• 10 chansons d’Amérique latine sur la pandémie

    Latinoamérica le canta a la pandemia : música para sanar
    https://www.elnacional.com/entretenimiento/latinoamerica-le-canta-a-la-pandemia-musica-para-sanar

    https://www.youtube.com/watch?v=KOPXq4dWKL0

    Desde que comenzó la pandemia artistas de distintas corrientes han reflejado qué significa para ellos la crisis actual en el mundo.

    Entre ellos se encuentran los músicos, quienes, además de haber ofrecido conciertos online, han seguido escribiendo canciones que luego comparten en sus redes sociales.

    Esta es una lista de 10 músicos de América Latina que le han cantado a la pandemia.
    Venezuela
    Costa Rica
    Argentina
    El Salvador
    Chile
    Perú
    Uruguay
    México
    Brasil
    Colombia

    ping @sinehebdo

  • Les dirigeants sud-américains (Dilma Rousseff, Lula da Silva, Evo Morales, José Mujica, Rafael Correa) soutiennent l’appel à des sanctions contre Israël
    Palestinian BDS National Committee (BNC), le 3 juillet 2020
    https://www.aurdip.org/les-dirigeants-sud-americains.html

    La version originale qui permet de voir la liste complète de politiciens mais aussi d’artistes (comme Caetano Veloso et Chico Buarque) :
    https://www.laligaporlosddh.com/post/contra-la-anexi%C3%B3n-de-cisjordania

    #Palestine #annexion #Amérique_du_Sud

  • Des croisements anciens entre Polynésiens et Amérindiens mis en évidence par la génétique

    Des analyses ADN confortent l’hypothèse de l’anthropologue Thor Heyerdahl. Mais on ignore si des Amérindiens ont débarqué en Polynésie, ou si ce sont les Polynésiens qui ont « découvert » l’Amérique avant Christophe Colomb.

    Par Hervé Morin Publié, lemonde.fr, mercredi 8 juillet 2020

    En 1937, le jeune anthropologue norvégien Thor Heyerdahl et sa femme Liv débarquent à Fatu Hiva, une île des Marquises, pour leur voyage de noces. Le séjour du couple de Robinson se prolonge. Heyerdahl est fasciné par des légendes locales, selon lesquelles les occupants de l’île seraient venus du Soleil-Levant. Dix ans plus tard, il s’embarque depuis le Pérou sur un radeau de balsa, pour prouver qu’un tel voyage d’est en ouest est possible. Le 7 août 1947, après cent un jours de mer, lui et ses cinq coéquipiers s’échouent sur un atoll des Tuamotu, au terme de 7 000 km d’une navigation mouvementée, apportant une éclatante démonstration de la faisabilité d’une telle dérive.

    L’odyssée du Kon-Tiki deviendra mythique dans le grand public, mais jusqu’à ce jour, les cercles académiques continuent de débattre avec fièvre de l’hypothèse d’Heyerdahl. La théorie dominante étant que le Pacifique a progressivement été exploré et colonisé depuis l’Asie, par les « nomades de la mer » de la civilisation Lapita, sur une période courant de 1 500 avant J.-C. à la fin du XIVe siècle.

    Sans nier la prépondérance de cette ruée maritime vers l’est, une étude, publiée le 9 juillet dans Nature, appuie l’intuition initiale d’Heyerdahl. Elle compare les génomes de 807 individus issus de 17 îles du Pacifique et de 15 groupes amérindiens de la côte du Pacifique. Alexander Ioannidis, postdoctorant à l’université de Stanford, et ses collègues, mettent en évidence des croisements qui seraient survenus vers 1 200 après J.-C. entre Polynésiens et Améridiens, à une époque où les premiers étaient en pleine exploration des derniers confettis du Pacifique.

    Génétique, linguistique et botanique

    Heyerdahl aurait-il vu juste ? « Nous ne pouvons pas dire si les Polynésiens ont atteint les Amériques et sont repartis (avec une certaine ascendance amérindienne), ou si les Amérindiens se sont rendus en Polynésie, comme le croyait Heyerdahl, mais nous pouvons confirmer qu’il y a eu contact, comme il le pensait, répond Alexander Ioannidis. Cela signifie que les influences culturelles des Amérindiens ont pu se propager dans la lointaine Polynésie, comme le théorisait Heyerdahl. »

    L’analyse génétique conforte des indices d’une autre nature, qui mêlent linguistique et botanique. « D’autres chercheurs avaient noté que la patate douce, dont nous savons qu’elle était originaire des Amériques et qu’elle y était largement utilisée comme culture, est arrivée en Polynésie des siècles avant que les marins européens n’atteignent le Pacifique, rappelle Alexander Ioannidis. En outre, le nom de la patate douce, dans de nombreuses langues polynésiennes, kumara, ressemble au nom autochtone utilisé pour la désigner dans certaines langues du nord-ouest de l’Amérique du Sud. »

    N’est-il pas trop beau pour être vrai que le signal le plus fort d’un héritage génétique d’origine amérindienne – provenant des Zenu de Colombie – pointe vers Fatu Hiva, vers 1150 après J.-C., là même où Heyerdhal a été happé par les légendes insulaires ? « Ce n’est pas une coïncidence totale, puisque cette île a été incluse dans notre base de données en partie à cause de ces légendes, répond Alexander Ioannidis. Nous avons trouvé un signe de contact sur Fatu Hiva, là où nous avons cherché, mais il y a beaucoup d’autres îles des Marquises et des Tuamotu qui ne figurent pas dans notre base de données, si bien que nous ne pouvons donc pas dire avec certitude où le contact a eu lieu précisément. »

    La « marge d’approximation » de la génétique

    L’étude de Nature évoque la « possibilité intrigante » que les Amérindiens aient été les premiers à s’installer à Fatu Hiva, et que des navigateurs venus de l’ouest soient arrivés en second lieu. Mais l’alternative a la préférence d’Alexander Ioannidis : « Je pense qu’il est plus probable que des Polynésiens aient atteint les Amériques, étant donné leur technologie de voyage et leur capacité démontrée à parcourir des milliers de milles en haute mer, ce qu’ils faisaient avec succès, à cette époque, à la recherche de nouveaux territoires insulaires. » Un voyage de cette nature a été recréé en 1976 par l’expédition, d’Hawaï à Tahiti, du Hokulea, un bateau polynésien traditionnel, bien plus manœuvrant qu’un radeau de balsa.

    « Il est également possible que certains Amérindiens, qui disposaient de bateaux empruntant la route commerciale côtière de l’Equateur-Colombie vers la Méso-Amérique, aient dérivé dans l’océan Pacifique et, portés par les courants équatoriaux, aient atteint les Tuamotu, convient Alexander Ioannidis. C’est exactement là qu’Heyerdahl a débarqué lors de son voyage de dérive reconstitué avec le Kon-Tiki depuis l’Amérique du Sud. » Mais l’hypothèse d’une découverte précolombienne des Amériques par d’aventureux Polynésiens reste pour lui plus convaincante.

    « Le sujet est vraiment fascinant ! », commente Vincent Lebot (Cirad) qui, en 2013, avait dirigé une étude génétique sur la diffusion de la patate douce dans le Pacifique, laquelle appuyait déjà fortement l’hypothèse de transferts du tubercule depuis l’Amérique du Sud (région du Pérou et de l’Equateur) vers la Polynésie. Il estime que la méthodologie et les marqueurs génétiques décrits dans Nature sont « suffisamment solides pour révéler des échanges entre deux populations qui étaient, à cette époque, suffisamment distantes génétiquement. » Lui aussi penche pour l’hypothèse d’un aller-retour de Polynésiens en Amérique, qui « auraient ramené avec eux des femmes ou des marins amérindiens ». Il note cependant que la génétique laisse « une marge d’approximation » concernant la datation de ces échanges, et salue le fait que les auteurs eux-mêmes mentionnent les limites de leur modèle.

    Héritage génétique indéchiffrable

    Jusqu’alors, l’hypothèse d’une origine amérindienne des Polynésiens avait été essentiellement testée sur les habitants de l’île de Pâques (les Rapa Nui), précisément parce qu’elle est la plus proche du continent américain (3 525 km des côtes chiliennes, tout de même), et distante de plus de 2 000 km de Pitcairn, la première île habitée vers l’ouest. L’héritage génétique de ses habitants était particulièrement indéchiffrable, du fait d’échanges, au XIXe siècle, avec des navigateurs d’origines européenne et amérindienne (peuples chiliens précolombiens). Les analyses ADN apportaient des résultats contradictoires sur une influence amérindienne antérieure.

    Une indécision tranchée par l’étude de Nature : « La composante amérindienne préhistorique sur Rapa Nui, sur laquelle tant de recherches ont porté, est probablement issue d’un événement de contact non pas sur Rapa Nui, mais quelque part en amont dans le processus de colonisation polynésienne des îles du Pacifique », y lit-on. L’arrivée d’ADN amérindien sur l’île de Pâques est datée de 1380.

    Combien d’individus ont-ils été impliqués dans ces croisements dont la trace génétique ténue s’est conservée et diffusée si largement dans l’immensité du Pacifique ? « Nous ne pouvons pas le dire, mais nous pouvons dire que l’ascendance amérindienne sur les différentes îles étudiées a été héritée des mêmes ancêtres, répond Alexander Ioannidis. Tous les ancêtres amérindiens préeuropéens proviennent également de la même région du nord de l’Amérique du Sud et datent d’à peu près la même époque. Cela nous amène à penser qu’une seule expédition a permis d’apporter ces ancêtres sur une île de la Polynésie orientale. Puis, lorsque les dernières îles polynésiennes éloignées ont été colonisées (comme l’île de Pâques), cette trace ancestrale a été portée vers ces nouveaux territoires avec les nouveaux colons, dans leur ADN désormais combiné. »

    « La nouvelle étude de Ionnidis et al. est passionnante et les résultats sont très convaincants, estime le paléogénéticien Lars Fehren-Schmitz (Université de Californie, à Santa Cruz), qui avait pourtant publié, en 2017, une étude excluant tout apport génétique amérindien avant l’arrivée des Européens sur l’île de Pâques. L’idée de déplacer l’attention de Rapa Nui vers d’autres communautés de Polynésie orientale me paraît logique, étant donné que même l’expérience de Thor Heyerdahl ne l’a pas conduit à Rapa Nui. Je suis particulièrement enthousiaste quant à leur hypothèse selon laquelle un flux génétique pourrait provenir de groupes vivant dans le nord de l’Amérique du Sud-Amérique centrale. »

    Pour lui, la preuve la plus convaincante de l’ascendance amérindienne chez des individus des communautés insulaires viendra, in fine, de l’analyse d’ADN ancien prélevé sur des squelettes datant de l’époque préeuropéenne. « Mais c’est aux communautés de ces îles de décider si cette question les intéresse », conclut-il.

    Hervé Morin

    https://www.lemonde.fr/sciences/article/2020/07/08/des-croisements-anciens-entre-polynesiens-et-amerindiens-mis-en-evidence-par

    #anthropologie #génétique #Amérindiens #Amérique #Polynésie #Pacifique

  • À #Argenteuil, les habitants écopent d’#amendes par vengeance ou pour les faire taire | #StreetPress
    https://www.streetpress.com/sujet/1593693805-argenteuil-habitants-ecopent-amendes-par-vengeance-faire-tai

    Le silence par les amendes
    Ces amendes sont surtout un moyen pour les policiers de se #venger. Dans les dossiers de Stanis, une histoire est symbolique et date de 2013. Après un énième contrôle violent à la cité Champagne, dix jeunes dont Tarek, Geoffrey ou Omar (qui ont déjà été victimes de dérives policières dont nous vous parlons ici) vont porter plainte au commissariat d’Argenteuil. On les fait attendre puis on leur demande de repasser. Quelques jours plus tard, ils reçoivent une quarantaine d’amendes. De trois à huit selon les personnes, d’après les #PV que StreetPress a pu consulter. Six sont pour un « dépôt d’ordures » le 4 février à 19h pétantes. À croire qu’ils sortent leurs poubelles tous ensemble. Sur ces six, cinq autres ont également des #prunes pour « déversement de liquide insalubre » et « émission de bruit de nature à troubler le voisinage » à 19h. Pas de chance, Tarek, Geoffrey et Omar reprennent des contraventions pour « dépôt d’ordures », « émissions de bruit » et « interdiction de fumer » du 5 au 7 février. Toutes constatées à 23h30 pour les deux premiers et à minuit pour le troisième. Pour Stanis, qui a porté leurs plaintes à l’#IGPN et devant le #défenseur_des_droits, c’est plus que #louche :

    « Ils les ont fait payer pour avoir voulu porter plainte. Ce sont des #faux_en_écriture_publique, un crime passible des #Assises ».

  • L’#écologie_municipale, ou la ville face à son histoire

    Les verts élus dans les grandes #villes doivent faire un #choix : se focaliser sur la qualité de vie de leurs administrés au risque de renforcer la #fracture entre #centres urbains et #périphéries, ou au contraire renouer avec les #territoires_fantômes que les #métropoles consomment et consument.

    Après le succès des candidatures et alliances écologistes dans certaines des plus grandes villes de France dimanche, une chose a très peu retenu l’attention des commentateurs politiques. C’est le paradoxe, au moins en apparence, d’une #métropolisation de l’écologie politique – le fait que les valeurs vertes semblent trouver dans les grands centres urbains leur principal lieu d’élection. Au lieu de s’interroger sur les motivations et les idéaux des personnes qui peuplent ces villes pour essayer d’y lire l’avenir, peut-être faut-il alors renverser la perspective et regarder l’objet même que constitue la #ville, sa réalité indissociablement écologique et politique.

    Au regard de l’#histoire, cette #urbanisation des #valeurs_vertes ne va pas du tout de soi. La ville a souvent été définie, en Europe au moins, par l’enveloppe protectrice des remparts qui tenait à distance les ennemis humains et non humains (animaux, maladies), et qui matérialisait la différence entre l’espace de la cité et son pourtour agraire et sauvage. En rassemblant les fonctions politiques, symboliques, sacerdotales, les villes engendrent des formes de socialité qui ont fasciné les grands penseurs de la modernisation. Saint-Simon, par exemple, voyait dans la commune médiévale italienne l’origine du développement matériel et moral propre à la #modernité. Durkheim, plus tard, faisait de la ville le prototype du milieu fait par et pour l’humain, le seul espace où pouvait se concrétiser le projet d’#autonomie.

    Aspirations urbaines

    Mais les villes sont également devenues, avec le processus d’#industrialisation, de gigantesques métabolismes matériels. L’explosion démographique des métropoles industrielles au XIXe siècle va de pair avec la concentration du travail, de l’énergie, et plus largement des flux de matière qui irriguent l’économie globale. Au cœur des transformations de la vie sociale, la ville est aussi au cœur de ses transformations matérielles : elle aspire d’immenses quantités de ressources, pour les relancer ensuite dans le commerce sous forme de marchandises. En laissant au passage les corps épuisés des travailleurs et des travailleuses, ainsi que des montagnes de déchets visibles ou invisibles, résidus non valorisés du processus productif.

    Ainsi la ville irradie le monde moderne de son prestige symbolique et culturel, mais elle tend aussi à déchirer le tissu des circularités écologiques. L’un ne va pas sans l’autre. Chaque ville, par définition, est tributaire de circuits d’approvisionnement qui alimentent ses fonctions productives, ou simplement qui la nourrissent et la débarrassent des contraintes spatiales. Chaque ville est entourée d’une périphérie fantôme qui l’accompagne comme son ombre, et qui est faite des #banlieues où vivent les exclus du #rêve_métropolitain, des champs cultivés et des sous-sols exploités. Chaque urbain mobilise malgré lui un espace où il ne vit pas, mais dont il vit.

    L’une des sources de la #sensibilité_écologique contemporaine se trouve justement dans la critique de l’avant-garde urbaine. Dans l’Angleterre victorienne, William Morris ou John Ruskin retournent à la #campagne pour démontrer qu’une relation organique au #sol est susceptible de régénérer la civilisation, sans pour autant compromettre les idéaux d’émancipation. Mais ils luttaient contre une tendance historique dont l’extraordinaire inertie a rapidement provoqué la disqualification de ces expériences. Surtout pour le #mouvement_ouvrier, qui avait en quelque sorte besoin des formes spécifiquement urbaines d’#aliénation pour construire la #solidarité_sociale en réponse.

    Si l’on replace dans cette séquence d’événements le phénomène d’urbanisation des attentes écologiques actuelles alors il y a de quoi s’interroger sur l’avenir. Deux trajectoires possibles peuvent s’esquisser, qui ont cela d’intéressant qu’elles sont à la fois absolument irréconciliables sur un plan idéologique et matériel, et quasiment impossibles à distinguer l’une de l’autre dans le discours des nouveaux édiles de la cité verte.

    Faire atterrir le #métabolisme_urbain

    D’un côté, on trouve le scénario d’une consolidation des #inégalités_sociales et spatiales à partir des valeurs vertes. Pour le dire de façon schématique, les grands pôles urbains poussent la #désindustrialisation jusqu’à son terme en éliminant les dernières nuisances et toxicités propres à la #ville_productive : elles se dotent de parcs, limitent les transports internes et créent des #aménités_paysagères (comme la réouverture de la Bièvre à Paris). C’est ce que la sociologie appelle la #gentrification_verte, dont #San_Francisco est le prototype parfois mis en avant par les prétendants écologistes aux grandes mairies. Au nom d’une amélioration difficilement critiquable de la qualité de vie, la ville des #parcs et #jardins, des boutiques bio, des #mobilités_douces et des loyers élevés court le risque d’accroître le #fossé qui la sépare des périphéries proches et lointaines, condamnées à supporter le #coût_écologique et social de ce mode de développement. #Paris est de ce point de vue caractéristique, puisque l’artifice administratif qui tient la commune à l’écart de sa banlieue est matérialisé par la plus spectaculaire infrastructure inégalitaire du pays, à savoir le #boulevard_périphérique.

    Mais si le vert peut conduire à consolider la #frontière entre l’intérieur et l’extérieur, et donc à faire de la qualité de vie un bien symbolique inégalement distribué, il peut aussi proposer de l’abolir – ou du moins de l’adoucir. Une réflexion s’est en effet engagée dans certaines municipalités sur le pacte qui lie les centres-villes aux espaces fantômes qu’elles consomment et consument. La #renégociation de la #complémentarité entre #ville et #campagne par la construction de #circuits_courts et de qualité, l’investissement dans des infrastructures de #transport_collectif sobres et égalitaires, le blocage de l’#artificialisation_des_sols et des grands projets immobiliers, tout cela peut contribuer à faire atterrir le #métabolisme_urbain. L’équation est évidemment très difficile à résoudre, car l’autorité municipale ne dispose pas entre ses mains de tous les leviers de décision. Mais il s’agit là d’un mouvement tout à fait singulier au regard de l’histoire, dans la mesure où il ne contribue plus à accroître la concentration du capital matériel et symbolique à l’intérieur de la cité par des dispositifs de #clôture et de #distinction, mais au contraire à alléger son emprise sur les #flux_écologiques.

    Le défi auquel font face les nouvelles villes vertes, ou qui prétendent l’être, peut donc se résumer assez simplement. Sont-elles en train de se confiner dans un espace déconnecté de son milieu au bénéfice d’une population qui fermera les yeux sur le sort de ses voisins, ou ont-elles engagé un processus de #décloisonnement_social et écologique ? L’enjeu est important pour notre avenir politique, car dans un cas on risque le divorce entre les aspirations vertes des centres-villes et la voix des différentes périphéries, des #ronds-points, des lointains extractifs, alors que dans l’autre, une fenêtre s’ouvre pour que convergent les intérêts de différents groupes sociaux dans leur recherche d’un #milieu_commun.

    https://www.liberation.fr/debats/2020/06/30/l-ecologie-municipale-ou-la-ville-face-a-son-histoire_1792880

    #verts #élections_municipales #France #inégalités_spatiales #mobilité_douce #coût_social ##décloisonnement_écologique

    via @isskein
    ping @reka @karine4

  • In the fallout from COVID-19, Latin America risks losing its remittance lifeline - Equal Times
    #Covid-19#migrant#migration#remise#Ameriquelatine

    https://www.equaltimes.org/in-the-fallout-from-covid-19-latin

    The average minimum wage in Venezuela as of May 2020 was 400,000 bolívares a month (approximately US$2.33 using historical exchange rates), supplemented by an additional 400,000 bolívares in food vouchers. Even with two jobs and a degree in chemical engineering, Cubillan struggled to make a living. Instead, he now zips across Buenos Aires as a delivery driver. Though far from the dreams he had for himself, it is more than he could have done at home.

  • #guide des aménagements cyclables merdiques
    http://carfree.fr/index.php/2020/06/24/guide-des-amenagements-cyclables-merdiques

    Faire de mauvais aménagements cyclables est quelque chose d’assez facile, pratiqué par de nombreuses communes. Mais, pour réaliser des aménagements cyclables vraiment merdiques, cela ne s’improvise pas et cela requiert Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Ressources #Vélo #2000 #aménagement #cyclabilité #cyclistes #humour #photos #pistes_cyclables

  • La maison individuelle, un fantasme individualiste hors-sol | Jonathan Dubrulle
    https://reporterre.net/La-maison-individuelle-un-fantasme-individualiste-hors-sol

    Le retour à la campagne des populations urbaines peut avoir des conséquences délétères sur l’environnement, la faune et les petits agriculteurs, explique l’auteur de cette tribune. Qui voit dans la maison individuelle l’incarnation coûteuse d’un individualisme hors-sol. Source : Reporterre

    • Sur le thème de la maison individuelle :

      JBB, Article11 - « L’ego dans son enclos »
      https://seenthis.net/sites/687082
      à propos du livre "Le Cauchemar pavillonnaire" de Jean-Luc Debry

      Mais si Le Cauchemar pavillonnaire a tout du jeu de massacre, petites espérances et grandes médiocrités des classes moyennes en ligne de mire, il ne faut surtout pas le résumer à sa seule brutalité pamphlétaire. L’essai dessine surtout le détaillé et percutant portrait d’une société dans laquelle toute ambition individuelle se réduit à la jouissance du consommateur. Un monde étriqué et corseté, fait de repli sur soi et d’addiction marchande.

    • Entre le pavillonnaire et le collectif, il y a les maisons (anciennes) mitoyennes sur deux niveaux avec ses jardins tout en longueur : ma façade et mon jardin font 5 mètres de large, des voisins de chaque côté qui me font économiser du chauffage. C’est aussi mon lieu de travail.

    • J’ai un copain géographe qui avait montré que la maison mitoyenne à un ou deux étages était un modèle très dense, @odilon.

      Sur ce texte... Il a un côté étudiant arrogant (il est dans la meilleure école d’agro du pays) mais ne casse pas des briques. C’est ce que s’acharnent à dire les militant·es écolos. Sauf que... wait, ils et elles ne se contentent pas de blâmer le populo mais mettent en cause des logiques économiques et des projets d’aménagement décidés en haut lieu : un centre commercial périphérique, un triangle de Gonesse pour promouvoir l’attractivité du territoire, un Grand Paris, etc.

      Car la France perd l’équivalent d’un département de terres agricoles tous les sept ans. Et cette artificialisation ne se fait pas sur des terrains ingrats, puisque l’Inrae (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement, ex-Inra) estime que 70 % des pertes de foncier ont lieu sur des terres à haut potentiel agronomique. Ce n’est pas étonnant, puisque les terres planes, peu caillouteuses et bien drainées sont aussi intéressantes pour les agriculteurs que pour les lotisseurs, qui y voient un moyen de réduire les coûts de viabilisation.

      C’est un peu idiot : l’artificialisation se fait sur des terres riches parce que c’est sur ces terres riches que se sont développées historiquement les métropoles les plus attractives. Et elles le restent parce que c’est là qu’il y a le pognon. Pas parce qu’on économise des sous en les viabilisant !

      Bref, un vrai travail d’étudiant dans sa petite discipline... Encore du déchet de Reporterre, qui fait des trucs bien mais pas que !

  • Capitaliser et valoriser les données de paiement : l’exemple de l’industrie des cartes de crédit
    https://linc.cnil.fr/capitaliser-et-valoriser-les-donnees-de-paiement-lexemple-de-lindustrie-de

    Si les données sont aujourd’hui au cœur des recompositions de l’écosystème des moyens de paiement, leur transformation en actif valorisable est le fruit d’une histoire plus longue qui trouve son origine dès le début du XXe siècle aux Etats-Unis. A la fin des années 2000, une enseigne de distribution américaine a envoyé des bons de réduction pour des produits pour futures mamans à une adolescente de 17 ans. Son père, énervé, était alors venu trouver le directeur du supermarché local, avant de venir (...)

    #AmericanExpress #Google #MasterCard #Visa #Western_Union #carte #payement #métadonnées #prédiction #BigData (...)

    ##surveillance

  • Médecins, dentistes, psychiatres, gynécologues… Le refus de soins aux précaires bientôt sanctionné
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/06/16/medecins-dentistes-psychiatres-gynecologues-le-refus-de-soins-aux-precaires-

    Un décret à paraître organise la procédure de conciliation et d’éventuelles sanctions contre les professionnels de santé qui discrimineraient les patients. Par Isabelle Rey-Lefebvre

    Philippe Vermesch, président du Syndicat des médecins libéraux, troisième de la profession avec 8 000 adhérents, ne décolère pas : « Pendant que le “Ségur de la santé”, avec ses douzaines de sous-groupes et ses centaines de réunions, nous mobilise ou plutôt nous épuise, le gouvernement en profite pour faire resurgir des tréfonds de ses placards un projet de décret sur les refus de soins. »

    Le 9 juin, la commission de la réglementation de l’Assurance-maladie examinait en effet le texte d’un décret en application de la loi du 21 juillet 2009 portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires, dite « loi Bachelot ». Elle prévoyait une procédure de plainte et de conciliation à la disposition des patients en cas de refus de soin par un professionnel de santé ou de dépassement exagéré de ses honoraires. Une disposition restée lettre morte faute de décret d’application.

    Le vide sera donc comblé dans quelques jours, avec l’accord du Conseil national de l’ordre des médecins. « Voilà onze ans que nous attendions ce texte qui était un peu tombé dans les oubliettes, se réjouit Féreuze Aziza, chargée de mission Assurance-maladie à France Assos Santé qui fédère les associations de patients. Nous avions remis le sujet sur la table en 2019, lors du débat sur la loi santé présenté par Agnès Buzyn, en vain, mais la ministre nous avait promis de publier ce décret. »

    « Clarification juridique »

    Le texte a le mérite de cerner la notion de « refus de soin illégitime » : « L’orientation répétée et abusive, sans justification médicale, vers un autre professionnel ou établissement de santé, ou la fixation d’un délai de rendez-vous manifestement excessif au regard des délais habituellement pratiqués par le professionnel », mais aussi « les pratiques engendrant des difficultés financières d’accès aux soins, c’est-à-dire ne pas respecter les tarifs opposables, les limitations d’honoraires ou les plafonds tarifaires, ou encore le refus d’appliquer le tiers payant ou d’élaborer un devis. »

    Mme Aziza se félicite « de cette clarification juridique et du fait qu’un usager ou une association pourront, désormais, dans chaque département, saisir une commission de conciliation, ce qui vaut plainte, et se faire assister ou représenter par une association d’usagers ».

    « N’importe qui pourra donc porter plainte, et nous devrons nous déplacer à la convocation de cette séance de conciliation, comme si nous avions le temps, peste M. Vermesch. Il existe déjà les chambres disciplinaires des différents ordres, médecins, dentistes, sages-femmes… D’ailleurs, les médecins soignent tout le monde, les discriminations sont très minoritaires », soutient-il, en dénonçant la sévérité des sanctions envisagées : pénalités financières (jusqu’à deux fois le montant des dépassements facturés), retrait du droit à dépassement d’honoraires, etc.

    Listes blanches de médecins accueillants

    Les discriminations ne sont pas si rares que cela, à en croire les différentes études sur le sujet, notamment auprès des plus de sept millions de patients bénéficiant d’une complémentaire santé solidaire.

    Un testing, réalisé en octobre 2019 par le Défenseur des droits auprès de 1 500 cabinets médicaux l’a révélé. Sur les 4 500 fausses demandes de rendez-vous adressées, dont la moitié au nom de patients classiques, l’autre des bénéficiaires de ces divers régimes, 9 % des chirurgiens-dentistes, 11 % des gynécologues et 15 % des psychiatres libéraux discriminent les patients en refusant de leur donner le rendez-vous qu’ils accordaient, dans le même temps, au patient lambda.

    A Paris, les refus explosent et mettent en cause 38 % des dentistes, 26 % des gynécologues et 31 % des psychiatres testés. Les spécialistes du secteur 2, autorisés à pratiquer des dépassements d’honoraires, sont plus discriminants (+ 6 points) que ceux du secteur 1, qui respectent les tarifs réglementés. Lorsqu’un patient cumule un nom à consonance africaine et un droit à bénéficier d’une couverture maladie universelle (CMU), les refus par les dentistes parisiens grimpent à 45 % et par les gynécologues à 35 %.

    Ces discriminations obligent les associations d’aide aux plus démunis à dresser des listes blanches de médecins accueillants, concentrant cette patientèle sur les mêmes professionnels. En la répartissant mieux, le décret espère corriger cette logique. « Il manque, hélas, dans le projet de décret, un volet sur l’information des patients, regrette Mme Aziza. Nous aurions aimé que le mode d’emploi de la plainte pour refus de soin soit affiché dans les cabinets médicaux et que, à tout le moins, un formulaire de plainte accessible par Internet soit proposé. »

    #refus_de_soin #CMU #AME #santé #santé_publique #accès_aux_soins #secteur_2 #honoraires #médecins

  • « En envoyant des individus armés pour gérer les problèmes sociaux, on augmente le risque de blessures ou de morts »
    https://www.bastamag.net/police-violences-racisme-bavures-abolitionnistes-Black-Lives-Matter-IGPN-I

    À travers le monde les mobilisations pour dénoncer les brutalités policières ne faiblissent pas et lancent aux institutions le même appel : ce système, malade de son impunité, doit cesser. Alors comment réduire les #Violences_policières ? Réponses de Magda Boutros, sociologue à l’Université de Chicago qui travaille sur les mobilisations contre les violences et discriminations policières. Basta ! : Le mouvement de protestation qui suit la mort de George Floyd, tué par des policiers le 30 mai à Minneapolis (...) #Décrypter

    / A la une, #Luttes_sociales, #Europe, #Amériques, #Entretiens, Violences policières

  • A Beaucaire, les saisonniers étrangers, entre conditions de vie difficiles et crainte du coronavirus
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/06/13/a-beaucaire-les-saisonniers-etrangers-entre-conditions-de-vie-difficiles-et-

    Dans la longue file d’attente qui s’étend devant le gymnase de Beaucaire (Gard) transformé en centre de dépistage, les accents de Colombie et de l’Equateur se mêlent à ceux, plus hachés, des membres de la Croix-Rouge. Un homme s’inquiète auprès de son voisin, en espagnol : « Est-ce qu’il faut une carte Vitale ? Parce que je n’en ai pas. » Sur ces terres fertiles, limitrophes des Bouches-du-Rhône et proches du Vaucluse, beaucoup d’ouvriers agricoles, provenant majoritairement d’Amérique du Sud et transitant par l’Espagne, arrivent tous les ans par bus entiers au printemps. Très dépendants de cette main-d’œuvre, d’autant plus en période de crise sanitaire, les agriculteurs membres de la Fédération des syndicats d’exploitants agricoles des Bouches-du-Rhône avaient manifesté le 20 mai à Arles et Aix pour s’assurer de leur venue. Alors, à la réouverture des frontières, ils sont arrivés. Avec, a priori, plusieurs cas de Covid-19 à bord.
    A quelques kilomètres de Beaucaire, de l’autre côté du Rhône, plusieurs foyers du virus sont apparus début juin. Une trentaine de cas ont été découverts dans un camping de travailleurs installé au milieu des champs à Noves et chez un producteur de fraises à Maillane, au nord des Bouches-du-Rhône. Une opération de dépistage a depuis été lancée. Les derniers bilans attestent 158 cas dans le département, 53 autres dans le Gard et 39 autres dans le Vaucluse.

    #Covid-19#migrant#migration#saisonnier#france#espagne#ameriquedusud#cluster#depistage#economique#sante#maindoeuvre

  • Cluster dans les Bouches-du-Rhône : comment des saisonniers latinos-américains ont-ils pu venir en France pendant la crise sanitaire ? - Libération
    https://www.liberation.fr/checknews/2020/06/12/cluster-dans-les-bouches-du-rhone-comment-des-saisonniers-latinos-america

    Plus de cent travailleurs agricoles ont été testés positifs au Covid-19 dans les Bouches-du-Rhône. Parmi eux, on retrouve de nombreux saisonniers agricoles venus d’Amérique latine, recrutés par une société d’intérim espagnole.

    #Covid-19#migrant#migration#france#cluster#saisonnier#ameriquelatine#economie#test

    • Extrait (12 juin 2020) :

      Une promiscuité difficilement compatible avec le respect des gestes barrières

      A moins que ces conditions ne se soient améliorées, il semblerait que le respect des gestes barrières soit difficile à appliquer dans ce type d’accueil, puisque la préfecture indique à CheckNews, que « lors d’un contrôle fin avril », la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte) a « constaté sur un site une trop grande promiscuité dans les conditions d’hébergement et l’absence de fourniture en eau potable. Un arrêté préfectoral avait alors imposé de réduire le nombre d’occupants de cet hébergement et d’assurer un approvisionnement en eau potable ».

      Pour la sociologue Béatrice Mesini, spécialiste des droits des travailleurs agricoles étrangers, notamment dans le Sud de la France, la « grande promiscuité à tous les étages », que ce soit dans les logements, les transports ou le lieu de travail, « paraît assez incompatible » avec le respect des gestes barrières souhaité par le gouvernement dans sa documentation.


      Deux hébergements insalubres destinés aux saisonniers agricoles fermés dans le Gard
      Lundi 29 juin 2020
      https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/deux-hebergements-insalubres-destines-aux-saisonniers-fermes-dans-le-gard
      À Saint-Gilles et Vauvert, la Préfecture du Gard vient de fermer deux hébergements destinés aux salariés agricoles. Ils sont jugés insalubres.

      Des salariés agricoles saisonniers du Gard étaient hébergés dans des conditions indignes. Au total, cela concerne environ 200 personnes. Leurs hébergements viennent d’être fermés par le Préfet après enquête. Il s’agit d’une fermeture administrative. Les deux agriculteurs concernés sont installés à Vauvert et Saint Gilles. Tous les deux sont mis en demeure de se mettre aux normes.

      Par ailleurs, la justice poursuit l’enquête, au-delà de l’hébergement indigne, sur les conditions de travail et d’emploi de ces salariés. Il s’agit le plus souvent de Colombiens, venus en France par l’entremise de la société espagnole « Terra Fécundis ». « Les chambres étaient trop petites. Les cuisines sans aération ni ventilation, détaille Florence Barral-Boutet, à la tête de la Direction du Travail du Gard. Les personnes les unes sur les autres. Parfois, ces mobil-homes ne sont pas déclarés au niveau de l’urbanisme. Les écoulements des eaux usées ne sont pas conformes, sans parler de l’accès à l’eau potable ».

      « Ces deux entrepreneurs agricoles avaient déjà été verbalisés pour les mêmes faits. Ils ne peuvent pas dire qu’ils ne savaient pas. c’est encore pire que ce qu’on imaginait, ça relève presque de Germinal, avec vraiment une exploitation de ces salariés ». Éric Maurel, procureur de la République de Nîmes

      #Terra_Fecundis

    • Cf. « On est traités comme des animaux » : à Beaucaire, les saisonniers étrangers, entre conditions de vie difficiles et crainte du coronavirus (13 juin 2020)
      via @colporteur
      https://seenthis.net/messages/862182


      Une affaire hors norme de fraude sociale bientôt devant la justice
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/04/06/une-affaire-hors-norme-de-fraude-sociale-bientot-devant-la-justice_6035702_3

      Entreprise de travail temporaire espagnole, Terra Fecundis doit être jugée en mai à Marseille dans un dossier de fraude au travail détaché en France.
      06 avril 2020

      Il s’agit probablement de la plus grosse affaire de dumping social jugée en France. Elle concerne une entreprise de travail temporaire espagnole : Terra Fecundis, dont le siège se trouve en Murcie, dans le sud-est du pays. Selon nos informations, cette société ainsi que ses dirigeants vont devoir rendre des comptes devant la sixième chambre correctionnelle du tribunal de Marseille, à l’occasion d’un procès programmé du 11 au 14 mai, qui risque, toutefois, d’être décalé à cause de la crise sanitaire.

      Les prévenus se voient reprocher d’avoir mis à disposition, pendant plusieurs années, des milliers d’ouvriers – principalement originaires d’Amérique latine –, sans les avoir déclarés dans les règles et en méconnaissant diverses obligations relatives au salaire minimum, aux heures supplémentaires, aux congés payés, etc. Le préjudice serait lourd pour les femmes et les hommes ainsi employés, mais aussi pour la Sécurité sociale française, privée des cotisations qui, selon l’accusation, auraient dû lui être versées : un peu plus de 112 millions d’euros entre début 2012 et fin 2015 – la période retenue par la procédure pénale, sachant que l’entreprise espagnole poursuit toujours son activité dans l’Hexagone, aujourd’hui.

      Depuis au moins une dizaine d’années, la société Terra Fecundis fournit à des exploitations agricoles tricolores de la main-d’œuvre pour la cueillette des fruits et des légumes. Ses services sont manifestement très appréciés : en 2019, elle avait un peu de plus de 500 clients, disséminés sur 35 départements, d’après un document mis en ligne sur le site Internet de la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte) d’Occitanie. « Estimé » à 57 millions d’euros, son chiffre d’affaires en France provient, en grande partie, de contrats signés avec des maraîchers des Bouches-du-Rhône et du Gard.

      Mort d’un salarié en 2011

      Terra Fecundis a commencé à capter l’attention de la justice il y a presque neuf ans, à la suite d’un épisode tragique. En juillet 2011, un de ses salariés, de nationalité équatorienne, avait trouvé la mort à l’hôpital d’Avignon, peu de temps après avoir fait un malaise à l’issue d’une journée de travail éreintante. Agé de 33 ans, l’homme avait été victime d’une déshydratation sévère dans des circonstances troublantes, qui avaient conduit à l’ouverture d’une enquête.

      #paywall

      Lien vers leur enquête de 2015 :

      Une saison en enfer
      Depuis dix ans, Terra Fecundis fait travailler en France jusqu’à 5 000 ouvriers agricoles sud-américains sous contrat espagnol. Les méthodes de la société d’intérim sont aujourd’hui dénoncées.
      Par Jean-Baptiste Chastand Publié le 31 mars 2015 à 19h13 - Mis à jour le 19 août 2019 à 13h04

      Déjà ici en 2015 : https://seenthis.net/messages/361156 via @odilon

  • Les prisons sont un objet d’études dans plusieurs pays d’Amérique latine. Mais l’orientation dominante de ces travaux interroge de nombreux chercheurs... #prisons #Amérique_Latine #SHS

    https://sms.hypotheses.org/25020

    En el transcurso de los últimos meses (2019-2020), asistí y participé en varios eventos académicos que trataban de alguna manera del sistema penal y penitenciario mexicano. Después de todo, a este tema me he dedicado desde hace muchos años. Pues resulta que, en más de una ocasión, me enojé mucho. Este enojo, que también identifico como indignación, funge ahora como un motor para la reflexión. Quisiera partir de tres eventos particulares, y sobre todo de algunas ponencias, que han despertado en mí estos sentimientos.

    Por obvios motivos de confidencialidad, plantearé las características de dichos eventos sin exponer a las instituciones que los organizaron, porque creo que la responsabilidad de los contenidos es tanto de quienes exponen como de quienes organizan. Habrá quienes no coincidirán conmigo en este punto y podríamos discutirlo, pero este es el que asumo ahora. Cabe resaltar que todas las personas ponentes tienen grados académicos de maestría o de doctorado, y en su gran mayoría se desempeñan en docencia e investigación en reconocidas universidades del país (...)

  • Soap for refugee shelters; a matter of life and death as pandemic continues | | UN News
    https://news.un.org/en/story/2020/05/1063262

    Nicaraguans; part of an exodus of people in Central and South America, claiming asylum from persecution and human rights abuses.The shelters are run by civil society – mostly faith-based organizations – working closely with UNHCR Mexico, and hygiene conditions can sometimes be found wanting. For this reason, particularly during the current COVID-19 pandemic, the work of the Clean The World Foundation, is crucial. This US-based NGO provides water sanitation and hygiene facilities to vulnerable populations in crisis situations, and distributes soap made from used bars, collected from hotels, and recycled. Some of these bars are being donated to the camps in northern Mexico, where it is hoped they can make a major difference helping keep coronavirus at bay. “These supplies represent up to two years of soap availability that will benefit migrants, asylum seekers and refugees”, Rene Arguellez, from UNHCR Mexico, explained to UN News. “It is of fundamental importance to our initiatives, particularly in the current situation where there is a real scarcity of hygiene products, and where the concentration of people could lead to challenging situations if a contagious outbreak occurs.”

    #Covid-19#migrant#migration#réfugiés#mexique#AmériqueCentrale#hygiène#santé#demandeursd'asile#conditions-sanitiares#contagion

  • AGRO-INDUSTRIEZH : Emsavet ar gazetennerienn ’nep d’ar gwask ’vez lakaet warne
    https://expansive.info/AGRO-INDUSTRIEZH-Emsavet-ar-gazetennerienn-nep-d-ar-gwask-vez-lakaet-war

    Lettre ouverte en version bretonne de journalistes pour dénoncer les pressions et atteintes à la liberté d’informer sur l’agro-alimentaire en BZH. / lizher skrivet gant kazetennerien e Breizh evit mont a-enep d’ar gwask lakaet warno pa vez kaoz d’an agro-industriezh e Breizh. #Infos_locales

    / Une, #Ruralité_-_Luttes_paysannes, #Aménagement_du_territoire, #Ouest-France

    https://www.change.org/p/lo%C3%AFg-chesnais-girard-pour-la-libert%C3%A9-d-informer-sur-l-agroalimenta

  • COVID-19 E (IN)MOVILIDAD EN LAS AMÉRICAS

    Este es un proyecto (in)acabado, por lo tanto en construcción, que reflexiona colectivamente en torno a la (in)movilidad y el control en las Américas durante la pandemia. Hemos querido mapear las respuestas estatales; las situaciones de alerta que enfrenta la población migrante, particularmente desplazados internos, deportadxs, detenidxs, solicitantes de asilo, refugiados, migrantes irregularizados sean éstos adultos o niñxs o adolescentes; y, las respuestas sociales en cada uno de los espacios nacionales. Al mapear, no hemos pretendido en lo absoluto producir una cartografía fija del continente, ni menos aún información geo-referenciada. En el contexto de este proyecto, mapear ha tenido otras significaciones. Por un lado, ha supuesto levantar información de prensa, sistematizarla y crear un archivo digital donde quede registrada la tensión entre (in)movilidad y control desatada en la gran mayoría de los países del continente durante el momento inicial de la pandemia. Por otro, inspirados en la cartografía crítica, mapear ha implicado “deconstruir el mapa” (Harley, 1989), o la imagen nítida que da la cartografía tradicional del continente, para sacar a la luz los espacios ocultos, los conflictos no vistos ni captados por la prensa, pero latentes; esos conflictos que deliberadamente quedan por fuera de un mapa tradicional y a la vez de la discusión pública.

    https://www.inmovilidadamericas.org
    #migrations #immobilité #im/mobilité #mobilité #Amériques #covid-19 #coronavirus #asile #migrations #Amérique_latine #frontières #peur #violence #droits #droit_d'asile #confinement

    –------

    COVID-19 AND (IM)MOBILITY IN THE AMERICAS

    This is an (un)finished project – therefore under construction– that collectively reflects on (in)mobility and control in the Americas during the pandemic. We wanted to map three main themes: 1- state measures; 2- warning situations the migrant population currently face, particularly internally displaced persons, deportees, detainees, asylum seekers, refugees, irregularized migrants, whether they are adults or children or adolescents; and, 3- the social responses in each of the national spaces. By mapping, we have not at all intended to produce a fixed mapping of the continent, neither geo-referenced information. In the context of this project, mapping has different meanings. On the one hand, it has involved gathering press information, systematizing it, and creating a public digital archive about the tension between (in)mobility and control in the vast majority of countries on the continent during the initial moment of the pandemic. On the other hand, inspired by critical cartography, mapping has implied “deconstructing the map” (Harley, 1989) of the Americas, or “to read between the lines of the map –in the margins of the text – and through its trope to discover the silences and contradictions that challenge the apparent honesty of image” (1989:3). Mapping has signify therefore bringing to the light hidden spaces or conflicts built upon (in)mobility and control during the pandemic that deliberately remain outside of a traditional map and thus often of the public discussion.

    https://www.inmovilidadamericas.org/?lang=en

    ping @isskein @thomas_lacroix @reka

  • Au Brésil, militants antifascistes et mouvements d’émancipation défient le président Bolsonaro
    https://www.bastamag.net/Antifa-manifestations-contre-Bolsonaro-Bresil-Black-live-matter-impeachmen

    Pendant que les États-Unis se soulèvent contre le racisme, au Brésil, des clubs de supporters de foot antifascistes manifestent contre le président d’extrême droite et convergent avec d’autres mouvements sociaux. Tout est parti d’une attaque de militants d’extrême droite contre des supporters de foot du mythique club Corinthians, de São Paulo – club dont les joueurs et les supporters étaient à la pointe de la lutte contre la dictature militaire au début des années 80. Ce 31 mai, en réaction à cette (...) #Résister

    / Démocratie !, #Amériques, #Discriminations, A la une

    #Démocratie_ !

  • Migrantes de otro mundo

    La idea de este trabajo colaborativo nació en un taller que dio la directora de CLIP en 2019 con la Fundación Gabo. Allí descubrimos con Alberto Pradilla –hoy en Animal Político y autor de dos reportajes – el primer hilo de esta historia. Semanas después, con el equipo CLIP, pensamos que, por su misma naturaleza andariega, la migración es la historia que sólo se puede contar bien en forma colaborativa, desde las visiones y las sabidurías de múltiples colegas y sus medios. Por eso, nos pusimos a la tarea de crear esta alianza que ha resultado ser más fructífera y potente de lo que imaginamos. Empezamos en una reunión presencial (cuando eso aún se podía) realizada junto con la organización europea Occrp, cuyo editor para América Latina, Nathan Jaccard es también artífice de esta investigación, y desde septiembre nos pusimos manos a la obra. Después de nueve meses, aquí estamos: doce medios americanos, dos europeos; los otros aliados periodísticos, que fuimos buscando a medida que la historia los pedía en Camerún, India, Nepal, y de la mano de un equipo de producción, diseño, desarrollo digital y de audiencias comprometido y excepcional, con esta investigación colaborativa transfronteriza. Nos acompañó en este sueño desde el vamos, la Fundación Avina, y por el camino se sumó la Seattle International Foundation, las dos con gran generosidad. Los mecenas institucionales de CLIP han sido, todo este tiempo, soporte fundamental. Ahora esperamos que, con la ayuda de ustedes los navegantes, esta historia, hasta ahora sumergida en la indolencia y la clandestinidad, salga a la luz y nos inspiren estos valientes migrantes para imaginar un mundo más humano. Aquí verán los créditos de los creadores y mecenas de Migrantes de Otro Mundo.

    https://migrantes-otro-mundo.elclip.org/index.html
    –-> Travail d’investigation de journalistes (18 medias impliqués) sur les routes et les témoignanes des personnes migrantes du continent african et asiatique en Amérique latine.

    #routes_migratoires #parcours_migratoires #Afrique #Amérique_latine #africains #migrations #asile #réfugiés #cartographie #visualisation #webdoc #décès #morts #mourir_aux_frontières #Asie

    –—

    Ajouté à cette métaliste sur les routes migratoires d’Afrique/Asie aux #Amériques :
    https://seenthis.net/messages/857814

    ping @karine4 @isskein @mobileborders @reka

  • US sends unproven virus drug to Brazil - Asia Times
    https://asiatimes.com/2020/06/us-sends-unproven-virus-drug-to-brazil

    The United States has delivered two million doses of the antimalarial medicine hydroxychloroquine (HCQ) to Brazil to fight Covid-19, the White House said Sunday, though the drug has not been proven effective against the coronavirus. “HCQ will be used as a prophylactic to help defend Brazil’s nurses, doctors, and healthcare professionals against the virus. It will also be used as a therapeutic to treat Brazilians who become infected,” a statement said. It said the US would soon also send 1,000 ventilators to Brazil, the epicenter of South America’s outbreak with nearly 500,000 confirmed cases.“We are also announcing a joint United States-Brazilian research effort that will include randomized controlled clinical trials,” it added.

    #covid-19#circulations#coopération-internationale#Brésil#EtatsUnis#santé#personnel-médical#traitement#épicentre#épidémie#AmériqueLatine#essai-clinique#migrant#migration

  • Fermeture des vols intérieurs : « Si Aurillac est sur la liste, le Cantal est mort » | Public Senat
    https://www.publicsenat.fr/article/politique/fermeture-des-vols-interieurs-si-aurillac-est-sur-la-liste-le-cantal-est

    #Air_France_KLM va réduire de 40 % ses vols nationaux d’ici à 2021. Les sénateurs dont les territoires sont concernés par ces fermetures de ligne craignent l’#enclavement de leur région mais aussi les conséquences économiques.

    Pour Air France, un plan d’aide peu écolo et non contraignant
    https://reporterre.net/Pour-Air-France-un-plan-d-aide-peu-ecolo-et-non-contraignant

    Pour faire face aux conséquences économiques de la pandémie de Covid-19, le gouvernement va accorder 7 milliards d’euros d’aides à Air France. En échange, la compagnie est censée devenir « plus respectueuse de la planète ». Mais les conditions environnementales posées ne sont ni ambitieuses ni contraignantes

    Liens cités dans l’article de Reporterre :
    Réseau Action Climat, Climat : que vaut le plan du Gouvernement pour l’aérien ?, https://reseauactionclimat.org/publications/climat-que-vaut-le-plan-du-gouvernement-pour-laerien

    The Shift Project, « Crise(s), climat : préparer l’avenir de l’aviation » : les propositions du Shift de contreparties à l’aide publique au secteur aérien, https://theshiftproject.org/article/climat-preparer-avenir-aviation-propositions-shift-contreparties

    #changement_climatique #transport_aérien #aménagement_du_territoire #développement_durable