• « Ça nous dépasse et c’est ce qu’on veut » : comment le comité Adama a réussi une mobilisation surprise contre les violences policières, Abel Mestre et Louise Couvelaire
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/06/08/justice-pour-adama-histoire-d-une-mobilisation_6042118_3224.html


    Assa Traore, la sœur d’Adama Traore, lors de la manifestation du 2 juin devant le tribunal judiciaire de Paris. Michel Euler / AP

    Le 2 juin, au moins 20 000 personnes manifestaient à Paris, à l’appel du comité La Vérité pour Adama Traoré, mort en 2016 après une interpellation par les gendarmes. Jeunes des quartiers, « gilets jaunes », lycéens : l’ampleur du rassemblement a pris tout le monde de court.

    Les jeunes des quartiers « qui ne se mobilisent jamais », des personnalités « qu’on avait jamais vues avant », des « gilets jaunes » « qui n’imaginaient pas avoir des points communs avec cette lutte », des lycéens militants du climat « qui veulent que le monde change », des Blancs plus aisés aussi « qui commencent à comprendre qu’ils ont leur part dans ce combat ». Ils étaient tous là, le mardi 2 juin, devant le tribunal judiciaire de Paris, pour faire entendre leur voix et leur colère face aux violences policières, à l’appel du comité La Vérité pour Adama, ce jeune homme de 24 ans mort sur le sol de la caserne de Persan (Val-d’Oise) en juillet 2016, après une interpellation musclée par les gendarmes. 20 000, selon la Préfecture de police, au moins 60 000, selon les organisateurs.

    Sa sœur, Assa Traoré, ne s’y attendait pas. Ni les militants aguerris qui l’entourent. « Cette mobilisation marque une rupture générationnelle, analyse Almamy Kanouté, du comité Adama. Ils sont jeunes, voire très jeunes. » Personne n’avait vu venir l’ampleur de la mobilisation, qui s’est poursuivie ce week-end dans plusieurs villes de France. Un peu plus de 23 000 personnes au total se sont rassemblées à Paris, Lyon, Marseille, Lille, Bordeaux…

    « Conscientisation accélérée »

    Dans les rangs des militants, on parle d’une conjonction d’événements participant à une « conscientisation accélérée » sur le sujet d’une génération – celle qui marche aussi pour le climat – qui ne craint pas de renverser les normes, d’une « coïncidence parfaite » après des décennies de lutte contre le racisme et quatre années de combat du comité Adama, une machine de guerre qui ne s’essouffle pas, bien au contraire.

    Sans QG ni financements pérennes, mis à part la vente de tee-shirts, c’est dans le Val-de-Marne, dans le salon d’Assa Traoré, que tout se passe et se pense, autour d’un grand canapé en cuir noir qui mange la moitié de la pièce.
    « Justice pour Adama », c’est avant tout un combat pour la vérité sur la mort d’Adama Traoré ; c’est une procédure judiciaire à rebondissements, jalonnée d’expertises et de contre-expertises médicales ; c’est un visage, celui d’Assa Traoré, la grande sœur charismatique, figure de proue de la lutte contre les violences policières ; c’est, en coulisses, un comité qui œuvre pour multiplier ses actions dans les quartiers populaires, faire tourner sa propre plate-forme d’informations sur les réseaux sociaux et construire des alliances stratégiques avec des organisations de la gauche extra-parlementaire.

    Depuis le 2 juin, c’est un slogan, un cri de colère et de ralliement, la version française du mouvement de protestations planétaire né aux Etats-Unis le 25 mai, jour de la mort – filmée – de George Floyd, afro-américain de 46 ans, lors de son interpellation par un policier blanc. « Justice pour Adama », c’est la traduction de ses derniers mots, « I can’t breathe » (« Je ne peux pas respirer »), qui s’affichent dans toutes les manifestations. « Ce sont aussi ceux que mon frère a prononcés avant de mourir », martèle Assa Traoré. L’onde de choc mondiale provoquée par les images de la mort de George Floyd et la vague Black Lives Matter « a mis une claque à la planète » , dit-elle. Et trouvé un écho en France.

    « Adama » est partout

    Le confinement et la succession d’histoires de violences policières pendant cette période ont « créé une indignation qui s’est propagée sur les réseaux sociaux pendant des semaines », a observé Massy Badji, 37 ans, entrepreneur social à Châtillon (Hauts-de-Seine) et professeur dans un lycée pro. « Après tout ça, je ne pouvais plus rester derrière mon écran d’ordinateur sans rien faire », raconte Saly, la vingtaine, gestionnaire dans une entreprise des Hauts-de-Seine. Le 2 juin, elle est allée manifester pour la première fois de sa vie. Pour George Floyd et pour Adama Traoré, dont elle connaissait « évidemment ! » l’histoire.

    Cela fait quatre ans que la grande sœur d’Adama scande et impose le prénom de son petit frère, « partout où il y a de l’injustice, de l’inégalité et de la répression », explique Assa Traoré, qui refuse de parler de « convergence des luttes ». « Chacun garde sa spécificité, mais on peut faire alliance, être là les uns pour les autres quand il faut. » « Adama » est partout.

    On l’a vu se battre aux côtés des agents de nettoyage des gares ; défiler avec des cheminots du syndicat SUD-Rail pendant les manifestations des « gilets jaunes » en décembre 2018 ; rejoindre les jeunes de Youth for Climate en septembre 2019 ; occuper un centre commercial avec les écologistes du mouvement Extinction Rebellion (XR) un mois plus tard et apporter son soutien au collectif contre l’enfouissement des déchets nucléaires de Bure (Meuse).
    Le comité est surtout, de toutes les manifestations et marches blanches contre les violences policières. Et, plus discrètement, dans les quartiers populaires de France. Cela fait trois ans que, avec les membres du comité Adama, Assa Traoré arpente les cités du pays pour « discuter avec les jeunes ».

    « La voix des quartiers »

    Symbole le plus connu en France de la lutte contre les violences policières, « Justice pour Adama » devient aussi celui d’un combat, « la voix des quartiers » contre « le racisme, les discriminations et les inégalités », et occupe le vide laissé par les organisations antiracistes traditionnelles des années 1980 [Pas bravo Le Monde : SOS race a été crée par le PS pour faire le vide là où de nombreuses formes d’auto-organisation des premiers concernés se développaient...] Aussi bien SOS-Racisme que le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) sont en perte de vitesse depuis plusieurs années. « Le comité Adama est devenu un point d’accroche pour la communauté noire, pour les Arabes aussi, pour tous ceux qui n’avaient plus d’organisation ou de figure à laquelle se raccrocher », commente Assa Traoré.

    Conscient d’avoir un rôle politique à jouer pour construire un mouvement populaire large, il n’est pas question pour autant pour le comité d’être sous la tutelle d’un parti comme le furent à leur époque SOS-Racisme (Parti socialiste) et le MRAP (Parti communiste), malgré l’appui de plusieurs d’entre eux, comme notamment le Nouveau Parti anticapitaliste, La France insoumise et Europe Ecologie-Les Verts, ou le Parti communiste. « Personne ne pourra nous récupérer, on a appris des erreurs de nos aînés , lance Youcef Brakni, du comité Adama. Nous sommes politisés et politiques, mais au sens noble du terme. »

    Le comité accepte néanmoins le soutien d’élus à titre individuel, comme celui des députés « insoumis » Eric Coquerel et Clémentine Autain (Seine-Saint-Denis), ou la sénatrice Verte de Paris Esther Benbassa. « Eux étaient bienvenus mardi. En revanche, François Ruffin aurait été reçu autrement… », souligne Madjid Messaoudene, élu municipal sur le départ à Saint-Denis et soutien actif de longue date du comité Adama. Le député de [l’IGPN de] la Somme avait, en effet, déclaré en septembre 2017 lors d’un meeting qu’il voulait « mener l’enquête d’abord » avant de « se positionner ». Des propos qui lui sont encore reprochés aujourd’hui.

    « Le comité Adama dénonce un système, comme nous, les anticapitalistes, et comme beaucoup d’autres », explique Anasse Kazib, cheminot syndicaliste SUD-Rail, présent à toutes les marches pour Adama, organisées chaque été à Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise), où habitait le jeune homme.

    Soutien aux « gilets jaunes »

    C’est le cas de l’Action antifasciste Paris-banlieue (AFA). Ses militants étaient tous là mardi soir, il était même prévu qu’ils interviennent – un texte avait été écrit – mais ils ont « finalement fait la sécu ». Camille, l’un de ces antifascistes, raconte : « On est en lien avec eux depuis juillet 2016. Les ex du Mouvement de l’immigration et des banlieues [MIB] qui sont proches de nous ont joué un rôle. Et notre composition sociale et raciale fait que les choses se font naturellement. C’est une génération des quartiers populaires qui lutte avec des petits Blancs. » Les antifascistes de l’AFA estiment que ce que subissent les militants radicaux depuis les manifestations contre la loi travail en 2016 est la reproduction de ce qu’il se passe depuis des décennies dans les quartiers populaires contre « les Noirs et les Arabes ».

    Autre point de convergence : le mouvement des « gilets jaunes ». Le comité Adama a soutenu les manifestants et les antifascistes ont été de tous les « actes », participant à certains points de blocage, comme au Marché international de Rungis. « Tous les “gilets jaunes” de Rungis étaient là mardi soir », assure Camille. Pour lui, il y a un point commun entre le comité Adama, les « gilets jaunes », les zadistes ou encore le cortège de tête dans les manifestations syndicales : « Assumer l’antagonisme avec la police. » Edouard (un prénom d’emprunt), militant autonome et également « gilet jaune », abonde : « On voit que la lutte contre les violences policières et la lutte contre le gouvernement est un tout, presque une continuité. »

    En arrière-plan, c’est la lutte contre un système « de domination » qui se joue, avec des messages venus d’outre-Atlantique fondés sur le « privilège blanc ». Ils ont inondé les réseaux sociaux et particulièrement Instagram depuis la mort de George Floyd : « Muted, listen and educate yourself » (« Taisez-vous, écoutez et éduquez-vous »), pouvait-on lire sur de multiples comptes, très relayés dans les milieux artistiques et de la mode.

    « On s’inscrit complètement dans cette logique en dénonçant le racisme systémique dans la police », acquiesce Assa Traoré. « On a longtemps été parasités par le Parti des indigènes de la République qui ne représente rien et qui n’a fait que créer des polémiques, explique Youcef Brakni. Aujourd’hui, il y a un changement de paradigme, une digue est en train de sauter. »

    « Je dois être là »

    Ces événements marquent le début « d’une prise de conscience, en tant que Blanche », abonde Cloé, 31 ans, réalisatrice de fictions et de films publicitaires, à Paris. « Je croyais être très au clair sur mon antiracisme, j’avais tout faux. Le 2 juin, je me suis dit : c’est le moment, je ne dois pas parler pour eux, mais je dois être là. » Pour les militants de l’antiracisme décolonial ou politique, Cloé est une « alliée ». « L’antiracisme des alliés est une transformation radicale, analyse la sociologue Nacira Guénif, proche des milieux décoloniaux. Ils sont en train de comprendre qu’il ne faut pas faire à notre place, mais avec nous. »

    « La jeune génération a moins de réticences à se remettre en question, à questionner la norme, à utiliser des mots qui font peur aux générations précédentes, affirme Dawud, militante afro-féministe parisienne de 28 ans. Pour eux, parler de “blanc” ne pose aucun problème. »

    Comme Gabriel, lycéen parisien de 16 ans, venu manifester samedi 6 juin place de la Concorde, à Paris, qui ne veut « plus de ce monde-là », ne veut « plus laisser passer ça ». « Ça », c’est « la violence de la police » envers les minorités ; « ça », c’est « la planète qu’on saccage » ; « ce monde-là », c’est aussi « la couleur de ma peau, blanche, qui, de fait, me confère une position dominante dans la société ». « Tout ça, c’est le même combat », conclut-il.

    « Même sans nous, le mouvement continue constate, satisfait, Youcef Brakni. Le comité Adama n’était à l’origine d’aucun des appels à manifester ce week-end. « Ça ne nous appartient plus, ça nous dépasse, et c’est ce qu’on veut. A chacun de prendre part au combat. »

    Face à l’événement. La classe dominante a le droit d’être informée de ce qui la menace. On en vient à ne pas dire (trop) n’importe quoi.

    #confinement #Irruption #police #racisme #justice #violences_policières #Morts_aux_mains_de_la_police #Adama_Traoré #Recomposition_politique #Manifestation_du_2_juin_2020 #Luttes #Faire_alliance #politisation #antiracisme #Vérité_pour_Adama_Traoré #cortège_de_tête #Gilets_jaunes #antifascistes #quartiers_populaires #lycéens #banlieues #cités

    • Le comité Adama appelle à un rassemblement national massif ce samedi à Paris
      https://twitter.com/laveritepradama/status/1270074397290835976

      Notre avocat a été contacté aujourd’hui par le cabinet de Madame Nicole Belloubet, ministre de la justice, garde sceaux.

      Il lui a été proposé d’organiser une rencontre entre le garde des sceaux et la famille d’Adama Traore.

      Contrairement à ce qu’affirme certains médias, sans avoir attendu la réponse de la famille Traoré, celle-ci refuse de rencontrer la garde des sceaux pour échanger.

      Elle demande depuis quatre ans que les gendarmes entre les mains desquels est mort Adama Traoré soient convoqués devant la justice, interrogés et mis en examen.

      La famille d’Adama Traoré rappelle qu’elle attend des avancées judiciaires, et non des invitations à la discussion qui n’auraient aucune finalité procédurale.

      C’est la raison pour laquelle le comité Adama appelle à un rassemblement nationale massif ce samedi au départ de la Place de la République à 14h30.

      La conférence de presse se déroulera demain 9 juin à 12h00 49bis Rue Louis Blanc, 75010 Paris.

      Bien joué ! Accepter un tel rendez-vous c’était devenir des justiciables plus égaux d’autres hors de tout cadre juridique, rendre service au gouvernement.
      C’est exceptionnel que le leurre si terriblement efficace de la reconnaissance institutionnelle ne fonctionne pas.

    • « Il ne faut pas perdre la jeunesse » : l’Elysée craint un vent de révolte
      https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/06/10/il-ne-faut-pas-perdre-la-jeunesse-l-elysee-craint-un-vent-de-revolte_6042430

      Emmanuel Macron prononcera dimanche une allocution depuis l’Elysée. L’occasion pour le chef de l’Etat d’apparaître en père de la nation, alors que les manifestations se multiplient.

      [...] « On a fait vivre à la jeunesse quelque chose de terrible à travers le confinement : on a interrompu leurs études, ils ont des angoisses sur leurs examens, leurs diplômes et leur entrée dans l’emploi. Il est normal qu’ils trouvent dans la lutte contre le racisme un idéal, un universalisme » , répète [le père de la nation] à ses interlocuteurs.

      Maxime du dentifrice

      Pour [le p. de la nation], le confinement a été pénalisant avant tout pour les jeunes, alors qu’il a d’abord été décidé pour protéger les plus âgés, davantage exposés au coronavirus. Un paradoxe qui, si l’on n’y prend garde, pourrait déboucher sur un « conflit de générations », craint M.

      [Le p.] partage les analyses de ceux qui estiment que la génération de #Mai_68 est responsable d’un certain nombre de maux du pays mais aussi du monde, notamment en matière d’écologie.

      [...] la menace sécessionniste est réelle au sein du pays, affirme-t-on au sein de l’exécutif. Pour le chef de l’Etat, l’affaire George Floyd entre en résonance avec un passé colonial non encore digéré. « La guerre d’Algérie reste un impensé » , aime répéter le locataire de l’Elysée, qui a tenté à plusieurs reprises de faire évoluer les mentalités sur ce sujet depuis le début de son quinquennat mais dit se heurter à l’absence d’interlocuteurs. « Il y a tout un travail à faire avec les historiens, mais cela prend du temps » , explique-t-on au cabinet [du p. de la nation].

      [...] « Le monde universitaire a été coupable. Il a encouragé l’ethnicisation de la question sociale en pensant que c’était un bon filon. Or, le débouché ne peut être que sécessionniste [le p. de la plantation Uber Frichti Amazon raconte sa vie, ndc]. Cela revient à casser la République en deux », estime en privé le chef de l’Etat, qui souligne notamment les ambivalences des discours racisés [sic] ou sur l’intersectionnalité [et qui] dit ne pas craindre une « FNisation » de la police. « Ce sont des citoyens comme les autres »_ , répète-t-il.

      #laquestionsociale #lajeunesse

    • Aujourd’hui, le toujours prêt Pelloux a voulu rendre service au gouvernement en ce jour de manif santé en déclarant sur BFN que place des Invalides des « tshirts Adama ont brûlé deux voitures »...

      Il y n’a pas eu de voitures brulées, pas plus que d’attaque par les manifestants du Premier mai 2019 de la Pitié-Salpétrière.

  • Le Saint Sauveur, bar antifa à Paris, a été attaqué hier soir par des militants d’extrême droite, la veille des 7 ans de la mort de Clément Méric.

    L’équipe du Saint Sauveur raconte
    https://www.facebook.com/1564357753854669/photos/a.1795412917415817/2430394113917691/?type=3&theater

    Hier soir, le saint sauveur a été attaqué par les fascistes.

    Il faisait beau, nous avions installé une grande terrasse exceptionnelle. Les gens étaient là, paisibles comme toujours, heureux de se retrouver, enfin, après la fermeture liée au confinement. Il y avait sur la place beaucoup de monde, des habitués du bar, des habitants du quartier, des passants, des enfants...

    Quand, peu après 21 heure, un groupe d’une vingtaine d’individus a surgit du haut de la rue, armé de manche de pioche et s’est rué sur les gens attablés. Panique, évidement...
    On pense, l’espace d’un instant, à une charge de police. Mais non, cette fois, c’est l’extrême-droite radicale, les fachos, qui attaquent. Ils saccagent la terrasse, agressent les gens sur la place sans distinction et inondent de gaz lacrymogène le bar où se sont réfugiés un grand nombre de personnes. Cassent quelques vitres...
    Très vite, ils doivent fuir, car la réaction spontanée du quartier se traduit par une contre attaque massive.
    Que dire ...
    D’abord que nous allons tous bien. Très peu de dégâts au final et peu ou pas de blessés. Le bar sera, évidemment, ouvert aujourd’hui. Ce type de tentative d’intimidation ne fait que nous renforcer dans nos convictions. Nous continuerons à défendre l’esprit antifasciste de ce quartier. La tolérance, la solidarité, le plaisir du « vivre ensemble », le respect et la paix.
    Contre la bêtise, la violence et la haine, aujourd’hui comme hier, no passaran !

    L’équipe du Saint-Sau.

    La version du Parisien Libéré
    https://www.leparisien.fr/paris-75/paris-le-bar-des-antifas-attaque-par-des-militants-d-extreme-droite-05-06

    « L’enquête diligentée par la direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (Dspap) doit permettre de déterminer les circonstances de cette rixe », a-t-on affirmé à la préfecture de police.

    Mieux documenté (selfie des fafs, vidéos, archive) : Les Zouaves Paris revendiquent l’attaque du bar antifasciste « Le Saint-Sauveur » hier soir à Ménilmontant (Paris XX). Sébastien Bourdon, @primeralinea

    https://twitter.com/primeralinea/status/1268818529224179713

    Les Zouaves figurent parmi les fafs qui ont été virés à la main de la mobilisation Gilets jaunes à Paris en 2018.

    #extrême_droite #identitaires #fascistes #antifas

  • Tag der Befreiung : Wann stellt Berlin ein Denkmal für Nikolai Bersarin auf ?
    https://www.berliner-zeitung.de/kultur-vergnuegen/wann-stellt-berlin-ein-denkmal-fuer-nikolai-bersarin-auf-li.82701

    Pour la première fois ce 8 mai 2020 est un jour férié à Berlin, mais il ne le sera pas dans l’avenir. Malheureusement on lui a préféré le 8 mars quand le parlement der la ville a décidé sur l’introdution d’un jour libre supplémentaire. Quels radins, ce députés !

    8.5.2020 von Ingeborg Ruthe - Zum 75. Jahrestag der Befreiung kann die Bildhauerin Anna Franziska Schwarzbach mit Skulpturen-Entwürfen zur Erinnerung an den legendären Stadtkommandanten beitragen.

    Vor 17 Jahren bekam Generaloberst Nikolai Erastowitsch Bersarin (1905–1945) postum seine Würde zurück, als Mensch, als Russe, als Offizier einer Befreiungsarmee. Berlin sprach ihm, nach heftigen Debatten, den 1975 vom Ostberliner Magistrat verliehenen Ehrenbürger-Titel wieder zu. Den hatte die Berliner CDU-Regierung 1992 – noch ganz in Kalter-Krieg-Manier – dem legendären ersten Stadtkommandanten Berlins, der vom 28. April bis zum 16. Juni 1945 im Amt war, abgesprochen. Erfundene Anschuldigungen, ein hoher Offizier dieses Namens sei 1940 für Deportationen von Balten in Lettland verantwortlich gewesen, wurden 1999 von der Forschung widerlegt: Nikolai Bersarin war nachweislich zu besagter Zeit im fernen Sibirien stationiert.

    Seit 18 Jahren steht im Pankower Atelier der Bildhauerin Anna Franziska Schwarzbach ein Denkmalsentwurf, inspiriert durch den kühnen Plan einer Bersarin-Initiative um Götz Aly, Historiker und Autor der Berliner Zeitung. Die Künstlerin ist bekannt für gern aus der strengen preußischen Denkmalstradition fallende Eisenguss- und Bronzegestalten. Sie kommen ohne Pathos und Monumentalanspruch daher, dafür mit lebhaft oxidierenden Oberflächen und ambivalentem Ausdruck für Lebendigkeit und zugleich Schmerz. Anna Franziska Schwarzbach formte, um an Bersarin zu erinnern, ein Motorrad.

    Der von Marschall Schukow zum Berliner Stadtkommandanten beförderte Offizier der 5. Stoßarmee organisierte die Lebensmittelvergabe, brachte „Trinkwasser und Brot statt Rache“. Hart griff er durch gegen Soldaten, die vergewaltigten und plünderten. Er ließ Theater und Orchester spielen, und auch den Rundfunk wieder senden. Er ordnete Schulöffnungen an, gab Religionsunterricht und Gottesdienste frei, ließ Kulturschaffenden und Intellektuellen die Lebensmittelkarte 1 aushändigen.

    Dann, am 16. Juni 1945, geschah das Unglück: Bersarin prallte mit einem Motorrad an der Ecke Am Tierpark/Alfred-Kowalke-Straße in Friedrichsfelde gegen einen sowjetischen Militärkonvoi. Der 41-Jährige war sofort tot, die Unfallursache blieb ungeklärt: Übermüdung? Übermut? Die Zündapp mit Seitenwagen aus Wehrmachtsbestand hatte Bersarin am Tag zuvor von Offizieren übergeben bekommen. Er war als leidenschaftlicher Motorradfahrer bekannt. Doch das Modell Zündapp lenkte er zum ersten Mal. Der Verlust des charismatischen Kommandanten war ein Schlag für die Versorgung und das wiedererwachte Geistesleben der Stadt.

    Ein Krad, das sich wie ein wildes Pferd aufbäumt, sollte, so der freche Plan der Bildhauerin und der Initiatoren, als eine Metall-Skulptur Unter den Linden, Fahrtrichtung West, aufgestellt werden. Die Idee sorgte für Interesse in den hiesigen Medien und für viel Zuspruch bei geschichtsbewussten Berlinern. Dann aber hatte der Senat veritable Haushaltssorgen. Das damalige Modell für das Bersarin-Denkmal steht seither als Zeichen einer unerfüllten zeithistorischen Aufgabe in einer Ecke des Schwarzbach-Ateliers in Pankow.

    Nun, zum 75. Jahrestag der Befreiung vom Nationalsozialismus und zum Ende des Zweiten Weltkriegs, wo mit 15 000 Rosen Nikolai Bersarins und mit noch viel mehr Blumen der in der Schlacht um Berlin gefallenen Rotarmisten gedacht werden soll, meldet sich die Pankower Bildhauerin abermals mit einem Entwurf. Sie hat sich der historischen Figur Bersarins in Sandstein, in Ton und in Bronze genähert. In einer Form, die gut an einer Berliner Magistrale Platz finden könnte, wenn der Senat es für diesen Ehrenbürger nur wollte. Initiator Götz Aly denkt sogar an einen Platz vor dem Schloss, dem Humboldt-Forum.

    Und weil die Bildhauerin bei ihren Entwürfen immer erst mit Formen spielt, hat sie einen Bersarin-Kopf aus Reinhardsdorfer Sandstein gehauen, taufte ihn humorig „Locke im Wind“ . Dies sei, sagt sie, für sie nur Formenspiel gewesen. Danach knetete sie aus Gips und Ton „Budjonny“ – als Vorarbeit für einen Bronzeguss, nach einem Kinderfoto von Bersarin. „Letztes Jahr“, erzählt die 70-Jährige, „fand ich die alte Aufnahme von Bersarin. Als Knabe trug er eine Budjonnymütze. Und weil meine Enkel auch mit solchen fotogenen Mützen rumrennen, hab ich den Generaloberst Bersarin als Junge, als Budjonnymützen-Porträt modelliert.“

    Der Bronzeguss steht nun in einer Böhmischen Gießerei und ist wegen der Corona-Sperre aus Tschechien momentan nicht herzutransportieren. Es werde wohl noch so manch weiteren Entwurf, ganz ohne Auftrag, geben, sagt Schwarzbach.

    Bersarin lässt diese Bildhauerin nicht los. Inzwischen ist ihre „Bersarin-Birke“, eine russische Hängebirke, die sie mit Freunden zum 60. Jahrestag der Befreiung am Ort von Bersarins Unfall an der Ecke Am Tierpark/Ecke Kowalkestraße gepflanzt hat, ein lebendes Denkmal. Aus dem Bäumchen, das stets sorgsam gegossen wird, ist ein stattlicher Baum geworden.


    Entwurf für ein Besarin-Denkmal von 2002 : Wie ein wildes Pferd bäumt sich das Motorrad auf, mit dem der Stadtkommandant am 16. Juni 1945 tödlich verunglückte.

    #antifascime #guerre #paix #armée_rouge #nazis #Berlin Allemagne #URSS

  • Erinnerung an den Kapp-Putsch : Gedenktafel für Opfer soll wieder angebracht werden - Schöneberg
    https://www.berliner-woche.de/schoeneberg/c-politik/gedenktafel-fuer-opfer-soll-wieder-angebracht-werden_a255085

    Il y a cent ans la grève générale dans l’Allemagne entière fait échouer le putsch des militaires de droite, le Putsch de Kapp . Une plaque commémorative pour huit victimes des militaires sera installée à l’endroit de l’ancienne mairie de la ville de Schöneberg qui fait partie du Grand Berlin depuis la même année.

    Die Radikalisierung in der AfD, die politischen Ereignisse in Thüringen und die Morde von Hanau geben der rot-grünen Zählgemeinschaft und der Linksfraktion in der BVV Anlass, Parallelen zu Geschehnissen in der Weimarer Republik zu ziehen. Beispiel: der Kapp-Putsch vom März 1920.

    „Die Erinnerung daran lebendig zu halten, ist für uns eine aktuelle Aufgabe“, sagen Linke, Grüne und SPD und haben das Aufstellen einer Gedenktafel am Kaiser-Wilhelm-Platz gefordert – was später in der Bezirksverordnetenversammlung auch Zustimmung fand.

    Am 13. März 1920 putschten rechte Reichswehr- und Freikorpsverbände gegen die von SPD, Zentrum und Deutscher Demokratischer Partei (DDP) getragene Regierung der Weimarer Republik unter Gustav Bauer (SPD). Hintergrund war der Versailler Vertrag, der unter anderem die Entwaffnung und Verkleinerung des deutschen Heeres auf ein Berufsheer vorsah. In den Folgetagen kam es auch auf dem Schöneberger Kaiser-Wilhelm-Platz zu Auseinandersetzungen zwischen Militärs und Bürgern, die sich dort zum Generalstreik versammelt hatten.

    Zwar war der versuchte Staatsstreich nach vier Tagen gescheitert, weil sich die Ministerialbürokratie weigerte, Kapps Anweisungen zu folgen, und der von den Gewerkschaften ausgerufene Generalstreik der Arbeiterschaft wirkte. Aber auf dem Kaiser-Wilhelm-Platz blieben mindestens sieben tote Schöneberger zurück. „Drei der Schöneberger Opfer des Kapp-Putsches sind auf dem Friedhof Lindenhof bestattet“, so die Verordnete Elisabeth Kiderlen (Grüne).

    1987 wurde eine Gedenktafel für die Putschopfer am Standort des ehemaligen Schöneberger Rathauses am Kaiser-Wilhelm-Platz 3a angebracht. Das heutig dort stehende Gebäude gehört der landeseigenen Wohnungsgesellschaft Degewo. Seit am Haus Bauarbeiten stattgefunden haben, ist die Tafel verschwunden.

    Die Messing-Tafel soll nun bis zum 13. März, dem 100. Jahrestag des Putschversuchs, wieder angebracht werden. Außerdem fordert der Beschluss die Verwaltung auf, zu prüfen, ob die Gedenktafel nicht „durch Fotos und weitere Informationen über den erfolgreichen Generalstreik zur Verteidigung der Demokratie gegen die in Berlin einmarschierten Freikorps ergänzt werden kann“.

    Putsch de Kapp
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Putsch_de_Kapp

    #Berlin #Schöneberg #Kaiser-Wilhelm-Platz #Hauptstarße #histoire #antifascisme #syndicalisme #grève

  • A Paris, le bar emblématique des « #antifas » en sursis
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/01/23/a-paris-le-bar-emblematique-des-antifas-en-sursis_6026961_823448.html

    C’est le centre névralgique du militantisme libertaire parisien. Et il risque de mettre la clé sous la porte. Le #Saint-Sauveur, bar du quartier de Ménilmontant, dans le 20e arrondissement de Paris, se voit frappé d’une « fermeture administrative » de neuf jours, du 21 au 30 janvier, notamment en raison du bruit les soirs de week-end, que ce soit la musique ou le bruit des clients. « Ils nous ont demandé qu’il n’y ait pas plus de cinq personnes devant le bar, c’est impossible en fin de semaine », rapporte Julien Terzics, le propriétaire et une figure de l’#antifascisme parisien. Ancien chef des #Redskins de la capitale, il a longtemps exercé une forte influence sur le milieu militant « antifa ».

    « Cette fermeture va me coûter 15 000 euros, je ne les ai pas », continue-t-il, ému. Il dénonce un changement d’attitude de la police depuis plusieurs semaines, avec des amendes répétées et des visites régulières pour n’importe quelle raison. « C’est une mesure politique pour nous faire fermer », assure-t-il.

    [...]

    Frédéric Hocquard, adjoint à la #vie_nocturne et par ailleurs élu (Génération.s) du #20e arrondissement, estime pour sa part que « la fermeture d’un bar, c’est toujours un échec ». Il reconnaît « que dans cet arrondissement, la situation est particulière car il y a une multiplication des #fermeture_administratives alors qu’ailleurs à Paris cela baisse ou stagne. Il faut trouver une solution ». M. Hocquard s’interroge également : « Je me demande si ce n’est pas aussi parce que le Saint-Sauveur est un point de ralliement de la contestation. »

  • Sur les #Gilets_Jaunes, l’État et le #fascisme
    http://www.platenqmil.com/blog/2019/10/07/sur-les-gilets-jaunes-letat-et-le-fascisme
    #bernanos

    suite à une confrontation ayant opposé des #antifascistes à des militants d’extrême-droite. Cela fait près de six mois que je suis enfermé, six mois au cours desquels j’ai subi différents types de pressions de la part de l’institution judiciaire et de l’administration pénitentiaire. J’ai dans un premier temps été écroué à la maison d’arrêt de Fresnes, où la direction m’a placé sous le régime de l’isolement médiatique en raison de mon appartenance à des « mouvances radicales et violentes d’extrême-gauche. J’ai été ensuite transféré du jour au lendemain à la #Santé, en transit pour un transfert dans un établissement sécurisé en dehors de l’Île-de-France - puisque je bénéficierais, selon la direction interrégionale des services pénitentiaires de Paris, de « soutiens extérieurs pouvant nuire à la sécurité des établissements franciliens ». Par ailleurs, il y a deux mois, la juge des libertés et de la détention en charge de mon dossier a ordonné la fin de ma détention provisoire et ma remise en liberté, décision aussitôt annulée par une cour d’appel aux ordres du parquet de Paris, qui a mobilisé son attirail judiciaire pour empêcher ma libération. Cet acharnement, assez typique de la justice et de l’administration pénitentiaire, est exercé à mon encontre alors que toutes les autres personnes incriminées ont été libérées et placées sous contrôle judiciaire, et qu’il n’existe aucun élément dans le dossier permettant de m’associer d’une quelconque façon à l’affrontement. Aucun élément, sauf la déclaration d’un militant identitaire, Antoine Oziol de Pignol, hooligan du Kop of Boulogne, au sein du groupe de la Milice Paris, militant actif de Génération identitaire, et proche du groupuscule nationaliste des Zouaves Paris, avec qui il était au moment de l’affrontement. Ce dernier a donc porté plainte et s’est constitué partie civile, affirmant reconnaître des militants antifascistes parmi les auteurs des violences dont il aurait été victime, et déclarant que je faisais partie du groupe qui a mis en déroute ses camarades et lui-même le soir des faits.

    • accès sous #TOR vu le mur des gafam …

      …platenqmil.com
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      …cloudflare.com
      …google-analytics.com
      …google-analytics.com
      …gstatic.com
      …jsdelivr.net

  • Encore quelques chansons américaines pour ma #compilation anti-Trump
    https://seenthis.net/messages/727919

    Black Joe Lewis - Culture Vulture (2018 #antifasciste)
    https://www.youtube.com/watch?v=0dv5_IB61q0

    Anderson Paak - 6 Summers (2018)
    https://www.youtube.com/watch?v=hk1TrwraZms

    Kirk Fletcher - Two steps forward (2018)
    https://www.youtube.com/watch?v=jRM3M533xUU

    Tedeschi Trucks Band - Shame (2019)
    https://www.youtube.com/watch?v=L6Ju6BCfGhw

    Watermelon Slim - Charlottesville (2019 antifasciste)
    https://www.youtube.com/watch?v=tVJIp39Ky9w

    Watermelon Slim - Mni Wiconi (2019, bon, celle ci est plutôt en faveur des #autochtones)
    https://www.youtube.com/watch?v=vMAQ5GUdYyA

    #Musique_et_politique #Musique #Donald_Trump #USA #Black_Joe_Lewis #Anderson_Paak #Soul #Kirk_Fletcher #Tedeschi_Trucks_Band #Watermelon_Slim #Blues

  • Propos sur un colloque censuré : le révélateur d’une fascisation rampante 15 Juil 2019 - Saïd Bouamama - Le blog de S. Bouamama

    Devant participer à la présentation les 3 et 4 juillet dernier des résultats d’une recherche sur les « Mécaniques de extrémisme violent » au cours d’un colloque international à visée comparative, je me suis vu interdire de participation et de parole par l’institution porteuse suite aux pressions du ministère de l’intérieur. Cette recherche pluridisciplinaire à laquelle je contribue depuis son début s’est étendue sur 4 ans et était adossée à un dispositif d’accompagnement pour des jeunes considérés comme « radicalisés ». L’accompagnement et la recherche ont touchés 105 jeunes français et les conclusions de l’investigation devaient être mises en comparaison avec des expériences de Belgique, du Canadienne, du Brésil, des Etats-Unis et du Tchad. La censure qui m’a touché fait suite à une « lettre ouverte à Castaner » du Rassemblement National relayée immédiatement par le Figaro, Valeurs actuelles, Français de Souche, etc., présentant les « intitulés des tables-rondes » comme faisant « transparaître une idéologie laxiste et l’éternelle culture de l’excuse chère à l’extrême-gauche » d’une part et moi-même comme « islamo-gauchiste » d’autre part.
     

     
    Cette interdiction n’est pas la première. Au cours de ces dernières années plusieurs débats et un colloque ont été reportés et/ou annulés en raison de campagnes de diffamation menées par l’extrême-droite ou par le Printemps Républicain. Cette fois-ci la capitulation immédiate à une injonction de l’extrême-droite porte sur une recherche (dont on peut certes ne pas partager la méthode ou les conclusions et en débattre) ce qui est lourd de signification. Avec les violences et arrestations subies par les Gilets Jaunes (qui sont déjà depuis de nombreuses décennies une réalité meurtrière dans les quartiers populaires), les pressions sur certains journalistes, les restrictions au droit de manifester, etc., cette censure est un révélateur d’une logique de fascisation qu’il est urgent de contrecarrer.
    Je publie ci-dessous la première intervention que je devais présenter au colloque restituant quelques axes méthodologique de l’équipe de recherche. Chacun pourra ainsi se rendre compte par soi-même de son pseudo « islamo-gauchisme » et de sa « complaisance avec le djihadisme ». Les participants aux colloques ne s’y sont pas trompés en applaudissant chaleureusement mon intervention lue en mon absence. Je remercie vivement les 130 personnalités qui m’ont apportés leur soutien dans une tribune à Médiapart intitulée « En soutien à Saïd Bouamama » (https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/090719/en-soutien-said-bouamama). Transformée en pétition celle-ci peut être signée à l’adresse suivante : http://chng.it/mCcHVFyY
    Nous reviendrons dans notre prochain article à la fois sur les résultats de la recherche et sur notre analyse de cette censure dangereuse.
     
    Voici cette intervention :
     
    Un « bricolage méthodologique » au service d’un objet complexe  
    Tenter, comme nous avons tenté de le faire, de saisir le processus du « devenir extrémiste violent » ou la « mécanique de l’extrémisme violent » est une épreuve redoutable dont on ne sort pas entièrement indemne en dépit des protections et garde-fous absolument nécessaire mais toujours insuffisant que nous pouvons et que nous avons posés. L’épreuve en question n’est, en effet, rien de moins que la confrontation à l’innommable et à l’impensable : des enfants envisageant de tuer et de se tuer. Une partie de nos enfants en arrive donc à réduire leur champ des possibles qu’à une seule unique perspective mortifère. Face à une telle épreuve nous avons formalisée de manière transdisciplinaire quelques éléments de postures méthodologiques dès l’enclenchement de notre expérience. Celles-ci avaient pour vocation et objectifs de nous écarter des tentations par soucis de protection à savoir : la tentation de recycler sur notre objet des savoirs acquis pour d’autres objets ; la tentation de la mise en typologie inadéquate à des trajectoires aussi diverses et aussi complexes ; la tentation de la recherche de la causalité unique ou déterminante ; la tentation du choix d’un système de conceptualisation définitif. Sans être exhaustif nous pouvons formaliser ces postures méthodologiques comme suit :
     
    1. Notre première posture est celle de l’humilité. Nous sommes devant un objet et un chantier entièrement inédit sur lequel le champ des savoirs existant nous dit peu de chose quelle que soit la science sociale ou humaine mobilisée. La prétention au savoir préexistant sur un tel objet est heuristiquement inefficace, elle produit de la cécité et de la surdité aux bruits et aux vacarmes de notre réel contemporain inédit et elle rend indisponible à l’écoute d’une souffrance qui n’a plus de mots pour se dire. Le pari était dans l’Inversion de la RA en AR.
    2. Notre seconde posture fut celle du refus de l’essentialisation. Nous ne sommes pas en présence d’un groupe humain homogène, ahistorique, sans mouvement et sans interactions avec les autres groupes sociaux. Nous sommes bien en présence de sujets divers ayant été et s’étant bricolés à partir d’une histoire, d’un héritage, d’épreuves, de rencontres et de non rencontres, etc. Bref ces enfants, nos enfants, sont une production « made in France » constituant un analyseur de notre société et de ses failles, de notre protection de l’enfance et de ses limites, de notre système éducatif et de ses manques, etc.
    3. Notre troisième posture fut celle du choix du déséquilibre. Notre objet et sa complexité nous confronte aux limites de chacune de nos disciplines. La réalité sociale qui affleure avec de tels objets ne se laisse pas découper dans les frontières de chaque discipline. Il fallait donc que chacun d’entre nous accepte de sortir de sa zone de confort pour entrer, non pas dans un mélange désordonné des disciplines mais dans l’acceptation d’une alternance permanente entre les disciplines. Le pari était de rester sociologue ou psychologue par moment tout en soumettant les résultats et questionnements acquis aux autres approches disciplinaires. Il est vrai que nous avions un point d’appuis préalable pour ce faire. Tous les membres de l’équipe pluridisciplinaire ont croisé Frantz Fanon dans le processus de formation intellectuel, dans la fabrique de leur subjectivité, dans le choix de leurs sujets d’étude. Or ce dernier est sans doute, un des penseurs qui a le plus maintenu l’interrogation permanente pluridisciplinaire tout en étant centré en permanence sur son approche scientifique.

    Sur la base de ces postures que vous trouverez détaillés dans le rapport intermédiaire et le rapport final de l’étude nous nous sommes donné quelques repères méthodologiques provisoires. Ces repères étaient en effet, tout comme nos concepts d’ailleurs, comme pouvant évoluer à l’épreuve de l’avancée de notre travail d’investigation. Ces repères étaient conçus comme des hypothèses en mutation ouvertes sur la remise en cause en fonction de l’écoute du réel et de sa complexité.
    Le premier repère méthodologique était le refus d’une centration sur l’offre de « djihadisme » pour nous intéresser à la demande de « djihadisme ». Nous ne sommes pas en présence de sujet ayant simplement été contaminé par « un virus extérieur » qu’il s’agirait d’éradiquer pour régler le problème. L’offre quand elle a existée a rencontré une demande préexistante que nous voulions tenter de comprendre dans toutes ses dimensions. Cette offre a même fréquemment été recherchée et parfois longuement avant d’avoir été trouvée. La centration unilatérale sur l’offre, encore souvent trop fréquente en sciences sociales empêche d’aborder notre objet en termes de « processus de devenir extrémiste violent ». Pour paraphraser Simone de Beauvoir nous pourrions dire que l’on ne nait pas « extrémiste violent, on le devient ». Formulé ainsi, cela peut sembler une banalité mais c’est alors une banalité trop souvent oubliée.

    Notre second repère a constitué en la distinction permanente des notions de causalité et de déclencheur tant dans l’analyse de chacune des trajectoires que dans la l’analyse transversale constituant notre recherche. Les évènements ou rencontres déclencheurs actualisent et accélèrent des processus préexistant, donnent chair à des tendances déjà-là, coagulent des mouvements profonds déjà présent antérieurement.

    Notre troisième repère méthodologique a été la vieille et classique distinction hégélienne trop souvent oubliée entre apparence et essence, forme et fond. Cela nous a conduits à une posture de méfiance à l’égard des approches privilégiant le facteur religieux. Nous n’avons rencontrés que très peu le religieux en général et l’Islam en particulier et nous avons rencontrés fréquemment un mode spécifique du religieux en général et de l’islam en particulier ayant comme fonction de soigner, de combler, de raccrocher, de soutenir. C’est la raison pour laquelle nous avons adoptée dès le début une démarche comparative avec d’autres extrémismes violents et nos séjours de confrontations au Brésil, au Canada et aux USA sont venus confirmer nos convictions.

    Notre quatrième posture méthodologique se résume dans la figure de l’iceberg. Les jeunes avec lesquels nous avons vécu cette expérience constituée, selon nous, le haut d’un iceberg porté par une base beaucoup plus large constituée par une partie non négligeable de notre jeunesse caractérisée par une fragilisation insoutenable des assises et des stabilités individuelles, familiales et sociales. C’est dire l’ampleur du chantier de prévention qui s’ouvre, selon nous, à l’issue de cette recherche. C’est dire également l’ampleur des mutations que nos institutions doivent parcourir pour apporter à temps les espaces de consolidation dont cette jeunesse a besoin. Les jeunes rencontrés font ainsi fonction d’analyseur, non pas de l’ensemble de la jeunesse mais da sa partie désaffiliée. Ils sont également, selon nous, un analyseur de nos institutions de jeunesse (éducation nationale, protection de l’enfance et bien d’autres.

    Ces repères étant posés nous pouvions alors opérer les choix de méthode de recueil des données, d’entrée dans les trajectoires et d’ordonnancement de ceux-ci. Nous pouvons restituer ces choix comme suit :
    • Le choix de la rencontre signifiante du sujet : Il s’agissait pour nous de partir de lui et sa non-demande, de ses besoins et non des besoins de notre recherche, de ses temporalités et non des nôtres, de ses priorités et non des nôtres. De ce premier choix en découle de nombreux autres : le choix d’une première rencontre avec la compétence psychologique et psychanalytique ; le choix d’une rencontre progressive du reste de l’équipe et des autres compétences scientifiques ; le choix de nous adapter aux espaces et au temps du sujet ; le choix de travailler sur les questions concrètes et/ou matérielles marquant la quotidienneté du sujet ; etc. C’est ce travail de disponibilité qui est, selon nous, créateur des conditions nous permettant l’accès aux trajectoires tant pour construire l’accompagnement que pour mener à bien la recherche. Il s’agissait pour nous de partir du regard incarné pour aller vers le regard distancié pour ensuite construire un aller-retour permanent entre les deux regards.
    • L’interrogation systématique de trois niveaux historiques dans chaque trajectoire. La première histoire interrogée est celle de l’histoire longue et des effets de cette macro-histoire sur les trajectoires familiales. La seconde est celle de la trajectoire familiale, de ses déterminants, de sa connaissance plus ou moins explicite, de ses évènements marquants, de ses bifurcations, etc. La troisième est chronologique et aborde les processus de bricolage identitaire du sujet. Ces histoires sont, bien entendu, en interactions et ce sont ces interactions que nous voulions analyser dans chaque trajectoire d’une part et en termes de récurrences transversales d’autre part.
    • La recherche des données sur les modalités du lien social qui relie le sujet au socius dans le passé, dans le présent et dans l’idéal qu’élabore et que recherche le sujet consciemment ou non. Nos travaux antérieurs sur les jeunes issus des classes populaires dans un contexte de déstabilisation sans précédent de la culture d’affiliation et de socialisation qu’était la culture ouvrière, avait en effet attiré notre attention sur les processus d’affiliation et de désaffiliation. La proportion non négligeables des mal-nommés « convertis » et les crises du lien que révèlent leurs trajectoires sont venues confirmer notre choix.
    • La recherche de données sur les identifications dans l’histoire passée, présente et dans l’idéal du sujet a été une autre orientation. Les identités sont à la fois toujours plurielles et bricolées, contradictoires et en mouvement. Elles constituent un état d’équilibre entre stabilité et mouvement, invariance et mutation, héritage et production de soi. Nous recherchions en conséquence dans chacune des trajectoires les points de tension identitaire éventuel, les moments et évènement de déséquilibre, les facteurs empêchant la stabilisation minimum.

    Le recueil de toutes ces données s’est mis en place en diversifiant au maximum les espaces-temps de collecte et leurs modalités : lors des séances d’accompagnement psychologiques, dans des espaces collectifs, lors des démarches diverses effectués avec le sujet, lors d’entretien sociologiques, etc. De cette façon accompagnement thérapeutique et démarche de recherche se sont alimentés en permanence au prix il est vrai d’un coût humain considérablement plus élevé que dans une recherche classique. Plus élevé en termes de temps et de disponibilité certes mais aussi en termes d’épreuves existentielles pour chacun d’entre nous.

    Ces données recueillies pour chaque trajectoire convergent ensuite vers l’espace d’analyse et d’élaboration qui structure notre recherche. Au sein de cet espace, il est demandé à chaque participant de se centrer sur sa discipline dans un premier temps et de fournir une lecture des données spécialisée disciplinairement. Dans un second temps les analyses disciplinaires sont soumises à l’interrogation des autres disciplines présentes dans l’équipe ou sollicitées de l’extérieur selon les besoins. Progressivement ainsi prend forme une analyse commune résultat de l’ensemble du processus. L’analyse des récurrences entre trajectoire peut alors se mettre en place, de même que la correction de nos concepts et de nos points de méthodes. Pour ne citer qu’un exemple nous avions formalisée initialement le concept de « basculement nihiliste » que nous avions ensuite abandonné ; d’abord du fait que le mouvement progressif est beaucoup plus prégnant dans les trajectoire, qu’il est fait d’essais et d’aller-retour et qu’en conséquence le terme « bascule » est inapproprié ; Ensuite parce que la dimension nihiliste est certes présentes mais au côté d’autres tout aussi prégnantes : altruiste ou recherche de liens par exemple.

    L’analyse transversale des récurrences a également confronté à une analyse seconde de données recueillis à d’autres fins. Ainsi en est-il des données recueillies dans l’expérience mené au lycée avec une classe expérimentale et de celles recueillis dans notre animation de séances de formation à destination des acteurs de terrain sur thème de la dite « radicalisation ». Ces données sont dites seconde parce qu’elles ont été recueillis à d’autres fins : formative dans un cas et dans une logique de prévention dans l’autre. Toutefois la même équipe étant mobilisée pour ces trois pratiques (formation, prévention et accompagnement-recherche) nous avons pu par cette confrontation revisiter nos concepts et nos méthodes à plusieurs reprises au cours de l’expérience.

    La démarche méthodologique que je viens de résumer s’est déployé dans un contexte difficile. Elle allait à contre-courant d’un certain nombre de tendances dans notre société productrices de bruits et d’attentes immédiates auxquelles nous avons due résister. Cela n’a pas été sans difficulté avec notre institution porteuse ayant des exigences nous semblant parfois contradictoires avec les conditions posées par nous pour notre recherche. Nous avons due également résister à l’attente de résultats exploitables en termes de ce qui est mal nommé « déradicalisation » rapidement alors même que nous étions persuadés que nous étions devant un objet complexe nécessitant la durée pour commencer à être intelligible. Nous avons due enfin apprendre à travailler en pluridisciplinarité sans jamais confondre celle-ci avec la simple juxtaposition d’approches disciplinaires. A l’issue de cette expérience nous ne pouvons qu’en appeler à la mobilisation de tous tant les souffrances humaines des enfants que nous avons rencontrées, de nos enfants sont importantes.

    Je cède maintenant la parole à ma collègue Elisa pour restituer comment s’incarne concrètement notre approche complexe dans les interactions sociales avec le sujet accompagné.

     
    Source : Le blog de S. Bouamama https://bouamamas.wordpress.com/2019/07/14/propos-sur-un-colloque-censure-le-revelateur-dune-fascisation-r
    et Investigaction https://www.investigaction.net/fr/propos-sur-un-colloque-censure-le-revelateur-dune-fascisation-rampan

    #Saïd_Bouamama #anti_racisme #répression #resistances #antifascisme #racisme #répression #antifascisme

  • Lied der Internationalen Brigaden - Ernst Busch
    https://www.youtube.com/watch?v=nWUAHjVHv5Y

    Paroles

    Wir, im fernen Vaterland geboren,
    Nahmen nichts als Hass im Herzen mit.
    Doch wir haben die Heimat nicht verloren
    Uns’re Heimat ist heute vor Madrid.
    Doch wir haben die Heimat nicht verloren,
    Uns’re Heimat ist heute vor Madrid.
    Spaniens Brüder steh’n auf der Barrikade.
    Uns’re Brüder sind Bauer und Prolet.
    Vorwärts, internationale Brigade!
    Hoch die Fahne der Solidarität!
    Vorwärts, internationale Brigade!
    Hoch die Fahne der Solidarität!

    Spaniens Freiheit heißt jetzt uns’re Ehre.
    Unser Herz ist international.
    Jagt zum Teufel die Fremdenlegionäre,
    Jagt ins Meer den Banditengeneral.
    Jagt zum Teufel die Fremdenlegionäre,
    Jagt ins Meer den Banditengeneral.
    Träumte schon in Madrid sich zur Parade,
    Doch wir waren schon da, er kam zu spät.
    Vorwärts, internationale Brigade!
    Hoch die Fahne der Solidarität!

    Mit Gewehren, Bomben und Granaten
    Wird das Ungeziefer ausgebrannt.
    Frei das Land von Banditen und Piraten,
    Brüder Spaniens, denn euch gehört das Land!
    Frei das Land von Banditen und Piraten,
    Brüder Spaniens, denn euch gehört das Land!
    Dem Faschistengesindel keine Gnade,
    Keine Gnade dem Hund, der uns verrät!
    Vorwärts, internationale Brigade!
    Hoch die Fahne der Solidarität!

    Musique de Rafael Espinosa et Palacio , texte d’ Erich Weinert

    #antifascisme #musique #Espagne #histoire

  • BVV-Notizen März 2019 - DIE LINKE. Steglitz-Zehlendorf : Linksfraktion
    http://www.dielinke-steglitz-zehlendorf.de/index.php?id=43739

    25.03.2019 - Opposition ist für Schwarz-Grün lästig, AfD sitzt bei Zählgemeinschaft mit im Boot

    Die BVV-Sitzung vom 20. März begann wie die vom 20. Februar: Torsten Hippe, Fraktionsvorsitzender der CDU, hatte sich im Vorfeld gemeinsam mit den Grünen überlegt, welche Anträge auf der Tagesordnung „wichtig“ und „unwichtig“ sind.

    Wie bereits im letzten Monat waren unter „unwichtig“ nur Anträge der Opposition zu finden. Torsten Hippe führte aus, dass es Aufgabe der schwarz-grünen Zählgemeinschaft sei, den Bezirk voranzubringen. Die Anträge von SPD, FDP und LINKEN, die sich mit Beteiligungsstrukturen junger Menschen (Drs. 0856/V), der Umsetzung des Mobilitätsgesetzes (Drs. 0952/V) und der Transparenz der Bezirksverordnetenversammlung (Drs. 1075/V) beschäftigten, erfüllten aus Sicht von CDU und Grünen dieses Kriterium nicht und müssten deswegen ganz ans Ende der Tagesordnung. Herr Hippe ließ wissen, er plane mit den auf diese undemokratische Weise gesammelten „unwichtigen“ Anträgen in naher Zukunft eine Sondersitzung der BVV. Die am Mittwochabend anwesenden Pressevertreter*innen ließ Herr Hippe wissen, Sie könnten sich am Tag der Sondersitzung gerne einen freien Abend nehmen.

    Die Tagesordnung am Mittwoch wurde nach einer Gegenrede der Oppositionsparteien mit den Stimmen von CDU, AfD und Grünen bei Gegenstimmen von SPD, FDP und LINKEN beschlossen. Das Vorgehen und die Argumentation von CDU, Grünen und AfD ist eine Beleidigung von 64.000 Wähler*innen, die bei der BVV-Wahl ihr Kreuz bei SPD, FDP oder LINKEN gemacht haben.

    Flüchtlingsunterbringung Heckeshorn: Zählgemeinschaft weigert sich B-Plan aufzustellen, Senatsverwaltung übernimmt

    Nun ist die Katze aus dem Sack: Das schwarz-grüne Bezirksamt weigert sich auch am Standort Heckeshorn, Maßnahmen zur Unterbringung Geflüchteter zu ergreifen. Die Senatsverwaltung hat das Verfahren an sich gezogen und wird nun alles Notwendige veranlassen, damit am Standort die dringend benötigten Plätze für traumatisierte Geflüchtete eingerichtet werden. Auch an diesem Beispiel ist klar ersichtlich, dass das Bezirksamt alles unternimmt, um die Unterbringung Geflüchteter in Steglitz-Zehlendorf zu verhindern. Der CDU-Bürgermeisterin war bei ihrer Rede dann neben dem Applaus der eigenen Fraktion auch die deutliche Zustimmung der AfD sicher. Die Grünen hielten sich zurück und hatten auch keinen Redebeitrag. Sie haben sich auch in diesem Fall wieder für den Frieden in der Zählgemeinschaft entschieden.

    März 2019: Immer noch keine Kältehilfeplätze im Bezirk

    Die Kältehilfesaison 2018/2019 endet. Steglitz-Zehlendorf hat es trotz frühzeitiger Hinweise und Anträge von SPD, FDP und LINKEN als einziger Berliner Bezirk nicht vermocht, auch nur einen Kältehilfeplatz einzurichten.

    In der Diskussion am letzten Mittwoch machte unser Verordneter Hans-Walter Krause deutlich, dass das Unvermögen des zuständigen CDU-Stadtrates Mückisch ein Skandal ist. Aus der CDU-Fraktion wurde während der Debatte in den Saal gerufen, es habe nicht nur keine Kältehilfeplätze, sondern auch keine Kälte in diesem Winter gegeben. Angesichts solcher Zwischenrufe fragen wir uns, wofür das „C“ in CDU heute noch steht.

    Die Zählgemeinschaft hat in diesem wichtigen Punkt versagt. Ihr fehlte es am politischen Willen. Wenn dieser vorhanden gewesen wäre, hätte ein verantwortungsvoller Stadtrat nötigenfalls eine Turnhalle als Notunterkunft eingerichtet. Herr Mückisch begnügte sich den gesamten Winter damit, dass in anderen Bezirken Kältehilfeplätze zur Verfügung stehen. Die Grünen führten als Argument ins Feld, dass die Ausnutzung der Schlafplätze in anderen Teilen der Stadt nur bei 80% gelegen habe. Sie wissen genau, dass es sich dabei um die durchschnittliche Auslastung handelt: In sehr kalten Nächten reichen die Plätze in der Regel nicht aus. Außerdem spricht es Bände, wenn CDU und Grüne von hilfsbedürftigen Menschen ohne Obdach eine hohe Flexibilität und Mobilität voraussetzen und damit ihr eigenes Unvermögen zu rechtfertigen versuchen.

    Bürger*innenantrag angenommen

    Volle Zustimmung der BVV fand am Mittwochabend der Bürger*innenantrag „Historischer Gedenk- und Lernort in Lichterfelde Süd“. Hochinteressant war die begleitende Debatte, die Boris Buchholz vom Tagesspiegel in seinem Intro zum Bezirksnewsletter gut zusammengefasst hat. Sein Text ist hier nachzulesen: tinyurl.com/y5396eqz

    LINKEN-Antrag „Schutz von Mieter*innen statt Schutz von Investor*innen – in der Waltraudstraße 45 in Zehlendorf“ angenommen

    Mit den Stimmen von Grünen, SPD und LINKEN wurde bei Enthaltung der FDP ein wichtiger Antrag für die Bewohner*innen des ehemaligen Schwesternwohnheims des Oskar-Helene-Heims in der Waltraudstraße 45 angenommen. Torsten Hippe von der CDU gab zu Protokoll, dass er den Antragstext für gesetzwidrig erachtet. Es ist also damit zu rechnen, dass der Antrag vom Bezirksamt nicht oder nur teilweise umgesetzt wird: Zumeist macht die Bürgermeisterin, was ihr Herr Hippe sagt. Wir dürfen gespannt sein. Der Antragstext im Wortlaut: tinyurl.com/y46cge7m

    #Berlin #Steglitz-Zehlendorf #antifascisme #loyers #cie_chère #sans-abris #réfugiés #démocratie

  • Combattre l’antisémitisme aujourd’hui
    https://nantes.indymedia.org/articles/45458

    Jean-Guy Greilsamer, Membre de l’UJFP [1], explique comment concevoir la lutte contre l’antisémitisme aujourd’hui, comment la lier à la lutte contre tous les racismes sans la considérer comme plus importante que les autres. Il proteste contre l’instrumentalisation de ce #Racisme, instrumentalisation à des fins qui contribuent à l’entretenir

    #Répression #Resistances #antifascisme #Racisme,Répression,Resistances,antifascisme

  • Paroles de flics
    https://nantes.indymedia.org/articles/45451

    Suite au slogan « suicidez-vous » lancé à la face des flics, lors de l’acte XXIII, nos camarades de Nantes révoltée ont monté une vidéo où sont capturées insultes et autres menaces proférées par les flics

    #Répression #Resistances #antifascisme #gilets_jaunes #Répression,Resistances,antifascisme,gilets_jaunes

  • Soutien aux antifascistes inculpé·e·s et incarcéré·e·s - Pot commun en ligne
    https://www.lepotcommun.fr/pot/czdysku4?1556012053

    En début de semaine dernière, une confrontation a opposé des militant·e·s antifascistes aux fascistes de Génération Identitaire, des Zouaves Paris et de la Milice Paris. Expulsés de la rue, les fascistes ont porté plainte, ce qui a conduit à l’arrestation, la mise en examen et l’incarcération des antifascistes. Aucun militant fasciste n’a été inquiété.

    Les antifascistes sont une fois de plus la cible d’un acharnement judiciaire qui s’inscrit dans une criminalisation croissante des mouvements sociaux. Depuis quelques années, la figure de l’antifa est au cœur de la répression étatique et des récits médiatiques les plus délirants. Il n’est pas anodin que les antifascistes, très présent·e·s au sein du mouvement des Gilets jaunes, qui fait face à une répression policière de masse, soient à nouveau ciblé·e·s.

    Alors que les derniers mois ont rappelé l’importance de l’antiracisme au sein de nos combats, mobilisons-nous tous dans la rue, les ronds-points, et tous les espaces de lutte pour renforcer nos solidarités et nos alliances face à la répression !

    #antifascisme #répression #prison #caisse_de_solidarité

  • A force d’être traité comme des animaux...
    https://nantes.indymedia.org/articles/45404

    Réflexion, suite à l’acte XXIII des #gilets_jaunes, sur la nécessité de dépasser les classiques - et inoffensives - manifestations déclarées type Bercy/Bastille/République. Face à un pouvoir de plus en plus autoritaire, il devient vital d’agir en primitif et de prévoir en stratège afin que vive ce mouvement.

    #Répression #Resistances #antifascisme #Répression,Resistances,antifascisme,gilets_jaunes

  • Déclaration #de Georges Abdallah à l’occasion de la Journée internationale du prisonnier palestinien
    https://nantes.indymedia.org/articles/45386

    Cher.e.s Camarades, Cher.e.s ami.e.s, Les conditions de détention des Résistant.e.s palestinien.ne.s ne cessent de s’empirer dans les geôles sionistes ces derniers temps. Depuis le début de l’année, Gilda Erdan, ministre israélien de la sécurité, cherche à imposer « une nouvelle réalité » à nos Camarades prisonniers, dans le but de faire reculer, ou tout bonnement annuler les droits que ces derniers ont acquis de hautes luttes durant les précédentes années. Les perquisitions et autres fouilles générales se multiplient de plus en plus dans les divers #centres pénitentiaires israéliens. Les unités spéciales de #Répression lourdement armées, se livrent aux pires excès lors de ces diverses interventions. Plus de 120 prisonniers blessés à Ketziot lors de la répression des protestations depuis février, ainsi qu’à (...)

    #Guerre #Racisme #Resistances #/ #prisons #rétention #antifascisme #Guerre,Racisme,Répression,Resistances,/,prisons,centres,de,rétention,antifascisme

  •  ? Israël est-il un État légitime ? Contre tous les états, toutes les nations, toutes les patries, tous les nationalismes
    https://nantes.indymedia.org/articles/45376

    Voilà le genre de texte (issu des compagnon-ne-s Libertaire de Toulouse) que nous avons affiché à Bxl-sud

    #Resistances #-ismes #en #tout #genres #_anarch-fémin #antifascisme #libérations #nationales #Resistances,-ismes,en,tout,genres,_anarch-fémin…,antifascisme,libérations,nationales

  • Toulouse : « il y a une volonté politique d’interdire les manifestations »
    https://nantes.indymedia.org/articles/45365

    Depuis le 4 mars 2017, l’observatoire des pratiques policières de Toulouse écume les manifestations scrutant les faits et gestes des forces de l’ordre. Après 50 sorties, 4600 photos, 50 heures de vidéo, ils livrent aujourd’hui un rapport édifiant sur l’état du maintien de l’ordre dans la capitale de la région Occitanie.

    #Médias #Répression #Resistances #contrôle #social #antifascisme #gilets_jaunes #Médias,Répression,Resistances,contrôle,social,antifascisme,gilets_jaunes

  • Sauvage agression d’un membre de Roya citoyenne
    https://nantes.indymedia.org/articles/45359

    En pleine nuit, de samedi à dimanche 14 avril, un membre actif de Roya citoyenne qui héberge et accompagne en toute légalité des demandeurs d’asile dans leurs démarches administratives, s’est sauvagement fait agresser à son domicile à Contes par une quinzaine de jeunes, certains munis d’armes blanches. Ils ont entièrement détruit son véhicule, brisé toutes les vitres de son appartement, saccagé par des objets lancés depuis l’extérieur. Notre ami a dû être hospitalisé en urgence avec perte de connaissance, traumatisme crânien et de nombreuses contusions avec points de suture causés par les projectiles. Les demandeurs d’asile qu’il accueillait et lui-même sont gravement traumatisés psychologiquement, et ce d’autant plus que cet acte prolongeait une première agression subie à son domicile il y a (...)

    #Répression #/ #antifascisme #immigration #sans-papieres #frontieres #alpes-maritimes #Répression,/,antifascisme,immigration,sans-papieres,frontieres

  • Anti-impérialisme : cycle de conférences
    https://nantes.indymedia.org/articles/45326

    Fruit d’une collaboration entre plusieurs organisations, collectifs et personnalités publiques, ce cycle de conférences nous offrira l’occasion d’aborder la domination impérialiste à travers plusieurs approches thématiques, dans une perspective internationaliste.

    #Guerre #Racisme #Resistances #antifascisme #libérations #nationales #- #denis #paris #saint #Guerre,Racisme,Resistances,antifascisme,libérations,nationales