• La #CNT-AIT de #Toulouse – L’Atelier idéal
    #Anarchosyndicalisme !
    vous invitent aux

    « PREMIERES JOURNEES ICONOCLASTES »
    29 - 30 – 31 mai 2015
    Dans les locaux de « La Chapelle »,
    36 rue DANIELLE CASANOVA - TOULOUSE
    (Métro : Compans ou Canal du Midi)


    VENDREDI 29 MAI

    18 h : Accueil – apéro
    20 h 15 : Conférence de #Françoise_MORVAN :
    « #Ethnorégionalisme et #ultralibéralisme : la Bretagne pour laboratoire »

    Une langue qui meurt, c’est une part du patrimoine de l’humanité qui disparaît : au nom de cette évidence, on s’emploie à sauver le breton, qui n’est plus guère parlé que par moins de 1 % des jeunes en Bretagne. Juste cause, mobilisant des militants dévoués ?
    Oui, jusqu’au moment où l’on prend conscience des enjeux réels du combat régionaliste.
    Après un étrange périple au sein des milieux régionalistes bretons, Françoise Morvan, originaire du centre de la Bretagne, a conduit une réflexion sur l’instrumentalisation qui est faite de la langue et de la culture bretonnes à des fins politiques et commerciales.
    Si elle a mené une enquête à la fois historique et sociologique en Bretagne, celle-ci ne concerne pas seulement cette région mais bien toute l’ « Europe des ethnies » qui trouve à présent l’appui des tenants de l’ultralibéralisme.

    Questions – Réponses. Entrée libre.

    SAMEDI 30 MAI

    11 h à 13 h : Petit déjeuner et Table ronde autour des régionalismes
    (A la suite de la conférence de la veille de F. Morvan). Débat avec la salle - Entrée libre.

    16 h 00 : Conférence d’#Yves_COLEMAN :
    « L’#antisémitisme de gauche »

    La plupart des militants et des intellectuels de gauche ou d’extrême gauche considèrent que l’antisémitisme tout court serait un fléau en voie de quasi disparition, alors pourquoi diable s’intéresser à « l’antisémitisme de gauche »… ? Pourtant cet antisémitisme existe depuis près de deux siècles et a pris différentes formes dont il faut à la fois retracer l’histoire au sein du mouvement ouvrier, mais aussi souligner les continuités et les discontinuités jusqu’à l’antisémitisme mondialisé actuel, qui, dans la grande communion du cyberespace, fédère toutes les formes d’antisémitisme, du vieil antijudaïsme religieux chrétien et musulman à l’antisémitisme racial, nationaliste, anti-capitaliste ou anti-impérialiste, permettant à des groupes et des individus très différents politiquement de communier dans la même haine (assumée ou pas) : celle du Juif… Sans une telle vision d’ensemble de l’antisémitisme de gauche, il est impossible de comprendre la portée de l’assassinat d’Ilan Halimi (réduit à un simple fait divers par la gauche et l’extrême gauche en 2006), des meurtres commis par Merah, Nemmouche ou Coulibaly, mais aussi les alliances – a priori contre nature – entre l’extrême droite pro-islamiste, le politicien raciste Dieudonné et l’extrême gauche qui se prétend antisioniste.

    Débat avec la salle. Entrée libre.

    20 h 15 : Conférence de #Jordi_VIDAL :
    « #Postmodernisme : la stratégie, ou l’extinction des Lumières »

    « L’une des victoires du postmodernisme est d’être considéré (...) comme un mouvement profondément de gauche. (...). Il s’y entend comme personne pour soutenir toutes les postures et ne jamais défendre un seul combat qui évoquerait, même de loin, l’existence d’une lutte des classes. « L’indigène de la République » se substitue à l’exploité, les "queers" font l’impasse sur les luttes féministes et l’hétérosexualité devient un impérialisme à combattre. On conteste la domination de l’homme blanc abstrait, jamais celle de la marchandise concrète ».
    Ce bref extrait, tiré de l’un de ses ouvrages (1), donne à lui seul un aperçu de la réflexion de Jordi Vidal sur les dérives qui sclérosent l’esprit critique, le renvoyant à un simulacre de pensée et à de nombreux sophismes.
    Il dénonce, également, un monde où le « relativisme culturel » , fait « l’apologie de la différence pour la différence » . En bref, il dénonce les attaques contre le rationalisme des « Lumières » aux fins de perpétuer la servitude de l’Homme par l’Homme.
    (1) Servitude et simulacre (edts allia) Jordi Vidal.

    Débat avec la salle. Entrée libre.

    DIMANCHE 31 MAI

    11 h à 13 h : Atelier militant - sur inscription préalable auprès des organisateurs :
    « Analyse de trente ans de scissions dans les milieux libertaires » .

    13 h - 15 h : Pique-nique

    15 h 00 : Conférence d’#Yves_COLEMAN
    « Idéologues et militants du #social-chauvinisme »

    Le « social-chauvinisme » est une vieille expression polémique utilisée durant la Première Guerre mondiale par les socialistes marxistes internationalistes (Lénine, Luxembourg, etc.) pour dénoncer les sociaux-démocrates qui soutenaient leurs bourgeoisies nationales respectives en usant d’une phraséologie pseudo-radicale… Aujourd’hui on retrouve le même type d’arguments sociaux-patriotes chez des intellectuels (Todd, Lordon, Michéa, Ariès, les équipes du Monde diplomatique et de Politis, à gauche mais aussi à droite chez Taguieff, Finkielkraut, etc) et des organisations (ATTAC, PCF, Parti de Gauche, etc.) : cette mouvance critique « l’oligarchie » (vieux concept d’extrême droite), la dictature de la finance et la Bourse (idem) ; ils prônent un capitalisme industriel, productif, national et un Etat fort menant une politique keynésienne d’indépendance nationale, sans oublier, bien sûr, la défense des PME. Pour ce faire, ils s’affublent d’un masque critique, anticapitaliste ou altermondialiste, toujours chauvin. Démystifier ces discours et ces organisations est essentiel dans une période où la compétition économique entre les Etats européens ne fait qu’attiser les régionalismes, les nationalismes, et la xénophobie sous toutes ses formes.

    Débat avec la salle. Entrée libre.

    Consultez les sites : http://atelierideal.lautre.net et http://cntaittoulouse.lautre.net

    #journées_iconoclastes

  • Ayons le culte de l’esprit critique
    http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article735

    Le 7 janvier 2015, deux individus munis d’armes de guerre pénètrent dans les locaux de Charlie-Hebdo. Ils assassinent froidement neuf personnes totalement désarmées (cinq dessinateurs - Cabu, Charb, Honoré, Tignous, Wolinski -, la psychanalyste Elsa Cayat, l’économiste Bernard Maris, l’agent d’entretien Frédéric Boisseau, le correcteur Mustapha Ourrad et un invité, Michel Renaud) et le policier Franck Brinsolaro, chargé de la protection de Charlie. Dans la rue, ils abattent l’agent Ahmed Merabet.

    Le lendemain 8 janvier, à Montrouge, un autre individu blesse grièvement un employé de voirie et tue une policière municipale (Clarissa Jean-Philippe) puis attaque, Porte de Vincennes, une superette dans laquelle il commet des crimes clairement antisémites en abattant quatre personnes toutes de confession israélite (Yoav Hattab, Yohan Cohen, Philippe Braham et François-Michel Saada).

    Dès le 7 au soir, la CNT-AIT de Toulouse réagit par un communiqué largement diffusé  : « Le massacre qui vient d’avoir lieu ce 7 janvier à Paris est d’une extrême gravité. Il importe pour nous tous non seulement d’en déplorer les effets mais surtout d’en dénoncer les causes. D’une part, une « crise économique » persistante qui frappe la population et dont profitent les capitalistes avec la complicité d’une classe politique corrompue.

    D’autre part, la diffusion massive d’une idéologie obscurantiste qui nie la lutte des classes et qui favorise volontairement la montée de communautarismes religieux.

    La tuerie à laquelle nous venons d’assister n’est qu’un des résultats dramatiques de cette situation qui a permis aux religions de redevenir un fait sociétal prétendument respectable.

    Pourtant, toutes les religions sont porteuses d’actes fanatiques et criminels. Voltaire l’écrivait déjà : "Ceux qui font croire des absurdités peuvent vous faire commettre des atrocités."

    L’émancipation des exploités ne sera jamais l’œuvre de partis politiques ou de religions, mais au contraire celle de leur lutte solidaire et autonome contre l’Etat, le capitalisme et toutes les religions. » [1].

    Après cette série de meurtres qui constituent une atteinte majeure aux libertés humaines les plus fondamentales (liberté de conscience [2], liberté d’opinion, liberté d’expression), l’émotion est grande et légitime.

    Dans la dizaine de pages qui suivent, nous essayerons de nous en extraire pour apporter des éléments de réflexion, à la fois sur des points factuels et sur le fond. Nous remercions tous ceux qui nous ont envoyé leurs réactions, leurs textes et nous nous excusons auprès d’eux de ne pas avoir pu tout publier. Plusieurs numéros d’Anarchosyndicalisme ! n’y auraient pas suffi. Ajoutons que certains aspects essentiels à la compréhension du sujet ont déjà été abordés dans nos colonnes, notamment le rôle de la montée de ce qu’il est de bon ton de nommer les « identités » (régionales, nationales, religieuses…) et la responsabilité majeure du système carcéral, véritable usine à fabriquer des djihadistes [3].

    Enfin, dans ces pages où il sera beaucoup question de «  cultes  », qu’on nous permette de célèbrer ; avec Louis Pasteur et au prix d’un jeu de mots, le nôtre, le culte de l’esprit critique [4].

    [1] cf page facebook de la CNT Toulouse https://www.facebook.com/pages/Cnt-ait-toulouse-officiel

    [2] Dans ce dossier, les religions font l’objet de critiques – que nous jugeons bien entendu fondées. Nous n’en affirmons pas moins notre attachement total à la liberté de conscience (celle de toute personne de croire ou de ne pas croire à quoi que ce soit). Le problème commence – et notre opposition aussi – quand les croyants quels qu’ils soient, veulent imposer aux autres leurs croyances ou les conséquences de celles-ci.

    [3] «  Les cellules du fanatisme  », N°141,

    [4] «  Ayez le culte de l’esprit critique, sans lui tout est caduc. N’avancez rien que vous ne puissiez prouver par l’expérimentation, de façon simple et décisive  » . Louis Pasteur, lors de l’inauguration de l’Institut qui porte son nom, 14 novembre 1888.

    #Anarchosyndicalisme ! n°143
    http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article734

  • Un Autre Futur - Novembre 2014
    http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article712

    DÉFENDONS NOS LIBERTÉS

    Les atteintes du pouvoir contre les libertés fondamentales se multiplient : atteinte au droit de manifester, avec des interdictions « à la tête du client ». Atteintes à la liberté d’expression avec, de fait, une interdiction d’afficher dans la ville. Atteintes au droit de se déplacer librement avec la nouvelle loi pseudo-anti-terroriste (et qui vise en fait tous les opposants). Atteintes à la personne, avec des fouilles de passants en pleine rue… A Toulouse en particulier, la liberté est bafouée. La répression policière contre les manifestations en hommage à #Rémi_Fraisse a rappelé aux plus anciens d’entre nous les jours les plus sombres de la répression des manifestations contre la guerre d’Algérie, au temps de l’OAS et autres barbouzes.

    Ce scandale doit cesser. Défendons nos libertés.

     COLONNE VERTÉBRALE ARRACHÉE

    Le dossier devient de jour en jour plus accablant pour l’État. Il est formellement établi qu’à peine deux heures après l’homicide de Rémi Fraisse, lâchement tué par une grenade offensive lancée par un gendarme, le gouvernement savait la vérité.

    Honteusement, le gouvernement a tenté de « noyer le poisson » en accumulant les mensonges. Exemples : la gendarmerie affirme qu’il n’aurait été tiré qu’une seule grenade explosive sur le site. Mensonge éhonté : ils en ont tiré au moins 40 ! Il a été affirmé sans vergogne que le sac de Rémi contenait des explosifs. Nouveau mensonge. Les expertises l’ont prouvé. La vérité, c’est qu’entre les policiers et les jeunes, il y avait un grillage et un fossé, donc, aucun danger pour la police. De leur côté, les manifestants étaient sur un terrain ou aucune « casse » n’était possible. Donc pourquoi tant de policiers à cet endroit ? Quel trouble à l’ordre public le pouvoir peut-il invoquer ? La manif gênait les sangliers, peut-être ?

    Quant au rapport d’autopsie, il est franchement accablant : « le jeune homme a eu une partie de la colonne vertébrale et de la moelle épinière arrachées par l’explosion », il est mort sur le coup. »

    Rappelons que les experts de la police, eux-mêmes, ont été bien obligés d’avouer que « Les grenades offensives ne peuvent pas causer la mort, sauf dans des concours de circonstances improbables ». Les « circonstances improbables » c’est un tir à bout portant, une pratique en principe interdite ! C’est ce qu’on appelle une bavure policière, comme dans le cas de Malik Ossekine. Alors qu’ils avaient connaissances de ces éléments du dossier, Cazeneuve et Valls ont eu le cynisme d’affirmer dans les médias qu’il n’y avait pas eu de bavure policière. Énorme mensonge supplémentaire.

    Combien ça coûte ? Au moins 300 000 euros !

    Le déploiement policier insensé du 8 novembre a un coût… exorbitant. Entre les salaires, les primes, le carburant, l’hélico, et autres effets collatéraux, il y en a au moins, d’après les experts, pour 300 000 euros. Quand on pense qu’il suffisait d’autoriser la manifestation pour éviter une telle douille ! En cette période de restriction des budgets sociaux, universitaires, de santé… le pouvoir n’hésite pas à claquer des sommes colossales pour, finalement, se ridiculiser, puisque la mobilisation populaire a permis à la manifestation de se dérouler.

    Un barrage « exemplaire » de ce qu’est le capitalisme

    Le projet de barrage de Sivens, situé sur la zone humide du Testet déclarée Zone A Défendre il y a plus d’un an, cristallise la révolte des gens « d’en bas ». Le 25 octobre dernier une nouvelle étape a été franchie avec l’homicide par « une personne dépositaire de l’autorité publique » de Rémi Fraise. Tout un symbole de l’avenir que le pouvoir prépare à la jeunesse ! Quand au projet de barrage, il résume à lui seul la logique destructrice du capitalisme : inutile, coûteux, destructeur de l’environnement. L’objectif, le seul, est qu’une toute petite minorité s’en mette plein les poches sur le dos de tout le monde.

    Conseil général du Tarn : 17 ans d’illégalité

    Les « élus » du conseil général tarnais couinent que le « droit » est violé, puisque leurs décisions sont contestées par la population.

    Rappelons d’abord aux « zélus », qu’ils ne représentent qu’environ 15 % des inscrits sur les listes électorales (et tout le monde n’est pas inscrit) ce qui devrait les rendre modestes, puisqu’ils arrivent loin derrière le « premier parti de France » : celui des abstentionnistes nombreux sur la ZAD !

    Rappelons-leur surtout qu’en termes de viol du droit, ils n’ont de leçons à ne donner à personne : cela fait 17 ans qu’ils assument un barrage illégal, celui de Fourgue.

    En effet, le 16 octobre 1997, le tribunal administratif de Toulouse avait ordonné l’arrêt du chantier. Le conseil général a fait poursuivre les travaux malgré cette décision du tribunal qui s’imposait à lui. En 2000, rebelote : la Cour administrative d’appel de Bordeaux condamne le barrage. Que pensez-vous qu’à fait le Conseil général ? Il a ignoré la décision de justice et s’est assis sur le droit. Quant au préfet il n’a pas envoyé les forces de police pour arrêter les travaux. Le barrage a donc été construit. Il est toujours là, en toute illégalité, depuis 17 ans. Vous voyez un problème quelque part, vous ?

    DJIHADISME BRUN

    Mercredi 05 novembre 2014 : Toulouse est occupé par 300 tracteurs de pauvres paysans (modèles haut de gamme et hors de prix !). Le périf, puis tout le centre ville est scandaleusement bloqué. Des dizaines de milliers de Toulousains, pris en otage, ont été empêchés de rentrer chez eux, après leur journée de travail, jusqu’à tard le soir. Comme si c’était insuffisant, des tonnes de fumier, des mètres cubes de lisier ont inondé la voie publique, les entrées de métro... obligeant les toulousains à piétiner dans la m… toute la journée. La cité administrative elle aussi était pleine de m… toute la journée. Tisséo n’a pas été fermé le métro (alors qu’il le ferme systématiquement, sans nécessité, dès qu’il y a une manifestation d’opposition, pour tenter de monter la population contre les manifestants).

    La police n’a pas tiré une seule grenade, pas procédé à une seule interpellation, pas donné un coup de matraque. En clair, elle a laissé faire avec le sourire.

    Quant au gouvernement, il s’est déculotté une fois de plus, donnant de nouveaux gages aux riches propriétaires de la FNSEA, déjà gavés de subventions.

    Conclusion : Certains ont le droit de mettre, au sens propre, tous les toulousains dans la merde, sans que la police bouge un doigt. Deux poids, deux mesures, c’est la devise du gouvernement.

    Menaces publiques

    « On a réussi à empêcher que les agriculteurs aillent au contact des zadistes. En cas d’abandon du projet, je ne suis pas certain de trouver les arguments pour l’éviter ». De qui c’est ? D’un certain Pierre Vincent de la FNSEA, l’organisation qui a occupé militairement Toulouse le 5 novembre. Ce sont des menaces, même pas voilée. S’il y a de nouvelles violences au Testet, vous savez d’où elles viendront.

    COMMUNIQUES DE LA #CNT-AIT

    Contre les violences policières : La mobilisation ne peut que se développer et s’amplifier (02 novembre)
    http://seenthis.net/messages/308088

    Contre les violences policières :
    La mobilisation populaire continuera de se développer et de s’amplifier (09 novembre)
    http://seenthis.net/messages/310567

    QUESTION DE LOGIQUE

     Manif Sivens le 02 novembre : pas l’ombre d’un flic, pas un incident

     Manif Notre-Dame-Des-Landes le 08 novembre : pas l’ombre d’un flic, pas un incident

     Manif de lycéens à Paris le 6 novembre : pas l’ombre d’un flic, pas un incident

     Manif Toulouse le 08 novembre : manif interdite, dispositif policier disproportionné : incidents et violence, nombreux blessés à déplorer.

     Manif Rennes interdite le 01 novembre : beaucoup de flics et de blessés et incidents.

    Simple question de logique : n’y aurait il pas des liens de cause à effet entre les présences policières et les violences ?

    Supplément à #Anarchosyndicalisme ! n°141

    http://www.cntaittoulouse.lautre.net/IMG/pdf/UAF_decembr__2014.pdf

  • Enfin une bonne nouvelle : le trou de la Sécu n’existe pas
    http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article693

    Officiellement en 2013, d’après le tout dernier rapport de la Cour des Comptes (17 sept. 2014), le « trou de la sécu » (régime général et fonds de solidarité vieillesse) a atteint 16 Md€. Ce même rapport affirme que « Le montant [de la fraude patronale] largement sous-estimé, pourrait avoir atteint 20 à 25 Md€ en 2012 ».

    Si des 20 à 25 Md€ qui auraient dû entrer dans les caisses, on soustrait le « trou », soit 16 Md€, ça ne fait pas un déficit, ça fait même l’inverse  : un surplus de 4 à 9 Md€. La Sécu n’est donc pas en « déficit structurel » comme le pouvoir le dit. Elle est victime d’une escroquerie permanente, en bande organisée, commise par le patronat. Ce n’est pas du tout la même chose. Ce n’est pas nous qui nous soignons trop, c’est eux qui nous volent  !

    Comme l’écrit Le Monde, « Résoudre la fraude aux prélèvements permettrait donc de résorber immédiatement le déficit ». Oui, mais cette conclusion évidente, il faut aller la chercher bien loin, en page 9, au détour d’un paragraphe. Voici bien de la discrétion  ! D’autres médias n’ont même pas donné l’information ou l’ont passée dans le flot de commentaires. Les députés et sénateurs, si prompts à légiférer contre nos libertés, ne se précipitent pas non plus : aucune mesure spéciale d’urgence n’est en vue  ! Même chose du côté des syndicats dits représentatifs : vous ne croyez pas que ça justifierait, pour le moins, une grande journée d’action en défense de la Sécu ? Quant au Front National, si proche du « peuple » à ce qu’il dit, nous ne l’avons pas entendu non plus faire du foin. Serait-il encore plus proche des patrons-escrocs ?

    Tant d’indifférence de tous les « responsables » (politiques, médiatiques, syndicaux) démontre une chose : ils ont l’intention de continuer à faire peser l’effort sur nous et sur nous seuls, et pas du tout de s’en prendre au patronat avec la vigueur qu’une telle escroquerie justifierait.

    En ces temps ou l’on a tant parlé de l’Écosse, une chose est maintenant claire  : chiffres à la main, le trou de la Sécu n’existe pas plus que le monstre du Loch Ness  ! 

    Réf. : https://www.ccomptes.fr/Actualites/A-la-une/La-securite-sociale Le Monde cité est celui daté du 18 septembre 2014.

    #Anarchosyndicalisme ! n°141

  • #Gauche, #syndicats, #patronat : ensemble, tout devient possible !
    http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article687

    En ces temps de « crise économique », François Hollande et son gouvernement s’appliquent à mettre en place les lois et mesures nécessaires à la poursuite de la logique libérale de développement capitaliste, sous l’égide de l’UE et de Bruxelles. C’est aujourd’hui officiel : malgré les discours de façades, la « gauche » ne prend même plus la peine de préserver un semblant de social-démocratie. On peut même penser qu’elle fait mieux que ses homologues de droite pour la préservation des intérêts capitalistes. L’ANI en 2013 et le « pacte de responsabilité » de 2014 en sont de très bons exemples.

    #Anarchosyndicalisme ! n°140

  • Les libertariens : rien de libertaire, tout de fasciste
    http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article684

    Une théorie, localisée essentiellement aux États-Unis ou dans des pays anglo-saxons, avec des termes tels que « #libertarien » (venant de libertaire) ou « anarcho » associés au terme « capitaliste », se diffuse à travers Internet. Une telle expropriation des termes anarchistes / libertaires par des hiérarchistes peut surprendre, au vu des incompatibilités évidentes entre ces termes, mais du fait de la récurrence de ces expressions sur le net un article succinct résumant ces « théories » semble nécessaire, pour clarifier ce qu’est cette #manipulation.

    #Anarchosyndicalisme ! n°140

  • Une demande de soutien de #Pologne
    http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article688

    Dans toute la Pologne, les #hôpitaux font maintenant appel à de la sous-traitance pour tout ce qui concerne les services tels le nettoyage ou la restauration, ce qui entraîne précarisation et détérioration des conditions de travail. Mention spéciale à l’hôpital de Belchatow, géré par des néolibéraux du parti gouvernemental. Contrairement à ce qui se passe habituellement lors du transfert de personnels d’un hôpital vers un sous-traitant (l’usage veut que tous soient repris), ici 60 femmes ont perdu purement et simplement leur emploi à cette occasion. Elles vous demandent d’envoyer de protester auprès de :

    Dyrektor Miroslaw Leszczynski, Szpital Wojewódzki im. Jana Pawla II w Belchatowie, ul. Czapliniecka 12/3, 97-400 Belchatów par courrier, ou pa fax (48) 44-632-1628 ou par email : sw_belchatow@poczta.csc.com.pl en envoyant un message de solidarité dont nous vous proposons une version en polonais (que vous pouvez copier/colle sur sur notre site)  :

    «  Solidarnosc ze sprzataczkami i kuchenkowymi ze szpitala w Belchatowie ! Piszemy, by wyrazic nasz niepokój w zwiazku z sytuacja 60 pracownic, które nagle zostaly pozbawione miejsc pracy w Szpitalu Wojewódzkim w Belchatowie. Wszystkie ciezko pracowaly w szpitalu ale ich warunki sa bardzo niepewne. Praca zlecana na zewnatrz daje pracownikom mniejsze zabezpieczenia niz zatrudnienie bezposrednie. Gdy zmienila sie umowa o podwykonawstwie, firmy outsourcingowe nie zrobily nic by zapewnic, ze kobiety beda. nadal zatrudnione. Domagamy sie by szpital i odpowiedzialne wladze podjely dzialania majace na celu zapewnienie godnych warunków zatrudnienia dla pracowników szpitala. ». 

    #Anarchosyndicalisme ! n°140

    • Hospital Workers Take Action to Regain their Jobs and their Dignity | Związek Syndykalistów Polski
      http://zsp.net.pl/hospital-workers-take-action-regain-their-jobs-and-their-dignity

      At the end of April, 60 women suddenly found themselves unemployed at the hospital in Belchatow. Since then, a large group of them have been fighting to get their jobs back.

      The women had already been outsourced from the hospital and had been working there through a company called Cooperative for the Disabled „Naprzod”. This company is no cooperative in the normal sense, but a firm which exploits disabled people, mostly women, across Poland. The contractor at the hospital was changed to another firm called „Dozorbud” and „Naprzod” claimed that the workers had been transferred to the new company. But Dozorbud didn’t take most of them to work, instead looking for new hires with no qualifications or experience. Presumably also without any work contracts and on subminimum wages.
      Since then, the women have been sitting in at the hospital, demanding their jobs back.

      They decided to organize and fight with ZSP. Other unions, including those at the hospital (!), have ignored the plight of the women simply because this is a tough case in this country where anti-worker tendencies prevail.

      On June 9, direct actions were held in Lodz where the offices of the Voivodship (which is responsible for the hospital), Naprzod and Dozorbud are located. At the Voivodship, people went in to occupy the offices of the Marshall, demanding a meeting and action. The Vice Marshall met and a few things were established. There will be a new public tender. Dozorbud is out. Although eventually we would like to see the direct employment of the workers by the hospital, we demand that if there is a new contractor, that firm should take all the workers and that this should be a condition of the public tender. Negotiations with will be held in Belchatow on Monday.

      Satisfied that some steps were taken towards a possible solution to the problem, the workers left the building to proceed towards the contractors. Only as it turned out, there were no offices of Dozorbud at its business address or anywhere else for that matter. This is another problem that many workers in Poland face who work through such companies that only exist to take money for a few contracts and then disappear from sight.
      At the offices of Naprzod, we demanded that the company talk and the director came out. After a few seconds though, he decided to run to the parking lot, presumably to attempt to escape. However he was surrounded and confronted. He insists that the workers are no longer „his” and that they were transferred. Due to the fact that they were supposedly „transferred”, their contracts were never terminated, and, although they are unemployed, since they have no termination or work certificate from that employer, they cannot get unemployment benefits and are not insured.

      The workers demanded they be paid since they never were fired by the company.

      After the action, we learned that Naprzod is a notorious firm that has been fucking over workers in a number of hospitals around Poland. In some cases they were not paying workers on time and in some cases they were paying subminimum wages. The actions against this company will have to continue and we demand that hospitals stop awarding them public tenders and be aware of future companies which might be owned by the same people and which will try to do the same thing under a different business name.
      Send a protest here to support the struggle: http://soli.zsp.net.pl/protest-letter/emailpage

  • Le retour en force des #nationalismes, éternels facteurs de #guerre
    http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article682

    De vives tensions internationales apparaissent en différents points du monde  : la Chine et le Japon se disputent depuis quelques années la souveraineté des îles Senkaku ; et, depuis quelques mois, la Russie et l’Europe cherchent à contrôler la situation en Ukraine en s’appuyant sur des nationalismes rivaux.

    Au sein même de la vieille Europe, sur fond de crise économique et sociale, ressurgissent des mouvements «  nationaux populistes » ou néofascistes dont l’influence va croissant. C’est à une véritable renaissance du nationalisme que nous assistons, véhiculée tant par des États-nation expansionnistes que par des lobbys régionalistes, relayés chaque fois par des partis à la conquête du pouvoir. Comment expliquer qu’une idéologie dont les conséquences meurtrières (des dizaines de millions de morts en deux guerres mondiales) sont bien connues, puisse être cyniquement utilisée par des pouvoirs en perte de vitesse pour susciter encore et malgré tout un certain enthousiasme ?

    #Anarchosyndicalisme ! n°140

  • De la #Corée_du_Nord à l’#Europe :
    Les #élections passent, les problèmes restent ... et empirent
    http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article680

    En Corée du Nord, les élections sont un peu particulières. Dans ta circonscription tu votes pour... un seul candidat. Du coup – et clairement – les élections sont une cérémonie périodique de renouvellement d’allégeance au pouvoir, mâtinée de contrôle social. Les coréens qui n’accourent pas aux urnes sont repérés et leur sort devient vite périlleux. Les votants, eux, se pressent dans les bureaux de vote et, à l’annonce du résultat, dansent et acclament le gagnant dans une liesse générale obligatoire, fêtant l’heureuse surprise. N’en rions pas trop, pas trop vite. Nos élections (et les dernières européennes en particulier) dégagent comme un étrange parfum coréen...

    #Anarchosyndicalisme ! n°140

  • LA COUPE IMMONDE
    http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article689

    C’est donc à un « débarquement » infernal de forces militaro-policières, équipées de tout un arsenal destiné à étouffer physiquement toute révolte, que les brésiliens vont devoir faire face. Les jours prochains nous diront si les forces immenses déployées par l’État lui permettront de « maîtriser la situation » et d’assurer la victoire des profits immondes.

    En tout cas, cette réponse étatique montre ce qu’est la démocratie mondiale  : quand tu veux obtenir la justice et la dignité, quand tu ne demandes qu’à vivre dignement, quand tu revendiques pour l’éducation, la santé et les transports, quand on ose te répondre qu’il n’y a plus d’argent pour cela… l’État dépense sans scrupule des milliards (plus de 10 milliards d’euros officiellement), déploie 157 000 individus armés (payés par la population) pour assurer les jeux du cirque et, surtout, pour garantir les profits de quelques uns.

    Cette « coupe » n’est pas encore attribuée, mais elle est déjà pleine de sang.

    #Anarchosyndicalisme ! n°140

    #Brésil #répression

  • #Brésil 2014 : #boycott !
    http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article677

    Dès que les travaux pour le mondial ont commencé, le gouvernement assurait que tout le financement serait à la charge des entreprises et des sponsors du mondial, mais les années passant, et de plus en plus, le gouvernement utilise l’argent des impôts pour financer un événement privé. Dans un pays pauvre comme le Brésil où les habitants n’ont pas d’ hôpitaux, de bonnes écoles, de logements décents, et où beaucoup de droits sont oubliés par l’ État, financer un événement de football avec l’argent du peuple provoque une grande révolte de celui ci.

    Aujourd’hui, nous savons que plus de la moitié des habitants du Brésil sont contre le Mondial de football et ses dépenses !

    C’est un réflexe acquis lors des journées de juillet 2013 : plus le pays se dirige vers la faillite et la corrosion complète des droits,plus les niveaux d’inflation sont chaque jour plus élevés, ce qui amène à croire que les luttes sont la seule manière de mettre en évidence les besoins du peuple. Les personnes hors des syndicats, et au quotidien dans des luttes sociales qui continuent à lutter encore et encore ; les personnes « normales », ni syndicalistes ni anarchistes et ni la gauche ; ces personnes ont aujourd’hui la capacité de contrôler les manifestations. Ce sont des manifestations du peuple et pour le peuple, sans revendications claires et collectives, la plus pure expression de révolte contre un gouvernement soumis aux intérêts de la FIFA.

    Les instances dirigeantes du football causent aussi des torts aux lois de la liberté d’expression et de manifestation, les restreignant. Ils font aussi du tort aux petits « commerçants » du pays, ceux qu’on appelle les camelots qui ne peuvent plus rien vendre avec les inscriptions brésil 2014, mondial 2014 et beaucoup d’autres... Cela est d’une grande importance car une multitude de brésiliens vivent de la vente de produits « pirates » hors de la forte fiscalisation du gouvernement aux ordres des instances du football international.

    Nous attendons beaucoup de manifestations, tout comme trop d’abus de la police, mais il est clair pour nous que c’est notre opportunité de revendiquer et que le monde voit le Brésil tel qu’il est en réalité ! Il nous reste aujourd’hui à dénoncer le Mondial et propager le Boycott du mondial et de ses sponsors,à mener à bien les revendications de chaque ville, vu qu’il n’ y a pas de revendications communes à tout le pays.

    BOYCOTT BRESIL 2014

    Lettre adressée à « #Anarchosyndicalisme ! » et « Révolution Sociale » par I. Poletto, militant du Sindivarios de Araxa de la #COB-AIT, arrêté et inculpé ainsi que d’autres compagnons d’Araxa lors des émeutes de 2013. Affaire toujours pas jugée à ce jour...

  • Confusion « antisioniste » et opportunisme d’extrême gauche - mondialisme.org
    http://www.mondialisme.org/spip.php?article2068

    (Version un peu plus longue d’une interview parue dans le numéro 140 d’#Anarchosyndicalisme !, revue de la #CNT-AIT, datée de l’été 2014. Le sommaire complet et l’éditorial d’Anarchosyndicalisme se trouvent ici :
    http://mondialisme.org/spip.php?article2067

    Anarchosyndicalisme : Dans ces temps de grande confusion idéologique, nous voudrions débroussailler avec toi quelques notions tournant autour de l’antisémitisme – un thème hélas d’actualité – auquel « #Ni_patrie_Ni_frontières », la revue que tu animes, a consacré de nombreux travaux. La pagination réduite d’Anarchosyndicalisme ! nous obligera à centrer cet entretien sur un seul des multiples aspects de la question : les rapports entre #extrême_gauche et #antisémitisme. En préambule, peux-tu nous dire comment tu vois en général la question des #religions ?

    Je pense qu’une conception matérialiste, rationaliste, scientifique, du monde aide à mieux comprendre comment il fonctionne. Les conceptions religieuses, ou plus généralement idéalistes, sont un handicap pour analyser la réalité. Ou alors leurs partisans compartimentent leur cerveau et leur vie quotidienne, adoptant des raisonnements scientifiques pour une partie des phénomènes analysés ou une partie de leurs actions, et des superstitions ou des fantasmagories pour d’autres.

    D’un autre côté, l’athéisme et le rationalisme sont nécessaires mais pas suffisants. Pas plus que l’anticléricalisme, l’athéisme et le rationalisme n’immunisent contre le dogmatisme, le sectarisme, l’antisémitisme, le sexisme, le racisme ou simplement l’ignorance...

    Par principe, je respecte les convictions religieuses et je respecte les croyants. Ce que je ne respecte pas, c’est l’usage ou la portée politique réactionnaire des convictions religieuses et les hiérarchies, officielles ou officieuses, des différentes religions qui sont toujours du côté des exploiteurs.

    Je suis favorable à la liberté de culte, donc hostile aux fermetures d’églises, de temples, de synagogues ou de mosquées. Et hostile à tout mouvement qui empêcherait des croyants de pratiquer librement leur religion dans des bâtiments religieux payés par leurs propres deniers (1).

    Je suis même prêt à défendre, y compris physiquement, une mosquée, une synagogue, un temple ou une église contre des intégristes d’une autre religion ou contre des fascistes qui voudraient y mettre le feu ou s’attaquer aux fidèles, ou un gouvernement qui voudrait persécuter des fidèles, quelle que soit leur religion.

    Mais, une fois affirmé que je respecte les droits démocratiques élémentaires des croyants, je tiens à ce que cela soit réciproque. En clair, je tiens à ce que les croyants respectent aussi la liberté totale d’organisation, de réunion et d’expression des athées, des anarchistes, des marxistes, etc. Où que ce soit et dans toutes les circonstances...

    #NPNF

  • #Anarchosyndicalisme n° 140, été 2014, sommaire et édito - mondialisme.org
    http://www.mondialisme.org/spip.php?article2067

    LES CELLULES DU FANATISME

    L’actualité vient encore d’illustrer comment la #religion s’attaque aux hommes en souffrance pour leur faire avaler des croyances insensées. Le tueur de Toulouse, ou celui de Bruxelles, et d’autres encore, en Syrie ou ailleurs, ont tous fait ce voyage intérieur qui démarre par l’adhésion à des absurdités pour aboutir aux atrocités du #fanatisme.

    Faut-il encore le redire ? S’il existe un lieu de désespérance dans lequel on peut se faire embarquer pour un tel voyage, c’est bien la #prison. Dans ce qui est une machine à broyer, l’être humain réduit à un numéro d’écrou, est privé de sa liberté, coupé de ses proches. Cet éloignement affectif est toujours cruel, souvent insupportable. Tout devient alors bon pour le combler, y compris les pires théories. Dans l’histoire humaine on rencontre deux fois les cellules –au sens physique du terme : dans les prisons et dans les monastères*1. Ces petites pièces fermées au monde extérieur sont faites pour livrer l’individu isolé aux frayeurs des espaces infinis et des silences éternels.

    Depuis plus de 20 ans, depuis au moins l’affaire Khaled Kelkal, on constate combien le prisonnier, mis en condition par ce système carcéral, est une proie facile pour les religions. Celles-ci lui offrent à la fois l’espoir, la communion et même la rédemption, avec une facilité hallucinante. Il lui suffit de cesser de penser, il lui suffit de croire ce qu’on lui dit de croire et d’affirmer sa foi. Quand un homme cesse de penser, quand il abandonne son esprit critique, tout devient possible, même et surtout le pire.

    Tout ceci relève de la #manipulation mentale. Eh bien, il se trouve que pour de nombreux zélotes de la répression et autres orienteurs patentés de l’opinion publique, il existerait une manipulation extrémiste (insupportable) et une manipulation modérée (recommandée). En conséquence, pour lutter contre les manipulateurs extrémistes, ils faudrait faire entrer dans les prisons encore plus des manipulateurs supposés modérés. Plus il y aura de curés et autres imams dans les prisons, moins il y aura de fanatisme, osent-ils insinuer*2. Or, en prison on est privé de tout, sauf de religion. Il s’ensuit que la religion y progresse et avec elle le fanatisme. Car la religion porte en elle le fanatisme comme l’orage porte en lui la foudre. La prison quant à elle, est l’école du crime. On le sait depuis longtemps. Elle est maintenant, en plus, celle du fanatisme religieux. C’est la réalité objective, une réalité certainement dérangante pour le lobby du « tout répressif ».

    Pour lutter contre la manipulation, il serait bien plus sensé de ne pas commencer par en semer le germe, si modéré soit-il dans ce « bouillon de culture »*3 qu’est la prison. Et si le pouvoir ne se décide toujours pas à supprimer le système carcéral, qu’il ouvre au moins les cellules qui sont la cause structurelle du fanatisme, que le prisonnier ait accès dans des conditions humaines à son conjoint, à ses enfants, à sa famille et à ses amis. Que l’enseignement du savoir y soit favorisé, plutôt que la diffusion des inepties religieuses. Ou que le pouvoir assume une fois pour toute la responsabilité d’y entretenir une pépinière de fanatiques.

    1.- Monastère, moines, sont des termes provenant du grec μοναχός (monachos), « célibataire, solitaire, unique, dérivé de μόνος (monos) seul. » (Wiktionnaire).

    2.- Voir, par exemple, dans « Le Figaro », du 03 juin 2014, l’article dans lequel le curé Viot, sous le titre « Islamisme en prison : à qui la faute ? », attaque en règle la laïcité et demande la multiplication des imams « modérés » en prison (et sous-entendu aussi, des curés). Cet article s’inscrit dans la logique d’une campagne sournoise menée par des personnalités politiques pour renforcer l’emprise des religions en prison.

    3.- Au sens biologique du terme : milieu nutritif dans lequel on fait croitre les germes (en particulier, les bactéries infectieuses).

  • Le #réseau : conséquence idéologique de l’#anarchosyndicalisme ? (2010)
    http://cnt-ait.info/article.php3?id_article=1890

    Force est de constater que les questions sur l’organisation continuent chez les révolutionnaires et, plus particulièrement, chez les anarchosyndicalistes de la #CNT-AIT à animer des débats. L’une d’entre-elles porte sur le réseau. D’après ses détracteurs, il serait « marginal dans les milieux libertaires ou anarchistes » (expression qui ne veut pas dire grand-chose, mais le galimatias est à la mode) ou, plus précisément, « il serait même complètement étranger à ces milieux ». Au passage, soulevons deux remarques :

    – 1 : Vouloir amalgamer l’anarchosyndicalisme avec ces milieux, c’est ne pas comprendre ce qui le singularise. L’anarchosyndicalisme en effet s’appuie sur cette conception matérialiste de l’Histoire qui, certes, avance le concept de la lutte des classes, mais il veut de plus aborder le champ social dans son entière complexité et totalité ou, si l’on veut, dans une critique unitaire de ce monde. En effet, il s’érige contre toute parcellisation de la lutte qui entraîne une spécialisation dans un thème contestataire. Sur le plan gnoséologique (théorie de la connaissance), cela aboutit à un réductionnisme cognitif. C’est-à-dire que l’on n’analyse le champ social qu’au travers du filtre de sa propre spécialisation contestataire. Partant de là, l’anarchosyndicalisme s’oppose au clivage de l’économie et de la politique, par exemple, clivage qui conduit à concevoir comme étant indépassable ce schéma organisationnel : l’organisation syndicale d’un côté et l’organisation spécifique de l’autre.

    – 2 : Soutenir cette idée d’étrangeté du réseau ne fait, à mes yeux, qu’illustrer une lacune ou, ce qui est beaucoup plus grave, une méconnaissance de l’Histoire de l’anarchosyndicalisme. Or, que nous dit cette Histoire de l’anarchosyndicalisme qui varie selon les pays ? Voici l’exemple de l’Allemagne.

  • #Anarchosyndicalisme ! n°140 Été 2014 bientôt disponible

    Au sommaire :

    Les jeux du cirque : la coupe immonde

    Dossier : confusion « antisioniste » et opportunisme d’extrême gauche / Ni patrie ni frontières / Avec les opprimés toujours, avec les antisémites et les confusionnistes jamais

    Réflections & débats : Le retour des nationalismes, éternels facteurs de guerre / Écologie & autonomie, à propos des ZAD / Les libertariens : rien de libertaire, tout de fasciste

    Actualité : les cellules du fanatisme / Les élections passent, les problèmes restent ... et empirent / Neutralité du net, c’est quoi ?

    International : Brésil : libérez Icare Polito et tous les prisonniers sociaux brésiliens / Pologne : hôpitaux

    Social : Gauche, syndicats, patronat : ensemble tout devient possible

    Cénétistement vôtre / Courriers des lecteurs

    Pour recevoir gratuitement et sans engagement ce numéro imprimé :
    http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?page=form_journal (avant samedi)

    Vous pouvez aussi vous abonnez
    Tarif normal : 10€
    Abonnement de soutien : 20€
    Chèque à l’ordre de : CDES - CCP 3 087 21H Toulouse
    A l’adresse : CDES 7, rue St Rémésy 31000 Toulouse

  • Avec les opprimés toujours, avec les antisémites et les confusionnistes, jamais ! | Antifascistes Anarchistes Autonomes
    https://aaa12.noblogs.org/post/2014/05/22/avec-les-opprimes-toujours-avec-les-antisemites-et-les-confusionniste

    Ce texte est né de la volonté d’établir un positionnement politique sur l’#antisionisme au sein de l’#antifascisme. Il s’agit pour nous d’apporter des clarifications idéologiques face à ce qui nous semble être des erreurs stratégiques et politiques, qui alimentent une confusion malsaine et des proximités avec nos ennemis.

    Nous nous sentons contraints à produire ce texte, mais nous ne considérons absolument pas qu’il constitue le centre du débat dans la situation actuelle. Nous pensons qu’il est nécessaire d’en parler, cela permettant de réduire l’espace pris par les antisémites, sous le couvert politiquement correct d’antisionisme.

    Il est important pour nous de préciser qu’en tant que militants anticapitalistes et antifascistes radicaux nous sommes contre toutes les frontières, tous les états et souhaitons leur disparition et que, dans la guerre sociale en cours, nous refusons toute compromission avec l’ennemi quel que soit le sujet concerné et le visage arboré par celui-ci. Nous sommes opposés à l’extrême-droite, au pouvoir en Israël et à sa politique coloniale, comme dans toute autre région/pays du monde.

    #antisémitisme

  • #Argentine : Las Heras
    http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article674

    Ce 24 mars, la #FORA-AIT appelait à une journée internationale d’action en soutien aux travailleurs de Las Heras, lourdement condamnés sans la moindre preuve (4 à la prison à vie et 6 autres à 5 ans de prison), la torture elle-même (ce dont l’État argentin ne s’est pas caché) ne leur avait pas tiré le moindre aveu. A Paris, des compagnons du Syndicat-Interco Paris-Nord #CNT-AIT, rejoint par des compagnons du syndicat de Clermont, ont mené une action de protestation devant l’ambassade, avec distribution de tracts, déploiement de banderole et remise d’une lettre de protestation à l’ambassadeur qui s’est senti obligé de sortir pour venir la prendre.

    #Anarchosyndicalisme ! n°139

  • Espionnage généralisé: les tentacules de la pieuvre
    http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article664

    Dans le sillage de Wikileaks, Edouard Snowden, ancien employé de la CIA et de la NSA, a dévoilé des documents confidentiels liés à différents programmes de surveillance américains et britanniques.

    Le 6 juin 2013, la #NSA et la #GCHQ, officines œuvrant dans l’ombre au profit des services de renseignement américain et britannique, ont subitement connu une notoriété mondiale. Ce coup de projecteur est évidemment le pire des scénarios catastrophe envisagés par les créateurs de ces programmes, de par la nature même des activités de leurs organisations  : espionner le monde (entier, si possible), c’est-à-dire être capable d’enregistrer tout ce qui se dit. C’est ce qu’on appelle la politique du « big data ».

    Ces deux organisations n’ont aucun fondement juridique ou légal, ce qui fait d’elles des organismes autonomes, une sorte de bête sauvage à deux têtes dont les tentacules se déploient potentiellement dans l’intimité de tous.

    Bien que l’existence d’une telle #surveillance ne soit pas pour étonner les personnes un tant soit peu attentives au fonctionnement réel de nos sociétés, quelque chose a semblé surprenant lors des révélations de Snowden. Dans des pays qui affichent en principe la protection de la vie privée et l’inviolabilité des correspondances et qui traduisent ces principes dans des lois pénales, la faiblesse — pour ne pas dire l’absence — de réaction des « dirigeants » à eu quelque chose de surprenant. Même si — à ce que l’on sait aujourd’hui — François Hollande n’a pas été espionné comme Angéla Merkel à partir de son propre téléphone portable, la mollesse de sa réaction a eu de quoi surprendre… Mais cela n’a rien de mystérieux maintenant  ! La tête anglaise du poulpe a récemment lancé une information qui nous donne l’explication  : l’État français fait la même chose que les américains et les britanniques, sinon plus et moins... cher. Patrick Pailloux, à l’époque chef de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information, ne s’en cachait qu’à moitié devant les parlementaires  : «  Les systèmes d’information et de télécoms sont nos systèmes nerveux (…). Nos grands homologues internationaux ont souvent davantage d’effectifs que nous, mais sont en général moins centralisés  » . Cette centralisation repose sur une interpénétration entre les services secrets et l’opérateur historique français, France-Télécom alias Orange. Nous n’avons pas l’habitude de faire de la publicité, mais en l’occurrence, cette enseigne mérite qu’on cite son nom qui aurait pu figurer, à juste titre, dans l’utopie autoritaire totale dépeinte par Georges Orwell dans son chef d’œuvre d’anticipation politique « 1984 ». La #DGSE et #Orange travaillent en effet main dans la main au viol du secret de la correspondance et de la vie privée. Les données collectées sur tout un chacun sont ensuite diffusées à toutes les agences de renseignement français et à certains services étrangers. Depuis au moins trente ans, au sein de France-télécom puis d’Orange, un petit groupe d’indicateurs espionne toute la population, à l’insu de chacun. Plusieurs de ces individus (en particulier des ingénieurs) font des allers-retours entre la DGSE et Orange, travaillant tantôt pour l’un, tantôt pour l’autre, avec en particulier la mission de casser les cryptages. Bien qu’ils disposent d’une habilitation «  secret défense », c’est en dehors de tout contrôle judiciaire (et on sait que ces contrôles ne garantissent déjà pas grand chose) que les espions d’Orange se livrent à leurs activités sans rencontrer de grandes difficultés puisqu’ils ont accès comme bon leur semble à la totalité des réseaux et à toutes les informations qui transitent par eux.

    Ajoutons que cette surveillance est maintenant connue, de notoriété publique comme l’on dit, qu’elle est parfaitement illégale, qu’elle constitue donc un délit d’une gravité extrême par son ampleur. Mais nous pouvons affirmer qu’elle va continuer, qu’aucun responsable politique ni industriel ne sera incriminé. Qu’aucun juge ne lancera de réelles poursuites. Ce qui démontre une fois de plus le cas que l’État fait de ses propres lois quand ses intérêts sont en jeu. Car, s’il cherche à connaître en détail la vie de chacun, c’est dans l’optique de la contrôler et de tout faire pour que cette société d’exploitation dont il est le gendarme, reste ce qu’elle est.

    #Anarchosyndicalisme n°139

  • Le postmodernisme, le nouvel âge de l’obscurantisme
    http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article672

    Le sentiment et l’idée de chaos qui, aujourd’hui, prédominent font suite à une perte de repères dans tous les domaines. Au niveau social, nous assistons à l’éclosion de différents courants plutôt ordinaires ou insolites suivant le cas.

    Les identités anciennes, à vocation plutôt politique ou impériale, comme les nationalismes et les religions, côtoient, sous de nouveaux habits, de nouvelles identités, plus prosaïques et déroutantes, comme les tendances queer, gay, trans, skin, punk ou antispéciste, etc. C’est par une idéologie hyperindividualiste que s’affirment toutes ces identités multiples. Elles sont le reflet du #postmodernisme. Le point de départ est le modernisme dont le préfixe « post » évacue toute autre référence.

    #pomo

    #Anarchosyndicalisme n°139