• Animaux sauvages : « Nous sommes le seul pays à détruire systématiquement une espèce en prévention des dégâts qu’elle pourrait occasionner »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/08/29/animaux-sauvages-nous-sommes-le-seul-pays-a-detruire-systematiquement-une-es

    Près de deux millions d’animaux catégorisés « espèces susceptibles d’occasionner des dégâts » [ESOD] sont tués chaque année (...).

    Aussi surprenant que cela puisse paraître, il n’existe pas de preuve que les destructions d’ESOD permettent de réduire les dommages. A l’heure de l’évaluation des politiques publiques, aucune n’a été menée sur les effets de la réglementation. Dans le cadre d’une étude parue en avril, des chercheurs du Muséum national d’histoire naturelle, à Paris, ont analysé sept années de données officielles et n’ont trouvé aucun lien de corrélation entre le nombre d’animaux tués durant une année donnée et les dégâts de l’année suivante.

    Services écosystémiques

    Tuer plus d’animaux ne fait pas baisser les pertes économiques et inversement, tuer moins d’animaux ne fait pas augmenter ces pertes. Rien n’indique que ces destructions apportent un quelconque bénéfice économique ou écologique, alors qu’elles peuvent coûter jusqu’à huit fois plus cher que les dommages imputés aux espèces incriminées.
    Une synthèse bibliographique conduite par la Fondation pour la recherche sur la #biodiversité et publiée en 2023 aboutit à une conclusion similaire. Les mesures de gestion de ces espèces ne se fondent pas sur la science et n’ont pas fait la preuve de leur efficacité. Comme elles ne sont pas soumises à une obligation de suivi, il est impossible d’en mesurer l’utilité sur le terrain. Les destructions ne sont ni proportionnées, ni adéquates à l’objectif de réduction des dommages et leurs effets collatéraux négatifs ne sont pas pris en compte. Comme elles sont généralement réalisées de manière opportuniste, sans stratégie rigoureuse ni coordination au niveau du territoire, elles ne réduisent pas les densités des animaux et chaque individu détruit est rapidement remplacé par un autre.

    [...]

    Ainsi, les petits carnivores sont utiles à l’agriculture en consommant une grande quantité de rongeurs. Le renard contribue à la prévention des pullulations de campagnols, en ralentissant la croissance de leurs effectifs. Les corvidés et l’étourneau consomment de grandes quantités d’insectes, de larves, de vers blancs et de limaces qui ravagent les cultures. Le geai et la pie dispersent des graines, notamment des glands, participant activement à la régénération des forêts.

    https://justpaste.it/ewt6u

    #Animaux_sauvages #tuerie

  • “Il Panda siamo noi”, la #Mostra resta alla #reggia_di_caserta anche a settembre
    https://informareonline.com/il-panda-siamo-noi-la-mostra-resta-alla-reggia-di-caserta-anche-a-s

    “Il Panda siamo noi“, la mostra che doveva essere in esposizione nel Giardino Inglese della Reggia di Caserta fino al 31 agosto, vi rimarrà, invece, fino al 27 settembre. I visitatori, quindi, potranno ancora per un po’ imbattersi in fotografie e #ritratti che vogliono sensibilizzare chi guarda rispetto a temi come la tutela delle specie […] L’articolo “Il Panda siamo noi”, la mostra resta alla Reggia di Caserta anche a settembre proviene da Informareonline, scritto da Ilaria Morlando

    #Approfondimenti #Cultura #animali #Fotografia #WWF

  • #Animating #CSS border-image | CSS-Tricks
    https://css-tricks.com/animating-css-border-image

    The TL;DR is that we can use an #image or gradient as a #border instead of standard (ahem, boring) styles, say, solid or dashed border lines. What I want to do is take them a little further to show how we can animate border images for even more interesting user interfaces!

  • Des cadavres stockés à l’air libre aux portes cassées : à #plouvara, l’État dresse le constat d’une #usine d’équarrissage en difficulté
    https://splann.org/secanim-plouvara-dysfonctionnements

    Les fortes chaleurs n’expliquent pas seules la pestilence qui se dégage de l’usine d’équarrissage de Plouvara, près de Saint-Brieuc (22). Le 21 août, au terme d’un été cauchemardesque pour les riverains, l’État a sommé l’entreprise #secanim de rétablir en urgence son outil de production dans un état de marche normal. L’article Des cadavres stockés à l’air libre aux portes cassées : à Plouvara, l’État dresse le constat d’une usine d’équarrissage en difficulté est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #Industrie_agroalimentaire #Pollutions #Santé_publique #agroindustrie #animaux #Côtes_d'Armor #DDPP #élevage #élevage_bovin #élevage_intensif #elevage_porcin #équarrissage #groupe_rethmann #groupe_sarda #Guy_Le_Gal #icpe #industrie #inspection #mauvaises_odeurs #mise_en_demeure #mortalité #multinationale #nuisances_olfactives #odour_live #Philippe_Le_Méhauté #plerneuf #ploufragan #préfecture #puanteur #saint_brieuc #saint-brandan #saint-donan #volaille

    • Equarrissage, crises sanitaires et canicules : attention danger - Pleinchamp
      article du 09/05/2024
      https://www.pleinchamp.com/actualite/equarrissage-crises-sanitaires-et-canicules-attention-danger


      Depuis la réforme de 2009, l’équarrissage des cadavres d’animaux d’élevage est géré́ sur un mode privé par les filières à travers des associations dites ATM (pour animaux trouvés morts) et public via le Service public de l’équarrissage
      Crédit photo : R. Lecocq

      Un rapport du CGAAER pointe un risque d’« embolie » des services d’équarrissage en cas de crise et invite l’Etat et les parties prenantes à définir une stratégie partagée de gestion des mortalités en élevage et de l’équarrissage, de nature à anticiper les crises, en explorant plusieurs solutions alternatives.

      Imaginons une situation de crise, totalement fictive, générée par une épidémie de peste porcine africaine (PPA) en Bretagne, où la détection d’un foyer dans un périmètre de 10 km contenant 150 élevages de 200 truies conduirait à devoir traiter jusqu’à 400 t/jour d’animaux : il n’en faudrait pas plus pour toucher aux limites des capacités d’équarrissage du territoire métropolitain. C’est l’alerte lancée par une mission du Conseil général de l’agriculture, de l’alimentation, de l’environnement et des espaces ruraux (CGAAER) et consacrée au service public de l’équarrissage, publiée l’an passé.

      En réalité, ce scénario purement fictif a déjà été rattrapé par la réalité par deux fois en 2022, avec le pic épidémique d’Influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) au printemps générant jusqu’à 1400 t/jour de cadavres de volaille, puis les effets de la canicule estivale en Bretagne générant jusqu’à 1500 t/jour de cadavres de volailles là aussi. « Si l’efficience du dispositif peut être qualifiée de bonne en temps de paix, les situations de crise induisent assez rapidement une embolie du système qui affecte aussi bien le service privé que le service public de l’équarrissage, tant ils sont imbriqués », lit-on dans le rapport.

      Service public et privé
      Depuis la réforme de 2009, l’équarrissage des cadavres d’animaux d’élevage est géré́ sur un mode privé par les filières à travers des associations dites ATM (pour animaux trouvés morts) et public via le Service public de l’équarrissage (SPE). Celui-ci concerne les cadavres d’animaux morts en fourrières, refuges, parcs zoologiques, animaux sauvages morts collectés en bord de route, animaux victimes d’inondation, oiseaux sauvages morts de la grippe aviaire, cétacés échoués, pour un total de 4582 tonnes, anecdotique comparativement aux volumes des ATM. En 2021, le service privé de l‘équarrissage a en effet concerné 3,07 millions de tonnes de SPAN (sous-produits animaux), dont 70% relevant de la catégorie C3 (sous-produits d’abattoirs, sous-produits du secteur agroalimentaire, denrées alimentaires déclassées, matières laitières, sang, placenta, cuirs, peaux, phanères, sous-produits des filières œufs, mollusques et crustacés, déchets de cuisine et de table...), 30% des catégories C1 et C2 (cadavres d’animaux d’élevage, Matériels à risques spécifiés (MRS) des abattoirs et ateliers de découpe, sous-produits animaux des boucheries...).

      Concentration du secteur
      Selon le rapport du CGAAER, « l’extrême concentration » du secteur explique pour partie les risques d’embolie en cas de crise. Le service SPE et les marchés ATM sont assurés par quatre entreprises, dont deux « grosses » (Secanim et Atemax) et deux « petites » (Provalt et Sopa, Secanim étant par ailleurs actionnaire à 50% de cette dernière). Elles étaient encore six en 2013. Quant aux usines d’équarrissage, leur nombre est passé en métropole de onze à huit3entre 2015 et 2019 avec la fermeture de trois usines du groupe Saria- Secanim, sans augmentation de la capacité des usines restantes. « Il en résulte une baisse de la capacité nationale de traitement et un allongement significatif des distances et temps de collecte sur certains territoires, notamment en région Sud où la densité d’élevages est particulièrement faible ». La mission du CGAAER s’inquiète par ailleurs de « la question de la fermeture de l’usine Sopa de Cros-de-Montvert (Cantal), évoquée devant elle par un de ses principaux actionnaires (...) Elle doit être analysée avec soin au regard de la couverture territoriale actuelle et des risques de poursuite du mouvement de concentration ».

      Des ATM et filières insuffisamment impliquées dans la gestion de crise
      Le rapport pointe également la responsabilité des associations ATM, au nombre de huit (porc, ruminants volaille de chair, ponte, palmipèdes gras, lapin, équins et gibiers), dont trois (ruminants, porc et volailles de chair) fournissent aux équarrisseurs 95% des tonnages. « Les ATM, ou tout au moins certaines d’entre elles, ont une approche purement comptable de leur mission et ne s’investissent pas réellement dans la gestion de l’équarrissage, alors qu’elles étaient censées se substituer à l’État au terme de la réforme de 2009, relève la mission. Elles ne se sentent en tout état de cause pas concernées par la gestion de crise » . Selon la DGAL, citée dans le rapport, en situation de canicule, lorsque les ATM décident de ne plus prendre en charge les animaux morts, les équarrisseurs se retournent vers l’EEtat. En définitive, les ATM sont des acteurs peu visibles et peu connus, notamment des éleveurs auprès desquels elles ne communiquent pas. Selon un Directeur départemental en charge de la protection des populations (DDPP), nombreux sont les éleveurs qui pensent que la collecte de leurs animaux morts relève toujours du SPE. « Les ATM, on ne les voit jamais et on ne sait même pas comment les contacter. Pour les éleveurs on est toujours au temps du SPE et quand il y a un problème, ils appellent la DDPP et on ne sait pas vers qui les orienter. La plupart ne savent même pas qu’ils paient une cotisation pour l’équarrissage ».

      « La mutualisation, l’énorme force du système »
      Au plan financier justement, le CGAAER pointe « un incontestable effet bénéfique de la mutualisation » et qui fait que le prix payé par l’éleveur au sein d’une filière est le même sur tout le territoire tout en faisant office d’amortisseur entre filières. Selon l’ATM coordinatrice, la mutualisation, « c’est l’énorme force du système ». Le CGAAER reconnaît que l’équarissage, privatisé depuis 2009, est une activité « qui semble économiquement maîtrisée, tout du moins en temps de paix », même si « la situation de quasi-monopole qui prévaut ne parait guère favorable à une baisse des coûts ».

      Le rapport pointe également une faute originelle : le transfert au secteur privé d’une mission de service public ne s’est accompagné d’aucune délégation formalisée à laquelle il serait possible de se référer pour vérifier qu’elle est bien réalisée conformément à des exigences spécifiées de qualité de service.

      Les recommandations du CGAAER
      C’est du reste la première des recommandations du rapport, la deuxième portant sur la nécessité de disposer de données partagées, fiables et accessibles, notamment pour éclairer le volet économique. La mission recommande d’élaborer, sous pilotage de l’Etat et en mobilisant l’ensemble des acteurs, une stratégie partagée sur la gestion des mortalités en élevage et l’équarrissage. Mentionnant des cas rapportés d’intégrateurs de la filière volaille ayant refusé d’accorder à leurs éleveurs l’autorisation de dé-densifier en anticipation de la canicule de l’été 2022, la mission souligne que la meilleure manière d’éviter la saturation des outils de collecte et de traitement, c’est de réduire les mortalités. « Cela est d’autant plus important que l’impact d’une accumulation de cadavres est potentiellement désastreux en termes d’image ».

      La mission réclame un diagnostic du parc industriel de collecte et de traitement afin d’évaluer précisément sa capacité et les marges disponibles en temps de crise. Pour anticiper les crises, elle prône la mise en œuvre de délestages (national ou zonal, inter-entreprises) et de solutions alternatives (maturation aérobie et entreposage de cadavres de porcs, compostage de cadavres de porcs et de volailles, enfouissement, stockage temporaire...). En guise de réflexion complémentaire, la mission s’interroge sur l’opportunité de développer offre assurantielle couvrant les frais liés à la collecte et à l’élimination des cadavres d’animaux morts en élevage, à l’image de ce qui existe en Espagne ou encore en Italie.

    • Réforme du service public de l’équarrissage | Ministère de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire
      27/09/2023
      https://agriculture.gouv.fr/reforme-du-service-public-de-lequarrissage

      Rapport de mission de conseil et d’expertise n°22035
      Avril 2023

      Enjeux
      L’organisation et le fonctionnement de l’activité d’équarrissage, définie comme la collecte et l’élimination des cadavres d’animaux et, plus largement, des sous-produits animaux non destinés à l’alimentation humaine ou à une valorisation « matière », sont, pour des raisons sanitaires, une préoccupation majeure de la puissance publique. Le cadre de l’activité étant stabilisé depuis 2009, le CGAAER a été chargé d’en tirer un bilan compte tenu des éléments de contexte suivants :
      • Le retour de la France au statut de pays à risque négligeable vis-à-vis de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB),
      • La multiplication des aléas climatiques et sanitaires, avec en toile de fond un risque de saturation des outils en situation de crise,
      • L’inflation du prix de la matière première et notamment de l’énergie.

      Méthodologie
      Après une analyse documentaire approfondie, la mission a rencontré une centaine d’interlocuteurs parmi les acteurs concernés et a effectué plusieurs visites de terrain.

      Elle a aussi recueilli des informations sur l’organisation en place dans deux États membres de l’Union européenne : l’Espagne et l’Italie.

      Enfin, en considération des risques potentiels de crises sanitaires, elle a procédé à une analyse à 360 ° de l’équarrissage.

      Résumé
      Les prestations d’équarrissage rémunérées par des crédits publics ou des fonds privés, telles qu’elles résultent de la nouvelle organisation mise en place en 2009, sont globalement assurées de manière satisfaisante en situation normale. A contrario, les situations de crise induisent assez rapidement une embolie du système en raison notamment de la saturation de l’outil industriel, d’un manque d’anticipation dans la mise en place de solutions alternatives, d’un manque d’implication des filières et de la difficulté pour l’État de piloter un dispositif qui repose en grande partie sur des marchés privés.

      Pour sortir de cette impasse, la mission formule plusieurs recommandations, au premier rang desquelles l’élaboration d’une stratégie partagée de la gestion des mortalités en élevage et de l’équarrissage associant l’ensemble des acteurs. La mission indique ce qu’en pourraient être les grandes lignes.

      La mission recommande de poursuivre les efforts tendant à réduire les mortalités exceptionnelles (équipement des élevages en dispositifs de « cooling », ventilation, brumisation, réflexion sur leur densité, travail sur la biosécurité…). Elle préconise que soit sanctuarisée la capacité actuelle de collecte et de traitement qu’il conviendrait en outre d’optimiser par un recours résolu aux délestages entres sites et par l’extension des plages de fonctionnement en situation de crise.

      Pour se prémunir des phénomènes de saturation qui surviennent à l’occasion de circonstances exceptionnelles telles qu’épizootie ou catastrophe naturelle, elle recommande aussi d’anticiper la mise en œuvre de solutions alternatives appropriées, tenant compte à la fois des contraintes techniques, des risques sanitaires et des risques environnementaux.

      Pour illustrer ses propos et alimenter la réflexion, la mission a présenté plusieurs scénarios de crise et à analyser la capacité de réponse des outils et de l’organisation existants.

      le rapport :
      https://agriculture.gouv.fr/telecharger/138092

    • La mission recommande de poursuivre les efforts tendant à réduire les mortalités exceptionnelles (équipement des élevages en dispositifs de « cooling », ventilation, brumisation, réflexion sur leur densité, travail sur la biosécurité…)

      dans le résumé du rapport (avril 2023)…

    • 3.2.2. Quelques scénarios de crise envisageables
      […]
      Canicule comme en 2022 : pic à 1 500 t/j en Bretagne (voir supra) – l’amélioration de la prise en
      compte du risque d’étouffement dans les élevages devrait faire baisser les pics, mais les canicules
      devraient être plus fréquentes et plus sévères aussi la mission fait-elle à ce stade le choix de
      conserver ce scénario,
      […]

      3.2.3. Des solutions à combiner en situation de crise majeure
      Avec 400 t/j de marge (H1), nous pourrions faire face de justesse à la crise PPA mais à aucune des
      deux autres sans mettre en œuvre des solutions alternatives. Il en est de même avec H2 (marge de
      1 100 t/j).

      En revanche H4 (1 900 t/j), dont la faisabilité technique reste à vérifier, permet de faire face à
      chacune des crises individuellement, à la combinaison PPA avec chacune des deux autres prises
      individuellement (de justesse), mais pas à une combinaison des trois, qui ne peut être exclue a priori.

      Pour absorber les tonnages correspondant au cumul des trois scénarios, il faudrait une marge de 3
      300 t/j : il manque donc 1 400 t/j de marge dans le meilleur des cas. Un stockage temporaire sur un
      site dédié coûterait 4.6 M€/j pendant la pointe de crise (les tonnages étant ensuite à reprendre et à
      éliminer), un enfouissement à la ferme 140 000 €/j, un traitement en UIOM ou ISDND 588 000€/j.

      rappel, au 29 juin (la « deuxième canicule » a démarré le 21 juin – seuil d’alerte) et rien qu’en volailles, en Bretagne…
      Canicule : plus de 6 600 tonnes de volailles mortes en Bretagne | Le Télégramme
      https://www.letelegramme.fr/bretagne/canicule-6-600-tonnes-de-volailles-mortes-en-bretagne-7074121.php

      « En Bretagne, en tout, on a plus de 6 600 tonnes de volailles mortes depuis le début de la canicule », nous informe le ministère de l’Agriculture, ce lundi. Selon le cabinet d’Annie Genevard, « ces volumes sont traités progressivement, par enfouissement en site dédié ou à la ferme, et une partie du flux part également dans le circuit classique d’équarrissage ».

    • Face à ce goulet d’étranglement qu’est l’équarrissage, les alternatives ne sont pas assez encouragées.

      « Plus de 300 cadavres » de porcs dans une exploitation en Bretagne : la préfecture prend des mesures contre l’élevage
      https://www.ouest-france.fr/societe/maltraitance-animale/plus-de-300-cadavres-de-porcs-dans-une-exploitation-en-bretagne-la-pref

      Le lundi 10 août 2026, l’association L214 publiait de terribles images d’animaux morts et en décomposition parmi d’autres porcs, vivants, dans un élevage sur deux sites, à Hénon et Saint-Carreuc.

  • A 1,600-year-old Village, a Dazzling Mosaic and a New Story of Ancient Judaism - Archaeology
    https://www.haaretz.com/archaeology/2026-08-20/ty-article-magazine/a-1-600-year-old-village-a-dazzling-mosaic-and-a-new-story-of-ancient-judaism/000001a0-1927-d307-a9b6-7f6732c00000


    Samson at the Gates of Gaza, from the exhibition “Secrets of Huqoq” – the only original find from the site currently on display to the public.
    Credit: Gil Eliyahu

    An exhibition near the Sea of Galilee offers a glimpse of Huqoq, the ancient village uncovered in 2011 that has archaeology enthusiasts enthralled. What does its spectacular mosaic reveal about Galilean Judaism – and when will the public finally get to see it?

    We walked about a kilometer (half a mile) in intense heat from the tomb of the prophet Habakkuk to Ein Huqoq, in the Lower Galilee. The tomb probably holds the sheikh of the village of Yaquq, but the dozens of Jewish worshippers there did not seem bothered by that. In the recently restored spring, two men in undershirts sat in the cool water and invited us to join them.

    A couple from the Israeli Arab city of Kalansua, who had arrived on an ATV, posed for a photo, arms around each other, in back and knee guards that gave them the look of ancient warriors. A few girls sat beside the spring. In a faint heat haze I saw the biblical Rebecca there, giving Eliezer cool water to drink. The camels were not there.

    Six kilometers (3.7 miles) away, at the Yigal Allon House in kibbutz Ginosar – on the western shore of the Sea of Galilee – a model of the ancient village of Huqoq is now on display. This, the model’s creators surmise, is how the Galilean village looked 1,600 years ago. Even the small spring we visited appears in it.

    The model is based on excavation finds, surveys, comparison with contemporaneous villages in the Galilee and reconstruction. In an adjoining room, a fragment of mosaic is on display showing Samson carrying the gates of Gaza. The stones are small. The work is lovely, and the biblical story is beautifully brought to life. Samson appears there as a handsome man, with prominent ears and a stylish haircut.


    From the exhibition at Kibbutz Ginosar. The Jewish National Fund website states: "Within a few years Huqoq will become one of the leading archaeological sites in the country and in the world.
    Credit: Gil Eliyahu

    In recent years the ancient village of Huqoq has become an object of longing for every archaeology enthusiast in Israel, and especially for mosaic lovers. It is the forbidden land that everyone wants to see. Reports of the thrilling finds at Huqoq have been published since 2012. Seven years ago, Nir Hasson wrote in Haaretz that the Samson mosaic is “the richest and most beautiful floor in Israel.”

    That was enough to send a slight tremor of excitement through me and others. Curiosity has only grown since. Until now it has been all but impossible to see anything of the finds in the mysterious Galilean village. In the meantime we traveled to see the mosaics in Lod, which was given an impressive museum; those in Tzippori, Kfar Nahum and Tiberias, which got structures and roofing and were opened to the public; and, of course, earlier still, those of Beit Alfa (at Kibbutz Heftziba), where a breathtaking mosaic has been on display for decades.


    The head of a military commander in the Elephant Mosaic at Huqoq.
    Credit: Jim Haberman

    But the desire to make the comparison ourselves – between what has been uncovered at Huqoq and the other mosaics – kept growing. That longing is now partly satisfied by the exhibition in Ginosar. The satisfaction is only partial, since most of the mosaics will be visible only once the site itself opens to the public, for which there isn’t even a vague target date yet – but the exhibition is welcome in itself, intriguing and encouraging. It is worth the trip. The Jewish National Fund website states: “Within a few years Huqoq will become one of the leading and most fascinating archaeological sites in the country, and even in the world.”

    The exhibition’s curator, Dr. Einat Ambar-Armon, director of the education and community center for the northern district at the Israel Antiquities Authority, explained on a tour she gave us that the “Secrets of Huqoq” exhibition was created to reveal the intriguing site to the public even before it opens for visits. The exhibition, she says, serves as a kind of “preliminary visitors’ center” for Huqoq.

    At its heart is the mosaic of Samson carrying the gates of Gaza – the only original find from Huqoq currently on display. Photographs of other mosaics are shown as well: the Elephant Mosaic, the dedicatory inscription, Noah’s Ark and the Flood, Jonah and the fish, and the Tower of Babel. All are very rich, filled with figures, and biblical stories are easy to make out in them. Whoever created them understood – 1,600 years ago – our need to receive the Bible in pictures and not only in text. He also understood our pull toward good drama, toward animals that devour people, toward battles with a large cast.

    The exhibition’s aim is not only to present finds but to tell the story of a place gradually being revealed: how you connect wall remains, mosaics, installations, small artifacts and field evidence into a picture of a community that lived in the Galilee in the period between the second and fifth centuries C.E.

    Then, suddenly, a synagogue
    In the summer of 2011, the first scientific excavation at Huqoq began, carried out by a joint university expedition from the United States and Canada led by Prof. Jodi Magness of the University of North Carolina at Chapel Hill. The dig uncovered an ancient settlement that had existed for thousands of years, from the Early Bronze Age until 1948.

    The Jewish settlement there began in the Late Hellenistic period (the second and first centuries B.C.E.) and peaked in the Roman and Byzantine periods (the first through seventh centuries C.E.). In medieval pilgrims’ accounts, Huqoq is mentioned as a Muslim village named Yaquq. In the Ottoman period and under the British Mandate too, the village was referred to by that name and described as a Muslim farming village.

    In addition to the original Samson mosaic, photographs of others are on display: the Elephant Mosaic, the dedicatory inscription, Noah’s Ark and the Flood. They are rich and filled with biblical stories easy to make out.

    The residents of the village of Yaquq were expelled in 1948 by Israel Defense Forces troops and were not allowed to return. The village houses were demolished in the 1950s. Kibbutz Huqoq was founded in 1943, about two kilometers (1.2 miles) southeast of the village.
    First, the expedition led by Prof. Magness uncovered Huqoq’s monumental synagogue. Then, slowly and steadily, the synagogue floor emerged, with its magnificent mosaics. The excavations exposed many elements of the community’s daily life: houses and alleyways, Jewish ritual baths, water cisterns and ancient roads. Alongside these, quarries, agricultural terraces and various installations were found, among them unusual facilities for producing oil from the mustard plant.


    The hiding tunnels at Huqoq. The three hiding complexes are among the largest and most elaborate found in the Galilee.
    Credit: Gil Eliyahu

    Another surprising and intriguing layer of the site also came to light – three underground hiding complexes, among the largest and most elaborate found in the Galilee. Two of the hiding complexes were dug beneath the synagogue. They predate the construction of the Byzantine-era synagogue.

    The hiding complexes were hewn by the residents in the Roman period, particularly against the backdrop of the Great Revolt (66-73 C.E.) and the Bar Kochba revolt (132-135 C.E.). They contain chambers, tunnels, narrow passages, shafts and burrows. The entrances were camouflaged and the passages were low and winding, sometimes requiring one to crawl, making it hard for enemy forces to advance.

    ’Two years ago, for an article on underground burrows in the Galilee, Gil Eliyahu and I crawled through some with Shivtiel and Berger. An interesting, instructive experience — one I’m in no rush to repeat.’


    Prof. Jodi Magness’s team uncovering the mosaic, around 2013.
    Credit: Jim Haberman

    In recent years the hiding complexes at Huqoq have been excavated by the Antiquities Authority and Zefat Academic College, led by Uri Berger and Prof. Yinon Shivtiel, Tzviki Badichi and Oren Zingboim. Two years ago, for an article on underground burrows in the Galilee, the photographer Gil Eliyahu and I crawled through some of these burrows in the company of Shivtiel and Berger. It was an interesting and instructive experience, one I’m in no rush to repeat.

    In 2018, during a dig south of the synagogue’s main structure, a hoard of 364 gold and silver coins from the 14th and 15th centuries C.E. was uncovered at Huqoq. The hoard includes coins from the Venetian Republic and the Mamluk Sultanate. In that period, Prof. Magness explained in our conversation this week, another distinctive and exceptional synagogue stood at the excavated site. If the identification is correct, then Huqoq preserves the only synagogue known in the country today from the Mamluk period. It proves that even centuries after the Byzantine era, Huqoq continued serving as a center of Jewish communal life.

    Pagan motifs, too
    The conversation with Prof. Magness – by phone, from her home in North Carolina – is riveting. It was a rare chance to hear about contemporary archaeology from a slightly different angle than the usual Israeli one. She speaks with tremendous fluency and speed. Knowledge of the site pours out of her, and precision, even in small details, matters to her.

    Is Huqoq your life’s work?
    (Laughs) "Huqoq wasn’t supposed to be my big project. It happened because of the astonishing finds we made from the very first year. I didn’t come to Huqoq to find mosaics. No one had any idea there would be mosaics there. In all likelihood, had they known I’d find mosaics, they wouldn’t have let me dig there.

    "It’s important to understand: Archaeology is a science. We are not treasure hunters. I began excavating at Huqoq because I had research questions I hoped to answer. One of them focused on the fate of the Jews in the eastern Galilee, against the backdrop of the spread of Christianity in this country in the first centuries C.E.


    Credit: Jim Haberman

    ’The finds give us a look at a much broader swath of the Jewish population in the Galilee. There are many things we don’t get from rabbinic literature but can learn from archaeology.’
    Prof. Jodi Magness

    "Many colleagues in Israel believed that Jewish settlement in the Galilee waned and shrank in the fourth century because of the rise of Christianity. They thought the new Christians put pressure on the Jews. My impression was the opposite. I thought Jewish settlement in the Galilee kept flourishing alongside Christianity until the sixth century. I dug at Huqoq to uncover a local village and see what the finds would tell us. What we discovered supports my claims that the settlement at Huqoq flourished for another 200 years.

    "The synagogue we found was built around 400 C.E. It was dated by carbon testing and by the coins and pottery we found. All the evidence points to its construction date. It’s a Galilean synagogue, and the structure resembles those at Kfar Nahum, Bar’am and Korazim [all in the Galilee]. The construction is characterized by a large basilica – a large rectangular building with internal columns dividing the space into a central nave and aisles. These synagogues usually have no impressive mosaics, so we didn’t expect to find any.

    “The site at Huqoq had never been excavated before, but among the remnants of the Palestinian village of Yaquq we found fragments of carved stones that attested to the existence of a Galilean synagogue. Luckily, in the first year we found the synagogue’s eastern wall. The following year we reached floor level and found the first mosaic.”


    Uncovering Huqoq. The finds confirmed that Jewish settlement in the Galilee kept flourishing alongside Christianity until the sixth century.
    Credit: Jim Haberman

    ’It’s clear to us that it wasn’t a city, but the place was wealthy and well-established. The synagogue clearly attests to the residents’ wealth.’
    Prof. Jodi Magness

    Was Huqoq a large place? What do we know about the people who lived there?
    "It’s clear to us that it wasn’t a city, but the place was wealthy and well-established. It’s hard to say more, because we’ve excavated only a small part of the village. The synagogue clearly attests to the residents’ wealth. They were Jews and people of means. We found ritual baths, Hebrew inscriptions and other evidence. We don’t have a single Greek inscription at Huqoq. There is one Aramaic inscription, and all the rest are Hebrew.

    "Part of the perennial problem is that our view of Judaism is entirely shaped by rabbinic literature – the writings of the sages. That is our written source for Judaism in that period. Whatever isn’t mentioned in rabbinic literature supposedly doesn’t exist. This, in my view, is where the great value of archaeology lies.

    “Rabbinic literature reflects the views of a small and fairly marginal group. The archaeological finds at Huqoq give us a look at a much broader swath of the Jewish population in the Galilee. These were people who held different views. Judaism was never uniform and monolithic. Even then there were differences among various kinds of Judaism. The rabbis disagreed among themselves, and there are a great many things we don’t get from rabbinic literature but can get and learn from archaeology.”

    The impression is that the mosaics are exceptional both in their beauty and in their quality.
    “People are always surprised by the many figures you see in the mosaics, but that exists in other mosaics too. Pagan motifs have been found in other Jewish places as well – like the zodiac wheel at Beit Alfa. What sets Huqoq apart is the richness of the mosaics and their close tie to the biblical stories. In them you see the story of Samson at the gates of Gaza, the Tower of Babel, Jonah and the fish, Noah and the Ark, the parting of the Red Sea and more. We’re lucky they’ve been preserved so well.”


    Jodi Magness (center) at the excavation in Huqoq, 2022.
    Credit: Jim Haberman

    ’I’ve worked in archaeology in Israel all my life, since I was 18. I’m not a researcher who showed up in the Galilee from North Carolina and started working.’
    Prof. Jodi Magness

    Why were these particular biblical stories chosen?
    "That’s an interesting question. Why did they love Samson so much? The sages, after all, did not like Samson. The very choice of him is strange, and I don’t think we’ll ever know the answer. We can offer hypotheses. It may be that some of the scenes were chosen because that’s what the patron wanted. Perhaps he simply loved the Samson stories.

    “You can make out a lot of water in the mosaics – the Jonah stories, Noah’s Ark and others. There’s a recurring motif of large fish swallowing people. That may point to fear. Several scenes show how God saved the people, and there’s a lot of violence. There are also quite a few references to eschatology, the study of the end of days. Samson, too, is that kind of figure – someone who could have been the Messiah and failed – but I don’t identify one single unifying element.”


    A photograph of a mosaic from the exhibition “Secrets of Huqoq” in Ginosar. “What sets Huqoq apart is the richness of the mosaics and their close tie to the biblical stories.”
    Credit: Gil Eliyahu

    Were they created by a single artist?
    “We believe several artists created the mosaics, but they probably worked in a single workshop. Everything we found looks like one large tapestry. There are no additions or extensions to it.”

    What is it like to do archaeology in Israel as an expert coming from the United States?
    “I’m a slightly different case. We could have conducted this conversation in Hebrew. I have a bachelor’s degree from the Hebrew University. I’ve worked in archaeology in Israel all my life, since I was 18. I have a history and experience here. I’m not a researcher who showed up in the Galilee from North Carolina and started working. At the same time, it’s important to me to stress that I raised all the funding for these excavations myself. I didn’t get a single dollar from the Antiquities Authority or the State of Israel.”


    A model of the ancient village of Huqoq, from the exhibition in Ginosar.
    Credit: Gil Eliyahu

    Waiting for an opening date
    Efforts to find out how close we are to the opening of the Huqoq site to the public do not inspire optimism. Many bodies are partners in the effort to develop Huqoq as a visitor site, among them the Jewish National Fund, the Antiquities Authority, the Albright Institute of Archaeological Research, the U.S. State Department and the U.S. Embassy in Israel. The Albright Institute is an independent American institution that, alongside the Jewish National Fund, works to preserve the Huqoq site and make it accessible. Together with the fund, the institute runs a website that displays many finds from Huqoq along with plans and simulations for developing the place.

    None of those involved is eager to name a target date. In the first phase, the springhouse we visited – at the foot of the hill on which the village stands – was restored. In the next phase, the synagogue and the mosaics will be prepared for viewing. Walking paths will let the public reach the agricultural installations and the springhouse. After that, the burrows too will be made ready for crawling, so that the hiding tunnels can be experienced. For now, this is only a design proposal for the site, with a simulation produced by the firm Shlomo Aronson Architects.

    • On sent une très nette réticence à diffuser des reproductions de ces fameuses mosaïques.

      Est-ce une volonté de les contrôler dans une optique marketing en attendant la future ouverture d’un centre consacré aux mosaïques – dont il est précisé plusieurs fois que l’échéance ressemble pas mal à des calendes juives ?…

      Est-ce dû à la multiplicité des intervenants, au fait que le site échappe à un strict contrôle des institutions archéologiques israéliennes de par cette ouverture ?

      Est-ce une réticence liée à la montée d’un intégrisme juif favorisant le retour à un #aniconisme strict et donc occultant un aspect du judaïsme pourtant bien attesté… et, d’ailleurs, aussi bien contesté et controversé ?

      sur ce dernier point, par exemple :

      Religions et représentation figurée - L’émergence d’un art juif dans l’Antiquité tardive
      https://hemed.univ-lemans.fr/cours2014/fr/co/grain_03.html

      Le rapport à l’interdiction a évolué au cours des époques et même selon les cercles concernés. L’interdit aniconique est né au cours du VIIe siècle avant l’ère chrétienne, à la suite d’un processus qui assure le passage du polythéisme païen au monothéisme juif. Le Premier Temple, où se trouve la statue de Yhwh, est détruit en 587. Mais quelques décennies plus tard, en 516, la construction du Second Temple ouvre une période de plusieurs siècles caractérisée par un profond respect de l’interdit aniconique. La pression de l’hellénisme, la fin de l’indépendance politique et la destruction du Second Temple en l’an 70 de l’ère chrétienne entraînent des mutations internes au sein du judaïsme. Ce dernier adopte une attitude plus tolérante à l’égard des images dans la vie quotidienne. Toutefois, on constate un clivage entre les Juifs qui font usage des images au sein même du rituel et ceux qui les refusent avec d’autant plus de force. Cependant, la profusion d’images semble cesser à partir du VIIIe siècle, c’est-à-dire au moment de la crise iconoclaste dans les milieux sous autorité chrétienne, et du refus de l’image figurative formulée dans les milieux sous autorité musulmane.

      ou encore

      La question de la licéité des images dans le judaïsme ancien à travers l’exemple des pavements en mosaïque de deux synagogues africaines
      https://luhcie.univ-grenoble-alpes.fr/wp-content/uploads/2015/04/Villey.pdf

      Ce commandement, qui proscrit la fabrication des images afin d’éviter l’idolâtrie, a été interprété dans le judaïsme de manière plus ou moins stricte selon les individus, les lieux et les époques. Il y eut des périodes dans l’histoire du judaïsme durant lesquelles le recours à des représentations figurées, animales et surtout humaines, semble avoir été largement – mais pas totalement – évité, parce que celles-ci n’apparaissaient pas comme licites, c’est-à-dire comme conformes à la Torah, à la Loi. Durant l’Antiquité, cela paraît avoir été surtout le cas de l’époque allant du milieu du IIe siècle a. C. jusqu’au milieu du IIe siècle p. C.2. L’idée d’un caractère illicite des images est ainsi fortement présente chez Flavius Josèphe qui écrit à la fin de cette période « aniconique ». On peut notamment lire dans son Contre Apion que « notre législateur3 [...] a interdit de fabriquer l’image inanimée de tout être vivant et à plus forte raison de la divinité4 ».

      À l’inverse, cette idée d’un art juif qui serait aniconique n’a guère de sens pour la période allant du IIIe au VIe siècle. L’archéologie a ainsi mis au jour de nombreux exemples de synagogues, tant en Palestine que dans la Diaspora, où les images – et parfois mêmes les représentations de figures humaines et mythologiques – sont bien présentes, tandis que la littérature rabbinique contemporaine et notamment le Talmud de Jérusalem, qui fut achevé au Ve siècle, évoque cette apparition des images dans les synagogues. Ceci ne veut pas dire que la question de la conformité de ces images par rapport aux prescriptions de la loi juive ne se soit pas posée à l’époque, comme le montre in fine la vague d’iconoclasme qui sévit dans certaines synagogues palestiniennes à la fin du VIe et au VIIe siècle.

    • ici quelques images, dans la galerie, de qualité médiocre…

      Les mosaïques de Huqoq exposées pour la première fois en Israël - KKL de France
      https://www.kkl.fr/exposition-huqoq-synagogue-mosaiques-galilee

      Les secrets de Huqoq révélés : une nouvelle exposition offre au public un premier aperçu d’un ancien village juif de Galilée et de sa synagogue
      Une mosaïque de Samson vieille de 1 600 ans et un trésor de pièces de bronze découvert dans un réseau souterrain d’évacuation aménagé par les habitants du village sont désormais exposés au public pour la première fois, offrant aux visiteurs un aperçu direct d’une communauté juive autrefois florissante sur les rives du lac de Tibériade.

      La nouvelle exposition « Les secrets de Huqoq » a ouvert ses portes cette semaine au musée du Centre Yigal Allon, situé au kibboutz Ginosar, sur les rives du lac de Tibériade, face au site archéologique d’Horvat Huqoq. L’exposition fait office de centre d’accueil provisoire en attendant l’ouverture au public du site archéologique, dont la préparation devrait prendre encore plusieurs années.

      là, la communication officielle…
      on y voit la visite de Mike Huckabee, ambassadeur états-unien et qu’à cette occasion, des panneaux présentent des reproductions. Mais on n’y voit pas (du tout !) de reproduction…

      U.S.-Israel Initiative Opens New Public Window onto Huqoq’s Internationally Acclaimed Ancient Mosaics -
      https://aiar.org/archives/us-israeli-huqoq-initiative


      Aerial view of Huqoq Synagogue and the surrounding Galilee landscape.
      Photo : Waseem Hamdan, Israel Antiquities Authority

      HUQOQ, Israel, July 13, 2026 — One of Israel’s most significant archaeological discoveries is becoming accessible to the public in a new way.

      Il est notoire que tout ce qui touche à l’archéologie en Israël est sensible

    • et pour finir, la vidéo

      Secrets of Huqoq Revealed : New exhibition provides the first glimpse of an ancient Jewish village - YouTube
      https://www.youtube.com/watch?v=JEN_vgkJQXU

      “Secrets of Huqoq” – a new exhibition mounted at the Yigal Allon Center Museum in Kibbutz Ginosar, offers the public its first glimpse into one of the most intriguing and spectacular archaeological sites uncovered in Israel in recent years. The exhibition – a joint initiative of the Jewish National Fund (KKL), the W. F. Albright Institute of Archaeological Research, supported by the U.S. government, and the Israel Antiquities Authority, invites the public to discover the ruins of Huqoq – a flourishing ancient Jewish village reaching its zenith in the Roman-Byzantine period, set in the heart of the Amiad Forest, in an open space near the Huqoq Spring.

      Horvat Huqoq, visible from the museum’s windows, is best known for the impressive ancient synagogue uncovered by the Huqoq expedition excavations, led by Professor Jodi Magness of the University of North Carolina at Chapel Hill. Extraordinary in their beauty and narrative richness, including rare biblical and extra-biblical scenes, the range of the Huqoq mosaics are unequalled by any other synagogue in Israel.

      At the center of the new exhibition is the original Samson Mosaic – the only one of the mosaics currently on public display. Showing Samson carrying the gates of the city of Gaza on his shoulders, alongside it are spectacular photographs of the other floor mosaics from the site, courtesy of their excavator, Professor Magness.
      According to Professor Jodi Magness of the University of North Carolina at Chapel Hill: “The Huqoq mosaics are some of the most exciting and moving finds I have ever been privileged to unearth. I am delighted that the original Samson mosaic, alongside images of the site’s many other mosaics, are being displayed to the public so close to where they were found. For me, they are still part of an ongoing research effort, and therefore this exhibition invites the public to join the journey of discovery as it unfolds.”

      The exhibition seeks to broaden the perspective beyond the mosaics themselves by presenting Huqoq as an encompassing living environment: a village, a community, a spring, agricultural installations, ritual baths—mikvehs, a hidden underground escape network, and the open landscape around them. Through archaeological finds, photographs, a small-scale model of the settlement, and an experiential space simulating part of its underground world, visitors enter the story of a town whose discoveries are still coming to light.
      Alongside the exquisitely detailed mosaic, the exhibition also publicly features, for the very first time, a hoard of bronze coins. Israel Antiquities Authority excavations discovered them within a hidden escape system that is contemporary with the synagogue. This hoard joins other finds revealed within this system, including a ring and a dagger, and sheds light on another aspect of Jewish community life here during times of hardship, and secrecy under the life-and-death threat for being faithful to tradition and identity.
      In recent years, Huqoq has also become the focus of broad educational and community programs led by the Israel Antiquities Authority’s northern region education division, in full collaboration with the KKL-JNF. Students, families, soldiers, volunteers, and area residents participated in excavations, sifting, and field activities, all becoming part of the site’s discovery process and thus fostering the renewed connection to its story.
      According to Dr. Einat Ambar-Armon, Israel Antiquities Authority Exhibition Curator: “Huqoq is a small site telling a big story: about a living Jewish Galilee community in the Roman-Byzantine period, about an extraordinary artistic creation, and about an entire region whose life revolved around the synagogue. Since preparing the site itself for public visitation is expected to take several more years, our exhibition already serves as a first gateway to the village of Huqoq and to the archaeological and human story it reveals, located near and within sight of the real place.
      The exhibition opening is part of the museum broadening its scope: the second floor is now defined as the archaeology floor, entitled ‘When Galilee was the Center.’ Alongside the adjacent ‘Sanhedrin Trail’ exhibition, ‘Secrets of Huqoq’ enables the visitor to see the town’s heritage within the lens of a broader picture – the Galilee as a space of Jewish life, creativity, community and study during the Roman-Byzantine period, as the Mishna and Jerusalem Talmud developed here in this region.”

      (tous ces éléments datés de juillet 2026)

    • dans les images, j’ai oublié celle-ci

      Huqoq Excavation Project to benefit from U.S. Department of State grant - College of Arts and Sciences
      https://college.unc.edu/2026/01/huqoq-state-dept-grant


      A closeup of one of the first mosaics, a female face flanking a Hebrew inscription.
      photo by Jim Haberman

      The Huqoq Excavation Project will benefit from a $1.6 million grant from the U.S. Department of State to the W.F. Albright Institute of Archaeological Research.

      Huqoq, a UNC-Chapel Hill-led archaeological project in Israel’s Lower Galilee region, is revolutionizing our understanding of ancient Jewish religious and cultural life.

      Part of the grant will be used to partner with the Israel Antiquities Authority for minor excavations, large-scale conservation and tourism site development of the Huqoq synagogue and its mosaics. Jodi Magness, Kenan Distinguished Professor for Teaching Excellence in Early Judaism in UNC’s College of Arts and Sciences, who led excavations at Huqoq from 2011 until the final year of the dig in 2023, will be the archaeological consultant on the newly funded grant project.

      The Huqoq excavations, in which dozens of UNC students participated, brought to light a Late Roman (ca. 400 C.E.) synagogue paved with stunning mosaics depicting biblical stories and the first non-biblical story ever discovered in an ancient synagogue (huqoq.org). National Geographic named the mosaics among its list of “100 Archaeological Treasures of the Past,” and the finds have been featured in national and international media

  • AASH : un nouveau métier face à la pénurie d’AESH et d’animateurs
    https://www.lagazettedescommunes.com/club-rh/aash-un-nouveau-metier-face-a-la-penurie-daesh-et-danimateurs.
    https://www.lagazettedescommunes.com/resizer/v2/VNWOCRAXENGVHJ36SL4KYPFKD4.jpg?smart=true&auth=d63f61ed4797eed

    Contrats précaires, temps partiel : les métiers d’animateur du périscolaire et d’accompagnant d’enfant en situation de handicap (#AESH) sont en tension. En 2024, la direction académique des Hauts-de-Seine, France Travail et le Greta (*) des Hauts-de-Seine ont donc imaginé former des demandeurs d’emploi aux compétences nécessaires à ces deux champs professionnels.

    Cela a permis de leur proposer deux contrats : 24 heures avec l’#Éducation_nationale pour accompagner individuellement des enfants en situation de handicap en classe, et 11 heures avec l’une des deux #villes des Hauts-de-Seine partenaires, Châtenay-Malabry (700 agents) et Asnières-sur-Seine (1400 agents), pour être animateur sur le temps de cantine, le mercredi et durant les vacances scolaires.

    Des employeurs publics qui collectivisent la gestion de leur cheptel d’employé.es précaires, ça permet d’approcher le SMIC mensuel. Un modèle.

    #animateurs_périscolaires

  • #Falciano_del_Massico tutela la #salute degli #animali contro il #caldo
    https://informareonline.com/falciano-del-massico-tutela-la-salute-degli-animali-contro-il-caldo

    Il caldo improvviso e anomalo che sta nuovamente colpendo non solo l’Italia, ma tutta l’Europa, è sicuramente il sintomo più evidente di un progressivo – e altrettanto distruttivo – cambiamento climatico a cui, a primo impatto, i governi sembrano non voler porre rimedio. Con un notevole aumento dei decessi, che oramai supera le migliaia, il […] L’articolo Falciano del Massico tutela la salute degli animali contro il caldo proviene da Informareonline, scritto da Maria Claudia Merenda

    #Approfondimenti #Attualità

  • Le plomb dans l’aile : chasseurs et ornithos en pays basque
    https://www.terrestres.org/2026/07/08/chasseurs-et-ornithos-en-pays-basque

    Des écolos s’alliant aux chasseurs ? Impensable ! Contre les lobbies réactionnaires de la #Chasse et par pragmatisme, des naturalistes et ornithologues militant·es défendent pourtant une proposition d’union stratégique avec un type de chasse aux #Oiseaux pour mieux en combattre un autre, particulièrement destructeur. Récit illustré depuis les sommets des Pyrénées. L’article Le plomb dans l’aile : chasseurs et ornithos en pays basque est apparu en premier sur Terrestres.

    #Animaux #Luttes #Montagne #Nature #Vivants

  • I deportati dell’#ICE in Guatemala
    https://www.youtube.com/watch?v=dT7s-3cwK1A

    Migliaia di persone nate in Guatemala e fermate in condizione «irregolare» dalle autorità statunitensi sono state rimpatriate senza alcun ritegno, separando famiglie e calpestando diritti fondamentali. Alcune di loro vivevano negli Usa da oltre 25 anni. La loro colpa? Lavorare e tentare di costruire per sé e i propri cari una vita migliore.

    Ecco come funziona il dispositivo razzista e inumano della polizia anti-migranti dell’ICE (United States Immigration and Customs Enforcement).

    #migrations #déportation #USA #Guatemala #renvois #expulsions #Etats-Unis #vidéo #sans-papiers #rétention #détention_administrative #criminalisation_de_la_migration #Alcatraz #animalisation #séparation_de_familles

  • « On est jetés en pâture » : à Paris, les animateurs du périscolaire dénoncent « une suspicion généralisée » | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/190526/est-jetes-en-pature-paris-les-animateurs-du-periscolaire-denoncent-une-sus

    Des centaines d’agents de la ville de Paris ont manifesté, mardi 19 mai, pour s’inquiéter des suspensions systématiques mises en œuvre par le nouveau maire au nom du principe de précaution. Mais surtout pour réclamer des moyens indispensables à un accueil sécurisé des enfants.
    Mathilde Mathieu
    19 mai 2026

    « Stop répression ». Sur la banderole en tête de cortège, le mot claque. Alors que la ville de #Paris est confrontée à une explosion sans précédent des signalements d’animateurs pour des violences sur des enfants, les agent·es périscolaires ont manifesté, mardi 19 mai après-midi, contre la politique de « tolérance zéro » mise en œuvre par le nouveau maire socialiste Emmanuel Grégoire, consistant à suspendre au premier soupçon. « Il y a trop d’amalgames, on est jetés en pâture avec les pédocriminels », confie une animatrice. « L’autre jour, un soignant m’a demandé mon métier, confie une autre. J’ai répondu bibliothécaire. »

    Pas toujours raccord par le passé, les organisations syndicales ont appelé cette fois à un rassemblement commun pour dénoncer un « climat de suspicion généralisée et d’arbitraire ». Et ont réclamé « des moyens pour les agents pour protéger les enfants ». Sous la pluie, ils et elles sont ainsi des centaines – sur 14 000 dans la capitale – à se serrer les coudes, certain·es grévistes depuis plusieurs jours, à deux pas du quartier de Bastille où ont explosé les premiers scandales de pédocriminalité, il y a un an.

    Selon la procureure de Paris, pas moins de quatre-vingt-quatre enquêtes pénales sont aujourd’hui en cours dans des écoles maternelles, une vingtaine dans des écoles élémentaires, et une dizaine dans des crèches. En parallèle, une centaine d’animateurs et d’animatrices auraient été suspendu·es par la municipalité depuis le 1er janvier pour des suspicions de violences de toutes natures, y compris des violences éducatives ordinaires . La dernière statistique officielle faisant état de soixante-dix-huit cas remonte à début avril.

    Autrement dit : la parole des enfants est enfin mieux écoutée par les familles et les institutions. Et si la justice a écarté toutes poursuites dans quelques affaires d’animateurs initialement suspendus, plusieurs ont récemment été mis en examen pour des violences sexuelles sur des élèves. Au moins un a été envoyé en détention provisoire, en avril, soupçonné d’avoir commis des faits à l’égard de trois élèves de maternelle.
    Quatre procès sont par ailleurs annoncés dans la foulée de celui qui s’est tenu début mai, à huis clos, pour juger un animateur de l’école Titon, soupçonné de harcèlement sexuel et d’agressions sexuelles sur des élèves de CM2 (lire nos révélations).

    Aligné avec l’objectif de lutte contre ces violences, le cosecrétaire général du Supap-FSU (syndicat le plus représentatif au sein de la profession avec l’Unsa) estime que les consignes passées par Emmanuel Grégoire au lendemain de son installation, début avril, sont toutefois déraisonnables, hormis sur les violences sexuelles. « On a des agents complètement démunis qui ne savent plus quoi faire quand des enfants se battent, qui n’osent plus toucher un bras, de peur que ça leur retombe dessus », assure Nicolas Léger.

    « Le principe de précaution prime sur la présomption d’innocence, comme si on était des citoyens de seconde zone, cingle son homologue de l’Unsa, Claude Lasserre. Au moins, quand les #animateurs sont contractuels ou titulaires, ils sont suspendus dans le cadre d’une procédure. Mais quand il s’agit de #vacataires [l’immense majorité des agent·es à Paris – ndlr], la ville s’en défait du jour au lendemain, comme des “agents kleenex”. Elle cherche à se protéger elle-même ! » L’attaque est rude.

    Une colère qui déborde

    Parmi les vacataires ainsi remerciés ces dernières semaines, Mediapart peut citer le cas de Claude*, cadre commercial retraité qui exerçait depuis six ans dans une école élémentaire, où il proposait une activité jeu d’échecs, aidait aux devoirs, dépannait à la cantine. À la mi-avril, il a été convoqué pour se voir signifier la fin de ses interventions.

    Et lundi 18 mai, les parents d’élèves en ont été informé·es par mail en ces termes : « Un signalement [a été] porté à la connaissance [de la ville] par une autorité extérieure à l’école […]. Il s’agirait de comportements inappropriés et contraires à la charte de l’animateur, notamment la prise de photos et vidéos d’enfants lors d’activités, diffusées au cadre familial de l’animateur […]. Nous ignorons le caractère avéré ou non de cette information. »

    Auprès de Mediapart, Claude s’insurge d’un tel flou. « En deux ans, j’ai dû faire deux photos d’enfants devant leur partie d’échecs, pour qu’ils puissent la reprendre un autre jour ! » Mais il raconte aussi avoir été visé, au début des années 2010, par un signalement d’élève qui se serait rétractée en quelques jours. La ville l’a, en tous cas, informé avoir été récemment destinataire d’« une remontée du parquet de Paris qui interroge [sa] posture professionnelle ».

    « Je ne sais pas de quoi il s’agit exactement et il n’y aura pas d’enquête administrative, donc je n’ai aucun moyen de me défendre », regrette ce retraité. Aux yeux de nombreuses familles de victimes, comme de collectifs de parents engagés dans la lutte contre les violences faites aux enfants, le principe de précaution appliqué ici sera sans doute jugé bienvenu. Claude, lui, parle d’une « chasse aux sorcières » et compte distribuer des tracts dès mercredi matin devant l’école, celle où ses propres enfants avaient été inscrits, pour « défendre sa réputation ».
    Dans les prochains mois, des cas similaires ne manqueront pas d’être portés devant la justice administrative, avec l’aide de représentants syndicaux. La ville de Paris le sait d’ailleurs, qui a vite pris la mesure de la colère explosive sur le terrain.

    « Une approche proportionnée »

    Alors qu’Emmanuel Grégoire avait opté pour l’automaticité des suspensions au premier signalement, toutes violences confondues, de premiers « bougés » ont été annoncés aux organisations, il y a une dizaine de jours. « Ils ont entendu notre demande de plus de discernement en dehors des signalements pour violences sexuelles, affirme Nicolas Léger (FSU). Pour des agents qui tirent le bras, qui crient, qui ont une mauvaise pratique éducative, il faut procéder à des suspensions au cas par cas, après des enquêtes flash. Ils nous ont dit que ça allait être effectif tout de suite. » « Rien de concret pour l’instant, s’impatiente Claude Lasserre (Unsa). Ils devaient nous donner un tableau pour le détail, mais on attend. »

    Recul ou avancée, la ville confirme en tout cas le double régime qui devrait s’imposer : « En cas de violences sexuelles, au moindre signalement, une mesure de suspension immédiate et systématique est prise ; et aucun retour de l’agent devant un enfant n’a lieu. » Mais « concernant les autres types de violence », des suspensions « peuvent » être décidées « en fonction de la gravité des faits », la municipalité revendiquant « une approche proportionnée ».

    En annonçant guère de moyens supplémentaires pour renforcer les équipes – ou alors très loin des revendications des syndicats –, Emmanuel Grégoire ne s’est pas donné les moyens de faire passer la pilule de sa politique « de précaution ».

    « Le système actuel ne nous permet pas de répondre correctement aux besoins des enfants, rappelle Adam Semail, secrétaire général de la CFDT-Interco de Paris. Avec un tel niveau de précarité, les meilleurs talents vont ailleurs. » Avec des #horaires_fractionnés et des rémunérations minimalistes, le métier n’attirait déjà pas, avant la crise, les équipes travaillant régulièrement en #sous-effectifs.

    « On attend des engagements sur la “déprécarisation” et les titularisations, ça peut être voté rapidement au conseil de Paris de juillet, insiste Nicolas Léger. Si Emmanuel Grégoire veut arriver un jour à ce qu’il y ait des effectifs doublés sur certains temps périscolaires, il faut réduire les taux d’encadrement [fixés à dix-huit enfants par agent·e en école élémentaire par exemple –ndlr] [bande de teubés : faut les augmenter, ndc]. On revendique aussi des formations d’État réellement diplômantes, pas ce qu’annonce la ville avec une espèce de Bafa renforcé [qui serait proposé dans une école bientôt créée – ndlr]. »
    « C’est très douloureux comme situation », déplore Brigitte, quinze ans de métier derrière elle et beaucoup de passion. « C’est l’échec de la gauche. Avec ce nouveau climat, beaucoup d’agents vont partir, ça va être l’hécatombe à la rentrée. » Avec un risque d’aggravation des conditions de travail.

    Ce qui la désole le plus, au fond, c’est que les alertes sur les violences commises par certains animateurs n’ont pas manqué ces dernières années. Brigitte, comme plusieurs de ses collègues rencontrées ces derniers mois par Mediapart, ont tenté de mobiliser leur hiérarchie quand un animateur se montrait violent. Ou encourageait « une baston », se présentait ivre ou sollicitait des élèves sur Snapchat. « Mais il y a un déni de responsabilité sidérant et des gens qui sont vite en limite de compétences dans certaines Caspe [ces services déconcentrés dans les arrondissements qui supervisent les équipes – ndlr]. Quand tu dénonces un problème, tu deviens le problème. »

    Sous couvert d’anonymat aussi, une collègue appuie : « Quand on remontait ce qui n’allait pas, c’était pris pour des enfantillages. » Alors aujourd’hui, la colère déborde. Trop brutal, trop tard. Installée lundi soir par Emmanuel Grégoire, la convention citoyenne sur le périscolaire consacrée « à la protection et aux temps de l’enfant », est attendue au tournant.

    #enfance #Ville_deParis #VSS

  • "Pas de #Suisse à 10 millions" (d’habitant·es). Initiative ’#pour_la_durabilité'

    commentaire de Jérémie Savioz sur LinkedIn :

    Et si on s’arrêtait quelques minutes sur cette image, qui en dit long sur l’initiative « pour la durabilité » lancée par l’UDC ?

    On peut y voir à droite un « #écureuil terrestre à manteau doré », un rongeur d’Amérique du Nord. J’imagine que les auteurs du montage voulaient faire figurer une #marmotte « bien de chez nous ». Cette confusion peut faire sourire, mais elle est surtout révélatrice du manque d’intérêt sincère que porte l’UDC à la protection de la nature.

    Si l’UDC se souciait sincèrement de cette nature (et de la durabilité, puisqu’il s’agit du titre de son initiative), elle n’aurait sans doute pas torpillé l’initiative Biodiversité en 2024. Ni la Loi cantonale sur le climat. Ni celle pour des multinationales responsables. Ni, ni, ni… En clair, elle ne mettrait pas tant d’effort à saborder systématiquement, avec une rare ténacité, toute proposition allant dans le sens d’une meilleure protection de l’environnement.

    Fait amusant, l’UDC valaisanne s’est d’ailleurs battue il y a quelques mois pour supprimer le concept de « durabilité » de la nouvelle loi cantonale sur la culture. Concept qu’elle érige aujourd’hui en vertu cardinale pour porter son initiative.

    https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7460691454676393984

    #UDC #Suisse #démocratie_directe #nature #démographie #migrations #initiative #votation #propagande #image #affiche #durabilité #animaux

    –-

    ajouté à la métaliste sur comment l’#UDC instrumentalise la #nature et les #animaux pour ces campagnes, sa #propagande, ses initiatives #anti-immigrants racistes et xénophobes

  • Penser le vivant ou critiquer le #Capitalisme ? Une lecture de Baptiste Morizot
    https://www.terrestres.org/2026/05/11/penser-le-vivant-ou-critiquer-le-capitalisme

    L’opposition entre les pensées du vivant et les critiques du capitalisme a beaucoup agité le champ de l’écologie politique francophone. N’est-il pas temps d’acter l’entrelacement des problèmes sociaux et des problèmes écologiques ? La pensée de Baptiste Morizot, a priori éloignée des critiques du capitalisme, propose de nombreux points de jonction. L’article Penser le vivant ou critiquer le capitalisme ? Une lecture de Baptiste Morizot est apparu en premier sur Terrestres.

    #Animaux #Modernité #Nature #Philosophie #Vivants

  • Le quattro volte

    Dans un vieux village de montagne en Calabre, un berger vit ses ultimes instants de vie. Il meurt entouré par ses chèvres. Au sein du troupeau, naît un chevreau. Mais, un jour celui-ci s’égare, se retrouve seul et grelottant de froid au pied d’un majestueux sapin. C’est cet arbre que choisissent les villageois pour célébrer la fête de la « #Pita » : il est scié puis remis aux #charbonniers pour monter le cœur de la meule. Il se mêlera au charbon de bois pour chauffer les foyers des villageois. À travers quatre récits enchâssés, le film se veut une ode à la vie et ses quatre règnes : ceux de l’#humain, de l’#animal, du #végétal et du #minéral aux correspondances mutuelles intimes et secrètes... Une vision poétique mais très lucide du #cosmos à l’échelle de l’homme[1].

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_quattro_volte

    Pour voir le film :
    https://www.youtube.com/watch?v=C-lScWsWtOQ


    https://www.youtube.com/watch?v=uyeZPFbYshw

    #film #documentaire #film_documentaire #Calabre #nature #montagne #Michelangelo_Frammartino

  • Lecture d’un extrait du livre « Un chien arrive » de Camille Ruiz, paru aux Éditions Corti, en 2026.

    https://liminaire.fr/creation/radio-marelle/article/un-chien-arrive-de-camille-ruiz

    Camille Ruiz observe au quotidien son chien Ziggy, un grand golden retriever aux « longs poils couleur plage », dans ce livre qui avance par fragments, mêlant souvenirs, lectures et scènes de promenade. À travers cette relation singulière, l’autrice interroge également les mécanismes de domination qui traversent nos sociétés, du corps féminin au corps animal. Une réflexion sensible et brillante sur l’attention, l’attachement, pour « rendre étrange ce qui est familier, familier ce qui est étrange. » Un livre « dessinant une carte de rencontres, d’anecdotes, de lieux se mettant à jour, creusant le sens du verbe tenir : dans le monde, se tenir, tenir au monde, montrer comme nous y tenons - autant que possible à l’écoute. »

    (...)
    #Radio_Marelle, #Écriture, #Livre, #Lecture, #En_lisant_en_écrivant, #Podcast, #Littérature, #Portrait, #Corps, #Animal, #Chien, #Espace, #Brésil (...)

    https://liminaire.fr/IMG/mp4/en_lisant_un_chien_arrive_camille_ruiz.mp4

    https://editions-corti.fr/livres/un-chien-arrive

  • La viande peut-elle être postcapitaliste ?
    https://lundi.am/Animaux

    Cette semaine dans lundisoir nous recevons Jérôme Baschet et Laurent Jeanpierre pour le pavé qu’ils ont coordonné et viennent de publier à La Découverte : Mondes postcapitalistes. Nous renvoyons à l’entretien pour une présentation complète de l’ouvrage et publions cet extrait qui rend compte de la manière dont le livre a été pensé et élaboré à partir d’une question souvent clivante parmi celles et ceux qui œuvrent à la fin du capitalisme : les poissons rouges et les steaks hachés sont-ils compatibles avec une vie non-capitaliste ?

    Extrait de https://seenthis.net/messages/1166994

    #animaux #nature #débat #capitalisme #post-capitalisme #livre #extrait

  • La crescita senza più confini di #Vivenda

    La società di ristorazione traina con i suoi numeri il gruppo #La_Cascina. Protagonista del “progetto Albania” sui migranti promosso dal Governo Meloni
    Un fatturato che passa da 300 a 334 milioni di euro tra il 2024 e il 2025 con 51 milioni di pasti serviti e oltre ottomila dipendenti, 1.890 in più nel giro di dodici mesi.

    Questi freddi numeri descrivono la crescita della #Vivenda_Spa, colosso della ristorazione che da Palermo a Milano conta 150 unità locali e fa parte del gruppo La Cascina le cui aziende macinano un appalto dopo l’altro in tutta Italia. Si tratta di una compagine societaria storicamente vicino a #Giulio_Andreotti poi finita coinvolta nell’inchiesta “#Mafia_capitale” e oggi vicino all’attuale governo guidato da #Giorgia_Meloni che ha accompagnato nell’avventura dei centri per migranti previsti dal protocollo Italia-Albania gestiti da #Medihospes, cooperativa che è parte del gruppo. Per capire il presente facciamo un salto indietro al 2003.

    Siamo a Bari e la cooperativa La Cascina finisce al centro di un’inchiesta della Procura per le forniture avariate a scuole, caserme, ospedali e università pugliesi. Fanno notizia non solo alcune delle frasi intercettate dagli investigatori -che vanno da, come riporta il manifesto, “se ‘sta carne la diamo ai leoni dello zoosafari, muoiono” a “stai attento con la trielina, ancora li fai morire, i cristiani”- ma il quadro generale ricostruito dall’indagine che dà conto della qualità scadente del cibo fornito. Un terremoto giudiziario che colpisce i vertici aziendali, con i dirigenti #Salvatore_Menolascina, #Emilio_Fusco Roussier (attuale vicepresidente di #Anir_Confindustria) #Camillo_Aceto (oggi presidente della cooperativa Medihospes), #Gabriele_Scotti e #Ivan_Perrone che finiscono ai domiciliari, poi revocati.

    Nel 2004 a Roma viene registrata in Camera di commercio la #Vivenda_Spa che prende il timone del settore della ristorazione. La spinta iniziale arriva anche dalla holding pubblica #Sviluppo_Italia Spa (oggi #Invitalia) guidata da #Ferruccio_Ferranti, vicino ad Alleanza nazionale, che acquisisce il 30% della nuova società investendo dieci milioni di euro. La sede individuata per Vivenda Spa è la stessa de La Cascina: il complesso di via Francesco Antolisei 25 a Roma dove ha le radici il gruppo societario.

    I dipendenti totali del gruppo La Cascina sono 14mila. Le aziende che compongono il gruppo (La Cascina costruzioni Srl, Vivenda Spa e Medihospes) fatturano oltre 600 milioni di euro l’anno

    Quell’indirizzo in quel periodo è anche sede del giornale “Trenta giorni”, diretto da Andreotti, il cui busto accoglie nei primi anni i fornitori che si recano nella sede per firmare i contratti. Insieme alla Dc l’impulso iniziale per fondare il gruppo arriva da #Comunione_e_liberazione dato che La Cascina nasce, nel 1978, per volere di don #Giacomo_Tantardini, guida romana del movimento, e di alcuni studenti universitari che volevano aprire una #mensa per i colleghi.

    Vivenda Spa nel 2025 ha superato la quota di ottomila dipendenti, 1.890 in più rispetto al 2024. È attiva in 150 città italiane

    Le fotografie di via Antolisei finiscono su tutti i giornali nell’estate 2015 quando per Vivenda Spa e La Cascina arriva un provvedimento interdittivo “quale soggetto economico le cui figure apicali risultano partecipi ad accordi di natura corruttiva” nell’ambito dell’indagine “Mafia capitale”. Per l’allora prefetto di Roma Franco Gabrielli è necessaria la nomina di due commissari per salvaguardare la continuità dei servizi garantiti dalle società, dai richiedenti asilo ai senza dimora fino alla ristorazione con 12mila persone assistite e 37 milioni di pasti garantiti annualmente.

    Nel settembre 2015 quattro dirigenti della cooperativa patteggiano pene da due anni e sei mesi a due anni e otto mesi mettendo a disposizione della procura 400mila euro, l’equivalente della corruzione contestata. Nel luglio 2016, il Tribunale di Roma dichiara “reciso ogni rapporto con ambienti criminali” e revoca dopo un anno l’amministrazione giudiziaria. Passano dodici mesi -siamo nel maggio 2017- e si chiude anche il capitolo processuale barese. Menolascina e Fusco vengono assolti “perché il fatto non sussiste” da un’accusa di falso mentre per gli altri reati contestati di truffa e frode -a loro due insieme ad altri 15 imputati- scatta la prescrizione.

    I giudici della Corte d’Appello, come riportato da la Repubblica, parlano di violazioni “innumerevoli, gravi e ampiamente riscontrate dalle prove documentali e testimoniali acquisite” e del fatto che fornitori e dirigenti de La Cascina “erano pienamente consapevoli delle merci di qualità scadente o comunque prive degli indispensabili requisiti igienici” e “non solo non interrompevano immediatamente i rapporti con il fornitore ma addirittura tendevano a coprirlo”. All’epoca l’avvocato degli imputati dichiarò: “Un processo più di interesse mediatico che giudiziario”. Era Francesco Paolo Sisto del Foro di Bari, oggi viceministro della Giustizia.

    Il vento gira e le società del gruppo cominciano a macinare appalti. Compresa la Vivenda Spa che negli ultimi quattro anni è passata dall’assorbire il 3,5% delle quote di mercato del settore della ristorazione al 5,4%, posizionandosi dietro alle “regine” Cir Food, Gruppo Serenissima, Camst, Dussmann Service e Sodexo. Accanto alle mense, però, l’azienda implementa anche l’attività legata alla ristorazione. In collaborazione con la #Cooperativa_Solidarietà_e_lavoro, Vivenda gestisce poi i dieci ristoranti “#Maxelà” diffusi in tutta Italia. Quello più famoso si trova a Roma in piazza delle Coppelle noto per le assidue frequentazioni di deputati e senatori ma anche per gli incontri più “riservati”, come quello tra Giorgia Meloni e Letizia Moratti durante le trattative per la nomina del presidente della Repubblica. Non c’è però solo la ristorazione.

    Dal 2022 sono state incorporate in Vivenda le società #La_Cascina_global_service Srl, #Turigest Srl e #Global_cri Srl con l’obiettivo di garantire anche servizi di pulizia, gestione e manutenzione delle aree verdi oltre che logistica. Inoltre la società romana controlla anche #La_Cascina_costruzioni Srl, attiva nel settore edilizio che tra il 2022 e il 2023 ha visto crescere il suo fatturato del 700%, raggiungendo i 188 milioni di euro. Fino al 15 aprile 2022 a guida dell’azienda c’era l’attuale assessore alla Salute della Regione Basilicata #Cosimo_Latronico, ex parlamentare in quota centrodestra tra il 2013 e il 2018, che nel 2015 ha aderito al partito “#Conservatori_e_riformisti” fondato da #Raffaele_Fitto, oggi vicepresidente della Commissione europea con delega alla coesione e alle riforme.

    Per capire il “peso” di Vivenda serve ancora dar conto delle attività della Cooperativa sociale Medihospes, braccio operativo del gruppo nei servizi socioassistenziali, soprattutto per persone migranti e senza dimora, che ha fatturato più di 179 milioni di euro nel 2024 gestendo servizi in tutta Italia. E non solo: nel maggio 2024 Medihospes si è aggiudicata la gestione per 133 milioni di euro dei centri di detenzione voluti dal Governo Meloni in Albania. Proprio dove, pochi mesi dopo la vittoria dell’appalto, anche Vivenda ha aperto una sua sede locale. Con 14mila dipendenti e più di 600 milioni di euro il gruppo La Cascina non conosce ormai più confini.

    https://altreconomia.it/la-crescita-senza-piu-confini-di-vivenda
    #restauration #Albanie #Italie

  • Tuer les animaux « #nuisibles » ne réduit pas les #dégâts_agricoles

    Autrefois appelées “nuisibles”, les #espèces_susceptibles_d’occasionner_des_dégâts (#ESOD) peuvent être tuées pour protéger cultures et élevages. Mais une nouvelle étude basée sur 7 ans de données montre que cette mesure est inefficace.

    Les "nuisibles", c’est comme cela qu’on appelait autrefois ces animaux, maintenant elles portent le nom d’ESOD pour Espèces Susceptibles d’Occasionner des Dégâts. Ce changement de vocabulaire n’est pas anodin, on parle bien de possibilité de destruction.

    Ainsi, la réglementation prévoit donc qu’on puisse réguler - comprenez tuer certaines espèces - selon 3 catégories avec 3 réglementations bien distinctes. Première catégorie : les espèces introduites et envahissantes, c’est le #ragondin, le #raton_laveur, le #chien_viverrin ou la #bernache_du_Canada. Catégorie à part, la troisième, avec le #sanglier et le #pigeon_ramier. Et puis, au milieu, la deuxième catégorie, celle qui nous intéresse aujourd’hui, avec en moyenne 1,7 million d’animaux à être tués chaque année. Neuf espèces sont concernées : quatre mammifères, le #renard, la #fouine, la #martre et la #belette et cinq oiseaux, principalement des #corvidés comme les #corneilles, les #corbeaux ou les #pies, auxquels s’ajoute l’#étourneau_sansonnet.

    Selon le biologiste de la conservation Frédéric Jiguet, la notion de #dégâts n’est pas définie de manière très précise, ce qui peut poser problème mais de façon générale ce sont des dégâts agricoles. "Par exemple, pour les renards et les fouines, la majorité des dégâts qui sont déclarés vont être des attaques sur des #élevages de #volailles en plein air ou sur des #poulaillers. Et pour les cultures, on va se retrouver plus avec des corvidés, des corbeaux et des corneilles qui vont dévaster un #semis au moment de la mise en terre des semences ou quand les jeunes pousses sortent et qui vont nécessiter pour l’agriculteur de re-semer son champ. Donc tout ça, ça a un coût en temps, en semences, qui peut être chiffré et qui peut être déclaré dans le cadre de cette réglementation"

    Cette mesure est-elle vraiment efficace ? C’est-à-dire est-ce que tuer ces espèces lorsqu’il y a des dégâts permet de prémunir les agriculteurs ou les éleveurs contre des dégâts ultérieurs ? Ça n’avait jamais été réellement exploré, et c’est ce qu’a fait cette nouvelle étude parue dans Biological Conservation.

    Pour cela, il fallu croiser deux jeux de données. Chaque département doit faire remonter tous les 3 ans au ministère de l’écologie d’un côté, les sommes de dégâts déclarés, et puis de l’autre, le nombre d’animaux tués pour limiter donc les pertes économiques. Ce sont les chasseurs et les piégeurs qui se chargent de supprimer ces ESOD. Notez d’ailleurs qu’aucun pays autour de nous ne fonctionne comme cela. Ils privilégient souvent des systèmes d’assurances, ou alors ils se réservent la possibilité de tuer ces animaux mais plutôt en dernier recours. Résultat de cette étude menée 7 ans de données entre 2015 à 2022 : la mesure est inefficace. Frédéric Jiguet explique que la relation entre dégâts et animaux tués est plate, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de lien entre les deux. “Aucun lien, ça veut dire, si on régule beaucoup plus, il n’y a pas moins de dégâts l’année suivante, mais aussi, si on régule beaucoup moins ou qu’on arrête les destructions, il n’y a pas plus de dégâts l’année suivante."

    Selon le chercheur, qui est premier auteur de cette étude, cela va à l’encontre de ce qui était pensé jusqu’à présent, et cela s’explique par plusieurs raccourcis, notamment sur le fait que si on tue plus d’animaux il y en aura forcément moins. "Alors évidemment, si on en tue un, il y en a un de moins à l’instant T, mais ce sont des populations qui se régénèrent très vite. Les corvidés, par exemple, au moment où il y a des dégâts sur les cultures, sont très mobiles. C’est surtout les jeunes de l’année précédente qui sont en mouvement, qui sont en recherche de territoire et qui peuvent parcourir jusqu’à 100 km par jour et en moyenne deux ou trois kilomètres. Donc un corbeau qui est sur un champ un jour ne sera pas forcément sur le même champ le lendemain. Et si on l’a tué, il y en a un autre qui viendra."
    "Réguler" ne régule pas... et coûte cher

    Et puis, est-ce qu’on cible vraiment les animaux responsables ? Bien sûr que non, et c’est aussi ce qui rend le dispositif inefficace. Réguler ces animaux ne régule rien du tout et cela vaut pour les 9 espèces de cette seconde catégorie des ESOD.

    L’autre résultat de l’étude, c’est l’analyse économique. Les dégâts déclarés chaque année oscille entre 8 et 23 millions d’euros. Les auteurs estiment que le coût de l’élimination de ces animaux se situe entre 103 et 123 millions d’euros par an. La mesure coûte 8 fois plus cher que les dommages qu’elle est censée éviter, et ce sont les chasseurs et piégeurs qui majoritairement supportent ce coût ! On ne parle même pas ici du prix en vie animale. Et dernière limite de cette mesure : tuer trop d’animaux a aussi un impact écologique, car les renards chassent les petits rongeurs… qui eux aussi peuvent détruire des récoltes.

    Il faut donc d’autres solutions pour les agriculteurs et les éleveurs, Il existe déjà des pistes : par exemple pour les oiseaux, enrober les semences d’oléorésine de poivre noir ou encore plus classique, l’effarouchement, donc, leur faire peur, mais parce que les corvidés sont des animaux très intelligents, ce n’est pas si simple, et c’est pourquoi les techniques pour repousser ces animaux loin de cultures est un sujet de recherche à part entière.

    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/avec-sciences/tuer-les-animaux-nuisibles-ne-reduit-pas-les-degats-agricoles-2892481
    #animaux #nature #animaux_nuisibles #agriculture #régulation #efficacité #écologie #éthologie

    • Ecological and economic assessments of native vertebrate pest control in France

      1.7 million foxes, mustelids and corvids are culled in France annually to reduce sanitary risks and economic losses to human activities and properties. The efficiency of the implemented lethal control strategy has never been assessed. We analyzed seven years of data reporting damage costs and lethal control effort across the country, and failed to find a link between control effort and change in reported damage costs, and reducing even cancelling control effort does not boost damage. We further report that the control effort does not drive breeding numbers in corvids. We also provide the first economic assessment of native vertebrate pest control in France. The monetary valuation of lethal control effort was estimated at 103–123 million euros annually, while official annual damage costs sum to 8–23 million euros. There is no evidence of any benefit from control effort. Lethal control does not drive population numbers, and possibly reduces ecosystem services associated with these species, including rodent predation and seed dispersal.

      https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0006320726000273?via%3Dihub

    • Y’a un gros beauf au village, ancien flic reconvertit dans les ovins et les poules. On entend parfois sur son terrain résonner ses coups de fusil en pleine journée, il aime à tuer les renards et autres prédateurs, et s’en vante ensuite.
      Chaque fois je pleure pour le renard ou la fouine, et me dis que ce courtermiste se tire une balle dans le pied, vu que sans prédateurs les rongeurs vont pulluler et bouffer le grain de ses poules.

  • Dr. Serge Zaka - #agrometeorologie
    https://fed.brid.gy/r/https://bsky.app/profile/did:plc:vwxoyr42ifja2mya3xfmc2z3/post/3mflt2m6gcs2c

    Ce site est gratuit et unique au monde. C’est, en quelque sorte, la #météo des #cultures et des #animaux. Depuis plusieurs mois, nous avons développé le site Agrometeorologie qui permet, parmi plus de 50 indicateurs, d’estimer la vitesse de #croissance de plus de 200 #espèces #végétales.

    https://agrometeorologie.fr

    #cartographie #plantes

  • la #NATURA è oscena – porkast di malormone del 16/2/26
    https://radioblackout.org/podcast/la-natura-e-oscena-porkast-di-malormone-del-16-2-26

    incredibile puntata naturista di malormone con l’imprescindibile collaborazione di dj sbambix in questa puntata: aracnocazzi giganti, ammucchiate di polipi, rane necrofile

    #animali_non_umani
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2026/02/naturaoscena16.2.mp3

  • ne fait pas souvent de réclame pour les productions textuelles ou vidéographiques d’autrui — déjà parce que la publicité C’EST MAL et ensuite parce qu’elle a la fatuité de vouloir émerveiller le Lectorat à l’aide de ses propres névroses et non à partir de celles glanées ici ou là ailleurs sur Internet. Néanmoins elle confesse être une assez fidèle auditrice du Youtube de Monsieur Phi, et ne peut dissimuler une certaine satisfaction teintée de fierté à chaque fois qu’elle constate que ce programme de vulgarisation philosophique expose et semble a minima valider partiellement des thèses qu’elle a elle-même soutenues dans quelques anciens dazibaos — certes de manière beaucoup plus maladroite, davantage empirique et avec un vocabulaire moins spécifique et adapté puisque pour sa part la Garreau a arrêté ses études en moyenne section de maternelle.

    Telle un monsieur Jourdain découvrant la prose votre seenthiseuse préférée vous avait donc déjà entretenu (presque sans le savoir elle-même) du vitalisme comme du dualisme interactionniste pour dire tout le mal qu’elle en pensait, mais ça fait drôlement du bien d’écouter quelqu’un le déballer plus efficacement qu’elle et avec un argumentaire beaucoup plus complet et mieux construit. Cerise sur le gâteau Monsieur Phi est méchamment drôle et n’oublie jamais de tacler (à raison) les Enthoven et autres faux-losophes médiatiques en peau de lapin — force est d’admettre que ce petit plaisir gratuit ne gâche rien.

    Ne le prenez pas pour des avances, cher Monsieur Phi, mais si vous n’étiez pas si garçon et si la vieille punkàchienne-désormais-sans-chienne n’avait atteint l’âge d’être votre arrière-arrière-arrière-grand-mère, nul doute qu’elle vous enverrait son 06 et des émoticônes en forme de pompe cardiaque.

    https://youtu.be/5DoT2NQTZD4

  • La convention citoyenne sur les temps de l’enfant et l’approche des municipales ravivent le débat sur les #rythmes_scolaires à Paris (qui est restée sur 4 jours et demi). Une large intersyndicale (FSU-SNUipp, SNUDI-FO, SUD éducation, SE-UNSA, CGT éduc’action, CNT-STE) appelle à une consultation de la profession, au respect de l’avis majoritaire et à l’abandon des rythmes parisiens actuels (oui parce qu’on sait déjà que les collègues sont contre).

    Le constat est le même depuis septembre 2013 : les enseignant-es dénoncent les conséquences de la réforme Peillon et de son application parisienne sur les conditions d’apprentissage des élèves et les conditions de travail des personnels.

    En 2025, l’Intersyndicale parisienne du Premier degré reste opposée à la mise en place de la réforme des rythmes scolaires à Paris. Malgré l’assouplissement du décret et l’opposition massive et durable des enseignant-es, rien n’a changé !

    Les différentes consultations de la profession faites ces dernières années à Paris ont toutes exprimé le rejet massif du système actuel.
    Il est plus que jamais nécessaire de remettre le temps scolaire au centre du fonctionnement des écoles et d’en finir avec les rythmes actuels.

    La profession est fatiguée à cause de la journée la plus courte de la semaine. A l’inverse, les journées longues sont reposantes, c’est pourquoi il en faut plus.

    Les conditions d’apprentissage sont meilleures le vendredi à 16h que le mercredi matin. Plus, le travail du mercredi matin nuit au travail fait le reste de la semaine.

    Il faut respecter le choix majoritaire des enseignants qui sont pour les 4 jours. Les autres peuvent aller à la CFDT.

    Les collègues faisant le constat qu’ils sont plus fatigués qu’il y a 15 ans pensent massivement que c’est à cause de la réforme des rythmes scolaires. Qui sommes-nous pour les contredire ?

    Il faut replacer l’église scolaire au centre du village de l’enfant. Les animateurs de TAP peuvent retourner dans la banlieue des goûters d’anniversaire.

    Il n’y a aucun intérêt à diminuer les journées de classe, les parents ne pouvant venir chercher leurs enfants avant 18h. En revanche, il faut supprimer la classe le mercredi pour que les enfants se reposent à la maison ce jour-là.

    • L’école fait partie de la société.
      Quand tu changes un truc à l’école, tu changes la société.
      Ce qui est stupide actuellement, c’est maintenir les gosses à l’école pendant des journées interminables tout en n’ayant pas assez le monde pour assurer des cours et activités de qualité.
      La bataille des horaires, c’est pour occuper tout le monde pendant que les dotations sont sabrées et l’école explosée au profit des seuls gosses de bourgeois.

    • lancement mi-avril 2026 d’une #convention_citoyenne [parisienne] sur la protection et les temps de l’enfant à l’école réunissant parents, agents, experts, associations et un groupe d’enfants. Avec de premières restitutions attendues mi-juin, elle s’organisera autour de trois chantiers structurants (organisation des temps de l’enfant : 4 jours, 4,5 jours ou 5 jours ; articulation entre écoles, périscolaire et familles ; et niveau de service public : universalité, gratuité, réduction des inégalités)...

      https://www.paris.fr/pages/un-nouveau-plan-d-action-contre-les-violences-faites-aux-enfants-34461
      (Par contre je ne sais pas si Paris pourrait décider hors cadre national de passer à 5 jours.)

    • Pour les 4 jours, les profs ont des arguments centrés sur les profs, les parents, les enfants, et il y en a sur le périscolaire, la palme revenant à celui-ci :
      Il faut réfléchir aux rythmes scolaires sans donner la priorité au périscolaire, les rythmes scolaires concernent d’abord et avant tout le scolaire. Et de ces bornes qui sont censées s’appliquer à la réflexion (les contraintes et les intérêts du périscolaire, on s’en fout, les nôtres d’abord), on passe implicitement à l’exclusion pure et simple du périscolaire : pour que l’école reste l’école [c’est une vraie expression mobilisée sur le sujet], il faut que le temps scolaire occupe l’essentiel du temps de la journée.

      Les rythmes scolaires c’est donc une question de statut social, c’est à celui qui occupera le plus d’heures dans la journée des élèves, et si les animateurices font plus qu’avant, c’est dévalorisant pour les profs. J’ai même lu un prof dans une enquête syndicale d’il y a quelques années : l’école est desacralisée.
      Ça me rappelle, toutes proportions gardées, mon maître-formateur (gloire à lui au passage), qui formulait une critique à une étudiante : ’si tu abordes ta séance comme ça, c’est pas de l’enseignement, c’est de l’animation’... et puis réalisant qu’elle venait de l’animation il se reprend : ’... au sens noble du terme !’
      La fierté professionnelle (et la peur du déclassement), ça peut être moche.

      Et je commence à comprendre cet autre argument : les parents ne s’y retrouvent pas, ils ne font pas la distinction scolaire/périscolaire. En fait le souci n’est pas que les parents ne comprennent pas quand ont lieu scolaire et périscolaire (grosso modo ils ne comprennent pas grand chose et c’est pas tant que ça un problème pour nous), ce serait qu’ils nous confondent avec des animateurices, ou l’inverse.

    • Les élus sont souvent surpris par l’écart entre le bon niveau de satisfaction des NAP [Nouvelles Activités #Périscolaires ] déclaré par les enfants et les discours des parents et des enseignants recueillis sur l’objet des activités proposées et les méthodes pédagogiques des intervenants. Alors que les enfants sont globalement satisfaits des intervenants et de leurs compétences, les élus (dont le commanditaire) retiennent plutôt les discours enseignants et parentaux sur les NAP et leurs intervenants. Pour expliquer ces écarts, certains élus ont mis en doute notre neutralité de chercheur en invoquant parfois notre supposé militantisme pour la semaine scolaire de quatre jours et demi. Par ailleurs, il est intéressant de noter ici que les élus soulignent en outre leurs difficultés pour trouver de la main-d’œuvre qualifiée, organiser les activités et réussir à ce qu’elles se déroulent positivement. La suppression des NAP pour ces élus ne serait-elle pas, du coup, un soulagement organisationnel et budgétaire, indépendamment du degré de satisfaction des enfants quant à ces NAP, les propos enseignants et parentaux devenant un élément sur lequel les élus prennent appui ?

      https://journals.openedition.org/rfp/7466

    • « Qui fait quoi, qui est qui ? » Réforme des rythmes et divisions du travail à l’école primaire | Nicolas Divert et Francis Lebon [2017]
      https://shs.cairn.info/revue-les-sciences-de-l-education-pour-l-ere-nouvelle-2017-4-page-25

      Derrière ces difficultés dans la mise en œuvre de la réforme, se dessinent des tensions autour de la défense des territoires d’intervention d’un groupe professionnel (Abbott, 1998). Bien que le projet éducatif territorial (PEDT) de la commune revendique « le principe de coéducation et un travail en concertation de l’ensemble des partenaires éducatifs », force est de constater une complexité croissante dans l’appréhension de la division du travail éducatif au sein du premier degré.

      Alors que la participation des ATSEM aux #TAP s’inscrit dans une forme de continuité du fonctionnement de l’institution scolaire, une opposition principale et récurrente se fait entendre entre #enseignants et #animateurs, faisant de ces deux groupes, les pivots d’une nouvelle organisation de l’#école. Les premiers revendiquent la maîtrise de compétences qui feraient, selon eux, défaut aux animateurs :

      « Moi, je ne suis qu’extérieure, je ne suis pas dedans pour dire quoi que ce soit. En plus, c’est pas de l’école, c’est autre chose. Mais nécessairement, dans le recrutement, on se pose des questions. Quand vous avez une animatrice qui a du mal à lire le prénom des enfants, ça m’interroge… ça m’embête de confier des enfants à quelqu’un qui peut-être n’est pas capable de lire « issue de secours »… ». (Directrice, école Jacques Prévert)

      La maitrise de savoirs spécifiques fonctionne classiquement comme une rhétorique professionnelle servant à asseoir la légitimité d’un groupe professionnel (Paradeise, 1985). Le clivage se forge sur des savoirs professionnels académiques acquis en formation. Associés à une socialisation professionnelle enseignante, ils permettent une familiarisation avec les postures attendues d’autant plus grande que leur expérience est importante. Ces comportements mêlant maîtrise matérielle, relationnelle, didactique et pédagogique (Gasparini, 2008, p. 107) seraient une prérogative détenue exclusivement par les enseignants comme l’indique la directrice de l’école Jules Ferry : « les animateurs n’ont pas la distance qu’ils devraient avoir par rapport aux enfants ». Les animateurs seraient « des gars des quartiers qui habitent juste à côté » selon un autre enseignant qui encadre un TAP, disqualifiant ainsi la qualité de leur travail. « On a l’impression que c’est le bas de l’immeuble », estime cette même directrice d’école, soulignant une porosité négative entre l’école et l’environnement extérieur. On voit se dessiner, en arrière-plan, une tension forte entre d’une part les animateurs et les ATSEM (Garnier, 2003 ; Lebon, 2009), figures populaires souvent éloignées de l’univers scolaire mais devenant des acteurs de la politique éducative et d’autre part des enseignants qui relèvent des classes moyennes (Peyronie, 1998) et se perçoivent de plus en plus vulnérables.