• Le gouvernement britannique autorise Amazon à accéder aux données de 40 millions de patients
    https://korii.slate.fr/tech/gouvernement-britannique-amazon-acces-donnees-medicales-40-millions-pati

    L’ONG Privacy International dénonce un accord passé entre le fabricant d’Alexa et le ministère de de la Santé qui va au-delà de l’annonce initiale. Outre-Manche, l’exécutif dirigé par Boris Jonhson essuie actuellement une pluie de critiques pour avoir validé une autorisation d’accès aux informations médicales stockées sur les serveurs du NHS (National Health Service) et mises à la disposition d’Amazon sans aucune compensation financière et sans l’accord des patient·es. En juillet dernier, Matt Hancock, (...)

    #Amazon #Alexa #BigData #BigPharma #data #NationalHealthSystem-NHS #santé

    ##santé

  • L’appétit des géants | Bulletin des bibliothèques de France
    http://bbf.enssib.fr/critiques/l-appetit-des-geants_67846

    Olivier Ertzscheid est un auteur bien connu des bibliothécaires. Son blog Affordance.info est une valeur sûre depuis 2005. Plus de 2 500 billets y ont été publiés depuis lors. On pourrait se dire que lire un ouvrage qui reprend une partie de ces publications est une perte de temps… et que l’on peut tout retrouver en ligne si on en a envie. Oui, mais voilà, on ne le fait pas ! Car comment retrouver la chronologie des moments phares, distinguer le significatif du commentaire, tisser du sens dans cette profusion de matériaux ? Noyés dans ce flux d’excellentes analyses, on (j’)en perd(s) souvent l’essentiel.

    O. Ertzscheid montre très clairement comment l’utopie de 1998 prônant la diffusion libre de tous les contenus, la mise à disposition neutre de l’ensemble des connaissances universelles, s’est transformée au fil du temps en dystopie, « face sombre de la promesse initiale », rappelée dans un billet prodigieux intitulé « Appendice A  : le jour où Google a renoncé à sa régie publicitaire ». Ce qui est frappant dans l’autopsie faite au scalpel de l’idéal initial de démocratie de l’information et du partage, c’est de comprendre l’évolution des objectifs des « géants de l’internet ». Aucun machiavélisme ne préexistait visant le contrôle des données personnelles. En 1998, alors que Larry Page et Sergueï Brin disent clairement qu’il n’y aura aucune publicité sur leur moteur, ils expriment sans doute sincèrement leur projet. Il est passionnant de comprendre comment cette hydre s’est développée en se nourrissant de l’air du temps, de l’évolution des pratiques, de la diffusion de l’accès à internet, de l’appétence des usagers pour la recherche d’information, et plus récemment, pour le partage et la rediffusion, livrant eux-mêmes leurs profils, leurs goûts, leurs réseaux d’amis à des outils capables de les digérer, chacun surenchérissant dans l’exposition de soi dans l’ignorance coupable qu’il fournit des données qui pourront, d’une certaine façon, aliéner sa liberté. N’est-ce pas là un des plus beaux exemples de projet agile ne cessant de se réinventer et de se complexifier au fur et à mesure que les utilisateurs s’approprient (et renchérissent) la version courante du produit. Ces itérations ne font-elles pas que nous sommes tous un peu responsables de cette évolution qui aboutit, comme l’écrit l’auteur, à ce que l’« homme [devienne] un document comme les autres » ?

    O. Ertzscheid écrit joliment que « le “like” a tué le lien », le premier étant un outil de segmentation marketing quand le second serait un fil d’organisation documentaire. Cette « économétrie de l’attirance » crée, explique-t-il, une polarisation des contenus, notamment ceux diffusés sur Facebook où peu à peu seules les informations susceptibles de nous plaire apparaissent sur notre mur, exacerbant l’entre-soi, lissant l’expression de la diversité culturelle, démultipliant l’écho de certaines nouvelles, etc. Vient le moment où les internautes se réveillent dans un monde fermé, contrôlé par le marketing, « un monde hyper-territorialisé sous le contrôle de quelques multinationales ».

    Ces éléments, et bien d’autres, sont présentés au travers de démonstrations limpides, largement documentées faisant de cette lecture une succession de découvertes et de prises de conscience heureuses. Il y a en effet un certain bonheur à comprendre ces logiques qui gouvernent désormais nos vies. Bloggeur militant, Olivier Ertzscheid nous éclaire sur les enjeux culturels, relationnels et démocratiques de nos usages numériques, nous permettant de réfléchir en connaissance de cause à nos pratiques et à nos possibilités d’agir en conscience. Et tout à coup, on se sent un peu moins bête et on a envie de rattraper le temps perdu en essayant d’apporter sa pierre à des actions qui permettraient de remettre un peu d’éthique dans les pratiques numériques.

    #C&F_éditions #Olivier_Ertzscheid #Appetit_géants

  • An open letter to Google: Stop the censorship of the Internet! Stop the political blacklisting of the World Socialist Web Site! - World Socialist Web Site
    http://www.wsws.org/en/articles/2017/08/25/pers-a25.html

    Gentlemen:

    Google’s mission statement from the outset was “to organize the world’s information and make it universally accessible and useful.” Its official code of conduct was proclaimed in Google’s famous motto: “Don’t be evil.” In recent years, you have seriously lost your way. You are now engaged in hiding the world’s information, and, in the process, are doing a great deal of evil.

    Google, and by implication, its parent company Alphabet, Inc., are now engaged in political censorship of the Internet. You are doing what you have previously publicly denounced.

    Google is manipulating its Internet searches to restrict public awareness of and access to socialist, anti-war and left-wing websites. The World Socialist Web Site (www.wsws.org) has been massively targeted and is the most affected by your censorship protocols. Referrals to the WSWS from Google have fallen by nearly 70 percent since April of this year.

    Censorship on this scale is political blacklisting. The obvious intent of Google’s censorship algorithm is to block news that your company does not want reported and to suppress opinions with which you do not agree.

    Ben Gomes, Google’s vice president for search engineering, attempted to justify the imposition of political censorship with a blog post on April 25, claiming that the changes to the algorithm were a response to “the phenomenon of ‘fake news,’ where content on the web has contributed to the spread of blatantly misleading, low quality, offensive or downright false information.”

    Google, according to Gomes, has recruited some 10,000 “evaluators” to judge the “quality” of websites. These evaluators are trained to “flag” websites that are deemed to “include misleading information” and “unsupported conspiracy theories.” Gomes explained that the blacklists created by these evaluators will be used, in combination with the latest developments in technology, to develop an algorithm that will impose censorship automatically, in real time, across future search results.

    Whatever the technical changes Google has made to the search algorithm, the anti-left bias of the results is undeniable. The most striking outcome of Google’s censorship procedures is that users whose search queries indicate an interest in socialism, Marxism or Trotskyism are no longer directed to the World Socialist Web Site. Google is “disappearing” the WSWS from the results of search requests. For example, Google searches for “Leon Trotsky” yielded 5,893 impressions (appearances of the WSWS in search results) in May of this year. In July, the same search yielded exactly zero impressions for the WSWS, which is the Internet publication of the international movement founded by Leon Trotsky in 1938.

    As stated above, since April, other left-wing publications that present themselves as progressive, socialist or anti-war also have suffered significant reductions in their Google search results:

    alternet.org fell by 63 percent
    globalresearch.ca fell by 62 percent
    consortiumnews.com fell by 47 percent
    mediamatters.org fell by 42 percent
    commondreams.org fell by 37 percent
    internationalviewpoint.org fell by 36 percent
    democracynow.org fell by 36 percent
    wikileaks.org fell by 30 percent
    truth-out.org fell by 25 percent
    counterpunch.org fell by 21 percent
    * theintercept.com fell by 19 percent

    Google justifies the imposition of political censorship by using a loaded term like “fake news.” This term, properly used, signifies the manufacturing of news based on an artificially constructed event that either never occurred or has been grossly exaggerated. The present-day furor over “fake news” is itself an example of an invented event and artificially constructed narrative. It is a “fake” term that is used to discredit factual information and well-grounded analyses that challenge and discredit government policies and corporate interests. Any invocation of the phrase “fake news,” as it pertains to the WSWS, is devoid of any substance or credibility. In fact, our efforts to combat historical falsification have been recognized, including by the scholarly journal American Historical Review.

    #Google #Censure #Fake_news #Appétit_géants

  • ASDN #17 avec Olivier Ertzscheid pour « L’appétit des géants » par Le Tank
    https://soundcloud.com/letankparis/asdn-17-avec-olivier-ertzscheid-pour-lappetit-des-geants


    Lors de la 17e édition du cycle « Aux sources du numérique », Renaissance Numérique et l’Agence Spintank recevaient Olivier Ertzscheid , auteur de l’ouvrage « L’appétit des géants. Pouvoir des algorithmes, ambitions des plateformes »(Editions C&F, 2017).

    Enregistrement sonore de la présentation d’Olivier Ertzscheid au Tank
    Très belle introduction sur le passage du blog au livre.

    #Olivier_Ertzscheid #Appétit_géants #C&Féditions

  • Tous les murs du monde ne répareront jamais ceux des châteaux de sable que des enfants ne construiront plus | Entre les lignes entre les mots
    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2017/06/21/tous-les-murs-du-monde-ne-repareront-jamais-ce

    Le rôle de plus en plus important des plateformes et les facilités que chacun-e en retire mais « jamais les règles qui guident cette apparence facilité n’ont été aussi opaques ». Des algorithmes et une question guidant la réflexion de l’auteur, « elle revient à savoir qui contrôle ces algorithmes, comment impactent-ils notre vie, et surtout, comment parvenir à rendre public la partie de ces algorithmes qui relèvent d’un travail d’éditorialisation classique ». Car il n’y a rien relevant du hasard, il s’agit bien ici de décisions, « les règles algorithmiques procèdent, dans le choix et dans l’ordre d’affichage, d’un processus d’éditorialisation ».

    Je ne vais pas détailler l’ensemble des analyses, des questions posées et des propositions de ce livre plein d’humour. Juste des éléments choisis subjectivement.

    La lectrice et le lecteur découvriront, entre autres, des profilages, l’industrialisation de l’intime, la réduction des êtres humains à des documents, « L’homme est devenu « un document comme les autres » », le tout marchandisable, la topologie de l’espace informationnel, les cartographies des navigations, les nœuds du web, les écosystèmes de l’enfermement et les formes nouvelles de territorialisation, les promenades carcérales, les technologies « privatives » et le contrôle de quelques multinationales…

    Olivier Ertzscheid souligne particulièrement certains éléments, la construction des marchés « sur les besoins et les comportements réels ou supposés que révèlent nos profils et derrière eux la traçabilité de nos moindres activités connectées », le changement de l’axe de rotation du web « les individus ont remplacés les documents », le cyberespace comme monde fermé et propriété privée loin « du réseau de réseau, non propriétaire, sans droit d’accès », la formulation de réponses à des questions non posées, les logiques de captation et de monétisation des données personnelles, le fantasme d’une calculabilité du monde et ses réalités concrètes, l’information « sur-mesure » individualisée, potentiellement – et en partie déjà existant – « externalisation de nos stratégies décisionnelles, émotionnelles, affectives »…

    #Olivier_ertzscheid #appétit_geants #C&Féditions

  • Nagoya University Research Achievements
    http://en.nagoya-u.ac.jp/research/activities/news/2017/06/lost-your-appetite-try-inviting-yourself-to-dinner.html

    People rate food as tasting better, and eat more of it, when they eat with company than when they eat alone. This so-called “social facilitation of eating” is a well-established phenomenon; however, exactly what it is about company that produces the effect is not clear.

    La publication dans Physiology & Behavior
    http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0031938417301506/pdfft?md5=adc4be05e79a9c81a1bd7a6bddfa6742&pid=1-s2.0-S00319384173015

    #miroir #alimentation #convivialité #nourriture #appétit

    • Je m’étonne que cette étude soit reprise partout sans souligner que « manger ensemble » ou le simple fait de manger est empreint de nos habitudes culturelles et religieuses.

      Les façons de manger sont plurielles, préparer la nourriture, la consommer (avec ou sans écuelle, doigts, baguettes, assiettes creusées dans la table commune) les horaires des repas, le rapport à la gourmandise, influent sur la nécessité d’être ensemble. Il y a quelque chose de désespérant dans l’individualisation de cet acte, au même titre qu’avoir sa propre voiture, sa maison individuelle etc le cerveau est-il une simple machine à qui il suffit de faire croire qu’il n’est pas seul pour redonner de l’appétit ?

      #nécessité_sociale

    • Comment la gourmandise est devenue un péché… [Gourmandise 1/2] | UNE THÉOLOGIE AU QUOTIDIEN
      https://olivierbauer.org/2016/07/07/comment-la-gourmandise-est-devenue-un-peche-gourmandise-12

      C’est au christianisme que l’on doit l’invention du concept de gourmandise. Car on lui doit l’invention d’un nouveau rapport religieux à la nourriture, un rapport qui ne concerne plus la consommation ou l’abstinence de certains aliments, mais qui met en garde, de manière générale et absolue, contre le plaisir que procure le goût. Les interdits ne portent donc plus (ou presque plus ou plus seulement) sur des aliments particuliers, mais plus largement sur la manière de les consommer. En christianisme, les principes qui régissent la manière de se nourrir ne relèvent plus d’une distinction entre des nourritures pures et impures, comme l’établit le judaïsme par exemple, mais d’une exigence de modération ou de tempérance. Elle devient ainsi une question morale avant tout. Conséquence directe de cette moralisation de l’alimentation, le christianisme va inventer puis imposer le péché de gourmandise. En voici les principales dates :

  • affordance.info : L’appétit des géants.
    http://affordance.typepad.com//mon_weblog/2017/05/appetit-des-geants.html
    http://affordance.typepad.com//.a/6a00d8341c622e53ef01bb099e8684970d-pi

    C’est l’histoire de deux types.

    Y’en a un qui écrit des billets sur son blog (ça c’est moi). Plus de 2500 billets depuis plus de 10 ans. Et y’en a un autre, pour lequel j’ai beaucoup d’admiration (pour l’ensemble de son oeuvre et pour ses engagements) et qui a fondé une maison d’édition qui pratique l’édition équitable. Et le second essaie de convaincre le premier de faire de son « blog », un livre.

    #C&Féditions #Appétit_des_geants #Olivier_Ertzscheid

  • Actualité > Obésité : des anticorps qui donnent trop d’appétit
    http://www.futura-sciences.com/magazines/sante/infos/actu/d/medecine-obesite-anticorps-donnent-trop-appetit-49856

    L’obésité touche plus de 15 % des adultes en France, et ses mécanismes de constitution restent encore incomplètement élucidés. Normalement, une régulation précise du poids et de la prise alimentaire est coordonnée par une zone spécialisée du cerveau : l’hypothalamus. Elle permet d’adapter la prise alimentaire en fonction des réserves et des besoins. Ainsi, après une période de surabondance et de prise de poids, un sujet sain aura spontanément tendance à réduire son alimentation pendant quelque temps pour revenir à son poids antérieur.

    Chez beaucoup de malades obèses, ce mécanisme est défectueux : ils continuent, malgré leurs efforts, à avoir une prise alimentaire trop importante (hyperphagie) contribuant à maintenir un poids élevé, ou même à l’augmenter encore. Leur cerveau devrait pourtant intégrer l’information de l’excédent et réduire la prise alimentaire pour favoriser une perte de poids. Cette observation est d’autant plus surprenante que l’hormone de la faim, appelée ghréline (produite par l’estomac et agissant sur l’hypothalamus) est retrouvée le plus souvent à un taux normal, voire bas, chez les patients obèses.

    L’étude menée par Sergueï Fetissov et l’équipe de l’unité de recherche Inserm « Nutrition, inflammation et dysfonction de l’axe intestin-cerveau » (université de Rouen) dirigée par Pierre Déchelotte, en collaboration avec l’équipe d’Akio Inui à l’université de Kagoshima (Japon), révèle le mécanisme moléculaire de cette hyperphagie paradoxale.

    #médecine
    #obésité
    #anticorps
    #appétit
    #alimentation
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    #hypothalamus
    #cerveau
    #immunoglobuline