#après-guerre

  • Les #difficultés liées à l’#urbain au #Japon.

    Le Japon d’#après-guerre a su promptement se réinventer et est parvenu au rang de deuxième #puissance #économique #mondiale. Mais qu’en est-il de la #pauvreté ? Le Programme des Nations Unies pour le #développement introduit (dans son Rapport mondial sur le développement #humain édition de 2002) un nouvel indicateur de pauvreté humaine  (IPH-2, calculé à partir des indicateurs de longévité, d’instruction, de conditions de vie et d’exclusion) adapté au classement des pays #développés et montre un taux de pauvreté au Japon de « 11,2 % en 2002 et de 11,7 % en 2005, plaçant le pays en douzième position. » Puis, en 2005, l’OCDE indique un #taux de 15,3 %, dans le classement le Japon aurait « l’un des taux les plus élevés parmi les pays de l’OCDE  », à la cinquième place.

    C’est en prenant en compte ces information que, sur #terrain, Mélanie Hours entreprend son étude sur la pauvreté au Japon. Ainsi, la pauvreté a été analysée par le biais de l’urbain et nous découvrons les nuances dans les "types" de pauvretés, du « working poor » aux « travailleurs journaliers », ainsi que l’importance de deux autres facteurs pour déterminer la pauvreté : les #représentations souvent liées à la structure urbaine ainsi qu’aux médias et l’aspect officiel qui lui est donné par les #lois ou par l’#État qui choisit de l’#assister ou non.

    https://journals.openedition.org/transcontinentales/747#ftn2
    Vu le 05/06/2018

    Après une enquête de terrain effectuée auprès des #sans-abri, j’ai été amenée à m’interroger sur les représentations sociales de la pauvreté au Japon. Sans aller jusqu’à parler d’une négation totale de celle-ci, […] je me suis demandé si, […] l’absence d’un taux de pauvreté nationale n’était pas plutôt le reflet d’un déni de l’existence de celle-ci. Pour Simmel «  c’est l’assistance qu’une personne reçoit publiquement de la collectivité qui détermine son statut de pauvre.  »


  • La France en #guerre : la parole aux #soldats
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/020717/la-france-en-guerre-la-parole-aux-soldats

    Emmanuel Macron participe au sommet du G5 Sahel qui se tient ce dimanche 2 juillet à Bamako. La journaliste Pauline Maucort, qui a recueilli les témoignages de soldats français ayant participé aux « #opérations_extérieures » en #Afghanistan, au #Mali ou en #Centrafrique ouvre la boîte noire du déni de cette « France en guerre » qui ne veut pas voir qu’elle l’est.

    #Culture-Idées #après-guerre #armée #Opex


  • Des signes de résurgence de l’#antisémitisme dans la France de l’#après-guerre (1945-1953) ? - Cairn.info
    http://www.cairn.info/revue-les-cahiers-de-la-shoah-2001-1-page-171.htm

    On parle souvent de la « réémergence » de l’antisémitisme en France – en situant d’ailleurs ce phénomène à des dates différentes, des années 60 aux années 80. Cette expression laisserait entendre que l’antisémitisme aurait donc disparu dans l’immédiat après-guerre, en tous cas comme fait social. Nombreux sont ceux – témoins et historiens [1]
    [1] À quelques notables exceptions près. Cf. en particulier...
    – qui n’ont eu de cesse de soutenir cette idée somme toute optimiste, au moins dans le court terme. Les consciences auraient été « encore secouées par la révélation toute récente des atrocités nazies et la découverte du génocide systématiquement pratiqué à l’encontre du peuple juif [2]
    [2] René Rémond, préface de David Lazar, L’Opinion française...
     ». Et René Rémond de poursuivre :
    2

    « La pitié, l’indignation, la mauvaise conscience s’unissaient pour éteindre dans l’opinion tout vestige d’antisémitisme. Il y a des antisionistes, peu nombreux du reste […], mais d’antisémitisme, point. »

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    Interrogées en 1994, deux personnalités de la Résistance confirment cette analyse : Charles Lederman se souvient que « dans l’après-guerre, l’antisémitisme était devenu une maladie honteuse [3]
    [3] Propos recueillis le 4 juin 1994 par Cécile Amar, L’Antiracisme...
     » tandis que pour Jean Pierre-Bloch, « la Résistance a tué l’antisémitisme primaire [4]
    [4] Interview effectuée le 26 janvier 1994. Ibid., p. ...
     ».
    4

    De telles affirmations ne peuvent que laisser l’historien perplexe et l’inciter à étudier la question plus avant [5]
    [5] Cet article constitue la première ébauche d’un ouvrage...
    . Une opinion publique gangrenée par la xénophobie et l’antisémitisme dès les années 30 (pour ne pas remonter plus loin dans le temps), restée ensuite largement atone face à la marginalisation et à l’exclusion sociale des Juifs, au moins jusqu’à l’été 1942, a-t-elle pu se débarrasser soudainement de ses a priori et de ses fantasmes et ne plus éprouver ni animosité ni méfiance vis-à-vis des Juifs [6]
    [6] Dont le nombre en France, au lendemain de la #guerre,...
     ? Le choc né de la découverte des camps et la prise de conscience de la réalité tragique de la « solution finale » suffiraient-ils à expliquer semblable revirement ? L’antisémitisme serait-il relégué désormais dans l’univers idéologique de quelques extrémistes isolés ?
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    D’autres commentateurs considèrent plutôt quant à eux que l’antisémitisme n’avait certes pas disparu, mais que l’horreur de la #Shoah interdisait de l’exprimer ouvertement, en tous cas jusqu’à ce que le temps érodât les émotions les plus vives. Cela voudrait-il dire que les vieux stéréotypes anti-juifs ont été enfouis pendant plusieurs années, voire quelques décennies, avant que le « refoulé » n’effectue son « retour » ?
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    Les archives de l’après-guerre commencent à s’ouvrir, de nombreux organes de presse ont été conservés et la consultation de ces documents permet au moins d’affiner le questionnement.

    #histoire