• A Thetford, dans l’est de l’Angleterre, troisième nuit de manifestations violentes envers des demandeurs d’asile
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/08/07/a-thetford-dans-l-est-de-l-angleterre-troisieme-nuit-de-manifestations-viole

    A Thetford, dans l’est de l’Angleterre, troisième nuit de manifestations violentes envers des demandeurs d’asile
    Cinq personnes ont été arrêtées depuis mardi, lors de rassemblements en réaction à un projet d’hébergement de demandeurs d’asile dans une base militaire désaffectée de la Royal Air Force.
    Le Monde avec AFP
    Des dizaines de personnes se sont attaquées à des logements où ils pensaient que vivaient des demandeurs d’asile, lors de manifestations anti-immigration qui ont eu lieu, jeudi 6 août, pour le troisième soir d’affilée à Thetford, dans l’est de l’Angleterre, selon la police locale. Selon la même source, les manifestants s’en sont aussi pris à la police. Cinq personnes ont été arrêtées depuis mardi, lors de rassemblements en réaction à un projet d’hébergement de demandeurs d’asile dans une base militaire désaffectée de la Royal Air Force proche de Thetford, ville de quelque 25 000 habitants.
    « Pendant trois nuits d’affilée, un groupe de personnes a franchi la ligne de ce qui est acceptable », a déclaré vendredi à la BBC le chef de la police du Norfolk, Paul Sanford. Il a confirmé que « certaines » des maisons visées hébergeaient des demandeurs d’asile. « Nous avons été obligés, à deux ou trois reprises, d’escorter les résidents hors de ces logements pour assurer leur sécurité », a-t-il ajouté.
    Selon le Guardian, une liste de logements dont les propriétaires ont signé un contrat avec le gouvernement pour héberger des demandeurs d’asile avait préalablement circulé en ligne. Deux hommes d’une quarantaine d’années ont été arrêtés jeudi soir, soupçonnés de trouble à l’ordre public en état d’ivresse, et d’incitation à la haine raciale lors d’un incident survenu la veille.
    La police de Norfolk a dépêché des renforts sur place. Dans un communiqué, elle a aussi affirmé avoir fait face à des manifestants « physiquement agressifs », un agent ayant été touché par une pierre tandis qu’une policière a été « gravement mordue ». Elle a imposé des mesures de sécurité aux manifestants, dont l’obligation de retirer tout élément masquant leur visage sur demande de la police.
    Des témoins ont dit à la BBC avoir vu environ 200 personnes lancer des œufs et des pierres contre des maisons mercredi, scandant « We want them out » (« Nous voulons qu’ils partent »). Le ministère de l’intérieur a, dans un communiqué, « fermement condamné les comportements observés à Thetford, y compris les attaques contre les policiers en première ligne ». Le député travailliste du district, Terry Jermy, a jugé ces scènes « profondément préoccupantes ». Mais il a aussi exhorté le gouvernement à mettre fin au « secret et à la confusion » entourant les projets d’hébergement de demandeurs d’asile sur d’anciennes bases militaires.
    Le Royaume-Uni a connu ces dernières années plusieurs violentes manifestations racistes, sur fond de montée du parti d’extrême droite Reform UK. Les dernières en date ont eu lieu à Belfast, en Irlande du Nord, en juin. Lors de celles-ci des familles ont été obligées de quitter leurs logements menacés par des feux allumés par les manifestants.

    #Covid-19#migrant#migration#angleterre#asile#demandeurdasile#sante#hebergement#violence#sante

  • Le NSS se félicite de la fin des inégalités en matière de transport scolaire pour les établissements confessionnels

    Depuis de nombreuses années, les collectivités locales proposent des services de transport gratuits ou subventionnés, à titre « discrétionnaire », aux parent·es qui choisissent d’inscrire leur enfant dans une école confessionnelle plutôt que dans l’établissement le plus proche.

    Cette semaine, nous avons salué le vote du Conseil du comté du Nottinghamshire (NCC) visant à mettre fin à ce privilège religieux.

    Cette décision fait suite à notre réponse à la consultation lancée par le conseil sur ces projets, dans laquelle nous avions fait valoir qu’il était injuste d’attendre des familles qui ne bénéficient d’aucune aide pour le transport vers l’école laïque de leur quartier qu’elles financent le transport des familles croyantes qui envoient leurs enfants dans des écoles confessionnelles. Vous pouvez lire l’article complet ici.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/06/23/la-nss-exhorte-le-gouvernement-gallois-a-abroger-les-lois-sur-le-culte-collectif/#comment-75198

    #angleterre #paysdegalles

  • Un conseil contraint de retirer ses allégations concernant l’évangélisation dans les écoles de l’Église d’Angleterre

    Une collectivité locale a été contrainte de retirer ses fausses allégations selon lesquelles l’Église d’Angleterre n’utiliserait pas les écoles à des fins d’évangélisation, après notre intervention visant à contester les informations fournies dans le cadre d’une consultation sur la fusion d’écoles.

    Le Conseil du comté du Surrey (SCC) a accepté sans réserve les informations erronées fournies par l’Église d’Angleterre elle-même. Cela a conduit le SCC à affirmer à tort, dans les documents de consultation, que les écoles confessionnelles ne sont jamais utilisées à des fins d’évangélisation et ne peuvent pas pratiquer de discrimination fondée sur la foi. Le conseil a finalement supprimé ces allégations trompeuses – à peine un jour avant la clôture de la consultation. Vous pouvez lire l’article complet ici.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/07/15/rapport-sur-la-cohesion-les-dirigeant·es-ne-doivent-pas-eluder-le-debat-sur-lextremisme-autre-texte/#comment-75112

    #angleterre

  • As floods get worse, Britain tries a new solution: beavers

    Until two years ago, West London’s Greenford Tube station used to flood whenever it rained heavily. The train tracks are aboveground, but the ticket office would often get inundated. Sandbags still line the corridor.

    But in October 2023, a new family moved in nearby, determined to halt the water. The family members built their house from scratch with local wood and kept odd hours, sleeping all day and working only at dawn and dusk. They even put their young children to work.

    The new neighbors were beavers.

    The beavers are part of an unlikely effort to bring back a vanished species and help Britain adapt to a very modern problem: climate change.

    Britain is famous for drizzle, but climate change is making rainfall heavier and more erratic. Places that didn’t used to flood are now waterlogged. So scientists have enlisted some of the animal kingdom’s best flood engineers — beavers — to help.

    In West London, conservationists got a government license to resettle a family of five beavers in a 20-acre urban park near the Greenford Tube station. It used to be a golf course, with a creek running through it. Within weeks, the beavers dammed up the creek, creating a pond that holds water and stops it from spilling into the city. They also diverted the creek’s flow into smaller tributaries, creating a wetland that better absorbs heavy rainfall — mitigating the risk of flooding downstream.

    “They effectively turned this site into a giant sponge that can take heavy rainfall and slowly release water back into the landscape, creating a lot more resilience for flooding,” explains Sean McCormack, a local veterinarian who started the Ealing Beaver Project, named for the London borough of Ealing, where it’s located.

    Not only has the local Tube station stopped flooding, but the beavers have also coaxed back other species.

    “By felling trees, they’ve also opened up the canopy, and we’ve seen an abundance of biodiversity,” McCormack says.

    Freshwater shrimp have appeared in the creek, he says, plus eight new species of birds, two types of bats and rare brown hairstreak butterflies, which lay their eggs on blackthorn branches nibbled by beavers.

    The beavers have also allowed the city to scrap expensive plans to dig a reservoir and levee.

    “We said the beavers can do it for a fraction of the cost, certainly more sustainably,” McCormack says.

    Now, joggers and teenagers stop to gawk at the beavers in action. There are guided walks and beaver safaris.

    On a recent spring evening, a reddish-brown adult scampered in and out of the water, chomping on a felled willow tree. Eurasian beavers can weigh up to 65 pounds; this one was the size of a fat golden retriever.

    The Ealing Beaver Project is one of dozens of sites across Britain where land managers are using beavers to restore wetlands and tame flooding.

    But first, they had to bring them back from extinction.

    Reintroducing beavers to Britain for the first time in centuries

    In Britain, humans hunted beavers to extinction more than 400 years ago. By the early 20th century, only about 1,200 native beavers were left in Europe and northern Asia, surviving in parts of Norway, France, Germany, Belarus, Ukraine, Russia, Mongolia and China. Sweden reintroduced them in the 1920s, and other countries followed — part of a broader effort to restore native species.

    By studying fossils, scientists determined that today’s Norwegian beavers are genetically most similar to the beavers that lived in Britain centuries ago. So in 2009, wildlife officials relocated two Norwegian beavers to Knapdale Forest, a temperate rainforest in western Scotland. That pair, named Millie and Bjornar, became the Adam and Eve of the modern-day British beaver population. The Scottish forestry department calls them the “original beaver power couple.”

    “We became kind of attached to Millie and Bjornar,” says Pete Creech, a forest ranger who remembers when they arrived, scrambling out of crates and splashing into a loch. He recalls their enthusiasm: “Lots of squeaking!”

    Creech set up hidden cameras to capture their crepuscular (dawn and dusk) movements. Within weeks, the beavers dammed up a tiny river, creating an enormous lagoon where swans now nest.

    While the United Kingdom overall is getting wetter, some areas — including parts of Scotland — are getting drier, even seeing a growing threat of wildfires. Beavers ensure this rainforest stays wet and, thus, abundant. That’s especially important at a time when wetlands are disappearing, with many drained for development.

    “Wetlands are one of the most biodiverse habitats in the world,” Creech notes. “The U.K. has lost over 95% of its wetlands, and now we’re frantically trying to put them back.”

    Not everyone thinks rodents are the best way to do that, though.

    Conflict with farmers

    Unlike in London, where they’re enclosed in urban parks, beavers in Scotland went forth and multiplied, spreading onto private land. Their numbers have been boosted by beaver bombers — renegade wildlife enthusiasts who’ve released unlicensed beavers into areas where they might not be welcome.

    “As the beaver population has expanded, we’ve seen more [farmers] getting concerned,” says Kate Maitland, a regional representative for Scotland’s National Farmers Union.

    Beavers can dam up irrigation channels, flooding crops.

    “It’s quite devastating to see acres and acres of your land sitting underwater,” Maitland says.

    They can also fell centuries-old trees and collapse riverbanks, exacerbating erosion. Maitland, a farmer’s daughter, says she once got the full length of her leg stuck in a beaver burrow while walking along the banks of a stream on her family’s land.

    The Scottish government has set up a fund to rebuild riverbanks and other beaver damage, if repairs are in the public interest. That doesn’t typically cover damage to private land.

    Some farmers shoot beavers, though they need a license to do so, since beavers are a protected species. It’s also illegal to disassemble beaver dams or lodges that are more than two weeks old. Instead, farmers are encouraged to call wildlife officials, who trap and relocate beavers. That’s where London’s beavers came from.

    Other farmers have learned to like the new neighbors — and even celebrate them.

    Learning to live with beavers

    Tom Bowser is a fifth-generation farmer in central Scotland. He has empathy for his fellow farmers: “When you’re trying to grow food, the presence of a fat semiaquatic rodent who wants to raise water levels is understandably going to be unpopular!”

    Bowser’s farm is strewn with trees felled by beavers. Many of the tree trunks have been whittled into hourglass shapes by beavers’ sharp teeth. Some of them teeter, about to fall.

    He finds it fascinating.

    Bowser wraps young trees in chicken wire if he wants to protect them. (In London, officials painted trunks with sand, which gets stuck in beavers’ teeth.) But he has found that the benefits outweigh the costs.

    A beaver dam has diverted floodwaters from his driveway, creating a pond lined with benches that’s frequented by tourists. He runs spring and summer beaver-watching tours that are especially popular with children, who previously knew beavers only from fairy tales.

    “We get people from all around the world coming here now!” Bowser says. “Growing up here, you didn’t see any car you didn’t recognize.”

    Beaver fever is spreading

    The beaver buzz is catching. The animals have made comebacks in Italy, Portugal and the Ukrainian part of the Danube River delta. In the United States, the Methow Beaver Project releases them into fire-damaged areas of Washington state. In Idaho, NASA is helping track beavers’ work.

    In Britain, beavers are especially popular with land managers who are short-staffed.

    South Norwood Country Park is a 125-acre nature reserve with only one employee. Volunteers do some of the ground maintenance. They even don waders to dredge streams once a year.

    “That’s exactly the sort of work the beavers would do naturally,” says countryside warden Ian Glover. He has applied for a license and hopes to welcome beavers in 2028 or 2029.

    Like Ealing, South Norwood is on London’s urban periphery. It’s famous for birds, with boxes for kestrels to nest in perched atop poplars. The park’s peak bird count — 177 species — goes back to 1935. But birds have been in decline across Europe.

    Glover hopes beavers might help reverse that locally, by damming up streams and creating wetlands that attract more birds.

    Beavers build dams and raise water levels in part to hide from predators, Glover notes. But most of their predators — including wolves and bears — have been extinct in Britain for centuries.

    “Obviously they haven’t gotten the memo,” Glover laughs.

    And these beavers have been so useful, nobody’s telling them.

    https://www.npr.org/2026/05/21/nx-s1-5738979/beavers-britain-climate-change-flooding
    #castors #inondations #UK #Angleterre #solution

  • 30 UK Murals Hidden in Art UK’s 6,600-Mural Archive

    Art UK’s mural guide (https://artuk.org/discover/art-terms/mural) now points readers to more than 6,600 murals across the UK. This Street Art Utopia selection highlights 30 walls in Bristol, Aberdeen, Glasgow, London, Cardiff, Sheffield, Manchester, New Brighton and Exeter — from local-history tributes and giant animals to protest pieces, optical tricks and everyday street companions.

    https://streetartutopia.com/2026/05/12/the-hidden-uk-mural-archive-6600-walls
    #archive #UK #Angleterre #street-art #art_de_rue #graffitis #archive

  • Lecture d’un extrait du livre « Marginalia Woolf » de Christine Jeanney, publié aux éditions Abrüpt, en 2026.

    https://liminaire.fr/creation/radio-marelle/article/marginalia-woolf-de-christine-jeanney

    Traductrice de l’œuvre de Virginia Woolf (Les vagues, Des fantômes dans les arbres), Christine Jeanney propose dans ce texte à la forme inédite, à l’architecture visuelle et textuelle hybride, une déconstruction de la structure classique du récit biographique. L’ouvrage est en effet composé de blocs de texte spatialement organisés sur la page pour créer un dialogue constant entre plusieurs voix. Les paroles et les écrits de Virginia Woolf. Les témoignages et les impressions de ceux qui l’ont côtoyé. Les réflexions de Christine Jeanney sur l’autrice et sur l’écriture. Cette accumulation de fragments permet de s’approcher au plus près de Virginia Woolf « et de la voir en papillon qui refuse de rester épinglé dans sa boite ».

    (...)
    #Radio_Marelle, #Écriture, #Livre, #Lecture, #En_lisant_en_écrivant, #Podcast, #Littérature, #Portrait, #Art, #VirginiaWoolf, #Angleterre, #Histoire, #Abrüpt (...)

    https://liminaire.fr/IMG/mp4/en_lisant_marginalia_woolf_christine_jeanney.mp4

    https://abrupt.cc/c-jeanney/marginalia-woolf

  • Marine nationale : sauveteurs en alerte dans la Manche

    Des milliers de personnes tentent de traverser la Manche. Mais depuis un terrible naufrage en 2021 qui avait mis en cause les sauveteurs français, les #procédures ont été renforcées. Les patrouilleurs de la Marine sont chargés de protéger ces embarcations et de ne pas les intercepter. Sur #terre, les forces de l’ordre tentent d’empêcher les départs. Mais en #mer, la France et le Royaume-Uni ont un rôle de sauvetage. Ils vont tout faire pour éviter un naufrage des migrants ou une collision avec un cargo.

    https://www.tf1.fr/tf1/jt-20h/videos/marine-nationale-sauveteurs-en-alerte-dans-la-manche-01390914.html
    #marine_nationale #sauvetage #Manche #France #UK #Angleterre #armée #frontières #migrations #réfugiés #vidéo #La_Manche #Cross_Gris-nez #CROSS #frontière_maritime #frontière_terrestre #taxi-boat #à_voir #marine_militaire

  • How ‘stopping the boats’ kills: A digital counter-forensic investigation of the human cost of the UK’s externalised border in the Channel

    The report demonstrates how these border policing practices, which authorities claim ‘save lives’ by preventing crossing attempts, have amplified the risks facing people compelled to make illegalised journeys to reach the UK. It also shows that British and French officials knew, or ought to have known, the deadly consequences of their policies.

    Decades of increased security and policing at the UK’s externalised border have not ended illegalised journeys and, despite being a political priority since 2019, small boat journeys have not stopped. As this report shows, greater enforcement has not only failed to achieve its stated objective, but led to more deaths in the Channel. Whether this reality can be recognised by policy-makers and prompt a fundamental reassessment of UK border externalisation remains an open question. For now, as the next phase of bilateral cooperation for 2026-29 is set to begin, the UK government appears determined to continue using large payments to leverage the French to adopt ever riskier tactics to police its border, regardless of the human costs.

    The entangled effects of three border policing practices behind these mechanisms are examined in detail in the report:

    1. ‘Upstream’ anti-smuggling measures and supply-chain disruption: International cooperation has reduced the availability of dinghies and other materials needed for small boat journeys, leading facilitators to source larger and lower quality inflatables which are increasingly overcrowded. Anti-smuggling measures have also reduced the opportunities for under-resourced groups to organise their own journeys—strengthening the hold of professionalised smugglers on the market—and fuelled competition for places onboard.
    2. Expanded aerial surveillance: Although framed primarily in terms of supporting search and rescue operations, analysis of flight tracks and state documentation showed most aerial surveillance of the Channel is focused on coordinating police patrols on the ground, and gathering data and intelligence for prosecutions. By enabling faster detection and police intervention, surveillance has contributed to overcrowding and the advent of new dangerous tactics for small boat departures.
    3. Increased police activity on the French coast: The ever larger numbers of police on the French coast, funded by the UK, has altered the geography of small boat departures, and driven the adoption of the ‘taxi boats’ which present greater risks for travellers who must board dinghies already afloat. Police’s violent tactics, especially the use of riot control weapons such as tear-gas, stun grenades, and rubber bullets, have also directly endangered travellers and led to panics, crushes, and people drowning in shallow waters.

    https://www.borderforensics.org/investigations/channel
    #Manche #UK #Angleterre #France #migrations #réfugiés #décès #mourir_aux_frontières #Border_Forensics #stop_the_boat

    • Le renforcement des contrôles policiers rend la traversée de la Manche plus mortelle, selon des chercheurs

      Dans une étude publiée la semaine dernière, des chercheurs britanniques et l’organisation Border Forensics ont disséqué la politique migratoire menée à la frontière entre le Royaume-Uni et la France ces dernières années. Selon eux, l’augmentation des décès est directement liée au renforcement des contrôles.

      Pendant un an, des chercheurs britanniques du Centre for Sociodigital Futures et de Border Forensics – une organisation qui enquête sur les frontières à l’aide de cartographes – ont étudié les différents moyens de surveillance à la frontière franco-britannique déployé ces dernières années. Et le constat est sans appel : l’augmentation des décès est directement liée au renforcement des contrôles.

      Pour arriver à ce constat, les enquêteurs ont mis en relation les données géographiques des incidents dans la Manche, les données de vol des avions de surveillance, des témoignages recueillis sur le terrain ou encore les données compilées par les associations du littoral.

      Ainsi, entre 1999 et 2026, au moins 525 décès de migrants ont été recensés à la frontière britannique avec l’Europe. Parmi ces décès, 197 personnes sont mortes ou ont disparu dans la Manche, dont 129 – près d’un quart de tous les décès enregistrés à la frontière extérieure du Royaume-Uni – entre 2023 et fin 2025.

      Selon cette « contre-expertise », l’augmentation des morts dans la Manche est directement liée aux accords franco-britanniques conclus pour « stopper les bateaux » de migrants.

      Les chercheurs notent que depuis 2020, au fur et à mesure des accords, les financements alloués au gouvernement français pour endiguer les traversées en petites embarcations ont explosé, dépassant les 620,3 millions de livres sterling. Mais « les centaines de millions de livres sterling investies dans le renforcement des frontières françaises n’ont pas enrayé l’immigration clandestine vers le Royaume-Uni ».

      Et d’ajouter : « Au contraire, elles l’ont déplacée des ’routes canalisées’ utilisées ces dernières décennies – camions, trains et ferries – vers la haute mer, où les dangers encourus par les voyageurs se sont accrus à chaque accord conclu ».

      Un phénomène déjà largement documenté par des ONG et médias mais il s’agit ici de la première enquête de chercheurs reliant « de manière exhaustive » les données géospatiales relatives aux traversées de « small boats », aux décès et aux pratiques de surveillance des frontières dans le nord de la France, estime l’un des auteurs à Mediapart et The Independant, qui révèlent ce rapport.

      De nombreux témoignages recueillis par InfoMigrants ces dernières années démontrent aussi que la militarisation de la frontière entre la France et le Royaume-Uni pousse les exilés a emprunté des itinéraires toujours plus dangereux.
      « Un changement de mentalité au sein des forces de l’ordre françaises »

      Les chercheurs signalent même que 2023, année de la « déclaration conjointe des dirigeants » - un accord migratoire conclut entre les deux pays actuellement en cours de renégociation - , a connu « une augmentation spectaculaire du nombre de décès dans la Manche », notamment car « un changement de mentalité au sein des forces de l’ordre françaises » s’est engendrée.

      Ce changement s’explique donc pas le renforcement des contrôles, selon les chercheurs, qui distinguent trois domaines : les interventions concernant le commerce de matériel nautique, la surveillance terrestre et la surveillance maritime. Ainsi, le rapport précise que « prises ensemble, toutes ces pratiques de surveillance des frontières (…) ont démontré que les politiques étatiques visant à empêcher les traversées en petites embarcations étaient un facteur déterminant de l’augmentation du nombre de décès parmi les migrants dans la Manche ».

      Selon le rapport, les opérations contre les chaines d’approvisionnement ont un impact sur le nombre de canots pneumatiques et pousse les migrants à recourir à du matériel de « qualité inférieure » car « les matériaux habituels sont indisponibles ». Et comme la diminution du nombre d’embarcations « ne réduit pas la demande globale de traversées mais accroît la demande par rapport à l’offre », le « nombre de personnes par canot a augmenté ». Un phénomène qui n’a « cessé d’augmenter d’année en année ».

      Ensuite, les chercheurs pointent l’augmentation des effectifs de police sur le littoral. De 45 officiers en 2019 réparti dans la zone de Calais, ce chiffre est passé à 1 200 aujourd’hui et couvre toute la côte de Dunkerque à la baie de Somme.

      Et les policiers ont des méthodes de plus en plus offensives. Des opérations durant lesquelles des policiers ont lacéré des embarcations ont été recensées. Et depuis peu, les autorités françaises ont expérimenté un nouveau dispositif pour empêcher les départs de canots de migrants dans la Manche : l’interception des « taxi-boats » en mer.
      L’embarquement, « moment le plus mortel du voyage »

      Ainsi, cette surveillance policière accrue « contribue directement à réduire le nombre total d’embarcations disponibles les jours de traversée » et conduit les passeurs « à adopter de nouvelles tactiques » toujours plus dangereuses comme les « taxi-boats », note le document.

      Par exemple, de plus en plus de départs depuis la Belgique ont été recensés ces dernières semaines, augmentant la durée en mer et ainsi les risques encourus.

      Tous ces contrôles ont fait de la traversée de la Manche « un itinéraire de plus en plus dangereux » commente le rapport qui, dans une cartographie recensant les incidents en mer, démontre que les décès ont de plus en plus lieu au niveau des côtes françaises.

      L’embarquement « est devenu le moment le plus mortel du voyage ». C’est même à ce moment précis, par écrasement dû à la violence et la précipitation de la montée dans le bateau, que sont décédés certains migrants.
      Les autorités françaises rappellent la responsabilité des passeurs dans les décès enregistrés

      La surpopulation des embarcations entraînent aussi des incidents au bout de seulement quelques heures de navigation, averti le rapport, citant l’exemple du 12 juillet 2024, lorsqu’un canot pneumatique a fait naufrage près du Cap Gris-Nez « une heure seulement après son départ ». « Le nombre important de personnes à bord a fait que, malgré le fait que le navire de sauvetage français ait constaté le dégonflement du flotteur et la chute de personnes à l’eau, quatre personnes se sont noyées et quatre autres ont disparu avant que 56 personnes ne puissent être secourues », rappelle l’enquête.

      En conclusion, les experts estiment que les autorités ne tiennent pas compte de la détermination des exilés et « des raisons qui poussent tant de personnes à tenter de monter de force à bord de canots pneumatiques ». Et, ce faisant, « occultent les effets des politiques anti-trafic, certes ’efficaces’, mais malavisées ».

      Du côté des autorités françaises, on rappelle que les trafiquants d’êtres humains ont aussi une grande part de responsabilité dans le bilan des décès. Ce sont les passeurs qui surchargent les canots - dont l’approvisionnement est compliqué par les démantèlements des filières. Les risques d’affaissement des embarcations sont donc démultipliés. « Ils jouent avec les limites », dénonçait en 2024 à InfoMigrants un porte-parole de la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord (Premar). « Je rappelle qu’on peut couler en quelques secondes si on ne sait pas nager ». Même près du rivage.

      Interrogés par InfoMigrants fin 2025 suite à la signature de l’accord « one in one out », de nombreux migrants avaient eux fait part de leur détermination à rejoindre l’Angleterre, malgré les accords et durcissements de la politique de chaque côte de la frontière. « En France, je n’ai nulle part où aller alors je n’ai pas d’autre choix que de tenter ma chance au Royaume-Uni », racontait à notre rédaction Ahmed, un Soudanais de 26 ans dont la demande d’asile a été refusée en France. « Peu importe, je vais quand même continuer mon chemin. Je suis venu d’Afrique, j’ai traversé le désert, la mer Méditerranée… J’ai fait trop de route pour arrêter maintenant et avoir peur d’un accord », témoignait de son côté Khaled, un Soudanais de 18 ans.

      https://www.infomigrants.net/fr/post/70616/le-renforcement-des-controles-policiers-rend-la-traversee-de-la-manche

  • Le Royaume-Uni et le Nigeria signent un accord pour faciliter les expulsions de migrants

    Londres et Abuja ont conclu un #accord, jeudi, pour accélérer les #expulsions de migrants en situation irrégulière, de #criminels_étrangers et de demandeurs d’asile #déboutés. Désormais, un simple document d’identité de remplacement, délivré aux personnes ne disposant pas d’un passeport valide, permettra d’être renvoyé au Nigeria.

    Jeudi 19 mars, le gouvernement britannique a annoncé avoir trouvé un accord avec le Nigeria pour faciliter l’expulsion de migrants en situation irrégulière vers ce pays d’Afrique de l’ouest, à l’occasion de la visite d’État du président nigérian Bola Tinubu au Royaume-Uni, la première pour un dirigeant nigérian en près de quarante ans.

    « Les personnes en situation irrégulière, les criminels étrangers et les demandeurs d’asile déboutés seront expulsés [du Royaume-Uni] beaucoup plus facilement » grâce à cet accord, a assuré le Home Office (ministère de l’Intérieur britannique), dans un communiqué publié jeudi.

    Désormais, plus besoin d’un #laissez-passer_consulaire pour renvoyer un migrant vers le Nigeria : un simple document d’identité de remplacement délivré aux personnes ne disposant pas d’un passeport valide sera reconnu « pour la première fois » par les autorités nigérianes, explique le Home Office. « L’un des principaux obstacles administratifs au #rapatriement des personnes est levé », s’est félicité le ministère.

    Le Royaume-Uni n’aura en effet plus à attendre que le Nigeria délivre des documents de voyage d’urgence lorsqu’il souhaite expulser une personne vers ce pays, le plus peuplé d’Afrique.

    « Le Nigeria est un partenaire clé dans notre lutte contre l’immigration irrégulière, car il représente le plus grand marché africain en matière de visas pour le Royaume-Uni et abrite des milliers de Nigérians qui ont construit leur vie ici », a souligné le ministre britannique chargé de la Sécurité des frontières et de l’Asile, Alex Norris. Selon les données du Home Office, le nombre annuel de retours vers le Nigeria a presque doublé, pour atteindre 1 150.

    Les « #retours_volontaires » et les expulsions de migrants en situation irrégulière et de criminels étrangers depuis le Royaume-Uni ont, quant à elles, atteint près de 60 000 depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement travailliste en juillet 2024.

    Le président nigérian #Bola_Tinubu et le Premier ministre britannique #Keir_Starmer « se sont aussi engagés à collaborer plus étroitement afin de renforcer la réponse du Royaume-Uni et du Nigeria face à la criminalité transnationale et au terrorisme », a indiqué Downing Street. Les deux pays vont également lancer des opérations conjointes pour lutter contre les réseaux de #passeurs et « les #gangs_criminels » qui « abusent des voies légales d’obtention de #visas » vers Londres.

    Un nouveau système de vérification des documents sera mis en place pour détecter les fraudes et l’authenticité des demandes de visas, détaille le Home Office. De son côté, le Nigeria s’est également engagé à revoir sa législation concernant les infractions en matière d’immigration.

    Lutte contre l’immigration irrégulière, le cheval de bataille de l’exécutif britannique

    « L’accord conclu aujourd’hui constitue une nouvelle étape dans notre mission visant à rétablir l’ordre aux frontières en veillant à ce que les personnes qui n’ont pas le droit de se trouver ici soient rapidement expulsées », a affirmé Alex Norris.

    Le gouvernement travailliste a fait de la lutte contre l’immigration irrégulière sa grande priorité. Pour dissuader les candidats à la traversée de la Manche, l’exécutif britannique a en effet considérablement durci sa politique migratoire.

    Londres a ainsi réduit la protection accordée aux réfugiés de cinq ans à trente mois. Ils seront « forcés de rentrer dans leur pays d’origine dès qu’il sera jugé sûr », avait déclaré la ministre de l’Intérieur #Shabana_Mahmood cet hiver. Finis aussi l’accès automatique aux #aides_sociales pour les demandeurs d’asile ou l’accès automatique au #regroupement_familial.

    Les étrangers devront également justifier de vingt ans de présence au Royaume-Uni - contre cinq actuellement - pour pouvoir rester indéfiniment au Royaume-Uni. En mars, les autorités britanniques ont aussi annoncé que l’hébergement et le soutien financier apportés aux demandeurs d’asile seraient retirés à partir du mois de juin pour les demandeurs d’asile qui enfreignent la loi, travaillent illégalement, ou peuvent subvenir eux-mêmes à leurs propres besoins.

    Le gouvernement a également durci les conditions d’obtention de visas et réduit le nombre de pays auxquels il en accorde. Londres avait d’ailleurs menacé, en novembre, de restreindre l’octroi de visas à l’Angola, la Namibie et la République Démocratique du Congo (RDC) - trois pays africains qu’il accuse de ne pas coopérer suffisamment pour réadmettre leurs ressortissants en situation irrégulière après qu’ils ont été déboutés de leur demande d’asile. Londres juge « inacceptable » leur faible coopération en matière d’expulsions.

    À partir du 26 mars, Londres va aussi cesser de délivrer des visas d’étude aux Afghans, Camerounais, Birmans et Soudanais, et des visas de travailleur qualifié aux Afghans. Car Londres estime que des « abus » sont commis par des personnes originaires de ces pays qui entrent au Royaume-Uni avec ces visas, mais qui demandent ensuite l’asile.

    Toutefois, cette multiplication de mesures restrictives ne découragent pas les candidats à l’exil à rejoindre les côtes anglaises. La première semaine de mars, un peu plus de 800 migrants ont traversé la Manche jusqu’en Angleterre, à la faveur d’une météo clémente, selon les chiffres du Home Office.

    D’après les données officielles, plus de 3 500 migrants sont arrivés au Royaume-Uni depuis le début de l’année. Ils étaient 41 472 en 2025, un chiffre record depuis 2022.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/70476/le-royaumeuni-et-le-nigeria-signent-un-accord-pour-faciliter-les-expul
    #Nigeria #externalisation #migrations #réfugiés #UK #Angleterre

  • Manche : plus de 800 personnes arrivent en une semaine en Angleterre à la faveur du beau temps

    Un peu plus de 800 migrants ont atteint le Royaume-Uni la semaine dernière, entre le 3 et le 7 mars. Des départs survenus à la faveur d’une fenêtre météorologique favorable.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/70246/manche--plus-de-800-personnes-arrivent-en-une-semaine-en-angleterre-a-

    –-> Le sous-titre pourrait être : « De l’#inutilité de dépenser des millions pour ’fermer la #frontière' »... la preuve ici par les chiffres : il suffit de quelques jours de beaux temps pour que des dizaines de personnes sans autres ressources que leur détermination réussissent à déjouer le super technologique et coûteux système de contrôle frontalier mis en place par #Angleterre et #France depuis des années :
    « entre 2017 et 2022, 425 millions d’euros »

    https://www.alternatives-humanitaires.org/fr/2025/08/06/la-politique-migratoire-de-letat-francais-a-la-frontiere-

    #efficacité #inefficacité #militarisation_des_frontières #frontières #migrations #Manche #contrôles_frontaliers #budget #statistiques #chiffres #réfugiés #passages

    ping @reka

  • #Palestine_36

    Palestine, 1936. Alors que les villages de la #Palestine_mandataire se soulèvent contre la domination coloniale britannique, Yusuf oscille entre son village natal et l’ébullition de Jérusalem, partagé entre l’attachement à ses racines et le désir d’un avenir plus grand. Mais l’Histoire s’accélère. Tandis que les arrivées de #réfugiés_juifs fuyant l’antisémitisme en Europe se font de plus en plus nombreuses, la population palestinienne s’unit dans la plus vaste #insurrection jamais menée contre l’#Empire_britannique. Toutes les forces convergent vers un affrontement inévitable — un moment décisif pour la fin d’une domination, le début d’une nouvelle colonisation et pour l’avenir de toute une région.

    https://www.youtube.com/watch?v=7azScdJHB_A


    #film #1936 #Palestine #Israël #colonialisme #Angleterre #UK

  • #Réfugiés_climatiques... britanniques...

    Les maisons que vous voyez au premier plan sont celles des premiers « #déplacés_climatiques » britanniques. Seize maisons rachetées pour 3 millions d’euros dans une rue devenue inhabitable.

    Dans ces maisons on trouve une quarantaine de personnes, toutes ou presque traumatisées par la #tempête_Dennis en 2020, certains racontent avoir frôlé la mort, bloqués dans leur maison. #Partir est un #traumatisme évidemment mais personne ne se fait prier.

    Pendant 5 ans l’autorité de régulation des #inondations du #Pays_de_Galle a étudié différents scénarios pour ces maisons : élargir le lit de la rivière, construire une mur plus haut. A la fin aucune de ces options n’a été jugé pertinente sur le plan économique, les habitants de la rue étaient à la fois soulagés de voir les experts arriver à une conclusion et se sont dit « tout ça pour ça ».

    Donc on va racheter les maisons et ils pourront refaire leur vie ailleurs. Trois millions d’euros en tout, un peu moins de 200 000 euros par maison. Est-ce que c’est beaucoup ? C’est une histoire d’échelle.

    L’affaire a été gérée au niveau du « bourough » qui compte 230 000 habitants, c’est à peu près l’équivalent de la Mayenne ou de l’Aube en France. Donc ils peuvent trouver 3 millions d’euros, d’ailleurs ils rappellent que les dégâts de la tempête Dennis ont couté environ 150 millions d’euros de réparations sur les infrastructures donc c’est somme toute finançable 3 millions.

    Mais on parle seulement de 16 maisons, des 40 premiers déplacés climatiques du pays, un peu comme on a eu Blendecques en France. L’histoire nous apprend qu’ensuite est venu Treffiagat et puis Miquelon, cette fois-ci à l’échelle d’un village.

    Au fait il s’appelle comment ce village du Pays de Galles ? C’est là que les choses se corsent, on dirait un mot compte triple au Scrabble : #Ynysybwl

    Alors on va retenir le nom de la rue : Clydach Terrace. C’est ici que début 2026 on a dit à une quarantaine de personnes qu’ils allaient devoir partir. Que la rivière était trop dangereuse dans un climat déréglé et que plus personne ne pourrait habiter là.

    https://www.linkedin.com/posts/antoinepoincare_les-maisons-que-vous-voyez-au-premier-plan-activity-742701
    #migrations #déplacés_internes #IDPs #UK #Angleterre #inhabitabilité

  • Les écoles confessionnelles sont parmi les moins inclusives d’Angleterre.

    Aidez-nous à mettre fin à la discrimination religieuse dans nos écoles publiques

    Les écoles que vous financez par vos impôts ne devraient pas pouvoir discriminer les enfants en fonction de la religion ou des croyances de leur famille.

    Mais de nombreuses écoles confessionnelles sont légalement autorisées à sélectionner leurs élèves en fonction de leur religion, et les enfants les plus susceptibles d’être lésés sont les plus vulnérables.

    Des recherches récentes ont montré que les admissions fondées sur la religion créent des obstacles pour les enfants ayant des besoins éducatifs particuliers et des handicaps, les enfants placés en foyer et les enfants issus de certains groupes ethniques.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/11/25/separer-la-religion-et-letat-pour-une-societe-plus-juste/#comment-71059

    #angleterre

  • "Ils présentent #Calais comme un #champ_de_bataille" : ces groupuscules britanniques #anti-migrants dans le nord de la France

    « #Opération_Overlord », « #Raise_the_Colors »... Des groupes de civils britanniques d’#extrême_droite organisent depuis plusieurs mois des actions dans le nord de la France pour lutter contre les traversées illégales de la #Manche. Face à ce phénomène anti-migrants, des associations françaises condamnent l’inaction des gouvernements britannique et français. « Se faire justice soi-même ne résoudra pas le problème », a déclaré le Home Office à InfoMigrants.

    Le mouvement britannique baptisé « Opération Overlord » organise des actions dans le nord de la France pour tenter d’empêcher les traversées clandestines de la Manche. Ses membres - des civils - patrouillent le long du littoral français pour détruire les petites embarcations à bord desquelles des migrants espèrent rejoindre les côtes du Royaume-Uni.

    Sur les réseaux sociaux, les membres « d’Opération Overlord » publient des vidéos pour expliquer qu’ils « traquent [les migrants dans] les dunes » et recherchent des canots pneumatiques. Le journal britannique The Guardian rappelle que ces groupes d’autodéfense harcèlent des migrants et qu’ils n’agissent dans aucun cadre légal.

    Un autre de ces groupes se fait appeler Raise the Colours. Leur montée en puissance inquiète les associations d’aide aux migrants en France.

    « Force civile de contrôle des frontières »

    Raise the Colours attire déjà des milliers de personnes. Plus de 5 500 Britanniques se seraient portés #volontaires pour se rendre en France et participer à ces #patrouilles. Sur son site web, le mouvement sollicite ouvertement des dons allant de 10 à 2 000 livres sterling (entre 11 et 2 300 euros environ) pour financer une « force civile de contrôle des frontières ».

    Le groupe a également diffusé des demandes d’équipement comprenant des gilets anti-couteaux, des caméras thermiques, des drones, des radios cryptées et de puissantes lampes torches.

    Raise the Colours n’a pas répondu aux sollicitations d’InfoMigrants.

    « Une #auto-justice en grande partie symbolique »

    Dans son ouvrage intitulé « Towards a vigilant society : from citizen participation to anti-migrant vigilantism » ("Vers une société vigilante : de la participation citoyenne à la vigilance anti-migrants"), l’auteur Matthijs Gardenier examine ce phénomène qui met en scène des patrouilles spectaculaires, des appels à la vindicte populaire et au harcèlement en ligne.

    « Ces actions façonnent une vision du monde qui présentent la situation à Calais et à #Douvres non pas comme une crise humanitaire, mais comme un champ de bataille, représentant les migrants comme des envahisseurs et les justiciers comme des défenseurs héroïques », écrit Matthijs Gardenier. « Bien que cette #auto-justice soit en grande partie symbolique, mise en scène principalement pour être visible sur les réseaux sociaux, elle contribue néanmoins à créer une atmosphère conflictuelle et débouche parfois sur des #intimidations dans le monde réel ».

    Début décembre, neuf associations - dont Utopia 56 - ont dénoncé ces « pratiques d’intimidation » et condamné la « réponse insuffisante » des gouvernements britannique et français, estimant que cela « contribue à normaliser et à encourager des pratiques violentes et xénophobes qui menacent directement les personnes exilées ainsi que leurs soutiens associatifs ».

    Contacté par InfoMigrants, un porte-parole du ministère britannique de l’Intérieur a expliqué « comprendre la frustration suscitée par les traversées illégales. Cependant, se faire justice soi-même ne résoudra pas le problème. Cette semaine, le ministre de l’Intérieur a annoncé les plus grandes réformes depuis des décennies pour lutter contre l’immigration clandestine, rétablir l’ordre et le contrôle à nos frontières et rendre l’arrivée au Royaume-Uni moins attrayante pour les migrants clandestins. »

    Mi-novembre, le gouvernement britannique a durci encore sa politique migratoire à l’encontre des demandeurs d’asile et des réfugiés à travers un vaste plan anti-immigration afin de décourager les migrants de venir au Royaume-Uni. Avec la nouvelle loi, la durée des titres de séjour va passer de cinq ans à deux ans et demi, les conditions d’obtention du titre de séjour permanent vont se durcir. Shabana Mahmood, la ministre de l’Intérieur britannique, a aussi décrété que les demandeurs d’asile n’auront « qu’une seule chance » de déposer une demande et une seule de faire appel - espérant ainsi accélérer dans le même temps les expulsions vers les pays d’origine.

    « Nous avons arrêté et expulsé près de 50 000 personnes en situation irrégulière, et notre accord historique avec la France prévoit que les personnes arrivant par petits bateaux soient désormais renvoyées », ajoute le ministère.

    Montée en puissance des « chasseurs de migrants » à travers l’Europe

    Les Britanniques ne sont pas les seuls à ériger des groupes de défense anti-immigration. À travers l’Europe, des mouvements similaires ont gagné en popularité, se présentant comme les défenseurs des communautés locales et intervenant là où, selon eux, les autorités ont échoué.

    Le réseau Radicalisation Awareness Network (RAN), une initiative financée par l’Union européenne (UE), a étudié « l’internationalisation croissante » de l’extrémisme de droite. Ses recherches montrent comment les #réseaux_sociaux contribuent à normaliser les #discours_haineux, en particulier ceux qui visent les migrants et les demandeurs d’asile.

    Ces groupes se présentent généralement en protecteurs face à des migrants qui représenteraient une menace.

    Selon l’étude, les mouvements d’extrême droite en Europe ne se limitent plus aux sous-cultures jeunes comme les #skinheads ou les #néonazis. Ils impliquent désormais des adultes de tous âges et de toutes professions.

    Le RAN cite une étude norvégienne qui montre un changement notable : l’âge moyen de la #radicalisation est passé d’environ 22 ans dans les années 1990 à 31 ans dans les années 2010. Les personnes plus âgées, qui disposent de plus de ressources, de contacts et d’expérience sont de plus en plus souvent à l’origine de ces mouvements.

    Au Royaume-Uni, l’organisation anti-extrémisme Hope Not Hate constate également une forte hausse des actions anti-migrants : en 2022, les « #chasseurs_de_migrants » sont allés protester 253 fois devant des centres d’hébergement pour demandeurs d’asile, soit deux fois plus qu’en 2021. Ces incidents, filmés et publiés en ligne, montrent souvent des militants confrontant le personnel hôtelier ou filmant les demandeurs d’asile entrant et sortant des bâtiments.

    Bien financé et bien structuré

    La journaliste brésilienne Andrea Dip s’est penchée sur la dynamique de groupes comme Raise the Colours dans le paysage politique d’extrême droite. Selon elle, ces mouvements ne sont ni chaotiques ni désorganisés.

    Une étude réalisée en 2025 par le Forum parlementaire européen pour les droits sexuels et reproductifs (EPF) a révélé que des groupes d’extrême droite - russe ou américain parfois - ont transféré plus d’un milliard d’euros à travers l’Europe entre 2019 et 2023.

    Ces réseaux diffusent des discours anti-immigrés dans les médias, les ONG et les partis politiques. Leurs messages, qui incluent des slogans tels que « Make Germany great again » (Rendre à l’Allemagne sa grandeur) ou « La Pologne aux Polonais », sont délibérément conçus pour présenter le #nationalisme comme du #patriotisme.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/68809/ils-presentent-calais-comme-un-champ-de-bataille--ces-groupuscules-bri
    #milices #migrations #réfugiés #UK #Angleterre #France

  • The truth about the #small_boats crisis. What Nigel Farage won’t tell you

    After the #Calais Jungle burned, the only migrants that remained were the birds. The square mile, where thousands of questing men looked north, has been rewilded with marsh flowers and rugged grass. There are no more celebrity visits, no Banksy murals, no Tom Stoppard theatre workshops; just a few early morning duck hunters, a birdwatching observatory and, occasionally visible across the sea, England.

    A decade ago, this stretch beyond the N216 motorway housed almost 10,000 people. There were radio stations, churches, mosques, a market street, even a nightclub. But in the end governmental consensus couldn’t abide the Jungle – it became too unstable, unsanitary and unsafe. When night came, some of its inhabitants would obstruct the motorways and crowd on to halted trucks. Many of them died this way, others attacked drivers in their desperation. People began to fear the Jungle; even the volunteers who helped build it grew exhausted by its terrible complexity. When the demolition crews arrived in 2016, it was set alight and those same volunteers gathered on a hill, watching the flames.

    That year, the French tried formalising another camp further east but its inhabitants attacked each other, then it burned too. It was decided nothing like the Jungle should ever grow back. Port security was tightened and migrants were prohibited from establishing permanent settlements. Tailed by police, the migrants became vagabonds along the coastline, forced into the margins of canals and ghettoised into areas of eerie woodland. But world events kept pushing more people towards France. When the lorries became difficult to penetrate, a new, deadlier route was opened: boats began to arrive in Kent.

    These boats unearthed a buried fear in Britain. It had to be Calais – our old possession, close to the launch sites of foiled invasions from Napoleon and Hitler. British politics has been quick to seize on this fear. Gradually, the migrants metamorphosed from unwitting fragments forced into motion by humanitarian crisis to an invasive force of criminals and sexual predators. Politicians and agitators insist they are a threat to British schoolgirls – “our girls” – a sentiment that spread across the country over the summer.

    In our reporting, we have spent time in camps across northern France and spoken at length to the migrants who passed through. We’ve approached aid workers, politicians, locals, policemen and town planners. The picture that emerges pertains not just to a failure of policy, but a failure of humanity. Beneath the political slogans and misapprehension, there is a terrifying, neglected reality. No one who arrives at the border is quite the same when they leave.

    It’s late August, the tail end of the crossing season. Due to rough seas, no boats are expected this week. So, on a rubbish-strewn towpath, some dozen Arab men lounge around a makeshift firepit. September is coming, and soon the crossing will be more dangerous. They’re running out of time.

    The raggedy tents are erected between stone boulders installed by the French authorities to deter encampments. This particular congregation, like virtually every other we visit around here, is defined by a common ethnicity and culture that provides a kinship with which to mitigate the misery.

    The most forthcoming are Maahir from Syria, Mahmoud from Gaza, Yousef from Egypt and Abdullah from Kuwait. How did they all meet?

    “When I first arrived in Calais,” explains Yousef, who comes from a village near Alexandria, “I met a Sudanese guy, he gave me a cigarette and said, ‘Egyptians stay over there.’” Most of Calais’s Sudanese population live in a hangar on the outskirts of the town. The Eritreans are somewhere else. “You meet people… then you meet your people,” we were told within days of our arrival.

    The living conditions are appalling. Many wear worn-down sliders and broken Crocs. Rashes resembling scabies are visible on bandaged hands. The group watches over an infant girl. She’s coughing profusely; one of them brings her a cookie. Mahmoud removes his right slipper to display a missing toe, blown off, he says, in an Israeli strike in southern Gaza. Others endure wounds inflicted by government security forces and gangs along the road to northern France.

    Abdullah stretches out his mangled wrist. “From the king of Kuwait,” he explains, the result of torture for taking part in anti-government protests. Abdullah, a former shepherd, is a unique member of the gathering; he was granted asylum in the UK five years ago and lives in Liverpool, servicing cars. He only returned to northern France to help bring his ageing mother across. He has enough money to get her into a lorry instead of a boat. This option is expensive, but considered safer and more reliable. From the perspective of the British government, Abdullah is a people smuggler.

    Nearly every story begins with an escape. Mahmoud escaped the Israel Defence Forces; Hassan, a baby-faced 20-year-old Iraqi, escaped three times, first from the Islamic State, then family persecution, then a detention centre in Bulgaria; Maahir fled Damascus after the fall of the Assad regime last December. Having been a poster-boy junior athlete during his national service, Maahir fears reprisals by the new Islamist regime. The trained lifeguard and semi-professional distance runner speaks conversational English. He hopes to be reunited in Birmingham with his sister, who has been diagnosed with cancer. He wants to become an NHS nurse.

    Maahir lists off defining European experiences: arrested three times in France, beaten and racially abused in Greece, chased by dogs through the forests south of Calais. “I expected French society to be better,” he says. “It’s the graveyard of dreams.” Several of his comrades grunt in agreement before piling in. Mahmoud was robbed not long after arriving in Greece. A Palestinian man on crutches tells us that, contrary to his expectations, Europe has “no respect”. Here, it’s widely accepted that the continent west of the Ural Mountains is made up of two distinct entities: Europe and Britain.

    The police, inevitably, move in and shepherd the men away. The migrants knew this was coming; they were warned ahead of time by the aid workers, but the frustration is palpable. Tents are packed by muscle memory, some men leave them by the canal. According to Human Rights Observers (HRO), a non-profit that documents police activity, there were at least 44 evictions in the Calais area last month. Abdullah can’t understand why the French aid groups and the French state want different things. “Can you see the contradiction?” he asks.

    The defining post-Jungle French policy is called “zero fixation”. It ensures the migrants cannot settle. A police union spokesperson said it also disrupts people smugglers. Regardless, it is unrelenting. Last year, the police evicted 14,729 people from the area. Private cleaning teams, contracted by the public authorities, seized 1,685 tents, 189 tarpaulins and roughly 100 mattresses. What happens to these items is unclear.

    Tents come and go. If you can’t buy one and the aid groups are running low on stock, you have to find – or steal – one. The Palestinian on crutches demonstrates his technique, honed to a single fluid motion. When the tent is taken, your passports, phones or asthma inhalers can be taken with it. According to HRO’s annual report, the equivalent of two and a half articulated lorries of personal belongings were confiscated last year.

    Evictions often take place deliberately early, and the Calais migrants need sleep. You can see the effects of the zero fixation policy in their eyes; sometimes they talk to you like they’re dreaming. The policy is also costly to administer. At times, Calais feels like an expo for French cops: the French National Police, the Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS – the ones who make the news for seriously injuring protesters), the French Border Police and the local bobbies are all here.

    The various police forces in Calais have a wealth of technology. They peer through infrared binoculars, intercept migrants using heat scanners and carbon dioxide and heartbeat detectors. An aerial net of drones has been cast in the sky. The French have reportedly been reluctant to accept British technology, but they seem happy to accept British money. In 2023, the UK government roughly doubled the sum it allocates to France to mitigate the migration issue, earmarking almost half a billion pounds over the next three years. The Home Office did not respond to the New Statesman’s request for comment.

    In 2003, the UK moved its border with France to Calais. The port city was transformed; the dock became a labyrinth of electric fences and security cameras. The border has affected the politics of Calais, too. From 1971 to 2008, the mayoralty belonged to the French Communist Party before swinging to the centre right. We attempted to interview the mayor, Natacha Bouchart, but all we got was her deputy. Philippe Mignonet met us at the reception of the town hall, only to explain that he doesn’t speak with British media. “I’ve done thousands of interviews for tourism, for industry, for whatever. Everything goes back [to] immigration. So I don’t answer any more… the door is there.”

    There is money in Calais and it’s not just being spent on the police. You can see it in the city’s expensive-looking tourism drive. Most readily in the 12m-high, animatronic “Calais Dragon” – surely one of the worst tourist attractions in Europe, possibly the world – built in 2019 as part of a €46m “Calaisfornia” renovation of the seafront. For some reason, a million people come to see the dragon every year. On our visit, a gaggle of holidaymakers stare blankly at it through their cameraphones.

    In comparison, Calais’s volunteers have shallow pockets. There are hundreds of them. NGOs like Oxfam, the Red Cross and Médecins sans Frontières don’t appear to be a dominant presence. More noticeable is a constellation of smaller organisations and groups that do what they can with limited resources.

    GB News recently sent the journalist Patrick Christys to northern France. He spent a portion of his trip interviewing Sudanese migrants, suggesting that they “try another country”, before commenting on how badly their living conditions smelled. Christys’ reporting saddled us with significant difficulties as no Sudanese migrants wanted to be interviewed after their interaction with “that British journalist”. He has also called Calais charity workers “borderline national traitors”.

    The worst thing you could say about these volunteers is that spending time with them sometimes feels like revisiting your old student union. Some organisations run via collective decision-making (lots of talking) and feel strongly about semantics. Some say “migrants” should be referred to as “people on the move”, and a more sympathetic term for “camps” are “living spaces”. Every migrant we spoke to called them “camps”.

    That said, much of their work is indispensable. Calais Food Collective administers the majority of water drops (8,000 litres per day) in the area on a budget of roughly €100,000 a year. The Maria Skobtsova House provides a vital haven for women and children. Others facilitate rare, joyous moments. Twice a week in a warehouse compound near a local church, Secours Catholique, a French non-profit, runs a drop-in centre where people on the move can briefly find dignity and normality.

    Secours Catholique has crafted an area for people of different nationalities to attend, offering cigarettes, bottomless tea and coffee, football, phone-charging stations and barbers. The young men who come are not dissimilar to British lads, only they appear to drink less. A keepy-up circle forms. The ball falls with a sense of fate and people are gradually eliminated. Next door, there’s a separate space for women and children. The border has taught the children a new game: they check each other’s passports.

    In the UK, a number of questions and assumptions have been voiced concerning migrants and immigration policy, some more cynical than others. The loudest assumption is that a large proportion of the migrants of northern France are “economic migrants”. Of everyone we spoke to, only one stated that he had left because of the job market. The rest recalled genocidal militias, air strikes, repressive regimes, religious persecution, torture, mutilation and death.

    But the “economic migrants” critique obscures the obvious reality that a person can be both in need of work and fleeing for their life. This is true of Maahir, who wants to become a nurse, and Mahmoud, the Palestinian who wants to become a lawyer. Safety and prosperity are not mutually exclusive.

    Another question asked is why don’t migrants choose to claim asylum in the first “safe” country they reach? Well, many already do – both Spain and Italy received more asylum claims than the UK last year. And following the question’s logic, if everyone settled immediately, they would all simply bottleneck in Europe’s border countries (some of which, according to rights groups, are not safe for migrants). Migrants also don’t always enjoy the luxury of choice. Maahir was denied asylum in Germany and handed a deportation order. Hope, an Ethiopian single mother, was halfway across the Channel with her son when the boat’s engine cut out, and the Maritime Gendarmerie towed it all the way back. She’s now considering staying in France, though speaks fluent English.

    Why do migrants want to come to the UK? This one’s complicated, as many don’t. The demography of successful asylum applications in France leans towards Francophone African countries (as well as Ukraine and Afghanistan). Likewise, the majority of migrants we spoke with cited culture, language and decency as key reasons for choosing the UK. Usually there are historical ties.

    “Don’t forget that Britain was an integral part of Libya,” noted Rami, a former journalist who fled Benghazi after a militia began threatening his family. Many of these migrants are headed for England in part because they believe it can’t be worse than their experiences in France, Spain or Italy. But that’s an assumption; they can’t be certain.

    In the camps around Calais, migrants cling to an idealised Britain – a country few of them have ever been to. “You are treated as a human being… you are not defined by your religion or nationality,” says Rami, whose belief is based on previous interactions with British people. Time and again, Britain is painted as a country of minimal racism and unparalleled societal integration. It is an idea largely intuited, much like Britons’ assumptions about migrants: on both sides of the Channel people chat with friends, they watch the Premier League, they scroll through TikTok and Instagram. It’s possible Nigel Farage will win the next election, and turn Britain into a country of mass detention and deportation – a place where asylum is banned. Perhaps then migrants will think about the UK differently. Perhaps we all will.

    There are many questions that are not asked of our immigration system but should be. Why, for instance, does the UK continue with policies of deterrence that, when they aren’t coupled with diplomacy, have repeatedly failed to deter?

    Irregular migration (a legal term for what some call “illegal” crossings) has more than doubled since 2018, peaking at almost 50,000 in 2022. The Tories passed various restrictive laws in order to drive down this number. The most successful migration deal seemed to be the one they reached with the Albanian government in 2022, which allowed for Albanians arriving on small boats to be returned. The following year, irregular crossings by Albanians fell by almost 93 per cent.

    Other legislation proved fruitless, such as the 2022 Nationality and Borders Act, which stated that any migrant coming via a “safe” country, such as France, would have their claims deemed “inadmissible”. This didn’t mean applications were rejected, only that they would not be processed. But people kept coming.

    A year later, the Conservatives passed the Illegal Migration Act, widening the “inadmissibility” category while placing a duty on the Home Office to remove unauthorised arrivals. But to where? The United Kingdom had no deportation agreement with Afghanistan, Iran, Syria, Eritrea or Sudan – the five most common nationalities that make irregular crossings. Neither did it have one with France. Brexit took the UK out of the Dublin Regulation, which enables EU countries to deport asylum seekers to the first EU country they entered. Even the Tory’s flagship deterrent, the Rwanda plan, proved an expensive failure.

    Under a Labour government, the UK has tried a new approach, announcing its “one in, one out” policy, which essentially states that for every migrant the UK sends back to France, we take another in return. This policy has barely been trialled at scale, and is, ironically, dependent on irregular crossings. Only two of the migrants we spoke to, Hope and Hassan, were aware of it. Yet Hassan, who fears being forcibly returned to a Bulgarian detention centre, could explain the legal intricacies of the Dublin Regulation and why the UK’s withdrawal was to his advantage. “The main reason I am coming to Britain is because of protection from deportation, because of Dublin.”

    The biggest question is how, in a country like France, the misery of these camps is allowed to persist.

    Loon-Plage, a dusty clearing of grass and plastic sandwiched between an A-road and a Total diesel refinery, is the closest thing to the old Jungle that survives today. It’s named after the local parish. No one knows exactly what to call it.

    The sunrise bleeds gold on to the aid distribution point at Loon-Plage. One man prostrates himself for the morning prayer, another emerges from the bushes fastening his trousers. Thousands of displaced people are asleep, hidden in the surrounding woodland. There are no toilets. No kitchens. No showers.

    A few miles away, dozens of CRS officers are completing their morning routine at a hotel that has been booked out exclusively for them by the French government. They are about to mobilise for a mass eviction operation. Commander Obry, a middle-aged bruiser with the strut of a wartime colonel, completes his uniform with a pair of aviators. All the volunteers who work in Loon-Plage seem to know about Commander Obry.

    Two young women from HRO are on their daily eviction patrol. They follow a planned circuit documenting evictions for potential legal evidence. Police activity has been quiet over the past few days; they assume today will be the same. A couple of weeks ago, one of them was at the distribution point when a masked man pulled out a handgun and emptied a magazine into a refugee’s leg. These shootings are becoming more regular.

    When they pass the hotel there are no police vans at the car park. They drive on before arriving at a lay-by in the woods. Neither of the 24-year-olds have seen a mobilisation on this scale before. Speeding back to warn the camp residents, they turn on Spotify. French hip-hop blares from a small, portable speaker. “Fuck le 17!” they sing along.

    The migrants of Loon-Plage are waking now, stretching their legs among rats, litter and human faeces. One mile away, a group of private contractors are stuffing confiscated tents into the back of a van while Obry marches through the woods. They say they don’t know where the van is going, but they have to clear the area. One of them finishes a Red Bull and hurls it into the bush.

    Back at the camp, five young Kurdish teenagers decide whether or not to call an ambulance for their friend who can hardly stand. He can’t swallow either and has been vomiting for the past 24 hours: a consequence, they suspect, of having slept without a tent or a blanket for days. The emergency helpline operator doesn’t know when an ambulance will arrive. One of the boys passes the time by scrolling through images of Iceland on his phone. Maybe, one day, he’ll get there.

    In the past, people have located purgatory in various corners of the world: down a pit in Donegal or inside Mount Etna. Loon-Plage is nowhere. The locals avoid it, NGOs struggle to penetrate it, the French authorities are failing to police it. Occasionally, this place tricks you with its beauty – there are moments when the branches refract the light and a breeze comes through. Its clearings are punctuated with tents and discarded objects. If you squint, it almost resembles the shabby reaches of a music festival.

    In this place, reality disappears. There is no certainty in Loon-Plage. You are never sure of what you see or hear. One man from Afghanistan says he was granted asylum in the UK but left to go to a wedding in France and someone stole his documentation. Now he’s here. Past bushes and railway tracks, a Kurdish-Syrian shepherd carries a set of DVDs labelled “liver one”, “liver two”, “liver three”. He was shot in the abdomen and underwent a botched operation. Part of the bullet remains lodged inside him. These CDs, he explains, are footage of the surgery. He hopes to present them to the NHS if he crosses the Channel.

    Deeper inside the woods, a man holds a young boy somewhere between a hug and a headlock. The man is not the boy’s father. “He lost his parents!” the man says. The child looks terrified, like he’s suppressing the urge to cry. Suddenly they run away. The volunteers have seen that man before. He’s been here for months. They think he’s a people smuggler.

    Finding a smuggler here is easy. Either someone provides a contact, or you wait until the evening and meet them as they move from tent to tent offering their services. The dinghy fare averages between £1,000 and £2,000 and the migrants say a competitive market has emerged. Some have the cash up front, others rely on relatives to wire the funds, or parts of it. An excitable Yemeni man, who only really wants to talk about gangster films and sports cars, says he had no money at all. The smugglers accept cash or bank transfers.

    A significant number of women and children live in Loon-Plage. Hope, 34, broke into tears when recalling the month she spent there. Her tears are words. Sometimes she’d be able to get on a bus and shower at one of the hotels allocated for migrants in France. But these hotels are far away and the journey back to the sea is costly. In Loon-Plage, Hope would fall asleep with her young boy. Sometimes there would be gunshots, which would remind Hope of the armed men who occasionally tried to hit on her.

    By midday, there are hundreds of people at the distribution point. When the two HRO volunteers pull up in their car, dozens form a frantic queue believing food has arrived. The Red Cross drops off meals here twice per day. There are also several makeshift shops where migrants sell snacks to those with change. Usually a medical team comes in the afternoon to run a clinic, but today it is staying away until the police have finished the eviction.

    The closest shop is an Esso petrol station. Its owner, a portly middle-aged man, has a dangerous predicament. Several weeks ago, the police came in and demanded he sign an official decree prohibiting him from selling fuel to migrants. He was reluctant, because the men who buy it can be intimidating. But he doesn’t want to upset the police and the officers weren’t there to negotiate. They hovered over the till, blocking off customers until he complied. “I’m not able to put this decree into practice,” he says. He wrote in brackets above his signature, “I am afraid for my life!”

    Returning from far-removed tents, the volunteers discover their route back to the car has been blocked by police. They have to take a new route back, which takes them over a bridge made of crushed trolleys and into a clearing guarded by a man sat in a chair checking his phone.

    “What you doing here?” he demands. It’s as if they’ve stepped out of France and into a new jurisdiction. He waves, beckoning another man who is nursing a beer. He has piercing green eyes and a scarf hanging from his head like a trap star. He walks right up to their faces and stares them down. This feels like a checkpoint. “You go there,” he says, signalling left, “never there.” The volunteers oblige.

    Around midday the police descend on the distribution point. Everyone runs. When the volunteers reach the police line, a Kurdish man with a London accent is cursing the cops. He says they’ve confiscated his friend’s passport, pointing to one of the men that flank him. “Tell them everyone here has a fucking gun,” he insists. “If [the police] come here, everyone is going to fucking die.”

    For a minute, there’s a stand-off. But the tension is broken when an Eritrean woman walks between the factions and asks the police to return her daughter’s glasses. Commander Obry strides up to the line. He’s having none of it. All anyone can do is watch as the bulldozers raze the camp’s basic infrastructure. When the police finally disperse, there is only rubble. The migrants rebuild their world.

    After Loon-Plage, there’s the sea. People wonder why the migrants risk their lives crossing the Channel; 82 of them died in it last year. But beyond it lies a sister in Birmingham, the prospect of a job in Liverpool, a room with a bed perhaps and no more police harassment. Across it lies another life. First, though, they have to traverse it successfully. Many attempt the crossing several times.

    People change on the long walk to the beach. When the water comes into view, the solidarity and affection that’s been growing between the migrants melts away and panic makes most selfish. Some act virtuously. Maahir’s tenth attempt was unsuccessful because he helped a pregnant woman on to a boat. At the time of writing, the last woman to die with her child in the Channel was a Turkish mother and her son who drowned off the coast of Gravelines. The boy is thought to have been eight years old.

    On the way to the boats, the drones come. This adds to the panic. The migrants have seen drones before, buzzing in the skies above Gaza and Sudan. To minimise injuries, the French police currently do not enter the water unless they are asked to do so by the migrants, though the French government is reviewing this approach. Migrants often wait waist-high in the sea without lifejackets to escape the police before they board.

    At least two migrants we spoke with have since made it to the UK. Rami’s voyage began at 7am and took 11 hours. Halfway across, the engine failed and the overcrowded 9m raft ferrying some 90 people, including pregnant women and children, drifted with the current. Hours later, the inflatable tubing started to leak air and the boat began taking on water. People started to faint.

    All the passengers were saved by the UK’s coastguard, just after 5pm. The rescue marked the end of Rami’s odyssey. He’s now in an asylum hotel in the north of England and can finally get some sleep. But his wife suffers recurring nightmares about their journey – what they call “the journey of death” – their days in northern France, the smugglers, the chaos. “Everything was like a bad dream.”

    But there are bad dreams in Britain too. A week after returning from northern France, we attend a protest outside an asylum hotel in Epping, Essex. A few hundred people have gathered. An Ethiopian asylum seeker had been convicted of sexual assault against a 14-year-old girl. The crowd consists of seething men, excitable boys and outraged middle-aged mums. “Fucking bomb the place,” a man tells us. A small blonde child – presumably his – sits on his shoulders.

    Again, reality disappears. One man wearing a St George’s flag like a cape recounts a recent incident involving two Muslims “hiding in a bush outside a primary school with a bag full of children’s clothes, a pair of scissors and wigs”. He thinks they were waiting to kidnap local kids. His source is Facebook. We think about Maahir and the “graveyard of dreams”. In reporting this story one increasingly realises there is no such thing as clarity, only a murky chaos enveloping hundreds of thousands of lives, reconstituting government policy, redefining what society means. And it never ends.

    https://www.newstatesman.com/politics/uk-politics/2025/10/the-truth-about-the-small-boats-crisis
    #frontières #Manche #La_Manche #migrations #réfugiés #France #Angleterre #UK #CRS #drones #technologie #militarisation_des_frontières #tourisme #solidarité #Loon-Plage

  • Traversées illégales : des #filets pour intercepter les canots de migrants dans la #Manche

    Selon Le Monde, les autorités françaises vont expérimenter un nouveau #dispositif pour empêcher les départs de canots de migrants dans la Manche : déployer des filets dans l’eau pour neutraliser les hélices des moteurs des embarcations. Le ministère de l’Intérieur n’a pas confirmé ces informations.

    Selon des informations divulguées mercredi 19 novembre par le journal Le Monde et Lighthouse reports (un organisme de journalisme collaboratif), les forces de l’ordre françaises s’apprêtent à expérimenter un nouveau dispositif pour stopper les embarcations illégales de migrants qui tentent de traverser la Manche. Comment ? En déployant dans l’eau des filets pouvant « neutraliser » les hélices des moteurs des « #small_boats » et ainsi les stopper.

    « La manœuvre sera hyper difficile », reconnaît une source policière interrogée par Le Monde. Le risque majeur sera celui d’une collision entre le canot de migrants et le bateau intercepteur qui déploie le filet - en amont de l’embarcation. La manœuvre existe déjà pour lutter contre les navires de narcotrafic.

    Une confusion des genres qui inquiète Amnesty International. « Le recours à des tactiques conçues pour arrêter les navires de contrebande de drogue à grande vitesse contre des canots pneumatiques surchargés et instables remplis de personnes en quête de protection est une approche intrinsèquement imprudente et dangereuse », dénonce l’ONG dans un communiqué publié mercredi.

    Le sujet des interceptions dans la Manche n’est pas nouveau. Cet été, les autorités envisageaient déjà d’entrer dans l’eau pour stopper les embarcations. Mais elles se heurtaient au #droit_de_la mer qui interdit à la police française d’intervenir dans l’eau, sauf pour mener des opérations de secours. En effet, les autorités sont pas supposées intervenir en mer afin d’éviter les mouvements de paniques et les noyades. Au mois de juin, le Comité interministériel de contrôle de l’immigration (CiCI) avait ainsi mandaté le secrétariat général de la mer (SGMer), qui coordonne l’action de l’État en mer, pour formuler une proposition visant à faire évoluer cette doctrine.

    C’est donc chose faite, selon Le Monde. Le ministère de l’Intérieur n’a ni confirmé ni infirmé cette nouvelle procédure. Contactée par InfoMigrants, la Police aux frontières (PAF) dans le nord de la France a déclaré ce jeudi ne « pas être au courant » de ces nouvelles mesures d’interception.

    « Ne jamais mettre en péril la vie des migrants »

    Interrogé par InfoMigrants en décembre 2023, le procureur de la République de Saint-Omer avait émis des réserves au sujet des #interceptions_maritimes. « Le préfet a donné des consignes extrêmement claires aux forces de l’ordre sur le fait de ne jamais mettre en péril la vie des migrants », avait-il dit.

    Selon Amnesty International, le #risque létal est pourtant bien présent. « Répondre [aux traversées illégales] par des tactiques qui pourraient tuer [les migrants] n’est pas un contrôle des frontières, c’est une violation des obligations fondamentales découlant du droit humain à la vie », s’indigne le directeur du programme juridique d’Amnesty International au Royaume Uni, Tom Southerden, cité dans le communiqué.

    Pour les associations de terrain présentes sur le littoral nord, cette procédure est « indigne ». « La France ne sait plus quoi inventer pour tenter de faire cesser les traversées de la Manche à la frontière franco-britannique, au risque de mettre encore plus en #danger les personnes », a notamment réagi Utopia 56.

    Le grand chaos des départs en mer

    Intervenir dans l’eau - bien que le droit de la mer l’interdise, donc - ne serait pas inédit. Vendredi 4 juillet, la chaîne de télévision britannique BBC avait diffusé une vidéo tournée sur une plage française, près de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), montrant des gendarmes français intervenir pour empêcher un canot de migrants, déjà dans l’eau, de traverser la Manche. Sur les images, des forces de l’ordre, observant la scène stationnées sur le sable, enlèvent leur gilet par balle et leur ceinture, et accourent vers le canot, un cutter dans les mains. Les gendarmes lacèrent le bateau pour le mettre hors d’état de naviguer et ordonnent aux exilés de regagner la plage.

    Déjà plus de 20 migrants sont morts cette année en tenant de rejoindre l’Angleterre. Les départs de canots surchargés depuis les plages se déroulent dans un grand chaos car les migrants craignent d’être interceptés. Cela donne lieu à des bousculades parfois mortelles lorsque des personnes chutent dans l’eau, ne peuvent pas se relever ou ne savent pas nager.

    « Dans la précipitation et la peur de se faire repérer par les forces de l’ordre, les migrants ne prennent plus le temps de correctement gonfler les pneumatiques que certains passeurs fournissent », expliquait aussi à InfoMigrants un membre d’Utopia 56 l’année dernière. « Par exemple, on constate que des migrants n’installent plus le sol rigide au fond des bateaux, or ce sol permet de maintenir le canot à flot. Sans, le bateau s’affaisse rapidement, il prend l’eau… On voit de plus en plus de personnes rentrer à la nage sur les plages ».

    https://www.infomigrants.net/fr/post/68256/traversees-illegales--des-filets-pour-intercepter-les-canots-de-migran
    #UK #Angleterre #France
    #migrations #réfugiés #frontières #innovation #technologie #mise_en_danger

  • Immigration irrégulière : Londres menace l’#Angola, la #Namibie et la #RDC de « chantage aux #visas »

    Selon Londres, des « milliers » d’Angolais, de Namibiens et de Congolais se trouvent en en situation irrégulière au Royaume-Uni après avoir été #déboutés de leur demande d’asile. Et leur pays d’origine ne coopère pas suffisamment pour les reprendre, accuse le Home office qui menace de réduire les visas d’entrée de ces trois pays sur le sol britannique.

    Londres a menacé, lundi 17 novembre, de restreindre l’octroi de visas à trois pays africains qu’il accuse de ne pas coopérer suffisamment pour réadmettre leurs ressortissants en situation irrégulière après qu’ils ont été déboutés de leur demande d’asile. Il s’agit de l’Angola, de la Namibie et de la #République_Démocratique_du_Congo (RDC). Londres juge « inacceptable » leur faible coopération en matière d’#expulsions.

    Ces trois pays « ont un mois » pour améliorer les choses, a prévenu le secrétaire d’État à l’Asile et à la sécurité des frontières #Alex_Norris sur la chaîne Sky News lundi.

    Le Home office fait valoir que « des milliers de migrants en situation illégale originaires de ces pays sont actuellement au Royaume-Uni ».

    Les restrictions de visas s’appliqueraient aux visas de tourisme et visas VIP (pour les personnalités de notoriété publique), a détaillé le ministère, qui prévient qu’elles pourraient s’étendre à d’autres pays, notamment ceux qui affichent « des taux élevés de demandes d’asile » de personnes entrées légalement au Royaume-Uni.

    « Mon message pour les gouvernements étrangers aujourd’hui est clair : acceptez le retour de vos ressortissants ou vous perdrez le privilège de pouvoir entrer dans notre pays », a prévenu la ministre de l’Intérieur #Shabana_Mahmood, citée dans le communiqué.

    La ministre doit présenter dans l’après-midi au Parlement une vaste réforme contre l’immigration irrégulière, pour tenter de réduire les arrivées de migrants au Royaume-Uni depuis le nord de la France sur de petits bateaux, des traversées qui alimentent la montée en puissance du parti d’extrême droite Reform UK. Parmi les mesures déjà annoncées, figurent la réduction de la protection accordée aux réfugiés, qui seront « forcés de rentrer dans leur pays d’origine dès qu’il sera jugé sûr » et la suppression de l’accès automatique aux aides sociales pour les demandeurs d’asile.

    Le gouvernement entend également accélérer les expulsions avec le passage d’une loi qui encadrerait les recours à la Convention européenne des droits de l’Homme.

    Depuis le 1er janvier, 39 292 personnes sont arrivées au Royaume-Uni à bord de petites embarcations, un chiffre qui dépasse celui de l’année 2024 (36 816).

    https://www.infomigrants.net/fr/post/68174/immigration-irreguliere--londres-menace-langola-la-namibie-et-la-rdc-d
    #UK #Angleterre #chantage #migrations #asile #réfugiés #sans-papiers #réadmission #renvois

  • L’#extrême_droite britannique multiplie les #raids racistes sur le littoral français

    Les attaques de militants de l’#UKIP visant des exilés se sont succédé ces derniers mois autour de #Dunkerque, s’ajoutant à de nombreuses pressions. Des associatifs dénoncent le laisser-faire des autorités et craignent l’escalade.

    La #vidéo ne dure qu’une quarantaine de secondes. Sur les premières images, on distingue une douzaine de personnes, de nuit, portant une banderole floquée du message « Islamist invaders not welcome in Britain » (« Les envahisseurs islamistes ne sont pas les bienvenus en Grande-Bretagne »). Dans la séquence suivante, au moins sept hommes, casquettes noires vissées sur le crâne, marchent à vive allure dans les rues de #Grand-Fort-Philippe, en périphérie de Dunkerque, dans le Nord.

    L’un d’entre eux porte un drapeau de l’Angleterre, un autre, celui de l’Union Jack. On les voit, munis de puissantes lampes torches, se rapprocher puis s’en prendre à un groupe d’une vingtaine de personnes exilées, assises et assoupies sur le trottoir. Ces dernières sont réveillées dans leur sommeil, la plupart semblent stupéfaites. La bande-son de la vidéo se résume à un slogan, qui tourne en boucle : « You shall not pass ! » (« Vous ne passerez pas ! »)

    Cette vidéo, rendue publique le 30 septembre sur les réseaux sociaux du parti d’extrême droite britannique UKIP (#United_Kingdom_Independence_Party), a été tournée dans la nuit du 9 au 10 septembre. « Ce soir-là, les militants du UKIP ont insulté les exilés, ils ont également volé les gilets de sauvetage de certains et sont même allés jusqu’à frapper plusieurs personnes, dont une femme », détaille Salomé Bahri, coordinatrice de l’association Utopia 56.

    Au cours de leur maraude nocturne, les bénévoles de cette association ont rencontré les exilés victimes de cette #agression et ont recueilli leurs témoignages. « Ils ont vraiment eu peur, certains ont cru qu’ils allaient mourir », confie Salomé Bahri.

    À leur tête, un leader raciste et masculiniste

    Cette agression xénophobe, préméditée et mise en scène, perpétrée par des militants d’extrême droite britanniques sur le littoral nord de la France n’est pas un événement isolé. Ces dernières semaines, les actes d’#intimidation ou de #violence à l’encontre de personnes exilées et de leurs soutiens se sont succédé à Dunkerque et #Calais. Le 7 novembre au matin, encore à Grand-Fort-Philippe, une petite dizaine de militants britanniques d’extrême droite du mouvement « Raise The Colours » (« hissez les couleurs ») se filme au bord du fleuve Aa en exhibant un immense drapeau de l’Union Jack tout en proférant leur haine des personnes migrantes.

    Alors que le #Royaume-Uni est confronté depuis plusieurs mois à d’importantes mobilisations anti-immigrés, les plages de la #Côte_d’Opale sont devenues le nouveau terrain de jeu de l’extrême droite britannique, suscitant peu de réactions des pouvoirs publics.

    « Il y a toujours eu cette menace de l’extrême droite sur le littoral, mais cela s’est nettement accéléré ces derniers temps », note Salomé Bahri. Début juin, les militants de l’UKIP sont restés plusieurs jours à Calais et ont multiplié les intimidations envers les exilés et les personnes solidaires, postant systématiquement ensuite leurs vidéos sur les réseaux. À leur tête, une des figures du parti, #Nick_Tenconi, ouvertement islamophobe, masculiniste et anti-LGBT+, promeut l’expulsion en masse des immigrés présents sur le territoire britannique.

    Les humanitaires dépeints comme des « terroristes de l’intérieur »

    « Nick Tenconi et son groupe sont restés entre une heure trente et deux heures devant l’accueil de jour à nous menacer et à nous insulter, nous traitant de “terroristes de l’intérieur” et de “méchants petits communistes” », se remémore Léa Biteau, du Secours catholique. Les images publiées sur X montrent le leader de l’UKIP, dans une posture d’intimidation, accuser les équipes du Secours catholique « d’être complices de l’envoi de migrants illégaux vers le Royaume-Uni ».

    Dans une autre vidéo postée le 7 juin, Nick Tenconi, mégaphone en main, hurle sur un groupe d’exilés attendant le début d’une distribution alimentaire : « Vous êtes tous filmés ! Nous allons transmettre ces images aux services de renseignement britanniques ! Vous n’êtes pas les bienvenus en Grande-Bretagne, faites-le savoir à vos amis et vos familles ! »

    Le parti d’extrême droite a lancé pendant l’été une cagnotte en ligne destinée à « maintenir une présence dans le nord de la France » de ses militants « afin de localiser et stopper les bateaux ». Plus de 21 000 euros ont pour l’heure été récoltés par la plateforme GiveSendGo, déjà épinglée pour avoir hébergé des appels à dons en faveur de militants suprémacistes et #néo-nazis. Ces raids de militants de l’UKIP ne constituent toutefois pas la seule menace à laquelle ont dû faire face les personnes exilées et leurs soutiens ces derniers mois sur le Calaisis et la Côte d’Opale.

    Croix gammée, doigts d’honneur et excréments

    « Ces dernières semaines, nous avons constaté que certaines cuves d’eau avaient été sabotées : des robinets ont été volés, l’#eau a été polluée par du produit vaisselle ou encore des personnes ont volontairement déversé le contenu », indique Lachlan Macrae de Calais Food Collective.

    Ce groupe de solidaires installe des citernes d’eau sur les camps de fortune où survivent les exilés, palliant ainsi les carences assumées de l’État français en matière d’accès à l’eau, un droit pourtant fondamental. « Dernièrement, une des citernes a même été taguée d’une #croix_gammée », ajoute le militant.

    « Le 26 septembre, nous avons découvert un sac d’excréments à l’entrée de l’entrepôt », détaille Jade Lamalchi de l’Auberge des migrants, en reprenant un document sur lequel elle consigne, avec d’autres solidaires, les #menaces et intimidations auxquelles ils et elles font face. La responsable associative évoque également le cas récent de filatures, par un couple dans un véhicule, au cours desquelles les personnes solidaires ont été prises en photo. « On se demande si c’est une manière de préparer de futures actions », s’inquiète la jeune femme.

    « Il y a un climat ambiant qui favorise ce type d’agissements isolés, cela décomplexe le passage à l’acte », estime Léa Biteau du Secours catholique, également confrontée à « des actes de #vandalisme, tels que des dépôts d’excréments ou de la glue dans les serrures des locaux ».

    La salariée associative n’impute toutefois pas directement ces actes à l’extrême droite organisée, mais souligne que ces actions, qui peuvent venir d’habitants, participent à « décourager les initiatives solidaires ». Un constat partagé par Salomé Bahri qui observe régulièrement des riverains du camp de #Loon-Plage, près de Dunkerque, « faire des doigts d’honneur ou insulter des bénévoles d’Utopia et des personnes exilées ».

    Les groupuscules néo-fascistes français en embuscade

    « À Londres comme à Paris, les responsables politiques usent d’un discours politique toujours plus dur et déshumanisant à l’encontre des personnes exilées, cela normalise ces idées et ce type de comportements, s’alarme Lachlan Macrae, ce n’est pas surprenant ensuite de voir ces agitateurs fascistes se sentir encouragés pour agir ». Le militant de Calais Food Collective rappelle que Nick Tenconi et le parti UKIP étaient aux avant-postes du mouvement anti-immigrés qui s’est répandu cet été outre-Manche.

    Dans de nombreuses villes du Royaume-Uni, des rassemblements hostiles, attisés sur les réseaux sociaux par l’extrême droite, ont eu lieu devant les hôtels hébergeant les demandeurs d’asile, avec comme slogan principal « Send them home, protect our kids ! » (« Renvoyez-les chez eux, protégez nos enfants ! ») « Après ça, pour Nick Tenconi et l’UKIP galvanisés par ces mobilisations, la prochaine étape était de venir à Calais », observe Lachlan Macrae.

    « On craint que les actions menées par UKIP sur le #littoral ne donnent des idées à des groupes d’extrême droite locaux », analyse Salomé Bahri. Le 1er septembre, les groupuscules #identitaires #Nouvelle_droite, basé à Lille, et #Les_Normaux, venus de Rouen, se sont retrouvés pour une action de communication sur une plage proche du #cap_Gris-Nez. Les militants d’extrême droite se sont pris en photo arborant des banderoles « #Stop_the_boats » et en soutien à #Tommy_Robinson, un ancien hooligan à l’origine de l’#English_Defence_League, un groupuscule nationaliste et islamophobe. L’activiste d’extrême droite, très influent sur les réseaux sociaux, est à l’origine de la manifestation anti-immigrés qui a rassemblé 100 000 personnes au cœur de Londres le 13 septembre dernier.

    Les autorités très lentes à réagir

    Le raid de l’UKIP de début septembre a donné lieu à un signalement d’Utopia 56 auprès du parquet de Dunkerque le 18 septembre. Ce n’est toutefois qu’après la publication de la vidéo sur X de l’agression perpétrée contre des exilés que la procureure de Dunkerque a ouvert une enquête. Contacté par Basta !, le parquet de Dunkerque n’a pas partagé de nouveaux éléments relatifs à cette affaire. Plusieurs associatifs restent toutefois sceptiques quant à la capacité de réaction des autorités françaises, les mêmes qui, par ailleurs, organisent des expulsions de campements toutes les 48 heures à Calais ou cautionnent les interceptions violentes de zodiacs sur les plages du littoral.

    « Une ligne rouge a été dépassée : les pouvoirs publics laissent faire les propos et actes racistes et nous, en tant qu’associatifs, on se retrouve à devoir s’organiser, faire de la veille sur les réseaux sociaux afin de prévenir de futurs agissements de l’extrême droite », estime Jade Lamalchi, de l’Auberge des migrants, qui a de son côté signalé les cas de filatures auprès de la sous-préfecture de Calais, sans suite pour le moment. « On essaie désormais d’anticiper de nouvelles menaces de l’extrême droite, abonde Salomé Bahri. On prévient les bénévoles et les personnes exilés via des stories WhatsApp et on adapte nos missions sur le terrain. »

    Fin septembre, dans un courrier adressé au Premier ministre britannique, Keir Starmer, un collectif de 150 organisations de la société civile britannique appelle à une réponse forte des autorités face aux intimidations et menaces grandissantes de l’extrême droite auxquelles elles sont confrontées.

    Salomé Bahri conclut : « En #Angleterre comme en #France, cette volonté de beaucoup de responsables politiques de ne pas pointer du doigt les discours et les actes racistes est un terreau fertile, c’est une incitation à continuer et aller plus loin. »

    https://basta.media/extreme-droite-britannique-multiplie-les-raids-racistes-sur-littoral-franca
    #racisme #UK #Manche

  • International social media campaign launched to stop the boats

    Today marks the launch of the latest phase of the government’s global campaign to warn migrants of the consequences of entering the UK illegally.

    Every year, thousands of people are sold lies by organised criminal gangs who put profit before human life, smuggling people to the UK across one of the busiest shipping lanes in the world, the English Channel.

    The Home Secretary has launched a new campaign that will be rolled out in Vietnam, following successful social media activity in Albania last year which contributed to a 90% reduction in Albanian small boat arrivals.

    Using real testimonies from those who regret coming to the UK illegally, the adverts highlight the risks and consequences people face if they turn to criminal gangs and attempt the dangerous journey.

    A migrant, referred to as K, shares his reality of sleeping in a camp in Calais for 5 nights under the supervision of armed guards, before taking the long journey across the Channel to the UK. He says: “Never again would I risk my life in a small boat, even if you bribed me.”

    An increasing proportion of small boat migrants are Vietnamese, and they are 1 of the top 10 nationalities for migrants crossing the Channel illegally.

    The latest phase of the campaign, which will begin today (Monday 25 March), will harness social media adverts on Facebook and YouTube to directly target people who may be considering making dangerous and illegal journeys to the UK.

    The social media posts emphasise the consequences of travelling to the UK illegally and the dangers people can expect to face, as well as set out the risks of being indebted to and exploited by the people smuggling gangs who profit from facilitating small boat crossings.

    Home Secretary James Cleverly said:

    This is a powerful campaign which demonstrates first-hand that life for people arriving here illegally is a far cry from the lies they have been sold by the gangs on the other side of the Channel.

    Last year, similar work contributed to a 90% reduction in small boat arrivals from Albania, and overall numbers are down by a third, but there is more to do.

    Expanding our campaign to Vietnam, another key partner in our work to tackle illegal migration, will help us to save more lives and dent the business model of the criminals who profit from this vile trade.

    The campaign warns prospective migrants of the reality of living in the UK illegally with no right to be in the UK and no access to public services or funding.

    It includes testimonies from Home Office Immigration Enforcement and Border Force officers, who all too often encounter illegal migrants who have been sold into modern slavery or illegal working by their smugglers.

    Illegal migrants can be forced to live in inhumane, cramped and hazardous conditions by criminal gangs, with no access to basic hygiene, healthcare or legal employment.

    The campaign’s social media adverts direct users to a new website with additional video content from Immigration Enforcement and Border Force officers who describe some of the shocking cases they’ve encountered and their experiences of rescuing small boat migrants from life-threatening danger in the Channel.

    This stage of the campaign follows successful social media activity by the UK government in Albania, France and Belgium, and is the latest step in the UK’s efforts to work jointly with countries across the world to tackle the global migration crisis.

    Similar campaigns are also being considered for other priority countries.

    UK and Vietnamese authorities already work closely to prevent illegal journeys to the UK and remove those with no right to be here.

    Senior officials from the UK and Vietnam are due to meet in London on 17 April to discuss working in even closer partnership on migration issues.

    https://www.gov.uk/government/news/international-social-media-campaign-launched-to-stop-the-boats
    #réseaux_sociaux #propagande #UK #Angleterre #stop_the_boats #Manche #La_Manche #vidéo

    –-

    ajouté à la métaliste de #campagnes de #dissuasion à l’#émigration:
    https://seenthis.net/messages/763551

    • Facts on UK immigration. Trying to enter the UK illegally could cost you everything.

      People smugglers will tell you that travelling illegally to the UK will be safe and easy and that you’ll be able to build a good life here. Nothing could be further from the truth.

      Travelling to the UK illegally will cost you a lot of money. It could even cost you your life. Men, women and children have died trying to get to the UK in small boats or hidden in lorries.

      Go to the facts:
      UK immigration rules mean you could be detained and removed if you come to the UK illegally. Here’s what you need to know.

      https://www.youtube.com/watch?v=rC85bBq8MXo

      https://immigrationfacts.campaign.gov.uk

  • Le #Royaume-Uni et le #Vietnam concluent un nouvel #accord pour lutter contre l’immigration clandestine

    Pour lutter contre les traversées illégales de la #Manche par les migrants vietnamiens, un accord a été conclu entre Londres et Hanoï, ont annoncé les autorités britanniques mercredi. Son objectif est de lutter contre l’immigration clandestine en accélérant les procédures d’expulsion. « Le nombre d’arrivées illégales en provenance du Vietnam a déjà été réduit de moitié, mais il est possible de faire davantage », a déclaré le Premier ministre britannique dans un communiqué.

    Un nouvel accord migratoire a été signé entre le Royaume-Uni et le Vietnam mercredi 29 octobre, a indiqué le gouvernement britannique. Il permettra, selon le Home Office, « d’accélérer la procédure de retour des personnes n’ayant pas le droit de séjourner au Royaume-Uni ». Il s’agit du second traité conclu entre les deux pays. Un précédent accord avait déjà été signé en 2024.

    Grâce au partage de #données_biométriques et à des procédures administratives simplifiées, cet accord permettra de réduire « de 75 % le temps de traitement des documents des migrants en simplifiant les procédures administratives » et ainsi « de renvoyer plus rapidement et plus facilement ceux qui n’ont pas le droit de se trouver ici », a-t-il ajouté dans un communiqué.

    La signature de cet accord fait suite à une forte augmentation des arrivées en provenance de ce pays d’Asie du Sud-Est l’année dernière. Les Vietnamiens représentaient la plus importante nationalité à traverser la manche par #petites_embarcations durant le premier trimestre 2024, et la quatrième plus importante sur l’ensemble de l’année.

    Baisse des arrivées de Vietnamiens

    Selon le Premier ministre britannique Keir Starmer, cet accord, qui est « le plus ambitieux jamais conclu par le gouvernement vietnamien avec un autre pays », pourrait entraîner le retour de quatre fois plus de ressortissants vietnamiens n’ayant « aucun motif légitime de rester en Grande-Bretagne ».

    « Cet accord historique envoie un message clair : si vous entrez illégalement au Royaume-Uni, vous serez rapidement renvoyés », a encore déclaré Keir Starmer. Et d’ajouter : « Le nombre d’arrivées illégales en provenance du Vietnam a déjà été réduit de moitié, mais il est possible de faire davantage ».

    Selon les chiffres officiels britanniques, 1 026 Vietnamiens sont arrivés par « #small_boats » entre janvier et juin 2025, soit la moitié par rapport à la même période l’année précédente.

    « Ce pays est resté trop longtemps incapable d’expulser ceux qui n’avaient aucun droit de se trouver ici », a félicité la ministre de l’Intérieur, Shabana Mahmood, suite à la signature de cet accord.

    Campagnes de communication

    Un précédent accord avait déjà été signé en 2024 entre les deux pays. Il comprenait une série de mesures comme l’accroissement du partage de renseignements, la diffusion de messages de dissuasion et la facilitation des processus de retours des migrants illégaux du Royaume-Uni vers leur pays d’origine.

    Une #campagne sur les #réseaux_sociaux avait notamment été lancée au Vietnam via des vidéos reprenant des témoignages de migrants partageant les conséquences et les dangers de l’immigration vers le Royaume-Uni.

    « #One_in_one_out »

    Depuis le début du phénomène des « small boats » en 2018, les gouvernements britanniques successifs multiplient les accords avec différents pays pour lutter contre l’immigration irrégulière. Le Royaume-Uni a notamment conclu de nouveaux traités avec des pays comme l’#Irak ou les Balkans occidentaux.

    Le dernier en date est l’accord « one in one out », passé avec la #France. Cet accord - en vigueur depuis le mois d’août 2025 - prévoit le renvoi en France de migrants arrivés au Royaume-Uni à bord de « small boats », en échange de l’accueil par Londres de migrants se trouvant en France, sur le principe du « un pour un ».

    Malgré cela, les traversées de la Manche continuent d’être importantes. Depuis le début de l’année, 36 954 exilés sont arrivés en bateau au Royaume-Uni, selon les données du #Home_Office. Un chiffre qui dépasse désormais celui enregistré en 2024 qui s’élevait à 36 816 arrivées.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/67860/le-royaumeuni-et-le-vietnam-concluent-un-nouvel-accord-pour-lutter-con

    #UK #Angleterre #migrations #réfugiés #renvois #expulsions

  • « La #gauche britannique ne doit pas tout miser sur le parlementarisme » – Entretien avec #James_Schneider
    https://lvsl.fr/la-gauche-britannique-ne-doit-pas-tout-miser-sur-le-parlementarisme-entretien-a

    La politique britannique semble être à un tournant. La première année du gouvernement de #Keir_Starmer a montré à quel point le #parti travailliste est revenu à un programme blairiste, dont les politiques néolibérales et répressives sont de plus en plus rejetées. Dans le même temps, le Reform Party de #Nigel_Farage a fait un bond dans les sondages et semble en passe de remporter les prochaines élections. Mais les choses bougent enfin à gauche, avec le renouveau des Verts depuis l’élection de Zack Polanski à sa tête et le lancement de « #Your_Party » par Jeremy #Corbyn et #Zahra_Sultana

    #Entretiens #Le_Royaume-Uni_à_l'heure_du_Brexit #Angleterre #Grande-Bretagne #Labour #Reform_UK #Royaume-Uni

  • UK eyes migrant returns deal with Kosovo

    A gathering in Northern Ireland is an opportunity for the government to find a new avenue for dealing with its most pressing problem.

    U.K. Prime Minister #Keir_Starmer is edging closer to a signature deal for a migrants’ #return_hub in the Western Balkans — and the price will be fresh confrontation with Russia.

    Foreign ministers from Albania, Bosnia-Herzegovina, Serbia, Kosovo, North Macedonia and Montenegro will gather in Hillsborough Castle, Northern Ireland, on Thursday as the U.K. convenes a summit aimed at integrating those countries more closely with other European allies and institutions.

    It’s no surprise that Foreign Secretary Yvette Cooper will prioritize discussions about immigration as the British government tries desperately to tackle small boat crossings and bring down the number of illegal migrants.

    This week’s summit is part of a diplomatic drive to secure an agreement for people trying to settle in the U.K. to be processed in another country.

    Two government officials confirmed to POLITICO that migration hubs would be discussed informally at Hillsborough Castle, while stressing that nothing had been finalized. Any emerging plan could be signed off at a further meeting of regional leaders on Oct. 22.

    Kosovo has many advantages in British eyes, as a country with a strong connection to the U.K. with leadership that wants to align more closely with Western nations. And — even more attractive to the cash-strapped U.K. — its primary motivation is not financial but strategic, as Pristina seeks to repel threats from both Serbia and Russia.
    Prime destination

    Kosovo has come into focus as a target for offshoring Britain’s asylum claims after a failed attempt by Starmer to woo Albania on a visit earlier this year.

    Andi Hoxhaj, lecturer in law at King’s College London, said: “Keir Starmer was the first sitting prime minister to visit Albania in 104 years of bilateral relations, and he wanted with the first visit to get a migration return deal. That’s wishful thinking, to put it mildly.”

    Kosovo is seen as a good alternative partly because it is one of the main routes used by migrants on their way west, and in theory could stem the flow of illegal migration as well as having a deterrent effect. Nearly 22,000 migrants used the Western Balkans route to enter the EU last year, according to the Foreign, Commonwealth and Development Office.

    Kosovan President Vjosa Osmani previously said that her country would be “open” to negotiating an arrangement to take Britain’s failed asylum-seekers.

    Arminka Helic, a Conservative peer and former FCDO adviser who fled Bosnia for the U.K. in the 1990s, described the Kosovan administration “as forward-leaning and supportive of Western policies — kind of like a model country, if you want to put it that way.”

    In addition, according to Helic, Kosovo does not want a purely transactional relationship of the type the previous Conservative government struck with Rwanda, but which failed to get off the ground.

    More valuable to them is support in resisting Serbia’s hostile diplomacy as it seeks to prevent other countries from recognizing Kosovo, which declared independence in 2008, and seeing off Russia’s attempts to influence and destabilize the region.
    A broken record

    As appealing as a deal might be for Britain, it has yet to be hammered out — and regional analysts warn that any agreement on migration carries its own risks.

    “How can you address such a big issue with such an unstable region, particularly because that region is deeply entangled with malign Russian influence,” Helic observed. “I don’t think it can work.”

    Further, she said, instability in the region could lead to more, rather than less, illegal migration.

    And while the U.K. already places a great emphasis in talks with allies on countering Russian interference, it would have to answer some acute questions pretty soon — such as how to maintain the peacekeeping force on the Kosovan-Serbian border, which Russia wants to block.

    There is also a certain weariness with Britain’s current approach on the world stage, as it seeks measures to tackle illegal migration in every possible international forum to the exclusion of other topics.

    Ahead of the meeting Cooper underlined her priorities by announcing £10 million for programs to tackle people smuggling in the Western Balkans and a redeployment of FCDO staff to focus more officials on migration.

    But as Hoxhaj put it: “There’s this feeling that this is not such a major political issue in our country, this is more sort of a U.K. issue, so why would we be willing to help out?”

    A diplomat from one country attending the summit, granted anonymity to speak frankly, said Britain had a level of “fixation” with small boats in particular, which they found “difficult to understand.”

    If sounding like a broken record does eventually deliver the U.K.’s sought-after migration deal, then Starmer may consider it a small price.

    https://www.politico.eu/article/uk-migrant-return-deal-kosovo

    #Kosovo #UK #Angleterre #accord #externalisation #migrations #réfugiés #renvois #expulsions

    ping @karine4

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    ajouté à la métaliste sur les tentatives de différentes pays européens d’#externalisation non seulement des contrôles frontaliers (https://seenthis.net/messages/731749), mais aussi de la #procédure_d'asile dans des #pays_tiers :
    https://seenthis.net/messages/900122

  • How can England possibly be running out of water? | Water | The Guardian
    https://www.theguardian.com/news/ng-interactive/2025/aug/17/how-can-england-possibly-be-running-out-of-water
    https://i.guim.co.uk/img/media/19a66d1447a1b2f7975d1056010c2fabbd3244c4/1560_692_3399_2719/master/3399.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&precrop=40:

    As the impacts of the climate crisis unfurl around the world, is the UK government awake to the scale of the problem? Nine new reservoirs are in the pipeline to be built before 2050, while there are consultations on reducing demand for water. But this may be too little, too late; many housing developments are on pause because of water scarcity.

    The first new reservoir planned for Abingdon in Oxfordshire is sited in the same place as the government’s new datacentre zone, leading to fears the water will be used to cool servers rather than serve customers in one of the most water-stressed areas of the UK.

    Green homes experts have said government building codes for new housing should include rainwater harvesting for internal use such as in lavatories and washing machines. People with gardens could use a water butt in summer, so that clean tap water is not being pumped through a hose into garden plants.

  • La Défense britannique admet qu’un incident nucléaire sérieux est récemment survenu à la base navale de Faslane - Zone Militaire
    https://www.opex360.com/2025/08/15/la-defense-britannique-admet-quun-incident-nucleaire-est-recemment-survenu-

    La réponse faite en mai dernier par Maria Eagle, la ministre britannique chargée des acquisitions et de l’industrie de l’armement à une question écrite posée par Dave Doogan, un député du Parti nationaliste écossais qui souhaitait connaître le nombre d’incidents nucléaires survenus à la base navale HMNB Clyde [Faslane, Écosse], qui abrite les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins [SNLE] de type Vanguard de la Royal Navy, ainsi qu’au dépôt royal d’armement naval [RNAD]de Coulport était jusqu’ici passée inaperçue.

    Cependant, elle a soudainement trouvé un intérêt particulier après que le quotidien The Guardian et le collectif de journalistes The Ferret ont chacun publié une enquête sur le rejet de matières radioactives [du tritium, en l’occurrence] dans les eaux du Gare Loch depuis le dépôt de Coulport en 2019. Et cela après avoir obtenu, auprès de l’Agence écossaise de protection de l’environnement [SEPA], des documents relatifs non seulement à cet incident mais aussi à d’autres, survenus par la suite.

    Les deux médias ont dû batailler pendant six ans pour les obtenir, étant donné qu’ils étaient classifiés pour des impératifs de sécurité nationale. Finalement, le commissaire écossais à l’information, David Hamilton, a décidé de les déclassifier, estimant que leur divulgation menaçait la « réputation et non la sécurité nationale ».

    Ainsi, ces documents indiquent que des incidents se sont produits en 2010, 2019 et 2021. Le plus grave est survenu il y a six ans, de l’eau contaminée au tritium s’étant déversée dans le Gare Loch, après la rupture d’une conduite d’eau.

    S’ils ont estimé que les rejets radioactifs n’étaient pas de nature à mettre en danger la population, les rapports de la SEPA ont mis en avant des « lacunes dans la maintenance » et la vétusté des 1 500 canalisations du dépôt de Coulport, la moitié d’entre elles ayant dépassé leur durée de vie prévue. Alors que, en 2020, la Royal Navy avait annoncé qu’elle appliquerait vingt-trois « mesures correctives », deux nouvelles fuites se sont produites en 2021.

    « Le ministère de la Défense [MoD] a lancé il y a près de 10 ans un programme d’infrastructure de près de 2 milliards de livres sterling à Faslane et Coulport, et pourtant, il ne disposait apparemment pas d’un système de gestion des actifs approprié. Cette approche négligente est beaucoup trop courante dans le programme d’armes nucléaires et est une conséquence directe d’un manque de surveillance », a réagi Dave Cullen, expert des armes nucléaires au groupe de réflexion britannique sur la défense BASIC.

    Quoi qu’il en soit, cette affaire a donc fait remonter à la surface la réponse de Mme Eagle sur d’éventuels incidents nucléaires qui seraient survenus à la base de Faslane et au dépôt voisin de Coulport.

    Ainsi, la responsable britannique a indiqué qu’il y avait eu un événement de catégorie A, deux de catégorie B, sept de catégorie C et quatre de catégorie D à Faslane, entre le 1er janvier et le 22 avril 2025. À Coulport, elle a fait état de quatre incidents de catégorie C et de neuf de catégorie D survenus au cours de la même période.

    Selon The Telegraph, les événements de la catégorie A sont définis comme étant susceptibles de présenter un risque « réel ou élevé de rejet radioactif dans l’environnement ». Ceux de la catégorie B correspondent à un « potentiel réel ou élevé de rejet confiné dans un bâtiment ou un sous-marin ou d’exposition imprévue à des rayonnements ». Enfin, les catégories C et D concernent respectivement des incidents ayant un « risque modéré de rejet futur » ou susceptibles de conduire à une « tendance négative ».

    L’incident de catégorie A survenu à Faslane n’est pas le premier du genre : trois cas ont été signalés en 2006, en 2007 et en 2023. Cela étant, le MoD ne souhaite pas préciser sa nature.

    « Je ne peux pas fournir de détails spécifiques sur les événements, car leur divulgation porterait – ou serait susceptible de porter – préjudice à la capacité, à l’efficacité ou à la sécurité de la force concernée », a expliqué Mme Eagle au député écossais. « Aucun de ces événements n’a porté atteinte à la santé d’un membre du personnel ou du public et n’a eu aucune conséquence radiologique sur l’environnement », a-t-elle assuré.

    Selon Sky News, le secrétaire britannique à la Défense, John Healey, a écrit au député Doogan pour lui confirmer que « tous les événements signalés ont été classés comme ayant une faible importance en matière de sécurité ».

    « Conformément à l’Échelle internationale des événements nucléaires et radiologiques [INES], les incidents de sécurité significatifs sont classés au niveau le plus bas, soit le niveau un sur sept. […] Les incidents qui pourraient entrer dans cette catégorie comprennent les pannes d’équipement, les erreurs humaines, les défaillances de procédure ou les quasi-accidents où aucun dommage n’a été causé à la santé d’un membre du personnel de la base navale, d’un membre du public, ou tout impact radiologique résultant sur l’environnement », a-t-il conclu.