• Heureux·se comme un·e dauphin·e captif·ve
    https://infokiosques.net/spip.php?article1717

    Deux textes sont rassemblés ici : Naître au delphinarium ! On nous présente souvent les dauphins nés captifs comme des dauphins heureux, des dauphins domestiques qui auraient oublié l’océan en moins d’une génération. Mais comment se sent un delphineau né dans de telles circonstances ? Comment réagit-il quand il se rend compte, à l’adolescence, que jamais il ne quittera l’univers confiné des bassins ? Comme un.e captif.ve, sans doute. Avec de la rage et du désespoir. Mourir au delphinarium, des maladies aux suicides, comment des corps captifs périssent de façon prématurée. Contre la captivité des animaux ! #H

    / #Antispécisme,_végétarisme, Infokiosque fantôme (partout), (...)

    #Infokiosque_fantôme_partout_ #Antinaturalisme
    http://www.ladolphinconnection.com/Rapport_WDCS_Delphinariums_UE.pdf
    https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23561885
    http://www.merckvetmanual.com/exotic-and-laboratory-animals/marine-mammals/environmental-diseases-of-marine-mammals
    https://www.dauphinlibre.be/le-zoo-danvers-ouvre-ses-archives/#morts
    http://dauphinlibre.be
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/heureux-se_comme_un-e_dauphin-e_captif-ve-20p-cahier.pdf
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/heureux-se_comme_un-e_dauphin-e_captif-ve-20p-fil.pdf

  • Des animaux en captivité
    https://infokiosques.net/spip.php?article1711

    Aujourd’hui, en France, il existe plus de 200 zoos ou assimilés, #Détenant entre 60 000 et 100 000 animaux ; on en compte 1 500 en Europe et plus de 10 000 dans le monde. Cette brochure est une compilation de quatre textes (parfois légèrement modifiés, raccourcis et sans les vidéos présentes dans les articles originaux) : Les zoos en question, du site zoo-de-france.com Jardins zoologiques, cirques et safari parcs. 10 vérités bonnes à savoir ! Le vrai visage de l’Industrie de la captivité Zoochose et stéréotypies, cette folie qui frappe les animaux du zoo (Les 3 derniers textes venant du site dauphinlibre.be) Si je ne partage pas tous les points de vue de ces articles, j’ai voulu extraire ces textes critiques contre le système d’enfermement du zoo, qui argumentent sur le fait que non, les zoos (...)

    #Antispécisme,_végétarisme #Infokiosque_fantôme_partout_ #Antinaturalisme
    http://zoo-de-france.com/content/les-zoos-en-questions
    https://www.dauphinlibre.be
    http://onlinelibrary.wiley.com/journal/10.1111/(ISSN)1748-1090
    http://www.dauphinlibre.be/linda-et-mateo
    http://www.longleat.co.uk
    http://www.woburn.co.uk/safari
    https://www.dauphinlibre.be/la-triste-histoire-de-knut-le-petit-ours-polaire
    https://www.dauphinlibre.be/elephants-captifsle-desespoir-et-lennui
    https://www.dauphinlibre.be/le-tigre-blanc
    https://www.dauphinlibre.be/dauphins-trop-intelligents-pour-etre-captifs
    https://www.informalscience.org/develop-projects/learn-experience/zoos-aquariums
    http://citeseerx.ist.psu.edu/viewdoc/download?doi=10.1.1.689.4069&rep=rep1&type=pdf
    https://www.dauphinlibre.be/delphinotherapie-une-arnaque-medicale-qui-pourrait-tuer-votre-enfant
    https://animalstudiesrepository.org/acwp_aat/4
    https://www.dauphinlibre.be/zoos-dans-un-monde-en-crise
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/Des_animaux_en_captivite_contre_les_zoos-28p-fil.pdf
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/Des_animaux_en_captivite_contre_les_zoos-28p-cahier.pdf

  • Pour un antispécisme débarrassé de Peter Singer
    https://infokiosques.net/spip.php?article1710

    Peter Singer serait « le “père” du mouvement moderne de la cause animale ». Ainsi, massivement cité et pris comme référence, la critique de ses travaux est rare, voire absente. Pourtant, ses théories utilitaristes autour des autres animaux sont, entre autres, anthropocentrées et validistes. Sur d’autres sujets tels que les exilé·es et la pauvreté, il défend des idées racistes et néocoloniales. S’il est autant connu, c’est entre autres grâce aux soutiens de plusieurs milliardaires, et il leur rend bien la pareille en développant une caution philosophique qui justifie leur fortune et le système capitaliste. C’est dans la volonté de démontrer ces éléments que ce texte a été écrit car il semble nécessaire de ne plus le citer à la légère. Ses théories sont, heureusement, moins présentes en France. Ne faisons pas (...)

    #P #Antispécisme,_végétarisme #Infokiosque_fantôme_partout_ #Antinaturalisme
    https://www.thelifeyoucansave.org/about-us
    http://christianebailey.com/eventsevenements/singer-animal-liberation-40-critique
    https://www.jacobinmag.com
    https://www.adacil.org/princeton-university-protest
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/Pour_un_antispecisme_debarasse_de_Peter_Singer-36p-fil.pdf
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/Pour_un_antispecisme_debarasse_de_Peter_Singer-36p-cahier.pdf

  • Nouveaux trophées pour les boucher.es
    https://labrique.net/index.php/39-antispecisme/1094-nouveaux-trophees-pour-les-boucher-es

    https://labrique.net/images/numeros/Numéro_59/Dessin_antispé_Agathe_Lunaire.jpg

    Dans le numéro précédent, on évoquait la répression subie par le mouvement antispéciste lillois1. Elle vient de passer une étape supplémentaire avec le verdict du procès des quatre antispécistes accusé.es de tentatives d’incendies. L’occasion pour les boucher.es de se gaver encore un peu plus au-delà de leurs commerces prédateurs.

    #En_vedette #Antispécisme

  • La chasse aux antispécistes est ouverte
    https://labrique.net/index.php/39-antispecisme/1093-la-chasse-aux-antispecistes-est-ouverte

    https://labrique.net/images/numeros/numéro58/proces_antispeciste.jpg

    En voulant sauver les animaux, on finit par être mis en cage. C’est le cas de deux militant.es antispécistes mis.es en détention provisoire le 8 février 2019 après 48h de garde à vue avec deux autres militant.es placé.es sous contrôle judiciaire. Cette répression d’une lutte politique s’inscrit dans la lignée de plusieurs procès contre des personnes soupçonnées d’avoir commis des dégradations et incendies sur des boucheries, poissonneries et restaurants entre avril 2017 et janvier 2019. La Brique s’est penchée sur le sujet et vous retrace leurs histoires.

    #En_vedette #Antispécisme

  • Ain : un mémorial des déportés cible de tags antispécistes
    https://www.rtl.fr/actu/justice-faits-divers/ain-un-memorial-des-deportes-cible-de-tags-antispecistes-7798240427

    Le mémorial des déportés de la commune de Nantua, dans l’Ain, a été recouvert de tags antispécistes. Sur le haut du monument, les autorités ont retrouvé, mardi 27 août, les inscriptions « abattoir=camp d’extermination » et « stop spécisme ». Une ancienne boucherie et un commerce de restauration rapide du centre-ville ont également été visés par ce type de tags.

    Ça respire l’intelligence .
    #antispécisme

  • Bestiaire inespéré
    https://infokiosques.net/spip.php?article1682

    Cette brochure rassemble ici une quarantaine de courtes histoires d’ingéniosité, de particularisme, de savoirs, de maltraitances humaines mais aussi de résistances qu’ont pu et que peuvent porter un certain nombre d’animaux (non humains). De la centaine de millions de requins tués chaque année par les humain.es, à ces pieuvres qui ont réussi à s’échapper de leur zoo, d’une espèce de fourmis rongeuses des cables électriques aux rats kangourous pouvant survivre dans le désert sans boire d’eau, ce bestiaire est un hommage contre le spécisme, cette discrimination légitimant la destruction que peut se permettre l’être humain envers tout autre être vivant. #B

    / #Antispécisme,_végétarisme, Infokiosque fantôme (partout), (...)

    #Infokiosque_fantôme_partout_ #Antinaturalisme
    https://millefolium.noblogs.org
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/Bestiaire_inespere-version_millefolium-A4-cahier.pdf
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/bestiaire_inespere-24p-A5-cahier.pdf
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/bestiaire_inespere-24p-A5-fil.pdf

  • La tactique du blocage
    https://infokiosques.net/spip.php?article1679

    Un manifeste de 269 Libération Animale à propos du blocage et plus généralement de l’action directe comme moyens « pragmatiques » d’aller vers une révolution antispéciste. T

    / #Antispécisme,_végétarisme, #Mouvance_autonome, Infokiosque fantôme (partout)

    #Infokiosque_fantôme_partout_
    https://youtu.be/LJqfFezBj-c


    https://infokiosques.net/IMG/pdf/la_tactique_du_blocage-cahier.pdf
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/la_tactique_du_blocage-pageparpage.pdf

  • Et si l’humain valait l’homme ?
    https://infokiosques.net/spip.php?article1112

    Les analyses développées dans ce texte conduisent à penser que les déterminants identitaires (les enjeux des dominations) jouent sans doute un rôle aussi important que les déterminants matériels (les enjeux des exploitations) dans le maintien de certaines oppressions. Sommaire : Le spécisme, mais qu’est-ce donc ? Quelques difficultés Le masculin et l’humain : l’instrumentalisation des corps Les femmes sont vues comme corps sexuel Les animaux sont perçus comme corps carné Domination et instrumentalisation Usage sexuel et consommation orale L’exploitation identitaire des dominé-es Changer de civilisation Texte tiré d’un article paru en 1999 dans le recueil Nouvelles approches des hommes et du masculin. #E

    / #Antispécisme,_végétarisme, Infokiosque fantôme (...)

    #Infokiosque_fantôme_partout_
    http://fr.vegephobia.info/index.php?post/2012/09/21/brochure-longue-analyse-vegephobie
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/Et_si_l_humain_valait_l_homme-cahier.pdf
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/Et_si_l_humain_valait_l_homme-pageparpage.pdf

  • Suisse : Migros investit dans un producteur israélien de viande synthétique ats/pym - 15 Mai 2019 - RTS
    https://www.rts.ch/info/economie/10434570-migros-investit-dans-un-producteur-israelien-de-viande-synthetique.html

    Le géant de la distribution Migros a investi dans une entreprise israélienne spécialisée dans la viande synthétique, Aleph Farms, qui produit de la viande en recourant à des cultures cellulaires, obtenues à partir de prélèvements sur des vaches vivantes.

    Le processus ne requiert pas d’antibiotiques, ne pollue pas l’environnement et permet d’éviter l’élevage animal, affirme Migros. La société coopérative, par le biais de sa filiale M-Industrie, a participé à une ronde de financement, sans toutefois préciser le montant injecté dans Aleph Farms.

    Le géant orange parle de « technologie porteuse », « permettant de produire de la viande en préservant les ressources » et apportant une alternative « attrayante » à la viande conventionnelle et les produits végétaux.

    Les compétences de Micarna
    Par cet investissement, M-Industrie apporte également les compétences de son spécialiste de la transformation de la viande, Micarna, précise le communiqué de Migros.

    Aleph Farms a été fondé par le groupe agroalimentaire israélien Strauss Group et par Technion, une université technique israélienne.

    M-Industrie regroupe 23 entreprises en Suisse et neuf à l’étranger. La société emploie 14’000 personnes.

    #Aleph_Farms #Strauss_Grou #Technion #végan #biotechnologies #véganisation de la droite #antispécisme #vegan-washing #SuperMeat futurs #Monsanto #Bayer de l’#agriculture
    #vibe_israël #végétalisme #tsahal n’oublions pas la #Palestine , où la viande des palestiniens ne coute rien.

  • Les végans meilleurs soutiens de Nétanyaou ? Israël terre promise du vegan-washing Paul Aries - 24 Avril 2019 - Le Grand Soir
    https://www.legrandsoir.info/les-vegans-meilleurs-soutiens-de-netanyaou-israel-terre-promise-du-veg

    Un site végan me soupçonnait récemment d’antisémitisme (ce qui est un comble) parce que j’évoquais l’importance du lobby végan en Israël dans ma Lettre aux mangeurs de viandes qui souhaitent le rester sans culpabiliser (Larousse). Je vais cependant récidiver en m’abritant derrière le site autorisé de la Chambre de commerce France-Israël qui titrait, au lendemain de la réélection du candidat de la droite la plus dure : « Le véganisme : clé de la victoire de Nétanyaou ? ».

    La thèse, même sous forme interrogative, mérite le détour pour qui connait Israël. Il est exact que pour emporter les voix des « amis des animaux », Netanyahou a annoncé arrêter de consommer de la viande. Lors d’une conférence de presse donnée le 10 mars 2019, la députée Sharren Haskel, membre du parti du Likoud et proche de « Bibi », a annoncé que le Premier ministre et toute sa famille « avaient opté pour le végétarisme ». « Pas entièrement », a-t-elle ajouté à mi-mot. La presse conclut qu’en « s’entourant de cette figure appréciée par les défenseurs des bêtes, « Bibi » a probablement gagné des points dans les urnes ». Beaucoup de sites dont Actualité Israël ont repris aussitôt cette analyse. Sharren Haskel a joué effectivement un rôle central dans la véganisation de la droite. Ex-membre volontaire des commandos de la police des frontières, opposée récemment aux projets d’amélioration de la situation juridique des gays, reconnue comme proche idéologiquement du Tea Party des Etats-Unis, elle n’a cessé de se droitiser, au fils des années, expliquant, par exemple, qu’« ll n’y a pas d’armée plus morale dans le monde que la nôtre » (sic). Les journalistes s’interrogent cependant : « Deux questions émergent lorsqu’on constate l’importance de ces mouvements en Israël : y a-t-il un lien entre l’antispécisme et la spécificité historique d’Israël, à savoir sa définition comme « Etat des Juifs » ? Ensuite, cet engouement pour la cause animale a-t-il un lien avec le conflit israélo-palestinien ? ». La faute politique du candidat travailliste aurait été de ne jamais préciser si, de son côté, il mangeait encore du poulet, lit-on sous la plume des experts.

    L’instrumentalisation du véganisme à des fins politiques ne date pas cependant de cette seule période électorale ni même de la présence de Sharren Haskel. Nétanyaou se dit depuis longtemps favorable aux « lundis sans viande » et l’armée israélienne se proclame végane (alimentation et vêtements).

    Les faits sont assez têtus pour permettre de raconter une tout autre histoire. Cette pseudo « première nation végane » (comme on le lit dans la presse) reste l’un des pays au monde consommant le plus de viande (80 kilos par personne et par an contre 66 en France), notamment de poulets (57 kilos), et les végans, avec 8 % de la population, n’y sont guère plus nombreux qu’ailleurs… Alors pourquoi Israël passe-t-elle pour être le paradis des végans dans le monde ? L’Etat israélien est l’inventeur du vegan-washing en tant que stratégie politique.

    Israël a été d’abord le laboratoire d’une expérience grandeur nature, en matière de conversion, puisque 60 % des téléspectateurs réguliers de l’émission de télé-réalité « Big Brother » ont changé leur façon de manger. Tel Gilboa (née en 1978), fondatrice du Front israélien de libération des animaux (ALF) en 2013, a remporté la sixième édition de « Big Brother » en 2014, en utilisant, avec la complicité de la production, l’émission pour propager, en prime time, le véganisme, et ceci durant trois mois et demi… Végan France titrait le 10 février 2016 : « Une activiste végane remporte « Big Brother » ». Elle portait pour la finale un T-shirt « Go Végan », son opposant en finale (Eldad) était aussi végan, comme d’ailleurs 4 des 18 occupants de la « maison ». On sait aujourd’hui qu’elle a bénéficié d’une véritable mise en scène, un autre candidat était un pseudo-éleveur bovin engagé par la production et dont le rôle était de provoquer et de pousser la participation végane, la production a même autorisé l’ami de Tal à venir parler de véganisme devant les résidents de la « maison » et leur a projeté une vidéo sur l’industrie des œufs, de la viande et du lait, séance enregistrée puis projetée à la télévision, avec une séquence montrant les résidents fondant en larmes. Yoram Zack, directeur de la production, a prononcé un discours après sa victoire : « Il y a cent neuf jours vous êtes entrée dans la maison pour accomplir une mission. Vous êtes venue ici pour servir de voix à ceux qui ne peuvent pas parler . »

    Cette belle aventure n’est pas sans lien avec le fait que le gouvernement israélien a choisi de faire des biotechnologies (notamment dans le domaine agricole) un secteur de pointe, avec la fondation de plus 1 350 firmes, dont 612 créées depuis 2007, et qui mobilisent 20 % du total des investissements. Un exemple : la start-up SuperMeat commercialise une viande vegan friendly , grâce à un blanc de poulet issu de cultures cellulaires, les cellules sont prélevées par biopsie puis cultivées industriellement en laboratoire, elles se nourrissent d’acides aminés d’origine végétale et de glucose. L’association #L214 a relayé l’appel aux dons à SuperMeat sur Facebook. Le professeur Yaakov Nahmias, cofondateur et directeur de recherche de SuperMeat, est aussi directeur du Grass Center for Bioengineering de l’Université hébraïque de Jérusalem et membre du Broad Institute de Harvard et du Massachusetts Institute of Technology (MIT). Ces projets sont soutenus par des organisations comme l’ONG A #Well-fed_World (Un monde bien nourri) qui distribue de l’alimentation végane aux nécessiteux. Cette ONG travaille avec le Fonds international pour l’Afrique afin de généraliser des repas scolaires strictement végétariens (Éthiopie). La #Modern_Agriculture_Foundation et l’université de Tel-Aviv ont lancé, en 2014, un projet de viande de poulet cultivée, sous la direction d’Amit Gefen, un des principaux experts mondiaux en ingénierie tissulaire. La firme #Jet-Eat vient de lancer la première imprimante alimentaire 3D végane…au monde.

    Cette belle aventure n’est pas non plus sans lien avec la possibilité que donne le #vegan-washing de laver plus blanc l’Etat d’Israël et sa politique de colonisation.

    Gary Yourofsky, le meilleur VRP végan en Israël
    Le militant étasunien Gary Yourofsky est l’un des nouveaux visages du véganisme israélien. Sa vidéo a été visionnée par plus d’un million d’habitants sur une population de huit millions, ses conférences font le plein et attirent l’élite de la société y compris des politiques comme Tzipi Livni (ancienne agente du Mossad, ancienne députée, elle vient d’abandonner la politique) … à tel point que la presse se demandait si Netanyaou n’irait pas la prochaine fois dans le cadre de sa stratégie assister à une conférence de Yourofsky. Gary Yourofsky ne recycle pas seulement les plus vieux clichés du végétarisme, l’humanité serait herbivore, toutes les maladies majeures seraient dues à la consommation carnée, car il se veut aussi ouvertement misanthrope et « dérape » souvent : « Au fond de moi, j’espère sincèrement que l’oppression, la torture et le meurtre se retournent dix fois contre les hommes qui s’en moquent ! Je souhaite que des pères tirent accidentellement sur leurs fils à l’occasion des parties de chasse, pendant que les carnivores succombent lentement à des crises cardiaques. Que chaque femme emmitouflée dans la fourrure doive endurer un viol si brutal qu’elle en soit marquée à vie. Et que chaque homme couvert de fourrure se fasse sodomiser si violemment que ses organes internes en soient détruits. Que chaque cowboy et chaque matador soit encorné jusqu’à la mort, que les tortionnaires du cirque se fassent piétiner par des éléphants et lacérer par des tigres . » Gary Yourofsky a pris position également en faveur d’Israël contre la Palestine : « Alors que les Israéliens sont dans un processus de destruction des industries de viande, de produits laitiers et d’œufs – ce qui amènera à l’éradication des camps de concentration pour les animaux, les Palestiniens et leurs sympathisants “droitdelhommistes”, psychotiques, sont en train de construire encore plus de camps pour les animaux ! […] Les Palestiniens sont le problème. C’est le groupe de personnes le plus psychotique du monde . »

    Cette position n’est malheureusement pas isolée. Eyal Megged appelle Netanyahou à faire d’Israël la terre des droits des animaux plutôt que de chercher inutilement une paix impossible avec les Palestiniens . Aeyal Gross, professeur israélien de droit international, s’insurge : « Le végétarisme devient un outil pour améliorer l’image des forces de défense israélienne, ou celle d’Israël dans son ensemble […] À Tel-Aviv aujourd’hui, il est beaucoup plus facile de trouver de la nourriture dont la préparation n’a pas impliqué l’exploitation des animaux que de trouver une nourriture dont la production n’a pas entraîné l’oppression et le déracinement d’autres êtres humains ». Le mouvement palestinien de défense des animaux dénonce Israël comme le premier pays du monde à faire du vegan-washing (blanchiment de l’image par le véganisme comme d’autres font du green-washing alors qu’ils bousillent la planète). On peut lire sur le site de Palestinian Animal League la mise en garde suivante : « Israël utilise le vegan washing pour couvrir les dégâts causés aux vies palestiniennes et au véganisme en Palestine, et obtient maintenant le soutien international de végétaliens bien connus, qui sont intentionnellement ou involontairement des outils dans le jeu de vegan washing du « paradis végétarien ». Les Palestiniens dénoncent ainsi le rôle d’institutions de propagande comme Vibe Israël qui invite d’éminents blogueurs végétaliens à visiter « l’empire végan appelé Israël ». Le mouvement palestinien accuse aussi Binthnight Israël, une association de défense d’Israël auprès des juifs du monde entier, d’avoir ajouté à son programme « Israël pour les végans »… Les palestiniens rappellent que la plus grande partie des productions véganes est réalisée dans les colonies israéliennes illégales à l’intérieur des territoires palestiniens.
    
Le gouvernement israélien, et notamment, son armée communique sur « Tsahal, l’armée la plus vegane au monde… », de là à soutenir qu’elle fait une guerre propre, le passage est souvent étroit).

    Cette propagande consistant à utiliser le véganisme pour légitimer la politique d’Israël fonctionne à plein au sein des multiples relais communautaires. Le JForum.fr (portail juif francophone) a ouvert un Forum sur « Israël, terre promise des végans ». Infos-Israël.News ajoute qu’Israël, paradis pour les végétariens mérite le détour et le soutien actif… L’association végétarienne de France titre « Ici, il fait bon être végé ! » et intègre Tel-Aviv « nation végane selon le Ministère du tourisme » dans les lieux de vacances de tout bon végan. Tribune Juive se fait l’écho cependant du débat qui secoue la communauté.

    Israël champion du vegan-washing ?
    Jérôme Segal nous aide à comprendre les raisons du véganisme israélien. Il y voit déjà une idéologie de substitution pour une gauche orpheline de victoires. Il cite le rôle des juifs, comme Peter Singer et Henry Spira, dans la naissance du véganisme. Il prolonge, également l’analyse de Jean Stern, selon lequel le pinkwashing était une stratégie politique visant à promouvoir Tel-Aviv comme capitale mondiale de la tolérance envers les minorités sexuelles dans le seul but de présenter le pays autrement que comme un Etat épinglé par des associations humanitaires pour ses manquements aux droits humains. Jérôme Segal parle donc du vegan-washing comme d’une stratégie délibérée servant les intérêts militaristes, colonialistes, économiques de l’Etat israélien. Le journaliste Gidéon Levy (éditorialiste au quotidien Haaretz) explique que le véganisme permet de mieux camoufler ce qui se passe en Cisjordanie. La gauche israélienne a tenté naturellement de surfer sur ce courant végan (comme certains dirigeants politiques de la gauche française le font encore). Conséquence : la gauche est de plus en plus marginalisée en Israël, au point que le seul parti qui ose encore se dire de gauche aujourd’hui, Meretz, n’a obtenu que 3,6 % des suffrages en avril 2019. Ce n’est pas pourtant faute d’avoir fait des efforts, puisque Tamar Zandberg, député du Meretz, est l’organisateur de la journée végane, au sein même de la Knesset, réunissant tous les députés…

    La gauche et les milieux écologistes israéliens ne parviendront à retrouver une parole forte qu’en se portant à la défense de l’élevage paysan israélien et palestinien.

    Paul Ariès

    #végan #biotechnologies #véganisation de la droite #antispécisme #vegan-washing #SuperMeat #vibe_israël #végétalisme #tsahal
    #sharren_haskel https://fr.wikipedia.org/wiki/Sharren_Haskel
    #gary_yourofsky https://fr.wikipedia.org/wiki/Gary_Yourofsky
    # Tzipi_Livni https://fr.wikipedia.org/wiki/Tzipi_Livni
    . . . . . . . . .

  • L’« intelligence des plantes » | Yves Bonnardel
    http://lmsi.net/L-intelligence-des-plantes

    Comment gérer la dissonance cognitive consistant à éprouver de l’empathie pour les animaux et à les manger, souvent après qu’ils ont été tués dans d’atroces souffrances ? Parmi les arguments couramment entendus, figure celui-ci, d’une mauvaise foi redoutable : « les plantes, elles aussi, souffrent ». Ce « cri de la carotte » est censé clouer le bec définitivement aux anti-spécistes. Yves Bonnardel s’attache, dans le texte qui suit, à réfuter cet argument. Source : Les mots sont importants

    • Certes, on découvre que les « comportements » des végétaux (et même des bactéries) sont beaucoup plus complexes qu’on ne l’imaginait. Cela ne nous donne aucune raison pour autant de penser qu’ils sont sentients, et a fortiori solidaires, aimants, ou que sais-je. L’évolution darwinienne a vu se mettre en place des processus biologiques qui entraînent une souplesse d’adaptation à des conditions très variées. De même que notre corps réalise à tout instant des prouesses sans que nous en ayons même conscience, de même les organismes végétaux « réagissent »-ils à leur environnement de manières qui peuvent être très sophistiquées. [...]
      Nous utilisons en permanence à tort des termes impliquant une « agentivité » pour décrire des processus. Ainsi parle-t-on aujourd’hui de l’intelligence, de la mémoire, de la communication ou des stratégies des systèmes (informatiques, par exemple) ou des plantes, etc. Cela revient à « décrire un thermostat comme « décidant » de chauffer la maison quand la température tombe en dessous d’un certain seuil. »

      Certes, il y a beaucoup de confusion dans l’emploi des termes pour qualifier les réactions et actions des êtres vivants, et surtout des plantes. Et surtout dans les ouvrages de Mancuso, où l’analogie entre l’être vivant et l’entreprise capitaliste et étonnamment très présente et encore plus étonnamment pas dénoncée par ceux qui prétendent l’avoir lu...

      Mais prétendre à leur propos que « L’évolution darwinienne a vu se mettre en place des processus biologiques qui entraînent une souplesse d’adaptation à des conditions très variées. » est tout simplement faux : en tant qu’êtres actifs et sensibles, les plantes ne font pas que « s’adapter », elles savent aussi tirer parti de leur environnement, le transformer, etc.

      La rhétorique de « l’adaptation » que ces anti-spécistes réservent aux plantes dénie aux êtres vivants les plus élémentaires le caractère de sujet à part entière. Elle vise rien de moins qu’a créer une frontière totalement arbitraire et purement artificielle entre « être sentients » qu’il ne faut pas toucher et « êtres non-sentients » que l’on peut massacrer à sa guise.

      Procédé rhétorique qui vise à évacuer le problème de fond : la mort fait partie de la vie , et les anti-spécistes s’inscrivent dans ce courant très progressiste et moderniste qui veut évacuer et mettre définitivement à distance la #mort dans les sociétés capitalistes et industrielles.

      Jacques Luzi, Au rendez-vous des mortels , 2019
      http://sniadecki.wordpress.com/2019/04/25/lalenteur-luzi

      Le livre traite avant tout du #transhumanisme, mais certains chapitres peuvent tout aussi bien s’appliquer à l’anti-spécisme et au militantisme végan.

      Un paradoxe me trouble : alors que le capitalisme est entrain de réaliser la #sixième_extinction des espèces à grande vitesse, les anti-spé ne se mobilisent pas contre ce processus en cours (je me trompe ?), mais contre l’abatage des animaux d’élevage pas du tout menacés d’extinction...

      @rezo @rastapopoulos

  • Les « laits » végétaux s’apparentent plus à de l’eau sucrée qu’à du lait Philippe Girard/oang - 12 Mars 2019 - RTS
    https://www.rts.ch/info/sciences-tech/10283177-les-laits-vegetaux-s-apparentent-plus-a-de-l-eau-sucree-qu-a-du-lait.ht

    Une boisson à base de riz ou d’amande, comme alternative au lait, n’offre que peu d’apports nutritionnels, selon une enquête de la FRC. Seule la brique de soja démontre un certain intérêt.

    Le nombre croissant de personnes qui réduisent ou suppriment les produits laitiers de leur alimentation - pour des raisons diverses - ont poussé les producteurs alimentaires à proposer toutes sortes de boissons d’origine végétale, à base de soja, d’amande ou de riz, notamment.

    Souvent utilisée dans le langage courant, l’appellation « lait végétal » est cependant interdite en Suisse. La dénomination « lait » est en effet réservée au seul lait d’origine animale. Mais l’attrait pour ces produits alternatifs a pris de l’ampleur : chez Coop, par exemple, leurs ventes ont triplé ces dix dernières années, toutes variétés confondues.

    Les boissons les plus fréquentes analysées
    La Fédération romande des consommateurs (FRC) a donc voulu savoir ce qu’ils valaient en matière nutritive. Pour cela, elle a analysé dix produits à base de soja, de riz ou d’amande, les boissons les plus fréquentes. Les taux de calcium, protéines, sucres, oméga 3, acides gras saturés, vitamines D2, B2 et B12 ont été comparés selon l’apport moyen que représente le produit laitier.

    L’enquête, publiée dans le numéro du mois de mars du magazine FRC Mieux choisir, révèle que seule la brique de soja démontre un certain intérêt nutritionnel.

    Absence de protéines
    « Ce sont des boissons blanches, qui font penser que c’est comme du lait. Mais en réalité, si on boit le lait pour avoir une certaine quantité de protéines, ces boissons-là ne peuvent pas régater hormis les boissons à base de soja », explique Barbara Pfenniger, spécialiste de l’alimentation à la FRC, mardi dans l’émission On en parle. « Donc vraiment, nous étions déçus en voyant les résultats d’analyses de certaines de ces boissons. »

    La FRC souligne que certains de ces produits sont plus proches de l’eau sucrée que de véritables boissons complètes. « Les boissons à base de riz ne sont pas enrichies avec autre chose, elles contiennent essentiellement des sucres issus de la fermentation du riz », poursuit Barbara Pfenniger. « Donc le goût est sucré, c’est normal. Le fabricant ajoute aussi souvent de l’huile pour donner justement l’aspect un peu blanc. Ce qui a frappé dans le résultat des tests, c’est qu’il n’y avait grosso modo que quatre valeurs significatives : glucose, maltose et 2-3 acides aminés. Et c’est tout. »

     #ersatz #capitalisme #alimentation #spécisme #antispécisme #veganisme #anti-spécisme #végétarisme

  • « Féminisme et antispécisme ne doivent pas être perçus comme deux luttes séparées mais comme des mouvements solidaires qui se battent contre des formes de domination liées par un agenda largement commun. Les féministes, et plus généralement les militant·e·s progressistes, ne peuvent faire l’impasse d’une remise en question de la violence envers les autres animaux : ne pas remettre en question le spécisme revient à contribuer aux mêmes schémas de violence, d’arbitraire et d’injustice que ceux qui fondent le patriarcat, la suprématie blanche et le capacitisme. »

    #féminisme #antispécisme #CauseAnimale #végétarisme #vegan #veganisme #AnimalLiberation #écoféminisme #animal #femme #éthique #oppression #patriarcat #SuprématismeHumain #exploitation #domination

    https://www.revue-ballast.fr/feminisme-et-cause-animale

  • BALLAST | Féminisme et cause animale
    https://www.revue-ballast.fr/feminisme-et-cause-animale

    La Politique sexuelle de la viande d’Adams n’a rien d’un traité de philosophie morale ou d’éthique animale ; il s’agit avant tout d’une critique des féministes qui ont ignoré la « parole végétarienne » des auteures qui les ont précédées. Adams reproche aux études féministes de n’avoir pas suffisamment fait attention à ce fil d’Ariane qui parcourt les textes de ce corpus : plusieurs autrices expriment en effet — directement ou à travers leurs personnages — une préoccupation pour le sort que nos sociétés réservent aux animaux, s’opposent au fait d’emprisonner et de tuer des animaux pour produire de la nourriture dont nous n’avons pas besoin et relient fréquemment leur propre oppression à celle que subissent les animaux. Si femmes et animaux partagent une proximité historique et matérielle de fait, c’est avant tout qu’elles et ils partagent un adversaire commun : le patriarcat, ce dernier les assignant à une place spécifique dans l’ordre du monde. Indissociable du suprématisme humain et de l’idéologie humaniste, le patriarcat polarise les individus selon une hiérarchie de valeurs qui place en haut de la pyramide des êtres l’humain mâle, blanc, adulte, maître de lui-même et en pleine capacité de ses moyens physiques et intellectuels.

    En mobilisant certaines caractéristiques biologiques — telles que le sexe ou l’espèce — censées refléter la « nature » spécifique de l’individu porteur de ces caractéristiques, ces idéologies suprématistes tentent de justifier des inégalités de traitements et autres différences de considération des intérêts. La féminité et l’animalité sont perçues comme des propriétés déterminantes pour les individus qui les portent, propriétés s’éloignant du modèle dominant. Tandis que les hommes sont associés au rationnel, au culturel, à la domination des émotions et de la nature, les femmes sont associées au corps, aux émotions, aux intuitions ou aux instincts (à l’irrationalité), à la passivité — et donc situées plus près des animaux et de la nature que les hommes. Femmes et animaux seraient ainsi « naturellement » relégué·e·s au second plan, considéré·e·s comme des êtres de seconde classe. Comme le soutient la philosophe américaine Lori Gruen, la communauté de destin et la solidarité entre les femmes, les peuples autochtones, les groupes racisés et les animaux autrement qu’humains5 sont le résultat de l’histoire commune du patriarcat, de la suprématie blanche, du colonialisme et de la suprématie humaine.

    #féminisme #antispécisme #végétarisme #véganisme #patriarcat #domination

  • Des animaux assoiffés de liberté
    https://infokiosques.net/spip.php?article1623

    Combien de marches pacifiques avant la « fermeture des abattoirs » ? Combien de pétitions pour mettre fin aux massacres ? Combien de réformes avant que tous les animaux ne soient libres ? Combien de lois pour en finir avec l’expérimentation animale ? En assumant une position antispéciste anarchiste, cette brochure critique les positions réformistes et pro-étatiques de différents courants antispécistes français, et s’attaque également aux principes de domestication et de contrôle humain sur la vie des animaux (y compris quand c’est "pour leur bien").

    #D

    / #Antispécisme,_végétarisme, Infokiosque fantôme (partout), (...)

    #Infokiosque_fantôme_partout_ #Anglais
    https://www.peta.org/about-peta/faq/whats-petas-position-on-the-animal-liberation-front-alf
    https://sansattendre.noblogs.org/post/2018/06/27/lille-france-l214-vole-au-secours-des-bouchers
    https://www.cnil.fr/fr/la-videosurveillance-videoprotection-au-travail
    https://www.lanouvellerepublique.fr/actu/euthanasies-a-la-spa-comment-faire-autrement
    https://www.refugeanimalierdebrax47.com/2014/03/12/chenil-fourri%C3%A8re-de-caubeyre-529-euthanasies
    https://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2017/05/10/la-spa-de-pau-suspectee-d-euthanasies-massives-d-animaux_5125588_1652692.htm
    https://www.cahiers-antispecistes.org/sur-le-droit-a-la-vie-des-predateurs
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/Des_animaux_assoiffes_de_liberte-cahier.pdf
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/Des_animaux_assoiffes_de_liberte-pageparpageA5.pdf
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/Animals_thirsting_for_freedom-booklet.pdf
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/Animals_thirsting_for_freedom-pageparpage.pdf

  • Pour une agriculture sans exploitation animale
    https://infokiosques.net/spip.php?article1552

    Ce qui donne à l’agriculture et aux luttes paysannes autant de potentialités révolutionnaires sont les perspectives d’autonomie et de résistance que permet la prise en main des moyens de production fondamentaux pour avoir de quoi manger, s’abriter, se vêtir, se soigner. Mais comment subvenir à nos besoins de base sans pour autant avoir à être exploité-es, à exploiter d’autres humains et animaux ou à détruire les écosystèmes ? Ce texte va donc parler de la viabilité matérielle, sociale et de l’intérêt politique d’une agriculture sans exploitation animale. Les savoirs à ce sujet sont largement méconnus, sous-diffusés voire invisibilisés. Il existe pourtant, dores et déjà , beaucoup de données, tant théoriques que pratiques qui montrent que, dans les régions où l’agriculture est possible, on n’a pas forcément (...)

    #P #Antispécisme,_végétarisme #Infokiosque_fantôme_partout_ #Luttes_paysannes,_ruralité


    https://infokiosques.net/IMG/pdf/Agriculture_sans_exploitation_animale-124p-A5-cahier.pdf
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/Agriculture_sans_exploitation_animale-124p-A5-fil.pdf

    • Oula, va y avoir un peu de lecture avant de se faire un avis. :)

      Par contre, toi qui pestait sur le fait que la plupart des antispecistes n’étaient pas anti-industriels et qu’aussi illes ne connaissaient pas grand chose à l’agriculture et la ruralité, là pour le coup j’ai l’impression qu’on est bien dans ce cas. Ce qui a l’air donc d’une meilleure base de discussion pour débattre du sujet. Et donc c’est super.

    • J’ai lu (un petit peu en diagonal) et rien de nouveau sous le soleil, ça vole pas plus haut que ce qu’on peut lire habituellement.

      Si le but c’est de démontrer qu’en théorie on peut faire de l’agriculture végane, j’ai envie de dire « et alors ? ». Encore que, ça manque vraiment de profondeur, de dire qu’il existe des techniques sans exploitation animale. A partir de là, comment ça se passe si on se nourrit véganement à l’échelle d’une biorégion ou plus ? Il y a eu des calculs, qui montrent que tu peux faire pousser les besoins d’une population sur la moitié de surface que dans un scénario avec élevage, mais la quantité de terre arable est sensiblement la même (car engrais verts chez les vegans pour fertiliser), donc après ça se joue sur forêt vs praries.

      Donc en gros on a les poncifs habituels, l’élevage ça gaspille car tu peux nourrir plus d’humains si tu leur file la nourriture directement. Sauf que du coup ils se placent dans une comparaison agriculture végane vs élevage industriel. Si tu prends un élevage de type « par défaut », l’élevage va augmenter la nourriture disponible et non la réduire (car pâturage, recyclage des déchets ...).

      Est-ce qu’on peut faire une agriculture végane ? oui
      Est-ce qu’elle est plus efficace que l’élevage industriel ? oui
      Est-ce qu’elle est plus efficace que certaines agriculture avec élevage ? certainement pas

      A partir de là, je sais pas si on est plus avancés

    • Aucun élevage n’est écologique donc économiquement viable et pérenne ; consommer des animaux localement reste - qu’il s’agit de les élever pour les tuer avec toutes les conséquences de cruauté et d’atteintes à l’environnement et à la santé - plus polluant que consommer végétarien (stricte donc, pas ovo-lacto-pseudo-végétarien) les produits fussent-ils importés ;)
      Être végane est une nécessité pour espérer nous civiliser et être résilient à l’anthropocène et ce sont l’UNO, UNEP, FAO, WHO, les Université et revues scientifiques à comité de lecture... qui en font l’expresse recommandation ;) Tout est sourcé sur http://vegan.lodweb.com

  • Wambrechies : une fromagerie vandalisée par des militants vegans

    La fromagerie #Madame située à Wambrechies, près de Lille, a été dégradée par des militants vegans qui ont tagué "Stop spécisme" sur la devanture. Plusieurs vitres ont également été brisées.

    Une fromagerie a été vandalisée, dans la nuit de lundi à mardi, à Wambrechies, près de Lille, par des militants anti-spécistes. La fromagerie Madame a été prise pour cible : plusieurs vitres ont été dégradées et une phrase a été taguée sur la devanture « Stop spécisme ».

    Suite à cet incident, la gérante a publié des photos de sa boutique vandalisée sur les réseaux sociaux. Elle a reçu de nombreux messages de soutien de la part de ses clients. La publication a été commentée par 150 personnes et partagée 200 fois.
     


    Ce n’est pas la première fois que de tels faits se produisent. A Lille, des boucheries et des poissonneries avaient déjà été dégradées par des militants vegans. Les gérants de ces commerces avaient même été reçus place Beauveau après que Confédération française de la boucherie, boucherie-charcuterie, traiteurs a demandé la protection de la police à Gérard Collomb.

    Les artisans espéraient la fin de « l’impunité » pour les vandales et étaient pourtant optimistes en sortant du ministère. Jean-François Guihard, boucher dans le Morbihan indiquait qu’il y avait « des procédures judiciaires et il y aurait aussi certainement une surveillance accrue de ces organisations ».

    Malgré tout, les actes de vandalisme n’ont pas cessé dans les Hauts-de-France. Au mois d’avril, sept boucheries ont été aspergées de faux sang et plusieurs enseignes vandalisées, suivant un mode opératoire similaire à celui employé pour la fromagerie de Wambrechies. Preuve que les mêmes militants continuent leurs actions.

    La Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) s’était émue début juin des « comportements extrémistes » de ces militants anti-spécistes (du latin « species », l’espèce). Ces derniers s’opposent à toute hiérarchie entre espèces, notamment entre l’être humain et les animaux. 

    Les associations antispécistes L214 et 269 Libération animale ont indiqué ne pas être à l’origine de ces actions. « On ne se reconnaît absolument pas dans ce type d’action, c’est clair et net (...) notre objectif, c’est de rassembler les gens, d’essayer de les rallier à la cause des animaux », a réagi Brigitte Gothière, une des fondatrices de L214.

    #femmes #sexisme #vegan #travail #france #femme #violence #violences #guerre_aux_femmes #sexisme #alimentation #fromage #fromages #sexisme #antispécisme #veganisme #anti-spécisme #HDF

  • Bouchers traumatisés : le chef des viandards leur offre sa grosse heure.
    http://www.liberation.fr/france/2018/07/03/gerard-collomb-nouveau-joker-des-bouchers-charcutiers-contre-les-vegans_1

    Reçus pendant une grosse heure au ministère, les artisans bouchers-charcutiers ressortent de cet entretien « avec l’impression d’avoir été entendus et d’avoir fait comprendre au gouvernement l’ampleur du phénomène de violence dont ils sont les victimes ».

    #spécisme #antispécisme #viande #virilo-carnisme

  • « De la ZAD au Monde » : Message d’appel à soutien d’urgence et permanent !
    https://grenoble.indymedia.org/2018-05-31-De-la-ZAD-au-Monde-Message-d-Appel

    À Toutes Celles et Tous Ceux qui sont venu-es un jour sur la Zone à Défendre « de Notre-Dame-des-Landes » ; À Tous Ceux et Toutes Celles qui ont apporté leur Soutien à ce Mouvement ou qui seraient tenté·e·s de le faire (au plus vite ou dans les temps à venir). Voici notre appel : Nous, « Zadistes sommes sous la violence, les contrôles et la terreur des forces militaires. Plus que jamais, Nous avons besoin d’Aide, de Soutien et de Renfort ; autrement dit : D’un Max de Monde ! Contre qui ? Pour (...)

    #Articles

    / Féminisme / Genres / Sexualités, Logement / Squats, Répression / Contrôle social, Révoltes / Luttes sociales, Alternatives / Contre-culture, #Antifascisme, #Autres_infos, #Antispécisme, (...)

    #Féminisme_/_Genres_/_Sexualités #Logement_/_Squats #Répression_/_Contrôle_social #Révoltes_/_Luttes_sociales #Alternatives_/_Contre-culture #Anti-âgisme

    • mazette, y a quasi pas une phrase non démontable, on dirait une parodie.

      "Depuis douze mille ans, nous travaillons et vivons avec des animaux parce que nous avons des intérêts respectifs à vivre ensemble plutôt que séparés"
      Nous avons des intérêts objectifs à exploiter les animaux (les faire bosser pour nous, leur prélever lait oeufs ou fourrure, les tuer pour les bouffer). Eux n’ont aucun intérêt objectif à vivre avec nous. Seule exception : les chiens de chasse.

      "Les animaux domestiques ne sont plus, et depuis longtemps, des animaux « naturels »"
      Mais le processus de réensauvagement (dit "marronage") peut être très rapide

      "Et, grâce au travail que nous réalisons ensemble, ils ont acquis une seconde nature qui fait qu’ils nous comprennent, bien mieux sans doute que nous les comprenons."
      Pas grâce au travail réalisé ensemble mais du fait de leur statut subalterne et dépendant de l’humain pour bouffer, se protéger et se reproduire

      "Ainsi est-il probable qu’ils ne demandent pas à être « libérés »"
      LOL. biais de confirmation. "ça m’arrange de croire ça alors on va dire que c’est vrai, au du moins probable"

      "Ils ne demandent pas à retourner à la sauvagerie"
      Pour en être sûr il faut essayer : ouvrir les enclos et cesser les apports de fourrage, tu vas voir que la sauvagerie va revenir au galop (cas de le dire). sauf malheureusement chez les souches trop modifiées par la #zootechnie, n’ayant plus trace d’instinct.

      "Ils demandent à vivre avec nous"
      Re-biais de confirmation basé sur rien

      "ils demandent à vivre une existence intéressante, intelligente et digne"
      Et nous, humains moraux exploitant raisonnablement et "à l’ancienne" les animaux, déclarons qu’une vie domestiquée et dépendante (qui nous arrange) vaut mieux qu’une vie sauvage, et puis voilà.

      "dans nos pays européens, et depuis les années 60 dans l’ensemble du monde, il n’existe plus de famines liées à un manque de ressources"
      Heureusement qu’ils précisent depuis les années 60 et chez nous, c’est à dire depuis l’époque où la technique alliée à la profusion d’énergie fossile a mécanisé à outrance l’agriculture dans une minorité de pays qui exploitent les ressources des autres. bravo Paul Ariès.

      "Quand des gens meurent de faim quelque part, c’est parce que d’autres l’ont décidé. On ne voit pas en quoi le véganisme changerait quoi que ce soit à cette réalité."
      Et l’#accapparement des terres pour la production de fourrage pour la zootechnie, l’exploitation de terres rares, d’énergies fossiles, de main d’oeuvre quasi-esclave etc. c’est pas des conséquences de décisions ? On m’aurait menti ?

      "ce qui se fait de mieux pour nourrir un sol, le fumier"
      Houlà, de l’eau a coulé sous les ponte entre-temps, depuis lors la grande révolution de la biologie des écosystèmes nous a fait découvrir que ce qui se fait de mieux pour nourrir un sol, c’est la matière ligneuse.

      "l’agriculture sans élevage, c’est l’agriculture famineuse parce qu’elle épuise les sols"
      Là ça va tellement loin dans le nawak que je sais pas par où le prendre. Je vais essayer :
      – ce qui regènère les sols c’est le maintien ou l’augmentation du taux d’humus,et de la vie qui va avec
      – l’humus vient de la végétation (ligneuse notamment) et de sa digestion par l’écosystème du sol
      – les animaux ont un grand rôle dans la génération d’un humus stable, à titre d’exemple les vers de terre dont la biomasse par hectare, sur l’ensemble des écosystèmes terrestres dépasse de loin celle de tous les autres animaux
      – le fumier est issu d’un mélange de paille (végétal) et de bouse (résidu de végétal digéré). Il existe de nombreux autres amendement qui produisent un humus autant voire plus stable avec des dépeditions de carbone bien moindres le long de la chaîne.

      "Ce sont des rendements ridicules pour un travail de forçat car le compost de légumes est bien moins efficace pour faire pousser des légumes que le fumier animal. A moins de forcer le sol par de la chimie, évidemment. Et de labourer bien profondément. Mais, dans ce cas, on abîme les sols, en désorganisant l’écosystème qu’il est en réalité."
      LA LIGNINE. cf point précédent.

      "manger végan, l’absolu des régimes « sans », c’est se condamner à ingurgiter beaucoup de produits transformés, c’est-à-dire des assemblages de molécules pour mimer ce qu’on a supprimé"
      des "assemblages de molécules", no comment. par ailleurs ma soupe, mon porridge, mon pain, mes poêlées de légumes, mes compotes, j’aimerais bien savoir ce que c’est censer mimer.

      "Sans omettre d’ajouter la précieuse vitamine B12 à son alimentation."
      ah, la fameuse B12, la preuve ultime. sauf que la B12 ne provient pas des animaux (sinon on en aurait de base dans le corps vu qu’on est aussi des animaux) mais des bactéries du sol. la question n’est donc pas celle de la consommation d’animaux, mais de l’aseptisation croissante de notre bouffe, qui n’est pas non plus sans lien avec les problèmes d’immunité et ceux du microbiote intestinal.

      "il n’y a plus rien pour maintenir les paysages ouverts"
      mais c’est quoi leur problème avec les forêts ? http://www.peripheries.net/article75.html

      "ce mouvement nous met encore plus dans les serres des multinationales"
      C’est tout simplement faux car ça passe sous silence toutes les expérimentations faites autour de la #végéculture. Comme on en a maintenant l’habitude avec Porcher, elle nous met en avant un choix binaire entre d’un côté une agriculture autonome qui ne saurait se passer d’élevage (sauf qu’elle ne le démontre jamais) et d’un côté une agriculture cyborg dont le véganisme est l’idiot utile. après le biais de confirmation, la technique de l’homme de paille.

      ensuite, rapprochement sans queue ni tête entre véganisme et viande in vitro, comme s’il y avait un rapport entre les deux

      "[le véganisme] menace de nous condamner à la disette en nous ramenant à l’agriculture prédatrice des temps anciens."
      Putain mais informez-vous, sérieux, informez vous. Ne rien connaître à la dynamique d’un sol et prendre une posture d’autorité pour balancer des énormités pareilles, c’est grave.

      "Il menace de nous condamner à dépendre d’une alimentation industrielle 4.0."
      hors sujet

      "Il menace d’uniformiser nos paysages."
      Idem, affirmation sans aucune démonstration ni fondement. C’est la diversité de reliefs et de climats qui fait la diversité paysagère.

      "Il menace paradoxalement de nous faire perdre notre humanité incarnée et notre animalité en nous coupant des réalités naturelles par des zoos virtuels, des paysages transformés en sanctuaires, avec des chiens et chats remplacés par des robots."
      Total fantasme. N’en jetez plus.

      "Le véganisme est l’allié objectif d’une menace plus grande encore. Car, après tout, la meilleure façon de ne plus abîmer la nature est de s’en couper totalement."
      Nième procédé de l’homme de paille.
      Une fois de plus, s’ils veulent critiquer l’industrialisation de la vie, qu’ils s’en prennent à ce qu’il y a derrière au lieu de monter un faux débat et de prêter aux pratiques agricoles sans élevage tout et n’importe-quoi en termes d’intention et d’arrière-plan politique

      "De s’enfermer dans des villes, alimentées par des flux de molécules et des flux de données. Plus de sale, plus de propre, que de l’esprit sain tourné vers une morale ultime, l’amélioration de l’homme par son isolement total de la nature que l’on ne peut maîtriser et qui nous renvoie sans cesse à notre animalité. Oui, véganisme rime avec transhumanisme."
      Idem. Gros n’importe-quoi qui sort de nulle part, par mélange de pinceaux entre industrialisation du vivant et pratiques agricoles sans élevage.

      Tiens, encore plus loin dans les fantasmes en boucle :
      "La consommation de la viande a introduit, dès la préhistoire, l’obligation du partage, l’invention de la logique du don et du contre-don car un chasseur ne consomme jamais son propre gibier"
      Mais pourquoi un réseau d’horticulteurs végétaux ne pourrait pas pratiquer le don et contre-don ? Idem du gloubiboulga précédent.

      Bref, une tribune désolante par son indigence et ses procédés rhétoriques gros comme des maisons, et qui tombe complètement à côté de la plaque.
      #naufrage_intellectuel

    • @koldobika, @rastapopoulos

      Les animaux « n’ont aucun intérêt objectif à vivre avec nous. »

      Ben si, pour les protéger des prédateurs, par exemple. Car les animaux mangent aussi d’autres animaux, à ce qu’il paraît. Ou encore pour leur éviter d’avoir à chercher à bouffer...

      rapprochement sans queue ni tête entre véganisme et viande in vitro, comme s’il y avait un rapport entre les deux

      Ah ben là, c’est toi qu’est mal renseigné. Peut-être pas seulement le véganisme, mais le végétarisme constitue un juteux marché pour ce genre de truc.

      Pour le reste, il est vrai que cette tribune rate, à mon sens, l’essentiel, à savoir le déni et la mise à distance de la souffrance et de la #mort dans notre société trop aseptisée. D’où le rapport avec l’artificialisation du monde et le #transhumanisme.

      Tout y est maintenant trop lisse et sans aspérités. Les machines y ont fait leur chemin et une fraction de la population aspire à une #pacification encore plus grande de la vie - si c’est encore possible.

      Un militantisme moralisateur est actif qui cherche à imposer son #politically_correct, sa police de la pensée, etc. en culpabilisant les personnes avec des méthodes dignes des pires curés jésuites.

      Cette tribune est une réaction maladroite contre cette tendance, qui est bien loin de ne concerner que les vegans militants...

    • pour les protéger des prédateurs, par exemple

      oui sauf qu’initialement aucun animal sauvage n’a été de lui-même se mettre dans un enclos, qu’au bout du compte ils passent tous à la casserole, et qu’à aucun moment ils n’ont de moyen de piger les tenants et aboutissants de leur captivité et de leur domestication.

      Peut-être pas seulement le véganisme, mais le végétarisme constitue un juteux marché pour ce genre de truc

      dans la mesure où véganes et végétariens ne mangent pas de viande, ce serait plutôt à mon sens les omnivores soucieux du bien être animal qui seraient intéressés par un substitut garanti sans abattoir ni maltraitance.

      le déni et la mise à distance de la souffrance et de la #mort dans notre société trop aseptisée. D’où le rapport avec l’artificialisation du monde et le #transhumanisme.

      Effectivement ça rate l’essentiel, car d’une observation pertinente ils finissent par taper très très à côté. L’industrialisation totale de la vie se fout bien des véganes, elle n’a pas besoin d’eux pour s’imposer.
      et de nombreux véganes sont plutôt dans une mouvance punk autogestionnaire (pas explicitement anti-indus mais du moins dans l’esprit)

      une fraction de la population aspire à une #pacification encore plus grande de la vie - si c’est encore possible

      tristement ironique à l’heure où la violence économique en est à tuer les plus pauvres, mais de façon non visible pour les privilégiés, à coup de réformes APL, décrets, radiations abusives etc.

    • @koldobika et @rastapopoulos

      à aucun moment ils n’ont de moyen de piger les tenants et aboutissants de leur captivité et de leur domestication

      En effet, et c’est bien cela qui constitue la spécificité (et probablement pas la « supériorité », vu le peu d’usage qu’ils en font) des êtres humains sur les autres ( zootres ?) animaux.

      Il y a une sorte de contradiction à réclamer l’égalité entre les êtres humains et les animaux et en même temps à reconnaître que ces derniers ne sont pas capables des mêmes capacités de conscience et d’anticipation que nous-mêmes.

      Tout le problème de l’antispécisme réside là-dedans : on réclame une égalité abstraite au nom d’êtres qui n’ont pas les capacités de la réclamer eux-mêmes...

      Par exemple A. Caron ne parvient pas à sortir de cette contradiction :

      Pourquoi faudrait-il être végan   ?
      Le mouvement végan demande à ce que l’on ne consomme plus de produits d’origine animale. Mais comment se nourrir et sortir d’un modèle agro-industriel ? Le journaliste Aymeric Caron et la sociologue Jocelyne Porcher en débattent.

      http://www.lemonde.fr/idees/article/2018/04/21/pourquoi-faudrait-il-etre-vegan_5288594_3232.html

    • J’y connais pas grand chose en antispécisme, mais de mémoire, il y a pas mal de gens qui ne demandent pas une égalité abstraite, mais qui demandent à ne plus faire souffrir des animaux qui ont la capacité de souffrir (pas tous mais beaucoup quand même), lorsqu’on a la possibilité de faire autrement (de se nourrir ou vêtir autrement surtout). On peut pas appeler ça abstrait, c’est très concret.

      (Le débat avec Aude, Guillaume, Jocelyne et Xavier est demain soir, et je n’ai rien révisé ! Ça va pas être du gâteau pour intervenir, moi qui n’ai pas une très bonne mémoire. En plus obligé d’y aller avec mon fils, la te-hon si je dis des conneries…)

    • Pour le lien précédent avec Caron, je ne sais pas si je vais avoir le temps de vraiment le lire ce soir car je suis mort, mais juste le tout tout début, première réponse de Jocelyne Porchet :

      On peut penser que les relations de domestication ont rencontré l’intérêt de certaines espèces parce qu’elles leur apportent protection et sécurité alimentaire. La domestication n’est donc pas un rapport de domination et d’exploitation. C’est au contraire fondamentalement un rapport de pacification et de communication, l’inverse des rapports de prédation auxquels veulent nous ramener certains « libérateurs » des animaux.

      Peu importe mes idées perso, ya quand même un gros soucis juste rationnel, de démarche honnête d’argumentation non ? C’est pas scientifique au sens de la démarche, de pouvoir apporter des arguments prouvables etc.

      Le tout premier truc qu’on lui demande et elle répond « On peut penser que » ! C’est juste elle qui pense que, mais sans preuve de que dalle, aucune preuve historique, rien. Et ensuite sur cette base pourrie, là elle enchaine « n’est donc pas » !

      Genre elle commence par un truc totalement flou, tellement flou que c’est même pas une phrase d’autorité ("Il est clair que", « On sait bien que »… là c’est juste « On peut penser que », à la limite… en imaginant bien…), et de ça elle en tire une conclusion.

      Sérieux, c’est totalement WTF ce début de réponse, et ça engage pas du bon pour la suite…

      Moi perso c’est le genre de non-argumentation qui a tendance à me bloquer.