#apolitique

  • #Xavier_Dolan, cinéaste : « D’où vient l’idée que les #artistes devraient “rester en dehors de la #politique” ? »

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/02/19/xavier-dolan-cineaste-d-ou-vient-l-idee-que-les-artistes-devraient-rester-en

    TRIBUNE
    Xavier Dolan

    Réalisateur et acteur

    Une controverse agite l’actuelle édition de la Berlinale, qui se déroule jusqu’au 22 février. Lors de leur conférence de presse inaugurale, les membres du jury ont refusé de commenter la situation palestinienne, leur président, Wim Wenders, arguant que le cinéma devait « rester en dehors de la politique ». Le réalisateur canadien Xavier Dolan lui répond, dans une tribune au « Monde ».Publié aujourd’hui à 09h00 Temps deLecture 6 min.
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    L’idée que les artistes n’ont pas les connaissances requises ou l’expérience valable pour se prononcer sur des questions sociétales ne date pas d’hier. Mais les récents appels à leur censure par des personnalités publiques et politiques, la controverse de la Berlinale ou l’aveu même de certains artistes de vouloir faire un « art apolitique », signalent l’urgent besoin d’une réflexion renouvelée sur la valeur ou la crédibilité des artistes-citoyens.

    Après la parution, en 2022, d’un article dans la presse espagnole m’attribuant des citations inventées de toutes pièces sur la valeur de l’art, justement, l’ironie d’écrire aujourd’hui ce billet ne m’échappe pas plus qu’elle ne me décourage de vouloir participer à cette réflexion, bien au contraire.

    Pour revenir à la base, « politique » vient du grec ancien politikos : « relatif au citoyen, à la cité ». Dans la Grèce antique, le terme désignait tout ce qui concerne la vie collective de la cité, les affaires communes aux citoyens, l’organisation de la communauté, les décisions collectives sur le bien commun. Dans sa Politique, Aristote définit l’être humain comme zôon politikon – un « animal politique », c’est-à-dire « un être fait pour vivre en communauté organisée ». Dans cette logique, tout art est fondamentalement politique, donc, et sans qu’il ait à prendre parti, il participe à l’avancement, à l’entretien et au soin de la communauté, au maintien du lien social.

    Alors d’où vient l’idée que les artistes devraient rester en dehors de la politique ?

    Au sujet du rejet systématique que vivent ceux, mal avisés, qui s’aventurent sur le terrain politique, la philosophe anglaise Miranda Fricker parlerait d’une « injustice testimoniale », qui survient « lorsqu’un préjugé conduit un auditeur à dévaluer la crédibilité de la parole d’un locuteur ». La décrédibilisation de la parole des artistes est elle-même issue d’un préjugé identitaire : le stéréotype de l’artiste « naïf » – émotif, idéaliste, détaché des « réalités » pratiques, intello, rêveur. Ce préjugé disqualificatif dévalue la capacité des artistes à témoigner sur les questions politiques simplement parce qu’on les perçoit comme « sensibles plutôt que rationnels, créatifs plutôt que pragmatiques ».

    Leur témoignage n’a donc aucune valeur.

    Hypothétiquement, Emma Watson n’aurait aucune légitimité dans sa défense des droits des femmes trans, parce qu’elle n’a jamais éprouvé la misogynie du XXe siècle comme l’ont éprouvée des femmes plus âgées – femmes dont le féminisme passé peut paraître minoré par le féminisme actuel de Watson (alors qu’il est simplement perpétué, renforcé et évolutif). Billie Eilish n’aurait pas non plus la crédibilité testimoniale nécessaire pour témoigner des réalités vécues par les victimes de la milice paramilitaire ICE, comme elle l’a fait lors des Grammy Awards, le 1er février.

    « Fermer sa gueule »
    On pourrait arguer qu’elles sont toutes deux multimillionnaires et « déconnectées » des réalités brutales des femmes de classe moyenne et de la précarité migratoire. En tant qu’humaines, elles n’ont pas le vécu requis pour se prononcer, et en tant qu’artistes elles sont politiquement incultes. Selon l’intraitable milliardaire Kevin O’Leary, il s’agit du « b.a.-ba du show-biz » : Eilish aurait dû « fermer sa gueule » et « divertir » – car c’est bien là, d’un bout à l’autre du spectre, l’essence de la vocation d’artiste.

    A la Berlinale, lors de la conférence de presse du film finlandais Nightborn, d’Hanna Bergholm, le journaliste allemand Tilo Jung a demandé à l’équipe du film son opinion sur les artistes qui mettent leur voix au service de bonnes causes. Ilja Rautsi, coscénariste, avait ceci à répondre : « Je crois qu’il peut être sain de créer une forme de pression ou d’informer simplement les gens sur ce qui se passe dans le monde, et sur le mal qui sévit en Ukraine, ou sur le génocide en Palestine. »

    A cette affirmation, la réalisatrice finlandaise Hanna Bergholm a ajouté : « Chaque film ne peut toucher à tous les sujets du monde et n’a pas à le faire. Mais en tant qu’humains d’âge adulte, je crois que nous avons la responsabilité de dénoncer la violence et l’injustice, parce que garder le silence est aussi un choix. Plus particulièrement, il importe aussi de ne pas dire à nos collègues artistes de ne pas prendre la parole. »

    L’écrivaine indienne #Arundhati_Roy s’est retirée du festival à la suite de cet énoncé et s’est exprimée dans un communiqué : « Entendre dire que l’art ne devrait pas être politique est renversant. C’est une façon de fermer une conversation sur un crime contre l’humanité, alors qu’il se déroule devant nous en temps réel. »

    Mais d’autres artistes présents à l’événement auront moins vivement réagi. Ce mardi 17 février, Ethan Hawke disait, au sujet d’une lettre signée par ses pairs (notamment Tilda Swinton, Adam McKay et Javier Bardem) en réponse à la posture de l’administration du Festival de Berlin dans cette affaire, qu’il gardait un souvenir amer de l’animosité qu’avait suscitée une de ses prises de position dans le passé, et préférait s’abstenir de répondre à une question qu’il soupçonnait « partisane ».

    Fissurer le statu quo
    Neil Patrick Harris, interrogé à la suite de la conférence de presse du jury de Wenders, disait, la semaine dernière, vouloir que son « #art soit #apolitique ».

    Les artistes ont le droit de renoncer à leur propre pertinence analytique et de se garder de commenter l’état du monde. Ils évitent ainsi de fragiliser, par des prises de position au demeurant privées, leur propre écosystème.

    Pour autant, dans ce cas-ci, la réussite et la visibilité dans l’industrie hollywoodienne de Patrick Harris, un acteur ouvertement gay ayant interprété dans How I Met Your Mother Barney Stinson, un personnage d’hétérosexuel consommé, est un acte politique en soi – revendiqué a posteriori comme apolitique, mais politiquement agissant nonobstant.

    Outre sa dépréciation de la politisation inhérente de l’artiste-citoyen, Wenders dit que les cinéastes doivent « faire le travail du peuple ». Or, si le travail du peuple exclut la politique, qui sont, aujourd’hui, les politiciens veillant activement au bien commun du peuple ? Leur travail, de Minneapolis à Khan Younès, à Gaza, par exemple, peut-il se passer de la politisation des citoyens, artistes ou non ? Enfin, qui sont les personnes pouvant dénoncer l’injustice lorsque les politiques élus échouent à le faire ou s’y refusent ?

    Les artistes-citoyens – animaux politiques, eux aussi –, dont la voix est entendue, lue, vue en raison de leur audience, le peuvent et l’ont toujours fait.

    Et plus encore : les artistes ont, historiquement, développé des cadres de compréhension et d’interprétation de certaines réalités avant même qu’elles n’existent dans le langage courant : Les Raisins de la colère, de John Steinbeck (la dignité et les droits des travailleurs migrants), Le Deuxième Sexe, de Simone de Beauvoir (la distinction entre sexe biologique et genre comme construction sociale), Do The Right Thing, de Spike Lee (la violence policière raciale, les tensions urbaines interethniques), ou Philadelphia, de Jonathan Demme (la discrimination liée au VIH, l’homophobie systémique), ont créé des ressources herméneutiques avant que le discours politique dominant ne dispose des concepts nécessaires pour articuler ces réalités sociales.

    Ces artistes-là ne se sont pas simplement exprimés politiquement, ils ont activé des mécanismes inédits de pensée et contribué au progrès. Ces contributions, mal reçues dans l’immédiat, sont souvent étrillées par les autorités critiquées ; on accuse les artistes de « faire de la propagande », d’être « trop politiques », précisément parce qu’ils introduisent des cadres interprétatifs qui bousculent les a priori et fissurent le statu quo, ébranlent les infrastructures naturalisées et déstabilisent les élites.

    Si « politique » veut encore dire, étymologiquement, « ce qui concerne la vie collective de la cité », alors le cinéma, pour ne citer que la forme exercée par Wim Wenders, en tant qu’art collectif constructeur de sens commun, est intrinsèquement politique. Et dire aux artistes de « rester hors de la politique » revient à leur dire de ne pas participer à la construction du sens collectif, et donc de ne pas penser.

    L’art rend visible et rend la vue
    Pour certains artistes-citoyens, comme Patti Smith, Mark Ruffalo, Spike Lee, Susan Sarandon ou Liam Cunningham, prendre la parole est, au-delà du droit acquis, un devoir − dans certains cas, il s’agit même d’un destin. Pour eux – pour moi aussi –, se taire, penser que notre éducation, notre situation, notre métier n’ouvrent pas droit à la parole politique, c’est perdre sa voix. C’est renoncer à l’absolue nécessité du dialogue.

    Dans une époque de surdité et d’aveuglement, l’art impose l’écoute de la communauté. Il la rend visible et, en même temps, lui rend la vue. Il illustre ses griefs, ses complaintes, pose pour elle ses questions, en cherche les réponses à coups de peintures, de chants et d’images. Il organise et tend au bien, au soin de la société. Il n’a jamais été et ne sera jamais – au grand dam des faux dieux, des élus égocentriques et des bandits qu’il affiche et dénonce – apolitique.

    L’art vient du peuple et appartient au peuple. C’est aussi pour cette raison, et en raison de ce bail tacite entre lui et l’humanité, qu’il a toujours survécu aux modes, après les avoir créées, et au temps.

    On se souviendra pour un moment de cette dernière semaine comme d’un triste attentat − un autre − à la liberté d’expression des artistes, issu davantage d’un rebranding maquillant l’intenable inconfort collectif face à la mise en morceaux du droit international et l’indécence impunie des tyrans au pouvoir.

    Leur prochain outrage défraiera bientôt la chronique et reléguera cette bévue berlinoise au second rang des kiosques. On oubliera vite.

    Mais l’art, et c’est tout à fait politique de sa part, a la mémoire longue.

    Xavier Dolan est l’un des plus fameux acteurs et réalisateurs québécois, notamment auteur de « J’ai tué ma mère » (2009), « Laurence Anyways » (2012), « Juste la fin du monde » (2016) et « Matthias et Maxime » (2019).

    Xavier Dolan (Réalisateur et acteur)

  • Les milliardaires financent une nouvelle #université « #anti-woke »

    Au #Texas, une université « anti-woke » ouvre ses portes. L’alma mater a récolté 200 millions de dollars de dons, notamment après les événements du 7 octobre. L’Université se veut apolitique, mais le bord politique de ses importants donateurs interrogent.

    Mécontent du système académique, certains ont trouvé la parade parfaite en ouvrant leur propre université au Texas. Jusqu’ici rien de très surprenant. La particularité de cette école ? C’est une université « anti-woke ».

    Il semble que cette idée séduit puisque près de 200 millions de dollars ont déjà été récoltés, souligne le « Wall Street Journal » dimanche 13 octobre. Parmi les généreux donateurs, figurent plusieurs grosses fortunes américaines. L’argent a notamment afflué depuis les événements du 7 octobre 2023 en Israël.
    Une mission ambitieuse

    La mission de l’Université d’Austin (UATX), qui se dit apolitique, est audacieuse : elle veut favoriser le débat ouvert, la liberté académique et une « quête intrépide de la vérité », tout en mettant l’accent sur l’entrepreneuriat. En effet, de nombreux donateurs fortunés estiment que les universités sont trop progressistes. Ils se disent attirés par l’idée d’une école alternative qui encouragerait la réussite méritocratique et une multitude de points de vue.

    Harlan crow, promoteur immobilier miliardaire et contributeur de l’UATX explique : « Aujourd’hui, une grande partie de l’enseignement supérieur semble vouloir rejeter les réalisations occidentales et les réalisations des civilisations occidentales dans leur intégralité. »

    De cette volonté est donc née l’UATX qui a accueilli sa première volée de 95 élèves en septembre dernier. Les étudiants ont reçu un exemplaire de l’Odysée d’Homer lors de leur inscription.
    Le 7 octobre comme moteur

    Une vidéo publiée sur le compte Youtube de l’école met en contraste les scènes de manifestations pro-palestiniennes sur les campus américains avec un séminaire de l’UATX. La vidéo se termine avec le message : « Ils brûlent, nous construisons. »

    Il faut dire que les événements du 7 octobre ont fait les affaires de l’uni « anti-woke ». A partir de cette date, la collecte de fonds s’est emballée. Le « Wall Street Journal » explique que les donateurs estiment que la liberté d’expression s’applique de manière sélective sur les campus.

    #Niall_Ferguson, historien et co-fondateur de l’institution détaille : « Il a fallu ce qui s’est passé au lendemain du 7 octobre sur les principaux campus pour convaincre Wall Street et les gens de la Silicon Valley, qu’il y avait vraiment un problème. »

    Une collaboration avec #Elon_Musk

    Les dirigeants de #SpaceX et #Boring_Company, la société d’Elon Musk, contribuent à l’élaboration du programme d’études en ingénierie de l’école. Le patron de Tesla n’est pas le seul à être attiré par le projet. Le co-fondateur de #Paypal, #Peter_Thiel, a aussi tenu à apporter sa pierre à l’édifice.

    Si l’école se revendique apolitique, la provenance de ses gros donateurs questionne. En effet, les plus importants sont acquis à la cause républicaine et finance les campagnes des candidats du parti à l’éléphant.

    Pour l’heure, l’UATX n’est pas encore accréditée. Elle ne pourra l’être qu’après la promotion de sa première volée. Les élèves ont reçu une bourse de 130’000 dollars afin de compenser les risques pris. Plus de 40% des étudiants inscrits viennent du Texas et un tiers sont des femmes. A voir, si les étudiants seront aussi enthousiastes que les donateurs.

    https://www.blick.ch/fr/news/monde/plusieurs-millions-recoltes-les-milliardaires-financent-une-nouvelle-universit
    #USA #Etats-Unis #facs #woke #vérité #liberté_académique #Université_d'Austin (#UATX) #entrepreneuriat #progressisme #méritocratie #Harlan_Crow #ESR #enseignement_supérieur

  • Les Émotions de la Terre - Mon blog sur l’écologie politique
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Les-Emotions-de-la-Terre

    Le récit d’Albrecht est simple comme un film hollywoodien, bien trop simple. Et il est en fin de compte faux. « À qui profitent in fine l’exploitation de ces mines à ciel ouvert et l’écrêtage des montagnes pour extraire le charbon ? » À l’humanité, bien entendu, riches et pauvres communiant dans leur contentement d’avoir de l’électricité, et non aux compagnies multinationales de l’énergie qui se sont battues contre la prise de conscience du changement climatique et qui se battent encore contre des mesures politiques volontaristes pour faire baisser les émissions de gaz à effet de serre des pays les plus responsables du changement climatique. Il faudra attendre la page 163 pour entendre parler de « rapports sociaux pathologiques » (un peu, oui) et la page 166 pour qu’il soit enfin question du capitalisme.

    […]

    Quand à l’anarchisme… si c’était une absence de considération pour les rapports de pouvoir dans le monde social, pourquoi pas, seulement voilà, l’anarchisme combat ces rapports d’abord en les dévoilant, tandis qu’Albrecht les nie.

    […]

    Cette allusion à la biodynamie est complétée par une présentation sommaire de la pensée de Rudolf Steiner, expert en tout (agronomie, architecture, médecine, pédagogie et bien sûr philosophie) et maître à penser d’un mouvement parfois qualifié de sectaire qui livre le même gloubi-boulga indigeste sur les émotions, la connexion avec les énergies de la nature, etc.

    […]

    Le dernier chapitre, le plus « politique », multiplie les erreurs et les imprécisions et continue à fatiguer la lectrice de bonne volonté. Une seule réflexion intéressante dans tout le livre, celle de la taille idéale d’une communauté politique.

    […]

    Maigre récolte pour trois cents pages, et rien sur une question assez proche, celle de la technique et du degré de complexité à partir duquel une technique dégrade le rapport des humains entre eux et avec la nature.

    #recension #Aude_Vidal #Glenn_Albrecht #livre #solastalgie #écologie #apolitique

  • Message de Jack Dorsey, changeant drastiquement le fonctionnement de Twitter (et du monde puisque ce réseau est devenu l’agence de #ComPol mondiale en quelques années 🤓 !)
    https://twitter.com/jack/status/1189634360472829952
    + traduction automatique ⤵️
    + mise en abîme ⤵️⤵️

    Nous avons pris la décision d’arrêter toute publicité politique sur Twitter à l’échelle mondiale. Nous croyons que le message politique doit être gagné et non acheté. Pourquoi ? Quelques raisons… 🧵
    Un message politique gagne du terrain lorsque les gens décident de suivre un compte ou de retweet. Payer pour atteindre supprime cette décision, en imposant des messages politiques hautement optimisés et ciblés aux gens. Nous pensons que cette décision ne devrait pas être compromise par de l’argent.
    Les publicités politiques sur Internet présentent des défis entièrement nouveaux pour le discours civique : optimisation basée sur l’apprentissage automatique de la messagerie et du micro-ciblage, informations trompeuses non contrôlées et contrefaçons profondes. Le tout à une vitesse, une sophistication et une ampleur croissantes.
    Ces défis affecteront TOUTES les communications Internet, pas seulement les publicités politiques. Il est préférable de concentrer nos efforts sur les problèmes fondamentaux, sans la charge et la complexité supplémentaires que prend de l’argent. Essayer de réparer les deux, cela signifie de ne réparer ni l’un ni l’autre et de nuire à notre crédibilité.
    Par exemple, il n’est pas crédible pour nous de dire : « Nous travaillons fort pour empêcher les gens de jouer avec nos systèmes pour diffuser des informations trompeuses, mais si quelqu’un nous paye pour cibler et forcer les gens à voir leur publicité politique… eh bien… ils peut dire ce qu’ils veulent ! 😉
    Nous avons envisagé de ne supprimer que les annonces candidates, mais les annonces diffusées constituent un moyen de contourner le problème. De plus, ce n’est pas juste pour tout le monde, mais les candidats achètent des annonces pour les problèmes qu’ils souhaitent mettre en avant. Donc, nous les arrêtons aussi.
    Nous savons bien que nous sommes une petite partie d’un écosystème de publicité politique beaucoup plus vaste. Certains pourraient soutenir que nos actions d’aujourd’hui pourraient favoriser les entreprises en place. Mais nous avons été témoins de nombreux mouvements sociaux qui ont atteint une échelle considérable sans aucune publicité politique. J’espère que cela ne fera que grandir.
    En outre, nous avons besoin d’une réglementation politique de la publicité davantage tournée vers l’avenir (très difficile à faire) . Les exigences de transparence des annonces sont des progrès, mais pas suffisants. Internet offre de toutes nouvelles fonctionnalités et les régulateurs doivent penser au-delà de nos jours pour assurer des conditions de concurrence égales.
    Nous partagerons la politique finale avant le 15/11, avec quelques exceptions (les annonces en faveur de l’inscription des électeurs seront toujours autorisées, par exemple). Nous commencerons à appliquer notre nouvelle politique le 11/22 afin de fournir aux annonceurs actuels une période de préavis avant l’entrée en vigueur de cette modification.
    Une note finale. Ce n’est pas à propos de la liberté d’expression. C’est à propos de payer pour atteindre. Et payer pour augmenter la portée du discours politique a des conséquences importantes que l’infrastructure démocratique actuelle n’est peut-être pas prête à gérer. Cela vaut la peine de prendre du recul pour aborder.

    Je suis hyper fière qu’il ait écouté ma requête récente sur le sujet suite à une pub sponsorisée de JMLP !!!
    https://twitter.com/ValKphotos/status/1189665167220625410

    Bon, blague à part, c’est réellement pas rien comme message, mais le dernier tweet de Trump, 2 heures avant, pose quand même la question de son efficacité à venir :
    https://twitter.com/realDonaldTrump/status/1189601417469841409
    https://pbs.twimg.com/media/EIJQLnVX0AEyJCu?format=jpg&name=small (je ne sais pas pourquoi l’image n’apparaît pas ?)

    No Fake, hélas, c’est bien un montage de chien décoré :/ Pire, y’a aucune explication puisqu’il n’y a pas eut de décoration de chien, un journaliste a même demandé des explications à la Maison Blanche qui semble totalement larguée : https://twitter.com/W7VOA/status/1189603619391320065
    Trump utilise comme support une réelle photo de 2017 de la décoration d’un vétéran, James McCloughan... Le nombre de likes et retweets est astronomique et le nombre de boots inclus qui participent à son omniprésence dans les TL serait intéressant à connaître...

    #twitter #réseaux_sociaux_marchands #communication_politique

  • Square #Lumumba à Bruxelles : le sociologue Ludo De Witte censuré
    https://parismatch.be/actualites/politique/153560/inauguration-dun-square-lumumba-a-bruxelles-le-sociologue-ludo-de-witte-c

    À l’occasion de cet évènement, les autorités organisent divers évènements dont une conférence intitulée « Lumumba et la lutte contre l’impérialisme : idéaux, principes d’égalité et de justice ; Le combat qui dérange ? Non-dits et dossiers cachés. » Titre ô combien paradoxal : invité à participer à ce débat, le plus grand spécialiste belge de ce dossier sensible vient d’être interdit de prise de parole sur ordre du bourgmestre Philippe Close (#PS).

    [...]

    Contacté par Paris Match Belgique, la porte-parole du bourgmestre de la ville de Bruxelles, Wafaa Hammich, se contente de nous envoyer un sms pour le moins succinct : « Il s’agit d’une manifestation #apolitique, et Monsieur De Witte est engagé politiquement. À sa place, nous avons décidé de mettre en avant un des représentants des associations. ». Pour en savoir un peu plus, nous rappelons notre interlocutrice. La conversation sera courte et peu courtoise.

    Paris Match Belgique : Par ‘engagé politiquement’ que voulez-vous dire ?

    La porte-parole de Philippe Close : Il s’est engagé dans un parti politique.

    Lequel ?

    À vous de faire vos recherches.

    Ludo De Witte a une carte d’un parti politique, c’est cela que voulez dire ?

    Il est l’ancien président d’un parti politique.

    Vous savez que c’est surtout l’auteur d’une livre important sur l’affaire Lumumba qui a provoqué une commission d’enquête parlementaire ?

    On le sait mais nous avons décidé de conférer un caractère apolitique à l’organisation de cet évènement.

    Mais cette affaire Lumumba est éminemment politique ?

    #Houlà ! Vous avez notre réaction par sms. Voilà. On s’en tient là. Merci. Ça va ?

    Votre communication manque de précision. Dans le cadre d’un #débat démocratique n’êtes-vous pas en devoir de donner un peu plus d’explications ? Ne craignez-vous pas que votre #communication soit désastreuse ?

    Tout à fait. Merci pour votre #input et à bientôt. Au revoir. (Elle raccroche)

    #Belgique

    • Lumumba, le débat qui dérange ? serait mieux adapté comme titre de cette … conférence.

      Mais les gens sont quand même un peu bornés : vouloir à tout prix mettre de la politique alors qu’on vous dit que c’est purement apolitique ! Non mais, imaginez un peu, comme si on allait politiser une éventuelle (et d’ailleurs hautement improbable) inauguration apolitique d’un square Ben Barka à Paris !

    • Ludo de Witte, sociologue, auteur de « L’assassinat de Lumumba » - RFI
      http://www.rfi.fr/emission/20121214-vers-proces-assassins-patrice-lumumba

      Ludo de Witte, sociologue, auteur de « L’assassinat de Lumumba »
      Par Christophe Boisbouvier
      Diffusion : vendredi 14 décembre 2012
      Ludo de Witte, sociologue, auteur de « L’assassinat de Lumumba »

      Patrice Lumumba en 1960.

      « Dans l’administration, dans l’armée, dans l’économie katangaise, c’était des Belges qui commandaient. Formellement, il y avait un président, Moïse Tshombe, mais de facto le commandant en chef de l’armée katangaise était un officier belge, qui pour cela était formellement mandaté par le gouvernement belge. Et donc ce sont ces officiers qui commandaient des soldats katangais… »

      Va-t-on vers un procès des assassins de Patrice Lumumba ? La justice belge se dit compétente pour enquêter sur la mort du père de l’indépendance du Congo-Kinshasa. C’était il y a plus de 50 ans, le 17 janvier 1961. Mais qui peut encore être jugé ?
      En 2000, le sociologue belge Ludo de Witte a publié L’assassinat de Lumumba (Karthala). En ligne de Bruxelles, il est notre invité aujourd’hui.

  • Aujourd’hui, j’ai reçu ceci...

    Nous acceptons également avec plaisir votre intervention Cristina Del Biaggio. Cependant, pourrions nous nous rencontrer pour avoir une meilleure idée du contenu ? Si ce n’est pas possible, nous pourrions aussi nous appeler et en parler par téléphone. En effet, nous sommes une maison de quartier et nous sommes apolitique. Nous ne pouvons donc pas tenir des propos trop politiques…

    Allez, imaginez ce que j’ai répondu...

    #migration #apolitique #politique

    • pas de vidéo @fil... une réponse par email !

      Chers touTEs,

      volontiers je discute avec vous sur le contenu de mon intervention, sachant que c’est plutôt à vous de savoir comment vous pensez que je peux être intégrée dans votre programme.

      Mais le problème se situe ailleurs. Et je vais être claire et franche avec vous. Si vous voulez m’écoutez, il faudra entendre des propos politiques. Non pas parce que je ne veux pas faire autrement, mais car il est impossible de faire autrement. La migration est un sujet politique et c’est simplement impossible de la traiter de façon apolitique.
      Si vous parlez des abris PC et des admissions provisoires, de frontières et de procédures d’asile, il faudra bien avoir une vision politique sur ces pratiques qui sont déshumanisantes. Des pratiques voulues et conduites par nos chers politiciens. Et que je ne pourrai pas m’empêcher de critiquer.
      Bien sûr, tout peut s’argumenter, peut se baser sur des faits, mais le propos, lui, sera sûrement politique. Il n’y a pas moyen de faire autrement. Et si on veut créer le débat et la discussion, on doit pouvoir exprimer une opinion, qui sera forcément politique. C’est seulement comme cela que le dialogue peut avoir lieu et les opinions divergentes se confronter.

      Je suis chercheuse et enseignante à l’université et en sciences sociales on a arrêté depuis longtemps de croire à l’objectivité des propos. Les sciences, et surtout les sciences sociales, ne sont pas objectives et neutres comme on a pu le croire (et c’était une belle illusion !) pendant longtemps. Quand on parle, ou on écrit, on exprime toujours aussi un point de vue et par conséquent personne ne peut prétendre à l’objectivité. Comme personne ne peut prétendre de tenir des propos apolitiques sur la migration.

      A vous de voir si vous voulez encore m’écouter parler.

      Bien à vous,
      Dr. Cristina Del Biaggio

  • Le Manifeste des Antigones : le mouvement qui se veut #apolitique et donc qui pue bien du cul avec quelques notions pas piquées des hannetons comme « prôner la féminité pour les femmes » (que c’est original !) « la femme accomplie », la différence naturelle des femmes réaffirmée, la #complémentarité plutôt que l’égalité (une notion qui fait que debout dans la cuisine est très complémentaire de vautré devant la télé sur le canapé du salon), la « nature féminine », rien que ça ! et un poignant appel à l’amour qui nous prend pas pour la moitié d’une quiche !
    Bonne lecture à tous, vous allez adorer.

    http://antigones.fr/2013/06/le-manifeste-des-antigones

    Nous, Antigones, prônons la féminité pour les femmes : c’est notre nature cohérente et profonde. L’affirmer est le premier pas afin d’enrichir la société du meilleur de nous-même.
    Dans un monde où règne l’individualisme, beaucoup ne peuvent se réaliser pleinement. Or, chacune d’entre nous porte en elle la promesse de devenir une femme accomplie et engagée. Les Antigones proposent une voie pour y parvenir. Les femmes ont une sensibilité différente, une volonté différente, des moyens d’actions différents de ceux des hommes. Ces différences sont une richesse à cultiver et cette altérité est féconde sur tous les plans.
    C’est pourquoi, nous construisons notre démarche sur la complémentarité des sexes. Décidément, non, la femme n’est pas un homme comme les autres.
    Nous, Antigones, privilégions la légitimité sur la légalité. Si des lois écrites par des hommes outrepassent les lois naturelles – c’est-à-dire les normes non écrites qui sont le socle de l’expérience humaine – nous avons le devoir de nous rebeller. Nous ne laisserons pas enterrer la common decency, le bon sens et la dignité qui devraient présider aux lois et aux évolutions de notre société.
    Nous, Antigones, prônons les libertés. Dans ce monde atomisé, où les individus n’ont presque plus que des rapports marchands, nous voulons porter une parole libératrice. Notre démarche se veut fondamentalement émancipatrice.
    Notre nature féminine, constructive et tournée vers la vie, nous pousse à vouloir tisser le lien social, essentiel à la liberté et à la solidarité.
    Comme l’a écrit Albert Camus « Il n’y a que l’amour qui nous rende à nous-mêmes. »

    #masculinisme #conservatisme #antiféminisme

  • Souvenirs : Tai-Luc : Manuel de politique punk (Leçon 1/2)

    Cet homme n’est pas seulement le chanteur de La Souris Déglinguée, le seul groupe (avec les Wampas) survivant de la grosse époque du rock alternatif français, c’est aussi un type avec un parcours et une construction politique qui pètent la gueule aux clichés. Tai-Luc était vietnamien jusqu’à sa majorité mais n’est pas forcément anticolonialiste. Son grand-père était conseiller municipal communiste mais lui est anticommuniste.


    http://www.theground.fr/component/content/article/3-icones/272-tai-luc-manuel-politique-punk-lecon-1-la-souris-deglinguee-lsd.html

    Taï-Luc à propos de la fête de l’huma : _« Je n’ai pas besoin de m’y produire. Je dirais même que la fête de l’Huma, au regard de ce qu’elle représente depuis quelques années, ne se distingue guère des Solidays ou des Vieilles Charrues. Rien qu’une vitrine du show business français ou international. »

    - Aha :)

    #lsd #apolitique #pas_apolitique #punk_français #rock'n'roll

    lu sur facedebique (par @A.K.) :

    Tai Luc a écrit de très beaux textes ça c’est certain. Cependant, derrière les explications sociologiques de la raya, quand on revient à un certain pragmatisme, LSD est un groupe apolitique, que ça n’a jamais dérangé d’avoir des fan d’extrême droite et qui ne s’est volontairement jamais placé, à une époque ou il y aurait pourtant eu bien des raisons de le faire. Finalement ils ne sont pas très loin des Forbans. Ces derniers ont joué pour le FN, eux pour les Bad Gones. La logique reste la même. Enfin, pourquoi passer du temps a vouloir décortiquer ce que pense le chanteur en matière de politique alors qu’ils ont toujours hurlé leur rejet de cette dernière ? On ne prend pas autant de pincettes avec d’autres, pourquoi le faire avec eux ?