• Sur les #Gilets_Jaunes, l’État et le #fascisme
    http://www.platenqmil.com/blog/2019/10/07/sur-les-gilets-jaunes-letat-et-le-fascisme
    #bernanos

    suite à une confrontation ayant opposé des #antifascistes à des militants d’extrême-droite. Cela fait près de six mois que je suis enfermé, six mois au cours desquels j’ai subi différents types de pressions de la part de l’institution judiciaire et de l’administration pénitentiaire. J’ai dans un premier temps été écroué à la maison d’arrêt de Fresnes, où la direction m’a placé sous le régime de l’isolement médiatique en raison de mon appartenance à des « mouvances radicales et violentes d’extrême-gauche. J’ai été ensuite transféré du jour au lendemain à la #Santé, en transit pour un transfert dans un établissement sécurisé en dehors de l’Île-de-France - puisque je bénéficierais, selon la direction interrégionale des services pénitentiaires de Paris, de « soutiens extérieurs pouvant nuire à la sécurité des établissements franciliens ». Par ailleurs, il y a deux mois, la juge des libertés et de la détention en charge de mon dossier a ordonné la fin de ma détention provisoire et ma remise en liberté, décision aussitôt annulée par une cour d’appel aux ordres du parquet de Paris, qui a mobilisé son attirail judiciaire pour empêcher ma libération. Cet acharnement, assez typique de la justice et de l’administration pénitentiaire, est exercé à mon encontre alors que toutes les autres personnes incriminées ont été libérées et placées sous contrôle judiciaire, et qu’il n’existe aucun élément dans le dossier permettant de m’associer d’une quelconque façon à l’affrontement. Aucun élément, sauf la déclaration d’un militant identitaire, Antoine Oziol de Pignol, hooligan du Kop of Boulogne, au sein du groupe de la Milice Paris, militant actif de Génération identitaire, et proche du groupuscule nationaliste des Zouaves Paris, avec qui il était au moment de l’affrontement. Ce dernier a donc porté plainte et s’est constitué partie civile, affirmant reconnaître des militants antifascistes parmi les auteurs des violences dont il aurait été victime, et déclarant que je faisais partie du groupe qui a mis en déroute ses camarades et lui-même le soir des faits.

    • accès sous #TOR vu le mur des gafam …

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  • Revendications sociales, confusionnisme, fascisme : toutes les couleurs sont-elles solubles dans le jaune ? [Retour sur la mobilisation des Gilets Jaunes à Bordeaux]
    Posted on 10 janvier 2019 by Pavé Brûlant
    https://pavebrulant.noblogs.org/post/2019/01/10/revendications-sociales-confusionnisme-fascisme-toutes-les-coul

    Une poignée de fascistes a vécu une après-midi bien difficile, samedi dernier, lors de l’acte VIII de la mobilisation des Gilets Jaunes à Bordeaux. Leur expulsion déterminée et collective du cortège constitue une bonne nouvelle, tant il est vrai que le racisme, l’antisémitisme, le sexisme et toutes les autres formes de discrimination ne devraient jamais avoir leur place dans les rues de nos villes. Pour autant, la présence tantôt discrète, tantôt affichée de ces nébuleuses d’ #extrême-droite au sein des Gilets Jaunes n’est sur Bordeaux pas nouvelle.

    C’est pourquoi il va s’agir ici de profiter de cette déroute subie par les fafs bordelais.e.s pour faire le point sur leur présence au sein des cortèges depuis le début du mouvement ; nous proposerons ensuite quelques éléments de réflexion, en lien avec la problématique de l’extrême-droite, sur la nature de la mobilisation des Gilets Jaunes, ses contradictions mais aussi ses potentiels.

    1) identification des fascistes au sein des Gilets Jaunes

    L’identification de celles et ceux qui se sont fait sortir du cortège samedi dernier donne une première idée du profil idéologique des éléments fascistes qui cherchent depuis des semaines à battre le pavé bordelais au sein des Gilets Jaunes.

    Premier constat : ces « lions », comme se plait à les appeler avec emphase la plateforme #cyberfaf Bordeaux Corbeau, ont dû compenser leur faiblesse numérique en réalisant certaines alliances qui, au fond, sont plus que de circonstance : sous le mot d’ordre « la France aux vrais français » (voir la photo en tête d’article) on trouvera donc en première ligne, pêle-mêle, des militants #néo-nazis, des bikers #faf ainsi que des cadres du #rassemblement_national (ex #FN).

    Ainsi Thomas Bégué, ancien secrétaire départemental jeunesse du #Front_National Bordeaux, et fondateur du groupe néo-nazi « Le Menhir » (dont nous parlions ici) :


    Thomas Bégué, avant et après avoir mangé son bol de Lion

    À ses côtés, Arnaud Lagrave, ancien candidat FN aux départementales, gérant de la boîte de sécurité Drakkar, et qui avait fait ses armes comme auxiliaire du DPS (la milice du FN), en protection de l’antisémite #Dieudonné.


    Lagrave réconforte Thomas Begué – on remarque que le cadre du parti de Marine le Pen n’a pas oublié ses gants renforcés


    le jeune Lagrave, tout fier aux côtés de l’antisémite Dieudonné


    Lagrave pose pour le journal Sud-Ouest dans le cadre des départementales 2015

    Autre camarade d’infortunes, « Jean Remy », qui non content d’être batteur dans le groupe de rock anticommuniste Trikard (lequel donne du « sieg heil » et propose des textes antisémites – voir ici ), fait partie du club de bikers fafs Toutatis Clan :


    Jean Rémy, à gauche – la dernière clope du condamné


    moment de complicité entre Jean Rémy et le skinhead néo-nazi Virgile Reyero


    Jean Rémy cherchant à masquer son implication dans le Toutatis Clan – c’est raté !

    On notera aussi la présence de certaines têtes qu’on retrouve souvent dans les services d’ordre des rassemblements d’extrême-droite sur Bordeaux, comme celle de cet individu qui ne sort jamais sans sa casquette coquée :


    à gauche, lors de la manif de samedi ; à droite, le trois avril 2018, sur le parvis des droits de l’homme à Bordeaux, en protection du rassemblement du groupuscule islamophobe #Riposte_Laïque – voir ici . À noter, au centre, la présence de Jean Rémy, qui fait donc aussi des piges de sécurité pour payer ses cours de batterie

    Quant à ce triste sire, c’est lui qui porte le gilet « la France aux vrais français », et qui se plaint dans une vidéo tournée lors de l’altercation de la « présence de drapeaux lgbt » dans le cortège (voir ici https://www.facebook.com/karfa.diallo/videos/10218371145408753 à partir de 10s) :

    Au-delà, c’est toute la petite faune brune qui, de près ou de loin, a pointé ces dernières semaines le bout de son museau, certain.e.s pour déployer des banderoles en l’honneur de leur mouvement ou pour faire des photos de groupe, d’autres, plus modestes, pour écluser sur les poteaux leur stock d’autocollants, les moins vaillant.e.s se contentant de défiler sous leur cape bleu-blanc-rouge ou de photographier, pour s’en revendiquer, des actions auxquelles ils et elles ne prennent pas part.

    Ainsi le Toutatis clan, dont nous parlions plus haut, et qui trouve dans les manifs des Gilets Jaunes une alternative à ses soirées tartiflette :

    Dans un autre style, la droite souverainiste de l’ #UPR, formation d’ #Asselineau qui n’hésite pas à verser dans le confusionnisme et les thèses complotistes :


    photo prise à l’entrée du tunnel de Mériadeck, samedi dernier

    De même, le groupuscule royaliste et antisémite #Action_Française (pour plus d’infos, voir ici et ici ), qui vient réchauffer son sang bleu auprès de feux de joie de la place Victoire :

    On s’épargnera la reproduction des autocollants disséminés le long des parcours par le micropuscule #Rébellion / #OSRE (organisation socialiste révolutionnaire européenne) qui a l’art de coffrer son idéologie brune dans une iconographie d’extrême-gauche (voir ici).

    On finira plutôt ce recensement avec deux personnes hautes en couleur qui traînent aussi leurs espadrilles renforcées dans les cortèges bordelais : tout d’abord la néonazie Céline Armagnac (alias Resille Bjornsdö), à l’origine d’une section locale du gang néonazi finlandais « Soldiers of Odin » et très impliquée dans le « Menhir » (voir ici), ensuite François Galvaire, alias « Batdaf », sorte de Norman faf sur youtube et qui a monté l’antenne française du groupe identitaire nationaliste Québécois « La Meute ».

    à gauche, François Galvaire ; à droite, Céline Armagnac. On notera, au centre, la présence de l’inénarrable Thomas Bégué – Photo prise le samedi 1er décembre, place de la Bourse

    Cette présence donne-t-elle pour autant sa couleur au mouvement des Gilets Jaunes ? La situation actuelle est à ce titre extrêmement contradictoire, et les quelques éléments de réflexion qui suivent sont plus à prendre comme une contribution au nécessaire débat que notre milieu a par ailleurs déjà engagé, que comme un jugement de valeur définitif.

    2) Quelques éléments de réflexion sur le mouvement des Gilets Jaunes

    Tout d’abord, on peut faire l’hypothèse que la forme des rassemblements, leur caractère spontané, l’absence de concertation avec la police sur le trajet des manifestations, l’acceptation au moins tacite par une large partie des manifestant.e.s d’une confrontation violente avec la police semblent exprimer une défiance vis-à-vis des méthodes syndicales classiques, autant celles de la CFDT, dont la stratégie de dialogue avec le pouvoir s’est soldée par des années de défaites, que celles des directions syndicales de la CGT avec leur contestation ritualisée et leurs manifs en saute-mouton, elles-mêmes accompagnées de défaites cinglantes.

    De ce point de vue, on peut lire les événements actuels à la lumière de ce qu’il s’est passé lors des manifestations contre la loi travail, avec l’émergence d’un cortège de tête – dont on pourra peut-être dire avec le recul qu’il aura été le précurseur d’une relégitimation populaire de formes d’action directe.

    Quant à la nature idéologique de ce mouvement des gilets jaunes, on est à la croisée des chemins : d’un côté, la montée en puissance de revendications telles que la restauration de l’ISF ou l’augmentation du SMIC, la détestation grandissante des « forces de l’ordre » suite aux nombreuses violences exercées par ces dernières expriment des désirs et des mots d’ordre contradictoires avec ceux de l’extrême-droite : le Front National, pour ne parler que de lui, se voit de ce point de vue marginalisé, puisqu’il défend pour sa part les intérêts des riches (Marine le Pen ne défend pas l’augmentation du SMIC) et apporte un soutien sans faille à la police (au sein de laquelle il trouve un réservoir conséquent d’électeurs/trices et de sympathisant.e.s). Le début de mobilisation d’autres secteurs durant le mois de décembre (lycéen.ne.s, étudiant.e.s, cheminot.e.s, certaines bases syndicales,…) pourrait peut-être à terme conduire à une véritable convergence des luttes, sur des bases communes.

    Mais d’un autre côté, la défiance largement partagée au sein des Gilets Jaunes vis-à-vis des syndicats, mis dans un même sac avec « ceux d’en haut » nourrit des attitudes réactionnaires, de même qu’à l’égard des fonctionnaires, des cheminot.e.s,… Cette fracture, qui ne recoupe pas leurs intérêts de classe, a été ici largement entretenue pendant des décennies par celles et ceux-là mêmes qui se succèdent au pouvoir, ainsi que par les media dominants.

    Trois autres éléments profitent aux groupuscules d’extrême-droite : premièrement, le caractère apartisan et républicain revendiqué dans les Gilets Jaunes permet aux fachos de se fondre dans la masse, leur chemise brune cachée sous leur gilet jaune, de même que le drapeau bleu-blanc-rouge, porté par beaucoup de gens qui ne sont pas eux-mêmes d’extrême-droite, sert de cache-nez idéal aux « patriotes » et autres « nazis-BBR ». Deuxièmement, la méfiance (pour une large part compréhensible) des Gilets Jaunes à l’égard de toute velléité de structuration du mouvement profite aux fachos, qui peuvent par leur bagou prendre dans certains secteurs un poids important.

    Troisièmement, la revendication grandissante au sein des gilets jaunes du RIC (Réferendum d’Initiative Citoyenne), est symptomatique d’un mouvement manquant cruellement de base de classe malgré la composition sociale de celui-ci. Le citoyennisme et le populisme latent du RIC (des cadres du PCF et de la FI voient d’un bon œil la soumission à un referendum de la question du mariage pour tous, par exemple) doivent nous alerter sur la dangerosité d’une telle revendication. En effet, l’application, dans le système capitaliste actuel, de ce type de processus de consultation du peuple ne serait pas synonyme de démocratie populaire mais au contraire profiterait à nos ennemi-e-s :

    – En s’en remettant aux urnes dans une démarche institutionnelle, plus besoin de manifester, plus besoin de faire grève, plus besoin de lutter.

    – les partis et les organisations institutionnelles s’en donneraient à cœur joie. En effet, ces organisations ayant les moyens de financer des campagnes électorales d’ampleur, elles pourraient profiter du cadre d’un referendum pour surfer sur des thèmes réactionnaires et leur donner de fait une plus grande visibilité – haine des immigré-e-s, des populations racisées, des LGBTI, des femmes, des prétendu.e.s « assisté.e.s » etc., autant de sujets qui constituent un bon terreau pour le fascisme. Sous prétexte qu’il faudrait laisser s’exprimer tout le monde, nous laisserions ainsi libre tribune à celles et ceux qui souhaitent nous opprimer.

    De ce point de vue, il est à noter que cette revendication est assez fortement reprise sur Bordeaux, au point que le 20 décembre dernier, le confusionniste notoire #Etienne_Chouard (pour en savoir plus sur cet homme, voir ici http://lahorde.samizdat.net/2014/12/08/chouard-sexplique-senfonce-et-renonce) était invité par des gilets jaunes pour en faire la présentation et parler de la structuration du mouvement.

    Conclusion

    En tant qu’ #antifascistes, #anticapitalistes, #antisexistes, il est difficile dans ce contexte d’avoir un positionnement clair : certain.e.s se montrent pessimistes, refusant de risquer une alliance objective avec des groupes #fascistes et des individu.e.s exprimant publiquement des propos et des attitudes incompatibles avec ce que nous défendons ; certain.e.s se montrent plus optimistes, défendant l’implication directe au sein de ce mouvement, ne serait-ce que pour virer les fachos et appuyer les dimensions progressistes portées par certains secteurs des #Gilets_Jaunes. En tout état de cause, nos milieux entretiennent des rapports ambigus à l’égard d’un mouvement hétérogène, tant du point de vue de sa composition que de ses revendications, de sorte que beaucoup hésitent encore entre participer pleinement aux manifestations, et y intervenir pour simplement cibler en leur sein les fascistes en parade.

    Quoiqu’il en soit, une révolte populaire est par nature composite, parfois contradictoire – tout l’enjeu est de déterminer quels types de compromis nous sommes prêt.e.s à faire, en fonction des réalités locales et des rapports de forces (avec cette limite, que nous n’accepterons jamais de militer aux côtés de l’extrême-droite).

    Ce qui s’est produit samedi dernier à #Bordeaux constitue à ce titre une étape importante puisque c’est une initiative massive et déterminée qui a été prise pour virer les fascistes. Cette déroute devrait d’ailleurs les faire réfléchir, puisqu’au-delà de leurs mensonges désespérés (cherchant à expliquer la réussite de leur expulsion par le fait que les #antifas les auraient fait passer pour des flics), au-delà de leur tentative de se redorer le blason sur les réseaux sociaux (se fantasmant dans la bataille des Thermopyles), il demeure cette réalité toute simple : samedi dernier, il n’y avait d’un côté que sept personnes, et de l’autre une centaine d’individu.e.s, de tous horizons et sous un même slogan – Bordeaux antifa.

    Il nous semble donc que dans les manifestations à venir, cette expulsion des éléments fascistes devrait être un préalable à tout autre type d’implication dans le mouvement, et qu’il faudrait que toutes les personnes partageant cette conviction continuent de s’organiser en ce sens.

    En tout état de cause, il ne faudrait pas céder à la fétichisation de l’émeute : le romantisme de la barricade, quand il est applaudi à l’arrière par des fafs content.e.s ensuite de s’en revendiquer, ne saurait servir notre combat.

  • « Pour nous c’est une responsabilité morale collective. Ceci étant, l’incarcération ce n’est jamais une victoire. Nous considérons que ce qui importe aujourd’hui c’est de continuer à lutter contre tout ce qui fait le terreau de l’extrême-droite, c’est à dire les inégalités, c’est à dire le déficit d’éducation, c’est à dire le manque de solidarité. »

    Agnès Méric
    https://twitter.com/julienlicourt/status/1040668910113222657

    Âmes sensibles abstenez-vous de lire les commentaires...

  • #Antonin_Bernanos, ses cernes, ses bagues et son profil de coupable idéal
    https://www.mediapart.fr/journal/france/220917/antonin-bernanos-ses-cernes-ses-bagues-et-son-profil-de-coupable-ideal

    Les responsabilités se dessinent lors du #procès_de_la_voiture_de_police_incendiée. Mais un des prévenus, Antonin Bernanos, nie farouchement les faits qui lui sont reprochés. À défaut de pouvoir formellement l’identifier, l’accusation additionne des indices troublants sans être pleinement convaincants.

    #France #antifascistes #Quai_de_Valmy

  • #procès_de_la_voiture_de_police_incendiée : #Antonin_Bernanos, ses bagues et son profil de coupable idéal
    https://www.mediapart.fr/journal/france/220917/proces-de-la-voiture-de-police-incendiee-antonin-bernanos-ses-bagues-et-so

    Les responsabilités se dessinent lors du procès de la voiture de police incendiée. Mais un des prévenus, Antonin Bernanos, nie farouchement les faits qui lui sont reprochés. À défaut de pouvoir formellement l’identifier, l’accusation additionne des indices troublants sans être pleinement convaincants.

    #France #antifascistes #Quai_de_Valmy

  • #murcia : la fille agressée est une néonazie notoire
    http://lahorde.samizdat.net/2017/02/01/murcia-la-fille-agressee-est-une-neonazie-notoire

    Il y a quelques jours les médias espagnols sont tombés grossièrement dans le panneau de la victimisation opérée par un groupe néonazi quant à l’agression d’unes des leurs, Lucia, dit « l’intouchable », qui a participé à au moins une douzaine d’agressions ces dernières années. Lu sur La Haine, traduit par nos soins. La fille agressée à [&hellip

    #Espagne #International #antifa #antifascistes #État_espagnol #néo-nazis

  • #Toulouse : contre-rassemblement contre le meeting départemental du #Front_National
    http://lahorde.samizdat.net/2016/11/02/toulouse-contre-rassemblement-contre-le-meeting-departemental-du-f

    Contre le Front National et la mascarade électorale ! Le Front National a évolué ces dernières années : il a raffiné son racisme, assagi son discours, professionnalisé son parti, développé un discours social et même purgé quant il le fallait pour éviter les scandales. Pour trop de personnes, il apparaît désormais comme un parti crédible, [&hellip

    #Initiatives_antifas #antifa #antifas #antifascisme #antifascistes #élections

  • Berlin-Zehlendorf : Rentnerin übermalt Hassparolen - und muss erneut vor Gericht - Berlin - Tagesspiegel
    http://www.tagesspiegel.de/berlin/berlin-zehlendorf-rentnerin-uebermalt-hassparolen-und-muss-erneut-vor-gericht/14694882.html


    Cette femme risque la prison pour avoir transformé et rendu illisible des graffitis nazis.

    Die Zehlendorferin Irmela Mensah-Schramm, die seit 30 Jahren Nazi-Sprüche und rechte Parolen entfernt oder übermalt, muss erneut vor Gericht. Wie die 70-Jährige jetzt dem Tagesspiegel bestätigte, hat die Staatsanwaltschaft Berufung gegen eine Entscheidung des Amtsgerichts Tiergarten vom 5. Oktober dieses Jahres eingelegt. Das hatte wie berichtet die Rentnerin der Sachbeschädigung für schuldig befunden, weil sie im Mai den Spruch „Merkel muß weg“ an der Wand eines Zehlendorfer Fußgängertunnels in „Merke! Hass weg!“ verwandelte.

    Irmela Mensah-Schramm ist für ihr Engagement gegen Hassbotschaften unter anderem mit der Bundesverdienstmedaille und dem Göttinger Friedenspreis geehrt worden. Im Fall des übermalten Merkel-Spruchs hatten Anwohner die Polizei verständigt, die eine Anzeige fertigte. Das Gericht wollte nach Aussage einer Sprecherin das Verfahren einstellen, die Staatsanwältin stimmte dem aber nicht zu. Die Rentnerin erhielt daher eine Verwarnung, die damit begründet wurde, dass eine durch den Spruch „Merkel muß weg“ bereits bestehende Sachbeschädigung – auch durch Verwendung der auffälligen Farbe Pink – noch erweitert wurde.
    Mensah-Schramm will auf jeden Fall weitermachen

    Für den Fall einer Wiederholung während einer Bewährungsfrist von einem Jahr droht Mensah-Schramm eine Geldstrafe von 1.800 Euro. Dies war der Staatsanwältin offenbar zu wenig.

    Der Fall hatte große Aufmerksamkeit erregt und sehr viele Diskussionen in der Öffentlichkeit ausgelöst, was offenbar weder die Staatsanwältin noch Irmela Mensah-Schramm beeindruckte. Erstere legte – wie am Sonntag auch eine Gerichtssprecherin bestätigte – Berufung ein. Letztere kündigte an, auf jeden Fall weiterzumachen. „Notfalls gehe ich ins Gefängnis“ sagte sie dem Tagesspiegel am Tag nach der Verhandlung.

    Le site web d’Irmela Mensah-Schramm
    http://www.hassvernichtet.de

    #Allemagne #Berlin #justice #antifascistes


  • Accueil Les syndicats CNTActivités des syndicats Hommage aux antifascistes espagnols de la Nueve - 24 août 2016

    Hommage aux #antifascistes_espagnols de la #Nueve - 24 août 2016
    Les syndicats #CNT de la région parisienne, comme chaque année, se joindront à l’hommage aux antifascistes espagnols de la Nueve (9e compagnie de la 2e DB-Leclerc) libérant Paris organisés par l’association 24 août 1944

    http://www.cnt-f.org/hommage-aux-antifascistes-espagnols-de-la-nueve-24-aout-2016.html
    http://www.24-aout-1944.org/?La-memoire-des-republicains

  • Cérémonie en hommage à Manuel Lozano
    http://www.cnt-f.org/ceremonie-en-hommage-a-manuel-lozano.html

    Aujourd’hui, jeudi 14 avril, se déroulait la cérémonie de dévoilement de la plaque en hommage à Manuel Lozano dans le XIXe au 34, rue des bois. Cette cérémonie s’est déroulée en présence des camarades de la CNT espagnole en exil ainsi que de l’association 24 août 1944. Catherine Vieu-Charier a prononcé (...) — allocution-24-aout-1944.jpg, allocution-cnt-1.jpg, allocution-cnt-2.jpg, allocution-cnt-3.jpg, allocution-lyceens-vitry-1.jpg, allocution-lyceens-vitry-2.jpg, ceremonie.jpg, devoilement-plaque-1.jpg, plaque-lozano.jpg, Communiqués des syndicats de la CNT , album , 1, 2

    • #Manuel_Lozano, fut l’un des premiers soldats de la Deuxième division blindée (2e DB) du général Leclerc, à entrer dans Paris occupé, le soir du 24 août 1944.

      " Né le 14 avril 1916, à Jerez de la Frontera, en Andalousie, Manuel est le fils d’un ouvrier coiffeur. Suite au décès de sa mère, il commence à travailler très jeune dans une distillerie puis comme ouvrier agricole dans les vignes de Jerez.
      En 1932, il adhère à la Fédération Ibérique des Jeunesses Libertaires (#FIJL) et à la Confédération Nationale du Travail (#CNT), où pour son plus grand bonheur, il apprend à lire et écrire. À l’été 1936, il s’engage dans les milices et part combattre les militaires factieux sur les fronts de Malaga, Grenade, Marbella, Murcia. La fin de la #guerre le surprend à Alicante où des milliers de républicains sont bloqués sur le port, dans l’attente désespérée d’un hypothétique navire pour quitter l’Espagne.
      Le 28 mars 1939, il parvient à quitter l’Espagne à bord de La Joven María et à gagner Oran où à peine débarqué, il est arrêté par la police française, comme des milliers d’autres réfugiés. Ils sont enfermés dans un grand hangar, sans aucune installation sanitaire, parqués dans un camp de concentration pour clandestins.
      Interné, successivement dans cinq camps en #Algérie et au #Maroc, il est soumis, avec ses compagnons d’infortune à des #travaux_forcés sous la surveillance de gardiens français et allemands d’une grande cruauté. D’ailleurs il raconte qu’un jour, perché sur une hauteur, il déverse toute une brouette chargée de pierres sur un de ses gardiens allemands particulièrement cruel. Heureusement pour lui, personne ne l’a vu faire hormis deux Espagnols qui jubilaient et le bourreau en question meurt au grand soulagement de ses victimes.
      Manuel reste enfermé dans ces camps, contraint à des travaux inhumains jusqu’au #débarquement allié en Afrique du Nord en novembre 1942. Là, il s’engage dans les Corps Francs d’Afrique, nouvellement créés et composés d’étrangers #antifascistes. En avril 1943, il participe à la prise de Bizerte (#Tunisie) contre l’Afrikakorps commandé par le général Von Arnim à ce moment-là et les troupes Italiennes du général Messe. Après cette campagne, il intègre le Régiment de Marche du Tchad (RMT) qui appartient aux Forces Française Libres commandées par le #général_Leclerc. Il est à Temara au Maroc, le 24 août 1943, jour où est créée officiellement la #2e_DB.
      Manuel fait partie de la neuvième compagnie du troisième régiment de marche du Tchad, surnommée la Nueve parce qu’elle est presque exclusivement constituée d’Espagnols. « Une compagnie qui faisait peur à tout le monde » dit Manuel, mais composée d’hommes valeureux selon son Capitaine Raymond Dronne qui note dans ses carnets : « Ils n’avaient pas l’esprit militaire. Ils étaient presque tous #antimilitaristes, mais c’étaient de magnifiques soldats, vaillants et expérimentés. S’ils avaient embrassé spontanément et volontairement notre cause, c’était parce que c’était la cause de la #liberté. Oui, en vérité, c’étaient des champions de la liberté ».
      En mai 1944, Manuel et toute la division sont transférés en Angleterre, en vue de préparer le débarquement des #forces_alliées. Il posera pour la première fois le pied en France, le 4 août 1944, où il participe à la bataille de Normandie. #La_Nueve perd beaucoup de bons compagnons dans cette campagne.
      Malgré cela, ils se dirigent vers Paris, toujours en éclaireurs de la 2e DB. Le soir du 24 août 1944, Manuel Lozano entre dans Paris insurgé et arrive à l’Hôtel de Ville, à bord du Guadalajara. Il participe avec sa compagnie, dans la liesse parisienne, à la reddition des forces d’occupation en réduisant les derniers bastions tenus par les troupes allemandes dans la capitale. C’est lui encore qui donnera l’alerte contre les tireurs isolés lors du défilé aux Champs Élysée le 26 août où les hommes de la Nueve sont choisis pour escorter et protéger le #général_de_Gaulle.
      Puis il est à nouveau de tous les combats. Avec la libération de Strasbourg le 23 septembre 1944, le général Leclerc accompli enfin son engagement : le serment de Koufra (Lybie, le 2 mars 1941) de ne pas déposer les armes jusqu’à la libération de Strasbourg .Peu après cette victoire éclatante, les troupes, Manuel compris, filent vers l’Allemagne. Ils participent à la libération du camp de concentration de #Dachau et la prise du « nid d’aigle » d’Hitler, à Berchtesgaden. Le combat s’arrête là, c’est la fin de la #Seconde_Guerre_mondiale sans qu’aucune autorité n’évoque la possibilité de chasser Franco d’Espagne.

      Décoré par le général Leclerc, de la #Croix_de_Guerre pour la Campagne de France, Manuel Lozano, qui avait cru comme beaucoup de compagnons espagnols que la libération de la France serait suivie de celle de l’Espagne, explique ainsi son engagement : « Nous nous étions engagés dans la Division Leclerc, car nous pensions qu’après la France, nous irions libérer l’Espagne. Dans ma compagnie, la Nueve, tout le monde était prêt à déserter avec tout le matériel. Campos, le chef de la 3e section, prit contact avec les guérilleros espagnols de l’Union nationale qui combattaient dans les Pyrénées. Nous avions tout étudié. Avec les camions chargés de matériel, d’essence, nous serions allés jusqu’à Barcelone. Alors, qui sait, si l’histoire de l’Espagne n’aurait pas été changée... » (cf. Témoignage Chrétien).

      Après sa démobilisation, M. Lozano mène une vie modeste d’ouvrier et de #militant_anarchiste, à l’instar de la plupart de ses compagnons qui considèrent qu’ils ont simplement fait ce qu’ils devaient faire, en toute simplicité. Il s’est également fait poète pour dire avec ses propres mots ses émotions face à l’Histoire. Mais c’est une autre histoire … Merci "

      http://www.24-aout-1944.org/spip.php?page=recherche&recherche=manuel+lozano


      Faire connaître et cultiver la #mémoire_historique de la Libération de Paris en 1944, commencée le 19 juillet 1936 en Espagne, continuée sur différents fronts en Europe et en Afrique ou dans les #maquis en France et qui se prolongea dans le combat contre le franquisme.
      http://www.24-aout-1944.org

  • Après la disparition de Ralph Giordano à 91 ans le souvenir de l’époque nazie risque d’être enterré entre les pages des livres d’histoire.

    C’est toute la génération des enfants et adolescents de 39-45 qui est en train de nous quitter. C’est un avantage pour les jeunes car disparaissent avec eux les non-dits, le silence et la culpabilité de ceux qui ont su et n’ont rien fait. Les familles se libèrent du traumatisme des coupables sans responsabilité véritable. Par contre la disparition de ceux qui étaient la cible du combat acharné des nazis nous lègue une tâche difficile : comment remplacer le récit des témoins sincères ?

    Er mischte sich ein, wenn andere schwiegen - Kultur & Live - Hamburger Abendblatt
    http://www.abendblatt.de/kultur-live/article135242045/Er-mischte-sich-ein-wenn-andere-schwiegen.html

    Als kurz vor Kriegsende die Deportation der Mutter Richtung Osten, und das wusste man , in den sicheren Tod angeordnet wurde, versteckte sich die Familie in einem feuchten Alsterdorfer Kellerloch, das ihnen Gretel Schulz, eine mutige Hamburgerin, überlassen hatte. Vom 14. Februar 1945 an vegetierten sie im Dunkeln zwischen Ratten. Sie wären beinahe verhungert, bis Gretel Schulz am 4. Mai 1945 das Ende der Schrecken verkünden konnte: „Die Scheiße hat ein Ende.“ Die Engländer hatten Hamburg befreit.

    Davor lag eine furchtbare Zeit,. Ein Lehrer trieb ihn beinahe in den Selbstmord. Im Kellerloch war er bereit, seine geliebte Mutter zu erschießen, ehe sie in die Hände der Nazis fallen konnte – einmal fehlten dazu nur wenige Sekunden. Giordano fasste damals zwei Entschlüsse. Den einen machte er erst Jahrzehnte später publik: In eine Welt, die zu solchen Gräueln fähig ist, würde er nie Kinder setzen. Ein Entschluss, über den er erst im Alter gesprochen und den er heftig bereut hat.

    Der zweite Vorsatz war, das schreckliche Erleben der Nazizeit zu einem Buch zu verarbeiten. Die Notizen dafür rettete er durch die letzten beiden Kriegsjahre. „Das Buch“ – unter diesem Begriff geisterte es durch seinen Kopf, als der Titel „Die Bertinis“ noch nicht gefunden war – musste noch fast vierzig Jahre warten. Er hat, so sagte er, jeden Tag daran gedacht, hat Sätze geformt, an Formulierungen gefeilt. Doch zuvor war anderes wichtiger.

    An vieren ihrer Peiniger, so hatten es Ralph Giordano und sein älterer Bruder Egon es vor, wollten sie Rache nehmen, darunter „Speckrolle“, einer der fanatischen Nazi-Lehrer vom Johanneum. Sie suchten und fanden ihn, auch hier war die Pistole schon entsichert – sie ließen ihn leben. Giordano Auseinandersetzung mit der Unmenschlichkeit fand andere Wege.

    Ein Trugschluss – „die Feinde meiner Feinde sind meine Freunde“ – führte Giordano zunächst in die DDR, vom dort zur Schau getragenen Antifaschismus angezogen. Er besuchte Mitte der 1950er-Jahre die Schriftstellerschule in Leipzig, arbeitete als Journalist, bis ihn seine Abneigung gegen das stalinistische Regime zurück in den Westen holte.

    Dans les dernières années Ralph Giordano était devenu un exemple pour les limites de la pensée libérale.

    https://www.jungewelt.de/feuilleton/giordano-gestorben

    Bemerkenswert war auch sein Bestseller »Die zweite Schuld oder Von der Last Deutscher zu sein«, mit er 1987 die Verdrängung und Entsorgung des Faschismus nach 1945 angriff. Nach dem mörderischen Brandanschlag auf eine türkische Familie in Mölln 1992 formulierte er in einem offenen Brief an Bundeskanzler Helmut Kohl, dass die Juden in Deutschland nun dazu übergehen müssten, ihre Selbstverteidigung zu übernehmen, weil sie vom Staat keinen Schutz mehr zu erwarten hätten. Als der späte Martin Walser von einem Linken zu einem Rechten mutierte, der die »Instrumentalisierung des Holocaust« ebenso geißelte wie er »Versailles« die Schuld an Hitlers Aufstieg zusprach, warf ihm Giordano, der Israel als »Mutterland« begriff, Geschichtsfälschung in der Tradition des deutschen Revanchismus vor.

    Doch auch der späte Giordano legte einige denkwürdige Turns hin. 2003 begrüßte er die US-Invasion des Iraks, 2004 gedachte er beim Bund der Vertriebenen des »Leids«, das den Deutschen nach 1945 angetan worden sei und 2007 reihte er sich in Köln bei den sogenannten Islamkritikern ein, den Vorläufern jener Bagage, die zur Zeit in Dresden aufmarschieren lässt.

    #antifascistes #allemagne

    • Google translate donne des resultats acceptables (avec accents et cedilles) . Il est payant quand on veut l’utiliser dans son site, mais tu peux l’utiliser en copiant/collant les textes qui t’interessent. Je le fais regulierement pour l’arabe, le chinois ou le russe. D’habitude c’est assez bon pour se faire une idee de la structure et de la sigification d’un texte.

      https://translate.google.com/#de/fr/Als%20kurz%20vor%20Kriegsende%20die%20Deportation%20der%20Mutter%2.

      Ici Google transforme « avant la fin de la guerre » en « avant la guerre », il ignore sans doute le mot Kriegsende , pas etonnant pour le produit d’une entreprise qui se trouve dans une guerre totale perpetuelle ;-)

      Ensuite il a des problemes avec les mots allemands decomposes dont la premiere partie se trouve au debut de la phrase et la deuxieme partie a sa fin : publikmachen -> « machte er erst Jahrzehnte später publik ».

      https://translate.google.com/#de/fr/Bemerkenswert%20war%20auch%20sein%20Bestseller%20%C2%BBDie%20zweit.

      La Google translate touche a ses limites :
      Von der Last Deutscher zu sein -> du poids d’etre Allemand donne par la charge devait être allemand
      Verdrängung und Entsorgung des Faschismus nach 1945 -> le refoulement et le recyclage du fascisme sous forme de rituel de commemoration apres 1945 donne le déplacement et l’élimination du fascisme
      J’avoue que la deuxieme phrase tout en ayant une structure gammaticale assez simple constitue un defi pour chaque traducteur par ses elements metaphoriques et ses connotations multiples. Impossible de la traduire litteralement.

    • Vilain ou gentil - je ne saurais donner de reponse. Vu d’une perspective allemande c’est un survivant de l’holocauste qui s’est engage contre les injustices causees par les regimes totalitaires. Il a ecrit un livre qui temoigne de la situation des gens poursuivis par le nazisme et contrairement a Anne Frank il a survecu. A cause de cette perspective d’opprime il a un cote qui fait de lui une personne a respecter sans condition. Je crains qu’un palestinien le verrait comme zioniste. C’est justement a cause de cette ambiguite que c’est quelqu’un d’interessant.

      cf. [EN] http://en.wikipedia.org/wiki/Ralph_Giordano_%28writer%29

    • Ah ben je comprends mieux maintenant. Merci pour le lien de wikipedia qui m’a éclairée. Du coup, je pense comme toi. Je ne sais pas si c’est un gentil ou un vilain. Je me méfie des gens qui stigmatisent, d’autant plus que lui-même a été stigmatisé... La nature humaine m’a toujours déconcertée !

  • FEMEN ou l’art de se mettre au service de l’impérialisme
    http://www.resistance-politique.fr/article-femen-ou-l-art-de-se-mettre-au-service-de-l-imperialism

    La presse occidentale présente les #Femen comme un groupe féministe courageux, n’hésitant pas à protester avec véhémence contre certains rassemblements du Front national et d’autres mouvements se revendiquant de l’#extrême-droite. Ce qui n’est pas suffisant pour les classer péremptoirement comme #antifascistes. Car les Femen ont officiellement dit leur soutien à une alliance politique en Ukraine avec le parti Svoboda, un parti nationaliste, et fréquentent à l’occasion des skinheads.

    #féminisme #confusionisme

  • “La France n’a pas été immunisée contre le fascisme”
    Entretien avec l’historienne Michèle Cointet à propos de son livre "La milice française" paru aux Editions Fayard

    http://www.lesinrocks.com/2013/09/19/actualite/la-france-na-pas-ete-immunisee-contre-le-fascisme-11428099
    Quelles sont les sources d’inspiration structurelle et méthodologique de cette organisation paramilitaire ?

    Les modèles sont les S.A. et les S.S. allemands et les faisceaux italiens. Des volontaires s’offrent à participer à la lutte contre les adversaires politiques de l’Etat. Leurs actions rencontreront l’impunité même lorsqu’elles vont jusqu’au crime. Les #miliciens fournissent une force #politique qui offre des cadres. Ils se glissent dans les administrations, cherchent à contrôler la #société. #Laval croyait garder la maîtrise de la milice mais c’était compter sans le dynamisme propre à toute organisation et sans la protection que les Allemands offriront à ses chefs qui obtiennent d’eux les armes que Laval leur refusait.

    La #milice est à la fois de son temps (les #totalitarisme du XX° siècle) et du passé, une résurgence de la #contre-révolution et de la #terreur blanche de 1815. A la veille de la guerre, de nombreux chefs miliciens ont fait leurs armes dans la #Cagoule (le CSAR), organisation secrète créée contre le #Front_populaire. Ils y ont appris la violence allant jusqu’au crime d’#antifascistes italiens. A Nice, berceau régional de la milice, le chef #Joseph_Darnand et ses amis ont appartenu alors à une des branches de la Cagoule, “Les chevaliers du glaive”. L’#idéologie de défense religieuse est renforcée par l’#antisémitisme et un #anticommunisme célébrant la lutte à mort de l’Europe contre les
    barbares soviétiques.

    Pensez-vous comme l’historien israélien Zeev Sternhell que la France n’a pas été immunisée contre le fascisme ?

    Une vive polémique a opposé les #historiens français qui voyaient la France des années trente immunisée contre le fascisme grâce à sa culture républicaine et Sternhell qui pensait qu’elle y avait cédé. L’histoire de la milice prouve qu’elle ne l’était pas. Il a bien existé un #fascisme_français. Ses sources sont repérables dans l’émergence de la Cagoule, qui constitue une mutation de l’#extrême_droite_française convaincue de ce que le meurtre est nécessaire dans l’action politique. Nombre de dirigeants de la milice ont eu cette expérience de la Cagoule et ont constitué alors des réseaux qu’ils réveillent en 1943.

    La milice est #fasciste par sa volonté de conquérir le pouvoir, par sa doctrine, par sa volonté d’attirer des couches sociales diverses, par ses pratiques. La chance de la France a tenu à une Libération précoce et rapide. Je n’ose imaginer ce que serait devenu ce pays si l’occupation avait duré jusqu’en avril 1945.

    #Fascisme #Vichy #Histoire #Michèle_Cointet #Livre

  • On peut dire sans hésitation que le vrai fascisme, c’est le pouvoir de cette société de consommation

    Pier Paolo Pasolini

    http://www.dailymotion.com/video/xt5e47_pasolini-fascisme-et-societe-de-consommation_webcam


    Une excellente analyse par Max Leroy
    http://ragemag.fr/pasolini-et-le-fascisme-de-la-consommation-25786

    Le régime instauré par le Parti national fasciste était, à l’image de son Guide, bouffon, grotesque et obscène : quincailleries antiques, aigles en feuilles d’or, parades de carnaval et gestuelle pathétique d’un chef d’orchestre sans génie. Et #Pasolini d’estimer que les deux décennies de tyrannie n’eurent au final qu’un impact réduit sur le peuple italien : l’âme du pays n’en fut pas transformée dans ses profondeurs. « Les différentes #cultures particulières (#paysannes, #sous_prolétariennes, #ouvrières) continuaient imperturbablement à s’identifier à leurs modèles, car la répression se limitait à obtenir leur adhésion en paroles. » Le #consumérisme, qu’il identifiait donc à une nouvelle forme de #fascisme (en ce qu’il pénètre les cœurs du plus grand nombre et ravage durablement, sinon irrémédiablement, les #sociétés qui lui ouvrent les bras), se montra en réalité bien plus destructeur : « Aucun #centralisme_fasciste n’est parvenu à faire ce qu’a fait le centralisme de #la_société_de_consommation. Le fascisme proposait un #modèle #réactionnaire et monumental mais qui restait lettre morte. De nos jours, au contraire, l’adhésion aux modèles imposés par le centre est totale et inconditionnée. On renie les véritables modèles culturels. L’abjuration est accomplie. On peut donc affirmer que « la tolérance » de l’#idéologie_hédoniste voulue par le nouveau #pouvoir est la pire des #répressions de l’histoire humaine. »

    Sous couleur de #démocratie, de #pluralité, de tolérance et de bien-être, les #autorités #politiques, #inféodées aux #pouvoirs #marchands, ont édifié un système #totalitaire sans nul autre pareil. L’Histoire est facétieuse lorsqu’elle se rit des paradoxes : Mammon réalisa le rêve de Mussolini. En #uniformisant tout un peuple, le premier mena à bien les desseins les plus fous du second, qui ne sut ni ne put aplanir l’Italie sous les bottes d’un Empire. « Le fascisme, je tiens à le répéter, n’a pas même, au fond, été capable d’égratigner l’âme du peuple italien, tandis que le nouveau fascisme, grâce aux nouveaux moyens de #communication et d’#information (surtout, justement, la #télévision), l’a non seulement égratignée, mais encore lacérée, violée, souillée à jamais. »

    (...)

    L’ouvrage #Divertir pour #dominer (2010) a justement mis en relief « l’ampleur et la sophistication des procédés mis en œuvre par les #industries dites #culturelles pour forger les consciences aux valeurs de l’#hypercapitalisme » : #massification_des_désirs (via l’#endoctrinement_publicitaire), grégarisation sous couvert d’#individualisme, appauvrissement du #lien #social, #mimétisme collectif, #aliénation des #consciences… Ce #dressage généralisé est notamment rendu possible par la #télévision, que Pasolini percevait comme un instrument « #autoritaire et répressi[f] comme jamais aucun moyen d’information au monde ne l’a été » (à l’évidence, le téléviseur n’asservit pas en soi et il serait sans doute possible d’en faire un usage émancipateur s’il ne se trouvait pas « au service du Pouvoir et de l’#Argent »).

    (...)

    Le succès du #régime_consumériste tient en ce qu’il n’a pas recours aux matraques, chères aux gouvernements autocratiques (des monarchies à l’URSS), pour #dresser ses #domestiques. La mise au pas est assurée sans que le sang ne soit versé. #Servitude_volontaire, ou presque : le #capitalisme à la papa, #bourgeois et bedonnant, cigare d’une main et fouet de l’autre, sent la naphtaline ; le voici lifté et relooké, hype et in, cherchant à susciter partout le #désir de ses #sujets. « La fièvre de la #consommation est une fièvre d’obéissance à un ordre non énoncé », énonçait Pasolini en 1974. Un ordre qui, pour reprendre la formulation de Dufour, « réduit l’humanité à une collection d’individus calculateurs mus par leurs seuls intérêts rationnels et en concurrence sauvage les uns avec les autres » (Le Divin Marché) : les églises se sont vidées au profit des centres commerciaux, le salut individuel passe par les biens matériels et les peuples cèdent la place aux troupeaux…

    (...)

    Pasolini s’étonnait, dans ses Lettres luthériennes (sous-titrées Petit traité pédagogique), de l’absence de réactions des #communistes et des #antifascistes, au cours des années 60 et 70, face à l’#hégémonie_marchande et à la #standardisation de l’espèce humaine – #mutation_anthropologique à ses yeux historiquement unique. Cette évolution, que l’on prenait soin de nommer « développement », le répugnait tant qu’il alla jusqu’à utiliser, de façon polémique et nécessairement ambiguë, le terme de « génocide » afin de mettre en évidence le caractère criminel d’un tel #système #économique. Le torrent #ultralibéral et #productiviste charrie l’#éradication des #cultures, des modes de vie, des #particularismes et des #valeurs #millénaires, transformant ainsi les #humains en « #automates laids et stupides, adorateurs de fétiches ». Il signe la mise à mort du petit #peuple cher à l’#écrivain – ce peuple des faubourgs et des champs, des nippes reprisées et des mains râpées, ce peuple qu’il conviait à sa table, autour d’une rime ou d’un tournage.

    Bibliographie :

    –Les écrits corsaires (lecture indispensable) collection Champs-Flammarion

    –Les lettres luthériennes collection Points

    #Capitalisme #Libéralisme #Fascisme #Pier_Paolo_Pasolini #Livres #Vidéo #Italie

    • Je pense pas qu’on puisse dire que le consummérisme est une nouveau fascisme. Le pouvoir des industries culturelle est grand, et il peu être au service de différentes idéologies. Point. Il n’en reste pas moins que ce n’est pas l’hédonisme le coupable, ou le fait que les gens consomme (car ils ont des besoins, ou qu’on leu fait croire), mais bien, qu’il y a des gens qui empêche d’accéder a ce qu’on a besoin par d’autres moyens que la consommation (comme le partage du travail et de la production) et que des gens organise des besoins a partir d’une « bonne capacité » à gérer notre environnement en faveur de leurs intérêts.
      Je crains qu’il y est en fait bcp d’aspect réactionnaire dans ces confusions sur le « consummérisme ».