• Decline of Humoral Responses against SARS-CoV-2 Spike in Convalescent Individuals | mBio
    https://mbio.asm.org/content/11/5/e02590-20

    IMPORTANCE
    While waiting for an efficient vaccine to protect against #SARS-CoV-2 infection, alternative approaches to treat or prevent acute #COVID-19 are urgently needed. #Transfusion of #convalescent plasma to treat COVID-19 patients is currently being explored; neutralizing activity in convalescent plasma is thought to play a central role in the efficacy of this treatment. Here, we observed that plasma neutralization activity decreased a few weeks after the onset of the symptoms. If neutralizing activity is required for the efficacy of convalescent plasma transfer, our results suggest that convalescent plasma should be recovered rapidly after the donor recovers from active infection.

    #plasma #anticorps

  • #BD #CNT #1936 - Le miracle de #Madrid [13]
    https://www.partage-noir.fr/bd-1936-le-miracle-de-madrid-13

    La lutte se durcit. L’offensive franquiste est bloquée. Au milieu du chaos, brigadistes et #anarcho-syndicalistes vont fraterniser. #[BD]_1936._Le_miracle_de_Madrid

    / #Buenaventura_Durruti, Révolution espagnole (1936-1939), #CNT

    #Révolution_espagnole_1936-1939_

  • Songes et fables. Un apprentissage, d’Emanuele Trevi
    https://www.en-attendant-nadeau.fr/2020/10/17/rage-beaute-trevi

    #curious_about

    L’intelligence de Trevi est telle qu’il n’est pas interdit de la comparer à celle de Leonardo Sciascia : il faut relire La disparition de Majorana, les pages sur la douleur du génie précoce de Stendhal. Trevi les avait peut-être en tête en évoquant le troisième artiste du XXe siècle de son livre : le critique et auteur d’essais Cesare Garboli, qui, du jour au lendemain, après la mort d’Aldo Moro, se retira dans une villa aux meubles blanchis par le temps.

    #Emanuele_Trevi #Andreï_Tarkovski #Amelia_Rosselli #Arturo_Patten #Carlo_Garboli

  • André Breton, Lettre à Jacques Doucet (9 février 1921) :

    [...] Un préjugé règne aujourd’hui, qui donne au critérium "humain" une importance qu’on tend de plus en plus à refuser au critérium "beau". On est simplement victime d’une nouvelle duperie et je ne sais de quel traditionalisme étroit ce point de vue est la dernière citadelle. Il n’y a pas de degrés dans « l’humanité » ou bien l’œuvre d’un Rimbaud serait inférieure à celle d’un poète chanteur montmartrois. Ce qui m’intéresse, c’est plutôt ce par quoi il échappe à ce « type » humain dans lequel nous nous retrouvons tous. Au reste, n’importe quelle action est exemplaire et échapper, si peu que ce soit, à la règle psychologique équivaut à inventer de nouvelles manières de sentir. C’est ici que la poésie proprement dite (dont je ne médis pas et que je place peut-être au-dessus de tout le reste : elle dispose de ressources merveilleuses qui ne sont pas près de s’épuiser) donne la main à la philosophie. On croit communément que le sens de ce que nous écrivons nous préoccupe moins que jamais, alors qu’au contraire nous estimons que les déclarations amoureuses de Ronsard ou les dissertations morales de Racine sont toujours indignes de l’expression admirable qu’elles empruntent. Nous tentons peut-être de restituer le fond à la forme et pour cela nous nous efforçons de dépasser d’abord l’utilité pratique. Nous n’avons derrière nous, en poésie, guère que des pièces de circonstance. Le sens n’a pas à être inclus dans une œuvre c’est à l’œuvre de prendre un sens par rapport à ce qui l’entoure.


    #surréalisme #poésie #Arthur_Rimbaud #Racine #Ronsard #Rimbaud #André_Breton #Jacques_Doucet

  • En train (enfin) de lire Les femmes de droite d’Andrea Dworkin.

    Cela signifie que les #femmes de droite ont raison de dire qu’elles valent plus au foyer qu’à l’extérieur. Au foyer, leur valeur est reconnue et sur le marché du #travail, elle ne l’est pas. Dans le mariage, le labeur sexuel est récompensé : on « donne » habituellement à l’épouse plus que ce qu’elle pourrait gagner à l’extérieur. Sur le marché de l’emploi, les femmes sont exploitées en tant que main-d’œuvre à rabais. L’argument selon lequel le travail hors du foyer rend les femmes sexuellement et économiquement autonomes des hommes est tout simplement faux : les femmes sont trop peu payées. Et les femmes de droite le savent.

    • Les femmes de droite ont examiné le monde ; elles trouvent que c’est un endroit dangereux. Elles voient que le travail les expose à davantage de danger de la part de plus d’hommes ; il accroît le risque d’exploitation sexuelle. Elles voient ridiculisées la créativité et l’originalité de leurs semblables ; elles voient des femmes expulsées du cercle de la civilisation masculine parce qu’elles ont des idées, des plans, des visions, des ambitions. Elles voient que le mariage traditionnel signifie se vendre à un homme, plutôt qu’à des centaines : c’est le marché le plus avantageux. Elles voient que les trottoirs sont glacials et que les femmes qui s’y retrouvent sont fatiguées, malades et meurtries. Elles voient que l’argent qu’elles-mêmes peuvent gagner au travail ne les rendra pas indépendantes des hommes, qu’elles devront encore jouer les jeux sexuels de leurs semblables : au foyer et aussi au travail. Elles ne voient pas comment elles pourraient faire pour que leur corps soit véritablement le leur et pour survivre dans le monde des hommes. Elles savent également que la gauche n’a rien de mieux à offrir : les hommes de gauche veulent eux aussi des épouses et des putains ; les hommes de gauche estiment trop les putains et pas assez les épouses. Les femmes de droite n’ont pas tort. Elles craignent que la gauche, qui élève le sexe impersonnel et la promiscuité au rang de valeurs, les rendra plus vulnérables à l’agression sexuelle masculine, et qu’elles seront méprisées de ne pas aimer ça. Elles n’ont pas tort. Les femmes de droite voient que, dans le système où elles vivent, si elles ne peuvent s’approprier leur corps, elles peuvent consentir à devenir une propriété masculine privatisée : s’en tenir à un contre un, en quelque sorte. Elles savent qu’elles sont valorisées pour leur sexe – leurs organes sexuels et leur capacité de procréation – alors elles tentent de rehausser leur valeur : par la coopération, la manipulation, la conformité ; par des expressions d’affection ou des tentatives d’amitiés ; par la soumission et l’obéissance ; et surtout par l’emploi d’euphémismes comme « féminité » « femme totale », « bonne », « instinct maternel », « amour maternel ». Leur détresse se fait discrète ; elles cachent les meurtrissures de leur corps, de leur cœur ; elles s’habillent soigneusement et ont de bonnes manières ; elles souffrent, elles aiment Dieu, elles se conforment aux règles. Elles voient que l’intelligence affichée chez une femme est un défaut, que l’intelligence réalisée chez une femme est un crime. Elles voient le monde où elles vivent et elles n’ont pas tort. Elles utilisent le sexe et les bébés pour préserver leur valeur parce qu’elles ont besoin d’un toit, de nourriture, de vêtements. Elles utilisent l’intelligence traditionnelle de la femelle – animale, pas humaine ; elles font ce qu’elles doivent faire pour survivre.

    • non @colporteur il y a des femmes prolétaires qui sont dans la monogamie hétero aussi et qui n’ont pas d’emploi ni revenus et qui vont même jusqu’a defendre leur sois disant instinct maternel et ce genre de biteries.

      Le mépris des hommes de gauche pour les bourgeoises c’est exactement ce que dénonce le texte posté par @monolecte

      les hommes de gauche estiment trop les putains et pas assez les épouses. Les femmes de droite n’ont pas tort. Elles craignent que la gauche, qui élève le sexe impersonnel et la promiscuité au rang de valeurs, les rendra plus vulnérables à l’agression sexuelle masculine, et qu’elles seront méprisées de ne pas aimer ça.

      Bourgeoise c’est aussi le synonyme d’épouse

    • Oui, oui, ça existe. Mais merci de ne pas m’asséner des généralités sur « les hommes de gauche » depuis cette exception. La norme prolo, c’est la « mère isolée » (c’est éventuellement elle la mère au foyer qui passe pas ou très peu par l’emploi, une pauvresse), ou le second salaire (moins payée, plus de temps partiel). Il semble que, selon l’Insee, même dans « dans les couples où seul l’homme occupe un emploi (21 % des couples), la femme contribue en moyenne pour 13 % au revenu du couple. »
      https://www.insee.fr/fr/statistiques/1281400

      Ma question était littérale (et je serais d’accord pour dire que la bourge est plutôt, en moyenne, en général, l’une des prolotes du bourge), j’ai pas lu le bouquin et je me demande si ces caractéristiques banalement sociales apparaissent quelque part.

      Par ailleurs, on sait que winneure s’écrit désormais aussi au féminin.

    • Je n’ai pas l’habitude d’argumenter avec les gens qui écrivent sous cape, en prétendant ne faire qu’une « mauvaise blague », mais Colporteur insulte Michele Briand en présumant qu’elle a travaillé à rabais. S’il s’intéressait réellement à ce qu’a été notre processus commun et la répartition des maigres recettes de notre patiente traduction des « Femmes de droite », il n’avait qu’à le demander. Mais il a préféré gratifier d’un de ses clichés le travail d’une féministe, traductrice professionnelle, tout en m’imputant un comportement sexiste, plaquant sa très lourde ironie sur notre travail.
      De Gaulle appelait ça « de la chiennerie ».

    • @colporteur dit :

      Par ailleurs, on sait que winneure s’écrit désormais aussi au féminin.

      c’est vraiment moche de lire ca - comme si l’idée qu’un individu de sexe féminin qui n’est pas une perdante était un scandale - oui il y a des femmes qui gagnent et cela depuis toujours. Comme il y a des noirs qui winnent aussi et cela depuis toujours et ca n’efface pas la structure raciste de la société. Cette remarque est une expression de pure misogynie typique des hommes de gauche comme l’explique tres bien Delphy dans la troisième partie de « nos amis et nous » que je profite pour reposté.
      –-------

      Nos amis et nous - Christine Delphy

      1 - À propos des fondements cachés de quelques discours pseudo-féministes (Première partie)
      https://lmsi.net/Nos-amis-et-nous

      2 - La révolution : prise de conscience ou match de foot ?
      (Deuxième partie)
      https://lmsi.net/Nos-amis-et-nous-Deuxieme-partie

      3 - Quand la haine des femmes se déguise en amour des prolétaires
      (Troisième partie sur mesure pour colporteur)
      https://lmsi.net/Quand-la-haine-des-femmes-se

      Cette haine des « bourgeoises » n’est pas, de toute évidence, provoquée par l’amour des femmes et de leur libération. Mais ce n’est même pas une haine limitée à une catégorie particulière de femmes. C’est la haine de toutes les femmes. Les « bourgeoises » ne sont particulièrement visées que dans la mesure où elles semblent échapper partiellement à l’oppression, ou à certaines oppressions, ou à l’oppression par certains hommes. La haine active est bien réservée pratiquement aux « bourgeoises » », à celles qui paraissent bénéficier d’un statut d’exception, d’une exemption scandaleuse. Mais que cette exemption supposée suscite l’indignation et la haine à l’égard de ses « bénéficiaires » montre quelle est la condition seule jugée convenable aux femmes : la seule qui n’éveille pas l’hostilité est une situation d’oppression totale. Cette réaction est classique dans les annales des relation entre groupes dominants et dominés, et a été amplement étudiée dans le Sud des États-Unis en particulier. La bienveillance paternaliste des Blancs pour les Noirs « qui connaissent leur place » et y restent se transforme curieusement en une fureur meurtrière quand ces Noirs cessent de connaître leur place. Les mouvements féministes américains ont aussi analysé les réactions masculines aux « uppity women », littéralement les femmes qui ne baissent pas les yeux.

      4 - La haine de soi comme fondement du gauchisme féminin
      (Quatrième partie)
      https://lmsi.net/Nos-amis-et-nous-Quatrieme-partie

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    • La #culture_du_viol dénoncée par Dworkin en 4 points  :

      Le premier type de force est la violence physique : omniprésente dans le viol, la violence conjugale, l’agression.

      Le deuxième type de force est la différence de pouvoir entre les hommes et les femmes, qui fait d’emblée de tout acte sexuel un acte de force – par exemple, l’agression sexuelle des filles dans la famille.

      Le troisième type de force est économique : le fait de maintenir les femmes dans la pauvreté pour les garder sexuellement accessibles et sexuellement soumises.

      Le quatrième type de force est culturel, sur une grande échelle : une propagande misogyne qui transforme les femmes en cibles sexuelles légitimes et désirables ; des lois misogynes qui soit légitiment, soit autorisent concrètement l’agression sexuelle des femmes ; des pratiques misogynes de harcèlement verbal qui s’appuient sur la menace de violences physiques, dans la rue ou en milieu de travail ; des manuels universitaires misogynes qui font de la haine des femmes un élément central de la future pratique des médecins, des avocats et autres professionnels ; un monde de l’art misogyne qui pare l’agression sexuelle d’un vernis romantique, qui stylise et célèbre la violence sexuelle ; et des divertissements misogynes qui dépeignent les femmes en tant que classe sous des airs ridicules, stupides, méprisables et comme propriété sexuelle de tous les hommes.

    • Complément d’info sur le livre d’#Andrea_Dworkin :

      http://www.crepegeorgette.com/2014/08/17/femmes-droite-dworkin

      Dans la préface, Christine Delphy souligne qu’à part Dworkin peu de féministes ont évoqué la sexualité hétérosexuelle dans une société patriarcale. On a revendiqué le droit des femmes à se prémunir des conséquences de cette sexualité via la contraception et l’IVG.
      Dans la vision féministe comme dans la vision patriarcale, le viol, l’inceste sont vues comme des transgressions à la sexualité comme les violences conjugales sont vues comme des transgressions à la définition du mariage.
      Pourtant s’ils sont aussi banalisés c’est qu’ils sont tolérés sinon encouragés et que la violence est partie intégrante de la sexualité hétérosexuelle patriarcale comme le pense Dworkin.
      Dans ce livre Dworkin parle des femmes de droite qu’elle ne condamne pas mais dont elle regrette les choix. Elle estime qu’elles ont affaire à un pouvoir trop vaste et qu’elles se sont aménagées l’espace qu’elles pouvaient.
      La question se pose de savoir sir les gains du mouvement féministe ne peuvent être saisis par les hommes et utilisé contre les femmes. Ainsi elle rappelle que la libération sexuelles des années 60 a enjoint les femmes à être disponibles envers les hommes sinon elles étaient considérées comme non libérées.
      Delphy estime que les féministes ont échoué à définir la sexualité hétérosexuelle ; cela se définit toujours par un rapport sexuel qu’avant les femmes n’étaient pas censées aimer et que, maintenant elles doivent aimer.
      Dworkin dit que la violence de l’acte sexuel ne réside pas dans l’anatomie masculine mais dans l’interprétation qui en est faite.
      La sexualité hétérosexuelle devient un acte où la femme doit jouir de sa propre destruction, pour se conformer à l’archétype du masochisme féminin.
      Delphy critique le féminisme queer qui réduit le genre aux rôles dans la sexualité qu’on pourrait performer alors que les discriminations persistent, elles, bel et bien.

  • On Quitting Academia

    In​ May, I gave up my academic career after 27 years. A voluntary severance scheme had been announced in December, and I dithered about it until the pandemic enforced focus on a fuzzy dilemma. Already far from the sunlit uplands, universities would now, it seemed, descend into a dark tunnel. I swallowed hard, expressed an interest, hesitated, and then declared my intention to leave. A settlement agreement was drafted, and I instructed a solicitor. Hesitating again, I made a few calls, stared out of the window, then signed.

    My anxiety about academia dates back to my first job, a temporary lectureship in history at Keele University. I had drifted into doctoral research with a 2.1 from Cambridge and an unclassified O-Level in self-confidence. My friends from university, many headed for work in London, had initially been sceptical. One of them, later the deputy prime minister, worried that academic pay was crap and I’d have to read everything. Besides, decent posts were scarce. But I liked my subject, was taken on by a charismatic professor, scraped a grant, and switched Cambridge colleges as a gesture towards a fresh start. Reality had been evaded. To an extent unthinkable today, arts postgrads were left alone to read. At lamplit tutorials and seminars, held in book-lined rooms in dark courtyards, it was hard not to feel like an impostor, though, looking back, I now realise that others were also straining to suspend disbelief in themselves. Then, suddenly, I was out of time and needed a job. It was the end of what feels now like one long autumn of snug teas and cycling through mists.

    The day I arrived in Keele, it was raining. I’d split up with my girlfriend and had arranged to share a house with a colleague I’d never met; my office was still in the process of being built. Ahead lay the prospect of cobbling together dozens of lectures while at the same time somehow writing up my PhD. I was gloomy and apprehensive, but things fell into place. My housemate hadn’t finished his thesis either: we laboured through early mornings and evenings, eventually submitting on the same day. The teaching was exciting and rewarding. There were a lot of mature students, some of them displaced by the closure of the Staffordshire collieries, all eager to learn. My impostor syndrome went into remission. I had articles accepted by peer-reviewed journals, passed my PhD viva, and ascended through a series of jobs. In 2007 I joined the University of East Anglia and four years later was made a professor. I published books, essays and reviews, received grants and fellowships, spoke at seminars and conferences, assessed manuscripts, supervised postgraduates, served as an external examiner and sat on committees. I had become the person I once impersonated. There were still Billy Liar moments: doodling in meetings, dreaming up titles for novels, imagining the present as prelude. But the masquerade was over. What I did was who I was.

    Then, two years ago, things took a turn. A viable application for a big research grant fell at the first hurdle. Two articles I’d spent months on were rejected, one quite quickly, the other after a long ordeal of consideration and resubmission. Some of the assessors, cloaked in anonymity, seemed affronted by what I was trying to say. It was crushing, but also an awakening. They had pecked so viciously because I was an injured hen in the brood. They sensed disingenuousness, ebbing engagement, slippage from relevance, and, behind it all, a loss of faith. When I felt I’d been faking it I was the genuine article; now I was established I’d become an interloper. I realised I’d said all I had to say. So when my wife accepted a job in Dublin and I took a career break to look after our children, settling into non-academic life was easy. I didn’t miss it, any of it.

    It used to be more interesting. In 1993, Keele still bore a resemblance to the world Malcolm Bradbury captured in The History Man (1975): lecturers taught whatever enthused them – one medievalist offered a course on the Holocaust – and the cooler professors held parties to which students were invited. There were eccentrics straight out of Waugh’s Decline and Fall: loveable cranks who had written one or zero books, drank at lunchtime and liked a flutter. They smoked in their offices and let ferrety dogs roam the corridors. They were amused by the arrival of career-minded scholars, and panicked when the Higher Education Funding Council for England (HEFCE) demanded to know how taxpayers’ money was being spent. The Research Assessment Exercise found them wanting in research, and a dawning age of inspection exposed worryingly heterodox teaching methods. Immediately before a HEFCE visit, a dusty sculpture was rinsed under the tap to make a good impression, as if the inspectors were a bevy of exacting aunts rather than fellow academics pressed into public service. In my next job, a wall of photocopied ‘evidence’ was adduced in the department’s cause, and a crate of booze was bought, in contravention of HEFCE rules, to relax the inspectors. Alas, it was stolen by some students.

    These were in many respects the bad old days, unworthy of anyone’s nostalgia. There was too little transparency, permitting countless small abuses. There was favouritism and prejudice; a policy of laissez-faire concealed unequal workloads and, in some cases, sheer indolence. The tightening of central controls in the 1990s introduced accountability to the system, and the expansion of the higher education sector generally, which happened around the same time, did good by allowing more young people from working-class backgrounds to earn a degree, something that, to their parents as to mine, had previously represented a social distinction as remotely glittering as a knighthood. When I began my PhD, there were fewer than fifty universities in the UK, awarding around 80,000 first degrees annually; twenty years later the number of HE institutions had nearly trebled, and the number of degrees had increased by a factor of five. In 1999 Tony Blair vowed that the 33 per cent of school-leavers then in higher education would rise to 50 per cent in the next century, a goal that was reached in 2018.

    Widening opportunity in education is the noblest of social and political projects. But the cost is now clear. In the ‘bad old days’ students were, as they are today, taught with commitment and passion, but sometimes eccentricity added a spark. Provided he – and it was usually a he – turned up fully dressed and sober and didn’t lay hands on anyone, the crazy lecturer could be an inspiration. Expectations were less explicit, the rhetoric and metrics of achievement were absent, which made everyone feel freer. Even applying to a university seemed less pressured, because it was so unclear what it would be like when you got there. You absorbed teachers’ anecdotal experiences and sent off for prospectuses, including the student-produced ‘alternative’ versions mentioning safe sex and cheap beer. Even after matriculation I had only a vague sense of the structure of my course. The lecture list was to be found in an austere periodical of record available in newsagents. Mysteries that today would be cleared up with two clicks on a smartphone had to be resolved by listening to rumours. This news blackout has been replaced by abundant online information, the publication of lucid curricular pathways, the friendly outreach of student services and the micromanagement of an undergraduate’s development. Leaps of progress all, if it weren’t for the suspicion that students might develop better if they had to find out more things for themselves. We learned to be self-reliant and so were better prepared for an indifferent world; we didn’t for a moment see the university as acting in loco parentis. Excessive care for students is as reassuring as a comfort blanket and can be just as infantilising.

    Academics lament the local autonomy that has now been arrogated to the centre, where faculty executive committees and senior management teams call the shots. Lecturers no longer exercise the discretion that once supported students’ pastoral welfare, and are instead trained to spot mental health problems and to advise students to consult GPs and book university counselling sessions (waiting lists tend to be long: anxiety is the new normal, sometimes reported as dispassionately as one might do a cold). Instances where essay extensions have been granted only on submission of proof of bereavement are not unheard of: procrustean bureaucracy in the name of consistency. Team-teaching is preferred to the one-lecturer show because university managers have an aversion to cancelling an advertised module should the lecturer take research or parental leave, move to another university, or run off screaming into the night. This was once an acceptable risk; now it threatens to infringe students’ consumer rights. Overseeing such concerns are marketing departments of burgeoning complexity and swagger, which manage public relations and promote the brand. National rankings based on several ‘key performance indicators’ – research, teaching, student satisfaction (a revered metric deriving from an online survey) – are parsed and massaged by these departments into their most appealing iterations, in the hope of pushing their institution as close as possible to pole position in an intensely competitive race. The Russell Group, a self-selecting club of 24 elite UK universities, content to be thought of as ‘the British Ivy League’, admits some new members and excludes others. Those refused entry make ingenious claims to be as good as those inside the charmed circle. But it’s a struggle. The Russell Group’s members attract three-quarters of all research income, which matters not least because world-class research-led teaching is a strong selling point for recruiting undergraduates.

    The key factor is tuition fees – currently £9250 per annum for full-time study – which in 2012 replaced most direct funding of universities. Today half of UK universities’ £40 billion annual income comes from fees. Universities are businesses forced to think commercially, regardless of any humane virtues traditionally associated with academic life. Academic heads of department – otherwise known as ‘line managers’, some of whom control their own budgets – are set aspirational admissions targets which often prove unachievable due to the vicissitudes of an unstable market. The usual outcome, in Micawberish terms, is misery over happiness. Academics, already demoralised by declining real wages, shrinking pensions and the demands of the Research Excellence Framework – not least the demand to demonstrate the public ‘impact’ of their research – report feeling not just overburdened by marketisation, but victimised. Some administrators, especially those without teaching duties, can make ‘underperforming’ academic staff feel like spanners in the works, rather than labourers who own the means of production and create the very thing marketing departments have to sell.

    University mottos, with all their classical hauteur, have been displaced by vapid slogans about discovering yourself and belonging to the future. Universities are centres of excellence, hubs of innovation, zones of enterprise. The gushing copy has limited relevance on the shop floor. Lecturers deserve more respect than is found in Dalek-like emails demanding 100 per cent compliance with this or that directive. An infinitely expanding bureaucratic universe displays authoritarian indifference to variety and nuance in the very work exalted in their promotional material. Vice-chancellors and deans always remember to give thanks and praise at graduation ceremonies and other festal moments; but what lecturers want is understanding, not least about the manifold claims on their time.

    So how has all this affected ‘the student experience’? Undergraduates today can’t know how it felt to belong to a state-funded institution whose low-pressure otherworldliness allowed for imagination and experimentation, diversity and discovery. The student experience didn’t need defining because it wasn’t for sale: it magically happened within a loosely idealistic, libertarian countercultural framework. The last thing anyone at a university wanted to wear was a suit: now you can’t move for them. Today’s watchwords are value and satisfaction. Even if it’s a good thing for fee-paying students to have a say in what their money buys, a transactional mentality has led to paradoxical demands for more contact hours and the right not to use them. Whereas lectures have long been optional, seminars and tutorials have remained compulsory. This is now under threat, along with the basic principle that attendees at a lecture are passive consumers and seminar participants are active producers. These days the customer is usually right and the lecturer more like a generic service provider. Supporting observations include students’ failure to learn their tutor’s name after 12 weeks, a tendency to refer to ‘teachers’ and ‘lessons’, dependence on prepackaged fillets of text – whatever happened to ‘reading round the subject’? – and unabashed admissions that set work has not been done. Why pretend the dog ate your homework when you own the homework?

    Students miss out if they duck challenges they imagine to be beyond their capabilities. Punching above your weight can be stressful and tiring, but without doing a bit of it students ironically fail to develop the independent learning skills and confident self-expression that employers value (here I’m talking mainly about the arts and humanities). Unlike other commodities and services, where typically the customer wants no involvement in the manufacture or delivery of their purchases, students get out of a degree what they put in. One of the worst outcomes would be if they unwittingly believed that fees entitled them to a good degree, and when awarded a 2.2 (or that endangered species, a third) reflexively blamed anything and anyone other than themselves. As bad would be a reluctance to award degrees below a 2.1 for fear of complaint, even legal action.

    Universities obsessed with student satisfaction are finding it harder to navigate their obligations. It doesn’t help that students have been hit by waves of strikes, followed by the further disruption caused by Covid-19. As for academic staff, feelings of discontent, disenfranchisement, disillusionment and disorientation are increasing, as academic careers become less and less appealing. The financial impact of the pandemic on universities has been catastrophic, with individual losses over the next financial year predicted to be in the tens of millions. In July, the Institute for Fiscal Studies estimated a combined long-term deficit of £11 billion. Deprived of fees from foreign students (especially for postgraduate courses), revenue from rental accommodation, income from the conference trade and returns from other investments, universities are facing Herculean challenges – hence redundancies both voluntary and, in due course, compulsory. The IFS predicts that, without cutting workforces, universities will save only £600 million. I jumped while there was still a lifeboat in the water. UEA has a broad regional base, and will survive with some belt-tightening and structural changes. According to some reports, however, 13 institutions will go bust without government bailouts, which no doubt they will receive in exchange for pruning courses devoid of obvious vocational benefit.

    What will the student experience be now? A new order of one-way corridors, social distancing, teaching bubbles, screened and sanitised everything, and ‘dual-delivery synchronous and asynchronous learning activities’: a minimal amount of face-to-face teaching combined with online lectures, pre-recorded so that lecture theatres can be freed up for use as spacious seminar rooms. Lecturers have been racing to refine lockdown protocols into coherent products, now widely advertised as ‘blended learning’. Many have spent their summers taking training modules in ‘generic breadth and depth e-learning provision’, the warp and weft of embedded skills that look neat on a ‘weave diagram’ but are harder to apply in real life. To keep class discussion buoyant, lecturers are told to ‘encourage students to practise the verbalisation aspect of knowledge’. Multiple ‘learning outcomes’, sacred buzzwords before the pandemic, have been supplemented with ‘learner journeys’, promising against the odds a positive experience as well as a realistic hope of achieving something. But mostly lecturers have been tasked with filming multiple bite-size video ‘segments’ suited to modern attention spans (complete with subtitles and credited imagery), setting ‘interactive tasks’ and building bespoke websites for their modules.

    Who knows how long this set-up will last. Currently we can only applaud the pragmatism and stamina of lecturers, beg the forbearance of students, and wish them well. But if the R-number creeps up, or if there are more strikes (a prospect made likely by redundancies), even the contingency plan will stall and dissatisfaction will soar. School-leavers may question the wisdom of paying so much for so little. As it is, calls for universities to refund fees and rent have fallen on deaf ears. The student experience has already been compromised and the brand damaged. The path to recovery is pegged out with proposals for retrenchment, mostly effected by shedding staff.

    I had dreaded telling colleagues in my field that I was quitting, imagining incredulity and a hushed inference that I was terminally ill or at least having a breakdown. Academia is vocational: people don’t usually pack it in or switch careers – although that may become more common. When I finally broke the news, most of the people I told said they would retire early if they could afford it – a few had made calculations about payouts and pensions and most had at least contemplated it in glummer moments. It’s just no fun any more, they said. One or two admitted that their self-identity was so bound up with academic life they could never give it up, but even this wasn’t a judgment on my decision: they were entirely sympathetic and acknowledged that a wonderful career had lost a lot of its glamour.

    Of course, none of us is lost in space, rounding the lip of a black hole. Higher education will always be worthwhile, if only because for students it provides three unique years removed from family, school and a career. In spite of uncertainty and austerity, versatile and resourceful young people will create their own networks and forums conducive to study and sociability. Academics will carry on doing research that informs their teaching. Learning for its own sake may suffer as courses are honed to a fine utilitarian edge and students evolve into accomplished grade accountants, expert in the work required for a 2.1 – playing the system they themselves finance. But degrees will retain value, and, for those who find graduate entry-level jobs, they will remain value for money. Above all, even allowing for a likely contraction of the HE sector, our universities will still promote social mobility, having already transformed the profile of the typical student, in terms of gender as well as class. There will be no return to sixty years ago when only 4 per cent of 18-year-olds went on to higher education, most of them men. The change is permanent. I’m glad to have played my part in this revolution.

    Perhaps this is why I feel uneasy, and why my future feels more suspenseful than exciting. I’ve had dreams in which I’ve strolled across a platonically perfect ivy-clad campus, been enthralled by a perfect seminar, and had engaging discussions with old colleagues, including my Cambridge supervisor and the people I knew when I was doing my PhD, back in the halcyon days when everything had a point and a purpose. There’s guilt there: a sense of loss, of potential squandered and maybe even betrayed. UEA has made me an emeritus professor, which is an honourable discharge and something to cling to, and my wife insists we can live on her salary. But I still can’t decide whether I’ve retired or just resigned, or am in fact redundant and unemployed. I’m undeniably jobless at 53, able-bodied (I hesitate to say ‘fit’), with a full head of hair and most of my teeth, and haunted by St Teresa of Avila’s dictum that more tears are shed over answered prayers than unanswered ones.

    I keep thinking about a short story we read at school, Somerset Maugham’s ‘The Lotus Eater’. It is the cautionary tale of a bank manager who drives off the toads of work, gives up his comfy pension and goes to live like a peasant on a paradisal Mediterranean island. Needless to say it doesn’t end well: his annuity expires, his mind atrophies, he botches suicide. He sees out his days in a state of bestial wretchedness, demoted in the great chain of being as a punishment for rebelling against nature. I don’t see the story as a prediction, and would always choose industry over idleness, but Maugham’s contempt for someone who dodges life’s challenges – the story satirised an effete acquaintance from Heidelberg – resonates. Still, I couldn’t go back. Goodbye to all that.

    https://www.lrb.co.uk/the-paper/v42/n18/malcolm-gaskill/diary
    #UK #Angleterre #université #ESR #quitter #fin #jeter_l'éponge #taxes_universitaires

    • Extrait : “I had dreaded telling colleagues in my field that I was quitting, imagining incredulity and a hushed inference that I was terminally ill or at least having a breakdown. Academia is vocational: people don’t usually pack it in or switch careers – although that may become more common. When I finally broke the news, most of the people I told said they would retire early if they could afford it – a few had made calculations about payouts and pensions and most had at least contemplated it in glummer moments. It’s just no fun any more, they said. One or two admitted that their self-identity was so bound up with academic life they could never give it up, but even this wasn’t a judgment on my decision: they were entirely sympathetic and acknowledged that a wonderful career had lost a lot of its glamour”.

  • L’Étrange Étranger
    Écrits d’un anarchiste kabyle

    Ernest London

    https://lavoiedujaguar.net/L-Etrange-Etranger-Ecrits-d-un-anarchiste-kabyle

    Mohamed Saïl (1894-1953) fut toute sa vie un ardent militant contre le colonialisme et le capitalisme. Déserteur lors de la Première Guerre mondiale, engagé dans la colonne Durruti pour combattre le fascisme et défendre la révolution, il n’a cessé d’écrire pour la presse anarchiste en France et en Algérie. Francis Dupuis-Déri a rassemblé ici une trentaine de ses articles, rédigés de 1924 à 1951.

    À de nombreuses reprises, notamment dans les colonnes du Libertaire et du Flambeau, il dénonce les conditions imposées aux « indigènes algériens », en particulier par le Code de l’indigénat : « “Tous les hommes naissent libres et égaux en droit.” C’est la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui raconte cela. Mais il est facile de prouver que cette égalité n’a jamais existé pour nous, indigènes algériens. Nos droits, les voici, tels que les comprennent les canailles sanguinaires, les pirates rapaces qui, sous prétexte de colonisation, nous ont apporté les soi-disant “bienfaits” de leur “civilisation”. Ils consistent à voir les terres sur lesquelles nous sommes nés, que de père en fils nous fécondions de notre labeur, qui nous donnaient de quoi vivre librement et fièrement, accaparées par nos “bienfaiteurs”. […] Nous avons un autre “droit” que ne nous contestent pas, au contraire, les entrepreneurs de charniers patriotiques, c’est celui d’aller crever sur les champs de bataille pour la défense de la France si généreuse. » (...)

    #Algérie #Kabylie #anarchisme #Durruti #Espagne #colonialisme #fascisme #émancipation #internationalisme

  • Crass Walks Us Through Their Entire Bandcamp Discography | Bandcamp Daily
    https://daily.bandcamp.com/lists/crass-discography-list

    “We were two very pissed-off persons. Steve was a very young pissed off person, and I was a getting-old pissed-off person. We sort of met on the pissed-off-ness, really.” Penny Rimbaud, drummer, producer, and co-founder of Crass, is talking about how he, along with vocalist Steve Ignorant, formed a group that is now considered one of the most influential punk bands of all time. Anarcho punk; peace punk; crust punk; black and white stencil art; dissing the Clash; being punx and being vegan; being punx and wearing all black—if you you can name it, you can probably trace it back to Crass.

    https://crass.bandcamp.com
    #Crass #anarcho_punk

  • Ils s’embrassent devant la Manif pour Tous, la police les exfiltre violemment pour “trouble à l’ordre public”
    https://www.revolutionpermanente.fr/Ils-s-embrassent-devant-la-Manif-pour-Tous-la-police-les-exfilt

    Ce samedi 10 octobre, des manifestations étaient organisées dans toute la France par La Manif Pour Tous (LMPT), organisation ultra-réactionnaire qui, après avoir tenté de faire pression contre l’ouverture du mariage aux couples homosexuels, a décidé de faire de l’opposition à l’ouverture de la PMA aux couples lesbiens et aux femmes célibataires son nouveau cheval de bataille. Revendiquant « Pas de PMA sans père » et « Liberté, Egalité, Paternité », les manifestants de LMPT réaffirment leur discours homophobe et transphobe, qui oppose un prétendu bien-être des enfants aux droits des couples homosexuels et revendique la préservation de l’institution patriarcale de la famille.

    Des contres-manifestations ont été appelées nationalement pour contrer cette offensive des secteurs les plus conservateurs de la droite et de l’extrême-droite, mais également pour revendiquer les droits des personnes LBGTQI+ à exister et à vivre dans cette société, en insistant sur le caractère transphobe de cette loi puisque les hommes trans sont exclus du droit à la PMA.

    À Paris, comme dans le reste du pays, ces rassemblements et manifestations ont été accueillis par des contre-manifestants défendant les droits des personnes LGBT. Devant le ministère de la Justice, où quelques centaines de réactionnaires étaient réunis, des couples de même sexe participant à la contre-manifestation se sont embrassés en signe de protestation, ici capturés par Olivier Corsan, photo-journaliste au Parisien.

    Les couples sont pris à parti par les manifestants, comme il l’explique à Têtu : « Environ une heure après le début de la manifestation, j’ai pu voir un mouvement de mêlée, la foule s’en prenait violemment à deux hommes qui s’embrassaient ».

    La police est alors intervenue, non pas pour mettre un terme aux insultes, mais pour « exfiltrer » les deux couples ; comprenez, intervenir violemment pour les empêcher de s’embrasser et les sortir du rassemblement.

    Pire, jointe par le journal Têtu, la préfecture de police explique que « L’intervention des forces de l’ordre a eu lieu quand des troubles à l’ordre public ont été constatés du fait de la présence de contre-manifestants n’ayant pas déclaré leur manifestation ». « S’embrasser dans la rue, est-ce illégal ? L’espace public appartient-il à la Manif pour tous ? Pour la préfecture en tout cas, le baiser de deux personnes de même sexe est un "trouble à l’ordre public". Un baiser d’autant plus insupportable que les amoureux sont au milieu d’une manifestation contre les droits des personnes LGBT+ ? » s’insurge le journal. De son côté, la préfecture dément :

    Pourtant, la réponse de la préfecture était limpide : « des troubles à l’ordre public ont été constatés du fait de la présence de contre-manifestants n’ayant pas déclaré leur manifestation » Les couples seraient donc fautifs, selon la préfecture. Pourquoi ? Un baiser entre deux hommes ou deux femmes est-il une provocation en soi ? La Manif pour Tous et ses partisans ont-ils le droit d’insulter et de prendre à parti des couples de même sexe, avec l’appui de la police, sous prétexte que leurs baisers constitueraient une manifestation non-déclarée ?

    #homophobie #lesbophobie #misogynie #manif_pour_tous #acab #policepartoutjusticenullepart #inversion_patriarcale #extreme_droite #catholicisme #invisibilisation #femmes #PMA

  • Ce nouveau numéro de N°2 de Chronique Noir & Rouge, #Revue de critique bibliographique du mouvement #libertaire est éclectique puisque Miguel #Cervantès apparaît avec #DonQuichotte et il est accompagné d’alpinistes soviétiques et du chanteur d’opéra Chaliapine. Qu’ont-ils en commun avec les idées #anarchistes ?


    https://editionsnoiretrouge.com/download/chroniques.pdf

  • Les formes sévères de #Covid-19 seraient liées à une réponse #anticorps de type auto-immune
    https://theconversation.com/les-formes-severes-de-covid-19-seraient-liees-a-une-reponse-anticor

    Durant les premiers temps de la #pandémie, de nombreux immunologistes, dont moi-même, ont supposé que les patients qui produisaient de grandes quantités d’anticorps suffisamment tôt au cours de l’infection par le coronavirus SARS-CoV-2 ne développeraient pas la maladie. Nous nous sommes trompés. Après plusieurs mois passés à étudier la Covid-19, comme d’autres scientifiques, j’ai fini par réaliser que la situation est en réalité bien plus compliquée que ce que je pensais initialement.

    Je suis immunologiste à l’Université Emory d’Atlanta, aux États-Unis, où je travaille sous la direction du Dr Ignacio Sanz, responsable du département de rhumatologie de notre établissement. Notre spécialité est la dysrégulation immunitaire, autrement dit les anomalies de la régulation immunitaire.

    Avec mes collègues, nous avons récemment publié dans la revue Nature Immunology de nouveaux éléments accréditant l’idée que, chez certains patients infectés par le SARS-CoV-2, il est aussi important de prévenir cette dysrégulation que de lutter contre le virus lui-même.

  • #BD #1936 - Le miracle de #Madrid [09] - Partage Noir #CNT
    https://www.partage-noir.fr/bd-1936-le-miracle-de-madrid-09

    La XIe Brigade internationale et les #anarchistes sont littéralement cloués au sol par ces militaires professionnels. Pire, une colonne marxiste catalane, venue en renfort, commence à faiblir : les troupes marocaines entrent dans la Cité universitaire.
    Dans les ruines fumantes des labos, on se bat au corps à corps, en s’injuriant dans toutes les langues. Les internationaux hurlent... L’Internationale. Rojo ordonne la reprise du terrain perdu, pour le lendemain.

  • #ANALYSES DE GAUCHE DU PORNO (compilation par #SONIA_ESS)
    https://tradfem.wordpress.com/2020/10/13/analyses-de-gauche-du-porno

    #Noam_Chomsky dit à propos de la pornographie : « La pornographie représente l’humiliation et l’avilissement des femmes. C’est une activité scandaleuse. Les femmes sont avilies comme de vulgaires objets sexuels. Ce n’est pas ce que sont les êtres humains ». Il est allé plus loin lorsqu’on lui a posé la question la plus courante que les défenseurs de la pornographie aiment évoquer : Ces femmes n’ont-elles pas choisi d’être dans l’industrie du porno ? « Le fait que ces personnes acceptent et soient payées », a répondu Chomsky, « est à peu près aussi convaincant que d’affirmer que nous devrions être en faveur des ateliers clandestins en Chine où les femmes sont enfermées dans une usine et où l’usine brûle et où elles meurent toutes. Oui, elles ont été payées et ont consenti, mais cela ne me rend pas pour autant favorable à cette pratique. Donc, cet argument est irrecevable. Quant au fait que c’est l’érotisme de certaines personnes, eh bien, c’est leur problème. Cela ne veut pas dire que je dois y contribuer. S’ils tirent du plaisir de l’humiliation des femmes, alors ils ont un problème ».
    Dans le livre de #Chris_Hedges, publié en 2009, L’empire de l’illusion : La Mort de la culture et le Triomphe du spectacle (LUX Éditeur), au chapitre 2, « L’Illusion de l’amour », Hedges consacre 33 pages à démanteler l’industrie du porno et à dénoncer les violences sexuelles
    « Dans notre société, on dit aux femmes qu’elles ont deux choix », déclare #Gail_Dines, autrice de Pornland : Comment le porno a envahi notre sexualité (#Éditions_LIBRE, 2020, Traduction : Nicolas Casaux). « Elles sont soit baisables soit invisibles. Être baisable signifie se conformer à la culture du porno, être sexy, être soumise et faire ce que l’homme veut. C’est la seule façon d’être visible. Vous ne pouvez pas demander aux adolescentes, qui meurent pour acquérir de la visibilité, de choisir l’invisibilité. »

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : The price of the pleasure
    #système prostitutionnel #prostitution-prostitution_filmée #violences_masculines #exploitation_sexuelle

  • Facebook to ban content that denies or distorts the Holocaust
    https://www.theguardian.com/technology/2020/oct/12/facebook-to-ban-content-that-denies-or-distorts-the-holocaust?CMP=fb_a-

    Mark Zuckerberg says his thinking has evolved after increase in antisemitic violence Facebook says it is updating its hate speech policy to ban content that denies or distorts the Holocaust. The decision comes two years after its chief executive, Mark Zuckerberg, said in an interview with the tech website Recode said that while he found Holocaust denial deeply offensive, he did not believe Facebook should delete such content. “I’ve struggled with the tension between standing for free (...)

    #Facebook #antisémitisme #racisme #censure #extrême-droite #manipulation

    https://i.guim.co.uk/img/media/f6c2575b71a1787384a422dddba14f9b6f7a82cb/0_176_5285_3171/master/5285.jpg

  • Les formes sévères de #Covid-19 seraient liées à une réponse #anticorps de type auto-immune
    https://theconversation.com/les-formes-severes-de-covid-19-seraient-liees-a-une-reponse-anticor

    Durant les premiers temps de la pandémie, de nombreux immunologistes, dont moi-même, ont supposé que les patients qui produisaient de grandes quantités d’anticorps suffisamment tôt au cours de l’infection par le coronavirus SARS-CoV-2 ne développeraient pas la maladie. Nous nous sommes trompés. Après plusieurs mois passés à étudier la Covid-19, comme d’autres scientifiques, j’ai fini par réaliser que la situation est en réalité bien plus compliquée que ce que je pensais initialement.

    #immunité

  • De l’arrestation au centre de rétention : faire face à la machine à expulser quand on est sans-papiers
    https://infokiosques.net/spip.php?article1773

    « Ce document vise à rassembler des informations juridiques et pratiques pour comprendre et tenter de s’en sortir en cas #D'arrestation et de risque d’expulsion » quand on est sans-papiers en France. « Il est conçu à partir de la lecture des textes de loi et de retours d’expérience ». Sommaire : - Introduction Conseils généraux avant l’éventuelle arrestation : Lieux à risque d’arrestation Si vous êtes convoqué.e à la préfecture Selon votre stratégie au cours de la procédure L’arrestation : Au commissariat La retenue administrative et la garde à vue Si on vous remet une OQTF et une IRTF à la sortie du commissariat Le centre de rétention : L’arrivée au centre de rétention administrative (CRA) Le consul Le juge des libertés et de la détention (JLD) Le tribunal administratif (TA) La prison Les vols La demande (...)

    #Prison,_justice,_répression #Migrations,_luttes_contre_les_frontières #Infokiosque_fantôme_partout_ #Anglais #Géorgien
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/from-arrest-to-detention-center-booklet.pdf
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/from-arrest-to-detention-center-pageperpage.pdf
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/de_l_arrestation_au_centre_de_retention-cahier.pdf
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/de_l_arrestation_au_centre_de_retention-pageparpage.pdf
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/de_l_arrestation_au_centre_de_retention-version_georgienne_cahier.pdf
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/de_l_arrestation_au_centre_de_retention-version_georgienne_pageparpage

  • Un an après l’affaire du camion charnier, enquête sur le marché macabre du trafic de migrants
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/10/12/un-an-apres-l-affaire-du-camion-charnier-enquete-sur-le-marche-macabre-du-tr

    Lorsque le réseau outre-Manche arrête une date de départ, eux fixent les points de rendez-vous pour embarquer dans des camions, à Armentières, Calais, Lille, Amiens, Grande-Synthe, Bierne… Plus rarement dans le Calvados, sur la côte normande. Parfois, le lieu de prise en charge se situe en Belgique, à proximité du port de Zeebruges, voire sur le littoral néerlandais. Mais toujours à l’écart des villes, dans une zone industrielle reculée et discrète ou sur une aire d’autoroute. Pour rallier ces lieux, Tony et Hoang sont en contact avec de nombreux chauffeurs, le plus souvent des VTC ou des taxis exerçant illégalement et désireux d’arrondir leurs fins de mois. Selon la distance à parcourir, ces chauffeurs pourront toucher entre 500 et 800 euros par « course ». Entre octobre 2019 et mars 2020, l’un de ceux mis en examen dans l’affaire du camion charnier avait effectué 24 trajets depuis l’Ile-de-France en direction du Nord et de la Belgique.
    C’est ainsi que, le 16 octobre 2019, Nhung, une Vietnamienne tout juste majeure qui arrivait de Grenoble où elle avait une attache familiale avec une personne mise en cause dans l’enquête sur le réseau des restaurants asiatiques, a été accueillie par Hoang, à Créteil, et conduite à l’appartement de l’avenue du général Pierre-Billotte. D’autres rejoindront la planque la veille du départ, qu’ils soient en France depuis des mois – certains n’en sont pas à leur première tentative de traversée – ou qu’ils aient atterri à Roissy quelques jours plus tôt, selon les éléments fournis par l’étude de leurs téléphones. (...)
    Un contact en Angleterre a informé les passeurs en France que la traversée de la Manche aurait lieu dans la nuit du 22 au 23 octobre. Les coordonnées GPS transmises indiquent qu’il faut se rendre dans une zone industrielle à l’écart de la petite ville de Bierne, à trois heures de route de Paris. D’autres Vietnamiens y convergent depuis la région parisienne et la Belgique. Pour la jeune Nhung et ses compatriotes, c’est le moment d’entamer la dernière étape de leur odyssée. Une dizaine d’heures plus tard, la découverte du « camion charnier », ainsi que la presse le désignera très vite, vient contrarier les affaires des trafiquants. Tony part se mettre au vert en Allemagne. Les voyages clandestins qu’il organise cessent pendant plusieurs mois. Grâce aux téléphones retrouvés sur les cadavres, les policiers de l’Ocriest remontent toutefois jusqu’à lui et ses complices, aussitôt placés sous surveillance. Dès le mois de mars, et en dépit de la crise sanitaire mondiale, le réseau recommence à s’activer, convoyant de nouveaux clients, depuis de nouvelles planques, jusqu’à une vaste opération d’interpellations menées en France et en Belgique, le 26 mai.

    #Covid-19#migrant#migration#angleterre#vietnam#france#traffic#sante#crisesanitaire#migrantclandestin#reseau

  • ’We can’t put a barrier on the border’: Welsh town fears influx from English Covid hotspots | UK news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/uk-news/2020/oct/11/we-cant-put-a-barrier-on-the-border-welsh-town-fears-influx-from-englis
    https://i.guim.co.uk/img/media/e5f4d4d70cd1fb8b45345fe2ffa0a303d64759cc/0_224_6720_4032/master/6720.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Sharon and Tommy Gee, who run the Spar store in Montgomery, a picturesque town in mid-Wales a mile from the English border, admit they are worried. They operate a friendly shop and are keen both to serve their local community and give a warm welcome to the many visitors drawn by the town’s castle, cafes, pubs and good hiking and cycling routes.
    But Covid-19 means the steady flow of tourists across the border into a rural area that has had few cases is seen as a mixed blessing.
    “We’re so close to the border and not far from places that have high Covid rates,” said Sharon. “We are worried,” Tommy added. “It wouldn’t be such a concern if everyone took all the precautions. Most do, but there is a minority that don’t.”There has been growing anger within the Welsh government for weeks over Boris Johnson’s refusal to stop people travelling from areas in England that are subject to lockdown to places where there are few Covid cases.The Welsh first minister, Mark Drakeford, made it clear on Friday that if the prime minister did not take action, his government would bring in rules that would effectively stop people from English hotspots crossing the border. Montgomery in Powys, where there is no lockdown, is the sort of place the Welsh government is keen to protect.The approach from Drakeford’s government means that a person from Wrexham in north Wales, which is in local lockdown, is not allowed to leave their area unless they have a “reasonable excuse”. A day out to Montgomery would not be allowed.

    #Covid-19#migrant#migration#grandebretagne#angleterre#paysdegalle#frontiere#sante#confinement#cluster#epicentre

  • #Angers : vague d’expulsions en pleine crise sanitaire
    https://fr.squat.net/2020/10/10/angers-vague-dexpulsions-en-pleine-crise-sanitaire

    En plein cœur de la crise sanitaire, et avec la dégradation des conditions météorologiques, la préfecture s’est livrée cette semaine à une série d’expulsions sordides, avec visiblement aucune réflexion de fond sur le contexte et les situations de précarité des personnes. Mercredi [7 octobre 2020], c’est le campement de Saint-Barthélémy qui s’est vu obligé de […]

    #Coronavirus #expulsion #sans-papiers

  • Le design, entre recherche et science
    https://www.franceculture.fr/emissions/la-suite-dans-les-idees/le-design-entre-recherche-et-science

    Qu’est-ce que le design ? Un art ? Une science ? Et si c’était avant tout une méthode d’observation et de formalisation, un mode de connaissance et de création à la fois ? C’est ce que défendent la chercheuse Anne-Lyse Renon et la designer Marie-Sarah Adenis.

  • Fonte sans précédent de la calotte glaciaire
    Claude Gauvreau, Actualités UQAM, le 1er octobre 2020
    https://www.actualites.uqam.ca/2020/groenland-fonte-sans-precedent-calotte-glaciaire

    « Un tel scénario conduirait à une hausse de près d’un centimètre du niveau de la mer chaque année, ce qui entraînerait des répercussions dévastatrices pour les zones côtières de la planète », souligne la professeure du Département des sciences de la Terre et de l’atmosphère Anne de Vernal, qui fait partie de l’équipe de recherche. Celle-ci regroupe quelque 20 spécialistes dans les domaines de la modélisation climatique, de la géomorphologie, de la télédétection et de la paléoclimatologie, provenant principalement d’universités américaines.

    L’an dernier, la calotte glaciaire a perdu plus de 500 milliards de tonnes, un record, contribuant pour 40 % à la montée du niveau de la mer en 2019.

    Article original :

    Rate of mass loss from the Greenland Ice Sheet will exceed Holocene values this century
    Jason P. Briner, Joshua K. Cuzzone, Jessica A. Badgeley, Nicolás E. Young, Eric J. Steig, Mathieu Morlighem, Nicole-Jeanne Schlegel, Gregory J. Hakim, Joerg M. Schaefer, Jesse V. Johnson, Alia J. Lesnek, Elizabeth K. Thomas, Estelle Allan, Ole Bennike, Allison A. Cluett, Beata Csatho, Anne de Vernal, Jacob Downs, Eric Larour & Sophie Nowicki. Nature 586:70–74 (2020)
    https://www.nature.com/articles/s41586-020-2742-6

    On l’ajoutera à la quatrième compilation :
    https://seenthis.net/messages/818991

    #effondrement #collapsologie #catastrophe #fin_du_monde #it_has_begun #Anthropocène #capitalocène