• Au Brésil, Jair Bolsonaro reçoit une livraison d’antifascisme
    https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2020/07/10/au-bresil-jair-bolsonaro-recoit-une-livraison-d-antifascisme_6045846_4500055


    Une manifestation de « livreurs anitifascistes » le 1er juillet à Rio. Ces travailleurs précaires dénoncent le manque de protection face à l’épidémie de Covid-19. Ricardo Moraes/Reuters

    Né à Sao Paulo, le mouvement des « livreurs antifascistes » dénonce les conditions dans lesquelles ces coursiers travaillent et l’ubérisation forcée de la société brésilienne.
    Par Bruno Meyerfeld

    Sur le logo, on peut voir un jeune homme à casquette pédalant sur son vélo, sac à dos isotherme sur le dos et poing levé vers le ciel. Le nom du groupe Instagram s’affiche en portugais, lettres blanches et majuscules sur fond noir : « Entregadores Antifascistas » (livreurs antifascistes). Mercredi 1er juillet, répondant entre autres à l’appel du collectif « antifa », de nombreux coursiers, travaillant pour les ­principales applications mobiles de livraison, se sont mis grève un peu partout au Brésil. À Sao Paulo, plus d’un millier de livreurs ont défilé à moto, dans une impressionnante et bruyante démonstration de force, protestant contre la dégradation de leurs conditions de travail.
    Revenus de misère, journées épuisantes de douze à quatorze heures, absence d’assurance maladie, système de notation opaque… les griefs des entregadores sont nombreux. Selon une étude publiée par l’association Aliança Bike, un livreur à vélo travaillant 7 jours sur 7 peut espérer gagner un salaire mensuel de seulement 992 reais (165 euros environ), soit moins que le salaire minimum (171 euros). Une situation aggravée par la pandémie : dans un secteur saturé, dominé par trois entreprises (iFood, Uber Eats et Rappi), près de 60 % des coursiers disent avoir récemment observé une baisse de leurs revenus depuis l’arrivée du Covid-19.

    Travailleurs précaires et antifascistes, même combat

    Face à la situation, Jair Bolsonaro, soutenu par son ultralibéral ministre de l’économie, Paulo Guedes, reste passif, préférant soigner ses relations avec les chefs d’entreprise et applaudir à l’ubérisation en marche de la société brésilienne. « Les applications mobiles de livraison ont trouvé au Brésil un terrain politique et économique fertile », note Selma Venco, sociologue du travail à l’université de Campinas (Unicamp). « Avec la crise, beaucoup de gens désespérés sont prêts à travailler à n’importe quel prix, dans des conditions très dures, juste pour survivre. Plus largement, le Brésil est un pays où le secteur informel est très fort [représentant 41,4 % des travailleurs] et où l’État social est historiquement très faible », constate la chercheuse.
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi L’« ubérisation » est attaquée en France, mais aussi aux Etats-Unis et au Royaume-Uni
    D’accord. Mais que vient donc faire l’« antifascisme » dans tout ça ? « Ce mouvement, c’est aussi une protestation générale contre Jair Bolsonaro, qui est un fasciste. Il est l’incarnation de l’idéologie des applications mobiles et de l’ubérisation. Il est à fond derrière elles et travaille pour la destruction des droits sociaux ! », tonne Paulo Lima, 31 ans, coursier à Sao Paulo, fan de rap et de Malcolm X et charismatique leader des « livreurs antifas ».

    « Ce mouvement n’est que le début d’un front plus large. Le fascisme confisque le pouvoir aux travailleurs et aux citoyens. On doit tous manifester pour faire valoir nos droits », argumente-t-il. Dans le Brésil de 2020, où le climat politique rappelle celui des années 1930, l’antifascisme est une bannière porteuse pour mobiliser en masse. Parti de Sao Paulo, le mouvement des livreurs antifas s’est diffusé dans tout le pays, de Rio au Nordeste, réunissant un peu partout des groupes de coursiers surconnectés, coordonnant leur mobilisation par WhatsApp. Les vidéos de Paulo Lima, où il discourt avec son sac de livraison sur le dos, ont été visionnées par des dizaines de milliers d’internautes, et sa pétition en ligne a reçu plus de 368 000 signatures.

    Kits sanitaires contre le coronavirus

    Mais les coursiers sont loin d’être les seuls à se réclamer de l’antifascisme. Jair Bolsonaro a menacé le pays à plusieurs reprises d’un coup de force et l’inquiétude gagne une bonne partie de la société brésilienne, craignant l’avènement d’une nouvelle dictature militaire d’extrême droite. Récemment, des dizaines de groupes « antifas » ont ainsi surgi en ligne : supporteurs de foot antifas, journalistes antifas, cinéastes antifas, favelas antifas, végans antifas, étudiants antifas, rockeurs, boxeur ou danseur antifas… et même fans de Star Wars antifas.

    Preuve que la situation est grave, les acteurs traditionnels se mobilisent aussi. Plusieurs initiatives en défense de la démocratie ont été lancées, dont un texte en ligne titré « Estamos Juntos » (« Nous sommes ensemble »), signé par l’ancien président Fernando Henrique Cardoso, l’ex-candidat de gauche Fernando Haddad (du Parti des travailleurs), le chanteur Caetano Veloso ou encore l’écrivain Paulo Coelho.

    De son côté, la Folha de S. Paulo, quotidien de référence du pays, a lancé fin juin une grande campagne en faveur de la démocratie, avec articles, sondages et cours en ligne sur la dictature à destination des plus jeunes. La Folha est allée jusqu’à changer sa devise, devenant désormais « un journal au service de la démocratie ».

    Du côté des livreurs, l’« antifascisme » a donc permis de mobiliser large et la lutte commence à payer : depuis le 11 juin, un arrêté des autorités de l’État de Sao Paulo force enfin les applications de livraison à fournir aux livreurs des kits sanitaires contre le coronavirus. « Ce n’est qu’un début ! », prédit le livreur Paulo Lima. « On va montrer que les entreprises ont besoin des travailleurs et que, sans nous, elles ne peuvent pas faire d’argent. »

    #livreurs #commerce #logisitique #précaires #antifasciste

  • « Ça nous dépasse et c’est ce qu’on veut » : comment le comité Adama a réussi une mobilisation surprise contre les violences policières, Abel Mestre et Louise Couvelaire
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/06/08/justice-pour-adama-histoire-d-une-mobilisation_6042118_3224.html


    Assa Traore, la sœur d’Adama Traore, lors de la manifestation du 2 juin devant le tribunal judiciaire de Paris. Michel Euler / AP

    Le 2 juin, au moins 20 000 personnes manifestaient à Paris, à l’appel du comité La Vérité pour Adama Traoré, mort en 2016 après une interpellation par les gendarmes. Jeunes des quartiers, « gilets jaunes », lycéens : l’ampleur du rassemblement a pris tout le monde de court.

    Les jeunes des quartiers « qui ne se mobilisent jamais », des personnalités « qu’on avait jamais vues avant », des « gilets jaunes » « qui n’imaginaient pas avoir des points communs avec cette lutte », des lycéens militants du climat « qui veulent que le monde change », des Blancs plus aisés aussi « qui commencent à comprendre qu’ils ont leur part dans ce combat ». Ils étaient tous là, le mardi 2 juin, devant le tribunal judiciaire de Paris, pour faire entendre leur voix et leur colère face aux violences policières, à l’appel du comité La Vérité pour Adama, ce jeune homme de 24 ans mort sur le sol de la caserne de Persan (Val-d’Oise) en juillet 2016, après une interpellation musclée par les gendarmes. 20 000, selon la Préfecture de police, au moins 60 000, selon les organisateurs.

    Sa sœur, Assa Traoré, ne s’y attendait pas. Ni les militants aguerris qui l’entourent. « Cette mobilisation marque une rupture générationnelle, analyse Almamy Kanouté, du comité Adama. Ils sont jeunes, voire très jeunes. » Personne n’avait vu venir l’ampleur de la mobilisation, qui s’est poursuivie ce week-end dans plusieurs villes de France. Un peu plus de 23 000 personnes au total se sont rassemblées à Paris, Lyon, Marseille, Lille, Bordeaux…

    « Conscientisation accélérée »

    Dans les rangs des militants, on parle d’une conjonction d’événements participant à une « conscientisation accélérée » sur le sujet d’une génération – celle qui marche aussi pour le climat – qui ne craint pas de renverser les normes, d’une « coïncidence parfaite » après des décennies de lutte contre le racisme et quatre années de combat du comité Adama, une machine de guerre qui ne s’essouffle pas, bien au contraire.

    Sans QG ni financements pérennes, mis à part la vente de tee-shirts, c’est dans le Val-de-Marne, dans le salon d’Assa Traoré, que tout se passe et se pense, autour d’un grand canapé en cuir noir qui mange la moitié de la pièce.
    « Justice pour Adama », c’est avant tout un combat pour la vérité sur la mort d’Adama Traoré ; c’est une procédure judiciaire à rebondissements, jalonnée d’expertises et de contre-expertises médicales ; c’est un visage, celui d’Assa Traoré, la grande sœur charismatique, figure de proue de la lutte contre les violences policières ; c’est, en coulisses, un comité qui œuvre pour multiplier ses actions dans les quartiers populaires, faire tourner sa propre plate-forme d’informations sur les réseaux sociaux et construire des alliances stratégiques avec des organisations de la gauche extra-parlementaire.

    Depuis le 2 juin, c’est un slogan, un cri de colère et de ralliement, la version française du mouvement de protestations planétaire né aux Etats-Unis le 25 mai, jour de la mort – filmée – de George Floyd, afro-américain de 46 ans, lors de son interpellation par un policier blanc. « Justice pour Adama », c’est la traduction de ses derniers mots, « I can’t breathe » (« Je ne peux pas respirer »), qui s’affichent dans toutes les manifestations. « Ce sont aussi ceux que mon frère a prononcés avant de mourir », martèle Assa Traoré. L’onde de choc mondiale provoquée par les images de la mort de George Floyd et la vague Black Lives Matter « a mis une claque à la planète » , dit-elle. Et trouvé un écho en France.

    « Adama » est partout

    Le confinement et la succession d’histoires de violences policières pendant cette période ont « créé une indignation qui s’est propagée sur les réseaux sociaux pendant des semaines », a observé Massy Badji, 37 ans, entrepreneur social à Châtillon (Hauts-de-Seine) et professeur dans un lycée pro. « Après tout ça, je ne pouvais plus rester derrière mon écran d’ordinateur sans rien faire », raconte Saly, la vingtaine, gestionnaire dans une entreprise des Hauts-de-Seine. Le 2 juin, elle est allée manifester pour la première fois de sa vie. Pour George Floyd et pour Adama Traoré, dont elle connaissait « évidemment ! » l’histoire.

    Cela fait quatre ans que la grande sœur d’Adama scande et impose le prénom de son petit frère, « partout où il y a de l’injustice, de l’inégalité et de la répression », explique Assa Traoré, qui refuse de parler de « convergence des luttes ». « Chacun garde sa spécificité, mais on peut faire alliance, être là les uns pour les autres quand il faut. » « Adama » est partout.

    On l’a vu se battre aux côtés des agents de nettoyage des gares ; défiler avec des cheminots du syndicat SUD-Rail pendant les manifestations des « gilets jaunes » en décembre 2018 ; rejoindre les jeunes de Youth for Climate en septembre 2019 ; occuper un centre commercial avec les écologistes du mouvement Extinction Rebellion (XR) un mois plus tard et apporter son soutien au collectif contre l’enfouissement des déchets nucléaires de Bure (Meuse).
    Le comité est surtout, de toutes les manifestations et marches blanches contre les violences policières. Et, plus discrètement, dans les quartiers populaires de France. Cela fait trois ans que, avec les membres du comité Adama, Assa Traoré arpente les cités du pays pour « discuter avec les jeunes ».

    « La voix des quartiers »

    Symbole le plus connu en France de la lutte contre les violences policières, « Justice pour Adama » devient aussi celui d’un combat, « la voix des quartiers » contre « le racisme, les discriminations et les inégalités », et occupe le vide laissé par les organisations antiracistes traditionnelles des années 1980 [Pas bravo Le Monde : SOS race a été crée par le PS pour faire le vide là où de nombreuses formes d’auto-organisation des premiers concernés se développaient...] Aussi bien SOS-Racisme que le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) sont en perte de vitesse depuis plusieurs années. « Le comité Adama est devenu un point d’accroche pour la communauté noire, pour les Arabes aussi, pour tous ceux qui n’avaient plus d’organisation ou de figure à laquelle se raccrocher », commente Assa Traoré.

    Conscient d’avoir un rôle politique à jouer pour construire un mouvement populaire large, il n’est pas question pour autant pour le comité d’être sous la tutelle d’un parti comme le furent à leur époque SOS-Racisme (Parti socialiste) et le MRAP (Parti communiste), malgré l’appui de plusieurs d’entre eux, comme notamment le Nouveau Parti anticapitaliste, La France insoumise et Europe Ecologie-Les Verts, ou le Parti communiste. « Personne ne pourra nous récupérer, on a appris des erreurs de nos aînés , lance Youcef Brakni, du comité Adama. Nous sommes politisés et politiques, mais au sens noble du terme. »

    Le comité accepte néanmoins le soutien d’élus à titre individuel, comme celui des députés « insoumis » Eric Coquerel et Clémentine Autain (Seine-Saint-Denis), ou la sénatrice Verte de Paris Esther Benbassa. « Eux étaient bienvenus mardi. En revanche, François Ruffin aurait été reçu autrement… », souligne Madjid Messaoudene, élu municipal sur le départ à Saint-Denis et soutien actif de longue date du comité Adama. Le député de [l’IGPN de] la Somme avait, en effet, déclaré en septembre 2017 lors d’un meeting qu’il voulait « mener l’enquête d’abord » avant de « se positionner ». Des propos qui lui sont encore reprochés aujourd’hui.

    « Le comité Adama dénonce un système, comme nous, les anticapitalistes, et comme beaucoup d’autres », explique Anasse Kazib, cheminot syndicaliste SUD-Rail, présent à toutes les marches pour Adama, organisées chaque été à Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise), où habitait le jeune homme.

    Soutien aux « gilets jaunes »

    C’est le cas de l’Action antifasciste Paris-banlieue (AFA). Ses militants étaient tous là mardi soir, il était même prévu qu’ils interviennent – un texte avait été écrit – mais ils ont « finalement fait la sécu ». Camille, l’un de ces antifascistes, raconte : « On est en lien avec eux depuis juillet 2016. Les ex du Mouvement de l’immigration et des banlieues [MIB] qui sont proches de nous ont joué un rôle. Et notre composition sociale et raciale fait que les choses se font naturellement. C’est une génération des quartiers populaires qui lutte avec des petits Blancs. » Les antifascistes de l’AFA estiment que ce que subissent les militants radicaux depuis les manifestations contre la loi travail en 2016 est la reproduction de ce qu’il se passe depuis des décennies dans les quartiers populaires contre « les Noirs et les Arabes ».

    Autre point de convergence : le mouvement des « gilets jaunes ». Le comité Adama a soutenu les manifestants et les antifascistes ont été de tous les « actes », participant à certains points de blocage, comme au Marché international de Rungis. « Tous les “gilets jaunes” de Rungis étaient là mardi soir », assure Camille. Pour lui, il y a un point commun entre le comité Adama, les « gilets jaunes », les zadistes ou encore le cortège de tête dans les manifestations syndicales : « Assumer l’antagonisme avec la police. » Edouard (un prénom d’emprunt), militant autonome et également « gilet jaune », abonde : « On voit que la lutte contre les violences policières et la lutte contre le gouvernement est un tout, presque une continuité. »

    En arrière-plan, c’est la lutte contre un système « de domination » qui se joue, avec des messages venus d’outre-Atlantique fondés sur le « privilège blanc ». Ils ont inondé les réseaux sociaux et particulièrement Instagram depuis la mort de George Floyd : « Muted, listen and educate yourself » (« Taisez-vous, écoutez et éduquez-vous »), pouvait-on lire sur de multiples comptes, très relayés dans les milieux artistiques et de la mode.

    « On s’inscrit complètement dans cette logique en dénonçant le racisme systémique dans la police », acquiesce Assa Traoré. « On a longtemps été parasités par le Parti des indigènes de la République qui ne représente rien et qui n’a fait que créer des polémiques, explique Youcef Brakni. Aujourd’hui, il y a un changement de paradigme, une digue est en train de sauter. »

    « Je dois être là »

    Ces événements marquent le début « d’une prise de conscience, en tant que Blanche », abonde Cloé, 31 ans, réalisatrice de fictions et de films publicitaires, à Paris. « Je croyais être très au clair sur mon antiracisme, j’avais tout faux. Le 2 juin, je me suis dit : c’est le moment, je ne dois pas parler pour eux, mais je dois être là. » Pour les militants de l’antiracisme décolonial ou politique, Cloé est une « alliée ». « L’antiracisme des alliés est une transformation radicale, analyse la sociologue Nacira Guénif, proche des milieux décoloniaux. Ils sont en train de comprendre qu’il ne faut pas faire à notre place, mais avec nous. »

    « La jeune génération a moins de réticences à se remettre en question, à questionner la norme, à utiliser des mots qui font peur aux générations précédentes, affirme Dawud, militante afro-féministe parisienne de 28 ans. Pour eux, parler de “blanc” ne pose aucun problème. »

    Comme Gabriel, lycéen parisien de 16 ans, venu manifester samedi 6 juin place de la Concorde, à Paris, qui ne veut « plus de ce monde-là », ne veut « plus laisser passer ça ». « Ça », c’est « la violence de la police » envers les minorités ; « ça », c’est « la planète qu’on saccage » ; « ce monde-là », c’est aussi « la couleur de ma peau, blanche, qui, de fait, me confère une position dominante dans la société ». « Tout ça, c’est le même combat », conclut-il.

    « Même sans nous, le mouvement continue constate, satisfait, Youcef Brakni. Le comité Adama n’était à l’origine d’aucun des appels à manifester ce week-end. « Ça ne nous appartient plus, ça nous dépasse, et c’est ce qu’on veut. A chacun de prendre part au combat. »

    Face à l’événement. La classe dominante a le droit d’être informée de ce qui la menace. On en vient à ne pas dire (trop) n’importe quoi.

    #confinement #Irruption #police #racisme #justice #violences_policières #Morts_aux_mains_de_la_police #Adama_Traoré #Recomposition_politique #Manifestation_du_2_juin_2020 #Luttes #Faire_alliance #politisation #antiracisme #Vérité_pour_Adama_Traoré #cortège_de_tête #Gilets_jaunes #antifascistes #quartiers_populaires #lycéens #banlieues #cités

    • Le comité Adama appelle à un rassemblement national massif ce samedi à Paris
      https://twitter.com/laveritepradama/status/1270074397290835976

      Notre avocat a été contacté aujourd’hui par le cabinet de Madame Nicole Belloubet, ministre de la justice, garde sceaux.

      Il lui a été proposé d’organiser une rencontre entre le garde des sceaux et la famille d’Adama Traore.

      Contrairement à ce qu’affirme certains médias, sans avoir attendu la réponse de la famille Traoré, celle-ci refuse de rencontrer la garde des sceaux pour échanger.

      Elle demande depuis quatre ans que les gendarmes entre les mains desquels est mort Adama Traoré soient convoqués devant la justice, interrogés et mis en examen.

      La famille d’Adama Traoré rappelle qu’elle attend des avancées judiciaires, et non des invitations à la discussion qui n’auraient aucune finalité procédurale.

      C’est la raison pour laquelle le comité Adama appelle à un rassemblement nationale massif ce samedi au départ de la Place de la République à 14h30.

      La conférence de presse se déroulera demain 9 juin à 12h00 49bis Rue Louis Blanc, 75010 Paris.

      Bien joué ! Accepter un tel rendez-vous c’était devenir des justiciables plus égaux d’autres hors de tout cadre juridique, rendre service au gouvernement.
      C’est exceptionnel que le leurre si terriblement efficace de la reconnaissance institutionnelle ne fonctionne pas.

    • « Il ne faut pas perdre la jeunesse » : l’Elysée craint un vent de révolte
      https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/06/10/il-ne-faut-pas-perdre-la-jeunesse-l-elysee-craint-un-vent-de-revolte_6042430

      Emmanuel Macron prononcera dimanche une allocution depuis l’Elysée. L’occasion pour le chef de l’Etat d’apparaître en père de la nation, alors que les manifestations se multiplient.

      [...] « On a fait vivre à la jeunesse quelque chose de terrible à travers le confinement : on a interrompu leurs études, ils ont des angoisses sur leurs examens, leurs diplômes et leur entrée dans l’emploi. Il est normal qu’ils trouvent dans la lutte contre le racisme un idéal, un universalisme » , répète [le père de la nation] à ses interlocuteurs.

      Maxime du dentifrice

      Pour [le p. de la nation], le confinement a été pénalisant avant tout pour les jeunes, alors qu’il a d’abord été décidé pour protéger les plus âgés, davantage exposés au coronavirus. Un paradoxe qui, si l’on n’y prend garde, pourrait déboucher sur un « conflit de générations », craint M.

      [Le p.] partage les analyses de ceux qui estiment que la génération de #Mai_68 est responsable d’un certain nombre de maux du pays mais aussi du monde, notamment en matière d’écologie.

      [...] la menace sécessionniste est réelle au sein du pays, affirme-t-on au sein de l’exécutif. Pour le chef de l’Etat, l’affaire George Floyd entre en résonance avec un passé colonial non encore digéré. « La guerre d’Algérie reste un impensé » , aime répéter le locataire de l’Elysée, qui a tenté à plusieurs reprises de faire évoluer les mentalités sur ce sujet depuis le début de son quinquennat mais dit se heurter à l’absence d’interlocuteurs. « Il y a tout un travail à faire avec les historiens, mais cela prend du temps » , explique-t-on au cabinet [du p. de la nation].

      [...] « Le monde universitaire a été coupable. Il a encouragé l’ethnicisation de la question sociale en pensant que c’était un bon filon. Or, le débouché ne peut être que sécessionniste [le p. de la plantation Uber Frichti Amazon raconte sa vie, ndc]. Cela revient à casser la République en deux », estime en privé le chef de l’Etat, qui souligne notamment les ambivalences des discours racisés [sic] ou sur l’intersectionnalité [et qui] dit ne pas craindre une « FNisation » de la police. « Ce sont des citoyens comme les autres »_ , répète-t-il.

      #laquestionsociale #lajeunesse

    • Aujourd’hui, le toujours prêt Pelloux a voulu rendre service au gouvernement en ce jour de manif santé en déclarant sur BFN que place des Invalides des « tshirts Adama ont brûlé deux voitures »...

      Il y n’a pas eu de voitures brulées, pas plus que d’attaque par les manifestants du Premier mai 2019 de la Pitié-Salpétrière.

  • Sur les #Gilets_Jaunes, l’État et le #fascisme
    http://www.platenqmil.com/blog/2019/10/07/sur-les-gilets-jaunes-letat-et-le-fascisme
    #bernanos

    suite à une confrontation ayant opposé des #antifascistes à des militants d’extrême-droite. Cela fait près de six mois que je suis enfermé, six mois au cours desquels j’ai subi différents types de pressions de la part de l’institution judiciaire et de l’administration pénitentiaire. J’ai dans un premier temps été écroué à la maison d’arrêt de Fresnes, où la direction m’a placé sous le régime de l’isolement médiatique en raison de mon appartenance à des « mouvances radicales et violentes d’extrême-gauche. J’ai été ensuite transféré du jour au lendemain à la #Santé, en transit pour un transfert dans un établissement sécurisé en dehors de l’Île-de-France - puisque je bénéficierais, selon la direction interrégionale des services pénitentiaires de Paris, de « soutiens extérieurs pouvant nuire à la sécurité des établissements franciliens ». Par ailleurs, il y a deux mois, la juge des libertés et de la détention en charge de mon dossier a ordonné la fin de ma détention provisoire et ma remise en liberté, décision aussitôt annulée par une cour d’appel aux ordres du parquet de Paris, qui a mobilisé son attirail judiciaire pour empêcher ma libération. Cet acharnement, assez typique de la justice et de l’administration pénitentiaire, est exercé à mon encontre alors que toutes les autres personnes incriminées ont été libérées et placées sous contrôle judiciaire, et qu’il n’existe aucun élément dans le dossier permettant de m’associer d’une quelconque façon à l’affrontement. Aucun élément, sauf la déclaration d’un militant identitaire, Antoine Oziol de Pignol, hooligan du Kop of Boulogne, au sein du groupe de la Milice Paris, militant actif de Génération identitaire, et proche du groupuscule nationaliste des Zouaves Paris, avec qui il était au moment de l’affrontement. Ce dernier a donc porté plainte et s’est constitué partie civile, affirmant reconnaître des militants antifascistes parmi les auteurs des violences dont il aurait été victime, et déclarant que je faisais partie du groupe qui a mis en déroute ses camarades et lui-même le soir des faits.

    • accès sous #TOR vu le mur des gafam …

      …platenqmil.com
      …ajax.googleapis.com
      …cloudflare.com
      …google-analytics.com
      …google-analytics.com
      …gstatic.com
      …jsdelivr.net

  • Encore quelques chansons américaines pour ma #compilation anti-Trump
    https://seenthis.net/messages/727919

    Black Joe Lewis - Culture Vulture (2018 #antifasciste)
    https://www.youtube.com/watch?v=0dv5_IB61q0

    Anderson Paak - 6 Summers (2018)
    https://www.youtube.com/watch?v=hk1TrwraZms

    Kirk Fletcher - Two steps forward (2018)
    https://www.youtube.com/watch?v=jRM3M533xUU

    Tedeschi Trucks Band - Shame (2019)
    https://www.youtube.com/watch?v=L6Ju6BCfGhw

    Watermelon Slim - Charlottesville (2019 antifasciste)
    https://www.youtube.com/watch?v=tVJIp39Ky9w

    Watermelon Slim - Mni Wiconi (2019, bon, celle ci est plutôt en faveur des #autochtones)
    https://www.youtube.com/watch?v=vMAQ5GUdYyA

    #Musique_et_politique #Musique #Donald_Trump #USA #Black_Joe_Lewis #Anderson_Paak #Soul #Kirk_Fletcher #Tedeschi_Trucks_Band #Watermelon_Slim #Blues

  • Revendications sociales, confusionnisme, fascisme : toutes les couleurs sont-elles solubles dans le jaune ? [Retour sur la mobilisation des Gilets Jaunes à Bordeaux]
    Posted on 10 janvier 2019 by Pavé Brûlant
    https://pavebrulant.noblogs.org/post/2019/01/10/revendications-sociales-confusionnisme-fascisme-toutes-les-coul

    Une poignée de fascistes a vécu une après-midi bien difficile, samedi dernier, lors de l’acte VIII de la mobilisation des Gilets Jaunes à Bordeaux. Leur expulsion déterminée et collective du cortège constitue une bonne nouvelle, tant il est vrai que le racisme, l’antisémitisme, le sexisme et toutes les autres formes de discrimination ne devraient jamais avoir leur place dans les rues de nos villes. Pour autant, la présence tantôt discrète, tantôt affichée de ces nébuleuses d’ #extrême-droite au sein des Gilets Jaunes n’est sur Bordeaux pas nouvelle.

    C’est pourquoi il va s’agir ici de profiter de cette déroute subie par les fafs bordelais.e.s pour faire le point sur leur présence au sein des cortèges depuis le début du mouvement ; nous proposerons ensuite quelques éléments de réflexion, en lien avec la problématique de l’extrême-droite, sur la nature de la mobilisation des Gilets Jaunes, ses contradictions mais aussi ses potentiels.

    1) identification des fascistes au sein des Gilets Jaunes

    L’identification de celles et ceux qui se sont fait sortir du cortège samedi dernier donne une première idée du profil idéologique des éléments fascistes qui cherchent depuis des semaines à battre le pavé bordelais au sein des Gilets Jaunes.

    Premier constat : ces « lions », comme se plait à les appeler avec emphase la plateforme #cyberfaf Bordeaux Corbeau, ont dû compenser leur faiblesse numérique en réalisant certaines alliances qui, au fond, sont plus que de circonstance : sous le mot d’ordre « la France aux vrais français » (voir la photo en tête d’article) on trouvera donc en première ligne, pêle-mêle, des militants #néo-nazis, des bikers #faf ainsi que des cadres du #rassemblement_national (ex #FN).

    Ainsi Thomas Bégué, ancien secrétaire départemental jeunesse du #Front_National Bordeaux, et fondateur du groupe néo-nazi « Le Menhir » (dont nous parlions ici) :


    Thomas Bégué, avant et après avoir mangé son bol de Lion

    À ses côtés, Arnaud Lagrave, ancien candidat FN aux départementales, gérant de la boîte de sécurité Drakkar, et qui avait fait ses armes comme auxiliaire du DPS (la milice du FN), en protection de l’antisémite #Dieudonné.


    Lagrave réconforte Thomas Begué – on remarque que le cadre du parti de Marine le Pen n’a pas oublié ses gants renforcés


    le jeune Lagrave, tout fier aux côtés de l’antisémite Dieudonné


    Lagrave pose pour le journal Sud-Ouest dans le cadre des départementales 2015

    Autre camarade d’infortunes, « Jean Remy », qui non content d’être batteur dans le groupe de rock anticommuniste Trikard (lequel donne du « sieg heil » et propose des textes antisémites – voir ici ), fait partie du club de bikers fafs Toutatis Clan :


    Jean Rémy, à gauche – la dernière clope du condamné


    moment de complicité entre Jean Rémy et le skinhead néo-nazi Virgile Reyero


    Jean Rémy cherchant à masquer son implication dans le Toutatis Clan – c’est raté !

    On notera aussi la présence de certaines têtes qu’on retrouve souvent dans les services d’ordre des rassemblements d’extrême-droite sur Bordeaux, comme celle de cet individu qui ne sort jamais sans sa casquette coquée :


    à gauche, lors de la manif de samedi ; à droite, le trois avril 2018, sur le parvis des droits de l’homme à Bordeaux, en protection du rassemblement du groupuscule islamophobe #Riposte_Laïque – voir ici . À noter, au centre, la présence de Jean Rémy, qui fait donc aussi des piges de sécurité pour payer ses cours de batterie

    Quant à ce triste sire, c’est lui qui porte le gilet « la France aux vrais français », et qui se plaint dans une vidéo tournée lors de l’altercation de la « présence de drapeaux lgbt » dans le cortège (voir ici https://www.facebook.com/karfa.diallo/videos/10218371145408753 à partir de 10s) :

    Au-delà, c’est toute la petite faune brune qui, de près ou de loin, a pointé ces dernières semaines le bout de son museau, certain.e.s pour déployer des banderoles en l’honneur de leur mouvement ou pour faire des photos de groupe, d’autres, plus modestes, pour écluser sur les poteaux leur stock d’autocollants, les moins vaillant.e.s se contentant de défiler sous leur cape bleu-blanc-rouge ou de photographier, pour s’en revendiquer, des actions auxquelles ils et elles ne prennent pas part.

    Ainsi le Toutatis clan, dont nous parlions plus haut, et qui trouve dans les manifs des Gilets Jaunes une alternative à ses soirées tartiflette :

    Dans un autre style, la droite souverainiste de l’ #UPR, formation d’ #Asselineau qui n’hésite pas à verser dans le confusionnisme et les thèses complotistes :


    photo prise à l’entrée du tunnel de Mériadeck, samedi dernier

    De même, le groupuscule royaliste et antisémite #Action_Française (pour plus d’infos, voir ici et ici ), qui vient réchauffer son sang bleu auprès de feux de joie de la place Victoire :

    On s’épargnera la reproduction des autocollants disséminés le long des parcours par le micropuscule #Rébellion / #OSRE (organisation socialiste révolutionnaire européenne) qui a l’art de coffrer son idéologie brune dans une iconographie d’extrême-gauche (voir ici).

    On finira plutôt ce recensement avec deux personnes hautes en couleur qui traînent aussi leurs espadrilles renforcées dans les cortèges bordelais : tout d’abord la néonazie Céline Armagnac (alias Resille Bjornsdö), à l’origine d’une section locale du gang néonazi finlandais « Soldiers of Odin » et très impliquée dans le « Menhir » (voir ici), ensuite François Galvaire, alias « Batdaf », sorte de Norman faf sur youtube et qui a monté l’antenne française du groupe identitaire nationaliste Québécois « La Meute ».

    à gauche, François Galvaire ; à droite, Céline Armagnac. On notera, au centre, la présence de l’inénarrable Thomas Bégué – Photo prise le samedi 1er décembre, place de la Bourse

    Cette présence donne-t-elle pour autant sa couleur au mouvement des Gilets Jaunes ? La situation actuelle est à ce titre extrêmement contradictoire, et les quelques éléments de réflexion qui suivent sont plus à prendre comme une contribution au nécessaire débat que notre milieu a par ailleurs déjà engagé, que comme un jugement de valeur définitif.

    2) Quelques éléments de réflexion sur le mouvement des Gilets Jaunes

    Tout d’abord, on peut faire l’hypothèse que la forme des rassemblements, leur caractère spontané, l’absence de concertation avec la police sur le trajet des manifestations, l’acceptation au moins tacite par une large partie des manifestant.e.s d’une confrontation violente avec la police semblent exprimer une défiance vis-à-vis des méthodes syndicales classiques, autant celles de la CFDT, dont la stratégie de dialogue avec le pouvoir s’est soldée par des années de défaites, que celles des directions syndicales de la CGT avec leur contestation ritualisée et leurs manifs en saute-mouton, elles-mêmes accompagnées de défaites cinglantes.

    De ce point de vue, on peut lire les événements actuels à la lumière de ce qu’il s’est passé lors des manifestations contre la loi travail, avec l’émergence d’un cortège de tête – dont on pourra peut-être dire avec le recul qu’il aura été le précurseur d’une relégitimation populaire de formes d’action directe.

    Quant à la nature idéologique de ce mouvement des gilets jaunes, on est à la croisée des chemins : d’un côté, la montée en puissance de revendications telles que la restauration de l’ISF ou l’augmentation du SMIC, la détestation grandissante des « forces de l’ordre » suite aux nombreuses violences exercées par ces dernières expriment des désirs et des mots d’ordre contradictoires avec ceux de l’extrême-droite : le Front National, pour ne parler que de lui, se voit de ce point de vue marginalisé, puisqu’il défend pour sa part les intérêts des riches (Marine le Pen ne défend pas l’augmentation du SMIC) et apporte un soutien sans faille à la police (au sein de laquelle il trouve un réservoir conséquent d’électeurs/trices et de sympathisant.e.s). Le début de mobilisation d’autres secteurs durant le mois de décembre (lycéen.ne.s, étudiant.e.s, cheminot.e.s, certaines bases syndicales,…) pourrait peut-être à terme conduire à une véritable convergence des luttes, sur des bases communes.

    Mais d’un autre côté, la défiance largement partagée au sein des Gilets Jaunes vis-à-vis des syndicats, mis dans un même sac avec « ceux d’en haut » nourrit des attitudes réactionnaires, de même qu’à l’égard des fonctionnaires, des cheminot.e.s,… Cette fracture, qui ne recoupe pas leurs intérêts de classe, a été ici largement entretenue pendant des décennies par celles et ceux-là mêmes qui se succèdent au pouvoir, ainsi que par les media dominants.

    Trois autres éléments profitent aux groupuscules d’extrême-droite : premièrement, le caractère apartisan et républicain revendiqué dans les Gilets Jaunes permet aux fachos de se fondre dans la masse, leur chemise brune cachée sous leur gilet jaune, de même que le drapeau bleu-blanc-rouge, porté par beaucoup de gens qui ne sont pas eux-mêmes d’extrême-droite, sert de cache-nez idéal aux « patriotes » et autres « nazis-BBR ». Deuxièmement, la méfiance (pour une large part compréhensible) des Gilets Jaunes à l’égard de toute velléité de structuration du mouvement profite aux fachos, qui peuvent par leur bagou prendre dans certains secteurs un poids important.

    Troisièmement, la revendication grandissante au sein des gilets jaunes du RIC (Réferendum d’Initiative Citoyenne), est symptomatique d’un mouvement manquant cruellement de base de classe malgré la composition sociale de celui-ci. Le citoyennisme et le populisme latent du RIC (des cadres du PCF et de la FI voient d’un bon œil la soumission à un referendum de la question du mariage pour tous, par exemple) doivent nous alerter sur la dangerosité d’une telle revendication. En effet, l’application, dans le système capitaliste actuel, de ce type de processus de consultation du peuple ne serait pas synonyme de démocratie populaire mais au contraire profiterait à nos ennemi-e-s :

    – En s’en remettant aux urnes dans une démarche institutionnelle, plus besoin de manifester, plus besoin de faire grève, plus besoin de lutter.

    – les partis et les organisations institutionnelles s’en donneraient à cœur joie. En effet, ces organisations ayant les moyens de financer des campagnes électorales d’ampleur, elles pourraient profiter du cadre d’un referendum pour surfer sur des thèmes réactionnaires et leur donner de fait une plus grande visibilité – haine des immigré-e-s, des populations racisées, des LGBTI, des femmes, des prétendu.e.s « assisté.e.s » etc., autant de sujets qui constituent un bon terreau pour le fascisme. Sous prétexte qu’il faudrait laisser s’exprimer tout le monde, nous laisserions ainsi libre tribune à celles et ceux qui souhaitent nous opprimer.

    De ce point de vue, il est à noter que cette revendication est assez fortement reprise sur Bordeaux, au point que le 20 décembre dernier, le confusionniste notoire #Etienne_Chouard (pour en savoir plus sur cet homme, voir ici http://lahorde.samizdat.net/2014/12/08/chouard-sexplique-senfonce-et-renonce) était invité par des gilets jaunes pour en faire la présentation et parler de la structuration du mouvement.

    Conclusion

    En tant qu’ #antifascistes, #anticapitalistes, #antisexistes, il est difficile dans ce contexte d’avoir un positionnement clair : certain.e.s se montrent pessimistes, refusant de risquer une alliance objective avec des groupes #fascistes et des individu.e.s exprimant publiquement des propos et des attitudes incompatibles avec ce que nous défendons ; certain.e.s se montrent plus optimistes, défendant l’implication directe au sein de ce mouvement, ne serait-ce que pour virer les fachos et appuyer les dimensions progressistes portées par certains secteurs des #Gilets_Jaunes. En tout état de cause, nos milieux entretiennent des rapports ambigus à l’égard d’un mouvement hétérogène, tant du point de vue de sa composition que de ses revendications, de sorte que beaucoup hésitent encore entre participer pleinement aux manifestations, et y intervenir pour simplement cibler en leur sein les fascistes en parade.

    Quoiqu’il en soit, une révolte populaire est par nature composite, parfois contradictoire – tout l’enjeu est de déterminer quels types de compromis nous sommes prêt.e.s à faire, en fonction des réalités locales et des rapports de forces (avec cette limite, que nous n’accepterons jamais de militer aux côtés de l’extrême-droite).

    Ce qui s’est produit samedi dernier à #Bordeaux constitue à ce titre une étape importante puisque c’est une initiative massive et déterminée qui a été prise pour virer les fascistes. Cette déroute devrait d’ailleurs les faire réfléchir, puisqu’au-delà de leurs mensonges désespérés (cherchant à expliquer la réussite de leur expulsion par le fait que les #antifas les auraient fait passer pour des flics), au-delà de leur tentative de se redorer le blason sur les réseaux sociaux (se fantasmant dans la bataille des Thermopyles), il demeure cette réalité toute simple : samedi dernier, il n’y avait d’un côté que sept personnes, et de l’autre une centaine d’individu.e.s, de tous horizons et sous un même slogan – Bordeaux antifa.

    Il nous semble donc que dans les manifestations à venir, cette expulsion des éléments fascistes devrait être un préalable à tout autre type d’implication dans le mouvement, et qu’il faudrait que toutes les personnes partageant cette conviction continuent de s’organiser en ce sens.

    En tout état de cause, il ne faudrait pas céder à la fétichisation de l’émeute : le romantisme de la barricade, quand il est applaudi à l’arrière par des fafs content.e.s ensuite de s’en revendiquer, ne saurait servir notre combat.

  • 1939 : la IIIe République interne les #femmes « indésirables » dans des #camps réservés : communistes, juives, antifascistes italiennes et espagnoles, délinquantes de droit commun se retrouvent derrière les barbelés... Un #film de l’historienne #Rolande_Trempé.

    http://sms.hypotheses.org/5909

    #histoire, république, #enferment, #camp, #prison, #internement, #communiste, #femmes, #antifascisme, #antifasciste, #espagnoles, #italiennes, #juives

  • Il n’y a plus de doute : soit on fait des réseaux marchands un champ de bataille #anticapitaliste & #antifasciste, soit on les quitte pour ne pas alimenter leur course vers le Mur...
    https://www.20minutes.fr/high-tech/2337067-20180915-allemagne-comment-extreme-droite-sert-youtube-attiser-mob
    Pis y’a plein d’alternatives : #Framasoft #Thechangebook #RiseUp #Mastodon etc. ... et bien sûr ici !

    Plusieurs chercheurs allemands et responsables locaux ont critiqué cette semaine YouTube pour avoir contribué à diffuser des théories du complot et des vidéos néonazies autour de ces faits divers. Cette semaine, lorsqu’on effectuait sur la plateforme une recherche sur « Köthen », l’internaute était orienté vers des vidéos expliquant que « la version officielle » était montée de toutes pièces, ou bien des vidéos affirmant que tout était lié au « complot juif » ou encore que la dégradation d’un restaurant casher à Chemnitz n’était pas le fait de militants d’extrême droite, mais d’extrême gauche…

    Selon Ray Serrato, un chercheur spécialisé en désinformation qui a analysé plusieurs vidéos parlant du drame de Chemnitz, « tout un réseau de vidéos de désinformation a éclos en seulement quelques jours », poussé par un algorithme de recommandations qui ne propose que des vidéos qui se ressemblent.

    #reseaux_sociaux #reseauxsociaux #youtube #libertedexpression #fakenews

  • « Pour nous c’est une responsabilité morale collective. Ceci étant, l’incarcération ce n’est jamais une victoire. Nous considérons que ce qui importe aujourd’hui c’est de continuer à lutter contre tout ce qui fait le terreau de l’extrême-droite, c’est à dire les inégalités, c’est à dire le déficit d’éducation, c’est à dire le manque de solidarité. »

    Agnès Méric
    https://twitter.com/julienlicourt/status/1040668910113222657

    Âmes sensibles abstenez-vous de lire les commentaires...

  • Suite à la mobilisation #antifasciste de ce week-end au Col de l’Échelle - Briançon (cf. en réponse à la milice constituée sur la frontière par Génération Identitaire), 6 arrestations ont eu lieu. Les personnes sont passées en comparution immédiate mardi pour aide à l’entrée irrégulière en bande organisée !
    https://mars-infos.org/baumettes-3-potes-incarcere-es-3062
    http://lahorde.samizdat.net/2018/04/29/baumettes-3-potes-incarcere%C2%B7es-organisons-la-solidarite

  • #Antonin_Bernanos, ses cernes, ses bagues et son profil de coupable idéal
    https://www.mediapart.fr/journal/france/220917/antonin-bernanos-ses-cernes-ses-bagues-et-son-profil-de-coupable-ideal

    Les responsabilités se dessinent lors du #procès_de_la_voiture_de_police_incendiée. Mais un des prévenus, Antonin Bernanos, nie farouchement les faits qui lui sont reprochés. À défaut de pouvoir formellement l’identifier, l’accusation additionne des indices troublants sans être pleinement convaincants.

    #France #antifascistes #Quai_de_Valmy

  • #procès_de_la_voiture_de_police_incendiée : #Antonin_Bernanos, ses bagues et son profil de coupable idéal
    https://www.mediapart.fr/journal/france/220917/proces-de-la-voiture-de-police-incendiee-antonin-bernanos-ses-bagues-et-so

    Les responsabilités se dessinent lors du procès de la voiture de police incendiée. Mais un des prévenus, Antonin Bernanos, nie farouchement les faits qui lui sont reprochés. À défaut de pouvoir formellement l’identifier, l’accusation additionne des indices troublants sans être pleinement convaincants.

    #France #antifascistes #Quai_de_Valmy

  • salve d’interdictions de séjour avant les élections

    via Jef Klak sur FB :

    Aujourd’hui salve d’interdiction de séjour pour la ville de St Mandé distribuées aux domiciles de camarades habitant le Val de Marne pour la soirée de demain soir.
    Pourquoi ? Car le FN a prévu de se rassembler au Bois de Vincennes, sur la commune de St Mandé, en cas de victoire...
    En utilisant l’état d’urgence, l’Etat interdit la contestation antifasciste, en mettant tout en oeuvre pour que le rassemblement post-éventuelle victoire du #FN se passe le mieux possible...
    Au secours.

    http://paris-luttes.info/une-interdiction-de-manif-qui-8084

    commentaire sur FB de Victor B. (qui a reçu hier une interdiction pour aujourd’hui sur Saint-Mandé et de nouveau, ce matin, une interdiction pour lundi toute la journée à Charles de Gaulle - Étoile et ses alentours) :

    Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent chez toi des policiers en uniforme avec des arrêtés préfectoraux.

  • #murcia : la fille agressée est une néonazie notoire
    http://lahorde.samizdat.net/2017/02/01/murcia-la-fille-agressee-est-une-neonazie-notoire

    Il y a quelques jours les médias espagnols sont tombés grossièrement dans le panneau de la victimisation opérée par un groupe néonazi quant à l’agression d’unes des leurs, Lucia, dit « l’intouchable », qui a participé à au moins une douzaine d’agressions ces dernières années. Lu sur La Haine, traduit par nos soins. La fille agressée à [&hellip

    #Espagne #International #antifa #antifascistes #État_espagnol #néo-nazis

  • #Toulouse : contre-rassemblement contre le meeting départemental du #Front_National
    http://lahorde.samizdat.net/2016/11/02/toulouse-contre-rassemblement-contre-le-meeting-departemental-du-f

    Contre le Front National et la mascarade électorale ! Le Front National a évolué ces dernières années : il a raffiné son racisme, assagi son discours, professionnalisé son parti, développé un discours social et même purgé quant il le fallait pour éviter les scandales. Pour trop de personnes, il apparaît désormais comme un parti crédible, [&hellip

    #Initiatives_antifas #antifa #antifas #antifascisme #antifascistes #élections

  • Berlin-Zehlendorf : Rentnerin übermalt Hassparolen - und muss erneut vor Gericht - Berlin - Tagesspiegel
    http://www.tagesspiegel.de/berlin/berlin-zehlendorf-rentnerin-uebermalt-hassparolen-und-muss-erneut-vor-gericht/14694882.html


    Cette femme risque la prison pour avoir transformé et rendu illisible des graffitis nazis.

    Die Zehlendorferin Irmela Mensah-Schramm, die seit 30 Jahren Nazi-Sprüche und rechte Parolen entfernt oder übermalt, muss erneut vor Gericht. Wie die 70-Jährige jetzt dem Tagesspiegel bestätigte, hat die Staatsanwaltschaft Berufung gegen eine Entscheidung des Amtsgerichts Tiergarten vom 5. Oktober dieses Jahres eingelegt. Das hatte wie berichtet die Rentnerin der Sachbeschädigung für schuldig befunden, weil sie im Mai den Spruch „Merkel muß weg“ an der Wand eines Zehlendorfer Fußgängertunnels in „Merke! Hass weg!“ verwandelte.

    Irmela Mensah-Schramm ist für ihr Engagement gegen Hassbotschaften unter anderem mit der Bundesverdienstmedaille und dem Göttinger Friedenspreis geehrt worden. Im Fall des übermalten Merkel-Spruchs hatten Anwohner die Polizei verständigt, die eine Anzeige fertigte. Das Gericht wollte nach Aussage einer Sprecherin das Verfahren einstellen, die Staatsanwältin stimmte dem aber nicht zu. Die Rentnerin erhielt daher eine Verwarnung, die damit begründet wurde, dass eine durch den Spruch „Merkel muß weg“ bereits bestehende Sachbeschädigung – auch durch Verwendung der auffälligen Farbe Pink – noch erweitert wurde.
    Mensah-Schramm will auf jeden Fall weitermachen

    Für den Fall einer Wiederholung während einer Bewährungsfrist von einem Jahr droht Mensah-Schramm eine Geldstrafe von 1.800 Euro. Dies war der Staatsanwältin offenbar zu wenig.

    Der Fall hatte große Aufmerksamkeit erregt und sehr viele Diskussionen in der Öffentlichkeit ausgelöst, was offenbar weder die Staatsanwältin noch Irmela Mensah-Schramm beeindruckte. Erstere legte – wie am Sonntag auch eine Gerichtssprecherin bestätigte – Berufung ein. Letztere kündigte an, auf jeden Fall weiterzumachen. „Notfalls gehe ich ins Gefängnis“ sagte sie dem Tagesspiegel am Tag nach der Verhandlung.

    Le site web d’Irmela Mensah-Schramm
    http://www.hassvernichtet.de

    #Allemagne #Berlin #justice #antifascistes


  • Accueil Les syndicats CNTActivités des syndicats Hommage aux antifascistes espagnols de la Nueve - 24 août 2016

    Hommage aux #antifascistes_espagnols de la #Nueve - 24 août 2016
    Les syndicats #CNT de la région parisienne, comme chaque année, se joindront à l’hommage aux antifascistes espagnols de la Nueve (9e compagnie de la 2e DB-Leclerc) libérant Paris organisés par l’association 24 août 1944

    http://www.cnt-f.org/hommage-aux-antifascistes-espagnols-de-la-nueve-24-aout-2016.html
    http://www.24-aout-1944.org/?La-memoire-des-republicains

  • Cérémonie en hommage à Manuel Lozano
    http://www.cnt-f.org/ceremonie-en-hommage-a-manuel-lozano.html

    Aujourd’hui, jeudi 14 avril, se déroulait la cérémonie de dévoilement de la plaque en hommage à Manuel Lozano dans le XIXe au 34, rue des bois. Cette cérémonie s’est déroulée en présence des camarades de la CNT espagnole en exil ainsi que de l’association 24 août 1944. Catherine Vieu-Charier a prononcé (...) — allocution-24-aout-1944.jpg, allocution-cnt-1.jpg, allocution-cnt-2.jpg, allocution-cnt-3.jpg, allocution-lyceens-vitry-1.jpg, allocution-lyceens-vitry-2.jpg, ceremonie.jpg, devoilement-plaque-1.jpg, plaque-lozano.jpg, Communiqués des syndicats de la CNT , album , 1, 2

    • #Manuel_Lozano, fut l’un des premiers soldats de la Deuxième division blindée (2e DB) du général Leclerc, à entrer dans Paris occupé, le soir du 24 août 1944.

      " Né le 14 avril 1916, à Jerez de la Frontera, en Andalousie, Manuel est le fils d’un ouvrier coiffeur. Suite au décès de sa mère, il commence à travailler très jeune dans une distillerie puis comme ouvrier agricole dans les vignes de Jerez.
      En 1932, il adhère à la Fédération Ibérique des Jeunesses Libertaires (#FIJL) et à la Confédération Nationale du Travail (#CNT), où pour son plus grand bonheur, il apprend à lire et écrire. À l’été 1936, il s’engage dans les milices et part combattre les militaires factieux sur les fronts de Malaga, Grenade, Marbella, Murcia. La fin de la #guerre le surprend à Alicante où des milliers de républicains sont bloqués sur le port, dans l’attente désespérée d’un hypothétique navire pour quitter l’Espagne.
      Le 28 mars 1939, il parvient à quitter l’Espagne à bord de La Joven María et à gagner Oran où à peine débarqué, il est arrêté par la police française, comme des milliers d’autres réfugiés. Ils sont enfermés dans un grand hangar, sans aucune installation sanitaire, parqués dans un camp de concentration pour clandestins.
      Interné, successivement dans cinq camps en #Algérie et au #Maroc, il est soumis, avec ses compagnons d’infortune à des #travaux_forcés sous la surveillance de gardiens français et allemands d’une grande cruauté. D’ailleurs il raconte qu’un jour, perché sur une hauteur, il déverse toute une brouette chargée de pierres sur un de ses gardiens allemands particulièrement cruel. Heureusement pour lui, personne ne l’a vu faire hormis deux Espagnols qui jubilaient et le bourreau en question meurt au grand soulagement de ses victimes.
      Manuel reste enfermé dans ces camps, contraint à des travaux inhumains jusqu’au #débarquement allié en Afrique du Nord en novembre 1942. Là, il s’engage dans les Corps Francs d’Afrique, nouvellement créés et composés d’étrangers #antifascistes. En avril 1943, il participe à la prise de Bizerte (#Tunisie) contre l’Afrikakorps commandé par le général Von Arnim à ce moment-là et les troupes Italiennes du général Messe. Après cette campagne, il intègre le Régiment de Marche du Tchad (RMT) qui appartient aux Forces Française Libres commandées par le #général_Leclerc. Il est à Temara au Maroc, le 24 août 1943, jour où est créée officiellement la #2e_DB.
      Manuel fait partie de la neuvième compagnie du troisième régiment de marche du Tchad, surnommée la Nueve parce qu’elle est presque exclusivement constituée d’Espagnols. « Une compagnie qui faisait peur à tout le monde » dit Manuel, mais composée d’hommes valeureux selon son Capitaine Raymond Dronne qui note dans ses carnets : « Ils n’avaient pas l’esprit militaire. Ils étaient presque tous #antimilitaristes, mais c’étaient de magnifiques soldats, vaillants et expérimentés. S’ils avaient embrassé spontanément et volontairement notre cause, c’était parce que c’était la cause de la #liberté. Oui, en vérité, c’étaient des champions de la liberté ».
      En mai 1944, Manuel et toute la division sont transférés en Angleterre, en vue de préparer le débarquement des #forces_alliées. Il posera pour la première fois le pied en France, le 4 août 1944, où il participe à la bataille de Normandie. #La_Nueve perd beaucoup de bons compagnons dans cette campagne.
      Malgré cela, ils se dirigent vers Paris, toujours en éclaireurs de la 2e DB. Le soir du 24 août 1944, Manuel Lozano entre dans Paris insurgé et arrive à l’Hôtel de Ville, à bord du Guadalajara. Il participe avec sa compagnie, dans la liesse parisienne, à la reddition des forces d’occupation en réduisant les derniers bastions tenus par les troupes allemandes dans la capitale. C’est lui encore qui donnera l’alerte contre les tireurs isolés lors du défilé aux Champs Élysée le 26 août où les hommes de la Nueve sont choisis pour escorter et protéger le #général_de_Gaulle.
      Puis il est à nouveau de tous les combats. Avec la libération de Strasbourg le 23 septembre 1944, le général Leclerc accompli enfin son engagement : le serment de Koufra (Lybie, le 2 mars 1941) de ne pas déposer les armes jusqu’à la libération de Strasbourg .Peu après cette victoire éclatante, les troupes, Manuel compris, filent vers l’Allemagne. Ils participent à la libération du camp de concentration de #Dachau et la prise du « nid d’aigle » d’Hitler, à Berchtesgaden. Le combat s’arrête là, c’est la fin de la #Seconde_Guerre_mondiale sans qu’aucune autorité n’évoque la possibilité de chasser Franco d’Espagne.

      Décoré par le général Leclerc, de la #Croix_de_Guerre pour la Campagne de France, Manuel Lozano, qui avait cru comme beaucoup de compagnons espagnols que la libération de la France serait suivie de celle de l’Espagne, explique ainsi son engagement : « Nous nous étions engagés dans la Division Leclerc, car nous pensions qu’après la France, nous irions libérer l’Espagne. Dans ma compagnie, la Nueve, tout le monde était prêt à déserter avec tout le matériel. Campos, le chef de la 3e section, prit contact avec les guérilleros espagnols de l’Union nationale qui combattaient dans les Pyrénées. Nous avions tout étudié. Avec les camions chargés de matériel, d’essence, nous serions allés jusqu’à Barcelone. Alors, qui sait, si l’histoire de l’Espagne n’aurait pas été changée... » (cf. Témoignage Chrétien).

      Après sa démobilisation, M. Lozano mène une vie modeste d’ouvrier et de #militant_anarchiste, à l’instar de la plupart de ses compagnons qui considèrent qu’ils ont simplement fait ce qu’ils devaient faire, en toute simplicité. Il s’est également fait poète pour dire avec ses propres mots ses émotions face à l’Histoire. Mais c’est une autre histoire … Merci "

      http://www.24-aout-1944.org/spip.php?page=recherche&recherche=manuel+lozano


      Faire connaître et cultiver la #mémoire_historique de la Libération de Paris en 1944, commencée le 19 juillet 1936 en Espagne, continuée sur différents fronts en Europe et en Afrique ou dans les #maquis en France et qui se prolongea dans le combat contre le franquisme.
      http://www.24-aout-1944.org

  • Pour la libération d’#Alexandre_Koltchenko : l’honneur du mouvement ouvrier en France

    La tradition #anti-impérialiste et #anti-stalinienne par laquelle la FEN en 1956 dénonçait à la fois l’intervention en Hongrie et l’intervention à Suez, la tradition du comité #international contre la répression des années 1970 arrachant la #libération de Leonide Pliouchtch et défendant les victimes de la répression au Chili ou au Pérou ? N’est-il pas temps de s’intéresser à nouveau à toute l’Europe comme nous y appelle le peuple ukrainien, et aussi, n’en doutons pas, le peuple russe ? N’est-il pas temps de laisser à la poubelle de l’histoire les lunettes de la guerre froide qui empéchent encore de combattre contre l’oppression militariste au #Donbass ou à Damas ? N’est-il pas temps de comprendre enfin que combattre un impérialisme quelconque n’est pas faire le jeu de son ennemi impérialiste, car il faut les combattre tous ? N’est-il pas temps de transcrire à nouveau dans les actes cette réalité : que droits humains, libertés publiques, liberté d’expression et d’organisation, droit à l’organisation sociale et syndicale et indépendance syndicale, n’ont aucune frontière ? N’est-il tout simplement pas temps de sauver l’honneur du mouvement ouvrier de France ?

    http://blogs.mediapart.fr/blog/vincent-presumey/080415/pour-la-liberation-dalexandr-koltchenko-lhonneur-du-mouvement-ouvrie

    #russie #antifasciste

  • #Auch : rassemblement de #soutien après l’incendie de la mosquée
    http://lahorde.samizdat.net/2015/08/27/auch-rassemblement-de-soutien-apres-lincendie-de-la-mosquee

    Via le facebook du Collectif #antifasciste Gersois : Avec l’ accord de la communauté musulmane du Garros et de l’association cultuelle de la mosquée, des auscitain.e.s très choqué.e.s par l’incendie criminel de la mosquée d’Auch et le Collectif Gersois Antifasciste proposent à tous ceux qui le souhaitent de se rassembler samedi à 10h30 sur [&hellip

    #Initiatives_antifas #gers #islamophobie

  • Diastème : “La mort programmée d’“Un Français” aura des conséquences au-delà de ma personne” - #Cinéma
    http://www.telerama.fr/cinema/diasteme-la-mort-programmee-d-un-francais-aura-des-consequences-au-dela-de-

    Qu’un film #antifasciste suscite l’émoi de la #fachosphère, ça vous étonne ?

    A ce point-là ? Oui. La réaction a été violente, rapide, extrêmement organisée. Les attaques, lancées sur la base d’une simple bande-annonce. Ce sont des méthodes d’#intimidation. Qu’elles soient virtuelles ne change rien à leur nature : elles cherchent à semer une #terreur putative. Un Français devait être distribué dans environ 120 salles et à l’arrivée, il ne sortira que dans une soixantaine. 120 salles, ce n’était pas un caprice de distributeur : Mars Films est une une maison aguerrie, qui a connu de gros succès et sait jauger la capacité commerciale d’un #film. Que s’est-il passé ? Aujourd’hui, Un Français se retrouve à l’affiche de certaines salles de circuit, UGC, Gaumont et un peu Pathé, mais beaucoup d’exploitants du réseau art et d’essai l’ont refusé alors même qu’ils l’ont aimé. On en saura plus dimanche soir, mais en gros, le cinéma étant aussi un art mathématique, Un Français fera peu d’entrées en première semaine. Logiquement, il en fera de moins en moins en deuxième et d’ici la troisième semaine, il sera mort. Le genre de mort programmée qui aura des conséquences au-delà de mon film. Ceux qui me succéderont avec l’envie de s’emparer d’un sujet analogue n’auront probablement même pas la possibilité de s’y essayer. Les producteurs auront une réplique toute prête : « Ce type de films, c’est le bide assuré ! Regarde Un Français... »

  • Après la disparition de Ralph Giordano à 91 ans le souvenir de l’époque nazie risque d’être enterré entre les pages des livres d’histoire.

    C’est toute la génération des enfants et adolescents de 39-45 qui est en train de nous quitter. C’est un avantage pour les jeunes car disparaissent avec eux les non-dits, le silence et la culpabilité de ceux qui ont su et n’ont rien fait. Les familles se libèrent du traumatisme des coupables sans responsabilité véritable. Par contre la disparition de ceux qui étaient la cible du combat acharné des nazis nous lègue une tâche difficile : comment remplacer le récit des témoins sincères ?

    Er mischte sich ein, wenn andere schwiegen - Kultur & Live - Hamburger Abendblatt
    http://www.abendblatt.de/kultur-live/article135242045/Er-mischte-sich-ein-wenn-andere-schwiegen.html

    Als kurz vor Kriegsende die Deportation der Mutter Richtung Osten, und das wusste man , in den sicheren Tod angeordnet wurde, versteckte sich die Familie in einem feuchten Alsterdorfer Kellerloch, das ihnen Gretel Schulz, eine mutige Hamburgerin, überlassen hatte. Vom 14. Februar 1945 an vegetierten sie im Dunkeln zwischen Ratten. Sie wären beinahe verhungert, bis Gretel Schulz am 4. Mai 1945 das Ende der Schrecken verkünden konnte: „Die Scheiße hat ein Ende.“ Die Engländer hatten Hamburg befreit.

    Davor lag eine furchtbare Zeit,. Ein Lehrer trieb ihn beinahe in den Selbstmord. Im Kellerloch war er bereit, seine geliebte Mutter zu erschießen, ehe sie in die Hände der Nazis fallen konnte – einmal fehlten dazu nur wenige Sekunden. Giordano fasste damals zwei Entschlüsse. Den einen machte er erst Jahrzehnte später publik: In eine Welt, die zu solchen Gräueln fähig ist, würde er nie Kinder setzen. Ein Entschluss, über den er erst im Alter gesprochen und den er heftig bereut hat.

    Der zweite Vorsatz war, das schreckliche Erleben der Nazizeit zu einem Buch zu verarbeiten. Die Notizen dafür rettete er durch die letzten beiden Kriegsjahre. „Das Buch“ – unter diesem Begriff geisterte es durch seinen Kopf, als der Titel „Die Bertinis“ noch nicht gefunden war – musste noch fast vierzig Jahre warten. Er hat, so sagte er, jeden Tag daran gedacht, hat Sätze geformt, an Formulierungen gefeilt. Doch zuvor war anderes wichtiger.

    An vieren ihrer Peiniger, so hatten es Ralph Giordano und sein älterer Bruder Egon es vor, wollten sie Rache nehmen, darunter „Speckrolle“, einer der fanatischen Nazi-Lehrer vom Johanneum. Sie suchten und fanden ihn, auch hier war die Pistole schon entsichert – sie ließen ihn leben. Giordano Auseinandersetzung mit der Unmenschlichkeit fand andere Wege.

    Ein Trugschluss – „die Feinde meiner Feinde sind meine Freunde“ – führte Giordano zunächst in die DDR, vom dort zur Schau getragenen Antifaschismus angezogen. Er besuchte Mitte der 1950er-Jahre die Schriftstellerschule in Leipzig, arbeitete als Journalist, bis ihn seine Abneigung gegen das stalinistische Regime zurück in den Westen holte.

    Dans les dernières années Ralph Giordano était devenu un exemple pour les limites de la pensée libérale.

    https://www.jungewelt.de/feuilleton/giordano-gestorben

    Bemerkenswert war auch sein Bestseller »Die zweite Schuld oder Von der Last Deutscher zu sein«, mit er 1987 die Verdrängung und Entsorgung des Faschismus nach 1945 angriff. Nach dem mörderischen Brandanschlag auf eine türkische Familie in Mölln 1992 formulierte er in einem offenen Brief an Bundeskanzler Helmut Kohl, dass die Juden in Deutschland nun dazu übergehen müssten, ihre Selbstverteidigung zu übernehmen, weil sie vom Staat keinen Schutz mehr zu erwarten hätten. Als der späte Martin Walser von einem Linken zu einem Rechten mutierte, der die »Instrumentalisierung des Holocaust« ebenso geißelte wie er »Versailles« die Schuld an Hitlers Aufstieg zusprach, warf ihm Giordano, der Israel als »Mutterland« begriff, Geschichtsfälschung in der Tradition des deutschen Revanchismus vor.

    Doch auch der späte Giordano legte einige denkwürdige Turns hin. 2003 begrüßte er die US-Invasion des Iraks, 2004 gedachte er beim Bund der Vertriebenen des »Leids«, das den Deutschen nach 1945 angetan worden sei und 2007 reihte er sich in Köln bei den sogenannten Islamkritikern ein, den Vorläufern jener Bagage, die zur Zeit in Dresden aufmarschieren lässt.

    #antifascistes #allemagne

    • Google translate donne des resultats acceptables (avec accents et cedilles) . Il est payant quand on veut l’utiliser dans son site, mais tu peux l’utiliser en copiant/collant les textes qui t’interessent. Je le fais regulierement pour l’arabe, le chinois ou le russe. D’habitude c’est assez bon pour se faire une idee de la structure et de la sigification d’un texte.

      https://translate.google.com/#de/fr/Als%20kurz%20vor%20Kriegsende%20die%20Deportation%20der%20Mutter%2.

      Ici Google transforme « avant la fin de la guerre » en « avant la guerre », il ignore sans doute le mot Kriegsende , pas etonnant pour le produit d’une entreprise qui se trouve dans une guerre totale perpetuelle ;-)

      Ensuite il a des problemes avec les mots allemands decomposes dont la premiere partie se trouve au debut de la phrase et la deuxieme partie a sa fin : publikmachen -> « machte er erst Jahrzehnte später publik ».

      https://translate.google.com/#de/fr/Bemerkenswert%20war%20auch%20sein%20Bestseller%20%C2%BBDie%20zweit.

      La Google translate touche a ses limites :
      Von der Last Deutscher zu sein -> du poids d’etre Allemand donne par la charge devait être allemand
      Verdrängung und Entsorgung des Faschismus nach 1945 -> le refoulement et le recyclage du fascisme sous forme de rituel de commemoration apres 1945 donne le déplacement et l’élimination du fascisme
      J’avoue que la deuxieme phrase tout en ayant une structure gammaticale assez simple constitue un defi pour chaque traducteur par ses elements metaphoriques et ses connotations multiples. Impossible de la traduire litteralement.

    • Vilain ou gentil - je ne saurais donner de reponse. Vu d’une perspective allemande c’est un survivant de l’holocauste qui s’est engage contre les injustices causees par les regimes totalitaires. Il a ecrit un livre qui temoigne de la situation des gens poursuivis par le nazisme et contrairement a Anne Frank il a survecu. A cause de cette perspective d’opprime il a un cote qui fait de lui une personne a respecter sans condition. Je crains qu’un palestinien le verrait comme zioniste. C’est justement a cause de cette ambiguite que c’est quelqu’un d’interessant.

      cf. [EN] http://en.wikipedia.org/wiki/Ralph_Giordano_%28writer%29

    • Ah ben je comprends mieux maintenant. Merci pour le lien de wikipedia qui m’a éclairée. Du coup, je pense comme toi. Je ne sais pas si c’est un gentil ou un vilain. Je me méfie des gens qui stigmatisent, d’autant plus que lui-même a été stigmatisé... La nature humaine m’a toujours déconcertée !