• PERSONNEL NON PAYÉ - AP-HP RENDEZ L’ARGENT Thread by Jeannus
    https://threadreaderapp.com/thread/1320015194710560769.html

    [PERSONNEL NON PAYÉ - #AP-HP RENDEZ L’ARGENT]

    Alors tout commence vers mars quand l’épidémie explose, confinement, tout ça vous savez. A l’époque je suis en 5e année de médecine à Paris Descartes. Rapidement la fac en coopération avec l’aphp commence à recruter des étudiants pour
    Aller dans diverses missions COVID. Pour ma part, je débute une première mission sous la direction de la responsable du Bureau du Personnel Médical (= BPM) de l’HEGP, mon taff consiste à lister tous les #étudiants recrutés, les heures faites etc dans un but de RÉMUNÉRATION
    (les étudiants recrutés à l’HEGP je précise)

    Assez vite finalement je dois abandonner mes fonctions car les étudiants recrutés passent sous la responsabilité du Bureau du Personnel Non Médical (= BPNM) pour des raisons d’administration (pas possible de payer autrement)

    Le but étant que les étudiants soit rémunérés selon le #salaire horaire d’un.e IDE niveau 1 ou 2 (je me rappelle plus) mais globalement 12€/h.

    Et moi, je me retrouve dans mon ancien service de rea parce qu’ils ont besoin d’externes pour faire du travail aide soignant,
    Infirmier, de secrétariat, d’appel des familles etc....

    J’y reste pendant plus de 6 semaines, (je vois pas ma famille, je suis explosée au COVID tous les jours mais bref), je fais en tout plus de 100h, dont des weekends, parfois je fais deux semaines d’affilée sans pause
    J’abrège pour en arriver au total de ce que je suis censée toucher : 1500€ de salaire COVID à peu près (en plus de la prime COVID).

    En parallèle, pendant ces 6 semaines, la fac et les chefs de sevice nous garantissent qu’on va être payés, et merci, et vous êtes formidables, et
    Qu’est ce qu’on ferait sans vous etcetcetc

    Avril arrive, pas de salaire COVID, mais je suis pas la seule. Ok les élus étudiants nous disent que ça va arriver y’a du retard.
    Mai arrive, pas de salaire COVID.
    Juin arrive, prime COVID ok comme tt le monde mais pas de salaire COVID
    Donc là je commence à m’impatienter, avec les externes d’autres services concernés on va voir la responsable du BPNM qui nous dit qu’effectivement c’est bizarre, qu’on devrait être payés. Elle prend nos noms, nos heures, nos RIB, tout ce qu’il faut.

    Là, je vous avoue que je sais plus ce qui s’est passé exactement à chaque mois mais le résumé est le suivant :

    On retourne demander où est notre salaire. Et là d’un seul coup la responsable du BPNM dit qu’on nous avait jamais dit qu’on allait être payés, qu’on a pas signé de
    Contrats (!!!!!!!!!!!!!!!! on est externes !!!!!?!), qu’il est hors de question qu’on soit payés, que les consignes de « là haut » s’y opposent formellement, que la fac nous a promis ça sans l’accord de l’aphp.

    Nous sommes plus de 50 étudiants concernés seulement sur l’HEGP
    (et je reçois encore des messages toutes les semaines de nouvelles personnes qui se manifestent)
    J’estime environ 50000€ de salaires non versés...

    #covid-19 #externes #médecine #hôpital #soignants #cost-killers #toctoc

  • #ýoutube-dl est un logiciel libre permettant de télécharger des vidéos depuis plusieurs plateformes de distribution (pas seulement #YouTube). Il était distribué à partir de la plateforme de développement de logiciels #GitHub (le Facebook des geeks), propriété de #Microsoft. Il vient d’être retiré, sans discussion et sans possibilité pour l’auteur de se défendre (à la cow-boy, comme souvent aux États-Unis) suite à une demande #DMCA de la #RIAA, le lobby d’Hollywood.

    L’ancien dépôt : https://github.com/ytdl-org/youtube-dl

    La lettre de la RIAA : https://github.com/github/dmca/blob/master/2020/10/2020-10-23-RIAA.md

    L’article de TechCrunch : https://techcrunch.com/2020/10/23/the-riaa-is-coming-for-the-youtube-downloaders

    Celui de ZDnet : https://www.zdnet.com/article/riaa-blitz-takes-down-18-github-projects-used-for-downloading-youtube-videos

    Un miroir (assez chargé en ce moment mais je pense que d’autres apparaitront) : https://git.rip/mirror/youtube-dl

    #copyrightMadness #appropriationIntellectuelle

  • Qui veut la peau de Google ?
    https://korii.slate.fr/et-caetera/google-proces-etats-unis-concurrence-domination-marches-youtube-publicit

    Cartes, vidéo, navigateurs... Passage en revue des marchés que la firme, poursuivie par la justice américaine, écrase de son poids colossal. Le mardi 20 octobre 2020 restera comme une date importante dans l’histoire économique et technologique moderne : c’est le jour choisi par le Département de la justice américain pour s’attaquer à Google, l’accusant de protéger illégalement sa domination dans les marchés de la recherche et de la publicité sur Internet. Cette confrontation entre le gouvernement (...)

    #Apple #DoubleClick #Google #Huawei #Microsoft #DoJ #Bing #GoogleMaps #GoogleSearch #Uber #YouTube #Android #Chrome #smartphone #iOS #procès #domination #bénéfices (...)

    ##publicité

  • IAB Europe’s ad tracking consent framework found to fail GDPR standard
    https://techcrunch.com/2020/10/16/iab-europes-ad-tracking-consent-framework-found-to-fail-gdpr-standard/?guccounter=1

    A flagship framework for gathering Internet users’ consent for targeting with behavioral ads — which is designed by ad industry body, the IAB Europe — fails to meet the required legal standards of data protection, according to findings by its EU data supervisor. The Belgian DPA’s investigation follows complaints against the use of personal data in the real-time bidding (RTB) component of programmatic advertising which contend that a system of high velocity personal data trading is inherently (...)

    #algorithme #[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données_(RGPD)[en]General_Data_Protection_Regulation_(GDPR)[nl]General_Data_Protection_Regulation_(GDPR) #consentement #données #publicité #RealTimeBidding-RTB (...)

    ##[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données__RGPD_[en]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_[nl]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_ ##publicité ##APD-Belgique

    • « On va au crash » : face à la deuxième vague de Covid, la course aux lits dans les hôpitaux franciliens

      https://www.leparisien.fr/info-paris-ile-de-france-oise/on-va-au-crash-face-a-la-deuxieme-vague-de-covid-la-course-aux-lits-dans-

      Opérations déprogrammées, inquiétude des soignants… De plus en plus de places de réanimation en Ile-de-France sont occupées par des patients Covid. La recherche de lits et de personnel est au cœur de toutes les préoccupations.

      « Le week-end nous éclaire sur le risque auquel nous devons faire face […], des vagues répétées d’arrivées, jour après jour, qui vont mettre en péril nos capacités de régulation régionale. Je vous demande formellement d’engager sans délais les déprogrammations et de vous mettre en situation d’atteindre le pallier suivant rapidement. »

      Ce message, parvenu ce dimanche aux directeurs d’établissements de santé d’Ile-de-France, est signé du directeur général de l’agence régionale de santé (ARS) Aurélien Rousseau. Vendredi, 3813 malades étaient hospitalisés en Ile-de-France, c’est 177 de plus que la veille, dont 715 en réanimation.

      Depuis plusieurs jours, des groupes WhatsApp d’urgentistes franciliens étaient en ébullition. « Les patients sont à 15 dans les couloirs, on ne sait pas où les mettre, on fait des gardes jusqu’à 4 heures du mat’, si ça continue comme ça, on va au crash », redoute un médecin réanimateur. Il n’a rien oublié de la première vague. « Quand on a découvert le titre des Echos où le ministre dit que l’hôpital est plus solide qu’au printemps, on s’est étranglés, on était fous ! » ajoute-t-il.

      Plus question de transférer les patients en TGV

      En Ile-de-France, la capacité « de routine » est de 1200 lits de réanimation. Au plus fort de la première vague, en avril, l’hôpital avait tout arrêté et plus que doublé ses places en réanimation pour atteindre 3000 lits, dont 2600 dédiés aux malades Covid les plus graves.

      Cette fois, les transferts médicalisés en TGV vers la province ne seront pas possibles, les hôpitaux de province ont trop à faire. En attendant les éventuels bienfaits du couvre-feu, des études de modélisation de l’institut Pasteur, notamment, permettent de se projeter à quelques semaines, en fonction de l’intensité des contaminations, le fameux R zéro, qui prédit aussi le niveau d’encombrement des urgences. Et donc d’anticiper.

      Une gestion mutualisée à l’échelle régionale

      Actuellement, au palier 2 de la mobilisation hospitalière, un millier de places sont mobilisées pour les malades les plus graves du coronavirus. Tous les départements franciliens sont mis à contribution, la gestion est mutualisée à l’échelle de la région, privé compris, appelé à contribuer à l’effort de guerre.

      Jusqu’à 30 % d’opérations non urgentes, peuvent être déprogrammées pour libérer des lits. « Le réservoir n’est pas plus gros, la jauge se fait au détriment d’autre chose », résume un urgentiste parisien. Vu la progression de l’épidémie, les mille places pourraient être remplies avant novembre. Après, c’est le palier 3 qui permet de dégager 1 700 places mais avec jusqu’à 60 % de déprogrammations des opérations « non urgentes ».

      Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a évoqué une hausse nationale de 15 % de lits de réanimation (passant de 5100 à 5 800) et l’ouverture, selon nécessité, de « 4 000 lits à la demande » disponibles « dès décembre, avant s’il le faut ». « Ces lits seront ouverts ponctuellement selon les besoins », assurait jeudi soir le ministère de la Santé, précisant qu’il s’agit principalement de lits de « médecine générale ».

      « La situation n’a pas changé depuis mars »

      Dans les hôpitaux, publics comme privés, aucun de ceux que nous avons interrogés n’a encore vu la couleur de ces lits supplémentaires. A Argenteuil (Val-d’Oise), par exemple, « la situation n’a pas changé depuis mars, voire s’est dégradée », selon Bertrand Martin, le directeur du centre hospitalier Victor-Dupouy, 300 médecins, 2100 personnels soignants, une cinquantaine de patients Covid dont 12 en réanimation.

      L’hôpital dispose aujourd’hui d’une douzaine de lits de réanimation. Pour la première vague, au plus fort de la crise, 51 lits avaient été ouverts au total. « Nous n’avons pas plus de moyens qu’au mois de mars, ni en termes de compétences médicales ou soignantes, insiste le directeur. Et nous avons des difficultés à pourvoir des postes, y compris dans les services difficiles que sont les réanimations. »

      Sans compter qu’il faut aussi des chambres individuelles pour éviter toute contamination. « On essaie de trouver des solutions, reprend le directeur. Mi-novembre, nous allons ouvrir une nouvelle unité d’une vingtaine de lits dans une aile vide de l’hôpital. »

      « Plus on ouvre de lits Covid, plus on a besoin de personnel »

      Christophe Prudhomme, porte-parole de l’Association des médecins urgentistes de France (Amuf) et délégué CGT de l’assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP), estime que les annonces gouvernementales sur un renfort en lits sont irréalisables. « Il y a un problème arithmétique très simple, ironise-t-il. 4000 lits pour un budget annoncé de 50 millions d’euros, ce n’est pas faisable ! Il faudrait 2 à 2,5 emplois par lit et donc un budget de… 400 millions d’euros. Et puis c’est maintenant qu’on a besoin de ces lits, pas plus tard. »

      A l’#AP-HP, plus grand centre hospitalier universitaire d’Europe, avec ses 39 établissements en Ile-de-France, 17 % des 20 000 lits étaient fermés en septembre, indique la direction (soit 3400), toute discipline et tout motif confondu (congés d’étés, chambres doubles transformées en chambres simples, postes non pourvus, travaux, désinfection, etc.). « Par ailleurs, précise la direction, plus on ouvre de lits Covid, plus on a besoin de personnel. Par exemple, un poste infirmier est nécessaire pour 10-12 lits de médecine en temps normal, avec le Covid, c’est un poste d’infirmier pour six lits. » L’effort de recrutement des derniers mois a permis de recruter 500 infirmiers, passant de 17 300 à 17 800. Mais 450 postes sont toujours vacants.

      Selon une enquête menée par l’ARS au sein des établissements de santé en juin, il y aurait 3 579 postes vacants en Ile-de-France, tout profil confondu, soit 4,8 % des effectifs….

      VIDÉO. Malaise à l’hôpital : « Les collègues viennent nous voir pour savoir comment démissionner »
      [témoignages : "on est tous un peu genoux"]

      « A la différence de mars, on a réussi à surmonter le problème matériel, avec des hausses de coût surréalistes, mais le personnel, c’est le problème principal », partage Patrick Serrière, responsable chez Ramsay Santé qui gère 30 établissements privés de santé en Ile-de-France, et 70 malades en soins critiques. Pour pallier la pénurie, des infirmiers actuellement en formation doivent suspendre leur cursus pour aller en renfort dans les hôpitaux. « Les dates de remise des diplômes seront donc décalées de deux mois », précise un mail interne à l’AP-HP.

      2000 lits à trouver… mais comment ?

      « Notre premier sujet, ce sont les ressources humaines », reconnaît Didier Jaffre, directeur de l’offre de soins à l’ARS Ile-de-France. Il rappelle que le manque de lits et de personnel est antérieur à la crise. Différentes pistes sont explorées, notamment avec le conseil régional, pour faciliter le logement des infirmiers, plus enclins à travailler aujourd’hui en grande couronne où les loyers sont moins chers qu’à Paris.

      Mercredi, des instructions ont été données par l’ARS, pour trouver rapidement 2000 lits de médecine. Les leviers ? Les déprogrammations d’opérations bien sûr, mais aussi le recours massif à l’hospitalisation à domicile, pour libérer des lits de médecine, le recours à la télémédecine pour les bilans… L’objectif est d’augmenter « significativement et rapidement le nombre de lits et les capacités d’accueil ».

      https://seenthis.net/messages/882871

      #soignants #lits #pénurie #IDF

  • Harcèlement sexuel, violences morales : le cauchemar des stages des internes en médecine générale, Soazig Le Nevé
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/10/23/harcelement-sexuel-violences-morales-le-cauchemar-des-stages-des-internes-en

    Deux thèses décrivent la « culture de la violence » qui sévit envers les internes en médecine générale, notamment dans les hôpitaux universitaires.

    Le dénigrement, l’humiliation, le harcèlement et la violence : la souffrance constituerait un passage obligé lors des stages des étudiants en médecine à l’hôpital et, dans une moindre mesure, en cabinet libéral.

    « On a réussi à faire pleurer tous les internes » , s’est ainsi vanté un praticien, selon des propos rapportés par un étudiant que Sara Eudeline et Amélie Jouault ont cité dans leurs thèses sur les violences subies par les étudiantes et étudiants en médecine générale et les facteurs qui en sont à l’origine. Soutenus jeudi 22 octobre à la faculté de médecine de Sorbonne Université, leurs travaux ont reçu une mention très honorable avec félicitations du jury.

    Les deux jeunes médecins, qui ont mené l’enquête auprès de plus de deux mille internes en médecine générale, issus de trente-sept universités, soit près de 20 % de l’effectif, ont souhaité documenter une situation qu’elles avaient elles-mêmes vécue dans des hôpitaux universitaires. Le livre de la médecin Valérie Auslender, Omerta à l’hôpital. Le livre noir des maltraitances faites aux étudiants en santé (Michalon), publié en 2017, les a encouragées à libérer une parole ressentie comme honteuse.

    « La quasi-totalité des étudiants en médecine ont subi des violences, qu’elles soient d’ordre physique, verbal, sexuel, liées à un bizutage ou à un dépassement des horaires de travail , affirme Amélie Jouault. Cela n’a rien d’un problème à la marge. » Les étudiants en médecine seraient même particulièrement vulnérables, plus de la moitié d’entre eux estimant leur état de santé comme moyen ou mauvais, et 31 % ayant déjà eu des idées suicidaires.

    La perversion et la lubricité de certains médecins et personnels soignants ne connaît pas de limite. Comme ce praticien qui, dans la chambre d’un patient, lance à une interne n’ayant pas répondu correctement à sa question : « Tu vois la fenêtre ? Tu l’ouvres et tu sautes. » Ou celui-là, qui s’enquiert auprès de la stagiaire dont il est responsable de comment « [s]a chatte est épilée » , et de « quand on s’organise [une] partouze ? ». Ou encore cet autre qui lâche : « Tu vois cette patiente, elle a eu quatre enfants, mais toi à ton âge je suis sûre que ta chatte est pas comme ça. »

    Parcours quasi sacrificiel

    Sara Eudeline souligne que les internes n’ont pas forcément conscience de ce qu’ils vivent, tant ils ont « intériorisé » la violence : « Ils savent que s’ils en parlent, on leur dira qu’ils sont faibles. » Au cours de leur cursus, 93,6 % des étudiants de l’échantillon ont déclaré avoir subi des violences psychologiques de façon occasionnelle ou répétée, 53 % des violences de nature sexuelle et sexiste, 49,6 % des violences physiques, et près de 20 % un bizutage.

    De ces statistiques jaillit « la culture de la violence intégrée aux études de médecine », analyse Amélie Jouault. Pour faire médecine, il faudrait ainsi accepter un parcours quasi sacrificiel. « Si tu n’en as pas “chié”, tu ne peux pas faire partie de la corporation », résume l’auteure.

    Bloc opératoire, chambre de patient, salle de pause, cabinet du maître de stage en médecine ambulatoire : aucun lieu n’est épargné par le phénomène, mais les débordements sont plus nombreux dans les services où les situations de travail sont dégradées. « Dans un système qui dysfonctionne, l’étudiant est une cible facile, tout en bas de la structure pyramidale qu’est l’hôpital », décrit Amélie Jouault. « Une chirurgienne m’a jeté des ciseaux sur la tête parce que j’ai donné les ciseaux à fil et non [les ciseaux] de dissection lors de l’opération. J’ai eu du sang du patient sur la tête », raconte une interne citée dans la thèse.

    Plus loin, une autre énumère les humiliations répétées qu’elle a subies : « Me faire jeter une compresse de sang dans la figure, me faire menacer de me crever les yeux, me faire taper sur les doigts avec une pince. Le chirurgien m’a littéralement jeté l’utérus dessus une fois celui-ci retiré. »

    Malgré la gravité des faits, le nombre de dépôts de plainte est quasi nul. Car ceux qui harcèlent, agressent ou humilient sont aussi ceux qui évaluent les futurs médecins. « Dans un rapport de stage, l’étudiant ne peut rien dire. Il ne se confie pas. S’ils l’ont fait avec nous, c’est parce que le questionnaire était anonyme », relève Amélie Jouault. De même, alors que les dépassements d’horaires sont légion (68 % des étudiants en ont fait part), seuls 30 % osent les signaler dans leur rapport.

    « Un moment particulier »

    « La culture des médecins doit évoluer de toute urgence, commente Agnès Hartemann, responsable de la cellule « Bien-être et paroles étudiantes » de Sorbonne Université. L’esprit carabin n’est plus du tout d’actualité. » Pour la première fois cette année, à la demande du doyen de la faculté, les chefs de clinique, dont l’une des missions est d’encadrer les étudiants dans leurs stages, seront formés à la pédagogie et bénéficieront d’une séance d’une heure sur la maltraitance et le harcèlement sexuel. Un groupe de travail œuvre également sur la définition d’une procédure précise amenant à des sanctions en cas de violence.

    « Le message de la tolérance zéro est majeur, abonde la docteure Donata Marra, présidente du Centre national d’appui à la qualité de vie des étudiants en santé, qui forme des enseignants et des représentants des internes. Nous vivons un moment particulier où des jeunes nous demandent de diffuser ce qui se passe pour les aider à identifier ce que sont un comportement maltraitant, prédateur ou simplement vraiment maladroit, et comment y faire face. »

    D’après elle, de nombreux enseignants sont désormais prêts à contribuer à faire évoluer les pratiques. « Ils veulent être en mesure de former leurs étudiants à la gestion du stress, à la communication et à la façon de réagir en cas de problème à travers l’empowerment. » Mais la docteure Marra le reconnaît : il reste « beaucoup à faire pour améliorer la bientraitance des étudiants en santé ».

    #travail #santé #médecine #médecins #internes #apprentissage #harcèlement #harcèlement_sexuel #maltraitance

  • The Police Can Probably Break Into Your Phone
    https://www.nytimes.com/2020/10/21/technology/iphone-encryption-police.html?campaign_id=158&emc=edit_ot_20201021&instance

    At least 2,000 law enforcement agencies have tools to get into encrypted smartphones, according to new research, and they are using them far more than previously known. In a new Apple ad, a man on a city bus announces he has just shopped for divorce lawyers. Then a woman recites her credit card number through a megaphone in a park. “Some things shouldn’t be shared,” the ad says, “iPhone helps keep it that way.” Apple has built complex encryption into iPhones and made the devices’ security (...)

    #Apple #FBI #cryptage #smartphone #criminalité #police #écoutes #hacking #surveillance

    ##criminalité

  • LVMH poursuit son vaste programme de formation d’apprentis
    https://www.bfmtv.com/economie/lvmh-poursuit-son-vaste-programme-de-formation-d-apprentis_AD-202010230166.ht

    LVMH a recruté entre janvier et fin août 2020 plus de 2.200 stagiaires, 540 apprentis et 495 jeunes diplômés. Fin 2020, le groupe comptera 1.200 apprentis, a détaillé le groupe.

    L’employeur perçoit des primes de 5000 à 8000 € par embauche d’apprenti (suivant le niveau), ce qui rend l’apprenti quasi gratuit.
    À 6500 € en moyenne par apprenti de primes d’état, cela fait 7 800 000 € pour #LVMH. De quoi être ravi y compris pour les « non-imposables » de payer la TVA.

    #travail #assistanat_aux_entreprises #apprentis #apprentissage

  • Google est dans le viseur de la justice américaine
    https://www.mediapart.fr/journal/international/221020/google-est-dans-le-viseur-de-la-justice-americaine

    Le géant du Net est poursuivi pour abus de position dominante par les autorités judiciaires américaines. Impensable il y a encore quelques années, cette procédure illustre l’inquiétude grandissante face au pouvoir devenu exorbitant des Gafa. C’était une impunité qui intriguait des économistes, des professeurs de droit, les spécialistes du droit de la concurrence depuis plusieurs années. Comment expliquer que les autorités américaines, qui dans le passé n’avaient jamais reculé pour casser en pièces des (...)

    #Apple #Google #DoJ #GoogleSearch #procès #domination #bénéfices #publicité

    ##publicité

  • L’UE achète des drones à #Airbus pour repérer les bateaux transportant des migrants

    Airbus et deux sociétés d’armement israéliennes ont reçu 100 millions d’euros pour faire voler des drones au-dessus de la #Méditerranée. Le but : identifier les bateaux chargés de migrants qui tentent d’atteindre l’#Europe, selon le Guardian. Un article d’Euractiv Italie.

    Dans le cadre des « services de #surveillance_aérienne_maritime » qu’elle assure, l’#UE a décidé de recourir à des #appareils_téléguidés volant à moyenne altitude à longue endurance, connus du grand public sous le nom de drones. C’est Airbus qui a été mandaté par Bruxelles pour fournir les engins. Le conglomérat européen spécialisé dans l’aéronautique et la défense travaillera avec la société publique #Israel_Aerospace_Industries (#IAI). Un deuxième contrat a été signé avec #Elbit_Systems, une société d’#armement israélienne privée. Les deux contrats s’élèvent à 50 millions d’euros chacun, selon une information du journal britannique The Guardian.

    Les opérations seront menées en #Grèce et/ou en #Italie et/ou à #Malte selon le contrat-cadre signé entre #Frontex et les fournisseurs, dans le cadre des mesures de contrôle des frontières du sud de l’Europe.

    Le #budget de l’agence européenne de garde-frontières et de gardes-côtes (Frontex), est passé de 6 millions d’euros en 2005 à 460 millions d’euros cette année, ce qui reflète l’importance croissante donnée au contrôle des frontières extérieures en raison de l’immigration. Le service de surveillance aérienne comprendra la mise à disposition d’un flux de #données fiable en temps réel et la capacité de partager ces données en temps réel.

    L’IAI affirme que son drone #Heron, employé couramment par les forces armées israéliennes et allemandes, est en mesure de voler pendant plus de 24 heures et peut parcourir jusqu’à 1 000 miles à partir de sa base à des altitudes supérieures à 35 000 pieds.

    Elbit Systems soutient pour sa part que ses drones #Hermes peuvent voler jusqu’à 36 heures à 30 000 pieds. Le mois dernier, Elbit a annoncé que des drones Hermes avaient été testés avec l’Agence maritime et des garde-côtes britannique au large de la côte ouest du Pays de Galles pour des opérations de recherche et de sauvetage.

    Les drones israéliens sont le résultat d’une technologie de surveillance qu’Israël a développée et testée lors d’une série d’attaques sur Gaza, comme le détaille un rapport de Human Rights Watch. Airbus a fait savoir que son modèle n’était pas en mesure de transporter des armes, et qu’il serait peint en blanc avec le label « Frontex ». Les premiers tests seront effectués en Grèce sur l’île de #Crète.

    Dans le cadre du programme Frontex, le drone italien #Falco_Evo de l’entreprise #Leonardo avait déjà été testé pour des activités de surveillance maritime aérienne dans l’espace aérien civil italien et maltais.

    En juin 2919, le drone avait permis de mettre au jour une pratique fréquemment utilisée par les passeurs : le transbordement de dizaines de personnes d’un « vaisseau -mère » vers une embarcation qui est ensuite laissée à la dérive. La Guardia di Finanza, la police dounière italienne, alertée par les images du drone, avait alors intercepté et saisi un bateau de pêche.

    Reste que l’utilisation de ce type de technologie suscite de nombreuses craintes. Les détracteurs les plus acharnés de la surveillance aérienne par des drones affirment que l’obligation légale d’aider un navire en danger et de sauver des naufragés ne s’applique pas à un engin aérien sans pilote, quel qu’il soit.

    https://www.euractiv.fr/section/migrations/news/lue-achete-des-drones-a-airbus-pour-reperer-les-bateaux-transportant-des-mi
    #complexe_militaro-industriel #business #asile #migrations #réfugiés #frontières #drones #contrôles_frontaliers #surveillance_des_frontières #Israël #EU #Union_européenne #UE

    ping @e-traces

  • Les nouveau-nés palestiniens empêchés de quitter leur pays
    Salomé Parent-Rachdi, La Croix, le 19 octobre 2020
    https://www.la-croix.com/JournalV2/nouveau-nes-palestiniens-empeches-quitter-leur-pays-2020-10-19-1101120133

    Lourice Totah est née le 11 juin, et le début de sa vie n’aura pas été simple. De ses premières semaines, ses parents, Morgan, américaine, et Saleh, palestinien, propriétaires d’un café à Ramallah, ont tout couché par écrit. Les allers-retours devant l’administration israélienne dans les Territoires palestiniens, les rendez-vous avec l’ambassade américaine pour tenter de sortir du dédale administratif dans lequel la naissance de leur fille les a plongés.

    Car comme de nombreuses autres familles dont les enfants sont nés depuis le mois de mai, les Totah se sont heurtés de plein fouet à l’une des conséquences de la fin de la coordination civile et sécuritaire entre l’Autorité palestinienne et Israël, annoncée en février dernier par Mahmoud Abbas mais effective depuis six mois seulement. Si les bébés reçoivent encore leurs titres d’identité palestiniens, Ramallah ne transfère plus ces informations à Israël, comme c’est normalement la procédure depuis les accords d’Oslo. Les nouveau-nés et leurs familles se retrouvent alors dans l’impossibilité d’obtenir le « permis de voyager », sésame pour quitter les Territoires palestiniens, dont les entrées et sorties sont contrôlées par l’État hébreu.

    Sur les 35 000 enfants, au moins, nés depuis mai, il est difficile d’estimer combien se sont retrouvés dans cette situation. Pour tenter d’y voir plus clair, l’ONG israélienne HaMoked de défense des droits des Palestiniens dans les Territoires occupés est récemment devenue le nouvel intermédiaire entre ces familles et Israël. Résultat, des dizaines de demandes lui sont arrivées, laissant le personnel complètement débordé. « Seuls 15 dossiers ont été transmis pour l’instant » , explique Jessica Montell, directrice exécutive de l’organisation.

    Depuis, un seul enfant et sa famille ont pu quitter le territoire, une poignée d’autres seraient désormais en mesure de le faire. « C’est de l’occupation bureaucratique , explique Jessica Montell. Lier l’inscription au recueil des naissances et le droit de voyager est une décision purement israélienne. L’administration pourrait très bien enregistrer les nouveau-nés aux frontières. » En arrivant au point de passage entre la Cisjordanie et la Jordanie, certaines familles ont dû faire demi-tour, l’armée ne les laissant pas passer à moins de laisser leur nouveau-né sur place.

    Certains parents se seraient directement rendus auprès de l’administration civile israélienne dans les Territoires palestiniens (Cogat), outrepassant les prérogatives de l’Autorité palestinienne. Un jeu d’équilibriste pour Israël, car la symbolique liée à la gestion des naissances est forte : si pour des tâches aussi essentielles que faire reconnaître son enfant, l’autorité de Ramallah, déjà chancelante, n’est plus indispensable, alors qu’en reste-t­‑il ?

    Pour le porte-parole du Cogat, « l’Autorité palestinienne se doit d’informer Israël concernant chaque changement dans le registre de la population » . Mais il ajoute, sibyllin : « À la suite de la suspension de la coordination avec Israël, les demandes d’enregistrement soumises par les résidents palestiniens à l’administration civile sont examinées selon les procédures. » Contacté, le ministère des affaires étrangères palestinien n’a pas répondu à nos questions.

    #Palestine #apartheid #Oslo #administration #sanctions #justice #injustice #enfants

  • VIDEO. Comment une personne atteinte du coronavirus peut contaminer tout un supermarché en quelques minutes - ladepeche.fr
    https://www.ladepeche.fr/2020/04/19/video-comment-une-personne-atteinte-du-coronavirus-peut-contaminer-tout-un
    https://www.youtube.com/watch?v=WZSKoNGTR6Q&feature=emb_logo

    En Finlande, des chercheurs ont modélisé en 3D la propagation du virus dans le rayon d’une grande surface. Ils ont simulé un scénario où une personne tousse dans un rayon, en tenant compte de la ventilation. L’Université Aalto, le Centre de recherche technique VTT de Finlande et l’Institut météorologique finlandais ont chacun effectué la modélisation indépendamment, en utilisant les mêmes conditions de départ. Tous ont obtenu le même résultat préliminaire : dans la situation étudiée, le nuage d’aérosol (la toux et ses gouttelettes) se propage à l’extérieur du voisinage immédiat de la personne qui tousse. Cela peut prendre plusieurs minutes.

  • La justice américaine contre Google, une enquête limitée, mais cruciale
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/10/20/la-justice-americaine-contre-google-une-enquete-limitee-mais-cruciale_605673

    Le gouvernement américain, auquel se sont joints onze Etats du pays, accuse l’entreprise d’avoir maintenu indûment son monopole dans la recherche en ligne, grâce à des accords rémunérés passés avec les fabricants de smartphones, dont Apple. Une des procédures les plus attendues aux Etats-Unis démarre enfin : après plus d’un an d’investigations, le département de la justice américain a ouvert, mardi 20 octobre, une enquête contre Google, pour abus de position dominante. Le gouvernement américain, auquel se (...)

    #Apple #Google #DoJ #procès #smartphone #domination #GAFAM #GoogleSearch

  • The Hottest App in China Teaches Citizens About Their Leader — and, Yes, There’s a Test
    https://www.nytimes.com/2019/04/07/world/asia/china-xi-jinping-study-the-great-nation-app.html

    CHANGSHA, China — Inside a fishing gear store on a busy city street, the owner sits behind a counter, furiously tapping a smartphone to improve his score on an app that has nothing to do with rods, reels and bait. The owner, Jiang Shuiqiu, a 35-year-old army veteran, has a different obsession : earning points on Study the Great Nation, a new app devoted to promoting President Xi Jinping and the ruling Communist Party — a kind of high-tech equivalent of Mao’s Little Red Book. Mr. Jiang spends (...)

    #Alibaba #Apple #algorithme #smartphone #manipulation #microtargeting #notation #profiling (...)

    ##surveillance

  • Alexa, Siri... Elsa ? Children drive boom in smart speakers
    https://www.theguardian.com/technology/2020/oct/18/alexa-siri-elsa-children-drive-boom-in-smart-speakers

    Coronavirus has accelerated the use of voice assistants, but there are concerns about unregulated online ‘playgrounds’ Voice assistants such as Alexa and Siri will become common in children’s bedrooms, according to a new report from Internet Matters, the online safety body, which says it is critical for parents to spend more time understanding new technology. The pandemic has accelerated the adoption of new technology at home by “three or four years”, the researchers said, and families in the (...)

    #Apple #Google #Amazon #Alexa #domotique #Siri #technologisme #écoutes #enfants

    https://i.guim.co.uk/img/media/5f2a1733856b525eda6c23a4e7f8afd46fbb5572/475_0_5293_3178/master/5293.jpg

  • Caisses de grève sur Twitter : "E. #Macron refuse d’augmenter les minima sociaux, parce qu’on a « constaté » que ça décourage le retour à l’#emploi. Ester #Duflo, prix Nobel d’#Economie, nous explique que c’est un #choix purement idéologique et que toutes les études montre le contraire. #RSA #APL" / Twitter
    https://twitter.com/caissesdegreve/status/1317940090933477378

    https://video.twimg.com/ext_tw_video/1317938797267607553/pu/vid/720x720/32mDWQxfh5JvBJ3d.mp4?tag=10

    #idéologie #politique #social

  • Les trous noirs (et leurs nombreux mystères) expliqués à vos enfants
    https://www.20minutes.fr/sciences/2884135-20201016-trous-noirs-nombreux-mysteres-expliques-enfants

    Découvrez, chaque jour, une analyse de notre partenaire The Conversation. Aujourd’hui, une astronome explique aux jeunes lecteurs ce que sont les trous noirs, ces objets célestes encore mal connus

    Par contre expliquer aux gamins le port du masque et l’aérosolisation, faut pas trop en demander...

    • Les premiers médecins à qui on a appris à se laver les mains en passant de la morgue à la salle d’opération, ça leur a fait le même effet qu’à toi.

      En fait, les gamins de 4 ans, tu leurs dis de mettre un masque, ils mettent un masque et ils ne tentent pas de mal te citer Orwell pendant des plombes.

    • Et... le gamin, tu lui apprends à pas jouer avec son caca, à se laver les mains avant le repas, à traverser la rue avec prudence. C’est pour sa survie que tu lui apprends tout ça. C’est mal d’apprendre à survivre ?
      Un truc drôle, ce sont les gamins qui veulent manger de la terre (celle des pots de fleurs). Ça arrive. Et en fait, parfois, c’est qu’ils en ont réellement besoin et ça ne leur fera pas de mal... bref... Faut arrêter avec nos angoisses d’adultes à croire qu’on va les traumatiser. Nos angoisses vont les traumatiser, ça c’est certain, ils les ressentent, et ne savent pas quoi en faire. Mais leur apprendre à se protéger contre les vrais dangers, ça ne fait que les... protéger.

    • Mon neveux qui a 5 ans etait très anxieux. Il avait peur que « le méchant président lui interdise de venir voire sa tata dans deux semaines » - même si illes manquent de réferents pour ces nouvelles règles il y a quand meme du stress pour elleux je trouve

    • J’avais un échange avec des gens englués dans ce que j’ai envie d’appeler le syndrome Qanon. On pourrait aussi sans doute l’appeler syndrome Trump... Ces gens, cultivés, informaticiens à qui on ne la fait pas, m’expliquaient que mes propos étaient inutilement alarmistes. Ils admettaient à demi mot que tout ça, ça les stressait, et qu’à leurs yeux c’était exagéré, vue la faiblesse de la menace. Je ressentais comme un déni de l’existence du virus. Comme s’il n’existait pas. D’un coup, ces gens se révélaient incapables de comprendre la signification d’une évolution exponentielle... notion mathématique sans doute peu accessible, mais quand même... ce n’est que l’application d’une multiplication... et ce sont des informaticiens prétentieux la plupart du temps...

      Note que j’ai moi aussi un stress latent à ce sujet. Evidemment.

      Mais j’ai terminé la discussion avec eux en expliquant que je vivais nettement mieux depuis que j’avais cessé de vivre dans ce déni. Le virus existe. Il suffit de mettre un masque pour s’en protéger la plupart du temps. Et c’est tout. (faut aussi se laver les mains, ne pas faire la bise, ne pas serrer les mains, ok...)

      Et pour les enfants. Pour ce sujet. Ils souffrent de nos manques de logiques et des angoisses que celles-ci créent. De nos contradictions entre adultes. Les enfants souhaitent comme nous constater que l’on avance tous dans une direction claire et intelligible. Et dans le bordel ambiant, alimenté par les champions du monde qui nous gouvernent, je ne vois pas comment il serait possible d’être serein, même et surtout quand on est un enfant.

    • aha, ’ffectivement.

      Une amie instit’ était hyper-angoissée au moment de la reprise en juin, par la lourdeur du protocole. Elle était persuadée que les enfants allaient être réticents, stressés, apeurés... Elle n’en est pourtant pas à sa première rentrée, de loin. Et quelle surprise de sa part quand au bout de la première journée, elle s’aperçoit que tout fonctionne sans difficulté majeure autre que la lourdeur intrinsèque des instructions débiles. Les gamins ont suivi, et c’est tout. Je parle de maternelle.
      Anecdote reportée ici sur ST, ils ont tellement bien suivi que certains se sont retrouvés avec des brulures, à force de se laver les mains et les avant-bras avec de l’alcool mal dosé. En fait, les gamins, c’est horrible, mais ils font ce qu’on leur dit. Ils ont aveuglément confiance en l’adulte. Ce qui parfois, vous le savez aussi bien que moi, se termine fort mal.

    • Il faut vraiment arrêter de prendre les gosses pour des demeurés  : ils comprennent généralement parfaitement ce qui se passe. Ce qui est très angoissant pour eux, c’est les non-dits, les euphémisations, les choses qui leur font penser que ce doit être très très moche si les adultes de confiance font le choix de cacher ou de mentir.

      J’ai croisé quelques témoignages de gosses en CM qui ont réussi + ou - à comprendre ce qui se passe malgré le manque d’infos à leur destination  : ils sont terrorisés à l’idée de ramener le virus à la maison et de tuer leurs parents. Il y a une gamine qui bouffe dans sa chambre depuis la rentrée. Les parents ne comprenaient pas pourquoi elle leur faisait la gueule  : en fait, elle se sentait responsable de leur santé et refusait de prendre des risques. Ce n’est pas une bonne situation.

      Dans tous les cas, la vérité est toujours la meilleure option. Pas la peine d’enjoliver (ça, c’est angoissant pour les gosses) ou de noircir le tableau. Voilà ce qui se passe, voilà ce que nous allons faire, qu’est-ce que tu en penses  ? Les gosses posent souvent des questions monstrueusement pertinentes et s’adaptent à peu près à tout. Mais ils ont besoin de confiance. En eux et en nous. On ne les protège jamais en leur cachant des trucs, jamais.

      Les gosses comprennent les consignes et ils le font d’autant mieux qu’on prend la peine de leur expliquer les tenants et aboutissants et de répondre à leurs doutes et interrogations légitimes.
      Bien sûr, c’est compliqué pour ceux qui confondent éducation et dressage et qui pratiquent juste l’autoritarisme  : « On fait comme ça parce que je l’ai décidé et fin de discussion  !  ».

      Ce genre d’attitude me rendait folle quand j’étais gosse. Ça n’a pas changé.

    • Oui, il y a de quoi être soufflé d’admiration chaque fois que l’on constate que les mômes font (à l’occasion) figure d’intellos de haut niveau (pertinence, absence de préjugés, précision, concision, cohérence, questions critiques). Même si ça se complique et peut s’éteindre au moins en apparence avec la socialisation (école, groupes de pairs avec ses normes, hiérarchies, valeurs).

    • concrétement j’ai essayé hier soir de mettre un masque alors que je veillais ma fille et j’ai pas tenu. Elle a eut l’air de s’en foutre. Mais ce matin quand elle est venue se recoucher avec moi, j’ai filé dans le salon en lui disant que je ne voulais pas attraper son truc. Je lui ai dit calmement, et après qu’elle m’ait rappelé, je suis revenu auprès d’elle, mais elle s’est pelotonné dans un coin du lit en me disant qu’elle faisait gaffe (de ne pas me le refiler) et ça m’a fendu le coeur (avec l’accent). J’ai essayer de lui expliquer que c’est pas elle, mais le virus que j’essaye de repousser, mais je ne sais pas si le message est clair et ça :

      ils sont terrorisés à l’idée de ramener le virus à la maison et de tuer leurs parents.

      y a pas moyen.

      Donc euh bah, elle a mis un masque quand elle a eut envie, elle tousse dans son coude quand elle peut (4 ans bordel, je vais effectivement pas la dresser), moi je me lave les mains après lui avoir fait le nez, j’aére la pièce au max en chauffant en même temps, pas trop de câlins, et so far, plus de fièvre donc voilà quoi... Moi je vais juste me désocialiser un peu dans les jours à venir... L’impression que quand ton gosse te ramène un truc à la maison, c’est juste mort... j’ai pas les capacités d’un instructeur de survie :

      https://seenthis.net/sites/7282461336007576028

    • L’autre soir, mon gosse (14) qui dit avoir mal à la gorge. On range le lave vaisselle ensemble, il soupire à proximité de moi. Je me suis énervé. J’ai râlé. Et me suis plus ou moins excusé plus tard. Entre l’absence d’envie de porter le masque à la maison, et ce doute qui traine du fait que l’on est contagieux pendant plusieurs jours avant d’avoir les premiers symptômes, forcément, ça crée des tensions et des doutes.
      J’ai expliqué plusieurs fois à mon gamin ce que signifiait être hypocondriaque (on l’est tous). On l’a fait plusieurs fois en famille. Et finalement, je trouve que ça a permis à tous les membres de la famille de gagner en sérénité. Ce que je dis va dans le même sens que ce que dit Agnès : dire les choses, les enfants ne comprendront pas forcément tout, mais au moins on leur aura donné l’occasion, et ils sauront en faire bon usage.

    • en fait elle a franchement pigé la différence entre elle et un virus haha. Donc la phrase : « c’est pas contre toi mais contre le microbe » est plutôt effective. Ce qui me tue c’est son air responsable et sérieuse, genre je vous protège tkt. J’aime pas ça. En même temps elle est a peu près persuadée d’être capable de tuer un éléphant à mains nues, donc bon.

      Soit-dit en passant, elle a complétement capté ce qu’est un microbe grâce à ça :
      https://www.youtube.com/watch?v=UzJclM_KmRg

      vu en début de confinement...

      Bon bref, en vrai j’ai un peu flippé hein, là on sert les fesses pour que ce ne soit qu’une maladie de saisons et voilà... merci pour vos partages...

    • Au magasin bio, la copine vendeuse va prendre l’air pour qu’on discute dehors, mais un client s’inscruste et veut nous persuader que nous devons nous habituer à la mort. Comme pour la canicule et la grippe, il y a eu aussi beaucoup de morts et on en a pas fait tout un fromage, donc tout ça est normal, puisque les vieux doivent mourir et que nous mourrons tous un jour. J’essaye de garder mon calme et lui rappelle qu’il y a des jeunes en mauvais état et que pour ce qui est de protéger les blonds aux yeux bleus des gros·es, moches, vieux ou handicapé·es qui devraient leur laisser la place, ça me rappelle comme un truc.
      Revenue déprimée. Tombée dans un trou noir de cervelle d’adulte.

    • c’est marrant comme tout le monde semble penser que la vie brève à la Achille est une chose... je ne sais pas, « noble », « courageuse », alors que pour les grecs (anciens) Achille c’est l’erreur incarnée.

  • L’Autorité de protection des données est devenue « inopérante », alertent deux directrices
    https://www.lalibre.be/belgique/politique-belge/l-autorite-de-protection-des-donnees-est-devenue-inoperante-alerte-deux-dire

    L’Autorité de protection des données (APD) « n’est plus en mesure de remplir sa mission de manière indépendante », ont fait part deux directrices de l’autorité au Parlement dans un courrier daté du 9 septembre et évoqué jeudi dans Le Soir et Knack. Elles invitent « à prendre les mesures adéquates ». Cet organisme qui a pris le relais de l’ex-Commission de la vie privée serait devenu « inopérant », dénoncent Alexandra Jaspar (Directrice du centre de connaissances de l’APD) et Charlotte Dereppe (Directrice du (...)

    #données #APD-Belgique

  • Casser « Big Tech »
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2020/10/13/casser-big-tech_6055799_4408996.html

    Aux Etats-Unis, le rapport de la commission antitrust de la Chambre des représentants affirme que les GAFA (Google, Amazon, Facebook et Apple) sont des monopoles qui abusent de leur position dominante. Chronique. Ebullition dans la Silicon Valley, en Californie. Après seize mois d’enquête sur les GAFA (Google, Amazon, Facebook et Apple), la sous-commission antitrust de la Chambre des représentants a rendu ses conclusions, le 6 octobre. Un rapport établi au terme de centaines d’heures (...)

    #Apple #Google #Microsoft #Amazon #Facebook #domination #GAFAM

  • Covid-19 : Emmanuel Macron choisit le couvre-feu pour tenter d’endiguer la deuxième vague
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/10/15/covid-19-emmanuel-macron-choisit-le-couvre-feu-pour-tenter-d-endiguer-la-deu

    Le président Emmanuel Macron lors d’un entretien à propos de la situation sanitaire, diffusé sur TF1 et France 2, le 14 octobre. JEAN-CLAUDE COUTAUSSE POUR « LE MONDE »

    Lors d’un entretien télévisé mercredi, le président de la République a jugé qu’un reconfinement général du pays « serait disproportionné ».

    Par Delphine Roucaute, Alexandre Lemarié et Olivier Faye

    La France s’apprête à replonger en apnée « au moins jusqu’à l’été 2021 » . Voilà le message qu’est venu annoncer Emmanuel Macron à ses concitoyens, mercredi 14 octobre, alors que l’épidémie de coronavirus retrouve selon les termes du chef de l’Etat une « situation préoccupante » sur le territoire national, avec près de 20 000 nouveaux cas déclarés par jour et une occupation à 32 % des services de réanimation dans les hôpitaux par des patients atteints du Covid-19 [60% en Seine-Saint-Denis, ndc] . « Nos soignants sont très fatigués (…) Nous n’avons pas de lits en réserve », a-t-il prévenu, alors que le virus s’est répandu sur l’ensemble du pays, empêchant ainsi des transferts de malades entre les régions.

    Le temps de l’insouciance, qui s’était ouvert durant l’été – M. Macron avait lui-même évoqué une « sortie de crise » , le 14 juillet – est désormais clos. « Nous sommes dans la deuxième vague. Le virus recircule très vite en Europe et dans notre pays » , a alerté le locataire de l’Elysée, lors d’un entretien sur TF1 et France 2. Ce qui l’amène, comme en Allemagne ou en Espagne, à imposer des mesures restrictives.

    Pour « freiner la diffusion du virus » , et ainsi « reprendre le contrôle », le président de la République a annoncé qu’un couvre-feu sera mis en place à partir de samedi, entre 21 heures et 6 heures, en Ile-de-France et dans huit métropoles : Lille, Grenoble, Lyon, Aix-Marseille, Montpellier, Rouen, Toulouse et Saint-Etienne.

    Cette mesure de privation de liberté doit durer au moins quatre semaines. Si le Parlement l’autorise, le chef de l’Etat souhaite l’étendre sur six semaines, soit jusqu’au 1er décembre. Des dérogations seront possibles, uniquement dans certains cas, comme les travailleurs de nuit. En cas de non-respect du couvre-feu, des amendes de 135 euros seront délivrées ; elles pourront s’élever à 1 500 euros en cas de récidive.

    Pas question de mettre totalement le pays à l’arrêt
    Alors que l’instauration du couvre-feu a fait débat jusqu’au sein même du gouvernement, Emmanuel Macron a justifié cette mesure par la nécessité de « réduire les moments de convivialité » privés, qui sont « des vecteurs d’accélération du virus » , tout en permettant la continuité de la vie économique, sociale et éducative.

    Les écoles, lycées et universités resteront ouverts, a-t-il souligné. Pas question de mettre totalement le pays à l’arrêt, comme ce fut le cas lors de la première vague. A l’heure actuelle, « reconfiner le pays serait disproportionné », a estimé M. Macron, qui veut à tout prix éviter de recourir à cette extrémité, aux conséquences jugées désastreuses.

    En parallèle, le gouvernement a toutefois rétabli par décret lors du conseil des ministres l’état d’urgence sanitaire sur l’ensemble du pays, qui lui permet de disposer d’un cadre juridique afin d’adapter les restrictions dans les mois à venir, allant jusqu’au confinement. Manière de se garder une marge de manœuvre, au cas où. « Si l’on ne veut pas devoir prendre des mesures plus dures, il faut respecter les règles » , a d’ailleurs mis en garde le chef de l’Etat. Son objectif étant de revenir à une situation de 3 000 à 5 000 nouveaux cas par jour et à 10 %-15 % de lits en service de réanimation occupés par des malades du Covid-19.

    Pour autant, Emmanuel Macron n’a pas interdit aux Français de partir en vacances à la Toussaint. Malgré les restrictions en vigueur, les déplacements entre les régions ne seront pas réduits, a-t-il indiqué. Une injonction contradictoire, en apparence, que le chef de l’Etat a assortie d’une recommandation appuyée, en demandant aux vacanciers de respecter scrupuleusement les gestes barrières lors de leurs déplacements pour ne pas propager le virus. En particulier lors des réunions de famille ou entre amis, durant lesquelles il a appelé à ne pas se rassembler à plus de six personnes. Une sorte de « en même temps » entre la préservation de certaines libertés et l’instauration de restrictions. Une stratégie résumée en une formule : « On n‘infantilise pas, on responsabilise. »

    StopCovid, « ça n’a pas marché »

    Autre nouveauté : Emmanuel Macron s’est converti au mea culpa. Sur la stratégie en matière de dépistage, d’abord – près de 1,4 million de tests sont réalisés chaque semaine en France. « On a rencontré de vraies difficultés » , a reconnu le chef de l’Etat, alors que les files d’attente se sont allongées devant les laboratoires d’analyse médicale pendant des semaines et que les délais pour obtenir un résultat excèdent parfois cinq ou six jours. « Nous allons rentrer dans une stratégie où on va pouvoir réduire drastiquement les délais » , a-t-il promis.

    Pour mieux suivre l’évolution du virus sur le territoire, l’exécutif veut miser sur les tests antigéniques, annoncés depuis septembre par le ministre de la santé, Olivier Véran, mais qui sont encore à l’état d’expérimentation. M. Macron a aussi évoqué un possible recours aux autotests, sur lesquels la Haute Autorité de santé ne s’est pas encore prononcée, contrairement aux tests antigéniques, dont les modalités du déploiement sur le territoire devraient être annoncées prochainement.

    Le chef de l’Etat a par ailleurs reconnu l’échec de l’application StopCovid lancée dans la foulée du déconfinement pour permettre de repérer les cas contacts de personnes positives au Covid-19. « Ça n’a pas marché » , a-t-il assumé à propos de cet outil qui, avec seulement 2,6 millions de téléchargements depuis juin, « a été beaucoup moins téléchargé » que dans les autres pays européens.

    Une nouvelle application, baptisée « Tous anti-Covid », doit voir le jour le 22 octobre, a annoncé le président de la République, et devrait fournir à ses utilisateurs des informations quotidiennes sur l’état de la pandémie ainsi que sur les lieux où se faire tester. Une manière, veut croire M. Macron, de contribuer à sa popularité, en espérant que les Français l’activent lorsqu’ils se trouveront dans des lieux fréquentés par du public comme les restaurants.

    Une crise « inégalitaire »

    Durement touchés par les nouvelles règles de couvre-feu, ces derniers pourront bénéficier, à l’image d’autres secteurs d’activité tels que l’événementiel ou le monde de la culture, de « dispositifs de soutien supplémentaires » , a avancé le chef de l’Etat, notamment à travers le recours au chômage partiel ou l’accès au fond de solidarité pour les entreprises. Ce qui n’a pas empêché les fédérations professionnelles du secteur hôtellerie-cafés-restauration (HCR) de déplorer « une fermeture déguisée » de leurs établissements.

    Les entreprises pourront par ailleurs proposer « deux à trois jours de télétravail par semaine » à leurs employés, a suggéré M. Macron, pour « réduire un peu la pression collective » , mais pas à temps plein. On a « besoin d’échanger avec les collègues de travail » , a justifié l’ancien ministre de l’économie. Un satisfecit pour le Medef. La branche parisienne de l’organisation patronale avait alerté sur le fait qu’un télétravail à 100 % pourrait aggraver la crise économique et « fragiliser encore les entreprises ».

    Accusé par ses contempteurs de mener une « politique antisociale » , Emmanuel Macron, enfin, a rejeté l’idée soumise, entre autres, par le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, d’augmenter le revenu de solidarité active (#RSA) et d’étendre son versement aux jeunes âgés de 18 à 25 ans. A la place, le locataire de l’Elysée a annoncé le versement durant les six semaines du couvre-feu d’une « aide exceptionnelle » de 150 euros par personne [pour payer l’amende, ndc] , plus 100 euros par enfant, pour tous les allocataires du RSA et des aides aux logements (APL).

    « Je préfère cette aide exceptionnelle massive plutôt qu’une transformation de nos minima sociaux » , a défendu M. Macron face à cette crise « inégalitaire » , a-t-il reconnu, pour les plus précaires. « C’est dur d’avoir 20 ans en 2020 » , a-t-il déploré, reconnaissant le « sacrifice terrible » vécu par cette génération, qui voit ses études et sa vie sociale entravée par la crise sanitaire, et son entrée sur le marché du travail compliquée par la crise économique.

    Présenter un profil rassembleur

    Tout au long des quarante-cinq minutes d’entretien, Emmanuel Macron s’est attaché à se montrer concret et précis, à l’image de son ancien premier ministre, Edouard Philippe, et il a assumé le terme de « couvre-feu », après avoir hésité en mars à prononcer celui de « confinement ». Le chef de l’Etat sait que la clarté et la pédagogie peuvent se révéler essentielles pour faire accepter aux Français de nouvelles mesures de restrictions de liberté, alors qu’une partie de l’opposition met en garde face à un risque de « jacquerie » .

    Depuis la rentrée, la stratégie de l’exécutif apparaissait aux yeux de beaucoup comme étant trop fluctuante. De la même manière, M. Macron a tenu à faire savoir que les élus locaux des métropoles concernées par le couvre-feu avaient été prévenus en amont de cette initiative. « Je vais demander à nos maires de nous proposer des plans de prévention » , a-t-il ajouté. Une façon d’inclure les collectivités. Pas question de rééditer l’épisode de la bronca des élus marseillais, le 23 septembre, suite à la fermeture des bars et des restaurants.

    Au moment où le pays affronte une crise multiforme, le chef de l’Etat s’est également efforcé de présenter un profil rassembleur. « Nous nous en sortirons les uns et les autres », a-t-il déclaré, en appelant les Français à « être une nation de citoyens solidaires » . Comme s’il s’agissait de se poser en père de la nation, à un an et demi de l’élection présidentielle.

    #crise_sanitaire #couvre-feu #gouvernement #économie
    #tests_antigéniques

    • Le lien social au défi du Covid-19, Le Monde, Editorial.

      Alors que tout est fait pour maintenir l’activité économique mais réduire au maximum les liens sociaux, amicaux et familiaux, Emmanuel Macron va devoir convaincre ceux qui vont subir les contraintes du couvre-feu de le faire avec le moins possible de mauvaise grâce.

      Editorial du « Monde ». La fête est finie. Emmanuel Macron l’a clairement signifié aux Français, mercredi 14 octobre, lors d’une interview télévisée qui restera marquée par l’utilisation d’un mot qui rappelle les heures les plus sombres de notre histoire : le « couvre-feu ». A compter de samedi, les habitants de la région Ile-de-France et de huit métropoles (Grenoble, Lille, Rouen, Lyon, Saint-Etienne, Aix-Marseille, Montpellier, Toulouse) devront, sauf bonnes raisons, cesser de circuler entre 21 heures et 6 heures du matin pour une durée de quatre semaines, que le chef de l’Etat veut prolonger à six, s’il obtient l’accord du Parlement.

      Après des résultats probants à Cayenne et en Guadeloupe, le couvre-feu est présenté comme une mesure « pertinente » pour gérer « la deuxième vague » de l’épidémie de Covid-19 qui plonge la France, comme beaucoup de ses voisins, « dans une situation préoccupante » . Moins pénalisant qu’un reconfinement généralisé, il va cependant aggraver dans les zones concernées la situation de secteurs déjà durement éprouvés. La restauration et les spectacles vont de nouveau faire l’objet de mesures de soutien public pour ne pas totalement sombrer. Leur moral est à zéro.

      Le couvre-feu va aussi peser sur le quotidien de millions de personnes, qui risque, jusqu’au mois de décembre, de se décliner en « métro, boulot, dodo ». Car tout est fait pour maintenir l’activité scolaire et économique et à l’inverse empêcher les réunions familiales et les fêtes entre amis. Gare, là encore, à la déprime collective.

      Pari éminemment difficile

      Pour Emmanuel Macron, le risque était grand que ces nouvelles mesures coercitives, en tout point contraires à sa volonté de restaurer la confiance en l’avenir, apparaissent comme la sanction d’une stratégie sanitaire déficiente. Les déboires actuels de plusieurs voisins européens, parmi lesquels la Belgique, la Grande-Bretagne et l’Allemagne, ont atténué ce procès. De même que la publication d’un rapport d’experts indépendants montrant que la France se situe dans la moyenne en matière de gestion de la crise. Le président de la République a, tout de même, dû reconnaître des ratés dans le déploiement des tests et un échec dans la mise en service de l’application StopCovid, qui va être revisitée.

      Son défi est à présent de convaincre ceux qui vont subir les contraintes du couvre-feu de le faire avec le moins possible de mauvaise grâce. Ce sera difficile, car le consensus scientifique s’est fissuré ; l’opinion publique est désormais partagée entre la peur que suscite le virus et la volonté de défendre le droit de vivre librement. Quant aux élus locaux, peu se sont montrés disposés à appuyer le gouvernement. Des tiraillements identiques sont constatés dans la plupart des démocraties qui subissent la deuxième vague épidémique.

      Le chef de l’Etat a su éviter deux écueils : l’infantilisation et la culpabilisation. Il n’a pas abusé du vocabulaire guerrier, contrairement à son intervention du 16 mars, dans laquelle, à six reprises, il avait employé le mot « guerre ». De même a-t-il évité de faire la morale aux jeunes, soulignant au contraire le « sacrifice terrible » auquel le virus les contraint. Représentant la France comme un bloc, « une nation de citoyens solidaires » , il a fait appel à « chacun d’entre nous » , en espérant que la société française sera capable, à l’épreuve de la crise, de retrouver le chemin du collectif – avec ce paradoxe qu’il faudra y parvenir en réduisant au maximum les liens sociaux, amicaux et familiaux. Un pari éminemment difficile au moment où l’écart va se creuser entre les métropoles, soumises au régime sévère du couvre-feu, et le reste du pays, qui vivra, lui, presque normalement.

    • " C’est dur d’avoir 20 ans en 2020 parce que ce sont ceux qui vivent un sacrifice terrible. "

      Les propos dégueulasses du show présidentiel contre les assistés et le #RSA qu’il faut pas augmenter ni ouvrir aux moins de 25 ans sinon les pauvres vont pas prendre les emplois ont été assorti de l’annonce d’une prime de 150 euros qui devait être allouée aux allocataires des minima [Edit, non ! du seul RSA] et de l’#APL. Ben non, finalement, après les 100 milliards du plan de relance (assistance aux entreprises), ça couterait trop cher, les allocataires APL sont encore trop nombreux, ils n’auront pas ce one shot de 150 euros.
      La promesse d’une prime de 1500 balles aux soignants s’est traduite pour pas mal d’infirmières par des « bons d’essence de 30 euros ».
      Le bénéfice du #chômage_partiel (dont l’ampleur a été un événement tout à fait inédit de la politique sociale) a été enlevé à diverses catégories de personnes vulnérables au covid fin août.

      Ce qu’il reste du "peu importe combien ça coûte" , c’est les millions dépensés pour des tests mal conduits et le soutien aux entreprises. Ça commence à se voir.

      #argent_magique

  • 17 novembre 2020
    Agissons contre la réintoxication du monde !

    https://lavoiedujaguar.net/17-novembre-2020-Agissons-contre-la-reintoxication-du-monde

    Dans la première moitié de l’année 2020, le déferlement viral aura provoqué un ralentissement inédit de la dévitalisation marchande de la planète. Au cœur du confinement s’est alors diffusée une lucidité partagée, mais trop souvent désarmée et isolée, quant à l’urgence de faire barrage in extremis à la production du désastre.

    Le 17 juin dernier, alors que la machine se réemballait de plus belle, plus de 70 actions, blocages, rassemblements se sont déployés simultanément à travers le pays. Ils ont matérialisé un premier grand rebond de luttes de terrain contre la réintoxication du monde.

    C’est pour donner une nouvelle fois corps à ce front commun, frappant par son énergie et sa diversité, qu’un ensemble de collectifs réunis le 30 août dernier à l’occasion d’un rassemblement sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes ont décidé d’appeler à une seconde vague d’actions coordonnées le 17 novembre prochain.

    Les mobilisations locales du 17 juin ont dessiné une première cartographie postconfinement des sites de production destructeurs qui doivent s’arrêter, d’espaces naturels — forêts, zones humides, terres cultivables, friches urbaines — qui ne doivent pas être artificialisés, des chantiers écocides qu’il faudra paralyser… Elles ont aussi révélé des dizaines d’endroits où des collectifs d’habitant·e·s se lèvent déjà localement contre l’absurdité de ces « aménagements du territoire ». (...)

    #appel #réintoxication #agir #17novembre

  • Covid-19 : « Cette enquête déconstruit certains discours sur la surexposition des immigrés »
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/10/09/covid-19-cette-enquete-deconstruit-certains-discours-sur-la-surexposition-de

    Josiane Warszawski, coresponsable de l’enquête, a eu l’idée de lancer cette enquête en population générale.
    Ce croisement des approches, qu’a-t-il apporté ?
    F.H. : Il a permis de mettre en perspective les différents indicateurs, en sortant qui plus est des catégories habituelles. Savoir par exemple que 21 % des agents de nettoyage vivent en logement surpeuplé, on n’en avait aucune idée précise. On comprend alors tout de suite que ces personnes cumulent deux risques de contamination.
    N.B. : C’est aussi grâce à ce croisement que l’on a pu mettre en évidence le caractère cumulatif des facteurs de vulnérabilité. On comprend alors la place de la question des origines dans ce paysage. Les données épidémiologiques constatent un gradient spectaculaire entre les immigrés de première génération non européenne, leurs enfants, puis les immigrés européens et leurs enfants. C’est très frappant. Le risque, c’est d’essentialiser ces résultats. Mais, si l’on tient compte de la structure professionnelle, des revenus, des conditions de logement, qui sont ici documentés, il n’y a plus d’effet immigré. D’autant que l’enquête a montré qu’ils respectent autant que les autres les gestes barrières (masque, gel, distanciation physique), comme globalement les catégories populaires, d’ailleurs…
    F.H. : On sait depuis longtemps que les immigrés qui arrivent en France ont en réalité été sélectionnés : ce sont ceux qui sont en meilleure santé. Mais, au cours de leurs premières années ici, leur situation se dégrade et leur état de santé devient nettement inférieur à celui de la population d’accueil. Dans cette enquête aussi, ce sont ces conditions de vie qui expliquent les écarts, pas l’Homo arabicus, l’Homo ottomanius, ou que sais-je… Toute chose égale par ailleurs, le Covid ne fait pas la différence. Mais pour démontrer que l’origine ne joue pas, encore faut-il disposer de la variable de l’origine.
    La statistique publique le permet-elle ?
    F.H. : Oui, sous le régime de la dérogation. Normalement, on ne peut traiter aucune donnée personnelle qui permette d’identifier toute sorte d’appartenance : les origines, l’apparence ethno-raciale mais aussi l’orientation sexuelle, l’état de santé, les positions politiques. Mais nous travaillons tous sous le régime de la dérogation, et la CNIL les accorde en fonction de la finalité de l’enquête, de l’anonymat, de la taille de l’échantillon, des conditions de protection des données, du consentement des personnes

    #Covid-19#migrant#migration#france#sante#enquete#epidemiologie#demographie#inegalite#appartenanceethnique#race

  • Qui sont les allocataires indemnisés par l’Assurance chômage en 2019 | Unedic.fr
    https://www.unedic.org/publications/qui-sont-les-allocataires-indemnises-par-lassurance-chomage-en-2019

    En juin 2019, quelques mois avant la pandémie de Covid-19, 2,6 millions de demandeurs d’emploi étaient indemnisés par l’Assurance chômage. Quelles sont leurs caractéristiques, leurs parcours ? Quel montant d’allocation perçoivent-ils ? En s’appuyant sur les données statistiques du Fichier national des allocataires (FNA), l’étude décrit le profil et la situation des allocataires, au-delà des idées reçues.

    Etude - Qui sont les allocataires de l’Assurance chômage en 2019 ?
    PDF - 2.7 Mo
    https://www.unedic.org/sites/default/files/2020-10/Etude%20allocataires_indemnises_2019_octobre_2020_0.pdf
    Infographie - Qui sont les allocataires de l’Assurance chômage en 2019 ? PDF - 848.75 Ko
    https://www.unedic.org/sites/default/files/2020-10/unedic-allocataires-A4.pdf

    Etre inscrit à Pôle emploi ne signifie pas automatiquement percevoir une allocation chômage. L’étude sur les allocataires précise ainsi que, parmi les 6,4 millions d’inscrits à Pôle emploi, 3,7 millions sont des bénéficiaires de l’Assurance chômage et seulement 2,6 millions d’entre eux perçoivent une allocation. Pour être éligible aux allocations chômage, il faut remplir certaines conditions d’affiliation, comme avoir travaillé au minimum 4 mois durant les 28 derniers mois*.

    Certains bénéficiaires de l’Assurance chômage ne perçoivent pas d’allocation notamment parce qu’ils travaillent tout en restant inscrits à Pôle emploi.

    Plus de femmes, plus de jeunes, moins de diplômés

    Depuis 2014, la proportion de femmes augmente régulièrement passant de 48 à 52% des allocataires. On observe également une proportion plus importante (30%) de jeunes de moins de 30 ans. Cette surreprésentation liée à l’âge s’explique principalement par le fait que les jeunes sont plus souvent employés en #CDD, ouvrant ainsi plus fréquemment des droits à l’#Assurance_chômage. A contrario, la proportion d’allocataires diminue après 35 ans, du fait d’embauches plus fréquentes en CDI.

    L’étude présente aussi un profil d’allocataires moins diplômés : 50% d’entre eux ont un niveau d’étude inférieur au bac, contre 39% dans la population active. Les demandeurs d’emploi indemnisés par l’Assurance chômage sont donc plus souvent à la recherche d’un emploi non qualifié, notamment dans le secteur des services à la personne (19%), et le secteur du commerce, de la vente et de la grande distribution (14%).

    Près d’1 allocataire sur 2 au chômage après une fin de contrat à durée limitée

    Une période de chômage indemnisé suit principalement la fin d’un contrat de travail à durée limitée (CDD, #intérim, #apprentissage … - dans 45% des cas), un #licenciement (32%), une rupture d’un commun accord (#rupture_conventionnelle … - 20%), une #démission (3%).

    Alors que les allocataires indemnisés après une fin de contrat sont plus souvent des jeunes de moins de 30 ans, ceux ayant connu un licenciement sont plus nombreux parmi les plus de 50 ans. Cette surreprésentation des seniors s’explique notamment par le fait que les plus de 50 ans ont des droits au chômage plus longs et plus de difficultés à retrouver un emploi. On note enfin une plus grande proportion de femmes indemnisées après une démission, principalement pour suivre leur conjoint.

    910€ nets d’allocations perçues en moyenne par mois

    Le salaire médian pris en compte pour le calcul de l’allocation versée aux chômeurs indemnisés se situe juste au-dessus du Smic (1,1 Smic). Cela signifie que la moitié des allocataires indemnisés percevaient un salaire moyen égal ou inférieur au Smic avant d’être au chômage.

    En moyenne, les demandeurs d’emploi indemnisés perçoivent une allocation d’un montant de 910€ par mois. Ce montant mensuel dépend de l’activité de l’allocataire : s’il ne travaille pas du tout durant sa période d’indemnisation, il perçoit en moyenne 1040€ ; s’il travaille, son allocation se situe autour de 610€, qu’il peut cumuler avec son salaire, soit un revenu mensuel moyen de 1290€.

    A noter que les allocataires percevant le montant moyen d’allocation le plus élevé sont ceux qui étaient précédemment en CDI à temps complet : 1290€ par mois, s’il ne travaille pas durant leur période d’indemnisation.

    #Unedic