• #Carrie_N._Baker : Misogynie, meurtres et le mouvement masculiniste
    https://tradfem.wordpress.com/2020/07/28/misogynie-meurtre-etmouvement-masculiniste

    Cet homme de 72 ans, diplômé de l’une prestigieuse université et ancien avocat d’entreprise new-yorkais, était membre d’une soi-disant organisation de défense des Droits des Hommes basée à San Diego, la National Coalition for Men. Il avait passé des années à intenter des procès pour discrimination sexuelle à l’encontre des hommes. Il avait contesté la constitutionnalité des promotions « soirée des dames » dans les bars et les boîtes de nuit, avait poursuivi l’université Columbia pour ses cours d’études sur les femmes, et intenté des poursuites contre des organisations de presse pour ce qu’il avait qualifié de couverture biaisée contre Donald Trump lors des élections de 2016.

    En 2008, il avait intenté une action en justice contre le gouvernement fédéral, alléguant que la Loi sur la violence contre les femmes (Violence Against Women Act) était inconstitutionnellement biaisée contre les hommes.

    Hollander aurait constamment porté sur lui une liste dactylographiée de 41 arguments intitulée « Discrimination contre les hommes en Amérique ». Il se plaignait que les féministes avaient « infiltré les institutions, et qu’il y avait eu un transfert de droits des gars au bénéfice des filles ».

    Dans un jugement de 2018, le juge Salas avait autorisé l’audition de la poursuite intentée par Hollander, mais celui-ci lui reprochait de ne pas faire avancer l’affaire assez rapidement. Il l’avait traitée de « juge latina paresseuse et incompétente nommée par Obama ».

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://msmagazine.com/2020/07/27/misogyny-murder-and-the-mens-rights-movement
    #misogynie #masculinistes #antiféminisme #justice #féminisme

  • PHYLLIS CHESLER : "(...) Certains juges peuvent être achetés ; beaucoup d’autres, absolument pas. Je sais qu’il y a des juges équitables et de bonnes professionnel.le.s en santé mentale. Ils et elles sont peut-être une minorité et ils peuvent aussi être forcés à « donner à l’homme violent ce qu’il veut pour simplement faire avancer le dossier ». Autre problème : quand une mère protectrice battue continue d’insister pour la réouverture d’un dossier, elle sera perçue comme étant le problème et sera punie d’avoir osé déranger un.e juge très occupé.e.
    Certain.e.s avocat.e.s, hommes et femmes, ne font pas confiance aux femmes et ne les aiment pas. Je sais que de bon.ne.s avocat.e.s existent – mais les bon.ne.s avocat.e.s ne peuvent pas se permettre de représenter à titre gratuit des mères battues, plus ou moins pauvres, qui les occuperont pour des périodes pouvant aller de quatre à quinze ans. Les coûts pour l’avocat.e qui agit ainsi sont astronomiques et peuvent ruiner sa carrière et son équilibre mental. Et, quand un.e avocat.e fait du zèle pour représenter l’intérêt supérieur d’une mère battue et d’un.e enfant sexuellement agressé.e, elle ou il risque d’être accusé.e d’outrage à magistrat et de se voir radié.e du barreau."
    Sur le blogue scènes de l’avis quotidien | 30 juillet 2020
    https://scenesdelavisquotidien.com/2020/07/30/comment-les-meres-sont-detruites-quand-elles-essaient-de-pro
    Traduction : TRADFEM
    #Antiféminisme, #Justice, #Masculinistes, #Violences, #DroitsdesMères

  • Si vous êtes abonné-e à REDDIT, c’est le moment ou jamais de lever l’ancre en leur disant pourquoi:

    On 29th June, @reddit banned the radical feminist subreddit r/GenderCritical, Reddit’s most active feminist community, which had nearly 65,000 subscribers and more than 27,000 daily users, as part of their campaign to rebrand themselves as being against “hate."
    #RedditHatesWomen #Reddit #censure #antiféminisme #GenderCritical #lobbytransgenriste

  • Haine en ligne : le boycottage d’annonceurs oblige Facebook à fléchir
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/06/29/haine-en-ligne-le-boycottage-d-annonceurs-oblige-facebook-a-flechir_6044532_

    Des entreprises telles les multinationales Unilever, Verizon ou Coca-Cola estiment que la plate-forme n’en fait pas assez contre les discours haineux.

    Il est rare qu’une entreprise prévienne les journalistes moins de vingt minutes avant une prise de parole publique de son PDG. Les annonces de Mark Zuckerberg, vendredi 26 juin, à 20 heures, en direct sur sa page Facebook, montrent l’urgence de la situation et la fébrilité du réseau social. Le fondateur de la firme tentait de contrer l’essor d’un boycottage parmi de grands annonceurs comme Unilever ou Verizon. Ces multinationales ont mis « en pause » leurs dépenses publicitaires sur Facebook au moins jusqu’à fin juillet, estimant que la plate-forme n’en fait pas assez contre les discours de haine, en plein mouvement Black Lives Matter de défense des droits des Noirs.

    Vendredi, M. Zuckerberg a été contraint d’annoncer une mesure qu’il refusait de prendre depuis plusieurs semaines : Facebook va ajouter un avertissement sur les messages de personnalités politiques dont le contenu pose problème, tout en les laissant en ligne, car ils ont une valeur informative. Soit exactement ce que Twitter a fait fin mai avec deux Tweet de Donald Trump jugés trompeurs ou haineux.

    Cette décision avait déclenché la fureur du président américain. Et une campagne contre la politique de M. Zuckerberg, accusé de laisser faire un chef d’Etat haineux. En effet, Facebook s’était démarqué de Twitter, au nom de la liberté d’expression et par refus de se placer en « arbitre de la vérité » des propos de la sphère politique.

    Pression
    Mais, depuis, des associations américaines de lutte contre le racisme – dont les National Association for the Advancement of Colored People et Anti-Defamation League – ont lancé une campagne visant les annonceurs et les appelant au boycottage. Ont suivi, à parti du 19 juin, des entreprises de taille moyenne, connues pour leur communication sur l’éthique : The North Face, Patagonia, Ben & Jerry’s… Le réseau social a tenté de rassurer, sans toutefois infléchir sa politique. Mais la pression a monté de plusieurs crans, quand l’opérateur de télécoms Verizon a sauté le pas, jeudi 25 juin, avant d’être rejoint par les multinationales Unilever, Levi’s ou Honda, faisant plonger l’action Facebook en Bourse.

    Les concessions de M. Zuckerberg arrêteront-elles la fronde des annonceurs ? Les boycottages de marques sont souvent passagers, comme celui décrété contre la plate-forme de vidéo YouTube, en 2017, pour sa politique de modération jugée trop laxiste. Mais Coca-Cola et Starbucks ont annoncé leur retrait de Facebook après la prise de parole de M. Zuckerberg. Et le contexte politique de l’élection présidentielle américaine de novembre, très instable, va susciter une attention très forte sur les réseaux sociaux.

  • Quand Europol s’inquiète des "Incels", du terrorisme d’extrême droite et des anti-féministes
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_quand-europol-s-inquiete-des-incels-du-terrorisme-d-extreme-droite-et-de


    La convergence des « ismes ».

    En réalité, l’#antiféminisme semble être une composante au sein de certaines idéologies d’extrême droite qu’elles soient violentes ou non. Mais c’est une composante qui peut être fédératrice. L’antiféminisme dans les idéologies d’#extrême_droite s’opposerait ainsi « au féminisme qui ferait la promotion d’une société mondialisée, multiculturelle et métissée dont la victime serait la race blanche en danger, ’en péril grave et imminent », analyse Michaël Dantinne, professeur de criminologie à l’Université de Liège.

    Ainsi, l’antiféminisme extrémiste s’insère dans les « théories du grand remplacement ». « Le féminisme aurait été inventé pour distraire les femmes de leur rôle ’naturel’ de mères, et est par conséquent blâmé pour la chute des taux de natalités dans les pays de l’Europe occidentale, ce qui a finalement permis l’immigration », souligne le rapport d’Europol.

    Et d’ajouter, « la frustration sexuelle et la misogynie ont été clairement explicitée par les auteurs des attaques de Christchurch (Nouvelle Zélande) et Halle (Allemagne), en 2019 et en 2020 ».

    La composante misogyne chez les auteurs d’attaques empreintes d’idéologies d’extrême droite n’est pas nouvelle. Dans son manifeste, le terroriste norvégien Anders Breivik indiquait : « il faut parfois tuer des femmes, même si elles peuvent être très attirantes ».

    #racisme

    • #The_Handmaid's_Tale #La_Servante_Écarlate

      Je crois que ça a démarré en Argentine, il y a 2 ans,…
      Why are protesters dressing like The Handmaid’s Tale in Argentina ? – explainer - YouTube (août 2018)
      https://www.youtube.com/watch?v=3Idw6LY4AGM

      et actuellement aux É.-U.
      Women Wear ‘Handmaid’s Tale’ Outfits to Protest Abortion Bill - YouTube
      https://www.youtube.com/watch?v=ySslUJlicOc

      légende de la photo ci-dessus :
      Il existe des « ponts » entre les idéologies d’extrême droite et les « antiféministes ».
      © 2019 Getty Images

    • Oui, mais justement : pourquoi la photo, sans explication, de trois manifestants féministes, alors que l’article est consacré au danger que représente « des "Incels", du terrorisme d’extrême droite et des anti-féministes » ?

    • LA VIRILITÉ, AU CŒUR DE LA SENSIBILITÉ (ET DU PROBLÈME) FASCISTE
      https://lundi.am/La-virilite-au-coeur-de-la-sensibilite-et-du-probleme-fasciste

      Le sociologue Francis Dupuy-Déri explique la chose suivante, à propos des hommes qui pensent avoir droit, notamment, aux faveurs des femmes : « Aujourd’hui, ces hommes blancs réagissent comme des aristocrates qui voient leur échapper des privilèges qui leurs seraient dus à titre de mâles. Ne pas pouvoir jouir de ces privilèges – emploi, épouse, amante, etc. – apparaît comme un véritable scandale, d’où ces deux émotions souvent évoquées : la colère et le ressentiment. Même si objectivement, l’inégalité persiste entre les sexes, ces hommes blancs se prétendent victimes d’une très grave injustice en faveur des femmes et des populations racisées et migrantes »

      #femmes #virilisme

    • Et #incels pour finir en admettant qu’ils sont assez isolés mais c’était bien de les mettre dans le titre.

      Mais il est vrai que des « ponts » existent entre avec les idéologies d’extrême droite et les Incels. Europol observe en effet dans son rapport que « la communauté misogyne, principalement composée de jeunes hommes, se rencontrent sur le web, dans des espaces semblables à ceux fréquentés par les suprémacistes blancs et ils blâment les féministes, pour leur incapacité à trouver une partenaire sexuelle ».

      Il est très difficile d’analyser l’ampleur de ce phénomène. Néanmoins, les mouvements d’extrême droite violents, de même que les incels semblent être dans le collimateur des services de sécurité. Ou du moins sous observation. Michaël Dantinne rappelle toutefois que « tous les incels ne sont pas violents, c’est d’ailleurs davantage l’affaire de minorité isolée ».

  • Le climat malsain et violent à l’encontre des féministes dites « terfs », 8 mai 2020

    Depuis quelques temps, il règne un climat particulièrement malsain dans le mouvement féministe des grandes villes. L’idéologie de la déconstruction, avec sa pointe avancée qu’est le queer, forme une chape de plomb qui étouffe l’expression démocratique des féministes assumant la lutte pour la dignité des femmes, avec parfois même des menaces de violences extrêmement graves.

    Pour les queer on peut tout choisir, être qui on veut, il suffit de le dire. « Océan », ex-Océane Rose Marie, ex-humoriste lesbienne et désormais l’ « homme trans » le plus visible de France, a affirmé dans une story Instagram qu’on peut être un homme et être lesbienne.

    Et tous ceux qui disent l’inverse sont qualifiés de « transphobes », « hétéro-normés », « binaires », « non déconstruits », et autres inventions sémantiques…

    #queer #antiféminisme #violence #"transphobie"

    https://agauche.org/2020/05/08/le-climat-malsain-et-violent-a-lencontre-des-feministes-dites-terfs-2

  • Sur le blogue FLEUR FURIEUSE :

    Il semble que de nos jours, la biologie soit obsolète. Qu’un homme proclame qu’il se “sent femme”, il obtient à l’instant même le statut de “femme trans”, et comme “les femmes trans sont des femmes”, cet homme en devient une de fait, sur la base de son ressenti et de son discours.
    C’est du moins la vision de certain.es militant.es et intellectuel.les. Les effets concrets de cette idéologie ne sont pas encore visibles en France, mais ce mouvement progresse et sa concrétisation, déjà avancée dans d’autres pays, présente de nombreux dangers.
    Revenons aux preémisses du débat : selon les tenants du transgenrisme, la définition biologique de qui est une femme et qui est un homme est non seulement inepte, mais aussi “transphobe”.
    Les tenants de l’idéologie transgenriste proposent une nouvelle définition des mots homme et femme. Toute définition peut être remise en cause, toute polysémie peut être envisagée, et en particulier lorsqu’il s’agit d’accroître le bien-être des personnes. Or ici, cette nouvelle définition des termes est une aberration logique.
    Pour en cerner l’incohérence de ces définitions, revenons à la base.(...)

    https://fleurfurieuse.blogspot.com/2020/04/le-genre-comme-identite-faillite-de-la.html

    • Elle est passée ici, la chronique en question, mais sur un autre blog, je sais plus lequel. Et sévèrement critiquée.

      Être une femme n’est pas un ressenti. Cela correspond à une réalité physiologique très spécifique et à un vécu social tout aussi spécifique. Tout cela est réel. Dans nos sociétés, être une femme, c’est souffrir et être épuisée tous les mois mais devoir travailler comme si de rien n’était. C’est être considérée comme une proie potentielle dans l’espace public et comme une travailleuse bénévole dans l’espace privée. Ce statut repose sur la réalité de notre corps.

      Quel mélange idiot de faits physiologiques et sociaux : Plein de femmes n’ont pas de problèmes de règles et la travailleuse bénévole ou la proie ne sont pas des problème physiologiques mais dépendent d’un imaginaire, culture du viol et hétérosexualité. On reste dans le débat : « être femme, c’est avoir un utérus et je suis matérialiste, je fais vaguement appel au social » ou bien « être femme c’est un sentiment individuel et je suis matérialiste, je fais vaguement appel au social ». Entre les deux, il y a être féministe matérialiste et faire vraiment appel au social : est-ce que se dire femme change la vie d’une personne ? lui fait perdre son rang ? pas forcément, si son expression de genre est masculine, si son comportement est super assertif et te rappelle quelque chose mais quoi ? Et beaucoup de meufs trans ne se présentent pas au monde comme ça, elles mènent des vies de femmes... Bref !

    • Une féministe militante a été « sévèrement critiquée » pour ses propos ? Quelle surprise !... C’est vrai qu’il est intellectuellement dérangeant de devoir tenir compte "simultanément* de facteurs biologiques et sociaux... en faisant appel en contre-exemples à « plein de femmes » et « beaucoup de meufs trans » pour disqualifier toute réflexion politique sur la réalité de certaines oppressions. Cela me rappelle les plus beaux poncifs opposés à l’antiracisme. Mais restons polis...

    • disqualifier toute réflexion politique

      Cela me rappelle les plus beaux poncifs opposés à l’antiracisme. Mais restons polis...

      Ah oui, c’est vrai, Martin, je m’étais dit que c’était peut-être secondaire dans ce que je pouvais te reprocher, mais je n’avais pas évoqué dans mes interrogations le mépris et la condescendance dont tu fais preuve lors de beaucoup trop de tes interventions (le paternalisme, un truc de mec, non ?).
      Tu crois vraiment servir la lutte féministe de cette façon ?
      Nan mais c’est chouette de parler d’"honnêteté" et de « prudence » après tout ça.
      Mais n’est-ce pas aussi le sort que tu réserves à des féministes matérialistes qui s’emmerdent à mettre des commentaires sur le site de Tradfem ?

      (Je rajoute que je fais référence à la discussion entamée ici : https://seenthis.net/messages/828130)

    • n’est-ce pas aussi le sort que tu réserves à des féministes matérialistes qui s’emmerdent à mettre des commentaires sur le site de Tradfem

      Je suggère à tes abonnés d’aller constater sur tradfem.wordpress.com à quel point ces commentaires critiques sont rares. Je ne me souviens d’en avoir reçu que deux ou trois en sept ans !

      Quant au

      mépris et à la condescendance

      , difficile de faire mieux que ce

      Quel mélange idiot...

      auquel je répondais...

    • vraiment pénible ce texte. @martin4 vous êtes au courant de ça j’imagine :

      https://seenthis.net/messages/830962

      bien que ce soit le camp que vous semblez défendre qui est attaqué, et que ces actes soient graves et absolument intolérables, publier/relayer des textes où des personnes affectées par ces questions, parfois de manière très douloureuse, sont comparées à « des dés à coudre qui se prennent pour des tasses de thé » entre autres « chien à l’ADN de chats »... Encore une fois le passage à l’acte est intolérable, mais je comprends tout à coup cette envie de mettre des tartes.

      Vous avez envie que continuent ce genre de merde ? Une idée pour calmer le jeu ?

    • Bonjour, J’ai répondu plus haut de manière générale. Il est évident que des proposs comme "des dés à coudre qui se prennent pour des tasses de thé" et autres « chien à l’ADN de chats » sont de la pure provoc à ignorer, comme je tente de le faire habituellement face aux insultes et procès d’intention. Et je suis heureux que tu relèves et rejettes ces tactiques.

      Par contre, écrire "les tenants du transgenrisme" est une description assez objective à mes yeux, puisque ce ne sont pas les trans qui sont interpellés mais les adeptes, trans ou non, d’une idéologie et de méthodes qui appellent un examen critique, sans que l’on se fasse repousser dans le silence pour cause de manque de gentillesse, surtout au nom de personnes trans dont beaucoup sont révulsées à voir leur condition exploitée par des misogynes sous prétexte de représenter leurs intérêts.

      Le "tone policing" des critiques qui "brassent la cage" risque d’encourager les propos passifs-agressifs. Parlons clair en faisant l’effort d’identifier sans effets de manchette ce qui pose problème et risque de faire dérailler l’analyse et de censurer la colère des opprimées.

    • eh bien si votre proposition pour calmer le jeu, c’est d’inviter les personnes blessées par des propos que vous relayez à se taire (noblement certes)... ça ne va pas marcher, permettez moi de vous le dire. Comme l’a dit @supergeante quelque part ici, c’est crucial de ne pas oublier les souffrances qui sont derrières ces questions et j’ajouterais que c’est même un prémisse indispensable s’il on souhaite débattre (sans les mains) de questions aussi complexes...Il ne s’agit pas de se polir le ton, simplement de respect...

      Quand à la « description objective »... en dehors du fait que personne n’aime être chosifié, le terme « transgenrisme », en plus d’être volontairement dépréciateur, est trop ambigüe pour ne pas prêter à généralisation, surtout en france où ces mouvements sont encore mal connus... De la même manière quand vous traduisez littéralement « lobby trans » ça reflète quelque chose qui n’existe tout simplement pas ici, en employant pourtant un vocable bien connu et assez puant (comme ça été dit ailleurs par @antonin1 je crois : impossible de ne pas penser au pseudo lobby juif cher aux fachos)...

      je comprends les critiques que vous adresse @gata et les trouve plutôt fondées. De plus, vos invitations à « parler clair pour défendre les opprimés » sonnent comme des mots d’ordre venus de je ne sais quelle chefferie tapie dans l’ombre d’un grand drapeau, et ça ne me plaît pas du tout. Parler clairement ça ne veut pas dire comparer les gens à des chiens et des tasses de thé et je n’ai pas l’intention d’être tolérant avec ces provocations stupides.

    • Pouvez-vous me dire qui a comparé des gens à des chiens et à des tasses de thé ? Ce n’est pas moi et je ne comprends pas pourquoi vous m’imputez implicitement de nouveau ces propos.
      Quant à l’activité politique des personnes qui travaillent à l’abolition de certains droits des femmes, libre à vous de choisir d’autres termes que mouvement transgenriste ou lobby pour la désigner si ces termes vous rebutent ; moi c’est leur réalité qui m’interpelle et j’appelle un chat un chat.

      Ces menées masculinistes (surtout présentes dans le monde anglosaxon à ce jour) ont des effets délétères comme le définancement et la fermeture de refuges qui n’acceptent pas les hommes se disant femmes, l’entrisme de tels hommes dans les compétitions sportives (et ce jusqu’à l’échelon Olympique), le retrait du droit à des installations sanitaires non mixtes, la subversion de la représentation politique des femmes dans les partis qui y faisaient place, et j’en passe. Pour la dimension concertée et internationale de ce mouvement, lire Sheila Jeffreys : https://tradfem.wordpress.com/2018/11/19/sheila-jeffreys-les-principes-de-jogjakarta-une-menace-internatio

      Tout cela tente de se justifier à partir de l’axiome transgenriste (eh oui...) que quiconque dit être une femme en est une ; je ne connais pas votre position à ce sujet, mais pour les féministes que nous lisons et traduisons depuis des décennies, c’est scientifiquement faux et politiquement pervers point barre, comme on l’a rapidement vu dans le dossier de Rachel Dolezal, les Noir-e-s ayant droit à plus de respect que les femmes, apparemment.

      Je ne crois pas à l’argument que ces tentatives de putsch (un autre terme qui vous fera sans doute chouiner mais qui s’avère dans le monde anglosaxon) sont nécessairement fondées sur « de la souffrance » à moins que vous accréditiez comme issus d’une « souffrance » les propos et démarches misogynes et antiféministes en général, ce que font les apologistes des incels et autres mascus. J’espère que ce n’est pas votre cas.

      Pour nous, il s’agit d’une tactique de protection et d’accroissement de privilèges masculins et je refuse le chantage à l’empathie, surtout quand ces apologistes instrumentalisent la souffrance réelle de personnes trans, ce que plusieurs d’entre elles ne se privent pas de leur dire.

      Si c’est votre camp, ce n’est pas le mien et je demande à ce que l’on juge des faits plutôt que desdiscours justificatifs en cause.

      Mon travail n’est pas d’affirmer une position personnelle mais de servir de courroie de transmission - un terme qui n’a rien de péjoratif - aux analyses féministes radicales comme celle de Dworkin et de Sheila Jeffreys que nous venons de mettre en ligne (https://tradfem.wordpress.com/2020/06/17/lactivisme-transgenre-perspective-dune-feministe-lesbienne) et dont nous pourrions parler plutôt que de ce à quoi mes propos « ressemblent » ou « sonnent comme »... Oui, nous défendons des opprimé-e-s et nous l’assumons.

      #antiféminisme #droits des femmes
      #transgenrisme #masculinisme #Sheila Jeffreys

    • Euh sur ce point précis, c’est bien gentil de se dédouaner avec « c’est pô moi qui l’ai dit, je ne suis qu’un traducteur et publieur » mais ces propos problématiques sont dans le texte de ce fil même… alors quand on relaie des textes, on peut bien sûr ne pas être d’accord avec 100% de ce qu’il y a dedans, mais dans ce cas on l’annonce explicitement. Si on relaie un texte sans strictement aucune mise en garde, sans aucun « je suis d’accord cet argument mais pas avec ça », c’est alors par défaut que l’on supporte l’ensemble, donc oui qu’on s’en approprie les propos et tout ce qu’ils impliquent. C’est donc tout logiquement qu’on peut se prendre alors des critiques, quand bien même on a pas écrit le texte.

    • « ces propos problématiques sont dans le texte de ce fil même ». De quoi parles-tu ? De cette référence à des chiens et des tasses de thé ? Je ne l’ai pas dit, pas lu, j’ai dénoncé ces propos comme de la provoc et il serait malhonnête de m’en tenir responsable. Je n’ai pas lu dans les textes que j’ai relayés de propos dont je devrais me distancier pour échapper à une critique. Si vous croyez que si, précisez lesquels au-delà de vagues allusions, mais je trouve votre principe assez étrange et n’y souscris pas du tout

    • Il n’y a justement aucune allusion, c’est bien toi qui a relayé le texte de ce fil, et c’est bien dans ce texte que @tintin critique des propos qu’il cite, et que tu « dénonces » 2 mois après parce que @tintin les met en avant. Donc où est l’allusion ? Tout est parfaitement explicite et écrit noir sur blanc. C’est plutôt ça qui est étrange, d’affirmer après-coup que c’est flou-pas-clair alors que tout est écrit sans aucune allusion cachée.

    • Ah bon, J’ai relu le texte de FLEUR FURIEUSE et je trouve que sa démonstration ne correspond pas à la parodie qu’en fait tintin en en citant quelques mots. Ce n’étaient pas mes propos - comme j’avais cru au départ - mais je suis à l’aise avec la démonstration de FLEUR FURIEUSE sur l’illogisme en cause dans la manipulation du mot « femme » pour en abolir le sens.
      Live with it.
      Je constate que vos interventions relèvent essentiellement du « tone policing » (y a-t-il un équivalent français ?), et je dois dire que ça me débecte méchamment chez des gens que je croyais plus progressistes et proféministes.Je m’en tiendrai à relayer des textes pertinents aux luttes de femmes, sans réagir aux propos dilatoires et tentatives de culpabilisation.

    • Je ne suis pas essentialiste mais matérialiste, comme Dworkin et Delphy et des centaines d’autres féministes, et c’est sur cette base que je soutiens les féministes qui récusent la prétention que tout homme qui dit être une femme en est une. S’il y a un essentialisme, il est bien là, dans un à-plat-ventrisme devant des prétentions d’hommes, quoi qu’ils disent, hors toute logique.

    • Nouvelle traduction sur https://tradfem.wordpress.com/2020/06/20/j-k-rowling-et-la-tour-de-babel
      "
      J.K. Rowling et la Tour de Babel
      Par Jennifer Bilek, sur son blog The 11th Hour

      "Pour les personnes non initiées à l’argent et au pouvoir qui sont tapis derrière le lobby transgenriste, la mêlée médiatique entourant JK Rowling peut ressembler à un ballet de rectitude politique en action, à l’acharnement de guerriers pour la justice sociale tenant une nouvelle victime dans leur gueule. Le journaliste britannique Douglas Murray démontre justement ce problème d’angle mort dans un article publié ce matin ur la plateforme UnHerd, « Why JK Rowling Had to be Denounced » (Ce pourquoi il fallait dénoncer JK Rowling).

      JK Rowling a certainement perturbé les barbus de la gauche conscientisée, si l’on en croit les commentaires de Glenn Greenwald sur Twitter la nuit dernière, affichant explicitement sa politique identitaire (est-ce que seuls les marginaux ont droit de parole, Glenn ?)

      Glenn Greenwald (sur Twitter) : « Quelles que soient nos opinions sur le débat entre les trans et les « TERF », le complexe de victime de JK Rowling est suffoquant et narcissique. Voilà une des personnes les plus riches et les plus célèbres au monde, mais elle se perçoit comme une victime suprême du fait d’endurer ce que subissent toutes les figures publiques : de sévères critiques. »

      Mais JK Rowling a fait plus que mettre en lumière une culture de l’interpellation et ses tactiques d’intimidation collective de celleux qui manifestent une opinion différente. Elle a fait plus qu’enflammer les misogynes qui se cachent derrière la politique identitaire, dans ce qui est devenu une tour de Babel hurlante pour la gauche. JK Rowling, comme l’a montré la réaction terrifiée et agressive de nos conglomérats médiatiques contrôlés par Big Pharma, a démontré qu’on ne pouvait pas l’attaquer impunément. Elle n’a pas seulement abordé la question des droits des femmes que décime le coup d’État capitaliste de l’industrie de l’identité de genre, mais elle a également mis à nu l’expérimentation eugénique en cours contre des enfants, pour la plupart homosexuels. (...)"

      Version originale : https://www.the11thhourblog.com/post/jk-rowling-and-the-tower-of-babel ?

    • bon bah j’aurais essayé... Vous jouez à l’imbécile ou alors votre degré de confusion me dépasse... dommage que vous ne consacriez pas tout votre temps à simplement traduire Dworkin, entreprise très nécessaire s’il en est. J’arrête la discussion ici pour ma part.

    • C’est marrant parce que Martin Dufresne demande des questions étayées mais n’y répond pas quand elles sont posées. Je pense à l’autre fil où il disqualifie ValK et ignore aussi les questions de Antonin, qui me semblent dignes d’une réponse, contrairement à mes remarques fielleuses et passives agressives, je le conçois.

      Pour en revenir au début de la conversation sur ce fil, pour que les personnes comprennent concrètement à quoi je pensais et s’en fassent une idée, voici un exemple dans les commentaires d’un texte paru sur le site de Tradfem :

      une féministe matérialiste 21/03/2017 à 10:50
      Franchement je ne vais pas me prononcer sur le fond mais j’aimerais bien que les MECS (oui, vous, là-bas, qui non seulement avez grandi avec les privilèges de la classe des hommes mais en plus en bénéficiez encore aujourd’hui) de tradfem cessent de nous dire ce que nous devons penser et qui est une femme et qui ne l’est pas.
      C’est vraiment, vraiment gonflant.
      Et au passage, si c’était possible d’arrêter de dire que vous êtes « une collective » (à moins que ça soit une formule québécoise que j’ignore), parce que ce mot laisse croire que vous êtes un groupe non-mixte. Quand on passe son temps à traduire des textes qui nous expliquent qui a le droit d’être féministe, ça serait le minimum.

      Abolissimo [Martin Dufresne] 21/03/2017 à 11:40
      Ben oui, TRADFEM est non-mixte et, si vous avez remarqué, les textes que vous conspuez sont tous rédigés par des femmes. Et aucun d’entre eux, en passant, ne restreint qui a le droit d’être féministe (ça semble plutôt être VOTRE truc).

      LULI 26/03/2017 à 10:20
      Une féministe matérialiste, merci de se renseigner au lieu de dire des bêtises. Depuis quand un site de traduction de textes féministes radicaux est dirigé par des hommes cis ? Et oui, c’est logique que ce soit non-mixte, vu les textes publiés sur ce site, vous croyez vraiment que des hommes cis dirigeraient ce site ? [...]

      https://tradfem.wordpress.com/2017/03/17/le-probleme-qui-na-pas-de-nom-parce-que-le-mot-femme-est-qualifie-dessentialiste/#comment-439

      (Après ça, Martin Dufresne ne répond rien et avant ça, il ne répond pas aux questions d’un commentaire de Miluyali, par exemple sur les hommes trans. Mais répond d’abord : « Que de présupposés et de faux procès de votre part, Miluyali ! »)

      C’est pas mal, ça, de répondre que Tradfem est non-mixte alors que Martin Dufresne sait très bien que ce n’est pas le cas (bon, après tout, on peut se tromper) et de laisser quand même confirmer ça par une autre lectrice (je mets son commentaire entier en dessous) et que des féministes se prennent la tête entre elles, sans même ensuite infirmer/confirmer l’autre proposition que des « hommes cis dirigeraient ce site » (on aurait pu au moins attendre une réponse comme quoi certains y participent, n’est-ce pas ? Pour ne pas dire qu’il est surtout animé par des hommes, ce qui semble être d’ailleurs plutôt le cas).

      Mais c’est aussi de répondre à « une féministe matérialiste » que « ça semble plutôt être VOTRE truc » (avec les majuscules) à elle de définir qui est féministe, ce qui n’est pas du tout ce qu’elle disait. Je ne suis pas sûr que ce soit du tone policing, mais peut-être plutôt de la réduction au silence ou du mansplaining ?
      Comment penser sincèrement que d’autres féministes critiques viendront commenter ensuite ?
      (et, pour info, sur l’usage des mots : « conspuer v.t. Manifester bruyamment et en groupe son mépris contre quelqu’un, quelque chose »)

      C’est vraiment la question de notre place en tant qu’allié. Qu’une féministe se mette en colère, ça paraît tout à fait légitime, encore plus face à un gars, mais l’inverse ? Mais du coup, c’est moi qui fait du tone policing, c’est ça ?

      C’est dommage de desservir ta cause proféministe comme ça, ahah.
      Ce qui nous renvoie à la question : est-ce que tout homme qui se dit proféministe en est un ? Faudra en finir avec l’autodéclaration, dans ce cas-là aussi.
      Mais ce qui est plus grave (je rigole en fait pour ne pas en pleurer), c’est que ça rend cette position intenable pour des féministes matérialistes à qui on renvoie toujours ça et à qui on n’accorde ni attention ni espace de réflexion/discussion. Je pense ici à ValK ou Aude Vidal dans les derniers temps.
      Heureusement que tu es là pour nous apporter la lumière et sauver les femmes et les féministes. Mais qui t’a mandaté pour cette mission ?
      La mauvaise foi n’est pas où tu crois, et il faudra bien rendre des comptes.

      ==

      LULI 26/03/2017 à 10:20
      Une féministe matérialiste, merci de se renseigner au lieu de dire des bêtises. Depuis quand un site de traduction de textes féministes radicaux est dirigé par des hommes cis ? Et oui, c’est logique que ce soit non-mixte, vu les textes publiés sur ce site, vous croyez vraiment que des hommes cis dirigeraient ce site ?

      Et c’est quoi votre problème avec le mot « collective » que vous rattachez à « une formule québécoise » ?
      Vous êtes xénophobe ou vous n’aimez pas les mots que vous ne connaissez pas et/ou pas l’habitude d’utiliser ?
      Le mot « collective » vous agace plus que le patriarcat lui-même ? Vous chipotez sur des détails au lieu de dénoncer la misogynie et le sexisme ? Vous devez sûrement le faire sur des sites et articles masculinistes, cependant ce n’est pas une raison de dire n’importe quoi sur un site de traduction de textes radicaux.

      Et par rapport à « des textes qui nous expliquent qui a le droit d’être féministe », de quels articles parlez-vous ? Pourquoi ne pas nommer EXPLICITEMENT le nom des articles de ce site ? Et quand bien même il n’y en aurait (je n’ai pas lu tous les article du site, je le reconnais), je ne vois pas en quoi ce serait un problème car NON, tout le monde ne peut pas se proclamer féministe par souci d’honnêteté dans la lutte contre le patriarcat cis-hétéronormé (n’est-ce-pas, les hommes cis).

      Et inutile de dire que je suis « agressive », que « je dessers la cause féministe », que je n’accepte pas les avis divergents aux miens, que je suis transphobe, etc. Car c’est faux, je défends la cause des personnes transgenres, j’accepte l’opposition à mes avis et idées, cependant je n’accepte pas la mauvaise foi et qu’on propage des idées fausses sur un site/courant/mouvement féministe.

      P.S. : Je viens de me rendre compte que j’ai posté un commentaire quasi-similaire à celui d’Abolissimo, et je ne m’en suis pas rendu compte. Ma faute alors, cependant je voulais quand même écrire ce commentaire pour devancer tous les futurs commentaires similaires à celui d’une féministe matérialiste.

    • la prétention que tout homme qui dit être une femme en est une

      Au risque de me répéter, il y a des nuances entre l’autodéclaration du genre et sa biologisation... soit les deux écueils où les deux camps aimeraient nous faire échouer.

      Des femmes trans offrent bien des témoignages selon lesquels leur expression de genre fait une identité sociale qui fait une vie de meuf. Sans les règles douloureuses, certes, mais les féministes ne combattent pas les règles douloureuses, elles combattent le traitement social des règles douloureuses et de tout ce qui concerne les femmes.

      Quant à votre position, @martin4, au sein du mouvement gender critical ou féministe radical... Ça ne vous emmerde pas, d’apparaître comme le chef d’une bande de féministes, abrité derrière Dworkin qu’en toute logique vous êtes mal placé pour traduire ? Le premier boulot d’un proféministe, c’est de se poser la question de sa position.

      Se toucher – réflexions autour d’un choix de traduction – Deuxième porte à gauche
      https://audesecheret.wordpress.com/2019/11/04/se-toucher-reflexions-autour-dun-choix-de-traduction

      Cependant, je suis persuadée que pour des problématiques de ce type, une traductrice percevra ce genre de nuances avec davantage d’immédiateté et de précision que ne le ferait un traducteur, même très bon. Autrement dit : je propose qu’on réserve aux traductrices la traduction des œuvres féministes écrites par des femmes.

  • Femmes Gilets jaunes contre les violences : « Nous sommes des putains de guerrières » | Raphaël Goument
    https://reporterre.net/Femmes-Gilets-jaunes-contre-les-violences-Nous-sommes-des-putains-de-gue

    « On est des putains de guerrières, on revient toutes de loin. » Marie fait partie des Amajaunes, un collectif de femmes formé au sein du groupe des Gilets jaunes de Saint-Nazaire. Ensemble, ces femmes parlent de violences sexuelles ou conjugales, couchent leurs expériences sur papier et luttent pour faire changer la société. Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), reportage. « Dis donc, ça fait du bien de voir tout ce monde ! » Un Gilet jaune de Saint-Nazaire se réjouit sur le pas de la nouvelle Maison du (...) Source : Reporterre

    • Les Amajaunes, un groupe féministe ? Le terme est loin de remporter tous les cœurs. « J’ai un peu mal avec ce mot », dit Valérie sans plus de précisions.
      ...
      « Nous ne sommes absolument pas contre les hommes, au contraire »

      pfff Valérie ... Ce que tu dit ici je l’ai entendu de plusieurs femmes JG avec qui j’ai discuté et voila ce que j’en pense :

      Tu te prend des viols, des pédoviols, discriminations, silenciations, invisibilisations, dévalorisations, ségrégations et faut que tu flatte encore l’égo des hommes en répétant « je suis pas misandre, j’aime absolument les zom » mais pas de soucis pour tenir des propos misogyne sur les féministes. En fait cette manière de faire ca reviens à exclure les féministes du mouvement des JG en sous entendant que c’est toutes des bourgeoises. Les seuls nuances qui sont faites, le sont en fait pour les hommes, mais surtout pas pour les féministes, car elles vont toujours trop loin à ne pas passer leur temps à flatter l’égo de l’homme sur 10, (sur 100, sur 1000 ?) qui se paluche pas sur youporn pendant que tu fait la vaisselle.
      Est-ce que c’est pas #la_voix_de_son_maitre qui parle à travers toi ?
      C’est à mes yeux de la #misogynie_intégrée car tu prefère l’ #antiféminisme à la #misandrie
      Ainsi on en est toujours là :

      Et puis la rencontre, celle qui me redonne confiance aux hommes, la passion avec un grand A, je me sens enfin en sécurité, j’arrive à Saint-Nazaire loin de mes amis, ma famille, une nouvelle vie, le mariage. Et puis le piège se referme petit à petit, je fais des concessions, c’est sans importance puisque je l’ai dans la peau...

      C’est comme le cycle des violences par conjoint mais à l’échelle collective - les Amajaunes en sont à la phase 3 s’acheminent en 4.


      C’est pas pour attaqué non plus les Amajaunes que je dit tout ca, elles ont ma sororité en tant que femme et en tant que JG et je salut leur courage de JG et de femme au sein de ce mouvement très sexiste. Ce que je décrit est structurel, systémique et je suis comme toutes les femmes, aux prises avec ces conflits de loyauté qui sont toujours en défaveur des femmes. J’espère que Valérie et les autres vont trouvé le moyen de sortir de ce cycle. En tant que féministe et travailleuse précaire solidaire des JG, avec le magnifique nom que vous avez choisis pour pourriez mettre en pratique ce qui caractérise les Amazones ; un groupe de femmes mastectomises qui ont les hommes pour ennemis déclaré et qui les combattent sans faire de dentelle.

  • #Kristina_Harrison : Dossier trans : L’auto-déclaration de genre met en danger les femmes

    Kristina Harrison, salariée du National Health Service, est une personne transsexuelle qui a subi des opérations chirurgicales et subit toujours un traitement hormonal afin d’être considérée comme une personne du sexe opposé à son sexe de naissance. Elle est également militante et défend l’idée que le passage d’un système de reconnaissance légale fondée sur un diagnostic médical à un système fondé sur une simple déclaration de la personne concernée aurait des conséquences désastreuses sur des jeunes gens vulnérables, sur les mesures spécifiques aux femmes et par ailleurs nuirait également aux personnes trans.

    Le gouvernement conservateur au pouvoir au Royaume-Uni, malgré des tergiversations de façade, a démontré une intention ferme quant à la refonte du Gender Recognition Act (GRA) de 2004. Il bénéficie du soutien du parti travailliste et d’un mouvement transgenriste qui a désormais pignon sur rue. Ce mouvement est imprégné de ce qui est largement vu comme une idéologie de genre intolérante et même extrémiste. Ce n’est pas sans raison que femmes et personnes transsexuelles en nombre croissant ont exprimé leurs inquiétudes. Si la nouvelle mouture du GRA est adoptée, le terme « transgenre », ainsi que les termes « homme trans » et « femme trans » seront désormais des termes vagues désignant toute personne biologiquement femelle qui s’identifie comme étant un homme, ou l’inverse.

    Les personnes trans peuvent être des hommes qui s’identifient comme femmes mais veulent conserver un corps d’homme, des personnes « gender fluid » (qui s’identifient comme femmes certains jours et hommes d’autres jours), ou encore ceux que nous appelions auparavant des travestis, en particulier des hommes qui ont un fétiche sexuel dirigé vers les vêtements et les attributs physiques féminins.

    (Un slogan placardé dans le XIe arrondissement, à Paris. Les « TERFS », c’est quiconque met en doute qu’un homme est une femme s’il prétend en être une.)

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.economist.com/open-future/2018/07/03/a-system-of-gender-self-identification-would-put-women-at-risk
    #transactivisme #agresseurs_sexuels #intimidation_des_féministes #chasse_aux_sorcières #antiféminisme #violences_masculines

    • Nous sommes nombreuses à insister sur le fait que les femmes sont avant tout un groupe défini par un sexe biologique et une socialisation spécifique. Le sexe est une réalité, c’est même ce qui est au fondement de l’espèce humaine.

      Lien vers

      Fleur Furieuse - Féminisme radical et abolitionniste : Tribune : les « femmes trans » sont-elles des femmes ?
      https://fleurfurieuse.blogspot.com/2020/02/tribune-les-femmes-trans-sont-elles-des.html

      Selon les féministes radicales et matérialistes, les femmes sont tout d’abord des êtres humains femelles. Elles ont un double chromosome X et, sauf malformation ou anomalie, elles ont un appareil génital qui permet la gestation et l’accouchement d’un enfant.

      Les caractéristiques physiques liés à la procréation correspondent au sexe biologique, notion distincte de celle de « genre », qui désigne une construction sociale, et plus exactement un système d’oppression qui organise l’humanité en deux groupes, l’un dominant et exploitant l’autre.

      Cette exploitation des femmes est intrinsèquement liée à leur biologie. Dans nos sociétés, les petites filles sont éduquées différemment des petits garçons ; en raison de leur sexe de fille.

      Être une femme n’est pas un ressenti. Cela correspond à une réalité physiologique très spécifique et à un vécu social tout aussi spécifique. Tout cela est réel.

      Moui... Il y a une certaine confusion dans les deux textes (surtout le deuxième) entre corps sexué et socialisation genrée. Les deux sont mis ensemble alors que l’expérience des femmes et des hommes trans montrent qu’on peut bien avoir une socialisation genrée sans le sexe qui va avec, lequel est d’ailleurs assez complexe à définir : utérus, certes, chromosome (il y a d’ailleurs des hommes cis XX), sexe hormonal, caractères physiologiques secondaires, etc. Pas non plus parce qu’on dit qu’on est un homme ou une femme. Mais parce qu’on est perçu·e comme homme ou femme et qu’on subit les injonctions qui vont avec. En ce sens, l’auto-identification est une disposition complètement individualiste qui récuse l’option j’ai une identité de genre > je l’exprime > elle est reconnue par les autres et passe direct à j’ai une identité de genre > je m’en fous du regard des autres mais je veux qu’elle soit reconnue et que la société s’organise autour de mon auto-identification, quand bien même elle constituerait un fait social bien moins consistant que les violences subies par les femmes et toutes les dispositions prises pour les mettre vaguement à l’abri.

      Je pense que c’est l’auto-identification le problème, pas la #transidentité et voilà pourquoi je vous remercie, @tradfem, de publier ce texte (alors que par ailleurs vous avez tendance à genrer au masculin toutes les femmes trans, post-op ou jamais-op, féministes ou violeurs se prétendant femmes, ce qui me semble une grave erreur au regard de ce qu’est le genre et de la capacité à faire des alliances aussi précieuses que celles à faire avec les personnes trans elles-mêmes).

      Pour revenir sur le deuxième texte, le féminisme matérialiste se focalise sur le caractère social de cette identité et « Fleur furieuse » tire un peu facilement la couverture à elle, d’une manière très confuse. En tant que rédac chef, j’aurais refusé un tel article parce qu’il est incohérent. Mais si j’ai bien compris c’est un billet de blog et elle a été censurée pour « transphobie ». Pas d’accord avec son propos mais la censure dont elle fait l’objet est inacceptable et exprime bien ce que Harrison raconte de ce débat : accusations de folie haineuse envoyées à la volée, intimidation et censure. Et ça commence juste en France !

    • Je converse pas mal avec des jeunes femmes qui bloquent toute discussion dès qu’elles ont posé l’étiquette TERF sur ma personne, et non pas sur mes propos, c’est assez déprimant.
      Du coup, par souci de diplomatie et parce que je les aime bien, je fais marche arrière en disant que je suis ignorante de ce qui s’annonce, et je leur demande de m’expliquer ce qu’elles souhaitent défendre, et si c’est vraiment le rapport politique des femmes dans le monde qui les intéresse.

    • @touti, et ça marche ? Elles arrivent à l’expliquer ?

      Je vois moi aussi pas mal de jeunes femmes à fond, qui prennent toute divergence d’avec leur violence ou leurs arguments pour une position trans-exclusive (non, pas forcément), qui réduisent le débat à une lutte générationnelle, façon une vague chasse l’autre alors qu’il y a aussi des quadras et des quinquas qui connaissent bien leurs classiques queer (quel âge ont les mecs trans Preciado, Bourcier et #Jack_Halberstam, hum ?) qu’il y a aussi plein de jeunes femmes féministes matérialistes qui ne sont pas dans leurs trips queer, un peu écartelées entre la volonté de ne pas exclure et un peu de bon sens et qui doivent être très intimidées par cette nouvelle doxa (voir l’expression qui fleurit, y compris pour des événements culturels, de « TERF pas bienvenues »).

      J’ai envie de dire à ces meufs queer (ou hétérotes complexées) que c’est trop la classe féministe, d’en remettre une couche sur les hiérarchies patriarcales en gerbant sur des femmes qui sont considérées comme périmées. Et ce que me disent mes copines quinquas qui essaient de militer dans un cadre ouvert et bienveillant avec ces jeunes meufs, c’est que le niveau frôle les pâquerettes.

      Bref !

  • Goulag et Féminisme au même niveau pour Henric
    Pourquoi tant de rage ? - Philippe Sollers/Pileface
    https://pileface.com/sollers/spip.php?article2182

    Le numéro de janvier 2020 d’art press est dans les kiosques. Nous en reproduisons l’édito de Jacques Henric qui annonce, nul ne peut en douter, au-delà même des faits récents qu’il dénonce, d’autres combats à venir sur le front culturel, artistique et éditorial.

    Un vomi de Jacques Henric (mari de la rédactrice en cheffe Catherine Millet ) défenseur des #grands_hommes qui se termine par

    apporte sa (…) caution à la démolition de la langue française, déjà bien avancée, par l’usage de ce baragouin qu’est l’écriture inclusive ?

    #antiféminisme et puisqu’il parait que les soutiens qu’apportent Sollers aux pourrissants sont une histoire d’époque je tag avec plaisir #baveux_d'une_autre_époque #virilistes_dépassés #artpress #artcontentpourrien

    Et surtout pas la peine de vous déplacer, je colle ici parce que ça fait quand même bien rire de les voir se tordre dans leur propre haine.

    L’histoire nous l’enseigne, les grands mouvements de libération qui ont abattu les diverses tyrannies, une fois leurs héros au pouvoir, ins­tallent de nouvelles tyrannies, dont les violences n’ont rien à envier aux anciennes : 1789/la Terreur, le communisme et bonheur pour tous/le Goulag... Toutes proportions gardées, cette logique de retournements, on la voit aujourd’hui à l’œuvre au sein de nos démocraties où ont été très actifs les mouvements de libération des mœurs, les soutiens aux combats féministes, la défense des minorités sexuelles (que de combats ont été menés contre l’homophobie !). Or ce sont paradoxalement quelques-unes de ces minorités brimées, réunies sous le sigle LGBT, qui aujourd’hui sèment une manière de terreur, pas seulement idéologique — elles en viennent parfois aux mains — dans la pensée, la littérature et les arts. Ce sont ces brigades de police morale, appuyées par des agitateurs d’extrême gauche pullulant dans les universités, non pour y étudier mais y mettre le foutoir, qui sont à l’origine des récentes interventions destinées à interdire de parole Alain Finkelkraut, Mohamed Sifaoui, Sylviane Agacinski, la romancière Emma Becker, le malheureux François Hollande dont de jeunes « étudiantes » ont déchiré le livre devant des caméras (honteuse reprise des auto­dafés nazis au cours desquels on brûlait les livres). Ce sont ces mêmes groupes de procureurs autoproclamés, d’inquisiteurs (à mettre au féminin), qui ont tenté d’empêcher la projection des films de Roman Polanski et Woody Allen, d’obtenir le décrochage d’une exposition des tableaux de Gauguin, de lancer une pétition demandant l’éjection de Finkelkraut de France Culture pour avoir, avec auto-ironie, donné à voir la bêtise au front de taureau de la militante féministe Caroline De Haas.
    L’ennemi de ces rageuses minorités ? L’hétérosexuel, l’infâme complice du système « patriarcat/raciste/capitaliste », comme elles disent. « Pourquoi tant de rage, s’est demandé Philippe Lançon dans un ex­cellent article de Charlie Hebdo, le 22 novembre 2019, quand on n’est ni flic ni juge, à vouloir être flic et juge uniquement à charge, de surcroît dans le sens du vent. »
    Tout cela serait sans grande importance si ces escouades vociférantes, adoptant les méthodes d’intervention qui furent celles de l’extrême droite, ne trouvaient un complaisant écho à leurs actions dans la grande presse, l’appui idéologique de certains enseignants, la pleutre­rie et la soumission de présidents et présidentes d’universités, le sou­tien de partis politiques, la tortueuse complicité avec les censeurs de ministres du gouvernement, dont l’inoxydable Marlène Schiappa et la ministre de l’Enseignement supérieur.
    La section française de l’AICA, Association des critiques d’art, pour prémunir les artistes contre la censure de leurs œuvres, a rappelé à cette occasion la déclaration de la Ligue des droits de l’homme et de l’Observatoire de la liberté de création : « Dans un État de droit, personne ne se fait justice à soi-même, et personne ne fait justice à quelqu’un d’autre en dehors de la Justice. »
    Le rappel d’un tel principe, qui est un des fondements de notre République aurait « froissé la sensibilité » de certains membres de l’Association. Question : des critiques d’art approuvant le possible recours à des mesure d’interdiction d’œuvres d’art ont-ils leur place dans cette Association ? Question subsidiaire : pourquoi celle-ci apporte-t-elle sa caution à la démolition de la langue française, déjà bien avancée, par l’usage de ce baragouin qu’est l’écriture inclusive ?

    #que_fait_la_police

  • Emma Becker : « Le sexe est le dernier bastion d’apolitisme dans l’existence »

    https://www.franceculture.fr/emissions/signes-des-temps/emma-becker-pour-une-femme-la-jouissance-est-politique-et-cest-un-comb

    La maison close comme poste d’observation pour explorer les rapports hommes/femmes, un choix radical ?

    Emma Becker : Je voulais faire l’expérience de cette condition très schématique : une femme réduite à sa fonction la plus archaïque, celle de donner du plaisir aux hommes. N’être rien d’autre que cela. Il y avait une forme de bravade mais pas de courage, j’étais tellement fascinée, intriguée, j’avais envie d’écrire sur ce sujet c’est cela qui m’a aidée à pousser la porte du premier bordel.

    Quitte à nourrir une admiration presque naïve pour la figure de la prostituée, mythifiée , et pour ce milieu interdit en France ?

    Emma Becker : En effet, j’étais fascinée par les prostituées, par cette évidence avec laquelle elles se tiennent là, splendides, sanglées dans leur corset, objectivement faites pour être louées par des hommes, par cette paisible toute-puissance. Toute une part de la littérature en fait des figures mythologiques . J’avais besoin de les faire descendre de ce piédestal sur lequel je les avais mises, et au travers de ma propre expérience, soit de m’élever à leur niveau soit de les ramener au mien. En tout cas j’avais envie de les comprendre.

    Si l’on cherchera en vain dans La Maison une critique des rapports de domination et du patriarcat, Emma Becker - qui affirme clairement son engagement en faveur de la légalisation de la prostitution en France - livre en revanche une confession à la fois très littéraire et très intime sur ce que cette expérience a changé dans son rapport à son propre désir, pour aboutir à une revendication de la dimension "apolitique" de la sexualité :

    Emma Becker : Pour moi, le sexe est le dernier bastion d’apolitisme que l’on a dans l’existence. Il ne devrait pas y avoir de politique. Malheureusement, il y en a, on réfléchit beaucoup en ce moment à « Qui domine qui ? » « Qui est soumis à qui ? » Mais moi la question de l’égalité dans le sexe ne me fait pas bander. Ce que je trouve très excitant en revanche c’est à quel point la personne qui avait les rênes soudain les lâche, que l’on puisse se réinventer constamment. Que les hommes puissent assumer cette part de féminité dans le sexe, que les femmes accèdent à cette part de pouvoir, de masculinité, et qu’au fond, tout le monde s’en foute. Je pense que la porte de la chambre à coucher devrait rester fermée à toutes ces considérations hystérisées de domination et de soumission.

    Ah que c’est misogyne - toutes ces considérations hystérisées -
    J’ai toujours trouvé que les personnes se revendiquant de l’ #apolitisme sont en réalité des personnes dont les idées politiques sont à l’extrème droite. Maintenant que ce dessine un #extrême_centre il me semble que le discours tenu par Emma Becker est de ce bord là.

    Dans le discours faussement apolitique de Mme Becker on trouve un champ lexical de la domestication non-humaine (femmes sanglées, tenir et lâcher les reines). On retrouve la dialectique Hégelienne maitre-esclave, qui permet toutes les pirouettes inversives. Elle dit plusieurs fois que la prostitution est un myth mais n’as pas l’air de comprendre les mots qu’elle emploie.

    Cette écrivaine a reçu le prix Roman des étudiants France Culture-Télérama 2019, il y a une grosse médiatisation autour de son discours. Juste à coté d’articles dénonçant Epstein et Matzneff.

    Ce livre est promu sur l’e-monde.fr pour les fêtes de fin d’année, probablement pour renfloué les caisses des anciens propriétaires de cette femme http://www.leparisien.fr/faits-divers/mougins-la-femme-dont-le-corps-a-ete-decouvert-partiellement-brule-a-ete-

    C’est un bel exemple de #backlash contre le discours abolitionnistes et une réponse à l’affaire Epstein et des suites de #metoo
    Le discours de Mme Becker est assez limpide. La #prostitution c’est la réduction des #femmes à l’état d’objet. La sexualité ne peut être que de l’inégalité. Je dit sexualité mais son discours est en fait très hétérocentré, elle précise bien que la fonction des femmes est de donner du plaisir aux hommes et rien d’autre que cela.

    Je relève aussi la manière dont la qualité littéraire est utilisé pour faire passer l’intérêt (a)politique du bouquin.

    Je pense qu’une des clés de son discours se trouve ici ; « le sexe est le dernier bastion d’apolitisme que l’on a dans l’existence. » c’est enrober d’une belle couche d’hypocrisie, en fait elle dit que le sexe est le premier bastion de la politique que l’on a dans l’existence
    La lutte politique de Mme Becker c’est que les femmes ne soient que des objets et rien d’autre.

    #femme_de_droite #extrême_centre #proxenetisme #culture_du_viol

    • C’est curieux, parce que justement, c’est un des faits du féminisme de montrer que le sexe est politique. Construction en opposition à tout·es celleux qui œuvrent encore pour faire croire que le sexe est un espace apolitique. Pour les tenants de cette vision archaïque où derrière la porte tout est permis et surtout opacifié par le mot plaisir, il y a sciemment des omissions. Comment expliquer sans être ridicule que nos gestes, postures, productions et pensées, qu’ielles soient dans l’espace public ou dans l’intimité puissent échapper au capitalisme et au patriarcat. Comment réfuter si ce n’est par le #déni que le #sexe_est_politique et comment alors expliquer l’influence de l’industrie de la pornographie sur les taux de féminicides ?
      https://tradfem.wordpress.com/2019/12/24/il-est-temps-de-cesser-de-frequenter-les-hommes-consommateurs-de-

      La pornographie est profondément liée aux crimes sexuels, puisqu’on la trouve sur les lieux de 80 % des crimes sexuels violents ou aux domiciles des auteurs de ces crimes. Le département de police de l’État du Michigan a constaté que la pornographie est utilisée ou imitée dans 41 p. 100 des crimes sexuels sur lesquels il a fait enquête. Une étude réalisée en 2015 a révélé une forte corrélation entre l’augmentation de l’accès à Internet en Inde et les taux de viols de filles mineures ainsi que d’autres formes de violence sexuelle.

      #antiféminisme

  • Des hommes contre le #féminisme - Revue À bâbord !
    https://www.ababord.org/Des-hommes-contre-le-feminisme

    Le #masculinisme est une forme spécifique d’antiféminisme qui prétend que les problèmes des hommes (le décrochage et l’échec scolaires des garçons, le suicide chez les hommes et la « perte d’identité masculine ») sont causés par la « domination des femmes » et par le féminisme. Il se fonde sur une caricature du féminisme qu’il réduit à une logique de guerre entre les sexes [1].

  • Le #féminisme et ses ennemis

    Paradoxalement, ce sont les adversaires du féminisme qui ont créé le nom. L’histoire des féminismes est ainsi étroitement liée à l’#antiféminisme : un ouvrage interdisciplinaire en retrace les parcours parallèles.


    https://laviedesidees.fr/Bard-Blais-Dupuis-Deri-Antifeminismes-masculinismes.html
    #livre #masculinisme

  • #Janice_G._Raymond et #H._Patricia_Hynes : Les vérités éprouvantes d’#Andrea_Dworkin
    https://tradfem.wordpress.com/2019/09/10/les-verites-eprouvantes-dandrea-dworkin

    De son vivant, Andrea Dworkin désespérait que son travail soit un jour reconnu à sa juste valeur. L’écriture était sa vie ; elle a dit un jour : « Communiquer et survivre, en tant qu’écrivain et en tant que femme : les deux font un pour moi. » La parution d’une nouvelle anthologie d’écrits de théorie et de fiction de Dworkin, Last Days at Hot Slit, a simplement stimulé une réévaluation du travail de cette autrice en considérant ses écrits avec sérieux – ce qui est bien différent du traitement qu’ont reçu ses livres lors de leur parution initiale.

    En plus d’une introduction opportune aux écrits de Dworkin, le livre contient des extraits de Woman Hating (sa première œuvre, publiée en 1974), l’analyse tumultueuse qu’elle a signée avec Pornography : Men Possessing Women et son bouleversant roman, Mercy. On y trouve également des lettres de Dworkin à ses parents et un essai inédit intitulé « Adieu à tout ceci », une réplique mordante aux femmes « fières d’être prosexe et libérées ». À ses yeux, elles ont combattu « pour le droit d’être humiliées… pour le droit d’être ligotées et fières de l’être, pour le droit d’être blessées ». Last Days at Hot Slit se termine par « My Suicide », un essai inédit écrit avant le décès de Dworkin en 2005 à la suite d’une myocardite, une inflammation du muscle cardiaque.

    Lorsque nous avons interviewé des femmes au sujet de l’impact des écrits de Dworkin sur leur vie et sur leur travail, la romancière, poète et éditrice de livres féministes australienne Sue Hawthorne a d’abord parlé de ses œuvres de fiction :

    Je me souviens de la réaction viscérale que j’ai eue à sa nouvelle « Slit » et à son livre Ice and Fire. Mais son principal effet sur moi est venu de la lecture de Mercy… qui relate dans les détails les plus incroyables ce que l’on ressent en tant que fille et en tant que femme d’être violée sexuellement pendant une partie importante de sa vie. C’est un texte intense, à la lecture éprouvante. Mais beaucoup d’œuvres littéraires importantes sont difficiles à lire. Si elle avait été un homme, je suis presque certaine que Mercy serait considéré au même titre qu’Ulysse de James Joyce.

    La lecture de Mercy a inspiré Hawthorne à écrire son propre roman, Dark Matters, sur l’effacement des lesbiennes et la violence à leur égard, « un livre que je devais écrire comme un geste à poser et dans l’espoir que par la fiction je pourrais arriver à changer le monde. À tout le moins, je devais essayer de le faire. »

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.truthdig.com/articles/andrea-dworkin-teller-of-hard-truths
    #pro-sexe #féminisme_radical #misogynie #antiféminisme #pornographie #système_prostitutionnel #courage_féministe

  • #Cian_Ó_Catháin : Misogynie et homophobie « tendance » (un gay prend à partie l’idéologie transgenriste)
    https://tradfem.wordpress.com/2019/08/27/misogynie-et-homophobie-%e2%80%89tendance%e2%80%89-un-gay-prend-a

    Les enfants non conformes au genre, dont beaucoup sont susceptibles de devenir plus tard attirés par les gens de leur sexe, se font enseigner le mensonge qu’aimer des choses « féminines » signifie qu’ils sont peut-être une fille, même s’ils sont de sexe masculin, et qu’aimer des choses « masculines » signifie qu’ils sont peut-être un garçon, même si elles sont de sexe féminin. De plus en plus, beaucoup de ces jeunes — en majorité des filles — se rendent dans des « cliniques du genre » et se font prescrire des hormones qui enraient la puberté naturelle, des hormones de l’autre sexe, des mastectomies complètes et des chirurgies dites de « réassignation sexuelle ».
    C’est terriblement régressif, nuisible et homophobe. Ça enseigne aux enfants que ce qui fait d’eux un homme ou une femme est ce que la plupart d’entre nous appelleraient simplement des « stéréotypes sexuels », et qu’on doit imposer une filière médicale aux enfants qui trouvent difficile de composer avec notre société de stéréotypes sexuels. C’est odieux et je suis d’accord avec ceux et celles qui qualifient cette pratique d’eugénisme gay.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://rdln.wordpress.com/2019/08/13/woke-misogyny-and-homophobia-a-gay-critique-of-trans-ideology
    #misogynie #identité_de_genre #non-mixité #LGBT #eugénisme_gay #antiféminisme

  • Duc de Saint-Frippon

    Quand on connaît le talent d’Emmanuel 1er pour nommer la mauvaise personne au mauvais moment à la mauvaise place (Castaner, Loiseau,etc) nous ne pouvons que nous féliciter de ces deux choix qui mettront fin à l’Union Européenne.
    Source : https://twitter.com/MFrippon/status/1146141059229126659

    Apres Christine Lagarde, le suspense restait entier : Emmanuel 1er imposerait-il commissaire européen à l’investissement Bernard Tapie ?
    Source : https://twitter.com/MFrippon/status/1146139493734506496

    Après avoir « perdu » 400 millions en France, parviendra t’elle à battre son record à la BCE ? Vous le saurez en suivant notre nouvelle série #LaCasaDiBordel

    Christine Lagarde nominée à la tête de la Banque centrale européenne https://www.bfmtv.com/economie/christine-lagarde-prend-la-tete-de-la-banque-centrale

    Source : https://twitter.com/MFrippon/status/1146117244356837376

    Ah désolé de protester. Une Von der machin pour chapeauter la zone occupée en France nous change de ces ternes généraux Von der Truc à monocle de l’ancien temps.
    Source : https://twitter.com/MFrippon/status/1146121120501907457

    Au nom de la République exemplaire, Emmanuel 1er propose donc de nommer Christine Lagarde, condamnée en justice Dommage qu’Emile Louis soit mort, il aurait pu devenir secrétaire d’État des personnes handicapées

    Source : https://twitter.com/MFrippon/status/1146041641381351424

    #twitter #ue #union_européenne #emmanuel_macron #carnaval #mascarade L’#argent n’a pas de sexe

  • LE TANGO CONFLICTUEL : comment le masculinisme accompagne les avancées féministes – Révolution Féministe
    https://revolutionfeministe.wordpress.com/2019/04/13/le-tango-conflictuel-comment-le-masculinisme-accompag

    Interview de MELISSA BLAIS

    Par Francine Sporenda

    Mélissa Blais est Professeure associée (IREF, UQAM), post-doctorante à l’Institut d’études de la citoyenneté (InCite), à l’Université de Genève et au Centre Urbanisation, Culture et Société de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), chercheure au Groupe Interdisciplinaire de Recherche sur l’Antiféminisme (GIRAF), IREF, UQAM et membre du Réseau québécois en études féministes (RéQEF). Elle a contribué à l’ouvrage collectif « Antiféminismes et masculinismes d’hier et d’aujourd’hui » (PUF) et dirigé sa publication (avec Christine Bard et Francis Dupuis-Deri).

    –---------
    edit - Pour un anarchisme (pro)féministe - avec Francis-Dupuis Déri

    https://www.youtube.com/watch?v=MPlfBFzq5Mw

  • #Raquel_Rosario_Sanchez : INTERVIEW : Les attaques menées contre les féministes radicales atteignent l’Argentine
    http://tradfem.wordpress.com/2019/04/04/interview-les-attaques-menees-contre-les-feministes-radicales-att

    Le 15 février, lors d’une assemblée du Collectif argentin contre la violence faite aux femmes Ni Una Menos, un transactiviste a agressé physiquement une femme. Cette réunion avait été organisée pour planifier les événements du 8 mars, Journée internationale de commémoration des luttes des femmes, et des féministes avaient été invitées à s’adresser à l’assemblée avec leurs revendications à mettre en valeur ce jour-là, dans des déclarations préparées. Un groupe de femmes – membres de Feministas Radicales Independientes de Argentina (FRIA) – devait prendre la parole, mais lorsqu’une membre nommée Ana est allée prendre le micro, le public s’est mis à scander : « Virez-la ! Jetez-la dehors ! » La toxicité a atteint un point d’ébullition lorsqu’un transactiviste s’est précipité sur Ana et l’a agressée physiquement. https://twitter.com/8RosarioSanchez/status/1110616077153849345

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2019/04/02/interview-radical-feminism-and-trans-activism-clash-violently-in-ar
    #transactivisme #antiféminisme #violences #8_mars

  • « Abus sexuel », antiféminisme, les recettes d’un ordre
    https://joellepalmieri.wordpress.com/2019/03/08/abus-sexuel-antifeminisme-les-recettes-dun-ordre

    Actualité oblige… on a beaucoup lu ou entendu la terminologie « abus sexuel ». En tête d’affiche, le « sommet exceptionnel sur les abus sexuels sur mineurs », organisé au Vatican du 21 au 24 février 2019. Que signifie cette expression ? D’un point de vue linguistique, « abus » signifie mauvais usage. Associé à « sexuel » l’expression consacre l’idée qu’il y aurait un bon usage de la sexualité chez les enfants et un mauvais. L’Église catholique a donc décidé de s’attaquer à ce mauvais usage, occultant par voie de conséquence la question de la sexualité supposée des enfants. Ensuite, le mot « abus » reste flou, ne désigne pas précisément des faits qui sont criminels. Il les minimise et les nie. Pourtant il s’agit de pédophilie et non de pratique sexuelle, un crime aussi grave que les viols des religieuses, « révélés » dans la foulée. L’emploi de ce terme cache alors un abus de pouvoir : la relation des prêtres et autres ecclésiastiques (des hommes) avec les enfants et avec les nonnes (des femmes) est basée sur une relation de confiance ou d’autorité, qui pose la question du consentement1.

    Enfin, cette expression s’affiche au sein d’un ordre caractérisé par la hiérarchie, le sexisme endémique, la culture du silence, l’imperméabilité. Comme dans les autres ordres – médical, juridique, politique… –, l’impunité des violences sexuelles règne. Elles y sont non nommées, considérées normales, faisant partie de la fonction de ses membres. La parole de la victime (femme, enfant) y est systématiquement remise en cause alors que le criminel (homme) reste majoritairement impuni, protégé par des lois nationales ou propres2. Ces lois sont des retranscriptions ou le terreau de la vulgate populaire, qui nie par lâcheté, par peur, par ignorance ou par volonté (initier sexuellement), les violences exercées sur mineurs et qui entérinent l’appropriation sociale du corps des femmes3.

    La différence entre l’ordre de l’Église et les autres se manifeste notamment par la contradiction qui l’habite. Chez les catholiques, les membres font vœu de chasteté, bannissent l’avortement, s’opposent à la « théorie du genre », rejettent toute sexualité contre nature – c’est-à-dire qui n’a pas vocation à « l’enfantement » –, glorifient « la femme comme mère, porteuse d’enfants », alors que le contraire se vit en son sein. Aujourd’hui, la dialectique visant à « protéger les victimes » mise en exergue par le Vatican, obère la responsabilité des auteurs des crimes. En parallèle, elle perpétue une stratégie d’inversion des concepts féministes4.

    Le fond de l’entreprise reste effectivement familialiste : à travers tout ce bruit, il est question de promouvoir le mariage entre homme et femme, de protéger l’idée de famille. De plus, il s’agit de reconduire l’idéologie antiféministe portée de longue date par l’Église. Des déclarations récentes du pape François ont été évoquées : « Inviter une femme à parler, ce n’est pas entrer dans le mode d’un féminisme ecclésiastique, car au final, tout féminisme finit par être un machisme avec une jupe ». Par ces mots, le chef de l’Église catholique s’inscrit en digne héritier de Jean-Paul II qui faisait en 1995 la « promotion d’un féminisme chrétien ». Cette appropriation opportuniste du féminisme n’est pas nouvelle. Elle a pour but de le dissoudre. Nés au début du XXe siècle, les fondements du féminisme chrétien peuvent s’expliquer ainsi : « la collaboration de la femme aux questions d’intérêt commun se présente à elle sous un aspect sévère et son activité extérieure est motivée, non par des raisons puériles ou de mesquines rivalités de sexe et des théories déclamatoires sur l’égalité de l’homme et de la femme ; mais elle est justifiée par le fait que la fonction sociale de la femme différant par certains côtés de celle de l’homme, elle seule peut savoir dans quel sens elle doit la développer, la perfectionner et introduire dans sa propre vie ce progrès que la vie publique communique à la vie privée »5. Cette idéologie entend mettre en lumière le rôle de « la femme »6dans le processus de restauration de l’image de l’Église catholique, en tant qu’individu ayant des qualités propres. François de souligner : « elle est celle qui porte, la mère de la communauté ». Cette vision reprend presque mot pour mot les termes des textes (la bible) qui célèbrent la différence entre les sexes tout en excluant l’idée qu’il y ait inégalités.

    Or, il existe bien, dans la bible, une relation hiérarchisée entre les deux sexes. Dans le texte « 1 Timothée 2:1-15, verset 11 », Saint-Paul écrit : « Que la femme écoute l’instruction en silence, avec une entière soumission ». L’« homme » et « la femme » ne jouent pas les mêmes rôles « dans l’église et dans le couple », l’homme étant chargé de l’autorité, et la femme de l’enfantement et du soin de la famille. C’est ainsi par exemple que l’ordination des femmes est interdite. Dans le verset 12, il est écrit : « Je ne permets pas à la femme d’enseigner, ni de prendre de l’autorité sur l’homme ; mais elle doit demeurer dans le silence ». L’apôtre limite ce que « la femme » peut faire dans l’église : se taire et obéir.

    L’actualité n’est pas révolutionnaire. Certes, elle met en lumière des faits jusqu’ici passés sous silence et impunis, mais elle permet également aux juges autoproclamés de ces faits (des hommes) de continuer à dispenser la parole paternaliste : ils se placent en protecteurs désintéressés de leurs membres (femmes, enfants), ayant autorité naturelle à les guider, car ces membres seraient en demande, en situation de mineurs civiques. De la même manière, les femmes se retrouvent placées au rang de victimes ou d’actrices immobiles, ayant besoin d’encadrement technique, d’assistance, de soutien, parce que plus employées à la maternité ou au devoir d’accompagnement de l’autorité. Leurs savoirs propres ne sont pas pris en compte. Les femmes n’ont pas droit à la parole et à ce titre restent des « subalternes »7.

    Tant de rigueur dans la minorisation des violences sexuelles perpétrées par des hommes, d’ignorance de la parole des enfants, d’acharnement à garder les femmes dans leur rôle social de mère, d’épouse ou d’auxiliaire de la hiérarchie religieuse, me fait mesurer, en cette Journée internationale des femmes, l’ampleur des luttes restant à mener pour renverser le patriarcat.

    Joelle Palmieri, 8 mars 2019

    #violences_sexuelles #langage #culture_du_viol #pedocrimilalité #pedoviol #consentement #catholicisme #viol #déni #antiféminisme #complémentarité #domination_masculine #domination_adulte

  • On a assisté au procès du dessinateur Marsault, qui avait incité au cyberharcèlement d’une féministe - NEON
    https://www.neonmag.fr/on-a-assiste-au-proces-du-dessinateur-marsault-qui-avait-incite-au-cyberharc

    Droit de suite : NEON avait enquêté sur le cyberharcèlement sexiste il y a deux ans. Le 7 décembre, le dessinateur Marsault et deux autres prévenus comparaissent devant la justice pour avoir participé au harcèlement d’une militante féministe. On y était.

    Ils sont trois, debout, alignés face à la justice. C’est celui du milieu qui capte l’attention. Haute taille, petites lunettes, veste sombre, mains dans le dos, Marsault se tient plus droit que les acolytes qui l’encadrent. Un vaste tatouage recouvre l’arrière de son crâne rasé : « Breum ». L’expression-phare de Marsault. C’est l’onomatopée qui accompagne dans ses planches une grande mandale dans la tronche et définit le style du dessinateur de BD : bourrin, provoc, agressif.

    Si Marsault se trouve aujourd’hui à la barre, c’est que cette brutalité a transpiré hors des marges de ses dessins. Il est poursuivi, avec les deux autres prévenus, pour avoir contribué à briser une existence par réseaux sociaux interposés. Sur le banc de la partie civile, pas de plaignante, seulement ses deux avocates. Le médecin traitant de Megane Kamel a attesté qu’il ne fallait pas qu’elle se rende à son procès. Le traumatisme est trop profond.

    Les faits remontent à août 2016. On les avait documentés à l’époque ici, dans une enquête plus générale sur le phénomène du cyberharcèlement sexiste. Tout s’enclenche lorsque la page Facebook principale de Marsault, sur laquelle il publie ses oeuvres, est supprimée à la suite de nombreux signalements. En cause : lesdits dessins, des déflagrations anti-féministes, anti-gauchistes, et tout ce qui ressemble à ce qu’il qualifie de « fragiles ».

    Megane Kamel, militante féministe, se réjouit alors sur sa page Facebook de la fermeture de la page : « Hahahahahahaha dans ta gueule ». Le bédéaste a vent de ce statut resté public, et choisit de taguer la militante sur sa page Facebook de secours. Et la livre à la vindicte de ses dizaines de milliers de fans.

    #cyberharcèlement #sexisme #antiféminisme

  • Deux interviews un peu longue de Jérémy Ferrari après sa tournée « Vends 2 pièces à Beyrouth » sur la guerre et le terrorisme.

    Une chez Thinkerview :
    https://www.youtube.com/watch?v=I6zzV4b3nDU

    Une chez Sud Radio, cette radio qui a l’air bien facho, avec des chroniqueurs rédac à Valeurs actuelles, qui invite Asselineau, Chouard, Papacito, etc, « parce que c’est des rebelles » en gros. Questions pas super, mais comme ça durait quand même 1h, ça a laissé à Jérémy Ferrari le temps de dire des choses quand même, et notamment pourquoi il avait pas à répondre quand il n’avait pas d’avis.
    https://www.youtube.com/watch?v=SVVphJk4XnM

    #Jérémy_Ferrari #interview #humour #éducation_populaire #politique (quoi qu’il en dise) #guerre #terrorisme

    • @mad_meg antiféminisme carrément ? Je suis en train de la regarder de nouveau en accéléré du coup, là j’en suis à la moitié et rien. Et même plutôt l’inverse puisque vers 45min il dit clairement : « si t’as des gens qui pensent qu’une femme parce qu’elle est une femme, ou une personne de par sa sexualité, elle peut peut pas avoir les mêmes droits que les autres, comment veux-tu que ces gens soient humanistes et ouverts d’esprit sur d’autres sujets ensuite ? »
      Autrement dit il pose comme condition qu’il faut déjà pas être sexiste ni homophobe pour être ouvert sur d’autres sujets comme les migrants ou autre.

      On peut pas vraiment appeler ça un propos antiféministe :D

    • Il me semble qu’il y a une partie dans laquelle il parle des féministes mais je me sent pas de réécouté pour te dire ou c’est, dans mon souvenir il parle de féministes contre-productives ou féministes qui vont trop loin. Bon c’etait peut être à propos de Schiappa qu’il disait ca, mais je pense pas. C’est peut être #mansplanning que j’aurais du écrire, mais l’antiféminisme c’est plutot pour le mec qui fait les entretiens qui fait souvent des remarques pourris sur les femmes, les féministes et n’invite presque aucune femme.
      Pour Jeremy Ferrari, j’avais pas apprécié non plus ce qu’il disait sur L’Aquarius.

    • Bé j’ai tout ré-écouté tout à l’heure, et je ne me rappelle pas de passage sur Schiappa, et je crois même pas avoir entendu le mot féminisme ni lui ni l’interviewer, mais j’ai encore peut-être loupé un truc ! (C’est possible hein) T’es sûre que tu confonds pas entre deux interviews ?

      Pour l’Aquarius, c’est dans le morceau où ils discutent des ONG (car son spectacle critique plusieurs grosses ONG qu’il a étudié), et le seul truc qu’il dit (ça dure 3s) c’est qu’il ne connait pas le sujet, et que donc il n’a rien à dire (comme plusieurs sujets, et partout où il est interviewé, dès qu’il ne connait pas un sujet, il refuse de répondre).

  • Procès de Georges Tron : l’avocat de l’accusé, Me Dupond-Moretti, s’en prend aux féministes et aux plaignantes
    https://www.francetvinfo.fr/societe/justice/proces-de-georges-tron/proces-de-georges-tron-l-avocat-de-l-accuse-me-dupond-moretti-s-en-pren

    Les avocats de Georges Tron ont plaidé l’acquittement, mercredi 14 novembre, au procès de l’ex-secrétaire d’État et maire de Draveil, jugé pour viol devant les assises de Seine-Saint-Denis. Deux anciennes employées municipales, Virginie Ettel et Eva Loubrieu, accusent Georges Tron et Brigitte Gruel de leur avoir imposé des attouchements et pénétrations digitales. Dans sa plaidoirie, Me Éric Dupond-Moretti s’en est pris à la presse, aux féministes, et aux plaignantes , rapporte la journaliste de franceinfo présente à l’audience.

    Les pourris sont de sortie. Et ça paie.

    Procès pour viols : Georges Tron acquitté
    https://www.bfmtv.com/police-justice/proces-pour-viols-georges-tron-acquitte-1566871.html

    L’avocat général avait requis six ans de prison ferme contre l’ex-secrétaire d’État et maire en exercice de Draveil, Georges Tron, pour les viols de deux de ses anciennes employées.

    Plus de sept ans après le début de l’affaire ayant entraîné sa démission du gouvernement, l’ex-secrétaire d’État et actuel maire de Draveil Georges Tron a été acquitté ce jeudi par la cour d’assises de Bobigny.

  • Clouez le bec à l’#anti-féminisme !

    Que ce soit l’affreux Tonton Jacques au repas de famille, un.e collègue de travail ou un.e « ami.e » sur les réseaux sociaux, les personnes qui véhiculent un discours anti-féministe sont malheureusement nombreuses et partout. Cette résistance contre les idées féministes peut finir par réduire les féministes au silence et par empêcher des personnes intéressées de se joindre à notre mouvement. Autant de raisons de réunir nos forces avec l’Université des femmes, qui a mené un groupe de pilotage pour recueillir des expériences, témoignages et besoins de féministes, pour rédiger Clouez le bec à l’anti-féminisme ! Guide de défense verbale pour féministes.

    Trois principes étaient au centre de notre démarche : le self-care activiste ou comment prendre soin de soi pendant l’engagement dans un mouvement social, la déculpabilisation pour des situations anti-féministes vécues, le choix stratégique de notre réponse et le renforcement de nos capacités individuelles et collectives d’agir contre l’anti-féminisme. Vous y apprendrez plusieurs manières de clouer le bec aux PAF (personnes anti-féministes), de différentes formes d’argumentation, par la défense sémantique, la confrontation ou encore la fuite - en étant forte !

    Parsemé de témoignages, ce guide ne se veut ni une liste complète de toutes les situations qui pourraient arriver, ni un répertoire exhaustif de toutes les répliques possibles. C’est un point de départ, une mise en bouche, et nous espérons que vous vous en emparerez, que vous construirez des réponses qui vous conviennent... et que vous partagerez vos meilleurs réussites, par exemple via notre collection d’histoires de succès des Echappées belles.


    http://www.garance.be/spip.php?article1101
    #féminisme #guide #manuel #féminisme #défense_verbale #résistance

  • #Zoe_Williams : « De la haine à l’état brut » : ce pour quoi le mouvement des « InCel » cible et terrorise les femmes
    http://tradfem.wordpress.com/2018/05/09/%E2%80%89de-la-haine-a-letat-brut%E2%80%89-ce-pour-quoi-le-mouvem

    Lorsqu’une fourgonnette a été lancée le lundi 23 avril sur un trottoir de Toronto, tuant 10 personnes et en blessant 15 autres, le chef de police Mark Saunders a déclaré que même si l’incident semblait être prémédité, il n’y avait aucune preuve de terrorisme. Le ministre canadien de la Sécurité, Ralph Goodale, a soutenu cette opinion, en annonçant immédiatement que l’événement « ne faisait pas partie d’un complot terroriste organisé ». Le Canada a des règles à cet égard : pour être considéré comme du terrorisme, l’agresseur doit avoir une motivation politique, religieuse ou sociale, au-delà de « vouloir semer la terreur ».

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://www.theguardian.com/world/2018/apr/25/raw-hatred-why-incel-movement-targets-terrorises-women

    #Terrorisme #misogynie #antiféminisme #Toronto #InCel