• Rap et conspirationnisme
    https://lundi.am/Rap-et-conspirationnisme

    Avant de risquer une interprétation divergente de la place du discours de la conspiration dans le rap francophone, disons quelques mots de la façon dont les progressistes le traitent le plus souvent. La gauche n’aborde la question du complotisme qu’en vue de sa rectification. Quel que soit son contexte, le discours du complot est envisagé comme une suite d’énoncés faux, auxquels il convient d’abord d’opposer, puis de substituer, un raisonnement vrai. En ce domaine, notre réflexe philosophique est zététique ; nous nous métamorphosons naturellement en correcteurs dès que l’opportunité se présente. [...]

    Malgré ses limites et ses ridiculités, ce rationalisme exalté est loin d’être sans vertus. Seulement, il est souvent accompagné d’attitudes et de représentations sans rapport avec une quête désintéressée de la connaissance. Il peut permettre de disqualifier à peu de frais une vision du monde concurrente en la décrivant comme un archaïsme, un vestige superstitieux. C’est l’attitude ethnologique traditionnelle, qui nie la diversité humaine, élisant une histoire universelle et n’envisageant face à elle que des provinces retardataires, appauvries ou dégradées [2]. Tout énoncé dit conspirationniste serait ainsi tenu par un attardé qui n’a pas encore été visité par les lumières de la raison moderne.

    Dans le cas du rap, la traditionnelle perspective ethnologique de surplomb adopte une tournure particulière : celle du déni de toute possibilité d’imagination artistique. Les sciences sociales comme la pensée politique contemporaine sont mal équipées pour envisager ce que Caroline Déodat appelle la « subjectivité lyrique [3] » des artistes descendants d’esclaves ou de colonisés. Comme elle le montre dans son ouvrage Dans la Polyphonie d’une Ile, notre lecture de leurs œuvres évacue généralement la possibilité même de la fiction ou de l’imaginaire collectif : on suppose que ces artistes n’en sont pas vraiment, c’est-à-dire qu’ils sont bien incapables de chanter autre chose que ce qu’ils ont directement vécu ou ce dont ils ont récemment été témoins. Par conséquent, le texte de rap ne saurait être autre chose que l’expression littérale et immédiate d’opinions et d’expériences. Ils n’appellent pas l’imaginaire, mais simplement l’adhésion ou le désaccord.

    Mais, si l’on consent à tenir les rappeurs pour des artistes, non simplement les télégraphistes de leur propre vécu quotidien ou de leur état mental présent, se pose la question de leur usage lyrique et inventif des théories conspirationnistes. En effet, j’aimerais ici raisonner à partir d’une hypothèse simple : les rappeurs ne sont pas des crétins dépourvus d’intention artistique. Cette supposition, qui devrait être un seuil minimal de charité pour s’entendre à discuter de n’importe quelle œuvre, est pourtant rarement de mise au sujet du rap. Il est au contraire de routine, hors du cénacle des amateurs du genre, de postuler leur intégrale débilité.

    #rap #conspirationnisme #

    • Cependant, à la différence de ces derniers, le mythe conspirationniste a la vertu de susciter la révolte contre le pouvoir

      Cette opinion de #Norman_Ajari, allant plus dans le sens du Manifeste conspirationniste, est exactement inverse à la thèse de #Wu_Ming dans Q comme complot (le sous-titre étant explicite : "comment les fantasmes de complots défendent le système)

      Il fait d’ailleurs la quasi équation « besoin de mythe = besoin de conspirationnisme » pour les besoins de la démonstration, alors que dans Q comme complot, l’auteur revendique absolument aussi le besoin de mythes, mais pas du tout sous la forme de fantasmes de complots.

      Par ailleurs, exactement comme pour Heidegger, Picasso, Polanski (ok c’est faire beaucoup d’honneur à ces rappeurs lol), il faut juger les œuvres… en même temps que les propos personnels et la vie des artistes. Si on doit se poser la question « est-ce qu’ils sont débiles ou c’est juste des choix artistiques », il faut forcément aussi regarder ce qu’ils écrivent sur twitter, ou ce qu’ils disent en interview, etc. Et yen a quand même un paquet qui… disent mot pour mot la même chose sans aucune distance.

      Par ailleurs, ya pas que le conspirationnisme, ya plusieurs autres comportements qui « vont avec » et qui sont très liés à l’extrême droite aussi : masculinisme, anti-féminisme, anti-woke (j’entends de plus en plus ce mot dans des raps aussi, pour dire qu’on est contre), homophobe, fan de Dieudo même autant d’années plus tard et après tout ce qu’on sait (y compris le voleur, escroc, etc, même hors antisémitisme).

      Du coup est-ce qu’on peut vraiment dire qu’on est « antifasciste », et contre le RN, si on a exactement le même éthos, les mêmes ressorts, mise à part le racisme anti-arabe (ce qui est un gros morceau on est d’accord) ?

    • « Cette représentation du vampirisme est bien plus ancienne et plus subversive… » sans mentionner l’antisémitisme (la diffamation du sang), il faut le faire (exprès).

  • Les réfractaires depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie (15ème partie • juillet 2024)
    https://www.obsarm.info/spip.php?article662

    Depuis octobre 2022, Guy Dechesne recense longuement les actes de désertion, d’insoumission, de désobéissance et d’exil posés pour refuser de combattre, les actions de désobéissance civiles pour entraver la guerre et les appuis que les réfractaires reçoivent tant dans les pays concernés qu’à l’étranger dans le prolongement d’un dossier paru dans le numéro 164-165 de « Damoclès ». Cette rubrique est rédigée à partir d’un suivi méticuleux des médias. 15ème épisode, juillet 2024. Retrouvez (...) #Résistances

    / #La_deux, #Actions_contre_la_guerre, #Antimilitarisme, #Guerres

  • #Antoine_Cyvoct, premier martyr de l’anarchie
    https://www.partage-noir.fr/antoine-cyvoct-premier-martyr-de-l-anarchie

    Une décennie avant les comparses de Ravachol, avant Léauthier et Meunier, le Lyonnais Antoine Cyvoct fut envoyé au bagne à l’occasion de la première affaire retentissante de propagande par le fait en France. Sa vie est celle de son combat pour faire reconnaître son innocence. Antoine Cyvoct est inconnu des autorités avant la date du 7 août 1882, où il est désigné nouveau gérant du journal anarchiste L’Étendard révolutionnaire lors d’une réunion générale des groupes de la fédération (...) #Gavroche_n°166_-_Avril-Juin_2011

    / Antoine Cyvoct, Archives Autonomies

    #Archives_Autonomies_
    https://www.partage-noir.fr/IMG/pdf/gavroche-n166.pdf

  • Conferenza stampa all’ospedale Sant’Anna (TO) contro la “saletta” degli #antiabortisti. Il punto della situazione
    https://radioblackout.org/2024/07/conferenza-stampa-allospedale-santanna-to-contro-la-saletta-degli-ant

    Giovedì 11 luglio alle ore 12, si terrà una conferenza stampa davanti all’ospedale Sant’Anna a Torino contro la presenza degli antiabortisti nelle strutture pubbliche, organizzato dal Comitato A Difesa del Diritto alla Salute e alle Cure. Il Comitato è costituito da un coordinamento molto ampio che unisce sindacati di medici e infermieri, movimenti dei pazienti, […]

    #L'informazione_di_Blackout #crisi_sanità_pubblica
    https://cdn.radioblackout.org/wp-content/uploads/2024/07/chiararivetti.mp3

  • Lettre à ma fille racisée
    https://ricochets.cc/Lettre-a-ma-fille-racisee-7698.html

    Face à la normalisation du projet fasciste et de la possible victoire de l’extrême droite aux élections législatives, j’ai repris la plume pour écrire une lettre à ma fille que je n’ai pas encore, afin de lui expliquer et de m’excuser de la société dans laquelle je vais la faire vivre. Cet enfant, mon enfant, que je défendrai toujours face au racisme des vôtres. Marcuss - Abonné·e de Mediapart - Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus. Ma fille, il te (...) #Les_Articles

    / #Luttes_sociales, #anti-racisme_et_anti-validisme

  • Un article tardif
    Au RN, l’effacement officiel de toute « idéologie » masque mal la radicalité de ses cadres
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2024/07/04/au-rassemblement-national-l-effacement-officiel-de-toute-ideologie-masque-ma

    Les chapelles l’#extrême_droite - #catholiques_traditionalistes, #nationalistes_révolutionnaires, #identitaires, souverainistes et #nouvelle droite - restent omniprésentes dans le fonctionnement du parti.
    Par Corentin Lesueur

    Plus rien ne serait radical au Rassemblement national (#RN). Ni les dizaines de candidats aux législatives épinglés pour #racisme, #antisémitisme ou #complotisme, la plupart maintenus après leur qualification au second tour du 7 juillet – « Ne salissons pas gratuitement des candidats qui représentent le peuple de France », a balayé, lundi 1er juillet, Jordan Bardella, président du parti et aspirant premier ministre. Ni les idées véhiculées par leur programme – « Nous ne sommes pas un parti d’idéologie, mais un parti d’action », assurait-il pendant la dernière campagne européenne.

    #Préférence_nationale, discrimination des binationaux dans l’accès aux emplois publics : les engagements xénophobes des héritiers de Jean-Marie Le Pen ne seraient plus motivés par un quelconque dogme, mais par le seul « bon sens ».

    https://justpaste.it/ej8cx

    #droit_du_sang

    • Dans l’équipe de Bardella, un militant d’extrême droite surveillé par le renseignement
      https://www.liberation.fr/politique/dans-lequipe-de-bardella-un-militant-dextreme-droite-surveille-par-le-ren

      Mathieu Balavoine, dont le nom est associé aux dossiers judiciaires impliquant le groupuscule #Génération_identitaire, était présent au siège du RN lors du discours du président du parti, le soir du premier tour des législatives.

      Décidément, la vie ne leur apprend rien. Libé a pu identifier la présence de Mathieu Balavoine, un militant d’extrême droite radicale et figure normande de la mouvance identitaire, au siège du Rassemblement national lors du discours de Jordan Bardella prononcé dans la foulée de l’annonce des premiers résultats des élections législatives, dimanche 30 juin. Ce trentenaire est « suivi » par le renseignement selon nos informations et apparaît dans plusieurs affaires judiciaires pour son militantisme, parfois violent, au sein de Génération identitaire (GI). Et dimanche, il portait autour du cou un badge frappé des trois lettres « COM » (pour « communication ») prouvant son appartenance à l’équipe du président du RN. Sollicités par Libération, ni ce dernier, ni Mathieu Balavoine n’avaient réagi ce mercredi en fin d’après-midi.

      Chemise blanche et pantalon chino, petit bouc et cheveux soigneusement peignés, Mathieu Balavoine avait le parfait look passe-partout d’un communicant dimanche soir. A l’aise au milieu du parterre de journalistes, il est passé inaperçu. A 34 ans, l’homme est pourtant un vieux routier de l’activisme radical. Selon une source policière, il est par ailleurs « suivi » par les services de renseignement pour son « rôle militant important » en Normandie.

      Entraînements au combat, colloques suprémacistes et pèlerinages

      Son nom ressort en outre dans des dossiers judiciaires impliquant Génération identitaire, groupuscule dissous en mars 2021 pour son racisme et la violence de ses membres. Balavoine a même été condamné pour sa participation, en 2017, à l’attaque des locaux marseillais de l’ONG de secours aux exilés naufragés SOS Méditerranée. Il était ainsi du commando d’une vingtaine de militants poursuivis pour « violences » dans cette affaire et a été condamné, en octobre 2022, à une peine de prison avec sursis. Il a fait appel.

      Ce qui ne l’a pas empêché, par exemple, de couvrir en tant que photographe le dernier grand meeting de Marine Le Pen, dans l’entre-deux-tours de la dernière campagne présidentielle, en avril 2022. Pourtant le même, dans un reportage du Monde, fin 2019, lançait : « Le RN, c’est un peu comme la chemise à manches courtes du militantisme, c’est un peu ringard. » Quatre ans plus tôt, il s’était présenté aux cantonales de 2015 pour le parti à la flamme, qui s’appelait encore Front national. Dans le reportage du Monde, l’ami à ses côtés enchaînait en dénonçant « la colonisation inversée » de la France : « Ils [les étrangers, ndlr] ont un tel degré d’appropriation de notre pays qu’ils vont jusqu’à taguer en arabe. »

      Le RN n’apparaît surtout pas assez radical pour Balavoine. Le trentenaire évolue ainsi depuis de longues années dans les sphères groupusculaires de la marge identitaire. Depuis 2018, son appareil en bandoulière, il crapahute avec ses camarades dans les manifestations racistes parisiennes, les actions xénophobes normandes ou dans les Alpes, les entraînements au combat de groupuscules, les colloques suprémacistes, les pèlerinages traditionalistes. Il va jusqu’à Vienne ou Anvers pour photographier les défilés des camarades identitaires européens. Une activité qu’il poursuit encore : pas plus tard qu’en janvier, il était du défilé identitaire en hommage à Sainte-Geneviève que la préfecture de police a tenté d’interdire pour cause de débordements violents lors des précédentes éditions. Mais la justice avait finalement cassé un arrêté mal ficelé, permettant la tenue de l’événement.

      A l’occasion sur Radio courtoisie

      Proche du groupuscule rouennais « les Normaux », resucée de GI lancé dans la foulée de son interdiction, Mathieu Balavoine, qui évolue sous le pseudo de « Bontant », est aussi membre de l’Association de soutien aux lanceurs d’alerte. Une autre tentative de faire renaître Génération identitaire selon la justice, et montée par les cadres du groupe après la dissolution. En mars, une quinzaine d’entre eux avaient été interpellés et placés en garde à vue dans le cadre d’une enquête ouverte pour « participation au maintien ou à la reconstitution, ouverte ou déguisée, d’une association ou d’un groupement dissous ». En l’occurrence Génération identitaire.

      Œcuménique de la radicalité, Balavoine officie également à l’occasion sur Radio courtoisie, l’antenne de toutes les droites, surtout extrêmes. Et désormais donc au sein de l’équipe communication de Jordan Bardella, président du RN et candidat déclaré à Matignon si l’extrême droite et ses alliés devaient remporter le second tour des élections législatives.

      Mise à jour le 04/07/2024 à 12h01 : l’ASLA précise à Libé que Mathieu Balavoine a fait appel de sa condamnation pour violence après l’attaque des locaux de SOS Méditerranée, en première instance.

  • « L’instrumentalisation de l’#antisémitisme apparaît comme un problème », selon Ilan Pappé, chercheur israélien
    https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20240703-l-instrumentalisation-de-l-antis%C3%A9mitisme-appara%C3%AEt-comme-un-pr

    RFI : Votre livre sur le nettoyage ethnique en Palestine a été réédité en français par la Fabrique après que son éditeur d’origine, Fayard, a annulé une réimpression et l’a retiré des librairies. Quelle a été votre réaction ?

    Ilan Pappé : J’ai été surpris d’apprendre que Fayard avait décidé d’arrêter la réimpression et la distribution du livre au moment où il redevenait populaire. Ils ont utilisé des prétextes techniques… Cela est lié au changement de propriétaire chez Fayard. À mon avis, il s’agissait d’une violation flagrante de la liberté d’expression. Mais cela va au-delà de mon cas, cela a à voir avec l’époque dans laquelle nous vivons où les idéologies et les positions politiques restreignent notre liberté d’expression – surtout lorsqu’il s’agit de la Palestine.

    Le thème de l’antisémitisme figure en bonne place sur l’agenda politique de droite comme de gauche en France. Comment voyez-vous cela ?

    Je suis les débats en France, et l’instrumentalisation de l’antisémitisme apparaît comme un problème. C’est un débat superficiel. Tout cela est utilisé comme un outil politique. Par la gauche pour dissuader les gens de voter pour la droite, par la droite pour chercher un soutien islamophobe des électeurs. L’antisémitisme devient un « ballon de football » politique. C’est une diversion par rapport au traitement du vrai problème. En se concentrant sur l’antisémitisme, on évite de se demander : qu’est-ce que l’Europe aujourd’hui ? Pouvons-nous accepter positivement le type d’Europe que nous avons nous-mêmes créé parce que nous étions colonialistes ? C’est le genre de situation à laquelle on aurait pu espérer que la société française se confronte, mais ce n’est pas le cas.

    Qu’est-ce qui vous a poussé à entamer des recherches sur le sort des Palestiniens après ce qu’ils appellent la « Nakba », le déplacement massif dû à la guerre israélo-arabe de 1948 ?

    Lorsque j’ai choisi un sujet de doctorat, il m’est apparu clairement que 1948 était une année déterminante dans l’histoire de mon pays. J’ai commencé à rédiger un doctorat lorsque Israël, la Grande-Bretagne, la France, les Nations unies et les États-Unis ont déclassifié des documents de 1948 pour la première fois après 30 ans. En tant qu’historiens, nous allions être exposés pour la première fois à des documents que personne n’avait vus auparavant. Et j’étais très curieux de voir ce que les archives montreraient par rapport à ce que je connaissais déjà de mes études, de mes professeurs d’université, de ma famille, etc. Je n’avais aucune idée de ce dans quoi je m’embarquais.

    Y a-t-il eu un moment où vous avez réalisé que vous aviez trouvé quelque chose de nouveau ?

    Je me souviens avoir très tôt consulté des documents en Grande-Bretagne, et notamment les documents des archives militaires israéliennes. J’ai vu des choses qui contrastaient totalement avec ce que je savais de 1948. J’ai vu les premiers commandements distribués aux unités pré-étatiques de l’armée israélienne, les premiers ordres envoyés par un haut commandement aux unités. Et ils ont été très clairs : « Occuper le village, tuer les hommes, expulser les gens ». Et puis cela s’est répété encore et encore. Et j’ai réalisé que c’était bien plus qu’une simple discussion sur les faits de ce qui s’était passé, mais que cela sapait ma vieille foi dans le projet du sionisme dans son ensemble.

    Vous soutenez le « droit au retour » du peuple palestinien, inscrit dans les résolutions de l’ONU, mais vous rejetez en même temps la « solution à deux États » qui sous-tend également la position de l’ONU. Pourquoi ?

    Ce n’est plus une solution pratique. Il suffit de passer dix minutes en Cisjordanie pour comprendre qu’il n’y a pas de place pour un État palestinien là-bas : il y a près de 800 000 colons juifs répartis un peu partout et certaines colonies sont déjà des villes. Il est impossible qu’un gouvernement israélien ose expulser ces colons. La Palestine est un très petit pays. Le diviser est une idée colonialiste, diviser pour régner. Cela n’a rien à voir avec la paix. Et donc, sans surprise, soit cela est imposé aux Palestiniens, soit les Palestiniens le rejettent généralement. Cela ne sert à rien de continuer à exiger une solution qui va à l’encontre des besoins fondamentaux des peuples autochtones.

    En décembre, l’Afrique du Sud a assigné Israël devant la Cour internationale de Justice (CIJ) pour des actes de « génocide » à Gaza. Que pensez-vous de cette évolution ?

    Je ne m’attendais pas à ce qu’un pays du Nord le fasse. Ils n’oseraient jamais faire cela. Je pense que c’est l’héritage de Nelson Mandela qui a déclaré que l’Afrique du Sud ne serait pas libre tant que la Palestine ne le serait pas. À long terme, il s’agit d’une évolution très significative, à la fois cela et les décisions de la CPI, la Cour pénale internationale, émettant des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu [des mandats requis, et non émis, au moment de cet entretien, NDLR].

    La CIJ a déclaré que les élites politiques des pays du Nord refusent toujours de faire ce que de nombreuses personnes dans leur propre société souhaitent probablement qu’elles fassent : s’ingérer fortement à Gaza et en Palestine en général. Non pas en tant que médiateur entre les deux parties, comme le font les Américains et l’UE, mais comme l’ont fait les pays du Nord, à l’époque, dans le cas de l’Afrique du Sud de l’apartheid, par le biais de sanctions et de pressions. La CIJ envoyait un message. C’est symbolique. Ils savent qu’ils n’ont pas le pouvoir. Mais le message aujourd’hui est que la Cour est d’accord avec les sections de la société civile qui considèrent Israël comme un État d’apartheid, qui doit être traité comme un État voyou et paria.

  • Berliner Straßenumbenennung: Weg mit den kolonialen Spuren
    https://taz.de/Berliner-Strassenumbenennung/!5980172


    König Jean-Yves Eboumbou Douala Bell aus Kamerun und Ehefrau bei der feierlichen Umbenennung des „Nachtigalplatzes“ vor einem Jahr Foto: Stefan Boness

    Wo ein Wille Zeitgeist ist, ist auch ein Weg ohne Argument. Tja. Dem Nawi isses egal, und das Gummitier kann nichts dafür.

    19.12.2023 von Ulrike Wagener - taz-Serie „Was macht eigentlich …“: In Berlin sollen Straßen mit antisemitischen, rassistischen oder kolonialen Bezügen umbenannt werden.

    BERLIN taz | Die kalte Wintersonne scheint auf die roten Farb­reste auf dem Straßenschild, Überbleibsel einer symbolischen Umbenennung. Auf Googlemaps ist die Petersallee im Wedding schon umbenannt – zumindest teilweise: Jeweils ein Straßenabschnitt heißt hier Anna-Mugunda- und Maji-Maji-Allee. Über einen dritten Abschnitt muss noch gerichtlich entschieden werden, ein Antrag auf Zulassung der Berufung dagegen ist noch anhängig. Das ist auch der Grund, warum die Realität im Afrikanischen Viertel auch fünf Jahre, nachdem der Kulturausschuss der Bezirksverordnetenversammlung sich auf eine Umbenennung der Straße verständigt hat, noch anders aussieht: Noch immer steht Petersallee auf den Schildern.

    Tahir Della ist Vorstandsvorsitzender von Decolonize Berlin und schaut auf das Straßenschild, auf dem der Name des Mannes prangt, der als Begründer der Kolonie „Deutsch-Ostafrika“ gilt: Carl Peters. „Aus pragmatischen Gründen wartet das Bezirksamt mit der Umbenennung der gesamten Straße, bis das Gericht über die Klage entschieden hat“, erklärt er. Das Berliner Straßengesetz erlaubt Umbenennungen von Straßen, die nach Wegbereitern des NS-Regimes, der DDR oder von Kolonialismus und Sklaverei benannt sind oder nach in diesem Zusammenhang stehenden Orten, Symbolen oder Begriffen.

    Für Della ist diese Praxis Teil der Dekolonisierung. Decolonize Berlin entwickelt daher ein gesamtstädtisches Aufarbeitungs- und Erinnerungskonzept zur Geschichte und zu den Folgen des Kolonialismus in Berlin. Ob sich in diesem Bereich mit der neuen Landesregierung etwas geändert hat? „Das wird sich noch zeigen, insbesondere daran, wie sich die finanzielle Unterfütterung gestaltet“, sagt Della. Er fordert die politischen Verantwortlichen auf, das Thema ernst zu nehmen, das sei nichts, was man schnell abhaken kann.

    Für Kultursenator Joe Chiallo (CDU) ist die Sache klar: „Wenn wir uns mit dem Thema der Kolonialgeschichte auseinandersetzen, muss dies immer im Dialog mit Nachfahren der Opfer der Kolonialherrschaft, der Zivilgesellschaft und den politischen Akteuren vor Ort geschehen“, sagt er zur taz. Umbenennungen von Straßen hält er aber nicht pauschal für das Mittel der Wahl. Zwar gebe es Fälle, „wo der Namensgeber dermaßen belastet ist“, dass es gar nicht anders gehe als mit einer Umbenennung, wie etwa bei der Petersallee. „In anderen Fällen mag eine Markierung im Stadtraum besser sein, die eine Kontextualisierung herstellt, aufklärt, vermittelt. Beispiel: Die Mohrenstraße – das ist für mich eine ‚Erinnerungsstraße‘“, sagt Chiallo. Damit vertritt er eine andere Meinung als das zuständige Bezirksamt.
    Das Afrikanische Viertel

    In Berlin wird über die Umbenennung von Straßen mit kolonial-rassistischen Bezügen schon seit langem hitzig gestritten. Dekoloniale und antirassistische Gruppen setzen sich seit rund 40 Jahren für eine Umbenennung von Straßen im Afrikanischen Viertel ein. 2018 dann wurden vier neue Straßennamen beschlossen. Doch seitens der An­woh­ne­r*in­nen gab es Proteste, 200 Gewerbetreibende legten Widerspruch dagegen ein.

    Vor rund einem Jahr dann wurden zwei Straßen feierlich umbenannt. Statt der Männer, die im 19. Jahrhundert mit Gewalt und Betrug deutsche Kolonien im heutigen Namibia (Adolf Lüderitz) sowie Kamerun und Togo (Gustav Nachtigal) „gründeten“, erinnern die Straßen heute an Cornelius Fredericks und Rudolf Duala Manga Bell. Fredericks war im militärischen Widerstand gegen die deutsche Kolonialherrschaft in „Deutsch-Südwestafrika“ aktiv und wurde während des Genozids in einem Konzentrationslager nahe der Stadt Lüderitz – die immer noch so heißt – ermordet. König Rudolf Duala Manga Bell aus dem heutigen Kamerun hatte Petitionen gegen die Vertreibung der Duala geschrieben und wurde 1914 von den Deutschen gehängt.

    Die Petersallee wurde 1986 zwar „umgewidmet“, trotzdem verbinden die wenigsten mit ihr den Berliner Stadtrat Hans Peters (CDU). Zumal die Umwidmung nie rechtskräftig geworden ist. Der ursprüngliche Namensgeber Carl Peters hatte die deutsche Kolonisierung von Ostafrika, heute Tansania (ohne Sansibar), Burundi und Ruanda, gewaltsam vorangetrieben und dabei zahlreiche Menschen ermorden lassen.

    Wann die Umbenennung in Anna Mugunda, die in Namibia gegen die Apartheid kämpfte und Maji-Maji (Swahili für Wasser), dem Schlachtruf, nach dem die Widerstandsbewegung gegen den Kolonialismus in Tansania benannt ist, umgesetzt werden kann, ist noch unklar. Laut dem Oberverwaltungsgericht Berlin-Brandenburg sei derzeit nicht absehbar, wann über diesen Antrag entschieden wird.

    „Häufig werden diese Straßenumbenennungen als Maßnahme betrachtet, sich einer Geschichte zu entledigen. Doch das kann nur ein Startpunkt sein, um sich als Zivilgesellschaft mit den kolonialen Prägungen der Stadt zu beschäftigen“, sagt Tahir Della von Decolonize Berlin der taz. Die Umbenennungen sollten einen Perspektivwechsel einleiten, der nicht die kolonialen Verbrecher ehre, sondern jene, die sich schon damals gegen Unterdrückung und Rassismus stellten. „Seitens der Menschen, die die alten Straßennamen behalten wollen, wird immer versucht zu relativieren. Ein Gustav Nachtigal wird dann als harmloser Afrikaforscher bezeichnet, statt als Wegbereiter des Kolonialismus“, kritisiert Della.
    Der Nettelbeckplatz

    Dies lässt sich auch an anderer Stelle beobachten. Rund vier Kilometer entfernt vom Afrikanischen Viertel liegt der Nettelbeckplatz. Joachim Christian Nettelbeck war im 18. Jahrhundert als junger Seemann aktiv am Versklavungshandel beteiligt und betrieb Koloniallobbyismus. Nach dem Berliner Straßengesetz ein klarer Fall. Doch unter den Vorschlägen für Straßennamen findet sich online mehrfach der alte Name wieder. Die Begründung: Nettelbeck habe sich später vom Sklavenhandel distanziert. Dabei hatte er lediglich geschrieben, dass er selbst keine Grausamkeiten verübt hätte. Und: „Vor 50 Jahren war und galt dieser böse Menschenhandel als ein Gewerbe wie andere.“

    Auch hier verzögert sich zurzeit das Umbenennungsverfahren. Laut Bezirksamt Mitte liegt das an der aktuell verhängten Haushaltssperre. Eigentlich soll ein Gremium aus den eingegangenen Vorschlägen drei Namen auswählen und dem Ausschuss für Weiterbildung und Kultur der Bezirksverordnetenversammlung vorschlagen, der dann einen neuen Namen beschließen kann. „Voraussichtlich kann das Gremium zu Beginn des kommenden Jahres tagen“, so ein Sprecher zur taz. Dieses Gremium wähle dann aus den eingegangenen Vorschlägen drei Namen aus und schlage sie dem Ausschuss für Weiterbildung und Kultur der Bezirksverordnetenversammlung vor, dieser könne dann einen Beschluss vornehmen. Da der Platz keine Adresse ist, ist ein Widerspruch oder eine Klage in diesem Fall unzulässig. Dazu sind nur An­woh­ne­r*in­nen berechtigt.
    Die M*Stra­ße

    Auch die 2021 beschlossene Umbenennung der Mohrenstraße in Mitte konnte noch nicht umgesetzt werden. Zwar hatte das Verwaltungsgericht im Juli die Klagen von Anwohnern abgewiesen. Nun ist – wie bei der Petersallee – ein Antrag auf Zulassung der Berufung anhängig. Auch hier sei nicht absehbar, wann über den Antrag entschieden werde, heißt es vom Gericht. Die Ausgangslage ist hier eine etwas andere, weil es nicht um eine konkrete Person geht, sondern um den rassistischen Begriff Mohr, folgend mit M* abgekürzt.

    „Zahlreiche Untersuchungen, auch unseres Instituts, zeigen, dass die wahrscheinlich 1706 erfolgte Namensgebung ‚M*straße‘ in die Zeit der brandenburgisch-preußischen Kolonialunternehmungen sowie in die damit verflochtene, gewaltvolle Geschichte des Sklavenhandels zurückreicht“, heißt es in einem Offenen Brief der Nachbarschaftsinitiative Anton Wilhelm Amo-Straße. Die Initiative geht vom Institut für Europäische Ethnologie der Humboldt-Universität aus, das in der Straße ansässig ist. Künftig soll die Straße nach dem Schwarzen deutschen Philosophen Anton Wilhelm Amo benannt werden, der als Kind aus dem heutigen Ghana verschleppt und 1707 von der holländischen Ostindien-Kompanie dem Hof von Braunschweig-Wolfenbüttel „geschenkt“ wurde, wo er als Kammerm* dienen musste.

    Der Historiker Götz Aly bezeichnet die geplante Umbenennung als „Geschichtsfrevel“: „Straßen hat man nicht in herabsetzender Absicht benannt“, sagt er der taz. Aly hatte in der Berliner Zeitung zum Widerspruch gegen die Umbenennung aufgerufen, mehr als 1.000 gingen daraufhin beim Bezirksamt ein – davon allerdings nur 30 von Anwohner*innen. Sieben von ihnen zogen vor Gericht, der Einfachheit halber wird Alys Klage als Musterklage verwendet, die im Juli dieses Jahres abgewiesen wurde. Da die Berufung aufschiebende Wirkung hat, konnte die Straße noch nicht umbenannt werden.

    Für Tahir Della spielt die Intention der Benennung keine entscheidende Rolle. Für ihn ist vielmehr der Ist-Zustand relevant. „Und heute gilt der Begriff M* als rassistisch“, sagt er. Götz Aly hatte sich nach der Entscheidung des Verwaltungsgerichts eigentlich nicht mehr an der Debatte beteiligen wollen. Doch angesichts der Lage in Nahost hat er seine Meinung geändert: „Nach dem Angriff der Hamas auf Israel am 7. Oktober hat sich sehr deutlich herausgestellt, wie stark einzelne Decolonize-Initiativen antisemitisch unterwandert sind“, sagt er. Deshalb wolle er nun erneut an das Gericht schreiben, und fragen, ob das Bezirksamt diese Gruppierungen zu Recht als allein anzuhörende „zivilgesellschaftliche Organisationen“ eingestuft habe.

    „Der Prozess der Dekolonisierung muss zu einer gerechten und diskriminierungsfreien Gesellschaft führen“, sagt Tahir Della. Dies beinhalte auch, antisemitischem Gedankengut entschieden entgegenzutreten. „Im Übrigen stellt sich die Frage, warum ausgerechnet die Kri­ti­ke­r*in­nen der Dekolonisierung mit diesem Argument auftreten – geht es ihnen wirklich darum, dass die kolonialen Kontinuitäten bearbeitet werden oder eher darum, dass die Verhältnisse so bleiben wie sie sind?“, fragt er. Er ist überzeugt, dass die beschlossenen Umbenennungen der Straßen in Wedding stattfinden werden. Wann es soweit ist, steht jedoch auf einem anderen Blatt.

    #Berlin #Straßenumbenennung #Wedding #Antirassismus

  • Julian Assange est libre
    http://anarlivres.free.fr/pages/nouveau.html#assange2

    Le mois dernier, nous évoquions « L’affaire Assange » à travers la vidéo des Editions critiques qui relatait les quatorze années de persécution par les Etats-Unis du journaliste ayant révélé des crimes de guerre commis par l’armée en Irak et en Afghanistan. La justice américaine ayant réduit les différentes charges pesant sur lui, Julian a pu plaider-coupable de « complot pour obtenir et divulguer des informations relevant de la défense nationale ». La peine couvrant les cinq années de détention subies en quartier de haute sécurité au Royaume-Unis, le journaliste se retrouvait enfin libre. Nous ne pouvons que nous réjouir de cette fin due à la mobilisation internationale. Mais elle nous laisse un goût amer. Nous constatons une fois de plus que cette justice aux ordres, plutôt que de condamner des crimes de guerre, a préféré s’acharner sur un homme qui les dénonçait : le salissant, le persécutant, ruinant sa santé, le privant de liberté… S’il s’agissait de faire un exemple et de terroriser les possibles lanceurs d’alerte, cette justice et cet Etat ont gagné !

    #libertaire #justice #Etats-Unis #antimilitarisme #journalisme

  • Racisme et antisémitisme : les messages d’une unité de CRS sur WhatsApp révélés par le « Canard enchaîné »
    https://www.liberation.fr/societe/police-justice/racisme-et-antisemitisme-les-messages-dune-unite-de-crs-sur-whatsapp-reve

    Une enquête de l’IGPN aurait bien été ouverte. En revanche, elle ne vise pas cette boucle WhatsApp bien connue de la police des polices, mais le commandant de l’unité qui s’était senti obligé de rappeler à son escadron « les bases de la neutralité républicaine ». Il aurait été présenté dans une lettre anonyme comme un « franc-maçon influent » – ce que n’a pas pu prouver le procureur de Meaux… Le manque de considération de l’IGPN pour les faits de racisme et d’antisémitisme n’étonne pas le Canard enchaîné : « Pas question, pour la Place Beauvau, de lancer une chasse aux sorcières brunes dans des unités de force mobile qui ont sauvé la macronie au moment des manifs des gilets jaunes et se trouveront en première ligne lors des JO. » Depuis que le commandant L. a été « mis sur la touche » [évincé pour avoir tenté de rapporter à sa hiérarchie ces dérives fascistes], plusieurs plaintes auraient été déposées par des policiers antillais ou d’origine étrangère, « victimes d’un déchaînement raciste », poursuit l’hebdomadaire. Le grand gagnant dans cette affaire reste le capitaine L. B. [qui ne cachait pas sa nostalgie du IIIe Reich et son amour pour Jean-Marie Le Pen], affecté à une autre unité… et promu.

  • Rafael Shimunov sur X : https://x.com/rafaelshimunov/status/1805317652321063122

    Why does it sometimes feel like hardcore Zionists WANT to fuel antisemitism?

    Well, imagine a pharmaceutical company pumping pollution into the air, while it manufactures and sells the medicine for that pollution.

    That’s why. 🧵

    What is the goal of using our synagogues to sell occupied Palestinian land, especially in Gaza, West Bank & East Jerusalem when you can just rent a hall for your crime?

    What is the goal of the Israeli state using our religion’s symbols on flags, missiles, and fighter jets? On quadcopter drones before assassinating a vendor at his market stand with bullets to his head?

    The right wing Zionist’s goal is and always has been to FUEL antisemitism. They are driven by greed, and fascism.

    And when they manufacture fear, they recruit and maintain so called liberal Zionists. Which is why so many liberal Zionists are so confused as to why so many of their friends are luke warm, cold or even silent to them on this.

    Which then reenforces the right wing Zionist’s proposition: that every one simply hates Jews, no matter what, so you might as well join us to be safe.

    They’ve designed a self-fulfilling prophecy.

    It’s so transparent, but not to liberal Zionists. To them, the right wing are the “bad apples” of Zionism, not those who founded it.

    It’s also easy to fix.

    Liberal Zionists must learn how to inoculate themselves from misinformation, by first acknowledging the history of traumatized people being manipulated by predators, individuals or states. By any state, including Israel.

    #antisémitisme #sionisme

  • Peut-on descendre plus bas que cet éditorial du Monde au titre tout en subtilité ? (Oui on peut, mais c’est pas une excuse).

    L’antisémitisme de droite ou de gauche, un même poison
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/06/22/l-antisemitisme-de-droite-ou-de-gauche-un-meme-poison_6242485_3232.html

    Au lieu de cela, Jean-Luc Mélenchon, lui-même abonné aux sous-entendus nauséabonds et renouant avec d’anciennes dérives de gauche, tente d’exploiter la colère liée au massacre des Palestiniens de Gaza pour conquérir des électeurs issus de l’immigration.

    Depuis la dissolution, tout le commentariat énonce explicitement que le vrai scandale, ce n’est pas le massacre des Palestiniens, c’est le fait que LFI dénonce ce massacre (par antisémitisme).

  • #Antisémitisme. L’#extrême_droite blanchie par son soutien à Israël - Alain Gresh - Sarra Grira
    https://orientxxi.info/magazine/antisemitisme-l-extreme-droite-blanchie-par-son-soutien-a-israel,6952

    Pour le RN, le processus de blanchiment a commencé en 2011 : Marine Le Pen affirmait alors le soutien de son parti à Israël, tandis que Louis Aliot, son compagnon et numéro 2 de ce qui s’appelait encore le Front national, se rendait à Tel-Aviv et dans les colonies pour tenter d’y séduire l’électorat français. De quoi faire oublier l’ardoise du père et rassurer les autorités israéliennes qui, depuis plusieurs années, ne cachent pas leurs accointances avec ces sionistes antisémites, dont le populiste hongrois Victor Orban est un des chefs de file. Récemment, Israël a ouvert un dialogue avec le parti Alliance pour l’unité des Roumains, qui glorifie Ion Antonescu, le leader du pays pendant la seconde guerre mondiale. Il avait collaboré avec les #nazis et porte la responsabilité de la mort de 400 000 juifs2. De l’Autriche à la Pologne, Nétanyahou ne compte plus ses alliés d’extrême droite, néofascistes, souvent négationnistes, voire nostalgiques du IIIe Reich.

    La classe dirigeante israélienne ne fait en réalité que perpétuer ainsi une tradition qui remonte au temps des pères fondateurs du #sionisme : trouver dans les antisémites européens des alliés à leur entreprise, et qui se prolonge à la faveur de la « convergence coloniale ».

    L’universitaire israélien Benjamin Beit-Hallahmi écrivait, à propos de l’alliance entre son pays et l’Afrique du Sud de l’apartheid dans les années 1960 — 1980, dont le parti au pouvoir depuis 1948 avait eu des sympathies pour l’Allemagne nazie :

    On peut détester les juifs et aimer les Israéliens, parce que, quelque part, les Israéliens ne sont pas juifs. Les Israéliens sont des colons et des combattants, comme les Afrikaners3.

  • Beate Klarsfeld : Warum die berühmte Nazi-Jägerin aus Berlin Le Pen wählen würde
    https://www.berliner-zeitung.de/politik-gesellschaft/beate-klarsfeld-warum-die-beruehmte-nazi-jaegerin-aus-berlin-le-pen


    Die aus Berlin stammende Französin Beate Klarsfeld beschimpft während einer Bundestagssitzung am 2. April 1968 von der Zuschauertribüne im Bundestag in Bonn Bundeskanzler Kiesinger (nicht im Bild) als „Nazi“ und „Verbrecher“. Neben ihr ein Saaldiener .

    Les prises de position de Beate Klarsfeld sont typiques pour les adeptes d’un antfascisme de droite. Sans analyse des relations internationales sur fond d’une précise compréhension des relations de classe sous-jacentes on risque de tomber dans le piège du philo-semitisme primaire qui considère toute critique de l’état d’Israël comme de l’antisemitisme.

    A cause de ce malentendu systématique la militante anti-nazie allemande hautement respectée des années 1960/70 s’est muée en électrice du RN de l’héritière Le Pen. La vieille dame désormais indigne croit sincèrement que la fille Le Pen est meilleure que son papa fasciste. Quelle déception !

    Au fond les critères d’une politique humaine sont simples : il suffit de se positionner toujours du côté des plus faibles et exploités. A l’époque nazie il s’agissait évidemment des juifs d’Europe, un moment historique exceptionnel car à toutes les autres époques précédentes et postérieures la qualité de juif n’a pas eu de de signification pour l’appartenance à une classe sociale particulière.

    Un juif riche est riche comme le sont les membres de sa classe chrétiens, muselmans et athés. En privant les juifs de leurs propriété les nazis les ont transformés en membres des classes les moins priviligiées qui méritaient la solidarité des autres hommes sans privilège.

    De cette époque nous avons hérité l’assimilation des positions politiques en faveur des « juifs » avec les positions de gauche. C’est un leurre car un exploiteur, raciste ou colon meutrier l’est sans égard de sa religion, nationalité ou son passé familial. Il faudrait le rappeller aux gens bien-pensants.

    Je crains que les Klarsfeld n’en fassent plus partie de cette catégorie de citoyens depuis un bon moment. Leurs activités anti-nazies étant payées par les groupes d’intérêt sionistes ils n’ont jamais eu la moindre chance de développer une compréhension approfondie des raisons du racisme et antisemitisme exterminateur. Wes Brot ich fress’, des Lied ich sing’ . Personne n’échape au mécanisme social décrit dans le proverbe allemand sur les conséquences de la dépendance économique.

    21.6.2024 Wiebke Hollersen - Sie ohrfeigte Kanzler Kiesinger für seine Nazi-Vergangenheit, mit ihrem Mann Serge spürte sie NS-Schergen auf. Lange warnten beide vor den Rechten in Frankreich. Was hat sich verändert?

    Beate Klarsfeld schreibt auf die Anfrage zu einem Interview: Sie befürchte, verurteilt zu werden. Für die Entscheidung, die Partei von Marine Le Pen zu wählen, sollte es in Frankreich zu einer Stichwahl zwischen den Rechtspopulisten des Rassemblement National (RN) und des Linksbündnisses La France Insoumise kommen. Ihr Mann Serge hat vor einigen Tagen erklärt, das vorzuhaben. Ausgerechnet Serge Klarsfeld, der Holocaust-Überlebende, der Mann, der zusammen mit seiner Frau einige der schlimmsten Naziverbrecher aufgespürt hat, darunter Klaus Barbie, den brutalen Gestapo-Chef, den „Schlächter von Lyon“?

    Aber die Frau, die 1968 Kiesinger ohrfeigte, den CDU-Bundeskanzler mit nationalsozialistischer Vergangenheit, hat keine Angst. Sie will die Entscheidung, die ihr Mann und sie gemeinsam getroffen haben, erklären. Erst aber muss sie eine Besuchergruppe aus Australien im Büro ihrer Stiftung in Paris empfangen. Beate und Serge Klarsfeld sind 85 und 88 Jahre alt. Ihr Lebenswerk ist nicht beendet. Am Telefon spricht sie Deutsch mit französischen Einschüben, die Berlinerin lebt seit sechs Jahrzehnten in Frankreich.

    Ihr Mann Serge Klarsfeld hat mit der Erklärung für Aufsehen gesorgt, in der zweiten Runde der Wahlen für die Partei von Marine Le Pen stimmen zu wollen. Sie sind französische Staatsbürgerin, haben Sie das ebenfalls vor?

    Ja. Im ersten Wahlgang wähle ich aber natürlich die Partei von Emmanuel Macron, La Renaissance.

    Noch im Februar sagten Sie und Ihr Mann der Wochenzeitung Zeit: Sie sähen in Marine Le Pen keine Feindin mehr, würden sie aber nicht wählen. Was hat sich seit Februar verändert?

    Macron hat die Regierung aufgelöst. Damit hätten wir nie gerechnet. Der Rassemblement National hat bei den letzten Wahlen immer mehr Wählerstimmen gewonnen, so wie die AfD in Deutschland. Die Republikaner haben sich entzweit. Was bleibt noch übrig? Die Partei, die am meisten Israel und die Juden hasst, ist La France Insoumise, das Bündnis von Jean-Luc Mélenchon. Die Angriffe der Islamisten in Frankreich steigen ständig an. Sie treffen auch die Juden. Und wer schützt die Juden? Sicher nicht Mélenchon! Man kann doch keine Partei wählen, die Israel hasst.

    Frankreich versinkt im Chaos: Beleidigungen, Rauswürfe und „Verräter“ unter den Rechten

    Das ist für Sie das Entscheidende?

    Serge und ich verfolgen seit 1967 in unseren Aktionen die gleiche Linie: Wir verteidigen die Erinnerung an die jüdischen Opfer und haben die Naziverbrecher verfolgt und verurteilen lassen. Wir haben die Juden überall dort verteidigt, wo sie bedroht werden. Und wir haben uns immer für die Sicherheit des Staates Israel eingesetzt.

    Sie sehen in Mélenchon eine große Gefahr?

    Auf jeden Fall. Ich will offen sprechen: Mélenchon ist Stalin. Für die Juden in Frankreich wäre sein Wahlsieg eine Katastrophe. Sie würden in Scharen das Land verlassen.

    Seit dem 7. Oktober wächst in ganz Europa der Antisemitismus, haben seitdem mehr Juden Frankreich verlassen?

    Nein, noch nicht. Die Situation in Israel ist schrecklich. Wir haben vor kurzem eine Reise nach Israel gemacht, mit unserer Organisation. Mein Mann hat dort Familie. Sie haben schon im Sechstagekrieg einen Sohn verloren, nach dem 7. Oktober ist ein junger Mann aus der Familie, der im Militär war, in Gaza getötet worden. Wir haben mit vielen Leuten in Israel gesprochen. Die Hotels waren voller Menschen, die aus ihren Häusern fliehen mussten, immerzu heulten die Sirenen, weil es Angriffe gab. Aber Israel erfährt wenig Unterstützung. Das Land will sich von der Bedrohung durch die Hamas befreien. Leider führt das zu vielen Todesopfern in Gaza. Es ist eine furchtbare Situation.

    Wie geht es den Juden in Frankreich?

    Der Antisemitismus ist noch schlimmer geworden. Sie haben ja die großen israelfeindlichen Demonstrationen in Deutschland gesehen, nach dem 7. Oktober wurden auf der Straße von Islamisten Kuchen verteilt. In Frankreich gibt es das alles auch. Die Klima-Demonstranten sind sofort antisemitisch geworden. An den Schulen sind alle „propalästinensisch“, wie sie es nennen, es gab Besetzungen von Universitäten, wie in Deutschland. Die Leiter der Einrichtungen positionieren sich nicht zum Schutz der Juden. Die Lage ist schwer, wie in Deutschland. Da kann man ja islamistische Straftäter nicht nach Afghanistan ausweisen, wie wir gerade sehen.

    Der französische Präsident Emmanuel Macron und seine Ehefrau, Brigitte Macron, posieren für ein Foto, nachdem Macron Beate (l.) und Serge Klarsfeld (z. v. l.) in der französischen Botschaft in Berlin mit dem höchsten französischen Verdienstorden, der Ehrenlegion, ausgezeichnet hat. Neben Serge Klarsfeld ist Margot Friedländer zu sehen.

    Der französische Präsident Emmanuel Macron und seine Ehefrau, Brigitte Macron, posieren für ein Foto, nachdem Macron Beate (l.) und Serge Klarsfeld (z. v. l.) in der französischen Botschaft in Berlin mit dem höchsten französischen Verdienstorden, der Ehrenlegion, ausgezeichnet hat. Neben Serge Klarsfeld ist Margot Friedländer zu sehen.Kay Nietfeld/Pool dpa

    Wie leben die Juden in Städten wie Paris, meiden sie die Öffentlichkeit?

    Alle sind sehr, sehr vorsichtig geworden. Sie überlegen sich dreimal, ob sie mit Kippa auf die Straße gehen.

    In Berlin machen das die meisten schon lange nicht mehr.

    Nun, in Paris leben mehr Juden als in ganz Deutschland.

    Wie ist die Stimmung in Frankreich, seit Macron die Neuwahlen angekündigt hat?

    Es war eine Überraschung für alle. Er hatte ja nicht mal seine Minister darüber informiert. Er wusste, dass seine Partei Renaissance kaum noch Stimmen bekommt, aber wer weiß, vielleicht kommt es doch anders … Ich hoffe, dass weder die Linken noch die Rechten im ersten Wahlgang die Mehrheit haben werden.

    Ist der Antisemitismus bei der französischen Linken ein altes Problem?

    Mélenchon war immer antisemitisch, auf jeden Fall. In seiner Partei sind Islamisten. Und ja, die Linke war hier allgemein schon immer mehr oder weniger antisemitisch. So war es ja auch in der Bewegung der 68er in Deutschland. Mein Verteidiger nach der Ohrfeige war Horst Mahler, der spätere offene Neonazi. Nach dem 7. Oktober zeigt sich der linke Antisemitismus jetzt ganz klar.

    Wie blicken Sie auf Deutschland, die Wahlergebnisse der AfD?

    Die AfD hat im Osten Deutschlands davon profitiert, dass immer noch keine Gleichheit zwischen den Landesteilen herrscht. Und überall sind die Menschen jetzt unzufrieden mit der Ampel. Das ist natürlich sehr gefährlich.

    Oktober 1979: Französische Juden und deutsche Naziopfer demonstrierten für eine Verurteilung des ehemaligen Gestapochefs von Paris, Kurt Lischka, vor dem Landgericht in Köln. Beate Klarsfeld vorn im Bild. 

    Oktober 1979: Französische Juden und deutsche Naziopfer demonstrierten für eine Verurteilung des ehemaligen Gestapochefs von Paris, Kurt Lischka, vor dem Landgericht in Köln. Beate Klarsfeld vorn im Bild. Klaus Rose/Imago

    Machen Ihnen die Erfolge der AfD Angst?

    Im Vergleich zum RN ist die AfD wirklich eine Nazipartei geblieben. Ich habe selbst Strafantrag gestellt gegen Alexander Gauland, als er sagte, der Nationalsozialismus sei nur ein Vogelschiss in der deutschen Geschichte gewesen. Der Antrag ist nicht angenommen worden. Oder denken Sie an Höcke, das Holocaustmahnmal als Mahnmal der Schande. Im Januar gab es dann Berichte über dieses Treffen in Potsdam, danach sind in Deutschland viele Menschen gegen die AfD auf die Straße gegangen. Tausende. Ich dachte damals schon: Kinderchen, ist ja wunderbar mit den Demonstrationen, aber passt mal auf, was gewählt wird.

    Sie sehen einen großen Unterschied zwischen RN und AfD?

    Mein Mann und ich waren erbitterte Gegner von Jean-Marie Le Pen, dem Vater von Marine Le Pen, der den Holocaust geleugnet hat. Wir haben ihn damals angezeigt und den Prozess gewonnen.

    Die Tochter hat den Vater später aus diesem Grund aus der Partei geworfen.

    Wir haben versucht, mit Marine Le Pen einiges zu erreichen. Und es ist uns gelungen. Sie hat Philippe Pétain verurteilt, den Chef der Vichy-Regierung, die mit den deutschen Besatzern zusammengearbeitet hat. Jetzt wollen wir erreichen, dass sie sich einverstanden erklärt mit der berühmten Rede von Jacques Chirac aus dem Jahr 1995.

    … Präsident Chirac verurteilte das Vichy-Regime damals und sagte, dass Frankreich irreparablen Schaden angerichtet hat. Und er erinnerte an die Massenverhaftungen französischer Juden am Velodrome d’Hiver …

    Ja, wir sind im Austausch mit ihr darüber.

    Im vergangenen Jahr hat Ihr Mann einen Orden vom Bürgermeister von Perpignan angenommen. Auch dafür war er kritisiert worden, denn der Bürgermeister, Louis Aliot, gehört zum RN und war der frühere Lebensgefährte von Marine Le Pen.

    Wir kennen ihn sehr gut, er hat sich mit dafür eingesetzt, dass in Perpignan ein Holocaustmuseum eingerichtet wird. Wir haben dem Museum viel Material von uns gegeben und waren zur Eröffnung eingeladen. Aliot kam zu allen Veranstaltungen im Museum. Es war für uns bezeichnend, dass die Partei sich in dieser Richtung verändert hat. Für uns ist das wichtig.

    Die aus Berlin stammende Französin Beate Klarsfeld beschimpft während einer Bundestagssitzung am 2. April 1968 von der Zuschauertribüne im Bundestag in Bonn Bundeskanzler Kiesinger (nicht im Bild) als „Nazi“ und „Verbrecher“. Neben ihr ein Saaldiener. 

    Die aus Berlin stammende Französin Beate Klarsfeld beschimpft während einer Bundestagssitzung am 2. April 1968 von der Zuschauertribüne im Bundestag in Bonn Bundeskanzler Kiesinger (nicht im Bild) als „Nazi“ und „Verbrecher“. Neben ihr ein Saaldiener. dpa

    Weil Ihr Mann den Orden von Aliot angenommen hat, wurde eine Veranstaltung in Trier mit Ihnen abgesagt. Die Veranstalter wollten sich von rechts abgrenzen.

    Das war eine Blödheit, ich hab’s nicht verstanden. Ich hatte denen erklärt, warum wir in Perpignan waren. Auch nach dem 7. Oktober war der RN übrigens an der Seite der Juden. Das Linksbündnis La France Insoumise hat den Angriff der Hamas am 7. Oktober nicht verurteilt, sondern eher gelobt.

    Bei einer Demonstration gegen den Hamas-Terror?

    Bei der ersten Demonstration dagegen in Frankreich. Macron kam nicht. Aber Marine Le Pen kam und demonstrierte mit uns. Israel braucht Unterstützer. Das Land ist umringt von Ländern, die ihm feindlich gegenüberstehen. Es gibt die Gefahr aus dem Iran, die Hisbollah. Von überall kommen Angriffe.

    Sie halten die Wandlung von Marine Le Pen für glaubwürdig?

    Ja, unser Sohn Arno hat viel mit ihr diskutiert. Wir sind mit ihr in Kontakt. Wir erleben sie als glaubwürdig.

    Lässt die Linke in Europa Israel im Stich?

    Nicht nur in Europa. Viele glauben, dass es in der Welt keine Probleme mehr gäbe, wenn es den Staat Israel nicht mehr gibt.

    In Deutschland haben viele Angst vor einem Wahlsieg des RN in Frankreich. Das Ende der Demokratie im Land könnte eingeleitet werden. Halten Sie diese Angst für übertrieben?

    Man kann nicht voraussehen, was passieren wird. Ich würde nie freiwillig Le Pens Partei wählen, ich bin Anhängerin der Politik der Mitte von Macron. Und wir stehen ihm persönlich nah, er hat uns zweimal ausgezeichnet. Aber er hat viele Probleme Frankreichs nicht gelöst, die Armut, die Arbeitslosigkeit. Was bleibt uns übrig, wenn es zur Stichwahl zwischen Mélenchon und Le Pen kommt?

    Sie waren in Deutschland der Linkspartei verbunden, traten 2012 als Kandidatin der Partei für das Bundespräsidentenamt an. Wie schauen Sie auf die Entwicklung der Linken?

    Ich bin nie Mitglied geworden, aber ich war bei Gedenkfeiern und Versammlungen gegen Antisemitismus. Aber jetzt habe ich in der Zeitung gelesen, dass der Bartsch ausgetreten ist, weil er in der Linken antisemitische Stimmen gehört hat. Leider Gottes. Es ist Jahre her, da war ich in Berlin bei einer Versammlung der Linkspartei, zu der kam Mélenchon. Sahra Wagenknecht hing mit ihm zusammen. Nun hat sie ihre eigene Partei und auch schon sechs Prozent erreicht. Dieser Partei gegenüber bin ich skeptisch. Bei Gedenkfeiern für die Opfer des Holocaust habe ich persönlich Sahra Wagenknecht nie gesehen.

    Wer müsste heute geohrfeigt werden?

    Das war eine symbolische Ohrfeige, das kann man nicht wiederholen.

    Zur Person

    Beate Klarsfeld wurde 1939 in Berlin geboren, sie wuchs im Bezirk Wilmersdorf auf. Nachdem die Familie ausgebombt wurde, floh sie mit ihrer Mutter in das heutige Polen. 1960 ging sie als Au-pair nach Paris, wo sie Serge Klarsfeld traf, der den Holocaust im Versteck überlebt hatte. Sein Vater wurde in Auschwitz ermordet. Das Paar heiratete und machte es sich zur Lebensaufgabe, an die Verfolgung der Juden zu erinnern – und die Täter aufzuspüren. Ihre Vorarbeit führte zur Verhaftung und Verurteilung des Kriegsverbrechers Klaus Barbie, der seine Opfer in Lyon brutal gefoltert hatte und nach Bolivien geflohen war. 1968 wurde Beate Klarsfeld mit einer Ohrfeige berühmt: Auf einem CDU-Parteitag schlug sie Kurt Georg Kiesinger, den Bundeskanzler, der in der NSDAP war und im Außenministerium der Nazis gearbeitet hatte .

    #France #Allemagne #Israël #antisemitisme #extrême_droite

  • Contre le fascisme
    http://anarlivres.free.fr/pages/nouveau.html#fascisme

    En cette période où la mémoire semble faire défaut, des auteurs et des éditeurs mettent exceptionnellement à disposition des ouvrages (epub ou pdf) pour ne pas dire plus tard (trop tard !) « Je ne savais pas » : Le Pen et la torture. Alger, 1957, de Fabrice Riceputi (Le Passager clandestin) ; Tenir la rue. L’autodéfense socialiste, 1929-1938, de Matthias Bouchenot (Libertalia) ; Dix questions sur l’antifascisme, du collectif La Horde (Libertalia).

    #antifascisme #anarchisme #édition #libertaire #RassemblementNational #LePen #fascisme

  • Weißensee : Für diese beiden NS-Opfer werden Stolpersteine verlegt
    https://www.berliner-zeitung.de/news/berlin-weissensee-stolpersteinverlegung-fuer-julius-und-ruth-marie-

    17.6.2024 von BLZ/KI - Am Sonntag wird in der Puccinistraße 29 in Berlin-Weißensee an die Schicksale des Ehepaars Julius und Ruth Marie Simon erinnert.

    Am Sonntag, 23. Juni, um 14 Uhr wird in der Puccinistraße 29 im Pankower Ortsteil Weißensee ein Stolperstein zu Ehren von Julius und Ruth Marie Simon verlegt. Das berichtet das Museum Pankow auf Facebook. An dieser Adresse befand sich ihr letzter frei gewählter Wohnsitz, der damals als Belfortstraße 2 bekannt war. Von diesem Standort aus blickte das Paar auf ihre Steinmetzwerkstatt in der damaligen Lothringenstraße 24/25, die heute Herbert-Baum-Straße 39/41 heißt.

    Julius Simon kam im Jahr 1938 im Konzentrationslager Buchenwald ums Leben. Seine Frau, Ruth Marie Simon, nahm sich am 1. Januar 1941 das Leben. Rabbi Martin Riesenhuber beschrieb ihren Freitod als „Flucht aus einer Zeit des Grauens“.

    Quelle: Museum Pankow auf Facebook.

    #Weißensee #Lothringenstraße #Herbert-Baum-Straße #Belfortstraße #Puccinistraße #Shoa #Antisemitismus #Arisierung #Straßenumbenennung #Hufeisennummerierung #Orientierungsnummerierung

  • Entre colère et espoir, « Comment l’humanité se viande » — et comment elle peut s’en sortir. Recension du nouveau livre de Jean-Marc Gancille. – L’Amorce
    https://lamorce.co/entre-colere-et-espoir-comment-lhumanite-se-viande-et-comment-elle-peut-sen-

    Comment l’humanité se viande de Jean-Marc Gancille (éditions Rue de l’échiquier) dénoue de nombreux mythes environnementaux autour de la viande et de la pêche, tout en montrant combien nous avons à gagner à enfin laisser les animaux en paix. Clément Hardy en propose une recension élogieuse et engagée.

    En commençant ma lecture, je ne pensais vraiment pas être le bon public (encore moins critique) pour ce type de livre, que je croyais déjà connaître sans l’ouvrir. Je venais de terminer huit ans d’études en écologie, jusqu’au doctorat. À travers les années, j’ai donc vu passer beaucoup de littérature scientifique soulignant les effets néfastes et démesurés de l’agriculture animale et de la pêche. Étonnamment, cet aspect de nos systèmes alimentaires a pourtant l’air d’être constamment sous-estimé par mes collègues, mes professeurs, et par toutes les institutions universitaires dont j’ai pu faire partie. Les connaissances sur le sujet ayant beau être plus accessibles que jamais en quelques clics, celui-ci semble rester plutôt tabou et mal connu dans le monde de l’écologie.

    #anti_spécisme

  • Réponse collective à une infamie : Sur l’accusation d’antisémitisme portée contre la France insoumise | Au Poste média libre & indépendant
    https://www.auposte.fr/reponse-collective-a-une-infamie-sur-laccusation-dantisemitisme-portee-contr

    Nous savons bien pourquoi cette offensive déchaînée est menée : la possibilité d’une arrivée de la gauche au pouvoir terrifie les représentants d’un ordre social, économique et idéologique. Il leur faut absolument briser l’alliance de gauche, disqualifier par une sorte de mise à mort politique l’une de ses forces les plus importantes et les plus combatives. Le Nouveau Front populaire engendre une profonde panique chez les tenants de l’ordre tel qu’il est. L’abject atteint donc des sommets.

    Emmanuel Macron, dans une fuite en avant face à l’incendie politique qu’il a allumé en pompier pyromane, y est allé de son couplet inacceptable sur l’association entre LFI et l’antisémitisme. Meyer Habib de son côté parle de la France insoumise comme du « parti le plus antisémite, pro-terroriste et pro-islamiste ». Comme Emmanuel Macron lui-même, qui rabaisse ici considérablement la fonction politique qu’il occupe, il ose brandir le nom de Léon Blum qui d’après lui se retournerait dans sa tombe. « Non, ce n’est pas le Front Populaire, c’est le Front Antisémite », déclare Habib. On a rarement vu un tel degré de calomnie. Et de retournement historique infâme : un mensonge et un abus éhonté de la référence au Front populaire de la part d’une droite et d’une extrême-droite violentes que les femmes et les hommes du Front populaire version 1936 auraient à n’en pas douter combattues de toute leur âme.

    L’accusation d’antisémitisme portée contre LFI est un outrage. Pour ce parti en général, et pour celles et ceux, juives, juifs, qui en sont membres, ou simplement soutiennent ses positions, votent pour cette organisation. C’est le cas de plusieurs parmi nous, qui n’en peuvent plus de se voir associés-es à cette injure infâme et d’être traîné-es dans la boue. Jean-Luc Mélenchon, qui subit au quotidien cette disqualification à nos yeux injuste et écœurante, a eu ces mots lors d’un meeting du 23 mai dernier : « le cœur saigne en pensant à ceux de nos compatriotes juifs qui sont de notre avis et qui subissent tous les outrages, jusque dans leur propre famille. Notre pensée se tourne vers eux, en solidarité humaine, totale, complète ».

    • Je pense qu’on n’est pas loin de perdre notre temps à « répondre » à l’accusation d’antisémitisme agitée frénétiquement et sans plus aucune retenue par la Macronie.

      Parce que ces réponses accréditent l’idée, grosso modo, que ces accusations seraient à vocation électorale, qu’il s’agirait réellement pour la Macronie de « piquer » des voix à la gauche.

      Sauf que je ne vois pas trop comment ces outrances seraient réellement performatives. Comment elles pourraient réellement avoir un impact sur le vote autrement que de manière très marginale (les neuneus qui se croyaient de gauche tout en trouvant que la gauche est extrémiste, ça fait belle lurette qu’ils votent LaRem.)

      Je pense que fondamentalement, le but de la manœuvre n’est pas immédiatement électoral. Le but est principalement de préparer le ralliement avec RN après l’élection, voire au second tour. Parce que l’hypothèse la plus crédible, c’est qu’on reconduise une Assemblée sans majorité absolue (juste un RN très fort, et une Macronie affaiblie). Ou bien un RN avec une majorité absolue (j’en doute). Ou bien, soyons fous, une gauche qui arrive en tête, mais sans majorité absolue (donc la situation 1 : trois blocs et pas de majorité absolue).

      De fait, la Macronie devra forcément s’allier à quelqu’un pour trouver des majorités de vote. Et je pense que ces accusations hystériques d’antisémitisme, uniquement adressées à la gauche, c’est dans le but de préparer le ralliement à l’extrême-droite, et interdire toute possibilité d’un accord avec la gauche.

      Sinon, si la Macronie arrive à pas trop mal s’en tirer, une coalition avec les socialistes de droite, et là encore l’accusation d’antisémitisme sert à justifier les futures trahisons. Mais là encore, ça n’a pas pour but de convaincre les électeurs au moment de glisser le bulletin dans l’urne : c’est une préparation de l’« après ».

      Bref ne pas trop perdre de temps avec une argumentation sur le fait que c’est un argument « faux ». Le but, comme dans toutes les inversions de valeurs et de langage que nous sert la Macronie depuis 7 ans, c’est le ralliement du bloc bourgeois à l’extrême-droite identitaire. Comme dans tout ce qu’ils font : la destruction du langage comme alibi. Discuter du fond est une perte de temps.

    • Je pense au contraire que c’est fondamental : cette accusation est de nature à faire reculer les électeurs républicains pas de gauche… et on va vachement avoir besoin d’eux.

      Tu sous-estimes gravement sa place comme argument ni-ni.

      Et comme méthode préfasciste de criminalisation des idées de gauche.

      Mon père et ses potes de droite historique ont décidé de faire barrage, parce que pour eux, le fascisme, c’est un concept qui leur parle encore, c’est une réalité qu’ils ont vécu. C’est pour cela qu’on ne peut pas réellement leur faire avaler que Bardella, il est mignon, il est gentil.

      Mais si on leur fait avaler qu’on est des antisémites, on les perd.

    • Sinon, double effet Kisscool : on ne parle plus de Gaza que de manière secondaire, et systématiquement sous le prise de l’imputation (avérée ou qu’on réfute) de l’antisémitisme de gauche.

      LFI avait réussi à mettre Gaza dans la campagne, désormais c’est plié on ne parle plus que d’antisémitisme. (Vu une interview d’Alain Gresh sur Regards à propos de la Palestine, l’interviouweur avait absolument tenu à terminer la discussion en balançant que la gauche était « à poil sur la question de l’antisémitisme » – alors que le sujet de l’invitation était le bouquin d’Alain sur la Palestine et le massacre à Gaza). L’ami Davduf multiplie les « débats » entre Simon Assoun et Arié Alimi, apparemment on est censés se passionner pour les discussions entre Tsedek et Golem (je dis pas que c’est pas intéressant, mais il y a un génocide en ce moment, et on ne parle plus que de savoir si LFI sont antisémites).

    • @monolecte Ce sur quoi on est d’accord en revanche, c’est que le but est bien de préparer (dès maintenant) le futur ralliement officiel de la Macronie au RN.

      Par contre je comprends ton père et ses potes, mais je pense qu’on est déjà malheureusement dans l’anecdotique. Les gens de droite (et notamment les gens de droite du sud), ils sont déjà prêts à voter RN au second tour, et en tout cas à s’abstenir. Les électeurs de droite prêts à voter à gauche pour « faire barrage », hum…

      (Je t’avoue que je vais même pas te faire de la sociologie des familles, parce que je préfère rigoureusement éviter le sujet avec ma propre famille…)

    • D’accord avec Arno. La droite est dans le classique « plutôt Hitler que Blum ». L’antisémitisme est superflu pour l’élection, c’est à la rigueur la cerise sur le gâteau, mais rien de plus.
      D’ailleurs, j’ai appris en famille que LFI est l’équivalent fonctionnel du NKVD. Un tel niveau de stupidité implique un vote RN au second tour, l’abstention au mieux.
      On a beaucoup glosé sur la stupidité de la macronie, mais leur électorat est à leur image (plutôt l’inverse en fait), incapable de réfléchir 5 minutes et dénué de tout sens moral. Ce sont les mêmes passions tristes et sales de la bourgeoisie de 1936.

    • Etre juif et de gauche dans la France qui implose. Second débat.
      Simon Assoun, porte-parole du collectif juif décolonial Tsedek, et Arié Alimi, auteur de Juif, français, de gauche… dans le désordre (La Découverte) ont tenu parole. Après un premier débat Au Poste, le 6 mai dernier, qui a vu se confronter leurs points de vue, les voilà de retour — comme promis. Et cette fois, en public.
      par David Dufresne et Euryale
      17 juin 2024
      https://www.auposte.fr/etre-juif-et-de-gauche-dans-la-france-qui-implose-second-debat

    • Rosenstraße
      https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Rosenstra%C3%9Fe


      Alors si je vous comprends bien, après les élections je serai de nouveau le bienvenu en France quand je me déguiserai en réincarnation de la bienfaisance allemande genre « c’est notre général qui a empêche la déstruction de la ville lumière contre l’ordre du Führer »,

      https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Dietrich_von_Choltitz

      ... puis « le peuple allemand s’est opposé contre l’assassinat des juifs dans la Rosenstraße mais n’a rien pu faire contre les méchants Gestapos », et « là il va falloir rendre sa dignité aux peuples europeens (sauf aux Russes incultes) et se libérer des muselmans trop envahissants ... ».


      https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Mouvance_identitaire

      Vive l’Europe, quel bel avenir sous le régime des von der Leyen !

      Au fond on aime bien le crypto-fascisme, c’est tellement comfortable. Il permet de se réclamer de tout ce qui est bon et valeureux y compris le militantisme philosemite sans limites ni compromis.

      #antisemitisme #wtf #pop24

    • Tribunes et contre-tribunes.

      Arié Alimi et Vincent Lemire : « L’antisémitisme de gauche connaît une résurgence incontestable, mais il est instrumentalisé pour décrédibiliser le Nouveau Front populaire »
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/06/20/arie-alimi-et-vincent-lemire-l-antisemitisme-de-gauche-connait-une-resurgenc

      Il n’y a pas d’équivalence entre l’antisémitisme contextuel, populiste et électoraliste, utilisé par certains membres de La France insoumise, et l’antisémitisme fondateur, historique et ontologique du Rassemblement national, affirment l’avocat et l’historien, dans une tribune au « Monde ».

      « Une partie de la gauche radicale a disséminé un antisémitisme virulent et subverti les valeurs qu’elle prétend défendre »
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/06/21/une-partie-de-la-gauche-radicale-a-dissemine-un-antisemitisme-virulent-et-su

      Une cinquantaine d’intellectuels et universitaires, parmi lesquels Michelle Perrot, Pascal Ory, Judith Lyon-Caen ou Christophe Prochasson, s’inquiètent de la montée de l’antisémitisme depuis le 7 octobre et de sa diffusion dans les universités.

    • Le Monde dans ses œuvres : deux tribunes qui font mine de s’opposer, mais partent toutes deux du principe que la gauche politique diffuse volontairement l’antisémitisme. La première dénonce l’antisémitisme sans donner d’exemples de ce dont elle parle (elle se contente de reprendre un chiffrage du CRIF), et la seconde donne une liste basée sur la confusion entre israéliens et juifs (ce qu’elle prétend dénoncer en début de paragraphe). Et cela en pleine tourmente après le viol d’une gamine que la doxa médiatique a décidé d’instrumentaliser contre la gauche.

      La tribune Alimi/Lemire se conclut par « une inspiration » : un bel exemple de vivre-ensemble israélien pour contrer l’extrême-droite en 2021 (on ne va pas dire que c’est un échec, on va dire que ça n’a pas marché). Alors défendre la gauche en disant qu’elle fait de l’antisémitisme pour plaire aux électeurs arabes, pour finalement inviter à s’inspirer d’Israël, je ne sais pas où on va.

      Le Monde n’irait pas demander son avis à Simon Assoun.

      –----

      Chez Libé, pas plus original, on va aussi chercher Golem pour lier « la gauche » au viol d’une gamine : Rassemblement contre l’antisémitisme  : à Paris, des manifestants juifs déçus par la gauche
      https://www.liberation.fr/societe/rassemblement-contre-lantisemitisme-a-paris-des-manifestants-juifs-decus-

      Libé n’irait pas demander son avis à Tsedek. La seule mention récente de Tsedek dans Libé, c’est un coup de pelle en passant du très « diplomate » Haïm Korsia :
      https://www.liberation.fr/portraits/haim-korsia-a-la-vie-20240611_WHPFIDXYCRBZ7F4SMX667PS4EI

      De Tsedek ! collectif juif décolonial favorable à « une Palestine libre de la mer au Jourdain », il dit que « si la Torah nous enseigne de ne pas faire “des clans et des clans”, force est de constater que chacun a ses idiots utiles ». Le rabbin est un diplomate.

    • Face aux accusations d’antisémitisme : une réponse collective
      https://www.humanite.fr/en-debat/antisemitisme/face-aux-accusations-dantisemitisme-une-reponse-collective

      Il répand tout d’abord des contre-vérités qui ont été largement démontrées comme telles, par exemple sur cette « étudiante juive empêchée d’entrer dans un amphithéâtre ». Et pourtant, cet aspect n’est pas même le plus grave dans ce texte. L’axe de son argumentaire est qu’il n’y aurait pas de génocide à Gaza et qu’en nommant ainsi l’abominable qui s’y produit, la « gauche radicale » alimenterait l’antisémitisme. Il y a tant de lourdes erreurs mais aussi de fautes morales dans cette accusation. Est évoqué « l’amalgame entre les juifs et Israël ou entre les Israéliens » ; en réalité c’est bien cette tribune qui fait cet amalgame et le nourrit : la gauche ici condamnée n’a jamais fait cela. Les signataires reprennent purement et simplement l’accusation d’antisémitisme adressée au moins depuis les années 1960 à toute critique de la politique coloniale israélienne. Les juives et juifs ne sont en rien assimilables à Israël ; partout dans le monde ont lieu des manifestations pour exprimer avec force « Pas en notre nom ! » En Israël même, des rassemblements et marches considérables demandent l’arrêt des massacres.

      Ludivine Bantigny indique le le Monde n’a pas daigné publier cette tribune :
      https://x.com/LBantigny/status/1806218354719400047

      Plus de 80 chercheuses et chercheurs, juristes, artistes, écrivain-es (dont une prix Nobel de littérature) répondant de manière précise et documentée. Et nous recevons du Monde une réponse-type sur un manque de place. Ça serait comique si la situation n’était pas tragique.

    • Quand on fait comme si ça n’existait pas, la réalité finit par vous péter à la figure :

      *Tweets antisémites : La France insoumise retire l’investiture à Reda Belkadi dans la circonscription de Blois*
      https://www.lanouvellerepublique.fr/blois/tweets-antisemites-la-france-insoumise-retire-l-investiture-a-r

      La France insoumise s’en explique dans un communiqué de presse : « Le comité électoral de La France insoumise a été informé ce jour de tweets à caractère antisémite publiés il y a six ans par un candidat investi aux élections législatives. Après vérification, il constate que ce candidat a en effet violé la charte d’engagement signée par l’ensemble des candidats investis par La France insoumise (...)

      (vous pourrez aussi lire dans cet article les “excuses” du gars si ça vous dit… c’est la faute à la jeunesse déboussolée)

      Moi je suis dans la 3eme circo, pas dans la première, donc j’ai encore un candidat, mais bon… tu sens l’organisation qui est vraiment au top.

    • Merci @sombre ; threadreaders a des règles aléatoires, parfois ça marche, parfois pas.

      Rien de spécialement « débridé », au contraire de la « haine antijuive ». Aucune mention de l’islamophobie non plus, qui est pourtant au moins aussi débridée, et beaucoup plus invisibilisée, y compris à gauche dans la liste Glucksmann qui a eu les suffrages des auteurs .

      Ah. Ce serait donc du campiste. Arié Alimi ne s’exprimerait que par campisme primaire. Dans un moment aussi important, à la façon du premier Ruffin venu, il se permettrait de faire du campisme ? Même Jadot semble avoir compris l’importance du moment. Mais là, désormais, ça touche les alliés supposément les plus raisonnables. Comme sur Mastodon, où tu as des crétins qui ne se rendent pas compte qu’ils agissent comme des forceurs particulièrement obtus, quand dans un fil, ils persévèrent à dire « mais pourquoi mélanchon y se met pas en retrait, et pourquoi y faudrait pas le dire, et pourquoi vouzêtes pas d’accord avec moi, et cépapareil, lui on peut lui taper dessus, cépagrave, yfaupafaire de compromis avec lui ».

      N’empêche que je note que les expressions d’antisémitisme crasse, quand elles existent, sont condamnées, à gauche. Comme d’ailleurs le fait de battre sa femme. On peut toujours faire la fine bouche, et dire que ça n’a pas été assez rapide, qu’on n’y a pas passé assez de temps, revenir 100 fois dessus en disant que ces condamnations sont hypocrites. Le fait est qu’une sorte de cordon sanitaire existe. Et comme le dit Michel Dreyfus, l’antisémitisme, le racisme ou la culture du viol, c’est sans doute présent, évidemment, hélas, mais ça ne constitue pas le socle idéologique du progressisme et des mouvements qui lui sont liés, et ce socle est plutôt officiellement en lutte contre ces différents fléaux.

      Donc les faux alliés, il faut les tolérer, mais ils sont lourds, et parfois, on se demande s’ils ont un tant soit peu de sens du moment.

  • « Es gab da Massenmorde » : Was noch fehlt in der Documenta-Debatte
    https://www.telepolis.de/features/Es-gab-da-Massenmorde-Was-noch-fehlt-in-der-Documenta-Debatte-7188151.html

    Les accusation d’antisemitisme contre des artistes indonésiens lors de l’exposition documenta 15 en 2022 n’étaient au fond qu’une tentative de nier la participation active du gouvernement post-fasciste allemand au génocide anticommuniste indonésien en 1965. Cet article fait le point sur ce qu"on sait aujord’hui et ce que cachent toujours les services secrets et archives fermées d’Allemagne.

    Il ne faut pas oublier que malgré leur échec face à la puissance combinée des peuples de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques et du capital états-unien les membres de la SS et de la Gestapo étaient des spécialistes hautement estimés par leurs collègues dans monde entier.

    Le représentant du service secret allemand en indonésie était donc un ancien officier SS. Ses conseils et d’importantes sommes de Deutsche Mark des poches de l’état allemand ont soutenu l’oeuvre de Suharto et de ses bourreaux.

    23.7.2022 von Thomas Barth - Bislang geht es um Antisemitismus, aber nicht um die westdeutsche Rolle beim „Indonesian Genocide“, dessen Darstellung den Skandal auslöste.

    Ein wesentlicher Inhalt des beanstandeten Kunstwerks des indonesischen Künstlerkollektivs Taring Padi, einer meterhohen Plakatwand mit Wimmelbild, wurde in der vom Antisemitismus-Vorwurf dominierten Debatte kaum benannt: Der Indonesian Genocide, die Massaker in Indonesien 1965–1966.

    Wie steht es damit? Die westdeutsche Rolle beim Indonesian Genocide 19651, ist in der Öffentlichkeit wenig bekannt. Erst 2020 kamen entsprechende BND-Akten ans Licht.

    Wird Information über einen dunklen Fleck auf dem Image der westlichen Staatengemeinschaft zurückgehalten oder unterdrückt? In der Debatte über das Kunstwerk von Taring Padi wurden Mutmaßungen über einen solchen Hintergrund angestellt.

    Ein Klärungsversuch.

    Es geht um die bislang einer breiten Öffentlichkeit völlig unbekannte „Jakarta-Methode“ (Vincent Bevins). Darunter versteht man besonders brutale „Regime Change“-Operationen, benannt nach dem Indonesian Genocide von 1965, mit dem sich moderne indonesische Kunst auseinandersetzt und an den Taring Padi mit ihrem Plakat wohl erinnern wollten.

    Inzwischen ist nicht nur der Ruf der Documenta bedroht, sondern auch der Ruf der Kunstfreiheit in Deutschland. Die von der Bild-Zeitung ausgehende Skandalisierung führte sogar zu einer Gefährdung der Künstler.

    „Übertriebene Anschuldigungen, dass das Kunstwerk eine Nazi-Stimmung im Goebbels-Stil widerspiegele, haben extremistische, reaktionäre Reaktionen angeheizt und eine gefährliche Atmosphäre geschaffen, in der die Sicherheit der Künstler bedroht ist.“ Asienhaus
    Rücktritt einer Generaldirektorin

    Sabine Schormann, die Generaldirektorin der documenta 15 in Kassel, trat vor einer Woche zurück. Darauf hatten sich der Aufsichtsrat der bedeutendsten deutschen Kunstausstellung, die Gesellschafter und die Generaldirektorin nach Protesten in Medien und Politik geeinigt. Schormann zog mit ihrer Amtsniederlegung die Konsequenz aus einem Antisemitismus-Eklat auf der diesjährigen Weltkunstschau.

    Der Eklat wurde ausgelöst durch ein Werk der indonesischen Künstlergruppe Taring Padi, in dem Militaristen als Schweine und Monster gezeigt wurden. Darunter auch zwei antisemitische Karikaturen, die zum Eklat und zu Diskussionen führten (vgl. Documenta des Scheiterns), wofür sich Schormann entschuldigte und das Kunstwerk zuerst verhüllen, dann abbauen ließ. Die Deutsche Welle etwa sah „ein Kunstwerk mit offenkundig antisemitischer Bildsprache“.

    Weder die Generaldirektorin der Weltkunstschau noch andere deutsche Akteure kamen darauf, dass auch die indonesischen Künstler Grund zur Kritik gehabt haben könnten: Am geringen Interesse der deutschen Kunstszene, Regierung und Öffentlichkeit an der Aufarbeitung der westdeutschen Rolle beim Indonesian Genocide 1965.

    Ein weiterer Skandal könnte nun sein: Das in Deutschland zensierte Kunstwerk war im Kern eine Anklage gegen ein Menschheitsverbrechen, an dem wohl auch die damalige westdeutsche Bundesregierung beteiligt war, sowie an der finsteren „Jakarta-Methode“ der US-Außenpolitik, die nach diesem von außen gesteuerten Massenmord in Indonesien benannt wurde.

    Der Indonesian Genocide ist bis heute in Indonesien nicht wirklich aufgearbeitet, obwohl die Diktatur von Suharto (1921-2008) schon 1998 beendet wurde. Erst 2012 gab eine Regierung in Jakarta bezüglich dem Indonesian Genocide zu, „dass damals schwere Menschenrechtsverletzungen begangen wurden.“ Die Indonesier müssen sich bis 2012 vorgekommen sein, wie die Deutschen im Rutger-Hauer-Film „Vaterland“, wo Hitler den Krieg gewann und der Holocaust vertuscht wurde.

    Was im Künstlerkollektiv Taring Padi vorging, als hier ihr Anti-Suharto-Plakat plötzlich einem Ansturm von für sie zunächst unverständlichen Protesten ausgesetzt war (vgl. dazu ihre Erklärung: „Wir entschuldigen uns für die Verletzungen“, ist kaum zu ermessen. Doch zunächst zur tiefen deutschen Verstrickung in das düsterste Kapitel der Geschichte Indonesiens.
    People‘s Justice und der Indonesian Genocide

    Die Brutalität und Verschlagenheit des Indonesian Genocide, die Grausamkeit faschistischer Militärs, die Drahtzieherrolle ausländischer Geheimdienste und ihrer heimlichen Geldgeber - das alles ist Thema des inkriminierten Kunstwerks „People‘s Justice“. Einer dieser geheimen Geldgeber der indonesischen Massenmörder scheint 1965 die westdeutsche Regierung gewesen zu sein. So belegte es eine Enthüllung, die vor zwei Jahren aber kaum Wellen in deutschen Medien schlug:

    Bislang geheime Akten des Bundesnachrichtendienstes (BND) erhärten den Verdacht, dass die Bundesrepublik Deutschland die indonesischen Militärs beim Putsch 1965 unterstützte. Der Machtübernahme durch die antikommunistischen Generäle folgte ein Genozid mit Hunderttausenden Toten. Bis heute mussten sich Täter nicht vor Gericht verantworten. Nun steht eine deutsche Mitverantwortung für Verbrechen gegen die Menschlichkeit zur Debatte.
    Jonas Mueller-Töwe, T-Online Nachrichten, 13.7.2020

    Die Nachrichtenredaktion von T-Online gab im Juli 2020 an, umfangreiche Dokumente aus den Beständen des Bundesnachrichtendienstes ausgewertet zu haben, die eine Kooperation der Bundesrepublik mit den indonesischen Militärputschisten belegen. Die Rede ist von Regierungskontakten auf Offiziersebene, eine BND-Akte schildere Überlegungen, die Putschisten heimlich mit harten D-Mark zu finanzieren. Ein Dokument aus anderer Quelle lege nahe, dass wirklich Gelder flossen, wobei dafür verantwortlich der damalige Staatssekretär Karl Carstens (CDU), der spätere Bundespräsident, sein könnte.

    Das westdeutsche Geld, eine Barzahlung in Höhe von 1,2 Millionen D-Mark, werde „hauptsächlich für Sonderaktionen gegen KP-Funktionäre und zur Durchführung von gesteuerten Demonstrationen benötigt“, heiße es in der Akte. Die BND-Akten legten darüber hinaus den Verdacht einer deutschen Mitverantwortung für die Massaker nahe: Ein auf den 3. November 1965 datierter BND-interner Bericht mit dem Betreff „Föhrenwald“ schildere „ein regelrechtes Abschlachten von Kommunisten“, so das Nachrichtenportal T-Online.

    Es sei zwar unklar, wie genau der BND und die Bundesregierung damals mit dieser Bitte aus Indonesien verfahren wären: Während das Dokument mit dem handschriftlichen Vermerk „Abgelehnt Nichteinmischung“ gekennzeichnet sei, halte der BND unter anderem die zugehörige „Beschaffungsbitte“ aus Gründen des nachrichtendienstlichen Methodenschutzes weiter zurück.

    T-Online.de gesteht ein, das Dokument zwar nicht unabhängig verifizieren zu können, es enthalte jedoch nachweislich richtige Angaben über andere BND-Auslandsoperationen. Der spätere Bundespräsidenten Karl Carstens, sei damals in verdeckte Waffengeschäfte unter Beteiligung des BND verstrickt gewesen. Heute scheint das undenkbar, doch damals war Antifaschismus noch kein westdeutsches Regierungsprogramm.
    Bonner Kommunistenjäger und Nazi-Jurist Globke

    Die Bonner Republik stand im Kalten Krieg treu an der Seite der USA und ihre Vergangenheitsbewältigung der Nazi-Diktatur war noch nicht in Sicht. Später brauchte es den jüdischen Oberstaatsanwalt Fritz Bauer, um gegen erbitterten Widerstand vieler Juristen wenigstens einige NS-Massenmörder im Auschwitz-Prozess anzuklagen. Die Behörden und vor allem die Justiz der BRD war, gelinde gesagt, nicht frei von alten Nazi-Kadern.

    Erinnert sei nur an die Personalie Hans Maria Globke, „der starke Mann hinter Adenauer“. Als Adolf Hitlers Starjurist arbeitete Globke die furchtbaren NS-Rassegesetze aus, als Adenauers Staatssekretär war er später 14 Jahre lang einer der mächtigsten Regierungsfunktionäre der jungen Bundesrepublik. Globke wurde unter Hitler eine steile Beamtenkarriere zuteil: Bis 1945 war er Ministerialrat in Hitlers Reichsinnenministerium, verfasste einen teuflischen Kommentar zu den Nürnberger Rassengesetzen von 1935, welche der Juden-Verfolgung in Deutschland einen „rechtsstaatlichen“ Anschein gaben:

    Als Referent für Fragen der Staatsangehörigkeit schlägt Globke 1938 vor, alle Juden zu zwingen, die zusätzlichen Vornamen „Israel“ und „Sarah“ anzunehmen… Die DDR schlachtet den Fall Globke als Beispiel für die personellen Kontinuitäten zwischen der NS-Zeit und der BRD aus. In einem Schauprozess wird Globke in der DDR in Abwesenheit zu lebenslanger Haft verurteilt. Im selben Jahr, im Oktober 1963, endet seine Karriere mit dem Rücktritt Adenauers.
    MDR-Doku

    Adenauer, Carstens und die indonesischen Militärs

    Globkes Amtszeit in der BRD währte bis 1963. Dann übernahm Ludwig Erhard die Kanzlerschaft. Doch als Konrad Adenauer 1966 Ben Gurion in Tel Aviv traf, empfingen den CDU-Bundeskanzler israelische Demonstranten, die gegen seine Kumpanei mit Globke protestieren. Erhard gilt als Transatlantiker und ist im Westbündnis ein noch USA-treuerer Partner als der „Gaullist“ Adenauer. 1965 planten Washington und London eine streng geheime Intervention in Jakarta.

    Es ist daher nicht unwahrscheinlich, dass Erhards Staatssekretär Karl Carstens unter Anleitung von US-Geheimdiensten Kontakte zu rechtsextremen Militärs in Indonesien knüpfen sollte. Dass dabei die westdeutsche Staatskasse in Regime-Change-Pläne der USA eingebunden wurde, enthüllte T-Online vor zwei Jahren.

    Dafür spricht auch die Nähe des BND zu federführenden US-Geheimdiensten, die den gewaltsamen „Regime Change“ in Indonesien nach dem Muster der US-Operationen in Guatemala und Iran organisierten. In westdeutschen Geschichtsbüchern suchte man den Indonesian Genocide vergeblich, man fand dort nur die Propaganda-Version der Putschisten, sie hätten einen kommunistischen Umsturzversuch niedergeschlagen. Damit wurde den Opfern des Massenmordes an bis zu drei Millionen Menschen auch noch die Schuld dafür in die Schuhe geschoben.

    Wobei das wahre Ausmaß des Massakers ohnehin jahrelang und bis heute herunter gespielt wurde. Lange waren es in westlichen Schul- und Geschichtsbüchern nur einige Tausend Tote (in der DDR war das anders, aber das tat man im Westen als „Propaganda“ ab). Inzwischen, wo nicht mehr zu leugnen ist, dass mindesten eine halbe bis eine Million Opfer zu beklagen sind, spricht man von „Hunderttausenden“ Toten.
    „Es gab da Massenmorde“

    Bei unseren Kulturpolitikern, -Managern und -Journalisten dürfte historisches Wissen über die oft peinlich verschwiegenen Aspekte westlicher Politik eher rar sein. Immerhin erwähnt Elke Buhr, Chefredakteurin des Kunstmagazins Monopol, im NDR-Interview die Suharto-Diktatur. Doch vom Ausmaß der Verbrechen oder gar von möglichen westdeutschen Verstrickungen scheint sie aber nicht gehört zu haben:

    Taring Padi ist eine Gruppe, die sich Ende der 1990er-Jahre gegründet hat, aus der Erfahrung der Diktatur Suhartos, die da gerade zu Ende ging. Das war eine sehr harte Erfahrung für Indonesien: Das war ein Diktator, der als der korrupteste Diktator der Welt galt. Es gab da Massenmorde. Suharto wurde von den westlichen Mächten im Rahmen des Kalten Krieges unterstützt, wie das so oft war bei diesen Regimes. Diese Gruppe nutzt Agitprop-Ästhetik, Karikaturen, sehr politische Zeichnungen und Banner dazu, um Kunst in die Gesellschaft zu tragen.
    Elke Buhr im NDR

    Elke Buhr hatte zeitweise die documenta-Kuratoren gegen die Vorwürfe des Antisemitismus in Schutz genommen. Sie hatte für Verständnis mit Künstlern aus den Ländern des Südens und für die Freiheit der Kunst plädiert. Das großflächige Wimmelbild People‘s Justice wurde seit 20 Jahren ausgestellt, meist in Indonesien, aber auch in Australien - wo es, nebenbei bemerkt, die dortige jüdische Gemeinde offenbar nicht zu Protesten anregte.
    Bundespräsident, Kunst und Politik

    Bundespräsident Frank-Walter Steinmeier forderte in seiner kritischen Documenta-Rede, die Kunst müsse sich, wenn sie das Terrain der Politik betrete, an politischen Maßstäben messen lassen, könne sich nicht auf die Freiheit der Kunst berufen. Steinmeier setzte sich aber nicht wirklich mit dem als antisemitisch inkriminierten Kunstwerk auseinander, geschweige denn mit dessen Hintergrund: Der Indonesian Genocide von 1965/66 gilt als der nach dem Holocaust zweitschlimmste Völkermord des 20.Jahrhunderts mit mindestens einer halben bis drei Millionen Todesopfern.

    Massakriert wurde von den an die Macht geputschten Militärs und ihren Todesschwadronen die Kommunistische Partei Indonesiens, die mehr als drei Millionen Mitglieder zählte. Ganze Familien wurden grausam getötet, das Verbrechen gegen die Menschlichkeit wurde danach jahrzehntelang vertuscht und die Ermordeten damit ein zweites Mal getötet. Es hätte unserem Bundespräsidenten gut angestanden, sich mit möglichen deutschen Verstrickungen in diese Massenmorde auseinanderzusetzen.

    Antisemitismus ist keine Meinung, sondern ein Verbrechen. Das gilt aber auch für die Finanzierung von Putsch und Völkermord und vielleicht hilft der aktuelle Documenta-Eklat, einen ganz anderen Skandal endlich bekannt zu machen: Die fortgesetzte Anwendung von Massenmord als Mittel geheimer Außenpolitik -die „Jakarta-Methode“.
    Die „Jakarta-Methode“: Massenmord als Außenpolitik

    Die deutsch-indonesischen Beziehungen gelten als gut, besonders nach dem Suharto-Putsch und dem Indonesian Genocide. 1970 war Diktator Suharto auf Staatsbesuch in Westdeutschland, noch 1996 bekam er Staatsbesuch von Bundeskanzler Helmut Kohl, man sprach von persönlicher Freundschaft Kohls mit dem Massenmörder Suharto.

    Der Waffenhandel profitierte: 1992 lieferte die BRD Indonesien etwa 39 Landungsboote und Korvetten aus Altbeständen der DDR, die wurden 1999 und 2000 kurz nach dem Ende der Diktatur von Milizen bei Massakern im Osttimor eingesetzt.

    1965 war es für die USA heikel, in Jakarta zu intervenieren, was eine Einbindung der westdeutschen Verbündeten nahelegte:

    Ich sollte betonen, dass die materielle Unterstützung der USA für Indonesien damals recht gering war, weil es für die USA sehr riskant war, die indonesische Armee offen gegen Sukarno zu unterstützen, denn Sukarno war noch Präsident, die USA waren damals in Indonesien nicht sehr populär, und so mussten die CIA und die US-Regierung bei der Unterstützung im Allgemeinen äußerst vorsichtig sein, um sicherzustellen, dass diese Unterstützung nicht öffentlich bekannt wurde.
    Bradley Simpson, 1965tribunal

    Eine westdeutsche Verwicklung in den Putsch von Jakarta 1965 kann heute kaum noch geleugnet werden, auch wenn die Bundesregierungen entsprechende Akten weiterhin geheim halten. Auch eine deutsche Mitverantwortung an Genozid wurde vor zwei Jahren diskutiert, der BND förderte wohl indonesische Putschisten - die von T-Online geleakten Akten legen nahe, dass die Putschisten mit deutschen Steuergeldern versorgt wurden (siehe: hier und hier).

    Im Bundestag protestierte die Linksfraktion, medial wenig beachtet, gegen die Geheimhaltung wesentlicher Akten zur deutschen Verwicklung in die Massaker in Indonesien. André Hahn, stellvertretender Fraktionsvorsitzender und Mitglied des Parlamentarischen Kontrollgremiums, wollte in einer Parlamentarische Anfrage wissen, ob der T-Online-Bericht zutreffend sei – was die Bundesregierung schriftlich dementierte.

    Hahn kritisierte nach Akteneinsicht die mangelnde Transparenz der Bundesregierung: „Die darin enthaltenen konkreten Zahlen zu tatsächlich geleisteten Unterstützungen des Regimes sollen offenkundig nicht bekannt werden.“

    Demnach verdichten sich auch für den Abgeordneten die Hinweise, „dass der BND formell eine Mitverantwortung an den Massenmorden trägt“.
    Verschleierung von Völkermord

    Der „Spiegel“ hatte 1967 noch die Propagandaversion des Diktators Suharto ventiliert ("kommunistischer Putschversuch") und sich über den gestürzten Präsidenten Sukarno lustig gemacht, er sei „in Socken“ geflohen. Eine zynische Haltung angesichts von Millionen Opfern und besonders bestialischer Massenmorde -"killing were extremely savage", schreibt John Gittings in „The Indonesian Massacres, 1965-66“.

    Erst im Jahr 2015 kamen bezüglich des Massakers mit „Indonesien 1965ff.“ erstmals Indonesier in Deutschland zu Wort. Das Lesebuch erzählt ein grausames Kapitel aus der jüngsten Vergangenheit, das hierzulande nahezu unbekannt ist.

    Heute erhebt Jonas Mueller-Töwe auf T-Online die Frage: Deckte Deutschland den blutigen Putsch von 1965? Mueller-Töwe schreibt auch für die beliebte Checker-Site Correctiv, trotzdem blieb das Medienecho verhalten.

    Seine Kollegen von Neuen Deutschland legten nach zur deutschen Jakarta-Connection: Dass der BND 1965 weitere Leute vor Ort hatte, sei nachweisbar, der 1992 in München verstorbene Rudolf Oebsger-Röde gehöre dazu. Oebsger-Röde war SS-Obersturmbannführer, SD-Mann und Chef von Einsatzgruppen, dann hatte er bei der Organisation Gehlen, dem späteren BND, angeheuert. Wie viele Geheimdienstler war Ex-SS-Mann Oebsger-Röde ab 1959 in Indonesien in der Maske des Journalisten unterwegs, als Korrespondent für die Süddeutsche Zeitung und die Neue Zürcher Zeitung.

    Im Juni 1968 bestätigte der damalige BND-Präsident Gerhard Wessel - laut Protokoll - dem Bundestags-Vertrauensgremium, der BND habe nicht nur die indonesischen Militärs bei der „Zerschlagung der KPI“ mit Beratern, Ausrüstung und Geld unterstützt. Der spätere Staatschef Suharto habe, so Wessel, dem Dienst sogar einen »große(n) Anteil (…) am Erfolg« der Operation zugeschrieben.
    Neues Deutschland, 19.7.2020

    Mit der immer noch weitgehenden Geheimhaltung der deutsch-indonesischen Verstrickungen wie auch des Indonesian Genocide könnte es bald vorbei sein. Das laut dem US-Historiker Professor Geoffrey Robinson „most ignored event of mass killing of the 20th century“, der am meisten ignorierte Massenmord des 20.Jahrhunderts, könnte demnächst ins Zentrum der Aufmerksamkeit rücken.
    Die Jakarta-Methode: Washingtons antikommunistischer Kreuzzug

    „Die Jakarta-Methode: Washingtons antikommunistischer Kreuzzug und das Massenmordprogramm, das unsere Welt prägte“ lautet der Titel eines Sachbuchs, das der US-amerikanische Journalist und Autor Vincent Bevins 2019 vorlegte. In drei Monaten soll endlich eine deutsche Übersetzung vorliegen.

    Das Aufsehen erregende Buch „...handelt von der Unterstützung und Mitschuld der US-Regierung an den Massenmorden 1965-66, bei denen schätzungsweise eine Million Menschen getötet wurden (die Opferzahlen variieren zwischen 500.000 bis zu drei Millionen Toten), um die politische Linke und die Reformbewegungen im Lande zu vernichten.“ (Rainer Werning, 05.12.2021)

    Doch damit nicht genug, das Buch beschreibe auch spätere Wiederholungen der Strategie des Massenmords in Lateinamerika und anderswo. Die Massentötungen in Indonesien durch die von den USA und ihren Verbündeten (auch Westdeutschland) unterstützten indonesischen Militärs waren „bei der Ausmerzung des Kommunismus so erfolgreich“, dass der Begriff „Jakarta“ später eigens verwendet wurde, um auf die völkermörderischen Aspekte ähnlicher, späterer Pläne der USA bzw. „des Westens“ hinzuweisen, so Werning.

    1965 tobte der Vietnamkrieg und Washington glaubte an Eisenhowers Dominotheorie, dass asiatische Staaten, Thailand, Malaysia, Indonesien, Südkorea, wie Dominosteine umkippen und kommunistisch werden könnten. Werning nach gab es der PKI zufolge Mitte der 1960er Jahre 18 Millionen Mitglieder und Sympathisanten von der PKI-nahen Organisationen: Die Gewerkschaft Sobsi, die Volksjugend, die Frauenbewegung Gerwani sowie die Bauernfront.

    Vincent Bevins „Die Jakarta-Methode: Wie ein mörderisches Programm Washingtons unsere Welt bis heute prägt“, erscheint im Oktober 2022 bei Papyrossa, die ihren Autor als mehrjährigen Brasilien- und Südostasien-Korrespondent der Los Angeles Times bzw. der Washington Post beschreibt.

    Der preisgekrönte Publizist Vincent Bevins erinnert an ein Massenmordprogramm, das in anderen Teilen der Welt gezielt nachgeahmt wurde, so in Brasilien, Chile oder Argentinien... Große Teile des globalen Südens gingen nicht friedlich in das US-geführte Lager über.
    Papyrossa-Verlagsinformation

    Gebt die fehlenden BND-Akten frei!

    Ob und inwieweit die Entfernung des Kunstwerks „People’s Justice“ des indonesischen Künstlerkollektivs Taring Padi etwas mit den verzweifelten Versuchen westlicher Geheimdienste zu tun hat, ihre „Jakarta-Methode“ weiter zu verbergen und den Indonesian Genocide weiter herunterzuspielen, ist eine raunende Spekulation.

    Aber, dass es hier einen hässlichen Hintergrund gibt, ist nicht zu leugnen. Vielleicht werden wir mehr erfahren, wenn Bundeskanzler Olaf Scholz die betreffenden BND-Akten endlich freigibt.

    Das deutsche Wikipedia kennt im „BND“-Eintrag keine Verbindung des BND zu Indonesien. Aber immerhin wird die nach Staatssekretär Reinhold Mercker benannte Mercker-Kommission zum BND kurz erwähnt:

    Der bis heute in Teilen als geheim eingestufte Mercker-Bericht deckte 1968 laut Presseberichten Führungsmängel, Vetternwirtschaft, Korruption sowie Missbrauch und Fehlverwendung von Haushaltsmitteln auf. Weiterhin soll der BND einen signifikanten Teil seiner Ressourcen auf das Ausspähen westdeutscher Politiker verwendet haben.
    CIA Readingroom

    Innenpolitisch darf der BND als Auslandsnachrichtendienst genauso wenig tätig werden wie sein großer Bruder CIA in den USA. Und er tat es doch, etwa für den Hitler-Juristen und Adenauer-Mann Hans Maria Globke beim Ausspionieren der SPD.

    Der Historiker Klaus-Dietmar Henke bemerkt zu Globke, dieser „war der verschwiegene Helfer beim innenpolitischen Missbrauch des Auslandsnachrichtendienstes. Er lebte mit Gehlen in einer machtpolitischen Symbiose zu beiderseitigem Nutzen und zur Machtsicherung des Gründungskanzlers der Bundesrepublik Deutschland.“
    Literatur und Quellen

    Klaus-Dietmar Henke: Auslandsnachrichtendienst in der Ära Adenauer. In: Aus Politik und Zeitgeschichte Nr. 18–19 (2014), S. 36. zit.n. https://de.wikipedia.org/wiki/Bundesnachrichtendienst

    dtv-Atlas zur Weltgeschichte: 1965 „Militärputsch zur Entmachtung Sukarnos und Zerschlagung der KP, antikommunistische Demonstrationen fordern über 87.000 Tote“, dtv-Atlas zur Weltgeschichte Bd.2, 3.Aufl., München 1968, S.263

    Keller, Anett: Suharto-Aufarbeitung in Indonesien: Ein monströses Verbrechen, taz 25.7.2012

    Keller, Anett: Indonesien 1965ff. Die Gegenwart eines Massenmordes. Ein politisches Lesebuch. Regiospectra Verlag, Berlin 2015

    Türk, Harry/Diethelm Weidemann: Indonesien ’65 -Ereignisse, Tatsachen, Zusammenhänge; Militärverlag der DDR, Berlin 1975, Türk/Weidemann schreiben (Klappentext): „die Anatomie eines Militärputsches, bei dem eine halbe Million Indonesier bestialisch getötet wurden“.

    Cribb, Robert: Unresolved Problems in the Indonesian Killings of 1965-1966, 2002, Asian Survey vol. 42/4, pages 550-563

    Roosa, John/Joseph Nevins: The Mass Killings in Indonesia, Counterpunch, November 5, 2005

    Howland, Richard Cabot: The Lessons of the September 30 Affair , APPROVED FOR RELEASE 1994, CIA HISTORICAL REVIEW PROGRAM, 2 JULY 96, Perspective on Indonesia Coup and Counter Reaction: October 1965- March 1966, 142.Memo for President Johnson, Washington, October 1, 1965

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