• Farming to blame for our shrinking size and brains
    https://phys.org/news/2011-06-farming-blame-size-brains.html

    (PhysOrg.com) — At Britain’s Royal Society, Dr. Marta Lahr from Cambridge University’s Leverhulme Centre for Human Evolutionary Studies presented her findings that the height and brain size of modern-day humans is shrinking.
    Looking at human fossil evidence for the past 200,000 years, Lahr looked at the size and structure of the bones and skulls found across Europe, Africa and Asia. What they discovered was that the largest Homo sapiens lived 20,000 to 30,000 years ago with an average weight between 176 and 188 pounds and a brain size of 1,500 cubic centimeters.
    They discovered that some 10,000 years ago however, size started getting smaller both in stature and in brain size. Within the last 10 years, the average human size has changed to a weight between 154 and 176 pounds and a brain size of 1,350 cubic centimeters.
    While large size remained static for close to 200,000 years, researchers believe the reduction in stature can be connected to a change from the hunter-gatherer way of life to that of agriculture which began some 9,000 years ago

    #agriculture #anticiv #cerveau

  • Uncivilizing #Permaculture | The Anarchist Library
    https://theanarchistlibrary.org/library/tanday-lupalupa-uncivilizing-permaculture-black-seed-issue-one

    Uncivilizing Permaculture
    An Anti-Civilization And Anti-Colonial Critique Of “Sustainable Agriculture”
    The Problem Of Cities : Urban Permaculture
    The Problem Of Semantics : Peak Oil/Energy Descent, Sustainability And The Collapse
    The Problem Of Agriculture : Horticulture, Permaculture, And The Wild
    The Problem Of Ideology : Eurocentrism, Globalisation And Autonomy

    #agriculture #civilisation #anticiv #primitivisme

  • Ecologie en résistance : stratégies pour une terre en péril (vol. 1) – Editions LIBRE

    http://editionslibre.org/produit/ecologie-en-resistance-strategies-pour-une-terre-en-peril-vol-1-2

    Si vous vous intéressez aux trois questions suivantes, ce livre est pour vous : « Peut-on résister ? Pourquoi résister ? Comment résister ? ».

    La #civilisation industrielle est en train de détruire la Terre ; le nier, c’est subir la domination d’une idéologie dont l’ambition est d’annihiler le vivant ou de le réduire en esclavage. Ce recueil de discussions porte sur le changement de stratégie et de tactiques qui doit se produire si nous voulons construire une résistance efficace. Il y est question d’interposer nos corps et nos existences entre le système industriel et toute vie sur la planète. Il y est question de contre-attaque.

    Dans ce premier volume, vous trouverez des textes et discours de Vandana Shiva, Derrick Jensen, Stephanie McMillan, Lierre Keith et Aric McBay. Livre de poche, 148 pages. 10 euros.

    #écologie #anticiv

  • Mises à jour finales du blog d’un permaculteur qui habite maintenant en ville et ancien #anticiv qui fait maintenant louange de la #civilisation

    poke @koldobika il me semble que certaines phrases font écho

    https://grainedeflibuste.wordpress.com

    En effet, si je me suis lancé dans le jardinage avec autant d’énergie, c’est avant tout parce que j’avais d’une certaine manière été traumatisé par l’échec de ma première expérience d’entreprise, laquelle me tenait très à cœur. Pire, m’étant retrouvé endetté et incapable de subvenir à l’alimentation de mes enfants en bas-âge, je m’étais juré de toujours garder un potager productif, suffisant pour assurer un minimum d’assurance de pouvoir nourrir ma famille, y compris en cas de coup dur. Et après 5 ans de jardinage, et l’acquisition des techniques de #permaculture, j’ai fini par obtenir cette assurance, ce savoir-faire et cette capacité productive. Tant et si bien que cette seule assurance, cette seule certitude de savoir le faire et donc, d’être capable de le refaire si nécessaire, s’est retrouvée suffisante : dès lors pas besoin de cultiver un jardin en permanence, d’y consacrer du temps et de l’énergie, j’avais retrouvé confiance en moi et en l’avenir, le simple fait de m’en savoir capable me suffisait. Et je cessai alors de rejeter la faute de mon propre échec sur celui de la société toute entière, pour enfin accepter mes propres erreurs et m’autoriser à repartir sur le bon pied. Cette expérience de jardinage avait eu pour moi l’effet d’un rite de passage : en apprenant la survie autonome, j’avais acquis une nouvelle confiance en moi, et étais enfin devenu adulte.

  • Le mouvement pour démanteler la civilisation (DGR) – Le Partage
    http://partage-le.com/2016/05/le-mouvement-pour-demanteler-la-civilisation-dgr

    Actuellement, la #permaculture opère dans le domaine de l’activisme environnemental vert et clinquant et semble croire que la culture actuelle peut être transformée. Pourquoi les permaculteurs devraient-ils s’aligner avec les écologistes radicaux qui soutiennent le démantèlement de la civilisation, parce qu’ils la pensent irrécupérable, et parce qu’elle détruit la vie sur la planète ?

    • Aric McBay a écrit : « la culture dominante mange des biomes entiers. Non, cette formulation est trop généreuse, parce que manger implique une relation biologique naturelle ; cette culture ne fait pas que consommer les écosystèmes, elle les anéantit, elle les assassine, l’un après l’autre. Cette culture est une tueuse en série écologique, et il est plus que temps que nous nous en rendions compte ».

      Une réponse à la hauteur de cette destruction est nécessaire. Les tactiques du mouvement environnemental ont été jusqu’ici insuffisantes. Nous perdons. Il est temps de changer de stratégie. C’est pourquoi le mouvement de l’écologie radicale préconise que toutes les tactiques soient envisagées en tant que moyens de stopper la destruction de la planète. Ce qui comprend, sans s’y limiter, la pratique de la permaculture, la législation, l’action juridique, la désobéissance civile et le sabotage industriel.

  • Rewilding the Feminine - Living in the Future
    http://livinginthefuture.org/blog/rewilding-the-feminine

    At what cost? At what cost does a woman pursue “the path less travelled” and focus on her inner life? Although the subject of women’s spiritual journeys has been habitually scrubbed from history, can it be true that lately, we are witnessing an unearthing of the divine feminine?
    In these times of great challenge for our world, there is a need to balance the strong, extrovert, “doing” masculine energy which dominates the western culture with something that is more gentle, more yielding, more “being”. This is just the re-balancing that Claire Dunn is undertaking in her book “My Year Without Matches”.

    #femmes #sauvage #rewilding #anticiv #féminisme ?

  • Dans les premiers temps de l’humanité, les hommes et les femmes étaient égaux (les inégalités sont une invention tardive) | Le Partage
    http://partage-le.com/2015/05/dans-les-premiers-temps-de-lhumanite-les-hommes-et-les-femmes-etaient-eg

    Une étude montre que les tribus de chasseurs-cueilleurs modernes fonctionnent sur des bases égalitaires, indiquant que l’inégalité ést une aberration qui vit le jour avec l’avènement de l’agriculture.

    Nos ancêtres préhistoriques sont souvent présentés comme des sauvages armés de lances, mais les premières sociétés humaines ont probablement été fondées sur des principes égalitaires éclairés, selon des chercheurs.

    Une étude montre que chez les tribus de chasseurs-cueilleurs contemporains, femmes et hommes ont tendance à avoir une influence égale sur l’endroit où vit leur groupe, et avec qui ils vivent. Ces découvertes remettent en question l’idée selon laquelle l’égalité sexuelle est une invention récente, et suggèrent qu’il s’agissait de la norme pour les humains pendant la majeure partie de notre histoire évolutionnaire.

    #selon_une_étude_récente #inégalités #histoire

  • Apparemment je n’avais pas encore partagé avec vous ce billet, #shame_on_me et #shameless_autopromo :

    Petit dictionnaire d’ethnologie humaine
    http://madeinearth.wordpress.com/2010/09/20/petit-dictionnaire-dethnologie-humaine

    Voici ce que pourrait écrire un extra-terrestre en mission de reconnaissance scientifique sur Terre, au sujet de notre espèce.

    Agriculture
    Domestication par les humains de leur nourriture. Proto-domestication des humains qui doivent désormais occuper la majeure partie de leur temps à faire pousser ou élever leur base de subsistance, jusque là prélevée dans la nature • Activité minière consistant à retourner et emporter au loin le sol pour en extraire de la nourriture, par un processus d’érosion.

    Agriculture industrielle
    Utilisation du sol comme substrat pour transformer le pétrole en nourriture et en pollution.

    Argent
    Élément nécessaire aux humains civilisés pour pouvoir dormir dans un abri, manger, et dans certaines parties de la planète pour boire de l’eau potable ou respirer un air pur. Les humains civilisés doivent donner régulièrement de l’argent pour faire partie d’une civilisation (si un humain civilisé ne donne pas cet argent, il ne devient pas sauvage pour autant. Les élites feront dans cette éventualité usage de la violence pour récupérer l’argent dû).
    [...]

    #agriculture #civilisation #anticiv #domestication
    #agricult

  • Lettre ouverte : Pour se réapproprier l’écologie | The official Derrick Jensen site
    http://www.derrickjensen.org/lettre-ouverte-pour-se-reapproprier-lecologie

    Il fut un temps, le mouvement écologiste œuvrait à protéger le monde naturel de l’insatiable exigence de cette culture extractive. Une partie du mouvement y œuvre encore : sur toute la planète des activistes de terrain et leurs organisations luttent désespérément afin de sauver telle ou telle créature, telle ou telle plante, ou champignon, tel ou tel lieu, et cela par amour.

    Comparons cela à ce que certains activistes appellent le complexe conservato-industriel – des grands groupes écolos, des énormes fondations « environnementales », des néo-environnementalistes, quelques universitaires – qui ont coopté une trop grande partie du mouvement vers la « soutenabilité », un mot dont le sens s’est perdu, et qui signifie aujourd’hui « faire en sorte que cette culture continue le plus longtemps possible ». Au lieu de lutter afin de protéger notre seule et unique maison, ils essaient de « soutenir » cette même culture qui est en train de tuer la planète. Et ils sont souvent très explicites dans leurs priorités.

    #écologie #énergie #nucléaire #anticiv

  • Au-delà du #patriarcat – La destinée de la Terre et de l’#humain (Thomas Berry) | Le Partage
    http://partage-le.com/2015/04/au-dela-du-patriarcat-la-destinee-de-la-terre-et-de-lhumain-thomas-berry

    La période « matricentrique », pré-patriarcale, s’est étendue en Europe d’environ 6500 av. J.-C. jusqu’aux invasions aryennes d’environ 3500 av. J.-C. Pendant les dernières 5500 années, le patriarcat – un schéma archétypique de #domination mâle oppressive – a été la caractéristique intégrale de la civilisation occidentale. Que cela signifie-t-il, pas simplement pour l’accomplissement personnel des #femmes, mais pour la destinée de la terre et la viabilité de l’espèce humaine ?

    Quand le succès apparent de la période matricentrique précédente est comparé à la #dévastation de la terre résultant de l’ordre civilisationnel qui s’ensuivit, on obtient alors une critique complète du processus occidental de #civilisation que nous n’avons d’ailleurs probablement jamais dépassé. Nous sommes confrontés à une inversion profonde de valeurs. Le déroulement complet de la civilisation occidentale apparaît comme vicié par le patriarcat – la domination masculine agressive, et le pillage de notre #société

    • Le nouveau mode de conscience écologique émergeant actuellement perçoit la nouvelle ère de la communauté terrestre comme ayant un aspect élémentaire plus proche des caractéristiques traditionnelles féminines que masculines. Il y a en effet des raisons religieuses, cosmologiques, biologiques et historiques de considérer le féminin comme ayant un rôle spécial dans notre conception de la Terre.

      buuuurp ! Non mais allo quoi !

      C’est un raisonnement qui voit le monde tête à l’envers. Les fameuses « caractéristiques traditionnelles féminines [et] masculines » n’ont rien de traditionnelles justement. Elles sont elles-mêmes les produits de la dissociation induite par l’avènement de notre civilisation (aujourd’hui globalisée) qui distribue les « qualités » entre production/reproduction, public/privé, etc. en les indexant sur le genre (par ailleurs naturalisé et rabattu sur le sexe biologique bipartite)

      Si l’Occident a indiscutablement un « problème » du coté de la permanence des structures patriarcales (qui, soi dit en passant, s’étendaient à une aire géographique débordant largement ce qu’on appelle aujourd’hui Occident et dont ont hérité d’autres cultures), la signification qu’elles adoptent aujourd’hui n’est tout simplement pas comparable avec celles des formes de société pré-capitaliste. En quelque sorte, il y a une reconfiguration qui ne permet pas de tracer une continuité.

      Du coup, malgré (ou à cause de) la profondeur historique que voudrait donner T. Berry à la domination patriarcale, il s’enferre dans une complète naturalisation qui est le produit même de notre époque et qu’il projette en retour sur les précédentes. Ce qui est le plus sur moyen de rater la possibilité de sortir à la fois et du patriarcat et du capitalisme, faute de saisir la réalité historique et sociale spécifique du patriarcat producteur de marchandises (seul responsable des conditions actuelles de la catastrophe écologique, entre autres) et de critiquer en même temps toute résurgence des formes antérieures bien comprises de patriarcat http://seenthis.net/messages/340214#message340388

  • Ending 10 000 Years of Conflict between Agriculture and Nature
    http://www.i-sis.org.uk/Ending10000YearsOfConflict.php

    The problem of agriculture

    Since its inception, agriculture has relied on annual plants that are grown from seed every year and harvested for their seed. That requires tilling of the soil, which can be done on a small scale without causing great harm, as in small, intensively hand-managed plots or on annually flooded land along a river. But every civilization that has practised tillage on a large scale has suffered the often catastrophic consequences of soil erosion [1, 2]. Industrialization has compounded the problem through burning fossil fuels and chemical contamination.

    The world’s natural landscapes are covered mostly by perennial plants growing in mixed stands [3], w hereas more than two-thirds of global cropland is sown to monocultures of annual crops . Conversion from natural to agricultural landscapes dramatically alters ecological conditions. Across the planet, more land has been converted from perennial to annual cover since 1950 than in the previous 150 years. This recent expansion of cropland has made it more and more necessary to apply chemical fertilizers and pesticides, which disrupt natural nutrient cycles and erode biodiversity [4, 5].

    Perennial plants are highly efficient and responsive micromanagers of soil, nutrients, and water. Annual crops are not; they require churning of the soil, precisely timed inputs and management, and favourable weather at just the right time. With shorter growing seasons and ephemeral, often small root systems, annual crops provide less protection against soil erosion, wasting water and nutrients, storing less carbon below ground, and are less tolerant of pests than are perennial plant communities [6].

    Today, vast swaths of entire continents have been scoured of their perennial vegetation, leaving the soil uncovered for a good part of the year. Even when the soil is covered during the growing season and even under organic management, lightly rooted annual crops fail to manage water and nutrients the way their deeply- and densely-rooted, persistent perennial antecedents did. Agriculture’s destruction of perennial root systems has wrecked entire underground ecosystems, subtracting from the soil much of what makes it soil.

    Agriculture is a problem older than history. It has always depended largely on annual grass and legume species that humans domesticated between 5000 and 10 000 years ago. That domestication of annuals set in motion a somewhat ironic series of events. First, annual grain crops made civilization both possible and necessary. Much later, civilization - largely through exploitation of fossil fuels and synthetic chemicals - created conditions under which agriculture could become both extraordinarily productive and ecologically destructive. But today, it is the fruits of the very civilization made possible by agriculture - scientific knowledge, data, and techniques - that have clearly revealed to us both the necessity and the possibility of correcting the well-intentioned wrong turn our species made 10 000 years ago [7](Jackson, 1980).

    #agriculture #anticiv #civilisation #légumes_vivaces

  • Eric Larchevêque : « Le seul moyen d’arrêter Bitcoin, c’est d’éteindre Internet »
    http://usbek-et-rica.fr/eric-larcheveque-le-seul-moyen-darreter-bitcoin-cest-deteindre-interne

    Aujourd’hui, Bitcoin est très difficile d’accès, mais ça peut devenir mainstream si l’on crée des services qui permettent de simplifier cette technologie plutôt rude. Ce n’est pas une technologie élitiste. L’objectif du Bitcoin, c’est de redonner le pouvoir à tout le monde sur la monnaie.

    #Banque #Bitcoin #Finance #Innovation_disruptive #Monnaie #Économie

    • Pour ma part même si je comprends tout à fait ce que veut dire @rastapopoulos, je suis toujours gêné à l’idée de « diaboliser » les objets, car pour moi on se trompe de cible.

      Je m’explique.
      Ce n’est pas en interdisant la fabrication des couteaux qu’on a appris à l’homme à (normalement) ne pas tuer ses congénères. Aujourd’hui avec les couteaux de cuisine en vente libre, chacun a chez soi de quoi trucider ses voisins. Majoritairement on ne trucide pas ses voisins, parce qu’on a globalement bien assimilé un des commandements qui a dit qu’on ne « tuera point ».
      Pour moi l’argent est un couteau. On peut le faire disparaître, mais ça ne résoudra pas grand chose. Le problème c’est qu’aucun commandement ne nous dit « tu n’exploiteras point ». Pire avec le capitalisme néolibéral on a même réussi à faire un nouveau commandement qui dit « tu dois faire du profit » (et être assez malin pour te mettre en position d’exploiter les autres).
      Le combat est avant tout un combat moral, la technologie n’est qu’un écran de fumée.
      On n’a pas besoin d’argent pour exploiter, pour abuser du pouvoir qu’on s’octroie aux dépens des autres... Se passer de l’argent ne nous garantit pas de nous libérer de l’exploitation, et le fonctionnement de communautés sectaires et patriarcales nous l’indique clairement.
      Pour moi le vrai chantier de la gauche doit être de diaboliser les comportements immoraux, criminels, et non pas les outils qui apparaissent ça et là, même si les outils bénéficient d’abord à ceux qui ont déjà le pouvoir. Il me semble que c’est comme ça que la civilisation aide petit à petit l’humanité à se révéler...

    • – L’argent n’est pas un couteau, tu ne peux pas le fabriquer toi-même et l’utiliser dans ton coin. C’est un système.

      – « Un outil » ça ne veut rien dire. Le seuil de complexité impose ou pas des conséquences obligatoires suivant les outils. Impose un monde qui l’entoure obligatoirement pour y avoir accès (urbanisme, réseaux mondiaux, etc). Il faut vraiment arrêter de dire « un outil » dans le vague.

      – Une condition nécessaire n’est pas forcément suffisante. Dire « on n’a pas besoin d’argent pour exploiter » est donc une fausse argumentation. C’est tout à fait vrai mais dans le même temps cela n’implique pas que se passer au maximum de l’argent ne soit pas une des conditions nécessaires (mais non suffisante, donc). Tout comme une société sans racisme, ou une société sans sexisme n’est pas suffisante pour ne plus avoir d’exploitation, mais est pourtant nécessaire.

    • @rastapopoulos :

      « Un outil » ça ne veut rien dire. Le seuil de complexité impose ou pas des conséquences obligatoires suivant les outils. Impose un monde qui l’entoure obligatoirement pour y avoir accès (urbanisme, réseaux mondiaux, etc). Il faut vraiment arrêter de dire « un outil » dans le vague.

      Ça me rappelle un extrait de livre de Derrick jensen que j’aime toujours autant :

      Pointer le fait que la production de masse va à l’encontre de ce qui est nécessaire à une bonne culture et est incompatible avec notre survie à long terme ne veut pas dire que que je n’aime pas les douches chaudes, le baseball, les bons livres ou Beethoven. Je souhaiterais que les choses que nous produisons — les bonnes choses au moins — soient séparables du processus plus global : je souhaiterais que nous puissions avoir des douches chaudes sans construire de barrages ni de centrales nucléaires.

      Dans une certaine mesure ceci est possible. Ca ne prendrait pas longtemps pour mettre en place un système pour chauffer l’eau sur mon poele à bois, et la verser dans un réservoir qui fait couler l’eau lorsque je tire sur une corde. Mais où trouverais-je le métal et le verre pour le poele ? Où trouverais-je la corde, ou le réservoir ? Où trouverais-je le bois ? Il semble que nous nous soyons mis nous-mêmes dans une impasse.

      [...]
      Vous pouvez dire que je suis fou de suggérer que les douches chaudes se basent sur les barrages, les centrales nucléaires, les bombes à hydrogène et le napalm. Moi je pense qu’il est encore plus fou d’avoir construit toutes ces choses si on peut avoir des douches chaudes sans elles.

      — Derrick Jensen,A Language Older Than Words, p. 278-82

      #primitivisme #anticiv
      Et aussi un texte que j’aime bien :
      http://anarchieverte.ch40s.net/2009/02/technologie-est-ruine-de-la-planete

    • Dans mon raisonnement, un outil tel que le couteau est aussi le fruit d’un système (je suis personnellement incapable de fabriquer une lame métallique tout seul), et le fait que tout le monde possède un couteau a une influence sociale, dans la mesure où la structure de consommation alimentaire va se faire en présupposant que chacun dispose chez soi d’un couteau. Mais ok pour la nuance. Plutôt que « outil » on pourrait utiliser le mot « fonctionnalité » alors ?

      Je suis d’accord pour dire que les outils engendrent un impact « physique » sur le monde qui va au delà de leurs conditions d’accès. On a déjà parlé ici par exemple du fait qu’il est des infrastructures publiques qui interdisent le déplacement à pied dans l’espace public, et qui t’obligent à utiliser une voiture pour faire 400m car aucun trottoir n’est prévu au milieu des routes, sauf à faire un détour de 4km pour relier le point A et le point B sans te faire écraser.

      Je suis d’accord aussi que le bitcoin devrait non pas s’appeler monnaie électronique, mais monnaie électrique, pour rappeler qu’il faut une centrale nucléaire, thermique, solaire, éolienne ou autre pour qu’on puisse l’utiliser (électronique c’est un peu gentillet quand on y pense...)

      Je n’ai jamais dit que l’argument « on n’a pas besoin d’argent pour exploiter » était un argument imparable en faveur du bitcoin. J’ai dit qu’à mon sens on se trompait de cible en visant les outils plutôt que les comportements
      (à titre personnel je ne suis pas favorable au bitcoin : j’ai plus confiance en l’Etat, malgré tout son délabrement et sa perversion libérale généralisée, pour assurer un minimum d’intérêt général monétaire, que dans l’autorégulation spontanée des usagers d’un système qui, sauf erreur de ma part, ne peut empêcher les comportements spéculatifs malveillants).

      On a sans doute une approche stratégique divergente :
      – d’un côté fabriquer un outil concurrent de l’outil des puissants ressemble à une démarche qui légitime et donc renforce l’outil des puissants (vision pessimiste).
      – d’un autre côté fabriquer un outil concurrent de l’outil des puissants vise à diminuer le pouvoir relatif des puissants et donc gagner en influence pour infléchir les valeurs morales qui régentent l’économie (vision optimiste).

      Moi je le répète, ce qui m’importe, c’est que des préceptes moraux acceptés aujourd’hui (exploitation, prostitution, etc..) ne le soient plus demain, comme la civilisation a à peu près réussi à bannir officiellement le viol, la torture, l’esclavage.. indépendamment du contexte matériel et technologique...

    • J’ai beaucoup aimé ce livre, même si je préfère encore son premier livre Ishmael (Dispo ici http://frishmael.wordpress.com)

      Particulièrement son étude du cirque traditionnel comme organisation tribale moderne. D’après mes souvenirs, le cirque n’a pas de hiérarchie (même s’il y a un directeur qui doit faire le sale boulot, il n’est pas plus important que les autres), les membres travaillent pour la perpétuation de la « tribu », et les membres lèguent à leur descendance non pas de l’argent mais un moyen de vivre (la maîtrise de leur art du cirque et une place dans le cirque). Et en plus le cirque est nomade mais c’est juste un clin d’œil.

      L’auteur évoque aussi son expérience dans une maison d’édition d’organisation tribale qu’il avait fondé.

      Je vois bien les GAEC ou autres structures agricoles comme des entreprises de type tribal avec une intégration forte des différentes composantes agricole en #permaculture qui font que les coûts et bénéfices ne seraient pas reliés à telle ou telle activité mais globalement à l’association. Et un tel groupement fournirait une base d’existence aux enfants de la structure.

      Je me demande à quel point les structures de la #paysannerie traditionnelle étaient tribales ? Il y avait une forte entraide mais la politique de « tout à l’aîné » ne va pas du tout dans ce sens

      cc @koldobika

    • Alors la politique de « tout à l’aîné », du moins tel que ça se pratiquait ici au Pays Basque, c’était justement pas « tout ». Ce que l’aîné·e (femme ou homme) récupérait c’était d’abord la responsabilité de la maison et des terres, pas la propriété. Le pouvoir de décision revenait en même temps aux maîtres jeunes (l’ainé·e et sa/son coinjoint·e) et aux maîtres vieux (les parents de l’aîné·e), mais la maison appartenait à la famille, élargie et transgénérationnelle. Ou plutôt c’est la famille qui appartenait à la maison.
      Les cadets avaient des choix plus restreints : épouser un·e aîné·e d’une autre ferme (mais statistiquement moins d’aînés que de cadets), le célibat dans la ferme familiale, le clergé, l’armée (cf. les « cadets de Gascogne », où on trouvait les mêmes structures familiales), l’émigration. C’était effectivement autoritaire et inégalitaire comme dit Todd, mais pas en terme de ressources matérielles.
      Après, pendant les périodes fastes, bon nombre de cadets ont aussi construits leurs propres maisons. Il faudrait que je reprenne un bouquin que j’ai sur ce sujet, pour pouvoir t’en dire plus.

    • En même temps si je comprends bien ton exemple, il y avait quand même une certaine propriété de fait à l’ainé (par rapport au reste de la fratrie) dans le sens où pour la génération suivante, ce sont forcément les enfants de l’aîné qui continuent le cycle.

      Mais j’ai l’impression que tant qu’il y a propriété privée, la question du partage ou non entre enfants, et dans quelles conditions, se pose.

    • J’aime bien ce passage :)

      Si le monde est sauvé, il ne le sera pas par des vieilles têtes avec des nouveaux programmes mais par des nouvelles têtes sans programme du tout.

      Pourquoi pas des nouvelles têtes avec des nouveaux programmes ? Parce que où vous trouvez des gens travaillant sur des programmes, vous ne trouvez pas des nouvelles têtes, vous en trouvez des anciennes. Les programmes et les vieilles têtes vont de pair, comme fouets de cochers et cochers.

      Le fleuve que j’ai mentionné plus tôt est le fleuve de la vision. Le fleuve de la vision de notre culture nous mène à la catastrophe. Des bâtons plantés dans son lit peuvent entraver son flux, mais nous n’avons pas besoin d’entraver son flux, nous avons besoin de détourner complètement son cours. Si le fleuve de notre vision culturelle commence à nous éloigner de la catastrophe et à nous diriger vers un futur soutenable, alors les programmes seront
      superflus. Lorsque le fleuve coule dans la direction que vous voulez, vous n’y mettez pas des bâtons pour l’entraver.

      Les vieilles têtes pensent : Comment faisons-nous pour faire cesser ces mauvaises choses ?

      Les nouvelles têtes pensent : Comment faisons-nous pour faire des choses qui soient comme nous voulons qu’elles soient ?

      cf. paragraphe 8 – Nouvelles têtes sans programmes

    • La question de la transmission me trotte dans la tête. Ça serait plus facile avec des biens communs gérés sur le long terme (forêts comestibles pour la nourriture, l’énergie, les matières premières) et un type d’habitat léger qui pourrait absorber facilement le grossissement de population si besoin est.

    • @nicolasm, je pense que ce qui peut aider la société à démarrer autre chose, à amorcer un nouveau départ , c’est que chacun puisse réaliser que la vraie richesse se trouve dans l’humain (à commencer par soi), l’échange, la solidarité, et non dans le PIB ou la croissance. Si « ca met du temps à démarrer », c’est que les gens sont trop occupés à travailler. Dans le nouveau départ, je verrais bien la possibilité de recréer l’abondance - la nourriture abondante, etc - à la place de la rareté artificiellement entretenue.

      #nouveau-départ #abondance #temps-libre #richesse #humain

    • On s’est mal compris, je disais que je trouvais que le bouquin mettait du temps à démarrer (justement j’ai pas trop accroché au passage sur le fleuve et les bâtons ;)

      Mais sinon oui, Daniel Quinn est un des auteurs qui m’ont le plus marqués, et ses bouquins sont très facile à lire malgré la complexité de ce qui est soulevé. Je recommande tout ses bouquins avant Beyond civilization qui sont Ishmael, Story of B (sur l’animisme) et My Ishmael (sur l’éducation et l’école). Dispo en anglais et en numérique sur le net si on cherche un peu.

    • La Taupe (@la_taupe) :

      Dans le nouveau départ, je verrais bien la possibilité de recréer l’abondance - la nourriture abondante, etc - à la place de la rareté artificiellement entretenue.

      C’est aussi ma vision. Si on est libéré de la préoccupation d’avoir à manger, et si les paysages qui nous nourrissent sont beaux et apportent une sorte de bien être (je ne sais pas vraiment comment dire, mais dans le sens ou le fait de voir du vert et de la vie améliore la guérison des patient.e.s d’hopital), alors peut être qu’on pourra espérer mieux. Mais ça ne sera pas suffisant. Ce sont toujours les paysan.ne.s qui crèvent en premier de la faim, donc le problème est aussi ailleurs, et c’est un morceau plus difficile à changer que la production de nourriture.

    • Edward Goldsmith (ou Teddy Goldsmith) a été l’un des principaux fondateurs de l’écologie politique et co-fondateur de l’ONG Survival international pour la défense des peuples indigènes .

      Le document Blueprint for Survival, dont il est co-auteur, - imprimé en France sous le titre de « Changer ou disparaître » - a été publié en 1972 dans la revue The Ecologist.

      https://en.wikipedia.org/wiki/Blueprint_for_Survival

      It recommended that people live in small, decentralised and largely de-industrialised communities. Some of the reasons given for this were that:

      – it is too difficult to enforce moral behaviour in a large community
      – agricultural and business practices are more likely to be ecologically sound in smaller communities
      – people feel more fulfilled in smaller communities
      – reducing an area’s population reduces the environmental impact

      The authors used tribal societies as their model which, it was claimed, were characterised by their small, human-scale communities, low-impact technologies, successful population controls, sustainable resource management, holistic and ecologically integrated worldviews, and a high degree of social cohesion, physical health, psychological well-being and spiritual fulfilment of their members.

      #Edward_Teddy_Goldsmith #survival #blueprint #ecology

      http://www.teddygoldsmith.org/page3.html
      https://en.wikipedia.org/wiki/Edward_Goldsmith
      http://www.edwardgoldsmith.org/books/a-blueprint-for-survival
      http://alerte-environnement.fr/2009/08/17/changer-ou-disparaitre

      L’hommage d’Hervé Kempf à Edward Goldsmith :
      http://www.reporterre.net/spip.php?article527

  • Daniel Quinn : The Great Forgetting
    http://www.filmsforaction.org/news/the_great_forgetting

    We can hardly be surprised that the forgetting took place. On the contrary, it’s hard to imagine how it could have been avoided. It would have been necessary to hold on to the memory of our hunting/gathering past for five thousand years before anyone would have been capable of making a written record of it.

    Un texte important pour moi.

    #peuples_autochtones #peuples_tribaux #anticiv #civilisation #histoire #agriculture

  • Le mythe végétarien — Santé et Bien-être — Sott.net
    http://fr.sott.net/article/4030-Le-mythe-vegetarien

    Ceci est une synthèse des arguments présentés dans le livre de Lierre Keith. Elle nous offre plus qu’une simple critique du régime alimentaire vegan (en déconstruisant les arguments utilisés par les vegans du point de vue moral, politique et nutritionnel), elle critique tout le système industriel de produc- tion d’aliments (des plantes et des animaux) et elle explore les liens entre le type d’alimentation et société, les impacts sur la biodiversité, les conditions de vie des civilisées et des non-civilisées, les ressources énergétiques, les intérêts corporatifs et l’évolution des politiques alimentaires.

    #véganisme #primitivisme #agriculture #permaculture #anticiv

    • et puis y a un truc dont ça ne parle pas, en opposant agriculture/civilisation d’un côté et chasse-cueillette/primitivisme de l’autre, c’est de l’horticulture, qui n’a pas tous les défauts sociaux, politiques et écologiques de l’agriculture. cf les thèses de Jason Godesky http://theanarchistlibrary.org/library/jason-godesky-thirty-theses#toc9
      Hemenway en cause un peu ici aussi http://www.patternliteracy.com/203-is-sustainable-agriculture-an-oxymoron

    • J’ai pas trop compris le concept du site qui publie ça :
      http://fr.sott.net/page/1-A-Propos-de-Sott-net
      +
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Laura_Knight-Jadczyk

      Mmmh. Je pars avec un à priori douteux.

      Tous ses arguments sont appuyés par plusieurs sources scientifiques faibles et crédibles, disponibles dans son livre. J’ai décidé volontairement de ne pas reproduire les références pour ne pas allonger le texte. Le but de ce texte est de stimuler la réflexion. Si vous voulez contre- argumenter de manière complète, lisez son livre et évaluer ses références par vous-même.

      Ce qui est totalement faux puisque le texte aurait pu être mot pour mot le même, mais avec des mini-numéros + un bloc de notes de bas de pages indiquant toutes les références. Le texte lui-même n’aurait pas été plus long, mais on aurait eu les références.

      Par ailleurs c’est typiquement la stratégie de la mouvance complotiste : je vous file un gros pâté sans références, et si vous n’allez pas lire par vous-même les 40000 pages qu’il faut pour contre-argumenter, c’est que vous faite partie des méchants.

      Bon désolé de cet apparté, car le sujet est évidemment intéressant et sur le sujet lui-même je partais plutôt avec un à priori positif. :)

    • @koldobika : sur la comparaison anatomique, elle fournit un tableau qui indique des caractéristiques des humain⋅e⋅s, chien et herbivore et les deux premiers sont souvent identiques. J’y attache pas spécialement d’intérêt mais au moins ça contrebalance les schémas opposés des végés (qui ne prennent pas en compte certaines caractéristiques propres au genre humain qui sont la chasse et la cuisson, dans leurs analyses).

      Pour la côté civilisation vs primitif, je pense que c’est plus une déformation du résumé que le livre.Il est « souvent » question de permaculture par exemple.

      @rastapopoulos : il me semble d’ailleurs qu’il y avait eu une polémique sur les sources du livre, genre ça renvoyait à des sites ou wikipédia des fois, mais dans mes souvenirs c’était juste un peu mesquin.

      Mais perso je trouve le livre assez bien car finalement si on enlève les parties où elle règle ses comptes avec ses ancien⋅ne⋅s camarades, je trouve vraiment qu’elle élève le débat en prenant le mal à la racine.

      PDF ici : http://en.bookfi.org/book/1488669

    • Oui, mais de toute façon c’est une voie un peu stérile, car des qu’on s’accorde sur le singe après les différents bords y collent leur propre vision (y a celleux qui sont frugivores pour faire comme les grands singes, celleux qui sont VG pour faire comme les grands singes, et celleux qui citent des études sur les animaux mangés par les grands singes)

    • De toute façon la question n’est pas ce que font les autres, ou même mon voisin, mais ce que l’on fait soit. Et une description anatomique de soi, ne force a rien en terme de choix éthique (sauf allergie et carence évidemment, mais ce n’est pas de choix que l’on peu faire justement).

    • http://vegetarianmythmyth.wordpress.com/vegan-permaculture-ecovillages-busting-keiths-myth-onc

      As stated elsewhere in this blog, humans have evolved many ways to renew topsoil with no or minimal non-human labor; some of these many methods are used alone or in combination and include crop rotation, companion planting, ley farming, composting, using human waste, green manure, and other ways. In farming, there is no necessary connection between renewal of topsoil and grazing animals whatsover– let alone killing them and/or using their products. We need to talk about this if we are to move forward in our pursuit of minimal animal destruction and maximally sustainable agriculture. It is not for lack of means, but for lack of interest and education, an abundance of misinformation, miseducation, and propaganda, that there is not wider action being taken regarding animal-free farming.

      Lierre Keith’s “vegetarian myth” is a myth. To be vegan in a healthy, ecologically sustainable way is entirely possible. In some ways, this blog isn’t needed to challenge and debunk Keith’s book– the mere existence of successful, thriving, vegan permaculture establishments, all over the world, effectively overrides almost all of Lierre Keith’s major theses in The Vegetarian Myth. This includes New Jersey’s Honeybrook Farm, one of the oldest, successful, and well-regarded CSAs in the US. In the UK, farms can even obtain Stockfree Organic certification for their products. Keith does not talk about any of this in her book. It is unclear as to whether she just doesn’t know about vegan permaculture (this is hard to believe), or she is avoiding a confrontation with its reality for the sake of justifying her wide-ranging biases.

    • Comme d’habitude c’est un dialogue de sourd, avec à une extrémité des #végans qui disent que manger de la viande ce n’est pas bon pour la santé, que l’élevage détruit les sols et affame les pauvres ; et de l’autre des omnivores qui disent que le véganisme détruit la santé et les sols.

      Les végan⋅e⋅s qui disent qu’il peut y avoir un mode de vie végan sain et écologique doivent aussi reconnaître qu’il existe des schémas de production et de consommation de viande qui peuvent être écologiques et sains. Et il faut que les omnivores admettent qu’il y a des méthodes végé de production qui peuvent être écologiques.

      Encore une fois pour moi le clivage est plus sur le mode industriel vs non industriel (avec avantage à la végéculture sur les petits espaces, et à l’élevage sur les grands). Mais je pense que la radicalité du véganisme et des réactions épidermiques chez les omnis en font un débat souvent peu intéressant.

    • Et en plus personne ne critique la même chose, car il y a ce qu’il se passe actuellement, ce qui existe (exemples précis et peut être très contextualisés), ce qui pourrait exister, ce qui peut être généralisable (et avec quelles conséquences).

  • La patate indienne, une plante d’avenir pour les permaculteurs et les primitivistes | 1+1=salade ?
    http://madeinearth.wordpress.com/2013/12/03/la-patate-indienne-une-plante-davenir-pour-les-permaculteurs-

    Qui mieux que la patate indienne — Apios americana — pourrait concrétiser ce que j’ai pu écrire sur la #permaculture ou le #primitivisme ?

    C’est avant tout un tubercule qui peut prétendre à fournir notre base de subsistance. Même s’il est important de faire pousser des légumes et des fruits dans son jardin pour nous apporter nutriments, vitamines et diversité, le plus important est de faire pousser sa base de subsistance pour ne plus dépendre de systèmes globaux et fragiles, le plus souvent basés sur des céréales annuelles avec les conséquences désastreuses que l’on connaît sur la santé et les sols. De ce côté là la patate indienne excelle, puisqu’elle fournit une bonne base énergétique et contient jusqu’à 16% de protéines, soit trois fois plus que les pommes de terre. Elle a l’énorme avantage d’être consommable crue, contrairement à la pomme de terre ou aux céréales, ce qui peut s’avérer vital dans certaines situations. Elle offre aussi une saveur neutre — qui serait entre la pomme de terre, la cacahuète et la patate douce — ce qui est toujours un avantage pour une base alimentaire. Outre ses tubercules, elle peut aussi produire des haricots hautement protéiques, mais cette production serait assez erratique et dépendrait de la génétique (caractère diploïque), de la variété et du climat.

    Sa culture au jardin est également très intéressante. C’est tout d’abord une légumineuse, qui peut utiliser l’azote présent abondamment dans l’air pour sa propre croissance. Elle peut donc pousser dans des sols relativement peu fertiles, et est très vigoureuse car elle génère son propre engrais en quelque sorte. Elle serait également capable de supporter des sols assez humides, là où il serait difficile de faire pousser d’autres plantes pérennes. Du côté, agronomique, elle a tout pour faire rêver le permaculteur. Elle fait donc partie des rares plantes vivaces comestibles fixatrices d’azote. Elle peut se multiplier de manière végétative (se cloner) facilement par les tubercules. Elle ne connaît pas de maladies ou parasites sérieux. Elle est assez rustique pour rester dans le sol le nombre d’années que l’on veut. Elle peut même devenir envahissante !

    Elle a quelques défauts mineurs, mais ces défauts de culture sont autant de qualités pour une culture post-industrielle primitiviste ! En effet, les tubercules des variétés non sélectionnées peuvent être assez petits. De plus la patate indienne met quelques années avant de s’implanter et de devenir luxuriante. Autant d’inconvénients qui en font un mauvais candidat pour une exploitation industrielle, car c’est une vivace qui ne se prête pas à une culture annualisée comme la pomme de terre. L’énorme avantage de la patate indienne est que l’on peut la stocker dans le sol, et la déterrer pour consommation à n’importe quel moment de l’année. Elle ne se stocke pas bien en dehors du sol, telle quelle, à moins d’être maintenue humide (sinon elle meurt) et au froid (sinon elle germe), dans du sable ou du terreau par exemple. Elle n’offre donc pas les qualités exceptionnelles de stockage et de densité nutritionnelle des céréales, ce qui en fait un mauvais candidat non seulement pour l’industrie, mais aussi pour la civilisation qui a besoin de pouvoir stocker, distribuer, saisir, protéger et taxer la base de subsistance du peuple. Les patates indiennes ne peuvent pas être brûlées comme un champs de céréales ou saisies par une armée en campagne. Elles ne peuvent pas être taxées sur la base d’une quantité ou d’une superficie cultivée. Par contre n’importe qui peut aller déterrer des tubercules n’importe quand pour les manger ou commencer une culture ailleurs.
    Les patates indiennes peuvent cependant être séchées et réduites en poudre ce qui permet de concentrer et stocker la nourriture comme c’est le cas pour les céréales. Cela permet d’avoir un stock facilement utilisable à disposition. Ce processus très simple à réaliser pour n’importe qui disposant d’un four ou d’un feu, mais n’est toujours pas industrialisable car la culture de la patate indienne ne peut pas être rationalisée pour les raisons évoquées précédemment.

    Toutes ces caractéristiques en font une plante de choix pour un futur post-industriel, avec une production plus locale et décentralisée, intégrée dans des systèmes cultivés complexes, reproductible et mouvante, insaisissable.

    #autopromo #anticiv