• Les Yéménites oubliés

    Parmi les quelque deux cent mille personnes qui ont fui le Yémen, quinze mille se trouvent en #Jordanie où elles bénéficient d’une aide dérisoire. La Chaîne du bonheur récolte ce jeudi des dons pour le Yémen.

    Dans la difficulté, ils se sont regroupés. A Amman, la capitale de la Jordanie, les réfugiés yéménites fréquentent les mêmes restaurants, les mêmes mosquées et les mêmes commerces. « Nous nous entraidons parce que nous sommes loin de chez nous. Ce restaurant nous nourrit gratuitement », se réjouit Tahar*, un Yéménite de 47 ans, assis sur les tapis élimés d’un établissement d’Al Baladiyah, un quartier nord d’Amman. Il a fui le Yémen en 2011. Il y est revenu à plusieurs reprises mais a finalement décidé de rester en Jordanie, loin de sa femme et de ses enfants. Ayant servi dans l’armée de son pays, Tahar craint d’être pris pour cible par les forces houthis s’il s’établissait à nouveau au Yémen.

    Environ 15’000 Yéménites ont été enregistrés par le Haut Commissariat aux réfugiés (HCR) en Jordanie, dont le tiers l’an dernier. Comme Tahar, la plupart sont des hommes venus seuls et ils vivent à Amman. Officiellement, beaucoup sont arrivés en Jordanie pour suivre un traitement médical ou faire du tourisme. Puis ils y sont restés afin d’obtenir le statut de réfugié. Chaque année, à l’approche de l’hiver, le HCR leur verse une aide financière. Douze mille cinq cents personnes en ont bénéficié l’an dernier. « Le montant se situe autour de 270 dinars [380 francs] et varie selon le nombre de personnes dans le foyer », détaille Mohammad, un autre réfugié assis à la même table que Tahar.
    Coûteux permis de travail

    Cette somme ne suffit pas à couvrir les besoins annuels d’un foyer dans un pays comme la Jordanie où les prix des produits de première nécessité et les loyers sont élevés. Les réfugiés yéménites doivent donc travailler. « Chaque fois que je trouve un emploi dans un restaurant, on me demande mon permis de travail. Et sans ce document, on m’engage rarement », regrette Mansour, 39 ans, un habitué du restaurant d’Al Baladiyah.

    En théorie, Tahar, Mohammad et Mansour peuvent obtenir un permis de travail. Mais dans les faits, le sésame leur est difficilement accessible puisqu’il coûte entre 500 et 600 dinars, soit 700 à 850 francs, selon le secteur d’activité. S’il parvenait à économiser, Mansour affirme qu’il enverrait le peu qu’il aurait réussi à épargner à sa famille restée au Yémen. Il ne verserait pas ce précieux pécule au Ministère jordanien du travail.

    Dans ces conditions, ces réfugiés n’ont d’autre choix que de vivre au crochet des autres et de travailler illégalement quand l’opportunité se présente. Mansour exerce occasionnellement dans des restaurants. « Je regarde alors souvent autour de moi pour vérifier que des contrôleurs du Ministère du travail ne sont pas dans les environs. Ils sont déjà venus sur mon lieu de travail et j’ai dû m’enfuir », se souvient-il. En cas d’interpellation, le Ministère assure qu’il n’expulse pas le travailleur yéménite – qu’il ait le statut de réfugié ou pas – et qu’il se contente d’un rappel à la loi à l’employeur, voire d’une amende si ce dernier récidive. Cela dissuade bien sûr les patrons d’engager des Yéménites. « Après une courte période d’activité, on me remercie, relate Mansour. La Jordanie donne en fait la priorité à ses ressortissants sur le marché du travail. »
    Syriens oui, Yéménites non

    Cette préférence nationale s’explique par le haut niveau de chômage. Officiellement, 19% de la population active est à la recherche d’un emploi en Jordanie. Mais cette mise à l’écart des Yéménites interroge, dans la mesure où d’autres réfugiés, bien plus nombreux, peuvent obtenir gratuitement un permis de travail. Plus d’un million de Syriens, soit 10% de la population en Jordanie, peuvent exercer librement dans différents secteurs d’activité, comme l’agriculture, l’hôtellerie et la construction. Pourquoi pas les Yéménites ? « Nous traitons les Syriens comme des réfugiés, pas les Yéménites, justifie Mohammad Alkhateeb, porte-parole du Ministère jordanien du travail. Officiellement, ils sont venus chez nous en visite, pas en tant que réfugiés. » La reconnaissance de leur statut par le HCR n’a pas infléchi la position gouvernementale à ce sujet.

    Le fonctionnaire reconnaît qu’ils ne sont pas traités à égalité avec les Syriens. « Peut-être que personne n’écoute leur voix parce qu’ils ne sont pas plus de 15’000 », se hasarde-t-il. Le gouvernement jordanien peut décider de rendre gratuit le permis de travail pour certains ressortissants. Interrogés sur leurs intentions, le bureau du premier ministre, Omar Razzaz, ainsi que le Ministère jordanien des affaires étrangères n’ont pas donné suite aux sollicitations du Courrier.
    Une politique internationale

    La précarité des Yéménites s’explique aussi par la politique discriminatoire des bailleurs de fonds qui financent l’aide humanitaire au Moyen-Orient. Beaucoup se détournent de la crise yéménite, qui a fait moins de réfugiés que le conflit syrien, et dont les victimes sont donc moins visibles. De fait, la presse internationale a longtemps ignoré la guerre au Yémen. De son côté, le HCR souhaite soutenir les réfugiés en Jordanie sans condition de nationalité.

    « Mais cette approche est de plus en plus difficile à tenir car nos financements sont souvent assignés à la crise syrienne, analyse Lilly Carlisle, porte-parole du HCR à Amman. Nous ne pouvons donc pas dépenser cet argent pour des populations qui ne sont pas syriennes. » Pour le moment, seul 1% des besoins du HCR pour les réfugiés non syriens de Jordanie est financé pour cette année, notamment grâce à des contributions des Pays-Bas.

    Sans emploi stable et sans perspective intéressante en Jordanie, beaucoup espèrent se réinstaller dans des pays tiers. Les offres d’accueil sont rarissimes. « En 2018, onze réfugiés yéménites de Jordanie sont partis vivre au Royaume-Uni, trois au Canada et un aux Pays-Bas », reprend Lilly Carlisle, qui regrette la priorité donnée sur ce dossier à certaines nationalités, et le préjudice subi par d’autres. Quatre mille cinq cents Syriens aujourd’hui établis en Jordanie devraient être relocalisés dans des pays développés en 2019.

    Reste l’éventualité du retour au pays, une option fort périlleuse, que considère Zohra. Cette grand-mère yéménite ne parvient plus à payer son loyer à Amman. Elle craint d’être expulsée. « Je vais mourir ici, se lamente-t-elle dans un sanglot. Alors autant rentrer dans mon pays. Et je mourrai là-bas. »


    https://lecourrier.ch/2019/03/27/les-yemenites-oublies
    #réfugiés_yéménites #discriminations #catégorisation #tri #réfugiés_syriens #asile #migrations #réfugiés #urban_refugees #réfugiés_urbains #Amman #travail

  • Amman, d’une crue à l’autre. Littérature et géographie | Rumor
    https://rumor.hypotheses.org/?p=4663

    Les réseaux sociaux auxquels je suis connecté ont relayé les images spectaculaires d’une #crue qui a noyé la ville basse d’Amman jeudi 27 février, suscitant les habituelles dénonciations de l’incurie des autorités municipalités.
    https://www.facebook.com/er.verdeil/posts/2095142227227987

    Ces scènes de rues submergées d’eaux boueuses, et de l’amphithéatre romain transformée en piscine, ont réveillé en moi un souvenir littéraire dont la qualité poétique et dramatique n’a d’égale que sa valeur géographique. Il s’agit des souvenirs du jeune Abdel Rahman Mounif qui grandit dans cette ville dans les années 1940. Le chapitre IX de son récit Une ville dans la mémoire. #Amman (en arabe Sirat Amman), traduit par Eric Gautier dans une collection d’Actes Sud-Sindbad dirigée par Yves Gonzalès Quijano (@gonzo) propose une puissante évocation de la crue qui frappe la ville en 1943, après une fine présentation d’un paysage fluviatile aujourd’hui disparu.

  • Heat: the next big inequality issue | Cities | The Guardian
    https://www.theguardian.com/cities/2018/aug/13/heat-next-big-inequality-issue-heatwaves-world

    But air conditioning will remain out of reach for many, even as it increasingly becomes a necessity. In 2014, Public Health England raised concerns that “the distribution of cooling systems may reflect socioeconomic inequalities unless they are heavily subsidised,” adding that rising fuel costs could further exacerbate this. And when we need to use less energy and cool the planet, not just our homes and offices, relying upon air conditioning is not a viable long-term plan – and certainly not for everyone.

    ‘In Cairo everything is suffocating’


    Most of the research into heatwaves and public health has focused on western countries; Benmarhnia says more studies have been done on the city of Phoenix, Arizona, than the entire continent of Africa. But the problem is global, and especially pronounced across urban slums such as the ashwiyyat in Cairo, where temperatures during the city’s five-month-long summers have peaked at 46C (115F).

    Traditionally Egyptians built low buildings close together, forming dense networks of shaded alleyways where people could keep cool during summer. But the rapid construction of high-rises and decreasing green spaces have made one of the fastest-growing cities in the world increasingly stifling. Subsidy cuts have brought about a rise of 18-42% in electricity costs, affecting many poor residents’ options for cooling down.

    Um Hamad, 41, works as a cleaner and lives with his family in a small flat in Musturad in the city’s north. Though he considers them lucky to live on the relatively cool first floor, “in Cairo everything is suffocating”, he says. Hamad use fans and water to keep cool inside, but the water bill is becoming expensive . “There’s always that trick of sleeping on the floor, and we wear cotton clothes ,” he says. “The temperatures are harder to deal with for women who wear the hijab, so I always tell my daughters to wear only two layers and to wear bright colours.”

    In a tight-knit cluster of urban dwellings in Giza, to Cairo’s south, Yassin Al-Ouqba, 42, a train maintenance worker, lives in a house built from a mixture of bricks and mud-bricks. In August, he says, it becomes “like an oven”. “I have a fan and I place it in front of a plate of ice so that it spreads cold air throughout the room. I spread cold water all over the sheets.”

    Compounding the threat posed by the changing climate is the refugee crisis. The two are intimately linked, with extreme weather events often a factor in social, political and economic instability. A paper published in the journal Science in December found that if greenhouse gas emissions were not meaningfully reduced global asylum applications would increase by almost 200% by the end of the century.

    On a plain north of Amman, some 80,000 Syrians live in the Za’atari refugee camp, a semi-permanent urban settlement set up six years ago and now considered Jordan’s fourth-largest city. Hamda Al-Marzouq, 27, arrived three years ago, fleeing airstrikes on her neighbourhood in the outskirts of Damascus.

    Her husband had gone missing during the war, and she was desperate to save her young son and extended family. Eight of them now live in a prefabricated shelter, essentially a large metal box, which Al-Marzouq says turns into an oven during the summer.

    It’s suffocating. We soak the towels and try to breathe through them

    Hamda Al-Marzouq, Za’atari camp resident
    “It’s a desert area, and we’re suffering,” she says by phone from the camp. “We have different ways of coping. We wake in the early morning and soak the floor with water. Then we sprinkle water on ourselves.” There is no daytime electricity, so fans are useless. When power does arrive at night, the desert has already cooled.

    Many days, her family will wait until the evening to walk outside, wrapping wet towels around their heads. But the biggest problem are sandstorms, which can arrive violently during the summer months and engulf the camp for days. “We have to close the caravan windows,” she says, adding the room then gets hotter. “It’s suffocating. We soak the towels and try to breathe through them.”

    Al-Marzouq’s five-year-old son suffers respiratory problems and keeps getting infections, while asthma is rife across the camp.

    Water has also been an issue, with demand in northern Jordan – one of the most water-scarce countries in the world – surging following the refugee arrivals. A Unicef-led operation will see all households connected to a water network by October, which Al-Marzouq says has been a significant help.

    “We used to collect water with jerry cans and had to carry it for long distances. Now, with the water network being operational, things are much easier. We don’t have to fight in a long queue to get our share of water. Now there is equity.”

    #climat #Amman #Le_Caire #réfugiés

  • Amman appelle Israël à juger le garde de son ambassade ayant tué deux Jordaniens
    L’Express | Par AFP | publié le 27/07/2017
    http://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/amman-appelle-israel-a-juger-le-garde-de-son-ambassade-ayant-tue-deux-jorda

    Amman - Le roi Abdallah II de Jordanie a appelé jeudi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à faire juger un garde de l’ambassade d’Amman qui avait ouvert le feu et tué deux Jordaniens dimanche, selon une source gouvernementale.

    Le souverain hachémite, qui s’exprimait au cours d’une réunion avec de hauts responsables jordaniens, a appelé M. Netanyahu à « assumer ses responsabilités et prendre les mesures légales nécessaires pour juger le meurtrier », selon la même source.

    La Jordanie et Israël sont liés par un traité de paix signé en 1994.

    Le roi a critiqué la manière dont le garde avait été chaleureusement accueilli comme un héros par le Premier ministre israélien qui l’avait embrassé à son retour d’Amman.

    « Nous sommes heureux de te voir ici et de voir que tout est fini (...) Tu as bien agi et calmement (...) Tu représentes l’Etat d’Israël et l’Etat d’Israël ne l’oublie jamais », a dit M. Netanyahu au garde qu’il a rencontré mardi, selon les médias israéliens.

    « Ce comportement provocateur, nous le refusons totalement (...) Il nourrit l’extrémisme », a dénoncé le roi Abdallah de Jordanie.

    « Un membre de l’ambassade d’Israël à Amman a ouvert le feu sur deux de nos citoyens. L’Etat jordanien fera tout son possible pour leur rendre justice », a prévenu le souverain hachémite.

    Il a mis en garde Israël, affirmant que son attitude dans cette affaire aurait un « impact direct » sur la nature des relations entre les deux pays.

    Des milliers de Jordaniens avaient crié « mort à Israël » mardi lors des funérailles d’une des deux victimes jordaniennes. (...)

    #Unpeutard #Amman #Ziv

    • La Jordanie inculperait de meurtre le garde de sécurité de l’ambassade israélienne par contumace
      Le garde de sécurité israélien avait été attaqué ; Amman menace d’une procédure juridique internationale
      Times of Israel Staff 28 juillet 2017, 11:31
      http://fr.timesofisrael.com/la-jordanie-inculperait-de-meurtre-le-garde-de-securite-de-lambass

      Le garde de sécurité de l’ambassade israélienne en Jordanie qui aurait tué deux Jordaniens dans l’enceinte diplomatique d’Amman après avoir été attaqué au couteau par l’un d’eux aurait été inculpé de meurtre par contumace.

      Le procureur-général de Jordanie Akram Masaadeh a déclaré à l’agence de presse jordanienne que son bureau avait terminé l’enquête portant sur l’incident de dimanche au cours duquel Mohammad Jawawdeh, âgé de 17 ans, et Bashar Hamarneh ont été tués, selon une traduction offerte par le quotidien Al Ghad.

      Il a inculpé le garde, Ziv, dont le nom de famille reste sous ordonnance de non publication et qui se trouve dorénavant en Israël, de deux chefs d’accusation de meurtre et de possession d’une arme sans autorisation préalable.

      Masaadeh a indiqué que l’immunité diplomatique des employés n’empêcherait ni son inculpation, ni la tenue d’un procès en Israël.

      De plus, le gouvernement a chargé le ministre de la Justice Awad Abu Jarad « de mener à bien la justice pénale », a rapporté le Jordan Times.

  • Jordan demands Israel turn over embassy guard over deadly shooting incident
    July 24, 2017 5:37 P.M. (Updated: July 24, 2017 5:43 P.M.)
    http://www.maannews.com/Content.aspx?ID=778321

    BETHLEHEM (Ma’an) — The Jordanian government has reportedly issued a judicial order banning the Israeli security guard who was involved in a deadly shooting at the Israeli embassy in Jordan on Saturday night from leaving Jordan.

    Government sources told Ma’an that Jordan was demanding that Israeli authorities hand over the guard, who shot and killed two Jordanian carpenters in unclear circumstances, to Jordanian authorities for interrogation and legal procedures.

    Sources stressed that Jordan will “escalate diplomatic steps” if the guard was not turned in to Jordanian authorities.

    Israel has been refusing to allow Jordanian authorities to question the injured Israeli security guard, citing his immunity under the Vienna Convention, while all security personnel and diplomatic employees were confined to the embassy compound, according to reports.

    On Sunday, Haaretz reported that Israel had decided to immediately evacuate all Amman embassy staff, fearing that the incident would lead to riots and attempts to attack the embassy.

    On Monday, Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu said on Twitter that he had spoken twice with Israeli Ambassador to Jordan Eynat Schlein overnight Sunday, and with the security guard.

    “I gained the impression that she (Schlein) is managing matters there very well. I assured the security guard that we will bring him back to Israel,” Netanyahu said, adding that “I told them that we are holding ongoing contacts with security and government officials in Amman on all levels, to bring the incident to a close as soon as possible.”

    #Amman #Ambassade_israélienne
    https://seenthis.net/messages/617083
    #Jordanie #Ziv

    • Reports: Israeli, US officials travel to Jordan to discuss Al-Aqsa, embassy security guard
      July 24, 2017 10:15 P.M. (Updated: July 24, 2017 10:15 P.M.)
      http://www.maannews.com/Content.aspx?id=778330

      BETHLEHEM (Ma’an) — Israeli media reported on Monday evening that during a “dialogue” between Israeli and Jordanian authorities, Jordan “did not condition the release of an Israeli embassy security guard back to Israel on the removal of the metal detectors at the Al-Aqsa Mosque compound.”

      Israel’s Channel 10 reported that the office of Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu said the dialogue went “well,” and that United States envoy Jason Greenblatt would be heading to Amman from Jerusalem, where he arrived earlier Monday, “to convince the King to end the crisis of the embassy guard.”

      Earlier Monday, Jordanian government sources told Ma’an that the Jordanian government issued a judicial order banning the Israeli security guard who was involved in a deadly shooting at the Israeli embassy in Jordan on Saturday night that left two Jordanians dead, from leaving Jordan.

      Government sources said that Jordan was demanding that Israeli authorities hand over the guard, who shot and killed two Jordanian carpenters in unclear circumstances, to Jordanian authorities for interrogation and legal procedures.

      Sources stressed that Jordan will “escalate diplomatic steps” if the guard was not turned in to Jordanian authorities.

      Israel has been refusing to allow Jordanian authorities to question the injured Israeli security guard, citing his immunity under the Vienna Convention, while all security personnel and diplomatic employees were confined to the embassy compound, according to reports.

      Prior to Channel 10’s report, Israeli media had reported that Netanyahu would be calling the Jordanian King to discuss the issue of the embassy security guard, as well as the ongoing crisis surrounding the Al-Aqsa Mosque, where tensions have continued to rise since Israel installed metal detectors and security cameras inside the compound following a deadly shoot out at the holy site on July 14.

      Israeli media had reported that chief of the Shin Bet, Israel’s internal intelligence agency, Nadav Argaman was sent to Jordan, and that Israel would be removing all metal detectors and replacing them with thermal cameras, a report that could not be verified by Ma’an (...)

      .

    • Israel rules to replace contested Al-Aqsa metal detectors with ’smart’ surveillance
      July 25, 2017 11:03 A.M. (Updated: July 25, 2017 11:03 A.M.)
      http://www.maannews.com/Content.aspx?id=778334

      BETHLEHEM (Ma’an) — The Israeli security cabinet decided during a meeting late on Monday night to remove metal detectors, which had recently been installed at the entrances of the Al-Aqsa Mosque compound, only to replace them with more advanced surveillance technology in the Old City of occupied East Jerusalem.

      Israeli authorities installed metal detectors, turnstiles, and additional security cameras in the compound following a deadly shooting attack at Al-Aqsa on July 14 — sparking protests from Palestinians, who said the move was the latest example of Israeli authorities using Israeli-Palestinian violence as a means of furthering control over important sites in the occupied Palestinian territory and normalizing repressive measures against Palestinians.

      In a statement, the security cabinet said it had “accepted the recommendation of all of the security bodies to incorporate security measures based on advanced technologies ("smart checks") and other measures instead of metal detectors in order to ensure the security of visitors and worshipers in the Old City and on the Temple Mount” — using the Israeli term for the Al-Aqsa compound.

      Religious leaders in Jerusalem were scheduled to hold a meeting Tuesday to discuss the new Israeli plan, as Islamic endowment (Waqf) official Sheikh Raed Daana told Ma’an that both religious leaders and the Palestinians wouldn’t accept any changes to the status quo.

      “We won’t accept cameras or (metal) posts,” Daana said on Monday evening.

      The plan will reportedly take up to six months to implement, and cost an estimated 100 million shekels ($28 million).
      (...)
      According to the Palestinian Red Crescent, at least 1,090 Palestinians had been injured since July 14 during demonstrations which were violently repressed by Israeli forces across the occupied Palestinian territory. According to Ma’an documentation, 11 Palestinians and five Israelis have been killed since July 14.

    • Israeli embassy staff, including guard who killed 2, leave Jordan amid investigation
      July 25, 2017 3:46 P.M. (Updated: July 25, 2017 7:54 P.M.)
      http://www.maannews.com/Content.aspx?id=778337

      BETHLEHEM (Ma’an) — Staff members of the Israeli embassy to Jordan, including a security guard who killed two Jordanians, returned to Israel on Monday night after a day of tensions between the two countries over the deadly shootout.

      A Jordanian investigation into the shooting, in which Muhammad Zakariya al-Jawawdeh, 17 , and Bashar Hamarneh were killed, revealed that the deadly incident started off as a professional dispute, official Jordanian news agency Petra reported on Monday.

      According to Jordanian police, al-Jawawdeh had accompanied a relative delivering furniture to the security guard’s apartment in the Israeli compound in Amman, when an argument over alleged delays turned physical.

      Witnesses said that al-Jawawdeh attacked the Israeli security guard — whom Israeli media have referred to as Ziv — with a screwdriver, after which the Israeli shot at him and Hamarneh, the apartment building owner.

      Petra reported that the case had been referred to a prosecutor for further legal steps, as Jordan and Israel have sparred over whether the security guard should be handed over to Jordanian custody.

      Israel, meanwhile, has refused to allow Jordanian authorities to question the injured Israeli security guard, citing his immunity under the Vienna Conventions — a body of international law which Israel has been accused of regularly violating.

      Nadav Argaman, the director of Israel’s intelligence service, the Shin Bet, traveled to Jordan in an attempt to resolve the situation, whereas Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu held a phone call with Jordan’s King Abdullah over the case.

      The Israeli security guard thanked Netanyahu for helping him leave Jordan without facing interrogation or criminal charges.

      "I know an entire country stands behind us. You told me yesterday I’d return home, and you calmed me down, and then it happened. I thank you wholeheartedly,” Israeli news outlet Ynet quoted him as saying.

      Despite reports that Israeli authorities would remove metal detectors at the entrance of the Al-Aqsa Mosque compound in occupied East Jerusalem in exchange for securing the return of the security guard, Netanyahu denied that such an agreement had taken place.

      #Ben_voyons

    • Tuesday, July 25, 2017
      http://angryarab.blogspot.fr/2017/07/from-funeral-of-muhammad-jawawdeh-16.html

      From the funeral of Muhammad Jawawdeh, 16, who was shot by an Israeli embassy terrorist in Amman

      It says “death to Israel”.
      Posted by As’ad AbuKhalil at 8:38 AM

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      Tuesday, July 25, 2017
      Netanyahu warmly welcomes the terrorist who shot a 16-year old Jordanian
      http://angryarab.blogspot.fr/2017/07/netanyahu-warmly-welcomes-terrorist-who.html

      When will they stop teaching and practicing hate? Who will change their curricula?
      Posted by As’ad AbuKhalil at 11:17 AM

    • Investigation into Israeli embassy shooting completed
      http://petra.gov.jo/Public_News/Nws_NewsDetails.aspx?lang=2&site_id=1&NewsID=311051&CatID=13

      Amman, July 24 (Petra) — The Public Security Department (PSD), said Monday evening that the investigation launched into a shooting incident inside the Israeli embassy compound in Amman on Sunday was completed.

      A statement released by the PSD said the investigation was completed after collecting information from the crime scene and listening to a number of eyewitnesses, who were present at the scene.

      A PSD special investigation team has found that there was a prior agreement between people working in carpentry to supply bedroom furniture for an apartment rented by an Israeli embassy employee, the statement indicated, adding that two people came to furnish the bedroom of the Israeli employee’s apartment inside the compound.

      During the process, a dispute has erupted between one of the carpenters, who was the furniture shop owner’s son, and the Israeli diplomat. The two had a verbal argument as the Israeli diplomat claimed that there was a delay in completing the agreed upon work on time.

      The altercation escalated to physical confrontation where the carpenter attacked and injured the Israeli diplomat who in turn shot the carpenter and the apartment’s owner, who and the building’s doorman were present at the scene, the statement added, citing the testimony given by the other person who came with the carpenter.

      The team also listened to the doorman’s testimony, who corroborated the story as mentioned in the investigation.

      Then case has been referred to the competent prosecutor for further legal action.

      //Petra// AF

      25/7/2017 - 12:00:24 AM

  • Reports of ‘attempted security breach,’ 1 killed at Israeli embassy in Jordan
    uly 23, 2017 9:38 P.M. (Updated: July 23, 2017 9:47 P.M.)
    http://www.maannews.com/Content.aspx?ID=778307

    Jordanian security forces blocking off roads leading to the Israeli embassy in Amman on July 23, 2017.

    BETHLEHEM (Ma’an) — Jordanian media reported on Sunday that the area surrounding the Israeli embassy in the Jordanian capital, Amman, had been shut down on Sunday evening following an ’attempted security breach’ which allegedly left one person dead and another injured.

    According to media outlet Ammon News reported that security forces had cordoned off the area, adding that one Jordanian was believed to be dead, while an Israeli was reportedly wounded.

    Meanwhile, Israeli Ministry of Foreign Affairs spokesman Emmanuel Nahshon said that the incident was “under full censorship” — preventing Israeli media and foreign journalists with Israeli press cards from reporting on the event.

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    Israeli embassy security guard shoots, kills 2 Jordanians in Amman
    July 23, 2017 9:38 P.M. (Updated: July 24, 2017 11:50 A.M.)

    BETHLEHEM (Ma’an) — An Israeli embassy security guard shot and killed two Jordanians in Amman under unclear circumstances Sunday night, with Jordanian media describing the incident as a personal dispute and the Israeli foreign ministry saying the Israeli guard was defending himself from a politically-motivated attack.

    According to reports, two Jordanian carpenter workers had arrived to an apartment in the residential complex used by the Israeli embassy to replace furniture.

    An Israeli foreign ministry spokesperson said in a statement that one of the workers crept up behind the guard and began stabbing him with a screwdriver. The guard then opened fire, killing the alleged attacker, and also inadvertently shot the Jordanian owner of the building who was present at the scene, who later succumbed to his wounds as well.

    A third Jordanian worker was present at the scene, according to the statement, which was released Monday morning after the incident was put under a media ban by Israeli authorities overnight.

    The ministry’s statement said the Israeli guard was lightly injured in the incident, without elaborating on the nature of his injuries. Israeli news outlet Haaretz said he was injured when jumping back away from the Jordanian as he his cocked his weapon.

    The slain alleged assailant was identified as 17-year-old Muhammad Zakariya al-Jawawdeh, reportedly of Palestinian origin, who died after being shot twice. He had previously done maintenance work in the Israeli embassy and its residential compound.

    The Jordanian General Security Administration issued a statement, reportedly saying the circumstances surrounding the incident were still being investigated, and did not say that a Jordanian carpenter had attacked an Israeli.

    Later Sunday night, dozens of al-Jawawdeh’s family members gathered in Asharq Al-Awsat square in Amman to protest his death, demanding that the Jordanian government release all details of the investigation and punish the shooter.

    One relative told news cameras from private Jordanian outlet Ammon that the boy had went to the apartment to collect money in return for a bedroom set purchased by the Israeli guard, claiming that al-Jawawdeh did not realize the customer was armed or a Jewish Israeli.

    “He was a student on summer holiday. The boy went with the young guys to collect the money, and a heated argument broke out between him another young man there. We didn’t know they were armed, nor did we know they were Jews. If we knew they were Jews, we would have considered it dishonor that they visit our stores,” the man said.

    “What has happened is that our son had heated argument with the man. Regardless of whether he slapped you or you boxed him, how dare you in cold-blood cock your handgun and shoot the boy as if he was a cockroach?”

    The father also said in an interview with Jordanian television station Roya TV that his son did not know the nationality of the man who killed him and that he was a regular customer who bought furniture from them.

    However, Israeli authorities have been treating the incident as a possible attack in retaliation to rising tensions in occupied East Jerusalem.

    #Ambassade_israélienne #Amman #Jordanie #Ziv

    • Un Jordanien tué et un Israélien blessé à l’ambassade d’Israël en Jordanie

      La mise en place par Israël de détecteurs de métaux aux entrées de l’esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est, gérée par la Jordanie, a engendré des violences meurtrières.
      Le Monde.fr avec AFP | 23.07.2017 à 21h31
      http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2017/07/23/un-jordanien-tue-et-un-israelien-blesse-a-l-ambassade-d-israel-en-jordanie_5

      Alors que la tension reste vive à Jérusalem-Est, secouée depuis une semaine par la crise de l’esplanade des Mosquées, Amman, la capitale jordanienne est à son tour visée. Un Jordanien a été tué et un Israélien grièvement blessé lors d’un « incident » survenu dimanche 23 juillet à l’intérieur de l’ambassade d’Israël à Amman, la capitale jordanienne, selon une source des services de sécurité jordaniens.

      Cette dernière n’a toutefois pas fourni plus de précisions et il n’était pas clair, dans l’immédiat, si l’« incident » est lié aux tensions à Jérusalem, les autorités jordaniennes n’ayant pas donné davantage de détails tandis qu’Israël n’a pas réagi.

      Les forces de sécurité jordaniennes ont encerclé l’ambassade d’Israël, située dans le secteur de Rabieh, dans l’ouest d’Amman, et se sont déployées dans les rues voisines, selon un correspondant de l’Agence France-Presse (AFP).
      (...)
      « Nous irons à al-Aqsa en martyrs par millions »

      Vendredi, plusieurs milliers de manifestants ont défilé à Amman et dans d’autres villes de Jordanie, à l’appel de la mouvance islamiste et de partis de gauche, pour protester contre ces nouvelles mesures.

      « Nous irons à Al-Aqsa en martyrs par millions », répétaient-ils entre autres, en référence à la mosquée Al-Aqsa s’élevant sur l’esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l’islam.

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      Mis à jour le 24.07.2017 à 10h42 |

      L’un des fonctionnaires israéliens en poste à l’ambassade d’Amman, en Jordanie, a tué deux Jordaniens après avoir été victime d’une agression. Les faits se sont produits dans son appartement, à côté de l’ambassade. Responsable de la sécurité, il avait convié un menuisier jordanien pour effectuer des travaux, en présence du propriétaire. Le menuisier a attaqué le fonctionnaire avec un tournevis. Ce dernier a ouvert le feu et l’a tué, tout en blessant grièvement le propriétaire jordanien, qui est mort.

      Les Israéliens disent ne pas douter de la motivation idéologique de l’agresseur, qui serait liée à la situation à Jérusalem. Le gouvernement a voulu rapatrier l’ensemble de ses diplomates, mais a dû renoncer. La Sécurité générale jordanienne souhaite interroger l’Israélien impliqué. Or il jouit de l’immunité diplomatique, selon le ministère des affaires étrangères.

    • Jordanian killed in shooting incident inside Israeli embassy compound in Amman
      //Petra// AF // 23/7/2017 - 11:02:23 PM
      http://petra.gov.jo/Public_News/Nws_NewsDetails.aspx?lang=2&site_id=1&NewsID=310871&CatID=13
      Amman, July 23 (Petra) — Police said they are investigating a shooting incident inside the Israeli embassy compound in Amman, which left a Jordanian citizen dead and injured two others; a Jordanian and an Israeli.

      The Public Security Department (PSD) said a police forced rushed to the scene of the incident and evacuated the three for medical treatment but one of them, a Jordanian, was pronounced dead upon arrival at the hospital.

      The PSD added in a statement that preliminary investigations indicate that the two Jordanians had entered the embassy’s compound to do carpentry work.

      The statement said the PSD launched an extensive investigation into the incident and informed the Public Prosecution in order to find out all details and circumstances in accordance with legal procedures followed in such cases.

    • Diplomatic Crisis With Jordan: Embassy Guard Who Killed Assailant Prevented From Returning to Israel

      Israeli Embassy guard shoots and kills a Jordanian teen who tried to stab him, and another man; Israel decides to pull out its diplomats but halts the evacuation when Jordan insists on interrogating him
      Barak Ravid, Jack Khoury and Gili Cohen Jul 24, 2017 7:58 AM
      http://www.haaretz.com/israel-news/1.803076

      An unusual security incident in which a Jordanian civilian tried to attack an Israeli embassy guard in Jordan on Sunday and was shot dead has become a diplomatic crisis. Jordan is barring the Israeli guard from leaving the country.

      On Sunday evening, following an emergency meeting at the Foreign Ministry in Jerusalem, it was decided to immediately evacuate all the staff of the Israeli embassy in Amman for fear that the incident would lead to riots and attempts to attack the embassy. However, the Jordanian authorities have refused to allow the security guard to leave the country and have demanded an investigation.

      Israel is currently refusing to allow an investigation of the security guard at this stage, claiming that the guard has diplomatic immunity under the Vienna Convention. The dispute over a possible investigation has led to the delay in the evacuation of the Israeli diplomatic team in Amman.
      (...) The guard at the Israeli Embassy in Amman was stabbed on Sunday by a Jordanian carpenter who was installing furniture in his apartment near the embassy compound. The Israeli security officer, who was lightly wounded in the incident, shot and killed the attacker. His landlord, who was also present during the incident, was also wounded during the incident and later died of his wounds.

  • L’amélioration des conditions de vie dans les #camps_de_réfugiés palestiniens à #Amman ou la dé-théâtralisation de l’urbanisme jordanien

    En analysant l’#aménagement_urbain des camps de réfugiés palestiniens à Amman, cet article met en évidence l’hétérogénéité des urbanismes, et de leurs registres discursifs, qui existent en #Jordanie. Malgré le fait que certains camps existent depuis plus de 60 ans, les discours officiels des institutions en charge de ces espaces soulignent avant tout leur caractère continuellement provisoire. Cette dimension est a priori contradictoire avec toute idée d’#aménagement urbain, dont l’objectif est de planifier des espaces sur une certaine durée et de les inscrire dans l’avenir. Notre argument est que, même dans cette situation où officiellement il n’est toujours pas question de développement urbain, une certaine forme d’aménagement « #humanitaire » a tout de même existé. Elle a été portée par l’invention d’un discours portant sur « l’amélioration des conditions de vie ». Cependant, la transformation de l’habitat des réfugiés palestiniens a été « dé-théâtralisée », par rapport à la « mise en scène » de l’urbanisme jordanien dominant qui vise à la restructuration néo-libérale des espaces centraux et ouest d’Amman. L’aménagement des camps n’est pourtant pas complètement déconnecté de ce processus. Mais, la mise en récit qui lui est associée a neutralisé le débat à son sujet en le réduisant à des dimensions uniquement techniques et humanitaires. Cette dé-théâtralisation du récit d’urbanisme représente un ingénieux compromis qui a été nécessaire afin de maintenir la qualité des camps — mi-lieux éphémères, mi-quartiers– tout en permettant une forme de développement et d’insertion de ces espaces dans la ville moderne et néo-libérale d’Amman.

    http://articulo.revues.org/2740
    #Jordanie #réfugiés_palestiniens #réfugiés #asile #migrations #urban_matter

  • La ville qui noie ses enfants : Amman
    The Socioeconomics Of Bad Weather In Jordan – The Black Iris
    http://black-iris.com/2015/11/08/the-socioeconomics-of-bad-weather-in-jordan

    these prevailing realities are not something officials are constantly conscious of enough to factor in when policies are designed, or when a reaction to an unexpected event is demanded. Being unelected, they do not come from these communities, and more importantly, they do not view themselves as accountable except to the King and, on the rare occasion, to the court of public opinion – a storm they can confidently maneuver given that the public has temporarily taken the road of silence. They view poverty as theoretical and hypothetical, rather than a tangible reality.

    Subsequently, they look at these storms as mere passing weather, and indeed, even the middle class (and I include myself in this category) will tend to see it the same way. We don’t see it as a catastrophe because for many of us, our belongings weren’t swept away, or our loved ones didn’t have to be rescued from basements or ground floor windows. Our jobs do not demand we be on the streets, and so we outsource that reality to the policemen, to the army, to the sanitation workers, to the unsung heroes whose photos populate our social networks to the praise of those who sacrificed nothing.

    “The city was flooded; it didn’t drown,” insisted the Mayor recently, correcting a journalist’s question on TV. But it did my dear Mayor, you just operate in a very different context. For many, that’s exactly what happened – the city drowned.

    And beyond there are four drowned bodies to prove it.


    #Jordanie #inondations #Amman #inégalités

    • Dans la Revue de presse de l’Ambassade de France en Jordanie :

      - Intempéries de jeudi : les torrents d’eau ont occasionné d’importants dégâts dans la capitale, notamment sur l’amphithéâtre romain. Les pertes des commerçants de la ville basse s’élèveraient à 5 millions de dinars (SA 4).

      D’importantes controverses se déclarent dans le Royaume.

      – Pour le Ministre de la Justice Bassam El-Talhouni et pour plusieurs juristes, les victimes sont en droit de traduire la Mairie d’Amman en justice (au titre de la « loi sur les défaillances des responsables » et au titre de l’article 40 de la « loi sur les municipalités »). Des dizaines de familles du quartier Erjan (Est d’Amman, où deux enfants égyptiens ont péri noyés) s’apprêtent, à ce titre, à porter plainte contre Aqel Beltaji, le marie de la capitale. Elles doivent évacuer leurs appartements devenus inhabitables. (SA 4).

      – Pour Aqel Beltaji, « la Mairie n’est pas responsable des dégâts (…) et les victimes doivent s’en remettre aux sociétés d’assurance » (lesquelles ont rapidement affirmé qu’elles ne dédommageraient personne). Beltaji s’engage quand même « à mener une enquête » (SA 6), s’interrogeant notamment sur les raisons ayant pu pousser des familles à s’installer en sous-sol. Il reconnait enfin que 60% des bâtiments de la capitale ne respectent pas les codes de construction (GD).

      – Le Jordan United Front (nationaliste) appelle, dans une déclaration, à la démission du Cabinet et tient le gouverneur d’Amman pour responsable de la gestion calamiteuse de l’épisode (Khaberni). Dans son éditorial « Pourquoi ne pas démissionner ? » publié dans Al Ghad, Jumana Ghunaimat évoque la démission du gouvernement roumain à la suite de l’incendie meurtrier d’une discothèque, et vante cette « leçon de démocratie ».

      – Le député Amjad El-Msallamani a appelé, de son côté, à la création d’une commission d’enquête pour définir les responsables. Pour El-Msallamani, « la Mairie a besoin de sang nouveau et de personnes expérimentées ». (R 2).
      Nidal Mansour (GD 10) : Jeudi dernier, Amman s’est noyée en moins de 45 minutes. Les pluies diluviennes ont causé d’importants dégâts, sur les véhicules comme sur les appartements. « Pourquoi les personnes décédées vivaient-elles au sous-sol ? » ; on espère qu’un responsable jordanien posera, un jour, la question.

      Quoiqu’il en soit, nous entrons dans l’hiver, et beaucoup de nos concitoyens ne croient plus ceux qui affirment que tout est sous contrôle. Ils redoutent non seulement les prochains intempéries, mais également que personne ne les dédommage, en cas de sinistre.

      Sabri Rbeihat (GD 10) : Dans nos villes, beaucoup de responsables restent persuadés que leur charge publique constitue un « privilège social. Personne ne peut nier qu’il existe des phénomènes climatiques et des catastrophes qui dépassent momentanément nos institutions et administrations. En revanche, le problème devient sérieux quand nos responsables, non contents d’être dépassés, répondent aux questions qu’on leur pose avec beaucoup de suffisance et d’arrogance.

      – Joumana Ghneimat (GD 32) : Alors qu’Amman se noyait jeudi et que les torrents d’eau causaient la mort de quatre individus, le « centre de gestion des crises » était aux abonnés absents. Depuis, nous n’avons entendu du gouvernement aucune déclaration reconnaissant une quelconque responsabilité morale, excepté un propos du ministre de l’Intérieur, Salameh Hammad, relevant que la Mairie d’Amman n’avait pas préparé le système d’évacuation des eaux de pluie.

      Dans tout pays respectant un tant soit peu ses citoyens, il existe des « traditions » en matière de gestion de crises. Ce n’est assurément pas le cas en Jordanie, où aucune démission n’a été envisagée.

  • #Jordan rejects bid to reduce age of criminal responsibility to seven years old
    http://english.al-akhbar.com/content/jordan-rejects-bid-reduce-age-criminal-responsibility-seven-years

    The Jordanian parliament. (Photo: AFP) The Jordanian parliament. (Photo: AFP)

    Some Jordanian MPs somehow decided that childhood ends at the age of seven, introducing a bill to lower the age of criminal responsibility for juveniles to almost the same age school attendance begins to be compulsory, as though intending for punishment to begin before education.

    Mahmoud Sharaan

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    #Culture_&_Society #Abdul-Karim_al-Daghmi #Amman #Arab_Organization_for_Human_Rights #Articles #Atef_Tarawneh #Jordanian_Society_for_Human_Rights #Ma’an

  • Kidnapped #Jordan ambassador released in swap for jihadist
    http://english.al-akhbar.com/content/kidnapped-jordan-ambassador-released-swap-jihadist

    Jordan’s ambassador to #Libya was freed and returned home on Tuesday, a month after being kidnapped, in an exchange for a jihadist jailed for plotting bomb attacks. A government minister told AFP that ambassador #Fawaz_Aitan had been released, with the announcement coming just days after Libya said it had ratified an extradition agreement with Jordan. A plane carrying Aitan touched down at Marka military airport in #Amman and was greeted by relatives and officials led by Prince Faisal bin Hussein, the brother of King Abdullah II, said state news agency Petra. read more

    #Top_News #Tripoli

  • Badia residents protest against nuclear reactor | The Jordan Times
    http://jordantimes.com/badia-residents-protest-against-nuclear-reactor

    In a “no to nuclear” rally on the outskirts of the town of Muwaqqar, some 20 kilometres south of #Amman, dozens of environmentalists, activists and tribal leaders protested against plans to construct twin 1,000 megawatt reactors in the nearby Qusayr Amra region, accusing the government of exposing area residents to “danger”.

    During the hour-long demonstration, local community leaders and energy experts took turns criticising the proposed site for the reactors, claiming it would threaten underground water resources.

    “We have dozens of alternatives to nuclear energy — wind, solar power and oil shale,” said Mashaal Majali, an activist with the National Coalition Against the Nuclear Reactor.

    “Why expose the entire country to danger and use valuable water resources when we have all the alternative energy options right before us?” he asked.

    Protesters called on the government to halt plans for the reactors, vowing a “war of resistance” if construction plans proceed.

    “This land is where we farm, where we raise livestock and most importantly where we raise our children,” said Mohammed Suleiman a Muwaqqar-area farmer who fears that the reactor’s proximity will affect cultivation.

    “If the government believes that we will stay silent because we are in the badia and not in Amman, they are making a big mistake.”

    Thursday marked the latest in a series of protests over the planned reactor site, which was unveiled in a press conference in late October to announce the selection of Russian state-owned firm Rosatom as the preferred vendor to construct two 1,000-megawatt reactors by 2021.

    Activists and local residents claim that the reactors threaten the underground aquifers in Azraq, some 15 kilometres from the proposed site.

    The Jordan Atomic Energy Commission listed the site’s distance from major urban centres and proximity to the Khirbet Samra Wastewater Treatment Plant among its advantages.

    #nuclear
    #water
    #energy
    #Jordan
    #electricity

  • Vers un recyclage des eaux usées de la capitale jordanienne, représentant 10% des ressources nationales.
    Ce que l’article ne dit pas, c’est qu’à terme, une partie de ces ressources doivent être employées pour refroidir la centrale nucléaire dont le pays entend se doter.
    ‘Zarqa water situation to improve within three years’ | The Jordan Times
    http://jordantimes.com/zarqa-water-situation-to-improve-within-three-years

    The three projects constitute a “closed water cycle”, Russin said, noting that the new water pipes will reduce leakage and save precious water, while the wastewater networks will collect the sewage and the Samra plant will treat water which will be used for irrigation.

    #eau
    #recyclage
    #Amman
    #Jordanie

  • La Jordanie choisit la firme russe Rosatom pour construire son premier réacteur nucléaire
    Russian firm set to build Jordan’s first nuclear plants | The Jordan Times
    http://jordantimes.com/russian-firm-set-to-build-jordans-first-nuclear-plants
    Cette décision est un nouveau revers pour AREVA, déjà écarté aux Emirats Arabes Unis et qui présentait ici un réacteur expérimental de technologie plus simple et moins couteuse, ATMEA.
    Le montage financier serait un BOT où la firme russe apportera 49% du capital. On peut imaginer que les garanties financières seront conséquentes. Elles porteront sur le prix de l’électricité, qui est pourtant un sujet extrêmement controversé depuis plusieurs années, les hausses étant l’un des mobiles des manifestations qui agitent le pays.
    Le troisième point notable concerne la localisation. D’abord déplacé de Aqaba vers Balaama près de Mafraq, officiellement à cause des problèmes de sécurité sismique mais aussi à cause des réticences israéliennes et américaines (peut être aussi saoudiennes), le projet a fait l’objet dans ce nouveau site de nombreuses contestations. C’est donc un troisième site qui a été retenu, plus éloigné des zones habitées mais néanmoins assez proche de la grande usine d’assainissement de Khirbet Samra, près de Zarqa, dont les eaux doivent être réutilisées pour le refroidissement de la nouvelle centrale.
    Je ne sais pas exactement où se situe l’emplacement choisi mais sur la photo satalitte ci-dessous, on a les principaux repères spatiaux concernés : l’agglomération d’Amman-Zarqa, sur la partie ouest de l’image. Au nord ouest, dans son prolongement, l’usine d’assainissement de l’agglomération de Khirbet Samra. Dans le coin sud-est, la localité de Qusayr Amra, connue pour ses vestiges archéologiques (château d’époque ommeyade). C’est en gros entre ces trois pôles que doit se localiser la centrale.

    As part of the decision, ratified by the Prime Ministry on Sunday, the government and the Russian firm have entered negotiations over electricity pricing in order to reach a final agreement and break ground on the reactors by 2015.

    “We have entered the second stage of negotiations with Rosatom, which we hope will lead to a final agreement and secure the country’s energy future,” Jordan Atomic Energy Commission Chairman Khaled Toukan said during a joint press conference with the ministers of environment and energy Taher Shakhshir and Mohammad Hamed.

    Energy officials listed the safety track record of the firm’s AES92 VVER1000 reactor technology among the main advantages of the Russian bid, which beat out shortlisted French firm AREVA’s experimental ATMEA1 reactor and Canadian AECL’s
    CANDU technology.

    “This is a licensed technology that has a proven safety record in several European countries and elsewhere, which was important in our decision,” Toukan said.

    Another leading factor is believed to be the financial arrangements laid out in the proposal, under which Rosatom has agreed to take on 49 per cent of the plants’ $10 billion construction and operation costs on a build-own-operate basis, with the government shouldering the remaining 51 per cent and retaining a majority share in the plants.

    According to Toukan, the government will seek out local public and private investors to take part in a joint utility and shareholding company to be established by the government and Rosatom to maintain the reactors as a “Jordanian national venture”.

    The proposal mirrors a similar agreement struck by Rosatom and Turkey in 2010, under which the firm is set to construct four 1,000MW reactors at a $20 billion price tag.

    Although the final prices of electricity generated by the reactors — to be determined by the Russian firm and the government in upcoming negotiations — will include a profit margin for the firm, energy officials remained confident that tariffs will remain “well below” current energy costs in the country.

    “At the end of the day, electricity prices will not only be much lower than fossil fuels, they will be competitive with oil shale, natural gas and renewable energy,” Toukan said.

    Officials say the deal aims to help achieve energy independence in Jordan, which imports around 97 per cent of its energy needs at a cost of over one-fifth of the gross domestic product, and bring stability to a sector that has been impacted by ongoing disruptions in Egyptian gas supplies and fluctuations in international oil prices.

    “Electricity distributors can no longer handle the sharp ups and downs in international oil prices,” Hamed told reporters.

    “Nuclear energy will help solve this instability,” he added.

    Reactor site ‘approved’

    Meanwhile, energy officials unveiled the final designated location for the planned nuclear power plants.

    According to Toukan, Rosatom is set to build the country’s first reactors at a site near Qusayr Amra, some 60 kilometres northeast of Amman and at the edge of the northern desert, after the location was approved in Sunday’s Cabinet decision.

    Officials listed the site’s geographic location, some 30 kilometres away from the nearest residential area and its proximity to the Khirbet Samra Wastewater Treatment Plant, among its strategic advantages.

    The choice of a site for the reactors has been subject to intense public scrutiny over the past four years as officials shifted the planned location from the Red Sea Port of Aqaba to the town of Balaama, outside the northern city of Mafraq.

    Under initial plans, the reactors are to rely on some 500 million cubic metres of water annually from the Khirbet Samra plant, which is some 20 kilometres away from Qusayr Amra, marking them as the second in the world to utilise wastewater for cooling purposes.


    #Jordanie
    #Amman
    #centrale_nucléaire
    #énergie
    #électricité

  • ‘Work to resume on Bus Rapid Transit project’ | The Jordan Times
    http://jordantimes.com/work-to-resume-on-bus-rapid-transit-project

    Construction is expected to resume on the long-stalled Amman Bus Rapid Transit (BRT) project within the next few weeks, a source familiar with the project said on Monday.
    [...]

    Public transportation experts have called the BRT the best option for a city like Amman to resolve its growing public transportation dilemma.

    In March, the project’s director, Ayman Smadi, said the project had been “politicised” and accused political enemies of GAM’s management, including some members of Parliament, of using the project as a means to attack them.

    #Jordanie
    #transports_collectifs
    #Amman
    #développement_durable

  • Teens turn disused bus lane into bicycle lane | The Jordan Times
    http://jordantimes.com/teens-turn-disused-bus-lane-into-bicycle-lane

    Two boys took the initiative and made use of a non-operational bus lane in west #Amman on Wednesday by turning it into a bicycle lane.

    Omar Ahmad and Mohammad Ali, both 14, from the Dahiyat Al Rashid neighbourhood, said they and other teens recently discovered the usefulness of the disused lane on Queen Rania Street near their homes.

    D’un développement durable à l’autre... où comment la suspension d’un projet de transport collectif écologique facilite l’usage de la #bicyclette... On reste un peu dans l’anecdote quand même
    #développement_durable
    #Jordanie