#annie_lacroix-riz

  • Pétain, la vie d’un salaud et la persistance des ordures. Jacques-Marie Bourget - 10 Novembre 2018 - Le blog de Jacques-Marie Bourget
    https://blogs.mediapart.fr/jacques-marie-bourget/blog/101118/petain-la-vie-dun-salaud-et-la-persistance-des-ordures
    et https://www.legrandsoir.info/petain-la-vie-d-un-salaud-la-persistance-des-ordures.html

    Pétain grand chef de guerre à Verdun : faux. Pétain complotant contre la République dès 1935 : vrai. Pétain complice des banques des financiers, des industriels pour que nous ayons Hitler plutôt sue le Front Populaire : vrai. C’est vrai que ça méritait un éloge.

    J’aime beaucoup le Président Macron. Dans cette période où l’on doit chaque soir passer la balayette sous son lit afin de débusquer le terroriste qui doit s’y cacher, avec lui on rigole. Macron c’est, recyclé, le vieux slogan publicitaire d’un grand magasin : « A tout instant il se passe quelque chose aux Galeries Lafayette ». Cette fois le Président a décidé de nous distraire avec Pétain. C’est inattendu, ça fait vieux monde... Mais tant pis. Après avoir fait la guerre aux Russes – par son émanation de RT France – il était logique qu’il louât le Maréchal ; que revoilà.


    Pour être juste, car le temps est au certifié, à l’exact, au vérifié, à l’équitable, remarquons que ce malheureux Macron est mal entouré. Autour de lui s’ébat une nuée de jeunes gens qui ne l’aident guère. Paresseux ? Non. Mais le hasard fait que tous ces biens diplômés n’avaient qu’un seul livre d’histoire, et qu’ils ont fini de le colorier. Benalla aurait pu être un rempart en rendant, par l’écran de ses larges épaules, le discours pétainiste inaudible. Mais Benalla, « l’épaule droite », nous manque, j’espère que les prud’hommes vont le réintégrer.

    Personne, au Palais, aucun vieux bouc intello, mariné dans le jus des archives, pour indiquer au Président l’emplacement des champs de mines. Et l’histoire de Pétain, son action, sa philosophie sont du TNT. Une bombe à retardement qu’il ne faut pas toucher, pas plus que le sarcophage de Tchernobyl. Réactiver le Maréchal ça pue, ça déchire, ça blesse, ça injurie, ça offense, ça ment, ça met plus de boue qu’une crue de l’Aude. En plus on se demande quelle raison peut-il y avoir de parler de ce sycophante ? Pourtant, sur le ton de l’ancien bon élève de troisième, certains prétendent : « Mais il y a deux bouts au cadavre. Le très au poil des poilus, puis l’horreur de Montoire et des lois anti juives ». Eh non. Le Pétain c’est comme le merlu oublié l’avant-veille sur la table : tout est à jeter. Et que le président de l’Assemblée se nomme Ferrand n’est pas un argument ultime pour louer le Maréchal.

    Il y a des lustres – et même des lampadaires, mon merveilleux ami Alain Riou journaliste à l’ancienne – c’est-à-dire ultramoderne – m’avait prêté un livre (qui m’a été ensuite volé) : « L’affaire Pétain », signé Cassius (j’ai appris plus tard que c’était là le pseudo du grand chercheur Henri Guillemin). Ce bouquin avait été publié en Suisse juste après la guerre. C’est dans ses pages que j’ai découvert l’envers d’une histoire qui n’était donc qu’un décor, du Potemkine. Celle qui a conduit la France à la catastrophe de 1940.

    La véritable histoire, celle qui n’a pas été écrite à l’encre d’Epinal, nous dit que la défaite est le résultat d’un lent complot. Son ordre de mission, secret, s’inscrivait dans les petits papiers du Comité des Forges et ceux de son outil armé, la Cagoule : « Mieux vaut Hitler que le Front populaire ». Pétain, dans ce putsch, devait être notre Hitler, notre Mussolini, notre Franco français. Le guide gaulois au sein de l’Europe nouvelle. Etonnant pour un petit pépère, héros en retraite, qui, nous a-t-on claironné- n’a accepté le pouvoir qu’en faisant « don de sa personne à la France », pour nous « préserver du pire ».

    J’ai ensuite potassé L’étrange défaite de Marc Bloch, un homme qui devrait être au Panthéon. Ou plutôt non. Puisqu’on y trouve maintenant un peu n’importe qui, au gré des livres lus à Emmanuel par sa grand-mère. Bloch fut historien, militant de la paix, torturé et assassiné par la Gestapo le 16 juin 1944.

    Le fil de ce complot pétainiste est contenu dans l’ouvrage de Bloch écrit en 1940 mais publié six années plus tard. L’intellectuel résistant a déjà percé le mystère de la défaite d’une France qui, en 1939, avait « la première armée du monde ». Et Bloch de nous expliquer avec calme comment l’élite bancaire et la haute bourgeoise ont livré le pays aux nazis : pourquoi le Maréchal était là.

    Le dernier clou dans le cercueil de cette histoire fausse comme un jeton, je l’ai planté en dévorant Le Choix de la défaite d’Annie Lacroix-Riz. Une femme à laquelle, en guise de pardon, Macron devrait envoyer une gerbe de fleurs. Les preuves sur Pétain étirant son crime sont, dans cette Bible, les notes secrètes, les rencontres cachées, les extraits de livres et de journaux, les télégrammes, les arrêtés et lois scélérats. En lisant Lacroix-Riz, en devenant intime avec les bourreaux, on éprouve la honte rétroactive du complice. On devient le secrétaire, le greffier du complot de Laval et Pétain. Puisque ces deux-là ne se sont pas découverts en 1940, puisqu’ils ont préparé leur coup de l’Etat Français bien avant la débâcle. Ainsi c’est un comploteur factieux, un assassin de la République qui a pris le pouvoir. Pas du tout un maréchal gâteux, à moustaches, qui aimait les fleurs les chiens et prendre les petites filles sur ses genoux.

    Maintenant, tordons le bâton de ce Pétain « héros de Verdun », qui a fait image d’Epinal dans la pensée du Président. En 1940, alors ministre des Colonies, Georges Mandel écrit : « C’est une erreur que de nommer Pétain au cabinet. Il était défaitiste durant la guerre. Je crois que nous allons vers un armistice. Sa présence en est une preuve ». Tiens, ça coûte pas cher et ça peut éviter des grosses bêtises, abonnons l’Elysée à la revue Historia. Elle n’est pas de niveau universitaire mais écrit souvent juste. L’an dernier le magazine historique publie, sous la signature de Jean-Yves Le Naour, docteur en histoire, un article très clair intitulé : « Pétain l’imposture de Verdun ». Voilà. Au printemps, au moment de préparer les cérémonies de novembre, il suffisait de demander à Benalla (qui était encore au staff) de traverser la rue et de se procurer Historia. Pardon, cher docteur Le Naour, si je cite votre texte à la hache, il s’agit donc de Verdun en1916 :

    « ...la situation qui se rétablit in extremis le 26 février ne doit rien à sa présence ni à ses ordres, mais au sacrifice des poilus, d’une part, et aux instructions du général de Castelnau... il multiplie les ordres : il y fait avancer le 20e corps, arrivé en renfort... le 26 février, l’offensive allemande est enrayée. Sans cette intervention énergique de Castelnau, la chute de la rive droite de la Meuse ...était inéluctable.

    La vérité...Pétain attrape mal et se réveille le 26 avec une toux vive, une pneumonie pour les uns, une bronchite pour d’autres. Quoi qu’il en soit, il est contraint de garder le lit... On est, en tout cas, très loin de la légende de l’homme qui, par son seul charisme, redonne confiance à la troupe.

    S’il est flatté par la presse, qui lui tresse des lauriers de papier, la raison est purement politique.

    Les politiques, exaspérés par Joffre, en ont assez du « grand-père » et rêvent de s’en débarrasser...Le rapport avec Pétain ? En autorisant les éloges sur le général chargé de la défense de Verdun, le gouvernement est tout simplement en train de préparer un successeur à Joffre... Le portrait de Pétain paraît en couleurs dans L’Illustration, puis en noir et blanc dans Le Miroir. Il s’attache en même temps les services des écrivains Henry Bordeaux et Louis Madeleine, ce qui démontre un sens aigu de la publicité. Passé du grade de colonel à celui de général d’armée en seulement deux ans, Pétain se sent pousser des ailes... La gloire de Pétain, qui apparaît en mars 1916, alors que la situation est toujours précaire, est donc une gloire fabriquée ».

    Bon, c’est quand même un historien, un chercheur, docteur des Universités, qui écrit ça. Et grand merci à lui. Même si c’est moins bien qu’Éric Zemmour, notre Michelet de BFM University. Je n’ai pas évoqué le sort immonde des « mutins », ces révoltés que Pétain a fait fusiller à la chaîne, pour l’exemple. On ne fait pas Verdun sans aller à rebrousse poilus.

    En 1925 ce héros au sourire si doux s’ennuie, et le Chemin des Dames épuise ses nuits. Pour mettre une claque à Lyautey, qui patine au nord du Maroc dans la guerre du Rif, on nomme Pétain à sa place. L’idole accepte, ce qui entraine la démission de son aide de camp, le colonel De Gaulle. Le Rif et ses bougnoules sont un double bonheur pour le Maréchal. La mano en la mano avec son compère fasciste, l’espagnol Antonio Primo de Ribera qui participe au carnage maghrébin pour le compte de Franco, Pétain et son frère d’armes utilisent des armes chimiques. En 1926 les pauvres rifains sont anéantis, Pétain a enfin gagné une guerre. « Chimie, vous avez dit chimie ? », heureusement que Macron n’a jamais appris ça... Il aurait été foutu de donner l’ordre à nos frégates d’aller, à l’Ile d’Yeu, bombarder la tombe du Maréchal.
Eloigné du rififi, le héros s’ennuie. Ses collègues maréchaux qui voient autour d’eux monter en pouvoir trop de rastaquouères plutôt rouges, proposent à Pétain de s’allier dans un projet de putsch. Peu soucieux de mettre son statut et sa statue en danger, il fait le sourd, ce qui est de son âge. Bénéfice, il apparait aux hommes politiques comme un « républicain ». Si bien qu’en 1934 il est adoubé dans le gouvernement Doumergue comme ministre de la Guerre. A partir de cet instant il prépare la victoire de l’Allemagne. Il réduit d’un tiers les crédits alloués à la Défense, refuse la solution d’armée blindée proposée par De Gaulle. Ce choix est politiquement trop dangereux car il implique le recrutement de 40 000 mécaniciens a priori catalogués comme de la graine « rouge ». Après l’assassinat de Louis Barthou, qui prêche la nécessité vitale de signer une alliance avec l’URSS, c’est Pétain qui impose son compère Laval. Alors, le Maréchal n’a plus aucun ennemi. Ni à droite ni à l’extrême droite. Il a aussi appui de ses amis synarques et son Laval en Sancho Pança : la fusée de l’Etat Français est sur sa rampe. Face à ces perspectives heureuses le patronat offre au Maréchal une très jolie villa à Villeneuve Loubet.

    Les émeutes fascistes de 1934 ont, dans leur musette, le bâton de ce maréchal déjà prêt à l’offrande de lui-même. Ça ne marche pas et, retour du maudit bâton, voilà le Front populaire avec ses rouges de rouge et le « juif » Blum au gouvernement. Désormais militer aux côtés des nazis, des fascistes, c’est sauver la France de sa racaille cosmopolite. Lors de son court passage comme ambassadeur de France à Madrid, Pétain a toutes les facilités pour pactiser avec les nazis, qui sont là, et les sbires de Mussolini qui sont là aussi. Dans les journaux, le Maréchal continue sa péroraison entamée en 1936 « La France est un bateau sans gouvernail ni pilote ». Il avance, lui et ses sponsors, les banques, les « 200 familles », ceux que l’existence de l’impôt indigne.

    Le reste ? C’est un tout plus connu. En juin 1940 le croupion d’un Parlement de lâches vote les pleins pouvoirs à Pétain. La milice, les rafles, les tortures, les tueries, la trahison, l’indignité forment un quotidien qui est son essence et son existence. Entre deux siestes, il rectifie de sa petite main blanche le projet de « Statut des juifs ». Qu’il rature afin de rendre encore plus grand le crime. Le 24 octobre 1940, à Montoire, en serrant la main d’Hitler il signe le pacte de leur association de criminels.

    En résumé, voilà le monument inhumain, l’homme sans qualités qu’Emmanuel Macron a célébré lors des hommages de Verdun. C’est une faute d’attention. Et un bégaiement : François Mitterrand s’est fait décorer de la Francique par Pétain, et par inadvertance.

    Jacques-Marie BOURGET

    #petain #manu #emmanuel_macron #sycophante #Henri_Guillemin #europe #hitler #mussolini #franco #Marc_Bloch #élites #annie_lacroix-riz #laval #verdun #imposture général_de_Castelnau #Joffre #Front_populaire #Parlement #juifs #françois_mitterrand



  • agone
    https://agone.org/elements/lesintellectuelscontrelagauche/index.html

    #Michael_Christofferson

    Les Intellectuels contre la gauche

    L’idéologie antitotalitaire en France (1968-1981)

    Titre original : French intellectuals against the Left. The Antitotalitarian Moment of 1970s (Berghahn Books, 2004)
    Traduit de l’anglais par André Merlot
    Préface de Philippe Olivera

    Deuxième édition revue & augmentée
    Parution : 13/01/2014

    Au cours des années 1970, une vigoureuse offensive contre le “totalitarisme de gauche” ébranla la vie politique française. Dans leurs livres, leurs articles et à la télévision, les #intellectuels “antitotalitaires” dénonçaient, sur un ton dramatique, une filiation entre les conceptions #marxistes et révolutionnaires et le totalitarisme. Issus eux-mêmes de la gauche et ne craignant qu’une faible opposition de ce côté-là, ces intellectuels ont réussi à marginaliser la pensée marxiste et à saper la légitimité de la tradition révolutionnaire, ouvrant ainsi la voie aux solutions politiques modérées, libérales et postmodernes qui allaient dominer les décennies suivantes. Capitale de la #gauche européenne après 1945, Paris devenait la “capitale de la réaction européenne”.

    #livre à lire...


  • Tiens, Annie Lacroix-Riz aussi. Après avoir découvert qu’un participant au réseau Voltaire était apprécié ici au point que sous couvert de bd, de spip ou que sais-je, cette participation soit passé sous silence (parce qu’on « connait sa situation »...), je découvre qu’il y a des seenthisiens qui « aiment bien » (sic) Annie Lacroix-Riz. Décidément le complotisme bénéficie ici d’une étonnante indulgence. Sauf qu’il n’est nul besoin des théorie de ALR pour savoir que dès 1933 une bonne part de la classe dominante française préférait Hitler à quoi que ce soit de populaire, et pas non plus besoin des livres de ALR pour comprendre la défaite française face à l’Allemagne nazie.
    La notice wikipedia est certes orientée (le fils de Louis Renault fait de l’histoire y ais-je appris...), mais elle donne des infos sur le personnage, et renvoie à des avis d’historiens.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Annie_Lacroix-Riz

    Annie Lacroix-Riz à la conférence Axis for Peace 2005 organisée par le Réseau Voltaire (leurs réus ont l’air bien moins suivies que leurs articles) :


    Les pages qui suivent comportent plusieurs réfutations factuelles décisives des assertions d’ARL. Elles soulignent une absence totale de critique des sources sur lesquelles elle se fonde (extrême droite et police) pour étayer sa thèse.

    Lecture critique du Choix de la Défaite, d’Annie Lacroix-Riz.
    https://forum.hardware.fr/hfr/Discussions/Arts-Lecture/lecture-critique-lacroix-sujet_97717_1.htm

    #anticapitalisme_acéphale => #complotisme
    #stalino_nationalisme #falsification #histoire_tronquée #vision_policière_de_l'histoire #Annie_Lacroix-Riz #çarenifle

    • Ta façon de faire fait limite intimidation, style sites sur le confusionnisme. Si tu veux apporter des précisions sur le pedigree de quelqu’un cité ici, libre à toi. Libre aux autres de ne donner que les détails connexes qui semblent pertinents au sujet ou à l’oeuvre traitée

    • Merci de résumer à une question de "pédigrée", @nicolasm mais il est plus essentiellement question d’une escroquerie intellectuelle au service de positions politiques parfaitement contradictoires avec toute visée émancipatrice. Désolé de te le dire mais tu noies le poisson en parlant du « connexe ». Ci-dessus, il est très directement question d’un livre à succès (publié plusieurs fois par Armand Colin), Le Choix de la Défaite et des incohérences radicales qu’il contient et qui jugent son auteur tout autant qu’elles hypothèquent l’intelligence de l’histoire et des rapports sociaux.
      En tant que "commissaire politique" (merci @unagi pour le nom d’oiseau, BHL aurait pas mieux dit), l’examen des arguments et positions de cette prof aux thèses en vogue dans une gauche décomposée ( et débile au point de gober l’appât de supposées critique du capitalisme, on peut multiplier les exemples, plus ou moins nocifs, il y a 10 ans, certains « aimaient bien » Onffray) me paraît nécessaire.
      Rassurez vous, à supposer que j’en ai le goût, je n’ai et n’aurait pas le pouvoir d’envoyer ARL au goulag ou de décider de son interdiction professionnelle.
      En revanche, que l’on puisse prendre une seconde au sérieux une ARL pour qui les massacres de Katyn ont été commis par les nazis, Milosevic fut un dirigeant émérite et la grande Serbie un objectif politique légitime, le CNR un modèle d’union nationale à prolonger en toutes circonstances (comme c’est historien…), les chevenementistes, Asselineau, Cheminade et le RV des interlocuteurs de premier plan et les aveux des accusés des procès de Moscou quant à leur participation à un "complot hitléro-trostskistes", une preuve de l’existence de celui-ci est proprement ahurissant. Et si les éléments que je propose ci dessus ne sont finalement d’aucune utilité, il faudra bien que je m’en accommode.

      Il m’est arrivé de poster ici en en sachant pas assez sur ce que je postais, puis, grâce à d’autres intervenants, d’en apprendre ensuite assez pour savoir que mes sources étaient insuffisantes, voire saumâtres. Pourtant, l’échange et la collaboration, la confrontation depuis des matériaux - sans exiger d’accord politique strict ou de style homogène- comme support d’une intelligence collective ne garanti en rien la qualité des positions, analyse et infos présentes ici. Il y a non seulement du très faible mais aussi du nocif qui a droit de cité de façon acritique (cf. ARL). Ne serait-ce que l’omerta sur l’activité dans le RV d’un intervenant sur seenthis a montré que j’ai surestimé ce réseau social, trop voulu croire sans doute trouver sur le net un espace libre, commun.

      Comme disait Hérodote, l’indifférence est le poids mort de l’histoire. On me fera pas gober des analyses staliniennes, ni même tolérer leur présence en silence.

      #confusion

    • Ah mais je ne sais toujours pas pourquoi la participation de RM au RV est passée sous silence ici
      https://seenthis.net/messages/655358
      ayant du chercher, mes questions restant sans réponse si ce n’est un « on connait sa situation », j’ai vu que RM est aussi contributeur spip alors que je suis malheureusement réduit aux conjectures sur les raisons de ce silence. J’aurais préféré apprendre que RM s’était clairement dissocié du RV et n’y participais plus, ce happy end n’a pas eu lieu.

    • Merci pour ces infos @colporteur perso je ne connais pas le réseau voltaire et c’est l’intérêt de seenthis de permettre l’accès à des infos comme celles que tu met ici. Ca serais plus juste que tu le fasse sans accusé tout seenthis de complotisme ou complaisance avec l’extrême droite.
      L’extrème droite utilise certaines idées qui sont venues de la gauche (c’est a mon avis les seuls « idées » dont illes sont capables).
      Pour le féminisme que je connais mieux, il m’arrive souvent de faire cette veille sur le site matricien.org que beaucoup de gens, y compris féministes convaincus utilisent sans savoir que cette source est masculiniste. A part quant la personne est clairement masculiniste (et là je mâche pas mes mots), je part du principe que cette source est utilisé par ignorance et je fournis l’info. Sachant cela libre à chacun·e de laisser cette source, la retiré, chercher une autre source, ne rien faire (j’ai deja signalé l’info c’est ca qui est important).

    • Merci @parpaing, je me sens moins seul :)
      @mad_meg, content aussi que les petites fouilles sur le RV puisse t’être de quelque utilité...
      Je me demande combien d’abonnés et lesquels distillent du bullshit conspi, et à quel point c’est volontaire mais je n’accuse « tout seenthis » de rien. J’ai pointé des difficultés quant à des éléments référencés ici (qu’en est-il de Raphael Meyssan ? en quoi le RV et Annie Riz-Lacroix ne sont pas fiables mais nuisibles à la réflexion) et dit que trouver de telles références présentées ici sans critique diminuait ma confiance dans le fonctionnement de seenthis. La coopération collective, le croisement des sources et avis sont bien moins efficaces qu’imaginé et escompté par moi. Sans doute ais-je pour partie rêvé seenthis comme un espace exempt de diverses turpitudes, je me suis gouré.
      Lacroix Riz, par exemple est citée ici depuis longtemps et je n’ai rien vu qui mette en cause ses assertions. Je n’ai ni le goût ni le temps de jouer les accusateurs mais en revanche j’ai besoin d’un minimum de fiabilité des sources, des positions et je n’oublie pas que les états et les dominants n’ont pas le monopole de l’intox, des théories captieuses et mensongères (ce qu’a trop bien montré par le passé le succès des thèses négationnistes à propos de l’extermination des juifs par les nazis).

    • La perfection n’existe pas, je voie pas pourquoi seenthis devrait etre parfait, pure, immaculé, irréprochable, infallible... alors que le concept meme d’infallibilité est impossible.
      Si tu diminue ta confiance en seenthis c’est très bien. Il y a pas à avoir de confiance aveugle en qui ou quoique ce soit.