#anti-progressisme

  • Mes derniers commentaires me font immédiatement penser à cet excellent livre, à la fois clair et truffé de références pointues qui permettent d’approfondir chaque sujet : « Le cauchemar de Don Quichotte », de Matthieu #Amiech et Julien #Mattern, http://editions.flammarion.com/Albums_Detail.cfm?ID=22195&levelCode=home

    Ouverture par l’immense #Chesterton :

    Vous avez justifié le cauchemar de Don Quichotte. Les moulins sont effectivement devenus des géants.

    Extraits de la quatrième :

    Comment s’opposer au #capitalisme, lorsqu’on s’accommode, jusqu’à la fascination, du genre d’existence qu’il procure et de ce qu’il a fait accomplir aux hommes ? La disparition, sous les coups de boutoir de l’#industrie, des formes autonomes de #production et d’#échange ne semble poser aucun problème aux intellectuels « critiques » et aux jeunes qui les écoutent. Ils se féliciteraient presque de la dépendance quasi-totale de chacun vis-à-vis de l’appareil de production moderne.

    La #gauche persiste encore à promouvoir l’extension des « bienfaits de notre mode de vie » à l’ensemble de la planète.

    Mais il est crucial de souligner qu’il n’y a pas grand sens à plaquer une idéologie de fraternité universelle sur ce que nous sommes en train de faire du monde. La société non capitaliste, que tant de militants appellent de leurs vœux, pourrait bien ne pas être une société de confort et d’irresponsabilité généralisée

    #anti-industriel #anti-progressisme #liberté #autonomie

  • Living on Earth: How Green are E-Books?
    http://www.loe.org/shows/segments.htm?programID=11-P13-00008&segmentID=5

    So, usually when I’m asked if e-reading is greener than traditional reading of paper books, my reply is that it depends.

    It depends on the profile of the reader. If you’re an avid reader and you read many books, probably the eReader is a greener option for you. But, if you read only a couple of books a year, it might be that paper books - that traditional books are still a better option when it comes to the environmental impact of your reading.

    #greentech #livres (& méfiance)

    • Le problème, c’est que des équivalences telles que « l’empreinte écologique d’un iPad est équivalente à 32 livres » n’ont pas beaucoup de sens.

      – Parce qu’un iPad sert à beaucoup d’autre choses que 32 livres. Il sert aussi à jouer, regarder des films, écouter de la musique, consulter des sites Web... Toutes choses que 32 livres, malgré leur empreinte carbone monstrueuse, ne pourront jamais faire...

      – Mais à l’inverse, l’iPad répond-t-il de manière efficace (côté empreinte sur l’environnement) à des besoins existants, ou fabrique-t-il de nouveaux besoins plus ou moins artificiels ? Ou, pire : qu’est-ce que l’Ipad fait « de plus » qu’un ordinateur, sachant que le produit est destiné clairement à des gens qui ont déjà un ordinateur ? Auquel cas, son empreinte écologique devrait être mesurée non par rapport aux 32 livres qu’il est censé « remplacer », mais par en regard de ce qu’il apporte par rapport à l’ordinateur que les gens ont déjà forcément.

    • Oui la #greentech c’est du pipeau, dès lors que tu ne regardes que la fabrication du produit et pas « le milieu associé » (tout ce qui fait que ton truc fonctionne, y compris la centrale nucléaire qui fournit l’électricité, le réseau etc) ni « l’effet rebond » (tout ce que tu vas faire en plus une fois que tu as acquis une amélioration technologique censément « verte »).