• Amiante à l’école : « Une bombe sanitaire à retardement » (Libération)
    https://www.liberation.fr/france/2019/03/19/amiante-a-l-ecole-une-bombe-sanitaire-a-retardement_1716225

    Plus de vingt ans après le premier scandale, rien ou presque n’a été fait dans la plupart des établissements. L’usure du parc scolaire demande des solutions urgentes que personne ne semble disposé à prendre, mettant en danger élèves et personnel.

    Amiante à l’école : « Pour la sieste, les matelas sont posés sur des dalles amiantées » (FranceInfo)
    https://www.francetvinfo.fr/sante/affaires/scandale-de-l-amiante/amiante-a-lecole-pour-la-sieste-les-matelas-sont-poses-sur-des-dalles-a

    Ce matériau cancérogène est interdit en France depuis 1997. Pourtant de nombreux établissements scolaires seraient encore infestés. Des associations dénoncent une bombe sanitaire à retardement.

    Amiante dans les écoles : Jean-Michel Blanquer réagit à l’enquête de Libé (Libération)
    https://www.liberation.fr/direct/element/amiante-dans-les-ecoles-jean-michel-blanquer-reagit-a-lenquete-de-libe_95

    « […] Notamment parce qu’il doit y avoir un diagnostic technique amiante dans chaque établissement (construits avant 1997, ndlr). [...] Nous vérifions ça », dit le ministre. Vraiment ? Alors comment expliquer que, selon l’enquête de l’observatoire national de la sécurité des établissements scolaires (la seule donnée publique à ce jour), de 2016, un tiers des écoles primaires n’avait toujours pas de diagnostic amiante ?

    #éducation #amiante #santé_publique #collectivités_locales #locaux_scolaires


  • Amianto. Une histoire ouvrière

    « C’est un travail dangereux de souder à quelques centimètres d’une cuve de pétrole. Une seule étincelle est capable d’amorcer une bombe qui peut emporter une raffinerie. C’est pour cela qu’on vous dit d’utiliser cette bâche gris sale, qui résiste aux températures élevées car elle est produite avec une substance légère et indestructible : l’amiante. Avec elle, les étincelles restent prisonnières et vous, vous restez prisonnier avec elles, et sous la bâche en amiante, vous respirez les substances libérées par la fusion de l’électrode. Une seule fibre d’amiante et dans vingt ans vous êtes mort. »

    #Alberto_Prunetti raconte l’histoire de son père, Renato, né en 1945 à Livourne. Soudeur dans les #raffineries et les #aciéries italiennes depuis l’âge de quatorze ans, Renato s’empoisonne lentement au travail : il respire de l’essence, le plomb lui entre dans les os, le titane lui bouche les pores de la peau, et finalement, une fibre d’amiante se glisse dans ses poumons. Il meurt à 59 ans, après plusieurs années passées à l’hôpital.

    En contrepoint de ce récit tragique, l’auteur rapporte ses souvenirs d’enfance, entre parties de foot et bagarres, et décrit une époque, sa musique, ses dialectes, ses grands événements sportifs – dans cette Toscane ouvrière où les années 1970 furent une décennie de luttes sociales, avant que les restructurations des années 1980 n’y mettent bon ordre.

    L’opposition entre le père, parfait représentant de l’idéologie stalinienne du travail, et le fils qui incarne très vite la figure du précaire, n’empêche pas que s’exprime le profond amour qui les lie, teinté d’agacement et d’amusement avant que la maladie ne s’installe. L’humour constant, la délicatesse des sentiments, l’érudition historique et technique se mêlent dans ce récit.


    https://agone.org/memoiressociales/amianto
    #livre #amiante #travail #décès #Italie #classe_ouvrière


  • La loi interdisant l’utilisation de l’amiante en Suisse s’assouplit 20 Décembre 2018 - RTS
    https://www.rts.ch/info/economie/10084835-la-loi-interdisant-l-utilisation-de-l-amiante-en-suisse-s-assouplit.htm

    La Suisse a été l’un des premiers pays à interdire l’utilisation de l’amiante en 1990, après les pays scandinaves et la Hongrie. Ce matériau, qui tue aujourd’hui encore, revient par la petite porte, grâce à une exception dans la loi.

    En mars prochain, la loi sur l’environnement va subir quelques adaptations. Une nouvelle exception à l’interdiction de l’amiante, « pour des raisons esthétiques », va entrer en vigueur. L’amiante pourra ainsi être utilisé « si, pour des raisons esthétiques, il n’est pas envisageable d’employer du matériel de substitution sans amiante pour des travaux de réparation ou de restauration ponctuels effectués sur des ouvrages ou des monuments existants ».

    Cette exception autorise les rénovations des bâtiments construits avec la pierre serpentinite. Une roche très spécifique qui peut contenir de l’amiante.

    La serpentinite est utilisée pour des applications décoratives comme par exemple la fameuse tribune de l’ONU à New York ou devant le Tribunal cantonal vaudois. En l’état, ces constructions ne représentent aucun danger. Le risque survient lorsque l’amiante est libérée, notamment quand la roche est percée, sciée ou poncée. Soit lorsque l’on produit de la poussière de serpentinite.

    L’association suisse des pierres naturelles, à l’origine de cette exception, a refusé de répondre devant la caméra de la RTS.

    « Inacceptable »
    Pour les milieux de prévention de l’amiante, cette dérogation est inacceptable : « Ce projet de loi ouvre la porte à des usages de matériaux contenant de l’amiante pour des raisons esthétiques. C’est inacceptable. C’est un déni des efforts de prévention et des efforts de la santé publique qui ont été faits durant ces 30 dernières années », déplore David Vernez, directeur de l’Institut universitaire romand de santé au travail.

    Mais l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) se justifie en expliquant que cette exception est nécessaire : « Cela fait plus de sens de remplacer une petite partie d’une surface abîmée plutôt que de remplacer toute la surface. Car dans ce cas-là, il y aurait plus de risque de libération de l’amiante », souligne Christoph Moor, chef de la Section Biocides et produits phytosanitaires à l’OFEV.

    Interdit depuis 30 ans
    La production, l’importation et l’utilisation de l’amiante est interdite en Suisse depuis bientôt 30 ans. Ce minéral bon marché à texture fibreuse était employé à grande échelle durant le 20e siècle dans l’industrie et surtout dans la construction.

    Selon la Suva, quelque 120 personnes meurent encore aujourd’hui chaque année d’un #mésothéliome (cancer qui affecte le revêtement des poumons, notamment), lié à une exposition à l’amiante. Il est toutefois difficile de répertorier exactement tous les cas en raison du temps de latence de la maladie, qui peut varier entre 15 et 40 ans.

    La caisse nationale d’assurance en cas d’accident a reconnu, depuis 1939, plus de 3800 maladies professionnelles liées à l’amiante (état 2013) et a versé plus de 870 millions de francs en prestations d’assurance.

    Risque toujours d’actualité
    Bien qu’interdit, l’amiante n’a pas disparu pour autant. Environ 80% des bâtiments construits entre 1904 et 1990 en contiendraient. Ils représentent un risque pour les travailleurs lorsque l’objet est poncé, percé, fraisé, brisé ou scié.

    Aussi, étant donné la longue période de latence après l’exposition à l’amiante, les spécialistes estiment que le pic du nombre de malades sera atteint entre 2020 et 2025.

    Il n’y a jamais eu de procès en Suisse, mais un Fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante a été créé en mars 2017. Il est estimé à 100 millions de francs jusqu’en 2025.

    Mardi, pour la première fois, ce fonds a élargi le cercle des ayants droit à 23 proches de victimes.

    * L’amiante dans le monde
    Au niveau mondial, seule une soixantaine de pays ont interdit l’usage de l’amiante, qui tue plus de 100’000 personnes chaque année. Selon l’Organisation mondiale de la santé, (OMS), environ 125 millions de personnes y sont exposées dans le cadre de leur travail.

    La production, quant à elle, s’élève à plus de 1,3 million de tonnes par an, selon le Programme américain de ressources minérales. Les plus gros producteurs sont la Russie (690’000 tonnes), le Kazakhstan (210’000) et la Chine (200’000).

    Le 1er juin dernier, les Etats-Unis ont annoncé un allégement des mesures restrictives liées à l’amiante. Limitée jusqu’ici à l’industrie chimique et à la production de chlore, l’amiante peut désormais être utilisé dans les fabrications industrielles de papier, plastique et revêtement du sol, faisant ainsi son grand retour dans l’industrie du bâtiment.

    En Russie, premier fournisseur américain, une ville nommée #Asbest (Amiante en russe) est rythmée par une immense mine à ciel ouvert. Cette dernière a changé ses emballages l’été dernier, arborant la tête de Donald Trump. L’entreprise a posté sur Facebook la photo d’une de ses palettes, sur laquelle on peut lire : « Approuvé par Donald Trump, 45ème président des États-Unis ».

    #amiante #Stephan_Schmidheiny #Schmidheiny #santé #conditions_de_travail #cancer #pollution #menaces_sur_la_santé_publique #santé_et_sécurité_au_travail #toxiques #environnement #eternit #maladies_professionnelles #chimie #cancers_professionnels #déchets #poison #esthétique #pierre_serpentinite #consternant


  • Etablissements scolaires, refuges de l’amiante ? - Journal de l’environnement
    http://www.journaldelenvironnement.net/article/etablissements-scolaires-refuges-de-l-amiante,94171?xtor=RS

    Interdit en France en 1997, l’amiante n’en a pas fini de compter ses victimes, d’autant qu’il est encore bien présent dans le parc immobilier construit avant cette date. Notamment dans les établissements scolaires, comme le dénonce vendredi après-midi l’Andeva, lors d’une manifestation parisienne partie à 14h de la gare Montparnasse.


    L’amiante, isolant star des années 1960-1970
    DR
    #amiante #écoles


  • Amiante : un lycée mobilisé contre le déni - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2018/10/11/amiante-un-lycee-mobilise-contre-le-deni_1684755

    Au groupe Georges-Brassens, en banlieue parisienne, les professeurs exercent leur droit de retrait depuis une semaine. Une manifestation nationale est prévue ce vendredi.

    En temps normal, il est discret. « Une petite souris », disent les collègues. Consciencieux comme les scientifiques de son espèce (prof de physique-chimie) et réservé comme tout fonctionnaire dès qu’il s’agit de mettre en cause sa hiérarchie. Pas du style à s’enflammer devant un journaliste. Mercredi, à 8 heures, nous avons vu tout l’inverse. Cédric (1) s’est avancé, la colère contenue mais glacée : « La circulaire de juillet 2018 prévoit un droit d’alerte pour les fonctionnaires en cas de danger grave et imminent et de risque irréversible. Je considère que c’est le cas, la santé de mes élèves est menacée. » Ses mains tremblent, il parle fort. Il faut dire aussi que toutes les deux minutes, un avion passe si bas qu’il faut élever la voix pour s’entendre. La route qui borde l’établissement n’arrange rien.

    Bienvenue dans la cité scolaire Georges-Brassens, à Villeneuve-le-Roi (Val-de-Marne). Le cadre est idyllique : dans un couloir aérien d’Orly, l’établissement jouxte une déchetterie et une zone industrielle très fréquentée par les camions. Dans les parages, il y a aussi un dépôt pétrolier, classé Seveso. Les bâtiments ont été construits dans les années 60, sur une sablière… un sol instable, qui s’affaisse par endroits. « Nous avons toujours eu des problèmes de toutes sortes ici, l’histoire de l’amiante est venue s’y ajouter », résume Laurence, prof de SVT à Brassens depuis vingt-neuf ans.

    Preuves à revendre

    L’émotion est forte. Quasiment toute la salle des profs est devant les grilles du lycée, refusant en bloc de rejoindre les classes. Ils exercent leur droit de retrait depuis une semaine, estimant que leur santé et celle de leurs élèves étaient menacées par la présence d’amiante dans les plafonds de l’établissement « en mauvais état et encore plus fragilisé depuis l’incendie et l’inondation du 29 septembre », poursuit Cédric. Le matin de notre venue, l’équipe avait reçu une injonction du recteur pour qu’ils rejoignent fissa leurs postes. « Au vu des dernières analyses qui nous sont parvenues par la région - qui a la charge des bâtiments, j’insiste -, il n’y a pas de danger imminent. Donc le droit de retrait n’est pas valable », justifie l’académie de Créteil. Sauf que les 70 enseignants ont l’intime conviction du contraire. Et des preuves à revendre.

    « Nous ne prétendons pas que l’amiante tombe en permanence du plafond, encore heureux ! Mais, avec le vieillissement du bâti, elle peut tomber n’importe quand. Et il suffit d’une fois, on sait que l’amiante peut contaminer quelle que soit la durée d’exposition », déplore un ancien professeur qui a quitté l’établissement l’an dernier « sur les rotules ».

    Alain Bobbio, secrétaire général de l’Association nationale des victimes de l’amiante (Andeva), acquiesce. Il est de plus en plus sollicité par des professeurs et parents d’élèves : « Il y a un vrai problème d’amiante dans les écoles de ce pays, largement sous-estimé et méconnu. Le danger n’est pas derrière nous. Bien au contraire. Il s’aggrave avec le temps, à mesure que les bâtiments vieillissent. »

    L’Andeva organise une manifestation nationale ce vendredi pour alerter l’opinion sur la présence d’amiante dans les écoles, et « qu’enfin, les responsables agissent ». Trop souvent, dit Alain Bobbio, les autorités sont dans le déni. A commencer par les collectivités territoriales qui ont la charge de la construction et l’entretien des établissements scolaires. A l’écouter, elles préfèrent parfois fermer les yeux comme si le problème n’existait pas car, vu son ampleur, elles ne savent comment s’y atteler. Le cas du lycée Brassens à Villeneuve-le-Roi en est, pour lui, la parfaite illustration.

    Devant les grilles, les profs empilent les épisodes dans le désordre, alignent les termes techniques. On cause « flocages », « score », « fibres », « cancérogénicité sans seuil »… « Nous n’avons pas eu d’autres choix que de devenir des experts scientifiques en amiante, justifie Cyril, jeune professeur de lettres. C’est compliqué pour nous de remettre en cause notre hiérarchie, mais à partir du moment où le doute s’installe… » Cécile, prof de lettres, le coupe. « Il ne s’agit pas d’un combat politique ou syndical. Là, il est question de santé publique. Je ne ferais pas entrer mes filles dans ce bâtiment, donc je ne fais pas entrer les élèves. C’est aussi simple que ça. » Tous parlent de « responsabilité morale ». Et ce sentiment d’être abandonnés par leur institution, comme si elle ne prenait pas la mesure de ce qui est en train de se jouer.

    Mousse blanche

    Leur combat remonte au 23 novembre 2017. Ce jour-là, une collègue découvre dans sa classe une sorte de mousse blanche au sol, visiblement tombée du plafond. Elle a le réflexe d’avertir sa proviseure, et un professeur en lutte à l’époque contre la ventilation défectueuse. Lui comprend tout de suite. Il suspecte la présence d’amiante, cette fibre 400 fois plus fine qu’un cheveu et très cancérogène. Ce matériau isolant, interdit dans les constructions depuis 1997, était largement utilisé avant cette date. La proviseure enclenche la procédure de mise en sécurité, les autorités sont prévenues, la salle fermée par précaution. Le 1er décembre, un employé de la société Innax, envoyé par la région Ile-de-France, pénètre dans la salle pour effectuer des prélèvements de flocages et constate « un taux de 11,4 fibres d’amiante par litre d’air, très supérieur à la norme de 5 fibres par litre d’air ». Les jours passent. L’équipe continue de faire cours dans les salles d’à côté, les agents d’entretien lavent les sols. « Le 15 décembre, notre proviseure reçoit un coup de fil : une équipe spécialisée dans le désamiantage est dépêchée pour enlever les ordinateurs de la salle, car ils sont contaminés… voilà comment on a appris officiellement la présence d’amiante », raconte un enseignant.

    Les professeurs entrent alors dans une lutte ouverte. Ils perdent confiance dans les autorités et entreprennent de farfouiller dans les caves du lycée, à la recherche des archives. Bingo ! La présence d’amiante apparaît dans des documents écrits dès 1987, dans une lettre d’une association de parents : « Le danger augmente à mesure que les plafonds se dégradent. Faudra-t-il alerter la presse et organiser une journée portes ouvertes ? » Cette lettre figure dans l’enquête du CHSCT académique transmise à la région et à l’éducation nationale, et que Libération a pu consulter. A l’époque, face à la mobilisation des parents, les plafonds avaient été recouverts d’une couche pour isoler l’amiante - « Les remplacer coûtait plus cher… le problème, c’est qu’avec le temps, cette deuxième couche s’est à son tour détériorée », précise l’association Andeva qui aide les enseignants dans leur lutte. Sylvette, professeure d’arts plastiques au lycée depuis 1991 : « Pendant des années, à chaque fois qu’on posait la question, les autorités nous répondaient dans les yeux : "Non, il n’y a pas d’amiante". Ils nous soutenaient que c’était une légende urbaine ! Mes élèves manipulaient les dalles du plafond pour y suspendre leurs travaux… je le porte sur la conscience, je ne leur pardonnerai jamais. »

    Contre-expertises

    Dans toute cette histoire, le décalage est saisissant entre l’angoisse et la colère du corps enseignant et le discours calme et rassurant des autorités, pourtant adeptes du principe de précaution, a fortiori quand il est question de santé et d’enfants. Après l’épisode du 23 novembre 2017 et les six semaines de droit de retrait exercé par les professeurs, la région a diligenté des expertises et contre-expertises, par plusieurs sociétés. « Toutes les analyses montrent que la qualité de l’air est normale. Il n’y a pas de dissimulation, d’aucune façon », insiste encore aujourd’hui la région, ne niant pas la présence d’amiante dans les plafonds. Et celle réalisée par Innax, avec un taux deux fois supérieur ? « Cela reste un mystère », admet-on du côté de l’académie. La salle où les taux ont été mesurés est néanmoins toujours fermée. « Nous avons mis en place le protocole requis », reprend la région. Un technicien vient chaque semaine avec des « pompes à air » (pour prélever des échantillons en vue d’analyses) dans certaines classes. Et la région de tacler les anciens élus d’Ile-de-France : « Le lycée Brassens est symptomatique de l’état dans lequel l’ancienne majorité a laissé les lycées franciliens. Un tiers d’entre eux sont vétustes. Nous avons engagé un plan exceptionnel de 5 milliards d’euros entre 2017 et 2027. » Les travaux de reconstruction de Brassens, promis depuis des lustres, doivent débuter prochainement. Des préfabriqués sont en train d’être installés à l’arrière du lycée, le déménagement est prévu début novembre. « Il n’y aura plus de problème, il va être démoli et reconstruit. »

    Braham, jeune prof de philo, parle bas. Son père a un cancer à cause de l’amiante. Pour lui, « jamais une telle situation ne se serait passée dans une banlieue chic. Ils auraient agi. »

    (1) Nous avons choisi de ne pas mentionner le nom de famille des professeurs.
    Marie Piquemal Photos Stéphane Remael

    #amiante #quartiers_populaires #discriminations #santé #droit_de_retrait #école #éducation


  • Amiante, l’incroyable retour aux Etats-Unis - Sciencesetavenir.fr
    https://www.sciencesetavenir.fr/sante/amiante-l-incroyable-retour-aux-etats-unis_126726

    Depuis les années 1970, près de 60 pays ont interdit l’usage de l’amiante utilisé depuis la fin du XIXè siècle par l’industrie pour ses qualités ignifuges. Car le matériau présente le désavantage d’être particulièrement toxique. En effet, minéraux à structure fibreuse, les différents types d’amiante se dégradent en particules microscopiques qui restent en suspension dans l’air. Quand elles sont inhalées, ces micro-fibres déclenchent une maladie spécifique nommée asbestose (l’asbeste étant l’autre nom de l’amiante) décrite dès les années 1930 et qui désigne une fibrose pulmonaire. L’exposition aux particules d’amiante déclenche bien d’autres maladies, notamment des cancers des bronches, des poumons, de la plèvre.
    Limiter les tests d’évaluation des risques sanitaires

    Pourtant les Etats-Unis sont un des seuls pays industrialisés au monde à en avoir restreint l’usage sans le bannir complètement. Et sous l’administration Trump, la situation pourrait encore s’aggraver. L’amiante peut désormais faire son grand retour dans l’industrie du bâtiment grâce à une série de dérèglementations et de nouvelles règles mises en place ces derniers mois par l’agence de protection de l’environnement (EPA).

    #paywall #amiante #trump


  • PROCESSO ETERNIT

    Lunedì 2 luglio si terrà il Processo Eternit bis di Torino “la fabbrica della morte”, nella speranza che finalmente venga fatta giustizia.
    #Stephan_Schmidheiny ha chiesto l’estromissione dell’ONA (Osservatorio Nazionale Amianto) e degli eredi del Sig. #Testore Giulio (dipendente Eternit Cavagnolo) costituiti parte civile con l’Avv. Ezio Bonanni. Le richieste di Stephan Schmidheiny sono state rigettate dal Tribunale di Torino e il processo vede protagonista l’Avv. Ezio Bonanni, il quale nel corso dell’istruttoria ha delineato una strategia in grado di portare alla condanna per il reato di omicidio colposo.

    In questa sede approfondiremo la vicenda Eternit dalle origini fino alle ultime battaglie legali condotte dal tenace avvocato Ezio Bonanni, Presidente ONA, da sempre in prima linea sulla questione amianto.

    Cos’è l’Eternit: un marchio, una fabbrica

    Il termine Eternit indica un marchio registrato di fibrocemento, materiale ampiamente utilizzato in edilizia per le sue innumerevoli proprietà.

    In Eternit si realizzavano tegole, tettoie, serbatoi, vasche, coperture, lastre piegate, ondulate, coibentazione di tubature ecc.

    Il principale componente dell’Eternit era l’amianto, una sostanza le cui sottilissime fibre (aereodisperse) provocano il cancro ed altre patologie devastanti.

    Il brevetto del 1901 fu realizzato dall’austriaco Ludwig Hatschek.

    Fu lui a chiamare il materiale Eternit – con riferimento al latino aeternitas, «eternità», per rimarcarne la sua elevata resistenza.

    Il brevetto venne acquistato nel 1903 dall’azienda svizzera Schweizerische Eternitwerke AG, che modificò il suo nome in Eternit negli anni ‘20.

    L’azienda iniziò ad aprire una serie di stabilimenti in Italia fin dal 1906 specializzandosi sopratutto nella produzione di tubi.

    Nel 1933 Eternit passò alla famiglia di imprenditori svizzeri Schmidheiny, che nel 1973 divenne responsabile anche degli stabilimenti italiani affiancata dai belgi De Cartier.

    La prima fabbrica venne aperta a Casale Monferrato “la città bianca” (Alessandria), località tristemente nota per l’ecatombe provocata dall’agente killer.

    Anche gli altri stabilimenti dell’Eternit in Italia (Bagnoli, Cavagnolo, Rubiera, Siracusa) registrarono migliaia di vittime di malattie asbesto correlate.

    Oltre agli operai, si ammalarono e si ammalano familiari e abitanti delle zone limitrofe, un ottimo motivo per dire stop all’amianto, attraverso una serie di scioperi ed iniziative sindacali.

    Nel 1986 Eternit finalmente chiuse i battenti: il ramo italiano dell’azienda era fallito.

    Il 22 dicembre del 2004 venne presentata a Torino la prima denuncia contro i proprietari dell’azienda per inosservanza di qualsiasi disposizione in materia di sicurezza sul lavoro.

    Ad occuparsi dell’inchiesta fu il Procuratore Raffaele Guariniello, che iniziò indagini, perquisizioni ed i primi sequestri.

    Utile precisare che nella sola città di Casale Monferrato, tra il 2009 e il 2011, sono stati registrati 128 nuovi casi di mesotelioma, che è solo una delle tante patologie provocate dall’amianto.

    Ancora oggi nella “città bianca” si registrano ogni anno circa 40 nuovi casi di mesotelioma e molte altre patologie tumorali provocate dalla contaminazione di polveri e fibre di amianto.

    I processi

    Il primo processo ebbe inizio il 6 aprile del 2009.

    Per l’occasione vennero presentate 2889 richieste di risarcimento danni: una per ogni vittima di amianto.

    In primo grado, il13 febbraio del 2012: Louis De Cartier e Stephan Schmidheiny, i due proprietari della multinazionale dell’amianto, vennero condannati a 16 anni per disastro ambientale doloso e omissione dolosa di cautele antinfortunistiche (il procuratore generale Guariniello aveva chiesto 20 anni).

    Il processo di secondo grado si concluse nel giugno del 2013.

    Stavolta Stephan Schmidheiny venne condannato a 18 anni di carcere, due in più della sentenza di primo grado.

    (Il barone belga Louis De Cartier nel frattempo morì a 92 anni).

    La sentenza stabilì le responsabilità penali non solo per i siti di Casale Monferrato e Cavagnolo, ma anche per Bagnoli (Napoli) e Rubiera (Reggio Emilia). Vennero anche stabiliti risarcimenti danni per circa 90 milioni di euro destinati al comune di Casale Monferrato, alla regione Piemonte, a sindacati e varie associazioni e 30 mila euro agli ammalati di patologie legate all’amianto e alle famiglie

    La Corte di Cassazione (sentenza 19 novembre 2014, n. 7941) dichiarò tuttavia la prescrizione del reato di disastro ambientale per il quale il magnate svizzero Stephan Schmidheiny era stato condannato in primo e secondo grado, sostenendo che il termine di prescrizione doveva decorrere dalla data di chiusura degli stabilimenti e non dalla fine del disastro (ovvero del fenomeno epidemico di patologie asbesto correlate) tutt’ora in corso tra gli ex dipendenti, i loro famigliari e gli abitanti delle città presso le quali erano ubicati gli stabilimenti Eternit Italia (Bagnoli, Rubiera, Cavagnolo, Siracusa e Casale Monferrato).

    Le novità processuali

    Subito dopo la prescrizione per l’ipotesi di reato di cui all’art. 434 c.p., la Procura della Repubblica di Torino contestò a Stephan Schmidheiny il reato di omicidio volontario, per la morte di 258 persone per mesotelioma e altre patologie asbesto correlate.

    Dopo un iter travagliato, la Corte di Cassazione, in seguito all’udienza del 13 dicembre 2017, ha dichiarato l’inammissibilità dei due ricorsi per Cassazione.

    Nel corso dell’udienza, l’Avv. Ezio Bonanni ha chiesto con insistenza che i due ricorsi trovassero accoglimento. Infatti, con la trasformazione del capo di imputazione da omicidio volontario a omicidio colposo, la gran parte dei casi di decessi per patologie amianto correlate (mesotelioma, cancro polmonare, tumore della laringe, faringe, asbestosi, etc.), sono stati dichiarati prescritti.

    I dati

    Purtroppo però i dati che vengono forniti oggi sono sempre approssimativi e sottostimati.

    L’Avv. Ezio Bonanni, durante la conferenza del 19 giugno 2018 presso L’istituto dell’enciclopedia italiana a Roma, titolata “Come la ricerca può sconfiggere i tumori da amianto: le ultime scoperte scientifiche”, ha reso pubblici i dati epidemiologici sull’incidenza delle patologie asbesto correlate e ha sollecitato le bonifiche amianto.

    “È necessaria la bonifica dell’Eternit e/o degli altri materiali di amianto e/o contenenti amianto per porre fine alla strage di cittadini e lavoratori che purtroppo è in corso in tutto il pianeta”.”- ha ribadito l’avvocato.

    L’Avv. Ezio Bonanni, è stato difensore di parte civile nel processo Eternit 1 fin ed attualmente è parte civile nel processo Eternit 2.

    A lui il merito di aver denunciato le lobby dell’amianto che ad oggi vedono come protagonista Stephan Schmidheiny, erede dell’omonima famiglia che fin dall’inizio del ‘900 si è arricchita sulla salute e sulla vita di migliaia di esseri umani provocando lutti e tragedie.

    “La salute umana non può essere sacrificata al profitto di pochi” (cit. Avv. Ezio Bonanni).

    Eternit bis: l’ONA parte civile

    Purtroppo la vicenda Eternit è sempre avvolta nelle spire misteriose della giustizia, tanto che L’Osservatorio Nazionale Amianto – si è costituito parte civile nel processo Eternit bis, in corso a Torino e a Napoli.

    Sono in corso altre indagini, in seguito allo spacchettamento del processo disposto dal GUP di Torino. La Corte di Cassazione non ha accolto il ricorso dell’ONA, dell’Avv. Ezio Bonanni e del Procuratore della Repubblica di Torino e della Procura Generale di Torino contro le sentenze del GUP di Torino.

    L’avvocato Bonanni come di consueto non arretra di un passo ed esige a gran voce il riconoscimento danni per le vittime di amianto Eternit.

    La richiesta risarcitoria si estende anche ai famigliari delle vittime e quanti abitavano nelle zone limitrofe, fosse solo per semplice esposizione (anche perché la sentenza della Corte di Cassazione, I Sezione Penale, n. 7941/14, che ha dichiarato la prescrizione, non ha assolto nel merito il Dott. Stephan Schmidheiny).

    Leggi il testo integrale delle sentenze Eternit di I° e di II° di condanna di Stephan Schmidheiny…

    Ricordiamo che migliaia di persone si sono ammalate di mesotelioma, tumore del polmone, asbestosi, placche pleuriche e altre patologie che ne hanno provocato il decesso.

    http://www.lavalledeitempli.net/2018/07/01/processo-eternit
    #Eternit #amiante #procès #justice #Schmidheiny



  • « Dunkerque, malade de l’amiante », un documentaire à ne pas rater sur France 5 - La Voix du Nord
    http://www.lavoixdunord.fr/326508/article/2018-03-02/dunkerque-malade-de-l-amiante-un-documentaire-ne-pas-rater-sur-france-5

    À l’heure où la cour de cassation va rendre un avis sur les pourvois dans les dossiers Jussieu et Normed, le Magazine de la santé est allé à la rencontre des victimes et de tous les acteurs qui dénoncent à Dunkerque le scandale de l’amiante. Le documentaire, en cinq parties, est à visionner dès lundi 5 mars.

    #amiante #dunkerque #adeva


  • Scandale de l’amiante : les écrits accablants du médecin clé qui ne sera pas jugé
    https://www.mediapart.fr/journal/france/190218/scandale-de-l-amiante-les-ecrits-accablants-du-medecin-cle-qui-ne-sera-pas

    Lors d’une manifestation pour les victimes de l’amiante en #France. © Reuters Claude #Raffaelli, ex-médecin du travail de #Ferodo-Valeo, réputé meilleur expert de l’amiante durant des années, ne sera pas jugé. Selon les documents révélés par Mediapart, il a pourtant tout fait pour cacher les dangers liés à ces fibres cancérigènes, interdites en 1997 et qui provoquent encore 3 000 morts par an en France.

    #Amiante #Andeva #Condé-sur-Noireau #médecin_du_travail


  • Scandale de l’amiante : les écrits accablants du médecin clé qui ne sera pas jugé
    https://www.mediapart.fr/journal/france/190218/scandale-de-lamiante-les-ecrits-accablants-du-medecin-cle-qui-ne-sera-pas-

    Lors d’une manifestation pour les victimes de l’amiante en #France. © Reuters Claude #Raffaelli, ex-médecin du travail de #Ferodo-Valeo, réputé meilleur expert de l’amiante durant des années, ne sera pas jugé. Selon les documents révélés par Mediapart, il a pourtant tout fait pour cacher les dangers liés à ces fibres cancérigènes, interdites en 1997 et qui provoquent encore trois mille morts par an en France.

    #Amiante #Andeva #Condé-sur-Noireau #médecin_du_travail


  • Santé au travail : « nous sommes face à une forme de crime organisé » | Le nouvel Economiste
    https://www.lenouveleconomiste.fr/sante-au-travail-nous-sommes-face-a-une-forme-de-crime-organise-1

    Moyenâgeuse et cynique. C’est en ces termes qu’Annie Thébaud-Mony qualifie l’attitude de certains industriels vis-à-vis de la santé et de la sécurité des salariés. Attitude qui, selon elle, expliquerait que l’on déplore encore chaque jour en France deux morts par accidents du travail et plus de dix des suites d’une exposition à l’#amiante.

    Une situation archaïque que cette spécialiste des questions de sécurité au travail dénonce depuis près de 30 ans en parlant non pas de négligence mais d’une authentique forme de “#crime organisé” de la part de certains dirigeants qui, depuis longtemps, ont appris à sous-traiter non seulement les risques qu’ils génèrent mais aussi les responsabilités qui les accompagnent.

    Face à cette manifestation de “pur cynisme industriel” dont les pouvoirs publics n’ont jusqu’alors pas pris la mesure, Annie Thébaud-Mony entend opposer deux mesures : l’interdiction d’avoir recours à la sous-traitance sur tout site dangereux et l’introduction des notions de crime industriel et de désastre volontaire dans le droit pénal. Seuls moyens, selon elle, d’en finir avec une situation qui persiste à placer l’intérêt économique au-dessus de la préservation de la vie humaine.

    “Je viens de refuser la Légion d’honneur parce que ce n’est tout simplement pas le type de reconnaissance que j’attends au terme de toutes ces années d’engagement et de recherche scientifique sur les questions de santé au travail et de santé environnementale. Ce que j’attends, c’est que mon travail soit pris en compte et reconnu ; autrement dit, qu’il incite les pouvoirs publics à adopter un certain nombre de dispositions, ne serait-ce que pour faire respecter la loi.

    #travail #industrie #santé #pollution


  • Exposition à l’amiante et cancers digestifs : des études soupçonnent un lien
    http://www.batiactu.com/edito/exposition-a-amiante-et-cancers-digestifs-nouveaux-51319.php?MD5email=4bcd

    D’après une note de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), de nouveaux éléments scientifiques viennent attester l’idée d’un lien entre exposition professionnelle à l’amiante et développement de cancers digestifs.

    Ces observations sont contenues dans un avis de l’Anses plus général qui concerne le risque de contamination par ingestion d’eau contaminée à l’amiante. Un sujet préoccupant, puisqu’en France, 36.000 kilomètres de canalisations sont en amiante-ciment (soit 4% des installations totales), d’après une étude de 2002.

    #amiante #cancer #eau_potable


  • La dérobade de la #justice face au scandale de l’#amiante
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/09/16/amiante-la-derobade-de-la-justice_5186654_3232.html

    L’amiante continue de frapper. Alors qu’une quinzaine d’autres dossiers d’intoxication à l’« or blanc », concernant des directeurs d’usine et des médecins du travail, sont en attente, la décision de la cour d’appel de Paris risque de peser lourdement. Les survivants, et les familles de ceux qui y ont laissé leur vie, réclament justice. Au-delà d’une condamnation des responsables, il faudrait au moins empêcher ce que François Desriaux, vice-président de l’Andeva, appelle « un permis de tuer », « une sorte d’amnistie anticipée accordée à tous ceux qui exposeraient des salariés ou des consommateurs à ce type de substances ». Aujourd’hui, la justice traite ce scandale à reculons. Elle semble se dérober.


  • A l’encontre » Travail-santé : « Ne pas condamner est un permis de tuer »
    http://alencontre.org/europe/france/travail-sante-ne-pas-condamner-est-un-permis-de-tuer.html

    Le non-lieu pourrait concerner plus d’une dizaine d’affaires en France ?

    Bien au-delà : il faut compter les différentes usines Eternit, Amisol (à Clermont-Ferrand), Honeywell (Condé-sur-Noireau), la Normed… Pas Saint-Gobain, qui ne fait l’objet d’aucune plainte au pénal, alors cette société a été l’alliée d’Eternit pour résister à la législation française et à une directive européenne interdisant l’amiante dans les années 1990. Un non-lieu en 2017 créerait un précédent dont pourraient pâtir toutes les accusations dans les domaines de la chimie, des pesticides ou de la radioactivité.

    Ce raisonnement sur l’impossibilité de fixer une date de contamination pourrait empêcher la justice pénale dans les affaires comme Triskalia [« coopérative » agricole bretonne qui regroupe 16’000 agriculteurs en 2017, a 48 000 salarié·e·s et 280 sites commerciaux], par exemple, cette coopérative bretonne qui stocke des céréales pour les animaux et contre laquelle des ouvriers gravement intoxiqués par des pesticides ont déposé une plainte au pénal. Pour des ouvriers qui ont travaillé trente ans dans les usines Eternit, cela n’a aucun sens de dire : « On n’a pas la date de la contamination. » Bien sûr qu’on l’a : indubitablement et de façon implacable, toutes ces années d’exposition à l’amiante des ouvriers (et leurs proches) sont la cause des maladies survenues.

    Peut-on faire un parallèle avec le Roundup de Monsanto ?

    C’est le même mécanisme : les pesticides agissent directement sur certaines cellules et peuvent engendrer un cancer. Ils agissent aussi sur les défenses immunitaires, entraînant des infections ou permettant le développement de lymphomes, leucémies, myélomes. Mais, parce qu’on ne pourrait pas donner une date précise du début de ce processus, on ne pourrait pas juger la responsabilité de celui qui a exposé la personne malade ? Le seul préjudice qui devrait être considéré d’un point de vue pénal, c’est le préjudice d’exposition : des gens ont passé un an, dix ans ou trente ans dans une entreprise qui confrontait ses salariés à des substances toxiques. C’est la preuve de l’exposition qui devrait avoir force de loi pour obtenir une reconnaissance de droit en cas de maladie, et constituer un trouble manifeste à l’ordre public, conduisant à une condamnation pénale.

    #amiante #santé #justice


  • #Amiante : un permis de tuer pour les industriels ? par Ingrid Merckx | Politis
    https://www.politis.fr/articles/2017/07/amiante-un-permis-de-tuer-pour-les-industriels-37273

    Vingt et un ans ont passé depuis l’ouverture de l’instruction. Plus de 100 000 personnes sont mortes du fait d’intoxications à l’amiante. L’Institut national de veille sanitaire (Inves) anticipe que ce cancérigène interdit en France depuis 1997 pourrait encore être à l’origine de 100 000 décès d’ici à 2050. Et ce, uniquement pour la France, car les industriels de l’amiante – Eternit, Saint-Gobain… – continuent leurs activités à l’étranger, notamment en Amérique latine. Les associations de victimes attendaient l’ouverture d’un procès quand la décision est tombée : le 27 juin, le parquet de Paris a mis un terme à l’information judiciaire et a recommandé un non-lieu dans au moins une dizaine d’affaires, au motif qu’il était impossible de déterminer avec certitude la date d’intoxication à l’amiante des salariés qui se sont retournés contre leur entreprise. Si ce non lieu l’emportait, il marquerait une catastrophe sanitaire pire encore que le scandale du tabac alerte Annie Thébaud-Mony [1]. Directrice de recherche honoraire à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), elle est aussi présidente de l’association Henri-Pézerat et porte-parole de l’association Ban Asbestos, qui n’hésitent pas à dénoncer dans le dossier de l’amiante un véritable « permis de tuer » accordé aux multinationales de l’amiante.

    • Il n’y a pas que l’amiante, bien sur.
      http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/502780/la-voie-de-contournement-de-lac-megantic-toujours-attendue
      Canada : Lac-Mégantic

      Quatre ans après la tragédie de Lac-Mégantic qui a fauché la vie de 47 personnes, la voie de contournement ferroviaire du centre-ville se fait attendre. Les trains qui transportent des produits dangereux continuent à passer « comme si ça n’était jamais arrivé », déplorent des résidents qui estiment que, tant que cette voie ne sera pas construite, leur guérison ne sera pas complète.

      Le bruit des locomotives n’avait jamais réveillé Robert Bellefleur avant le 6 juillet 2013. Depuis, le résident ne compte plus les nuits où le son strident des wagons sur les rails vient perturber son sommeil.

      « C’est un des plus grands stress de voir et d’entendre le train passer pratiquement au même endroit qu’avant le drame » , explique M. Bellefleur. L’homme s’explique mal qu’encore aujourd’hui, des trains continuent à passer par le centre-ville sans éveiller un plus grand sentiment d’urgence pour trouver une solution.


  • #Amiante : la #justice est-elle le dernier recours que l’on peut espérer ?
    http://www.miroirsocial.com/actualite/14781/amiante-la-justice-est-elle-le-dernier-recours-que-l-on-peut-esperer

    Seule une fibroscopie bronchique peut révéler la présence des fibres d’amiante dans les poumons. Cet examen n’est pas accepté par la caisse maladie pour la reconnaissance d’une maladie liée à l’amiante. Ce phénomène de dyspnée à l’effort se manifeste chez pratiquement tous ceux qui ont régulièrement respiré d’infimes quantités de fibres d’amiante pendant des années au cours de leurs activités professionnelles. C’est ce que l’on appelle l’effet dit cumulatif.

    Statuant en départage, le conseil des prud’hommes a décidé de condamner la société Otis pour avoir manqué à son obligation de sécurité en exposant ses salariés à l’amiante sans prendre les mesures propres à les préserver de ce risque. Verdict du 19 avril 2017.

    Le conseil reconnaît le préjudice d’anxiété des requérants et fixe une indemnisation.

    C’est une excellente décision qui va faire jurisprudence car le conseil des prud’hommes a décidé de résister à la Cour de cassation qui, encore récemment, considérait que seuls les salariés d’établissement inscrits sur la liste des établissements ouvrant droit à la pré-retraite pouvaient voir leur préjudice d’anxiété réparé.


  • Amiante : un non-lieu après 21 ans d’instruction ? - Journal de l’environnement
    http://www.journaldelenvironnement.net/article/amiante-un-non-lieu-apres-21-ans-d-instruction,84085?xtor=R

    Pas de responsables coupables pour l’amiante ?
    DR

    Le parquet de Paris estime que faute de pouvoir dater au jour près l’intoxication des victimes de l’amiante, aucun responsable ne peut répondre d’éventuelles fautes au pénal. Une lecture absurde du fonctionnement même de la contamination causée par la fibre tueuse, qui pourrait éteindre toutes les actions pour des expositions à des produits à effets différés.

    au jour près

    #paywall #impunité


  • Scandale de l’amiante : vers un non-lieu dans une vingtaine de dossiers emblématiques
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/13718-scandale-de-l-amiante-vers-un-non-lieu-dans-une-vingtaine-de-dossie

    Un article soumis par BCE sur Seen this, merci a eux ; )

    Scandale de l’amiante : vers un non-lieu dans une vingtaine de dossiers emblématiques - (c) Tous droits réservés

    Coup de tonnerre dans le scandale de l’amiante en France : le parquet demande la fin des investigations dans plusieurs enquêtes pénales, considérant qu’il est impossible de déterminer avec certitude quand les victimes ont été intoxiquées, une décision qui pourrait ouvrir la voie à des non-lieux dans une vingtaine de dossiers.

    "Le diagnostic d’une pathologie liée à l’amiante fait la preuve de l’intoxication, mais ne permet pas de dater l’exposition ni la contamination", a estimé le 13 juin le parquet de Paris dans ses réquisitions dévoilées par Le Monde et dont l’AFP a eu connaissance.

    Une analyse (...)

    #En_vedette #Actualités_françaises


  • Des #Hôpitaux toujours aveugles au risque de l’amiante
    https://www.mediapart.fr/journal/france/280617/des-hopitaux-toujours-aveugles-au-risque-de-lamiante

    Alors que le parquet de Paris vient de demander la fin des investigations pénales concernant une vingtaine de dossiers emblématiques du scandale de l’amiante, Mediapart explore la situation de certains hôpitaux français qui ne veulent toujours pas voir les risques. Exemple à Toulouse, où la direction attaque en justice les syndicats qui demandent une expertise, et à Poitiers, où les documents présentés aux élus sont falsifiés pour minimiser la présence d’amiante dans l’air.

    #France #Amiante


  • #Revue_de_Presse du jour comprenant l’actualité nationale et internationale de ce mercredi 28 juin 2017
    https://www.crashdebug.fr/revue-de-presse/13716-revue-de-presse-du-jour-comprenant-l-actualite-nationale-et-interna

    Bonjour, mercredi 27 juin 2017, c’est cool, cette semaine avance vite, plein de projets Unity en route, la programmation informatique est vraiment une forme d’expression à part entière, et ça fait beaucoup de bien... ; )

    Pour le reste ce matin, encore une bonne Revue de presse.

    Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture et une agréable journée. ; )

    Amicalement,

    f.

    Actualités françaises :

    28.06.2017

    François de Rugy élu président de l’Assemblée nationale (Libération.fr)

    Affaire Ferrand : sa compagne embauchée aux Mutuelles de Bretagne dans les années 2000 (Le Parisien.fr) via Contributeur anonyme

    Des indemnisations pour licenciement abusif bas de plafond (L’Humanité.fr)

    Comment le scandale de l’amiante pourrait passer à travers les mailles de la justice (Les Echos.fr)

    Vrais (...)

    #En_vedette

    • Scandale de l’amiante : vers un non-lieu dans une vingtaine de dossiers emblématiques

      https://www.rtbf.be/info/societe/detail_scandale-de-l-amiante-vers-un-non-lieu-dans-une-vingtaine-de-dossiers-em

      Coup de tonnerre dans le scandale de l’amiante : le parquet demande la fin des investigations dans plusieurs enquêtes pénales, considérant qu’il est impossible de déterminer avec certitude quand les victimes ont été intoxiquées, une décision qui pourrait ouvrir la voie à des non-lieux dans une vingtaine de dossiers.

      « Le diagnostic d’une pathologie liée à l’amiante fait la preuve de l’intoxication, mais ne permet pas de dater l’exposition ni la contamination », a estimé le 13 juin le parquet de Paris dans ses réquisitions dévoilées par Le Monde et dont l’AFP a eu connaissance.

      Une analyse qui s’aligne sur celle défendue par les juges d’instruction chargés de ces dossiers : les magistrats ont estimé, dans une ordonnance rendue le 9 juin, que « cet aléa dans la date des faits ne pourra pas permettre de conduire des investigations ciblées et efficaces de nature à réunir des charges qui pourraient être imputées à quiconque ».
      . . . . . . .
      3000 personnes en meurent chaque année
      Selon les autorités sanitaires qui imputent à l’amiante 10 à 20% des cancers du poumon, l’exposition à cette fibre pourrait provoquer jusqu’à 100 000 décès d’ici à 2025. D’après l’Andeva, 3000 personnes meurent chaque année.

      L’affaire a éclaté sur le front pénal à la suite d’une plainte pour homicides et blessures involontaires déposée par d’anciens salariés d’Eternit en 1996 (BIEN 1996). Depuis, cette bataille judiciaire a donné lieu a une multiplicité de procédures.
      Les victimes de l’amiante ont essuyé un revers important en 2015 quand la Cour de cassation a remis en cause la responsabilité des décideurs publics dans l’ensemble des dossiers.

      La haute juridiction a confirmé l’annulation de la mise en examen de plusieurs hauts fonctionnaires, dont l’ex-ministre Martine Aubry, un temps mise en cause pour son rôle entre 1984 et 1987 au ministère du Travail, en tant que directrice des relations du travail.

      + La Ste ETERNIT, une Entreprise familiale, outil de destruction massive
      Emission de Radio à écouter avec Alain FINET - Romina GIULIANO de la Faculté Warocqué d’Economie et de Gestion de l’Université de Mons
      + http://www.campuslille.com/index.php/entry/la-ste-eternit-une-entreprise-familiale-outil-de-destruction-massive

      http://www.tdg.ch/economie/stephan-schmidheiny-gagne-proces-amiante-cour-supreme-rome/story/10924174

      G20

       : Faisons crédit à Maurice Strong -qui assura notamment la direction de PetroCanada et Caltex Chevron- et à Stephan Schmidheiny -patron du groupe Eternit- d’une réelle volonté de promouvoir le développement durable.

      https://blogs.mediapart.fr/c-bruhin/blog/280616/appel-mobilisation-generale

      #amiante #martine_aubry #Stephan_Schmidheiny #eternit #poison



  • Amiante : l’Etat doit payer 976.000 euros à 122 ex-salariés de DCN de Cherbourg -
    France 3 Normandie - Par avec AFP Publié le 11/05/2017
    http://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/manche/nord-cotentin/cherbourg-en-cotentin/amiante-etat-doit-payer-976000-euros-122-ex-salaries-dc

    L’Etat a été condamné jeudi à Caen à payer environ 976.000 euros en tout à 122 ex-salariés de DCN, devenue depuis DCNS, exposés à l’amiante, a-t-on appris ce jeudi auprès du tribunal administratif. Ce dernier a en effet condamné l’Etat à indemniser à hauteur de 8.000 euros par personne le préjudice d’anxiété de ces ouvriers qui « vivent dans la crainte de découvrir subitement » qu’ils sont « atteint(s) d’une pathologie grave, pouvant provoquer » leur décès.

    Le site de Cherbourg, pour lequel les requérants travaillaient, fabrique les sous-marins nucléaires français. En juin 2016, ce même tribunal avait condamné l’Etat à indemniser 127 autres ex salariés de DCN à Cherbourg.

    #amiante


  • L’exportation d’amiante ne sera pas mieux encadrée _ Le Courrier - ATS - Jeudi 04 mai 2017 -
    https://www.lecourrier.ch/149132/l_exportation_d_amiante_ne_sera_pas_mieux_encadree

    A Genève, plusieurs Etats ont bloqué l’ajout de cette substance à la liste des produits chimiques encadrés par la Convention de Rotterdam.
    L’amiante chrysotile n’aura pas besoin d’un accord préalable du pays importateur pour être exportée. Plusieurs Etats ont bloqué à Genève l’ajout de cette substance à la liste des produits chimiques encadrés par la Convention de Rotterdam.

    La Russie, le Kazakhstan, le Kirghizstan, l’Inde, la Syrie et le Zimbabwe se sont opposés à cette mesure qui était soutenue par la Suisse. Mercredi soir, le syndicat mondial IndustriAll a estimé que la Convention de Rotterdam, présidée actuellement par le chef des affaires internationales de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) Franz Perrez, était discréditée.

    « La Convention de Rotterdam est brisée » et le système multilatéral de l’ONU est entaché, a estimé le chef des questions de santé au syndicat Brian Kohler. Les Etats parties aux trois Conventions de Rotterdam, de Stockholm et de Bâle sur les produits chimiques ou les déchets dangereux sont réunis depuis près de deux semaines à Genève.

    Plusieurs produits visés
    Une partie ministérielle, où la Suisse est emmenée par le directeur de l’OFEV Marc Chardonnens, a lieu jusqu’à vendredi. A l’ouverture de cette réunion, il a rappelé jeudi que plusieurs Objectifs du développement durable (ODD) « sont directement liés aux produits chimiques et aux déchets ».

    Selon lui, les trois Conventions ne sont pas remises en cause. Elles constituent des éléments centraux de la « gouvernance environnementale internationale ». Mais « l’efficacité de la Convention de Rotterdam doit être améliorée » pour mieux protéger les populations, a-t-il reconnu.

    Il a salué l’inscription, pendant cette conférence, de plusieurs autres substances sur les listes des produits ciblés par les différentes Conventions.

    Droit de veto
    L’ajout de l’amiante chrysotile à l’Annexe III de la Convention de Rotterdam a toujours été bloqué par les pays exportateurs comme la Russie ou le Kazakhstan. Contrairement aux deux autres accords, la Convention de Rotterdam prévoit un droit de veto pour chaque Etat membre.

    Un groupe de douze pays africains souhaite modifier ce dispositif. Sa proposition de valider un ajout en cas de soutien de trois quarts des votants était examinée pendant la conférence. Quelque deux millions de tonnes d’amiante par an sont toujours extraites, dont la majorité est vendue dans les pays en développement, explique industriALL.

    #Santé_publique #Toxiques #Conditions de travail #maladies_professionnelles #cancer #santé_et_sécurité_au_travail #toxiques #chimie #déchets #cancers_professionnels #Convention_de_Rotterdam #amiante #Genève