• Big Tech’s $2.7 #trillion #AI bill comes due: Chart of the Day
    https://finance.yahoo.com/markets/article/big-techs-27-trillion-ai-bill-comes-due-chart-of-the-day-100000100.ht

    Jared Blikre Wed, June 24, 2026 at 12:00 PM GMT+2

    The “Magnificent Seven” plus #Broadcom (AVGO) and #Oracle (ORCL) have #lost roughly $2.7 trillion in market value in June, according to Yahoo Finance analysis, as investors take a harder look at the companies funding the AI build-out.

    Initially, this month’s reset focused on the Magnificent Seven. Now the pressure captures Broadcom and Oracle — two names closely tied to the AI infrastructure build-out.

    The reset cuts across both sides of the AI complex.

    The Magnificent 7 plus Broadcom and Oracle have erased roughly $2.7 trillion in market value this month as investors reprice the companies funding and powering the AI buildout.
    The “Magnificent Seven” plus Broadcom and Oracle have erased roughly $2.7 trillion in market value this month as investors reprice the companies funding and powering the AI build-out. · Yahoo Finance analysis of AlphaSpace data

    #Nvidia (NVDA) and Broadcom are tied to the hardware boom. #Microsoft (MSFT), #Alphabet (GOOGL, GOOG), #Amazon (AMZN), #Meta (META), and Oracle are tied to the spending boom. #Apple (AAPL) and #Tesla (TSLA) remain part of the megacap growth trade investors have treated as an AI-adjacent proxy.

    The market is putting a price on the cost of the build-out.

  • #OMG, Russian #propaganda is telling the #truth, and we’re all bein...
    https://diaspora.psyco.fr/p/12535322

    #OMG, Russian #propaganda is telling the #truth, and we’re all being monitored by the #NSA.

    source: united24media.com/investigatio…

    The report, aired on the Russian state-owned Rossiya-1 television channel, alleges that companies including #Microsoft, #Apple, and #Google are operating in partnership with the US National #Security Agency (NSA) and the #FBI to compromise the #mobile devices of high-ranking government figures, ...

    Poor #Snowden is now stuck in #Russia for telling the #world the truth about the U.S. #surveillance program.

    #fsb #news #policestate #bigtech #propaganda #fnord #newspeack #whistleblower #cybersecurity #tracking #bigdata #bigbrother #orwell #spy #secretservice #intelligence #usa #worldorder #prtivacy #society #ethics #smartphone

  • Comment Google et Apple brident Galileo et l’IGN, pourtant gratuits et plus performants
    https://www.clubic.com/dossier-612934-galileo.html

    (...)

    Les smartphones actuels ne captent pas un seul type de signal satellite. Ils embarquent une puce GNSS (Global Navigation Satellite System). Celle-ci est capable de recevoir simultanément #GPS, #Galileo, #GLONASS (le système russe) et #BeiDou (le système chinois). En théorie, si un signal est brouillé ou indisponible, un autre prend le relais. En pratique, c’est le système d’exploitation qui décide du poids accordé à chaque constellation. Or, ni Apple ni Google ne documentent publiquement cet arbitrage.

    Pour accélérer la première localisation, les appareils utilisent l’A-GNSS (Assisted #GNSS). Avant même que les satellites répondent, le téléphone télécharge des données d’assistance depuis les serveurs d’#Apple ou de #Google. Ces dernières indiquent à la puce quels satellites chercher et où les trouver dans le ciel. Sans assistance, un démarrage à froid prend typiquement 30 secondes dans des conditions optimales, mais bien plus en milieu urbain ou sous couverture nuageuse dense. Avec l’#A-GNSS, cette étape est réduite à quelques secondes. Donc, même quand #Galileo fournit le signal final, cette phase préliminaire passe par une infrastructure américaine.

    (...)

    • Google monétise vos déplacements
      Google Maps ne collecte pas seulement votre position au moment où vous l’ouvrez. L’application peut enregistrer vos trajets, les adresses fréquentées, la durée des visites, la fréquence de retour et le mode de transport. Jusqu’en 2023, ces données étaient stockées sur les serveurs de Google et liées à votre compte. Google a été condamné à payer 392 millions de dollars pour des pratiques de localisation trompeuses. En 2023, l’entreprise a également écopé d’une amende de 93 millions de dollars dans une procédure distincte. Sous la pression réglementaire, Google a annoncé un changement de stockage pour l’historique des positions (appelé « Timeline » ou « Vos trajets »). Dorénavant, cette chronologie serait stockée directement sur l’appareil plutôt que dans le cloud. La collecte en temps réel des données de position reste cependant active tant que l’application fonctionne en arrière-plan.
      […]
      L’IGN cartographie la France depuis 86 ans, mais l’administration préfère Google Maps

      L’Institut national de l’information géographique et forestière est un établissement public sous tutelle de l’État. Il existe depuis 1940. Il produit la BD TOPO, référence officielle de la cartographie française, ainsi que le Géoportail et les données IGN Rando. En 2024, l’institut a lancé l’application « Cartes IGN » et la Géoplateforme, une infrastructure nationale ouverte pour le partage de données géographiques. Ces deux projets ont été présentés dans son rapport d’activité annuel pour « une cartographie souveraine ». Sa couverture des zones rurales, des réseaux de sentiers et des territoires d’outre-mer est sans équivalent dans l’offre commerciale. Google Maps traite ces territoires avec beaucoup moins de soin.

      Pourtant, de nombreux portails de services publics et d’applications développées pour des collectivités locales intègrent des tuiles Google Maps plutôt que les données du Géoportail. Il faut dire que l’API Google Maps est connue des développeurs web, bien documentée, et gratuite jusqu’à un certain volume de requêtes. Elle est aussi intégrée par défaut dans de nombreux frameworks courants. L’IGN propose ses propres APIs via apicarto.ign.fr et la Géoplateforme, mais elles restent moins adoptées dans les appels d’offres publics. Aucune réglementation française n’oblige une administration à préférer une solution cartographique souveraine. Le RGPD encadre les données personnelles, pas les choix d’API.

      Des alternatives crédibles existent et fonctionnent. OpenStreetMap est un projet cartographique communautaire mondial. La France y est représentée avec un niveau de détail qui rivalise avec Google Maps sur la plupart des usages courants, et parfois mieux en zone rurale ou pour les itinéraires de randonnée. Organic Maps, CoMaps et OsmAnd l’exploitent sur mobile, sans collecte de données, sans publicité, avec une compatibilité native avec Galileo. Ces outils sont utilisés par plusieurs États membres de l’Union européenne dans leurs services publics.

      En réponse, l’IGN a lancé cartes.gouv.fr, un portail ouvert agrégeant les données géographiques publiques françaises. Mais le chemin entre un portail de données publiques bien conçu et son adoption dans les appels d’offres des collectivités reste long, et aucune obligation réglementaire ne pousse dans cette direction.

  • Come #Big_Tech ha reso segreti i dati ambientali sui data center a livello europeo

    I data center europei dovrebbero essere tenuti a comunicare all’Ue indicatori chiave come il consumo di energia e acqua. Un’inchiesta di Investigate Europe -pubblicata in esclusiva in Italia da Altreconomia- mostra però che una clausola di riservatezza, proposta da #Microsoft e dalla lobby #DigitalEurope, è stata inserita nella normativa comunitaria, impedendo così l’accesso pubblico a informazioni di capitale importanza

    La Commissione europea raccoglie dati chiave sui data center, come l’efficienza energetica e il consumo idrico. Tuttavia, le informazioni sull’impatto ambientale dei singoli impianti restano segrete, dopo che le grandi aziende tecnologiche hanno fatto pressione per modificare una normativa del 2024 collegata alla direttiva sull’efficienza energetica, classificando questi dati come riservati e commercialmente sensibili.

    Un’inchiesta di Investigate Europe rivela come Microsoft e la lobby DigitalEurope -che annovera tra i suoi membri Amazon, Apple, Google e Meta- abbiano guidato questa campagna, incidendo su una normativa pensata per garantire trasparenza in un settore in rapida espansione: quello dei data center, la cui capacità nell’Ue è stimata triplicare nei prossimi cinque anni.

    Il settore dei data center è sempre più sotto pressione per l’elevato consumo di energia e l’impatto su comunità e ambiente. Negli ultimi anni, la Commissione europea ha introdotto alcune norme per ridurne l’impronta ambientale, tra cui il Regolamento Ecodesign, che definisce requisiti di progettazione ecocompatibile per prodotti come server e sistemi di archiviazione dati, e la revisione del 2023 della direttiva sull’efficienza energetica, che per la prima volta obbliga gli operatori a comunicare dati su consumi di energia e acqua.

    Durante la fase di consultazione sulla revisione della direttiva, Microsoft e la lobby DigitalEurope hanno presentato osservazioni convergenti, proponendo l’introduzione di un nuovo articolo per classificare come riservate tutte le informazioni relative ai singoli data center, invocando la tutela degli interessi commerciali. L’obiettivo era andare oltre la proposta iniziale della Commissione e impedire che questi dati potessero essere ottenuti anche tramite richieste di accesso agli atti.

    Quando la Commissione ha pubblicato il testo definitivo nel marzo 2024, l’articolo proposto dall’industria era stato inserito quasi parola per parola.

    L’articolo 5, paragrafo 5, stabilisce infatti che “la Commissione e gli Stati membri interessati mantengono riservate tutte le informazioni e tutti gli indicatori chiave di prestazione dei singoli centri dati che sono comunicati alla banca dati. Tali informazioni sono considerate informazioni riservate che incidono sugli interessi commerciali dei gestori e dei titolari dei centri dati”.

    Per questo, sono stati resi pubblici solo dati aggregati a livello nazionale, mentre le informazioni sull’impatto specifico dei singoli data center restano fuori dalla portata di comunità locali, ricercatori, giornalisti e cittadini.

    Si tratta di un altro esempio di come l’industria stia “intensificando i propri sforzi di lobbying per influenzare la legislazione dell’Ue”, afferma Bram Vranken, che si occupa di questi temi per Corporate Europe Observatory, un’organizzazione con sede a Bruxelles che promuove la trasparenza nelle istituzioni europee. A suo avviso, si tratta di un caso senza precedenti nella modifica della normativa europea.

    “Il fatto che la Commissione abbia copiato e incollato un emendamento di Microsoft è scioccante”, ha aggiunto. “Chi rappresenta davvero la Commissione: le grandi aziende tecnologiche o l’interesse pubblico?”. Contattati da Investigate Europe, Microsoft e DigitalEurope non hanno risposto alle richieste di commento.

    Gli esperti giuridici sostengono che la clausola sia in contrasto con la Carta dei diritti fondamentali dell’Unione europea e con la Convenzione di Aarhus, che garantisce al pubblico l’accesso alle informazioni ambientali, comprese quelle sulle emissioni.

    “In vent’anni non ricordo un caso simile”, afferma Jerzy Jendrośka, per 19 anni membro dell’organismo di supervisione della Convenzione e oggi professore di Diritto ambientale europeo all’Università di Opole, in Polonia. “Questo chiaramente non è in linea con la Convenzione di Aarhus”.

    Per Luc Lavrysen, ex presidente della Corte costituzionale belga e professore emerito di Diritto ambientale all’Università di Gand, la clausola di riservatezza generalizzata “è chiaramente in violazione” delle norme Ue sulla trasparenza e della Convenzione di Aarhus.

    Sulla stessa linea Kristina Irion, docente di Diritto dell’informazione all’Università di Amsterdam, secondo cui la “presunzione generalizzata di riservatezza” favorisce indebitamente gli interessi delle aziende a scapito dell’accesso pubblico ai dati. “Ciò che merita protezione, in quanto informazione riservata che incide sugli interessi commerciali delle società di data center, dovrebbe essere determinato caso per caso”.

    Contattata per un commento, la Commissione europea ha sostenuto che la riservatezza fosse sempre stata parte della sua proposta e ha rifiutato di fornire una risposta ufficiale. “Durante la consultazione abbiamo ricevuto numerosi commenti su questo tema”, ha affermato un funzionario europeo, parlando a condizione di anonimato. “Abbiamo analizzato i contributi e adottato un testo che li riflette, come da prassi”.

    Gli Stati membri dell’Ue sono stati inoltre incoraggiati a respingere le richieste pubbliche di accesso a queste informazioni, rivela Investigate Europe. In un’e-mail inviata all’inizio del 2025 e condivisa con chi scrive, un alto funzionario della Commissione ha sottolineato alle autorità nazionali che erano “tenute a mantenere riservate tutte le informazioni e gli indicatori chiave di prestazione relativi ai singoli data center”.

    Secondo fonti vicine alla vicenda, la posizione interna della Commissione è che rendere pubbliche le informazioni sui singoli data center potrebbe spingere gli operatori a smettere di comunicare i dati, nonostante gli obblighi previsti. Tuttavia, gli stessi dati dell’Ue mostrano che finora solo il 38% delle strutture interessate ha effettivamente trasmesso le informazioni richieste.

    Il settore ha “un interesse concreto a tenere nascosti i dati”, afferma Alex de Vries-Gao, accademico che studia l’impatto ambientale dell’intelligenza artificiale e dei data center presso la Vrije Universiteit di Amsterdam. Le sue analisi si basano per lo più su dati aggregati, proprio per la scarsità di informazioni disponibili. “Le informazioni pubbliche sono estremamente limitate. Di solito bisogna fare i salti mortali per riuscire a ricavarne dei dati”.

    In Italia, l’adesione all’obbligo di trasmissione dei dati all’Ue resta limitata: secondo il Politecnico di Milano, nel Paese ci sono circa 200 data center, ma nel 2024 -stando alla Commissione europea- solo 33 strutture avevano trasmesso le informazioni richieste. Anche considerando che il numero complessivo fosse allora leggermente inferiore rispetto alle stime attuali, il livello di adesione resta molto basso.

    Investigate Europe ha contattato le società proprietarie dei data center in Italia, chiedendo di condividere alcune informazioni di base, tra cui la capacità totale di energia installata, la quota effettivamente utilizzata dai server, la quantità d’acqua impiegata per il raffreddamento e il consumo dei generatori diesel, sia per gli impianti già in funzione sia per quelli pianificati ma non ancora costruiti.

    Delle 102 società contattate, solo 7 hanno fornito i dati richiesti. Tra chi ha risposto rifiutando di condividerli figura proprio Microsoft, che ha motivato il rifiuto citando “ragioni di concorrenza, conformità normativa e sicurezza”.

    Ma la clausola di riservatezza è solo una delle diverse deroghe favorevoli alle imprese che l’industria è riuscita a ottenere nelle normative europee che regolano i data center.

    A dicembre 2025, la Commissione europea ha infatti presentato una proposta di legge per accelerare le valutazioni di impatto ambientale previste dall’Ue per i grandi progetti edilizi, inclusi molti dei più grandi data center. La proposta fa parte di un’iniziativa più ampia volta a ridurre quelli che vengono presentati come “oneri burocratici” per le imprese.

    La legge, alla primavera 2026 ancora in fase di revisione, introduce scadenze rigide per le autorità locali, limita a 90 giorni la consultazione pubblica e apre alla possibilità di iter accelerati per i progetti considerati prioritari.

    Un documento ottenuto tramite una richiesta di accesso agli atti mostra che Microsoft ha incontrato un funzionario dell’Ue alla fine dell’ottobre scorso per discutere delle autorizzazioni, chiedendo di “fissare un limite massimo ai tempi”. L’azienda ha definito la “semplificazione delle procedure autorizzative come un fattore abilitante cruciale”, scrivendo in un’e-mail diretta alla Commissione europea: “Insieme ai nostri team sul campo, abbiamo sviluppato una serie di proposte concrete”.

    Per mesi, Microsoft e Amazon sono state tra le aziende che hanno fatto pubblicamente pressione per accelerare le procedure di autorizzazione dei permessi edilizi, indicando come modello l’approccio dello “sportello unico” adottato nella regione spagnola dell’Aragona per le pratiche ambientali: un sistema che concentra in un’unica autorità tutte le autorizzazioni, accorciando tempi e passaggi burocratici.

    L’area è diventata un importante hub europeo per i data center, con Amazon che, secondo un rapporto pubblicato a marzo dalla stessa azienda, avrebbe investito 33 miliardi di euro in infrastrutture per l’intelligenza artificiale e il cloud nella sola Spagna.

    Le nuove norme favorevoli agli investitori introdotte nella regione sono state criticate dagli attivisti locali, secondo cui consentono agli operatori come Amazon di “modificare la destinazione d’uso dei terreni, eludere tasse e scadenze, con scarsa partecipazione pubblica”.

    Ioannis Agapakis, avvocato dell’organizzazione no profit ClientEarth, avverte che una riduzione dei tempi di consultazione pubblica potrebbe impedire ai cittadini di individuare problemi rilevanti. “Nel peggiore dei casi, potrebbe legittimare progetti affetti da irregolarità procedurali o sostanziali”, ha detto a Investigate Europe.

    Le conseguenze di questi cambiamenti ricadranno soprattutto su chi vive più vicino alla rete in espansione dei data center in Europa. “La società sta pagando il prezzo pieno per le emissioni di carbonio e il consumo idrico dei data center”, ha affermato Alex de Vries-Gao della Vrije Universiteit di Amsterdam.

    La Commissione prevede di pubblicare punteggi di sostenibilità basati su alcuni indicatori per i singoli data center. Si tratta di un passo avanti, ma la maggior parte dei dati comunicati dagli operatori resterà riservata, protetta proprio da quella medesima clausola che l’industria ha contribuito a scrivere.

    https://altreconomia.it/come-big-tech-ha-reso-segreti-i-dati-ambientali-sui-data-center-a-livel
    #données #environnement #data_centers #centres_de_données #énergie #eau #ressources #impact_environnemental #Amazon #Apple #Google #Meta #droit #normes #Ecodesign #empreinte_environnementale #directive #lobbying #convetion_de_Aarhus #confidentialité #EU #Union_européenne #UE #infrastructure #IA #AI #intelligence_artificielle

    –-
    voir aussi:
    https://www.investigate-europe.eu/posts/big-tech-data-centres-secrecy-eu-law-environment-footprint

  • Derrière l’IA, les sacrifiés du smartphone

    Celia Izoard est journaliste et philosophe, spécialiste des nouvelles technologies au travers de leurs impacts sociaux et écologiques. Autrice de La Ruée minière au XXIème siècle. Enquête sur les métaux à l’ère de la transition (Seuil, 2024), elle a participé à l’élaboration du programme de «  désescalade numérique  » en amont des municipales 2026. Pour Socialter elle a choisi d’analyser le #film Les Sacrifiés du smartphone projeté lors de Numérique en lumière, le festival de films documentaires consacré aux droits humains bafoués dans l’industrie du numérique.

    Le #capitalisme a inventé les #pollutions_invisibles. Des perturbations imperceptibles par nos sens et qui pourtant sont des menaces existentielles  : la #radioactivité, la #pollution_chimique, le #réchauffement_climatique. Cette #invisibilité est la clé de son #impunité  : pas vu pas pris, comme on dit. Capitalisant sur ces pollutions invisibles, l’#économie_numérique, elle, a fait un pas de plus en inventant les #pollutions_inimaginables.

    J’appelle pollutions inimaginables ces impacts qui sont non seulement imperceptibles aux sens, mais aussi à l’#imagination. Prenez par exemple ces petites étoiles féériques qui dansent devant mes yeux quand j’ouvre mon navigateur  : l’intelligence artificielle générative (IAG). Si je clique, mon courrier va s’écrire, mon texte va se traduire, mon image va s’animer. Qui peut se représenter le concentré de #ressources_naturelles, de #souffrances et d’#exploitation humaines, de #produits_chimiques, d’#énergie qu’il y a derrière ces petites étoiles  ?

    Pour le saisir, il faudrait pouvoir faire apparaître, dans une seule pensée, ce qui rend possible l’IA. Il faudrait faire surgir dans l’imagination les #mines gagnées sur la forêt tropicale birmane, indienne ou congolaise, les usines métallurgiques crachant le feu, les étendues grises de #résidus_toxiques, les galettes de #silicium issues du #travail_forcé du #Xinjiang, les entrepôts de #data_centers carburant au charbon, à l’#eau de nappes presque épuisées, etc. C’est long d’expliquer tout ça, de le rendre présent à l’esprit – à l’esprit qui justement est tenté d’économiser sa pensée, là, d’un clic, pour gagner du temps.

    D’où vient la #puissance_de_calcul instantanée d’une appli d’IA  ? D’entrepôts de données où s’empilent des millions de #serveurs où sont concentrés des milliards de #circuits_électroniques, contenant eux-mêmes des centaines de milliers de #cartes_graphiques qui concentrent à leur tour des dizaines de milliards de #transistors.

    Le principal fabricant de serveurs informatiques destinés aux data centers est l’entreprise taïwanaise #Foxconn, alias #Hon_Hai_Precision_Industry, qui emploie plus d’un million de personnes en #Chine. C’est le sous-traitant historique d’#Apple, de #Microsoft, de #HP, de #Sony – le fabricant d’à peu près tous les #objets_électroniques que nous avons tenus entre nos mains depuis les années 2000. Aujourd’hui, Foxconn fournit toute la galaxie de l’IA en serveurs, de #Nvidia à #OpenAI, en passant par les data centers d’#Amazon.

    En 2010, Foxconn s’est fait connaître au monde par une épidémie de #suicides  : 17 ouvriers de sa méga-usine d’iPhone de Shenzhen se sont jetés par les fenêtres, 14 sont morts. Depuis ce temps, les balcons des dortoirs ont été condamnés. Mais les jeunes continuent d’arriver de leurs campagnes pour se retrouver coincés dans ses chaînes de production. Le désespoir de ces vies gâchées est le sujet du film Les Sacrifiés du smartphone [titre original Complicit] (2017), qui a été projeté récemment à Paris à l’occasion du festival de cinéma «  Numérique en lumière  : une autre réalité  ».

    Les réalisatrices Heather White et Lynn Zang ont filmé pendant trois ans la vie d’#ouvrières de Foxconn. Arrivées à 18 ans, Xiao, Ya et Fan ont travaillé plusieurs années pendant douze à seize heures par jour. Puis tout s’est arrêté – littéralement. Elles ont contracté des troubles neurologiques, des paralysies, à force d’astiquer les cartes graphiques, les led, les écrans, avec des solvants et des détergents  : benzène, méthanol, xylènes, trichloroéthylène...

    Selon la Global Electronics Association, un objet électronique peut nécessiter 1 000 produits chimiques différents. Foxconn nie toute #responsabilité. Comme les milliers d’ouvrières et d’ouvriers malades des toxiques utilisés dans l’électronique, Xiao, Ya et Fan n’osent pas rentrer chez elles, pour ne pas faire de peine à leurs parents, qui avaient tout misé sur elles.

    Sur mon écran, les petites étoiles de fée se remettent à clignoter.

    https://www.socialter.fr/article/les-sacrifies-du-smartphone-documentaire-intelligence-artificielle-ouvrier
    #IA #AI #intelligence_artificielle #travail #conditions_de_travail

  • Extension Developers Sell The Data of At Least 6.5 Million Users - And It’s All Completely Legal
    https://layerxsecurity.com/blog/your-extensions-sell-your-data-and-its-perfectly-legal

    New research by LayerX Security uncovers multiple networks of #browser #extensions that collect user data and resell it for profit – and it’s all completely legal. For, unlike malicious extensions that disguise themselves as legitimate extensions and do their bidding in the dark, these extensions explicitly tell users that they’re going to collect and sell their data. It’s right there in the #Privacy_Policy; except that nobody reads it.

    LayerX analyzed the #privacy #policies of thousands of #extensions and uncovered over 80 different extensions that collect and sell #customer #data. Some of these extensions include:

    – A network of 24 media extensions that are installed on 800,000 users and collected viewing data and #demographic information on major streaming platforms such as #Netflix, #Hulu, #Disney+, #Amazon #Prime Video, #HBO, #Apple TV, and others
    – 12 separate ad blockers with a combined install base of over 5.5 million users openly selling user data
    – Nearly 50 other extensions, with over 100,000 users in aggregate, that collected and resold users’ browsing data

    While #browser_extensions may seem innocent, these findings highlight the privacy exposure that can arise from unregulated usage of extensions.

  • GrapheneOS contre Projets Libres - L’élitisme technique étouffe la pédagogie du Libre
    https://romainleclaire.com/grapheneos-contre-projets-libres-lelitisme-technique-etouffe-la-peda

    L’excellent podcast Projets Libres (animé par Walid Nouh) a publié un nouvel épisode passionnant intitulé « Mets de la vie privée dans ton smartphone ! », avec Antoine (alias Fla, bien connu au sein de Framasoft). Le but de l’émission était simple, salutaire et grand public. L’invité voulait expliquer la différence entre nos ordinateurs et nos téléphones portables en matière de collecte de données et présenter des alternatives viables (comme /e/OS, #Ubuntu_Touch, etc.) pour échapper à la surveillance de #Google et d’#Apple.

    Pourtant, cette belle démarche de vulgarisation a rapidement été prise pour cible sur #Mastodon par le compte officiel du projet #GrapheneOS. Une réaction virulente, malheureusement coutumière de leur part, qui mérite qu’on s’y attarde pour remettre les choses dans leur contexte.

    Les éléments de la polémique - Que reproche GrapheneOS ?

    GrapheneOS n’a pas fait dans la dentelle, accusant à demi-mot Projets Libres de désinformer ses auditeurs en mettant en avant des systèmes comme /e/OS. Selon eux, ce dernier offrirait une #confidentialité extrêmement médiocre et de graves lacunes de sécurité par rapport à leur propre #OS #mobile.

    La team GrapheneOS a la fâcheuse habitude d’attaquer frontalement les autres systèmes d’exploitation alternatifs (#LineageOS, #/e/OS, #CalyxOS) sous prétexte qu’ils ne respectent pas leurs standards très stricts en matière de sécurité pure (délais d’application des correctifs, utilisation de #microG, politique de #sandboxing, etc.). Dans leur viseur cette fois-ci, un podcast coupable à leurs yeux d’avoir donné la parole à un défenseur d’une approche différente de la leur.

    (...)

  • Steve Jobs talk at the 1983 International Design Conference in Aspen - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=yHB_5WmRbho

    Absolument fabuleux.
    La présentation de Steve Jobs est d’une clarté exceptionnelle (il dit « one last thing »... on est en 1983, et ce n’est pas encore « one more thing »)
    Et sa vision de long terme mérite d’être rapportée à ce qui s’est réellement passé dans les quinze années qui ont suivies.
    Un must pour toute personne qui s’intéresse à l’histoire de l’informatique.

    #Steve_Jobs #Apple #Histoire_informatique

  • Use #AirPods Pro Features on Linux with #LibrePods
    https://www.omgubuntu.co.uk/2025/11/airpods-linux-librepods-anc-transparency-mode

    Using #Apple AirPods Pro on Linux is easy enough, right? You pair them over Bluetooth and listen away – except, not quite. Many features of these gleaming white buds only work on macOS and iOS, meaning that using AirPods Pro on Linux comes with functional limitations: no active noise cancellation (ANC), transparency mode, ear detection or even reliable battery level reporting. If you own a pair of AirPods Pro (any generation), chances are those are the key features you paid for, and you want to use them as more than basic bluetooth headphones on Linux. Well, now you can — […] You’re reading Use AirPods Pro Features on Linux with LibrePods, a blog post from OMG! Ubuntu. Do not reproduce elsewhere without (...)

    #News

  • Comment mettre à jour un mac obsolète ou trop vieux ? - Astuces Pratiques
    https://www.astuces-pratiques.fr/informatique/mise-a-jour-mac-trop-vieux

    Bien qu’Apple fasse ouvertement de l’obsolescence programmée très violente, il semblerait que ça ne dérange pas du tout les autorités compétentes. On vous force à trier votre carton, par contre jeter un ordinateur en bon état à la poubelle, ça ne dérange personne. Heureusement il existe une méthode pour remettre à jour votre ordinateur …

    Pas encore essayé !

    #macOS #apple #obsolescence_programmée #ordinateur #informatique

    Il y a aussi la solution linux, une fois viré ton oSX il te reste unix et tu mets ce que tu veux :)

    • Quelle distribution linux as-tu installé @rumor Ubuntu est un peu lourd pour de vieux ordis qui rament alors que Mint est ultra léger. Sans être une spécialiste je l’ai fait quelques fois, tu installes l’operating system une clef USB sur laquelle tu rebootes.
      Et maintenant je crois que tu n’as même plus à te soucier du partitionnement de ton disque dur.
      Le vrai seul souci que j’ai pu rencontrer c’est le bios qu’il faut craquer parce que la carte mère d’origine a été configurée pour empêcher autre chose que windows.

      Et normalement tu mets ensuite via le terminal et la commande apt-get tout les drivers des périphériques qui te manquent.

    • @touti
      Ça doit être chaud de flasher un BIOS conçu pour une carte-mère de chez Apple, non ? La question étant comment trouver un BIOS compatible.

      Sinon, pour Linux, j’ai testé Xubuntu (interface graphique peu gourmande en ressources) sur un vieux PC portable NEC Versa One de 2007. Ça fonctionne mais le problème avec Xubuntu, c’est que le support est majoritairement en anglais. Il existe aussi la version Lubuntu, encore plus légère. Pas encore essayé.

    • @sombre je parlais de PC, sinon je ne sais pas si les Bios Apple sont bridés mais je ne pense pas. Et j’ai monté/démonté plusieurs fois le DD pour installer LINUX sans succès et me suis pas amusée à péter le BIOS de l’ordi tout neuf du copain qui n’avait pas écouté mes recommandations. (s’assurer que l’ordi ne soit pas bridé et compatible LINUX)

    • SecureBoot est une fonctionnalité de sécurité imposant que le système qui démarre dispose de binaires convenablement signés, cryptographiquement parlant. Cette signature n’est pas naturelle, car l’obtenir n’est pas naturel, et donc, la plupart des systèmes Linux ne sont pas compatibles avec cette fonctionnalité technique optionnelle, mais bel et bien activée par défaut dans la plupart des Bios. Une fois désactivée, il devient possible d’installer un Linux quelconque sans difficultés.

      Concernant les drivers pour les périphériques, voilà bien 5 ans que je n’ai pas rencontré de difficultés majeures pour faire fonctionner des Linux en Desktop. De mon côté, je m’impose à n’utiliser que les Debian stables, et comparativement à l’autre système que j’utilise, Manjaro, je n’ai pas de différences fonctionnelles majeures. Même les cartes graphiques Nvidia sont impeccablement supportées.

  • #UxPlay Control Extension Makes #airplay Sharing Easier to Use
    https://www.omgubuntu.co.uk/2025/06/uxplay-control-gnome-shell-extension

    If you want an easier way to control UxPlay on Ubuntu (or any other Linux distribution using GNOME Shell), there’s a new extension to help. The UxPlay Control GNOME Shell extension does exactly what it says it says: it gives you control over over UxPlay. It does this by adding a small applet to the top panel. From there, you can easily start and stop AirPlay server sessions as/when you need. You can also access a GUI Preferences panel from which to dial in your preferred behaviour. But if you’re looking at be a bit weird, thinking “what’s UxPlay?”, I’ll […] You’re reading UxPlay Control Extension Makes AirPlay Sharing Easier to Use, a blog post from OMG! Ubuntu. Do not reproduce elsewhere without (...)

    #News #Apple #GNOME_Extensions #utilities

  • Le jeu vidéo « Fortnite » indisponible sur l’App Store dans le monde entier
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2025/05/16/le-jeu-video-fortnite-indisponible-sur-l-app-store-dans-le-monde-entier_6606

    « Malheureusement, Fornite sur iOS sera hors ligne dans le monde entier », a annoncé Epic Games sur son site. L’éditeur accuse notamment Apple de ne pas avoir validé le processus permettant le téléchargement du jeu sur l’App Store aux Etats-Unis, où le jeu n’était plus disponible. La situation restera ainsi « jusqu’à ce qu’Apple [la] débloque », a-t-il estimé. Sollicité par l’Agence France-Presse, Apple n’avait pas répondu dans l’immédiat aux sollicitations.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #business #mobile #apple #epic_games #litige #jeu_vidéo_fortnite

  • Tim Sweeney sur X : https://x.com/TimSweeneyEpic/status/1917706848251134055

    NO FEES on web transactions. Game over for the Apple Tax.

    Apple’s 15-30% junk fees are now just as dead here in the United States of America as they are in Europe under the Digital Markets Act. Unlawful here, unlawful there.

    4 years 4 months 17 days.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #business #justice #apple #epic_games #dma #états-unis #union_européenne

  • Mettre des bâtons dans les roues des #GAFAM sans pour autant s’en passer complètement et utiliser son smartphone de façon plus (éco)responsable et moins invasive

    Bonjour à tou·te·s !

    Nous sommes de plus en plus nombreux·ses à prendre conscience du problème éthique et écologique qui se cache derrière l’utilisation des GAFAM : Twitter/X, Google, Meta (Facebook, Instagram, Whatsapp), Youtube, …

    🚮 Beaucoup ont passé le cap de supprimer leur(s) compte(s) de ces réseaux et c’est tout à leur honneur !

    Cependant pour des raisons diverses (activité pro en ligne, suivi des évènements locaux, lien avec ses proches, …), d’autres ne peuvent ou ne veulent pas forcément s’en passer complètement (aucun jugement, chacun·e fait comme il peut/veut).

    Et c’est pour quoi j’ai rédigé ce petit guide qui vous permettra de continuer à utiliser certains des réseaux sociaux en nourrissant le moins possible l’ogre qui est derrière.

    📱 Vous trouverez aussi 2 points à propos de l’utilisation de votre #smartphone plus généraliste : désactiver les options inutiles, énergivores et intrusives, et un petit #tuto sur comment installer une appli de façon plus « safe » (pour vos données surtout).

    I. Google
    1. Sur smartphone
    a) Sur #Android :
    b) Sur #iPhone, pour #Siri et l’#IA d’#Apple :
    2. Sur #ordinateur
    II. #Twitter/X
    III. #Meta (#Facebook et #Instagram)
    IV. Désactiver les options inutilisées et intrusives sur son smartphone
    V. Installer et gérer ses #applications et leurs autorisations
    VI. #Youtube

    https://auptitmism.wordpress.com/2025/04/18/mettre-des-batons-dans-les-roues-des-gafam-sans-pour-autant-se
    #IA #intelligence_artificielle #AI #options #désactivation #how_to #manuel #guide

    signalé aussi par @monolecte :
    https://seenthis.net/messages/1110405

    • Nous sommes de plus en plus nombreux·ses à prendre conscience du problème éthique et écologique qui se cache derrière

      Les Gafams n’ont jamais cachés être des pourritures et l’ont prouvé dès le début, et pas seulement avec les lanceurs d’alerte.

      Cette légèreté à déresponsabiliser les utilisateurs qui découvriraient et prendraient conscience aujourd’hui est très irritante et du même ordre que celle qui les a poussé à utiliser les réseaux et applications pourris.

      Je prends quelques notes, vu que des potes me demandent comment j’ai fait pour désactiver un maximum de trucs sur mon smartphone pour ne m’en servir que comme téléphone (ou presque). A savoir aussi qu’il faut arrêter de donner son vrai numéro de téléphone qui sert désormais d’identificateur sans qu’aucune loi n’oblige à être sous smartphone, se mettre à échanger nos cartes de crédit, utiliser des comptes à plusieurs personnes (de confiance…oupa) et en partager les accès. Désindividualiser les usages.

      Et apprendre à se servir de l’informatique, des B.A BA comme les applis où ne peut plus lire le code source contrairement aux pages internet donc refuser les applis. Apprendre aussi à refuser de ficher son entourage. Arrêter de faire passer les résistant·es pour des demeurées qui exagèrent.

  • Apple exec Phil Schiller testifies that he raised concerns over App Store commissions on web-based sales | TechCrunch
    https://techcrunch.com/2025/02/24/apple-exec-phil-schiller-testifies-that-he-raised-concerns-over-app-stor

    Apple Fellow Phil Schiller, the executive in charge of leading the App Store, testified in court on Monday that he had originally raised concerns about the 27% commission the iPhone maker planned to charge app developers on any purchases made outside the App Store. In addition to being a potential compliance risk, he suggested that the fee would create an “antagonistic relationship” between Apple and developers and seemed to require Apple to have audit rights to check whether or not they owed Apple money for the transactions that took place outside the App Store.

    #business #justice #apple #epic_games #app_store #paiement #commimssion

  • Siri visé par une plainte en France : le long combat d’un lanceur d’alerte
    https://www.telerama.fr/debats-reportages/siri-vise-par-une-plainte-en-france-le-long-combat-d-un-lanceur-d-alerte-70


    Thomas Le Bonniec, ex-employé de la firme et devenu lanceur d’alerte. Photo Jérôme Bonnet pour Télérama

    Il y a quatre ans, Télérama avait rencontré ce jeune Français, recruté à la sortie de l’université comme sous-traitant de l’entreprise à la pomme. En 2019, répondant à une offre d’emploi mystérieuse et bardée de clauses de confidentialité, il ne connaît alors pas l’identité de son employeur final. Tout juste sait-il qu’il devra « contrôler la qualité de la donnée ». Il accepte, s’envole pour Cork, à deux heures de Dublin, haut lieu de l’optimisation fiscale. Là-bas, salarié par une société du nom de GlobeTech, il est chargé d’écouter et de retranscrire mille trois cents enregistrements, « parfois très intimes ou violents », par jour. Objectif, bien avant la hype autour de ChatGPT : entraîner l’intelligence artificielle de Siri, embarqué dans les iPhone depuis 2011. Au bout de quelques semaines, il prend la tangente. « Ce boulot rend tellement mou que j’ai craqué à retardement », nous expliquait-il alors, décrivant des conditions de travail éprouvantes, soumises au secret.

    Watergate domestique

    Des universitaires, comme la sociologue américaine Sarah T. Roberts, pointent de longue date les risques psychosociaux, et même de stress post-traumatique, de ces métiers invisibles du numérique ; mais ils restent indispensables à la bonne marche du capitalisme extractiviste des plateformes. Thomas Le Bonniec décide alors de dénoncer ce Watergate domestique, convaincu qu’il s’agit « d’un système d’écoute à grande échelle ». Il alerte la presse anglo-saxonne dès l’été 2019, ce qui pousse Apple à suspendre momentanément son programme d’évaluation de Siri. De son côté, GlobeTech annonce le licenciement de trois cents salariés. En réalité, ils sont mis au chômage technique pendant six semaines, le temps pour la Californie de dépêcher une équipe en urgence, afin de relancer la machine. Enfreignant sa clause de confidentialité, le jeune homme sort même de l’anonymat et saisit les agences de protection des données européennes. Las, la Cnil irlandaise a classé sans suite son signalement à l’été 2022. Sans jamais ouvrir d’enquête. D’où cette nouvelle offensive sur le front judiciaire français.

    Hasard – ou non – du calendrier, la justice californienne doit valider ce vendredi une procédure à l’amiable dans une affaire similaire, qui concerne aussi #Siri : visé par un recours collectif d’utilisateurs américains, Apple, qui a toujours réfuté les accusations de #surveillance, a accepté de payer 95 millions de dollars pour mettre fin aux poursuites. De quoi entacher la réputation de la première capitalisation boursière de la planète, qui met en avant son respect scrupuleux de la vie privée, mais goûte peu qu’on regarde de trop près l’arrière-boutique. En 2023, une autre lanceuse d’alerte, l’Américaine Ashley Gjøvik, nous racontait comment #Apple utilisait ses propres salariés comme cobayes, les obligeant à utiliser des applications clandestines pour entraîner son logiciel de #reconnaissance_faciale, et multipliant les expérimentations pour collecter des #informations_biométriques et améliorer les produits de la marque : scan des conduits auditifs, mesure du sommeil, pression artérielle et même surveillance du cycle menstruel.

    #IA

  • Les « #minerais_de_sang » du #numérique, clé de la guerre en #RDC

    Au Congo, le mouvement armé #M23 soutenu par le Rwanda s’est emparé de la ville de Goma, capitale d’une province riche en #minerais_stratégiques. Indispensables aux #smartphones, ils alimentent ce #conflit meurtrier et écocidaire.

    C’est un tournant dans la guerre qui ravage l’est de la République démocratique du Congo (RDC) depuis trente ans. Dimanche 26 janvier, des combattants du #Mouvement_du_23_mars (M23), un #groupe_armé antigouvernemental, appuyés par 3 000 à 4 000 soldats rwandais, sont entrés dans Goma, la capitale de la province du #Nord-Kivu où vivent un million de personnes.

    Au cœur de ce conflit, les « minerais de sang » — #coltan, #nickel, #étain et #or — indispensables à la fabrication des équipements électroniques et notamment des smartphones. Reporterre fait le point avec #Fabien_Lebrun, chercheur en sociologie et auteur de Barbarie numérique. Une autre histoire du monde connecté (L’Échappée, octobre 2024).

    Reporterre — Quel est le lien entre le conflit à l’est de la RDC et les minerais utilisés pour fabriquer nos smartphones ?

    Fabien Lebrun — Au cœur de cette guerre se trouvent les minerais de sang, aussi appelés #minerais_de_conflits : le coltan, le nickel, l’étain et l’or. Le coltan est transformé en #tantale, indispensable à la fabrication des #condensateurs pour smartphones : sans ce #métal très résistant à la chaleur et à la corrosion qui permet la miniaturisation des composants, les téléphones chaufferaient tellement qu’ils pourraient prendre feu. Or, les deux tiers des réserves mondiales de coltan se trouvent dans et à l’est du Congo. L’Afrique des Grands Lacs — Congo et #Rwanda confondus — en assure la moitié de la production mondiale.

    L’est du Congo est également riche en #cassitérite, dont provient l’étain indispensable pour les soudures des circuits électroniques ; en #wolfram, ou #tungstène, qu’on retrouve dans les vibreurs et les haut-parleurs des téléphones portables ; et en or, dont l’industrie numérique siphonne 10 % de l’extraction mondiale pour la fabrication de ses #cartes_mères et ses circuits imprimés. Depuis la première guerre de 1996, ces minerais occupent une place dans ce qu’on peut appeler une #économie_de_guerre, une économie militarisée qui perdure à ce jour.

    Depuis avril dernier, les rebelles du M23 contrôlent la zone minière de #Rubaya, qui fournit 15 % du coltan mondial. Quel intérêt stratégique y trouvent-ils ?

    En contrôlant administrativement la zone, le M23 peut élaborer tout un système de #taxes et ainsi financer le conflit. D’après un rapport de l’ONU, le groupe exporte désormais 120 tonnes de coltan par mois et les taxes qu’il prélève sur la production lui assurent un revenu d’environ 800 000 dollars mensuels. D’un point de vue économique et financier, les intérêts sont importants.

    Le M23 est soutenu par l’armée rwandaise. Depuis plusieurs années, le président de la RDC Félix Tshisekedi accuse le Rwanda de convoiter ses #ressources en #minerai. Quel rôle ont ces ressources dans l’aggravation des tensions géopolitiques dans la région ?

    Ces #métaux sont, si ce n’est la principale cause, au moins un déterminant important dans l’#instabilité de la #région_des_Grands_Lacs. L’exploitation et la commercialisation de ces minerais de sang structurent l’#économie, l’#industrie et la #politique de la région. Elles produisent une rente qui enrichit les #élites et favorise la #corruption.

    On parle beaucoup du Rwanda, plaque tournante pour ces minerais indispensables aux équipements électroniques, mais l’Ouganda et dans une moindre mesure le Burundi sont aussi dans le coup. L’État congolais lui-même est en partie responsable de la situation : 2 000 kilomètres séparent Goma de la capitale, Kinshasa, et les institutions étatiques y sont absentes.

    Quelles sont les conséquences humaines et écologiques de l’#industrie_minière pour les habitants du Nord-Kivu ?

    Depuis le milieu des années 1990, début de la révolution numérique, le coût humain et écologique de ce conflit autour des minerais de sang est démentiel. Avant même le regain de #violence des trois dernières semaines, les analystes parlaient de plusieurs millions de #morts, de 7 millions de #déplacés dans des conditions terribles et de 4 millions de réfugiés qui ont fui le Congo. Près de 30 millions de Congolais sont en situation de #malnutrition aiguë.

    Au-delà du conflit, le bilan écologique est dévastateur. Les terres du Nord-Kivu, fertiles et qui auraient pu bénéficier à l’agriculture locale, ont été saccagées par les activités minières. L’#air est pollué d’effluves toxiques.

    « À certains endroits, il n’y a plus de vie aquatique »

    L’industrie minière est aussi en partie responsable de la destruction de la #forêt du bassin du Congo, deuxième massif forestier tropical mondial crucial dans la lutte contre le changement climatique. Les espèces en voie d’extinction qui y vivent — gorilles des montagnes, bonobos, rhinocéros — sont massacrés par les groupes armés qui contrôlent les activités minières.

    Mais la première victime de l’extractivisme est l’#eau, comme l’explique l’ingénieure à SystExt Aurore Stéphant. Cela se vérifie au Congo, avec des centaines de kilomètres de cours d’eau contaminés aux #métaux_lourds — plomb, cadmium, etc. Le fleuve Congo est touché, ainsi que les #nappes_phréatiques. À certains endroits, il n’y a plus de #vie_aquatique.

    L’appétit des États occidentaux et des #multinationales de la tech pour ces ressources n’est pas étranger à ce désastre…

    Cela fait des décennies que la #responsabilité de l’#industrie_numérique dans la déstabilisation de la RDC est pointée du doigt. Mi-décembre, le président de la RDC a porté #plainte contre #Apple pour recel de #crime_de_guerre, blanchiment de faux et #tromperie des consommateurs.

    Déjà, en 2019, l’organisation internationale Right Advocates avait lancé une action collective contre Apple, #Microsoft, #Tesla, #Google et #Dell, qu’elle accusait de profiter du #travail_d’enfants dans les mines de cobalt congolaises. Malheureusement, la plainte n’avait pas abouti.

    « La production de masse de la #Playstation 2 de #Sony avait entraîné une ruée vers les activités minières »

    En 2016, Amnesty International et Afrewatch accusaient de grandes marques électroniques comme Apple, #Samsung et Sony d’acheter du cobalt à des négociants s’approvisionnant dans des mines où travaillent des enfants.

    En 2000, la flambée des prix du coltan, alimentée par la production de masse de la Playstation 2 de Sony, avait entraîné une ruée vers les activités minières à l’est de la RDC avec des conséquences très néfastes pour les communautés.

    Or, les États appuient bien souvent ces multinationales. En février, Bruxelles et Kigali signaient un accord pour un approvisionnement « durable » de l’Union européenne en minerais critiques. Alors qu’on sait très bien que 90 % des minerais de sang qui sortent du Rwanda proviennent du Congo !

    Peut-on parler de #néocolonialisme ?

    L’extractivisme est la pratique coloniale historique par excellence. Dès le XVIᵉ siècle, les conquistadors ont pillé l’or et l’argent des Amérindiens, qu’ils ont exterminés. Cet épisode a été un tournant pour l’enrichissement des États occidentaux et la naissance du capitalisme et de la mondialisation.

    Les activités minières, polluantes, génératrices de conflits sociaux, d’usages des terres et de l’eau, étaient sorties de nos imaginaires. Mais depuis trente ans, on assiste à un regain de l’extractivisme pour alimenter la #révolution_numérique.

    Il est évident que l’accord qui permet à l’Union européenne de piller la RDC en passant par le Rwanda est typiquement néocolonial. De même que la #mainmise de la #Chine sur le cobalt et le #cuivre congolais. On pourrait parler de #technocolonialisme.

    Que faudrait-il faire pour aider la région du Nord-Kivu à s’apaiser ?

    Nous ne pourrons pas diminuer la pression minière dans la région des Grands Lacs sans décroissance minérale et métallique. Pour être solidaires avec les Suds, il faudra forcément acheter moins et favoriser des appareils plus durables et mieux réparables.

    Réduire notre demande en métaux rares va aussi impliquer d’avoir des outils moins rapides, moins performants. C’est tout notre quotidien numérique et la numérisation à marche forcée qui sont à revoir.

    https://reporterre.net/Les-minerais-de-sang-du-numerique-cle-de-la-guerre-en-RDC
    #République_démocratique_du_congo #Congo #extractivisme #minerais #pollution

  • Apple Intelligence : le nouvel outil d’IA résumant l’actualité finalement désactivé
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2025/01/17/apple-intelligence-le-nouvel-outil-d-ia-resumant-l-actualite-finalement-desa

    Après s’être engagé à améliorer cette fonction, Apple a finalement décidé jeudi de la retirer temporairement de la version expérimentale d’iOS dans laquelle elle était testée. Elle avait notamment diffusé des notifications contenant des informations erronées et attribuées, à tort, à la BBC.

    Le Monde avec AFP
    Publié aujourd’hui à 11h54

    Plutôt que d’être perfectionné, l’outil a finalement été temporairement retiré. Au début du mois de janvier, Apple avait promis qu’il améliorerait les résumés d’actualités qui apparaissent sur iPhone sous forme de notifications, car l’intelligence artificielle chargée de les fabriquer y introduisait occasionnellement des erreurs. Mais jeudi 16 janvier, le fabricant américain a finalement décidé d’aller plus loin, selon l’Agence France-Presse, en retirant complètement cette fonction de la version expérimentale d’iOS, la Beta 18.3. C’est au sein de cette dernière qu’était testée l’option, dans des pays anglophones. Apple précise cependant qu’il est prévu de réintroduire ces résumés après les avoir corrigés.
    Lire aussi | Apple Intelligence, un outil qui résume les actualités sur iPhone, épinglé pour avoir généré de fausses informations

    La BBC et le New York Times avaient dénoncé les errements de cette fonctionnalité-clé d’Apple Intelligence, l’une des plus sensibles parmi cet éventail d’outils fondés sur l’intelligence artificielle (IA) que l’entreprise à la pomme prépare pour ses iPhone les plus récents. Ces notifications résumant plusieurs alertes d’actualité ont, par exemple, donné le vainqueur du championnat mondial de fléchettes, alors qu’il n’était pas terminé, affirmé à tort que le tennisman Rafael Nadal avait révélé son homosexualité, ou encore assuré que Luigi Mangione s’était suicidé après son arrestation pour le meurtre du patron d’UnitedHealthcare, selon la BBC.

    Parmi les pistes d’amélioration, Apple s’est engagé à clarifier les moments où le texte résumé est fourni par Apple Intelligence. Ces synthèses d’actualité étaient, en effet, jusqu’alors attribuées très explicitement à la BBC ou au New York Times, dont la réputation tient beaucoup à la fiabilité de leur journalisme.

    Reporters sans frontières, pour sa part, réclame le retrait définitif de cette fonctionnalité, la nouvelle labellisation des résumés annoncée par Apple ne répondant pas au problème des fausses informations que génère parfois son outil. « Cet accident montre à quel point les services à base d’IA générative sont encore trop immatures pour produire de l’information fiable à destination du public, s’inquiétait l’ONG dans un communiqué émis en décembre. Ils ne doivent pas être autorisés sur le marché pour ces usages. »

    #Intelligence_artificielle #Hallucinations #Fiabilité #Explicabilité #News #Médias #Apple

  • Une année 2024 parsemée d’embûches en technologie Stéphanie Dupuis - Radio Canada

    Le domaine des technologies a connu quelques échecs en 2024, dont la panne de CrowdStrike, le Humane AI Pin et l’Apple Vision Pro.

    Entre les licenciements massifs, une panne informatique mondiale et des gadgets d’intelligence artificielle inachevés, les 12 derniers mois n’ont pas été des plus prolifiques dans la sphère technologique.

    Des licenciements massifs
    L’année a été particulièrement difficile pour les industries technologiques, dont celle du jeu vidéo.

    “Il n’y a pas un mois où on n’a pas annoncé de licenciements dans le monde de la technologie et des jeux vidéo. Je pense qu’il n’y a pas un studio qui n’a pas été affecté par des coupures et des licenciements”, dit Carl-Edwin Michel, chroniqueur techno.

    L’industrie québécoise a aussi été éclaboussée par la révision à la baisse des crédits d’impôt pour les studios de jeux vidéo, annoncée en mars par le ministre des Finances, Eric Girard.

    C’est vraiment dommage, car ça affectera beaucoup de studios de jeux vidéo.

    D’après la Guilde du jeu vidéo du Québec, la simple annonce du budget Girard a déjà freiné l’élan de studios internationaux qui comptaient investir dans la production locale.

    “J’espère qu’ils vont changer de cap, mais pour l’instant, ça en est au point mort”, déplore-t-il.

    La panne mondiale de CrowdStrike
    Un bilan de fin d’année en technologie ne serait pas digne de ce nom s’il ne comprenait pas le cafouillage entourant la panne mondiale de CrowdStrike sur les appareils de Microsoft.

    Un problème dans un système de tests de mise à jour a causé une anomalie qui a paralysé quelque 8,5 millions d’ordinateurs dans le monde, dont plusieurs ont nécessité l’intervention manuelle d’équipes techniques en informatique.

    Au Canada, les douanes, les hôpitaux, les banques, les marchés boursiers ainsi que les télécommunications et les médias ont été touchés.

    Des avions ont été cloués au sol pendant la panne informatique.

    Le secteur aérien aussi : la compagnie Delta Air Lines a dû annuler des milliers de vols et a mis des semaines à se remettre de la panne. Ces délais lui ont valu une convocation au Congrès américain, au même titre que CrowdStrike, afin d’aborder ces déboires informatiques.

    Des actionnaires de la firme de cybersécurité ont aussi entamé un recours collectif contre l’entreprise, se sentant trompés quant à la fiabilité de ses tests logiciels.

    CrowdStrike devrait encore faire couler de l’encre en 2025.

    L’IA nous en a fait voir de toutes les couleurs
    En technologie, janvier rime souvent avec innovation, puisque c’est à ce moment que se tient l’important salon mondial Consumer Electronics Shows (CES).
    Début 2024, ce sont des gadgets portatifs alimentés par l’intelligence artificielle (IA) qui ont volé la vedette de cette grand-messe de l’industrie : le Humane AI Pin et le Rabbit R1.

    Le Rabbit R1 est un appareil de poche qui peut recevoir des commandes en langage naturel et avec lequel on navigue au moyen d’une roulette. Le Humane AI Pin, pour sa part, se porte sur les vêtements, est doté d’une caméra et utilise la projection et les mains pour interagir avec le système.

    Ces deux gadgets, issus de jeunes pousses, devaient remplacer notre téléphone intelligent, mais il n’en a rien été, selon Carl-Edwin Michel.

    On se rend compte que des entreprises ont surfé sur la vague de l’IA avec toutes sortes de gadgets qui ne font pas [le poids].
    Une citation de Carl-Edwin Michel, chroniqueur techno

    L’IA a également été au cœur de nombreuses mobilisations, notamment judiciaires, pour violation de droit d’auteur. Des médias canadiens se sont également unis pour s’en prendre à OpenAI, qu’ils accusent d’utiliser leurs contenus en ligne sans leur consentement pour entraîner son outil ChatGPT.

    Le quotidien américain The New York Times, déjà en poursuite judiciaire contre OpenAI et Microsoft depuis 2023, a aussi mis en demeure Perplexity AI afin que l’entreprise cesse de piller ses contenus. La Recording Industry Association of America (RIAA) a pour sa part porté plainte contre Suno et Udio, deux outils qui permettent de générer de la musique à partir d’une simple requête.

    Si l’IA n’a pas chamboulé les élections américaines de la manière dont on le croyait, elle a tout de même “été utilisée à mauvais escient sur les réseaux sociaux”, note le chroniqueur techno. “Des personnes comme Elon Musk, qui a utilisé l’IA pour abriter et créer de fausses nouvelles sur son réseau social X, avec de fausses images de Kamala Harris, par exemple [...] je trouve ça déplorable.”

    Déception pour l’Apple Vision Pro
    Le casque de réalité mixte d’Apple, le Vision Pro, était attendu depuis longtemps par les adeptes du métavers. Vendu au Canada au prix de 5000 $ plus taxes, beaucoup ont rapidement déchanté… dont Carl-Edwin Michel.

    On s’est rendu compte que ce casque n’a rien d’extraordinaire, à part le prix qui, lui, est extraordinaire.
    Une citation de Carl-Edwin Michel, chroniqueur techno

    Le coup de grâce pour Apple a été le fait que le casque Meta Quest 3, lancé en octobre 2023, soit “capable de faire plus ou moins les mêmes choses, à une fraction du prix”, souligne le chroniqueur techno, qui a pu tester les deux appareils.

    La présence du géant américain Meta depuis des années dans le créneau des expériences immersives lui offre une longueur d’avance pour créer des partenariats et des applications pour ses appareils – l’une des principales critiques formulées à l’égard du casque d’Apple est un manquement à ce chapitre.

    Le chroniqueur reconnaît néanmoins que la qualité d’image du produit d’Apple est nettement supérieure à celle de son adversaire. “Même si l’expérience est de meilleure qualité du côté du Vision Pro, à application identique, je vais préférer le Meta Quest et payer moins cher”, ajoute-t-il.

    Les attentes étaient élevées pour l’Apple Vision Pro, surtout “qu’un Québécois a été impliqué dans son développement”, ajoute-t-il. Apple a racheté la jeune pousse montréalaise VrVana et sa technologie de réalité mixte pour plus de 30 millions de dollars en 2017.

    Des abonnements de plus en plus chers
    Disney+, Spotify, Netflix… Pratiquement tous les services de diffusion en continu ont connu des hausses de tarifs, ou des changements aux formules d’abonnement qui ont eu des répercussions sur le portefeuille de la population canadienne en 2024.

    L’abonnement premium à Disney+, par exemple, est passé de 120 $ à 160 $ par an. Celui de Spotify a connu une hausse de 24 % en décembre. Netflix, pour sa part, a débranché pour de bon sa formule de base sans publicités, forçant les gens à payer plus cher pour l’offre semblable, ou moins cher pour une offre avec publicités.

    On a décidé de couper le câble, car les applications, c’est l’avenir. [...] On en est à repenser si ça en vaut encore la peine.
    Une citation de Carl-Edwin Michel, chroniqueur techno

    “C’est courant, dans la culture tech, d’offrir un service pas très cher et pratique au début, comme Airbnb. Mais que dès que la masse critique embarque, on augmente les prix”, explique-t-il.

    Le chroniqueur techno se réjouit tout de même de voir émerger des solutions de rechange, moins chères, avec publicités, comme c’est le cas pour Netflix et Crave, par exemple.

    Les géants des réseaux sociaux esquivent certaines responsabilités
    TikTok Canada et Meta devaient être entendues à la Commission spéciale sur les impacts des écrans et des réseaux sociaux sur la santé et le développement des jeunes (CSESJ) une première fois fin septembre. L’audition a été reportée à la fin novembre.

    Entre-temps, la filiale canadienne de TikTok a été dissoute par Ottawa, évoquant “des risques pour la sécurité nationale” et annulant du même coup sa présence à la nouvelle séance. Meta s’est désistée à son tour quelques jours plus tard, forçant l’annulation de l’audition.

    C’est important que ces plateformes, qui sont très importantes au Québec et au Canada [...] soient redevables.
    Une citation de Carl-Edwin Michel, chroniqueur techno

    À cela s’ajoute le blocage des nouvelles sur les plateformes de Meta, maintenu depuis plus d’un an, et dont les discussions sont au point mort entre l’entreprise et le gouvernement.
    Celui-ci n’exclut pas de recourir au pouvoir d’assignation à comparaître.

    #gamelle #échec #illusions #technologies #CrowdStrike #cafouillage #microsoft #fiabilité #ia #ChatGPT #OpenAI #Apple #Vision_Pro #métavers #Disney+ #Spotify #Netflix #v

    Source : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2128411/annee-2024-flop-techno

  • Comment le logo d’Apple a envahi nos vies - Le Dessous des images - ARTE - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=BozIFwbCo6w

    Le logo Apple, mondialement connu, s’est imposé partout : objets du quotidien, espace public, imaginaire collectif. La marque veut posséder toutes les images de pomme possibles et imaginables. Elle en a fait une croisade juridique !

    Depuis sa création en 1977, le logo d’Apple a changé plusieurs fois de forme et de couleur, jusqu’à ressembler à la célèbre pomme monochrome. Pour asseoir sa domination et son monopole, la multinationale attaque régulièrement en justice associations et entreprises qui utilisent une pomme comme logo. Une privatisation visuelle qui ne cesse de franchir des nouveaux caps. Le graphiste à l’origine du logo d’Apple, Rob Janoff, nous dévoile les coulisses de la création d’un symbole devenu culte. Benoît Heilbrunn, professeur de marketing, analyse les liens entre la stratégie de la marque et l’évolution de son logo depuis un demi-siècle.

    #Apple #Logo