• Après 37 jours de grève de la faim, le militant détenu en isolement Libre Flot a été libéré - Basta !
    https://basta.media/Libre-Flot-detention-preventive-isolement-greve-de-la-faim-association-de-m

    Florian D. était en détention provisoire et placé à l’isolement depuis décembre 2020. Il est suspecté d’association de malfaiteurs terroristes après son retour de Syrie où il a combattu Daesh aux côtés des Kurdes.

    (...) Selon Médiapart, le parquet national antiterroriste et le juge d’instruction en charge de cette affaire ne voulaient pas entendre parler d’une mise en liberté, pour « l’ordre public » et pour les nécessités de l’enquête. « La qualification terroriste empêche tout », confiaient lundi ses avocats.

    Tout s’accélère pourtant le lendemain. Face à son état de santé qui se détériore de jour en jour, le juge d’instruction accepte finalement sa demande de mise en liberté pour raisons médicales. Le mardi soir, à la suite de cette nouvelle, Libre Flot met un terme à sa grève de la faim. C’est libre qu’il a été transféré, ce jeudi en début d’après-midi, à l’hôpital de Villejuif (Val-de-Marne). Il a été accueilli dans un service de renutrition spécialisé. À la fin de son hospitalisation Florian D devrait rester en liberté sous bracelet électronique accompagné d’un contrôle judicaire strict, dans l’attente de son procès.

    « En novembre 2021, un juge de la détention et des libertés avait ordonné la réalisation de deux enquêtes de faisabilité de la libération. Elles ont été réalisées par le Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) et elles étaient toutes positives, avec des projets de sortie vérifiés et validés. À l’époque, ça n’avait rien changé, mais c’est un de ces projets avec travail et hébergement en dehors de son milieu familial que Florian va désormais pouvoir effectuer », expliquent ces deux avocats. Dans cette affaire, l’instruction est toujours en cours et le procès ne devrait pas avoir lieu avant début 2023, au plus tôt.

    #antiterrorisme #séquelles

  • Mediapart, chien de garde de la DGSI | Blog des Comités du 8/12
    https://soutienauxinculpeesdu8decembre.noblogs.org/post/2022/04/01/mediapart-chien-de-garde-de-la-dgsi

    Alors que ses camarades et avocat.es tentent de visibiliser depuis des semaines la situation de Libre Flot, en grève de la faim après 15 mois passé à l’isolement pour une affaire pour laquelle il n’a pas été jugé, la DGSI organise une opération de contre-propagande dans laquelle elle a trouvé comme relai le journal Mediapart.

    [...]

    Au cinéma, un monteur habile peut, à partir des mêmes rushs, des mêmes images, raconter tout un tas d’histoires différentes. La DGSI maîtrise à la perfection cet art. Des individus qui ne se connaissent même pas toustes et habitent parfois à des centaines de kilomètres les un.e des autres sont ainsi devenu.es par la magie du montage une « bande », un « groupe clandestin » regroupé autour d’un leader « charismatique » qui, tout anarchiste et anti-autoritaire qu’il est, n’en demandait sans doute pas tant. Et Mediapart nous donne à voir, sans recul aucun, le film monté par la DGSI, composé à partir d’éléments disparates tirés de la vie de ces personnes qui avaient le malheur – ou le bon sens – de ne pas aimer la police. Des éléments obtenus à partir d’enregistrements réalisés jusque dans le lit de Libre Flot. Ou encore à partir d’interrogatoires de plusieurs heures de personnes en état de choc après leur violente arrestation, tombant facilement dans les pièges des interrogateurs : leurs manipulations, leurs mensonges, leurs menaces pour tirer des aveux qui ne valent rien. Ces méthodes ont été largement documentées et dénoncées, parfois par #Camille_Polloni elle-même. Elle choisira pourtant cette fois, question de cadrage, de les laisser hors-champ, crédibilisant ainsi la version policière. De même, elle nous explique que l’enfermement de Libre Flot est dû à une crainte de le voir contacter d’autres « acteurs de l’affaire » alors même que son interdiction de communiquer avec les autres accusé.es vient d’être levée pour une personne, ouvrant la voie à d’autres possibles levées – mais ça, Camille Polloni l’ignorait sans doute, elle que les flics avaient pourtant si bien renseignée.

    Et c’est ainsi qu’une fois arrivé au générique du thriller de la DGSI, on a oublié la grève de la faim de Libre Flot. (...)

    #antiterrorisme #DGSI #media #prison #grève_de_la_faim

  • Grève de la faim d’un militant d’ultragauche pour protester contre sa détention à l’isolement
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2022/04/01/greve-de-la-faim-d-un-militant-d-ultragauche-pour-protester-contre-sa-detent


    L’hôpital du centre pénitentiaire de Fresnes (Val-de-Marne), le 25 novembre 2020. CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

    Florian D., mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle », est en détention provisoire depuis quinze mois. Ses avocats dénoncent la qualification terroriste de ce dossier.

    Au trente-deuxième jour de sa grève de la faim, jeudi 31 mars, Florian D. pesait 47 kg. Ce militant d’ultragauche de 37 ans, qui se définit comme « libertaire », est détenu à l’hôpital du centre pénitentiaire de Fresnes (Val-de-Marne). Il a perdu 15 kg depuis le début de son action, le 27 février, est perfusé en permanence, ne peut plus se lever de son lit et se rend à la douche en chaise roulante. « Nous sommes extrêmement inquiets », s’alarment ses avocats, Coline Bouillon et Raphaël Kempf.

    Florian D. est en détention provisoire depuis le 12 décembre 2020, soit quinze mois, dans le cadre de sa mise en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle ». Il lui est reproché, avec six autres personnes – cinq hommes et une femme –, d’avoir préparé ou projeté des « actions violentes » au nom d’une idéologie d’extrême gauche.

    Florian D. est le seul des sept mis en examen encore en détention. Depuis le début, il est placé à l’isolement. Une mesure décidée par l’administration pénitentiaire pour des détenus qui présentent des risques de fuite, de concertation ou de trouble à l’ordre public. Mais l’isolement a des implications lourdes sur la santé mentale et physique des détenus : leur promenade se déroule dans un lieu confiné et étroit, il ne leur est pas possible d’entretenir un suivi médical et des liens sociaux réguliers en dehors des parloirs.

    « Absence d’écoute »

    Dans le cas de Florian D., son « comportement exemplaire » en détention, attesté par les rapports de l’administration et des conseillers pénitentiaires d’insertion et probation, aurait dû déboucher sur un assouplissement de son régime de détention. Ce n’est pas le cas, son régime d’isolement a, au contraire, été confirmé par le directeur interrégional de l’administration pénitentiaire et même par le ministre de la justice.

    « C’est cette absence de d’écoute et de perspective que nous dénonçons », expliquent les conseils de Florian D., dont la dernière demande de remise en liberté, le 16 février, a été rejetée malgré les vérifications diligentées par la justice sur l’existence réelle d’un emploi stable indispensable à sa sortie de détention.

    Dès le début de la détention de Florian D., ses avocats avaient contesté cette mesure d’isolement, perçue comme punitive et vexatoire, en saisissant le juge administratif de Versailles en référé. Ce dernier a décidé qu’il n’y avait pas lieu de statuer en référé. La procédure peut prendre plusieurs années, voire aboutir après la fin de la période d’isolement, comme ce fut le cas de Yassine Atar, un autre client de Me Kempf jugé actuellement dans le procès des attentats du 13-Novembre.

    Le 25 mars, Florian D. était transféré de la prison de Bois-d’Arcy (Yvelines) à l’hôpital de Fresnes. Le 28, il lui a été notifié − sans explication − la levée de sa mesure d’isolement et de son interdiction de communiquer avec Camille, sa compagne, elle aussi mise en examen dans la même affaire. Florian D. a décidé, pour le moment, de poursuivre sa grève de la faim. « Son objectif est sa remise en liberté sous contrôle judiciaire jusqu’au procès », précise Me Kempf. C’est le cas des quatre autres mis en examen, qui ont effectué de quatre mois et demi à onze mois de détention provisoire.

    Pour la première fois depuis le début de l’affaire, Camille, qui souhaite rester anonyme, a pris la parole, jeudi, pour souligner la dureté du traitement réservé par la justice aux sept mis en examen. Elle-même a eu droit aux fouilles à nu à l’occasion de chaque parloir, et n’a eu accès à son dossier qu’au bout de cinq mois. Elle s’est dite « fatiguée et broyée ».

    « Criminalisation de l’internationalisme »

    Au-delà de la dénonciation des excès de la détention provisoire de Florian D., Mes Bouillon et Kempf ont « dénoncé avec force la qualification terroriste dans ce dossier. Depuis plusieurs années, la DGSI [la direction générale de la sécurité intérieure]cherche à criminaliser des militants qualifiés d’ultragauche. Elle a construit un récit plaqué sur les schémas usités en matière de djihadisme. On use du même vocable en parlant de revenants ».

    Florian D. a combattu avec les milices kurdes du YPG (Unités de protection du peuple) en Syrie contre l’organisation Etat islamique (EI). La DGSI le soupçonne d’avoir acquis un savoir-faire militaire qu’il aurait eu l’intention de mettre en œuvre depuis son retour en France pour mener des attentats contre les forces de l’ordre. Ce dossier est le seul ouvert au titre de l’ultragauche devant la justice antiterroriste. « Assimiler Florian D. au risque djihadiste, c’est injurieux ou, au minimum, choquant, ajoutent ses avocats. Nous lui sommes redevables moralement pour son action [contre l’EI]. »

    Camille estime que ce dossier s’inscrit dans un contexte de « criminalisation de l’#internationalisme ». Et de citer en exemple les demandes d’extradition d’anciens militants d’extrême gauche italiens, l’interdiction des manifestations de soutien à la Palestine et les entraves juridiques au mouvement de boycott propalestinien BDS (pour Boycott, Désinvestissement, Sanctions).

    Ses avocats questionnent notamment l’attitude du Parquet national antiterroriste. Si la DGSI communique en pointillé sur la menace terroriste d’ultragauche, le parquet, dont c’est pourtant le rôle, n’a jamais pris la peine de préciser sa vision de cette menace qui pèserait sur la société. Les deux avocats ont demandé au juge de faire préciser par la DGSI ce qu’elle entend par « l’ultragauche ». La demande est restée lettre morte.

    #antiterrorisme #police #justice #prison #grève-de_la_faim

  • Pour la première fois en Bretagne, les nouvelles barrières anti-attentat à Noyal-Châtillon-sur-Seiche
    https://www.francebleu.fr/infos/societe/pour-la-premiere-fois-en-bretagne-les-nouvelles-barrieres-anti-attentat-d

    Noyal-Châtillon-sur-Seiche (Ille-et-Vilaine) est la première ville de Bretagne à avoir investi dans des barrières anti-attentat. Installées le dimanche 29 novembre, et en apparence plutôt légères, ces barrières pèsent tout de même 100 kilos chacune.

    D’autres y voient les avantages techniques : « Elles semblent plus pratiques à installer pour le personnel car il y a des roulettes . »
    #antiterrorisme_à_roulette

  • Limousin : Association de malfaiteurs du 15 juin
    https://lundi.am/Gentioux-Association-de-malfaiteurs-du-15-juin

    Le 15 juin dernier, environ deux cents agents de la Section des recherches de la Gendarmerie, du Peloton de Surveillance et d’Intervention de la Gendarmerie (PSIG), du SRPJ de Limoges et de la Sous-direction Anti-Terroriste (SDAT) de Paris prenaient d’assaut les villages de Gentioux, Cieux et Bussière-Boffy en Creuse et en Haute-Vienne. Six personnes de 50 à 70 ans étaient interpellées et placées en garde à vue : une directrice d’école, une potière, un plombier, une menuisière, un chargé de cours à l’université et une infirmière.

    #antiterrorisme #terrorisme_d_état #violence_institutionnelle

  • Coup de Jarnac sur le plateau de Millevaches
    https://la-bas.org/la-bas-magazine/textes-a-l-appui/coup-de-jarnac-sur-le-plateau-de-millevaches
    https://la-bas.org/local/cache-gd2/8e/d4e130249cb85dcc3d5bb1e657f66e.jpg?1623783857

    Le 15 juin, six personnes ont été arrêtées simultanément dans plusieurs villages du Limousin, avec le renfort de la sous-direction anti-terroriste. Le parquet de Limoges affirme dans un communiqué que six interpellations ont eu lieu contre « plusieurs individus appartenant à l’ultragauche ». Les enquêtes portent sur la destruction de véhicules d’Enedis en février 2020, et l’incendie d’un émetteur TNT en janvier 2021. Une information judiciaire a été ouverte. Témoignages de soutiens à Gentioux (Creuse).

    C’est ce qu’on appelle un coup de filet spectaculaire. Six personnes ont été arrêtées simultanément dans plusieurs villages du Limousin, le 15 juin à l’aube. À Gentioux (Creuse), dans le hameau du Mont, vers six heures du matin, les voitures de police ont débarqué en nombre pour arrêter une habitante. Il s’agit de la directrice de l’école du village. Selon les soutiens qui sont arrivés sur place dans la matinée, alors que l’opération était encore en cours, des écussons de la SDAT (sous-direction anti-terroriste) ont été repérés sur les uniformes des forces de l’ordre, dont plusieurs membres étaient « armés et cagoulés ».

    Edit, sans #paywall cette fois

    Incendies de l’antenne des Cars et de véhicules d’Enedis à Limoges : une directrice d’école parmi les suspects interpellés
    https://www.lepopulaire.fr/limoges-87000/actualites/incendies-de-l-antenne-des-cars-et-de-vehicules-d-enedis-a-limoges-une-d

    Six arrestations dans l’enquête sur l’incendie de l’émetteur TDF des Cars en Haute-Vienn
    https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/six-arrestations-dans-l-enquete-sur-l-incendie-de-l-emetteur-tele-des-car

    Dans ces deux affaires, des inscriptions avaient été retrouvées sur place. Aux Cars, les enquêteurs avaient découvert un tag avec écrit : "Ni 5G Ni T.V. la voix du vent et les chants d’oiseaux." . Sur les locaux d’Enedis, les forces de l’ordre avaient vu marqué sur le mur d’un bâtiment : "Ni Linky, ni nucléaire, on veut une retraite dorée"

    L’anti-terro fantasme (encore) le plateau
    https://labogue.info/spip.php?article1039

    #antiterrorisme

    • Le 8 décembre dernier débutait une nouvelle affaire antiterroriste. La première depuis l’affaire Tarnac. Neuf personnes étaient arrêtées sur la base de renseignements sans qu’aucun délit n’ait pu leur être reproché. A l’heure actuelle, parmi les 9 personnes arrêtées, 2 ont été libérées sans suite, 2 sont sous contrôle judiciaire, et 5 en détention provisoire. Ces 5 personnes sont en prison pour présemption d’intention.
      [...]

      A l’heure actuelle, parmi les 9 personnes arrêtées, 2 ont été libérées sans suite, 2 sont sous controle judiciaire (pointer tous les jours au comissariat), et 5 en détention provisoire. Voilà, alors déjà, ce qu’il faut bien comprendre, c’est que 5 personnes sont en prison pour présemption d’intention ! Yels sont donc éparpillé-es dans differentes prisons en région parisienne, mais pas n’importe comment : ce sont des DPS « détenu.es particulièrement surveillées », comme si elles menaçaient de faire fondre les institutions étatiques avec un regard bien placé. Ça serait presque drôle, si ça n’était pas si déshumanisant et violent. La perquisition était violente : 6h du matin, tout le monde menotté, plein de trucs cassés dans les maisons, molosses du RAID et de la DGSI… La garde à vue, à Levallois perret, était violente : pendant 4 jours sous des néons non stop, sans plus aucune notion du temps, pour mettre bien à l’aise lors des interrogatoires de 6h par jour à base de « Qu’est-ce que vous pensez de la République ? ». Ces méthodes sont dignes de la « torture blanche ». Donc soit dit en passant, on peut considérer que tout ce qui sortira de ces 96h est nul et non avenu, car ce sont des aveux sous la torture.

      Le premier mois de détention était violent : placée à l’isolement, pas le droit de faire des vraies promenades, réveillée toutes les 2h la nuit, blocage des lettres que ses proches lui envoient… Enfin, le début de la médiatisation était violente : des informations ont été divulgués sur leur vie privée comme leurs lieux d’habitation, leurs descriptions physique et leurs modes de vie, et aussi des informations de leur entourage, ce qui les met en danger ! L’entourage d’ailleurs est placé sous haute surveillance car le dossier est toujours en instruction. Et il y a eu d’autres perquisitions depuis. Tout cet arsenal déployé pour piétiner des personnes, c’est tout cela qui terrorise. On espère que le traumatisme de nos ami.es ne sera pas trop profond, et on leur envoi tout l’amour et le courage qu’on peut.

      #DGSI #renseignement #Antiterrorisme #police #justice #prison #DPS

  • Semaine internationale de la rébellion
    Face au militantisme, “nous sommes revenus à un système de répression des années 1960 et 1970”

    Lycéens fichés S, écolos entendus par la police, Gilets jaunes renvoyés en correctionnelle : Vanessa Codaccioni explique comment l’#antiterrorisme a contaminé l’appareil répressif. Et comment la France a fait un bond de 40 ans en arrière.

    La chercheuse en sciences politiques Vanessa Codaccioni s’inquiète de la #criminalisation croissante du #militantisme. En refusant la #politisation des mouvements de #contestation, le pouvoir va jusqu’à les assimiler à du #terrorisme. Suite et fin de notre série d’articles consacrée à la Semaine internationale de la rébellion qui se déroule du 12 au 19 avril.

    https://www.telerama.fr/idees/face-au-militantisme,-nous-sommes-revenus-a-un-systeme-de-repression-des-an


    illustration photo : Abdulmonam Eassa/AFP : Manifestation des Gilets jaunes, à Paris, le 1er décembre 2018.

    En quatre mois de mobilisation des Gilets jaunes, 8 645 personnes ont été placées en garde à vue, 2 000 ont été condamnées, et 1 800 sont en attente de jugement. A titre de comparaison, environ 11 000 individus avaient été arrêtés pendant les grèves de mineurs sous Thatcher entre 1984 et 1985. Ce qui est inédit, c’est ce niveau de contestation politique, ou la vigueur de la punition ?

    /.../

    ++ SEMAINE DE LA REBELLION, MODE D’EMPLOI
    C’est quoi : la Semaine internationale de la rébellion a été lancée par Extinction Rebellion, https://extinctionrebellion.fr, un mouvement né en Angleterre en octobre 2018 et qui depuis essaime dans de nombreux pays – parmi lesquels la France, l’Italie, l’Allemagne et les Etats-Unis. L’idée : mener des actions de #désobéissance civile non-violente afin d’intensifier la protestation contre l’inaction politique en matière de lutte contre le changement climatique et la disparition des espèces. D’autres organisations environnementales ont annoncé qu’elles participeraient à cette semaine internationale de la rébellion.
    C’est quand : la semaine internationale de la rébellion se déroule du 12 au 19 avril.
    Quelles actions : Impossible de tenir un agenda précis. Car si certains collectifs communiquent depuis plusieurs semaines sur leurs prochaines actions pour s’assurer une médiatisation maximale, d’autres cultivent au contraire le secret, afin d’amplifier l’effet de surprise.
    En France, citons une « action contre l’industrie du textile et la fast fashion » menée par #Extinction #Rebellion, qui s’est déroulée le vendredi 12 avril. Et « bloquons la République des pollueurs », une action en Ile-de-France organisée par les Amis de la Terre, ANV-COP21 et Greenpeace. Des actions de « swarming » (blocages éphémères de la circulation) sont annoncées à travers le monde…
    Marc Belpois

    #répression

  • A Toulouse, sur fond de gilets jaunes, resurgit le spectre d’une affaire Tarnac - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/170219/toulouse-sur-fond-de-gilets-jaunes-resurgit-le-spectre-d-une-affaire-tarna

    Début février, une mise en examen pour association de malfaiteurs et deux perquisitions mobilisant plusieurs dizaines de policiers ont visé des militants de la sphère autonome. Un coup de pression, malgré un dossier vide, sur des éléments classés « anarchistes » et supposés actifs au sein des « gilets jaunes ».

    • Samedi 2 février, R. garde la fille d’une amie chez elle, dans un appartement situé dans le
      quartier de la préfecture. C’est le milieu de la journée, la manifestation de l’acte XII va bientôt démarrer.

      Voyant des policiers contrôler un groupe de personnes dans la rue, il descend fumer une cigarette et observer ce qui se passe. Interpellé pour une vérification d’identité, R. refuse de la décliner et de donner son ADN. Il en a le droit mais il s’agit d’un délit. Il est placé en garde à vue.

      Le 4 février, R. est présenté à la juge d’instruction Élodie Billot, l’un des deux magistrats qui, en janvier 2018, avaient rendu une ordonnance de non-lieu dans le dossier de la mort de Rémi Fraisse à Sivens. Il est mis en examen pour association de malfaiteurs et placé en détention provisoire à la maison d’arrêt de Seysses.

      Mardi 19 février, la cour d’appel du TGI de Toulouse examinera son ordonnance de placement en détention provisoire. « On veut qu’il bénéficie au moins de mesures de contrôle judiciaire » lui permettant de sortir de prison, annonce son avocate Claire Dujardin.

      Qu’y a t-il dans le dossier ? Le procureur du TGI de Toulouse, Dominique Alzeari, nous oppose le secret de l’instruction en cours. Tout en confirmant l’interpellation, puis la mise en examen de R. pour « association de malfaiteurs en vue de la préparation d’actes de destruction et des dégradations graves » et pour « plusieurs délits connexes, dont le refus de se soumettre aux relevés d’empreintes, le refus de se soumettre aux examens génétiques ou encore l’usurpation d’identité d’un tiers ».

      Mais selon les informations que nous avons pu recueillir auprès de diverses sources proches de l’enquête, rien ne justifierait ce placement en détention. De nombreux « PV de contextes » relatant les manifestations depuis novembre figurent dans le dossier, mais aucune infraction, même mineure, impliquant R. n’y apparaît.

      « Cette association de malfaiteurs n’est caractérisée par aucun fait matériel, déplore son avocate. Pour une instruction pénale, il faut des indices sérieux et concordants ; là, il n’y a même pas le début d’un commencement. On sait que l’association de malfaiteurs est une infraction fourre-tout mais en général, il y a quand même quelques faits caractérisés permettant de faire le raccord. Là, non. » En lieu et place figurent surtout des notes blanches et des « éléments de contexte », dont certains évoquent, de fait, un mauvais remake de « l’affaire Tarnac ».

      Ainsi cette évocation d’un « groupe de 7 personnes, porteuses de sacs volumineux et présentant les caractéristiques des membres de l’ultragauche… »

      Des sacs qui s’avèreront dissimuler des duvets et des « denrées alimentaires sans intérêt »,
      mais peu importe : « Au vu des éléments de
      contexte, des renseignements recueillis et du profil de certains interpellés depuis les 12 samedis de manifestations toulousaines, il est permis de penser que les activistes d’ultragauche et des mouvements
      anarchistes constituent le noyau des casseurs “black bloc” et semblent constituer les leaders du mouvement insurrectionnel », est-il noté dans un procès-verbal.

      « Ce sont des fantasmes complets à coups de “il est permis de penser que…”, s’emporte Claire Dujardin. C’est du prédictif pur ! On suppose qu’il a peut- être, et probablement avec d’autres, commis des infractions… » Au cœur de ces supputations, un « jeu de clefs et de passes » trouvé sur le détenu qui serait, selon la police, « caractéristique du fonctionnement
      des activistes d’ultragauche pilotant le mouvement des gilets jaunes et leurs manifestations, en tout cas sur la
      ville de Toulouse ».

      Consultée par Mediapart, une avocate pénaliste ayant 20 ans d’expérience dans ce type de dossier s’étrangle :
      « C’est une honte absolue, je n’ai jamais vu un
      truc pareil ! Ce n’est pas un dossier de procédure pénale, ce sont des notes blanches déguisées en procédure pénale ! Je ne comprends pas comment un juge d’instruction peut mettre en examen sur de tels éléments. Mais on est où, là ? »

      Il semble que l’appartenance à la sphère autonome de R., de nationalité suisse et n’ayant jamais été condamné, et de G., la femme dont il gardait la fille le jour de son arrestation, ait suffit à éveiller les soupçons
      des enquêteurs. « Ça les excite… » soupire G. Au point que quatre jours après l’interpellation de R., mercredi 6 février, deux perquisitions sont simultanément menées dans leurs domiciles respectifs.

      Il est 20 heures lorsque la fille de G. et sa baby-sitter rentrent de la piscine. L’accès à l’immeuble est bouclé et les policiers ont commencé à s’attaquer aux serrures de la porte de l’appartement. « La personne qui accompagnait ma fille a tout d’abord
      souhaité repartir avec elle, mais ils ont menacé de l’embarquer ; ma fille a donné les clefs. » S’ensuit une perquisition qui va durer une heure et demie, en l’absence de G. « Ils ont saisi tout le matériel informatique, raconte cette dernière. Y compris celui de la baby-sitter, des brochures sur les gilets jaunes, un carnet de notes… Des policières ont demandé à ma
      fille si elle voulait jouer “au jeu des questions”… », provoquant l’incrédulité de l’adolescente de 13 ans, à qui ils ont aussi demandé si sa mère « écrivait ».

      Durant cette perquisition, bien obligés de constater qu’il n’y avait pas grand-chose, les policiers ont fait savoir qu’ils décommandaient les chiens ».

      Ce qui n’a pas été le cas à l’autre bout de la ville,sensiblement à la même heure. Dans la maison où R. vit en colocation avec des amis, ce même 6 février, vers 20 h 30, des policiers s’annoncent et pénètrent dans l’appartement en brandissant un bouclier. « On était en train de préparer à manger, ils sont entrés, non cagoulés, sans trop crier, sur un air du Velvet
      Underground », raconte L., l’une des trois colocataires présentes sur place à ce moment-là.

      Trois chiens sont déployés (a priori pour
      les stupéfiants, les explosifs et l’argent) dans
      l’appartement, dont les habitants sont cantonnés dans la cuisine sous la surveillance de deux policiers et en présence de R., menotté, leur pote détenu depuis deux jours et avec lequel ils n’ont pas le droit de communiquer.

      « Les autres policiers ont investi toutes les
      chambresau rez-de-chaussée et à l’étage, raconte L. D’autres étaient dans le jardin, sûrement pour sécuriser les accès. Il devait y avoir une quarantaine de policiers. Ils ne nous ont d’abord rien dit de ce qui se passait, aucun document ne nous a été présenté.

      À la fin, celui qui semblait être le chef, en civil avec un brassard de police, a fini par nous dire que c’était une perquisition pour une affaire qui concernait notre ami et une association de malfaiteurs. » Les policiers photographient, filment (« Ils nous ont filmés dans la cuisine pendant une heure et demie », assure L.) et finissent par emporter tout le matériel informatique et téléphonique présent dans la maison. « Et aussi des bouquins et des documents administratifs et personnels », ajoute D., un colocataire qui, absent
      ce jour-là, a pu sauver son téléphone mais n’a pas retrouvé son ordinateur en rentrant.

      À 23 h 30, les policiers s’en vont, puis reviennent quelques minutes plus tard et font un dernier tour au garage, avant de quitter définitivement les lieux.

      Deux perquisitions simultanées, des dizaines d’agents déployés, des attitudes intimidantes, des saisies massives, pour quel résultat ? « Les éléments résultant des perquisitions n’ont pas à ce jour donné lieu à mise en examen supplétive ou à des mises en examen d’autres personnes. L’instruction se poursuit », nous
      a répondu par mail, vendredi soir, 10 jours après les faits, le procureur Dominique Alzeari.

      Les paramètres très brumeux de cette séquence toulousaine résonnent avec les récentes consignes du parquet à Paris. Révélées par LeCanard enchaîné le 30 janvier dernier, elles invitent les magistrats à
      inscrire les personnes interpellées dans le cadre du mouvement des gilets jaunes au fichier de traitement des antécédents judiciaires (TAJ), « même lorsque les fait ne sont pas constitués ».

      À l’échelle locale, cette focalisation sur une
      « ultragauche » qui serait à la manœuvre parmi les gilets jaunes semble faire écho aux préoccupations du maire de la ville qui s’est imposée comme l’un des principaux foyers du mouvement. Jean-Luc Moudenc, après s’être glissé en décembre dans le cortège « en tenue de motard », avait assuré avoir vu
      de ses yeux l’alliance des militants d’extrême droite et d’extrême gauche : « J’ai été frappé par le mano a mano entre extrémistes de gauche et de droite, unis pour lancer des projectiles contre les forces de l’ordre », expliquait-il à Libération début janvier.
      Une intuition assez nettement contredite samedi 9 février, lors de l’acte XIII, où une trentaine de militants d’extrême droite (notamment de Génération identitaire) ont attaqué le cortège, et précisément des
      militants de gauche. Mais c’est bien sur la sphère dite « autonome » que se sont abattues les foudres policières et judiciaires ces derniers jours, pas sur la « fachosphère » toulousaine.

      Mercredi 13 février, G. a adressé à la juge d’instruction un courrier demandant la restitution de ses affaires saisies et contenant une facture de la dégradation de la porte. Concernant R., des requêtes pour nullité de
      procédure sur son interpellation et sa mise en examen ont été déposées vendredi 15 février par son avocate, qui résume : « Je ne sais pas ce que l’on reproche à mon client. »

      La justice a deux mois pour se prononcer.

      Boite noire
      Nous avons rencontré à trois reprises plusieurs des personnes concernées par ces perquisitions et échangé ensuite par téléphone. Elles n’ont pas souhaité que leurs noms apparaissent dans l’article.

    • Wanted Serial Casseurs

      Au-delà des arrestations en flagrant délit, et face aux difficultés pour arrêter les vrais adeptes de la guérilla urbaine, deux cellules d’enquêtes spéciales ont été créés mi-décembre. Depuis la mi-janvier, elles ont déjà permis plus de 40 interpellations.

      Ce qui est inédit en Occitanie et pour la Nouvelle-Aquitaine, c’est le fait de mettre ensemble, dans un même bureau, des agents du renseignement territorial, des brigades anti-criminalité et des enquêteurs de la Sûreté départementale, rassemblés pour analyser des centaines d’heures de vidéos. Il faut y ajouter des profils en cybercriminalité qui ont pu infiltrer, selon nos informations, certains groupes d’activistes en gilet jaune. Au début, certains enquêteurs n’y croyaient pas vraiment, c’était un peu considéré comme le « bureau des punis » affirme l’un d’eux. Mais maintenant, selon l’un de leurs supérieurs, certains ne veulent plus en partir au vu des résultats qu’ils obtiennent.

      Les agents partent de séquences vidéo où l’on aperçoit des manifestants masqués au moment où ils attaquent. L’objectif est alors d’essayer de remonter en amont de leur arrivée sur place, ou de les repérer plus tard, même s’ils ont changé de vêtements. C’est exactement comme cela que plusieurs dizaines de manifestants qui s’étaient affrontés aux gendarmes et aux policiers à Paris début décembre se sont fait rattraper par la patrouille.

      Quatre ou cinq suspects sont désormais interpellés chaque semaine à Toulouse et Bordeaux. Et selon nos informations, à Bordeaux encore une vingtaine de personnes a été repérés, mais ils ne sont toujours pas identifiés formellement. « On en a nous aussi plusieurs dizaines » affirme un enquêteur haut-garonnais, « on distribue chaque samedi leurs portraits au cas où, car ce sont ceux qui ont cherché à fracasser des collègue et on ne les lâchera pas ».

      source : franceinter.fr
      #police

  • « Gilets jaunes » : « l’incompréhension » de deux hommes jugés sans même avoir manifesté
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/01/29/gilets-jaunes-l-incomprehension-de-deux-jeunes-hommes-juges-sans-meme-avoir-

    A la barre, Arthur T., traducteur breton au pull marin et à l’allure solide, a un ton lapidaire qui trahit son incompréhension. Mardi 29 janvier, le jeune homme de 29 ans comparaissait aux côtés de son ami Théo*, 21 ans, devant le tribunal correctionnel de Nanterre pour « groupement en vue de la préparation de violences ou de dégradations » et « transport sans motif d’arme de catégorie D ». Pour avoir refusé de se soumettre à une demande de relevé d’empreintes, Arthur T. était aussi jugé pour « refus de signalétique ».

    (...)

    Contrairement aux manifestants interpellés sur les lieux du rassemblement parisien, et généralement poursuivis pour des faits de rébellion ou de violences contre les forces de l’ordre, Arthur T. et Théo n’ont pas mis un pied à la manifestation.

    (...)

    C’est à la suite d’un contrôle routier que les deux hommes sont interpellés le 8 décembre vers 9 heures, à Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine). Leur voiture présentant un feu défaillant, les policiers demandent les papiers du véhicule avant d’apercevoir, au pied du passager, « une bonbonne de peinture chromée et une barre de fer », relate la présidente du tribunal, précisant que les forces de l’ordre n’ont pas pris la peine « d’effectuer une fouille en bonne et due forme du véhicule ».

    La barre de fer en question, qui sera un point central de ce procès, est en réalité une biellette de direction – une pièce de mécanique automobile ressemblant à une barre de fer. « On s’obstine à appeler cela une barre de fer, cela permet de faire vivre ce dossier, alors que c’est une biellette de direction », insistera Me Xavier Courteille, l’avocat de Théo, lors de sa plaidoirie. Considérée comme une « arme de catégorie D » par les policiers, cette pièce mécanique avait justifié le placement en garde à vue de ces deux hommes au casier judiciaire vierge. Car à l’intérieur du véhicule, les policiers n’avaient aperçu ni masque respiratoire, ni gants, ni casque… pas même un gilet jaune.

    (...)

    Devant la présidente, Théo, qui jongle entre ses études à Lille et des petits boulots en intérim, ne s’exprimera pas davantage. Arthur, vivant à Rennes, où il travaille ponctuellement comme traducteur pour une chaîne de télévision locale, se dit « stupéfait par l’ampleur de cette procédure » et déplore avoir « fait l’objet d’un placement sous contrôle judiciaire » l’empêchant de se rendre en Ile-de-France.

    #arbitraire

    Combien d’autres cas absurdes comme cela, avec des conséquences odieuses à la clef ?

    L’autre fois, on évoquait les mutuelles qui ne remboursent pas les mains explosées... combien de cas similaires ne faisant pas l’objet de médiatisation ?

  • #agora.brussels : pour une assemblée tirée au sort
    http://www.radiopanik.org/emissions/les-promesses-de-l-aube/agora-brussels-por-une-assemblee-tiree-au-sorte-au-sort

    Ce mercredi, Marie-Line et Franco sont venus nous expliquer leur projet d’assemblée citoyenne tirée au sort : Agora.brussels.

    Alors que le gouvernement fédéral vient de tomber et que les citoyen.ne.s sont de plus en plus nombreuses à se méfier du politique et à vouloir changer les choses, cette initiative a le mérite de proposer autre chose. N’hésitez pas à aller sur leur site ou à les rejoindre lors de leurs Agora Cafés pour en savoir plus.

    Nous avons également écouté le chapitre 4 de #la_terreur, documentaire consacré à l’antiterrorisme réalisé par Chedia : en écoute ci-dessous.

    #élections #tirage_au_sort #participation_citoyenne #Antiterrorisme #élections,tirage_au_sort,participation_citoyenne,Antiterrorisme,la_terreur,agora
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/les-promesses-de-l-aube/agora-brussels-por-une-assemblee-tiree-au-sorte-au-sort_05909__1.mp3

  • Bure : le zèle nucléaire de la justice - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2018/11/14/bure-le-zele-nucleaire-de-la-justice_1692100

    Ils ne sont que quelques dizaines, pourtant la justice emploie les très grands moyens. « Libération » a pu consulter le dossier d’instruction contre les militants antidéchets nucléaires : une procédure titanesque employant les ressources les plus pointues… de la lutte antiterroriste. (...)
    L’objectif clairement affiché est de mettre en évidence la « radicalisation » d’une partie des opposants ayant des « desseins criminels » et auteurs, selon les gendarmes, d’« infractions graves n’ayant pour l’instant entraîné que des dégâts matériels ». Dans cette instruction, qui a déjà dépassé les 10 000 pages et que Libération a consultée, les investigations les plus intrusives des enquêteurs s’enchaînent frénétiquement. Une « cellule Bure » à la gendarmerie est montée en coordination avec le parquet de Bar-le-Duc. Une dizaine de militaires travaillent sur le mouvement. La plupart à plein temps. Surveillance physique, #géolocalisation, #balisage de véhicule, placement sur #écoute, tentative de sonorisation d’une maison, expertise génétique, perquisitions, exploitation de matériel informatique… Ces « techniques spéciales d’enquête » ont été étendues ou légalisées par la loi du 3 juin 2016 sur la criminalité organisée et le terrorisme. A l’époque des débats au Parlement, les défenseurs des libertés publiques alertaient justement contre le risque de voir les méthodes de l’#antiterrorisme et de répression du grand banditisme appliquées au militantisme politique.

    #nucléaire #luttes_sociales #Imsi-catcher

    • Les grandes oreilles des gendarmes vont aussi s’intéresser à plus d’une dizaine de militants, dont les téléphones personnels sont placés sur écoute à partir de septembre 2017. Pour certains, les interceptions cessent après quelques semaines. D’autres, en revanche, seront écoutés pendant près d’un an. Qui parle à qui ? Qui utilise un pseudonyme ? Et lequel ? Les enquêteurs peinent à débusquer les « malfaiteurs » qu’ils traquent. Ainsi, 2000 communications décortiquées n’aboutissent qu’à quatre maigres retranscriptions… Sans parler du numéro d’une personne n’ayant rien à voir avec Bure, écoutée durant un mois pour rien.

      Mais l’exploitation des téléphones personnels ne se cantonne pas aux écoutes. Une dizaine de personnes ont été géolocalisées pendant plusieurs semaines « avec une fréquence de rafraîchissement de dix minutes ». Résultat de ces rutilantes investigations ? Aucun « élément intéressant l’enquête ou susceptible d’aider à la manifestation de la vérité ». Autre tentative, celle de poser des balises GPS sous les véhicules de deux personnes intéressant manifestement beaucoup les enquêteurs. Mais là encore, les découvertes s’avèrent infructueuses.

    • Les gauchistes, c’est tellement sournois, ça résiste à tous les moyens d’enquête. Pas comme ces terroristes islamistes qui laissent leurs cartes d’identité sur les lieux de la terreur. C’est pour ça qu’il faut utiliser les lois antiterroristes contre les gauchistes, écologistes, syndicalistes, avec, par exemple, suppression de l’intervention du juge pour les mesures de privation de liberté. L’intuition des enquêteurs, c’est plus sûr que les procédures contradictoires. La preuve, quand on suit l’intuition des enquêteurs, qu’on attente aux libertés et à la vie privée, on n’obtient rien : c’est bien que les gauchistes sont très fourbes et très dangereux.

      https://seenthis.net/messages/735691

  • Refusant les lectures policières de l’histoire comme la #géopolitique de comptoir, ce texte se propose d’étudier les raisons de l’engouement unanime pour « les Kurdes » (c’est-à-dire prosaïquement le #PYD, et sa branche armée, les #YPG) au sein des gauches françaises. Il n’y est pas question de la « cause kurde » ni précisément de l’insurrection syrienne en tant que telles (ce serait beaucoup trop vaste) mais de la façon dont celles-ci auront servi de révélateur à la faillite du monde militant « de gauche », révolutionnaire comme réformiste. Nous y discutons la facilité de la #gauche à se laisser embarquer par l’#antiterrorisme et les idéologies d’États. À distance des postures « anti-impérialistes » caricaturales (campisme favorable au régime syrien) ou néo-conservatrices, il s’agit de rétablir quelques douloureuses vérités.

    http://solitudesintangibles.fr/le-point-dexplosion-de-lideologie-au-kurdistan-vp-geh

  • Relaxe générale au #procès du « groupe de #tarnac »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/120418/relaxe-generale-au-proces-du-groupe-de-tarnac

    Le « groupe de Tarnac » n’en était pas un, et les prétendus malfaiteurs n’en sont plus, estime le tribunal correctionnel. Seuls des refus de prélèvement ADN et une falsification de documents administratifs donnent lieu à trois condamnations très symboliques.

    #France #anarchie #antiterrorisme #autonomie #Burnel #Coupat #DCRI #Dhuisy #Goetzmann #insurrection #Justice #MAM #Police #RG #sabotage #SDAT #SNCF #terrorisme #TGV

  • Le #procès du groupe de #tarnac s’achève en prises de parole
    https://www.mediapart.fr/journal/france/300318/le-proces-du-groupe-de-tarnac-s-acheve-en-prises-de-parole

    Le procès du groupe de Tarnac s’est achevé ce vendredi 30 mars par des déclarations de Mathieu #Burnel, Julien #Coupat, Yildune Lévy et Benjamin Rosoux. Le jugement a été mis en délibéré au 12 avril.

    #France #anarchie #antiterrorisme #autonomie #DCRI #Justice #paris #parquet #sabotage #SDAT #Seine-et-Marne #SNCF #terrorisme #TGV

  • Au #procès du groupe de #tarnac, l’accusation se dégonfle
    https://www.mediapart.fr/journal/france/290318/au-proces-du-groupe-de-tarnac-l-accusation-se-degonfle

    Des peines de prison avec sursis, ou couvrant la période de détention provisoire déjà effectuée voilà dix ans, ont été requises par le #parquet, mercredi au tribunal de grande instance de #paris. La montagne Tarnac est en train d’accoucher d’une curieuse souris judiciaire.

    #France #anarchie #antiterrorisme #association_de_malfaiteurs #autonomie #Burnel #Coupat #DCRI #dégradations #Dufresne #Justice #MAM #sabotage #SDAT #Seine-et-Marne #SNCF #terrorisme #TGV

  • Le #procès en forme d’exutoire du groupe de #tarnac tire à sa fin
    https://www.mediapart.fr/journal/france/270318/le-proces-en-forme-d-exutoire-du-groupe-de-tarnac-tire-sa-fin

    L’idéal de partage et de vie en commun à Tarnac ainsi que l’ouvrage L’Insurrection qui vient ont occupé les débats du tribunal correctionnel, ce lundi 26 mars. Tous les prévenus parlent enfin, mais ils se livrent peu.

    #France #antiterrorisme #Burnel #Coupat #DCRI #Justice #renseignement #sabotage #SDAT #terrorisme #TGV

  • #procès du groupe de #tarnac : trois policiers anonymes sous le feu des projecteurs
    https://www.mediapart.fr/journal/france/230318/proces-du-groupe-de-tarnac-trois-policiers-anonymes-sous-le-feu-des-projec

    Au septième jour du procès, trois policiers de la sous-direction antiterroriste ont témoigné cachés dans une autre salle, derrière une porte et la voix maquillée. Ils sont pourtant au cœur de l’affaire. Ce sont eux qui ont suivi le couple #Coupat-Lévy en banlieue parisienne, le jour où il est censé avoir commis un #sabotage.

    #France #anarchie #antiterrorisme #Burnel #Caténaire #Comité_invisible #DCRI #Dhuisy #insurrection #Justice #Police #SDAT #SNCF #terrorisme #TGV

  • #procès du groupe de #tarnac : la #Police antiterroriste sur la sellette
    https://www.mediapart.fr/journal/france/220318/proces-du-groupe-de-tarnac-la-police-antiterroriste-sur-la-sellette

    Les policiers de la #SDAT ont défendu leur travail, cible de nombreuses critiques depuis dix ans, ce mercredi, au procès du « groupe de Tarnac ». Mais de graves anomalies subsistent.

    #France #anarchie #antiterrorisme #Burnel #Caténaire #Comité_invisible #Coupat #DCRI #Dhuisy #insurrection #Justice #sabotage #SNCF #terrorisme #TGV

  • #procès du groupe de #tarnac : l’accusation est à la peine
    https://www.mediapart.fr/journal/france/210318/proces-du-groupe-de-tarnac-l-accusation-est-la-peine

    À l’heure où Yildune Lévy était censée saboter une #Caténaire de #TGV en Seine-et-Marne, un retrait était effectué à Paris avec sa carte bancaire. Longtemps caché, cet élément parmi d’autres vient fragiliser la thèse des policiers et du parquet.

    #France #anarchie #antiterrorisme #Burnel #Comité_invisible #Coupat #DCRI #Dhuisy #insurrection #Justice #Police #sabotage #SDAT #SNCF #terrorisme

  • Tarnac : “L’antiterrorisme est devenu un mode de gouvernance en France” - LesInrocks
    https://www.lesinrocks.com/2018/03/18/actualite/medias-actualite/lantiterrorisme-est-devenu-un-mode-de-gouvernance-en-france-111059681

    Vous avez défendu dans une précédente interview que l’affaire de #Tarnac c’est “l’antiterrorisme bras armé de la politique”. Pourriez-vous développer ce point ?

    Étymologiquement, par “police” on entend gestion de la cité. Il y a plusieurs sortes de polices. Parmi lesquelles deux sont éminemment politiques : la police du maintien de l’ordre et celle de l’antiterrorisme. Deux polices que j’ai étudiées pendant des années. Précisons par ailleurs qu’il n’existe pas de définition universelle du terrorisme. A l’ONU, par exemple, il n’y en a pas. Parce que le terroriste de l’un est le résistant de l’autre. Alors évidemment, aujourd’hui en France, avec tous les attentats qui ont été perpétrés - à Nice, au Bataclan, à Charlie Hebdo, au magasin Hyper Cacher, à Toulouse -, c’est très délicat d’en discuter. Je reste bouleversé comme chacun par ces actes sans nom. Mais l’on se doit, tous, de raisonner. Or, dans le cadre de mon enquête sur l’affaire dite de Tarnac, tous les protagonistes de la machine antiterrorisme que j’ai rencontrés, police, justice, et autres, se situaient, fatalement, d’un point de vue politique. Dans cette affaire, on n’est pas dans le droit commun. Ce n’est pas un braquage qui est examiné, mais un mode de pensée. Un mode d’action. Des modes de vie. Il faudrait être aveugle pour ne pas voir qu’aujourd’hui l’antiterrorisme est devenu un mode de gouvernance en France. La vie politique et sociétale entière est axée sur l’antiterrorisme. Sarkozy, Valls, Collomb, même combat.

    Dans “Tarnac, magasin général”, j’avais souligné comment les fonctionnaires de la #DCRI (La direction générale de la Sécurité intérieure) étaient en service commandé. Ils exécutaient les ordres. Les grands patrons du renseignement étaient obligés d’alimenter le ministère de photos, de documents, concernant des groupes présentés comme terroristes. La DCRI, fleuron de Sarkozy, était vendue par ce dernier comme un “FBI à la française”. On se focalisait notamment sur l’ultragauche. Un vieux fantasme de la droite classique. Dans son imaginaire, quand la gauche de gouvernement se trouve en état faiblesse - c’était le cas au début du quinquennat Sarkozy -, l’extrême gauche retrouve du succès.

    #AutoPromo

    • Disons que je m’opposais à sa conception du journalisme. Une confrontation qui symbolisait le duel entre ce que j’appelle le “journalisme de PV”, le journalisme de révélation, et le journalisme de compréhension. Autrement dit, le journalisme de scoop, d’un côté, et le journalisme qui prend son temps, qui avance pas à pas, de l’autre. Ce dernier, bien qu’il ne soit plus bien en vogue, demeure mon préféré. Je pense qu’il faut les deux. Mais le scoop, seul, ne nous permet pas de raconter le monde, de le comprendre. Et si mon livre est truffé de PV, c’est justement pour tenter d’aller au bout de ma démonstration : les réponses d’un gardé à vue, quel qu’il soit, ne suffisent pas, encore moins les passages soigneusement extraits. Les questions des policiers valent autant pour comprendre les logiques à l’œuvre.

      C’est en ce sens, selon moi, que l’affaire dite de Tarnac était et reste éloquente bien au-delà des faits policiers : elle en dit long sur notre époque, les dérives de la police du renseignement, le piétinement des libertés publiques, la collusion des pouvoirs, police-politique-justice-médias.

      #journalisme

  • Groupe de #tarnac : un début de #procès chaotique
    https://www.mediapart.fr/journal/france/170318/groupe-de-tarnac-un-debut-de-proces-chaotique

    Confuse, parsemée d’incidents, la première semaine de procès du « groupe de Tarnac » a servi de tribune à Julien #Coupat et Mathieu #Burnel. Mais la défense politique des huit prévenus ne garantit pas qu’ils seront entendus par le tribunal.

    #France #anarchie #antiterrorisme #DCRI #Dhuisy #insurrection #Justice #sabotage #SDAT #Seine-et-Marne #SNCF #terrorisme #TGV

  • #tarnac : un début de #procès chaotique
    https://www.mediapart.fr/journal/france/170318/tarnac-un-debut-de-proces-chaotique

    Confuse, parsemée d’incidents, la première semaine de procès du « groupe de Tarnac » a servi de tribune à Julien #Coupat et Mathieu #Burnel. Mais la défense politique des huit prévenus ne garantit pas qu’ils seront entendus par le tribunal.

    #France #anarchie #antiterrorisme #DCRI #Dhuisy #insurrection #Justice #sabotage #SDAT #Seine-et-Marne #SNCF #terrorisme #TGV

    • « Tout le monde s’étonne qu’on puisse faire l’amour en se sachant suivi par des policiers, mais personne ne s’étonne qu’on commette une infraction en étant suivis par des policiers ? », intervient Marie Dosé, l’avocate de Yildune Lévy.

      En colère, la jeune femme assure avoir été « insultée sexuellement » et traitée de « salope de juive » par un policier, pendant sa garde à vue. « Évidemment que je n’allais pas tout raconter sur cette nuit-là », explose-t-elle. Depuis sa garde à vue, voici 10 ans, elle fait encore des crises d’angoisse, ce qui ne lui était jamais arrivé auparavant. Sans se désolidariser de ses camarades, elle est la seule à avoir sa propre défense, et ses parents ne ratent pas une seule audience.

      Se reconstruire après l’affaire de Tarnac n’est pas simple. D’autant que personne ne peut prédire l’issue d’un procès comme celui-là. Avec leur défense très politique, en utilisant les audiences comme une tribune et en refusant parfois de répondre sur des points précis, Julien Coupat et Mathieu Burnel prennent peut-être le risque d’être condamnés, et leurs camarades avec eux. Rien n’est encore joué. Les débats reprendront mardi et s’achèveront le 30 mars.