• Le plomb dans l’aile : chasseurs et ornithos en pays basque
    https://www.terrestres.org/2026/07/08/chasseurs-et-ornithos-en-pays-basque

    Des écolos s’alliant aux chasseurs ? Impensable ! Contre les lobbies réactionnaires de la #Chasse et par pragmatisme, des naturalistes et ornithologues militant·es défendent pourtant une proposition d’union stratégique avec un type de chasse aux #Oiseaux pour mieux en combattre un autre, particulièrement destructeur. Récit illustré depuis les sommets des Pyrénées. L’article Le plomb dans l’aile : chasseurs et ornithos en pays basque est apparu en premier sur Terrestres.

    #Animaux #Luttes #Montagne #Nature #Vivants

  • "Pas de #Suisse à 10 millions" (d’habitant·es). Initiative ’#pour_la_durabilité'

    commentaire de Jérémie Savioz sur LinkedIn :

    Et si on s’arrêtait quelques minutes sur cette image, qui en dit long sur l’initiative « pour la durabilité » lancée par l’UDC ?

    On peut y voir à droite un « #écureuil terrestre à manteau doré », un rongeur d’Amérique du Nord. J’imagine que les auteurs du montage voulaient faire figurer une #marmotte « bien de chez nous ». Cette confusion peut faire sourire, mais elle est surtout révélatrice du manque d’intérêt sincère que porte l’UDC à la protection de la nature.

    Si l’UDC se souciait sincèrement de cette nature (et de la durabilité, puisqu’il s’agit du titre de son initiative), elle n’aurait sans doute pas torpillé l’initiative Biodiversité en 2024. Ni la Loi cantonale sur le climat. Ni celle pour des multinationales responsables. Ni, ni, ni… En clair, elle ne mettrait pas tant d’effort à saborder systématiquement, avec une rare ténacité, toute proposition allant dans le sens d’une meilleure protection de l’environnement.

    Fait amusant, l’UDC valaisanne s’est d’ailleurs battue il y a quelques mois pour supprimer le concept de « durabilité » de la nouvelle loi cantonale sur la culture. Concept qu’elle érige aujourd’hui en vertu cardinale pour porter son initiative.

    https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7460691454676393984

    #UDC #Suisse #démocratie_directe #nature #démographie #migrations #initiative #votation #propagande #image #affiche #durabilité #animaux

    –-

    ajouté à la métaliste sur comment l’#UDC instrumentalise la #nature et les #animaux pour ces campagnes, sa #propagande, ses initiatives #anti-immigrants racistes et xénophobes

  • Penser le vivant ou critiquer le #Capitalisme ? Une lecture de Baptiste Morizot
    https://www.terrestres.org/2026/05/11/penser-le-vivant-ou-critiquer-le-capitalisme

    L’opposition entre les pensées du vivant et les critiques du capitalisme a beaucoup agité le champ de l’écologie politique francophone. N’est-il pas temps d’acter l’entrelacement des problèmes sociaux et des problèmes écologiques ? La pensée de Baptiste Morizot, a priori éloignée des critiques du capitalisme, propose de nombreux points de jonction. L’article Penser le vivant ou critiquer le capitalisme ? Une lecture de Baptiste Morizot est apparu en premier sur Terrestres.

    #Animaux #Modernité #Nature #Philosophie #Vivants

  • La viande peut-elle être postcapitaliste ?
    https://lundi.am/Animaux

    Cette semaine dans lundisoir nous recevons Jérôme Baschet et Laurent Jeanpierre pour le pavé qu’ils ont coordonné et viennent de publier à La Découverte : Mondes postcapitalistes. Nous renvoyons à l’entretien pour une présentation complète de l’ouvrage et publions cet extrait qui rend compte de la manière dont le livre a été pensé et élaboré à partir d’une question souvent clivante parmi celles et ceux qui œuvrent à la fin du capitalisme : les poissons rouges et les steaks hachés sont-ils compatibles avec une vie non-capitaliste ?

    Extrait de https://seenthis.net/messages/1166994

    #animaux #nature #débat #capitalisme #post-capitalisme #livre #extrait

  • Tuer les animaux « #nuisibles » ne réduit pas les #dégâts_agricoles

    Autrefois appelées “nuisibles”, les #espèces_susceptibles_d’occasionner_des_dégâts (#ESOD) peuvent être tuées pour protéger cultures et élevages. Mais une nouvelle étude basée sur 7 ans de données montre que cette mesure est inefficace.

    Les "nuisibles", c’est comme cela qu’on appelait autrefois ces animaux, maintenant elles portent le nom d’ESOD pour Espèces Susceptibles d’Occasionner des Dégâts. Ce changement de vocabulaire n’est pas anodin, on parle bien de possibilité de destruction.

    Ainsi, la réglementation prévoit donc qu’on puisse réguler - comprenez tuer certaines espèces - selon 3 catégories avec 3 réglementations bien distinctes. Première catégorie : les espèces introduites et envahissantes, c’est le #ragondin, le #raton_laveur, le #chien_viverrin ou la #bernache_du_Canada. Catégorie à part, la troisième, avec le #sanglier et le #pigeon_ramier. Et puis, au milieu, la deuxième catégorie, celle qui nous intéresse aujourd’hui, avec en moyenne 1,7 million d’animaux à être tués chaque année. Neuf espèces sont concernées : quatre mammifères, le #renard, la #fouine, la #martre et la #belette et cinq oiseaux, principalement des #corvidés comme les #corneilles, les #corbeaux ou les #pies, auxquels s’ajoute l’#étourneau_sansonnet.

    Selon le biologiste de la conservation Frédéric Jiguet, la notion de #dégâts n’est pas définie de manière très précise, ce qui peut poser problème mais de façon générale ce sont des dégâts agricoles. "Par exemple, pour les renards et les fouines, la majorité des dégâts qui sont déclarés vont être des attaques sur des #élevages de #volailles en plein air ou sur des #poulaillers. Et pour les cultures, on va se retrouver plus avec des corvidés, des corbeaux et des corneilles qui vont dévaster un #semis au moment de la mise en terre des semences ou quand les jeunes pousses sortent et qui vont nécessiter pour l’agriculteur de re-semer son champ. Donc tout ça, ça a un coût en temps, en semences, qui peut être chiffré et qui peut être déclaré dans le cadre de cette réglementation"

    Cette mesure est-elle vraiment efficace ? C’est-à-dire est-ce que tuer ces espèces lorsqu’il y a des dégâts permet de prémunir les agriculteurs ou les éleveurs contre des dégâts ultérieurs ? Ça n’avait jamais été réellement exploré, et c’est ce qu’a fait cette nouvelle étude parue dans Biological Conservation.

    Pour cela, il fallu croiser deux jeux de données. Chaque département doit faire remonter tous les 3 ans au ministère de l’écologie d’un côté, les sommes de dégâts déclarés, et puis de l’autre, le nombre d’animaux tués pour limiter donc les pertes économiques. Ce sont les chasseurs et les piégeurs qui se chargent de supprimer ces ESOD. Notez d’ailleurs qu’aucun pays autour de nous ne fonctionne comme cela. Ils privilégient souvent des systèmes d’assurances, ou alors ils se réservent la possibilité de tuer ces animaux mais plutôt en dernier recours. Résultat de cette étude menée 7 ans de données entre 2015 à 2022 : la mesure est inefficace. Frédéric Jiguet explique que la relation entre dégâts et animaux tués est plate, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de lien entre les deux. “Aucun lien, ça veut dire, si on régule beaucoup plus, il n’y a pas moins de dégâts l’année suivante, mais aussi, si on régule beaucoup moins ou qu’on arrête les destructions, il n’y a pas plus de dégâts l’année suivante."

    Selon le chercheur, qui est premier auteur de cette étude, cela va à l’encontre de ce qui était pensé jusqu’à présent, et cela s’explique par plusieurs raccourcis, notamment sur le fait que si on tue plus d’animaux il y en aura forcément moins. "Alors évidemment, si on en tue un, il y en a un de moins à l’instant T, mais ce sont des populations qui se régénèrent très vite. Les corvidés, par exemple, au moment où il y a des dégâts sur les cultures, sont très mobiles. C’est surtout les jeunes de l’année précédente qui sont en mouvement, qui sont en recherche de territoire et qui peuvent parcourir jusqu’à 100 km par jour et en moyenne deux ou trois kilomètres. Donc un corbeau qui est sur un champ un jour ne sera pas forcément sur le même champ le lendemain. Et si on l’a tué, il y en a un autre qui viendra."
    "Réguler" ne régule pas... et coûte cher

    Et puis, est-ce qu’on cible vraiment les animaux responsables ? Bien sûr que non, et c’est aussi ce qui rend le dispositif inefficace. Réguler ces animaux ne régule rien du tout et cela vaut pour les 9 espèces de cette seconde catégorie des ESOD.

    L’autre résultat de l’étude, c’est l’analyse économique. Les dégâts déclarés chaque année oscille entre 8 et 23 millions d’euros. Les auteurs estiment que le coût de l’élimination de ces animaux se situe entre 103 et 123 millions d’euros par an. La mesure coûte 8 fois plus cher que les dommages qu’elle est censée éviter, et ce sont les chasseurs et piégeurs qui majoritairement supportent ce coût ! On ne parle même pas ici du prix en vie animale. Et dernière limite de cette mesure : tuer trop d’animaux a aussi un impact écologique, car les renards chassent les petits rongeurs… qui eux aussi peuvent détruire des récoltes.

    Il faut donc d’autres solutions pour les agriculteurs et les éleveurs, Il existe déjà des pistes : par exemple pour les oiseaux, enrober les semences d’oléorésine de poivre noir ou encore plus classique, l’effarouchement, donc, leur faire peur, mais parce que les corvidés sont des animaux très intelligents, ce n’est pas si simple, et c’est pourquoi les techniques pour repousser ces animaux loin de cultures est un sujet de recherche à part entière.

    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/avec-sciences/tuer-les-animaux-nuisibles-ne-reduit-pas-les-degats-agricoles-2892481
    #animaux #nature #animaux_nuisibles #agriculture #régulation #efficacité #écologie #éthologie

    • Ecological and economic assessments of native vertebrate pest control in France

      1.7 million foxes, mustelids and corvids are culled in France annually to reduce sanitary risks and economic losses to human activities and properties. The efficiency of the implemented lethal control strategy has never been assessed. We analyzed seven years of data reporting damage costs and lethal control effort across the country, and failed to find a link between control effort and change in reported damage costs, and reducing even cancelling control effort does not boost damage. We further report that the control effort does not drive breeding numbers in corvids. We also provide the first economic assessment of native vertebrate pest control in France. The monetary valuation of lethal control effort was estimated at 103–123 million euros annually, while official annual damage costs sum to 8–23 million euros. There is no evidence of any benefit from control effort. Lethal control does not drive population numbers, and possibly reduces ecosystem services associated with these species, including rodent predation and seed dispersal.

      https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0006320726000273?via%3Dihub

    • Y’a un gros beauf au village, ancien flic reconvertit dans les ovins et les poules. On entend parfois sur son terrain résonner ses coups de fusil en pleine journée, il aime à tuer les renards et autres prédateurs, et s’en vante ensuite.
      Chaque fois je pleure pour le renard ou la fouine, et me dis que ce courtermiste se tire une balle dans le pied, vu que sans prédateurs les rongeurs vont pulluler et bouffer le grain de ses poules.

  • Dr. Serge Zaka - #agrometeorologie
    https://fed.brid.gy/r/https://bsky.app/profile/did:plc:vwxoyr42ifja2mya3xfmc2z3/post/3mflt2m6gcs2c

    Ce site est gratuit et unique au monde. C’est, en quelque sorte, la #météo des #cultures et des #animaux. Depuis plusieurs mois, nous avons développé le site Agrometeorologie qui permet, parmi plus de 50 indicateurs, d’estimer la vitesse de #croissance de plus de 200 #espèces #végétales.

    https://agrometeorologie.fr

    #cartographie #plantes

  • L’#humain fait grandir les #animaux #domestiques et rapetisser les #sauvages | France Culture
    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/avec-sciences/depuis-le-moyen-age-l-humain-a-change-la-taille-des-animaux-8484777

    La #domestication témoigne de la manière dont l’humain a transformé la #nature mais les animaux sauvages sont eux aussi façonnés par nos activités. Une nouvelle étude menée dans le sud de la France montre que depuis le Moyen Âge, les animaux domestiques grandissent tandis que les sauvages rapetissent.

    Depuis le #Néolithique, l’humain a façonné les animaux domestiques par sélection, pour les rendre plus productifs, plus adaptés ou parfois plus esthétiques. Mais l’évolution de leur taille sur la longue durée et la comparaison avec leurs équivalents sauvages restaient mal connues.

  • Les résidents de la mer : rencontres dans les estrans
    https://www.terrestres.org/2025/07/25/plonger-dans-la-vie-des-mammiferes-de-la-mer

    Connaissez-vous You le phoque, Zafar le dauphin ou les orques du clan Gladis ? Dans son livre “Des vies océaniques”, l’anthropologue Fabien Clouette raconte de singuliers destins d’animaux marins qui ont surgi un jour dans la vie des humains, captivant la presse et le public. Et faisant chavirer dans la foulée les frontières entre sauvage et société. L’article Les résidents de la mer : rencontres dans les estrans est apparu en premier sur Terrestres.

    #Animaux #Anthropologie #Océans #Récits #Vivants

    • Des vies océaniques

      Un phoque qui grandit parmi les surfeurs, un dauphin qui préfère vivre dans les ports plutôt que parmi ses congénères, un groupe d’orques qui « attaque » des voiliers : le milieu maritime a ceci de formidable que les interactions avec de grands mammifères y sont plus évidentes que sur la terre ferme ; phoques et cétacés viennent volontiers au contact, particulièrement depuis la fin des grandes exploitations baleinières.
      Cet ouvrage va à leur rencontre et retrace la vie « personnelle » de quatre d’entre eux à la destinée exceptionnelle, car partagée avec les humains. You, Zafar, Kalon et Gladis sont des personnages du littoral atlantique dont on lira la trajectoire souvent heurtée, parfois tragique, toujours troublante. Leur parcours déplace la catégorie de « déviance » dans un règne animal que l’on considère généralement comme répondant aux lois de l’instinct et de la survie.
      Au fil de ces biographies, des questions inédites émergent : quelle relation possible avec un mammifère sauvage ? Ces animaux poursuivent-ils des existences qui les font déborder des frontières de leur espèce ? En regard, ce sont les politiques de conservation tout autant que celles de la pêche, de la plaisance ou du tourisme qui sont discutées : comment réagir, soigner, préserver, cohabiter avec ces mammifères singuliers qui nous interpellent ?

      https://www.seuil.com/ouvrage/des-vies-oceaniques-fabien-clouette/9782021545654
      #livre

  • #Payer_la_terre. À la rencontre des premières nations des #Territoires_du_Nord-Ouest_canadien

    En 2015, Joe Sacco s’est rendu par deux fois dans les territoires du Nord-Ouest du Canada, au-dessous de l’Arctique. Il est allé à la rencontre des Denes, un peuple autochtone. L’auteur nous raconte l’histoire de ce peuple, ses traditions, restées intactes pour certaines, les premières rencontres avec les Anglais.
    Pendant longtemps, les peuples indigènes du Grand Nord, vivant sur des terres non propices à la colonisation agricole, restèrent livrés à eux-mêmes, jusqu’à ce que la découverte de pétrole et d’or incite le gouvernement à officialiser son autorité sur eux, comme sur leurs terres. À cette période, les autorités s’appropriaient les territoires, non plus par les massacres, mais cliniquement, méthodiquement, et de façon administrative – grâce à des traités.
    En lisant ceux-ci, on n’échappe pas à l’impression que les « Indiens » ont donné la terre où ils vivaient en échange de la promesse d’une annuité de quelques dollars, de quelques outils et de médailles pour ceux qui se disaient leurs chefs. Aujourd’hui, la fracturation hydraulique ajoute la pollution à la spoliation initiale.

    https://www.futuropolis.fr/9782754818551/payer-la-terre.html
    #BD #livre #bande-dessinée
    #Joe_Sacco #Canada #peuples_autochtones #Dene
    #nature #forêt #nomadisme #environnement #montagne #animaux #humilité #fracturation_hydraulique #fracking #pétrole #Territoires_du_Nord-Ouest #industrie_pétrolière #Compagnie_de_la_Baie_d'Huston #extractivisme #conflits #résistance #travail #alcoolisme #drogue #alcool #argent #éducation #champs_pétroliers #exploitation_minière #développement #gaz_naturel #Sahtu #Mackenzie_Valley_Land_and_Water_Board #missionnaires #Eglise_catholique #religion #spiritualité #communauté #mines #uranium #ski-doo #fourrures #or #Traité_8 #Traité_11 #René_Fumoleau #oralité #tradition_orale #Wunk_Sheek #Fraternité_indienne_des_Territoires_du_Nord-Ouest #Denedeh #affaire_Paulette #François_Paulette #justice #combat_juridique #gazoduc #prise_de_conscience #identité #Fort_Simpson #Nation_dene #diamants #prospection #droits_miniers #accords_territoriaux #quantum #autonomie_gouvernementale #Fraternité_indienne #logement #harcèlement_policier #Hire_North #Accord_tlicho #colonisation #sédentarisation #genre #langue #violence_domestique #maltraitance #abus_sexuels #suicide #scolarisation #évangélisation #pensionnats #assimilation #acculturation #pensionnats_autochtones #christianisation #châtiments_physiques #commission_de_vérité_et_conciliation #viols #travail_salarié #excuses #génocide_culturel #souffrance #traumatisme #dédommagement #inceste #colère #déculturation #parentalité #Trout_lake #aides_sociales #revendication_territoriale #différend_territorial #Colombie-Britannique #Yukon #Fort_Liard #mer_de_Beaufort #Inuvik #racisme #identité #violence_relationnelle #Dene_Nahjo #Idle_No_More #déracinement #capitalisme #genre #dépossession #mine_Giant #complexe_d'infériorité

    • ’My work is not finished’ : #François_Paulette named officer of Order of Canada

      Denesuline elder has long advocated for Indigenous and treaty rights

      Denesuline Elder François Paulette has many accomplishments under his belt. He’s an educator, activist, spiritualist, father, grandfather, former chief, and a traditional knowledge holder.

      Now he can add one more title to his name — officer of the Order of Canada.

      The national order recognizes people who have made extraordinary contributions to the country. Paulette is among 120 people — six from the North — who are being honoured this year. He is being recognized for his longtime contributions to treaty and Indigenous rights and his promotion of circumpolar health research.

      “My biggest job has always been protecting the Earth and the water. And that’s always for the future of the children. And also the rights of Indigenous people, treaty rights,” he said.

      But Paulette, who is a member of the Smith’s Landing First Nation, said he’s not one for medals and awards. When he learned he was an Order of Canada recipient, he said he had to think about whether or not to accept the honour. He ultimately decided to do it for his 10 grandchildren.

      “It’s not in my blood to get recognition, at least from the Canadian government or the Crown for the work I’ve done, because my work is all about protecting Mother Earth and working on rights of Indigenous people,” he said.

      For Paulette, one of his proudest accomplishments is moving back to his home community where he and his wife built a log home and raised their children in a contemporary-traditional lifestyle.

      “It was a sense of renewal for me,” he said.

      Paulette was born in April 1949, near Fort Fitzgerald, Alta, and lived there until his community was relocated to Fort Smith, N.W.T., by the federal government beginning in 1959.

      Paulette said he’s also proud of his work negotiating outstanding Crown treaty obligations.

      In 1969, Paulette was one of the founding members of the Indian Brotherhood of the Northwest Territories — renamed the Dene Nation in 1978 — which was formed in opposition to The White Paper. That federal document proposed terminating existing treaties and assimilating Indigenous people in Canada.

      A turning point for the Dene

      In 1971, Paulette became the youngest chief in the territory at that time. The following year, he was part of the Paulette Case, something he said was a “turning point for the Dene.”

      In that case, Paulette and 16 other chiefs from the Mackenzie Valley, challenged the Canadian government to recognize Indigenous title to over 1,165,494 square kilometres of land in the N.W.T. They filed a caveat arguing the Dene didn’t surrender their rights or land when they signed Treaty 8 and Treaty 11 and sought to prevent construction of the proposed Mackenzie Valley Gas Pipeline.

      In 1973, Supreme Court Justice William Morrow ruled that the chiefs had established a case for claiming rights to the land. While the ability to register the caveat was overturned by the Supreme Court of Canada, Morrow’s findings regarding Indigenous rights were upheld. The case also helped prompt the Berger Inquiry, which led to a moratorium on the proposed gas pipeline.

      “I think that turned the page of how the Dene were to begin to negotiate … Canada’s outstanding obligation to the First Nations,” Paulette said.

      Paulette said he is also proud to have been one of the delegates that travelled to Geneva, Switzerland, in 1977, to begin talks that led to the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples.

      “That was nice to see that eventually unfold and be recognized by the world.”

      Since then, Paulette has been involved with the Institute for Circumpolar Health Research and is now an adjunct professor at the University of Alberta’s School of Public Health. He has also travelled around the globe speaking to people about Indigenous and treaty rights, spiritualism, healing and environmental protection.

      “If this little token of, this Order of Canada can elevate my profile, I will continue,” he said. “My life in that way is not going to change, my work is not finished.”

      Paulette will be honoured by the Order of Canada at a ceremony in Ottawa later this year.

      https://www.cbc.ca/news/canada/north/francois-paulette-order-of-canada-1.5413265

  • ... en même temps ... Gare au gorille à Moscou (Vidéo)
    https://english.pravda.ru/news/society/162949-orangutan-kiss

    26.6.2025 Woman Kisses Male Orangutan at Moscow Zoo, Making Him React Accordingly

    In the Moscow Zoo, a woman kissed an orangutan through the glass and he got quite aroused.

    A Muscovite and her family were walking around the zoo when they noticed an enclosure with orangutans. One of the apes stuck his muzzle against the glass in a very cute manner making the woman sit down opposite him. The woman pretended that he was kissing the orangutan through the glass wall of the enclosure.

    Butterflies immediately fluttered in the orangutan’s stomach. When he straightening up to his full height, the woman started laughing as she noticed the animal’s erect organ.

    #Russie #animaux #wtf

  • Les castors, entre surprises et promesses
    https://metropolitiques.eu/Les-castors-entre-surprises-et-promesses.html

    Les castors ont précédé Homo sapiens et façonné les milieux naturels des rivières et des vallées dans la longue durée. Pour peu que l’on accepte de cohabiter avec eux, ils pourraient devenir de précieux alliés face aux destructions écologiques. Faiseurs des mondes préhistoriques Le #castor d’Europe (Castor fiber) est l’une des deux espèces de castor qui existent actuellement sur Terre, la seconde étant celle du Canada (Castor canadensis). Depuis plusieurs millions d’années, ils ont façonné en profondeur #Terrains

    / #animaux, castor, #voisinage, biodiversité, #rivière, #écologie, #cohabitation

    #biodiversité
    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met-luglia.pdf

  • Les #parcs africains ou l’histoire d’un #colonialisme_vert

    Derrière le mythe d’une Afrique #sauvage et fascinante se cache une histoire méconnue : celle de la mise sous cloche de la #nature au mépris des populations, orchestrée par des experts occidentaux. L’historien #Guillaume_Blanc raconte.

    Vous avez longuement enquêté sur les politiques de #protection_de_la_nature mises en place en #Afrique depuis la fin du XIXe siècle. Comment, dans l’esprit des experts occidentaux de la conservation de la nature, a germé cette idée que le continent africain constituait le dernier éden sauvage de la planète, qu’il s’agissait de préserver à tout prix ?

    Guillaume Blanc1 Mon enquête historique s’appuie en effet sur plus de 130 000 pages de documents issus de 8 fonds d’archives répartis entre l’Europe et l’Afrique. Pour comprendre ce mythe de la nature sauvage, il faut se mettre à la place des #botanistes et des #forestiers qui partent tenter l’aventure dans les #colonies à la fin du XIXe siècle, et laissent derrière eux une Europe radicalement transformée par l’industrialisation et l’urbanisation. En arrivant en Afrique, ils sont persuadés d’y retrouver la nature qu’ils ont perdue chez eux.

    Cette vision est en outre soutenue par un ensemble d’œuvres relayées par la grande presse. C’est par exemple #Winston_Churchill qui, en 1907, publie Mon voyage en Afrique, dans lequel il décrit le continent africain comme un « vaste jardin naturel » malheureusement peuplé d’« êtres malhabiles ». Dans les années 1930, c’est ensuite #Ernest_Hemingway qui évoque, dans Les Neiges du Kilimandjaro, un continent où les #big_five – ces mammifères emblématiques de l’Afrique que sont le #lion, le #léopard, l’#éléphant, le #rhinocéros noir et le #buffle – régneraient en maîtres. Depuis, le #mythe de cette Afrique édénique a perduré à travers les reportages du #National_Geographic et de la BBC ou, plus récemment, avec la sortie du célèbre film d’animation #Le_Roi_Lion.

    Qui sont les principaux acteurs des politiques de protection de la nature en Afrique, depuis les premières réserves de faune sauvage jusqu’à la création des parcs nationaux ?
    G. B. En Afrique, la création des #réserves_de_chasse à la fin du XIXe siècle par les colonisateurs européens vise surtout à protéger le commerce des troupeaux d’éléphants, déjà largement décimés par la #chasse. À partir des années 1940, ces #réserves deviennent ensuite des espaces dédiés presque exclusivement à la contemplation de la #faune_sauvage – une évolution qui témoigne d’une prise de conscience de l’opinion publique, qui considère comme immoral le massacre de la grande #faune.

    Les principaux acteurs de cette transformation sont des écologues administrateurs, à l’image de #Julian_Huxley, le tout premier directeur de l’#Unesco, nommé en 1946. On peut également citer #Edgar_Worthington, qui fut directeur scientifique adjoint du #Nature_Conservancy (une orga­ni­sa­tion gouvernementale britannique), ou l’ornithologue #Edward_Max_Nicholson, l’un des fondateurs du #World_Wildlife_Fund, le fameux #WWF. À partir des années 1950, ces scientifiques issus de l’administration impériale britannique vont s’efforcer de mettre la #science au service du gouvernement, de la nature et des hommes.

    À l’époque coloniale, la nature africaine semble toutefois moins menacée qu’elle ne l’est aujourd’hui. N’y a-t-il pas comme une forme de contradiction de la part des experts de la conservation à vouloir présenter ce continent comme le dernier éden sauvage sur Terre et, dans le même temps, à alerter sur le risque d’extinction de certaines espèces ?
    G. B. Si on prend l’exemple des éléphants, ce sont tout de même 65 000 animaux qui sont abattus chaque année à la fin du XIXe siècle en Afrique de l’Est pour alimenter le commerce de l’#ivoire. À cette époque, les administrateurs coloniaux sont pourtant incapables de réaliser que le massacre auquel ils assistent relève de leur propre responsabilité. Car, tout autour des espaces de protection qu’ils mettent en place pour protéger la nature, la destruction des #ressources_naturelles se poursuit – ce sont les #plantations de #cacao en #Côte_d’Ivoire qui empiètent toujours plus sur la #forêt_tropicale, ou le développement à grande échelle de la culture du #café en #Tanzanie et au #Kenya.

    À mesure que ce #capitalisme_extractiviste s’intensifie, la protection de la faune et de la flore se renforce via la multiplication des #zones_protégées. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, ceux qui entendent préserver la nature en établissant des réserves de chasse, puis des parcs nationaux, sont aussi ceux qui la détruisent en dehors de ces espaces de protection.

    Une initiative baptisée « #Projet_spécial_africain » illustre bien cette vision de la nature africaine. En quoi consiste cette grande #mission_écologique, largement promue par les experts internationaux de la conservation ?
    G. B. Le Projet spécial africain est lancé à Varsovie en 1960 par l’#Union_internationale_pour_la_conservation_de_la_nature (#UICN), sous l’égide des Nations unies. En septembre 1961, une grande conférence internationale est organisée à Arusha, en Tanzanie, afin de promouvoir les programmes de conservation auprès des dirigeants africains arrivés au pouvoir après les indépendances. Elle réunit une centaine d’experts occidentaux ainsi qu’une trentaine de dirigeants africains.

    D’un commun accord, ces derniers déclarent vouloir poursuivre les efforts accomplis par les colons européens dans les parcs nationaux africains qui ont vu le jour depuis la fin des années 1920. Pour, je cite, « aider les gouvernements africains à s’aider eux-mêmes », des experts internationaux sont alors envoyés en Afrique. Le Projet spécial africain, qui se poursuivra jusqu’à la fin des années 1970, prend donc la forme d’une alliance entre les dirigeants africains et les experts internationaux.

    Dans le livre que vous avez publié il y a peu, La Nature des hommes, vous rappelez que les institutions internationales ont fortement incité les pays africains à exclure leurs populations des territoires de ce qui allait devenir les parcs nationaux…
    G. B. Parmi les institutions impliquées, il y a, d’un côté, les agences des Nations unies comme l’Unesco et la FAO, mais aussi des organisations non gouvernementales comme l’UICN, le WWF ou la Fauna & Flora International (FFI). Ces deux grandes catégories d’institutions ont tout d’abord servi de machine à reconvertir les administrateurs coloniaux en experts internationaux de la conservation. Ce sont elles qui vont ensuite imposer les mesures conservationnistes à l’intérieur des parcs.

    La FAO va, par exemple, conditionner son aide au Kenya, à l’Éthiopie ou à la Tanzanie pour l’achat de matériel agricole à l’acceptation des règles édictées par l’Unesco – à savoir que soient expulsées les populations qui vivent dans les parcs pour préserver les grands mammifères. C’est donc un véritable système international qui se met en place, dans lequel les agences des Nations unies vont avoir recours à des experts qu’elles vont mandater auprès de l’UICN, du WWF ou de la #FFI.

    Dans les années qui suivent la #décolonisation, les dirigeants africains participent eux aussi à cette #mythification d’un continent foisonnant de vie, car préservé des activités humaines. Quelle est leur part de responsabilité dans la construction de cet #imaginaire ?
    G. B. S’ils n’ont pas choisi ce cadre culturel imposé par les experts internationaux de la conservation, selon lequel l’Afrique serait le dernier refuge mondial de la faune sauvage, ils savent en revanche le mettre au service de leurs propres intérêts. Au #Congo, rebaptisé Zaïre en 1971 par le président Mobutu, ce dernier explique lors d’une conférence de l’UICN qui se tient à Kinshasa que son pays a créé bien plus de parcs que le colonisateur belge qui l’a précédé.

    En 1970, soit près de 10 ans après son indépendance, la Tanzanie a de son côté quadruplé son budget dédié aux parcs nationaux, sous l’impulsion de son Premier ministre #Julius_Nyerere, bien conscient que le parc national représente une véritable #opportunité_économique. Si Julius Nyerere n’envisage pas de « passer (s)es vacances à regarder des crocodiles barboter dans l’eau », comme il l’explique lui-même dans la presse tanzanienne, il assure que les Occidentaux sont prêts à dépenser des millions de dollars pour observer la faune exceptionnelle de son pays. Julius Nyerere entend alors faire de la nature la plus grande ressource économique de la Tanzanie.

    Certains responsables politiques africains mettent aussi à profit le statut de parc national pour contrôler une partie de leur population…
    G. B. Pour une nation comme l’Éthiopie d’#Hailé_Sélassié, la mise en parc de la nature donne la #légitimité et les moyens financiers pour aller planter le drapeau national dans des territoires qui échappent à son contrôle. Lorsque l’UICN et le WWF suggèrent à l’empereur d’Éthiopie de mettre en parc différentes régions de son pays, il choisit ainsi le #Simien, dans le Nord, une zone de maquis contestant le pouvoir central d’Addis-Abeba, l’#Awash, dans l’Est, qui regroupe des semi-nomades vivant avec leurs propres organisations politiques, et la #vallée_de_l’Omo, dans le Sud, où des populations circulent librement entre l’Éthiopie et le Kenya sans reconnaître les frontières nationales.

    En Afrique, la mise sous protection de la nature sauvage se traduit souvent par l’#expulsion des peuples qui vivent dans les zones visées. Quelles sont les conséquences pour ces hommes et ces femmes ?
    G. B. Ce #déplacement_forcé s’apparente à un véritable tremblement de terre, pour reprendre l’expression du sociologue américain Michael Cernes, qui a suivi les projets de #déplacement_de_populations menés par les Nations unies. Pour les personnes concernées, c’est la double peine, puisqu’en étant expulsées, elles sont directement impactées par la création des parcs nationaux, sans en tirer ensuite le moindre bénéfice. Une fois réinstallées, elles perdent en effet leurs réseaux d’entraide pour l’alimentation et les échanges socio-économiques.

    Sur le plan environnemental, c’est aussi une catastrophe pour le territoire d’accueil de ces expulsés. Car, là où la terre était en mesure de supporter une certaine densité de bétail et un certain niveau d’extraction des ressources naturelles, la #surpopulation et la #surexploitation de l’#environnement dont parlent les experts de la conservation deviennent réalité. Dans une étude publiée en 20012, deux chercheurs américain et mozambicain ont tenté d’évaluer le nombre de ces expulsés pour l’ensemble des parcs nationaux d’Afrique. En tenant compte des lacunes statistiques des archives historiques à ce sujet, les chercheurs ont estimé qu’entre 1 et 14 millions de personnes avaient été contraintes de quitter ces espaces de conservation au cours du XXe siècle.

    Depuis la fin des années 1990, les politiques globales de la #conservation_de_la_nature s’efforcent d’associer les populations qui vivent dans ou à côté des #aires_protégées. Comment se matérialise cette nouvelle philosophie de la conservation pour les populations ?
    G. B. Cette nouvelle doctrine se traduit de différentes manières. Si l’on prend l’exemple de l’#Ouganda, la population va désormais pouvoir bénéficier des revenus du #tourisme lié aux parcs nationaux. Mais ceux qui tirent réellement profit de cette ouverture des politiques globales de conservation sont souvent des citadins qui acceptent de devenir entrepreneurs ou guides touristiques. Les habitants des parcs n’ont pour leur part aucun droit de regard sur la gestion de ces espaces protégés et continuent de s’y opposer, parfois avec virulence.

    En associant les populations qui vivent dans ou à proximité des parcs à la gestion de la grande faune qu’ils abritent, la conservation communautaire les incite à attribuer une valeur monétaire à ces animaux. C’est ce qui s’est produit en #Namibie. Plus un mammifère est prisé des touristes, comme l’éléphant ou le lion, plus sa valeur pécuniaire augmente et, avec elle, le niveau de protection que lui accorde la population. Mais quid d’une pandémie comme le Covid-19, provoquant l’arrêt de toute activité touristique pendant deux ans ? Eh bien, la faune n’est plus protégée, puisqu’elle n’a plus aucune valeur. Parce qu’il nie la singularité des sociétés auxquelles il prétend vouloir s’adapter, le modèle de la #conservation_communautaire, qui prétend associer les #populations_locales, se révèle donc souvent inefficace.

    Des mesures destinées à exclure les humains des espaces naturels protégés continuent-elles d’être prises par certains gouvernements africains ?
    G. B. De telles décisions restent malheureusement d’actualité. Les travaux de l’association Survival International l’ont très bien documenté au #Cameroun, en #République_démocratique_du_Congo ou en Tanzanie. En Éthiopie, dans le #parc_du_Simien, où je me suis rendu à plusieurs reprises, les dernières #expulsions datent de 2016. Cette année-là, plus de 2 500 villageois ont été expulsés de force à 35 km du parc. Dans les années 2010, le géographe américain Roderick Neumann a pour sa part recensé jusqu’à 800 #meurtres liés à la politique de « #shoot_on_sight (tir à vue) » appliquée dans plusieurs parcs nationaux d’Afrique de l’Est. Selon cette doctrine, toute personne qui se trouve à l’intérieur du parc est soupçonnée de #braconnage et peut donc être abattue par les éco-gardes. Dans des pays où le braconnage n’est pourtant pas passible de peine de mort, de simples chasseurs de petit gibier sont ainsi exécutés sans sommation.

    En Europe, les règles de fonctionnement des parcs nationaux diffèrent de celles qui s’appliquent aux espaces de protection africains. Si on prend l’exemple du parc national des Cévennes, l’agriculture traditionnelle et le pastoralisme n’y sont pas prohibés, mais valorisés en tant qu’éléments de la culture locale. Comment expliquer ce « deux poids, deux mesures » dans la façon d’appréhender les espaces de protection de la nature en Europe et en Afrique ?
    G. B. Le parc national des Cévennes, créé en 1970, abrite plus de 70 % du site des Causses et Cévennes, inscrit sur la liste du Patrimoine mondial depuis 2011. Or la valeur universelle exceptionnelle qui conditionne un tel classement est, selon l’Unesco, « l’agropastoralisme, une tradition qui a façonné le paysage cévenol ». C’est d’ailleurs à l’appui de cet argumentaire que l’État français alloue des subventions au parc pour que la transhumance des bergers s’effectue à pied et non pas en camions, ou bien encore qu’il finance la rénovation des toitures et des murs de bergeries à partir de matériaux dits « traditionnels ».

    En revanche, dans le parc éthiopien du Simien, la valeur universelle exceptionnelle qui a justifié le classement de ce territoire par l’Unesco est « ses #paysages spectaculaires ». Mais si les #montagnes du Simien ont été classées « en péril3 » et les populations qui y vivaient ont été expulsées, c’est, selon les archives de cette même organisation internationale, parce que « l’#agropastoralisme menace la valeur du bien ».

    À travers ces deux exemples, on comprend que l’appréciation des rapports homme-nature n’est pas univoque en matière de conservation : il y a une lecture selon laquelle, en Europe, l’homme façonne la nature, et une lecture selon laquelle, en Afrique, il la dégrade. En vertu de ce dualisme, les activités agropastorales relèvent ainsi d’une #tradition à protéger en Europe, et d’une pratique destructrice à éliminer en Afrique.

    https://lejournal.cnrs.fr/articles/parcs-Afrique-colonialisme-histoire-nature-faune
    #colonialisme #animaux #ingénierie_démographique

    • La nature des hommes. Une mission écologique pour « sauver » l’Afrique

      Pendant la colonisation, pour sauver en Afrique la nature déjà disparue en Europe, les colons créent des parcs en expulsant brutalement ceux qui cultivent la terre. Et au lendemain des indépendances, avec l’Unesco ou le WWF, les dirigeants africains « protègent » la même nature, une nature que le monde entier veut vierge, sauvage, sans hommes.
      Les suites de cette histoire sont connues : des millions de paysans africains expulsés et violentés, aujourd’hui encore. Mais comment a-t-elle pu advenir ? Qui a bien pu organiser cette continuité entre le temps des colonies et le temps des indépendances ? Guillaume Blanc répond à ces questions en plongeant le lecteur au cœur d’une étrange mission écologique mondiale, lancée en 1961 : le « Projet spécial africain ».
      L’auteur raconte l’histoire de ce Projet, mais, plutôt que de suivre un seul fil narratif, il redonne vie à quatre mondes, que l’on découvre l’un après l’autre : le monde des experts-gentlemen qui pensent l’Afrique comme le dernier refuge naturel du monde ; celui des colons d’Afrique de l’Est qui se reconvertissent en experts internationaux ; celui des dirigeants africains qui entendent contrôler leurs peuples tout en satisfaisant les exigences de leurs partenaires occidentaux ; celui, enfin, de paysans auxquels il est demandé de s’adapter ou de disparaître. Ces hommes ne parlent pas de la même nature, mais, pas à pas, leurs mondes se rapprochent, et ils se rencontrent, pour de bon. Ici naît la violence. Car c’est la nature des hommes que d’échanger, pour le meilleur et pour le pire.

      https://www.editionsladecouverte.fr/la_nature_des_hommes-9782348081750
      #livre

  • “The American River Ganges” – 30 September, 1871

    Many scholars regard Nast’s most famous and well-executed anti-Catholic image as brilliantly rendering the concern of Roman Catholic interference in public education. Steeped in fear-mongering invasion imagery, Harper’s Weekly published the image twice. The first, on September 30, 1871, implicated Nast’s nemesis, William M. Tweed, and was reprised by popular demand on May 8, 1875; the cartoon shows Tweed absent from the cliff.

    The American River Ganges, Harper’s Weekly, September 1871 by Thomas Nast. The original image of Nast’s most famous anti-Catholic image, Tweed, was safely out of the picture, literally and figuratively, when the image was republished on 8 May 1875, along with other minor modifications. Library of Congress

    The image is a tour de force of imagination and caricature technique. Nast dehumanized the Catholic bishops by turning them into reptiles. They emerge from the water toward the New York shoreline. Two clergies in the foreground have stereotypic Irish faces.

    As if to emphasize the double meaning of “feast,” slithering out of the water on all fours, are bishops wearing their pretiosas, the ornate, jewel-encrusted miters worn on Sundays or feast days, the priests are drawn as salivating crocodiles with jaws ready to devour, or feast if you will, on school children. A Protestant minister or teacher, with his Bible tucked in his waistcoat and his saucer hat tossed to the ground, stands defiant, guarding several fearful children who are shivering, praying, and cowering as certain death approaches. In the middle of the scene, several bishops arrive on the shore ready to clamp down on defenseless and dispensable non-Catholic students.

    A Chinese boy on his hands and knees attempts to flee. Native American and African American children press up against the cliff with nowhere to escape.

    Nast shared a Radical Republican, utopian vision which held that public schools should be open to all children, regardless of race, creed or ethnicity, and he drew many images of an idealized public school system that included a diverse student body learning in harmony. With the Catholic initiative to create their own schools, and with the support of public funds to do so underway – funded through Tweed’s influence, Nast feared that separate sectarian schools for each ethnic and racial groups would result. “Nast believed that bringing children together into the public sphere, under democratic control, muted their religious and racial differences and molded a unified, multiethnic [sic]American society” (Justice 174). Tweed and the Roman Catholic Church interfered with that vision.

    Boss Tweed and his “ring” lower Protestant children from a cliff to be devoured by Catholic bishops

    Perched atop the cliff, Tweed, and members of his political machine lower Protestant children to the feeding grounds below. Columbia, Nast’s ever-faithful symbol of American compassion and justice, is bound and led away to a hangman’s gallows.

    Nast drew Tammany Hall as an extension of the Vatican in New York City. The flag of an Irish harp and the Roman Catholic papal standard fly in authority over the land. Nast echoed the Republican and Protestant fears that Catholicism was taking over municipal governance.

    At the center top of the image, a U.S. Public School crumbles. An inverted American flag, a sign of distress, flies prominently. On the other side of the river stands a Vatican-shaped structure named “Tammany Hall.” The cartoon was reissued in 1875, and the sign over the buildings was changed to “Political Roman Catholic Church.” Flags of the Papal Coat of Arms, and the Irish harp fly atop the side domes. Attached to the right of the Roman Catholic Church is the “Political Roman Catholic School.”

    In Harper’s Weekly, an essay written by Eugene Lawrence accompanied Nast’s full-page cartoon. Lawrence, a nativist and frequent contributor to the periodical, blamed the Catholics for the end of the public school system and its aim “to destroy our free schools, and perhaps our free institutions has been for many years the constant aim of the extreme section of the Romish Church.”

    The essay continues its attack on Jesuits and the daring, aggressive spirit of the ultramontane Irish Catholics who Lawrence claims govern New York. The author also touts brave European governments who have dared to challenge the Roman Catholic influence in their schools and other institutions.

    The institutions that managed New York Public Schools claimed their schools provided non-sectarian education. Catholics disagreed, noting Protestant-based libraries, textbooks and “the daily reading of the Protestant version of the Bible” in classrooms as an unsatisfactory environment for learning (Heuston 54).

    “The establishment of a new state school system in the United States seemed to substantiate Catholic fears that the attitudes of European secularists were taking root in America” (Heuston 169). Prior to the Civil War, Catholics wanted to participate in the public school system without endangering their faith. Catholics were encouraged to pursue the issue after New York Whig Governor William Seward suggested in 1840 that state aid might be given to Catholic schools (53). Henceforth, New York’s Catholic Church, led by Archbishop John Hughes, began strategies to thwart the new school system by working through their political contacts, but these attempts were unsuccessful. A preoccupation with the Civil War and its aftermath diverted attention from the issue of public education – the issue would not surface again until the close of the 1860s, when Catholics once again picked on the issue and “Republican Party and Catholic Church leaders the late 1860s and early 1870s joined a bitter battle of words over the future of public education” (Justice 171).

    Justice suggests the American Public School served as a metaphor for the northern lifestyle; “the public school evoked the small-town Protestant backbone of the Republican Party” (180). In 1869, Tweed, as head of Tammany Hall and acting State Senator, “snuck a provision in the annual tax levy bill for the city through the state legislature,” which provided 20 percent of the city’s excise tax be earmarked to Catholic schools (Justice 182). Tweed’s crafty maneuver set Republicans to outrage in motion and solidified scrutiny by the Republican-based press, such as The New York Times and Harper’s Weekly. Nast’s crusade against Catholic interference in the public school system coincided with his attacks on Tweed’s other political malfeasance. His attacks on Tweed tripled Harper’s Weekly circulation (Hess 100).

    Nast’s principal opposition to the Catholic Church rested on what he feared was the Church’s aim to subvert the nation’s public school system by diverting public funds to sectarian schools (St. Hill, 70). Benjamin Justice’s research on Nast’s feelings about Catholic interference in the public school system provides valuable insights. Justice feels that American antagonism toward Catholics resulted from the church’s rapid rise due to immigration and the American Catholic church’s adoption of conservative ultramontane Romanish leadership, which “increasingly insisted on separate, publicly-funded schools, making it incompatible with republican government and unfit to offer mass education at public expense” (175). Justice surmises that Nast’s vicious blasts at the public school issue came to life as part of a broader attack on the relationship between Tammany Hall and the Catholic Church. Nast visual attacks were pointed objections to “Catholic political ascendency over the state” rather than an attack on Catholic culture or Catholics as individuals (183).

    The image is often used as evidence by Catholics to prove Nast hated Catholics. Nast produced many anti-Catholic images, but all of these Catholic cartoons hover over two issues—The New York Catholic Church’s demand for public funds to create their own sectarian schools (appeals which succeeded due to their alliance with Tweed) and the conservative Catholic (ultramontane) concept or doctrine of papal infallibility, wholly adopted by the New York Catholics.

    Blind allegiance to an infallible monarch figure perplexed Protestant Republicans. They viewed American Catholics’ allegiance to the religious figurehead across the ocean as antithetical to American origins which rejected governance through monarchs. As Heuston and others have made clear, the Irish-American’s devotion to a pope was clear evidence to Protestants that American Catholics had no desire to assimilate into American culture and behave as independently-thinking individuals.

    Most Protestants misunderstood papal infallibility to mean that Catholics believed that the pope could not err in decision making or judgments. [See Catholic definition] Nast’s family and religious background were likely rooted in a more progressive, reformed Catholicism. Along with most Protestants, Nast could not fathom the blind allegiance that Irish Catholics awarded the Roman pontiff. For Nast American Catholic policies represented a flawed doctrine and philosophy with the potential for extreme abuse.

    Nast’s campaign against Catholic interference in public schools equaled, if not rivaled, his obsession with Tweed. He saw Tweed and the American Catholic Church in New York as symbiotic and co-dependent. This reality particularly rankled Nast, and as a theme for caricature and commentary, one Nast would not relinquish.

    https://thomasnastcartoons.com/irish-catholic-cartoons/the-american-river-ganges-1871
    #caricature #dessin #dessin_de_presse #racisme #histoire #USA #Etats-Unis #indésirables #irlandais #migrations #immigrés #indésirabilité #anti-catholiques #crocodiles #animaux #animalisation #déshumanisation

    ping @reka

  • Aussage eines Zielfahnders vor Gericht : Klette erkundigte sich auf Weg zur Wache nach ihrer Mutter – und hatte Sorgen um ihren Hund
    https://www.tagesspiegel.de/politik/aussage-eines-zielfahnders-vor-gericht-klette-erkundigte-sich-auf-weg-z

    Voilà pourquoi le dernier membre du groupe terroriste RAF Daniela Klette est plus populaire que Christian Lindner, ancien ministre des finances ultralibéral. Elle ne tue pas de petits chiens.

    6.5.2025 - Der LKA-Fahnder schilderte als Zeuge, wie die Polizei die frühere RAF-Terroristin fasste. Demnach war es zunächst eine Routineüberprüfung.

    Auf ihre Festnahme nach über 30 Jahren im Untergrund hat die Ex-RAF-Terroristin Daniela Klette nach Darstellung eines Zielfahnders des Landeskriminalamtes ruhig und kooperativ reagiert. Für ihn habe es sich zunächst um eine routinemäßige Überprüfung nach einem Hinweis gehandelt, sagte der Polizeibeamte als Zeuge im Prozess vor dem Landgericht Verden.

    Klette ist wegen einer Serie von Raubüberfällen unter anderem wegen versuchten Mordes angeklagt. Ihre mutmaßlichen Komplizen Ernst-Volker Staub und Burkhard Garweg sind noch auf der Flucht. Aus Sicherheitsgründen wird nicht in Verden, sondern im Oberlandesgericht Celle verhandelt. Klette weist die Anklagevorwürfe zurück. Es gilt die Unschuldsvermutung.

    Der Zielfahnder hatte demnach die Adresse in der Sebastianstraße in Berlin-Kreuzberg von einem Capoeira-Meister erhalten. Es gab Hinweise, dass ein früheres Mitglied in dem Verein für brasilianische Tanzkunst namens Claudia die gesuchte Ex-Terroristin und mutmaßliche Räuberin sei. Diese Claudia soll den Vereinsbeitrag immer in bar gezahlt haben.

    Klette hatte laut Aussage des Zeugen zunächst ihre Wohnungstür in dem Mietshaus für die klopfenden Polizisten geöffnet, die Tür aber noch mal geschlossen, um ihren bellenden Hund wegzusperren. Zudem bat sie darum, vor der Fahrt zur Identitätsfeststellung auf die Polizeiwache, auf die Toilette gehen zu können, was ihr gestattet wurde. In ihrem italienischen Ausweis stand der Name Claudia Bernardi.

    Erst in der Warteschlange auf der Polizeiwache habe er geahnt, dass die grauhaarige Frau mit dem Zopf tatsächlich die gesuchte Klette sei, sagte der 42 Jahre alte Polizeibeamte in der Verhandlung. „Es ärgert mich selber.“

    Klette habe sich dann erkundigt, ob ihre Mutter noch lebe und nach ihrer Schwester gefragt. Zudem sei es darum gegangen, wer sich um ihren Hund kümmern könne. Die Festnahme sei erst nach der Identitätsfeststellung erfolgt, die sehr lange gedauert habe, betonte der LKA-Beamte. Auf dem Weg durch den Wartebereich im Polizeigebäude Kreuzberg habe sie sinngemäß gerufen: „Ich bin Daniela Klette von der RAF. Ich bin festgenommen.“ (dpa)

    Besitzer des Opfers ist Filmproduzent : Christian Lindner überfährt Hund
    https://www.tagesspiegel.de/berlin/christian-lindner-uberfahrt-berliner-hund-das-opfer-ist-nicht-unbekannt

    Je connais le resto italien en question. Il y a vingt/trente ans il était O.K. Depuis il a changé d’ambiance et de clientèle sans améliorer la qualité de sa bouffe. Ses serveurs sont devenus aussi arrogants que les oligarques qui aujourd’hui s’y remplissent la panse. A chier. Qu’ils crèvent tous. C’est triste pour le petit toutou.

    6.5.2025 von Tobias Langley-Hunt - Beim Einparken seines Minis überfährt der ehemalige Finanzminister einen kleinen Vierbeiner. Das Drama ereignete sich vor einem Italiener im Berliner Westen.

    Christian Lindner hat es nicht leicht dieser Tage. Der ehemalige Bundesfinanzminister und immer noch FDP-Chef ist nicht nur formal arbeitslos, sondern jetzt auch noch Verursacher eines tragischen Unfalls. Wie die „Bild“ berichtete, fuhr er vor einigen Tagen mit seinem Mini über einen Hund.

    Das Ganze war natürlich ein schlimmes Missgeschick. Weil das Tier sehr klein – um genau zu sein, handelte sich um einen sogenannten Norfolk Terrier – und nicht angeleint war, konnte er ihn gar nicht sehen. Lindner habe auf dem Parkplatz seines Lieblingsitalieners in Charlottenburg lediglich einparken wollen und musste dabei auf die Passanten achten.

    Tatsächlich berichteten Augezeugen, dass der Hobby-Jäger „beherzt“ reagiert hätte und sich sogar um eine Tierärztin oder nahegelegene Tierklinik bemüht hätte.
    Ein Welpe hilft über die Trauer hinweg

    Dass jede Hilfe zu spät kam, wusste auch die „Bild“ zuerst und ließ es sich nicht nehmen, Lindner darüber zu informieren. Immerhin, der Besitzer des Opfers ist auch kein Unbekannter: Es handelt sich um den Filmproduzenten Wolf Bauer, unter anderem beteiligt an Produktionen wie „Der Medicus“, „Verbotene Liebe“ oder „Gute Zeiten, schlechte Zeiten“. Aber auch das wusste Lindner nicht.

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    Der „Bild“ teilte er mit, dass er mit dem Hundehalter keine Kontaktdaten ausgetauscht habe: „Er hat sich mir gegenüber nicht vorgestellt.“ Außerdem: „Es tut mir sehr leid, dass der Hund gestorben ist.“ Bauer selbst scheint laut der Boulevardzeitung nicht allzu sehr zu leiden. Ihm helfe ein Welpe über die Trauer hinweg.

    Bereits Anfang vergangenen Monats war Christian Lindner aus außerpolitischen Gründen Schlagzeilen-Thema: Er wurde erstmals Vater. Seine Tochter soll am 6. April in der Charité zur Welt gekommen sein. Weil er bei dem Neugeborenen und seiner Frau sein wollte, hätte er am Folgetag eine Sitzung seiner Partei verpasst. Vor der Geburt geriet der Politiker in die Kritik, weil er sich laut eigener Aussagen lediglich „Freiräume“ schaffen wollte, um für das Kind zu sorgen – damals war sein abruptes Karriereende noch nicht absehbar.

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    Mit maximal 26 cm Schulterhöhe gehört der Norfolk Terrier zu den kleinsten Terriern – ist unangeleint im Straßenverkehr also auch aus einem Mini leicht zu übersehen.

    #Allemagne #Berlin #Westend #terrorisme #RAF #droite #libéralisme #politique #animaux #FDP #wtf

  • Comment faire une sociologie des animaux ?
    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/questions-du-soir-l-idee/comment-faire-une-sociologie-des-animaux-3213708

    Animalisation partout et retour du social. Durkheim éthologue manie la scie du vivant (musique !), détour nécessaire, et davantage encore, quand le vif évanoui semble autoriser le mort à le saisir.

    Au-delà d’hier, des corps de Foucault, de l’amour du discours : les vaches, leurs rapports, gestes, émotions et affects. À la recherche, peut-être, de bribes d’« antifascisme » ?

    edit la "société" dont il est question est une société sans mâles.

    Comment faire de la sociologie sans paroles, sans humains, sans langage articulé ? En observant les animaux comme des sujets sociaux, cette réflexion invite à déplacer notre regard, à réinterroger nos méthodes, nos catégories… et notre place parmi les vivants.

    Avec Florent Kohler, anthropologue, maître de conférences à l’Université de Tours.
    Observer un troupeau de vaches comme une société, s’immerger dans son quotidien pour en comprendre les règles tacites, les amitiés, les conflits, les rituels. C’est ce que propose une sociologie décentrée, libérée du langage humain, de la parole comme unique vecteur de sens. Cette #sociologie_animale défie plusieurs frontières. Celle entre l’humain et l’animal, d’abord, en montrant que les sociétés ne sont pas l’apanage des premiers. Celle entre disciplines, ensuite, en mêlant anthropologie, éthologie, écologie et philosophie sans se laisser enfermer par leurs cloisonnements. Mais surtout, elle trouble la hiérarchie des vivants : elle refuse l’anthropocentrisme comme point de départ et revendique une égalité ontologique entre les formes de vie sociales.

    – Florent Kohler a publié le 26 mars 2025 : « Sociétés animales. Un regard sociologique », aux éditions Armand Colin.

    #meuh #animaux #observation_participante #sociologie

  • Domestiquer et apprivoiser les #Animaux : comment hériter de cette longue histoire ?
    https://www.terrestres.org/2025/03/11/domestiquer-et-apprivoiser-les-animaux

    Pour comprendre les impasses actuelles de l’élevage industriel, il est utile de revenir à l’histoire longue de la domestication des animaux par les humains. Le passage des sociétés basées sur la chasse à celles sur l’élevage des animaux a provoqué une série de bouleversements. Trois ouvrages récents proposent une relecture théorique et incitent à imaginer des alternatives pour vivre autrement avec les animaux. L’article Domestiquer et apprivoiser les animaux : comment hériter de cette longue histoire ? est apparu en premier sur Terrestres.

    #Anthropologie #Nature #Vivants

  • En #Algérie, la France coloniale a aussi détruit la #nature

    L’accaparement colonial de la terre en Algérie a détruit des modes d’organisation et de gestion de la terre en commun. Le développement des monocultures et d’une agriculture d’exportation a aussi bouleversé l’environnement.

    Après avoir été suspendu de RTL début mars pour avoir évoqué les massacres français en Algérie au XIXe siècle, Jean-Michel Apathie a décidé de quitter la station. En pleine surenchère du ministre Bruno Retailleau avec l’Algérie et face à une extrême droite qui clame les bienfaits de la colonisation, le flot de réactions hostiles aux propos de l’éditorialiste rappelle que nombre de Français ne connaissent pas l’ampleur des crimes coloniaux commis par la France en Algérie.

    Face aux tentatives de révisionnisme historique, Reporterre s’est intéressé à un pan méconnu de la colonisation française en Algérie : ses dégâts sur la nature. À l’aube de la colonisation, le socle de la société algérienne reposait sur la paysannerie, l’agriculture était la principale source de richesse et rythmait la vie des populations qui alternait entre le travail de la terre et les transhumances saisonnières. Mais de 1830 jusqu’à la fin de la Première Guerre mondiale, l’accaparement des terres par les colons a complètement bouleversé cet équilibre.

    « L’arrivée des colons en Algérie signe l’accaparement des ressources environnementales et celle du foncier. C’était une pratique d’expropriation sans explication, sans excuse et avec une grande brutalité. Pour les Algériens, c’est un monde qui s’effondre littéralement », relate Antonin Plarier, maître de conférence à l’université Lyon 3 et spécialiste de l’histoire environnementale des sociétés coloniales.

    Au total, d’après ses calculs, plus d’1,2 million d’hectares ont été transférés aux Européens entre 1830 et 1917 : soit l’équivalent de 1 000 fois la superficie de Paris, et trois fois celle de la Belgique.

    Pour réquisitionner des terres algériennes, la France a développé un arsenal juridique légalisant un paradoxe : celui d’une société qui défendait le droit à la propriété et d’une colonisation qui foulait au pied celle des Algériens. L’administration coloniale pouvait ainsi s’emparer de n’importe quelle propriété algérienne, qu’elle soit celle d’un individu comme d’une tribu entière.
    Détruire la paysannerie pour « soumettre le pays »

    La doctrine coloniale et militaire se lit à travers les écrits du maréchal Bugeaud, le militaire qui a permis d’étendre la conquête de l’Algérie. Voici notamment ce que précise cette violente figure de la colonisation, spécialiste des enfumades (pratique consistant à asphyxier des personnes réfugiées ou enfermées dans une grotte en allumant devant l’entrée des feux) : « J’y ai réfléchi bien longtemps, en me levant, en me couchant ; eh bien ! Je n’ai pu découvrir d’autre moyen de soumettre le pays que de saisir l’intérêt agricole ». Il faut donc empêcher les populations « de semer, de récolter, de pâturer », pour les priver des moyens d’existence, souligne l’historien Hosni Kitouni, chercheur en histoire à l’université d’Exeter.

    En filigrane, il s’agissait de punir tous ceux qui tentaient de se révolter, et de dissuader ceux qui en avaient l’intention. En 1838, l’ordonnance royale du maréchal Bugeaud indiquait que toute tribu s’insurgeant contre la domination française pouvait voir ses terres séquestrées. Cette politique monta encore d’un cran en 1871 à la suite d’une insurrection initiée contre la puissance coloniale.

    Cette « tempête des spoliations », selon l’expression d’Hosni Kitouni, a non seulement dispersé les populations, contraintes d’abandonner leurs maisons, leurs cultures, leur bétail, mais a également entraîné leur paupérisation, voire pire, leur famine, puis leur mort. En parallèle, la violence des razzias, ces opérations militaires menées dans des campements, a détruit les habitations et les récoltes. Les arbres fruitiers étaient rasés dans les zones de guerre.
    Spoliation de l’eau et des forêts

    « Devenus des paysans sans terre, sans bétail, sans abris, n’ayant que la force de leurs bras à vendre, ils vont alimenter la masse des candidats à toutes les servitudes », écrit Hosni Kitouni. D’anciens propriétaires algériens sont alors parfois revenus sur leurs terres louer leur force de travail aux colons français. « Des paysans algériens vont revenir cultiver la terre, fournir les semences, et les instruments agraires, en échange de quoi ils vont pouvoir récupérer un ou deux cinquièmes de la récolte, le reste revenant au propriétaire », raconte à Reporterre Antonin Plarier.

    Au-delà des terres, la colonisation s’est emparée des communs que sont les forêts et l’eau. Au XIXe siècle, plusieurs opérations de maîtrise des cours d’eau ont fleuri, toujours dans le but d’irriguer les terres des colons. Dans les années 1860, un projet de barrage a vu le jour dans le département d’Oran. Antonin Plarier pointe ainsi ce qui tient de l’évidence : « Lorsqu’une source en eau est maîtrisée, elle l’est uniquement au bénéfice des colons, et donc au détriment des agriculteurs algériens qui en sont de fait dépossédés. »

    La question de l’eau a entraîné plusieurs conflits, tout comme celle des forêts. Dès les années 1830, l’imposition du Code forestier par les colons a restreint peu à peu aux Algériens l’artisanat, le passage du bétail, le ramassage du bois de chauffe, et la coupe de bois pour les diverses constructions.

    Résultat : entre un tiers et la moitié des ressources économiques de la paysannerie algérienne a été menacée par ce nouveau cadre légal, estime Antonin Plarier. Il faut dire que l’administration coloniale y a très vite vu un filon : l’exploitation des forêts en vue de leur commercialisation.

    Dans la montagne de Beni Khalfoun, dans la vallée de l’Isser, l’administration octroya par exemple une concession d’environ 1 000 hectares de chênes-lièges, un bois cher et prisé pour la fabrication de bouchons, à un exploitant français. Difficile de donner un chiffre précis, mais cet accaparement de ressources essentielles n’a pas été sans conséquences sur l’écosystème algérien.

    « C’est toute une série d’éléments liés à la colonisation qui vont contribuer à dégrader l’environnement algérien. En asséchant les sols via la déforestation, l’État colonial a par exemple favorisé l’érosion des sols », dit l’historienne Hélène Blais, professeure d’histoire contemporaine à l’ENS et autrice de L’empire de la nature. Une histoire des jardins botaniques coloniaux.
    Monocultures et rentabilité

    En Algérie, comme ailleurs, la colonisation s’est accompagnée de l’introduction de nouvelles espèces jugées plus rentables, et d’un bouleversement dans les pratiques agricoles tournées vers une pratique intensive et exportatrice correspondant davantage aux besoins de la métropole.

    Ce qui fait dire à Alain Ruscio, historien spécialiste de la période coloniale, que « la totalité de l’écosystème algérien a été affectée par la colonisation » : « Au fur et à mesure que l’armée française considérait qu’une région était complètement contrôlée, des monocultures étaient rapidement mises en place. D’où aussi la construction de routes servant à acheminer ces marchandises vers la France », nous explique-t-il.

    C’est l’exemple de la vigne et de sa vinification, qui priva une partie de la population d’un accès à la culture de céréales, et entraîna la disparition de terres en jachères — qui fournissaient des pâturages jusqu’ici essentiels pour le bétail des paysans algériens. Mais aussi de l’introduction massive de l’eucalyptus, cette plante endémique d’Australie, dès les années 1860 pour tenter d’assainir les zones humides dans lesquelles le paludisme décimait des colons.

    « Des millions d’arbres ont ainsi été plantés. Dans certains endroits, cela a asséché plus qu’il était nécessaire, au détriment d’autres espèces endémiques qui ont été abattues ou abandonnées dans ce cadre », analyse Hélène Blais. L’historienne a également observé des tentatives d’introduction de moutons mérinos, apporté pour sa laine prisée en Europe.
    Chasses coloniales

    Sans oublier les chasses coloniales qui attiraient des Français originaires de tout l’Hexagone venus traquer hyènes, panthères, lions et autres animaux sauvages. Considérés comme des animaux nuisibles, leurs têtes furent mises à prix via une circulaire du général Bugeaud de 1844 offrant une récompense pour tout animal tué « proportionné à la puissance de chaque bête ». D’après les recherches d’Hosni Kitouni, rien qu’en 1860, ce ne furent pas moins de 61 panthères et 38 lions qui avaient été abattus. Si bien qu’à la fin du XIXe siècle, le plus gros de la faune sauvage avait disparu. Le dernier lion fut abattu en 1958.

    « L’ordre colonial s’accommode peu avec la différence biologique, écologique, humaine qui résiste à sa domination, conclut l’historien auprès de Reporterre. D’où la politique de mise en ordre à force de violence et de juridictions d’exception, empêchant la société autochtone de se développer à son rythme selon ses lois naturelles. »

    Au-delà des crimes commis sur les Algériens, peu d’historiens se sont jusqu’ici emparés des destructions des écosystèmes. L’ampleur d’un éventuel écocide lié à la colonisation française reste à quantifier et est un angle de mort de la recherche.

    https://reporterre.net/En-Algerie-la-France-coloniale-a-aussi-detruit-la-nature
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    #géographie_culturelle #géographie_du_droit #legal_geography

    • Moi, je suis de la race ferroviaire qui regarde passer les vaches ;-)
      https://www.paroles.net/leo-ferre/paroles-il-n-y-a-plus-rien

      Chez les chiens aussi il y a des classes.

      Compte rendu du projet Mayotte par l’association Baylène - SNDA, la défense des animaux en action
      https://snda.asso.fr/compte-rendu-du-projet-mayotte-par-lassociation-baylene

      Le projet Mayotte a suscité beaucoup d’intérêt de la part des médias locaux car c’est la première fois qu’une opération de la sorte se déroule sur l’île. Nous avons notamment été interviewées par la chaîne de TV locale “Mayotte Première” et des journaux locaux afin de sensibiliser la population à la cause animale. Ceci a aussi permis un gain en popularité de l’association Gueules d’Amour.

      A la différence avec les producteurs de 30 millions d’amis je pense que le sort des animaux tel qu’il est publié ne peut être qu’une métaphore pour les horreurs qui arrivent aux hommes.

      Brecht : Ein Pferd klagt an
      https://www.youtube.com/watch?v=Y2pK8t2tJ64

      Ein Pferd klagt an

      Ich zog meine Fuhre trotz meiner Schwäche
      Ich kam bis zur Frankfurter Allee.
      Dort denke ich noch: O je!
      Diese Schwäche! Wenn ich mich gehenlasse
      Kann ’s mir passieren, daß ich zusammenbreche.

      Zehn Minuten später lagen nur noch meine Knochen auf der Straße.

      Kaum war ich da nämlich zusammengebrochen
      (Der Kutscher lief zum Telefon)
      Da stürzten aus den Häusern schon
      Hungrige Menschen, um ein Pfund Fleisch zu erben
      Rissen mit Messern mir das Fleisch von den Knochen

      Und ich lebte überhaupt noch und war gar nicht fertig
      mit dem Sterben.

      Aber die kannt’ ich doch von früher, die Leute!
      Die brachten mir Säcke gegen die Fliegen doch
      Schenkten mir altes Brot und ermahnten
      Meinen Kutscher, sanft mit mir umzugehen.
      Einst mir so freundlich und mir so feindlich heute!

      Plötzlich waren sie wie ausgewechselt! Ach, was war
      mit ihnen geschehen?

      Da fragte ich mich: Was für eine Kälte
      Muß über die Leute gekommen sein!
      Wer schlägt da so auf sie ein
      Daß sie jetzt so durch und durch erkaltet?
      So helft ihnen doch! Und tut das in Bälde!

      Sonst passiert euch etwas, was ihr nicht für möglich haltet!

      Origine de l’histoire que raconte la chanson

      Die Gänsemagd
      https://de.m.wikipedia.org/wiki/Die_G%C3%A4nsemagd

      #animaux #guerre #catastrophes

  • « Les sociétés varient selon leurs façons d’organiser leurs attachements à leur milieu »
    https://reporterre.net/Les-societes-varient-selon-leurs-facons-d-organiser-leurs-attachements-a

    Dans son essai « Attachements », l’anthropologue Charles Stépanoff propose une réflexion sur la manière dont nous entretenons des relations avec le reste du vivant. Il nous invite à repenser la manière dont nous habitons le monde.

    Comment tissons-nous des liens avec le monde vivant ? Comment ces liens influent-il sur nos organisations sociales ? Voilà quelques-unes des questions auxquelles tente de répondre l’anthropologue Charles Stépanoff dans son essai, Attachements, publié le 12 septembre à La Découverte. Une somme passionnante, mêlant enquête ethnographique, histoire, psychologie cognitive et philosophie. Entretien.

    #anthropologie #domestications #élevages #animaux

  • Grégoire Perra : témoignage d’un vétérinaire à propos de biodynamie et souffrance animale :
    https://x.com/GregoirePerra/status/1825054629924573573

    « Je ne m’en étais pas rendu compte jusqu’ici, mais peux témoigner que la Biodynamie maltraite les animaux.

    Je vais t’expliquer, c’est un peu complexe car c’est en rapport avec nos lois suisses.

    En Suisse, il existe un délais légal entre le traitement médicamenteux d’un animal et la possibilité de son abbatage, afin de ne pas prendre le risque que les médicaments que la bête a ingéré ne soit consommés par les êtres humains.

    Dans l’agriculture biologique, ce délais est multiplié par deux.

    Mais dans la Biodynamie, il est même interdit d’administrer aux animaux certains médicaments qui pourraient les soigner ou soulager leurs souffrances, comme des antibiotiques.

    Je me suis donc retrouvé à plusieurs reprises à ne pas pouvoir soigner des animaux de l’agriculture biodynamique, tout simplement parce que les anthroposophes avaient interdit de leur administrer des médicaments qui aujourd’hui les auraient guéri facilement.

    En tant que vétérinaire, c’était vraiment une situation morale très éprouvante d’assister impuissant à la souffrance inutile de ces bêtes, parce que la loi suisse m’interdisait de les soigner.

    Mais jusqu’à notre conversation, je ne savais pas que cette interdiction avait un rapport avec les croyances anthroposophiques. »

    Et voilà, nous avons un exemple de ce qui se produit lorsque, dabs un pays, on laisse peu à peu les anthroposophes s’installer, au point qu’un jour ils deviennent assez puissants pour légiférer.