#andalousie

  • Una revista alemana describe un infierno de violaciones a mujeres y abortos en los campos de fresas onubenses

    “Acosadas, insultadas y violadas, eso es cotidiano para miles de mujeres que trabajan en los campos de tomates y fresas de España”… Así se inicia el reportaje que la revista alemana Correctiv ha realizado en los campos de fresa de Huelva y en el quedescribe un auténtico infierno para las trabajadoras del campo onubense procedentes de Marruecos.

    https://huelvadecidesufuturo.wordpress.com/2018/05/12/una-revista-alemana-describe-un-infierno-de-violacio
    #Espagne #travail #exploitation #agriculture #fraises #femmes #viols #Huelva #avortement #migrations #saisonniers #migration_circulaire #saisonnières

    signalé par @isskein sur FB

    • @isskein qui signale aussi :

      Des mains délicates pour des fraises amères

      À l’ouest de la communauté autonome d’#Andalousie, la province de Huelva s’est spécialisée depuis les années 80 dans la culture de la fraise. Aujourd’hui, plus de 7000 hectares de serre sont cultivés sur d’anciennes pinèdes publiques. Le cycle de production commence à la fin de l’été par la stérilisation des sols au bromure de méthyle. En octobre, les fraisiers qui ont grandi dans le froid des pépinières de Castilla y León, sont transplantés à Huelva. Ils produisent dès la fin du mois de décembre et jusqu’en juin des fraises qui seront exportées dans toute l’Europe. Il s’agit d’une culture hydroponique, le sol des serres n’apporte aucun élément nutritif aux plants. Cette production intensive dépend donc des multinationales qui fournissent les plastiques, les engrais et les pesticides indispensables à ce mode de culture. Même les plants viennent d’ailleurs. La plupart des agriculteurs cultivent la #fraise_Camarosa, une variété créée par une université californienne et dont la plantation suppose de payer des royalties à hauteur de 1800 euros par hectare et par an.

      https://www.cairn.info/revue-plein-droit-2008-3-page-34.htm

    • Et @isskein qui signale aussi :
      Les fruits de la frontière

      En partant de deux zones de production intensive de fraises situées, l’une en Andalousie et l’autre au nord du #Maroc, cet article vise à montrer les relations entre les stratégies d’implantation et d’organisation de la production des secteurs fraisicoles et les politiques migratoires et de régulation économique, relations qui sont à l’origine de la dynamique des marchés globaux. Plus précisément, il s’agit de montrer la manière dont l’intégration subordonnée évoquée plus haut s’est déclinée à l’échelle régionale au sein de la chaîne globalisée des fruits rouges, comment cela a abouti à l’embauche d’ouvrières marocaines des deux côtés du détroit et quel rôle la frontière joue dans la profitabilité de ces deux enclaves. On s’intéressera aux écarts entre annonces libérales et réalités politiques aussi bien en matière migratoire qu’économique.

      https://www.cairn.info/revue-plein-droit-2018-1-page-31.htm

    • Recherche im Original

      Vergewaltigt auf Europas Feldern

      Sexuell belästigt, beleidigt, vergewaltigt – das ist der Alltag für tausende Erntehelferinnen in Europa. Sie ernten Tomaten und Erdbeeren, die in deutschen Supermärkten als „sicher und nachhaltig“ verkauft werden. Doch die Verantwortlichen kommen ungestraft davon. In einer monatelangen Recherche in Spanien, Marokko und Italien hat BuzzFeed News diese Missstände aufgedeckt.

      https://www.buzzfeed.com/de/pascalemueller/vergewaltigt-auf-europas-feldern

    • De jornaleras a esclavas sexuales en los campos de fresas de Huelva: la verdad oculta

      En las fincas de frutas de la provincia andaluza impera la ley del silencio. Decenas de mujeres marroquíes cuentan que sus encargados las chantajean con dejarlas sin trabajo si no mantienen con ellos relaciones sexuales. Casi nadie denuncia por temor al despido. EL ESPAÑOL habla con varias de ellas. «O cedes y callas, o te echan», dice una.


      https://www.elespanol.com/reportajes/20180518/jornaleras-esclavas-sexuales-campos-huelva-verdad-oculta/308220340_0.html
      #esclavage_sexuel #esclavage_moderne #prostitution #viols

    • Exploitation salariale et sexuelle dans la récolte des fraises en #Andalousie

      Pour protéger les #saisonnières_marocaines, il faudrait assurer leur #égalité_de_droit avec le reste des travailleurs et travailleuses et c’est justement ce que le #programme_de_migration_temporaire empêche, en articulant intentionnellement les rapports de sexe, les asymétries de classe, et la précarisation juridique des étrangers.


      https://blogs.mediapart.fr/juana-moreno-nieto-emmanuelle-hellio/blog/050718/exploitation-salariale-et-sexuelle-dans-la-recolte-des-fraises-en-an
      #exploitation_sexuelle #viols #Espagne #saisonniers #saisonnières #travail_saisonnier #discriminations

    • Le goût amer des fraises d’Espagne

      Depuis 2006, des milliers de Marocaines passent trois à cinq mois à trimer dans les plantations de Huelva, où elles sont souvent exploitées voire harcelées. Celles qui témoignent craignent pourtant de perdre un revenu indispensable.

      Les ferrys en provenance de Tarifa défilent dans le port blanc de Tanger, aux pieds de l’ancienne médina. Venus d’Espagne, les touristes descendent en minishort, casquette sur la tête et valises à roulettes à bout de bras. Dix minutes plus tard, une cinquantaine de Marocaines, vêtues de djellabas et de foulards de couleur, débarquent avec des montagnes de bagages et de grands sacs à carreaux remplis de vêtements, couvertures, appareils électroniques et chocolats.

      Pendant leurs trois à cinq mois passés en Espagne, ces femmes ont cueilli des fraises, « l’or rouge » de Huelva (sud-ouest), loin de leurs familles. « Chaque jour, sauf le dimanche, pendant six heures et demie, on porte les cagettes, on y met les fraises que l’on a cueillies, puis on les ramène au frigo », explique Hayat, Marocaine de 42 ans qui laisse depuis onze ans ses deux enfants chez leur père le temps de son contrat en Espagne. « J’ai le même chef depuis 2007. Il est correct et nous paie à temps », affirme l’ouvrière agricole, qui revient au Maroc avec 34 000à 39 000 dihrams en poche, soit entre 3 100 et 3 600 euros pour la période. Un salaire conséquent pour cette femme de la campagne d’Agadir, où elle a l’habitude de ramasser des légumes pour 55 dirhams (5 euros) par jour.

      Pour gagner cette somme, nécessaire à leur subsistance, les 17 000 saisonnières recrutées cette année, toutes mères de famille de la campagne marocaine, ont dû trimer. Epuisées par la cueillette, elles dorment à six dans la même chambre d’un préfabriqué fourni par l’employeur. « Nous achetons ce que nous mettons dans notre ventre », résume Hayat, qui dit porter trois à quatre cagettes de 5 kilos en même temps. « C’est tellement lourd », se plaint l’une d’entre elles en montrant ses poignets lacérés. D’autres femmes ont mal au dos à force d’être courbées toute la journée. « Heureusement, nous avons des réductions sur les frais de médecins et de pharmacie », assure Hayat. Encore faut-il que les saisonnières soient au courant et fassent les démarches pour profiter de leurs droits dans un pays où elles ne maîtrisent pas la langue.
      « Tout était faux »

      Début juin, dix saisonnières ont osé parler de harcèlement et d’agressions sexuelles. Révoltée, l’une d’entre elles, Fatiha (1), raconte sa désillusion depuis l’Espagne, où elle attend le procès. « On nous a vendu un rêve : quinze jours de formation, 37 à 40 euros par jour, un bon logement… A l’arrivée, tout cela était faux », s’énerve cette Marocaine de 34 ans, recrutée pour la première fois. Depuis qu’elle a témoigné, son mari a demandé le divorce. La plupart des saisonnières ne se risquent pas à parler, de peur de ne pas être rappelées l’année suivante. Certaines évoquent timidement des cas de harcèlement au travail. « Le pointage quotidien des caisses ramenées est stressant. Les chefs râlent et sont parfois irrespectueux. Ils nous mettent beaucoup de pression pour travailler vite. Si on ne remplit pas l’objectif de productivité par jour, ils nous renvoient à la maison », décrit Amina, mère de famille qui fait l’aller-retour depuis 2007. « Au début, les chefs nous ont dérangées. Mais nous avons été patientes car nous avons des enfants à nourrir. Maintenant, ils nous laissent tranquilles », explique l’ouvrière de 37 ans.

      Au lendemain de leur dernier jour de travail, les femmes qui arrivent à Tanger en milieu d’après-midi ont hâte de rentrer chez elles. « Je prends le bus directement pour Agadir », lance Amina en traînant ses valises le plus vite possible. Le visage encadré par son voile blanc, les traits tirés, elle doit encore passer la nuit dans le bus pour retrouver son fils et sa fille qu’elle n’a pas vus depuis cinq mois.« J’ai l’habitude que mes enfants me manquent », glisse Khadija (1), une autre travailleuse des fraises, d’un ton amer.

      Etre mère d’un enfant de moins de 18 ans est l’un des critères fixés par l’Anapec, l’agence marocaine de l’emploi qui gère le recrutement. Une façon de s’assurer qu’elles rentrent au pays une fois leur contrat terminé. Seules les femmes qui viennent aussi de milieu rural et qui ont entre 18 et 45 ans peuvent postuler dans le cadre de la convention bilatérale, dite « win-win », signée par le Maroc et l’Espagne en 2006.

      « Des femmes dociles »

      D’un côté, ce programme de « migration circulaire » répond aux besoins économiques espagnols et permet à l’Union européenne de contrôler les flux migratoires. De l’autre, il apporte des devises et participe au développement du Maroc. La première année, 1 800 femmes ont été envoyées dans les champs de fraises espagnols, avec un taux de fuite de 50 %. Sur les 17 000 ouvrières de 2009, 4,5 % ne sont pas retournées au Maroc.

      Après un creux à 2 100 femmes lors de la crise économique espagnole, leur nombre a redécollé cette année, selon Chadia Arab, géographe chargée de recherche au CNRS et auteure de Dames de fraises, doigts de fée (2018, En toutes lettres). « Ce programme est déséquilibré. S’il soutient financièrement des femmes vulnérables, souvent analphabètes, pas une seule n’a été accompagnée pour créer son entreprise au Maroc, constate la chercheuse, qui a vu défiler les cas de harcèlement au travail pendant son enquête. Ce système veut des femmes dociles, rentables, peu chères, malléables et silencieuses. Elles se taisent et s’adaptent aux exigences des patrons afin d’être sûres de retravailler l’année suivante. » Et d’ajouter : « Tous les employeurs ne respectent pas le contrat. Certains ont installé des caméras de surveillance, d’autres ne garantissent pas le transport pour faire les courses, ni de logements salubres ou des jours de formation. »

      Des dérapages sûrement dus à la disparition, en 2012, des médiateurs de la Fondation pour les travailleurs étrangers à Huelva (Futeh) qui venaient contrôler sur le terrain. L’affaire des plaintes à Huelva a mobilisé les associations marocaines et espagnoles. « Nous allons ouvrir ce dossier et demander au gouvernement marocain l’amélioration des conditions de recrutement et de travail, comme l’accès à des congés, au chômage et à une assurance », revendique la présidente de la Fédération marocaine des ligues des droits des femmes, Latifa Bouchoua. Même sans ces améliorations, les « dames des fraises » souhaitent retourner en Espagne l’année prochaine. « Comme au Maroc, le travail est dur. Mais ici, il est bien payé », tranche Amina.


      http://www.liberation.fr/planete/2018/07/04/le-gout-amer-des-fraises-d-espagne_1664190

    • Contrataciones en origen y el monocultivo global de la fresa

      Proteger a estas mujeres exige asegurar su igualdad de derechos con el resto de trabajadores y trabajadoras, que es justamente lo que el programa de contratación en origen impide, articulando desigualdades de género, clase, origen y precarización jurídica, así como cuestionar el modelo productivo de la fresa.

      Las insostenibiilidades del actual sistema agroalimentario son múltiples y generalmente las relacionamos con su impacto medioambiental, sus efectos nocivos sobre la salud o la destrucción de las producciones y modos de vida campesinos. No obstante, las violencias que se ejercen sobre la mano de obra que trabaja en condiciones de gran precariedad en los campos de la agricultura global forman parte estructural de este sistema aunque queden, a menudo, invisibilizadas.

      Estas últimas semanas, hemos visto romperse el pacto de silencio existente en torno a las condiciones de vida y trabajo de las temporeras extranjeras en el sector de la fresa en Huelva. La publicación a finales de abril de un reportaje denunciando las violaciones y abusos sexuales sufridos por trabajadoras marroquíes del sector ponía en el punto de mira el sistema de contrataciones en origen, erigido durante años como modelo ejemplar de «migración ordenada» por las instituciones españolas, marroquíes y europeas.

      A principios de junio, unas cien jornaleras marroquíes, apoyadas por el SAT (Sindicato Andaluz de Trabajadores), intentaron denunciar en los juzgados incumplimientos del contrato y abusos sexuales en una empresa de Almonte. En solo dos días, el empleador organiza el retorno del conjunto de trabajadoras de su finca a Marruecos, aún cuando sus contratos no habían finalizado. El objetivo, evitar que pudieran ratificar sus denuncias ante la inspección de trabajo el lunes siguiente. Sin embargo, una parte importante de las trabajadoras resiste y se niega a embarcar en los autobuses. Las redes sociales y medios locales retransmiten lo que está ocurriendo y se logra detener el traslado de las trabajadoras al puerto de Algeciras.

      Esta situación, en la que ante una tentativa de denuncia las trabajadores son "devueltas” a Marruecos ilustra especialmente bien la tendencia autoritaria del mercado de trabajo en el sector fresero y del sistema de contrataciones en origen que lo organiza.

      Como en ocasiones anteriores, las asociaciones de productores denuncian una campaña de desprestigio contra el sector, minimizan lo que consideran “prácticas aisladas” de ciertos individuos e incluso basculan la responsabilidad sobre las propias víctimas, acusándolas de mentir y relacionándolas con la prostitución.

      En estos fértiles terrenos para los estereotipos sexistas y racistas (Martin Díaz 2002), nos parece muy importante insistir en que no se trata de hechos aislados ni fortuitos, sino que el programa de contratación en origen desarrollado para responder a las necesidades del monocultivo de fresa, es la causa principal de la vulnerabilidad de estas temporeras frente a todo tipo de abusos. Es el régimen migratorio, puesto al servicio del capitalismo agroalimentario global y su alianza con el patriarcado y el racismo, lo que explica la situación de las jornaleras marroquíes en la agricultura onubense.

      La provincia de Huelva es la principal zona de producción de fresas extra-tempranas en Europa. Su vocación exportadora y la utilización de todo tipo de insumos (variedades patentadas de fresas, plásticos para invernaderos, agroquímicos...) insertan al sector en una cadena agroalimentaria dominada por las grandes empresas transnacionales que producen los insumos agrícolas y controlan la distribución de la fruta en los mercados europeos, acumulando la mayor parte de los beneficios. La dependencia de los productores agrícolas frente a estos actores globales, junto a la gran cantidad de mano de obra necesaria para recolectar la fresa, hacen que el mantenimiento del costo del trabajo a la baja constituya una estrategia fundamental para los productores a fin de asegurar la rentabilidad del sector y aumentar el margen de beneficios.

      En este contexto de búsqueda de una mano de obra flexible, barata y que no se organice para exigir mejoras laborales, debe entenderse la instauración de un sistema de contrataciones en origen totalmente feminizado desde el año 2000. A partir de 2006, se institucionaliza el programa de contrataciones con Marruecos que contará con cuantiosas subvenciones de la Unión Europea, y ello a pesar de su dimensión utilitarista, la precariedad laboral y jurídica que impone a las trabajadoras y el carácter sexista de la selección.

      En efecto, al Estado español y a la Comisión Europea poco ha parecido importarles el carácter discriminatorio que establece la contratación de mujeres pobres con hijos menos de 14 años a su cargo para garantizar el retorno a su país de origen al final de la campaña.

      Además, el sistema de contrataciones en origen establece una cautividad jurídica y material sobre las temporeras que constituye la base de su desprotección. Primero, porque los permisos de residencia y trabajo de estas trabajadoras están vinculados a un territorio, a un sector de actividad y a un empleador concreto, lo que supone que las temporeras no tienen derecho a cambiar de trabajo. Igualmente, su retorno la temporada siguiente depende de la voluntad del empleador. Ello instituye una dependencia absoluta de las trabajadoras ante el empresariado y reduce enormemente su capacidad para negociar las condiciones laborales o denunciar cualquier forma de abuso pues si pierden o renuncian a sus empleos, ya de por si valiosos debido a la diferencia salarial existente con Marruecos (equivalente a 6,3 euros por jornal) pierden, además, el derecho a trabajar legalmente en el Estado español. Las alternativas para aquellas que no acepten las condiciones ofertadas son claras y poco alentadoras, quedarse de manera irregular en el Estado español o regresar a Marruecos sin posibilidad de volver a acceder a un contrato.

      Segundo, porque el hecho de que las temporeras residan en las fincas agrícolas permite ejercer un control sobre la vida privada de las temporeras, como muestra el hecho de que estas trabajadoras vean a menudo limitadas sus salidas nocturnas a fin de garantizar su productividad en el trabajo o que se les lleguen a retener los pasaportes para evitar lo que en el sector se consideran “fugas”, es decir, el abandono del programa. Asimismo, este modelo residencial dificulta su contacto con la población local y el aprendizaje del español, vías fundamentales para hacer valer sus derechos. En contraste, este sistema resulta de gran utilidad para los productores pues les permite de poseer trabajadoras “en stock” y ajustar diariamente el tamaño de su plantilla a las necesidades del cultivo.

      Por todo esto, para proteger a estas mujeres se hace imprescindible asegurar su igualdad de derechos con el resto de trabajadores y trabajadoras, que es justamente lo que el programa de contratación en origen impide, articulando desigualdades de género, clase, origen y precarización jurídica, así como cuestionar el modelo productivo de la fresa, paradigmático de una agricultura globalizada, que induce a que los eslabones más débiles de la cadena, las trabajadoras, carguen con todas las insostenibilidades y violencias de un sistema que beneficia al gran capital y sus alianzas patriarcales.

      https://www.eldiario.es/ultima-llamada/Contrataciones-origen-monocultivo-global-fresa_6_786781317.html

    • Les femmes de #Huelva se mobilisent contre l’exploitation sociale et sexuelle dans les champs de fraises

      Dimanche 19 juin, plus de 2000 personnes ont manifesté à Huelva au cri de Fresas si, pero con derechos (« des fraises : oui. Mais avec des droits ! »). Cette irruption des travailleuses fait suite aux révélation et dénonciations récentes (mais malheureusement pas nouvelles) des viols et des abus sexuels – mais plus largement des mauvaises conditions de travail – que les travailleuses marocaines venues ici pour la récolte des fruits rouges endurent. Durant la manifestation, un système en particulier était dénoncé : le recrutement en origine et la manière dont il organise la vulnérabilité sociale et sexuelle des travailleuses.

      Les conditions de vie et de travail des femmes migrantes marocaines dans les champs de fruits rouges à Huelva sont connues – parfois dénoncées – depuis au moins 10 ans. C’est donc moins les nouvelles révélations par deux journaux allemands sur les « viols dans les champs » que la mobilisation forte des femmes qui a suivie qui explique le fort écho médiatique qu’ont pris ces faits les dernières semaines. Motivées notamment par des plaintes déposées auprès de la justice espagnole dans un contexte où ce n’est pas la norme, mais aussi par la libération de la parole des femmes en Espagne (mouvements #cuéntalo et #yosítecreo), celles-ci ont donc défilé dimanche dernier pour exprimer leur soutien aux travailleuses migrantes marocaines et critiquer plus largement le système d’exploitation des étranger·ère·s qui sous-tend la production de fruits rouges dans la région.
      Depuis les années 1990 en effet, l’économie et l’espace de la région de Huelva s’organisent autour de la production de fruits rouges destinés à l’exportation – des fraises notamment, mais aussi des framboises, des mûres et des myrtilles. On compte aujourd’hui, pour les seules fraises, 7000 ha de serres et plus de 300 000 tonnes exportées chaque année. Or, pour pouvoir produire aux prix les plus bas et être compétitifs à l’exportation, la région dépend, depuis les années 2000 de l’importation périodique d’une main d’œuvre migrante flexible et à bas prix, provenant aujourd’hui principalement du Maroc . Comme le souligne José Antonio Brazo Regalado, responsable du SAT a Huelva, cette production se base donc sur une précarisation de la main d’œuvre, qui elle-même se fonde sur une triple discrimination : être ouvrière, être femme, être migrante.

      « Dans ce système, le journalier est déchiqueté. La journalière encore plus, et la migrante, encore davantage » José Antonio Brazo Regalado

      « Des fraises oui, mais avec des droits ! »

      Le 19 juin, la manifestation organisée par le SAT a ainsi rassemblé plus de 2000 personnes, dont de nombreuses femmes rassemblées en tête du cortège et alternant slogans féministes, en faveur de l’ouverture des frontières, et contre les violences sexuelles. Outre le SAT, le mouvement du 8M était aussi présent en nombre ainsi que de nombreuses personnes simplement solidaires après les dénonciations récentes. La manifestation rassemblait aussi plusieurs journalières espagnoles et marocaines. Preuve des dommages en cascade du patriarcat, plusieurs marocaines marchaient le visage caché par un foulard pour ne pas pouvoir être reconnues par leur famille. Au moins l’une d’entre elle ayant été reniée par son mari (resté au Maroc) à la suite de la diffusion d’images la montrant dénonçant les violences sexuelles subies.

      C’est une enquête de deux médias allemands, Correctiv et Buzzfeed qui a récemment rappelé les coulisses des fraises de Huelva. En rencontrant plusieurs travailleuses de la région, les journalistes ont pu en exposer le coût social. Dénonçant les « viols dans les champs », les journalistes insistaient notamment sur le fait qu’alors que tout le monde « a entendu » parler de la situation (et que par exemple, le taux d’avortement de la région de Palos de la Frontera monte en flèche durant la saison de récolte), ce problème est tu et que le travail des organisations syndicales et associatives présentes pour prévenir les viols et poursuivre les violeurs est quasi-inexistant. Et les procès très rares. Cette fois-ci les choses ont été différentes. À partir de fin mai, les paroles se sont libérées et une, puis plusieurs plaintes, ont été déposées dans différentes entreprises, par des femmes (marocaines et espagnoles) pour dénoncer les violences sexuelles que leur font subir les chefs et les contremaitres. Avec l’aide du SAT, d’autres plaintes ont aussi été déposées pour dénoncer, de manière plus générale, les conditions de travail et le harcèlement professionnel constant que subissent ces travailleuses durant la récolte. Derrière ces dénonciations, une cible particulière : le système de « recrutement en origine » qui organise depuis le début des années 2000 le travail temporaire agricole à Huelva.
      Organiser la vulnérabilité des femmes au profit des entreprises

      Les contrats en origine sont l’un des piliers de la production industrielle de fruits rouges d’exportation andalouse. Chaque année à Huelva, aux côtés des journalier·ère·s espagnoles et des migrant·e·s sans-papiers se déplaçant avec leur valise au fil des récoltes espagnoles[1], on trouve depuis 2001 plusieurs milliers de travailleur·euse·s migrant·e·s (notamment Marocaines) recruté·e·s à travers ce système. Cette année, le SAT explique qu’il y a 15 000 contrats en origine sur les 70 000 personnes travaillant à la récolte à Huelva. Pourtant, malgré les discours sur les migrations « éthiques » ou « ordonnées » qui justifient ce système (qui a inspiré l’UE dans sa gestion des migrations temporaires de travail et des migrations circulaires), les épisodes récents montrent une nouvelle fois que ces contrats, visant à fournir une main d’œuvre docile et peu chère à l’industrie, construisent la vulnérabilité des travailleuses. Comme l’ont montré différentes chercheuses[2] (dont l’une d’elle, Chadia Arab, a d’ailleurs récemment publié une tribune sur le sujet) le contrat en origine permet de s’assurer de la disponibilité de la main d’œuvre au plus bas prix tout en s’assurant que celle-ci ne restera pas.

      Au plus bas prix d’abord car l’ensemble du système favorise la vulnérabilité et l’acceptation de conditions de travail difficiles. Disséminées dans les champs de fraises, et logées par l’employeur sur les parcelles, il est très difficile pour les femmes de s’organiser ou de rencontrer des acteurs externes et ainsi de sortir de leur dépendance au contremaître. De plus, comme les contrats sont nominatifs (et assortis d’une période d’essai de 10 jours), les travailleuses sont incitées à la docilité sous peine d’être licenciées (alors que – bien que le transport soit supposément à la charge de l’employeur – elles ont parfois engagé des frais pour venir), de se voir proposer moins de journées de travail, ou de ne pouvoir être réembauchées l’année suivante… Enfin, alors que les travailleuses ne touchent en moyenne que 36€ pour une journée de travail selon le SAT (au lieu des 40,36€ prévus par la convention collective – déjà très basse), il arrive aussi que celles-ci ne soient payées en entier que le jour de leur départ.

      C’est l’autre versant du contrat en origine : le séjour des travailleuses est conditionné au travail, et tout est fait pour s’assurer qu’elles ne resteront pas. D’abord, le retour est compris dans le contrat (qui lui même ne peut être fait qu’en origine) et conditionne les potentielles réembauches la saison suivante. Ensuite, pour diminuer les risques de « fugue », les employeurs embauchent des marocaines originaires de régions rurales (donc souvent peu éduquées) et avec au moins un enfant mineur – et donc des attaches fortes – au Maroc. Le critère de genre se fonde ainsi à la fois sur un stéréotype naturaliste (les femmes seraient plus délicates[3]) et sur un calcul stratégique cynique (les mères retourneront vers leurs enfants).

      Des femmes forcées à monter dans les bus pour empêcher leurs témoignages

      Les principales organisations de producteur et de syndicats ont donc beau jeu de répondre que les viols doivent certes être évités, mais qu’ils ne sont pas représentatifs de la réalité des champs de fraises et qu’ils ne seraient que « des cas très isolés », ou de rendre obligatoire des formations sur les enjeux de genre pour les chefs et contremaîtres (même si c’est sans doute utile). La question en réalité n’est pas vraiment de savoir combien de pourcents de femmes sont violées dans les champs chaque année (d’abord parce que c’est toujours trop), elle est plutôt de comprendre que le dispositif du recrutement en origine ainsi construit permet et facilite les violences sexuelles et les violations des droits des travailleuses migrantes. De manière plus générale, cette recherche d’un « travail sans le travailleur »[4] qui fait de ce dernier un simple facteur de production que l’on pourrait mobiliser temporairement, à volonté, avant de le remettre « à sa place », ne peut se faire qu’au prix d’une mise en danger des droits de celui-ci.

      Un dernier épisode a participé à la vigueur de la mobilisation et est ainsi symptomatique de la manière dont ce dispositif porte en lui la vulnérabilité de celles qu’il vise. Alors que le SAT avait coordonné une plainte de plus de 100 travailleuses de l’entreprise Doñana1998 (Almonte) pour harcèlement professionnel et pour dénoncer leurs conditions de vie, l’entreprise s’est retournée contre les quelques 400 travailleuses et a tenté de les faire rentrer au Maroc au plus vite, les faisant monter dans des bus de retour en arguant officiellement de la fin de la saison… Une mobilisation rapide du SAT devant l’inspection du travail a permis de prévenir que celles-ci soient effectivement renvoyées au Maroc, et de dénoncer la séquestration et l’expulsion forcée de ces femmes visant à empêcher leur témoignage. On voit bien là encore comment le retour « inclus » (et forcé) dans le contrat renforce là encore la vulnérabilité des travailleuses importées…


      https://medialibre.info/echanges-partenariats/les-femmes-de-huelva-se-mobilisent-contre-lexploitation-sociale-et-sexu

      #résistance #manifestation #solidarité

    • « La fraise est dure, mais la liberté est douce ». L’expérience migratoire des saisonnières marocaines en Espagne

      Comment se déroulent l’arrivée et le séjour des migrants temporaires ? Comment se vit cette condition de migrant provisoire, la condition de #guest_worker selon la terminologie en vigueur, invité à travailler mais à ne pas s’installer dans la société d’accueil ? Nous verrons à partir d’un cas très particulier, celui des saisonnières marocaines recrutées pour la production de la fraise dans la province de #Huelva en Espagne, que le vécu de cette migration est marqué par une certaine ambivalence. Les ouvrières dont il est question ici sont recrutées pour des courtes durées. Pour garantir leur retour au pays, une fois la saison finie, on choisit des mères de jeunes enfants.

      https://www.cairn.info/revue-vie-sociale-et-traitements-2013-4-page-59.htm
      cc @isskein

    • DES FEMMES MAROCAINE DANS LES CHAMPS DE FRAISE

      Dans l’émission de ce jour , des histoires multiples, celles d’ouvrières agricoles marocaines venues travailler pour la récolte des fraises en Espagne, dans la province de Huelva. Et comme illustration de cette situation , une soirée de rencontre avec Chadia Arab auteure de Dames de fraises, doigts de fée:Les invisibles de la migration saisonnière en Espagne , se tenait ce 4 Octobre à la librairie scop Envie de lire à Ivry-sur-Seine.Bonne écoute !

      https://actualitedesluttes.info/?p=3668
      http://actualitedesluttes.info/wp-content/uploads/2018/10/181019.mp3

    • Dames de fraises, doigts de fée, les invisibles de la migration saisonnière marocaine en Espagne

      À la fin des années 2000, des milliers de Marocaines sont parties travailler à la cueillette des fraises dans la province de Huelva, en Espagne. Recrutées directement au Maroc par des contrats saisonniers, ces Dames de fraises sont choisies pour la précarité de leur situation et parce qu’elles laissent des enfants qui les contraindront à revenir.

      Chadia Arab, géographe et chercheuse au CNRS, analyse les rouages de ce programme de migration circulaire, pensé pour répondre aux besoins de main-d’œuvre et réguler les flux migratoires entre le Maroc et l’Union européenne, mais dont les femmes sont les grandes oubliées.


      http://www.etlettres.com/livre/dames-de-fraises-doigts-de-fee-les-invisibles-de-la-migration-saisonniere
      #livre #Chadia_Arab

    • Marocco invierà 20mila lavoratrici stagionali in Spagna

      Il governo del Marocco prevede di inviare 20mila lavoratrici stagionali in Spagna per la campagna di raccolta dei frutti di bosco e delle fragole nel 2019, oltre 4mila in più rispetto al 2018. Lo ha annunciato il ministro del Lavoro, Mohamed Yatim, dopo una riunione con l’Agencia Nacional de Empleo spagnola (Anapec) incaricata della selezione delle candidate, in una nota riportata dai media iberici. Dei 20mila stagionali, tutte donne provenienti dalle zone rurali del Marocco, oltre 8mila sono raccoglitrici che hanno già partecipato alla campagna del 2018. L’obiettivo dell’accordo con l’Anapec è garantire «un lavoro decente» alle lavoratrici immigrate, che assicuri loro «le garanzie nella selezione, nell’alloggio, nelle condizioni di lavoro e di supervisione», concordate con la parte spagnola, come si evidenzia nel comunicato. Una delle novità è che le raccoglitrici che hanno partecipano a quattro campagne stagionali successive, avranno un permesso spagnolo di residenza, basato su «un modello di emigrazione circolare», perché sia «esemplare, sicura e ordinata». E una campagna di sensibilizzazione è stata avviata dal governo marocchino per evitare lo sfruttamento e i casi di presunti abusi sessuali, denunciati a maggio scorso da almeno una decina di stagionali immigrate impiegate nella raccolta delle fragole a Huelva, in Andalusia, sui quali è stato aperto un fascicolo d’inchiesta dall’alto tribunale dell’Audiencia Nacional. Video diffusi in tv spiegheranno quali sono le condizioni di lavoro, i propri diritti e doveri. Da parte sua, la Giunta dell’Andalusia ha destinato personale alla mediazione culturale, perché le raccoglitrici immigrate non abbiano problemi a contattare l’amministrazione e ricevere informazione e assistenza in caso di necessità. Una delle finalità del «modello di emigrazione circolare» è combattere il fenomeno dell’immigrazione illegale. Il ritorno delle raccoglitrici al paese d’origine è, infatti, una delle preoccupazioni dei governi di Madrid e Rabat, sebbene abitualmente il 90% delle lavoratrici rientri in Marocco al termine della raccolta. I requisiti per accedervi sono: essere donna, minore di 40 anni, sposata e con figli minori di 14 anni a carico, proprio per dissuadere le braccianti dalla tentazione di restare in Spagna, una volta terminata la stagione. La Giunta dell’Andalusia ha annunciato che realizzerà una supervisione dei rientri attraverso il Foro dell’Immigrazione, assieme a organizzazioni sociali e Ong, per monitorare continuamente la situazione reale delle lavoratrici e perché la campagna di raccolta possa svolgersi in maniera ordinata. Da parte sua, l’Associazione di Produttori ed Esportatori di Fragole di Huelva (Freshuelva) ha ribassato a 15mila il numero di raccoglitrici con contratti in origine in Marocco, che giungeranno nella provincia per la raccolta dell’’oro rosso’ nel 2019. Per il prossimo anno, la provincia di Huelva aumenterà a 11.464 gli ettari coltivati a frutti rossi, pari a un 2,8% in più che nella stagione 2017/2018, e a 6.095 quelli dedicati alla coltivazione di fragole (+3,5%), secondo i dati diffusi da #Freshuelva.

      http://www.ansamed.info/ansamed/it/notizie/rubriche/cronaca/2018/12/06/marocco-inviera-20mila-lavoratrici-stagionali-in-spagna_c5737d2b-ad28-4640

    • Bleak life for a Moroccan migrant in southern Spain

      Migrants working on Spanish farms face hard times due to the back-breaking jobs and low wages they receive. InfoMigrants met a Moroccan woman who struggles to make ends meet.

      In the Mediterranean city of Almeria in southeast Spain, migrants spend all day working on the farm, then go back their desolate homes to take a rest before starting another hard day.

      One of the migrants here is Radia*, a 30-year-old Moroccan woman who is working at a farm where she harvests fruits and other produce.

      She is one of thousands of Moroccan women who immigrated clandestinely to Spain several years ago before obtaining a residency in Spain.

      She listens attentively as a group of workers voice their complaints to representatives of the Sindicato Andaluz de Trabajadores (SAT), the workers union in Andalusia. They talk about the rough treatment they receive from farm owners and employers. Radia still has difficulty understanding every word in Spanish, but she is fully aware of the matter at hand.

      Meeting with her after the discussion with the union representatives, Radia starts crying as she starts talking about her situation.

      Daily struggles

      If Radia is late to the farm, her employer insults her, she says. She cannot object or talk back because she is afraid of what might happen. She chooses to keep working because of the absence of an alternative source of income.

      The image that many people back home have of Radia’s life in Spain is misleading, she explains. “Many Moroccan women think that I am enjoying a good life but the reality is completely different,” she adds.

      Afraid of being fired

      Only a few weeks before, her father had passed away. Radia was afraid that her boss would fire her if she took an absence from work. She could not afford a lawyer, and her Spanish was not strong enough to seek assistance through other NGOs.

      Therefore, Radia only stayed a few days in Morocco to attend the funeral. She noted that the farm owner did not even offer his condolences for her father’s death.

      Living in dire conditions

      To reach Radia’s home, it takes one hour to walk on foot, going through several agricultural fields to end up at a desolate building on an isolated hill.

      The house has no electricity and no water. She uses flashlights at night and bottles of water for cooking and washing. She starts her day at the farm at 8:00 in the morning.

      Radia has lived in the house for 11 years, saying that the house owner, who abandoned it, did not ask her to leave or to pay for her residency.
      Despite the dire conditions, she does not want to move, yet. Living here enables her to save the money she would have used for rent. She transfers part of her earnings to her mother in Morocco.

      Once in a while, a relative who also lives in Spain comes to visit Radia in her isolated surroundings to see how she is doing. Otherwise, her life is set around her work.

      Stay or return home?

      Radia says she will stay in Spain for now because there is no work available in Morocco. But staying here forever? She has ruled that option out entirely. She wants to go back to Morocco one day and set up her own business, she explains.

      She refuses to bring her mother to live with her in Spain, saying “I do not want her to live with me in this condition. Our lives in my country are better.”

      http://www.infomigrants.net/en/post/14365/bleak-life-for-a-moroccan-migrant-in-southern-spain?ref=tw

    • Rape and abuse: the price of a job in Spain’s strawberry industry?

      Ten Moroccan women say Spanish authorities have ignored claims they were trafficked, assaulted and exploited
      Last April, Samira Ahmad* kissed her baby goodbye and boarded a bus, leaving her home in Morocco for the strawberry fields of southern Spain.In her bag was her Spanish visa and a contract that promised €40 a day plus food and accommodation. In the three months she’d be away, she hoped the pain of being separated from her family would be softened by the money she’d be sending back to them – a fortune compared to what she’d be able to earn at home.

      A year on, and Ahmad’s life is in ruins. She is destitute, divorced and for the past 10 months has been living in hiding, surviving on handouts with nine other Moroccan women who – like her – claim they faced human trafficking, sexual assault and exploitation on the farm where they were hired to work. She says her biggest mistake – other than coming to Spain – was going to the authorities.

      “Before I left my home I was like a hero to everyone. Nobody in my village had ever had the chance to go and work in a rich country like Spain,” she said. “But it has turned out to be the worst decision of my life.”

      Over the coming weeks an estimated 20,000 Moroccan women will arrive in Spain to help bring in this year’s strawberry harvest. The women make up a large percentage of the seasonal workforce in Andalucía, employed under a seasonal worker visa scheme that has been operated by the Spanish and Moroccan governments since 2001. They will help to cultivate and harvest 400,000 tonnes of strawberries expected to be exported from the region this year to supermarkets in the UK, France and Germany. Spain is by far the largest exporter of strawberries in Europe, and this booming €580m export industry is now so important to the fragile Spanish economy that it has been dubbed the country’s “red gold”.

      Over the past few years, reports of widespread sexual and physical abuse and exploitation of Moroccan seasonal workers have surfaced in the local and international media.

      Both governments have downplayed the allegations, denying that the problem is widespread. Although numerous allegations of abuse and rape were reported in the media, last year the Moroccan ministry of employment, the body responsible for recruiting and issuing visas to migrant workers, denied any formal complaints had been made.

      Yet Alicia Navascues, from women’s rights group Mujeres 24, said that Moroccan women were being deliberately targeted because of their vulnerability. “Morocco women working as temporary workers in the field have described to us dehumanising and harsh working conditions they must endure, working in permanently crouched positions with a single break of 30 minutes a day in temperatures of 40 degrees under the plastic of the greenhouses,” she said. “In Morocco they are deliberately looking for those who are cheap and vulnerable to do this work, namely rural women with young children who only understand Arabic, cannot understand their contracts written in Spanish or claim their rights. It is a rigged system.”

      Ahmad said she had heard rumours of what happened to women who went to Spain before she left her home. “But I ignored them,” she said. “I didn’t think that such stories could be true in a rich country like this.”

      Yet she and the nine other Moroccan women who travelled to Spain on seasonal visas last year told the Observer that they had experienced serious and sustained sexual violence and labour exploitation on the farm where they were working.

      They claimed they were forced to live in cramped and dirty shipping containers, with hundreds of female workers sharing a few showers and faulty toilets.

      During the day they were racially abused and forced to work for 12-hour shifts without pay. They were denied food and water and penalised for taking toilet breaks or not working hard enough.

      ”The farm was very far away from the nearest town, we were totally isolated,” says Samira. “We didn’t speak Spanish and were desperate to send money home to our children. We had no power at all. The other women working on the farm who had been to Spain before said that it was always harder for new recruits but that we would get used to it.”The women also alleged that they were sexually assaulted and harassed; some said they were raped and others pressured into having sex in exchange for food and water. They said that some women were also ordered to work as prostitutes for local men who waited outside the farm in their cars every night.

      Aicha Jaber*, who worked on the same farm as Ahmad, was pregnant when she arrived in Spain last April. “I saw a job advert looking for women between 20 and 45 to work for a few months in the field,” she says. “I asked if my husband could get a job too but I was told they wanted women. Now I realise it was because they knew they could exploit us easily.”

      She says that as soon as she arrived at the farm she was sexually harassed and assaulted. She escaped being raped only through the intervention of other women working on the farm. “For us, this abuse was a kind of death because we had been shamed and we were so angry but also scared that our families would find out,” she says.

      After about six weeks on the farm, Jaber, Ahmad and eight other women went to Guardia Civil police officers to report that they had been exploited, raped and sexually assaulted.

      “We thought that when we went to the police we would get justice,” says Ahmad. “That we would get our wages, and the harassment stopped. But instead we have been abandoned and left to starve.”

      They are not the first Moroccan migrant workers to report cases of exploitation and sexual violence in Spain’s agricultural industry. A BuzzFeed Germany investigation last year led to several women coming forward with allegations and at least one other case of labour exploitation is going through the courts in Andalusia.

      Yet 10 months after they went to the local police, Ahmad and Jaber and all of the other women have yet to be interviewed by the Guardia Civil or the national police. Belén Luján Sáez, a Spanish attorney who is representing the group, said the national police had a legal obligation to investigate the women’s claims but had refused to activate the national anti-trafficking protocols that would have offered them support and assistance while their claims were investigated.

      Saez also claims that the provincial courts in Andalucía have been obstructive, failing to launch a proper investigation, not allowing the women enough time to travel to a courtroom in Huelva to give evidence in front of a judge last June and then leaving them in legal limbo for a further eight months. The charges of rape and sexual assault have also been downgraded to sexual harassment, with the courts citing a lack of evidence.

      The court in Huelva disputed these claims, saying that that women failed to attend two court dates – one last June and one in February – and blaming their lawyers for the lack of progress in the case.

      The national police said that it would not interview the women as potential human trafficking victims because they had already filed charges in a provincial court.

      “All we are asking is that these women’s reports of labour trafficking, rape and sexual assault are taken seriously and investigated properly,” said Luján Sáez, who is representing the women through her law firm Luján and Lerma Abogados.

      “Our clients should should have been offered protection and support as potential victims of trafficking as soon as they reported this abuse. They have been treated with disdain and negligence by our judicial system,” she said.

      Since they went to the local police to report their allegations last year, the women have been homeless and destitute. After their three-month visas expired they have not been able to work. All 10 women, plus Jaber’s baby, have been sleeping on the floor of Saez’s small apartment and surviving on handouts of food.

      Most say they have also been divorced by their husbands and disowned by their parents in Morocco after their families learnt of the allegations of rape and sexual assault and were sent messages saying that they were working in prostitutes in Spain.Unable to return home and unwilling to leave Spain before they get their case resolved, they say clearing their name is the only way they will see their children again.“We knew we couldn’t go home because we still hadn’t been paid and we had to prove that the things that we had told the police were true,” said Aicha, whose baby is now nine months old. Like all the other women, she suffers from panic attacks and depression and is too scared to leave the apartment.

      “Since we went to the police our life has been unbearable,” she said. “My baby has never even met her father. Sometimes I think it would have been better to have endured the abuse and to be back home with my family now.”

      This year the Spanish government has made efforts to mitigate the criticism of the treatment of Moroccan women in its export fruit industry. It has announced it will increase controls and inspections of farms and will also use cultural mediators – other Moroccan women – to try and resolve disputes and report any incidents of mistreatment.

      The courts say that the women’s case are still being considered and last week the government granted the women temporary work visas on humanitarian grounds, which will allow them to find work to support themselves. Yet Saez says that all efforts to get the government to take swift action to resolve their case continues to be thwarted.

      “They were given the permits on humanitarian grounds not because they are being taken seriously as potential victims of human trafficking and rape,” said Saez. “We will continue to pursue this through the courts, even if we have to go to the European court to get this heard.”Ahmad and Jaber said they were losing hope that they would get the justice they say they deserve and said that their experiences in Spain’s strawberry fields had changed them for everd. “I didn’t have much before, but everything I had has now gone,” said Ahmad. “I say to the women coming now, please don’t come. If bad things happen nobody will help you. Turn around and go home to your families.”

      https://www.theguardian.com/global-development/2019/apr/14/rape-abuse-claims-spains-strawberry-industry?CMP=share_btn_tw
      #viol #viols #abus_sexuels

    • Exploitation des femmes, viols… Voici le véritable coût des fraises importées d’Espagne

      Le 14 avril 2019, le Guardian publiait une enquête alarmante sur les conditions de récoltes des fraises d’Espagne, assurées par des femmes marocaines exploitées. Une forme d’esclavage moderne, pour un produit que nous trouvons dans tous nos supermarchés.

      https://www.glamourparis.com/societe/phenomene/articles/exploitation-des-femmes-viols-voici-le-veritable-cout-des-fraises-importees-despagne/74005

  • A Madrid, le retour gagnant du socialiste Sanchez
    https://www.mediapart.fr/journal/international/220517/madrid-le-retour-gagnant-du-socialiste-sanchez

    Malgré ses défaites aux législatives en 2015 et 2016, Pedro Sánchez a réussi son coup : il a remporté dimanche les #primaires du parti socialiste espagnol, avec 50 % des voix. Tenant d’une ligne plus à gauche que ses adversaires, il reprend les rênes d’une formation profondément divisée, et rêve de faire tomber Mariano Rajoy.

    #International #Andalousie #Espagne #Patxi_Lopez #Pedro_Sanchez #Podemos #PP #PSOE #social-démocratie #Susana_Diaz

  • Travail agricole et latifundisme en Andalousie | Les paysans et paysannes dans la lutte des classes
    https://blogs.radiocanut.org/luttespaysannes/2017/01/26/travail-agricole-et-latifundisme-en-andalousie

    Dans la province de Jaen, en Andalousie, où la monoculture d’olivier domine, les propriétaires spéculent sur les terres, tandis que les travailleurs et travailleuses journaliers survivent dans des conditions très difficiles :

    extraits de témoignages de membres du SOC/SAT, Sindicato de Obrer@s del Campo,

    entretien avec Coline, qui a passé du temps sur place entre 2013 et 2015, et nous explique la situation locale. Durée : 1h01. Source : Radio Canut

    https://luttespaysannes.potager.org/lpdlc26jan2017.mp3

  • 1. #Andalousie : les fruits de la colère (Rediffusion)

    Ils sont plus de 100 000 venus de toute l’Afrique à vivre dans des conditions misérables autour des serres productives de fruits et de légumes à #Almeria en #Espagne. Mal payés, maltraités au nom de la rentabilité économique d’un modèle agricole européen qui s’essouffle. Reportage à Almeria d’Alice Milot.

    http://www.rfi.fr/emission/20160820-1-andalousie-fruits-legumes-rentabilite-economique-conditions-miserable
    #agriculture #exploitation #travail

    • L’autre soir, reportage sur le ramassage des melons en Charente. Je souris intérieurement, car les premières secondes ne montrent que des noirs et des maghrébins en train de travailler. Je me dis « c’est en Espagne ? », et non, je vois un texte à l’écran indiquant que c’est une exploitation charentaise (ou à côté, je ne sais plus précisément). Et enfin, on a le responsable de l’exploitation qui parle, il est bien français, pas espagnol. Le reportage était centré sur le fait que l’arrière saison est difficile pour ces exploitants, car les consommateurs considèrent le melon comme un produit de début de saison et tout et tout...

      Bref, visiblement, même pour ramasser le melon, et comme en Espagne, les étrangers « volent » le travail aux vrais français laïcs (la laïcité, c’est aussi d’avoir la bonne couleur de peau... on leur montre l’exemple, et même ça ils ne sont pas capables de le respecter). J’espère au moins que les agents de l’état viennent vérifier dans les exploitations qu’il n’y a pas de vêtements ostentatoires (faute de vérifier qu’ils sont bien déclarés, payés au dessus du salaire minimum et dans le respect de ce qu’il reste du code du travail...).

      Désolé pour la grosse louche de cynisme... Les informations de ce mois d’août sont consternantes... :-/

  • Espaces en dépeuplement

    Clémentine Cottineau
    A multilevel portrait of shrinking urban Russia [Texte intégral]
    Portrait de la #Russie urbaine en #décroissance
    Tomasz Spórna, Iwona Kantor-Pietraga et Robert Krzysztofik
    Trajectories of depopulation and urban shrinkage in the Katowice Conurbation, Poland [Texte intégral]
    Les trajectoires de #déclin_urbain dans l’agglomération de #Katowice (#Pologne)
    Raphaël Languillon-Aussel
    Tokyo, les recompositions démographiques d’une #ville mature [Texte intégral]
    #Tokyo, demographic recompositions of a mature city
    Sophie Buhnik
    Géographie de la #décroissance_démographique et évolution des #mobilités_quotidiennes dans la conurbation #Ōsaka-Kyōto-Kōbe [Texte intégral]
    Geography of demographic degrowth and changing daily mobilities in the Ōsaka-Kyōto-Kōbe city-region
    Patrick Rérat
    Le retour des villes [Texte intégral]
    Les phénomènes de déprise et de reprise démographiques dans les villes suisses
    The return of cities. The phenomena of demographic decline and new rise in Swiss cities
    Nicolas Cauchi-Duval, Vincent Béal et Max Rousseau
    La décroissance urbaine en #France : des villes sans politique [Texte intégral]
    Urban decline in France : cities without policy
    Yoan Miot
    Le rôle du facteur démographique dans les processus de #décroissance_urbaine [Texte intégral]
    Le cas de trois villes de tradition industrielle françaises
    The role of the demographic factor in urban shrinkage processes – The cases of three French traditional industrial agglomerations
    Brice Laménie
    Endiguer le dépeuplement en restaurant l’#attractivité dans un territoire en déclin [Texte intégral]
    Le cas des #Ardennes
    The combined effects of demographic and economic decline in industrial regions : what perspectives with the metropolization ? The example of the Ardenne
    Guillaume Chevillard, Julien Mousquès, Véronique Lucas-Gabrielli, Yann Bourgueil, Stéphane Rican et Gérard Salem
    Dépeuplement rural et offre de #soins de premiers recours : quelles réalités et quelles solutions ? [Texte intégral]
    Rural depopulation and primary health care : which reality and solutions ?
    Yoann Doignon, Sébastien Oliveau et Isabelle Blöss-Widmer
    L’Europe méridionale depuis 20 ans : dépeuplement, #dépopulation et renouveau démographique [Texte intégral]
    Southern Europe for 20 years : depopulation and demographic renewal
    Thibaud de Fortescu
    Un espace de #montagne en dépeuplement : nouvelles dynamiques et stratégies de revitalisation dans l’#Alpujarra granadina (#Andalousie) [Texte intégral]
    Fighting depopulation in moutain areas : new revitalization dyanamics and strategies in the Alpujarra granadina (Andalusia)
    Louis Marrou
    #Insularité et dépeuplement : le cas de l’île de Flores aux #Açores (Portugal) [Texte intégral]
    Human depopulation and insularity : a study case in the Azores (Flores Island)
    Gilles Pestaña
    Du spectre du dépeuplement à celui de l’indépendance [Texte intégral]
    Enjeux et représentations des dynamiques démographiques des #espaces_ruraux de #Nouvelle-Calédonie
    From the Spectre of Depopulation to That of Independence : The Stakes and Representations of Demographic Dynamics in New Caledonia rural areas

    https://eps.revues.org/6101
    #Suisse #démographie #urban_matter

    https://eps.revues.org/6101

    #revue #dépeuplement

  • Ces anonymes qui rendent hommage aux migrants

    Des milliers de migrants clandestins ont perdu la vie en #Méditerranée. Les naufrages se succèdent et se résument à des chiffres vite recouverts par d’autres informations.
    http://www.rts.ch/la-1ere/programmes/detours/6649763-detours-du-08-04-2015.html
    En #Espagne, en #Italie, en #Grèce, les pêcheurs, médecins, croque-mort, religieux ou simples habitants sont confrontés à la réalité de la tragédie. Emus ou révoltés, certains ont décidé de rendre une dignité aux disparus.


    Tenter d’identifier les #corps, leur donner une #sépulture, contacter les familles, accompagner les proches ou documenter les événements est leur façon de refuser d’être les témoins passifs du drame qui se joue aux #frontières de l’Europe. C’est le combat spontané d’anonymes pour rendre hommage à d’autres anonymes.

    1/3
    http://download-audio.rts.ch/la-1ere/programmes/detours/2015/detours_20150408_full_detours_fdaf0c6e-7611-4940-b812-f508c7715e0

    Avec Saida Zha aux pompes funèbres de Los Barrios en #Andalousie, Ildefonso Sena, journaliste à #Tarifa, Efi Latsoudi, fondatrice de l’association d’aide aux migrants « Le village de tous » à #Mytilène en Grèce, et Lino Tumbiolo, responsable d’une des principales coopératives de pêche en haute mer à Mazara del Vallo en Sicile.

    Un reportage-témoignage de Cécile Debarge, réalisé par Jean-Daniel Mottet, Rodolphe Bauchau et Didier Rossat.

    2/3
    http://download-audio.rts.ch/la-1ere/programmes/detours/2015/detours_20150409_full_detours_3c2a4566-f319-46fe-86e7-8cfe8eaa4ec


    Avec Domenico Asaro, dit Mimmo, pêcheur à Mazara del Vallo en #Sicile, Roberto Ingarciola, armateur capitaine, Christos Manolelis, agent administratif et pêcheur amateur sur l’île de #Lesbos, et Pavlos Pavlidis, médecin légiste à Alexandroupolis, en Grèce.

    3/3
    http://download-audio.rts.ch/la-1ere/programmes/detours/2015/detours_20150410_full_detours_4a9d6b6d-84e6-4596-ba06-a483111df17


    Avec Mehmet Serif Damatoglou, imam de #Sidiro près de la frontière gréco-turque, Marili Stroux, membre du collectif « Welcome To Europe » près de Thermi, Annalisa D’Ancona, Gianpiero Caldarella, Giacomo Sferlazzo et Luca Vitale à Lampeduza où le collectif Askavusa - « Pieds nus » en sicilien – a créé le Porto M, un musée autogéré dédié aux migrants.

    @cdb_77 #RTS #Lampedusa

  • El cabrero

    https://www.youtube.com/watch?v=rBHLgmmYlFs

    Esta película (documental) fue rodada en el año 1988 por una productora francesa con colaboración de una cadena de TV. Obtuvo el Premio Especial de la Crítica en el prestigioso Festival de la Rose d’Or de Montreux, fue emitido por cadenas de 43 países de 5 continentes.
    Canal Plus Francia compró luego los derechos y en Francia puede que haya sido emitida esta más de 10 veces...

    #fandango #paysans #andalousie

  • El canto del agua

    Documentary about the #acequia water system in #Andalusia in Spain, 25:30 min. spanish/english

    http://www.creatmosfairy.tv/wp-content/Filme/Documentaries/elcantodelagua_full.mov?width=480&height=360

    http://en.wikipedia.org/wiki/Acequia

    This is evident in the fact that Prior Appropriation considers water to be a commodity owned by private individuals while acequia systems treat water as a community resource that irrigators have a shared right to use, manage, and protect

    #Andalousie #Eau

  • Importer des femmes pour exporter des fraises ? : Flexibilité du travail, canalisation des #flux_migratoires et échappatoires dans une #monoculture intensive globalisée : le cas des saisonnières marocaines en #Andalousie

    A partir du cas des saisonnières marocaines travaillant sous contrat dans la #fraisiculture intensive, cette #thèse explore la manière dont le recrutement se fonde sur leur place dans les rapports de sexe (mères avec enfants en bas âge) et la réduction de leur séjour au travail à des fins de contrôle de la #mobilité des étrangers (assignation à circuler). On s’intéresse à la manière dont l’utilitarisme migratoire s’appuie sur des rapports matériels de sexe et des représentations de #genre, les effets que cela produit en matière d’#invisibilisation et de mise à l’écart de ce groupe de travailleuses ainsi qu’en matière de #flexibilité dans l’organisation du travail. Enfin, on aborde, dans ce contexte particulier, la manière dont la vie des saisonnières s’articule autour d’une conciliation, parfois impossible à trouver, entre rôle domestique ou familial et salariat saisonnier.

    https://ethnobotanic.wordpress.com/2015/03/19/importer-des-femmes-pour-exporter-des-fraises-flexibilite-du
    #agriculture #migration #fraises #migration #femmes #Espagne #Maroc #travail #saisonnier #Emmanuelle_Hellio

    La thèse est disponible en pdf :
    https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01127172/document
    cc @odilon

  • Somonte, la terre récupérée
    https://www.canalsud.net/?Somonte-la-terre-recuperee-Bazar

    Somonte ? Vous connaissez ? Ce petit village d’Andalousie vit depuis quelques années une expérience sociale intéressante. Parce que non content d’avoir récupéré des terres inutilisées appartenant au gouvernement régional d’Andalousie, les occupants de Somonte ont aussi vécu une transformation radicale de leur projet. D’une occupation menée par le Syndicat Andalous des Travailleurs (SAT), l’expérience de Somonte est passée à l’autogestion avec la remise en cause des hiérarchies, des leaders et des egos que cela implique. Durée : 30 min. Source : Canal Sud

  • Somonte pour le peuple ! Que le monde le sache !
    Rencontres sur les terres occupées de Somonte
    en Andalousie, juillet 2013

    http://www.lavoiedujaguar.net/Somonte-pour-le-peuple-Que-le

    Lola est une femme andalouse, énergique et digne. Ses longs cheveux noirs comme ses yeux et son regard souriant mais ferme en imposent. Avec elle, nous rentrons tout de suite dans la discussion. Elle nous explique : en Andalousie, plus de la moitié des terres sont aux mains de quelques grands propriétaires — plus de cinquante pour cent des terres appartiennent à deux pour cent de propriétaires dont Mario Conde, ex-directeur de la Banque espagnole de crédit (Banesto) plusieurs fois condamné pour extorsion et détournement de fonds, et surtout la duchesse d’Albe — laissant des milliers de travailleurs agricoles sans accès à la terre. Et aujourd’hui, beaucoup de ces terres ne sont même plus cultivées. La lumière incandescente brillant au loin pendant le trajet qui mène à Somonte trouve ici son explication : il s’agit d’un champ de panneaux solaires qui renvoient sur une tour centrale la lumière et la chaleur captées. Nous avons eu d’ailleurs de nombreuses occasions de voir ce paysage inquiétant de champs stériles envahis par ces producteurs d’électricité. On est bien là sur une autre planète. (...)

    #Andalousie #occupation #terre #résistance #solidarité

  • Campo de Dalias
    http://laboratoireurbanismeinsurrectionnel.blogspot.ch/2013/06/espagne-campo-de-dalias.html

    D’ailleurs, ces propriétaire n’ont de cesse de déclarer dans la presse que : « Les gens ici ont travaillé dur. Et certains ne comprennent pas qu’on vienne les critiquer au sujet des immigrés, car eux aussi ont souffert. » Sans doute, mais dans le cas des travailleurs immigrés, aucune quelconque perspective d’ascension social n’est à attendre, peu de possibilités, voire aucune d’avancer sur la voie de l’intégration dans la société espagnole. Les exploitants, soutenus par les municipalités du Campo, pourront ainsi sans être inquiétés, bâtir un système d’esclavagisme moderne consistant à la surexploitation d’une communauté immigrée, à laquelle est contestée la simple revendication de ses droits sociaux, et soumise à des conditions de vie infrahumaines et dangereuses. De nombreux rapports, et études soulignent qu’un grand nombre d’entre eux - nul ne sait le pourcentage exact, naturellement -, manient les pesticides les plus toxiques sans aucune protection (masque, gants, combinaison, etc.), et ils évoquent outre les malaises, étourdissement et maladies consécutives, le cas de décès.

    #Espagne #Andalousie #agriculture #migration

  • L’#Espagne fait le plein de #touristes
    http://fr.myeurop.info/2013/07/22/l-espagne-fait-le-plein-de-touristes-11680

    Benjamin Leclercq

    Le chiffre du jour Enfin une nouvelle pour l’Espagne : en juin, le pays a fait le plein de touristes majopritairement européens. Ils étaient 6,3 millions pour ce seul mois. En Grèce aussi, l’été 2012 s’annonce comme une année faste.

    Tout ne va pas mal en Espagne. Les beaux jours ont amené, (...)

    #Économie #Andalousie #Baléares #Canaries #crise #tourisme

  • Andalousie : des centaines d’ouvriers se réapproprient des terres livrées à la spéculation - Face au néo-féodalisme - Basta !
    http://www.bastamag.net/article2955.html

    ❝Au sud de l’Espagne, des ouvriers agricoles occupent une ferme de 400 hectares, menacée par la spéculation. Ils contestent une répartition féodale des terres, réservées aux grands propriétaires. Et développent une agriculture biologique et paysanne, qui nourrira bientôt des milliers de personnes. Reportage en Andalousie, dans la ferme de Somonte, devenu le symbole d’une lutte populaire contre les inégalités et pour la souveraineté alimentaire. « Land and freedom », version 2013.
    #Andalousie #terres #spéculations #réappropriationDesTerrres #ouvriers

  • #Andalousie : des centaines d’ouvriers se réapproprient des #terres livrées à la #spéculation - Face au néo-féodalisme - Basta !
    http://www.bastamag.net/article2955.html

    Au sud de l’Espagne, des ouvriers agricoles occupent une ferme de 400 hectares, menacée par la spéculation. Ils contestent une répartition féodale des terres, réservées aux grands propriétaires. Et développent une agriculture biologique et paysanne, qui nourrira bientôt des milliers de personnes. Reportage en Andalousie, dans la ferme de Somonte, devenu le symbole d’une lutte populaire contre les inégalités et pour la souveraineté alimentaire. « Land and freedom », version 2013.

    #foncier #agriculture #Espagne

  • Saisonnières à la carte : Flexibilité du travail et canalisation des flux migratoires dans la culture des fraises andalouses

    A Huelva, en Andalousie, depuis 2000, le système des « contrats en origine » permet aux exploitants de fraises d’employer des saisonniers étrangers pour récolter leur production. Le recrutement des travailleurs a eu lieu majoritairement en Pologne, en Roumanie et au Maroc.
    La sélection vise des personnes au profil « adéquat à la fraise », c’est-à-dire des femmes d’âge moyen, ayant des obligations familiales dans leur pays d’origine. Une fois la saison terminée, ces femmes doivent rentrer chez elles et attendre une éventuelle invitation de l’agriculteur pour la saison suivante. L’accès au marché du travail européen ainsi que le droit au séjour dépendent de l’employeur. En créant une précarité juridique légale et en se servant des inégalités économiques entre pays, la contratación en origen permet de fournir la main-d’œuvre abondante, flexible et bon marché et considérée par les agriculteurs comme indispensable à la rentabilité de cette production agricole sous serre.

    http://urmis.revues.org/1203

    #saisonnières #Espagne #Andalousie #migration #fraise #agriculture #Pologne #Roumanie #Maroc #travail #contrats_en_origine #genre #migration_féminine #marché_du_travail #précarité #main-d'oeuvre #production_agricole

  • « Ni chocolat, ni desserts » : les Andalous se servent au supermarché | Rue89
    http://www.rue89.com/2012/08/09/ni-chocolat-ni-desserts-les-andalous-se-servent-au-supermarche-234512

    En #Andalousie, 200 travailleurs agricoles ont choisi mardi la vieille méthode de « l’#autoréduction » pour protester contre la vie chère et les inégalités sociales, en période de chômage massif (33% de la population régionale).

    Dans les rayons d’un supermarché, ils ont rempli des chariots de nourriture avant de passer la porte sans payer.

    #Espagne #pauvreté #crise #résistance