• Learning What Substance Is Suspected of Causing Alzheimer’s May Throw You Into an Existential Crisis
    https://futurism.com/health-medicine/chemical-causing-alzheimers-disease-brain-damage-tires

    If you drive, your car’s tires are shredding more than just tread: they may be mincing up our grey matter too.

    New research by a team in China discovered an alarming link between a chemical commonly found in tires and the onset of Alzheimer’s disease. The chemical, called #6PPD-Q, is formed when fine tire particles meet ozone. That happens anytime new chunks of tire are exposed to the air, meaning the particle may be nearly ubiquitous in car-heavy environments.

    According to the findings, recently published in the journal Open Medicine, when the ozone-treated chemical meets our #brain cells, it can cause oxidative stress — wear and tear, basically — and inflammation, while also reducing how effectively individual cells “communicate” with one another. These factors strongly correlate to the development of early-stage Alzheimer’s, suggesting anyone who regularly comes into contact with rubber tires may be inadvertently exposing themselves to brain-altering #chemicals.

    #Alzheimer #pneu #voiture #automobile #cerveau #ozone #particules_fines

  • Caserta: Alzeihmer, al via il progetto “Real-Mente”
    https://informareonline.com/caserta-alzeihmer-al-via-il-progetto-real-mente

    La #reggia_di_caserta, insieme a Opera Laboratori e l’Azienda Ospedaliera Sant’Anna e San Sebastiano di Caserta, firmano un protocollo d’intesa per promuovere “Real-Mente“, un progetto interamente dedicato a persone con #alzheimer e demenza senile in stadio lieve-moderato. Il complesso museale ospiterà una serie di incontri sul tema ideati e realizzati da Opera Laboratori, trasformando […] L’articolo Caserta: Alzeihmer, al via il progetto “Real-Mente” proviene da Informareonline, scritto da Maria Grazia Canzano

    #Approfondimenti #Attualità #intesa

  • Alzheimer : l’alerte des médecins sur certains médicaments courants | E-Sante.fr
    https://www.e-sante.fr/alzheimer-lalerte-des-medecins-sur-certains-medicaments-courants/actualite/615087

    Certains médicaments prescrits contre la dépression, les allergies ou l’incontinence pourraient augmenter le risque de démence lorsqu’ils sont utilisés sur une longue période. Les médecins appellent à la vigilance chez les seniors.

    Près d’un senior sur dix de plus de 75 ans en France prend régulièrement ces traitements prescrits contre la dépression, les allergies ou l’incontinence. Face à ces nouvelles données soulignant un danger persistant pour la mémoire, repenser la prise en charge médicale des patients âgés s’impose pour protéger leur santé cérébrale.
    Le risque de démence bondit après trois ans

    Les données médicales révèlent une corrélation directe entre une consommation cumulative dépassant 1 095 doses quotidiennes sur dix ans et l’explosion des cas de troubles cognitifs. Cette quantité équivaut à environ trois années d’utilisation continue. Chez les patients de plus de 65 ans, ce niveau d’exposition entraîne un risque accru de 50 % de développer la [maladie d’Alzheimer](https://www.e-sante.fr/alzheimer-ce-changement-discret-peut-apparaitre-avant-les-pertes-de-memoire/actualite/615219) ou une autre forme de démence.

    Ce danger devient mesurable très rapidement, dès le troisième mois d’usage ininterrompu. Fait inquiétant, le risque perdure même plusieurs années après l’arrêt définitif de la substance incriminée, imposant une surveillance neurologique précoce dès l’âge de 55 ans.
    Identifier les médicaments anticholinergiques à risque

    Les professionnels de santé surveillent particulièrement les molécules présentant un fort pouvoir anticholinergique, classées avec un score maximal sur l’échelle médicale ACB. Ces traitements agissent en bloquant l’acétylcholine, un neurotransmetteur indispensable à la mémoire, à l’apprentissage et à la concentration.

    Plusieurs prescriptions très courantes se retrouvent en tête de la liste des médicaments sous haute surveillance :

    L’amitriptyline (Laroxyl) pour lutter contre la dépression.
    L’oxybutynine (Ditropan) prescrite pour l’incontinence urinaire.
    L’hydroxyzine et d’autres antihistaminiques traitant les allergies saisonnières.

    L’accumulation simultanée de plusieurs traitements, même faiblement dosés, crée un effet cocktail redoutable nommé la charge anticholinergique. Ce phénomène sature les récepteurs du cerveau et favorise la fameuse cascade médicamenteuse. Dans ce schéma dysfonctionnel, un médecin ajoute un nouveau produit chimique à l’ordonnance uniquement pour traiter la sécheresse buccale ou un autre effet secondaire du premier médicament.
    Faut-il s’inquiéter si vous prenez l’un de ces médicaments ?

    Pas nécessairement. Le risque dépend de la durée du traitement, de la dose cumulée et de l’association avec d’autres médicaments ayant un effet anticholinergique. Chez certaines personnes, le bénéfice thérapeutique reste supérieur au risque potentiel. L’essentiel est de faire régulièrement le point avec son médecin ou son pharmacien afin d’évaluer si le traitement demeure indispensable ou si une alternative plus adaptée peut être envisagée.
    Organiser le sevrage médicalisé sans danger

    Ne stoppez jamais votre traitement sans un avis médical formel. L’interruption subite d’une molécule anticholinergique expose le patient à des symptômes de sevrage sévères et à un effet rebond violent des affections initiales. Le retour brutal de l’incontinence ou des crises d’angoisse complique fortement la prise en charge globale.

    Le médecin traitant, en collaboration avec le pharmacien, doit obligatoirement instaurer une déprescription progressive pour réduire la charge toxique en toute sécurité. Ce réajustement des dosages permet au cerveau de retrouver progressivement son équilibre chimique.

    Pour réussir cette transition thérapeutique, de nombreuses alternatives non médicamenteuses prouvent leur efficacité quotidienne. La rééducation périnéale ciblée remplace avantageusement la chimie pour endiguer l’incontinence. En parallèle, les thérapies cognitivo-comportementales soulagent durablement les épisodes dépressifs légers. Ces approches naturelles garantissent le maintien d’une fonction cognitive optimale chez les seniors.

    Ces données rappellent l’importance de réévaluer régulièrement les traitements chez les seniors. Sans remettre en cause leur utilité dans certaines situations, une surveillance attentive de la charge anticholinergique pourrait contribuer à mieux préserver la santé cognitive avec l’avancée en âge.

  • « Les femmes ne sont pas seulement les plus nombreuses parmi les malades d’Alzheimer, elles le sont aussi parmi les aidants »
    https://www.lemonde.fr/sciences/article/2026/03/17/les-femmes-ne-sont-pas-seulement-les-plus-nombreuses-parmi-les-malades-d-alz

    Dans une tribune au « Monde », Géraldine Rauchs, directrice de recherche à l’Inserm, rappelle à quel point la question féminine est un enjeu central de la lutte contre la maladie.

    La maladie d’#Alzheimer constitue l’un des défis sanitaires majeurs du XXIᵉ siècle. En France, environ 1,4 million de personnes vivraient aujourd’hui avec cette pathologie, selon une étude de l’institut Ipsos BVA menée en mai 2025 pour la Fondation recherche Alzheimer. Derrière ces chiffres se cache une évidence encore insuffisamment prise en compte : les #femmes paient un tribut plus lourd à la maladie, parce qu’elles y sont plus exposées, mais aussi parce qu’elles en assument plus souvent les conséquences.

    Deux chiffres suffisent à mesurer l’ampleur de cette réalité : près de deux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer sur trois sont des femmes, et 57 % des #aidants sont des femmes. Ce constat en forme de double peine n’a rien d’anecdotique. Il ne relève ni du hasard statistique ni de la seule espérance de vie plus longue des femmes. Il révèle au contraire des angles morts persistants, à la fois dans la recherche médicale et dans l’organisation sociale du soin.

    La surreprésentation féminine parmi les malades est désormais solidement établie. Longtemps, on l’a attribuée à la longévité féminine. Mais à âge égal, les écarts persistent : le vieillissement cérébral ne suit pas exactement les mêmes trajectoires selon le sexe. Cette dimension est d’autant plus frappante que l’histoire même de la maladie commence par une femme, Auguste Deter, première patiente décrite en 1901, dont l’observation clinique lança plus d’un siècle de recherches.

    suite sous #paywall

  • AI-driven discovery of dual antiaging and anti-AD therapeutics via PROTAC target deconvolution of a super-enhancer–regulated axis | Science Advances
    https://www.science.org/doi/10.1126/sciadv.adz9283
    https://www.science.org/cms/asset/60f8b3e6-4fcc-43db-b030-4c7fd1987f91/sciadv.adz9283-keyimage.gif

    The lack of safe, durable therapeutics that act against both biological aging and #Alzheimer’s disease is an unmet clinical need. To bridge this gap, we devised an artificial intelligence (AI)–enabled approach that pairs rapid compound triage with mechanistic target deconvolution. Our AI-driven screening highlighted melatonin (MLT) as a promising candidate. Serum profiling of 161 human individuals confirmed an age-related fall in circulating MLT level, while subsequent in vivo and in vitro experiments showed that MLT rescues cognition, suppresses neuroinflammation, and alleviates senescence phenotypes. Proteolysis targeting chimera (PROTAC)–guided chemoproteomic deconvolution next pinpointed the histone acetyltransferase p300 as MLT’s target. Integrated Cleavage Under Targets and Tagmentation, single-cell RNA sequencing, and spatial transcriptomics revealed that MLT-bound p300 cooperates with specificity protein 1 (SP1) at a brain and muscle ARNT-like protein 1 super-enhancer, elevating histone H3 lysine-27 acetylation and reengaging a circadian-epigenetic program that links redox resilience to neuroprotection. By combining AI-driven discovery with PROTAC-based target mapping and super-enhancer–centric mechanistic resolution, our study identifies MLT as a dual-action candidate and sets out a reproducible “AI-to-clinic” paradigm for multitarget drug innovation in aging-related neurodegeneration.

    #mélatonine #maladies_neurodégénératives #neuro-inflammation #neurodégénérescence #vieillissement

  • « Le deuil blanc, c’est perdre un peu de son proche à chaque minute qui passe » : la famille face au déclin des malades d’Alzheimer ou de Parkinson
    https://www.lemonde.fr/intimites/article/2025/11/23/le-deuil-blanc-c-est-perdre-un-peu-de-son-proche-a-chaque-minute-qui-passe-l

    #aidants #deuil_blanc #Alzheimer #Parkinson #sénilité #démence #prendre_soin

    “Dieu merci, ce n’est pas Alzheimer, il va garder toute sa tête !” » Nous sommes en février 2018. Lorsque Mélanie Dufey raccroche, cette naturopathe, alors âgée de 34 ans, n’a pas conscience que la maladie de Parkinson est neurodégénérative, donc progressive. Plutôt connue pour les tremblements qu’elle provoque, elle n’est pas toujours associée par les patients et leur entourage à une dégradation cognitive. Ni ses recherches sur Internet ni les professionnels de santé ne vont préparer Mélanie à la suite.

    La maladie s’installe insidieusement. Pendant plusieurs années, le père de Mélanie, Robert, ancien directeur informatique, poursuit sa vie de retraité entre Paris, la Picardie et la Haute-Marne. Mais les premières manifestations de démence surgissent, et la maladie franchit des paliers.

    #paywall (merci d’avance)

  • Syndrome de Korsakoff : une démence évitable, due à l’alcool, mais que la France ignore
    https://theconversation.com/syndrome-de-korsakoff-une-demence-evitable-due-a-lalcool-mais-que-l

    En France, des milliers de personnes vivent, littéralement, dans l’oubli ; parfois, au cœur même de nos structures sanitaires ou médico-sociales. Ces patients présentent un syndrome de Korsakoff, une pathologie grave, méconnue, souvent confondue avec la « démence alcoolique » ou autres troubles cognitifs. Mais le plus inquiétant est peut-être que l’immense majorité de ces cas pourraient être évités, grâce à un simple apport en vitamine. À condition qu’ils soient correctement diagnostiqués.

    Lorsque l’on pense « démence précoce », autrement dit problèmes de mémoire avant 65 ans, les premiers mots qui viennent à l’esprit sont généralement « maladie d’Alzheimer ». Pourtant, dans les pays occidentaux, la première cause de démence avant 65 ans est… l’alcool. Ce fait, peu connu du grand public, est aussi ignoré par de nombreux professionnels de santé.

    Parmi les troubles cognitifs causés par l’alcool figure le syndrome de Korsakoff. Cette affection sévère, chronique et irréversible résulte de la combinaison de deux mécanismes : la toxicité directe de l’alcool pour les neurones et, surtout, la carence en thiamine (vitamine B1).

    Alors que les carences en thiamine sont faciles à diagnostiquer et à prévenir, elles restent pourtant massivement négligées, ce qui condamne des milliers de patients.
    Alcool et démence

    Les résultats de divers travaux de recherche indiquent que consommation excessive d’alcool et risque de démence sont étroitement liés.

    En France, une étude menée sur une vaste cohorte nationale comportant plus de 57 000 cas de démence précoce a révélé qu’environ 60 % des cas survenus avant 65 ans étaient liés à l’alcool.

    #alcool #syndrome_de_Korsakoff #encéphalopathie_de_Gayet-Wernicle #thiamine #démence_précoce #Alzheimer

  • Nourris au #plastique, des bébés #oiseaux souffrent de #démence

    Des #lésions_cérébrales « similaires à la maladie d’#Alzheimer » ? Publiée le 12 mars dans la revue Science Advances, une étude montre comment la #pollution_plastique fait perdre la tête aux #oiseaux_marins (https://www.science.org/doi/10.1126/sciadv.ads0834?adobe_mc=MCMID%3D20597589108928405310818161390203415780%7CMC).

    Maints travaux s’étaient déjà concentrés sur les spécimens décharnés, s’échouant sur les plages ou mourant asphyxiés. Des chercheurs de l’université de Tasmanie se sont, eux, intéressés aux oisillons… à l’apparente bonne santé.

    Comment ? En effectuant des analyses sanguines sur de petits puffins noirs, n’ayant pas encore pris leur envol. L’océan étant infesté de plastique, leurs parents les nourrissent parfois par erreur de déchets. Si les répercussions sont invisibles à l’œil nu, il s’agit presque d’« une condamnation à mort pour ces poussins », déplore Alix de Jersey, l’autrice principale. « Difficile d’imaginer qu’ils parviendront au bout de leur migration [entre l’Australie et le Japon] ».

    Car au-delà des dégradations de la paroi de l’estomac, ces ingestions indésirables entraînent une #neurodégénérescence et des #ruptures_cellulaires. « C’est presque l’équivalent d’un jeune enfant atteint de la maladie d’Alzheimer, poursuit la scientifique. Ces oiseaux souffrent énormément des effets du plastique, notamment sur leur #santé_neuronale. »

    https://reporterre.net/Demence-chez-les-oiseaux-marins-la-faute-a-la-pollution-plastique

  • A #Genève, une maison accueille des pensionnaires #Alzheimer précoce. Une première en Suisse.

    https://www.rts.ch/play/tv/12h45/video/a-geneve-une-maison-accueille-des-pensionnaires-alzheimer-precoce--une-premiere-

    #Maison_Hemma. La maison des personnes actives à la mémoire fragile

    La maison Hemma a ouvert ses portes en septembre 2023. Elle est habitée par des personnes qui sont au milieu de leur vie active et qui rencontrent des problèmes de mémoire. Hemma est une villa double spacieuse et confortable. Elle peut accueillir jusqu’à 8 personnes. Chaque habitant dispose de sa propre chambre aménagée à son goût. Les habitants utilisent ensemble les pièces communes, c’est à dire les cuisines, les salles de bain, les salons ou la salle de loisirs. Les habitants peuvent accueillir leurs familles et leurs amis quand ils veulent. Des espaces privatifs sont prévus à cet effet. La maison Hemma dispose également d’un grand jardin. Bref : il y a tout ce qu’il faut pour se sentir bien chez soi.

    https://maisonhemma.ch
    #Hemma

    #démence_sénile #maison_de_retraite #EHPAD #vieillesse #Suisse #reportage

  • Maladie d’#Alzheimer : le rôle délétère des cellules immunitaires du #cerveau se précise
    https://www.lemonde.fr/sciences/article/2024/12/27/maladie-d-alzheimer-le-role-deletere-des-cellules-immunitaires-du-cerveau-se


    Dans le « village Alzheimer » de Dax, dans les Landes, le 7 juillet 2020. AXELLE DE RUSSÉ POUR « LE MONDE »

    « Cette étude établit un pont entre les trois types de lésions de la maladie : #plaques_amyloïdes, #neuro-inflammation et #tauopathie », estime Alexis Bemelmans, qui déroule un « scénario assez communément admis ». Vingt ans au moins avant que n’apparaissent les premiers symptômes, des plaques amyloïdes commenceraient à s’accumuler dans le cerveau. En réaction, les cellules microgliales s’activeraient pour, dans un premier temps, nettoyer le tissu cérébral de ces plaques. Mais ensuite, dépassées par les événements et devenues pro-inflammatoires, elles activeraient la voie de réponse intégrée au stress, libérant des lipides toxiques… qui aggraveraient les lésions tau, « celles qui semblent entraîner les principaux symptômes », souligne Alexis Bemelmans.

    https://justpaste.it/8re2e

    #cellules_microgliales

  • Cécile Dolbeau-Bandin, Un robot contre Alzheimer. Approche sociologique de l’usage du robot PARO dans un service de gériatrie
    https://journals.openedition.org/questionsdecommunication/30686

    Ce petit livre se propose, à travers une étude de cas, de mettre en lumière les différentes problématiques posées par la mise à disposition des robots dans les services de santé. L’approche est certes essentiellement sociologique mais de nombreux chercheurs en sciences sociales y trouveront au moins un nœud d’intérêt relatif à leurs préoccupations. Il s’agit pour Cécile Dolbeau-Bandin de rendre compte d’observations de terrain réalisées en service gériatrique après l’introduction du robot PARO dans le parcours de soins. Le robot social PARO (de personal robot), dont l’apparence imite les traits d’un phoque, pèse un peu plus de deux kilos et ne se déplace pas. Il est donc destiné à être posé ou porté et a la capacité d’interagir avec le malade grâce à divers capteurs sensoriels. Ses réactions sont limitées : le robot ne parle pas mais il est capable de produire divers sons, il grogne, cligne des yeux, agite ses nageoires et tremble par exemple. L’auteure cherche ainsi à comprendre s’il existe un bénéfice pour les parties impliquées dans le soin : le malade d’Alzheimer, le personnel médical et la famille ; et si oui, comment l’expliquer. De ce point de vue, C. Dolbeau-Bandin conserve tout au long de cet ouvrage souvent écrit à la première personne une position des plus objectives, aussi manifestée par une déclaration d’absence de conflit d’intérêt.

    2Pour le profane, l’ouvrage vaut tout d’abord par la clarté de la première partie intitulée « Vous avez dit robots ? » qui brosse un tableau remarquable de la robotique en général, notamment une typologie des robots pour mieux classer par la suite le PARO. L’auteure n’y élude aucune question et n’hésite pas, outre les problèmes juridiques, économiques et éthiques mieux connus, à évoquer la question de la consommation énergétique et de l’empreinte écologique des robots. On apprend aussi qu’un certain relativisme culturel entoure aussi la conception et l’utilisation des robots. En somme, cette première partie se présente comme une synthèse à l’usage de l’enseignant comme du chercheur.

    3Dans la seconde partie, on entre dans le vif du sujet et, dès lors, il n’est plus question que du PARO, dont les propriétés sont ensuite déclinées sous la forme de questions qui correspondent chacune à une partie. Classé dans la catégorie des robots sociaux ou émotionnels, le PARO est certifié comme robot thérapeutique. L’auteure dresse alors l’historique des robots à visée thérapeutique et rappelle que ceux-ci sont souvent utilisés pour réduire le stress et l’anxiété, ce qui, on le sait, est fréquent chez les malades d’Alzheimer. Ce robot, en tant qu’objet dit transitionnel (ou de médiation), permet de diminuer le réflexe de repli sur soi, comme le feraient des animaux domestiques sans les inconvénients évidents de la présence de ces derniers dans un service gériatrique.

    4Mais le PARO est naturellement source de complications lui aussi. Au-delà de son autonomie réduite, de son entretien, etc., il exige une acceptation de toutes les parties : du point de vue du personnel soignant tout d’abord, cela nécessite une formation certes courte mais dont le préalable est un minimum de motivation et de bonne volonté. Du point de vue des malades, le PARO doit bien sûr être accepté, c’est même la condition première : un rejet de leur part et l’affaire est entendue. Enfin, les familles elles-mêmes ont leur mot à dire : un refus, parfois même étonnamment violent, n’est pas à exclure.

    5Surpris par les compétences somme toute limitées du robot, le lecteur ne cesse de s’interroger sur la pertinence du dispositif et de se demander si, au final, cela fonctionne. C’est justement là que l’approche sociologique de C. Dolbeau-Bandin prend tout son sens : richement illustré de témoignages et d’anecdotes issues de l’expérience du terrain, son raisonnement ne dévie jamais d’une saine prudence. L’auteure prend le soin de tempérer le propos du fabricant comme des premiers retours enthousiastes du personnel médical : oui, le robot facilite le contact, mais surtout parce qu’il initie des discussions à son propos. Oui, le robot permet parfois de réduire les thérapies médicamenteuses mais au cas par cas et il faudra juger avec le temps sur des cohortes plus importantes et des groupes témoins. Oui, le PARO peut faire gagner du temps au personnel, mais celui-ci le reperd aussitôt en formation, entretien, supervision, recharge, et l’autonomie de la batterie baisse avec le temps.

    6Par ailleurs, l’auteure rappelle que le PARO ne doit pas être humanisé et doit rester, aux yeux de tous, un robot, un « robjet » qui n’a pas de droits au sens propre. Or l’intégration des robots thérapeutiques en gériatrie est, comme on le découvre ici, déjà le présent mais encore plus l’avenir. À ce titre, les enjeux, éthiques notamment, doivent être précisés sans attendre et l’hôpital devrait se préparer ; cependant, à la lecture de cet ouvrage, on se demande bien comment les fonds publics pourraient permettre de financer un tel équipement à grande échelle : un PARO coûte plus de 10 000 euros et nécessite un entretien. De plus, il ne remplace jamais un soignant. Or, sans financement, un tel débat est presque nul et non avenu. L’auteure en est toutefois parfaitement consciente et cela ne saurait le lui être reproché. En revanche, on regrettera que la maladie d’Alzheimer elle-même, bien décrite dans l’introduction, disparaisse peu à peu dans cet ouvrage au profit du seul robot. Le chapitre VI, intitulé « PARO, peux-tu m’aider à me rappeler ce moment ? », semblait promettre un examen minutieux des processus d’oubli que le robot pourrait contrer, mais il tient en cinq petites pages et la question reste lettre morte. De même, le langage non verbal du PARO, qui aurait pu intéresser le linguiste, n’est pas analysé du tout : on ne saisit donc pas quelles interactions sont possibles avec le malade. Qui plus est, on ne sait pas comment le PARO fonctionne vraiment, quels algorithmes l’animent. Le fabricant ne livre que peu de pistes et l’auteure, si elle en sait plus, n’en dit rien. On l’aura compris, l’approche est ici sociologique, mais des développements inspirés d’autres sciences sociales auraient été plus que bienvenus.

    7Il ne s’agit pas de retirer à ce petit livre l’intérêt qu’il mérite, loin de là. D’abord, l’auteure remplit les objectifs fixés en introduction, adoptant un ton pondéré et une prudence bienvenue. Le lecteur se voit confronté, à travers un cas précis, à un questionnement plus large sur la place des différents types de robots dans nos sociétés. Ici, c’est d’un seul robot, de type social, dans un service de gériatrie dont il est question. Mais l’enjeu est bien plus large et renvoie tout un chacun à ce questionnement ultime : s’il apparaît indispensable et inéluctable de cohabiter avec des robots, quelle relation voulons-nous bâtir avec eux ? C. Dolbeau-Bandin répond de manière ferme et son expérience du terrain semble la conforter dans sa position de se concentrer sur l’humain, qui doit se constituer en « consommateur vigilant », quand bien même les robots sociaux brouilleraient-ils les pistes. Il convient dès à présent de mettre des garde-fous pour conserver la main sur le robot-objet, depuis la conception algorithmique jusqu’à son utilisation et l’exploitation des données qu’il enregistre. Qui plus est, dans le domaine le plus sensible qui soit, celui de la santé.
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    References
    Bibliographical reference

    Christophe Cusimano, “Cécile Dolbeau-Bandin, Un robot contre Alzheimer. Approche sociologique de l’usage du robot PARO dans un service de gériatrie”, Questions de communication, 42 | 2022, 588-590.
    Electronic reference

    Christophe Cusimano, “Cécile Dolbeau-Bandin, Un robot contre Alzheimer. Approche sociologique de l’usage du robot PARO dans un service de gériatrie”, Questions de communication [Online], 42 | 2022, Online since 01 February 2023, connection on 27 March 2023. URL : http://journals.openedition.org/questionsdecommunication/30686 ; DOI : https://doi.org/10.4000/questionsdecommunication.30686
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    About the author
    Christophe Cusimano

    Université Masaryk, Institut de langues et littératures romanes, CZ-601 77 Brno, République tchèque

    #Cécile_Dolbeau_Bandin #Paro #Alzheimer

  • Grâce à Paro le robot phoque, les malades d’Alzheimer prennent moins de médicaments à l’Ehpad d’Étampes - Le Parisien
    https://www.leparisien.fr/essonne-91/grace-a-paro-le-robot-phoque-les-malades-dalzheimer-prennent-moins-de-med
    https://www.leparisien.fr/resizer/D7A9otlvlk7xO0zNktanMA-NViI=/1200x675/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/leparisien/MYDVJ36BSVAFZL2TOBMHJLBGLE.jpg

    Les deux Ehpad du centre hospitalier Sud-Essonne, à Étampes et Dourdan, disposent chacun d’un robot émotionnel pour apaiser les patients, et ainsi éviter le recours à un traitement médicamenteux. Cette grosse peluche bourrée de capteurs, qui a l’apparence d’un phoque, réagit à la voix et au toucher.

    Le livre de Cécile Dolbeau-Bandin montre l’ensemble des aspects de l’introduction d’un robot Paro dans un centre de soin Alzheimer. Notamment l’effet sur le personnel, les limites et précautions d’usage (que les patients sachent qu’il s’agit d’un robot...).


    Un robot contre Alzheimer. Approche sociologique de l’usage du robot Paro dans un service de gériatrie
    Cécile Dolbeau-Bandin
    avec une préface de Serge Tisseron
    13,5 x 21 cm. - 168 p. - Collection Interventions
    Version imprimée - 18 € - ISBN 978-2-37662-033-4
    Version epub - 9 € - ISBN 978-2-37662-036-5
    https://cfeditions.com/paro

    #Paro #Alzheimer #Robots #Cécile_Dolbeau-Bandin

  • Paro, le robot phoque attachant qui fait du bien aux malades d’Alzheimer depuis dix ans - Heidi.news
    https://www.heidi.news/sante-alimentation/paro-le-robot-phoque-attachant-qui-fait-du-bien-aux-malades-d-alzheimer-depu
    https://heidi-17455.kxcdn.com/photos/990ffed7-7286-4972-926b-519c01d354f3/medium

    Il est apparu au début des années 2010 : Paro est un robot thérapeutique qui prend les traits d’un bébé phoque aux grands yeux. Il accompagne les personnes âgées atteintes de démence dans les services de gériatrie et dans les EMS. Paro permet d’améliorer la qualité de vie des malades, soulager certains de leurs troubles et les apaiser. Dix ans après son lancement, Cécile Dolbeau-Bandin, chercheuse en sciences de l’information et de la communication à l’Institut pour l’étude des relations homme-robots à l’université de Caen, s’est penchée sur ce robot social dans « Un robot contre Alzheimer, Approche sociologique de l’usage du robot Paro dans un service de gériatrie », paru au mois de novembre.

    #Paro #Cécile_Dolbeau_Bandin #Alzheimer

  • L’#Inserm met en évidence de nouvelles #pathologies liées aux #pesticides

    Les liens sont de plus en plus évidents entre usage des pesticides et certains #cancers, en particulier chez les agriculteurs et chez les enfants. C’est ce que montre une nouvelle étude de l’Inserm, huit ans après celle qui faisait référence jusqu’à présent.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/070721/l-inserm-met-en-evidence-de-nouvelles-pathologies-liees-aux-pesticides
    #santé #maladie #industrie_agro-alimentaire #agriculture #rapport

    • Pesticides et santé – Nouvelles données (2021)

      Ce document présente la synthèse issue des travaux du groupe d’experts réunis par l’Inserm dans le cadre de la procédure d’expertise collective pour répondre à la demande de cinq directions de l’État, la Direction générale de la prévention des risques, la Direction générale de la santé, la Direction générale du travail, la Direction générale de la recherche et de l’innovation, ainsi que le secrétariat général du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation. Ce travail s’inscrit dans le cadre de l’actualisation du rapport d’expertise collective Inserm intitulé Pesticides : Effets sur la santé, publié en 2013.

      Ce travail s’appuie essentiellement sur les données issues de la littérature scientifique disponible en date du premier trimestre 2020. Plus de 5 300 documents ont été rassemblés à partir de l’interrogation de différentes bases de données (PubMed/ Medline, Scopus, Cairn...) et des recherches complémentaires ont été effectuées par les experts ou en collaboration avec le Pôle expertise collective. Le Pôle expertise collective de l’Inserm, rattaché à l’Institut thématique Santé publique, a assuré la coordination de cette expertise.

      Les pesticides regroupent l’ensemble des produits utilisés pour lutter contre les espèces végétales indésirables et les organismes jugés nuisibles. Qu’il s’agisse de pesticides autorisés aujourd’hui ou utilisés par le passé (dont certains sont rémanents), ils suscitent des inquiétudes concernant leurs effets possibles sur la santé humaine et plus largement sur l’environnement. Afin de mieux apprécier leurs effets sanitaires, l’Inserm a été saisi en 2018 par cinq directions générales ministérielles en vue d’actualiser l’expertise collective intitulée « Pesticides : Effets sur la santé » publiée en 2013.

      L’expertise collective de 2021 dresse un bilan des connaissances dans le domaine au travers d’une analyse critique de la littérature scientifique internationale publiée depuis 2013. Plus de 5 300 documents ont été rassemblés et analysés par un groupe d’experts multidisciplinaire. L’expertise commence par une analyse sociologique de la montée des préoccupations concernant les pesticides et une présentation des connaissances sur l’exposition aux pesticides de la population française, puis elle aborde une vingtaine de #pathologies dont les #troubles_du_développement_neuropsychologique_et_moteur de l’enfant, les #troubles_cognitifs et anxio-dépressifs de l’adulte, les #maladies_neurodégénératives, les cancers de l’#enfant et de l’adulte, l’#endométriose et les #pathologies_respiratoires ainsi que thyroïdiennes. Une dernière partie est consacrée à des pesticides ou familles de pesticides particuliers : le #chlordécone, le #glyphosate et les #fongicides_inhibiteurs_de_la_succinate_déshydrogénase (#SDHi). La présomption d’un lien entre l’exposition aux pesticides et la survenue d’une pathologie est appréciée à partir des résultats des #études_épidémiologiques évaluées et est qualifiée de forte, moyenne ou faible. Ces résultats sont mis en perspective avec ceux des #études_toxicologiques pour évaluer la plausibilité biologique des liens observés.

      Exposition en milieu professionnel

      En considérant les études sur des populations qui manipulent ou sont en contact avec des pesticides régulièrement, et qui sont a priori les plus exposées, l’expertise confirme la présomption forte d’un lien entre l’exposition aux pesticides et six pathologies : #lymphomeslymphomes_non_hodgkiniens (#LNH), #myélome multiple, cancer de la #prostate, #maladie_de_Parkinson, troubles cognitifs, #bronchopneumopathie chronique obstructive et #bronchite chronique. Pour les LNH, il a été possible de préciser des liens (présomption forte) avec des substances actives (#malathion, #diazinon, #lindane, #DDT) et avec une famille chimique de pesticides (#organophosphorés), et pour la maladie de Parkinson et les troubles cognitifs avec les #insecticides organochlorés et les organophosphorés, respectivement. Il s’agit essentiellement de pesticides pour lesquels les études se sont appuyées sur des biomarqueurs permettant de quantifier l’exposition. Les études toxicologiques confirment que les mécanismes d’action de ces substances actives et familles de pesticides sont susceptibles de conduire aux effets sanitaires mis en évidence par les études épidémiologiques.

      Des liens ont été identifiés pour d’autres pathologies ou événements de santé avec une présomption moyenne. C’est le cas notamment pour la maladie d’#Alzheimer, les troubles anxio-dépressifs, certains cancers (#leucémies, système nerveux central, vessie, rein, sarcomes des tissus mous), l’#asthme et les #sifflements_respiratoires, et les pathologies thyroïdiennes.

      Exposition pendant la #grossesse ou l’#enfance

      Les études épidémiologiques sur les cancers de l’enfant permettent de conclure à une présomption forte de lien entre l’exposition aux pesticides de la mère pendant la grossesse (exposition professionnelle ou par utilisation domestique) ou chez l’enfant et le risque de certains cancers, en particulier les leucémies et les tumeurs du système nerveux central.

      Les études de cohortes mères-enfants ont permis de caractériser les liens entre l’exposition professionnelle ou environnementale (c’est-à-dire en population générale) des mères pendant la grossesse et les troubles du développement neuropsychologique et moteur de l’enfant. Il est difficile de pointer des substances actives en particulier, mais certaines familles chimiques de pesticides sont impliquées, avec un niveau de présomption fort, notamment les #insecticides organophosphorés et les #pyréthrinoïdes dont l’usage a augmenté en substitution aux insecticides organophosphorés. Le lien entre les #organophosphorés et l’altération des #capacités_motrices, cognitives et des fonctions sensorielles de l’enfant est confirmé et les nouvelles études sur les #pyréthrinoïdes mettent en évidence un lien entre l’exposition pendant la grossesse et l’augmentation des #troubles_du_comportement de type internalisé tels que l’#anxiété chez les enfants. Les données expérimentales sur des rongeurs suggèrent une #hyperperméabilité de la barrière hémato-encéphalique aux #pyréthrinoïdes aux stades les plus précoces du développement, confortant la plausibilité biologique de ce lien. De plus, comme le montrent les études récentes d’expologie, ces insecticides, qui ont été à la fois utilisés en #agriculture mais également dans les sphères domestiques, induisent une contamination fréquente des environnements intérieurs.

      Exposition des #riverains des #zones_agricoles

      Les populations riveraines des zones agricoles peuvent être concernées par la dérive des produits épandus sur les cultures. En effet, des études suggèrent une influence de la #proximité aux zones agricoles sur la #contamination par les pesticides du lieu de vie, variable selon les substances, leur mode d’application et la manière d’estimer l’exposition. Des études écologiques ou cas-témoins avec géolocalisation reposant sur la caractérisation de l’activité agricole au voisinage des adresses de résidences suggèrent un lien entre l’exposition des riverains des terres agricoles et la maladie de #Parkinson, et également entre la #proximité_résidentielle à des zones d’#épandages de pesticides (rayon <1,5 km) et le comportement évocateur des troubles du spectre autistique chez l’enfant. Cependant, ces études présentent des limites importantes liées à l’évaluation fine de l’exposition ou à l’absence de données individuelles, ce qui rend le niveau de présomption faible.

      Focus sur le chlordécone, le glyphosate et les inhibiteurs de la succinate déshydrogénase

      Le chlordécone, #insecticide utilisé aux #Antilles_françaises dans le passé, persiste de nos jours dans les milieux naturels insulaires. La consommation des denrées alimentaires contaminées a entraîné une contamination de l’ensemble de la population. La présomption forte d’un lien entre l’exposition au chlordécone de la population générale et le risque de survenue de #cancer_de_la_prostate a été confirmée. En considérant l’ensemble des données épidémiologiques et toxicologiques disponibles, la causalité de la relation est jugée vraisemblable.

      Concernant l’herbicide glyphosate, l’expertise a conclu à l’existence d’un risque accru de LNH avec une présomption moyenne de lien. D’autres sur-risques sont évoqués pour le #myélome multiple et les #leucémies, mais les résultats sont moins solides (présomption faible). Une analyse des études toxicologiques montre que les essais de #mutagénicité sur le glyphosate sont plutôt négatifs, alors que les essais de #génotoxicité sont plutôt positifs, ce qui est cohérent avec l’induction d’un stress oxydantstress oxydant. Les études de cancérogenèse expérimentale chez les rongeurs montrent des excès de cas, mais ne sont pas convergentes. Elles observent des #tumeurs différentes, pour les mâles ou les femelles, qui ne se produisent qu’à des doses très élevées et uniquement sur certaines lignées. D’autres mécanismes de #toxicité (effets intergénérationnels, perturbation du microbiote...) sont évoqués qu’il serait intéressant de considérer dans les procédures d’évaluation réglementaire.

      Pour les fongicides SDHi, qui perturbent le fonctionnement mitochondrial par l’inhibition de l’activité SDH, un complexe enzymatique impliqué dans la respiration cellulaire et le #cycle_de_Krebs, il n’existe à ce jour pratiquement aucune donnée épidémiologique portant sur les effets possibles de ces substances sur la santé des agriculteurs ou de la population générale. Les études toxicologiques ou mécanistiques montrent que certains SDHi pourraient être considérés comme des #perturbateurs_endocriniens au moins chez les modèles animaux utilisés (poissons). Alors que les SDHi ne présentent aucune génotoxicité, certains montrent des effets cancérogènes chez les rongeurs mais ce résultat est discuté sur la base d’un mécanisme de cancérogenèse non extrapolable aux humains. Des recherches sont nécessaires pour améliorer l’évaluation du potentiel cancérogène des SDHi, et plus généralement des composés non génotoxiques, et pour combler les lacunes dans les données humaines par le renforcement de la biosurveillance et l’exploitation des cohortes existantes.

      En conclusion

      L’expertise souligne l’importance de réévaluer périodiquement les connaissances dans ce domaine. La confirmation et la mise en évidence de présomptions fortes de liens entre certaines pathologies et l’exposition aux pesticides doivent orienter les actions publiques vers une meilleure protection des populations. Ces questions relatives aux liens entre une exposition aux pesticides et la survenue de certaines pathologies s’inscrivent dans une complexité croissante, la littérature faisant apparaître une préoccupation concernant les effets indirects de certains pesticides sur la santé humaine par le biais des effets sur les #écosystèmes. L’#interdépendance en jeu mériterait d’être davantage étudiée et intégrée, au même titre que les aspects sociaux et économiques afin d’éclairer les prises de décisions lors de l’élaboration des politiques publiques.

      https://www.inserm.fr/information-en-sante/expertises-collectives/pesticides-effets-sur-sante

      Pour télécharger l’étude :


      https://www.inserm.fr/sites/default/files/2021-07/Inserm_ExpertiseCollective_Pesticides2021_RapportComplet_0.pdf

      #toxicologie #thyroïde #autisme

  • Médicament contre l’alzheimer : un expert de la #FDA claque la porte | Radio-Canada.ca
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1800608/alzheimer-medicament-fda-demission

    Un membre du comité d’experts de l’Agence américaine des médicaments (FDA), le neurologue David Knopman, a claqué la porte de l’agence mercredi dans la foulée de l’homologation du nouveau médicament contre l’alzheimer, rapporte CNN.

    L’aducanumab, commercialisé sous le nom d’Aduhelm, est produit par l’entreprise pharmaceutique Biogen. Il a été homologué malgré les objections du comité d’experts consultatif sur les médicaments. C’est la première fois en près de 20 ans qu’un médicament contre l’alzheimer est approuvé par la FDA.

    M. Knopman soutient avoir démissionné du comité en signe de protestation.

    « J’ai démissionné du comité PCNS parce que si on me demandait un jour de faire partie d’un futur panel, je n’aurais pas voulu être traité de la manière irrespectueuse dont les conseillers externes de l’Aduhelm ont été traités », a-t-il déclaré par courriel.
    Un médicament inefficace

    Le comité d’experts de la FDA a déclaré qu’il n’y avait pas suffisamment de preuves pour soutenir l’approbation du médicament administré par perfusion.

    Les essais cliniques effectués sur l’#aducanumab avaient été arrêtés en 2019 en raison de l’inefficacité du médicament. Le fabricant a toutefois réanalysé les données pour conclure qu’elles montraient que certains patients ayant reçu des doses élevées du médicament ne s’étaient pas améliorés, mais qu’ils avaient montré un taux de déclin plus lent que d’autres patients.

    Le Washington Post a été le premier média à rapporter la démission de M. Knopman.

    Bien que la FDA ne soit pas liée par les avis de ses comités, elle les suit généralement. La décision d’approuver le médicament s’avérait ainsi inhabituelle et controversée. Les partisans de l’approbation soutiennent que le besoin était désespéré, tandis que les opposants affirment que le médicament, dont le prix est de 56 000 $ par an, rapportera des milliards à #Biogen sans pour autant aider les patients.
    Quel rôle pour l’amyloïde ?

    L’aducanumab est un anticorps monoclonal conçu pour extraire du cerveau une substance appelée amyloïde. Cette dernière obstrue le cerveau et constitue l’une des caractéristiques de la maladie d’Alzheimer. Les spécialistes de la maladie d’Alzheimer ne s’entendent toutefois pas à savoir si l’amyloïde est une cause ou un symptôme de la maladie.

    L’autorisation du médicament est valable pour les patients souffrant d’une déficience cognitive légère, c’est-à-dire d’une perte de mémoire et d’une perte de clarté de pensée qui évolue souvent vers la démence.

    La FDA n’avait pas approuvé de nouvelle thérapie pour la maladie d’Alzheimer depuis 2003. Il n’existe pas de traitement curatif pour cette maladie. Les traitements existants peuvent simplement ralentir sa progression, mais aucun n’est efficace à long terme.

    L’Association américaine de l’#alzheimer estime que plus de 6 millions d’Américains sont atteints de démence liée à cette maladie.

  • Editor’s Corner—The FDA’s decision on aducanumab will drag down innovation for years to come | FierceBiotech
    https://www.fiercebiotech.com/biotech/editors-corner-fda-s-decision-aducanumab-will-drag-down-innovation-fo

    The amyloid theory just won’t die. In fact, by approving Biogen’s new Alzheimer’s disease drug, the FDA has just resurrected it for a long and healthy future.

    This is great news for Biogen, but it will decimate Alzheimer’s research, faith in the agency and the healthcare budget for decades to come.

    In an approval based on amyloid clearance, the FDA gave Biogen the benefit of the doubt in allowing it to market aducanumab, now Aduhelm, in Alzheimer’s, saying it doesn’t need actual proof that it can help patients for many, many years.

    Instead, the FDA said a surrogate endpoint, which substitutes a biomarker that might indicate efficacy for an actual clinical endpoint that demonstrates it directly, was good enough for a drug that could make Biogen $17 billion a year.

  • #Communes_Alzheimer_Admis – Un #guide pour vous inspirer

    Le guide d’inspiration décrit une sélection de projets belges et étrangers dans des villes et des communes qui ont décidé de devenir #Alzheimer_admis. Comment ont-ils vu le jour ? Comment passer de l’idée au projet ? Quels sont les outils et les actions ? Quels enseignements peut-on en tirer ?

    En encourageant les personnes atteintes d’une maladie de type Alzheimer et leurs proches à continuer à jouer un rôle dans leur #communauté_locale et à participer à la #vie_publique, on crée un environnement plus accueillant pour ces personnes ce qui contribuera à améliorer leur #qualité_de_vie et se révèlera bénéfique pour la société tout entière.

    https://www.kbs-frb.be/fr/Virtual-Library/2011/295136
    #alzheimer #villes #personnes_âgées #Belgique

    via @suske

  • Marie-France Garaud retrouvée saine et sauve en Vendée

    Et vlan pour les hordes d’islamo-gauchistes qui conchient nos vaillantes forces de l’ordre, alors que 22 gendarmes, n’écoutant que leur courage, et au péril de leur vie, ont sauvé l’égérie des Chouans.

    Pour le monde d’après faudrait voir à accorder l’indépendance au royaume du Puy-du-Fou.

    Et vive le Nouvel Obs qui sauve l’honneur de la presse française avec cette illustration magistrale du journalisme de chef-lieu de canton...

    https://www.nouvelobs.com/politique/20200613.OBS30013/un-avis-de-recherche-lance-apres-la-disparition-de-marie-france-garaud-da

  • Face à l’oubli
    https://www.binge.audio/face-a-loubli

    Enseignante en philosophie, la mère d’Agathe Charnet a été diagnostiquée, à 53 ans, d’une forme précoce de la maladie d’Alzheimer. Aujourd’hui, elle est désormais incapable de faire cours face à ses élèves.

    En France, environ 35 000 personnes de moins de 65 ans sont atteints d’#Alzheimer ou d’une pathologie apparentée. Une réalité méconnue qui se répercute à toutes les étapes de la prise en charge.

    Dans la série “Face à l’oubli”, Agathe Charnet tente de donner une voix à ceux et celles qui sont considéré·e·s comme « trop jeunes » pour oublier.

  • Les reines du dimanche.
    Agnès est le prénom de ma mère, elle va sur ses 83 printemps et elle est dans un Ehpad depuis plus de dix ans. Elle a de moins en moins de mémoire, ça a commencé par une forme légère de démence sénile quelques temps avant la mort de mon père, en 2015. Mais elle sourit toujours quand je vais la voir même si elle ne se rappelle plus de m’avoir mis au monde, un jour.
    L’autre dimanche, je l’ai retrouvé dans la salle commune devant la télé. Avec deux autres mémés, en fauteuil roulant elles aussi, dont une en écrasait méchamment. Quand une autre grand-mère (Hélène, 93 ans) rentre dans la salle, avec ses deux cannes, en disant : « Je suis perdue, es-ce-qu’il y a quelqu’un, je suis perdue ». J’ai cru lire dans les yeux de ma mère [ Merde, v’la l’autre ].
    Le dimanche c’est plus calme à l’Ehpad, beaucoup sont à l’extérieur et le service est en sous effectif. J’essaye de rassurer Hélène en lui répondant qu’elle n’est pas perdue. Elle me demande pourquoi on l’a mise là ?
    Ma mère regardait l’immense écran de télévision sans trop rien y comprendre, j’en suis sûr !
    J’en profitais pour commenter les images cathodiques et esquiver la question d’Hélène. Ça parlait d’une autre mémé, the Queen Mother, Élisabeth II. Vous n’êtes plus perdues que je leur annonce, le général de Gaulle est revenu d’Angleterre. Mais il a largué Yvonne, il en a rencontré une plus jeune. Meghane qu’elle s’appelle ! Et je fredonne le p’tit refrain d’une chanson que je chantais, à tue-tête, parfois quand j’étais soûl :
    « Général de Gaulle, tu es notre idooole,
    A toi nos cœurs, nos braaas,
    Général de Gooaaal..!
     »
    La mémé perdue pensait que je me foutais de sa gueule ou que j’étais à demi zinzin.
    Quelqu’un est venue chercher Agnès pour la ramener dans sa chambre. Elle a décroché de l’écran sans trop se rendre compte que j’étais encore là. Hélène n’a pas tarder à la suivre dans le couloir :
    « J e suis perdue, es-ce-qu’il y a quelqu’un, je suis perdue ». J’ai rejoint ma mère dans sa piaule, elle attendait sa soupe, couché dans son lit. En lui disant au revoir, elle me dit : « j’aime bien quand tu me fais des bisous ».
    Comme quoi, tout n’est pas perdu malgré sa mémoire qui flanche.
    #Ehpad #Alzheimer

    https://www.youtube.com/watch?v=8fbzRiYssWk