue condizioni erano già gravi. Sul posto sono intervenuti i tecnici del Soccorso Alpino della stazione di Trieste, la Polizia di Stato, l’ambulanza e l’elisoccorso del Fvg che è stato autorizzato a procedere al recupero in territorio sloveno. L’operazione con il verricello non è semplice nella zona ricca di crepacci e fitta vegetazione.

    Il 18 dicembre un migrante pakistano di 32 anni è stato inghiottito dalle acque dell’Isonzo, nel tratto tra #Gradisca e #Sagrado. L’amico, anche lui richiedente asilo, aveva tentato inutilmente di salvarlo gettandosi nel fiume.

    Secondo la Questura, i rintracci di migranti a Trieste sono aumentati di «almeno il 50%» nel 2019 rispetto al 2018: negli ultimi 12 mesi la Polizia di Frontiera ha rintracciato circa 4 mila persone, a cui se ne aggiungono altre 1.300 che si sono presentate spontaneamente negli uffici della Questura per le pratiche amministrative e la richiesta di protezione". A Trieste sono giunti per lo più cittadini pachistani ("circa il 60% del totale") afghani, iracheni, siriani e bengalesi. Per quanto riguarda le espulsioni, ha precisato Petronzi, sono stati 210 gli stranieri irregolari espulsi dal territorio nazionale, «una decina in più rispetto al 2018».

    https://www.repubblica.it/cronaca/2020/01/01/news/tenta_di_attraversare_confine_sloveno_precipita_per_20_metri-244767445

    #frontière_sud-alpine #décès #morts #asile #migrations #réfugiés #Slovénie #Italie #Carso #mourir_aux_frontières #Alpes #violent_borders

    Ajouté à cette métaliste des migrants morts dans les Alpes :
    https://seenthis.net/messages/758646

    • Un algerino è morto cadendo in un burrone lungo il confine sul monte Carso

      La vittima è un immigrato caduto in un precipizio vicino al castello di San Servolo, in territorio sloveno. Nelle operazioni impegnato il Soccorso alpino di Trieste. Per il recupero impegnato l’elisoccorso del FVG.

      Un uomo, un algerino è precipitato ed è morto in un burrone di una ventina di metri mentre tentava di attraversare con alcuni compagni il confine tra Slovenia e Italia. L’uomo è caduto poco dopo le 8 di stamattina in un burrone sotto le pareti rocciose del Monte Carso vicino al castello di San Servolo. la vittima insieme alla moglie algerina e a due immigrati marocchini voleva entrare in Italia. Sul posto i tecnici del Soccorso Alpino della stazione di Trieste, la polizia, l’ambulanza e l’elisoccorso regionale che é stato autorizzato a procedere al recupero in territorio sloveno. Il recupero con il verricello non sarà semplice data la presenza di vegetazione.

      https://www.rainews.it/tgr/fvg/articoli/2020/01/fvg-Monte-Carso-infortunio-166e0a56-dc7d-4b03-a030-acd4f544a5d9.html?wt_mc=2

    • La seconda ricostruzione ci porta indietro solo di qualche settimana da oggi, al primo gennaio, anno bisesto 2020. È sempre Alessandro a parlare. Un uomo percorre a piedi, da solo, ci dice, la strada che dai pressi del Castello di San Servolo, sul confine tra Slovenia e Italia, porta alla stazione centrale ferroviaria di Trieste. Non so quanto sia la distanza in chilometri, so che è lunga, in particolar modo per chi viene da lontano e di questi luoghi non conosce niente. Non so se sia arrivato di corsa, quante strade abbia sbagliato, quante voci lo abbiano ignorato. Quanta forza e rabbia abbia avuto dentro sé.
      Entra in un bar, uno all’interno conosce il suo dialetto e capisce. Chiede aiuto, dice che un uomo, un suo amico, è precipitato nel vuoto “in montagna”. Per fortuna gli credono, lo caricano in macchina e lui li porta nel posto dove tutto questo si è verificato, su uno dei ciglioni della Val Rosandra.
      Poche ore prima, sul far del mattino, mentre tanti ancora dormivano per i fasti della nottata di Capodanno, un uomo di 29 anni, stava attraversando il confine assieme alla moglie di 27 anni e un amico, non conoscendo affatto la conformità del terreno carsico e il territorio circostante. Vengono dall’Algeria, sono arrivati qui attraverso la rotta balcanica e non passando per Gibilterra, più vicina al suo paese ma presidiata oltremodo per impedire il passaggio dei migranti.
      Hanno un figlio di 6 mesi, rimasto con i nonni in Algeria. La maggior parte dei migranti arriva attraverso la rotta balcanica partendo dal Pakistan, dall’Afghanistan e dall’Algeria.
      A pochi metri dalla moglie, all’improvviso, l’uomo scivola in un dirupo, venti metri più in basso. Impossibile raggiungerlo e cercare di dargli aiuto. L’amico poco distante dal luogo della tragedia non esita e si lancia in discesa senza sapere dove andare, verso un paese, in cerca di aiuto.
      Quando arrivano i soccorsi, il Soccorso Alpino di Trieste e i Vigili del Fuoco, per il giovane migrante non c’è più niente da fare. La moglie, in evidente e comprensibile stato di choc, sarà assistita dalla Caritas Diocesana di Trieste e richiederà asilo politico in Italia.
      Quanta strada hanno percorso viaggiando a piedi tra deserti, attraversando mari, rischiando in ogni giorno la vita nell’attraversare frontiere spesso invisibili senza capire dove realmente sarebbero arrivati. Quanti di noi sarebbero disposti a fare qualcosa del genere in cerca di un posto dove poter vivere liberi. Loro lo hanno fatto. Erano vicini alla meta, una meta alta venti ripidi metri di roccia calcarea. Nessuna targa, nessun ricordo per loro.

      http://www.alpinismomolotov.org/wordpress/2020/03/09/mi-smo-tu-noi-siamo-qui-sul-confine-tra-lisonzo-e-la-balkan-route

  • Premio diritti umani ai solidali delle montagne alpine

    Il ministero della Giustizia francese da un lato criminalizza chi solidarizza con i migranti sulle Alpi e dall’altro premia le stesse persone come difensori dei diritti umani.

    Paradossi e cortocircuiti logici di questa epoca di migrazioni, di accoglienza, vera, da parte di privati e associazioni umanitarie, e di repressione, vera anche questa, da parte di forze dell’ordine che pattugliano i confini degli Stati europei pronti a respingere persone in fuga da guerre e carestie.

    Mentre la giustizia francese manda a processo donne e uomini, accusati di crimini di umanità, per aver prestato soccorso nella neve alpina a migliaia di donne, uomini, bambini che in questi anni tentano la sorte del viaggio attraverso valichi alpini, il ministero della Giustizia transalpina ha premiato ieri 10 dicembre in occasione della giornata internazionale per i diritti dell’uomo l’associazione #Tous_Migrants, creata a Briançon sulle Alpi francesi nel 2015 proprio nel tentativo di aiutare i flussi di persone improvvisamente emersi in questi anni. Il premio è stato assegnato dalla Commissione nazionale consultiva dei diritti dell’uomo che fa capo proprio al ministero della Giustizia.

    Benoit Ducos, uno degli uomini a processo per aver soccorso persone al confine, ne sottolinea la schizofrenica assurdità di tutto ciò: «E’ surreale, perché i valori che difendiamo sono condannati dalle decisioni giudiziarie di questo governo, che con l’altro braccio premia il nostro impegno sul campo. Incredibile. Il riconoscimento va a tutti coloro che con coraggio offrono aiuto, cibo, soccorso, in maniera anonima, senza protagonismi. Un premio che ci spinge a continuare a gridare le nostre convinzioni».

    Senza alcuna etichetta politica o religiosa, Tous Migrants è un movimento pacifista di sensibilizzazione e azione dei cittadini nato in reazione alla tragedia umanitaria dei migranti in Europa. Con il sostegno di più di 700 cittadini per la causa che difende, oltre 9800 amici Facebook e 2700 destinatari della sua Newsletter, Tous migrants svolge azioni complementari nella’area del Briançonnais: monitoraggio e condivisione delle informazioni tramite una newsletter periodica, un sito Web e una pagina Facebook, conferenze, dibattiti sul cinema, seminari di scrittura, eventi di supporto artistico o culturale, campagne di sensibilizzazione, azioni legali ...

    L’intervento dei volontari dell’associazione al momento della consegna del premio ha ricodato come «Quattro anni fa eravamo solo persone comuni di montagna, a pochi chilometri dall’Italia, che guardavano in faccia e in modo pragmatico la realtà migratoria, esercitando il dovere di assistere le persone in pericolo e aprendo le nostre porte alla gente proveniente da altrove. Incondizionatamente e spontaneamente.

    Ma in questo approccio fraterno, ci siamo trovati gradualmente e violentemente di fronte all’impensabile:

    • Cacce all’uomo di colore, alcune delle quali sono seguite da morte, disabilità

    • L’abbandono di persone indebolite ed esauste in ambienti ostili

    • abuso psicologico e fisico, ripetute umiliazioni

    • Atti e istigazione al razzismo

    • Bullismo, repressione e condanne giudiziarie per atti di assistenza alle persone in pericolo

    Di conseguenza, il dovere della fraternità è stato criminalizzato.

    Di fronte a questo, nelle nostre montagne, centinaia di persone sono indignate. Dobbiamo chiudere gli occhi e le porte? Abbiamo deciso di continuare a fare rete. Abbiamo deciso di denunciare tutte queste violazioni ai diritti fondamentali. Oggi siamo qui, siamo diventati sentinelle per i diritti umani in Francia ...

    Ringraziamo il coraggio e la lungimiranza del Comitato di assegnarci questa menzione speciale del Premio sui diritti umani della Repubblica francese.

    Questo premio è per tutti i coraggiosi. Tutti noi nelle Hautes-Alpes, e ovunque, in Francia, ai confini, tutti noi che ci alziamo la mattina per portare aiuto e soccorso ai rifugiati; tutti noi che vigiliamo di notte per evitare nuove tragedie. Tutti noi che rispettiamo la libertà, l’uguaglianza e difendiamo questa bellissima fratellanza. È per tutte le vittime delle rotte migratorie che fuggono per proteggere i loro diritti.

    Tuttavia, ricevere questo premio ci rattrista e ci fa arrabbiare perché arriva dopo la morte dei diritti umani nel nostro territorio. Siamo in Francia! Come è possibile che spetti a noi difendere quei diritti che sono la sostanza stessa del nostro paese e che dovrebbero guidare tutte le scelte dei nostri leader e le decisioni della nostra giustizia?

    Ora stiamo tornando sulle nostre montagne perché il tempo sta per scadere, la neve è lì, le vite sono in pericolo, i diritti sono infranti. Per quanto ancora?».

    https://riforma.it/it/articolo/2019/12/11/premio-diritti-umani-ai-solidali-delle-montagne-alpine
    #solidarité #asile #migrations #réfugiés #prix #Alpes #frontière_sud-alpine #frontières #solidarité #droits_humains #ministère_de_la_justice #France #absurdité

    –-------------

    Extrait:

    «Quattro anni fa eravamo solo persone comuni di montagna, a pochi chilometri dall’Italia, che guardavano in faccia e in modo pragmatico la realtà migratoria, esercitando il dovere di assistere le persone in pericolo e aprendo le nostre porte alla gente proveniente da altrove. Incondizionatamente e spontaneamente. (...) Oggi siamo qui, siamo diventati sentinelle per i diritti umani in Francia ...»

    –-> De l’#humanisme - #humanitarisme (et la #charité) à l’engagement politique...
    #politisation

  • Accéder aux rives des lacs périalpins : un droit aux espaces publics au défi de la #privatisation (#Annecy, #Bourget, #Léman, #Côme)

    Ce projet de thèse s’intéresse à plusieurs lacs alpins en #France, en #Suisse et en #Italie au prisme de la notion d’espaces publics. Il ambitionne de questionner leur fonction récréative, en lien avec un désir de nature croissant au sein de la société urbaine, et leur capacité à demeurer ou à (re)devenir des espaces accessibles, face aux restrictions d’accès qui les affectent. Parmi ces restrictions d’accès, la #propriété_privée des terrains riverains des lacs est la principale, mais des enjeux de protection de l’environnement et d’offre commerciale se posent également. Dans ce contexte de restrictions, les revendications pour un #accès élargi aux #rives_lacustres se multiplient, portées en particulier par des associations citoyennes et/ou environnementales. Ces revendications d’un « #droit_au_lac » mènent à une crise sociale dont l’intensité est variable d’un lac à un autre. Ce projet de thèse s’articule autour de trois axes de recherche : (i) déterminer la part de la #propriété_foncière et celle de la #régulation concrète des accès dans les modalités de partage de l’#espace_riverain ; (ii) analyser la crise sociale suscitée par la revendication du « droit au lac » et sa variabilité spatio-temporelle ; (iii) étudier les pratiques et les représentations des habitants de l’espace lacustre, pour saisir leur conception du droit au lac.

    http://www.theses.fr/s161729
    #privatisation #thèse #lacs #accès_à_l'eau #accès_aux_lacs #espace_public #rives #Alpes
    via @mathieup

  • #Absolument_modernes ! de #Jérôme_Meizoz

    Absolument modernes ! est la chronique caustique et navrée de la #modernité suisse des années 1970 et 1980 : le pari sur la #croissance_illimitée, le culte du #marché et de la #technique. Entre satire et récit intime, un certain Jérôme Fracasse conte les #Trente_Glorieuses traversées par son père, ouvrier convaincu de l’« #avenir_radieux ». Documents, slogans et tracts d’époque autant que souvenirs de famille dessinent une période exaltée et ambiguë : la construction de l’#autoroute du Rhône, l’ouverture des #supermarchés, le règne de la #télévision et de la #voiture, le développement massif du #tourisme dans les #Alpes.

    La croyance heureuse du père dans le « #régime_des_promesses », la volonté de s’arracher à un passé de pénurie et le tourbillon de la #société_de_consommation : tels sont les grands traits de cette fresque où drôlerie et gravité sont indissociables.


    https://www.editionszoe.ch/livre/absolument-modernes

    #livre #Suisse #progrès #croissance #modernité

  • Rapport du GIEC : le niveau des mers monte plus vite que prévu...


    ... c’est peut-être le bon argument à mettre en avant vis-à-vis de celleux qui ne veulent pas comprendre l’urgence climatique... si ce n’est pas par solidarité et humanité, au moins pour éviter que l’altérité ne viennent chez nous, dans les belles montagnes suisses, à pied et sans passer par l’Italie...
    Car là, la première case #Dublin serait la Suisse...
    #caricature #dessin_de_presse #migrations #changement_climatique #lol #climat #Alpes #montagne #Suisse #Règlement_Dublin

    ping @isskein @reka

  • Bardonecchia : recuperato nel fiume #Dora il corpo di un migrante, morto durante la fuga in Francia

    I volontari di Rainbow 4 Africa: «Vittima del clima di odio che ha avvolto l’Italia»

    Il corpo di un uomo è riemerso ieri sera dal fiume Dora a #Bardonecchia, in alta #val_di_Susa. È un uomo di colore in avanzato stato di decomposizione probabilmente in acqua da mesi. Il sospetto, quasi una certezza con il passare delle ore, è che si tratti di uno dei migranti dispersi durante la traversata sui passi di montagna - primo fra tutti il Colle alla Scala - nel tentativo di raggiungere a piedi la Francia. La sua identificazione è resa ancora più complicata dallo stato del cadavere. Il corpo è stato avvistato da un passante nella Dora a due passi dal commissariato di Bardonecchia vicino al centro del paese da un passante. Per recuperarlo dall’acqua sono intervenuti i vigili del fuoco.

    “Il ritrovamento dell’ennesimo cadavere nella Dora, a Bardonecchia, ci riempie di dolore e cordoglio - scrivono in una nota volontari di Rainbow 4 Africa che da due anni assistono i migranti a Bardonecchia - La montagna restituisce le vittime di quel clima di odio e razzismo che ha avvolto l’Italia ormai da troppo tempo. Un clima che genera una paura tale da muovere i più disperati, quelli che hanno perso ogni speranza di futuro in questo Paese, a cercare vie sempre più difficili e impervie per passare il confine”.
    Rainbow4Africa da quasi due anni è sulle montagne piemontesi con la Missione Freedom Mountain, insieme ad altre associazioni della Valle, (Val Susa Oltre Confine, Briser Les Frontiéres, Croce Rossa Italiana, Il Pulmino Verde, il Soccorso Alpino Italiano, Asgi)
    “Rimaniamo e rimarremo su queste montagne come sanitari perché nessuno deve morire e nessuno deve morire quassù, e rimaniamo e rimarremo come testimoni perché quello che vediamo, sentiamo, scopriamo deve essere evidente: testimoni del diritto di ogni essere umano a cercare la speranza, ovunque voglia”.

    L’anno scorso, sullo stesso confine, erano stati trovati i cadaveri di tre migranti, morti mentre cercavano di raggiungere la Francia. Lo scorso febbraio, invece, un migrante era stato trovato in ipotermia, sulla strada nazionale 94 del colle del Monginevro, in territorio francese, ed era morto poco dopo essere arrivato in ospedale.

    https://torino.repubblica.it/cronaca/2019/09/08/news/bardonecchia_recuperato_nel_fiume_dora_il_corpo_di_un_migrante_mor
    #décès #Italie #France #frontières #asile #migrations #réfugiés #frontière_sud-alpine #Alpes #montagne #mourir_aux_frontières #décès #mort

    Ajouté à la liste des morts dans les Hautes-Alpes :
    https://seenthis.net/messages/800822

    • Val di Susa, trovato il cadavere di un migrante nel fiume Dora: ha tentato di arrivare in Francia

      Lʼanno scorso erano stati rinvenuti altri tre corpi senza vita di migranti che volevano attraversare la frontiera. Sul posto è giunta la polizia.

      Il cadavere di un uomo è stato trovato nel fiume Dora a Bardonecchia, in alta Val di Susa al confine tra Italia e Francia. Il corpo, in avanzato stato di decomposizione, potrebbe essere stato trascinato a valle dall’acqua. Si tratterebbe di un migrante che cercava di attraversare la frontiera. A dare l’allarme è stato un passante. L’anno scorso erano stati trovati i cadaveri di tre migranti, morti mentre cercavano di raggiungere la Francia.

      Lo scorso febbraio, invece, un migrante era stato trovato in ipotermia, sulla strada nazionale 94 del colle del Monginevro, in territorio francese, ed era morto poco dopo essere arrivato in ospedale. Sul posto è giunta la polizia.

      https://www.tgcom24.mediaset.it/cronaca/piemonte/val-susa-cadavere-di-migrante-in-fiume-cercava-di-andare-in-francia

    • Identificato da un tatuaggio il corpo senza vita recuperato nella Dora a Bardonecchia

      Un tunisino che tentava di valicare le Alpi alla ricerca di un futuro in Francia.

      Il corpo senza vita trovato in avanzato stato di decomposizione lungo il fiume Dora a Bardonecchia a settembre ha un nome: #Mohamed_Ali_Bouhamdi, cittadino tunisino di 37 anni.Il cadavere fu trovato il 7 settembre dello scorso anno: il sospetto immediato fu che si trattasse di uno dei migranti dispersi durante la traversata in montagna per valicare il confine e raggiungere la Francia, passando attraverso i boschi della Val di Susa.
      Dallo stato del cadavere, però, si riusciva a sapere solo il sesso e che si trattasse di una persona di colore. Nei mesi successivi non sono arrivate informazioni su possibili nomi o indizi che facessero capire di chi fosse il corpo. Sono partiti i controlli della squadra sopralluoghi del Gips di Torino che ha recuperato le impronte digitali. Pochi frammenti ed elementi, tra cui un tatuaggio raffigurante la lettera K che aveva sulla mano sinistra da cui però i poliziotti sono riusciti, tramite una fotosegnalazione che ha dato forte riscontro di compatibilità, a ricostruire l’identità del soggetto. La polizia ha contattato il Consolato di Tunisia di Genova per cercare di trovare notizie e informazioni sulla famiglia e quindi comunicare del ritrovamento. A fine gennaio dalla Tunisia è arrivata una scheda di riscontro di analisi genetica che, grazia al laboratorio della polizia scientifica di Torino, ha confermato che si trattasse proprio dei genitori del ragazzo. Ora si attende che la salma venga restituita ai familiari.

      https://torino.repubblica.it/cronaca/2020/02/26/news/identificato_da_un_tatuaggio_il_corpo_senza_vita_recuperato_nella_
      #Tunisie #réfugié_tunisien

    • Si chiamava Mohamed. Ancora un morto sul confine Italia-Francia.

      Era il 7 Settembre 2019. Mentre ci trovavamo a Bologna per una serata di crowdfunding del nostro film The Milky Way, diversi amici incontrati e conosciuti durante le riprese del film iniziarono a scriverci “Siamo a Bardonecchia, è stato trovato un cadavere nel fiume vicino al centro del paese”.

      Il corpo senza vita era stato avvistato verso la sera da un passante sul greto della Dora. Dopo l’allarme era scattato l’inizio delle operazioni di recupero e le prime notizie sommarie: il corpo decomposto, irriconoscibile, di cui si riusciva a risalire esclusivamente al sesso (maschile) ed al fatto che la sua pelle fosse scura.

      In tanti, immediatamente, abbiamo pensato che si trattasse di un migrante, di una delle numerose persone che ogni giorno provano a valicare il confine occidentale tra Italia e Francia passando per valichi alpini e sentieri, cercando di sfuggire ai controlli delle autorità francesi. Poi più nulla, se non le informazioni ufficiali che parlavano di “tempi lunghi” per l’autopsia e le scarse possibilità di riuscire a dare un nome a quel corpo arrivato in centro a Bardonecchia.

      Fino ad oggi quando, apprendiamo dai mezzi di informazione, quel corpo martoriato è stato ufficialmente identificato come Mohamed Ali Bouhamdi, cittadino tunisino di 37 anni. Sarebbe stato un tatuaggio, una piccola “K” tatuata sulla mano sinistra, a rendere possibile l’identificazione.

      Secondo quando scrive Repubblica, “l’uomo era stato fermato in precedenza per controlli e identificato dalle forze di polizia”. Da lì è stato possibile formulare un’ipotesi e procedere a una comparazione genetica con i presunti genitori, cosa che poi ha portato alla conferma definitiva.

      Di quel “corpo senza nome” ora si sa di più: da dove arrivava e dove era diretto, in Francia evidentemente, o ancora oltre. Anche lui come tantissimi sfidando le Alpi, camminando tra la neve, dribblando i controlli e le violenze della gendarmerie francese, sfuggendo ad un paese, il nostro, che riesce a trasformare gli essere umani in numeri e pacchi, pesando la vita delle persone meno di un misero pezzo di carta che può fare la differenza tra la possibilità di una vita dignitosa ed il baratro di una vita vissuta in clandestinità. Un’altra morte assurda, di cui non sappiamo praticamente nulla se non la sua tragica conclusione. Come e perchè è morto Mohamed? Di freddo, di stenti, cadendo in un dirupo? Tutte ipotesi che sono ben più di una possibilità: sono le storie di coloro morti su queste montagne a partire dal 2018.

      Blessing Matthew, ragazza nigeriana di 20 anni che, nella notte tra il 7 e l’8 Maggio 2018, ha trovato la morte già in Francia, a pochi chilometri da Briançon, dopo un agguato teso di notte da una pattuglia di gendarmi che l’ha costretta alla fuga. Le urla disperate sentite dai compagni di viaggio, poi il silenzio, ed una decina di giorni dopo il ritrovamento nel torrente Durance diversi chilometri più a valle. Una morte senza colpevoli visto che la magistratura francese non ha neanche voluto aprire un’inchiesta.

      Mamadou-Alpha Diallo, anche lui solo vent’anni, che voleva andare in Spagna ed invece ha trovato la morte nei boschi sopra Les Alberts, un villaggio prima di Briançon. Ibrahim, un suo amico, era riuscito a raggiungere il Refuges Solidaires di Briançon completamente stremato, raccontando di avere vagato per tre giorni in montagna prima che Mamadou-Alpha cadesse da una roccia “senza più svegliarsi”.

      Mohamed Fofana, 28 anni, partito dalla Guinea, che dopo essere stato respinto alla frontiera tra Italia e Francia è morto mentre cercava di rientrare verso Bardonecchia. Rannicchiato in un anfratto del terreno, così è stato trovato da un cacciatore il 25 Maggio 2018, dopo che probabilmente aveva passato lì l’intero inverno, morto di stenti, di freddo, da solo.

      Tamimou Derman, 29 anni del Togo, trovato nella notte tra il 7 e l’8 Febbraio 2019 in ipotermia ed in arresto cardio-respiratorio ai bordi della strada statale che da Monginevro scende verso Briançon. Aveva perso le scarpe lungo la strada, ma aveva continuato il suo cammino per poi crollare a 3 km dal “traguardo”. I suoi compagni di viaggio avevano cercato invano di allertare i soccorsi per oltre 2 ore, fin quando un camionista si era fermato dando l’allarme, ormai troppo tardi. Morto di freddo, nel 2019, nel cuore dell’Europa.

      Oggi questo confine rivendica il suo quinto morto, o il sesto più probabilmente, visto che di un ragazzo maliano facente parte di un gruppo di 14 persone disperso a Novembre 2018 (10 vennero recuperati dal soccorso alpino, 3 riuscirono ad arrivare a Briançon) non si è saputo mai più nulla. Morti assurde provocate dalla stupidità e dall’assurdità dei confini, dalla barbarie delle leggi italiane, francesi ed europee che obbligano le persone a rischiare la vita per cercare un futuro migliore. Non è colpa della montagna.

      È la frontiera che uccide. Ancora una volta. Un confine che chi ha la pelle bianca attraversa tranquillamente in auto, in bus o treno (spendendo pochi euro) oppure sciando o passeggiando nei luoghi del turismo luccicante che proclama lo “sciare senza senza confini“, mentre chi ha il colore della pelle “sbagliato” è costretto ad attraversate lunghe, pericolose e a “deviazioni” mortali a causa della militarizzazione del confine e della violenza della gendarmerie francese.

      Gli ultimi anni ci stanno tristemente “abituando” alle cosiddette “tragedie dell’immigrazione” che si consumano quotidianamente. Basti pensare alla rotta del mediterraneo centrale che ha visto decine di migliaia di persone morire annegate e perdere la vita. Lo abbiamo ripetuto tante volte durante questi mesi trascorsi in tour. Si potrebbe pensare che, tutto sommato, i cinque (o sei) morti di questo confine sono una tragedia, certo, ma “poteva andare peggio” visto i numeri terribili che raccontano altri confini. E invece, così come ci racconta in The Milky Way Pierre-Hyves Dorè, abitante di Briançon e attivista dell’associazione Tous Migrants, dobbiamo ribaltare questo discorso ed affermare con forza che “uno è già di troppo”.

      R.I.P. Mohamed

      https://www.openddb.it/si-chiamava-mohamed-ancora-un-morto-sul-confine-italia-francia

  • Liste des personnes en situation migratoire mortes à la frontière dite « haute » (#Mongenèvre, #Val_Susa, #Col_de_l'Echelle, #Bardonecchia, #Oulx, #Briançon) entre la #France et l’Italie ces dernières années.

    Selon les informations collectées par Eva Ottavy et Lydie Arbogast, qui ont fait une mission de collecte d’info en octobre 2019 dans le cadre du projet de La Cimade « Personnes décédées et disparues aux frontières françaises » :

    5 cas de personnes décédées à la frontière franco-italienne haute ont été recensés dont 3 côté français (Matthew Blessing le 07/05/2018, Mamadi Condé le 18/05/2018 et Tamimou Derman le 07/02/2019) et 2 côté italien (Mohamed Fofana le 25/05/2018 et une personne non identifiée le 07/09/2019)

    Mise en garde des deux personnes qui ont fait un rapport intermédiaire de leur mission :

    Il est possible que ce chiffre soit en deçà de la réalité d’une part (difficultés pour mener de recherches dans la zone, possibilité que des personnes aient disparu sans laisser de trace…) et qu’un certain nombre de décès et/ou disparition ont pu être prévenus grâce aux maraudes

    Elles mentionnent notamment le cas d’une personne (nom mentionné dans le rapport, mais je ne le mets pas ici) :
    « Suite à l’appel de deux proches, inquiets d’être sans nouvelle de leur ami depuis le 15/11/2019 (date du dernier contact, lors duquel la personne disparue se trouvait à Oulx en Italie), la disparition de XXX a été signalée au procureur de la république à Gap (France) par l’’association Tous Migrants et au Comando del carabinieri à Oulx (Italie) par une militante italienne. Les recherches menées par les équipes de secours italiennes n’ont rien donné. A ce stade, aucune information n’a été transmise sur les suites données à ce signalement. »

    #frontières #mourir_aux_frontières_alpines #morts #décès #migrations #asile #réfugiés #Alpes #montagne #mourir_aux_frontières #violent_borders #frontière_sud-alpine

    Je vais ajouter à cette métaliste sur les morts à la frontière sud-alpine :
    https://seenthis.net/messages/758646

  • On a fermé la #montagne

    La #montagne tue à nouveau. Ou plutôt la politique de nos #frontières. Une quarantaine d’exilés ont perdu la vie depuis 2015 alors qu’ils traversaient les #Alpes à la recherche d’un avenir meilleur. Un cri de colère contre l’emmurement de l’arc alpin.

    #shameless-autopromo #frontières #asile #migrations #réfugiés #Alpes #frontière_sud-alpine

    ping @karine4 @cede @simplicissimus @reka @mobileborders

    Actuellement en kiosque, numéro consacré aux frontières :
    https://www.lalpe.com/lalpe-86-a-saute-frontieres

  • France : Des enfants migrants privés de protection
    Human Rights Watch

    Le rapport de 80 pages, intitulé « ‘Ça dépend de leur humeur’ : Traitement des enfants migrants non accompagnés dans les Hautes-#Alpes », montre que les évaluateurs, dont le travail consiste à certifier la minorité d’un enfant, c’est-à-dire qu’il a moins de 18 ans, ne se conforment pas aux normes internationales. Human Rights Watch a constaté que les évaluateurs utilisent diverses justifications pour refuser d’octroyer une protection aux enfants, telles que des erreurs minimes de dates, une réticence à aborder dans le détail des expériences particulièrement traumatisantes, des objectifs de vie jugées irréalistes, ou encore le fait d’avoir travaillé dans le pays d’origine ou au cours du parcours migratoire.



    Vidéo https://www.hrw.org/fr/news/2019/09/05/france-des-enfants-migrants-prives-de-protection
    et rapport https://www.hrw.org/fr/report/2019/09/05/ca-depend-de-leur-humeur/traitement-des-enfants-migrants-non-accompagnes-dans-les
    #mineurs #MNA #frontière #refoulement #France #Italie #âge #réfugiés #asile #migrations #frontière_sud-alpine

    ping @cdb_77 @cede @isskein

    • Hautes-Alpes : HRW pointe des violations des droits des enfants migrants

      L’ONG Human Rights Watch publie ce jeudi 5 septembre un rapport sur la situation des mineurs migrants non accompagnés dans le département des #Hautes-Alpes, à la frontière franco-italienne. Basé sur une enquête auprès d’une soixantaine d’enfants et adolescents, essentiellement originaires de l’Afrique de l’Ouest, ce rapport dénonce de multiples violations aussi bien du droit français que des normes internationales de protection des #droits_des_enfants.

      Ils ont entre 15 et 18 ans. Victimes d’abus dans leurs pays d’origine, ils ont traversé la Méditerranée pour chercher refuge en Europe. Mal accueillis en Italie, ils tentent de passer en France, au risque d’être refoulés par la police aux frontières.

      « D’après ce que les enfants que nous avons interviewé nous ont raconté, quand il y a des renvois, ils sont souvent arbitraires et reposent souvent sur le bon vouloir d’un ou des agents. La conséquence, c’est que de nombreux enfants -pour éviter une interpellation- passent la frontière à travers la montagne dans des conditions extrêmement difficiles », explique Bénédicte Jeannerod de Human Rights Watch (HRW).

      Et quand ils arrivent à passer en France, ils ne sont pas au bout de leurs obstacles. La reconnaissance de la #minorité leur est souvent refusée. « Les procédures, telles qu’elles sont mises en oeuvre dans le département des Hautes-Alpes, sont extrêmement défectueuses, souligne encore Bénédicte Jeannerod. Par exemple, dans son entretien d’évaluation, l’enfant va être accusé de mentir ; ou alors il va donner beaucoup de détails sur son parcours et on va lui dire que c’est un signe de (sa) majorité... Tous les éléments donnés par l’enfant sont retournés contre lui et aboutissent à des rejets de minorité #arbitraire. »

      Human Rights Watch rappelle que la France a l’obligation de protéger tout migrant mineur et de lui assurer l’accès à l’hébergement, à l’éducation et à la santé.

      Les personnes aidant les migrants également ciblées

      HRW dénonce aussi le harcèlement policier à l’encontre des bénévoles humanitaires qui participent aux opérations de recherches et de sauvetages des migrants en montagne. « Ce ne sont pas des associations en particulier, ce sont vraiment les personnes qui mènent ce travail d’assistance et de secours en montagne et qui subissent des contrôles d’identité injustifiés, qui sont poursuivies par la justice ou alors qui vont voir leur véhicule fouillé de manière abusive », poursuit Bénédicte Jeannerod.

      Ce sont des #pratiques_policières qui dissuadent ces opérations qui peuvent être des opérations vitales et qui s’opposent à la dernière décision du Conseil constitutionnel qui considère « qu’une aide apportée à des migrants, même en situation irrégulière, ne peut pas être criminalisée ou sanctionnée tant que cette aide s’effectue dans un objectif humanitaire et qu’elle ne bénéficie pas de contrepartie. »

      Le Conseil constitutionnel a consacré l’an passé la valeur constitutionnelle du « principe de fraternité » en réponse précisément à une requête de plusieurs associations et particuliers dont Cédric Herrou, un agriculteur devenu le symbole de la défense des migrants de la vallée de la Roya (Alpes Maritimes), l’un des principaux points de passage des migrants arrivés en Europe par l’Italie.

      https://www.infomigrants.net/fr/post/19312/hautes-alpes-hrw-pointe-des-violations-des-droits-des-enfants-migrants

      https://www.youtube.com/watch?v=lVQjCoUTzPs


      #frontières #enfants #enfance #PAF #solidarité #délit_de_solidarité #maraudes_solidaires

      Le rapport en pdf:
      https://www.hrw.org/sites/default/files/report_pdf/france0919fr_web.pdf

    • Les militants promigrants dans les Hautes-Alpes harcelés par la police, selon HRW

      Contrôles d’identité, contraventions pour un prétexte fallacieux… Human Rights Watch déplore, dans un rapport, les manœuvres des forces de l’ordre pour « entraver les activités humanitaires ».

      « #Harcèlement » et « #intimidation », tels sont les outils de la police française pour « entraver les activités humanitaires » des militants venant en aide aux migrants à la frontière franco-italienne, affirme, dans un rapport publié jeudi 5 septembre, l’organisation non gouvernementale (ONG) Human Rights Watch (HRW).

      La publication, qui intervient une semaine après la condamnation de trois dirigeants de l’organisation d’extrême droite Génération identitaire pour une opération menée dans cette même région en 2018, documente également les refoulements de « mineurs non accompagnés » vers l’Italie.

      Lors de leurs maraudes, les bénévoles et militants associatifs sont régulièrement ciblés par des contrôles d’identité « abusifs », souligne le rapport, qui se focalise sur la situation dans les Hautes-Alpes.

      « Dans de nombreux cas, la police semble recourir à ces procédures de façon sélective, à des fins d’intimidation et de harcèlement ou pour entraver les activités humanitaires », poursuit l’ONG de défense des droits humains qui réclame une enquête sur ces pratiques. L’objectif, « c’est de leur mettre des bâtons dans les roues » et de « gêner leurs actions », résume pour l’Agence France-Presse (AFP) Bénédicte Jeannerod, directrice France chez HRW.
      « Le délit de solidarité continue d’être utilisé »

      « Systématiquement, lorsqu’on part en maraude à Montgenèvre [commune limitrophe de l’Italie], il y a des contrôles (…), souvent plusieurs fois dans la soirée », raconte un bénévole cité dans le rapport, qui porte sur une enquête menée entre janvier et juillet 2019.

      Contraventions pour un balai d’essuie-glace défectueux, une absence d’autocollant signalant des pneus cloutés… « Le délit de solidarité continue d’être utilisé », déplore Mme Jeannerod.

      Même si le pic de la crise migratoire est passé, en matière de flux, « la pression sur les militants continue de s’accentuer », confirme Laure Palun, codirectrice de l’Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers (Anafé), qui a publié en début d’année un rapport sur la situation à la frontière franco-italienne.

      Légalement, l’aide à l’entrée, à la circulation ou au séjour irréguliers en France est passible d’une peine maximale de cinq ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende. En juillet 2018, le Conseil constitutionnel a jugé qu’un acte « humanitaire » ne pouvait pas faire l’objet de sanctions, sauf s’il est effectué dans le cadre d’une aide à l’entrée sur le territoire.

      Malgré cette décision, des poursuites continuent d’être engagées contre des personnes soutenant des migrants, déplore encore Human Rights Watch.

      https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/09/05/les-militants-pro-migrants-dans-les-hautes-alpes-harceles-par-la-police-selo
      #mineurs_non_accompagnés

  • Les forêts « neigeuses », une longue histoire d’adaptation au feu
    https://theconversation.com/les-forets-neigeuses-une-longue-histoire-dadaptation-au-feu-122154

    Ces #forêts_froides ne se résument pas aux #taïgas de #Sibérie ou de #Suède ; elles existent également en haute montagne en France, dans les #Alpes ou les #Pyrénées. Si elles connaissent chaque hiver un long #enneigement, elles sont aussi parfois, contre toute attente, le lieu d’#incendies de végétation. Ces derniers surviennent souvent en automne lorsque les premiers froids dessèchent les herbes et les litières des #sous-bois.

    Des études publiées en 2018 dans Ecosphere et Journal of Biogeography soulignent ce risque bien réel, montrant qu’il pourrait s’accroître dans les prochaines années. Si la perception de ce risque est nouvelle chez les résidents de ces montagnes, elle fait toutefois écho à une histoire plusieurs fois millénaire, traversée par de nombreux incendies, et ce bien avant l’arrivée des premiers éleveurs préhistoriques.

    Ces travaux mettent non seulement en lumière les mécanismes météorologiques et climatiques, mais aussi le rôle de la végétation dans les causes qui favorisent ou contiennent ces incendies.

    #forêt #climat

  • De la #neige_artificielle pour sauver les #glaciers_alpins

    Les glaciers alpins disparaissent en raison du réchauffement climatique. Alors que dans les #montagnes certains font appel à la divine providence, des chercheurs tentent de freiner la fonte grâce à des solutions technologiques. Mais sera-ce suffisant ?


    https://www.swissinfo.ch/fre/s%C3%A9rie-sur-les-glaciers-suisses--3000-4500-m%C3%A8tres_de-la-neige-artificielle-pour-sauver-les-glaciers-alpins/45170356
    #glaciers #Alpes #changement_climatique #climat #technologie #Suisse

  • #Pollution : « Par l’air, les #microplastiques peuvent se déplacer partout sur la planète » - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/societe/pollution-par-l-air-les-microplastiques-peuvent-se-deplacer-partout-sur-l

    Les microplastiques sont-ils les nouveaux envahisseurs ? Alors qu’une nouvelle étude publiée mercredi dans la revue Sciences Advances montre que les régions les plus reculées et protégées de la pollution, comme l’#Arctique ou le sommet des #Alpes, sont atteintes par cette pollution, c’est le chemin pris par ces microparticules qui inquiète encore plus la communauté scientifique.

    Ces recherches révèlent une route surprenante pour ces minuscules particules : elles sont transportées en altitude par l’#air et retombent sous forme de neige ou de pluie. Et ce n’est pas vraiment une bonne nouvelle pour la planète.