• Peut-on descendre plus bas que cet éditorial du Monde au titre tout en subtilité ? (Oui on peut, mais c’est pas une excuse).

    L’antisémitisme de droite ou de gauche, un même poison
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/06/22/l-antisemitisme-de-droite-ou-de-gauche-un-meme-poison_6242485_3232.html

    Au lieu de cela, Jean-Luc Mélenchon, lui-même abonné aux sous-entendus nauséabonds et renouant avec d’anciennes dérives de gauche, tente d’exploiter la colère liée au massacre des Palestiniens de Gaza pour conquérir des électeurs issus de l’immigration.

    Depuis la dissolution, tout le commentariat énonce explicitement que le vrai scandale, ce n’est pas le massacre des Palestiniens, c’est le fait que LFI dénonce ce massacre (par antisémitisme).

  • #Antisémitisme. L’#extrême_droite blanchie par son soutien à Israël - Alain Gresh - Sarra Grira
    https://orientxxi.info/magazine/antisemitisme-l-extreme-droite-blanchie-par-son-soutien-a-israel,6952

    Pour le RN, le processus de blanchiment a commencé en 2011 : Marine Le Pen affirmait alors le soutien de son parti à Israël, tandis que Louis Aliot, son compagnon et numéro 2 de ce qui s’appelait encore le Front national, se rendait à Tel-Aviv et dans les colonies pour tenter d’y séduire l’électorat français. De quoi faire oublier l’ardoise du père et rassurer les autorités israéliennes qui, depuis plusieurs années, ne cachent pas leurs accointances avec ces sionistes antisémites, dont le populiste hongrois Victor Orban est un des chefs de file. Récemment, Israël a ouvert un dialogue avec le parti Alliance pour l’unité des Roumains, qui glorifie Ion Antonescu, le leader du pays pendant la seconde guerre mondiale. Il avait collaboré avec les #nazis et porte la responsabilité de la mort de 400 000 juifs2. De l’Autriche à la Pologne, Nétanyahou ne compte plus ses alliés d’extrême droite, néofascistes, souvent négationnistes, voire nostalgiques du IIIe Reich.

    La classe dirigeante israélienne ne fait en réalité que perpétuer ainsi une tradition qui remonte au temps des pères fondateurs du #sionisme : trouver dans les antisémites européens des alliés à leur entreprise, et qui se prolonge à la faveur de la « convergence coloniale ».

    L’universitaire israélien Benjamin Beit-Hallahmi écrivait, à propos de l’alliance entre son pays et l’Afrique du Sud de l’apartheid dans les années 1960 — 1980, dont le parti au pouvoir depuis 1948 avait eu des sympathies pour l’Allemagne nazie :

    On peut détester les juifs et aimer les Israéliens, parce que, quelque part, les Israéliens ne sont pas juifs. Les Israéliens sont des colons et des combattants, comme les Afrikaners3.

  • La #police en #hélicoptère, ou la #surveillance militaire des citoyens.

    Depuis plusieurs années, les hélicoptères de la #gendarmerie sont régulièrement déployés pour des missions de surveillance de l’#espace_public, et ce en toute #illégalité. Dotés d’un matériel d’abord développé dans un contexte militaire, la police se vante de leur capacité d’#espionnage bien supérieure à celles des #drones : #caméras_thermiques avec #zoom ultra-puissant, suivi automatisé des suspects, transmission en temps-réel des images à des postes de commandement…

    Leur usage n’a pourtant jamais été sanctionné – ni par le juge ni par la Cnil. Le gouvernement veut maintenant les légaliser dans la PPL « #Sécurité_Globale » – dont les débats ont repris début mars au Sénat.

    Difficile de remonter aux premières utilisations d’hélicoptères par la police à des fins de surveillance de l’espace public. En octobre 2000, une question écrite au Sénat laisse déjà deviner une utilisation régulière d’hélicoptères équipés de « caméras vidéo thermiques embarquées » par la police et la gendarmerie.

    Aujourd’hui en tous cas, la police et la gendarmerie sont fières de leurs capacités de surveillance. Pendant le #confinement, elles vantaient ainsi que l’hélicoptère « ne peut être ni vu ni entendu par les personnes au sol » et est doté de caméras « capables de deviner à des centaines de mètres la présence d’êtres humains ou d’animaux ». En 2018, il était précisé que la caméra pouvait même « identifier un individu à 1,5 km de distance » avec retransmission « en direct et suivi depuis le centre interministériel de crise du ministère de l’Intérieur ».

    En 2017, le commandant des « forces aériennes de la gendarmerie nationale » parle d’un « énorme zoom qui permet de lire à 300 mètres d’altitude une plaque d’immatriculation située à un kilomètre, d’identifier une personne à 2 km et un véhicule à 4 km », précisant qu’il peut « demander à la caméra de suivre automatiquement un objectif, quelle que soit la position ou la trajectoire de l’hélicoptère ».

    Un matériel militaire pour de la #surveillance_interne

    Plus que le type d’hélicoptère utilisé (apparemment, des « #EC-135 » que la gendarmerie prête à la police quand celle-ci en a besoin), c’est le type de caméra qui importe.

    Depuis au moins 2010, la gendarmerie utilise un dispositif nommé « #Wescam_MX-15 » – qui n’est même plus qualifié de « simple caméra » mais de « #boule_optronique ». C’est cet objet, avec sa caméra thermique et son zoom surpuissant, qui permet à la police de filmer, traquer, identifier (de jour comme de nuit) et de retransmettre en direct le flux vidéo, avec une « qualité d’image comparable à celle que le public connaît pour le Tour de France ».

    C’est un appareil clairement militaire, utilisé dans des zones de guerre et répertorié en tant que tel sur des sites d’armement. Il est pourtant déployé depuis plusieurs années au-dessus des #villes en France. Comme pour d’autres outils de la #Technopolice (drones, #vidéosurveillance automatisée…), il y a encore ici cette porosité entre les technologies militaires utilisées dans les pays en guerre, celles expérimentées aux #frontières et celles déployées pour la surveillance des villes – soit une #militarisation progressive de nos espaces publics.

    Pour le futur, les hélicoptères devraient être équipés chez #Safran, avec une « boule optronique » dite « #Euroflir_410 » : un zoom encore plus puissant, des détecteurs de mouvement, un ordinateur intégré… Bref, un ensemble de #technologies que la police ne manquera pas d’utiliser pour nous espionner au plus près. Comme pour les drones, ce type de technologies couplé à de l’#analyse_logicielle des #images concrétise la société fantasmée par le ministère de l’Intérieur dans son livre blanc publié en novembre dernier : celui d’une #surveillance_automatisée et totale. L’objectif est que ce nouveau dispositif soit « opérationnel avant les #JO de Paris 2024 ».

    Surveillance des #manifestations et #identification des « #suspects »

    Les utilisations des hélicoptères semblent encore plus larges que celles des drones : surveillance du confinement et des #manifestations, surtout pendant celles des #gilets_jaunes. En mars 2019, la gendarmerie annonce d’ailleurs avoir effectué 717 heures de vol au-dessus des manifestations, pour un coût total de 1 million d’euros.

    En 2010, déjà, la gendarmerie se vantait de sa surveillance des manifestations, car les hélicoptères sont, selon elle, « les mieux placés pour détecter les débordements, incidents ou intrusions dans les cortèges » avec des « images transmises en direct dans les salles de commandement (…) permettant aux responsables de faire intervenir immédiatement les effectifs au sol ».

    Au-delà de le surveillance des machines, c’est aussi sur leur capacité d’intimidation que mise la police quand elle dit « faire du bruit » au dessus des manifestations ou qu’elle multiplie les survols menaçants et continus au-dessus des #ZAD.

    Illégalité et #impunité de la surveillance

    Tout ce pouvoir de surveillance n’a jamais été, et n’est toujours pas, encadré par le moindre texte de #loi. Il n’existe aucune limite à ce qu’a pu faire et ce que peut faire aujourd’hui la police en termes de surveillance de la voie publique par hélicoptères : durée de conservation des données, types de lieux pouvant être filmés, accès aux images, information sur la captation…

    C’est exactement la même illégalité que nous avions soulevé concernant les drones et qui a conduit à leur interdiction en France, par le Conseil d’Etat d’abord, par la Cnil ensuite : l’absence de texte législatif ou réglementaire permettant à la police de capter des données personnelles. Rien de tel malheureusement pour les hélicoptères : malgré leur utilisation régulière, aucune autorité n’est venue rappeler le droit à la police.

    Le gouvernement, les parlementaires et la police en sont bien conscients. Ils veulent donc profiter de la proposition de loi « Sécurité globale » pour légaliser le dispositif – plusieurs dizaines d’années plus tard.

    La proposition de loi « Sécurité globale » revient en ce moment devant le Sénat. En plus d’intensifier la vidéosurveillance fixe, elle veut légitimer la vidéosurveillance mouvante : les drones, les caméras-piétons, les caméras embarquées et donc, les hélicoptères. Les parlementaires doivent refuser la militarisation de la surveillance de l’espace public.

    https://technopolice.fr/blog/la-police-en-helicoptere-ou-la-surveillance-militaire-des-citoyens
    #surveillance_militaire #France #armée

  • Beate Klarsfeld : Warum die berühmte Nazi-Jägerin aus Berlin Le Pen wählen würde
    https://www.berliner-zeitung.de/politik-gesellschaft/beate-klarsfeld-warum-die-beruehmte-nazi-jaegerin-aus-berlin-le-pen


    Die aus Berlin stammende Französin Beate Klarsfeld beschimpft während einer Bundestagssitzung am 2. April 1968 von der Zuschauertribüne im Bundestag in Bonn Bundeskanzler Kiesinger (nicht im Bild) als „Nazi“ und „Verbrecher“. Neben ihr ein Saaldiener .

    Les prises de position de Beate Klarsfeld sont typiques pour les adeptes d’un antfascisme de droite. Sans analyse des relations internationales sur fond d’une précise compréhension des relations de classe sous-jacentes on risque de tomber dans le piège du philo-semitisme primaire qui considère toute critique de l’état d’Israël comme de l’antisemitisme.

    A cause de ce malentendu systématique la militante anti-nazie allemande hautement respectée des années 1960/70 s’est muée en électrice du RN de l’héritière Le Pen. La vieille dame désormais indigne croit sincèrement que la fille Le Pen est meilleure que son papa fasciste. Quelle déception !

    Au fond les critères d’une politique humaine sont simples : il suffit de se positionner toujours du côté des plus faibles et exploités. A l’époque nazie il s’agissait évidemment des juifs d’Europe, un moment historique exceptionnel car à toutes les autres époques précédentes et postérieures la qualité de juif n’a pas eu de de signification pour l’appartenance à une classe sociale particulière.

    Un juif riche est riche comme le sont les membres de sa classe chrétiens, muselmans et athés. En privant les juifs de leurs propriété les nazis les ont transformés en membres des classes les moins priviligiées qui méritaient la solidarité des autres hommes sans privilège.

    De cette époque nous avons hérité l’assimilation des positions politiques en faveur des « juifs » avec les positions de gauche. C’est un leurre car un exploiteur, raciste ou colon meutrier l’est sans égard de sa religion, nationalité ou son passé familial. Il faudrait le rappeller aux gens bien-pensants.

    Je crains que les Klarsfeld n’en fassent plus partie de cette catégorie de citoyens depuis un bon moment. Leurs activités anti-nazies étant payées par les groupes d’intérêt sionistes ils n’ont jamais eu la moindre chance de développer une compréhension approfondie des raisons du racisme et antisemitisme exterminateur. Wes Brot ich fress’, des Lied ich sing’ . Personne n’échape au mécanisme social décrit dans le proverbe allemand sur les conséquences de la dépendance économique.

    21.6.2024 Wiebke Hollersen - Sie ohrfeigte Kanzler Kiesinger für seine Nazi-Vergangenheit, mit ihrem Mann Serge spürte sie NS-Schergen auf. Lange warnten beide vor den Rechten in Frankreich. Was hat sich verändert?

    Beate Klarsfeld schreibt auf die Anfrage zu einem Interview: Sie befürchte, verurteilt zu werden. Für die Entscheidung, die Partei von Marine Le Pen zu wählen, sollte es in Frankreich zu einer Stichwahl zwischen den Rechtspopulisten des Rassemblement National (RN) und des Linksbündnisses La France Insoumise kommen. Ihr Mann Serge hat vor einigen Tagen erklärt, das vorzuhaben. Ausgerechnet Serge Klarsfeld, der Holocaust-Überlebende, der Mann, der zusammen mit seiner Frau einige der schlimmsten Naziverbrecher aufgespürt hat, darunter Klaus Barbie, den brutalen Gestapo-Chef, den „Schlächter von Lyon“?

    Aber die Frau, die 1968 Kiesinger ohrfeigte, den CDU-Bundeskanzler mit nationalsozialistischer Vergangenheit, hat keine Angst. Sie will die Entscheidung, die ihr Mann und sie gemeinsam getroffen haben, erklären. Erst aber muss sie eine Besuchergruppe aus Australien im Büro ihrer Stiftung in Paris empfangen. Beate und Serge Klarsfeld sind 85 und 88 Jahre alt. Ihr Lebenswerk ist nicht beendet. Am Telefon spricht sie Deutsch mit französischen Einschüben, die Berlinerin lebt seit sechs Jahrzehnten in Frankreich.

    Ihr Mann Serge Klarsfeld hat mit der Erklärung für Aufsehen gesorgt, in der zweiten Runde der Wahlen für die Partei von Marine Le Pen stimmen zu wollen. Sie sind französische Staatsbürgerin, haben Sie das ebenfalls vor?

    Ja. Im ersten Wahlgang wähle ich aber natürlich die Partei von Emmanuel Macron, La Renaissance.

    Noch im Februar sagten Sie und Ihr Mann der Wochenzeitung Zeit: Sie sähen in Marine Le Pen keine Feindin mehr, würden sie aber nicht wählen. Was hat sich seit Februar verändert?

    Macron hat die Regierung aufgelöst. Damit hätten wir nie gerechnet. Der Rassemblement National hat bei den letzten Wahlen immer mehr Wählerstimmen gewonnen, so wie die AfD in Deutschland. Die Republikaner haben sich entzweit. Was bleibt noch übrig? Die Partei, die am meisten Israel und die Juden hasst, ist La France Insoumise, das Bündnis von Jean-Luc Mélenchon. Die Angriffe der Islamisten in Frankreich steigen ständig an. Sie treffen auch die Juden. Und wer schützt die Juden? Sicher nicht Mélenchon! Man kann doch keine Partei wählen, die Israel hasst.

    Frankreich versinkt im Chaos: Beleidigungen, Rauswürfe und „Verräter“ unter den Rechten

    Das ist für Sie das Entscheidende?

    Serge und ich verfolgen seit 1967 in unseren Aktionen die gleiche Linie: Wir verteidigen die Erinnerung an die jüdischen Opfer und haben die Naziverbrecher verfolgt und verurteilen lassen. Wir haben die Juden überall dort verteidigt, wo sie bedroht werden. Und wir haben uns immer für die Sicherheit des Staates Israel eingesetzt.

    Sie sehen in Mélenchon eine große Gefahr?

    Auf jeden Fall. Ich will offen sprechen: Mélenchon ist Stalin. Für die Juden in Frankreich wäre sein Wahlsieg eine Katastrophe. Sie würden in Scharen das Land verlassen.

    Seit dem 7. Oktober wächst in ganz Europa der Antisemitismus, haben seitdem mehr Juden Frankreich verlassen?

    Nein, noch nicht. Die Situation in Israel ist schrecklich. Wir haben vor kurzem eine Reise nach Israel gemacht, mit unserer Organisation. Mein Mann hat dort Familie. Sie haben schon im Sechstagekrieg einen Sohn verloren, nach dem 7. Oktober ist ein junger Mann aus der Familie, der im Militär war, in Gaza getötet worden. Wir haben mit vielen Leuten in Israel gesprochen. Die Hotels waren voller Menschen, die aus ihren Häusern fliehen mussten, immerzu heulten die Sirenen, weil es Angriffe gab. Aber Israel erfährt wenig Unterstützung. Das Land will sich von der Bedrohung durch die Hamas befreien. Leider führt das zu vielen Todesopfern in Gaza. Es ist eine furchtbare Situation.

    Wie geht es den Juden in Frankreich?

    Der Antisemitismus ist noch schlimmer geworden. Sie haben ja die großen israelfeindlichen Demonstrationen in Deutschland gesehen, nach dem 7. Oktober wurden auf der Straße von Islamisten Kuchen verteilt. In Frankreich gibt es das alles auch. Die Klima-Demonstranten sind sofort antisemitisch geworden. An den Schulen sind alle „propalästinensisch“, wie sie es nennen, es gab Besetzungen von Universitäten, wie in Deutschland. Die Leiter der Einrichtungen positionieren sich nicht zum Schutz der Juden. Die Lage ist schwer, wie in Deutschland. Da kann man ja islamistische Straftäter nicht nach Afghanistan ausweisen, wie wir gerade sehen.

    Der französische Präsident Emmanuel Macron und seine Ehefrau, Brigitte Macron, posieren für ein Foto, nachdem Macron Beate (l.) und Serge Klarsfeld (z. v. l.) in der französischen Botschaft in Berlin mit dem höchsten französischen Verdienstorden, der Ehrenlegion, ausgezeichnet hat. Neben Serge Klarsfeld ist Margot Friedländer zu sehen.

    Der französische Präsident Emmanuel Macron und seine Ehefrau, Brigitte Macron, posieren für ein Foto, nachdem Macron Beate (l.) und Serge Klarsfeld (z. v. l.) in der französischen Botschaft in Berlin mit dem höchsten französischen Verdienstorden, der Ehrenlegion, ausgezeichnet hat. Neben Serge Klarsfeld ist Margot Friedländer zu sehen.Kay Nietfeld/Pool dpa

    Wie leben die Juden in Städten wie Paris, meiden sie die Öffentlichkeit?

    Alle sind sehr, sehr vorsichtig geworden. Sie überlegen sich dreimal, ob sie mit Kippa auf die Straße gehen.

    In Berlin machen das die meisten schon lange nicht mehr.

    Nun, in Paris leben mehr Juden als in ganz Deutschland.

    Wie ist die Stimmung in Frankreich, seit Macron die Neuwahlen angekündigt hat?

    Es war eine Überraschung für alle. Er hatte ja nicht mal seine Minister darüber informiert. Er wusste, dass seine Partei Renaissance kaum noch Stimmen bekommt, aber wer weiß, vielleicht kommt es doch anders … Ich hoffe, dass weder die Linken noch die Rechten im ersten Wahlgang die Mehrheit haben werden.

    Ist der Antisemitismus bei der französischen Linken ein altes Problem?

    Mélenchon war immer antisemitisch, auf jeden Fall. In seiner Partei sind Islamisten. Und ja, die Linke war hier allgemein schon immer mehr oder weniger antisemitisch. So war es ja auch in der Bewegung der 68er in Deutschland. Mein Verteidiger nach der Ohrfeige war Horst Mahler, der spätere offene Neonazi. Nach dem 7. Oktober zeigt sich der linke Antisemitismus jetzt ganz klar.

    Wie blicken Sie auf Deutschland, die Wahlergebnisse der AfD?

    Die AfD hat im Osten Deutschlands davon profitiert, dass immer noch keine Gleichheit zwischen den Landesteilen herrscht. Und überall sind die Menschen jetzt unzufrieden mit der Ampel. Das ist natürlich sehr gefährlich.

    Oktober 1979: Französische Juden und deutsche Naziopfer demonstrierten für eine Verurteilung des ehemaligen Gestapochefs von Paris, Kurt Lischka, vor dem Landgericht in Köln. Beate Klarsfeld vorn im Bild. 

    Oktober 1979: Französische Juden und deutsche Naziopfer demonstrierten für eine Verurteilung des ehemaligen Gestapochefs von Paris, Kurt Lischka, vor dem Landgericht in Köln. Beate Klarsfeld vorn im Bild. Klaus Rose/Imago

    Machen Ihnen die Erfolge der AfD Angst?

    Im Vergleich zum RN ist die AfD wirklich eine Nazipartei geblieben. Ich habe selbst Strafantrag gestellt gegen Alexander Gauland, als er sagte, der Nationalsozialismus sei nur ein Vogelschiss in der deutschen Geschichte gewesen. Der Antrag ist nicht angenommen worden. Oder denken Sie an Höcke, das Holocaustmahnmal als Mahnmal der Schande. Im Januar gab es dann Berichte über dieses Treffen in Potsdam, danach sind in Deutschland viele Menschen gegen die AfD auf die Straße gegangen. Tausende. Ich dachte damals schon: Kinderchen, ist ja wunderbar mit den Demonstrationen, aber passt mal auf, was gewählt wird.

    Sie sehen einen großen Unterschied zwischen RN und AfD?

    Mein Mann und ich waren erbitterte Gegner von Jean-Marie Le Pen, dem Vater von Marine Le Pen, der den Holocaust geleugnet hat. Wir haben ihn damals angezeigt und den Prozess gewonnen.

    Die Tochter hat den Vater später aus diesem Grund aus der Partei geworfen.

    Wir haben versucht, mit Marine Le Pen einiges zu erreichen. Und es ist uns gelungen. Sie hat Philippe Pétain verurteilt, den Chef der Vichy-Regierung, die mit den deutschen Besatzern zusammengearbeitet hat. Jetzt wollen wir erreichen, dass sie sich einverstanden erklärt mit der berühmten Rede von Jacques Chirac aus dem Jahr 1995.

    … Präsident Chirac verurteilte das Vichy-Regime damals und sagte, dass Frankreich irreparablen Schaden angerichtet hat. Und er erinnerte an die Massenverhaftungen französischer Juden am Velodrome d’Hiver …

    Ja, wir sind im Austausch mit ihr darüber.

    Im vergangenen Jahr hat Ihr Mann einen Orden vom Bürgermeister von Perpignan angenommen. Auch dafür war er kritisiert worden, denn der Bürgermeister, Louis Aliot, gehört zum RN und war der frühere Lebensgefährte von Marine Le Pen.

    Wir kennen ihn sehr gut, er hat sich mit dafür eingesetzt, dass in Perpignan ein Holocaustmuseum eingerichtet wird. Wir haben dem Museum viel Material von uns gegeben und waren zur Eröffnung eingeladen. Aliot kam zu allen Veranstaltungen im Museum. Es war für uns bezeichnend, dass die Partei sich in dieser Richtung verändert hat. Für uns ist das wichtig.

    Die aus Berlin stammende Französin Beate Klarsfeld beschimpft während einer Bundestagssitzung am 2. April 1968 von der Zuschauertribüne im Bundestag in Bonn Bundeskanzler Kiesinger (nicht im Bild) als „Nazi“ und „Verbrecher“. Neben ihr ein Saaldiener. 

    Die aus Berlin stammende Französin Beate Klarsfeld beschimpft während einer Bundestagssitzung am 2. April 1968 von der Zuschauertribüne im Bundestag in Bonn Bundeskanzler Kiesinger (nicht im Bild) als „Nazi“ und „Verbrecher“. Neben ihr ein Saaldiener. dpa

    Weil Ihr Mann den Orden von Aliot angenommen hat, wurde eine Veranstaltung in Trier mit Ihnen abgesagt. Die Veranstalter wollten sich von rechts abgrenzen.

    Das war eine Blödheit, ich hab’s nicht verstanden. Ich hatte denen erklärt, warum wir in Perpignan waren. Auch nach dem 7. Oktober war der RN übrigens an der Seite der Juden. Das Linksbündnis La France Insoumise hat den Angriff der Hamas am 7. Oktober nicht verurteilt, sondern eher gelobt.

    Bei einer Demonstration gegen den Hamas-Terror?

    Bei der ersten Demonstration dagegen in Frankreich. Macron kam nicht. Aber Marine Le Pen kam und demonstrierte mit uns. Israel braucht Unterstützer. Das Land ist umringt von Ländern, die ihm feindlich gegenüberstehen. Es gibt die Gefahr aus dem Iran, die Hisbollah. Von überall kommen Angriffe.

    Sie halten die Wandlung von Marine Le Pen für glaubwürdig?

    Ja, unser Sohn Arno hat viel mit ihr diskutiert. Wir sind mit ihr in Kontakt. Wir erleben sie als glaubwürdig.

    Lässt die Linke in Europa Israel im Stich?

    Nicht nur in Europa. Viele glauben, dass es in der Welt keine Probleme mehr gäbe, wenn es den Staat Israel nicht mehr gibt.

    In Deutschland haben viele Angst vor einem Wahlsieg des RN in Frankreich. Das Ende der Demokratie im Land könnte eingeleitet werden. Halten Sie diese Angst für übertrieben?

    Man kann nicht voraussehen, was passieren wird. Ich würde nie freiwillig Le Pens Partei wählen, ich bin Anhängerin der Politik der Mitte von Macron. Und wir stehen ihm persönlich nah, er hat uns zweimal ausgezeichnet. Aber er hat viele Probleme Frankreichs nicht gelöst, die Armut, die Arbeitslosigkeit. Was bleibt uns übrig, wenn es zur Stichwahl zwischen Mélenchon und Le Pen kommt?

    Sie waren in Deutschland der Linkspartei verbunden, traten 2012 als Kandidatin der Partei für das Bundespräsidentenamt an. Wie schauen Sie auf die Entwicklung der Linken?

    Ich bin nie Mitglied geworden, aber ich war bei Gedenkfeiern und Versammlungen gegen Antisemitismus. Aber jetzt habe ich in der Zeitung gelesen, dass der Bartsch ausgetreten ist, weil er in der Linken antisemitische Stimmen gehört hat. Leider Gottes. Es ist Jahre her, da war ich in Berlin bei einer Versammlung der Linkspartei, zu der kam Mélenchon. Sahra Wagenknecht hing mit ihm zusammen. Nun hat sie ihre eigene Partei und auch schon sechs Prozent erreicht. Dieser Partei gegenüber bin ich skeptisch. Bei Gedenkfeiern für die Opfer des Holocaust habe ich persönlich Sahra Wagenknecht nie gesehen.

    Wer müsste heute geohrfeigt werden?

    Das war eine symbolische Ohrfeige, das kann man nicht wiederholen.

    Zur Person

    Beate Klarsfeld wurde 1939 in Berlin geboren, sie wuchs im Bezirk Wilmersdorf auf. Nachdem die Familie ausgebombt wurde, floh sie mit ihrer Mutter in das heutige Polen. 1960 ging sie als Au-pair nach Paris, wo sie Serge Klarsfeld traf, der den Holocaust im Versteck überlebt hatte. Sein Vater wurde in Auschwitz ermordet. Das Paar heiratete und machte es sich zur Lebensaufgabe, an die Verfolgung der Juden zu erinnern – und die Täter aufzuspüren. Ihre Vorarbeit führte zur Verhaftung und Verurteilung des Kriegsverbrechers Klaus Barbie, der seine Opfer in Lyon brutal gefoltert hatte und nach Bolivien geflohen war. 1968 wurde Beate Klarsfeld mit einer Ohrfeige berühmt: Auf einem CDU-Parteitag schlug sie Kurt Georg Kiesinger, den Bundeskanzler, der in der NSDAP war und im Außenministerium der Nazis gearbeitet hatte .

    #France #Allemagne #Israël #antisemitisme #extrême_droite

  • Contre le fascisme
    http://anarlivres.free.fr/pages/nouveau.html#fascisme

    En cette période où la mémoire semble faire défaut, des auteurs et des éditeurs mettent exceptionnellement à disposition des ouvrages (epub ou pdf) pour ne pas dire plus tard (trop tard !) « Je ne savais pas » : Le Pen et la torture. Alger, 1957, de Fabrice Riceputi (Le Passager clandestin) ; Tenir la rue. L’autodéfense socialiste, 1929-1938, de Matthias Bouchenot (Libertalia) ; Dix questions sur l’antifascisme, du collectif La Horde (Libertalia).

    #antifascisme #anarchisme #édition #libertaire #RassemblementNational #LePen #fascisme

  • Weißensee : Für diese beiden NS-Opfer werden Stolpersteine verlegt
    https://www.berliner-zeitung.de/news/berlin-weissensee-stolpersteinverlegung-fuer-julius-und-ruth-marie-

    17.6.2024 von BLZ/KI - Am Sonntag wird in der Puccinistraße 29 in Berlin-Weißensee an die Schicksale des Ehepaars Julius und Ruth Marie Simon erinnert.

    Am Sonntag, 23. Juni, um 14 Uhr wird in der Puccinistraße 29 im Pankower Ortsteil Weißensee ein Stolperstein zu Ehren von Julius und Ruth Marie Simon verlegt. Das berichtet das Museum Pankow auf Facebook. An dieser Adresse befand sich ihr letzter frei gewählter Wohnsitz, der damals als Belfortstraße 2 bekannt war. Von diesem Standort aus blickte das Paar auf ihre Steinmetzwerkstatt in der damaligen Lothringenstraße 24/25, die heute Herbert-Baum-Straße 39/41 heißt.

    Julius Simon kam im Jahr 1938 im Konzentrationslager Buchenwald ums Leben. Seine Frau, Ruth Marie Simon, nahm sich am 1. Januar 1941 das Leben. Rabbi Martin Riesenhuber beschrieb ihren Freitod als „Flucht aus einer Zeit des Grauens“.

    Quelle: Museum Pankow auf Facebook.

    #Weißensee #Lothringenstraße #Herbert-Baum-Straße #Belfortstraße #Puccinistraße #Shoa #Antisemitismus #Arisierung #Straßenumbenennung #Hufeisennummerierung #Orientierungsnummerierung

  • Entre colère et espoir, « Comment l’humanité se viande » — et comment elle peut s’en sortir. Recension du nouveau livre de Jean-Marc Gancille. – L’Amorce
    https://lamorce.co/entre-colere-et-espoir-comment-lhumanite-se-viande-et-comment-elle-peut-sen-

    Comment l’humanité se viande de Jean-Marc Gancille (éditions Rue de l’échiquier) dénoue de nombreux mythes environnementaux autour de la viande et de la pêche, tout en montrant combien nous avons à gagner à enfin laisser les animaux en paix. Clément Hardy en propose une recension élogieuse et engagée.

    En commençant ma lecture, je ne pensais vraiment pas être le bon public (encore moins critique) pour ce type de livre, que je croyais déjà connaître sans l’ouvrir. Je venais de terminer huit ans d’études en écologie, jusqu’au doctorat. À travers les années, j’ai donc vu passer beaucoup de littérature scientifique soulignant les effets néfastes et démesurés de l’agriculture animale et de la pêche. Étonnamment, cet aspect de nos systèmes alimentaires a pourtant l’air d’être constamment sous-estimé par mes collègues, mes professeurs, et par toutes les institutions universitaires dont j’ai pu faire partie. Les connaissances sur le sujet ayant beau être plus accessibles que jamais en quelques clics, celui-ci semble rester plutôt tabou et mal connu dans le monde de l’écologie.

    #anti_spécisme

  • Réponse collective à une infamie : Sur l’accusation d’antisémitisme portée contre la France insoumise | Au Poste média libre & indépendant
    https://www.auposte.fr/reponse-collective-a-une-infamie-sur-laccusation-dantisemitisme-portee-contr

    Nous savons bien pourquoi cette offensive déchaînée est menée : la possibilité d’une arrivée de la gauche au pouvoir terrifie les représentants d’un ordre social, économique et idéologique. Il leur faut absolument briser l’alliance de gauche, disqualifier par une sorte de mise à mort politique l’une de ses forces les plus importantes et les plus combatives. Le Nouveau Front populaire engendre une profonde panique chez les tenants de l’ordre tel qu’il est. L’abject atteint donc des sommets.

    Emmanuel Macron, dans une fuite en avant face à l’incendie politique qu’il a allumé en pompier pyromane, y est allé de son couplet inacceptable sur l’association entre LFI et l’antisémitisme. Meyer Habib de son côté parle de la France insoumise comme du « parti le plus antisémite, pro-terroriste et pro-islamiste ». Comme Emmanuel Macron lui-même, qui rabaisse ici considérablement la fonction politique qu’il occupe, il ose brandir le nom de Léon Blum qui d’après lui se retournerait dans sa tombe. « Non, ce n’est pas le Front Populaire, c’est le Front Antisémite », déclare Habib. On a rarement vu un tel degré de calomnie. Et de retournement historique infâme : un mensonge et un abus éhonté de la référence au Front populaire de la part d’une droite et d’une extrême-droite violentes que les femmes et les hommes du Front populaire version 1936 auraient à n’en pas douter combattues de toute leur âme.

    L’accusation d’antisémitisme portée contre LFI est un outrage. Pour ce parti en général, et pour celles et ceux, juives, juifs, qui en sont membres, ou simplement soutiennent ses positions, votent pour cette organisation. C’est le cas de plusieurs parmi nous, qui n’en peuvent plus de se voir associés-es à cette injure infâme et d’être traîné-es dans la boue. Jean-Luc Mélenchon, qui subit au quotidien cette disqualification à nos yeux injuste et écœurante, a eu ces mots lors d’un meeting du 23 mai dernier : « le cœur saigne en pensant à ceux de nos compatriotes juifs qui sont de notre avis et qui subissent tous les outrages, jusque dans leur propre famille. Notre pensée se tourne vers eux, en solidarité humaine, totale, complète ».

    • Je pense qu’on n’est pas loin de perdre notre temps à « répondre » à l’accusation d’antisémitisme agitée frénétiquement et sans plus aucune retenue par la Macronie.

      Parce que ces réponses accréditent l’idée, grosso modo, que ces accusations seraient à vocation électorale, qu’il s’agirait réellement pour la Macronie de « piquer » des voix à la gauche.

      Sauf que je ne vois pas trop comment ces outrances seraient réellement performatives. Comment elles pourraient réellement avoir un impact sur le vote autrement que de manière très marginale (les neuneus qui se croyaient de gauche tout en trouvant que la gauche est extrémiste, ça fait belle lurette qu’ils votent LaRem.)

      Je pense que fondamentalement, le but de la manœuvre n’est pas immédiatement électoral. Le but est principalement de préparer le ralliement avec RN après l’élection, voire au second tour. Parce que l’hypothèse la plus crédible, c’est qu’on reconduise une Assemblée sans majorité absolue (juste un RN très fort, et une Macronie affaiblie). Ou bien un RN avec une majorité absolue (j’en doute). Ou bien, soyons fous, une gauche qui arrive en tête, mais sans majorité absolue (donc la situation 1 : trois blocs et pas de majorité absolue).

      De fait, la Macronie devra forcément s’allier à quelqu’un pour trouver des majorités de vote. Et je pense que ces accusations hystériques d’antisémitisme, uniquement adressées à la gauche, c’est dans le but de préparer le ralliement à l’extrême-droite, et interdire toute possibilité d’un accord avec la gauche.

      Sinon, si la Macronie arrive à pas trop mal s’en tirer, une coalition avec les socialistes de droite, et là encore l’accusation d’antisémitisme sert à justifier les futures trahisons. Mais là encore, ça n’a pas pour but de convaincre les électeurs au moment de glisser le bulletin dans l’urne : c’est une préparation de l’« après ».

      Bref ne pas trop perdre de temps avec une argumentation sur le fait que c’est un argument « faux ». Le but, comme dans toutes les inversions de valeurs et de langage que nous sert la Macronie depuis 7 ans, c’est le ralliement du bloc bourgeois à l’extrême-droite identitaire. Comme dans tout ce qu’ils font : la destruction du langage comme alibi. Discuter du fond est une perte de temps.

    • Je pense au contraire que c’est fondamental : cette accusation est de nature à faire reculer les électeurs républicains pas de gauche… et on va vachement avoir besoin d’eux.

      Tu sous-estimes gravement sa place comme argument ni-ni.

      Et comme méthode préfasciste de criminalisation des idées de gauche.

      Mon père et ses potes de droite historique ont décidé de faire barrage, parce que pour eux, le fascisme, c’est un concept qui leur parle encore, c’est une réalité qu’ils ont vécu. C’est pour cela qu’on ne peut pas réellement leur faire avaler que Bardella, il est mignon, il est gentil.

      Mais si on leur fait avaler qu’on est des antisémites, on les perd.

    • Sinon, double effet Kisscool : on ne parle plus de Gaza que de manière secondaire, et systématiquement sous le prise de l’imputation (avérée ou qu’on réfute) de l’antisémitisme de gauche.

      LFI avait réussi à mettre Gaza dans la campagne, désormais c’est plié on ne parle plus que d’antisémitisme. (Vu une interview d’Alain Gresh sur Regards à propos de la Palestine, l’interviouweur avait absolument tenu à terminer la discussion en balançant que la gauche était « à poil sur la question de l’antisémitisme » – alors que le sujet de l’invitation était le bouquin d’Alain sur la Palestine et le massacre à Gaza). L’ami Davduf multiplie les « débats » entre Simon Assoun et Arié Alimi, apparemment on est censés se passionner pour les discussions entre Tsedek et Golem (je dis pas que c’est pas intéressant, mais il y a un génocide en ce moment, et on ne parle plus que de savoir si LFI sont antisémites).

    • @monolecte Ce sur quoi on est d’accord en revanche, c’est que le but est bien de préparer (dès maintenant) le futur ralliement officiel de la Macronie au RN.

      Par contre je comprends ton père et ses potes, mais je pense qu’on est déjà malheureusement dans l’anecdotique. Les gens de droite (et notamment les gens de droite du sud), ils sont déjà prêts à voter RN au second tour, et en tout cas à s’abstenir. Les électeurs de droite prêts à voter à gauche pour « faire barrage », hum…

      (Je t’avoue que je vais même pas te faire de la sociologie des familles, parce que je préfère rigoureusement éviter le sujet avec ma propre famille…)

    • D’accord avec Arno. La droite est dans le classique « plutôt Hitler que Blum ». L’antisémitisme est superflu pour l’élection, c’est à la rigueur la cerise sur le gâteau, mais rien de plus.
      D’ailleurs, j’ai appris en famille que LFI est l’équivalent fonctionnel du NKVD. Un tel niveau de stupidité implique un vote RN au second tour, l’abstention au mieux.
      On a beaucoup glosé sur la stupidité de la macronie, mais leur électorat est à leur image (plutôt l’inverse en fait), incapable de réfléchir 5 minutes et dénué de tout sens moral. Ce sont les mêmes passions tristes et sales de la bourgeoisie de 1936.

    • Etre juif et de gauche dans la France qui implose. Second débat.
      Simon Assoun, porte-parole du collectif juif décolonial Tsedek, et Arié Alimi, auteur de Juif, français, de gauche… dans le désordre (La Découverte) ont tenu parole. Après un premier débat Au Poste, le 6 mai dernier, qui a vu se confronter leurs points de vue, les voilà de retour — comme promis. Et cette fois, en public.
      par David Dufresne et Euryale
      17 juin 2024
      https://www.auposte.fr/etre-juif-et-de-gauche-dans-la-france-qui-implose-second-debat

    • Rosenstraße
      https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Rosenstra%C3%9Fe


      Alors si je vous comprends bien, après les élections je serai de nouveau le bienvenu en France quand je me déguiserai en réincarnation de la bienfaisance allemande genre « c’est notre général qui a empêche la déstruction de la ville lumière contre l’ordre du Führer »,

      https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Dietrich_von_Choltitz

      ... puis « le peuple allemand s’est opposé contre l’assassinat des juifs dans la Rosenstraße mais n’a rien pu faire contre les méchants Gestapos », et « là il va falloir rendre sa dignité aux peuples europeens (sauf aux Russes incultes) et se libérer des muselmans trop envahissants ... ».


      https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Mouvance_identitaire

      Vive l’Europe, quel bel avenir sous le régime des von der Leyen !

      Au fond on aime bien le crypto-fascisme, c’est tellement comfortable. Il permet de se réclamer de tout ce qui est bon et valeureux y compris le militantisme philosemite sans limites ni compromis.

      #antisemitisme #wtf #pop24

    • Tribunes et contre-tribunes.

      Arié Alimi et Vincent Lemire : « L’antisémitisme de gauche connaît une résurgence incontestable, mais il est instrumentalisé pour décrédibiliser le Nouveau Front populaire »
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/06/20/arie-alimi-et-vincent-lemire-l-antisemitisme-de-gauche-connait-une-resurgenc

      Il n’y a pas d’équivalence entre l’antisémitisme contextuel, populiste et électoraliste, utilisé par certains membres de La France insoumise, et l’antisémitisme fondateur, historique et ontologique du Rassemblement national, affirment l’avocat et l’historien, dans une tribune au « Monde ».

      « Une partie de la gauche radicale a disséminé un antisémitisme virulent et subverti les valeurs qu’elle prétend défendre »
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/06/21/une-partie-de-la-gauche-radicale-a-dissemine-un-antisemitisme-virulent-et-su

      Une cinquantaine d’intellectuels et universitaires, parmi lesquels Michelle Perrot, Pascal Ory, Judith Lyon-Caen ou Christophe Prochasson, s’inquiètent de la montée de l’antisémitisme depuis le 7 octobre et de sa diffusion dans les universités.

    • Le Monde dans ses œuvres : deux tribunes qui font mine de s’opposer, mais partent toutes deux du principe que la gauche politique diffuse volontairement l’antisémitisme. La première dénonce l’antisémitisme sans donner d’exemples de ce dont elle parle (elle se contente de reprendre un chiffrage du CRIF), et la seconde donne une liste basée sur la confusion entre israéliens et juifs (ce qu’elle prétend dénoncer en début de paragraphe). Et cela en pleine tourmente après le viol d’une gamine que la doxa médiatique a décidé d’instrumentaliser contre la gauche.

      La tribune Alimi/Lemire se conclut par « une inspiration » : un bel exemple de vivre-ensemble israélien pour contrer l’extrême-droite en 2021 (on ne va pas dire que c’est un échec, on va dire que ça n’a pas marché). Alors défendre la gauche en disant qu’elle fait de l’antisémitisme pour plaire aux électeurs arabes, pour finalement inviter à s’inspirer d’Israël, je ne sais pas où on va.

      Le Monde n’irait pas demander son avis à Simon Assoun.

      –----

      Chez Libé, pas plus original, on va aussi chercher Golem pour lier « la gauche » au viol d’une gamine : Rassemblement contre l’antisémitisme  : à Paris, des manifestants juifs déçus par la gauche
      https://www.liberation.fr/societe/rassemblement-contre-lantisemitisme-a-paris-des-manifestants-juifs-decus-

      Libé n’irait pas demander son avis à Tsedek. La seule mention récente de Tsedek dans Libé, c’est un coup de pelle en passant du très « diplomate » Haïm Korsia :
      https://www.liberation.fr/portraits/haim-korsia-a-la-vie-20240611_WHPFIDXYCRBZ7F4SMX667PS4EI

      De Tsedek ! collectif juif décolonial favorable à « une Palestine libre de la mer au Jourdain », il dit que « si la Torah nous enseigne de ne pas faire “des clans et des clans”, force est de constater que chacun a ses idiots utiles ». Le rabbin est un diplomate.

  • « Es gab da Massenmorde » : Was noch fehlt in der Documenta-Debatte
    https://www.telepolis.de/features/Es-gab-da-Massenmorde-Was-noch-fehlt-in-der-Documenta-Debatte-7188151.html

    Les accusation d’antisemitisme contre des artistes indonésiens lors de l’exposition documenta 15 en 2022 n’étaient au fond qu’une tentative de nier la participation active du gouvernement post-fasciste allemand au génocide anticommuniste indonésien en 1965. Cet article fait le point sur ce qu"on sait aujord’hui et ce que cachent toujours les services secrets et archives fermées d’Allemagne.

    Il ne faut pas oublier que malgré leur échec face à la puissance combinée des peuples de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques et du capital états-unien les membres de la SS et de la Gestapo étaient des spécialistes hautement estimés par leurs collègues dans monde entier.

    Le représentant du service secret allemand en indonésie était donc un ancien officier SS. Ses conseils et d’importantes sommes de Deutsche Mark des poches de l’état allemand ont soutenu l’oeuvre de Suharto et de ses bourreaux.

    23.7.2022 von Thomas Barth - Bislang geht es um Antisemitismus, aber nicht um die westdeutsche Rolle beim „Indonesian Genocide“, dessen Darstellung den Skandal auslöste.

    Ein wesentlicher Inhalt des beanstandeten Kunstwerks des indonesischen Künstlerkollektivs Taring Padi, einer meterhohen Plakatwand mit Wimmelbild, wurde in der vom Antisemitismus-Vorwurf dominierten Debatte kaum benannt: Der Indonesian Genocide, die Massaker in Indonesien 1965–1966.

    Wie steht es damit? Die westdeutsche Rolle beim Indonesian Genocide 19651, ist in der Öffentlichkeit wenig bekannt. Erst 2020 kamen entsprechende BND-Akten ans Licht.

    Wird Information über einen dunklen Fleck auf dem Image der westlichen Staatengemeinschaft zurückgehalten oder unterdrückt? In der Debatte über das Kunstwerk von Taring Padi wurden Mutmaßungen über einen solchen Hintergrund angestellt.

    Ein Klärungsversuch.

    Es geht um die bislang einer breiten Öffentlichkeit völlig unbekannte „Jakarta-Methode“ (Vincent Bevins). Darunter versteht man besonders brutale „Regime Change“-Operationen, benannt nach dem Indonesian Genocide von 1965, mit dem sich moderne indonesische Kunst auseinandersetzt und an den Taring Padi mit ihrem Plakat wohl erinnern wollten.

    Inzwischen ist nicht nur der Ruf der Documenta bedroht, sondern auch der Ruf der Kunstfreiheit in Deutschland. Die von der Bild-Zeitung ausgehende Skandalisierung führte sogar zu einer Gefährdung der Künstler.

    „Übertriebene Anschuldigungen, dass das Kunstwerk eine Nazi-Stimmung im Goebbels-Stil widerspiegele, haben extremistische, reaktionäre Reaktionen angeheizt und eine gefährliche Atmosphäre geschaffen, in der die Sicherheit der Künstler bedroht ist.“ Asienhaus
    Rücktritt einer Generaldirektorin

    Sabine Schormann, die Generaldirektorin der documenta 15 in Kassel, trat vor einer Woche zurück. Darauf hatten sich der Aufsichtsrat der bedeutendsten deutschen Kunstausstellung, die Gesellschafter und die Generaldirektorin nach Protesten in Medien und Politik geeinigt. Schormann zog mit ihrer Amtsniederlegung die Konsequenz aus einem Antisemitismus-Eklat auf der diesjährigen Weltkunstschau.

    Der Eklat wurde ausgelöst durch ein Werk der indonesischen Künstlergruppe Taring Padi, in dem Militaristen als Schweine und Monster gezeigt wurden. Darunter auch zwei antisemitische Karikaturen, die zum Eklat und zu Diskussionen führten (vgl. Documenta des Scheiterns), wofür sich Schormann entschuldigte und das Kunstwerk zuerst verhüllen, dann abbauen ließ. Die Deutsche Welle etwa sah „ein Kunstwerk mit offenkundig antisemitischer Bildsprache“.

    Weder die Generaldirektorin der Weltkunstschau noch andere deutsche Akteure kamen darauf, dass auch die indonesischen Künstler Grund zur Kritik gehabt haben könnten: Am geringen Interesse der deutschen Kunstszene, Regierung und Öffentlichkeit an der Aufarbeitung der westdeutschen Rolle beim Indonesian Genocide 1965.

    Ein weiterer Skandal könnte nun sein: Das in Deutschland zensierte Kunstwerk war im Kern eine Anklage gegen ein Menschheitsverbrechen, an dem wohl auch die damalige westdeutsche Bundesregierung beteiligt war, sowie an der finsteren „Jakarta-Methode“ der US-Außenpolitik, die nach diesem von außen gesteuerten Massenmord in Indonesien benannt wurde.

    Der Indonesian Genocide ist bis heute in Indonesien nicht wirklich aufgearbeitet, obwohl die Diktatur von Suharto (1921-2008) schon 1998 beendet wurde. Erst 2012 gab eine Regierung in Jakarta bezüglich dem Indonesian Genocide zu, „dass damals schwere Menschenrechtsverletzungen begangen wurden.“ Die Indonesier müssen sich bis 2012 vorgekommen sein, wie die Deutschen im Rutger-Hauer-Film „Vaterland“, wo Hitler den Krieg gewann und der Holocaust vertuscht wurde.

    Was im Künstlerkollektiv Taring Padi vorging, als hier ihr Anti-Suharto-Plakat plötzlich einem Ansturm von für sie zunächst unverständlichen Protesten ausgesetzt war (vgl. dazu ihre Erklärung: „Wir entschuldigen uns für die Verletzungen“, ist kaum zu ermessen. Doch zunächst zur tiefen deutschen Verstrickung in das düsterste Kapitel der Geschichte Indonesiens.
    People‘s Justice und der Indonesian Genocide

    Die Brutalität und Verschlagenheit des Indonesian Genocide, die Grausamkeit faschistischer Militärs, die Drahtzieherrolle ausländischer Geheimdienste und ihrer heimlichen Geldgeber - das alles ist Thema des inkriminierten Kunstwerks „People‘s Justice“. Einer dieser geheimen Geldgeber der indonesischen Massenmörder scheint 1965 die westdeutsche Regierung gewesen zu sein. So belegte es eine Enthüllung, die vor zwei Jahren aber kaum Wellen in deutschen Medien schlug:

    Bislang geheime Akten des Bundesnachrichtendienstes (BND) erhärten den Verdacht, dass die Bundesrepublik Deutschland die indonesischen Militärs beim Putsch 1965 unterstützte. Der Machtübernahme durch die antikommunistischen Generäle folgte ein Genozid mit Hunderttausenden Toten. Bis heute mussten sich Täter nicht vor Gericht verantworten. Nun steht eine deutsche Mitverantwortung für Verbrechen gegen die Menschlichkeit zur Debatte.
    Jonas Mueller-Töwe, T-Online Nachrichten, 13.7.2020

    Die Nachrichtenredaktion von T-Online gab im Juli 2020 an, umfangreiche Dokumente aus den Beständen des Bundesnachrichtendienstes ausgewertet zu haben, die eine Kooperation der Bundesrepublik mit den indonesischen Militärputschisten belegen. Die Rede ist von Regierungskontakten auf Offiziersebene, eine BND-Akte schildere Überlegungen, die Putschisten heimlich mit harten D-Mark zu finanzieren. Ein Dokument aus anderer Quelle lege nahe, dass wirklich Gelder flossen, wobei dafür verantwortlich der damalige Staatssekretär Karl Carstens (CDU), der spätere Bundespräsident, sein könnte.

    Das westdeutsche Geld, eine Barzahlung in Höhe von 1,2 Millionen D-Mark, werde „hauptsächlich für Sonderaktionen gegen KP-Funktionäre und zur Durchführung von gesteuerten Demonstrationen benötigt“, heiße es in der Akte. Die BND-Akten legten darüber hinaus den Verdacht einer deutschen Mitverantwortung für die Massaker nahe: Ein auf den 3. November 1965 datierter BND-interner Bericht mit dem Betreff „Föhrenwald“ schildere „ein regelrechtes Abschlachten von Kommunisten“, so das Nachrichtenportal T-Online.

    Es sei zwar unklar, wie genau der BND und die Bundesregierung damals mit dieser Bitte aus Indonesien verfahren wären: Während das Dokument mit dem handschriftlichen Vermerk „Abgelehnt Nichteinmischung“ gekennzeichnet sei, halte der BND unter anderem die zugehörige „Beschaffungsbitte“ aus Gründen des nachrichtendienstlichen Methodenschutzes weiter zurück.

    T-Online.de gesteht ein, das Dokument zwar nicht unabhängig verifizieren zu können, es enthalte jedoch nachweislich richtige Angaben über andere BND-Auslandsoperationen. Der spätere Bundespräsidenten Karl Carstens, sei damals in verdeckte Waffengeschäfte unter Beteiligung des BND verstrickt gewesen. Heute scheint das undenkbar, doch damals war Antifaschismus noch kein westdeutsches Regierungsprogramm.
    Bonner Kommunistenjäger und Nazi-Jurist Globke

    Die Bonner Republik stand im Kalten Krieg treu an der Seite der USA und ihre Vergangenheitsbewältigung der Nazi-Diktatur war noch nicht in Sicht. Später brauchte es den jüdischen Oberstaatsanwalt Fritz Bauer, um gegen erbitterten Widerstand vieler Juristen wenigstens einige NS-Massenmörder im Auschwitz-Prozess anzuklagen. Die Behörden und vor allem die Justiz der BRD war, gelinde gesagt, nicht frei von alten Nazi-Kadern.

    Erinnert sei nur an die Personalie Hans Maria Globke, „der starke Mann hinter Adenauer“. Als Adolf Hitlers Starjurist arbeitete Globke die furchtbaren NS-Rassegesetze aus, als Adenauers Staatssekretär war er später 14 Jahre lang einer der mächtigsten Regierungsfunktionäre der jungen Bundesrepublik. Globke wurde unter Hitler eine steile Beamtenkarriere zuteil: Bis 1945 war er Ministerialrat in Hitlers Reichsinnenministerium, verfasste einen teuflischen Kommentar zu den Nürnberger Rassengesetzen von 1935, welche der Juden-Verfolgung in Deutschland einen „rechtsstaatlichen“ Anschein gaben:

    Als Referent für Fragen der Staatsangehörigkeit schlägt Globke 1938 vor, alle Juden zu zwingen, die zusätzlichen Vornamen „Israel“ und „Sarah“ anzunehmen… Die DDR schlachtet den Fall Globke als Beispiel für die personellen Kontinuitäten zwischen der NS-Zeit und der BRD aus. In einem Schauprozess wird Globke in der DDR in Abwesenheit zu lebenslanger Haft verurteilt. Im selben Jahr, im Oktober 1963, endet seine Karriere mit dem Rücktritt Adenauers.
    MDR-Doku

    Adenauer, Carstens und die indonesischen Militärs

    Globkes Amtszeit in der BRD währte bis 1963. Dann übernahm Ludwig Erhard die Kanzlerschaft. Doch als Konrad Adenauer 1966 Ben Gurion in Tel Aviv traf, empfingen den CDU-Bundeskanzler israelische Demonstranten, die gegen seine Kumpanei mit Globke protestieren. Erhard gilt als Transatlantiker und ist im Westbündnis ein noch USA-treuerer Partner als der „Gaullist“ Adenauer. 1965 planten Washington und London eine streng geheime Intervention in Jakarta.

    Es ist daher nicht unwahrscheinlich, dass Erhards Staatssekretär Karl Carstens unter Anleitung von US-Geheimdiensten Kontakte zu rechtsextremen Militärs in Indonesien knüpfen sollte. Dass dabei die westdeutsche Staatskasse in Regime-Change-Pläne der USA eingebunden wurde, enthüllte T-Online vor zwei Jahren.

    Dafür spricht auch die Nähe des BND zu federführenden US-Geheimdiensten, die den gewaltsamen „Regime Change“ in Indonesien nach dem Muster der US-Operationen in Guatemala und Iran organisierten. In westdeutschen Geschichtsbüchern suchte man den Indonesian Genocide vergeblich, man fand dort nur die Propaganda-Version der Putschisten, sie hätten einen kommunistischen Umsturzversuch niedergeschlagen. Damit wurde den Opfern des Massenmordes an bis zu drei Millionen Menschen auch noch die Schuld dafür in die Schuhe geschoben.

    Wobei das wahre Ausmaß des Massakers ohnehin jahrelang und bis heute herunter gespielt wurde. Lange waren es in westlichen Schul- und Geschichtsbüchern nur einige Tausend Tote (in der DDR war das anders, aber das tat man im Westen als „Propaganda“ ab). Inzwischen, wo nicht mehr zu leugnen ist, dass mindesten eine halbe bis eine Million Opfer zu beklagen sind, spricht man von „Hunderttausenden“ Toten.
    „Es gab da Massenmorde“

    Bei unseren Kulturpolitikern, -Managern und -Journalisten dürfte historisches Wissen über die oft peinlich verschwiegenen Aspekte westlicher Politik eher rar sein. Immerhin erwähnt Elke Buhr, Chefredakteurin des Kunstmagazins Monopol, im NDR-Interview die Suharto-Diktatur. Doch vom Ausmaß der Verbrechen oder gar von möglichen westdeutschen Verstrickungen scheint sie aber nicht gehört zu haben:

    Taring Padi ist eine Gruppe, die sich Ende der 1990er-Jahre gegründet hat, aus der Erfahrung der Diktatur Suhartos, die da gerade zu Ende ging. Das war eine sehr harte Erfahrung für Indonesien: Das war ein Diktator, der als der korrupteste Diktator der Welt galt. Es gab da Massenmorde. Suharto wurde von den westlichen Mächten im Rahmen des Kalten Krieges unterstützt, wie das so oft war bei diesen Regimes. Diese Gruppe nutzt Agitprop-Ästhetik, Karikaturen, sehr politische Zeichnungen und Banner dazu, um Kunst in die Gesellschaft zu tragen.
    Elke Buhr im NDR

    Elke Buhr hatte zeitweise die documenta-Kuratoren gegen die Vorwürfe des Antisemitismus in Schutz genommen. Sie hatte für Verständnis mit Künstlern aus den Ländern des Südens und für die Freiheit der Kunst plädiert. Das großflächige Wimmelbild People‘s Justice wurde seit 20 Jahren ausgestellt, meist in Indonesien, aber auch in Australien - wo es, nebenbei bemerkt, die dortige jüdische Gemeinde offenbar nicht zu Protesten anregte.
    Bundespräsident, Kunst und Politik

    Bundespräsident Frank-Walter Steinmeier forderte in seiner kritischen Documenta-Rede, die Kunst müsse sich, wenn sie das Terrain der Politik betrete, an politischen Maßstäben messen lassen, könne sich nicht auf die Freiheit der Kunst berufen. Steinmeier setzte sich aber nicht wirklich mit dem als antisemitisch inkriminierten Kunstwerk auseinander, geschweige denn mit dessen Hintergrund: Der Indonesian Genocide von 1965/66 gilt als der nach dem Holocaust zweitschlimmste Völkermord des 20.Jahrhunderts mit mindestens einer halben bis drei Millionen Todesopfern.

    Massakriert wurde von den an die Macht geputschten Militärs und ihren Todesschwadronen die Kommunistische Partei Indonesiens, die mehr als drei Millionen Mitglieder zählte. Ganze Familien wurden grausam getötet, das Verbrechen gegen die Menschlichkeit wurde danach jahrzehntelang vertuscht und die Ermordeten damit ein zweites Mal getötet. Es hätte unserem Bundespräsidenten gut angestanden, sich mit möglichen deutschen Verstrickungen in diese Massenmorde auseinanderzusetzen.

    Antisemitismus ist keine Meinung, sondern ein Verbrechen. Das gilt aber auch für die Finanzierung von Putsch und Völkermord und vielleicht hilft der aktuelle Documenta-Eklat, einen ganz anderen Skandal endlich bekannt zu machen: Die fortgesetzte Anwendung von Massenmord als Mittel geheimer Außenpolitik -die „Jakarta-Methode“.
    Die „Jakarta-Methode“: Massenmord als Außenpolitik

    Die deutsch-indonesischen Beziehungen gelten als gut, besonders nach dem Suharto-Putsch und dem Indonesian Genocide. 1970 war Diktator Suharto auf Staatsbesuch in Westdeutschland, noch 1996 bekam er Staatsbesuch von Bundeskanzler Helmut Kohl, man sprach von persönlicher Freundschaft Kohls mit dem Massenmörder Suharto.

    Der Waffenhandel profitierte: 1992 lieferte die BRD Indonesien etwa 39 Landungsboote und Korvetten aus Altbeständen der DDR, die wurden 1999 und 2000 kurz nach dem Ende der Diktatur von Milizen bei Massakern im Osttimor eingesetzt.

    1965 war es für die USA heikel, in Jakarta zu intervenieren, was eine Einbindung der westdeutschen Verbündeten nahelegte:

    Ich sollte betonen, dass die materielle Unterstützung der USA für Indonesien damals recht gering war, weil es für die USA sehr riskant war, die indonesische Armee offen gegen Sukarno zu unterstützen, denn Sukarno war noch Präsident, die USA waren damals in Indonesien nicht sehr populär, und so mussten die CIA und die US-Regierung bei der Unterstützung im Allgemeinen äußerst vorsichtig sein, um sicherzustellen, dass diese Unterstützung nicht öffentlich bekannt wurde.
    Bradley Simpson, 1965tribunal

    Eine westdeutsche Verwicklung in den Putsch von Jakarta 1965 kann heute kaum noch geleugnet werden, auch wenn die Bundesregierungen entsprechende Akten weiterhin geheim halten. Auch eine deutsche Mitverantwortung an Genozid wurde vor zwei Jahren diskutiert, der BND förderte wohl indonesische Putschisten - die von T-Online geleakten Akten legen nahe, dass die Putschisten mit deutschen Steuergeldern versorgt wurden (siehe: hier und hier).

    Im Bundestag protestierte die Linksfraktion, medial wenig beachtet, gegen die Geheimhaltung wesentlicher Akten zur deutschen Verwicklung in die Massaker in Indonesien. André Hahn, stellvertretender Fraktionsvorsitzender und Mitglied des Parlamentarischen Kontrollgremiums, wollte in einer Parlamentarische Anfrage wissen, ob der T-Online-Bericht zutreffend sei – was die Bundesregierung schriftlich dementierte.

    Hahn kritisierte nach Akteneinsicht die mangelnde Transparenz der Bundesregierung: „Die darin enthaltenen konkreten Zahlen zu tatsächlich geleisteten Unterstützungen des Regimes sollen offenkundig nicht bekannt werden.“

    Demnach verdichten sich auch für den Abgeordneten die Hinweise, „dass der BND formell eine Mitverantwortung an den Massenmorden trägt“.
    Verschleierung von Völkermord

    Der „Spiegel“ hatte 1967 noch die Propagandaversion des Diktators Suharto ventiliert ("kommunistischer Putschversuch") und sich über den gestürzten Präsidenten Sukarno lustig gemacht, er sei „in Socken“ geflohen. Eine zynische Haltung angesichts von Millionen Opfern und besonders bestialischer Massenmorde -"killing were extremely savage", schreibt John Gittings in „The Indonesian Massacres, 1965-66“.

    Erst im Jahr 2015 kamen bezüglich des Massakers mit „Indonesien 1965ff.“ erstmals Indonesier in Deutschland zu Wort. Das Lesebuch erzählt ein grausames Kapitel aus der jüngsten Vergangenheit, das hierzulande nahezu unbekannt ist.

    Heute erhebt Jonas Mueller-Töwe auf T-Online die Frage: Deckte Deutschland den blutigen Putsch von 1965? Mueller-Töwe schreibt auch für die beliebte Checker-Site Correctiv, trotzdem blieb das Medienecho verhalten.

    Seine Kollegen von Neuen Deutschland legten nach zur deutschen Jakarta-Connection: Dass der BND 1965 weitere Leute vor Ort hatte, sei nachweisbar, der 1992 in München verstorbene Rudolf Oebsger-Röde gehöre dazu. Oebsger-Röde war SS-Obersturmbannführer, SD-Mann und Chef von Einsatzgruppen, dann hatte er bei der Organisation Gehlen, dem späteren BND, angeheuert. Wie viele Geheimdienstler war Ex-SS-Mann Oebsger-Röde ab 1959 in Indonesien in der Maske des Journalisten unterwegs, als Korrespondent für die Süddeutsche Zeitung und die Neue Zürcher Zeitung.

    Im Juni 1968 bestätigte der damalige BND-Präsident Gerhard Wessel - laut Protokoll - dem Bundestags-Vertrauensgremium, der BND habe nicht nur die indonesischen Militärs bei der „Zerschlagung der KPI“ mit Beratern, Ausrüstung und Geld unterstützt. Der spätere Staatschef Suharto habe, so Wessel, dem Dienst sogar einen »große(n) Anteil (…) am Erfolg« der Operation zugeschrieben.
    Neues Deutschland, 19.7.2020

    Mit der immer noch weitgehenden Geheimhaltung der deutsch-indonesischen Verstrickungen wie auch des Indonesian Genocide könnte es bald vorbei sein. Das laut dem US-Historiker Professor Geoffrey Robinson „most ignored event of mass killing of the 20th century“, der am meisten ignorierte Massenmord des 20.Jahrhunderts, könnte demnächst ins Zentrum der Aufmerksamkeit rücken.
    Die Jakarta-Methode: Washingtons antikommunistischer Kreuzzug

    „Die Jakarta-Methode: Washingtons antikommunistischer Kreuzzug und das Massenmordprogramm, das unsere Welt prägte“ lautet der Titel eines Sachbuchs, das der US-amerikanische Journalist und Autor Vincent Bevins 2019 vorlegte. In drei Monaten soll endlich eine deutsche Übersetzung vorliegen.

    Das Aufsehen erregende Buch „...handelt von der Unterstützung und Mitschuld der US-Regierung an den Massenmorden 1965-66, bei denen schätzungsweise eine Million Menschen getötet wurden (die Opferzahlen variieren zwischen 500.000 bis zu drei Millionen Toten), um die politische Linke und die Reformbewegungen im Lande zu vernichten.“ (Rainer Werning, 05.12.2021)

    Doch damit nicht genug, das Buch beschreibe auch spätere Wiederholungen der Strategie des Massenmords in Lateinamerika und anderswo. Die Massentötungen in Indonesien durch die von den USA und ihren Verbündeten (auch Westdeutschland) unterstützten indonesischen Militärs waren „bei der Ausmerzung des Kommunismus so erfolgreich“, dass der Begriff „Jakarta“ später eigens verwendet wurde, um auf die völkermörderischen Aspekte ähnlicher, späterer Pläne der USA bzw. „des Westens“ hinzuweisen, so Werning.

    1965 tobte der Vietnamkrieg und Washington glaubte an Eisenhowers Dominotheorie, dass asiatische Staaten, Thailand, Malaysia, Indonesien, Südkorea, wie Dominosteine umkippen und kommunistisch werden könnten. Werning nach gab es der PKI zufolge Mitte der 1960er Jahre 18 Millionen Mitglieder und Sympathisanten von der PKI-nahen Organisationen: Die Gewerkschaft Sobsi, die Volksjugend, die Frauenbewegung Gerwani sowie die Bauernfront.

    Vincent Bevins „Die Jakarta-Methode: Wie ein mörderisches Programm Washingtons unsere Welt bis heute prägt“, erscheint im Oktober 2022 bei Papyrossa, die ihren Autor als mehrjährigen Brasilien- und Südostasien-Korrespondent der Los Angeles Times bzw. der Washington Post beschreibt.

    Der preisgekrönte Publizist Vincent Bevins erinnert an ein Massenmordprogramm, das in anderen Teilen der Welt gezielt nachgeahmt wurde, so in Brasilien, Chile oder Argentinien... Große Teile des globalen Südens gingen nicht friedlich in das US-geführte Lager über.
    Papyrossa-Verlagsinformation

    Gebt die fehlenden BND-Akten frei!

    Ob und inwieweit die Entfernung des Kunstwerks „People’s Justice“ des indonesischen Künstlerkollektivs Taring Padi etwas mit den verzweifelten Versuchen westlicher Geheimdienste zu tun hat, ihre „Jakarta-Methode“ weiter zu verbergen und den Indonesian Genocide weiter herunterzuspielen, ist eine raunende Spekulation.

    Aber, dass es hier einen hässlichen Hintergrund gibt, ist nicht zu leugnen. Vielleicht werden wir mehr erfahren, wenn Bundeskanzler Olaf Scholz die betreffenden BND-Akten endlich freigibt.

    Das deutsche Wikipedia kennt im „BND“-Eintrag keine Verbindung des BND zu Indonesien. Aber immerhin wird die nach Staatssekretär Reinhold Mercker benannte Mercker-Kommission zum BND kurz erwähnt:

    Der bis heute in Teilen als geheim eingestufte Mercker-Bericht deckte 1968 laut Presseberichten Führungsmängel, Vetternwirtschaft, Korruption sowie Missbrauch und Fehlverwendung von Haushaltsmitteln auf. Weiterhin soll der BND einen signifikanten Teil seiner Ressourcen auf das Ausspähen westdeutscher Politiker verwendet haben.
    CIA Readingroom

    Innenpolitisch darf der BND als Auslandsnachrichtendienst genauso wenig tätig werden wie sein großer Bruder CIA in den USA. Und er tat es doch, etwa für den Hitler-Juristen und Adenauer-Mann Hans Maria Globke beim Ausspionieren der SPD.

    Der Historiker Klaus-Dietmar Henke bemerkt zu Globke, dieser „war der verschwiegene Helfer beim innenpolitischen Missbrauch des Auslandsnachrichtendienstes. Er lebte mit Gehlen in einer machtpolitischen Symbiose zu beiderseitigem Nutzen und zur Machtsicherung des Gründungskanzlers der Bundesrepublik Deutschland.“
    Literatur und Quellen

    Klaus-Dietmar Henke: Auslandsnachrichtendienst in der Ära Adenauer. In: Aus Politik und Zeitgeschichte Nr. 18–19 (2014), S. 36. zit.n. https://de.wikipedia.org/wiki/Bundesnachrichtendienst

    dtv-Atlas zur Weltgeschichte: 1965 „Militärputsch zur Entmachtung Sukarnos und Zerschlagung der KP, antikommunistische Demonstrationen fordern über 87.000 Tote“, dtv-Atlas zur Weltgeschichte Bd.2, 3.Aufl., München 1968, S.263

    Keller, Anett: Suharto-Aufarbeitung in Indonesien: Ein monströses Verbrechen, taz 25.7.2012

    Keller, Anett: Indonesien 1965ff. Die Gegenwart eines Massenmordes. Ein politisches Lesebuch. Regiospectra Verlag, Berlin 2015

    Türk, Harry/Diethelm Weidemann: Indonesien ’65 -Ereignisse, Tatsachen, Zusammenhänge; Militärverlag der DDR, Berlin 1975, Türk/Weidemann schreiben (Klappentext): „die Anatomie eines Militärputsches, bei dem eine halbe Million Indonesier bestialisch getötet wurden“.

    Cribb, Robert: Unresolved Problems in the Indonesian Killings of 1965-1966, 2002, Asian Survey vol. 42/4, pages 550-563

    Roosa, John/Joseph Nevins: The Mass Killings in Indonesia, Counterpunch, November 5, 2005

    Howland, Richard Cabot: The Lessons of the September 30 Affair , APPROVED FOR RELEASE 1994, CIA HISTORICAL REVIEW PROGRAM, 2 JULY 96, Perspective on Indonesia Coup and Counter Reaction: October 1965- March 1966, 142.Memo for President Johnson, Washington, October 1, 1965

    #Allemagne #Indonésie #services_secrets #BND #Organisation_Gehlen #génocide #anticommunisme #nazis

  • Pentagon ran secret anti-vax campaign to incite fear of China vaccines
    https://www.reuters.com/investigates/special-report/usa-covid-propaganda

    Superbe et très long travail de Reuters pour montrer comment, indépendamment de toute considération humaine, la CIA a mené une action de psyop pour dénoncer le vaccin chinois Sinovac aux Philippines. Les fake news produites par les États dans le cadre de cyberattaques ne sont pas l’apanage des seuls Russes et Chinois. La montée des menaces guerrières détruit toute moralité et utilise l’internet comme média de désinformation. Et après, les mêmes Etats écriront des lois pour limiter le liberté d’expression.

    The U.S. military launched a clandestine program amid the COVID crisis to discredit China’s Sinovac inoculation – payback for Beijing’s efforts to blame Washington for the pandemic. One target: the Filipino public. Health experts say the gambit was indefensible and put innocent lives at risk.

    By CHRIS BING and JOEL SCHECTMAN

    Filed June 14, 2024, 9:45 a.m. GMT

    WASHINGTON, DC

    At the height of the COVID-19 pandemic, the U.S. military launched a secret campaign to counter what it perceived as China’s growing influence in the Philippines, a nation hit especially hard by the deadly virus.

    The clandestine operation has not been previously reported. It aimed to sow doubt about the safety and efficacy of vaccines and other life-saving aid that was being supplied by China, a Reuters investigation found. Through phony internet accounts meant to impersonate Filipinos, the military’s propaganda efforts morphed into an anti-vax campaign. Social media posts decried the quality of face masks, test kits and the first vaccine that would become available in the Philippines – China’s Sinovac inoculation.

    Reuters identified at least 300 accounts on X, formerly Twitter, that matched descriptions shared by former U.S. military officials familiar with the Philippines operation. Almost all were created in the summer of 2020 and centered on the slogan #Chinaangvirus – Tagalog for China is the virus.

    #Anti-vax #Fake_news #CIA #Phillipines #Psyop

  • Marine Le Pen salue le choix de Serge Klarsfeld, qui préfère le RN à la France insoumise

    Marine Le Pen salue dimanche le choix de l’historien et avocat Serge Klarsfeld, grand défenseur de la cause des déportés juifs de France, qui a annoncé la veille qu’en cas de duel avec La France insoumise lors des législatives, il voterait pour le Rassemblement national (RN), qui a « fait sa mue » et qui « soutient les juifs ».

    https://www.lemonde.fr/politique/live/2024/06/16/en-direct-elections-legislatives-2024-dernier-jour-pour-les-depots-de-candid

    #électionsLégislatices2024

    • et tir de barrage dans Libé :

      https://www.liberation.fr/idees-et-debats/lettre-a-mes-amis-et-a-mes-compatriotes-francais-juifs-et-legitimement-in

      Serge Klarsfeld, historien de la Shoah, a fait polémique ce dimanche en déclarant qu’en cas de duel au second tour il voterait pour le RN et pas pour le Front populaire. Le meilleur choix, plaide l’écrivain Mahir Guven, est de s’engager d’abord contre la partie la plus antisémite du spectre politique français : le Rassemblement national. Ensuite viendra le moment de la nécessaire clarification de l’antisémitisme à gauche.

    • « Minimiser le danger que représenterait pour les juifs l’arrivée d’une extrême droite au pouvoir est naïf et dangereux », Laurent Joly, Historien, Marie-Anne Matard-Bonucci, Historienne
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/06/20/minimiser-le-danger-que-representerait-pour-les-juifs-l-arrivee-d-une-extrem

      Les déclarations récentes de #Serge_Klarsfeld qualifiant le Rassemblement national [#RN] de « parti projuif » qui « soutient l’Etat d’Israël » et justifiant un vote éventuel pour cette formation face à un candidat La France insoumise [LFI] suscitent stupeur et tristesse chez nombre d’historiennes et d’historiens dont nous sommes. Est-il besoin de rappeler le rôle considérable qu’a joué Serge Klarsfeld pour la connaissance des mécanismes et de la responsabilité de Vichy dans la déportation des juifs ? La stupeur est redoublée d’incrédulité lorsque l’on a travaillé soi-même sur ces sujets.
      Lire aussi | En direct, législatives 2024 : suivez la campagne officielle et les annonces sur les programmes

      On ne reviendra pas ici sur ce qui motive la déclaration de Serge Klarsfeld : qu’il y ait eu des prises de position plus qu’ambiguës, sinon antisémites, dans les rangs de LFI ne fait aucun doute, à commencer par certaines affirmations de son leader. Que ces prises de position soient le résultat d’un calcul électoraliste en direction d’un électorat arabo-musulman ou de préjugés plus enracinés ne change rien à leur gravité. Pour autant, minimiser le danger que représenterait aujourd’hui l’arrivée d’une extrême droite au pouvoir, pour les juifs et pour l’ensemble des minorités, est naïf et dangereux.

      On pourrait critiquer la posture, bien peu universaliste, qui consiste à choisir un parti politique uniquement en fonction du soutien déclaré à une minorité. On pourrait également expliquer que la « mue » du RN en un parti respectable reste superficielle et que celui-ci n’a jamais véritablement condamné l’héritage historique dont il est issu, comme l’ont maintes fois rappelé politistes et historiens et historiennes de l’#extrême_droite.

      Forme d’aveuglement

      En se posant en « défenseurs autoproclamés des juifs de France », les dirigeants du RN ne veulent pas seulement faire sauter le dernier verrou de la dédiabolisation. Dans une posture symétrique à l’antisionisme affiché de certains dirigeants de LFI, ils tentent de séduire un électorat tétanisé par un antisémitisme dont la résurgence, plus qu’inquiétante, prospère sur fond de conflit israélo-palestinien.

      Pourtant, céder à cette tentation ne peut être qu’une forme d’aveuglement consistant à ignorer le lien intime entre xénophobie et #antisémitisme, amplement documenté par les travaux de Serge Klarsfeld lui-même. Faut-il rappeler que la plupart des politiques antijuives contemporaines ont été précédées de mesures à l’encontre des étrangers et que, en dépit de différences initiales souvent affichées par les Etats persécuteurs entre juifs dits « nationaux » et juifs étrangers, les discriminations finirent par se généraliser ?

      L’histoire montre que les accusations antijuives, les « antisémythes » [néologisme inventé par Marie-Anne Matard-Bonucci], sont susceptibles d’être remobilisées dans des contextes particuliers lorsque certains acteurs y voient une utilité politique. Faut-il rappeler que les grandes associations antiracistes dites universalistes ne concevaient pas, à juste titre, la lutte contre l’antisémitisme sans prise en compte de toutes formes de racisme ? A l’opposé, le communautarisme et la concurrence des mémoires, encouragés aussi bien par l’extrême droite Soral-Dieudonné que par le parti des Indigènes de la République, font le lit des hostilités identitaires.

      Faut-il rappeler que les extrêmes droites, quand bien même elles affichent une culture politique nationaliste, agissent dans un environnement international et s’influencent les unes les autres et/ou pratiquent une forme de surenchère ? Quelles seraient, enfin, pour les juifs et juives de France les conséquences d’une politique menée par un gouvernement ciblant, en les essentialisant, certaines catégories de population tout en se déclarant « ami des juifs » ? L’antisémitisme a-t-il vraiment besoin de cette nouvelle configuration pour continuer à prospérer ?

    • « Serge Klarsfeld court-circuite l’histoire pour la dérouler à l’envers », Michèle Cohen-Halimi, Professeure de philosophie, Francis Cohen
      Ecrivain, Leopold von Verschuer, Traducteur et comédien
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/06/20/serge-klarsfeld-court-circuite-l-histoire-pour-la-derouler-a-l-envers_624175

      Entre le Nouveau Front populaire (#NFP) et le Rassemblement national (RN), monsieur Klarsfeld n’hésitera pas, il donnera sa voix au Rassemblement national qui aurait fait sa « mue ». Suffit-il au Rassemblement national de ne plus se dire antisémite pour ne plus l’être ? A quelle extraordinaire magie de la parole M. Klarsfeld donne-t-il crédit ! Suffit-il, en effet, d’une habileté tactique et rhétorique pour effacer l’#histoire et l’idéologie fondatrice d’un parti ?

      Qu’est-ce qui assure M. Klarsfeld de l’effectivité de cette mue dans un moment politique et électoral où la tactique impose d’y faire croire ? Faut-il donc penser de manière charitable que M. Klarsfeld s’abandonne à une crédulité désastreuse, quand il ne peut ignorer de quelle mémoire, de quel travail de mémoire, son nom est porteur ? A-t-il donc impunément décidé d’impliquer à lui seul cette mémoire dans son ralliement au Rassemblement national ?

      A entendre récemment M. Klarsfeld s’entretenant avec le journaliste Darius Rochebin sur LCI, le RN serait un parti « pro-juif » : « Le Rassemblement national soutient les juifs, soutient l’Etat d’Israël, et il est tout à fait normal, vu l’activité que j’ai eue ces soixante dernières années, qu’entre un parti antisémite et un parti pro-juif je voterai [sic] pour un parti pro-juif. »

      Un parti pro-juif est la figure spéculaire d’un parti antisémite : c’est un parti qui sait qui sont les juifs, un parti qui sait les reconnaître, un parti qui sait où ils sont. C’est un parti qui peut répondre à la question : « Qu’est-ce qu’un juif ? » Et nul n’ignore où a conduit ce discours essentialiste. Un tel parti n’est donc pas nouveau, ce qui est nouveau, en revanche, c’est qu’un tel parti puisse dire qu’il n’est pas antisémite.

      Effacement de l’histoire

      Et Serge Klarsfeld va encore plus loin dans la requalification idéologique du RN, lorsqu’il dit que ce parti est « populiste », ce qui pour lui signifie « populaire » ou, mieux encore, composé de « braves gens », car il court-circuite alors l’histoire pour la dérouler à l’envers et la réécrire en considérant que les « braves gens » du Rassemblement national auraient indubitablement fait partie des « braves gens » qui ont aidé les juifs en France pendant la seconde guerre mondiale : « C’est un parti populaire, populiste, on dit. Ce sont de braves gens et les braves gens pendant la guerre, ce sont ceux qui ont aidé les juifs en France. »

      Serge Klarsfeld n’alimente pas la confusion, il l’aggrave et il surenchérit sur l’effacement de l’histoire, qui fait partie du programme idéologique du Rassemblement national.

      Les procès pour négationnisme, les poursuites pour délits antisémites ont-ils condamné des femmes et des hommes de gauche ou d’extrême gauche ces dernières années ? Lorsque, le 5 novembre 2023, sur un plateau de BFM-TV, un journaliste demandait à Jordan Bardella si Jean-Marie Le Pen était antisémite, celui-ci répondit : « Je ne sonde pas les cœurs et les reins, mais je ne le crois pas. » M. Klarsfeld, quant à lui, croit Jordan Bardella.

      M. Klarsfeld apporte sa voix à une légitimation inespérée du RN, mais sa voix – l’aurait-il oublié ? – fait aussi résonner celles de toutes ces femmes, de tous ces enfants et de tous ces hommes qui, grâce à lui, sont présents à notre mémoire, qu’il trahit désormais. Car il n’est pas douteux que toutes ces femmes, tous ces enfants et tous ces hommes n’avaient pas besoin d’un parti « pro-juif ».

      Les signataires : Michèle Cohen-Halimi est professeure à l’université de Paris-VIII. Elle a publié « L’Action à distance. Essai sur le jeune Nietzsche politique » (Nous, 2021) et dirige la collection « Critique de la politique » aux éditions Klincksieck ; Francis Cohen est écrivain et professeur de philosophie au lycée Montaigne (Paris). Petit-fils de déporté, il a récemment publié : « Etat. Une politique de l’imprononçable » (Eric Pesty éditeur, 2023) ; Leopold von Verschuer est un comédien et metteur en scène, traducteur allemand de Valère Novarina depuis 1995, dont il vient de créer « Der Mensch ausser sich » [L’Homme hors de lui] (TD Berlin, 2024). Il est le petit-fils de l’eugéniste Otmar von Verschuer (1896-1969), qui fut le mentor de Josef Mengele (1911-1979).

  • Pour un anarchisme révolutionnaire
    https://infokiosques.net/spip.php?article2106

    La publication du livre « Pour un anarchisme révolutionnaire » (Ed. L’Echappée, 2021) a été l’occasion de rencontrer beaucoup de camarades, et d’avoir de nombreuses discussions. Cette brochure s’inspire de ces échanges. Elle reprend les questions qui ont été posées le plus souvent et présente l’essentiel de ce qui s’est dit par la suite. Sommaire :- Pourquoi parler de « révolution anarchiste » et en quoi consiste-t-elle ?- Ces dernières années, nous assistons à un renforcement de l’appareil d’Etat. La perspective d’une révolution anarchiste ne s’éloigne-t-elle pas ?- En tant qu’exploités, prolétaires, nous sommes isolés, atomisés. Les organisations ouvrières sont mortes ou très faibles. Alors, d’où peut venir la force révolutionnaire ?- Les partis et syndicats étant de plus en plus discrédités, le « (...)

    #P #Infokiosque_fantôme_partout_ #Anarchismes,_anarchie #Anglais #Espagnol
    https://camaraderevolution.org
    https://asaprevolution.net
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/pour-un-anarchisme-revolutionnaire-cahier.pdf
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/pour-un-anarchisme-revolutionnaire-pageparpage.pdf
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/for-a-revolutionary-anarchism-booklet.pdf
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/for-a-revolutionary-anarchism-pageperpage.pdf
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/por-un-anarquismo-revolucionario-pageparpage.pdf
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/por-un-anarquismo-revolucionario-cuaderno.pdf

  • La chasse peut-elle être l’alliée de la préservation de la nature ?
    https://www.terrestres.org/2024/06/14/la-chasse-peut-elle-etre-lalliee-de-la-preservation-de-la-nature

    A première vue, tout oppose chasseurs et protecteurs des écosystèmes et des #Animaux. Pourtant, ils entretiennent des liens serrés depuis plusieurs siècles. Retour sur une histoire mouvementée et ambivalente. L’article La chasse peut-elle être l’alliée de la préservation de la nature ? est apparu en premier sur Terrestres.

    #Protection_de_la_nature #Sauvage #Vivants

  • Sociologie des électorats | Ipsos
    https://www.ipsos.com/fr-fr/europeennes-2024/sociologie-des-electorats-2024

    Pas mal d’infos très intéressantes :
    – 30% de l’électorat du RN serait féminin. Incroyable, tant les femmes auraient à perdre...
    – le vote RN progresse dans les catégories aisées. Il faut arrêter de dire (tout comme pour le vote Trump d’ailleurs) que c’est un parti qui capte les colères des catégories sociales à faible revenu et faible niveau d’étude. C’est un parti qui s’étend sur tout le spectre social.
    – ce qui est donc d’autant plus grave, car c’est vraiment un parti qui capte et construit le bruit de fond culturel, ce qui va donc forcément bien au delà des moments électoraux. Quand les idéologies de haine, les réflexes faciles et la volonté d’en découdre sans qu’il n’y ait pour autant de projet, de réelles perspectives (cf les positions sur l’écologie, le climat, les retraites, le modèle économique, les impôts, le service public...) alors, on est sur une pente glissante, savonnée et donc difficile à remonter.

    C’est spectaculaire. Forte d’un gain de huit points par rapport aux Européennes 2019 (31,36% vs 23,34%) et quasiment le tiers des suffrages, la liste RN de Jordan Bardella est arrivée en tête dans presque toutes les catégories sociodémographiques testées dans notre enquête.

    En termes de sexe et d’âge, elle a progressé de dix points dans l’électorat féminin (20% des voix en 2019, 30% aujourd’hui), confirmant la fin du gender gap spécifique à l’extrême-droite. La liste Bardella a également fait beaucoup mieux chez les moins de 25 ans, passant de 15% à 26% des voix.

    La progression la plus importante se situe peut-être dans la classe moyenne, où le RN a clairement pris le leadership : les scores sont passés de 19% à 29% dans les professions intermédiaires (+10 points), de 16% à 29% chez les Bac +2 (+13). Le RN a aussi enregistré des gains supérieurs à 50% chez les cadres (de 13% à 20% des voix, +7), tout en renforçant son socle traditionnel (40% chez les employés, record à 54% chez les ouvriers, +14). C’est devenu le premier parti des salariés (36% des voix), du public (34%) comme du privé (37%). La concurrence est écrasée, c’est considérable. Le vote RN a par ailleurs aussi largement pénétré la catégorie Retraités, avec 29% des suffrages (22% en 2019).

    En termes politiques, la liste Bardella a bénéficié de renforts de toutes parts : 8% des électeurs qui avaient choisi Jean-Luc Mélenchon à la Présidentielle 2022 et qui se sont déplacés aux Européennes ont cette fois choisi de voter RN, comme 9% de ceux qui avaient voté pour Fabien Roussel et 7% qui avaient voté pour Emmanuel Macron. Les transferts de voix provenant de la droite sont proportionnellement encore plus nombreux, avec près de 20% de l’électorat de Valérie Pécresse et 43% de l’électorat d’Eric Zemmour. A noter aussi l’excellent report de voix de l’électorat de Marine Le Pen, proche des 90% (4% partis vers Reconquête, 4% sur une petite liste).

    Le socle électoral du Rassemblement National s’est donc considérablement renforcé et il n’y a guère qu’au sein des catégories très favorisées qu’il n’a pas joué la première place : chez ceux qui se classent dans les « milieux aisés ou privilégiés » (19% des voix pour 26% à la liste Renaissance) et chez ceux qui « arrivent à mettre beaucoup d’argent de côté » (15% vs 24% pour Renaissance).

    Le RN s’est envolé et l’écart avec la liste de la majorité Présidentielle s’est d’autant plus creusé que cette dernière a perdu beaucoup des soutiens de 2019. Son score a diminué de plus de 60% chez les employés, les ouvriers, les chômeurs, mais c’est la baisse de 50% chez les cadres qui est la plus symptomatique. Avec 15% des suffrages (29% en 2019), la liste de la majorité présidentielle a été devancée dans cette catégorie à la fois par la liste PS-Place publique de Raphaël Glucksmann et par la liste RN, à égalité (20% chacune). Renaissance a également beaucoup perdu chez les jeunes (17% des voix en 2019 pour seulement 7% cette année chez les 25-34 ans).

    A l’inverse, la liste PS-Place publique a vu ses scores multipliés par deux ou trois dans presque toutes les catégories testées, à l’exception notable des ouvriers (7% en 2019, 7% aujourd’hui) et des 18-24 ans (5% en 2019, 5% aujourd’hui). Partout ailleurs les progressions sont d’autant plus inédites qu’on partait de très bas. Sur l’ensemble du corps électoral, la progression de 7,6 points pour passer de 6,19% en 2019 à 13,8% correspond ainsi à une augmentation de 123%. Et on est largement au-delà pour de nombreuses catégories, avec par exemple un bond de 233% chez les cadres (de 6% à 20%). La liste PS-Place publique a devancé la liste Renaissance dans toutes les catégories d’actifs, mais est restée derrière chez les retraités et les catégories aisées. Politiquement, elle est parvenue à capter une large part du vote de gauche : 25% de l’électorat de Jean-Luc Mélenchon à la dernière Présidentielle, 30% de celui de Fabien Roussel, 32% de celui de Yannick Jadot, mais aussi 16% de celui d’Emmanuel Macron. Au coude à coude dans les intentions de vote avec la liste de la majorité présidentielle, la liste socialiste a incontestablement bénéficié d’un vote utile anti-Macron.

    Les autres listes de gauche en ont forcément souffert. Le succès de la liste LFI de Manon Aubry auprès des jeunes lui a néanmoins permis d’obtenir un meilleur score qu’en 2019 (9,9% pour 6,3% en 2019, +3,6). Cette performance électorale (près du tiers des voix des 18-24 ans et 18% chez les 25-34 ans) est sans doute à rapprocher de la position très forte de LFI sur « la situation à Gaza », retenue parmi les principaux déterminants du vote par 22% des 18-24 ans, vs 6% sur l’ensemble des électeurs. L’élection a été en revanche beaucoup plus difficile pour les écologistes, tombés sous les 10% dans toutes les catégories socio-démographiques testées dans notre enquête. Passés de 13,5% des voix en 2019 à 5,5% cette année, les scores d’un scrutin à l’autre se sont presque inversés avec ceux de la liste PS-Place publique. A droite, la liste LR de François-Xavier Bellamy est également restée bloquée sous les 10%, sauf dans l’électorat de plus de 70 ans (12%), chez les Retraités CSP+ (11%) et au sein des classes moyennes supérieures (11%). A noter enfin une répartition très homogène du vote Reconquête, qui malgré le succès de la liste Bardella enregistre autour de 5% des voix dans quasiment toutes les catégories d’électeurs, à part les plus jeunes.

    #Carte_électorale #Européennes #Analyse_sociale

  • Bernard Cazeneuve accapare #Léon_Blum | Le Club

    https://blogs.mediapart.fr/amd92/blog/110624/bernard-cazeneuve-accapare-leon-blum?at_medium=custom3&at_campaign=6

    Bernard Cazeneuve accapare Léon Blum
    « Le rassemblement de la gauche de gouvernement ne peut pas se faire avec LFI. Sauf à tout trahir de l’héritage de Blum ». Voilà une parole bien imprudente de Bernard Cazeneuve. Par #Antoine_Malamoud, arrière-petit-fils de Léon Blum.

  • Pour une santé mentale autogérée
    https://infokiosques.net/spip.php?article2097

    C’est dur de prendre soin de soi, surtout quand ça ne va pas dans la tête. Et on ne devrait pas se retrouver avec la charge mentale de gérer le zbeul dans notre esprit. Ca a pris du temps, mais j’ai réussi à mettre en place tout un tas de petits trucs qui m’aident à mieux gérer au quotidien. Que ça soit dans ma tête, ou dans un carnet, je m’impose tout un tas de petits “exercices” que j’ai imaginé ou que l’on m’a recommandé, et qui m’aident. Alors voilà, j’avais envie de partager tout ça, parce que le Care, c’est prendre soin de soi, mais aussi prendre soin des autres. #P

    / Infokiosque fantôme (partout), (...)

    #Infokiosque_fantôme_partout_ #Antipsychiatrie
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/sante_mentale_autogeree-cahier-16pa4-2024.pdf
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/sante_mentale_autogeree-fil-32pa5-2024.pdf

  • Animaux sauvages en ville : quelles cohabitations ?

    Quelles #cohabitations avec la #faune_sauvage en #ville ? Pour interroger les relations parfois conflictuelles entre #humains et #animaux, ce numéro spécial réunit huit textes sur les #animalités_urbaines avec des cas d’étude – et récits fictionnels – portant sur des #renards, des #sangliers, des #vaches, des #vers_luisants et d’autres #insectes au sein d’espaces urbains et périurbains. S’intéressant à la place que les animaux occupent et aux spatialités qu’ils génèrent ainsi qu’aux relations qui se nouent autour et avec eux, les contributions apportent des éclairages sur les formes plurielles et ambivalentes que prend l’expérience négociée de la #cohabitation entre humains et animaux dans la ville.

    https://www.alphil.com/livres/1372-1671-geo-regards-n-16-2023.html
    #géographie_urbaine #urban_matter #ressources_pédagogiques #non-humains

  • Le #Maitron : #Dictionnaire_biographique du mouvement ouvrier et mouvement social

    Le site maitron-en-ligne reprend, parfois dans une version enrichie et avec de l’iconographie, la totalité des 225 709 notices publiées dans l’ensemble du Maitron, y compris les volumes spécialisés et les cédéroms.

    L’ensemble des notices correspondant aux cinq premières périodes du Maitron, de 1789 à 1968, y compris les notices inédites ou enrichies qui viendront s’y ajouter à l’avenir, sont en libre accès depuis le 5 décembre 2018.

    • La rubrique Dictionnaires reprend l’ensemble des dictionnaires spécialisés du Maitron récemment réalisés ou en cours de réalisation/réactualisation.

    Le Dictionnaire des #anarchistes - Le Dictionnaire biographique des #cheminots (#DBC) - Le Dictionnaire biographique des #enseignants et personnels de l’éducation (#DBE) - Le Dictionnaire biographique des #fusillés et #exécutés (#DBFE) - Le Dictionnaire biographique des #Gaziers-électriciens (#DBGE) - Le Dictionnaire biographique des militants du #Val-de-Marne (#DBMVM)

    Parmi les dictionnaires internationaux, on retrouvera notamment Le Dictionnaire du mouvement ouvrier en Grande-Bretagne et Irlande - Le Dictionnaire biographique du #Komintern (DBK) - Le Dictionnaire biographique du mouvement social francophone aux États-Unis (La sociale en Amérique) - Les dictionnaires biographiques du mouvement ouvrier au Maghreb, en cours de chargement, et en particulier le Dictionnaire Algérie - Le Dictionnaire Chine - Le Dictionnaire Autriche - Le Dictionnaire biographique des mobilisations et contestations africaines, et le Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier en Belgique, en cours de constitution.

    S’ajoutent certaines entrées thématiques, telles que la navigation parmi les notices de femmes, ou pour des corpus importants, comme les Volontaires en Espagne républicaine.

    • La rubrique Périodes correspond au découpage chronologique traditionnel du Maitron, avec ses quatre premières périodes déjà publiées et la cinquième période (1940-1968). Toutes les notices de ce site sont donc reliées à une ou plusieurs périodes.

    • Pour chaque biographie, trois « Rebonds » vous sont proposés. Ils sont choisis aléatoirement parmi les notices présentant des similitudes chronologiques, géographiques et socioprofessionnelles. Ces rebonds varient à chaque visite ou à chaque affichage de la biographie.

    • Pour certains corpus, figure aussi une invitation à « Aller plus loin », vers des articles de présentation ou de synthèse. Ces contenus sont bien sûr amenés à s’enrichir et à se développer. Ils correspondent aussi à la rubrique « Explorer le Maitron » de la page d’accueil.

    • Un moteur de « recherche avancée » permet des recherches avec croisement des informations. Depuis le mois d’octobre 2019 le tri par département, et même par groupe de départements dans la limite de 5, est possible.

    https://maitron.fr

    #dictionnaire #fiches #figures #fiches #notices

    @dlatr a émis ici quelques difficultés techniques et d’organisation :
    https://seenthis.net/messages/1029782

    • #CAUSIMMI : #cause_immigrée

      La cause immigrée : mobilisations, organisations et militant.e.s dans la France des années 68 à nos jours (CAUSIMMI).

      Le projet CAUSIMMI vise à étudier la cause immigrée, des « années 68 » jusqu’à aujourd’hui, cause englobant l’ensemble des #mobilisations aspirant à l’égalité de droits et de traitement en France, entre nationaux et étrangers ou perçus comme tels, dans différents domaines : entrée et droit au séjour ; droit de vote, droit d’association et droits syndicaux ; travail ; logement ; santé ; police et justice ; administration et action publique ; ou encore culture.

      CAUSIMMI prend en considération l’ensemble des organisations ayant pris part à ces mobilisations : organisations constituées par des travailleurs et des étudiants étrangers dès les années 1960, que ce soit des comités de lutte centrés sur des thématiques précises ou bien des associations autonomes aux préoccupations plus larges et souvent structurées sur une base nationale, communautaire et politique ; associations de jeunes immigrés créées dans les années 1980 ; groupes de femmes immigrées nés à partir des années 1970 ; associations de solidarité avec les immigrés, qu’elles soient anciennes ou plus récentes ; associations de défense des droits de l’homme ou antiracistes engagées dans la cause immigrée ; collectifs de militant.e.s apparus à partir du début des années 1990 et se définissant à la fois comme des héritiers de l’immigration et des habitants de quartiers populaires ; groupes apparus après 2004 et se reconnaissant dans de nouvelles formes d’identifications collectives et ayant concouru à faire exister des concepts émergents autour des questions de racisation, de décolonialisme, d’intersectionnalité ou d’afroféminisme.

      De façon équivalente, CAUSIMMI prend en compte des organisations ne se concentrant pas sur la seule cause immigrée, mais qui ont pu en être actrices à divers degrés. À ce titre, sont donc inclus des militant.e.s appartenant à des partis politiques de gauche, et notamment PS, PC, PSU et Verts ; à des organisations d’extrême gauche, en particulier maoïstes, trotskyste, anarchiste, communistes libertaires, autonomes, ou encore antifascistes ; à des organisations s’inscrivant dans le champ du christianisme social ; ou encore à des syndicats dont l’action en faveur de la cause immigrée a souvent dépassé le domaine du travail.

      En recensant ces mobilisations et ces organisations, le projet CAUSIMMI constituera une base de données concernant les militant.e.s de la cause immigrée et produira environ 400 notices biographiques reprenant le modèle du MAITRON (le dictionnaire biographique du mouvement ouvrier et du mouvement social).

      Ce projet collectif s’appuie sur les sources laissées par des générations de chercheuses, chercheurs et militant.e.s spécialistes de la cause immigrée. Il ne pourra prendre en compte toute la diversité de cette cause qu’avec l’aide de contributrices et contributeurs s’engageant de façon ponctuelle ou régulière.

      L’équipe CAUSIMMI lance donc un appel à collaborations. Celles-ci pourront consister à écrire des notices biographiques ; proposer des listes d’organisations et de militant.e.s de la cause immigrée ; indiquer l’existence d’informations biographiques concernant ces militant.e.s dans tels ou tels travaux ou documents ; ou simplement faire des suggestions.

      https://maitron.fr/spip.php?article252819

    • Pour Eric Hazan, changer le monde n’était pas un programme d’avenir mais un travail de chaque jour, par #Jacques_Rancière
      https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/pour-eric-hazan-changer-le-monde-netait-pas-un-programme-davenir-mais-un-

      Ce n’est pas seulement qu’il s’intéressait à tout et que sa culture humaniste était bien plus vaste et profonde que celle de tant de clercs qui sourient d’engagements militants comme les siens. C’est que le monde pour lequel il se battait était celui de l’expérience la plus large et la plus riche et qu’il ne séparait pas le travail de la connaissance et les émotions de l’art de la passion de la justice. Cet homme indigné contre toute oppression aimait, plus que les crieurs, celles et ceux qui cherchent, inventent et créent.

      https://justpaste.it/c0k8d

    • Les éditions Agone. 18, boulevard de Paris 13003 Marseille
      https://mastodon.social/@EditionsAgone/112570946028414764

      Alors que se perpétue le dérisoire jeu de chaises musicales entre la poignée d’employés (très, très bien payés) qui fait tourner le marché de la concentration pour quelques millionnaires sinon milliardaires, un événement du sous-champ culturel du #livre mérite, lui, une place dans nos mémoires. Jeudi 6 juin, Éric Hazan est mort. Du « Monde » et « L’Humanité » à « Libération », en passant par « Télérama » et « Mediapart », la presse parisienne a donné, avec plus ou moins d’honnêteté, de dignité ou de platitude, le portrait du fondateur des #éditions_La_Fabrique. Rappelons ici sa place, centrale depuis vingt ans, dans la défense du métier d’éditeur. Et la critique à laquelle il a donné un titre : L’Édition sans éditeur – premier des trois livres de l’éditeur franco-américain #André_Schiffrin qu’Éric Hazan a édités et traduits en 1999. Alors que, plus que jamais, la concentration détruit l’édition dans l’indifférence générale – de l’État qui la soutient, des auteurs et autrices qui n’en tirent aucune conséquence aux journalistes qui l’accompagnent et aux libraires qui l’acceptent –, la lucidité d’Éric Hazan et sa manière si singulière, ferme et paisible, d’affirmer franchement les réalités les plus dures nous manquent plus que jamais.

      https://lafabrique.fr/ledition-sans-editeurs

    • Éric Hazan, des combats au cœur des livres - #Jean_Stern @orientxxi
      https://orientxxi.info/magazine/eric-hazan-des-combats-au-coeur-des-livres,7398

      Éditeur et essayiste, Éric Hazan, qui vient de mourir à 87 ans, avait fondé La fabrique il y a 25 ans. Pionnier de l’édition indépendante en France, Hazan avait bataillé contre la mainmise des groupes financiers sur la vie éditoriale. La fabrique est aussi l’un des lieux majeurs de publication d’essais et d’analyses sur le judaïsme, le sionisme, Israël et la Palestine.

    • Traduction en anglais de l’article de Jacques Rancière paru sur Libé le 08/06/2024 :
      https://newleftreview.org/sidecar/posts/grand-editeur?pc=1609

      There is an infinitely reductive way of commemorating Eric Hazan, simply by saluting him as a courageous publisher and defender of the radical left, an unyielding supporter of the rights of the Palestinians and a man who, against the grain of his times, so believed in revolution that he devoted a book to the first measures to be taken on the morning after.

      He was certainly all these things, but we first need to register the essential point: in an age when the word ‘publishing’ conjures up empires of businessmen for whom everything is a commodity, even the most nauseating ideas, he was first and foremost a great publisher. This was not simply a matter of competence. It was much more a question of personality. And Eric was an exceptional personality: possessed of a mind curious about everything, a scientist by training and neurosurgeon in a previous life, but also a connoisseur of the arts and lover of literature; a city-dweller, sensitive to the living history of every stone in the street; an open and welcoming man with a radiant smile and eloquent handshake, eager to communicate his passions, to share his discoveries and convince others – without preaching – of what he considered to be the exigences of justice.

      I learnt from our first contact, just as La Fabrique was starting up, that he was no ordinary publisher. He had attended a few sessions of my seminar on aesthetics and wanted to better understand what I was doing and where it was heading. I sent him a short interview I’d done for a magazine published by friends of mine. A few days later, he told me that it was a book and that he was going to publish it. Which he did so effectively that this little volume, barely visible on a bookshelf, found its way around the world. I thereby discovered something surprising: a great publisher is one who can recognize you have written a book when you don’t know it yourself.

      Thus began a long collaboration punctuated by books whose titles alone prove that he was so much more than a publisher of revolutionary firebrands. Were that the case, what business would he have with exploring territories as remote from immediate political action as the landscape of eighteenth-century England, the dissolution of the traditional threads of narrative in the novels of Flaubert, Conrad or Virginia Woolf, the interweaving of time in the films of Dziga Vertov, John Ford or Pedro Costa, or the conception of the spectator implied by this or that installation of contemporary art? What, moreover, would lead him to publish a complete edition stretching to over a thousand pages of Walter Benjamin’s Baudelaire? And to immerse himself in Balzac’s Paris? It’s not only that he was interested in everything and his engagement with humanist culture was far broader and deeper than so many of the ‘clercs’ who smirk at militant commitments of his kind. It was because he fought for a world of the widest and richest experience, and did not separate the work of knowledge and the emotions of art from the passion of justice. This man – indignant against all oppression – loved, more than sloganeers, those who seek, invent and create.

      Changing the world was for him not a programme for the future but a daily task of adjusting our vision and finding the right words. And he understood that revolt is itself a means of discovery. In the work of the most radical authors he published, whether on feminism, decolonialism or pipeline sabotage, he discerned not only a cry of anger against the reign of injustice but also a project of research, a singular expression of the world we live in, and a new way of shedding light on it. Hence, he was careful to ensure that the most provocative titles appeared in booksellers’ windows adorned in such a way that made them precious objects.

      Is this why he chose the name La Fabrique? For connoisseurs of workers’ history, the name recalls Echo de la fabrique, the newspaper of the Lyonnais canuts during their revolt of the 1830s. No doubt it was important for it to evoke the memory of the great days of 1848 and the Commune. But the word ‘fabrique’ also associated this tradition of struggle with a whole conception of the publisher’s work: a radical departure from the logic of profit and its associated strictures of management; an artisanal love of craftsmanship that neglected no aspect of book production; but also an idea of the fraternal workshop where men and women would bring the product of their labours which, as they intertwined, would be transformed into something else: a shared wealth of experience, of knowledge and insight, the sense of a collective capacity to build a world different from the one that our masters and their intellectual lackeys present to us as the only, inescapable reality.

      Offering alternative cartographies of what is visible, of what takes place and what matters in our world: this is the concern that brought him together with so many authors of such different interests, ideas and sensibilities, all of which he respected equally without attempting to corral them into a common line. Because this great publisher was above all a free man who could only breathe in an atmosphere of freedom.

      Was it the thinning of this atmosphere that, alongside his illness, darkened his final days? Never have the causes for which he fought been so mockingly besmirched in theory, so blithely trampled underfoot in practice, as they are today. For a long time, Eric saw in the very ignominy of the powers that govern us a reason to hope for the coming revolution. Their world, he thought, is so decrepit that the slightest blow here or there is bound to bring about its collapse. This is the logic, perhaps a little too cursory, of good craftsmen and sons of the Enlightenment. They believe that rot causes buildings to crumble. Unfortunately, it is more like the glue holding the system together. And this imposes a long and painstaking task on those who first and foremost need air that is more breathable and more conducive to the preparation of other tomorrows. It is, in any case, a task for which his uncompromising resistance to baseness in every form will long serve as an example.

  • 1944, le D-Day, le débarquement, la libération, les nazis... et 44 c’est aussi la naissance d’Angela Davis le le 26 janvier 1944 à Birmingham en Alabama
    https://rfi.my/AawS

    Elle est la femme la plus recherchée par le FBI dans les États-Unis des années 70. Condamnée à mort puis acquittée, #Angela_Davis incarne une révolution radicale, antiraciste, communiste et féministe. Sa philosophie brûlante inspire les pièces de théâtre et les livres de mes invités : la comédienne Astrid Bayiha, le dramaturge Alain Foix et la sociologue Najate Zouggari. Enregistrement en public de l’émission au Festival « Aux quatre coins du mot ». Archives sonores et musicales.

    https://www.heliotrope-cie.com/creation/angela-histoire-etats

    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/serie-qui-a-peur-d-angela-davis

    Philosophe afro-américaine née en 1944, militante communiste, Angela Davis a dédié sa vie aux combats qui ont traversé la seconde moitié du XXe siècle. Quatre épisodes tournés en France, en Alabama, Los Angeles et San Francisco pour enfin répondre à cette question : qui a peur d’Angela...

  • Le type s’est déclaré haut et fort anti-Hamas, mais pour ces gens la réalité n’a aucune importance

    Constance Le Grip sur X
    https://x.com/ConstanceLeGrip/status/1797951868586664147

    Nous, Députés de la majorité présidentielle et membres du Groupe d’études
    @AssembleeNat Lutte contre #Antisemitisme, protestons fermement contre la remise du #PrixLiberté2024 de la Région Normandie à M.Motaz Azaiza, sympathisant du #Hamas #Normandie #Justice #DDay

    Justice, DDay… mais quelle mascarade !!!