#anne_sylvestre

    • #femmes #féminisme

      S’il vous plaît
      Soyez comme le duvet
      Soyez comme la plume d’oie
      Des oreillers d’autrefois
      J’aimerais
      Ne pas être portefaix
      S’il vous plaît
      Faites-vous léger
      Moi je ne peux plus bouger
      Je vous ai porté vivant
      Je vous ai porté enfant
      Dieu comme vous étiez lourd
      Pesant votre poids d’amour
      Je vous ai porté encore
      A l’heure de votre mort
      Je vous ai porté des fleurs
      Vous ai morcelé mon coeur
      Quand vous jouiez à la guerre
      Moi je gardais la maison
      J’ai usé de mes prières
      Les barreaux de vos prisons
      Quand vous mouriez sous les bombes
      Je vous cherchais en hurlant
      Me voilà comme une tombe
      Et tout le malheur dedans
      Ce n’est que moi
      C’est elle ou moi
      Celle qui parle
      Ou qui se tait
      Celle qui pleure
      Ou qui est gaie
      C’est Jeanne d’Arc
      Ou bien Margot
      Fille de vague
      Ou de ruisseau
      C’est mon coeur
      Ou bien le leur
      Et c’est la soeur
      Ou l’inconnue
      Celle qui n’est
      Jamais venue
      Celle qui est
      Venue trop tard
      Fille de rêve
      Ou de hasard
      Et c’est ma mère
      Ou la vôtre
      Une sorcière
      Comme les autres
      Il vous faut
      Être comme le ruisseau
      Comme l’eau claire de l’étang
      Qui reflète et qui attend
      S’il vous plaît
      Regardez-moi je suis vraie
      Je vous prie
      Ne m’inventez pas
      Vous l’avez tant fait déjà
      Vous m’avez aimée servante
      M’avez voulue ignorante
      Forte vous me combattiez
      Faible vous me méprisiez
      Vous m’avez aimée putain
      Et couverte de satin
      Vous m’avez faite statue
      Et toujours je me suis tue
      Quand j’étais vieille et trop laide
      Vous me jetiez au rebut
      Vous me refusiez votre aide
      Quand je ne vous servais plus
      Quand j’étais belle et soumise
      Vous m’adoriez à genoux
      Me voilà comme une église
      Toute la honte dessous
      Ce n’est que moi
      C’est elle ou moi
      Celle qui aime
      Ou n’aime pas
      Celle qui règne
      Ou qui se bat
      C’est Joséphine
      Ou la Dupont
      Fille de nacre
      Ou de coton
      C’est mon coeur
      Ou bien le leur
      Celle qui attend
      Sur le port
      Celle des monuments
      Aux morts
      Celle qui danse
      Et qui en meurt
      Fille bitume
      Ou fille fleur
      Et c’est ma mère
      Ou la vôtre
      Une sorcière
      Comme les autres
      S’il vous plaît
      Soyez comme je vous ai
      Vous ai rêvé depuis longtemps
      Libre et fort comme le vent
      Libre aussi
      Regardez je suis ainsi
      Apprenez-moi n’ayez pas peur
      Pour moi je vous sais par coeur
      J’étais celle qui attend
      Mais je peux marcher devant
      J’étais la bûche et le feu
      L’incendie aussi je peux
      J’étais la déesse mère
      Mais je n’étais que poussière
      J’étais le sol sous vos pas
      Et je ne le savais pas
      Mais un jour la terre s’ouvre
      Et le volcan n’en peut plus
      Le sol se rompt
      On découvre des richesses inconnues
      La mer à son tour divague
      De violence inemployée
      Me voilà comme une vague
      Vous ne serez pas noyé
      Ce n’est que moi
      C’est elle ou moi
      Et c’est l’ancêtre
      Ou c’est l’enfant
      Celle qui cède
      Ou se défend
      C’est Gabrielle
      Ou bien Aïcha
      Fille d’amour
      Ou de combat
      C’est mon coeur
      Ou bien le leur
      Celle qui est
      Dans son printemps
      Celle que personne
      N’attend
      Et c’est la moche
      Ou c’est la belle
      Fille de brume
      Ou de plein ciel
      Et c’est ma mère
      Ou la vôtre
      Une sorcière
      Comme les autres
      S’il vous plaît
      Faites-vous léger
      Moi je ne peux plus bouger

      ping @sinehebdo

  • J’écoute Finkielkraut sur France Culture. Il y est question de #vieillesse. Les intervenants (des hommes, on y reviendra) se demandent pourquoi la gérontophobie est acceptable alors que les autres manifestations de mépris ne le sont plus ? Il faut éclairer leur lanterne : si l’âge est utilisé comme un argument d’autorité, si les vieux sont plus riches que les jeunes, la domination est du côté des vieux et les manifestations agressives à leur égard ne sont pas une violence faite à un groupe dominé...

    Car ces trois hommes qui ont vieilli sont bien des hommes en situation de pouvoir, et dont l’âge a assuré encore les positions sociales, pas Violette l’héroïne de la chanson d’#Anne_Sylvestre qu’on a passée ici récemment.

    Finkielkraut et Bruckner font l’éloge du Viagra (c) et de la chirurgie esthétique (la bonne, hein, la chère) mais cela ne compense pas leur indulgence devant la beauté de femmes âgées (ouf !) : il s’agit là d’un soliloque de dominants.

  • Sois vieille et ouvre-la - CQFD, mensuel de critique et d’expérimentation sociales
    http://cqfd-journal.org/Sois-vieille-et-ouvre-la

    La société porte un regard méprisant sur le corps vieillissant ; davantage encore sur celui de la femme. Passée la ménopause, leur féminité et leur sexualité semblent moins légitimes. Pourtant, tout le monde n’aspire pas à finir en mamie-gâteau qui fait des pots de confiture. On peut même se sentir plus énergique, désirable et assurée qu’avant : « J’ai mis tellement de décennies à prendre conscience de ma féminité, à l’assumer, que je suis mieux à 65 ans qu’à 25 ans, témoigne Fanny. Ça, je l’ai acquis en vieillissant. »

    Pas facile pourtant d’assumer un éventuel désir, surtout quand les hommes du même âge s’intéressent essentiellement à des femmes plus jeunes : « Exclues du regard désirant masculin, certaines femmes s’excluent elles-mêmes du désir, remarque la sociologue Rose-Marie Lagrave [1]. Le “ce n’est plus pour moi”, le “je suis délivrée de l’obligation de séduire”, le “il y a un âge pour chaque chose” [...], autant d’expressions qui disent la peur du désir. »

    • Et aussi... #audio

      https://www.arteradio.com/son/61660809/vieilles_et_alors_14

      Pourquoi des hommes de 50 ans se sentent incapables d’aimer des femmes de leurs âge ? Pourquoi beaucoup d’entre eux quittent leurs femmes pour des plus jeunes ? Pourquoi, alors que plus je vieillis, plus je me sens sereine, emplie de joie, de désirs, de force, je me suis écroulée à la vue de mon premier cheveu blanc ? Au delà de la peur de la mort et du temps qui passe, qu’est-ce que la vieillesse révèle des normes de genre ? Et comment lutter ensemble contre les injonctions jeunistes et sexistes de notre société ?
      Deux collectifs, les "Ménopause rebelle" à Marseille et les "Fouffe qui peut" en Ariège, réfléchissent à des moyens collectifs de lutter contre le jeunisme et le sexisme. De prendre de la force ensemble après de nombreuses attaques âgistes. On échange aussi sur la ménopause, ses tabous et ses alternatives. On analyse la façon différente de voir le corps des femmes et des hommes vieillissants. Les femmes ont-elles le droit de vieillir ? La vieillesse révèle des normes de genre. Elle est une question politique et sociale bien souvent passée sous silence.

      Avec :
      – Les collectifs « Ménopause rebelle » et « Fouffe qui peut »
      – Juliette Rennes, sociologue, maîtresse de conférence à l’EHESS
      Autrice de l’article « Le corps des vieilles »
      – Rose-Marie Lagrave, sociologue, directrice d’étude à l’EHESS
      Autrice de l’article « Réenchanter la vieillesse »
      – Cécile Charlap, sociologue, attachée temporaire à l’université de Lille 3
      Autrice d’une thèse « La fabrique de la Ménopause »

      Lectures par Estelle Clément Béalem :
      – « Best Love Rosie » de Nuala O’Faolain
      – « Ménop’pose re-Belle » de Muriel des « Ménopause rebelle »
      – « Les mandarins » de Simone de Beauvoir
      – « Prière d’insérer » d’Hélène Cixous
      – « Ms Dalloway » et « Les vagues » de Virginia Woolf

      Pour prolonger l’écoute :
      – Le chapitre "L’ivresse des cimes, briser l’image de la "vieille peau" dans Sorcières, de Mona Chollet
      – « Vieillir dit-elle » de Martine-Boyer Weinmann
      – « La touche étoile » de Benoilte Groult
      – « Thérèse Clerc, Antigone aux cheveux blancs » de Danielle Michel-Chich
      – « Maintenant que j’ai 50 ans » de Bulbul Sharma
      – Le film « L’art de Vieillir » de Jean-Luc Raynaud
      – « Sorcières mes sœurs » de Camille Ducelier
      – « La ménopause » de Stella Pire
      – « Prohibition » de Brigitte Fontaine
      – « Senior » de Catherine Ringer
      – « Que tal ? » de Juliette

      Remerciements :
      Sara Monimart, Jean-Luc Raynaud, Camille Ducelier, Stella Pire, La librairie Violette and Co

    • Anne Sylvestre rules. Merci Antonin.

      Plus personne va m’ casser les pieds
      A dit Violette à son boucher
      Qui la toisait de ses lunettes
      – Et pour la p’tite dame ça sera quoi ?
      – Où ça « La p’tite dame », j’en vois pas !
      C’est pas une petite dame Violette

      Quatre-vingts ans et des poussières
      Plus de vingt fois arrière-grand-mère
      Votre dédain lui fait pas peur
      Les quelques années qui lui restent
      Elle veut les vivre à fond la caisse
      Elle aime pas les rétroviseurs

      Et c’est pas un marchand d’ barbaque
      Qui va lui casser la baraque

      La la la…

      Venez pas dire que c’est gentil
      Que c’est un terme de sympathie
      Gardez votre condescendance
      Savez-vous à qui vous parlez ?
      Ne blessez pas sa dignité
      Ne la r’plongez pas en enfance

      C’est une dure enfant d’ la guerre
      C’est du chiendent, pas d’ la bruyère
      Elle a eu faim, elle a eu froid
      Elle a grandi coûte que coûte
      Avec la neige sur la route
      Les pieds sur des semelles de bois

      C’est pas un professeur d’histoire
      Qui va lui dire ce qu’il faut croire

      La la la…

      Violette, elle a eu peur de rien
      Elle savait tenir tête aux chiens
      Aux menteurs et aux imbéciles
      Elle a su se jeter à l’eau
      Et repêcher quelques marmots
      D’une noyade trop facile

      Sous sa coiffure en courant d’air
      Elle a plus de vocabulaire
      Que vous n’en connaîtrez jamais
      Pour ce qui est de l’art de vivre
      Elle en sait plus que tous vos livres
      Nommez un arbre, elle le connaît

      Et c’est pas un marchand d’ sornettes
      Qui va lui en mettre plein la tête

      La la la…

      Elle a fabriqué des enfants
      Pas pour en faire des perdants
      Et elle a côtoyé des hommes
      Celui qui la couve des yeux
      C’est pas non plus un p’tit monsieur
      Il mérite le respect tout comme

      Violette, c’est pas une petite dame
      Elle a vécu sa part de drames
      Et si un jour elle doit tomber
      Quand vous la tiendrez dans vos griffes
      Comprenez qu’elle se rebiffe
      Vous qui viendrez pour la soigner

      Et qu’ c’est pas un marchand d’ médocs
      Qui va lui dire qu’elle débloque

      Mettez-vous bien ça dans la tête
      C’est pas une petite dame, Violette

    • Hier dans le train, je vois une dame âgée prendre une grosse valise. J’esquisse un geste pour l’aider mais je me rends compte qu’elle gère bien. Je m’arrête donc et je la regarde faire. J’aimerais bien que les hommes qui aident les femmes à porter leurs valises demandent avant ou bien regardent si on a besoin d’eux.

  • #Anne_Sylvestre, chanteuse entêtée
    http://lemonde.fr/culture/article/2014/01/16/anne-sylvestre-chanteuse-entetee_4348753_3246.html

    Anne Sylvestre a publié, en avril 2013, un nouvel album, Juste une femme : dix chansons ciselées avec l’humour, la causticité, la tendresse auxquels cette grande dame de la chanson française nous a habitués depuis ses débuts, en 1957. Elle les chante toutes, trois soirs durant à La Cigale, à Paris, du 17 au 19 janvier, dans un spectacle d’une fraîcheur inouïe, accompagnée par trois musiciennes (piano, clarinettes, violoncelle).

    « Je suis ravie de ces trois-là », dit Anne Sylvestre après une joyeuse répétition au Hall de la chanson, dans le parc de La Villette. « Rien que des femmes sur scène ? Si vous vous faites la réflexion, demandez-vous pourquoi. Le dit-on pour des hommes ? Il faudrait quand même que cela change un jour. »
    #femmes #féminisme #poésie #chanson #musique
    Anne Sylvestre aura 80 ans en juin. Le timbre de sa voix n’a pas changé, la clarté du regard non plus, ni le sourire, vif. Elle est toujours cabocharde. C’est épatant. Bien sûr qu’elle est féministe. Evidemment. Bien sûr qu’elle ne supporte pas ce « petit monsieur, petit costard/petit’bedaine », saleté dans le regard. Elle se hérisse à l’idée qu’on « tripote, pelote, pousse dans les coins » des femmes qui ne le veulent pas, et qu’on dise, quand elles s’insurgent : « Elles exagèrent, ce n’est pas un drame, il n’y a pas mort d’homme. »

    De ce sexisme permanent, elle a fait une chanson, Juste une femme, qui donne son titre au spectacle. « Je ne voulais pas écrire frontalement sur des faits lourds, le viol, etc. Mais sur le quotidien, et surtout sur la manière dont on parle des femmes, qui, quoi qu’il advienne, devraient se sentir flattées qu’on apprécie leur beauté ! » Anne Sylvestre est têtue.

  • Merci maman de m’avoir fait écouter certaines chansons qui m’ont marqué, les après-midi de grisaille à l’approche de noël, et qui me donnent à mon tour envie d’en écouter avec mes enfants, pépère, le samedi après-midi, loin des mauvaises ondes de noël et de me dire que si le tag #noel_moins_neuneu peut parler à d’autres, ce sera toujours ça :-)

    http://www.deezer.com/track/228791

    Les indiens de noël
    by Anne Sylvestre - Fabulettes

    {Entièrement parlé :}
    C´est une petite histoire de rien du tout

    Ça s´est passé dans un ensemble de grandes maisons, avec une sorte de jardin au milieu. On avait même le droit de marcher sur la pelouse, enfin, quelquefois !

    Les enfants, toute une bande de filles et de garçons, attendaient impatiemment Noël.
    Noël, c´est le moment où on peut demander des choses un peu extraordinaires, un peu folles, ou tout simplement des choses dont on a très envie, et quelquefois on les reçoit. Sinon, on les redemande l´année suivante, si on n´a pas changé d´avis entre temps
    En général, on est très content des cadeaux qu´on a eus

    Pourtant, dans cette bande, tous les ans, tous les enfants avaient l´habitude de demander la même chose : une panoplie d´indien
    Avec des plumes grandes comme ça, des franges, une hache de guerre, une tente, enfin tout le nécessaire, quoi

    Et alors là, le jour de Noël, il se passait quelque chose de bizarre : en déballant leurs paquets, tous les garçons trouvaient la panoplie d´indien dont ils avaient rêvé, mais les filles, elles, recevaient une panoplie d´infirmière, de ménagère, de majorette ! N´importe quoi !

    Tout le monde disait merci, bien sûr, on ne gâchait pas le plaisir des parents, mais quand les enfants se retrouvaient pour jouer dehors, ça posait des problèmes
    Ça n´allait pas du tout ensemble !
    Bien sûr les indiens se battaient en poussant des cris horribles ! Alors les infirmières, à la rigueur, pouvaient servir un peu
    Mais le mercurochrome passait tout entier dans les peintures de guerre, et le sparadrap servait à recoller les plumes
    Les ménagères, elles, devaient balayer les tentes, pas très amusant, et puis leurs casseroles n´étaient pas assez indiennes, ça n´allait pas du tout !
    Quant aux majorettes, elles se retrouvaient à tous les coups au poteau de torture, et on ne peut pas dire que c´était vraiment drôle !

    Ça dura plusieurs années, puis finalement les filles en eurent vraiment, vraiment assez !
    Pendant tout le mois de novembre, voyant que le moment approchait, elles cherchèrent des solutions
    On ne pouvait pas passer un Noël de plus comme ça, à se faire ridiculiser par les indiens !

    Un beau jour enfin, Agnès, celle qui avait toujours de bonnes idées, descendit l´escalier de l´immeuble à toute vitesse en criant :
    – Ça y est j´ai trouvé ! À quatre heures et demie, les filles, on se retrouve et je vous explique !

    En sortant de l´école elles allèrent toutes ensemble trouver le marchand de jouets
    Après avoir longtemps discuté, après s´être fait expliquer toute l´histoire, le marchand dit :
    – Bon d´accord ! Si vous êtes sûres que ça marchera

    Et quand les parents vinrent acheter les cadeaux, toutes les panoplies de majorettes, d´infirmières, de ménagères avaient disparu
    Il n´y avait que des plumes !
    – Catastrophe ! Que va-t-on donner à nos filles ?

    – Mais regardez dit le marchand, il y a des panoplies d´indiennes, (en réalité, c´étaient exactement les mêmes ! Il avait juste rajouté au feutre, un N et un E après “indien”, et on lisait “indienne”. Il y avait les mêmes plumes et la hache de guerre, tout !)
    – Ah bon ! dirent les parents, puisqu´il n´y a rien d´autre

    Et le jour de Noël, tu aurais vu ça ! Ce que les filles étaient contentes ! Et la tête des garçons ! C´est qu´ils ont eu un peu peur, tout de même !
    Ils se sont dit : Oh ! Oh ! C´est pas juste, c´est nos plumes ! -ils avaient tellement l´habitude, tu comprends ?-
    – Et pourquoi on n´en aurait pas des plumes, hein ? On court bien aussi vite que vous, et pour ce qui est de pleurer, les copains, ça vous arrive autant qu´à nous !

    Et quand tout le monde dégringola les escaliers avec ses plumes, tu aurais entendu ces hurlements sauvages !
    Et tu ne sais pas ? Finalement, les garçons ont trouvé qu´ils s´amusaient bien mieux comme ça, sans blague !

    #anne_sylvestre
    #cadeaux
    #sexisme