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#bonne_nouvelle Crise des protéines d’insectes : Ynsect demande son placement en redressement judiciaire La tribune - AFP
Ynsect demande son placement en redressement judiciaire
L’entreprise française avait lancé en janvier un appel à des investisseurs ou repreneurs dans le cadre d’une procédure de sauvegarde, mais elle « n’a pas été en mesure de trouver un accord », selon un porte-parole de la start-up.
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Spécialisé dans l’élevage et la transformation d’insectes pour l’alimentation animale, humaine et les engrais, Ynsect a levé au total 600 millions de dollars auprès d’investisseurs depuis sa création en 2011, mais est aujourd’hui confrontée à la difficile montée en puissance de son modèle. La société, dont le siège social est situé dans l’Essonne, compte deux sites de production, près de Dole (Jura) et Amiens (Somme).
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Une autre pionnière française du secteur, Agronutris, a annoncé fin janvier que sa holding avait été placée en procédure de sauvegarde pour « stabiliser sa situation financière ».
Source : ▻https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/agroalimentaire-biens-de-consommation-luxe/crise-des-proteines-d-insectes-ynsect-demande-son-placement-en-redressemen
#france #alimentation financé par : #ademe #bpi #ue #amiens #Dole #france2030 #frenchtech2030 #next40 #argent_public #échec d’un #délire
#bonne_nouvelle Ynsect n’a pas trouvé de repreneur ou de nouvel investisseur, le destin de l’entreprise en suspens Anas Daif avec afp
La start-up Ynsect n’a pas trouvé de repreneur ou de nouvel investisseur dans le délai imparti. La procédure de sauvegarde, ouverte fin septembre 2024, s’étend jusqu’à fin mars. Celle-ci peut être étendue pour six mois supplémentaires, voire davantage. Mais un placement en redressement est aussi envisageable.
Aucune offre de reprise ou d’investissement n’a été déposée dans les temps pour la start-up Ynsect, spécialisée dans la production de protéines et d’engrais à base d’insectes, selon le journal Les Echos, mardi 18 février 2025.
L’AFP souligne qu’un porte-parole de l’entreprise n’a pas souhaité commenter l’information mardi soir.
Une procédure de sauvegarde ouverte fin septembre dernier
Spécialisé dans l’élevage et la transformation d’insectes pour l’alimentation animale, humaine et les engrais, Ynsect a levé au total 600 millions de dollars auprès d’investisseurs depuis sa création en 2011, mais est aujourd’hui confrontée à la difficile montée en puissance de son modèle.
La société, dont le siège social est situé dans l’Essonne, compte deux sites de production, près de #Dole (Jura) et #Amiens (Somme).
La procédure de sauvegarde, ouverte fin septembre 2024 et courant jusqu’à fin mars, a placé Ynsect sous la protection du tribunal de commerce pendant six mois durant lesquels ses créances sont gelées.
Ynsect aurait besoin de quelque 130 millions d’euros, selon Les Echos, ce qui lui permettrait d’achever sa giga-usine dans la Somme et d’augmenter sa production.
La procédure de sauvegarde peut être étendue pour six mois supplémentaires, voire davantage sur décision judiciaire, mais Ynsect pourrait aussi être placée en redressement.
Pour rappel, à la mi-février, #nestlé était en discussions avancées pour sauver l’entreprise, selon L’Usine nouvelle, sans savoir exactement quelle était la nature de l’offre potentielle.
Un contexte économique incertain
À l’heure où le monde s’inquiète de l’épuisement des ressources, les temps sont durs pour les farines d’insectes. Une autre pionnière française du secteur, Agronutris, a annoncé fin janvier que sa holding avait été placée en procédure de sauvegarde pour « stabiliser sa situation financière ».
Si son outil industriel « est aujourd’hui pleinement opérationnel », Agronutris avait indiqué que « l’accès au financement est rendu plus difficile par un contexte économique incertain et des investisseurs freinés par l’actualité du secteur et les annonces faites récemment par d’autres acteurs industriels ».
Les Echos rappelle que pour réduire ses dépenses, Ynsect avait dû fermer un site aux Pays-Bas en 2023 et cédé une filiale dans le Nebraska, aux États-Unis, en 2024. L’entreprise, qui réunissait 360 salariés il y a deux ans, n’en comptait plus que 214 à la fin de l’année dernière.
Source : ▻https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/somme/amiens/ynsect-n-a-pas-trouve-de-repreneur-ou-de-nouvel-investi
#france #alimentation financé par : #ademe #bpi #ue #amiens #france2030 #frenchtech2030 #next40 #argent_public
Le CHU d’Amiens met en place la première consultation « pesticides et pathologies pédiatriques »
▻https://www.lemonde.fr/planete/article/2024/01/11/le-chu-d-amiens-met-en-place-la-premiere-consultation-pesticides-et-patholog
Inauguré il y a trois mois, le dispositif vise à faire reconnaître l’exposition professionnelle des parents, afin qu’ils puissent prétendre au Fonds d’indemnisation des victimes de pesticides.
Par Florence Traullé (Lille, correspondante)
Lorsqu’il naît en septembre 2016, à la maternité du centre hospitalier universitaire (#CHU) d’#Amiens, le fils d’Emilie, originaire de la Somme (elle n’a pas souhaité donner son nom de famille), se voit diagnostiquer un hypospadias, une malformation du pénis qui nécessite une reconstruction. Après l’opération, l’équipe médicale suggère alors aux parents que cette déformation pourrait être en lien avec le travail du père, agriculteur, et potentiellement exposé aux #pesticides. « On ne nous avait jamais dit qu’ils pouvaient être dangereux pour un bébé pendant la grossesse. On est tombés des nues. »
Sur les conseils de l’équipe médicale, Emilie retourne alors au CHU d’Amiens, où a ouvert, en octobre 2023, au sein du centre régional de pathologies professionnelles et environnementales (CRPE) des Hauts-de-France, la première consultation pédiatrique spécialisée dans les pathologies repérées comme pouvant être en lien avec l’utilisation de pesticides (leucémies, tumeurs cérébrales, becs-de-lièvre, hypospadias ou troubles du neurodéveloppement, principalement).
Le docteur Sylvain Chamot, à l’origine de la création de cette consultation, explique vouloir « faire valoir les droits des agriculteurs qui sont d’abord des victimes, ainsi que leurs enfants ». Outre les constats médicaux réalisés, les parents remplissent des questionnaires permettant d’établir si la mère a été exposée aux pesticides dans le cadre de son activité professionnelle pendant sa grossesse ou si le père l’a été dans les six mois précédant la naissance.
« Liens de causalité »
« On a des arguments de fréquence et des études qui pointent des liens de causalité avec une exposition du père ou de la mère aux pesticides », explique la professeure Hélène Haraux, chirurgienne pédiatrique, qui travaille aux côtés du docteur Chamot. « L’exposition paternelle est un sujet très intéressant et nouveau, il faut que la recherche avance là-dessus », ajoute-t-elle.
Les données collectées ici permettront d’alimenter des bases anonymes pour de futures études qui ne se limiteront pas aux agriculteurs, mais porteront aussi sur les enfants « dont les parents travaillent le bois, sur les voies ferrées, dans les espaces verts », précise le docteur Chamot.
L’idée de créer cette consultation lui est venue après avoir découvert le très faible nombre de dossiers déposés au Fonds d’indemnisation des victimes de pesticides (#FIVP). Depuis sa création en 2020, seules dix-sept demandes concernant des victimes périnatales ont été faites, sur toute la France, auprès de ce fonds alimenté par la taxe sur la vente de produits phytosanitaires. Rien que pour la Picardie, territoire agricole, le docteur Chamot évalue à une centaine le nombre d’enfants potentiellement concernés.
Auditionnée par une commission d’enquête parlementaire en novembre 2023, Christine Dechesne-Céart, la directrice de la réglementation du FIVP, précisait que « cinq cas seulement [avaient] été indemnisés pour des enfants d’âge divers, pas nécessairement mineurs » et qu’« une victime, exposée enfant, [était] aujourd’hui âgée de 54 ans ». Parmi les indemnisés, Théo Grataloup, aujourd’hui adolescent, dont la mère travaillant sur un terrain d’équitation a utilisé un désherbant, un générique du Roundup, pendant sa grossesse. Théo, né sans cordes vocales, souffre – entre autres – d’une malformation (atrésie) de l’œsophage et a dû subir 54 opérations chirurgicales, la première vingt-quatre heures après sa naissance.
Mme Dechesne-Céart justifiait, devant les magistrats, l’écart entre la population identifiée comme potentiellement concernée par une indemnisation (de l’ordre de 10 000 personnes adultes et enfants confondus) et le nombre de dossiers instruits (environ 600) par un déficit de communication et par le fait que « le fonds est encore dans sa phase de lancement », trois ans après sa création.
Ce déficit d’information est également constaté par le docteur Chamot qui, dans sa consultation, prend du temps pour expliquer aux parents les raisons probables des maladies de leurs enfants, ainsi que leurs droits. Mais « il faut que les professionnels de santé soient mieux informés, car c’est surtout eux qui peuvent nous adresser des patients ».
Réticences des familles à déclencher l’indemnisation
Au-delà de la difficulté à faire passer les bons messages, le député de Meurthe-et-Moselle Dominique Potier (PS), rapporteure de la récente commission d’enquête parlementaire sur l’usage des pesticides en France, s’inquiète aussi de ce que les conditions d’indemnisation ne tiennent pas compte de « la vie domestique [qui] peut constituer une source de contamination importante. Les vêtements portés au travail et nettoyés à la maison peuvent contaminer une femme enceinte même si elle n’est pas, elle-même, agricultrice. » Il y voit un « trou dans la raquette ».
Antoine Lambert, président de l’association Phyto-Victimes, déplore ces lacunes, pointant notamment la responsabilité de la presse professionnelle agricole, très peu disserte sur le fonds. Il s’inquiète aussi des réticences des familles à déclencher celui-ci et parle de « l’immense difficulté des professionnels à admettre qu’une pathologie puisse découler de leur activité. Cette difficulté est encore plus grande quand il s’agit de leurs enfants dont les handicaps plus ou moins lourds seraient le fruit de leur travail. »
Emilie le reconnaît : « Mon mari l’a très mal pris. C’est dur de se dire qu’on peut être responsable de la souffrance de son enfant. » Elle aurait préféré ne pas témoigner anonymement « parce que c’est important pour faire changer les choses mais mon mari n’a pas voulu. J’en ai aussi parlé à mon grand garçon qui veut travailler dans l’agriculture. Il n’a pas accepté non plus. Il faudrait que ça change tout ça », conclut-elle.
Le petit-neveu de Brigitte Macron agressé à Amiens après l’interview du Président Eline Erzilbengoa - france3-regions
Jean-Baptiste Trogneux, le petit-neveu de Brigitte Macron, a été agressé lundi 15 mai à Amiens après l’interview du président de la République, Emmanuel Macron, à la télévision. Huit personnes ont été interpellées puis placées en garde à vue.
L’agression s’est produite lundi soir, après l’interview du président de la République, Emmanuel Macron, retransmise à la télévision. Alors qu’il rentrait chez lui, Jean-Baptiste Trogneux, petit-neveu de Brigitte Macron, a été pris à partie par des manifestants, rassemblés pour protester contre la réforme des retraites.
Les agresseurs l’ont frappé à la tête, aux bras et aux jambes, en injuriant « le président, son épouse et notre famille », avant de prendre la fuite quand trois voisins sont intervenus, a décrit Jean-Alexandre Trogneux, le père de la victime. D’après lui, il s’agit de six hommes et de deux femmes.
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#emmanuel_macron #macron #brigitte_macron #brigitte_trogneux #violence #EnMarche #Amiens
Source et suite : ▻https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/somme/amiens/le-petit-neveu-de-brigitte-macron-agresse-a-amiens-apre
De la chance.
Jean-Baptiste Trogneux aurait été traité comme les gilets jaunes l’ont été par macron, il aurait probablement perdu un oeil, une main, une jambe, un testicule . . . .
Les macarons d’Amiens
« Il a bousculé notre camarade » : des agresseurs présumés du petit-neveu de Brigitte Macron témoignent BFM
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« On n’est pas violents, nous » : trois des huit personnes interpellées après l’agression lundi soir à Amiens du petit-neveu de Brigitte Macron témoignent sur RMC. Ressortis libres de leur garde à vue, ils affirment qu’ils se sont juste défendus face à Jean-Baptiste Trogneux.
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Pour eux, leur rôle a juste été de séparer l’altercation. « On a retenu la personne de la boutique qui voulait frapper un de nos camarades, et c’est lui qui se retrouve en garde à vue pour rien du tout. Le neveu de Brigitte Macron a bousculé notre camarade, on est venus pour séparer et quand on est repartis il y a la voiture la BAC qui est venue », ajoutent ces jeunes.
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Source : ▻https://rmc.bfmtv.com/actualites/police-justice/violences-contre-le-petit-neveu-de-brigitte-macron-des-agresseurs-presume
#Amiens : le squat de #Rivery-plage expulsable, besoin de soutiens
▻https://fr.squat.net/2022/02/21/amiens-le-squat-de-rivery-plage-expulsable
Le squat de Rivery-plage (arrière), et surtout ses habitant.es, sont expulsables depuis le 22 janvier 2022. On a besoin de coups de main et de soutiens. Tu auras plein d’infos supplémentaires sur place. Concert de soutien le samedi 5 mars [▻https://squ.at/r/8lwg], au #65_rue_Thuillier-Delambre à Rivery, avec comme d’hab’, sur place, infokiosque, fripe, free-shop, […]
#Amiens : propriétaire violent, appel à soutien du #Collectif_La_Brèche (la suite)
https://fr.squat.net/2021/07/06/amiens-proprietaire-violent-appel-a-soutien-du-collectif-la-breche
Salut à toutes et tous ! Suite à notre appel à soutien, afin de faire nombre et de dissuader par notre présence les tentatives d’expulsion illégale par notre propriétaire, de nombreuses personnes sont venues nous soutenir. Ça a fait chaud au cœur, et on remercie toutes les personnes qui sont passées dormir, discuter, amener à […]
#Amiens : appel à soutiens ! Le squat du #Collectif_La_Brèche menacé violemment par un proprio
https://fr.squat.net/2021/07/01/amiens-appel-a-soutiens-le-squat-du-collectif-la-breche-menace-violemment-
Communiqué du collectif la Brèche Salut à tous.tes Voilà 2 ans que le collectif la Brèche occupe un lieu à #Rivery (périphérie d’Amiens). Le bâtiment était abandonné depuis de nombreuses années, et était dans un bien triste état quand nous l’avons investi. Son proprio, qui habite à Nice, possède en outre de nombreuses autres propriétés, […]
La #Cravate
Bastien a 20 ans et il milite depuis cinq ans dans le principal parti d’extrême-droite. Quand débute la #campagne_présidentielle, il est invité par son supérieur à s’engager davantage. Initié à l’art d’endosser le costume politicien, il se surprend à rêver d’une carrière, mais de vieux démons resurgissent qui risquent de briser son ambition.
▻http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/56940_1
#film #film_documentaire #documentaire #France #extrême_droite #France #élection_présidentielle
#dédiabolisation #skin #Front_national #témoignage #patriotisme #campagne_électorale #Amiens #Marine_Le_Pen #Le_Pen #France_d'avant #violence
ping @karine4
Guy va faire une #grève_de_la_faim pour sauver Boubacar et Sidiki
Guy commencera ce 5 mai une grève de la faim pour sauver Boubacar
et Sidiki de l’#expulsion. Quelles sont donc les motivations de la préfète de la Somme pour faire preuve de si peu d’humanité et risquer ainsi de mettre des vies en danger ? La situation de ces deux jeunes Guinéens est celle de centaines d’#étudiants_étrangers, soumis à la triple peine de la crise sanitaire, de l’exil et du rejet.
Un ami et collègue de l’#Université_de_Picardie Jules Verne à #Amiens m’alerte sur la situation de deux jeunes Guinéens : Sidiki, étudiant inscrit en Master 1 de géographie, et Boubacar qui prépare son Bac. Tous deux ont reçu une Obligation de quitter le territoire français (#OQTF). Tous deux sont soutenus et aidés depuis plusieurs années par des associations et par Guy, 74 ans, qui a hébergé Boubacar chez lui.
Boubacar est arrivé à Amiens en 2017, a réussi son CAP, son BEP et est aujourd’hui en Bac pro. Comme il est sans famille en Guinée, Guy lui a proposé de devenir son père adoptif, ce qu’il a accepté. La procédure est en cours. Mais une OQTF a été délivrée. Guy a obtenu son annulation au tribunal administratif. Mais la préfète a fait appel.
Sidiki, comme tant de migrants fuyant la misère ou la persécution, a traversé la Libye, la Méditerranée et l’Italie. La France veut le renvoyer dans son pays alors qu’il a réussi sa licence, est inscrit régulièrement en master, est soutenu par l’équipe enseignante et même par le président de l’Université. Six mois après sa demande de #titre_de_séjour étudiant - avec un dossier complet et très solide, m’assure-t-on -, la préfète de la Somme lui envoie une OQTF. Il y a aujourd’hui des centaines de Sidiki en France. Dans le Bas-Rhin, la préfète vient d’envoyer une OQTF à un étudiant soutenu par la Cellule de veille et d’alerte de l’université de Strasbourg (1), et comme si ça ne suffisait pas, des OQTF ont été aussi envoyées à ses parents et à ses frères et sœurs, mineurs et scolarisés. Partout la honte ! Honte aux préfets et préfètes qui veulent remplir leurs quotas, honte à Darmanin et à Macron qui donnent les ordres.
Le courage et la détermination de Guy forcent l’admiration. A l’image des migrants qu’il accompagne et soutient. Aujourd’hui, l’extrémité à laquelle il en est réduit – mettre sa santé et peut-être sa vie en danger – est tout simplement proportionnelle à la #violence extrême et à l’#inhumanité d’une administration qui applique avec zèle une politique inique. Cette politique est inique parce qu’elle est contraire au droit d’asile et à notre devoir d’hospitalité. Cette politique est inique parce qu’elle affaiblit et remet en cause une tradition d’accueil qui ne survit que par des engagements individuels, militants ou associatifs. Cette politique est inique parce qu’elle fait subir aux étudiants étrangers sans carte de séjour, aux migrants et réfugiés une triple peine : à une situation sanitaire qui fragilise les plus pauvres et qui aggrave la détresse de l’exil et de la solitude, le gouvernement ajoute encore l’angoisse quotidienne de l’arrestation et de l’expulsion. Cette politique est inhumaine parce qu’elle est totalement aveugle aux situations et aux histoires individuelles. Cette politique est d’une violence sans limite parce qu’un acte administratif d’expulsion vient briser des vies qui ont déjà été brisées, des vies qui ont déjà traversé des épreuves d’une violence sans limite.
Il faut écouter Guy qui nous dit que les migrants « profitent à notre pays parce que ce sont des gens fabuleux ». Il faut regarder la vidéo qui accompagne cette pétition (▻https://www.change.org/p/madame-la-pr%C3%A9f%C3%A8te-de-la-somme-guy-va-commencer-une-gr%C3%A8ve-de-l) et la diffuser jusqu’à ce que la honte et la réprobation publique submergent la préfète de la Somme et le gouvernement tout entier.
(1) Le collectif strasbourgeois « Parrainer un.e étudiant.e » (►https://blogs.mediapart.fr/parrainer-un-e-etudiant-e/blog/260221/parrainer-un-e-etudiant-e-pour-entrer-dans-le-monde-dapres-appel-ten) qui met en contact des aidants avec des étudiants en difficulté est essentiellement sollicité par des étudiants étrangers : 9 demandes de soutien sur 10.
▻https://blogs.mediapart.fr/pascal-maillard/blog/020521/guy-va-faire-une-greve-de-la-faim-pour-sauver-boubacar-et-sidiki
#sans-papiers #France #résistance
Émeutes après la blessure de Villeneuve la Garenne : Les gouttes policières font déborder le vase populaire
▻https://desarmons.net/2020/04/21/emeutes-apres-la-blessure-de-villeneuve-la-garenne-les-gouttes-policieres
#Villeneuve-la-Garenne s’est enflammée depuis ce dimanche soir. La révolte a éclaté après qu’un habitant de la ville, Mouldi, a percuté la portière d’une voiture Passat banalisée de #police, arrêtée au niveau d’un feu, samedi soir vers 22 heures sur l’avenue de Verdun.
Dans la voiture de police se trouvaient quatre agents de la #BAC des Hauts-de-Seine, qui avaient remarqué Mouldi alors qu’il circulait sans casque sur une moto-cross. Lorsque Mouldi est arrivé à hauteur du véhicule pour la dépasser par la droite en emprunter la piste cyclable, l’un des passagers, qui l’observaient pourtant dans leur rétroviseur et ne pouvaient avoir manqué son arrivée à pleine vitesse, a ouvert la portière, projetant Mouldi sur un poteau du trottoir. Précisons que la voiture n’était pas sérigraphiée, Mouldi ne pouvant pas savoir qu’il s’agissait d’un véhicule de police.
Des témoins directs présents sur les lieux ont filmé les minutes suivantes et publié les vidéos (deux angles différents) sur Snapchat. On y voit Mouldi crier de douleur, tandis qu’un policier lui fait un bandage à un mètre du poteau sur lequel il a atterri. Sa moto est quelques mètres plus loin sur le trottoir, tandis que trois autres policiers font des allers-retours entre Mouldi et leur véhicule. L’un des témoins affirmera que l’un des policiers était alcoolisé, affirmant que la portière a été ouverte volontairement à l’arrivée de la moto. Les témoins pensent dans un premier temps que Mouldi a perdu sa jambe. Pris en charge à l’hôpital, il souffre d’une fracture ouverte de la jambe gauche, mais n’a heureusement pas été amputé.
Le lendemain matin, une autre vidéo prise depuis la station essence qui jouxte le lieu de l’accident, montre des policiers emporter le poteau sur lequel Mouldi a été projeté la veille. Le parquet affirme qu’aucune enquête #IGPN n’a été pour l’heure diligentée, mais la presse prétend qu’une enquête a été ouverte contre Mouldi pour « rodéo urbain » et « mise en danger d’autrui ». L’enquête est menée par le SAIP local, c’est à dire les collègues directs des policiers de la BAC impliqués dans l’accident.
On s’en fout bien de savoir si Mouldi avait un casier judiciaire. Avec cet Etat répressif, nous sommes des dizaines de milliers à avoir un casier judiciaire, pour des raisons diverses. Cela ne justifiera jamais que des policiers frappent, mutilent et tuent un-e seul-e d’entre nous.
Dans la nuit de dimanche à lundi, ce ne sont pas seulement les quartiers de Villeneuve-la-Garenne qui ont explosé de colère, mais aussi certains quartiers de #Nanterre, #Suresnes, #Aulnay-sous-Bois, #Egly, #Gennevilliers, #Epinay, #Grigny, #Fontenay, #Saint-Ouen, #Villepinte, #Neuilly-sur-Marne, #Amiens Nord, #Rueil-Malmaison, #Noisiel, #Mulhouse, #Sevran, #Evry, #Strasbourg, #La_Courneuve, #Chanteloup, #Bordeaux, #Toulouse : feux de poubelles, artifices et barricades contre gaz lacrymogènes, balles de caoutchouc et grenades. Et arrestations violentes de journalistes indépendants, pratique devenue coutume chez des policier-es qui ont très clairement quelque chose à se reprocher…
Ces explosions de colère ne sont pas seulement le résultat de l’accident de Mouldi, mais font suite aux contrôles, humiliations et violences incessantes subies par les habitant-es des quartiers populaires, notamment depuis le début du confinement. Cette colère est politique.
Dans la semaine précédent l’accident de #Mouldi, le 15 avril, #Malik_Zar_Mohammad, 25 ans, a été tué de trois balles dans la tête par les policiers d’une brigades cycliste dans le parc de la Courneuve. Les policiers ont été appelés en renfort par une brigade équestre durant sa ronde, après que Malik aurait refusé de quitter les lieux et se serait rué sur les chevaux avec un couteau. Repoussé à l’aide de gaz lacrymogène, les policiers affirment qu’il serait revenu à la charge avant d’être abbatu (NB : Malik était demandeur d’asile et non francophone).
Dans la nuit du 14 au 15 avril, un homme de 60 ans est mort dans une cellule du commissariat de #Rouen, après avoir été arrêté pour conduite sous l’emprise d’alcool. Le médecin l’ayant vu au moment de son placement en cellule l’avait jugé apte à la garde-à-vue.
Le 10 avril, la police de #Bruxelles a tué Adil, 19 ans, pour avoir enfreint le confinement, en percutant son scooter en voiture dans le quartier d’Anderlecht.
Dans la nuit du 9 au 10 avril vers 1 heures, Boris, 28 ans, est mort noyé dans la Charente à #Angoulême, après avoir tenté d’échapper à un contrôle de la BAC. Pris en chasse par la police, il se serait trouvé bloqué à contre-sens sur le pont Saint Antoine et serait descendu de son véhicule avant d’enjamber la balustrade et de se jeter dans l’eau.
La même nuit vers 4h30, un automobiliste de 28 ans est mort dans un accident de voiture sur la route départementale 643 à hauteur d’#Estournel, après avoir esquivé un contrôle à #Cambrai et été poursuivi par la police. Son passager, âgé de 20 ans, a été hospitalisé entre la vie et la mort et placé en coma artificiel.
Toujours la même nuit, un homme de 49 ans est mort dans sa cellule de dégrisement à #Sorgues, après avoir été interpellé en raison d’une rixe avec son colocataire. Il est constaté mort dans sa cellule lors de la reprise de service par les gendarmes le matin.
Le 8 avril, la police municipale de #Béziers a tué #Mohamed_Gabsi, 33 ans, lors d’une arrestation violente pour avoir enfreint le confinement (alors que Mohamed dormait à la rue).
Le 4 avril, la police de #Chanteloup-les-Vignes a tiré au LBD dans la tête d’une fillette de 5 ans, en marge d’échauffourées faisant suite à un contrôle de scooter. 14 tirs de LBD et 9 grenades lacrymogènes ont été recensés. Elle a été plongée dans un coma artificiel à l’hôpital Necker, souffrant d’une fracture et d’un important traumatisme crânien.
De nombreuses images de contrôles violents ont également circulé dés le début du confinement, dont l’agression de Sofiane, 21 ans, le 24 mars aux #Ullis ou celle de #Ramatoulaye, 19 ans, le 19 mars.
Six morts entre les mains de la police française en deux semaines !!
Nous nous associons à la colère des émeutiers, qui ne font que réagir à cette #violence systémique et raciste qui inonde notre paysage quotidien, les réseaux sociaux permettant aux témoins de diffuser instantanément les preuves en images des agissements policiers dans les quartiers populaires. Ces images ne rendront pas #justice, mais elles permettent au moins d’établir la vérité et de prendre une distance critique par rapport à la version officielle servie par les auteurs de ces actes et les procureurs qui organisent systématiquement leur impunité.
Whirlpool, chez les vaincus de la mondialisation.
▻https://www.franceinter.fr/emissions/affaires-sensibles/affaires-sensibles-08-janvier-2020
Aujourd’hui dans Affaires Sensibles, l’histoire d’un drame contemporain, celle d’une usine qui ferme malgré les bénéfices. C’était au printemps 2017, en pleine campagne présidentielle. Les salariés bientôt licenciés travaillaient chez #Whirlpool, à #Amiens. La ville où est né un certain Emmanuel #Macron...
via @fil
#Amiens : des nouvelles du squat de #Rivery
▻https://fr.squat.net/2019/11/21/amiens-des-nouvelles-du-squat-de-rivery
Salut, voici quelques nouvelles du #Collectif_La_Brèche, groupe de squatteurs et squatteuses à Amiens (Picardie). Si vous en aviez pas eu depuis longtemps, ça veut pas dire qu’on a pas été actifs. Depuis le 14 mai 2019, le bâtiment du #65_rue_Thuillier-Delambre, 80136 Rivery est squatté par le Collectif La Brèche. Avant, ça […]
#2_rue_Debray #4_rue_Debray #40_rue_Bonvallet #65_boulevard_Guyencourt #La_Mérule #La_Pente #Maison_Cozette #ouverture #Saint_Rock_Village
Après le fiasco, le repreneur de Whirlpool refuse d’être un « bouc émissaire »
▻https://www.mediapart.fr/journal/economie/310719/apres-le-fiasco-le-repreneur-de-whirlpool-refuse-d-etre-un-bouc-emissaire
Un an après la reprise de l’emblématique usine Whirlpool d’Amiens, le projet de WN, soutenu par la Région et par l’État, a été liquidé par le tribunal de commerce. Son architecte, l’entrepreneur local Nicolas Decayeux, est mis en cause par un audit qu’a commandé le gouvernement. Il préfère s’étonner d’avoir perdu tout soutien politique deux jours après les élections européennes.
#SOCIAL #Amiens,_reprise,_faillite,_désindustrialisation,_social,_Whirlpool,_usine
EN DIRECT - Meeting de Mélenchon, Aubry, Ruffin et Becker à Amiens - #AmiensFi
#Amiens, dites @EmmanuelMacron ? il sa passe de drôles de choses dans votre ville natale aujourd’hui au salon business de la CCI , les femmes ne sont pas open bar !
▻https://twitter.com/coldroitsfemmes/status/1111289914094731264
Amiens : un pilier de l’aide aux sans-papiers se dit menacé de poursuite pour « délit de solidarité »
Figure emblématique du réseau RESF, #Marcel_Dekervel est sommé par la préfecture de la Somme de se justifier sur des attestations d’hébergement, qualifiées de douteuses, au profit de deux familles en situation irrégulière. Une pétition est déjà en cours.
#solidarité #délit_de_solidarité #Amiens #sans-papiers #migrtions
* Gilets jaunes : à Amiens, l’appel au secours du neveu de Brigitte Macron Isabelle Boidanghein - Le Parisien - 4 Décembre 2018
▻http://www.leparisien.fr/economie/gilets-jaunes-a-amiens-l-appel-au-secours-du-neveu-de-brigitte-macron-04-
Jean-Alexandre Trogneux, propriétaire de la chocolaterie Jean-Trogneux dénonce les insultes et menaces dont il fait l’objet depuis la manifestation des Gilets jaunes du week-end dernier.
« J’ai l’impression d’être un bouc émissaire, un défouloir. Il faut rétablir la vérité. » Le pourtant si discret Jean-Alexandre Trogneux, dirigeant et propriétaire de la chocolaterie Jean-Trogneux à Amiens (Somme), en a marre et il le fait savoir. Il tient à protéger ses quarante salariés et son entreprise, qui compte 8 boutiques dans les Hauts-de-France.
Depuis plusieurs jours, surtout ceux de manifestation des Gilets jaunes, ils sont l’objet d’insultes et de menaces. La cause : une rumeur persistance qui certifie que le Président de la République, Emmanuel Macron, et oncle par alliance de Jean-Alexandre Trogneux (NDLR : Brigitte Macron-Trogneux est sa tante) est propriétaire de la chocolaterie : « On crache sur la vitrine des magasins. On raconte aux salariés qu’ils ont un salaud de patron. Des vendeuses arrivent en pleurs dans mon bureau. Pire, on a menacé de faire brûler la chocolaterie sur les réseaux sociaux. La personne a été placée en garde à vue. J’ai peur de l’acte d’un déséquilibré. »
Le dirigeant a fait installer des caméras et embauché des videurs. Tout cela se solde par des baisses de chiffres d’affaires. Des clients boycotteraient la chocolaterie. Les commandes de paniers garnis pour Noël seraient aussi moins nombreuses. La fin d’année est d’autant plus difficile pour Jean-Alexandre Trogneux qu’il vient de perdre son père, Jean-Claude Trogneux. 2019 tournera une page. Jean-Baptiste, son fils qui porte le prénom du fondateur de la chocolaterie (1872), va venir le rejoindre. La sixième génération arrive.
#Amiens #Trogneux #Macarons #Giletsjaunes #chocolat #macarons #famille #En_vedette #Actualités_françaises #Hauts_de_France #brigitte_macron
Ci-dessous un fil de discussion sur la #résistance face à l’annonce, il y a quelques jours, de l’augmentation des #taxes_universitaires en #France (sur le sujet, voir : ►https://seenthis.net/messages/737474)
Métaliste ici :
►https://seenthis.net/messages/739889
Pour une université française ouverte sur le monde
Le gouvernement a annoncé l’augmentation des droits d’inscription des étudiants extracommunautaires en les passant de 170€ à 2770 €/an pour le niveau Licence et de 243€ / 380€ à 3770 €/an pour les niveaux Master/Doctorat.
Le Président de l’université de Poitiers et son équipe manifestent leur opposition à cette augmentation.
Cette mesure est un obstacle majeur à la démocratisation et à l’internationalisation de l’accès à l’enseignement supérieur. Elle est en contradiction avec l’objectif national fixé de 500 000 étudiants en mobilité en France d’ici à 2027, contre 320 000 aujourd’hui. Elle est aussi orthogonale à la politique de l’Union Européenne s’appuyant sur l’éducation comme vecteur majeur d’inclusion et de citoyenneté, au-delà des frontières européennes, promue par ailleurs par le Président de la République française.
Cette mesure se heurte au constat d’une France récemment redevenue attractive pour les étudiants internationaux. Ces derniers choisissent à 70% d’intégrer nos universités et non les autres établissements aux frais d’inscription élevés. Prendre le risque de réduire l’accès des étudiants internationaux à nos formations revient à négliger leur apport à la diversité culturelle de notre société et au développement économique de nos territoires.
L’augmentation des droits est une mesure de sélection par l’argent contraire aux valeurs humanistes portées par l’Université. Elle est discriminatoire. Elle s’oppose profondément aux valeurs de l’université de Poitiers qui, riche de ses 17% d’étudiants internationaux, a fait de « l’université dans la Cité » sa signature.
Le Président de l’université de Poitiers et son équipe demandent au gouvernement de reconsidérer cette mesure dans le sens d’un service public de l’enseignement supérieur, favorisant l’accueil équitable de tous les étudiants.
Le Président et les vice-présidents de l’université de Poitiers
▻http://www.univ-poitiers.fr/actualites/international/pour-une-universite-francaise-ouverte-sur-le-monde-1653268.kjsp
#résistance #université_de_poitiers #Poitiers
Affichée en première page de l’UFR de Maths de Nancy :
#Motion du département de Mathématiques de l’#Université_de_Lorraine
Le département de mathématiques de la Faculté des Sciences de l’Université de #Lorraine, réuni en Assemblée Générale le 22 novembre 2018, s’oppose à l’augmentation annoncée des frais d’inscription à l’université pour les étudiants étrangers hors UE.
Cette mesure se traduira par une diminution du nombre global d’étudiants étrangers hors UE venant suivre leurs études en France et en particulier à l’Université de Lorraine, ainsi que par la sélection sur des critères financiers de ceux qui pourront encore venir.
Loin des objectifs affichés, c’est une baisse de la richesse et la diversité des étudiants accueillis qui se prépare. Certains secteurs professionnels ont besoin d’étudiants très qualifiés qui manqueraient cruellement demain si les mesures annoncées se concrétisaient.
Le département affirme son attachement à une université ouverte et craint par ailleurs que cette mesure ne prépare une augmentation générale des frais d’inscription à l’université et la transition vers un modèle, qu’il rejette, de financement de l’enseignement supérieur par l’endettement privé.
/Adoptée à l’unanimité./
Motion (à la demande de l’assemblée)
Suite aux différentes informations circulant ces derniers jours au sujet d’une augmentation des frais d’inscription des étudiants étrangers non communautaires (Premier ministre, Cour des comptes...), la motion suivante a été adoptée :
« La #CP-CNU s’inquiète du renforcement des inégalités sociales dans l’ESR et s’oppose à toute augmentation significative des droits d’inscriptions des étudiants »
Adoptée à l’unanimité moins 2 refus de vote, 21 abstentions, 5 contre.
CP-CNU = commission permanente du conseil national des universités.
Information reçue par email.
Site du Lidilem (Laboratoire de Linguistique et Didactique des Langues Etrangères et Maternelles) de l’Université de Grenoble Alpes
▻https://archives-web.univ-grenoble-alpes.fr/lidilem/lidilem.u-grenoble3.fr/index.html
Appel des associations de la Confédération des
Jeunes Chercheurs
Les associations membres de la Confédération des Jeunes Chercheurs, réunies en assemblée générale à
Paris, se prononcent fermement contre le projet gouvernemental d’augmentation considérable des frais
d’inscription en doctorat pour les étrangers extra-communautaires.
Nous craignons qu’avec ce projet, le gouvernement s’engage dans une course sans fin à la hausse des frais
d’inscription derrière les modèles britannique et américain, où la plupart des étudiant-es et doctorant-es
s’endettent lourdement pour respectivement se former et travailler.
Que cette hausse massive des frais d’inscription soit à ce stade limitée aux étranger-es non
communautaires ne constitue qu’un élément aggravant. Les doctorant-es étranger-es sont déjà
sélectionné-es par l’établissement d’enseignement supérieur dans lequel ils ou elles souhaitent s’inscrire,
par l’employeur qui souhaite les recruter, par les services leur délivrant des visas, et payent un nombre
conséquent de taxes et frais de dossiers pour venir travailler en France. L’argument de l’attractivité
internationale de l’enseignement supérieur français est fallacieux. Des pays ayant mis en place ce type de
barrière financière ont connu dans les années suivantes une baisse importante du nombre de leurs
étudiants et étudiantes internationales. Cet argument camoufle mal la volonté d’éviction des jeunes
chercheur-es, étudiants, et étudiantes internationales venant de pays en développement, en particulier
des pays francophones du Maghreb et d’Afrique subsaharienne. Appliquer des frais d’inscription dix fois
supérieurs aux étrangers extracommunautaires revient en effet à réserver l’accès à la formation à la
recherche aux plus fortuné-es en provenance de ces pays, hormis quelques rares élu-es à qui sera
attribué une “aide sociale” stigmatisante. Les doctorant-es étranger-es faisant le choix de venir se former
par la recherche en France ne sont pas un coût pour notre pays, ils et elles apportent beaucoup à sa
recherche et à son économie. Penser qu’ils et elles ne font le choix de la France que par calcul financier
est méprisant à leur égard et infamant pour la recherche française.
La Confédération des Jeunes Chercheurs appelle l’ensemble des jeunes chercheur-es de France à
rejoindre les différentes mobilisations initiées contre ce projet. Nous mettons à disposition des jeunes
chercheur-es élu-es dans les conseils de laboratoire, d’école doctorale, d’organisme de recherche, de
composante universitaire ou de conseils centraux d’établissements d’enseignement supérieur, des
propositions de motion à déposer dans ces différentes instances, afin de rendre visible le rejet de ce
projet par la communauté de l’enseignement supérieur et de la recherche. Nous appelons également
l’ensemble des associations ou collectifs formels ou informels de jeunes chercheur-es de France
souhaitant se mobiliser contre cette mesure, à entrer en contact avec la confédération afin de nous
coordonner. Nous mettrons nos outils et notre structure à disposition de tous les collectifs de jeunes
chercheur-es souhaitant converger dans cette mobilisation.
▻https://cjc.jeunes-chercheurs.org/positions/appel_cjc_25112018.pdf
Contre l’augmentation sans concertation des frais d’inscription annuels pour les étudiants étrangers
Prés de 450 universitaires réclament « le retrait immédiat » de l’augmentation annoncée des frais d’inscription pour les étudiants étrangers. Cette mesure étant jugée « indigne de notre Institution et de ses valeurs d’accès indiscriminé au savoir, quel que soit l’âge, le sexe, la religion, la nationalité et le niveau de richesse économique. »
Nous, enseignants chercheurs à l’Université, titulaires et contractuels, nous opposons fermement à l’augmentation des frais d’inscription annuels pour les étudiants étrangers hors Union européenne à compter de la rentrée universitaire de 2019.
Nous demandons le retrait immédiat de cette mesure, annoncée par le Premier ministre le 19 novembre dernier, lors des rencontres universitaires de la francophonie. Le retrait s’impose dès lors qu’il ne s’agit pas d’une simple annonce mais bien d’une décision actée, comme le présente sans aucune ambiguïté la page d’accueil bien vite actualisée du site « Etudes en France ».
Par cette « décision », le Premier ministre entend soumettre les étudiants « extra-européens » (soit les étudiants étrangers hors UE et accords de partenariat entre établissements) au paiement de frais d’inscription considérablement plus élevés que ceux payés par les étudiants français et européens. Ainsi, il est prévu qu’à compter de la rentrée 2019, les étudiants étrangers qui s’inscrivent pour la première fois dans un cycle supérieur de formation à l’université en France devront acquitter des frais d’inscription annuels d’un montant de 2 770 euros en licence et de 3 770 euros en master et en doctorat. Cela revient donc pour une licence en trois ans à des frais d’inscription de 6 810 euros (sans compter un éventuel redoublement, qui ferait monter les frais à 9 080 euros pour une licence en quatre ans). Pour deux années de master (M1 et M2) les frais seraient d’un montant de 7 540 euros. Pour le doctorat quant à lui, soit trois ans au minimum (ce qui ne vaut pas pour le droit par exemple, où les thèses les plus courtes et financées durent très rarement moins de quatre ans), les frais d’inscription atteindraient 11 310 euros.
Cette annonce, il faut le souligner, entraine une violation du préambule de la constitution du 27 octobre 1946, dont l’alinéa 13 est des plus clairs : « La Nation garantit l’égal accès de l’enfant et de l’adulte à l’instruction, à la formation professionnelle et à la culture. L’organisation de l’enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’Etat ». Elle est également contraire aux articles 2 et 26 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, dont nous fêterons les 70 ans ce 10 décembre, qui garantissent que l’accès à l’enseignement supérieur est reconnu à « toute personne » sans discrimination notamment fondée sur « la fortune » en fonction de ses « mérites ».
La communauté des enseignants chercheurs s’interroge et s’inquiète. D’abord, la mesure servirait une « stratégie d’attractivité pour les étudiants internationaux » s’intégrant dans un plan intitulé « Bienvenue en France ». Cette attractivité passerait par un meilleur accueil des étudiants étrangers (il est vrai qu’en l’état il est tout à fait insatisfaisant), qui impliquerait d’avoir plus d’argent à l’université et donc de faire peser sur les étudiants eux mêmes, parce qu’ils ne sont pas européens, les frais engendrés par cette amélioration. Or, il est pour le moins paradoxal de présenter comme une mesure « d’accueil en France » une telle augmentation des frais d’inscription annuels, dont on sait pertinemment qu’elle conduira à exclure les étudiants étrangers les plus précaires, que le gouvernement ne veut manifestement plus voir dans nos universités françaises. La mesure sert, au contraire, en dépit des efforts de communication du gouvernement, une politique de fermeture de la France à l’égard des étudiants étrangers n’ayant pas les moyens d’acquitter de tels frais, soit à l’égard des étudiants les plus pauvres. Cette politique, qui instaure un accès privilégié à l’université aux étudiants étrangers les plus riches, est contraire aux valeurs historiques d’universalité, d’ouverture au monde et de diversité culturelle, chères à l’université française. L’accès au savoir ne saurait être conditionné à la richesse, d’où que l’on vienne.
Ensuite, l’étendue de l’« augmentation » et les modalités ayant permis de retenir un tel niveau de frais d’inscription annuels interrogent. Parler d’augmentation des frais d’inscription annuels est un euphémisme. On passe d’une somme de 170 euros annuels pour une année de Licence à une somme plus de 13 fois supérieure à ce montant. De la même manière pour l’inscription en Master et en doctorat, il ne saurait non plus s’agir d’une simple augmentation. Il importe de bien comprendre la portée de la décision annoncée : il s’agit d’un changement de paradigme qui ne dit pas son nom et qui pourrait – suite logique des choses – être étendu à l’ensemble des étudiants, y compris les étudiants français. Ce changement fait passer l’université française à l’ère de l’accès fondé sur un critère économique, modèle qui lui est par essence étranger. En outre, nous nous interrogeons sur les montants retenus. En quoi le fait d’augmenter une inscription en licence de 2100 euros par an pour un étudiant étranger lui permettra-t-il de facto, de bénéficier d’un meilleur accueil et d’une meilleure prise en charge ? Cet argent sera-t-il affecté directement à cet accueil et par quel mécanisme ? Pourquoi ces sommes ont-elles été retenues et pas d’autres, moins importantes ou, à l’inverse, plus importantes ? Sur quels éléments s’est-on basé pour faire ce savant calcul ?
Enfin, la procédure d’adoption d’une telle mesure nous paraît critiquable. Si les enseignants chercheurs étaient consultés, ils pourraient témoigner de l’extraordinaire richesse intellectuelle, scientifique, culturelle et humaine que la présence d’étudiants « extra-européens » représente dans leurs salles de classe et leurs amphithéâtres. Ils pourraient exprimer également leur rejet d’un modèle d’enseignement qui laisse de côté l’étranger démuni, sous couvert de rationalisation budgétaire. Tel n’est pas le modèle de l’Université que ces enseignants chercheurs avaient à l’esprit lorsqu’ils/elles ont embrassé la carrière et tel est pourtant le tournant que cette mesure non-concertée et imposée de manière unilatérale souhaite faire prendre à la recherche et à l’enseignement supérieurs en France.
Pour toutes ces raisons, nous exigeons que le gouvernement abandonne cette mesure, indigne de notre Institution et de ses valeurs d’accès indiscriminé au savoir, quel que soit l’âge, le sexe, la religion, la nationalité et le niveau de richesse économique.
Premiers signataires :
Olga Mamoudy, PR, Université Polytechnique des Hauts de France ; Hélène Tigroudja, PR, Aix-Marseille Université ; Marie-Laure Basilien-Gainche, PR, Université Jean Moulin Lyon 3 ; Mélanie Jaoul, MCF, Université de Montpellier ; Serge Slama, PR, Université Grenoble Alpes, CESICE ; Véronique Champeil-Desplats, PR, Université Paris-Nanterre.
PR : professeur,
MCF : maître·sse de conférences
HDR : habilité·e à diriger des recherches
ATER : attaché·e temporaire d’enseignement et de recherches
EC : enseignant·e chercheur/ chercheuse
DR : directrice/directeur de recherches
Post-doc : post doctorat
Chargé·e de TD : chargé·e de travaux dirigés
Universitaires ayant déjà signé :
Abdel Rahman Dakak, Doctorant, INSA Lyon
Achraf Rahmouni, Doctorant, Université Lyon 1
Adam Hassan, Docteur, EC Rouen
Adam Wilson, MCF, LEA, Université de Lorraine
Adélaïde Lerebours, PR, Université de Portsmouth
Adeline Crépieux, MCF HDR, Université Aix Marseille
Adnene Belfodil, Doctorant, INSA, Lyon
Adou Wilfried, Doctorant, Université Aix Marseille
Adrien Bailly, Doctorant contractuel, Université de Loraine
Adrien Fauve, Docteur, Université Paris Sud
Adrien Foulatier, ATER, Université de Paris-Nanterre
Adrien Frenay, EC, Université de Paris-Nanterre
Affef Ben Mansour, chercheure associée, Université de Paris-Nanterre
Afroditi Marketou, Doctorante, Université de Toulouse
Alain Deville, Pr Em, Marseille
Alain Mille, EC, Université Lyon 1
Alain Trouve, MCF HDR, Université de Reims
Albena Tcholakova, MCF, Université de Lorraine
Alexandre Billon, MCF, Université de Lille
Alexandre Blansché, MCF, Université de Lorraine
Alexandre Borell, MCF, Université Paris-Est Créteil
Alexandre Ciaudo, PR, Université de Bourgogne-Franche-Comté
Alexandre Gauron, Doctorant, Tours
Alexandre Moine, PR, université de Bourgogne-Franche Comté
Alexandre Viala, PR, Université de Montpellier
Alexandre Zabalza, MCF, Université Bordeaux
Alexandre Zimmer, MCF, Université de Bourgogne
Alexis Blanchet, MCF, Université Paris 3
Alexis Cukier, MCF, Université de Poitiers
Alexis Marie, PR., Université Reims Champagne-Ardenne
Alexis Nuselovici, PR, Aix Marseille Université
Alexis Sierra, MCF, Université de Cergy Pontoise
Alexis Simons, ATER, Université de Lorraine
Aliaa Chibi, Doctorante, Université Paris 11
Alice Franck, MCF, Université Paris 1
Alice Latouche, Doctorante contractuelle, Poitiers
Alice Vintenon, MCF, Université Bordeaux Montaigne
Aline Rivera Maldonado, Ancienne ATER, Université Paris-Nanterre
Aliocha Imhoff, ATER, Université Paris 1, Panthéon-Sorbonne
Alix Loubeyre, Vacataire, Université Paris 1, Panthéon-Sorbonne
Amadou Diallo, Doctorant, Université Paris 11
Amandine Spire, MCF, Université Paris Diderot
Anaïs Auger, ATER, Université d’Angers
Anna Neyrat, MCF, Université Montpellier III
Anne Bonzon, MCF, université Paris 8
Anne Jennequin, MCF, Université d’Artois
Anne Millet-Devalle, PR, Directrice du Laboratoire de droit international et européen, Université Côte d’Azur.
Anne Verjus, Directrice de recherche au CNRS, Science politique
Anne-Laure Chaumette, MCF HDR, Université Paris Nanterre
Anne-Laure Girard, PR, Université de Poitiers
Anne-Marie Thévenot-Werner, MCF, Université Paris 2 Panthéon-Assas
Anne-Sophie Denolle, MCF, Université de Nîmes.
Annick Madek, MCF, Université de Bretagne Occidentale
Antoine Bonnet, PR, Université La Rochelle
Antoine Claeys, PR, Vice-Doyen, Université de Poitiers
Antoine Jamet, Doctorant, ATER, Paris 11
Ariane Gailliard, MCF, Université de Nanterre
Armand Desprairies, ATER, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Armelle Enders, PR, Histoire Paris 8
Arnaud Casado, MCF Paris 1, Panthéon-Sorbonne
Arnaud le Pillouer, PR, Université Paris-Nanterre
Arthur Molines, Doctorant Paris 1, ancien ATER
Astrid Von Busekist, PR, Science Po
Aude Farinetti, MCF, Université de Sceaux
Audrey Adkin, MCF, USVQ
Aurélie Tardieu, MCF, Université de Caen-Normandie
Aurélien Camus, MCF, Université Paris Nanterre
Aurore Gaillet, PR, Université Toulouse 1 Capitole
Baptiste Delmas, doctorant en droit, Université de Bordeaux
Baptiste Nicaud, MCF, Université de Limoges
Barbara Schmidt, EC, Anglais, Université de Loraine
Bastien Pereira Besteiro, enseignant vacataire, Université Lyon 2
Béatrice Thullier, PR, Université Paris Nanterre
Bénédicte Fischer, MCF, Université Grenoble Alpes
Bénédicte Michalon, CNRS, Laboratoire Passages, Bordeaux
Benoît Blottin, MCF, Université Paris Sud
Benoît Darties, MCF, Université de Montpellier
Bojana Stojanova, MCF contractuelle Ostrava University, ex-doctorante à Université de Montpellier
Bruce Bégout, MCF HDR, Université Bordeaux-Montaigne SPH
Bruno Cabanes, PR, Donald and Mary Dunn Chair, Ohio State University
Camille Larue, Chargée de recherche CNRS, Université Toulouse
Carine Boiteau, MCF, Université Descartes
Carine Laurent-Boutrot, MCF, Université d’Orléans
Carolina Cerda-Guzman, MCF, Université Montpellier 3
Caroline Lantero, MCF, Université Clermont Auvergne
Catherine Gauthier, MCF HDR, Université de Bordeaux
Catherine Langle, MCF, Université Grenoble Alpes
Catherine Mazauric PR Littérature, Aix Marseille Université
Catherine Roudé, Docteur en Histoire du cinéma et de l’audiovisuel,
Université Paris 1 Catherine-Amélie Chassin, MCF HDR, Université de Caen
Cathie-Sophie Pinat, MCF, Université Lumière Lyon 2
Cécile Bazart, MCF, Université de Montpellier
Cécile Ferrari, PR, Université Paris Diderot
Cécile Jebeili, MCF, Université de Toulouse
Céline Bergeon, MCF, Université de Poitiers
Céline Jouin, MCF, Université de Caen
Charles Bonn, Prof émérite, Université Lyon 2
Charles Boubel, MCF, Université de Strasbourg
Charles-André Dubreuil, PR, l’Université Clermont Auvergne
Charles-Edouard Senac, PR, Université de Bordeaux
Charlotte Bouteille-Meister, MCF Université Paris Nanterre
Charlotte Girard, MCF, Université Paris-Nanterre
Cheikh Kalidou Ndaw, doctorant, ATER, Paris 11
Cherif Zahar, MCF, Université Paris 8
Choukri HMED, MCF, Université de Recherche Paris Sciences et Lettres PSL
Cristina Del Biaggio, MCF, Université Grenoble Alpes.
Christine Bertrand, MCF, Université Clermont Auvergne
Christine Detrez, PR, ENS de Lyon
Christine Lebel, MCF HDR, Université de Franche-Comté
Christine Marcandier. PR, Aix- Marseille Université
Christophe Le Digol, MCF, Université Paris Nanterre
Christophe Maubernard, MCF HDR, Université de Montpellier
Chrystelle Gazeau, MCF, Université Lyon 3
Claire Lévy-Vroelant, PR, Université de Paris 8-Saint-Denis
Claire Vial, PR, Université de Montpellier
Clara Delmas, doctorante Lyon 2 et ATER Paris 5
Claude Danthony, MCF, ÉNS de Lyon
Clémence Ledoux, MCF, Université de Nantes
Clément Benelbaz, MCF, Université Savoie Mont Blanc, Chambéry
Cyrille Hanappe, MCF, École Nationale Supérieure d’Architecture de Paris Belleville
Damien Cardinal, PR, UPMC, Paris 6
Daniel Bert, MCF, Université de Lille
Daniel Rodrigues,Vaulx-en-velin
David Fonseca, MCF, Université d’Evry
David Szymczak, PR, Sciences Po Bordeaux
Delphine Burriez, MCF, Université Paris 2 Panthéon Assas
Delphine Espagno, MCF, Sience Po Toulouse
Delphine Lacombe, Chargée de recherche chez CNRS, URMIS, Paris
Delphine Tharaud, MCF, Université de Limoges
Denis Jouve, PR, Université Paris 8
Denise Detragiache, MCF honoraire
Despina Sinou, MCF, Université Paris 13 - Sorbonne Paris Cité
Dimitri Houtcieff, PR, Université d’Evry
Dominique Barbe, doctorante contractuelle, ENS Lyon
Dominique Hiébel, PR, Université Paris 13
Dubravka Saulan, enseignante contractuelle, Université de Bourgogne
Elda Nasho Ah-Pine, Docteure, chercheure associée à Science Po Grenoble et Université Clermont Auvergne
Eléonore Gigon, MCF, Université de Loraine
Elizabeth Mullen, MCF, Université de Bretagne Occidentale, Brest
Elisabeth Ronzier, MCF, Université du Havre
Elisabeth Rousseau, MCF, Université de Rouen
Elise Daniel, DR, chercheur, Ecole normale supérieur
Elise Herting, doctorante, Université Paris Nanterre
Élise Marrou, MCF, Sorbonne Université
Elise Untermaier-Kerleo, MCF, Université Jean Moulin Lyon 3
Elsa Bourdier, doctorante, Université Paris Nanterre
Elsa Dorlin, PR, Université Paris 8
Emanuele Coccia, MCF, EHESS
Emilie Marcovici, MCF, Université Jean Moulin Lyon 3
Emmanuel Netter, MCF HDR, Université d’Avignon
Emmanuel Dockès, PR, Université Paris-Nanterre
Emmanuelle Nef, Doctorante contractuelle chargée d’enseignement, Paris 11
Emmanuelle Saulnier-Cassia, PR, UVSQ Paris-Saclay
Éric Carpano, PR, Université Jean Moulin Lyon 3
Éric Hertzler, Enseignant, Université Paris Est Créteil
Éric Millard, PR, Université Paris-Nanterre
Éric Sales, MCF, Université de Montpellier
Étienne Candel, PR, Université Jean Moulin Lyon 3
Eve Saint-Germes, MCF, Université Côte d’Azur
Evelyne Lagrange, PR, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne
Fabien Archambault, MCF, Université de Limoges
Fabien Guillot, MCF, Université de Caen
Fabien Romey, ATER, Université Toulouse 1 Capitole
Fanny Rogue, MCF, Université de Caen
Fanny Tarlet, PR, Université de Montpellier
Fanny Vasseur-Lambry, MCF HDR, Université de Douai
Farah Safi, PR, université Clermont Auvergne
Florence Johsua, MCF, Université Paris Nanterre
Florence Maraninchi, PR, Université de Grenoble
Florent Tétard, EC, Université Paris 13 Sorbonne Paris Cité IUT St Denis
Fouzi Rherrousse, DR de l’université Paris 13, PR, université d’Oujda, Maroc
Francesca Manzari, MCF, Aix- Marseille Université
Francisco Martucci, PR Université Paris II
Franck Latty, PR, Université Paris Nanterre
Franck Marmoz, Doyen honoraire de la Faculté de droit, Université Lyon 3
François Brenet, PR, Université de Poitiers
François Cafarelli, MCF, Université de La Réunion
François Calori, MCF, Université Rennes 1
François Julien-Laferrière, PR émérite, Université de Sceaux
François-Vivien Guiot, MCF, Toulouse 1 Capitole
François-Xavier Nérard, MCF, Paris 1, Panthéon-Sorbonne
Fred Nzaou, Vacataire, Université de Nîmes
Frédéric Neyrat Professeur de
sociologie Université de Rouen
Frédéric Sawicki, PR, Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne
Frédérique Coulée, PR, Université Paris 11
Frédérique Ildefonse, CNRS/ ENS, UMR 8230
Frederique Matonti, PR, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne
Frédérique Rueda, PR, Université de Bordeaux
Gaëlle Debeaux, MCF, Rennes 2
Geneviève Cortes, PR, Université Paul Valéry - Montpellier III
Gérald Naro, PR, Université de Montpellier
Géraldine Bozec, MCF, Université de Nice Sophia Antipolis
Géraldine Chavrier, PR, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Germain Boissonnet, Doctorant, Université de La Rochelle
Gérôme Truc, CR CNRS, Institut des sciences sociales du politique
Gwladys Bernard, MCF, Université Paris 8
Goulven Boudic, MCF, Science po Nantes
Guillaume Beaussonie, PR, Université Toulouse 1 Capitole
Guillaume Conraud, ATER Université Paris-Est Marne-La-Vallée
Guillaume Landais, contractuel, Université des Antilles
Guillaume le Blanc, PR, Université Paris Diderot
Guillaume Protière, MCF HDR, Université Lyon 2
Guillaume Sacriste, MCF, Paris 1 (Panthéon-Sorbonne)
Guillaume Sibertin-Blanc, PR, Université Paris 8
Guillaume Zambrano, MCF, Université de Nîmes
Guy Bucumi, Docteur en droit, Post doc, Université Paris Sud
Hamedi Camara, Doctorant, Chargé de TD, Paris 11
Hélène Bernard, PSY Education Nationale
Hélène Bertheleu, MCF, Université de Tours
Hélène Duffuler-Vialle, MCF, Université d’Artois
Hélène Hurpy, MCF, Université de Toulon
Helene Thomas, PU science politique, Université Aix-Marseille
Hélène Tigroudja, PR, Université Aix-Marseille
Hervé Bismuth, MCF, Université de Dijon
Hervé FLOCH, PRAG, Université de Bretagne Occidentale
Hicham Rassafi-Guibal, DR qualifié, Université de la Sarre
Igor Babou, PR, l’université Paris Diderot
Isabelle Boucobza, PR, Université Paris-Nanterre
Isabelle Fernandez, MCF, Université Clermont Auvergne
Isabelle This Saint Jean, MCF, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne
Isabelle Tosi, MCF, Université de Montpellier
Ismaël Omarjee, MCF, Université Paris Nanterre
Jacques de la Porte, Orsay, Doctorant, ATER, Paris 11
Jean Dhommeaux, PR émérite, Université Rennes 1
Jean Matringe, PR, Université Paris I, Panthéon-Sorbonne
Jean-Baptiste Joinet, PR, Université Jean Moulin Lyon 3
Jean-Baptiste Thierry, MCF, Université de Lorraine
Jean-Christophe Goddard, PR, Université de Toulouse Jean Jaurès
Jean-Christophe Poully, MCF, Unicaen
Jean-Claude Monod, directeur de recherche au CNRS
Jean-Claude Saut, PR Emérite, Université Paris-Sud
Jean-Louis Fabiani, Directeur d’études retraité, EHESS Paris
Jean-Louis Fournel, PR, Université Paris 8
Jean-Loup Amselle, Directeur d’études, EHESS
Jean-Manuel Larralde, PR, Université de Caen
Jean-Marc Serme, MCF, UBO Brest
Jean-Philippe Tricoit-Lesquin, MCF HDR, Université de Lille
Jean-Pierre Dubois, PR, Université de Paris-Sud
Jean-Pierre Massias, PR, UPPA
Jean-Vincent Holeindre, PR, Université Paris 2
Jérémie Nollet, MCF, Sciences Po Toulouse
Jérôme Bossan, MCF, Université de Poitiers
Joël Andriantsimbazovina, PR, Université de Toulouse
Joel Cabalion, MCF Sociologie anthropologie Université de Tours
John Mullen, PR, Université de Rouen
Joseph Dato, MCF associé, Université Grenoble Alpes
Judith Revel, PR, Université Paris Nanterre.
Julia Schmitz, MCF, Université Toulouse Capitole
Julie Alix, PR, Université de Lille
Julie Arroyo, MCF, Université
Grenoble Alpes
Julie Cardon, Doctorante, Université Polytechnique des Hauts de France
Julien Ancelin, docteur, Université de Bordeaux
Julien Bonnet, PR, Université de Montpellier
Julien Cazala, PR, Université Paris 13
Julien Léonard, MCF, Université de Lorraine
Kantuta Quiros, MCF associée, École Nationale Supérieure d’Architecture de Nantes
Karine Abderemane, MCF, Université de Tours
Karine Parrot, PR, Université de Cergy
Katarzyna Blay-Grabarczyk, MCF, Université de Montpellier
Klaus-Gerd Giesen, PR, Université Clermont Auvergne
Laetitia Guilloud Colliat, PR, Université Grenoble Alpes
Laurence Dubin, PR, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne
Laurence Moulinier Brogi, PR, Université Lyon 2
Laurent Cesari, PR, Université d’Artois
Laurent Duvernet, MCF, Université Paris Nanterre
Laurent Fonbaustier, PR, Paris 11
Laurent Gardin, MCF, Université Polytechnique des Hauts de France
Lionel Andreu, PR, Université de Poitiers
Lionel Zevounou, MCF, Université Paris Nanterre
Liora Israël, MCF, EHESS (Paris).
Lola Isidro, MCF, Université De Lorraine
Lorenzo Barrault-Stella, chercheur au CNRS
Louis Imbert, doctorant et enseignant vacataire à Sciences Po Paris
Luc Foisneau, directeur de recherche au CNRS, directeur de la mention Etudes politiques de l’EHESS
Luca Nobile, MCF, Université de Bourgogne et Franche Comté
Lucas Bento de Carvalho, PR, Université de Montpellier
Lucie Sponchiado, MCF, Université Paris Est Créteil
Lucie Taïeb, MCF, UBO
Ludovic Hennebel, PR, Université Aix-Marseille
Ludovic Pailler, MCF, Université Jean Moulin Lyon 3
Ludovic Vigneron, MCF, Université Polytechnique des Hauts de France
Magali Bessone, PR, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Magalie Flores-Lonjou, MCF HDR, Université de La Rochelle
Manon Altwegg-Boussac, PR, UPEC
Margaux Verove, Doctorante, Unicaen
Maria Fartunova, MCF, Université de Lorraine
Mariangela Albano, doctorante Université Sorbonne Nouvelle, Paris 3
Marie Rota, MCF, Université de Lorraine
Marie-Alix Poul, PR, Université de Montpellier
Marie-Anne Vanneaux, MCF, Université d’Artois
Marie-Charlotte Remy-Macaud, doctorante, Université de Bordeaux
Marie-Emilie Voge, MCF, Université Lille 1
Marie-Hélène Delavaud-Roux MCF, UBO, Brest
Marie-Hélène Gauthier, MCF HDR, Université de Picardie Jules Verne
Marie-Joëlle Redor-Fichot, PR, Université de Caen
Marie-José Durand-Richard, MCF, Université Paris 8 Vincennes
Marie-Laure Basilien-Gainche, PR, Université Jean Moulin Lyon 3
Marie-Pierre Chopin, PR, Collège des Sciences de l’homme, Université de Bordeaux
Marie-Pierre Dausse MCF, université de Paris 8
Marie-Pierre Lefeuvre, PR, Université de Tours
Marija Stojanova, doctorante contractuelle et ACE, ENS Lyon
Marina Eudes, MCF HDR, Université Paris Nanterre
Marina Seretti, MCF, Université de Bordeaux
Mario Prost, PR, Manchester University
Marion Attia, Doctorante, Université de Nanterre
Marion Blondel, chargé de recherche, CNRS Paris
Marion Dupuis, Ingénieure d’études, EHESS
Marion Lacaze, MCF, Université de Bordeaux
Marion Larché, Doctorante, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Marion Tissier, MCF, IUT Bordeaux
Marjolaine Roccati, MCF, Université de Nanterre
Marjolaine Unter Ecker, Doctorante contractuelle, Univ Aix Marseille
Marjorie Beulay, MCF Université Picardie Jules Verne, Amiens
Martina Avanza, senior lecturer en
sociologie politique, Université de Lausanne
Martine Boudet, PR, Académie de Toulouse
Martine Kaluszynski.Directrice de recherches au Cnrs (Grenoble)
Mary Picone, MCF, EHESS
Maryse Bresson, PR, sociologie, USVQ
Mathias Amilhat, MCF en droit public, Université de Lille
Mathias Forteau, PR, Université Paris Nanterre
Mathias Latina, PR, Université de de Nice Sophia Antipolis
Mathias Millet, PR, sociologie, Université de Tours
Mathieu Brunet, MCF, Université Aix-Marseille
Mathieu Carpentier, PR, Université Toulouse 1 Capitole
Mathieu Touzeil-Divina, PR, Université Toulouse Capitole
Mathilde Julla-Marcy, ATER, Université de Nanterre
Matthieu Caron, MCF, Université Polytechnique des Hauts de France
Matthieu Renault, MCF, Université de Grenoble
Mehdi Mezaguer, MCF, Université Côte d’azur
Mélanie Dupéré, EC, La Réunion,
Melanie Guenais, MCF, Univ Paris Sud
Mélanie Jaoul, MCF, Université de Montpellier
Menka Stojanova, ex-doctorante à Université de Claude Bernard Lyon 1
Michel Fichant, professeur émérite, Sorbonne Université
Mikaël Benillouche, MCF HDR, Université d’Amiens
Mostafa Sabri, postdoc à Paris-Sud
Mustapha Afroukh, MCF Université de Montpellier
Naomi Yamaguchi, MCF, Université Sorbonne Nouvelle Paris 3
Natacha Coquery, PR, Université Lyon 2
Nicolas Balas, MCF, Université de Montpellier
Nicolas Bridiau, MCF, Université de la Rochelle
Nicolas Bué, PR, Université d’Artois
Nicolas Desrumaux , Chargé d’enseignement, Université de Lille
Nicolas Kada, PR, Université Grenoble 2
Nicole Abravanel, Chercheurs associée, Université de Picardie Jules Verne
Ninon Grangé, MCF HDR, Université Paris 8
Noé de Rancourt, ATER, Université Paris Diderot
Olga Bronnikova, EC, Université Grenoble Alpes
Olga Mamoudy, PR, Université Polytechnique des Hauts de France
Olivier Clochard, CNRS, Laboratoire Migriner, Poitiers
Olivier Dagnelie, MCF, Unicaen
Olivier de Frouville, PR, Université Paris 2, Panthéon-Assas
Olivier Devillers, DR, INRIA
Olivier Le Bot, PR, Université d’Aix-Marseille
Olivier Negrin, PR, Université Aix-Marseille
Orazio Irrera, MCF philosophie, Université Paris 8
Pascale Bouruet-Aubertot, PR, Université Pierre et Marie Curie Paris 6
Patrice Vermeren, PR émérite, Université Paris 8
Patricia Rrapi, MCF, Université Paris-Nanterre
Patrick Charlot, PR, Université de Bourgogne
Patrick Lang, MCF, Université de Nantes
Patrick Weil, DR CNRS, Université Paris 1
Paul Schor, MCF, Université Paris Diderot
Pauline Folcher, MCF, Université de Montpellier
Pauline Gervier, MCF, Université de Bordeaux
Pauline Trouillard, Doctorante, Paris 2 Panthéon, Assas
Pedro Lippmann, Doctorant contractuel, Université de Rennes 1
Perrine Simon-Nahum, Directrice de recherches au CNRS, PR, ENS
Philippe Billet, PR, Université Jean Moulin - Lyon 3
Philippe Cossalter, PR, Universität des Saarlandes
Philippe Guez, PR, Université Paris Nanterre
Philippe Lagrande, PR, Doyen honoraire, Université de Poitiers
Philippe Vervaecke, MCF, Université de Lille
Pierre Bodeau-Livinec, PR, Université Paris Nanterre
Pierre Bouopda, MCF, Université Polytechnique des Hauts de France
Pierre Chantelot, Secrétaire national
SNESUP-FSU
Pierre Crétois, MCF, UBM
Pierre Durand, Doctorant, Université Paris II, Panthéon-Assas
Pierre Yger, Chercheur associé, INSERM, Paris
Pierre-François Laval, PR, Université d’Orléans
Rafaelle Maison, PR, Université Paris Sud
Rainer Stiele, post-doc, Université de Claude Bernard Lyon 1
Raphaël Brett, MCF, Université Paris Sud
Raphaël Ehrsam, MCF, Sorbonne Université
Raphaël Maurel, Doctorant, Université de Clermont-Auvergne
Raphaël Savelli, Doctorant, Université de La Rochelle
Rémi Augustyniak-Berzin, Chargé de cours - vacataire, Université Paris I Panthéon-Sorbonne
Rémy Prouvèze, MCF, Université Paul Valéry Montpellier III
Richard Baron, MCF, IAE de Saint- Etienne
Robin Medard Inghilterra, ATER, Université de Nanterre
Romélien Colavitti, MCF HDR, Université Polytechnique Hauts-de-France
Sabine Lavorel, MCF HDR, Université Grenoble Alpes
Saïda El Boudouhi, PR, Université Polytechnique Haut de France
Samir Delimi, PRAG, Ingénieur de recherche, Université de Montpellier
Samy Benzina, PR, Université de Poitiers
Sara De Balsi, Docteur en Littérature française et comparée, Université de Cergy
Sébastien Lerique, post-doc, ENS Lyon
Sébastien Platon, PR, Université de Bordeaux
Ségolène Barbou des Places, PR, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne
Selma Josso, MCF, Université de Tours
Serge Slama, PR, Université Grenoble Alpes, CESICE
Serge Weber, PR, Université de Marne-la-Vallée
Séverine Cabrillac, PR, Université de Montpellier
Simon Grivet, MCF, Université de Lille
Soazik Kerneis, PR, Université Paris-Nanterre
Solène Ringler, MCF, Université Polytechnique des Hauts de France
Sophie Casanova, MCF, Université de Montpellier
Sophie Poirot-Delpech, MCF, Université Paris 1
Speranta Dumitru, MCF, Universités Paris Descartes
Stéphane Bolle, MCF, Université Paul-Valéry Montpellier 3
Stéphane Lemaire, MCF, Université de Rennes 1
Stéphanie Hennette-Vauchez, PR, Université Paris-Nanterre
Sylvain Cristol, PR, Université de Lille
Sylvain Gauché, PR, Université de Clermont-Ferrand
Sylvie Barrault, MCF, Université Paris Sud
Sylvie Torcol, MCF HDR, Université de Toulon
Tania Lévy, MCF, Université de Bretagne Occidentale
Tanguy Allain, MCF, Université Cergy-Pontoise
Thibaud Mulier, Docteur et ATER, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Thierry Garcia, PR, Université Grenoble Alpes
Thomas Boyer-Kassem, MCF, Université de Poitiers
Thomas Herran, MCF, Université de Bordeaux
Thomas Perroud, PR, Université Paris 2 Assas
Tristan Storme, MCF, Université de Nantes
Vadim Jeanne, doctorant, ATER, Paris 11
Valentin Schaepelynck, MCF, Université Paris 8
Valère Ndior, PR, Université de Bretagne occidentale
Valérie Foucher-Dufoix, MCF, Ecole d’architecture paris Belleville (Ensapb)
Valérie Pouzol MCF, Université de Paris 8
Vanessa Codaccioni, MCF Université Paris 8
Véronique Champeil-Desplats, PR, Université Paris-Nanterre
Vincent Echevin, IRD, Paris
Vincent Message, MCF, Université Paris 8 Saint-Denis
Vincent Réveillère, docteur en droit, Université Paris-Nanterre
Vincent Ricouleau, PR droit, Ho Chi Minh City, Vietnam
Virginie Gautron, MCF, Université de Nantes
Virginie Iché, MCF, Université Montpellier 3
Vivien Zalewski-Sicard, MCF, Université de Toulouse 1 Capitole
William Pillot, MCF, Université d’Angers
Willy Beauvallet-Haddad, MCF, Universite Lyon 2
Xavier Souvignet, PR, Université Grenoble Alpes
Yamina Tadjeddine, PR, sciences économiques Université de Lorraine
Yann Basire, MCF, Université de Strasbourg
Yann Bisiou, MCF, Université Montpellier 3
Yann-Arzel Durelle-Marc, MCF, Université Paris 13
Yannick Lécuyer, MCF HDR, Université d’Angers
Yannick Perez, MCF HDR,
Université Paris Saclay
▻https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/031218/contre-l-augmentation-sans-concertation-des-frais-d-inscription-annu
J’ai aussi signé, pour la petite histoire
La motion du CAC (conseil académique) de l’Université Grenoble Alpes votée le 4 décembre 2018 :
Le CAC de l’UGA, attaché aux valeurs d’ouverture et d’accueil de la diversité qui sont celles de l’université, exprime ses inquiétudes et ses fortes réticences par rapport aux récentes mesures annoncées par le ministère d’augmentation importante des droits d’inscription pour les étudiants extra-communautaires dans les différents cycles de formation. Le CAC de l’UGA juge ces mesures discriminatoires, potentiellement nuisibles au rayonnement de la francophonie, précipitées, et estime qu’elles risquent de ne pas produire les effets bénéfiques pressentis, tant sur le budget des universités que sur leur attractivité à l’international. Le CAC de l’UGA souhaite avoir des précisions concrètes sur les moyens (administratifs et financiers) qui seront mis à la disposition des universités pour parer efficacement aux effets de discrimination sociale et culturelle que pourraient provoquer ces mesures ».
Paris : les universités de la Sorbonne et de Tolbiac bloquées par des étudiants
L’AG de Lyon2 vote le blocage des Campus
Cette Assemblée Générale a eu lieu dans une actualité marquée simultanément par l’annonce le 19 novembre 2018 par le Premier Ministre d’une augmentation des frais d’inscription pour les étudiant.e.s étranger.e.s extra-communautaires de plus de 1000 % (2770€ en licence et 3770€ en master et en doctorat), la mise en œuvre du « plan licence » (prévoyant notamment la fin des compensations entre les semestres et entre les UE ainsi que la réduction du nombre de cours en présentiel) et plus généralement la dégradation des conditions d’études et de travail dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche.
S’opposant à l’unanimité contre l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiant.e.s étranger.e.s, les membres de l’Assemblée Générale ont tenu à souligner l’inscription de cette mesure gouvernementale dans un contexte général d’austérité et de privatisation de l’ESR, ainsi que son caractère profondément classiste, raciste et sexiste : en effet, ce sont en premier lieu les milieux populaires, les personnes racisées, les femmes, les personnes LGBTI+ et les personnes en situation de handicap qui seront impactées par une augmentation du coût des études (personnes pour qui faire des études en France est un moyen d’échapper aux discriminations et persécutions qu’elles subissent dans leur pays d’origine).
►https://rebellyon.info/L-AG-de-Lyon2-vote-le-blocage-des-Campus-19899
#Lyon
Encore une motion, provenant de l’Université Grenoble Alpes :
Motion du conseil de l’école doctorale Sciences de l’Homme du Politique et du Territoire SHPT contre l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiant.e.s étranger.e.s
Le gouvernement a annoncé le 19 novembre une hausse massive des frais
d’inscription pour les étudiant.e.s hors Union Européenne. Ces frais
s’élèveraient à 2770 euros pour une inscription en Licence et à 3770
euros pour une inscription en Master ou en Doctorat.
Nous considérons que cette mesure est discriminatoire.
Le gouvernement prétend par cela attirer 200 000 étudiant.e.s
étranger.e.s de plus dans les universités françaises. L’exemple de la
Suède, où de telles mesures ont été mises en place, montre l’impasse
d’une telle politique (baisse de 80% du nombre d’étudiant.e.s
étranger.e.s [1]). Les conséquences d’une telle baisse serait
importantes pour certaines de nos formations, et en particulier pour les
programmes internationaux. Mais aussi pour notre Recherche : 41% des
doctorants en France sont étrangers.
L’argument avancé par le premier ministre que des étudiant.e.s riches
viendraient profiter d’une formation sans payer d’impôt n’est pas non
plus exact : ces étudiant.e.s participent à l’impôt via les taxes qu’ils
paient dont la TVA. D’autre part, ils paient aussi des frais de
procédure avant d’être acceptés (campus France) ou des frais de visa
avant même d’être sur place. Enfin, si le coût des étudiant.e.s
étrangèr.e.s est estimé à 3 milliards d’euros par an, leur apport
économique l’est à 4,5 milliards d’euros par an pour ce qui concerne
uniquement leur présence sur le territoire [2]. Et c’est sans compter
les apports induits par les relations particulières qu’ils ont nouées
avec la France.
La confirmation de cette décision, ou son application à l’UGA, confirmerait
la méconnaissance d’un texte à valeur constitutionnelle (l’alinéa 13 du
préambule de 1946,
dont la seconde phrase prévoit que l’"organisation de l’enseignement
public gratuit et laïque
à tous les degrés est un devoir de l’Etat") ;
elle tournerait le dos à l’un des Pactes onusiens de 1966, celui relatif
aux droits sociaux :
en le ratifiant, la France s’est engagée internationalement à
« l’instauration progressive de la gratuité »
dans l’"enseignement supérieur" et, en tout cas, à son accessibilité « en
pleine égalité » (§2.c)
de l’art. 13 consacré au « droit de toute personne à l’éducation », auquel
il est porté
une atteinte grave). Elle va contre la conception, que nous défendons,
d’une Université ouverte à tou.te.s sans condition de nationalité ni de
revenus.
Nous constatons également que ces annonces correspondent à une politique
globale de démantèlement du service public de l’enseignement supérieur.
Nous sommes pour le maintien d’un service public d’enseignement
supérieur et de recherche permettant l’égalité d’accès de chacun.e,
quelles que soient son origine ou sa nationalité, quelque soient ses
moyens financiers.
Nous considérons donc que la formation
des étudiant·e·s à l’Université doit être financée par l’impôt et la
solidarité nationale, sans discrimination. Ce n’est pas aux étudiant.e.s
de payer le coût d’une formation publique.
le conseil de l’Ecole doctorale SHPT s’oppose donc fermement à cette
décision nationale, et à sa mise en œuvre à l’UGA. Le
conseil de l’école doctorale SHPT demande donc au président de l’UGA, de la ComUE UGA, en
tant que représentant de l’université, d’exprimer publiquement son
opposition à ce projet.
Message de la présidence sur la hausse des frais d’inscription pour les étudiant·e·s étranger·e·s
Sans concertation préalable avec les universités, le premier ministre a annoncé, le 19 novembre, une augmentation importante des droits d’inscription pour les étudiant·e·s extra-communautaires s’inscrivant pour la 1re fois en France dans un cycle de formation universitaire.
Les droits d’inscription passeraient ainsi respectivement de 170€ à 2770€ pour les étudiant·e·s s’inscrivant en licence, de 243€ à 3770€ pour les étudiant·e·s s’inscrivant en master et de 380€ à 3770€ pour les étudiant·e·s s’inscrivant en doctorat.
Cette augmentation motivée, aux yeux du ministère, par la volonté d’accroître l’attractivité de la France auprès des étudiant·e·s étrangèr·e·s et son rayonnement international dans un contexte de concurrence,
s’accompagnerait, en contrepartie, d’une augmentation du nombre de bourses et d’exonérations et d’un ensemble de dispositifs d’accueil – financé par l’augmentation des droits – destiné à faciliter la venue d’étudiant·e·s étrangèr·e·s.
Nous ne disposons pas actuellement de toutes les réponses aux questions techniques que posera la mise en œuvre de ces décisions.
Quoi qu’il en soit, l’équipe de direction, tient à marquer son opposition à cette augmentation, et cela à plusieurs titres :
Elle institue, au fondement des procédures d’inscription des étudiant·e·s étranger·e·s, le principe d’un marché concurrentiel de la connaissance au détriment du principe d’une université ouverte sur le monde.
Présentée sous le titre de « Bienvenue en France », elle risque d’avoir pour effet immédiat d’exclure des universités françaises, et de la nôtre en particulier, une grande partie des étudiant·e·s issus des pays les moins riches qui représentent la majorité de nos étudiant·e·s.
Associée à des mesures d’accompagnement (bourses, exonérations, tutorats) qu’elle a précisément pour objectif d’auto-financer, elle contraint les universités à l’appliquer ou à voir se dégrader la qualité de l’accueil qu’elles seront en mesure de proposer.
Elle instaure une situation de concurrence inacceptable entre les universités.
Dans ces conditions, comme l’a fait notre conseil d’administration le 23 novembre, la direction appelle le premier ministre à retirer cette mesure et à ouvrir en concertation le chantier de l’accueil des étudiant·e·s extra-communautaires dans l’enseignement supérieur français.
▻https://twitter.com/UnivRennes_2/status/1070640574137540608
Énorme AG à Nanterre actuellement contre la hausse des frais d’inscription pour les étudiants hors UE. La fac est bloquée depuis ce matin
Des universités bloquées contre la hausse des frais d’inscription pour les non-Européens
Dans quelques universités, dont #Nanterre, les étudiants ont voté en assemblée générale le blocage pour protester contre la hausse des frais d’inscription dans le supérieur pour les étudiants extra-communautaires. D’autres établissements ont préféré fermer leurs locaux de manière préventive pour éviter les occupations.
▻https://www.mediapart.fr/journal/france/101218/des-universites-bloquees-contre-la-hausse-des-frais-d-inscription-pour-les
#blocage #blocages
Éric #Piolle s’élève contre la hausse des frais d’inscription des étrangers à l’université
Le maire de Grenoble, Éric Piolle, rejoint le mouvement de contestation contre la hausse des frais d’inscription des étudiants extra-européens pour la rentrée 2019. Annoncée en novembre par le gouvernement, cette augmentation multiplie environ par dix les frais actuels.
« Plus de 67 000 étudiants poursuivent leurs études à Grenoble, métropole ouverte sur le monde. 77 % des étudiants étrangers sont extra-européens (Chine, Maroc, Brésil, États-Unis, etc.) », commence par rappeler Éric Piolle dans un communiqué publié ce lundi 10 décembre. Avant de voir dans la hausse de leurs frais d’inscription « la globalisation du culte des premiers de cordée » d’Emmanuel Macron. Une référence à la formule controversée du président de la République.
Il n’est pas le premier à réagir. Les contestations enflent dans de nombreuses universités françaises contre cette augmentation des frais d’inscription, annoncée par le gouvernement en novembre. Quelques établissements (Tolbiac, Nantes, Rennes 2, Nanterre…), ayant profité du mouvement de contestation des gilets jaunes, sont d’ores et déjà bloqués.
À Grenoble, une soixantaine de personnes se sont également réunies sur le campus de Saint-Martin-d’Hères, jeudi 6 décembre, pour clamer leur mécontentement. Enfin, ce lundi, la conférence des présidents d’université (CPU) a demandé au gouvernement de suspendre la mesure.
« Un affront à la tradition d’accueil et d’hospitalité de notre territoire »
Les frais d’inscriptions sont actuellement de 170 euros en licence, 243 euros en master et 380 euros en doctorat. À partir de septembre 2019, ils passeront à 2 770 euros en licence et 3 770 euros en master et doctorat. Une augmentation destinée à favoriser l’attractivité des universités françaises selon le gouvernement.
De son côté, Éric Piolle dénonce un « affront à la tradition d’accueil et d’hospitalité de notre territoire ! » et affirme que « la Ville de Grenoble continuera à soutenir et accueillir les étudiants étrangers ».
▻https://www.placegrenet.fr/2018/12/11/eric-piolle-frais-dinscription-etrangers/220876
#Grenoble
La Fac bientôt réservée aux riches ?
Jeudi 6 décembre 2018, plusieurs milliers d’étudiant·es rassemblé·es devant Campus France sont parti·es en manifestation spontanée pour porter leurs revendications dans tout Paris. La mobilisation contre une hausse colossale des frais de scolarité pour les étudiant·es étranger·es continue et semble prendre de l’ampleur. Au-delà de son aspect discriminatoire, cette mesure s’inscrit dans une stratégie de hausse généralisée du coût des études à l’université.
« Sooo so solidarité avec les étrangers », scandent les étudiant·es réuni·e·s devant le siège parisien de Campus France, l’organisme public qui promeut l’université française à l’étranger et organise l’accueil des étudiant·es venu·es d’autres pays. Et pour cause, le 19 novembre dernier, le gouvernement a annoncé la hausse des frais de scolarité pour les étudiant·es étranger·es (hors Europe) à 2770€ par an (au lieu de 170€) en Licence et 3770€ par an (au lieu de 243€) en Master.
Des tarifs jugés insurmontables par Julia, étudiante mexicaine en Master 2 à l’EHESS, venue manifester jeudi : « 4000 euros pour nous au Mexique c’est énorme, je n’aurais jamais pu venir étudier en France si ça coûtait aussi cher. » Pour elle, étudier en France est déjà un défi : « Il faut s’habituer à la langue, à la culture, payer les transports, trouver un logement… » Non boursière, elle travaille à côté des cours et « paie des impôts en France », rappelle-t-elle.
Les étudiant·es étranger·es coûtent cher à la France, vraiment ?
Outre la prétendue attractivité que cette mesure devrait faire regagner à la France, un autre argument est ressassé. « Les étudiant·es étranger·es coûtent cher à la France, c’est donc normal de les faire payer plus. » Faux, répond cette étude menée par Campus France en 2014, qui estime que la France gagne 1,65 milliards d’euros par an en les accueillant.
En effet, même s’ils coûtent 3 milliards d’euros par an à l’Etat, ils lui rapportent, dans le même temps 4,65 milliards d’euros. Ces chiffres s’expliquent par plusieurs facteurs. Une fois en France, ces étudiant·es dépensent plus de 3 milliards d’euros par an en biens et services, qui profitent à notre économie. A l’image de Julia, beaucoup d’entre eux travaillent en France et y paient des impôts. S’ajoute à cela près de 500 millions d’euros déboursés par leurs proches lors de leur visite, ce qui est loin d’être négligeable. En plus de ces dépenses directes, on pourrait nommer les effets positifs de ces nouveaux locuteurs pour le rayonnement de la France à l’international et pour le tourisme. L’étude conclut d’ailleurs « qu’accueillir des étudiants étrangers est une source de richesses immédiate, mais aussi de prospérité économique et d’influence diplomatique à long terme. »
Une hausse peut en cacher une autre
Au-delà de l’aspect discriminatoire de cette réforme, cette hausse pourrait se généraliser à tous les étudiant·es. C’est l’avis d’Hugo Harari-Kermadec, maître de conférence à l’ENS Cachan et économiste spécialiste de la question des frais d’inscription à l’université. Il rappelle que l’idée d’augmenter les frais de scolarité à la Fac ne date pas d’hier. Depuis une vingtaine d’années, les organisations internationales comme la Banque mondiale ou l’OCDE incitent les gouvernements à le faire. Sous Jacques Chirac déjà, deux économistes français avaient remis un rapport au Premier ministre Jean-Pierre Raffarin lui suggérant la même chose.
Cette stratégie est scrupuleusement appliquée depuis, en commençant par les établissements les plus élitistes. En témoigne la hausse des tarifs à Sciences Po et à l’université Paris Dauphine qui « ont mis en place des frais de scolarité plus élevés pour tout le monde et à tous les niveaux » selon l’économiste. Les écoles d’ingénieurs sont aussi « presque toutes passées d’environ 400€ à plus de 4000€ l’année ». Même les universités n’ayant pas le titre de « Grand Etablissement » qui permet d’avoir des dérogations augmentent leurs frais. Pour cela, de nombreux Masters étiquetés « internationaux » fleurissent avec des frais pouvant aller « de 3000€ à 8000€ l’année ».
Vers un modèle « à l’anglaise » ?
Emmanuel Macron et son conseiller à l’enseignement et à la recherche, Thierry Coulhon, penchent plus pour une augmentation directe et globale des frais d’inscription selon l’économiste. Une méthode « plus hard » que celle expérimentée à Sciences Po et Dauphine. « Ce qui apparaît dans les Macron Leaks, les mails de l’équipe de campagne, c’est plutôt 5000€ ou 6000€ pour tout le monde dans le cadre du quinquennat », affirme-t-il. Pour donner la capacité aux étudiant·es de payer ces frais, le gouvernement mettrait en place des prêts. « Cela mènerait à une situation où tout le monde, hors sélection, a le droit d’aller à l’université par contre tout le monde en sort endetté », conclut-il.
A terme, on pourrait tendre vers un modèle « à l’anglaise » où l’Etat octroie des prêts aux étudiants et où le tarif des universités s’est envolé. « Il est censé être fixé librement par les universités dans un plafond mais en fait tout le monde atteint ce plafond de 14 000€ par an en L1 », explique Hugo Harari-Kermadec. Les étudiant·es restent mobilisé·es et appellent à un deuxième rassemblement devant le siège parisien de Campus France jeudi 13 décembre.
▻https://radioparleur.net/2018/12/12/la-fac-bientot-reservee-aux-riches
Motion votée par le Conseil de l’EDSJ
Le conseil de l’Ecole doctorale de Sciences Juridiques de Grenoble, sensible à la situation des nombreux doctorants étrangers hors Union européenne que celle-ci accueille chaque année, tient à exprimer publiquement son opposition à la proposition d’augmentation injustifiée de leurs droits d’inscription en doctorat.
▻https://edsj.univ-grenoble-alpes.fr/l-ecole-doctorale-edsj/toutes-les-actualites-edsj/motion-votee-par-le-conseil-de-l-edsj-773639.htm?RH=7523865
35 revues signataires de la motion contre la hausse des frais d’inscription et contre la reforme du lycée
En tant que membres de revues de Sciences Humaines et Sociales, participant à ce titre à la production de connaissance en relation avec nos enseignements, nous nous opposons à la hausse des droits d’inscription à l’Université pour les étudiant-e-s étrangèr-e-s « non communautaires », annoncée par le premier ministre Edouard Philippe le 19 novembre dernier. Cette décision est un déni du droit fondamental à l’éducation. Elle frappera d’abord les étudiant-e-s des pays les plus pauvres, celles et ceux que leurs gouvernements ne peuvent pas soutenir avec des bourses. Elle accentuera les disparités existantes entre les étudiant-e-s, en particulier ceux et celles qui proviennent des ex-colonies françaises. Elle s’articule également à une reconfiguration de l’enseignement supérieur qui sélectionne les étudiant-e-s les plus riches pour les orienter vers des écoles privées (d’ingénieurs et de commerce etc.). Finalement, la conjonction de ces mesures portera atteinte aux formations de sciences humaines et sociales qui seront les premières affectées, et nous interpellons à ce sujet les directions de COMUE pour qu’elles prennent position. Ceci pourrait également tarir la source de la recherche et ce d’autant que la reforme du lycée qui s’annonce risque de réduire nettement les vocations en Sciences Humaines et Sociales dans la mesure où elle menace particulièrement les enseignements de sociologie, de géographie et d’histoire. C’est pourquoi, nous nous y opposons également et soutenons à ce sujet la mobilisation lycéenne en cours. Nous, membres de comités de rédaction de revue de Sciences Humaines et Sociales, demandons solennellement au gouvernement de revenir sur l’ensemble de ces décisions.
Actes de la recherche en sciences sociales ; Actuel Marx ; Agora débats/jeunesses ; Artefact ; L’Autre ; Biens symboliques ; Les Cahiers du genre ; Les Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique ; Les Carnets de géographes ; Contretemps ; Critique internationale ; Diasporas ; Genèses ; Genre en séries ; Genre, sexualité et société ; Histoire, médecine et santé ; Le journal des anthropologues ; Justice spatiale ; Lusotopie ; Monde Commun. Des anthropologues dans la cité ; Les Mondes du Travail ; Mouvements ; La Pensée ; Politique africaine ; Problèmes d’Amérique latine ; Nouvelles questions féministes ; Psychologie Clinique ; Revue d’histoire des sciences humaines ; Revue des sciences sociales ; Revue Interdisciplinaire de Travaux sur les Amériques ; Sociétés contemporaines ; Sociologie pratique ; Temporalités ; Tracés ; Travail, genre et Sociétés ; Urbanités ;
Site regroupant les principales motions signées :
Principales motions
►https://acides.hypotheses.org/743#revues
Des députés de la majorité opposés à l’augmentation des droits d’inscription pour les étudiants étrangers
Frédérique Vidal est venue en catimini à l’Assemblée, mardi, après avoir reçu un courrier de onze élus LRM.
▻https://www.lemonde.fr/education/article/2018/12/19/des-deputes-lrm-contestent-l-augmentation-des-droits-d-inscription-des-etudi
Eric Fassin :
Hausse des frais d’inscription universitaires pour les étrangers hors-UE : @VidalFrederique parle @franceinter de redistribution, avec le passage de 7000 à 21000 bourses, alors qu’on monterait de 300 à 500 000 étrangers. Quel pourcentage de l’argent des seconds irait aux premiers ?
▻https://twitter.com/EricFassin/status/1075294374500671488?s=19
Motion votée par l’Institut d’urbanisme et géographie alpine de l’Université Grenoble Alpes :
#Aix-Marseille Université refuse d’augmenter les frais d’inscription pour les étudiants hors UE
Avec 10 000 étudiants internationaux accueillis sur ses campus et l’ambition de s’ouvrir toujours plus à l’international, #Aix-Marseille-Université (#AMU) n’apprécie pas du tout les annonces du gouvernement qui veut augmenter les droits d’inscription à l’université pour les étudiants résidant hors de l’Espace économique européen (EEE).
Pour marquer son désaccord, le conseil d’administration d’AMU a voté une #motion, où l’établissement considère que la question de l’évolution du montant des droits d’inscription des étudiants internationaux extracommunautaires nécessite une large concertation. Comme cette concertation n’a jamais eu lieu, une telle mesure ne pourrait donc pas se mettre en place. Dans sa motion, le conseil d’administration a indiqué que « si une augmentation des frais d’inscription entrait en vigueur à la rentrée prochaine, l’établissement utiliserait toutes les possibilités réglementaires qui lui seront offertes pour permettre aux étudiants internationaux extracommunautaires de bénéficier du régime tarifaire actuellement appliqué ».
À partir de la rentrée 2019, ces étudiants devront s’acquitter de 2 770 euros en licence et 3 770 euros en master et doctorat, contre 170 euros pour une année de formation en licence, 243 euros en master et 380 euros en doctorat pour les jeunes Européens.
Cette hausse permettrait selon le gouvernement d’augmenter le nombre de bourses ou d’exonérations de droits d’inscriptions à « 15 000 étudiants ».
►http://www.lamarseillaise.fr/bouches-du-rhone/education/74362-aix-marseille-universite-refuse-d-augmenter-les-frais-d-inscrip
Senza vergogna ! (réactions, analyses et mises en perspective à l’annonce de l’explosion des frais d’inscription des étrangers hors UE) - MàJ 11 janvier 2019
S’il y a un argument qu’Edouard Philippe n’aurait pas dû s’autoriser, c’est bien celui des "étudiants étrangers fortunés" qui viennent profiter de la "quasi gratuité" des études en France. Depuis quand son gouvernement est-il sensible aux avantages et privilèges indus des plus fortunés ? Senza Vergogna !
On n’avait pas fait attention que l’annonce de cette augmentation, le 19 novembre par le premier ministre, a eu lieu dans le cadre des « Rencontres universitaires de la francophonie »… On nous prie de préciser qu’il ne s’agit pas d’une "mesure" - mais d’une "annonce" sur campus France qui n’est fondée sur AUCUN ARRÊTÉ.
#Témoignages d’étudiants - Contre la hausse des frais d’inscription pour les étudiants étrangers hors UE
Le département Cinéma de l’Université Paris 8 s’engage contre la hausse des frais d’inscription des étudiants étrangers hors UE.
Témoignages d’étudiants de l’UFR Arts, Philosophie, Esthétique.
Augmenter les frais d’inscription des étudiants étrangers ? La fac de #Clermont-Ferrand refuse
L’#UCA est la première université en France qui ne suivra pas les directives du gouvernement sur les frais d’inscriptions pour les étrangers.
En novembre, le gouvernement avait annoncé qu’il allait augmenter les frais d’inscription universitaires pour les jeunes extra-Européens, tout en affirmant vouloir attirer davantage d’étudiants internationaux en améliorant la politique des visas et en offrant davantage de bourses, notamment aux jeunes venus du Maghreb et de l’Afrique francophone.
Une mesure particulièrement critiquée par les étudiants étrangers (et français), qui avaient manifesté dans plusieurs villes le 1er décembre.
Solidaire, l’Université Clermont Auvergne (UCA) n’appliquera pas les directives du gouvernement, rapporte La Montagne. C’est la première à l’annoncer en France. À la rentrée de septembre, les étudiants étrangers ne payeront pas plus cher leurs frais d’inscription.
Le président de l’UCA, Mathias Bernard, souhaite désormais discuter pour trouver d’autres modalités de financement. « Il y a besoin de pouvoir définir une politique tarifaire vraiment concertée qui permette de prévoir des exonérations pour des étudiants qui n’ont pas la possibilité de payer des droits d’inscription à 3700 euros », rapporte France 3 Auvergne Rhône-Alpes.
Mi-décembre, les enseignants de l’UCA avaient déjà voté une motion pour s’opposer à l’augmentation des frais pour les étudiants étrangers, au nombre de 5000 à Clermont-Ferrand sur 35.000 étudiants.
Actuellement, les étudiants extra-européens (une centaine de milliers) paient les mêmes droits que les étudiants français ou européens : 170 euros pour une année en licence, 243 euros en master et 380 euros en doctorat.
À partir de la rentrée 2019, ils devront s’acquitter de 2770 euros en licence et 3770 euros en master et doctorat, soit « un tiers du coût réel » d’un étudiant étranger pour les finances publiques selon le gouvernement. Les étudiants extra-européens ayant déjà entamé leurs études en France ne sont pas concernés par cette hausse.
▻https://www.huffingtonpost.fr/2019/01/11/augmenter-les-frais-dinscription-des-etudiants-etrangers-la-fac-de-cl
Mobilités étudiantes : quels enjeux internationaux pour les universités françaises ?
Le plan « Bienvenue en France » prévoit de profondes modifications des conditions d’études en France pour les étudiants internationaux. A cette occasion, l’AFNEG – Association fédérative nationale des étudiants en géographie – présente son analyse des mobilités étudiantes. La géographie est une discipline intrinsèquement ouverte sur le monde. L’étude de l’ensemble des sociétés en fait la richesse. Les sciences humaines ne peuvent considérer les humains comme de simples sujets. Ils sont avant tout des acteurs et détenteurs légitimes de ce savoir. L’accès aux connaissances qu’elles génèrent doit être permis à toutes et tous, sans condition financière ou de nationalité. L’AFNEG s’oppose ainsi à la hausse des frais d’inscription pour les étudiants internationaux annoncée par le gouvernement.
Des flux d’étudiants internationaux témoins d’une mondialisation universitaire ?
La mondialisation est un processus communément admis, qu’elle concerne les biens ou les humains. Elle se définit par la création d’une échelle géographique partagée entre les sociétés : le Monde (Hypergéo, Christian Grataloup). C’est de l’accroissement des échanges, matériels et immatériels, et des mobilités des humains que naît ce concept. Cette transition vers un monde multipolaire génère de nouveaux enjeux pour les lieux. Ils sont confrontés à une concurrence accrue à échelle mondiale. Ils prennent alors, entre-autres, comme indicateur de leur attractivité l’intensité des flux qu’ils accueillent.
La mondialisation augmente la mobilité des travailleurs, mais également celle des étudiants. Les universités sont le symbole du rayonnement intellectuel du pays dans lequel elles sont implantées. Ce sont des lieux de diffusion et de fabrication du savoir. Elles s’inscrivent ainsi naturellement dans cette dynamique mondiale depuis la seconde moitié du XXème siècle. Leurs réputations dépassent aujourd’hui les frontières nationales. Elles peuvent être mesurées par les flux d’étudiants en mobilité internationale qu’elles drainent. On parle alors de « mondialisation universitaire ». Le nombre d’étudiants en mobilité internationale croît régulièrement, au rythme de l’augmentation de la population étudiante mondiale. On passe ainsi de 1,3 millions d’étudiants en mobilité en 1990, à 4,5 millions en 2018.
▻https://lh5.googleusercontent.com/dpF7Ey00MYTNwJytkGeVUnuvuyEoOZy2bM_WOGm6B4HWOIemckxdCHKwoFwAb
Outre l’accroissement des flux, la mondialisation se caractérise par une dynamique d’uniformisation des modes de vie et de consommation des individus. Malgré l’émergence de nouveaux pôles économiques, cette dynamique reste principalement en faveur des sociétés occidentales. Ce phénomène est appelé le “soft-power”. Ainsi, dans la mondialisation universitaire, c’est le modèle des États-Unis qui s’impose. Attestant de cette supériorité supposée, les classements internationaux hiérarchisent les meilleures universités mondiales et font ressortir, en tête de file, les établissements anglophones. Leur rayonnement les fait alors apparaître comme une référence mondiale, une norme sur laquelle les autres établissements d’enseignement supérieur doivent s’aligner pour être compétitifs.
Les diversités du monde universitaire
Si l’excellence de sa recherche et de sa capacité à innover ne peut être contestée, l’université étasunienne est pourtant loin du modèle de l’enseignement supérieur français. Son coût considérable pour les étudiants élude la mission sociale des études et fait de l’enseignement supérieur un secteur de l’économie davantage qu’un outil d’émancipation de la jeunesse. Ce modèle est largement critiqué pour l’endettement qu’il génère, mais également car il incite à s’orienter vers des branches lucratives au détriment des autres. Face à ces problématiques, une dynamique de retour à la gratuité des études s’amorce. À l’Université de New-York, les frais d’inscriptions ont été supprimés à la rentrée 2018 pour les étudiants en médecine. En Allemagne, l’université est revenue à la gratuité de ses cursus dans la quasi-totalité des Landers.
L’hégémonie du modèle universitaire étasunien pourrait pourtant être remise en cause par le développement de nouveaux pôles. À l’instar de l’économie, les classements d’universités tendent vers la multipolarité. Les universités des pays émergents occupent une place grandissante dans la hiérarchie, grâce à un investissement massif des États. Les enjeux sont multiples : ces pays cherchent à contrer la fuite de leurs étudiants vers l’étranger, mais également à développer leur rayonnement intellectuel mondial en investissant dans l’innovation et la recherche. Cette stratégie leur garantit alors un poids diplomatique, mais également une croissance économique. Ainsi, parmi les 100 premières universités du renommé classement de Shanghaï de 2018, la Chine compte 3 établissements à la 45e, 57e et 67e places, contre aucun en 2015. Y figurent également aujourd’hui deux universités de la cité-état de Singapour, et une université russe. Cette progression timide, marque l’essor de nouveaux pôles mondiaux de l’enseignement supérieur.
Les questions des mobilités étudiantes dépassent alors la question des flux et des étudiants. De vrais stratégies sont construites par les États pour attirer les étudiants.
Le système de l’enseignement supérieur contraint par la mondialisation universitaire ?
La hiérarchie entre les établissements d’enseignement supérieur ne se mesure pas uniquement aux places dûment acquises dans les grands classements, mais également par les inégalités entre les origines et les destinations des étudiants internationaux en mobilité. Si l’on parle de « mondialisation des universités », ses principales caractéristiques (les flux de mobilités internationales et les classements internationaux), ne sont pas vecteurs d’égalité mais révélateurs de forts déséquilibres. Ils témoignent encore d’une forte polarisation par les universités occidentales qui concentrent les flux d’immigration estudiantine et exportent leurs savoirs sur des campus délocalisés à l’étranger (comme la Sorbonne Abu Dhabi, antenne de Sorbonne Université).
▻https://lh3.googleusercontent.com/Z0XwYcd7SeRZCoc9gtdF7Vjq-eyGUs-6zAYAi14XLBXhOMsg5jfCZxrZhCZYp
Une fois encore, la place des anciennes puissances industrielles est prépondérante. Sur 4,5 millions d’étudiants en mobilité internationale, plus de 20% se dirigent vers les Etats-Unis. Les universités y jouissent d’un soft-power économique et intellectuel ancien ainsi que de l’excellence de la recherche. Les 27 pays de l’Union européenne attirent quant à eux une part considérable des flux, avec un total de plus de deux millions d’étudiants en mobilité, communautaires comme extra-communautaires. Ces derniers se dirigent principalement vers le Royaume-Uni (430 000 étudiants internationaux), la France et l’Allemagne (250 000 étudiants internationaux chacune).
Des origines et disparités diverses
Les origines, comme les destinations, des étudiants en mobilité internationale sont diverses. À l’échelle mondiale, on constate une forte migration estudiantine en provenance des pays au revenu par habitant élevé, comme la France, l’Allemagne ou la Corée. Ce sont cependant les Nouveaux Pays Industrialisés qui représentent la proportion la plus importante de l’origine de ces flux, puisqu’elle avoisine le quart. La Chine et l’Inde s’illustrent particulièrement, avec respectivement 19% et 7% des étudiants en mobilité sortante en 2016. Ces chiffres augmentent rapidement dans des pays où la massification de l’enseignement supérieur est à l’oeuvre. Cette analyse mondiale montre la prédominance de deux grands pôles : l’un se démarquant par l’exportation et l’autre par l’importation d’étudiants internationaux.
Une échelle plus fine fait apparaître des relations privilégiées entre certains États, qui échappent à la concurrence incarnée par les classements mondiaux. Les raisons sont alors à chercher dans les proximités culturelles, politiques, ou encore géographiques.
▻https://lh5.googleusercontent.com/eJGmlY0LE4y_-ldktC6GLXMIDfnYT5zvvk9_dx0UMxmr3PZIe_FkHWIsaIi1x
Quels enjeux et intérêts pour les étudiants et les universités ?
Le poids diplomatique des universités est donc considérable. Au delà de contribuer au rayonnement intellectuel mondial d’un pays, elles forment les élites intellectuelles et deviennent un outil de diffusion d’une culture. Les étudiants internationaux présentent également un intérêt économique pour les pays qui les accueillent, en plus d’un intérêt scientifique et culturel pour les établissements. Les États ont depuis longtemps assimilé cet intérêt, et mis en place de nombreuses politiques visant à attirer les étudiants.
Les étudiants internationaux représentent une réelle source d’enrichissement pour les étudiants nationaux à leur contact, comme le souligne Christophe Strassel dans “Enjeux géopolitique de la mondialisation universitaire”. Ils permettent de développer la valeur du vivre ensemble et offrent un enrichissement culturel indispensable à toutes les filières.
Dans une société mondialisée, les mobilités dans le cadre des études sont aujourd’hui largement valorisées et incitées. Les raisons en sont multiples. Les expériences internationales sont une plus-value considérable pour tous les étudiants. Elle le sont dans le cadre de leur accomplissement personnel, de leur formation mais également de leur insertion professionnelle. Cet intérêt est bien compris en Europe, ou des dispositifs d’échanges sont mis en place pour faciliter les départs. ERASMUS ou d’autres programmes dans les écoles privées existent. Les mobilités sont même rendues obligatoires. Les intérêts sont également multiples pour les étudiants internationaux.
Les mobilités peuvent également donner accès à un enseignement supérieur davantage réputé et ouvrir de meilleures perspectives d’avenir. Les études à l’étranger permettent enfin de s’installer plus facilement dans le pays une fois diplômé : ces personnes qualifiées, d’origine extra-communautaire, seront plus rapidement acceptées sur le territoire, et ce de façon durable.
Des mobilités entrantes importantes en France
▻https://lh6.googleusercontent.com/t3Pb7DizxS-q6z4ltkjEm335YAYDOalI5-l-tF5k3-HUuiOCICC_CuBWBwtKM
Pour l’année 2016-2017, 250 000 étudiants internationaux étaient présents sur le territoire. La France est le quatrième pays d’accueil mondial, et le premier non anglophone. Elle ne se distingue pourtant pas dans les classements internationaux. Les raisons de l’attractivité française seraient donc autres. Ce ne sont pas quelques établissements qui attirent mais le modèle universitaire dans sa globalité. En atteste la répartition des étudiants internationaux sur le territoire, similaire à celle des étudiants nationaux.
Les enquêtes menées par Campus France isolent quatres facteurs d’attractivité majeurs : le rayonnement culturel, le coût des études, la qualité des formations et la proximité linguistique. Le faible coût des inscriptions ouvre en effet les portes des établissements d’enseignement supérieur à de nombreux jeunes. Ils sont issus de pays en développement dont les universités nationales peinent à garantir une insertion professionnelle. C’est aussi des lieux où le revenu médian par habitant est bas. On comprend donc les liens indispensables unissant les pays d’Afrique francophones et le système d’enseignement supérieur et de recherche français.
Les universités françaises menacées
L’attractivité des universités françaises est pourtant aujourd’hui menacée. Le taux d’accroissement du nombre d’étudiants internationaux est particulièrement bas au regard des autres pays d’Europe. La France souffre des faibles politiques d’accueil, mais également des réformes successives. Elles ont durci les conditions d’obtention des visas des étudiants et des jeunes diplômés, comme la circulaire Guéant de 2013.
Face à la multipolarité croissante, les universités françaises ne peuvent se reposer sur les acquis que représente la communauté francophone. La hausse des frais d’inscription annoncée dans le plan « Bienvenue en France » est loin de représenter une opportunité. Il marque au contraire la mise en place d’une nouvelle barrière. Le système universitaire français n’est pas en construction, les valeurs de gratuité et d’égalité font sa renommée et sa force. Cette vision humaniste s’oppose à la norme lucrative du modèle étasunien. Pensée pour augmenter le nombre d’étudiants internationaux, la hausse des frais d’inscription ne peut répondre ni à la mondialisation de l’enseignement, ni aux problèmes d’attractivité ciblés par le gouvernement. Il apparaît donc capital, pour maintenir l’attractivité de l’université française d’en maintenir l’ouverture.
Pour conclure
A l’heure où la transition économique bouscule l’ordre des puissances mondiales, il apparaît peu opportun de fragiliser les liens forts unissant la France et les étudiants internationaux. . Si le soft power culturel français reste un élément considérable, le rayonnement intellectuel des universités d’autres grandes régions du monde ne fait que s’accroître..
Dans le processus de massification universitaire globale, la France doit aujourd’hui réaffirmer son ouverture. Elle doit aussi reconsidérer la jeunesse mondiale, sans distinction de nationalité. Tout cela dans un but de maintenir sa place sur l’échiquier mondial et son modèle unique.
▻https://afneg.org/2019/01/mobilites-etudiantes-quels-enjeux-internationaux-pour-les-universites-francai
#cartographie #visualisation
L’université de Clermont première à refuser d’appliquer la hausse des frais d’inscription des étudiants hors UE
L’#université_Clermont_Auvergne n’appliquera pas la hausse des frais d’inscription pour les étudiants hors Union européenne comme annoncé par Édouard Philippe il y a quelques semaines. C’est la première université en France à annoncer qu’elle n’appliquera pas la hausse.
▻https://www.ouest-france.fr/education/universites/l-universite-de-clermont-premiere-refuser-d-appliquer-la-hausse-des-fra
CP - L’#Université_Lumière_Lyon_2 s’engage à exonérer les étudiant.es étranger.es des droits d’inscription complémentaires à la rentrée 2019/2020
Le Gouvernement a annoncé à l’automne dernier l’augmentation des droits d’inscription des étudiant.es extracommunautaires de 170€ à 2 770 € en licence et, respectivement, de 243€ et 380€ à 3 770 € en master et en doctorat.
La Commission recherche, le Comité technique, le Conseil académique et le Conseil d’administration de l’Université Lumière Lyon 2 se sont clairement prononcés en décembre dernier contre l’augmentation des droits d’inscription pour les étudiant.es étranger.es extra-communautaires.
Cette mesure, inscrite dans une stratégie intitulée paradoxalement « Bienvenue en France », remet en cause le principe d’une université française ouverte à tou.tes ainsi que la stratégie internationale de la France en matière d’accueil des étudiant.es étranger.es, de développement de la Francophonie et d’attractivité de la recherche française.
Si l’amélioration de l’accueil des étudiant.es étranger.es est évidemment une nécessité, l’augmentation des droits d’inscription ne paraît ni pertinente, ni juste car elle concerne des étudiant.es parmi les plus fragiles et bat en brèche le principe d’égalité de traitement entre usager.es du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Le triplement annoncé des bourses et des exonérations ne permettra pas de couvrir tous les besoins. De nombreux/ses étudiant.es devront renoncer à leurs projets de formation en France en raison du niveau des frais d’inscription. Cette éviction concernera en premier lieu les régions du monde les plus pauvres et, plus généralement, les étudiant.es les moins fortuné.es.
Afin de permettre au plus grand nombre de poursuivre leurs études en France, l’Université Lumière Lyon 2 exonérera à la rentrée universitaire 2019/2020 l’ensemble des étudiant.es étranger.es de ces frais complémentaires et leur appliquera uniquement les droits en vigueur pour l’ensemble des étudiant.es français.es.
►https://www.univ-lyon2.fr/universite/presse-medias/cp-l-universite-lumiere-lyon-2-s-engage-a-exonerer-les-etudiant-es-etrang
#Lyon
signalé par @gonzo
▻https://seenthis.net/messages/753395#message753405
Sept universités s’opposent à la hausse des frais de scolarité pour les étudiants étrangers
Des établissements font bloc contre la multiplication par quinze des tarifs afin d’obtenir un recul des délais d’application du plan « Bienvenue en France » prévu pour la rentrée 2019.
La forte hausse annoncée à l’automne par le gouvernement a fait réagir officiellement pour l’instant les universités #Clermont-Auvergne, #Aix-Marseille, #Toulouse_Jean-Jaurès, #Lyon-II, #Nanterre, #Rennes-II et #Angers.
►https://www.liberation.fr/france/2019/01/17/sept-universites-s-opposent-a-la-hausse-des-frais-de-scolarite-pour-les-e
Les mots de #Patrick_Lévy, président de l’#Université_Grenoble_Alpes :
« Nous exonérerons tous les étudiants internationaux qui en ont besoin et nous le ferons autant que nécessaire. »
Va comprendre !
Tu fais bien de le noter, on verra si cette #promesse tient.
En ce moment, tu as aussi la chaudière à 1 euro pour ceux qui sauront remplir des conditions inconnues auprès de services inexistants.
Motion de la Conférence des Doyens Droit et Science politique :
Etudiants étrangers : la #contestation se poursuit dans les universités
Une quinzaine d’établissements s’engagent à ne pas appliquer la hausse des droits d’inscription, décidée par le gouvernement pour les étudiants extracommunautaires.
▻https://www.lemonde.fr/education/article/2019/01/29/etudiants-etrangers-la-contestation-se-poursuit-dans-les-universites_5415971
Dix-sept universités s’opposent à la hausse des frais de scolarité pour les étudiants étrangers
Dix-sept universités ont annoncé leur refus d’augmenter les frais d’inscription pour les étrangers prévue dans le plan « Bienvenue en France ». Elles rejoignent ainsi l’Université Paris-Nanterre qui a clarifié sa position dans un communiqué datant du 12 décembre. La forte hausse annoncée à l’automne par le gouvernement a fait réagir officiellement pour l’instant les universités #Clermont-Auvergne, #Aix-Marseille, #Toulouse_Jean-Jaurès, #Lyon-II, #Nanterre, #Rennes-II, #Angers, #Le_Mans, #Tours, #Rennes-I, #Caen, #Rouen-Normandie, #Strasbourg, #Lorraine, #Grenoble, #Paris-Sud et l’École des hautes études en sciences sociales (#EHESS). Elles font bloc contre le coût d’une inscription en licence qui passera de 170 € par an à 2 770 € et en master (ou doctorat) de 243 € (ou 380 €) à 3 770 € pour les étudiants non communautaires (hors Union européenne). « Nous demandons un retrait de la hausse des frais d’inscription et la mise en place d’une réflexion collective sur l’accueil des étudiants étrangers », détaille à Libération Nadia Dupont, la chargée de mission formation à l’université Rennes-II. « Au-delà des questions de fond (attractivité de nos universités, accueil des étudiants), ce qui pose problème avec le plan "Bienvenue en France", c’est la méthode et le calendrier », expose Mathias Bernard, le président de l’université Clermont-Auvergne. « L’EHESS demande le retrait de la mesure. Dans le cas contraire, notre position est d’utiliser tous les moyens légaux dont nous pourrons disposer afin que nos étudiants internationaux ne subissent pas l’augmentation des droits », précise Victor Demiaux, directeur de cabinet du président du grand établissement français.
▻https://www.liberation.fr/france/2019/01/17/dix-sept-universites-s-opposent-a-la-hausse-des-frais-de-scolarite-pour-l
Information de l’UGA sur les frais universitaires
La Communauté Université Grenoble Alpes (ComUE UGA), l’Université Grenoble Alpes (UGA), Grenoble INP, Sciences Po Grenoble et l’École nationale supérieure d’architecture de Grenoble (ENSAG) rappellent leur attachement aux valeurs d’ouverture au monde et d’accueil des étudiants internationaux.
Conscients des inquiétudes et des réticences suscitées par les mesures récentes annoncées par le gouvernement concernant l’augmentation importante des frais d’inscription pour les étudiants extracommunautaires, ils soutiennent la demande de la CPU de suspension de la mesure et d’engagement d’une concertation globale.
Les Présidents et directeurs des établissements de la ComUE UGA, de l’UGA, de Grenoble INP, de Sciences Po Grenoble et de l’ENSAG s’engagent à poursuivre l’accueil de tous les étudiants internationaux dans l’ensemble des cycles de formation sans surcoût supplémentaire par rapport à la situation actuelle. À cet égard, ils s’engagent à faire bénéficier de l’exonération de la hausse des frais d’inscription tous ceux qui en exprimeront le besoin. Les conditions d’inscription des étudiants extracommunautaires pour Sciences Po Grenoble et l’ENSAG restent également inchangées.
Publié le 29 janvier 2019
Mis à jour le 31 janvier 2019
▻https://www.univ-grenoble-alpes.fr/fr/acces-direct/actualites/a-la-une/a-la-une-universite/information-sur-l-accueil-des-etudiants-extracommunautaires-sur-
La #motion votée à l’unanimité au Conseil d’administration de l’Université de #Bordeaux-Montaigne du 21 décembre 2018 :
Le 19 novembre dernier, lors des Rencontres universitaires de la francophonie, le premier ministre Edouard Philippe a dévoilé sa « stratégie d’attractivité pour les étudiants internationaux sous la bannière « Choose France ». A cette occasion, il a annoncé qu’il prévoyait d’augmenter le montant des droits d’inscription pour les étudiants étrangers extra-communautaires, qui sera ainsi multiplié par seize : 2770€/an en licence (contre 170€ jusque-là) et 3770€/an en master et en doctorat (contre respectivement 243€ et 380€ jusque-là).
Cette décision, outre son caractère pour le moins paradoxal – va-t-on inciter plus d’étudiants étrangers à venir faire leurs études en France si les droits d’inscription augmentent fortement ? – est à la fois injuste, contre-productive, et prépare le terrain à une hausse généralisée des droits d’inscription.
Elle est injuste car elle frappera d’abord les étudiants des pays les plus pauvres.
Le Maghreb et l’Afrique sub-saharienne (près de la moitié des étudiants en mobilité en France viennent d’Afrique) seront particulièrement touchés. Cette hausse des droits d’inscription, même partiellement compensée par une augmentation du nombre des bourses qui seraient allouées aux étudiants étrangers, est une mesure de sélection par l’argent contraire aux valeurs humanistes portées par notre établissement. Dans un contexte où le soutien aux pays en développement est affirmé comme une priorité du gouvernement, il est difficile d’imaginer mesure plus injuste et contradictoire avec le rôle affiché de la France dans le monde comme facteur de démocratisation par la diffusion des savoirs scientifiques.
Elle est contre-productive car elle est porteuse d’une réduction de l’ouverture internationale et de la diversité du monde de l’enseignement supérieur et de la recherche français, nous privant ainsi d’une richesse d’échanges et de liens nécessaires à la constitution de nos savoirs. Notre université connaîtra certainement une baisse d’attractivité d’autant plus conséquente qu’elle a noué des liens forts avec les pays de la francophonie et des Suds.
Enfin, cette mesure pourrait être le prélude à l’augmentation généralisée des droits d’inscription. Ce qui va être valable dès la rentrée 2019 pour les étudiants étrangers pourrait le devenir très rapidement pour tous les étudiants, comme le préconise déjà un rapport de la cour des comptes qui propose de fixer les droits d’inscription en master à 965 € (soit une hausse de 297%) tout en ne touchant pas, au moins dans un premier temps, à ceux en licence2.
Pour notre université, riche de la variété de ses publics, de leur origine, qu’elle soit géographique, sociale ou culturelle, il n’est pas envisageable de mettre un prix à l’hospitalité et d’interdire l’accès de nos formations à celles et ceux – qu’ils soient étrangers ou non – qui y projettent leur espoir d’une vie meilleure.
Message reçu par email.
Motion des membres du #Lab’Urba contre le projet sur les droits d’inscription universitaires des étrangers
Nous, membres du Lab’Urba, proposons une motion suite à l’annonce du gouvernement, le 19 novembre 2018, de la hausse des frais d’inscription pour les étudiant·e·s étrangers hors Union Européenne. Ceux-ci passeront à 2 770 euros en licence (contre actuellement 170 euros), 3 770 euros en master et en doctorat (contre 243 euros et 380 euros actuellement) à partir de la rentrée universitaire 2019-2020. Sous le label cynique de « Bienvenue en France », le gouvernement annonce vouloir passer des 320 000 étudiant·e·s étranger·e·s actuel·le·s à 500 000 d’ici 2027.
Cette réforme renforce les discriminations et les inégalités entre les étudiantes et étudiants en fonction de leurs origines en différenciant les personnes communautaires et extracommunautaires. Elle représente une rupture radicale avec le principe d’accès libre, remettant en cause les principes d’égalité et de gratuité à l’Université. L’ensemble de ces tendances se développe dans un contexte général de diminution des moyens attribués à un enseignement supérieur public gratuit, de qualité et pour tout·e·s, participant au renforcement d’une logique de marché.
A la suite des institutions d’enseignement et de recherche ayant pris position ces dernières semaines, dont les présidences de l’UPEM et de l’UPEC, l’ensemble des collèges du conseil de laboratoire du Lab’Urba du 20 décembre 2018, s’est prononcé fermement contre la hausse discriminatoire des frais d’inscription dans l’enseignement supérieur, ciblant les étrangères et étrangers extra-communautaires.
Pour le Lab’Urba
▻https://www.laburba.com
Reçu via la mailing-list geotamtam
Nouveau site : Pour une université ouverte :
Recenser les différentes initiatives pour un enseignement supérieur public, gratuit et émancipateur pour tou·tes. Mobiliser contre ParcourSup et la hausse des frais pour les étudiant·es extra-UE !
▻https://universiteouverte.org
Campagne #PayeTesFrais :
▻https://universiteouverte.org/category/campagne-payetesfrais
Les #carrés_rouges sont dans la ville :
Histoire du carré rouge...
▻http://cjf.qc.ca/revue-relations/publication/article/la-petite-histoire-du-carre-rouge
Nous ne serons pas complices !
Le 11 mars, toutes et tous devant le ministère, pour dire NON !
Laisserons-nous passer ce décret sur l’augmentation hallucinante des droits d’inscription qui est explicitement destinée à interdire d’accès à l’université les étudiants les moins riches ?
Laisserons-nous ainsi passer un décret injuste, inique et discriminatoire, contre les étudiant.es extra-communautaires ?
Laisserons-nous ainsi passer un décret qui met à mal plusieurs des principes fondamentaux de l’université ? Au premier rang desquels l’égalité, l’accès à toutes et à tous à ce service public qu’est et doit demeurer l’université, la non-marchandisation du savoir.
Un décret indigne, placé sous l’autorité de ce cynique « Bienvenue en France » contre lequel la majorité d’entre nous s’est pourtant prononcée et que plus de 17 universités ont déjà affirmé ne pas vouloir appliquer !
L’exonération des droits qui s’en déduira est certes honorable, mais elle ne résout en rien le problème. Elle ne fait que le reporter face aux impasses budgétaires de demain. Exonérer, ce n’est pas refuser ce décret, c’est un premier aménagement, l’introduction d’une comptabilité de l’inacceptable.
Au-delà même de toutes nos revendications, cruciales pour l’avenir de l’université et de nos conditions de travail, l’urgence doit être de préserver l’accueil de tous les étudiants, sans distinction d’origine et de revenus. Et c’est à ce principe-là que le Ministère veut nous voir renoncer !
Car cette augmentation n’est qu’un premier pas. D’autres mesures allant vers la privatisation des universités suivront. A ce jour, par rapport aux chiffres de l’an passé, on enregistre une diminution de 84% des pré-candidatures extra-communautaires aux diplômes de Paris 8. Qu’adviendra-t-il des postes BIATOSS et enseignant.es quand le nombre d’étudiant.es se verra réduit, et avec lui la dotation budgétaire ? Qu’adviendra-t-il des masters qui auront perdu la moitié de leurs effectifs ?
Nos pétitions, nos assemblées générales, nos tribunes dans les journaux n’y suffiront pas, nos coups de gueule dans les Conseils non plus.
Il nous faut nous engager plus directement encore, il nous faut nous organiser afin que nous soyons de plus en plus nombreux aux rendez-vous fixés devant les Universités d’ici le 11 mars, jour où le CNESER doit valider ce décret, et que ce jour-là nous soyons toutes et tous présent.es, devant les grilles du ministère, afin de crier notre refus contre cette honte qui nous menace collectivement.
Sortons aujourd’hui de nos “obligations, contraintes et impératifs” si nous voulons que demain soit encore vivable !
Ne nous faisons pas complices de l’inacceptable !
Signataires
Eric Alliez, Ferroudja Allouache, Anne-Marie Autissier, Roberto Barbanti, Pierre Bayard, Denis Bertrand, Clara Biermann, Nicole Blondeau, Christa Blümlinger, Stéphane Bonnery, Eric Bonnet, Florence Bouillon, Cécile Bourdais, Jean-Jacques Bourdin, Thomas Brisson, Aurélien Carotenuto-Garot, Farah Chérif-Zahar, Bernard Charlot, Michèle Cohen-Halimi, Annie Couëdel, nathalie coutelet, Antoine Da Lage, Marie-Pierre Dausse, Corinne Davault, Damien De Blic, Bruno Dell’Angelo, Marianne Derrien, Raphaëlle Doyon, Claire Fagnart, Vincent Farnea, Eric Fassin, Fabienne Flambard, Jean-Louis Fournel, Céline Frigau Manning, Henri Fourtine, Isabelle Ginot, Ninon Grangé, Fabien Granjon, Nacira Guénif, Alexis Guillier, Begonia Helguera, Orazio Irrera, Claire Joubert, Andrée-Anne Kekeh, Yala Kisukidi, Maren Köpp, Claudette Lafaye, Annamaria Lammel, Mahalia Lassibille, Isabelle Launay, Mathias Lavin, Jean-Louis Le Grand, Martine Le Lez, Eric Lecerf, Delphine Leroy, Claire Lévy-Vroelant, Thomas Lukowski, Vincent Manac’h, Damien Marguet, Béatrice Martin, David-Emmanuel Mendès-Sargo, Alexander Neumann, Hélène Nicolas, Pascal Nicolas-Lestrat, Vanessa Noizet, Philippe Nys, Sylviane Pagès, Catherine Perret, Julie Perrin, Marie Philémon, Laurent Pichaud, Anthippi Potolia, Marie Preston, Françoise Py, Grégoire Quenault, Pablo Rauzy, Matthieu Renault, Pascale Risterucci-Patterson, Jean-Yves Rochex, Christine Roquet, Tania Ruiz, Frédéric Sabouraud, Matthieu Saladin, Glenda Santana de Andrade, Valentin Schaepelynck, Mireille Séguy, Anna Seiderer, Yasmine Siblot, Makis Solomos, Cécile Sorin, Charles Soulié, Emmanuelle Sruh, Radija Taourit, Sylvie Tissot, Marie-Solange Touzeau, Elsa Tyszler, Carlo Vercellone, Jennifer Verraes, Dominique Willoughby, Barbara Zauli, Léonore Zylberberg
Reçu par email, le 03.03.2019, via la liste geotamtam
« Démontrez-nous, Frédérique Vidal, que vous ne généraliserez pas les frais d’inscription à l’université ! »
Pour les universitaires #David_Flacher et #Hugo_Harari-Kermadec, l’absence de signaux clairs dans la politique de la ministre de l’enseignement supérieur est de nature à entretenir un climat de doute sur ses réelles intentions.
Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur est-elle sincère lorsqu’elle affirme dans Le Journal du dimanche du 24 février qu’elle va garantir, par décret, la stabilité des droits d’inscription à l’université pour les Français et les Européens ? La réponse à cette question est d’autant plus cruciale que notre modèle social est en jeu et, avec lui, les perspectives d’accès aux études des générations qui entreront dans les toutes prochaines années dans l’enseignement supérieur.
La mission de concertation mise en place par la ministre sur la réforme en cours a rendu son rapport il y a quelques jours. On y lit que « la hausse différenciée des droits a très majoritairement suscité de vives oppositions » au sein du monde académique. Nous faisons partie des auditionnés, en tant qu’experts du domaine, et avons noté avec satisfaction que la mission développait, dans son rapport, l’ensemble des arguments qui devraient amener le gouvernement à renoncer à la hausse des frais d’inscription. Le gouvernement compte maintenir l’essentiel de sa réforme, tout en soutenant qu’elle ne constitue pas les prémices d’une généralisation des frais d’inscription à tous les étudiants.
Comment la ministre peut-elle affirmer qu’elle garantira la stabilité des droits d’inscription pour les Français et les ressortissants de l’Union européenne par un décret… qu’un autre décret pourrait annuler aussi simplement ? Si le gouvernement n’a pas l’intention de généraliser ni de relever fortement les frais d’inscription pour tous, deux signaux clairs peuvent être envoyés.
Augmentations considérables
Tout d’abord, il semble crucial que la ministre décrète que les montants actuels de 170 euros pour une inscription en licence et de 243 euros pour un master soient appliqués à tous les établissements d’enseignement supérieur publics, pas seulement aux universités. Les frais d’inscription ont fortement augmenté ces dernières années dans de nombreuses écoles d’ingénieurs publiques, par paliers successifs : un étudiant (français ou étranger) qui payait, il y a quelques années, autour de 500 euros à l’Ecole centrale ou au Mines de Paris paie désormais 3 500 euros (s’il est français ou européen) et 5 500 euros (s’il est non européen). A Polytechnique, le tout nouveau Bachelor (équivalent d’une licence) coûtera 12 000 euros à un Français et 15 000 euros à un non-Européen ! A l’évidence, Français et Européens ne sont pas épargnés !
▻https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/03/05/demontrez-nous-frederique-vidal-que-vous-ne-generaliserez-pas-les-frais-d-in
#Conseil_national_de_l'enseignement_supérieur_et_de_la_recherche - #CNESER
Le CNESER viens tout juste de s’opposer à la quasi unanimité au projet « bienvenue en France » impliquant la hausses des frais d’inscriptions pour les étudiant-e-s étranger-e-s. Mais le ministère reste sourd et méprisant à l’opposition général du monde universitaire.
Les écoles d’ingénieurs publiques françaises doivent conserver des frais d’inscription universitaires
Le réseau des INP (Grenoble, Toulouse, Nancy et Bordeaux) réfléchit à une augmentation significative des frais d’inscription de leurs étudiants qu’ils soient français, européens ou extra-européens. On parle de plus de 400% d’augmentation (2500€/an). Une question est de savoir ce que cela financerait, une autre de savoir si ce mode de financement est légitime. Sur la forme, le ministère aurait demandé aux écoles de se positionner suite à des augmentations autorisées l’an passé dans quelques écoles (Centrale, Mines…). Il s’agirait donc d’une augmentation massive et généralisée dans les écoles d’ingénieurs publiques.
Les écoles d’ingénieurs publiques, y compris sous statut de grand établissement, sont soumises au code de l’éducation et font partie du service public universitaire national. Le système d’écoles d’ingénieurs se revendique d’un système méritocratique. Si cet objectif n’est que trop partiellement atteint, une augmentation des frais d’inscription ne peut qu’aggraver ce décalage. Augmenter les frais d’inscription, c’est limiter l’accès aux études d’ingénieur à certaines classes sociales et ceci est contraire aux missions du service public.
Rappel du préambule de la constitution du 27 Octobre 1946, alinéa 13 :
La Nation garantit l’égal accès de l’enfant et de l’adulte à l’instruction, à la formation professionnelle et à la culture. L’organisation de l’enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’Etat.
Un étudiant aisé, cela n’existe pas. Aux frais d’inscription, s’ajoutent les frais de la vie quotidienne, location de logement, et frais complémentaires pour des séjours à l’étranger imposés par les écoles pour obtenir un diplôme. Un nombre croissant d’étudiants devront travailler pour financer leurs études et ne pourront s’y consacrer pleinement, ou devront s’endetter. Augmenter les frais d’inscription, c’est augmenter la précarité étudiante.
Un étudiant aisé, cela n’existe pas. Éventuellement, les parents sont aisés. Alors, ils participent à l’impôt national suivant leur revenu. C’est à l’État de mener la politique fiscale, de fixer les taux d’imposition sur les revenus des particuliers et des entreprises, et de redistribuer cet impôt dans ses services publics. Augmenter les frais d’inscription c’est lever nous-mêmes un impôt supplémentaire.
Les établissements autonomes depuis la loi sur les responsabilités et compétences élargies (dite loi LRU du 10 août 2007) créent des modèles à la carte où les écoles s’engouffreraient dans une loi de l’offre et de la demande irrationnelle. Qui fixe le barème ? Pourquoi 2 500€ par an et pas 5 000€ ou 10 000€ ? Les étudiants qui ne paieront qu’une partie des frais d’études n’en auront pas moins le sentiment d’être des clients. Augmenter les frais d’inscription, c’est entrer dans un système étudiant-client. Les étudiants ne sont pas des clients mais des citoyens qui se forment. Ils participent ainsi à l’investissement national dans une société de la connaissance. Augmenter les frais d’inscription, c’est changer la relation entre étudiants et corps enseignant.
Si les écoles d’ingénieurs basculent dans un rapport de prestation à des clients, ne doivent-elles pas faire payer tous leurs usagers ? Si les étudiants sont considérés comme clients, que dire des entreprises qui engagent les ingénieurs formés dans ces écoles ? Quels mécanismes permettront aux écoles de faire payer aussi ces clients-là ? Si les écoles doivent s’autofinancer pour compenser le désengagement de l’État, augmenter les frais d’inscriptions, c’est faire payer les plus faibles car on est impuissants face aux autres usagers que sont les entreprises. Augmenter les frais d’inscription est une mesure socialement injuste.
Que fera l’État en cas d’augmentation des frais d’inscription ? Qui peut garantir qu’il ne diminuera pas le budget des établissements concernés comme le démontre l’annonce récente de la non-prise en charge du GVT (glissement vieillesse technicité) au regard de recettes nouvelles liées à l’augmentation massive des frais pour les étudiants extra-communautaires (que le CA de Grenoble INP a unanimement rejeté au mois de décembre dans une motion adressée au ministère). Augmenter les frais d’inscription, c’est justifier un désengagement de l’État des services publics de l’enseignement supérieur.
Ce désengagement n’est pas justifié. La France a les moyens d’investir beaucoup plus dans l’enseignement supérieur et la recherche. En s’alignant sur la moyenne des pays de l’OCDE, elle devrait simplement consacrer 2 % de son PIB à l’enseignement supérieur et 1 % à sa recherche (objectif 3 % du PIB). Pour juste rattraper le déficit actuel, il faudrait augmenter le budget de l’ESR de 2 à 3 milliards d’euros par an pendant 10 ans. Augmenter les frais d’inscription est une goutte d’eau pour l’ESR, et, donc, une fausse réponse au vrai problème de son financement.
Dans la foulée de l’augmentation très polémique des frais d’inscription extra-communautaires, le premier ministre et la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation répètent qu’ils garantiront de manière pluriannuelle la non-augmentation des frais d’inscription pour les étudiants européens. Augmenter les frais d’inscription pour les écoles d’ingénieurs est une vraie incohérence politique et démontre que l’État prépare une généralisation des frais d’inscription dans toutes les universités.
Augmenter les frais d’inscription, c’est remettre en cause le système social français. Que voulons-nous ? Un système anglo-saxon dont les exemples nord-américains et du Royaume-Uni démontrent l’échec avec des scandales à répétition : surendettement en début de carrière, achat de diplôme, mise en concurrence des formations, perte d’autonomie pédagogique du corps enseignants, etc.
NOUS NOUS OPPOSONS ENERGIQUEMENT A CETTE EVOLUTION DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR PUBLIC. NOUS DEMANDONS LE RETRAIT IMMEDIAT DE TOUT PROJET OU ETUDE SUR CE SUJET ET LE RETOUR A DES FRAIS UNIVERSITAIRES STANDARDS POUR LES ECOLES PUBLIQUES QUI ONT RECEMMENT FRANCHI CE PAS INACCEPTABLE.
Reçu par email, le 10 avril 2019.
« Le conseil de laboratoire du LATTS (Laboratoire Territoires Techniques et Sociétés, UMR 8134) rejoint les nombreuses motions d’institutions universitaires et de laboratoires de recherche s’opposant à la hausse des droits d’inscription à l’université pour les étudiant.e.s étranger.e.s (hors Union européenne, Espace économique européen et Confédération Suisse) fixée dans un projet d’arrêté présenté le 11 mars 2019 devant le CNESER.
Cette augmentation discriminatoire et non concertée des frais d’inscription renforce l’exclusion de nombreux.ses étudiant.e.s de l’enseignement supérieur français en ajoutant à des obstacles administratifs déjà importants un obstacle financier conséquent. En entravant l’accueil et l’accès à l’enseignement supérieur, cette décision s’oppose aux valeurs universalistes que l’université publique française défend.
En outre, cette décision dessine un avenir préoccupant pour l’enseignement supérieur. Plutôt que de barrières financières à l’encontre d’étudiant.e.s étrangers.ères, l’université publique a surtout besoin d’un projet refondateur, qui la repositionne dans un monde ouvert et la dote de moyens financiers à la hauteur des enjeux. Ce projet doit être négocié avec tous les acteurs du monde universitaire. Pour ces raisons, nous demandons le retrait de la décision gouvernementale et l’ouverture de discussions sur les conditions de refondation d’une université publique ouverte, sans condition de nationalité ou de revenus. »
Reçu par email, le 15.04.2019
Mail de la présidente de l’université Bordeaux Montaignes (reçu par email) :
Je souhaite également rappeler que nous avons décidé de ne pas mettre en œuvre, dans notre établissement, la hausse des frais d’inscriptions pour les étudiants extra-communautaires, il n’y aura donc pas d’inégalité de paiement entre étudiants. Nous avons soumis un dossier pour obtenir le label « Bienvenue en France » qui nous engage dans une procédure d’amélioration d’accueil des publics internationaux et nous permet de répondre à des appels à projets. Il s’agira notamment de mieux accueillir les étudiants et personnels étrangers (par la formation de personnels administratifs) et le développement de l’offre de formation en langue étrangère et de renforcer l’accueil par la mise en place d’un programme intensif de FLE (français langue étrangère, domaine de la communication et de la culture françaises).
L’#université_d'Amiens n’augmentera pas les frais d’inscription pour les étudiants étrangers
L’année prochaine, les étudiants étrangers non-européens paieront la même somme que tous les autres étudiants non-boursiers de l’université, contrairement à ce que prévoit le décret gouvernemental publié au Journal officiel le 21 avril.
▻https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/somme/amiens/universite-amiens-n-augmentera-pas-frais-inscription-et
#Amiens
Plan santé : l’Hôpital Pinel en grève depuis 100 jours Alex Anfruns - 24 Septembre 2018 - Investigaction
▻https://www.investigaction.net/fr/plan-sante-lhopital-pinel-en-greve-depuis-100-jours
Le personnel du Centre hospitalier Philippe Pinel à Amiens a dressé ses tentes et ses banderoles : “On ne veut pas plus de salaires ni plus de congés : on veut des moyens humains pour des soins humains” ; “Hôpital en grève” ; “Pinel gronde, on veut une table ronde”… . Sur le campement improvisé au pied de l’entrée de l’institution, pas de drapeaux syndicaux mais une multitude de banderoles signées “Pinel en Lutte” : l’unité d’action prime. C’est dans une symphonie de klaxons continue – en signe inéquivoque de solidarité – que le “Tous ensemble” prend sa forme la plus concrète et aboutie.
Pouvez-vous résumer en quelques mots les raisons qui ont déclenché votre action de grève ?
L’Agence Régionale de Santé (ARS) met en avant que l’hôpital aurait des délais d’hospitalisation trop longs, et qu’on hospitaliserait trop les patients. Selon l’ARS, “ça coûte trop cher, c’est moins cher de les suivre à l’extérieur”. Elle prône donc la diminution de l’hospitalisation et le développement de l’ambulatoire, c’est-à-dire la prise en charge des patients en dehors de l’hôpital.Or, au lieu de nous donner les moyens de développer correctement la prévention pour éviter l’hospitalisation ; et puis le suivi du patient à l’extérieur pour éviter qu’il soit hospitalisé trop souvent, on a décidé tout simplement de fermer les services. On a donc fermé 4 services en 4 ans. Le premier, en 2015, est un cas emblématique. C’était l’unité qui servait à préparer la sortie des patients. Sous prétexte qu’il fallait sortir les patients de l’hospitalisation car cela coûtait trop cher.
On vous oppose donc l’idée que votre hôpital aurait une durée d’hospitalisation plus longue que les autres hôpitaux de la région. Sans raison ?
Il faut savoir que nous sommes dans le département de France où il y a le moins de structures alternatives ! Du genre Foyer d’Accueil Médicalisé, structures pour autistes, etc…Forcément nous sommes bloqués par cela, car nous avons des patients hospitalisés et il n’y a pas les structures pour les sortir.
C’est pour cela qu’il faut commencer par une table ronde pour régler la situation en urgence ; sinon nous n’aurons jamais les moyens pour réduire à terme l’hospitalisation. On ne peut pas fermer demain des services en plus, en sachant qu’il n’y a pas les structures pour l’accueil, car la construction d’un bâtiment ne se fait pas en six mois.
▻https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=3CJkf7eeI4g
Cette fermeture, a-t-elle eu lieu sans aucune transition ?
L’unité a été fermée juste parce que c’était le service où il y avait le plus de personnel à l’intérieur, et donc c’était celui qui pouvait rapporter le plus d’économies. En même temps, on fermait des centres médicaux psychologiques en ville, qui étaient des centres de consultation pour les patients, ou de suivi à l’extérieur pour éviter l’hospitalisation. Cela va a l’encontre de ce que l’ARS prône ! Elle dit qu’il faut développer les ambulatoires et faire sortir les patients. Pourtant, elle a fermé d’une part l’unité de préparation à la sortie en foyer de ville ; et d’autre part les centres qui permettent de maintenir les patients à l’extérieur. Et cela, juste pour faire des économies !
Concrètement, tous les ans un service a été fermé. L’année dernière on a voulu fermer l’hospitalisation à domicile, qui est aussi une manière de maintenir les patients à l’extérieur de l’hôpital. Mais cette fois-ci il y a eu une mobilisation qui a empêché qu’elle soit fermée. Bon, pas vraiment, car elle a été transformée en unité mobile, ce qui n’est pas tout à fait la même chose… Mais à la place on a fermé un autre service ici à l’hôpital. Et cette année on veut fermer un nouveau service. On a perdu un tiers des lits en quatre ans.
En parallèle, l’ARS a cautionné la construction d’une clinique psychiatrique privée sur le terrain de l’hôpital, car il avait vendu une partie de ses terrains. Et cette clinique est juste à côté. En fait, comme sa construction était en retard, elle a même été ouverte dans l’un de ses services ici à l’hôpital ! Les lits d’hospitalisation n’ont pas été vraiment fermés, ce qui a été fermé ce sont les lits d’hospitalisation publics.
Selon vous, quelle solution urgente devrait être apportée ?
On est en train de précariser l’emploi à l’intérieur de l’hôpital. L’urgence de la situation est d’abord de remettre du personnel dans les services, pour qu’on puisse faire du soin avec les patients et pour qu’on puisse les faire sortir dans un état correct et les traiter correctement. Et puis rouvrir des services pour régler la sur-occupation qui entraîne une dégradation de l’accueil du patient, qui ralentit les soins. En même temps, il faut réfléchir à comment on développe en amont la prévention, et en aval, les méthodes pour maintenir les patients dans la cité et non plus dans l’hospitalisation.
Il faut aussi développer des structures d’accueil pour que les patients qui n’ont plus forcément la nécessité d’être hospitalisés, puissent bénéficier d’un soutien #médico-social dans un Foyer d’Accueil Médicalisé. Actuellement ces patients se plaignent qu’il n’y a pas assez de place en Foyer et restent à l’hôpital tandis qu’ils ont besoin d’une structure alternative. C’est la situation actuelle de l’hôpital, c’est pourquoi nous avons campé ici autant de jours.
Vous avez proposé à la direction de négocier autour d’une table ronde. Y a-t-il eu accusé de réception ?
Pour l’instant la table ronde est bloquée. C’est connu, le directeur de l’hôpital reçoit les gens individuellement et puis il ne raconte pas la même chose à tout le monde. Cela nous empêche de réfléchir ensemble, d’organiser et construire notre travail pour les soins des patients. Le directeur nous propose des réunions de concertation avec les seules organisations syndicales, alors que nous souhaiterions discuter avec le directeur de l’hôpital, la directrice de l’Agence Régionale de Santé, le personnel, les organisations syndicales, les médecins et les associations des familles. Tout le monde autour de la table, pour pouvoir discuter de la situation de la #psychiatrie, de l’hôpital, des services dans le Département…Faire un état des lieux sur où on en est, et qu’est-ce qu’on veut faire. Nous ne voulons plus construire des choses juste pour faire des #économies.
Nous voulons que le patient soit bien traité. Nous ne sommes pas opposés à ce que les patients soient moins hospitalisés, qu’ils aillent en dehors de l’hôpital. Mais il faut qu’ils sortent correctement, pour leur bien-être à eux, et pas juste pour faire des économies. Là, on fait tout l’inverse ! On entend parler de « virage ambulatoire ». Est-ce une solution ?
Ici à Pinel le « virage ambulatoire » en psychiatrie a démarré en 1960. Et il a été bien développé : 70% des patients sont suivis en ambulatoire. Ce sont des structures dans la ville et qui font partie de l’hôpital. C’est-à-dire, des centres médicaux psychologiques pour consultation, des hôpitaux de jour, de petites maisons communautaires où les patients sont accompagnés, etc. qui permettent de maintenir le patient en dehors de l’hôpital. Cela lui permet de vivre correctement dans les cités, intégrés et bien accompagnés…
En revanche, l’hôpital ne peut pas disparaître non plus, car la maladie psychiatrique est une maladie chronique avec des phases aiguës. C’est un peu comme le diabète : on peut l’avoir toute la vie, de manière équilibrée, mais de temps en temps il faut aller à l’hôpital pour la rééquilibrer. Dans la schizophrénie, le patient a des phases d’équilibre et des phases où il a besoin d’être hospitalisé. Il faut donc des structures alternatives et adaptées pour des patients qui ont plus besoin de soutien médico-social. Des structures qui n’existent pas suffisamment sur le département pour l’instant.
Cela fait maintenant 100 jours qu’on demande de discuter. Pour l’instant, on nous le refuse…
En revanche, l’hôpital ne peut pas disparaître non plus, car la maladie psychiatrique est une maladie chronique avec des phases aiguës. C’est un peu comme le diabète : on peut l’avoir toute la vie, de manière équilibrée, mais de temps en temps il faut aller à l’hôpital pour la rééquilibrer. Dans la schizophrénie, le patient a des phases d’équilibre et des phases où il a besoin d’être hospitalisé. Il faut donc des structures alternatives et adaptées pour des patients qui ont plus besoin de soutien médico-social. Des structures qui n’existent pas suffisamment sur le département pour l’instant.
Cela fait maintenant 100 jours qu’on demande de discuter. Pour l’instant, on nous le refuse…
Et comment les habitants d’#Amiens ont accueilli votre initiative ? On constate des signes de solidarité …
Nous avons reçu beaucoup de soutien, essentiellement des dons des gens. Les gens en parlent et nous donnent des choses. Ce soutien s’exprime tout au long de la journée. Nous avons eu plus de 2500 signatures pour notre pétition, ce qui est déjà pas mal.
Les gens ont très bien répondu aussi à notre opération “bouteille à la mer”. Nous avions demandé d’envoyer une bouteille en plastique avec un message de soutien dedans et les apporter à l’ARS. Nous avons ainsi récupéré 300 bouteilles en une semaine ! Dont des bouteilles qui ont été envoyées par colis du sud de la France.
On est présents sur les réseaux sociaux et on commence à être visibles au niveau national, on parle de nous un peu partout… Oui, on commence à être visibles.
Comment envisagez-vous la suite ?
Pour l’instant nous avons mené une #lutte plutôt gentille. Après, si nous n’avons pas de nouvelles concrètes dans notre rendez-vous prochainement*, nous allons monter sérieusement d’un cran.
Le personnel de l’#hôpital #Pinel appelle à un rassemblement pacifique
devant l’#ARS d’#Amiens à partir de 16h pour soutenir la délégation
Pour permettre de soutenir les #grévistes dans leur combat, il y a une cagnotte de soutien via Le Pot Commun : Soutien au CHPP Pinel en Lutte ▻https://www.lepotcommun.fr/pot/zfdyfyv0 .
Vous pouvez bien sur vous abonner à leur compte Twitter : @pinel_en_lutte et poster des messages de soutien sur leur page Facebook : ▻https://www.facebook.com/PinelEnLutte.Le nouvel intérêt des villes intermédiaires pour les terres agricoles : actions foncières et relocalisation alimentaire
▻https://journals.openedition.org/geocarrefour/10417
En France, des #intercommunalités de villes intermédiaires portent un intérêt nouveau aux #terres_agricoles de leur périphérie. Pour renforcer leur système alimentaire local, elles font exploiter du #foncier public. Comment en arrivent-elles à mettre en œuvre de telles actions ? Quels types de terres, d’agriculteurs et de #modèle_agricole ciblent-elles ? Nous donnons un aperçu de trois trajectoires urbaines, à partir d’enquêtes qualitatives dans les intercommunalités d’#Amiens, #Millau et #Saint-Affrique. Peu stratégiques, elles ciblent le #maraîchage en #circuit_court et cherchent à l’implanter sur des terres aux statuts juridiques, physiques et symboliques particuliers. Les différentes formes de mise à disposition renvoient à des légitimités en conflit du rôle des terres dans l’approvisionnement alimentaire local.
A #Amiens, l’espoir d’une reprise pour #Whirlpool
▻https://www.mediapart.fr/journal/economie/290717/amiens-lespoir-dune-reprise-pour-whirlpool
© D.I. Au cœur de l’été, un entrepreneur local a annoncé qu’il avait trouvé un accord avec Whirlpool pour reprendre l’usine de sèche-linge qui fermera en juin prochain. Les 290 salariés et les centaines d’intérimaires et de sous-traitants concernés n’en savent pas beaucoup plus, mais espèrent.
#Amiens : #expulsion de la #Maison_Cozette
▻https://fr.squat.net/2017/07/10/amiens-expulsion-de-la-maison-cozette
Le mercredi 5 juillet 2017, le squat de la Maison Cozette a été expulsé dans la matinée. Une dizaine de personnes étaient à l’intérieur à ce moment-là. Huit cars de CRS sont intervenus vers 6h. Flem, une squatteuse expulsée de la Maison Cozette, a déclaré sur France Bleu Picardie : [En me réveillant] « ma première image […]
Lettre ouverte à un futur président déjà haï » parue dans le monde du 5 mai François Ruffin - 4 Mai 2017
▻https://www.facebook.com/FrancoisRuffin80/photos/a.642440839270790.1073741828.642036589311215/729140700600803/?type=3&theater
EN INTEGRALITE :
Monsieur Macron, je regarde votre débat, ce soir, devant ma télé, avec Marine Le Pen qui vous attaque bille en tête, vous, « le candidat de la mondialisation, de l’ubérisation, de la précarité, de la brutalité sociale, de la guerre de tous contre tous » , et vous hochez la tête avec un sourire. Ça vous glisse dessus. Je vais tenter de faire mieux.
D’habitude, je joue les petits rigolos, je débarque avec des cartes d’Amiens, des chèques géants, des autocollants, des tee-shirts, bref, mon personnage. Aujourd’hui, je voudrais vous parler avec gravité. Vraiment, car l’heure me semble grave : vous êtes détesté d’emblée, avant même d’avoir mis un pied à l’Elysée.
Lundi 1er mai, au matin, j’étais à la braderie du quartier Saint-Maurice, à Amiens, l’après-midi à celle de Longueau, distribuant mon tract de candidat, j’ai discuté avec des centaines de personnes, et ça se respire dans l’air : vous êtes haï. Ça m’a frappé, vraiment, impressionné, stupéfait : vous êtes haï. C’était pareil la veille au circuit moto-cross de Flixecourt, à l’intuition, comme ça, dans les discussions : vous êtes haï. Ça confirme mon sentiment, lors de mes échanges quotidiens chez les Whirlpool : vous êtes haï. Vous êtes haï par « les sans-droits, les oubliés, les sans-grade » que vous citez dans votre discours, singeant un peu Jean-Luc Mélenchon. Vous êtes haï, tant ils ressentent en vous, et à raison, l’élite arrogante (je ne vais pas retracer votre CV ici).
Vous êtes haï, vous êtes haï, vous êtes haï. Je vous le martèle parce que, avec votre cour, avec votre campagne, avec la bourgeoisie qui vous entoure, vous êtes frappé de surdité sociale. Vous n’entendez pas le grondement : votre heure, houleuse, sur le parking des Whirlpool, n’était qu’un avant-goût. C’est un fossé de classe qui, face à vous, se creuse. L’oligarchie vous appuie, parfait, les classes supérieures suivent.
Il y a, dans la classe intermédiaire, chez moi, chez d’autres, encore un peu la volonté de « faire barrage », mais qui s’amenuise de jour en jour, au fil de vos déclarations, de votre rigidité. Mais en dessous, dans les classes populaires, c’est un carnage. Les plus progressistes vont faire l’effort de s’abstenir, et ce sera un effort, tant l’envie les taraude de saisir l’autre bulletin, juste pour ne plus vous voir. Et les autres, évidemment, le saisiront, l’autre bulletin, avec conviction, avec rage.
Vous êtes haï, vous êtes haï, vous êtes haï. Et c’est dans cette ambiance électrique que, sans concession, vous prétendez « simplifier le code du travail par ordonnances ». C’est dangereux. Comme si, le 7 mai, les électeurs vous donnaient mandat pour ça.
Dimanche 30 avril, sur France Inter, une électrice de Benoît Hamon regrettait votre « début de campagne catastrophique », votre « discours indigent », votre « dîner à La Rotonde », votre manque d’« aise avec les ouvriers ». Nicolas Demorand la questionna : « Et vous allez voter au deuxième tour, Chantal ? » « Plus c’est catastrophique, plus je vais y aller, parce que j’ai vraiment peur de l’autre », lui répondit l’auditrice en un fulgurant paradoxe.
A cet énoncé, que répliqua votre porte-parole, l’économiste Philippe Aghion ? Il recourut bien sûr à la tragique Histoire : Shoah, négationnistes, Zyklon B, Auschwitz, maréchal Pétain. En deux phrases, il esquissa toute l’horreur du nazisme. Et de sommer Chantal : « Ne pas mettre un vote, s’abstenir, c’est en fait voter Mme Le Pen. Il faut que vous soyez bien consciente de ça. » Contre ça, oui, qui ne voterait pas ?
Mais de ce rejet du pire, vous tirez un blanc-seing. Votre économiste parlait, le 30 avril, comme un missionnaire du FMI : « Réduire la dépense publique », « les coupes d’abord dans le social », « sur l’assurance-maladie », « la tarification à l’acte », « l’assurance-chômage », « les collectivités locales ». Tout y passait.
Et d’insister sur le traitement de choc : « C’est très important, le calendrier, il faut aller très vite. Il faut miser sur le capital politique de l’élection pour démarrer les grandes réformes dès le début, dès le début. Quand on veut vraiment aller vite sur ces choses-là, je crois que l’ordonnance s’impose. Je vois la France maintenant, un peu un parallèle avec l’après-guerre, je crois que nous sommes à un moment semblable à la reconstruction de 1945. » Rien que ça : la comparaison avec une France à genoux, qui a servi de champ de bataille, qui n’avait plus de ponts, plus d’acier, plus d’énergie, bref, ruinée, alors que le CAC 40 vient, cette année, de verser des « dividendes record » aux actionnaires.
Mais de quel « capital politique » parlez-vous ? La moitié, apparemment, de vos électeurs au premier tour ont glissé votre bulletin dans l’urne moins par adhésion à votre programme que pour le « vote utile ». Et pour le second, si vous obtenez la majorité, ce sera en souvenir d’Auschwitz et du « point de détail ». Des millions de Français ne se déplaceront pas, qui ne veulent pas choisir entre « la peste et le choléra », qui vous sont d’ores et déjà hostiles.
C’est sur cette base rikiki, sur cette légitimité fragile que vous comptez mener vos régressions à marche forcée ? Que ça passe ou ça casse ? Vous êtes haï, monsieur Macron, et je suis inquiet pour mon pays, moins pour ce dimanche soir que pour plus tard, pour dans cinq ans ou avant : que ça bascule vraiment, que la « fracture sociale » ne tourne au déchirement. Vous portez en vous la guerre sociale comme la nuée porte l’orage. A bon entendeur.
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Paru initialement dans Le monde : ▻http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/05/04/francois-ruffin-lettre-ouverte-a-un-futur-president-deja-hai_5122151_3232.ht
en intégralité : ►https://www.anti-k.org/2017/05/05/francois-ruffin-lettre-ouverte-a-futur-president-deja-hai
Compilation d’articles sur les difficiles choix du second tour :
►https://seenthis.net/messages/594094
#France #Elections_présidentielles_2017 #Abstention #Barrage
Désintéressons-nous, une fois pour toutes, des élections ! Par Alain Badiou 27 04 2017
▻https://www.les-crises.fr/desinteressons-nous-une-fois-pour-toutes-des-elections-par-alain-badiou
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Dans un texte confié à Mediapart, le philosophe Alain Badiou invite à se désintéresser des élections, terrain de prédilection des adversaires de l’émancipation. « Hystériser, de façon à la fois dépressive et déclamatoire, des résultats électoraux, est non seulement inutile, mais nuisible », écrit-il, en appelant à « un véritable labeur politique » contre la servitude actuelle. *
Je comprends l’amertume des protestataires, notamment les déçus du Mélenchonisme, à l’issue du premier tour des élections. Ceci dit, ils ont beau faire et beau dire : il n’y a dans ce vote aucune escroquerie, aucune aberration particulière.
Il n’y a eu, en fait, que deux anomalies partidaires, qui ont malheureusement (pour les pouvoirs réels) décomposé le bloc parlementaire central. Ce bloc est composé de la droite et de la gauche classiques. Il soutient depuis quarante ans, voire deux siècles, le déploiement du capitalisme local. Or, le sortant local de la prétendue gauche, Hollande, ne se représentait pas, ce qui a décomposé son parti. D’autre part, la droite classique, à cause des funestes primaires, n’a pas choisi son meilleur vieux cheval : Juppé, mais un bourgeois de province à la triste figure, trop éloigné des délices « sociétaux » du capital moderne.
Le deuxième tour “normal” aurait dû être Hollande/Juppé, ou au pire Le Pen/Juppé, avec dans les deux cas, une élection facile de Juppé. En l’absence des deux partis de gouvernement décomposés, nos vrais maîtres depuis deux siècles, à savoir les propriétaires et gestionnaires des capitaux, étaient quelque peu à la peine. Heureusement (pour eux), avec leur personnel politique habituel, les vieux briscards de la réaction ; avec aussi, bien entendu, l’aide de résidus sociaux-démocrates (Valls, Le Drian, Ségolène Royal et consorts), ils ont bricolé un substitut présentable du bloc parlementaire central en déshérence. Ce fut Macron. Ils ont aussi, chose très utile, et de grande portée à venir, rallié Bayrou, le vieux sage centriste expérimenté, l’homme de toutes les guerres électorales, y compris les plus difficiles. Tout cela fut fait avec brio, en un temps record. Le succès final est pratiquement assuré.
Dans ces conditions, tout à fait explicables, le vote entérine, de façon plus claire que d’habitude, que la subjectivité pro-capitaliste et droitière, y compris sous ses formes quelque peu fascistoïdes, est absolument majoritaire dans ce pays.
Une partie des intellectuels et une partie de la jeunesse refusent de le voir, ou le regrettent amèrement. Mais quoi ? Veulent-ils, ces amateurs d’élections démocratiques, qu’on leur change le peuple des votants, comme on fait d’une chemise sale ? Qui vote doit consentir au vœu de la majorité, tout de même ! En vérité, ces deux groupes mesurent le monde à l’aune de leur propre situation et de leurs propres rêves, sans en tirer la conclusion qui s’impose : il n’y a absolument rien à attendre du vote “démocratique”.
Déjà Napoléon III, en 1850, avait vu que le suffrage universel était, non pas l’horreur que la bourgeoisie bien-pensante imaginait qu’il était, mais une véritable bénédiction, une légitimation inattendue et précieuse des pouvoirs réactionnaires. C’est encore vrai aujourd’hui, partout dans le monde. Napoléon le petit avait découvert que dans des conditions historiques à peu près normales, à peu près stables, la majorité numérique est toujours fondamentalement conservatrice.
Concluons calmement. Hystériser les résultats d’une élection ne mène à rien qu’à une dépression vaine. Habituons-nous à ceci : il n’y aura jamais de mise à mort de notre servitude actuelle sans, au plus loin des rituels électoraux, la liaison historique de quatre facteurs :
1 : une situation historique instable, qui bouscule fortement les subjectivités conservatrices. Très probablement, hélas, une guerre, comme pour la Commune de Paris en 1871, la révolution russe en 1917 et la révolution chinoise entre 1937 et 1947.
2 : une division idéologique fortement établie, naturellement d’abord chez les intellectuels, mais finalement dans les larges masses elles-mêmes, sur le fait qu’il y a deux voies et non une seule, que tout l’espace de la pensée politique doit se structurer autour de la contradiction antagonique capitalisme/communisme, ou de tel ou tel de ses équivalents. Je rappelle au passage les principes de la deuxième voie : Etablissement, contre la propriété privée, de formes collectives de la gestion des moyens de production, du crédit et des échanges ; polymorphie du travail, notamment mise à mal de l’opposition manuel/intellectuel ; internationalisme conséquent ; formes de gestion populaire travaillant à la fin de l’Etat séparé
3 : une levée populaire, certainement comme toujours minoritaire, mais qui met au moins en suspens le pouvoir d’Etat, levée souvent liée au point 1.
4 : une organisation solide apte à proposer une synthèse active des trois premiers points en direction d’un effondrement des ennemis et de la mise en place aussi rapide que possible des éléments constitutifs de la deuxième voie, la communiste, ceux que j’ai rappelés ci-dessus.
Deux de ces 4 points, le 1 et le 3, dépendent de la conjoncture. Mais nous pouvons dès maintenant travailler activement au point 2, tout à fait crucial. Et nous pouvons également travailler au point 4, notamment en soutenant, à la lumière partagée du point 2, des réunions et actions communes entre une fraction des intellectuels d’une part, et d’autre part le prolétariat sous trois de ses formes : les ouvriers et petits employés actifs, les familles ouvrières frappées et démoralisées par la désindustrialisation frénétique de la France depuis 30 ans, le prolétariat nomade, de provenance africaine, moyen-orientale ou asiatique.
Hystériser, de façon à la fois dépressive et déclamatoire, des résultats électoraux, est non seulement inutile, mais nuisible.
C’est se situer sans aucun recours sur le terrain des adversaires. Nous devons devenir indifférents aux élections, qui relèvent tout au plus du choix purement tactique entre : s’abstenir de jouer dans cette fiction « démocratique », ou soutenir tel ou tel compétiteur pour des raisons de conjoncture par nous précisément définies, dans le cadre, par ailleurs étranger aux rituels du pouvoir d’Etat, de la politique communiste. Nous devons consacrer notre temps, toujours précieux, au véritable labeur politique qui ne peut s’inscrire que dans les quatre points ci-dessus.
Alain Badiou
@Dror@sinehebdo ▻https://seenthis.net/messages/594505
#Amiens ou l’agonie de la #France industrielle
▻https://www.mediapart.fr/journal/france/170317/amiens-ou-l-agonie-de-la-france-industrielle
L’usine #Whirlpool de la capitale picarde va mettre la clé sous la porte mi-2018. Quelque 290 salariés et 400 sous-traitants et intérimaires risquent de perdre leur emploi. Cette fermeture intervient après une dizaine d’autres dans l’agglomération et ses environs lors de ces quinze dernières années. Dans cette ville qui concentrait nombre d’entreprises emblématiques, l’emploi industriel s’effondre, comme partout en France. Reportage.
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