• Marseille : le mur de la honte

    Comme ultime réponse à la contestation populaire contre son projet piloté par la #Soleam, société d’aménagement, la mairie de Marseille monte un mur de béton entre les habitants et #La_Plaine, pour la « réaménager » par l’agence #APS. Marseille prend ainsi le visage du Mexique, de Belfast, de Gaza, ou de Berlin en 1961.


    https://blogs.mediapart.fr/671095/blog/301018/marseille-le-mur-de-la-honte
    #murs #Marseille #séparation #division #barrières #villes #urban_matter #France #ville_divisée #divided_cities #frontières #frontières_urbaines #murs_intra-urbains

    • Le mur du mépris - La Plaine 2018

      Berlin ? Belfast ? Mexique ? Gaza ? Non, aujourd’hui c’est à la Plaine que la mairie et les flics, main dans la main, ont décidé d’ériger un gigantesque mur de béton pour tenter d’écraser toujours plus le quartier. Retour en photo et en vidéo sur le musellement de la place...

      (Petite mise au point : un certain nombre de lecteur/lectrices ont souligné que la comparaison avec les murs de Gaza, Berlin etc. était peut-être un peu abusive ou malencontreuse. Effectivement, les réalités des murs érigés en Palestine, à la frontière Etats-Unis-Mexique, ou par le passé à Berlin, sont toutes autres. A la Plaine, point de miradors, de contrôles d’identité et de militaires. L’intention n’était pas de mettre sur un même niveau ces réalités totalement différentes, mais simplement de souligner les comparaisons qui sont sur toutes les lèvres des habitant.e.s du quartier, aussi approximatives soient-elles...)

      Tout le monde s’y attendait, mais personne n’osait y croire. Gérard Chenoz tient ses promesses : quand il veut éradiquer les quartiers populaires, et bien il met tout en oeuvre pour y parvenir. Histoires de pouvoir et de pognon, c’est certain. Mépris de classe assurément.

      Et là où le gentrifieur en chef tient aussi ses promesses, c’est dans son goût prononcé pour la manipulation. Il a quand même trouvé moyen de jouer la victime dans la presse, et tenter de renverser médiatiquement la vapeur. Selon ses atermoiements, s’il est nécessaire d’installer ce mur de la honte, c’est à cause de la révolte des habitant.e.s et usager.e.s de la Plaine. Si ce mur coûte près de 400000 euros de plus aux 20 millions déjà faramineux du projet, c’est à cause de la plèbe qui exprime sa colère. Et, pirouette finale, s’il y a 400000 euros à débourser en plus, ce sera bien à la charge des contribuables, et ce, à cause, évidemment, du peuple de la Plaine opposé aux travaux. La boucle est bouclée : l’exorbitant coût des travaux est directement imputable aux plainard.e.s ! Roublard le Gérard, non ?

      Mais ça n’est pas un problème pour lui, ni pour la mairie. Leur mur de mépris, ils le posent. Ils semblent insinuer que, désormais, le quartier est à eux... Pourtant, rien n’est fini. Le quartier ne veut pas de leur aménagement à coup de matraque, de mur et de béton. Le quartier se battra jusqu’au bout pour arrêter ce chantier dont personne ne veut.

      Voici un excellent retour par Primitivi sur le début de l’installation du mur lundi 29 octobre, et sur la conférence de presse qui l’a précédé :
      https://vimeo.com/297967292


      https://mars-infos.org/le-mur-du-mepris-la-plaine-2018-3468
      #gentrification

    • Et à #Bure... les murs ont tombé... c’est ce qui est rappelé sur les réseaux sociaux concernant le mur de Marseille :

      En fait on a déjà vu ce type de murs à Bois Lejuc (#Bure) il y a deux ans ... et les murs étaient tombés

      https://twitter.com/ADecroissance/status/1057396390014390272

      Les murs tombent dans le #Bois_Lejuc !

      Aujourd’hui, près de 500 personnes, jeunes, moins jeunes, militant-e-s de tous les horizons, habitant-e-s, agriculteurs, ont réinvesti le Bois Lejuc et procédé à sa remise en état dans une atmosphère festive et déterminée. Plusieurs centaines de mètres de pans de mur illégalement érigés ont été abattus, d’autres redécorés, des arbrisseaux plantés. Quelques plants de légumes plantés lors de l’occupation de la forêt du 19 juin au 7 juillet, rescapés de la reprise de la forêt par l’Andra, ont même été repiqués.
      deco190Militant-e-s récemment mobilisé-e-s et opposant-e-s de la première heure se sont retrouvé-e-s à l’ombre des arbres libérés pour pique-niquer et refaire le monde sur les ruines du mur. Avec la chute de ce mur, ce n’est pas seulement un symbole de la violence et du passage en force de l’Andra qui est tombé ; c’est aussi la chape de plomb de la fatalité et de la résignation qui s’est fissurée.

      down2Cette fronde populaire est une saine et légitime défense face au rouleau compresseur de l’Andra, prête à tout pour imposer CIGÉO (emploi de vigiles surarmés, mépris des lois, mépris des décisions de justice). Les centaines de personnes arrivées dans le bois ont pu constater l’ampleur des dégâts infligés à la forêt : coupes dans des futaies de jeunes arbres, nouvelles et larges saignées dans les taillis… Certains indices laissent d’ailleurs penser que l’Andra a poursuivi ce défrichement illégal même après la décision de justice du 1er août. Nous attendons avec impatience les échéances juridiques à venir.


      Face à l’étendue des dégâts et la mauvaise foi de l’Andra, il nous semble plus qu’essentiel de continuer à défendre la forêt dans les jours et semaines à venir !


      https://vmc.camp/2016/08/14/les-murs-tombent-dans-le-bois-lejuc

    • Dans le numéro de @cqfd en kiosque actuellement

      #Urbanisme à la tronçonneuse – La Plaine emmurée > La mairie y croyait dur, à son opération table rase sur La Plaine. Et, la mort dans l’âme, le quartier s’y préparait. Une fois chassés les gens du marché, la résistance allait faiblir. Gérard Chenoz, adjoint (LR) aux Grands projets d’attractivité et maître d’œuvre des travaux de requalification de la place Jean-Jaurès, s’en était vanté auprès du site Marsactu : « Une Zad sur La Plaine ? Dans dix jours c’est fini. » Il aura finalement fallu un mois riche en surprises, et un mur de béton de 2,5 mètres de haut ceinturant l’esplanade, pour que le chantier démarre vraiment. Le Marseille populaire n’a pas dit son dernier mot.

      http://cqfd-journal.org/Au-sommaire-du-no170-en-kiosque

    • Heureusement, ces murs seront « embellis et habillés » par des « artistes, peintres urbains et graffeurs [...] dans le respect de l’identité de la place Jean Jaurès, connue pour être un lieu incontournable du street art ». Peindre en rose un mur de séparation, un crachat au visage du quartier, ne le rend pas plus agréable ni « respectueux ». Par contre, ces fameux « artistes » risquent de ne pas être très bien accueillis lorsqu’ils viendront. Devra-t-on bientôt voir des « street-artistes », héritiers de l’art vandale, protégés par la police ? Ce serait un comble.

      Pour l’anecdote, on apprend aussi que « les accès aux immeubles résidents sont maintenus » pendant la durée des travaux. C’est gentil ça, de laiser les gens rentrer chez eux.

      https://mars-infos.org/chenoz-et-la-mairie-nous-mentent-3469#nh3-3

      formulé par la Soleam :

      Mesure de sécurité aussi regrettable qu’indispensable, ces barrières deviendront un espace d’expression. Un collectif d’artistes leur donnera une note artistique. Ces peintres urbains et graffeurs travailleront à égayer le nouveau dispositif de sécurité, dans le respect de l’identité de la place Jean Jaurès, connue pour être un lieu incontournable du street art.

      http://www.soleam.net/projet/__trashed-2

      Leur rêve :

      Un positionnement géographique idéal, un port enfin dynamique et plutôt smart, des grandes entreprises qui agissent comme locomotives, des entrepreneurs qui ne restent pas indifférents aux évolutions du territoire, des startups à foison et, cerise sur le gâteau, un climat clément qui rend le business plus sympathique sous le soleil.

      «  Nous voulons nous servir du langage de la tech pour hacker les cerveaux des plus jeunes et leur donner accès à la culture.  »

      « Il faut repenser la configuration des quartiers. Tout détruire et tout reconstruire de façon différente en utilisant une situation géographique exceptionnelle . Cela doit s’accompagner d’une politique plus sociale. » Et de plaider pour un « plan Marshall urbanistique » . Mais aussi pour un centre-ville qui aurait tout intérêt à devenir piéton, gagnant ainsi des points d’attractivité supplémentaire, ne serait-ce qu’au niveau touristique.

      Qui voudrait aussi plus de bleu et de vert, « une ville propre, bien éclairée qui serait devenue le leader mondial de l’éolien flottant, qui aurait un grand port lequel aurait dépassé Miami en termes de nombre de croisiéristes. »

      https://marseille.latribune.fr/economie/2018-10-27/marseille-une-metropole-mondiale-791674.html

      Un cauchemar !

      source de l’article : #twittoland
      https://twitter.com/gerardchenoz/status/1047025687331254274
      #urbanisation #métropolisation #bétonisation

    • Marseille : lettres de la Plaine

      Alors que nous nous apprêtions à boucler l’édition de ce lundi, édition dans laquelle une lettre de la Plaine annonçait aux pouvoirs publiques que le mur de béton de 2m50 construit à la hâte pour protéger la destruction de l’une des dernières place populaire de Marseille, ne manquerait pas de tomber, nous recevons cette nouvelle missive. Le mur est donc partiellement tombé et éclaté sur le sol. Cela valait évidemment une nouvelle lettre aux élus.

      Chers Jean-Claude, Gérard & Jean-Louis,
      On voulait vous prévenir, votre mur il est malade, certaines parties ont dû être abattues.
      C’était pas sécur’.
      On a pensé à la transplantation mais c’est vrai que trois tonnes chaque morceau du mur, c’est beaucoup.
      Ceci dit, on vous trouve un peu léger.
      On a comme l’impression que vous avez du mal à estimer le poids du refus.
      C’est qu’il est bien plus lourd que votre mur.

      C’est bizarre d’être à ce point à côté de la plaque.
      De sous estimer autant.
      On vous pensait mieux renseignés, mieux entourés.
      On a pourtant tout fait pour vous aider.
      Les manifestations, les pétitions, les lettres…
      Trois mille personnes l’autre jour dans la rue.
      C’est peut-être Olivier de la préfecture, il ne sait pas compter, il doit mal vous renseigner.

      On est un peu triste pour vous parce que ça à l’air tout petit le monde dans vos têtes. Tout réduit.
      Bref, on vous sens fatigués, dépassés.
      On s’inquiète pour vous.
      D’autant qu’ici sur la place il se murmure que ça se lézarde dans les autres quartiers. D’ailleurs on fait une réunion cet après-midi avec les autres quartiers. Vous devriez venir, toute la ville sera là. Un grand conseil municipal.

      En tout cas, c’est gentil d’avoir remis l’électricité sur la place.
      On y voit mieux.

      Ici on a hâte de connaître votre prochaine idée. Le carnet de chèque, en tout cas, il doit pas mal tourner. On est rassurés de savoir la ville si riche. ça change.

      Au fait, pour le service après vente du mur, on vous donne les coordonnées :
      - Groupe PBM. 04 72 81 21 80
      97 Allée Alexandre Borodine - Bât Cèdre 2 - 69800 Saint-Priest.

      et puis celles du directeur des ventes, ça peut-être utile pour les réclamations
      Laurent ULLINO - Tél. 06 61 08 58 48
      laurent.ullino@pbm.fr »

      https://lundi.am/Marseille-lettres-de-la-Plaine-1567

    • Un quartier à cran

      Tel un orage d’été, la requalification de la place Jean-Jaurès, au cœur du quartier de La Plaine, à Marseille, s’annonce aussi incertaine que menaçante.

      À quelques jours de l’échéance, et malgré une plaquette publicitaire affirmant que tout est ficelé (on y vante sans vergogne « une démarche collective et collaborative », pour « une grande place métropolitaine, méditerranéenne, polyvalente et populaire »), tous les lots de l’appel d’offres n’ont pas encore été attribués. En revanche, des recours juridiques sont déposés au nom des forains du marché, de commerçants et de l’association La Plaine sans frontières.

      Si le cabinet APS, chargé de redessiner la place, enfume l’opinion avec des formules ronflantes promettant une « réactivation contemporaine », les premiers concernés subissent l’habituel mépris de la vieille garde municipale. Le phasage des travaux, qui aurait permis à 80 vendeurs sur 300 de cohabiter avec le chantier, est jeté aux oubliettes. Dans un courrier en date du 1er août, l’élue Marie-Louise Lota, adjointe aux Emplacements publics, annonce la « fermeture totale de la place pour des motifs de sécurité et de salubrité ». Les forains seront exilés sur huit « sites de repli », pour l’essentiel dans les quartiers Nord. Cette dispersion signerait l’arrêt de mort du marché le plus populaire de la ville.

      Autre déracinement : 87 des 191 arbres de la place devraient être arrachés. Pour endormir les consciences, l’élu Gérard Chenoz, adjoint aux Grands projets d’attractivité, et le paysagiste Jean-Louis Knidel affirment qu’ils ne seraient pas coupés, mais « transplantés ailleurs », pour « une plus grande biodiversité » !

      Consulté, un technicien forestier a démonté l’intox : une telle opération, très coûteuse, aurait dû se préparer en amont et les tilleuls adultes ont peu de chance de survivre.

      Autre fake news, la piétonisation : une voie de circulation éventrera la plus grande place de Marseille sur toute sa longueur. Pour rendre cet attentat plus sexy, les paysagistes parlent de ramblas… Aucun plan général de mobilité, aucune étude d’impact sérieuse : un effet entonnoir, ainsi que la suppression de 400 places de stationnement sans solution alternative, déporteront le chaos automobile dans les rues adjacentes.

      À des restaurateurs inquiets, Yves Moraine, maire des 6e et 8e arrondissements, a répondu avec désinvolture qu’ils seraient « bien contents de la plus-value de leurs fonds de commerce une fois le quartier réhabilité ». Il dévoile ainsi des visées spéculatives, tout en mentant éhontément : s’ils sont contraints de vendre, les commerçants le feront sur la base d’un chiffre d’affaires rendu calamiteux par trois ans de chantier.

      Autre menace : sur un espace « minéralisé », avec un « deck central » en bois où les badauds pourront « se montrer et regarder », tous les usages non encadrés et non marchands seront mal vus. Sous l’œil de 26 caméras, le carnaval indépendant, la sardinade du 1er mai, les jeux de boules ou de balle et les repas de quartier deviendront des « usages déviants ».

      Un tel équarrissage serait le point d’orgue de la reconquête d’un centre-ville trop populeux, qu’on aimerait voir basculer du côté des quartiers huppés. Sans oublier la volonté de multiplier les zones d’attractivité touristique. Preuve de l’impopularité de cette politique, les candidats de l’équipe Gaudin ont été désavoués dans les urnes, éjectés avec à peine 10 % des voix au premier tour des dernières législatives. Mais qu’importe : « Avant de prendre ma retraite, je vais nettoyer La Plaine », aurait déclaré Marie-Louise Lota.

      Plus soucieuse de réélection, la nouvelle génération LR soigne ses éléments de langage : « Je suis pour une rénovation inclusive, nous avons besoin de toutes les énergies », lance Sabine Bernasconi, maire des 1er et 7e arrondissements. Ce qui ne l’empêche pas de s’attaquer au boulodrome associatif de la place Carli, après que les bouquinistes en ont été bannis. La même phobie de toute activité populaire est là encore à l’œuvre.

      Seule force de ce projet de destruction, la division de ses adversaires. Écolos et pro-vélos sont bernés par une piétonisation cosmétique. Nombre de riverains des quartiers voisins croient que tout vaudra mieux que cette place laissée à l’abandon depuis des années. Reste le fantôme d’une Zad urbaine pour sauver les arbres, le spectre d’un coup de sang des forains et la mutation de l’assemblée de La Plaine en véritable assemblée de quartier. Qui est vivant verra.


      http://cqfd-journal.org/Un-quartier-a-cran


  • La commission pour réformer l’enseignement des SES fait la part belle à l’économie néolibérale
    https://www.mediapart.fr/journal/france/130418/la-commission-pour-reformer-l-enseignement-des-ses-fait-la-part-belle-l-ec

    La composition du groupe d’experts chargé d’élaborer les futurs programmes de #sciences_économiques_et_sociales, dans le cadre de la réforme du lycée, risque d’inquiéter encore davantage les professeurs qui enseignent cette discipline. Mediapart en dévoile la liste, qui fait bonne place aux milieux conservateurs ou patronaux.

    #France #Académie_des_sciences_morales_et_politiques #Apses #jean-Michel_Blanquer #Michel_Pébereau #Philippe_Aghion


  • Une inquiétante commission pour réformer l’enseignement des SES
    https://www.mediapart.fr/journal/france/130418/une-inquietante-commission-pour-reformer-l-enseignement-des-ses

    La composition du groupe d’experts chargé d’élaborer les futurs programmes de #sciences_économiques_et_sociales, dans le cadre de la réforme du lycée, risque d’inquiéter encore davantage les professeurs qui enseignent cette discipline. Mediapart en dévoile la liste, qui fait bonne place aux milieux conservateurs ou patronaux.

    #France #Académie_des_sciences_morales_et_politiques #Apses #jean-Michel_Blanquer #Michel_Pébereau #Philippe_Aghion

    • Philippe Aghion : « Il y a, en France, un problème d’inculture économique »
      https://www.lesechos.fr/politique-societe/societe/0301549625748-philippe-aghion-il-y-a-en-france-un-probleme-dinculture-econo

      INTERVIEW - L’économiste, proche d’Emmanuel Macron, est à la tête d’un groupe d’experts chargé de réécrire les programmes de sciences économiques et sociales. Il assure, aux « Echos » vouloir mener des « débats sans tabou et sans a priori ».

      Vous allez présider un groupe d’experts pour réécrire les programmes de sciences économiques et sociales. Avec quel objectif ?
      On ne va pas faire table rase du passé. Les programmes existent et ils contiennent beaucoup de bonnes choses. Mais il y a, en France, un problème d’inculture économique. Je l’ai ressenti très fortement durant la campagne présidentielle : ce sentiment que nos concitoyens étaient perméables à des raisonnements économiques outrancièrement erronés, sans esprit critique. Il y a un manque d’éducation économique de notre population. Cette inculture concerne jusqu’aux écrivains et autres personnalités de l’intelligentsia qui interviennent régulièrement à la télévision : dès qu’ils parlent d’économie, le propos devient moins pertinent.

      Il faut donc former des citoyens du monde qui comprennent les mécanismes économiques de base. Exemples : quelles seraient les conséquences économiques d’une sortie de l’euro ? Quels sont les effets directs et indirects d’une relance budgétaire ? Il faut que les mécanismes de base soient assimilés, comme dans les autres disciplines. Ensuite, on peut critiquer et comprendre pourquoi, par exemple, les marchés sont imparfaits. Mais il faut qu’un socle de base soit maîtrisé. Or, malheureusement, souvent, il ne l’est pas.

      via la veille de l’APSES
      Actions et débats | APSES – Association des professeurs de Sciences Économique & Sociales
      https://www.apses.org/category/actions-et-debats



  • Le régime des intermittents n’est pas un privilège
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/02/28/le-regime-des-intermittents-n-est-pas-un-privilege_4375620_3232.html

    Mais ce surcoût existe-t-il vraiment ? On peut en douter. Les intermittents ne coûtent pas plus cher que les autres chômeurs : ces 3,5 % des effectifs indemnisés représentent 3,4 % des dépenses. La mesure du surcoût de 320 millions n’est que l’incarnation comptable de l’idée préconçue selon laquelle les intermittents seraient des privilégiés. Il ne s’agit ni plus ni moins que de quantifier ce « privilège » en se demandant à combien le « coût » des 100 000 intermittents s’élèverait si on les mettait au régime général. Source : Le Monde

    • Jeudi 13 mars, les partenaires « sociaux »prétendent décider du chômage, c’est-à-dire la vie de nombre de nous.

      http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6852

      Si le rapport de forces restait ce qu’il est, ils n’hésiteront pas à asséner une énième mandale à ceux qui, selon eux , ne travaillent pas assez. Ils prévoient déjà de dissocier le sort des intermittents de celui des autres chômeurs en adoptant une convention Unedic « réformée » tout en prorogeant les annexes VIII et X actuelles. Quitte à décider plus tard du sort des intermittents. Certes, ce recul est dû à la mobilisation. Mais ils ont tout intérêt à saucissonner les populations concernées par leur politique (une réforme du RSA est par ailleurs en préparation).

      Si l’Unedic adoptait un « accord », comme ils disent, il resterait au gouvernement à l’agréer pour qu’il puisse s’appliquer… Bref, on est aux pièces, mais sans doute pour un petit marathon. Ces gens là ont toujours cherché à épuiser leurs proies… Souvenons-nous qu’en face, derrière les provocations et les ronds de jambe, ça rigole pas.
      Si on se bat pas pas, une nouvelle fois, cette fois, pour beaucoup d’entre nous, il ne restera effectivement plus d’autre « perspective sociale » que l’ex « minimum vieillesse ». Allons au delà de la peur, et allons-y nombreux.
      Alors quoi ? Eh bien il faut *appeler partout tous les intermittents, les chômeurs et les intérimaires à rejoindre les forces mobilisées là où il en existe et à en créer de nouvelles partout où c’est nécessaire, pour que la mobilisation se renforce et que l’on commence à compter, à notre façon.

      Pas coupables du déficit, c’est démontré, certain !. Mais, on doit encore restreindre le temps de cerveaux dont disposent nos experts. On verra ce qu’il en est dans les jours qui suivent…. Entre course aux cachets, le repli sur la survie et l’aménagement de celle-ci, que dire d’autre que « nous voulons vivre » ?
      Vous connaissez la rengaine : ce que chacun fait, si affinités, il le fait pour tous.

      Des détails suivent…

    • « Négociations » Unedic : le travail n’est pas un coût, le chômage pas un délit
      http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6871

      Les négociations entre les partenaires sociaux pour élaborer la convention Unédic 2014-2017 ont débuté le 17 janvier dernier. Encore une fois, il n’est question que de limiter le droit à l’assurance-chômage, sous quelque modalité que ce soit…(…)
      L’autonomie dans le travail et le refus de sa marchandisation, (…) ne peuvent pas se construire en dehors d’un cadre de protection sociale solidaire et interprofessionnel. Les actuels « bénéficiaires » de l’assurance-chômage ne peuvent pas être tenus pour responsables de la crise et du déficit de l’Unédic qu’elle entraîne, ni laissés seuls lorsqu’il s’agit de se battre pour conserver et étendre les droits d’une conquête sociale essentielle pour l’ensemble des travailleur.se.s : nous sommes toutes et tous concerné.e.s.

      Pour lutter contre la régression sociale, pour un autre partage des richesses, pour faire entendre qu’un autre modèle de société est possible, nous appelons à renforcer la mobilisation en cours pour faire exister autour de ces négociations Unédic le débat politique qu’elles méritent.

      Premiers signataires : Minga, Coopaname, Compagnie N.A.J.E, Esscoop, la Manufacture coopérative, Artenréel, les Matermittentes, SCOP Ozon, Lazzi Théâtre, Oxalis Scop, Vecteur Activités, ATTAC France, Solstice, Scic Smartfr, La Revue Eclair, Libre Informatique, Sud Culture Solidaires 34, Coordination des Intermittents et Précaires IdF, Scop276, Compagnie Jolie Môme

    • Alerte intermittents ! APS et AFD : le piège se referme déjà !
      http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6876

      Pendant les négociations l’hécatombe continue : les « rattrapages » gouvernementaux #APS et #AFD, bien qu’encore en vigueur, sont aujourd’hui rendues obsolètes pour tous ceux qui donnent des cours ou qui travaillent au régime « général », même pour quelques heures, sous des contrats à durée déterminée au mois.

      Par exemple un artiste ou un technicien « décroche » dans un établissement agréé, 4 heures de cours d’enseignement par semaine, soit 16 heures par mois, à 20 €/h sur un contrat de 4 mois.

      Parallèlement il a travaillé 444 heures au régime spectacle avant sa fin de droit.

      Lors de sa réadmission, Pôle Emploi ne trouvant pas les 507h requises, va lui refuser l’ARE aux annexes 8/10 : les heures de cours ne sont pas prises en compte pour les techniciens et seules 55 heures sont prises en compte pour les artistes (444h + 55h = 499h).

      Qu’à cela ne tienne : pour ouvrir des droits en APS il est possible de cumuler jusqu’à 120 heures de cours et l’APS permet de « tenir » en attendant d’avoir le total des 507 heures requises.

      Mais c’est oublier le système d’examen de situation préconisé par l’UNEDIC lors d’une réadmission au chômage spectacle. Dans l’ordre :

      N°1 : recherche des 507 heures dans les 304 ou 319 jours (ici, non admissible).

      N°2 : à défaut, recherche des conditions d’affiliation dans le régime « général » ou une autre annexe, ceci avant la recherche de droits en APS ou AFD.

      Or, depuis 2011, les règles de l’assurance-chômage ont changé : désormais on peut ouvrir des droits au régime « général » à partir de 610 heures ou 122 jours d’affiliation effectués, ce qui donne droit à 122 jours d’allocation ou davantage, la règle de base de l’Unedic étant, à partir de ce seuil : « un jour indemnisé, un jour cotisé ».

      Tout réside dans cette subtilité : affiliation = durée du contrat.

      BINGO !!!! Un contrat d’enseignement de 4 mois = 122 jours d’affiliation.

      Une ouverture de droits en ARE est donc possible à partir du seul contrat d’enseignement… au régime « général » ! Sans passer par la case APS !

      Les conséquences sont amères…

      Le mode de calcul au régime « général » produira pour notre intermittent une allocation minime puisque seules seront prises en compte les salaires de ce contrat là [6] : 64 heures à 20 € /h = 1280 € divisé par 122 jours = 10,49 € par jour !

      Et les heures cumulées au régime spectacle antérieurement à cette ouverture, pourtant non utilisées, SONT IRREMEDIABLEMENT PERDUES !!!

    • Chômage sauce MEDEF : reculer pour mieux écraser ?
      actualisation de :
      http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6877

      Annoncée pour ce 13 mars, l’ultime réunion des « négociations » Unedic contre les droits collectifs a été reportée au 20 mars par le MEDEF. Cela n’annonce rien de bon quant aux propositions de convention qui seront présentées ce jour là.

      Pour contrer l’attaque contre les droits en cours, il est nécessaire de se faire davantage entendre. Des mobilisations sont prévues partout en France les 12, 13, 18 mars et 20 mars :

      • Mercredi 12 mars
      Une « mobilisation culture » a, dans plusieurs villes, décidé de participer à la lutte pour les droits au chômage des intermittents au sein de la solidarité interprofessionnelle et pour la défense des droits de tous les travailleurs précaires. Affirmons cette orientation ! Oui, il faut défendre les budgets de la culture et la culture comme bien commun. Mais il reste plus que jamais vital de se battre pour l’accès aux droits et le droit à un revenu suffisant, deux conditions politiques nécessaires à ce que la culture puisse être vécue et partagée.

      • Jeudi 13 mars
      Etait annoncé comme la dernière séance de « négociations » de l’assurance chômage (cf, plus bas). Les mobilisations vont parfois changer de forme aujourd’hui.
      Ne nous laissons pas démobiliser par les manoeuvres patronales. Exprimons nos revendications, utilisons ce délai pour amplifier les mobilisations !

      • Mardi 18 mars, une journée de mobilisation interprofessionnelle intersyndicale est prévue. Si un accord avait été adopté le 13, cette journée aurait mis en difficulté les partenaires « sociaux », et en particulier une CFDT qui vient d’accepter le « pacte de responsabilité »…
      Nous avons d’autres propositions. N’attendons pas. Continuons à les faire reculer.

      • Jeudi 20 mars, lors des « négociations » Unedic
      Mobilisation partout où c’est possible !
      A Paris, Rv Place de l’Odéon à 14h pour aller au MEDEF
      Les associations de chômeurs et précaires devraient défiler en tête de cortège, avec une banderole « contre le patronat gagnons des nouveaux droits ».


  • Les #CMS fournis par les grand hébergeurs

    Applications | APS Standard
    http://apsstandard.org/applications#category=Web/Content%20management&sortby=name&sortmode=asc&page=1

    La norme APS Standard permet aux développeurs d’envelopper leurs logiciels dans des packages qu’un hébergeur peut intégrer dans son offre. Les clients n’ont plus qu’à choisir le soft qui convient dans une liste afin de lancer une installation automatique - au moins c’est ce qu’on nous fait comprendre sur le site #Apsstandard.


  • #Algérie #Algeria #Sonatrach : poule aux œufs de la « #kléptocratie »
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article1629

    Nouvelle #affaire de #corruption algérienne, mettant en cause un #juge #international !

    Mettant en cause encore une fois Sonatrach, une dépêche de l’ #APS -Algérie #Presse Service- du 12 février, rapporte qu’une #information #judiciaire est ouverte, suite à des #articles de presse, par le pôle pénal spécialisé du #tribunal de Sidi M’hamed à #Alger . Pour la même #escroquerie, l’ #agence de presse « #Reuters », a de son côté couvert aussi une autre #enquête judiciaire en #Italie , à #Milan .