• Seule la #Nationalisation peut sauver la sidérurgie européenne
    https://lvsl.fr/seule-la-nationalisation-peut-sauver-la-siderurgie-europeenne

    Dépendants d’une énergie toujours plus chère, les producteurs d’acier européens sont de moins en moins rentables et les fermetures de site se multiplient. La préservation des emplois et la transition écologique du secteur ne pourront passer que par une reprise en main par l’Etat, à travers la nationalisation.

    #Économie #acier #aciérie #Arcellor_Mittal #Décarbonation #hauts-fourneaux #hydrogène_vert #métallurgie #ThyssenKrupp

  • La #France continue d’alimenter largement la machine génocidaire : un #rapport accablant

    Un rapport d’Urgence Palestine et de Palestinian Youth Movement, dont Le Monde a publié des extraits lundi soir, révèle que plus de 525 cargaisons d’équipements français à usage militaire ont été expédiées vers Israël entre octobre 2023 et mars 2026. Pour le gouvernement, il s’agit de matériel à vocation défensive ou destiné à être réexporté.

    Le document de 66 pages, intitulé « Les dessous des #exportations_militaires françaises vers Israël », se veut aussi complet et précis que possible. Il démontre un flux régulier et diversifié d’équipements qui, à eux seuls, ne constituent pas des armes prêtes à l’emploi, mais alimentent l’industrie de défense israélienne en composants parfois essentiels.

    Selon le rapport, « entre octobre 2023 et mars 2026, plus de 525 cargaisons de #matériel_militaire ont été expédiées par des fabricants français vers les industries israéliennes de défense et aérospatiales ». Les principaux exportateurs français recensés sont #Sermat, #ADR, #Effbe_France, #Eurolinks, #Savimex, #Safran, #Thales, #Cimulec, #Amphenol_Air_LB, #Radiall, #Aubert_&_Duval, #Vishay_MCB et #Hutchinson. Du côté israélien, #Elbit_Systems, premier fabricant d’armes du pays, est à l’origine de la quasi-totalité des achats, que le rapport n’a pas pu chiffrer en quantités ou en valeur.

    Plus de 90 % des expéditions, issues d’une cinquantaine de villes et de douze régions de France, ont été acheminées par la compagnie aérienne israélienne #El_Al. L’écrasante majorité de ces vols ont décollé de l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, qui est aussi utilisé de façon intensive, selon le rapport, pour « le transit de #fret_militaire américain entre l’Amérique du Nord et Israël » : « Entre le 4 avril 2025 et le 25 octobre 2025, plus de 117 expéditions ont quitté différentes installations de #Lockheed_Martin [entreprise américaine et mondiale de défense et de sécurité] et de bases aériennes aux Etats-Unis à destination d’Israël, la majorité (79 %) étant acheminée vers la base aérienne militaire de #Nevatim. » Toutes ces cargaisons auraient transité par le hub parisien de la société américaine de fret aérien #FedEx, le plus important hors des Etats-Unis.

    Parmi les industriels contactés par Le Monde, Thales, dont le rapport d’Urgence Palestine estime que quatre de ses filiales approvisionnent les divisions guerre électronique, #drones, #systèmes_C4I (les fonctions de contrôle et commande et de renseignement) et #radars au sol d’#Elbit_Systems, rappelle la position qu’il défend depuis des mois : « Depuis le 7 octobre 2023, Thales n’a exporté aucune arme ni aucun système létal vers les forces armées israéliennes, ni directement ni par l’intermédiaire de fabricants tiers ».

    Aubert & Duval vend des tubes en acier équipant des #obusiers ou des #tanks à Elbit Systems mais se défend en jurant que « la licence d’exportation de #matériel_de_guerre accordée par l’Etat français prévoit explicitement que le produit final (…) soit réexporté à des forces armées qui ne sont pas celles d’Israël ».

    Le ministère des armées a ordonné, en octobre 2025, l’arrêt des exportations de la société Sermat vers Israël, avait révélé le média en ligne Disclose car celles-ci étaient non conformes à la législation. Ces contrats portaient notamment sur la fourniture d’#alternateurs et de moteurs électriques pour des drones d’Elbit Systems.

    Le cas d’Eurolinks, qui fabrique des #maillons, c’est-à-dire les liens permettant de charger les munitions, est déjà connu grâce aux révélations de Dispose et de Marsactu, Mais, malgré les révélations de presse et le refus des dockers CGT de Marseille de charger une livraison en juin 2025, le rapport d’Urgence Palestine fait état « d’un flux continu de 12 expéditions documentées totalisant 9,94 millions de liens de munitions sur vingt et un mois ».

    De fait, l’Etat français n’a pas annulé la licence d’Eurolinks. Celle-ci « ne donne pas droit à l’#armée_israélienne d’utiliser ces composants », avait déclaré en mars 2024 Sébastien Lecornu, alors ministre des armées, qui doivent uniquement entrer dans la fabrication d’équipements ensuite exportés par Israël.

    (…)

    « Le décalage entre la politique officielle de la France et la réalité de sa #chaîne_d’approvisionnement, où des #composants ont permis l’armement de drones au-dessus de Gaza, soulève de sérieuses questions quant à sa complicité », estiment Urgence Palestine et Palestinian Youth Movement, qui invoquent, notamment, le Traité sur le commerce des armes (TCA), signé et ratifié par la France en 2013, selon lequel « un Etat Partie ne doit autoriser aucun transfert d’armes (…) s’il a connaissance que ces armes pourraient servir à commettre un génocide, des crimes contre l’humanité, (…) des attaques dirigées contre des civils (…) ou d’autres crimes de guerre. »

    https://europalestine.com/2026/04/07/la-france-continue-dalimenter-largement-la-machine-genocidaire-un-rap
    #Israël #armes #armement #complicité

    • Rapport : Les dessous des exportations militaires françaises vers Israël

      « ARMER UN GÉNOCIDE » : UN RAPPORT D’INVESTIGATION RÉVÈLE L’AMPLEUR DE LA COMPLICITÉ FRANÇAISE DANS L’ARMEMENT D’ISRAËL

      Le Palestinian Youth Movement et Urgence Palestine publient aujourd’hui un rapport d’investigation inédit documentant, pour la première fois de manière exhaustive et datée, l’implication directe de l’État français et de ses entreprises dans l’armement d’Israël depuis le 7 octobre 2023.

      Les faits sont les suivants : 525 cargaisons d’équipements et de composants militaires ont été expédiées depuis des entreprises françaises vers des filiales d’Elbit Systems — premier fournisseur de l’armée d’occupation israélienne. 117 vols FedEx transportant des composants de chasseurs F-35 produits par Lockheed Martin ont transité par l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle à destination de la base aérienne israélienne de Nevatim. Aucune de ces exportations, aucun de ces transits, n’ont pu avoir lieu sans l’aval complice ou le silence coupable de l’État français.

      Ce rapport documente ce que la société palestinienne affirme depuis plus de 70 ans : le système colonial israélien et ses guerres génocidaires ne peuvent exister sans la chaîne capitaliste mondiale et la complicité active des gouvernements occidentaux. Les données réunies ici en apportent la preuve matérielle, expédition par expédition, entreprise par entreprise. Sans les amortisseurs de choc d’Effbe, Elbit ne peut pas stabiliser ses systèmes de ciblage. Sans les panneaux avioniques de Thales, ses drones et systèmes de surveillance ne peuvent pas fonctionner. Sans les visières de Savimex et les composants de FedEx, les F-35 ne décollent pas. Sans les alternateurs et actionneurs de Sermat, les drones Hermes 900 ne peuvent pas tuer. Sans les tubes de canons d’Aubert & Duval, les obusiers SIGMA ne tirent pas. Sans les 9,94 millions de liens de munitions d’Eurolinks, les fusils-mitrailleurs à Gaza ne tirent pas en rafale.

      Ce rapport vient également mettre en évidence deux ans de mensonges d’État. Alors que le droit international interdit clairement tout transfert d’armements ou de composants militaires dès lors qu’un risque génocidaire est reconnu, les données du rapport établissent sans ambiguïté que les entreprises françaises ont continué d’alimenter des armes offensives qui ne relèvent en aucune façon du double usage.

      Au regard des informations exposées dans ce rapport, le Palestinian Youth Movement et Urgence Palet demandent :

      Un embargo total et la suspension immédiate de toutes les autorisations d’exportation et de transit de matériels militaires et de composants à destination d’Israël, conformément aux articles 6.3 et 7 du Traité sur le Commerce des Armes et aux ordonnances de la CIJ de 2024.

      La révocation de toutes les licences d’exportation en cours accordées aux entreprises françaises documentées dans ce rapport.

      L’ouverture d’une enquête parlementaire indépendante sur les autorisations délivrées par la CIEEMG depuis le 7 octobre 2023.

      La mise en place d’un mécanisme public et contraignant de traçabilité de l’usage final de tout composant exporté vers Israël.

      Des sanctions pénales contre les entreprises qui en conscience participent à cette chaîne d’armement.

      https://www.urgence-palestine.com/rapport-les-dessous-des-exportations-militaires-francaises-vers-i

  • Les amis de Ludd, A propos de quelques fausses idées très actuelles sur la nature et la technique, 2002 – Et vous n’avez encore rien vu…
    https://sniadecky.wordpress.com/2026/04/05/laludd-nature-technique-fr

    Chez ces écologistes hallucinés, la nécessaire critique des manifestations concrètes de la raison occidentale débouche sur son refus total, sur la sanctification des religions indigènes sans exception, et sur une cosmologie – mélange improbable de taoïsme et d’hindouisme saupoudré de-ci de-là de quelques miettes de New Age – inventée pour l’occasion. La vieille idée d’émancipation si chère aux Lumières se dissout dans un confusionnisme qui profère des demi- vérités et renvoie l’homme à sa condition antérieure, tandis qu’un voile religieux est jeté sur sa relation avec la nature.

    C’est avec la critique de l’aliénation religieuse de Feuerbach que l’humanisme a pris la place de la religion : l’homme ne doit pas se réaliser dans les cieux, mais ici-bas, en fonction de ses besoins réels. Toute projection religieuse de la relation entre l’homme et le monde éloigne l’homme d’une réappropriation effective de ses propres forces en vue d’une émancipation. Prolongeant à son tour la critique de Feuerbach, le jeune Marx dénonce quant à lui l’aliénation politique (qui prend les formes abstraites de l’État et du citoyen) :

    « Ce n’est que lorsque l’homme aura reconnu ses forces propres comme forces sociales et les aura organisées comme telles, et que par conséquent il ne séparera plus de lui la force sociale sous la forme de la force politique – c’est alors seulement que sera réalisée l’émancipation humaine. »

    On mesure à quel point nos écologistes sont éloignés d’un tel projet quand ils entendent reformuler, au moyen d’une vision cosmique et religieuse, la relation de l’homme à la nature – et lorsqu’ils en appellent à la magie de l’État et à la bonne volonté du citoyen. Comment s’opère cet étrange mélange entre mysticisme et étatisme nostalgique ? Dans l’éditorial du numéro suivant de The Ecologist (n°9, avril-mai-juin 2002), on peut lire ceci à propos des économies d’énergie et de l’investissement en énergies renouvelables :

    « Pourquoi l’État ne devrait-il pas payer le surcoût d’une énergie propre pour l’environnement ? Pourquoi l’administration ne se charge pas de faire de l’économie d’énergie une réalité ? »

    Ces appels à l’État montrent bien, une fois de plus, que son rôle dans la gestion globale de la misère sociale n’a pas été compris. Et nous ferons nôtres les paroles du critique Sidney Hook :

    « Une chose est sûre, c’est que l’État n’est pas le représentant de la raison absolue dans le domaine de la politique. C’est encore moins l’arbitre de cette espèce de guerre de classes. C’est une des armes au moyen desquelles cette guerre est livrée. Il ne cherche pas à réconcilier les classes entre elles, mais à réconcilier les classes soumises avec leur sort. »

    Sous les dehors clinquants d’une idéologie pacifiste et œcuménique on voit poindre l’énième version d’un antihumanisme qui refuse de s’avouer en tant que tel et dont la particularité est de se diriger non pas directement contre l’homme mais contre les conditions minimales de son émancipation, la première d’entre elles étant la critique des aliénations religieuses et politiques. Nous devons quant à nous dénoncer ce retour du religieux sur le terrain déjà dévasté de la question sociale, et montrer qu’il n’est qu’un obstacle à une réappropriation autonome de leur vie par les hommes.

    […]

    L’infâme publication Muy interesante [11] nous offre dans son numéro 250 (mars 2000) un bref dossier, qui annonce avec tambours et trompettes l’avenir plein de promesses des nanotechnologies. Dès la couverture ce précis de propagande technophile salue « l’arrivée » de la nanoscience et de ses « micromachines qui vont changer notre vie ». Suit une liste de domaines d’applications aussi nombreux que variés, mais idéologiquement prometteurs, – « médecine, espace, industrie, sécurité » – qui nous donne un avant-goût des transformations que nous sommes en droit d’attendre de cette nouvelle « science ». Puis, aussitôt attaquée la lecture du dossier en question, un premier sous-titre nous projette de l’avenir au présent (décidément, la « révolution » technologique accélère l’histoire !) et nous prie de croire que la « nanoscience est déjà une réalité en passe de changer nos vies ». Ensuite, retour vers un avenir « proche » où la nanotechnologie apparaîtra sous son vrai jour comme « la révolution industrielle du XXIe siècle ». Pour corroborer cette thèse – qui est en réalité une autoproclamation – et convaincre les-plus-dubitatifs-sur-cette-question, les auteurs citent un expert, conseiller de la Fondation nationale pour la science des États-Unis : « Dans dix ou quinze ans, la nanoscience occupera dans nos vies une place aussi fondamentale qu’aujourd’hui l’électronique. » On comprend la fonction que remplit ici le terme « fondamentale » : présenter la révolution industrielle (la première), mais aussi toutes celles qui sont advenues et viendront après elle, comme le produit d’un déterminisme naturel qui envahit aussi bien l’histoire que « nos vies ». En effet, pourquoi diable irions-nous remettre en cause ce qui nous promet tant tout en étant si naturel ?

    Ces propos exaltés sont agrémentés d’images fabriquées par ordinateur montrant les structures moléculaires en question sous forme de Legos ou de jeux vidéos. La majorité d’entre elles sont des simulations numériques qui ne correspondent à aucune réalité ; leur but principal est manifestement d’exciter l’imaginaire technophile des lecteurs – le seul imaginaire qui reste autorisé en ce monde.

    Après avoir passé en revue une kyrielle d’appareils et de nouveautés prometteuses, vient le couplet éthique chanté, comme on s’en doute, par des experts qui discutent à n’en plus finir de soi-disant dilemmes dont ils ne détiennent pas eux-mêmes la solution. Au moins les apparences et la tradition sont-elles sauves, car « aucune technologie dans l’histoire de l’humanité n’est née sans son côté obscur ». Cette brève tempête sous le crâne a entre-temps pris fin, et l’on se garde de nous dire ce que recouvre cette obscurité, ni à quelle bande de bureaucrates mafieux reviendra la tâche de révéler la dimension éthique ultime de l’obscurité en question.

    #archive #Los_amigos_de_Ludd #années_2000 #critique_techno

  • Iran War Live Updates: Trump Announces Two-Week Cease-Fire, Subject to Strait of Hormuz Reopening - The New York Times
    https://www.nytimes.com/live/2026/04/07/world/iran-war-trump-news

    April 7, 2026, 6:35 p.m. ET54 minutes ago

    President Trump has agreed to a two-week cease-fire with Iran, he announced on Truth Social.

    April 7, 2026, 6:38 p.m. ET53 minutes ago

    Trump said he agreed to the proposal by Pakistan, which calls for a two-week cease-fire and the immediate opening of the Strait of Hormuz. Over the next two weeks, Trump said that the United States will work on finalizing an agreement with Iran.

    “The reason for doing so is that we have already met and exceeded all Military objectives, and are very far along with a definitive Agreement concerning Longterm PEACE with Iran, and PEACE in the Middle East,” he wrote on social media. “We received a 10 point proposal from Iran, and believe it is a workable basis on which to negotiate.”

    April 7, 2026, 6:42 p.m. ET50 minutes ago

    Trump said that the agreement was “subject to the Islamic Republic of Iran agreeing to the COMPLETE, IMMEDIATE, and SAFE OPENING of the Strait of Hormuz,” meaning that Iran has not yet agreed to conditions. In the past, Iran has insisted it would only open the Strait in return for a complete peace agreement, guaranteeing no further attacks by the U.S. and Israel, but not a cease-fire.

    April 7, 2026, 6:50 p.m. ET42 minutes ago

    Iran accepted Pakistan’s two-week cease-fire proposal following frantic diplomatic efforts by Pakistan and last-minute intervention by China, a key ally, asking Iran to show flexibility and defuse tensions, and amid growing concerns about the economic devastation from damages to critical infrastructure, according to three Iranian officials. They said the cease-fire was approved by the new supreme leader, Ayatollah Mojtaba Khamenei.

    April 7, 2026, 6:53 p.m. ET40 minutes ago

    Just three weeks ago, President Trump was calling for Iran’s “unconditional surrender.” But in his new statement on social media, Mr. Trump said he was willing to discuss a 10-point proposal from Iran, saying it was “a workable basis on which to negotiate.” Those 10 points, at least those that have leaked out, did not address whether Iran would give up all of its nuclear stockpiles and permanently halt all enrichment of uranium.

    April 7, 2026, 6:59 p.m. ET34 minutes ago

    The Iranian 10-point proposal includes a lifting of all sanctions — placed on Iran by every American administration since the George W. Bush administration. But it is unclear whether the West would want to give up that powerful economic leverage before winning major concessions on Iran’s nuclear program, its missiles, and its repression of protestors.

    April 7, 2026, 7:23 p.m. ET11 minutes ago

    Iran’s foreign minister, Abbas Araghchi, said in a statement that Iran has agreed to Pakistan’s proposal for a cease-fire and that attacks against Iran are halted, Iran will also “cease their defensive operation. For a period of two weeks, safe passage through the Strait of Hormuz will be possible via coordinating with Iran’s Armed Forces.”

    • Trita Parsi sur X : “I cannot emphasize this enough. A new dynamic will be at play when the US and Iran meet in Islamabad to negotiate a final deal based on Iran’s 10-point plan: Trump’s failed war has eliminated the potency of American military threats in US-Iran diplomacy. The US can still” / X
      https://x.com/tparsi/status/2041664405193035868

      Je ne peux pas insister assez là-dessus.

      Une nouvelle dynamique entrera en jeu lorsque les États-Unis et l’Iran se rencontreront à Islamabad pour négocier un accord final basé sur le plan en 10 points de l’Iran :

      La guerre ratée de Trump a éliminé le pouvoir des menaces militaires américaines dans la diplomatie entre les États-Unis et l’Iran.

      Les États-Unis peuvent toujours proférer des menaces, mais tout le monde saura qu’elles n’ont plus guère de poids.

      Essentiellement, la guerre contre l’Iran a été tentée et a échoué.

      Par conséquent, les négociations devront reposer sur de véritables compromis des deux côtés, plutôt que sur de la coercition de l’un ou l’autre.

    • Nyt :

      April 7, 2026, 7:58 p.m. ET49 minutes ago

      Israel has also agreed to the cease-fire and will suspend its strikes on Iran for two weeks, a White House official said.

      April 7, 2026, 8:02 p.m. ET41 minutes ago

      Pakistan’s prime minister, Shehbaz Sharif, said in a social media post on Tuesday night that the United States and Iran, “along with their allies,” had agreed to an immediate cease-fire. He said the cease-fire applies everywhere, “including Lebanon and elsewhere.” There was no immediate Israeli confirmation of a cease-fire.

    • Truce lets Iran and Oman charge fees on shipping through Strait of Hormuz — regional official | The Times of Israel
      https://www.timesofisrael.com/liveblog_entry/truce-lets-iran-and-oman-charge-fees-on-shipping-through-strait-of-ho

      The two-week ceasefire plan includes allowing both Iran and Oman to charge fees on ships transiting through the Strait of Hormuz, the narrow mouth of the Persian Gulf, a regional official says.

      The official says Iran will use the money it raises for reconstruction. It isn’t immediately clear what Oman will use its money for.

      The strait is in the territorial waters of both Oman and Iran. The world had considered the passage an international waterway and never paid tolls before.

    • إيران بالعربية | عاجل
      @IranArabic_ir
      ·
      7h
      À l’origine en arabe et traduit
      *Communiqué émis par le Secrétariat général du Conseil suprême de sécurité nationale iranien :*

      Le noble peuple iranien doit savoir que, par la bénédiction du djihad de ses fils et de leur présence historique sur le terrain, l’ennemi, depuis plus d’un mois, implore l’arrêt des feux iraniens et de la résistance farouche. Cependant, les responsables du pays, en raison d’une décision prise dès le début prévoyant la poursuite de la guerre jusqu’à l’atteinte des objectifs – parmi lesquels pousser l’ennemi au regret et au désespoir, et éliminer la menace à long terme pesant sur le pays –, ont rejeté toutes ces demandes, et la guerre s’est poursuivie jusqu’à ce jour, qui marque le quarantième jour. De même, l’Iran a rejeté à plusieurs reprises jusqu’à présent les ultimatums présentés par le président des États-Unis, et réaffirme en permanence qu’il n’accorde aucune importance à aucun type d’ultimatum fixé par l’ennemi.

      Nous annonçons aujourd’hui au grand peuple iranien que la plupart des objectifs de la guerre ont été pratiquement atteints, et que vos fils courageux ont poussé l’ennemi dans une impuissance historique et une défaite définitive. La décision historique de l’Iran, soutenue par un consensus total du peuple, est de poursuivre cette bataille aussi longtemps que nécessaire, jusqu’à ce que ses grandes réalisations soient consolidées et que de nouvelles équations sécuritaires et politiques soient imposées dans la région, fondées sur la reconnaissance de la puissance et de la souveraineté de l’Iran et de l’axe de la résistance.

      Dans ce contexte, et conformément aux directives du Guide de la Révolution islamique, Son Éminence l’ayatollah Sayyed Mojtaba Khamenei (que Dieu le préserve), avec l’approbation du Conseil suprême de sécurité nationale, et en tenant compte de la supériorité de l’Iran et de l’axe de la résistance sur le champ de bataille, de l’incapacité de l’ennemi à mettre en œuvre ses menaces malgré toutes ses prétentions, et de son acceptation officielle de toutes les demandes légitimes du peuple iranien, il a été décidé de mener des négociations à Islamabad pour compléter les détails, de sorte que, dans un délai maximal de 15 jours, la victoire de l’Iran sur le terrain soit également consolidée politiquement par le biais des négociations.

      Dans ce cadre, l’Iran, tout en rejetant toutes les propositions présentées par l’ennemi, a préparé un plan en 10 points qu’elle a soumis à la partie américaine par l’intermédiaire du Pakistan, en insistant sur des points essentiels, parmi lesquels : le passage organisé à travers le détroit d’Ormuz en coordination avec les forces armées iraniennes, ce qui confère à l’Iran une position économique et géopolitique unique ; la nécessité de mettre fin à la guerre contre tous les composantes de l’axe de la résistance, ce qui signifie une défaite historique de l’agressivité de l’entité sioniste ; le retrait des forces de combat américaines de toutes leurs bases et positions de déploiement dans la région ; l’établissement d’un protocole pour un passage sûr dans le détroit d’Ormuz garantissant le contrôle de l’Iran conformément à l’accord ; le versement intégral des compensations à l’Iran selon les estimations ; la levée de toutes les sanctions primaires et secondaires ainsi que des décisions des conseils des gouverneurs et de sécurité ; la libération de tous les fonds et actifs iraniens gelés à l’étranger ; et enfin, la consolidation de tous ces points dans une résolution contraignante émise par le Conseil de sécurité. Il est à noter que l’adoption de cette résolution transformera ces accords en une loi internationale contraignante et constituera une victoire diplomatique importante pour le peuple iranien.

      Le Premier ministre du Pakistan a informé l’Iran que la partie américaine, malgré ses menaces apparentes, a accepté ces principes comme base des négociations et s’est soumise à la volonté du peuple iranien. Sur cette base, il a été décidé aux plus hauts niveaux que l’Iran entame des négociations avec la partie américaine à Islamabad pour une durée de deux semaines, et uniquement sur la base de ces principes. Il est affirmé que cela ne signifie pas la fin de la guerre, car l’Iran n’acceptera son achèvement qu’après la finalisation des détails de ces principes dans les négociations finales.

      Ces négociations débuteront, en l’absence totale de confiance envers la partie américaine, le vendredi 21 Farvardin à Islamabad, et l’Iran leur a consacré une durée de deux semaines, extensible d’un accord mutuel. Il est nécessaire, pendant cette période, de maintenir une unité nationale totale et de poursuivre avec force les célébrations de la victoire. Ces négociations sont des négociations nationales et une continuation du terrain de bataille, et il est indispensable que l’ensemble du peuple, des élites et des courants politiques fassent confiance à ce processus, géré sous la supervision du Guide de la Révolution et des plus hauts niveaux du régime, le soutiennent, et évitent avec la plus grande fermeté toute déclaration susceptible de susciter la discorde.

      Si la reddition de l’ennemi sur le terrain se transforme en une réalisation politique décisive dans les négociations, nous célébrerons ensemble cette grande victoire historique ; sinon, nous continuerons le combat côte à côte jusqu’à l’atteinte de toutes les demandes du peuple iranien. Nos mains sont sur la gâchette, et toute petite erreur de l’ennemi sera confrontée par une réponse décisive et forte.

      Source : https://x.com/IranArabic_ir/status/2041653262114550018

      #art_de_la_guerre_asymétrique

    • Concernant les 10 points du plan, il y a pas mal de version différentes qui tournent.

      Par ex https://gulfnews.com/world/mena/irans-10-point-peace-plan-whats-on-the-table-and-why-it-matters-1.50049888 :

      - A guarantee that Iran will not be attacked again

      – A permanent end to the war, not just a ceasefire

      – An end to Israeli strikes in Lebanon and against Iranian allies

      – The lifting of all US sanctions on Iran

      – Iran agreeing to reopen the Strait of Hormuz

      – Introduction of a $2 million fee per ship transiting Hormuz

      – Revenue from shipping fees to be shared with Oman

      – Funds to be used for reconstruction of war-damaged infrastructure

      – Establishment of safe passage protocols through Hormuz

      – A broader framework to end regional hostilities

      D’autres versions précisent aussi https://www.thenationalnews.com/news/us/2026/04/08/what-is-in-irans-10-point-peace-plan :

      - US forces to withdraw from “all bases and points of deployment within the region”

      – Termination of all UN Security Council resolutions

      – Termination of all IAEA Board of Governors resolutions

      – Release of all frozen Iranian assets and properties abroad

      Last but not least, certaines sources mentionnent même https://x.com/Iran_in_India/status/2041696597302759425 :

      - Acceptance of enrichment

  • New York Is Closing In on Amazon’s Shady Delivery System
    https://jacobin.com/2026/04/nyc-amazon-delivery-subcontracting-caban-bill

    Es geht um Kostenminimierung durch Ausbeutung und darum, sich allen Verpflichtungen als „Arbeitgeber“ zu entziehen. In Deutschland geht Amazon meist nicht so weit wie in den USA, dafür haben andere wie etwa Uber das System für deutsche Berhältnisse optimiert.

    Dieser Artikel beschreibt ein Beispiel dafür, wie gegen solche Praktiken vorgegangen werden kann - wenn der politische Wille da ist, kann das sogar in den USA klappen.

    5.4.2026 by Alex N. Press - Amazon has long exploited subcontracting to avoid taking responsibility for its delivery drivers. A bill introduced by socialist New York City Councilor Tiffany Cabán would force the e-commerce giant to directly employ its drivers.

    Amazon delivery drivers in New York wear the company’s uniforms, follow its routes, and are tracked by its software. Yet, legally, they don’t work for Amazon. The Delivery Protection Act (DPA), a bill introduced by socialist New York City Councilor Tiffany Cabán and with a committee hearing scheduled for April 9, would try to resolve that mismatch by requiring certain last-mile delivery facilities to be licensed by the city and, in practice, forcing companies like Amazon to take responsibility for the workforce they already direct. It is the next step in a series of city laws regulating the delivery economy — following minimum pay rules and workplace standards — that have improved conditions at the margins while leaving the structure of the system intact.

    That structure is not especially difficult to describe. Amazon runs a delivery network in which drivers’ working conditions and schedules are determined by the e-commerce giant, yet they are formally employed by small contractors known as Delivery Service Partners (DSPs). The company determines how the work is done; the subcontractor absorbs the liability when something goes wrong.

    The arrangement has the advantage, from Amazon’s perspective, of allowing it to present itself as both central and peripheral to the job, depending on the circumstance.

    “Professional drivers like me power New York’s economy, but every day we have to deal with dangerous working conditions and an employer that acts like we don’t even work for them,” said Luc Rene, a driver at DBK4, an Amazon facility in Queens. “The only way to stop Amazon’s abuse of us and the communities we serve is to pass the Delivery Protection Act.”

    “If there’s an issue, Amazon can always say those drivers don’t work for us,” Antonio Rosario, an International Brotherhood of Teamsters (IBT) organizer in the union’s Amazon division, explained. “But when their drivers do something good, all of a sudden they’re Amazon employees. You can’t pick and choose. You have to be responsible to your workforce.”

    The same dynamic shows up in the day-to-day economics of the job. DSP owners operate under contracts they do not set, with rates and expectations that can shift, while drivers work under conditions they do not control. The costs accumulate in damaged vans, insurance premiums, fines, injuries — the steady wear and tear of moving packages through the city — while the company directing the system remains insulated from them.

    The DPA is written to collapse that arrangement by fixing responsibility in place. “It would hold Amazon accountable to their workforce,” Rosario said. “When you have your hands so deep into the operation — you have your claws sunk into it — you cannot pretend these drivers don’t belong to you.” He describes the subcontracting layer bluntly: the DSP owner, in practice, “is no more than a low-level manager,” with Amazon dictating wages, routes, and conditions. The bill’s licensing requirement is central to that shift. If a company does not comply with the conditions attached to that license, it would not be allowed to continue making last-mile deliveries in the city. As part of the proposed licensing requirements, the bill also requires companies to give workers thirty-day dismissal notice before termination; protects them against retaliation from employers; and requires serious job and safety training by an outside organization.
    Who Employs the Drivers?

    The IBT’s organizing campaign has been working along the same fault line. The Teamsters have been building unions among DSP drivers by treating Amazon as the real employer behind the system — filing for union recognition, organizing strikes, and pressing joint-employer claims before the National Labor Relations Board (NLRB). In California, where some of those efforts have advanced furthest, labor board officials have already found that Amazon can qualify as a joint employer based on the degree of control it exercises over drivers’ work, even as the company continues to contest those findings.

    The same question — who actually employs the drivers — now runs through both the NLRB cases and the New York City legislation. The DPA would not resolve that dispute, but it would shift the terrain on which it is being fought.

    Amazon is treating the bill accordingly. The company is lobbying city hall while running a parallel campaign to shape how the work is understood. It has tried to produce a more favorable account from within its workforce. A recent promotion, offering $1,000 prizes to drivers who submit testimonials about why they like their jobs, frames the system as a matter of individual preference rather than one structured by quotas and surveillance. That messaging effort sits alongside a more direct push at elected officials.

    “They are definitely going to city council members,” Rosario said. “They are trying to manipulate the narrative.” Amazon representatives have been bringing council members through delivery facilities, he said, with conditions staged in advance: “They usually have the place all cleaned up. . . . They want them to see it at their best.” Workers are selected ahead of time to speak, and what is presented is a controlled version of the operation rather than the conditions drivers describe on the job.

    Cabán has described that effort as coordinated. In a video about the legislation, she said Amazon is deploying outside consultants, paid advertising, and a broader messaging campaign — a “full-court press” against the legislation. The scale of the response reflects what is at stake. The bill has majority support in the council for a second time.
    National Stakes

    For Amazon workers, the stakes extend beyond New York City. IBT leaders have framed the bill as a potential model for other jurisdictions, arguing that if it passes in New York, similar efforts will follow elsewhere.

    “We’re confident that New York is going to be the first city in the country to get this done,” said Thomas Gesualdi, president of Teamsters Joint Council 16. “We’re in a new era of politics in the five boroughs — one where workers and their advocates are in the driver’s seat — and this bill embodies that spirit.”

    “I’m committed to passing the Delivery Protection Act to protect New Yorkers from dangerous and exploitative last-mile delivery operations,” Cabán said. “With at least half a billion packages expected to be delivered to New Yorkers this year, it’s no surprise that big corporations are fighting tooth and nail to defeat this bill.”

    The DPA is framed by its backers as both a labor measure and a public-safety one, tying workplace conditions to the streets those conditions run through — traffic, curb use, emissions — and addressing a regulatory gap that has allowed last-mile facilities to expand with relatively little oversight. A recent New York City Comptroller’s Office report on last-mile delivery impacts links the growth of those facilities to increased traffic risks and workplace hazards and recommends clarifying responsibility for the system as it exists. The DPA follows that logic by fixing responsibility in place.

    The answer is not purely technical. The bill’s path runs through city hall, where Mayor Zohran Mamdani has positioned himself in favor of regulating the delivery industry and supporting delivery workers, winning significant wage settlements for workers and directing city agencies to pursue additional enforcement. At this stage, the DPA has not been a central priority of the administration, which is not unusual for a bill still moving through committee, but whether the mayor’s office decides to intervene more directly will matter as the vote approaches. The earlier round of delivery legislation showed that the council can move despite industry opposition; this bill goes further, into the structure of the employment relationship itself, and has drawn a response from Amazon to match.

    What the bill targets is a system built on a separation that is visible in the work itself. Drivers move through dense neighborhoods under pressure to meet quotas set by software they do not control, while responsibility for crashes, tickets, and injuries is pushed down onto the subcontractor — or the driver — rather than the company organizing the system. The work is already organized this way; the DPA simply assigns responsibility for it.

    #USA #Ausbeutumg #Arbeit #New_York #Regulierung #Arbeitsschutz #Sozialversicjerung #Durchgriffshaftung

  • Context XXI : Internationale Situationniste
    https://contextxxi.org/-internationale-situationniste-.html
    On y trouve La société du spectacle en allemand et les films de Debord en VO.

    Context XXI ist ein Medium gegen das die Internationale Situationniste gegründet wurde: „Die Regel dieses Mitteilungsblattes ist die kollektive Autorenschaft. Die gelegentlichen Artikel, welche persönlich verfaßt und signiert werden, müssen ebenfalls als die Gesamtheit unserer GenossInnen angehend und als besondere Bezugspunkte ihrer gemeinsamen Forschung betrachtet werden. Wir wenden uns gegen das Weiterbestehen solcher Formen wie der literarischen Revue oder der künstlerischen Revue“. So wurde in Numéro 2 (S 36) proklamiert — ohne Zweifel der Intention des Genossen Direktors Debord entsprechend. Da die ’NossInnen aber so freien Mutes waren, gleich im nächsten Absatz die freie Reproduktion & Übersetzung aller Texte, selbst ohne Quellenangabe, zu erlauben, erlauben wir uns davon respektvoll Gebrauch zu machen — die Quellen geben wir nicht nur an, sondern bemühen uns auch, diesen in der Darstellung gerecht zu werden, so weit es im WWW raisonnabler Weise möglich ist.

    Dargeboten werden hier die Originaltexte nebst deren deutsch- und englischsprachiger Übersetzung. Die deutschsprachigen Übersetzungen wurden auch vollständig auf http://www.si-revue.de veröffentlicht, die englischsprachigen auf http://www.cddc.vt.edu/sionline/si/situ.html.
    Rubriken
    Numéro 1
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    Numéro 8
    Numéro 9
    Numéro 10
    Numéro 11
    Numéro 12
    Schriften der Situationisten
    Filme von Guy Debord

    #situationnisme #archives

  • #Collberg galerie à #Grenoble

    Collagiste : Artiste créateur d’œuvres à partir de papiers, journaux, cartons, etc

    Les techniques peuvent être mixtes : peinture, dessin, photos, mais personnellement j’aime le collage pur.

    Mes outils sont très simples : règle, colle, cutter et bistouri.

    D’une image naît l’idée, puis de l’idée la composition qui parfois tient presque de l’écriture automatique, et les choix s’imposent ..... poétiques, politiques, sociologiques, surréalistiques !!!!!

    On y revient, on modifie, et après il faut coller !!!!!


    https://www.collberggalerie.fr
    #collage #art #galerie #galerie_d'art

    ping @reka

  • Le ambizioni dell’antimafia francese

    Tra Corsica e Marsiglia, le bande continuano a farsi guerra e mietere vittime. Intanto, a Parigi ha cominciato a operare la procura nazionale contro la criminalità organizzata, creata sul modello della Dna italiana

    Alain Orsoni, imprenditore ed ex leader nazionalista della Corsica, ucciso al funerale della madre. Una magistrata a Grenoble rapita da banditi che volevano un riscatto in criptovalute dal marito imprenditore. Un ventenne ammazzato per mettere a tacere suo fratello, Amine Kessaci, attivista impegnato nella lotta ai narcotrafficanti. In Francia non passa mese senza un fait divers, un caso di cronaca, cruento e spietato. Negli ultimi anni lo Stato ha cercato di contrastare la violenza e i traffici. Da gennaio è entrata in attività la Procura nazionale contro la criminalità organizzata (Pnaco), ispirata alla Direzione nazionale antimafia e antiterrorismo (Dna) ideata da Giovanni Falcone. Sarà questa autorità a coordinare le inchieste su questi ultimi casi eclatanti.

    Nell’Esagono è difficile parlare di una mafia così come la conosciamo in Italia, ma di organizzazioni criminali sempre più voraci e violente: «Al momento – ha detto la procuratrice nazionale Vanessa Perrée durante un incontro pubblico con Roberto Saviano a Parigi il 16 febbraio – abbiamo ancora a che fare soprattutto con gangster interessati principalmente al denaro», e non al potere politico ed economico, come le organizzazioni mafiose italiane. «Non sono uomini d’onore, ma criminali per i quali non c’è differenza tra regole e legge, perché in realtà non ci sono né regole, né leggi», ha aggiunto.

    Questa caratteristica riguarda soprattutto le organizzazioni legate al traffico di droga, quelle nate nelle banlieue di Marsiglia, come la DZ Mafia (per Perrée, un marchio che dalla città portuale si è allargato in altre città, Clermont-Ferrand, Digione, Besançon, come fosse un franchising) e il gruppo chiamato Yoda. Sono queste le principali bande dietro i regolamenti di conti del 2023 e 2024. Se il Paese ha registrato 139 morti nel 2023 e 110 nel 2024 nell’ambito di regolamenti di conti tra criminali, la maggior parte dei “narcomicidi”, come li chiamano in Francia, è avvenuta a Marsiglia: 49 persone uccise nel 2023 (di cui quattro vittime collaterali), 24 l’anno successivo, qualcuna di meno nel 2025.

    Molte bande sono cresciute con i traffici di hashish dal Marocco e negli ultimi anni sono passate alla cocaina, quella che arriva in grandi quantità nei porti del Nord Europa, tra cui quello di Le Havre, dove pure sono stati registrati omicidi e violenze per il controllo dei varchi di uscita degli stupefacenti dallo scalo. Più polvere bianca, a costi più accessibili, con un risultato: il consumo di cocaina in Francia «sta esplodendo» ha spiegato Perrée durante l’incontro pubblico. L’aumento riguarda anche i sequestri di droga. Nel 2025 sono state intercettate 84,3 tonnellate di cocaina contro le 53,5 dell’anno precedente.

    L’offerta è forte e la distribuzione è capillare: «Abbiamo un’uberizzazione (in riferimento al servizio di “taxi” Uber, ndr) del traffico: le piazze di spaccio diminuiscono a favore di persone che consegnano». Questo sistema coinvolge persone sempre più giovani «che vanno a commettere reati, a volte per somme modiche, dopo esser stati reclutati tramite Snapchat, TikTok o altre piattaforme». Un caso di cronaca parla per tutti: il 4 ottobre 2024 un 14enne, soprannominato “Pepito” – assoldato come sicario tramite social network da un detenuto della DZ Mafia – ha ucciso un autista di 39 anni, innocente. Uno scambio di persona che ha lasciato tre bambini orfani di padre. Il 12 febbraio scorso il tribunale dei minori di Parigi ha condannato l’adolescente a 17 anni di detenzione. «Mi sembra sia necessario porre l’accento sulla questione dei minori, dato che un numero sempre maggiore di giovani è reclutato attraverso i social media per commettere reati gravissimi in cambio di somme irrisorie – ha detto la procuratrice nel corso di un’audizione alla commission des lois al Senato, il 14 gennaio –. La legge prevede misure per punire più severamente chi li recluta, e ci aiuterà a invertire la tendenza in modo che lo sfruttamento di questi minori diventi più un problema che un vantaggio».

    Le nuove organizzazioni marsigliesi sono spietate. Lo sa bene Amine Kessaci, attivista di 22 anni che ha perso due fratelli per mano criminale. Il 29 dicembre 2020 suo fratello Brahim, coinvolto in attività di spaccio, è stato vittima di un regolamento di conti tra bande, ucciso e bruciato all’interno di un’automobile. Da quel giorno Amine, già attivo nel sociale con l’associazione Conscience da lui creata, ha fatto della lotta al narcotraffico una delle sue battaglie, cercando di creare una rete di aiuto ai familiari delle vittime. Un impegno che gli è costato molto caro: il 13 novembre scorso, un altro fratello, Medhi, estraneo ai traffici, è stato ucciso in un agguato. Qualcuno vuole mettere a tacere il giovane militante, che ormai vive sotto scorta. Il 5 febbraio, durante un meeting politico a Aix-en-Provence, Kessaci è stato allontanato dagli agenti per il rischio di un imminente agguato: secondo quanto ricostruito da Le Parisien, la Gendarmerie temeva l’attacco di un commando della DZ Mafia.

    Corsica, colpi di coda

    Sembra invece di vedere uno stile diverso, più antico, in Corsica, su cui si sono riaccesi i riflettori dopo l’omicidio di Alain Orsoni, 71 anni, imprenditore attivo nel settore del gioco d’azzardo ed ex presidente dell’Ac Ajaccio, club di calcio che ha militato a lungo nei principali campionati francesi. Qui lo scenario è differente da quello dell’Esagono: criminalità, imprenditoria e politica si intrecciano.

    La stessa vittima, già a capo del Front de libération nationale corse (Flnc), aveva lasciato l’isola nel 1996, durante una faida interna ai nazionalisti corsi. Rientrato dal suo “esilio” nel 2008, era scampato a un attentato grazie all’intervento provvidenziale della polizia, ma la spirale violenta non è stata interrotta. Il 12 gennaio era al cimitero di Vero, a una trentina di chilometri dal capoluogo, per il funerale della madre. Qualcuno, forse un cecchino dotato di un’ottima mira, lo ha colpito al cuore uccidendolo sul colpo. Una scena da film.

    La storia ci racconta di una rivalità tra il clan Orsoni e il gruppo del Petit Bar, locale del capoluogo e luogo di ritrovo di una banda. Nel maggio 2025 il figlio di Orsoni, Guy, è stato condannato per il tentato omicidio di un componente della gang rivale, Pascal Porri, che aveva provato a ucciderlo. A dicembre, un appartenente al clan del Petit Bar – André Bacchilelli – è stato condannato a 30 anni di reclusione per l’omicidio di un avvocato, Antoine Sollacaro, difensore di Orsoni, avvenuto nel 2012, e il tentato omicidio di un amico dell’imprenditore. Una scia di sangue che, lenta ma inesorabile, prosegue tutt’oggi. Il modello Dna.

    Sull’omicidio di Orsoni indagano insieme la Pnaco e la procura di Marsiglia: «Questa modalità d’azione – ha spiegato Perrée nell’audizione al Senato – ci permetterà di agire in modo complementare, da un lato, con un attore che conosce le reti locali e, dall’altro, una forza d’urto nazionale». Questo è un obiettivo della nuova procura nazionale, che potrà coordinare lo svolgimento delle indagini su tutti i territori, condividendo informazioni e strategie.

    Una svolta nelle strategie anticrimine+

    «La criminalità organizzata in Francia non è una novità – ha specificato la procuratrice Perrée all’incontro con Saviano –. Ce ne occupiamo dal 2004, quindi da 20 anni», quando sono stati creati i tribunali interregionali specializzati (Jirs). Prima di assumere la guida della nuova procura, Perrée, magistrata di 52 anni, aveva diretto l’Agenzia nazionale di gestione e recupero dei beni sequestrati e confiscati e, prima ancora, la sezione “Criminalità organizzata” della procura di Parigi.

    «Ci siamo resi conto che in Francia la criminalità organizzata si stava evolvendo e avevamo bisogno di un organismo nazionale, simile alla Procura nazionale antiterrorismo, per coordinare gli sforzi ed essere più efficaci». La nuova struttura ha preso il posto dalla Junalco, una sezione specializzata della procura di Parigi creata nel 2019, da cui ha ereditato 170 inchieste e otto dei suoi sedici magistrati, destinati ad aumentare di dieci unità entro settembre.

    Come la Dnaa italiana, la Pnaco ha anche altri compiti, come l’analisi dei fenomeni criminali e il coordinamento. Non si occuperà soltanto di traffici di droga, ma anche di migrazioni irregolari, prostituzione, tratta degli esseri umani, dei relativi aspetti finanziari, ma anche delle nuove tendenze delle attività illecite, come le truffe internazionali e soprattutto i rapimenti dei possessori di criptovalute: sono già diversi i casi di questo tipo, tra i quali quello più noto riguarda il cofondatore della start-up Ledger, David Balland, e – ultimo in ordine di tempo – quello di una magistrata di Grenoble, moglie di un imprenditore del settore.

    La Pnaco ha grandi ambizioni ma pochi mezzi, nota il quotidiano Libération, mentre si aspettano ancora i decreti attuativi per l’entrata in funzione dei nuovi provvedimenti su pentiti e infiltrati civili che – insieme ad altri strumenti come le sezioni speciali nelle carceri, per controllare meglio i detenuti più pericolosi – dovranno contrastare la criminalità organizzata. L’avvio delle attività della procura nazionale «non è che l’inizio», riprendendo lo slogan del Sessantotto francese. Sicuramente, la prima tappa di un lungo percorso.

    https://lavialibera.it/it-schede-2631-le_ambizioni_dell_antimafia_francese
    #antimafia #France #Alain_Orsoni #Amine_Kessaci #gangster #argent #criminalité #trafic_de_drogue #Marseille #DZ_Mafia #Yoda #narchomicides #homicides #drogue #haschisch #cocaïne #Le_Havre #ports #uberisation #Brahim_Kessaci #Medhi_Kessaci #Corse #Petit_Bar #clan_Orsoni #Guy_Orsoni #Pascal_Porri #André_Bacchilelli #Antoine_Sollacaro

    • Le #parquet_national_anticriminalité_organisée entre en fonction

      Le parquet national anticriminalité organisée est entré en fonction le 5 janvier 2026. Cette nouvelle juridiction va permettre de mieux lutter contre la criminalité organisée, fléau qui constitue une menace grandissante pour nos institutions et notre démocratie.

      Le 5 janvier 2026, le parquet national anticriminalité organisée (Pnaco) a été installé par Gérald Damanin, garde des Sceaux, ministre de la Justice, au tribunal judiciaire de Paris. Prévu par la loi du 13 juin 2025 visant à sortir la France du piège du narcotrafic, il permet d’adapter l’organisation judiciaire aux modes opératoires toujours plus professionnels des réseaux criminels (narcotrafic, filières d’immigration clandestines, traite des êtres humains, proxénétisme…), et vise à apporter une réponse pénale d’une grande fermeté.

      Le Pnaco a une double mission :

      traiter les infractions les plus graves relevant de la très grande criminalité organisée, y compris économique et financière. Le Pnaco intervient depuis la conduite des enquêtes judiciaires jusqu’à l’exécution et l’application des peines ;
      coordonner l’ensemble des acteurs judiciaires de la lutte contre la criminalité, à l’échelle régionale (juridictions interrégionales spécialisées), nationale et en lien avec les partenaires européens et internationaux.

      Dirigé par Vanessa Perrée, procureure de la République anticriminalité organisée, le Pnaco est composé d’une équipe de 16 magistrats, avec une montée en puissance progressive à 30 magistrats à l’horizon septembre 2026, 13 greffiers, trois assistants spécialisés, trois attachés de justice et juristes, ainsi que des officiers de liaison membres des services des douanes, du renseignement, de la Police nationale et de la Gendarmerie nationale.

      Le #Pnaco repose sur une architecture judiciaire autonome éprouvée, sur le modèle des parquets nationaux financier (PNF) et antiterroriste (PNAT). Il dispose de moyens et d’outils procéduraux dédiés.

      Parmi les priorités de cette nouvelle juridiction pénale spécialisée : endiguer le blanchiment d’argent issu du narcotrafic qui représente chaque année 6 milliards d’euros.

      https://www.justice.gouv.fr/actualites/actualite/parquet-national-anticriminalite-organisee-entre-fonction
      #criminalité_organisée #lutte #démocratie

    • Association #conscience

      Grandir à #Frais-Vallon, dans les quartiers nord de Marseille, c’est apprendre très tôt à vivre dans un environnement marqué par la #précarité, l’#insécurité et le #sentiment_d’oubli. Mais c’est aussi un lieu où naissent la #solidarité, l’#entraide et la force du #collectif.

      C’est dans ce quartier qu’Amine Kessaci a grandi. Au fil des années, il a été témoin des difficultés que rencontrent trop de familles et de jeunes : le manque d’opportunités, l’injustice sociale et la fatalité qui semble parfois condamner certains à l’échec, à la prison ou au pire.

      Refusant d’accepter cette réalité comme une fatalité, Amine décide d’agir. En 2020, il crée l’association Conscience avec une conviction simple : les habitants des #quartiers_populaires méritent les mêmes chances que les autres.

      Depuis, l’association s’engage chaque jour aux côtés des habitants pour accompagner, soutenir et ouvrir des perspectives, en particulier pour les plus jeunes. Derrière chaque action, il y a la même détermination : redonner de l’espoir et prouver que le changement est possible.

      https://associationconscience.org
      #lutte #résistance

  • #Murales e #antimafia. Quando la #Street_Art vive di cliché : eroi, santi e icone pop

    L’infinita saga dei personaggi celebri e dei messaggi facili, di cui si ciba la Street Art, trova un modello esemplare nel racconto dell’antimafia. Tra opere buone o scadenti. Ma anche nei casi migliori la domanda resta: cosa fare di tutti questi luoghi comuni? Dove sta andando un’arte che sembra arenata nel populismo più stanco? Dagli eroi l’antimafia ai volti dello showbiz, il meccanismo non cambia

    Torna a misurarsi con i temi dell’antimafia e i linguaggi della Street Art l’artista palermitano Andrea Buglisi, che in occasione del 33° anniversario della strage di via D’Amelio consegna alla sua città un nuovo muro commemorativo per Paolo Borsellino. Siamo in Via Autonomia Siciliana, a pochi metri dalla strada in cui morì il giudice, travolto da un’esplosione di tritolo insieme agli agenti della scorta Agostino Catalano, Vincenzo Li Muli, Walter Eddie Cosina, Claudio Traina ed Emanuela Loi: era il 1992 e Cosa Nostra si macchiava dell’ennesima atrocità, appena due mesi dopo l’attentato a Giovanni Falcone. Un doppio strappo che avrebbe per sempre segnato le coscienze dei siciliani e cambiato il corso della storia.

    I murales di Andrea Buglisi per Falcone e Borsellino

    Il lungo murale ha la consueta cifra pop dell’artista palermitano: tinte piatte e un segno deciso, elementi grafici astratti in dialogo con le figure, ombre nette come ritagli geometrici tra silhouette restituite con sintesi realistica. In un carosello di simboli e ricordi, la figura di Borsellino torma più volte nel disegno, in giacca e cravatta con lo sguardo assorto, sorridente in versione balneare tra le palme, e poi bambino con l’agenda rossa fra le mani, mentre entrano in scena una miniatura dell’amico e collega Giovanni Falcone, la Fiat 126 bianca imbottita di esplosivo, i palazzoni di Via d’Amelio e uno stormo di corvi, rappresentazione del male, che si trasformano in candidi gabbiani.
    L’opera è realizzata in collaborazione con “Vivi Sano”, realtà già responsabile a Palermo del Parco della Salute al Foro Italico e della Casa delle Ninfee al Parco Piersanti Mattarella, impegnata qui nella realizzazione di un centro sportivo, “condiviso sin dalla progettazione con i figli di Paolo Borsellino, con il seminario diocesano italo albanese e con gli enti partner di Piana degli Albanesi“, ha spiegato Daniele Giliberti, presidente dell’associazione. Il nuovo muro di Buglisi funziona dunque da promessa e da premessa, nell’attesa che sorga questo luogo di aggregazione intitolato al magistrato ucciso il 19 luglio del ’92.
    Nel luglio del 2021 Buglisi aveva già omaggiato le figure di Falcone e Borsellino con due enormi dipinti svettanti, ben incastrati in successione tra le palazzine di via Sampolo e via Duca della Verdura, non lontano dal Carcere Ucciardone, lì dove si spalancò l’Aula Bunker, teatro del Maxiprocesso. La Porta dei Giganti – questo il titolo dell’imponente dittico dalle tinte fluide e tenui, risolto con due intensi primi piani meditativi – nasceva dietro commissione della Fondazione Giovanni Falcone, nell’ambito di un più ampio progetto d’arte pubblica, a cura di Alessandro De Lisi.

    Falcone e Borsellino, la street art antimafia di Rosk e Loste

    Ma il legame tra Street Art e racconto dell’antimafia è ormai, in tutta la Sicilia, un fatto di costume, una pragmatica dello spazio pubblico alimentata dall’attivismo di associazioni indipendenti e comitati di quartiere, oltre che dagli investimenti di amministrazioni e fondazioni pubbliche. L’intervento del 2017 firmato a Palermo dagli street artist siciliani Rosk e Loste e curato da INWARD, fu uno dei primi e resta uno dei più popolari. Si tratta di una copia esatta dell’iconico scatto del reporter Tony Gentile in cui Falcone e Borsellino conversano complici e sorridenti. L’enorme effigie dalle morbide tinte seppiate è affidata a un onesto fotorealismo, senza ulteriori orpelli o velleità, a occupare una facciata strategica nel cuore della Cala, il più antico porto cittadino che ha radici fenicie, romane, arabe. Un tributo semplice, sicuramente d’impatto ma in equilibrio col contesto, che si schiude all’improvviso tra i palazzi a favore dei tanti automobilisti in transito lungo il viale del Foro Italico. L’immagine già racchiuderebbe tutto il senso di una certa narrazione popolare, in cui sfumano e si confondono lo slancio autentico e l’indugio retorico: da sola esauriva già un discorso destinato a espandersi e ripetersi. Successivamente, muro dopo muro, l’inarrestabile corsa al “santino” dell’eroe civile avrebbe precipitato il gesto verso la “maniera” definitiva. Manierismo dell’antimafia, e non solo.

    Rocco Chinnici e Boris Giuliano: street art a Piazza Armerina

    Spostandoci fuori dai confini del capoluogo, appena un mese fa compariva a Piazza Armerina un omaggio a Rocco Chinnici, il magistrato che nel 1980 ebbe un’intuizione decisiva: l’isolamento degli uomini di Stato impegnati nella lotta alla criminalità organizzata era un fattore di debolezza, una punto di fragilità a cui contrapporre la solidità di un sistema coeso, così che informazioni segrete e dati sensibili diventassero materia condivisa e non appannaggio di un singolo soggetto vulnerabile. Nasceva su queste basi il pool antimafia, con Falcone e Borsellino al suo fianco. Tutti eroi caduti uno dopo l’altro, come erano caduti prima di loro altri magistrati, procuratori, militari, poliziotti, politici, commissari, giornalisti, carabinieri.
    Il ritratto di Chinnici, ucciso il 29 luglio del 1983 con un carico di tritolo nascosto nella sua Fiat 126, è parte dell’iniziativa Le Strade da Seguire, promossa dalla Fondazione Federico II, organo culturale dell’Assemblea regionale siciliana: una serie di murales installati tra diverse province, per coltivare memoria, identità, partecipazione collettiva, celebrando i protagonisti dell’antimafia.
    Realizzata a cento anni dalla nascita del magistrato, dallo scorso giugno l’opera giganteggia sulla facciata cieca di un edificio in via Torquato Tasso, a pochi passi dal gran Priorato di Sant’Andrea. Gli autori sono tre creativi locali, Giuseppe Liguori, Corrado Militello e Concetto Arancio, gli stessi che, a dicembre 2024, sulla palazzina accanto avevano riprodotto il volto di Boris Giuliano, il grande commissario della Polizia di Stato, entrato nella Squadra mobile di Palermo nel ’63, dove divenne presto dirigente, assicurando alla giustizia centinaia di boss mafiosi, mentre si occupava di molteplici casi delicati, su tutti quello relativo alla scomparsa di Mauro De Mauro. Nato proprio a Piazza Armerina nel 1930, Giuliano perse la vita a Palermo il 21 luglio del 1979, freddato in pieno giorno dal boss Leoluca Bagarella. La sua immagine e quella di Chinnici, simmetriche, campeggiano adesso in quest’angolo di periferia, uno di tanti luoghi per cui l’amministrazione comunale avrebbe previsto da anni adeguati investimenti, nell’urgenza costantemente ribadita (e disattesa) di aree verdi e di parchi giochi da riqualificare o edificare, in tutta la città.
    Presente per l’inaugurazione del 3 giugno Caterina Chinnici, figlia del magistrato e magistrata lei stessa, oggi europarlamentare: “Mio padre ha creduto fino in fondo nella giustizia, e sapere che il suo volto oggi parla ai giovani, alle scuole, alla comunità, è per me motivo di profonda gratitudine e rinnovato impegno”.

    Gli altri murales antimafia della Fondazione Federico II

    Ma se è del tutto naturale che i familiari delle vittime esprimano la loro riconoscenza dinanzi a operazioni di questa natura, intitolate al bisogno di esempi morali imperituri, bisognerebbe chiedersi dove stiano davvero il senso, l’utilità e la qualità di questa pletora di decorazioni murarie che ovunque, in tutta Italia – e su qualunque tema – prolificano come cliché depotenziati e sempre meno interessanti. Mediocri, per lo più, se non propriamente brutte. E mentre le opere di Buglisi su Falcone e Borsellino, pur nella convenzionalità simbolica, nell’ingenuità compilativa e nella semplificazione visiva proprie del linguaggio della Street Art, hanno potuto contare sull’abilità e l’esperienza di un artista che ha consapevolezza del mezzo grafico e pittorico, i due murales di Piazza Armerina segnano una superflua pagina di dilettantismo creativo. Due opere ben accolte, come sempre, da passanti e commentatori social, colpiti dalle innegabili buone intenzioni e dal tentativo di misurarsi con un realismo figurativo oversize. Ma l’arte è un’altra cosa, tocca ribadirlo, e qui c’è giusto una volenterosa, stentata pratica artigianale a dimensione urbana. Che è poi la cifra di tutta l’operazione Le Strade da Seguire.

    Con una partenza a novembre 2024, i primi tre murales venivano inaugurati nel Comune di Paternò: è dipinto dallo street artist catanese Ligama il volto dell’ex Presidente della Regione siciliana Piersanti Mattarella, crivellato nel gennaio del 1980 dai colpi di una Calibro 38 impugnata da un sicario di Cosa Nostra, qui raffigurato con un ramoscello d’ulivo, banale simbolo di pace per una ennesima cartolina dalla fattura rigida e stentata. Affonda poi il coltello nella retorica il titolo dell’opera di Chiara Abramo, Quale futuro lasciamo ai nostri figli, che spinge il tema della legalità verso il piano dell’allegoria fantasy, collocando tra le mani di un ragazzino un cuore anatomico di terra, da cui sbocciano germogli di fico d’india. È invece dipinto in trasparenza, a confondersi con la texture della facciata, l’opera di Alberto Ruce, classica dea bendata che raffigura la giustizia, guidata lungo il cammino da un sapiente falco.
    Murales e antimafia. Quando la Street Art vive di cliché: eroi, santi e icone pop

    Va peggio ad Aci Castello, dove a marzo 2025 il catanese Antonio “ANC” Barbagallo dedica a Don Pino Puglisi, ucciso dalla mafia nel ’93, una scadente, ingenua composizione pittorica sul muro perimetrale dell’oratorio di San mauro Abate, in cui il martire e beato compare in mezzo ai pargoli, simboli di “amicizia, cultura, sport, fratellanza, unione”; un secondo muro dell’artista, sulle pareti esterne di un centro sociale nella frazione di Cannizzaro, ritrae i volti di Paolo Borsellino, Giovanni Falcone e del maresciallo Alfredo Agosta, come nuovi idoli di un gruppo di bambini travestiti da supereroi, a evocare l’iconografia della Justice League dei fumetti di DC Comics. Anche in questo caso un pastiche disarmante.
    Nel frattempo Mirko Loste, a Maletto, un paese alle pendici dell’Etna, riproponeva la faccia di Falcone, virata in un blu ciano e inutilmente doppiata nella stessa placida espressione. Volti e ancora volti, solite icone tra valanghe di luoghi comuni e nessuna ricerca formale, nessun tratto di stile significativo, nessun guizzo. In fondo, quel che la committenza chiede è la riproposizione del cliché: a contare sono il soggetto, il messaggio, il personaggio, l’immagine che rassicura indicando la via morale e accreditando l’impegno dell’istituzione. Non il modo, non il taglio, non l’intelligenza del segno e del senso. Neanche la buona illustrazione, a dirla tutta, si muove su queste basi e con simili criteri.

    Murales ed eroi dell’antimafia, una collezione di facili icone

    Ora, al di là dei risultati modesti di quest’ultimo progetto siciliano promosso dalla Federico II, e al di là di quei muri invece più riusciti ed azzeccati, è proprio in questa mai appagata fame di volti popolari e di idoli civili, di personaggi storici, religiosi, mediatici, persino di protagonisti di piccole storie di quartiere, che si scorge tutta la noia di un collezionismo infantile: un’infinità di figurine in scala monumentale riempiono le pagine già complesse dello spazio urbano, ripopolato così nel nome della riconoscibilità, della comunicazione monodimensionale, di un’arte non problematica, non plurale, né selvatica né intelligentemente poetica, poco potente quanto appariscente.
    Chi ha stabilito che per costruire coscienza civica e cultura dell’antimafia, anche e soprattutto tra i più giovani, occorra avallare un ormai superato approccio celebrativo, sostituendo al plinto la facciata cieca e ribadendo – spesso e volentieri – stilemi di una figurazione elementare, tra favoletta, affiche e fumetto? A soccombere è la forma, rispetto al peso di storie esemplari e di volti noti da intercettare al volo. Il pensiero va alla sintassi pubblicitaria dello spazio urbano, che impone codici improntati al consumo rapido e alla seduzione facile, mentre occorrerebbe continuare a chiedersi quanto sia importante resistere, cercare altri strumenti, altri paradigmi, altre opzioni possibili nel segno della ricerca, della consapevolezza dei luoghi, della lentezza necessaria al ragionamento.
    Murales e antimafia. Quando la Street Art vive di cliché: eroi, santi e icone pop

    Tutta la retorica del fenomeno Street Art

    Quando il fenomeno genericamente definito con il termine “Street Art” esplose in modo massiccio come forma di comunicazione visiva su committenza, venne investito dall’entusiasmo dei cittadini e progressivamente incoraggiato dalle amministrazioni locali. Nel nome di un supposto coordinamento e di un necessario rispetto delle regole, si cominciarono a favorire anche con l’arte, in modo compulsivo, processi più o meno efficaci di riqualificazione urbana. Così fiorirono bandi, proposte di associazioni, dibattiti, progetti sostenuti da aziende, comuni e regioni, mentre tanti artisti si convertivano dallo studio alla strada, cavalcando il nuovo trend. Il tutto assunse e confermò, via via – con le molte eccezioni del caso – i caratteri di un decorativismo facile, scenografico, banalmente narrativo o illustrativo, a cui si chiedeva di portare colore, messaggi, piacevolezza estetica e capacità di aggregazione. Là dove regnavano il grigio del cemento, la trascuratezza, l’anonimato e una speranza di coesione sociale, la benedetta Street Art diventava ovunque panacea, scorciatoia, contentino, impegno di facciata, illusione partecipativa e rigenerativa. Una forma d’arte addomesticata, con una forte vocazione didattica, spesso strumento promozionale a buon mercato nelle mani di amministrazioni costantemente preoccupate dalla conquista del consenso popolare, chiamate in realtà a ben altro impegno, a ben altra concretezza sul piano dei servizi e dei migliorie civiche.

    Le buone iniziative e gli interventi ben concepiti non sono certo mancati, là dove si è riusciti a operare con criterio, a coinvolgere professionisti, critici, curatori, artisti di spessore – che non mancano – tenendo presente la difficile sfida della convivenza tra immagini, architetture e assetti urbanistici (fra le tante iniziative ricordiamo, nel 2014/2015, il bel progetto SanBa curato da Simone Pallotta nel quartiere San Basilio di Roma, con Liquen, Iacurci, Hitnes). Ma come sempre, quando un fenomeno diventa formula precotta continuamente riproposta, le intenzioni profonde scivolano via, nel rumore di fondo che strategicamente confonde il pubblico e favorisce l’equivoco. Ed è presto deriva commerciale.
    È così che la pratica del muralismo si è spesso tramutata in una nuova forma di viralità trasversale, fondata sulla legge dell’instagrammabilità e propagata dalle originarie periferie fino ai centri urbani, dalle metropoli ai piccoli paesi, dai borghi storici alle più anonime aree di provincia. Non di rado banalizzando, semplificando, aggredendo visivamente, eppure accontentando tutti, perché tutti amano imbattersi in finestre di colore portatrici di buone novelle e di memorie locali o universali. Poco importa che si tratti di opere realizzate bene o male, di compitini eseguiti con svogliata diligenza oppure dotati di una qualche originalità, di una chiave interessante. Vuoi mettere la mestizia di un muro vuoto, magari in un contesto degradato? È l’imperio dell’horror vacui, l’equivoco del decoro e della decorazione ad ogni costo.

    (...)

    https://www.artribune.com/arti-visive/street-urban-art/2025/07/street-art-murales-antimafia
    #Giovanni_Falcone #Paolo_Borsellino #Rocco_Chinnici #mafia #Boris_Giuliano #art_de_rue

  • Migreurop : Notre histoire

    Le réseau Migreurop trouve son origine au début des années 2000 dans un contexte marqué par le durcissement des politiques migratoires européennes. La frontière franco-britannique en constitue l’un des points de départ emblématiques avec le camp de Sangatte, symbole d’une Europe qui organise l’exclusion des personnes étrangères à grande échelle. C’est dans ce contexte que, lors du Forum social européen de Florence 2002, un séminaire consacré à « l’Europe des camps » réunit militant·e·s et chercheur·se·s désireux de partager analyses et expériences. De cette rencontre naît informellement le réseau Migreurop, officiellement constitué en association en 2005.


    Aujourd’hui, il rassemble une centaine d’associations, des militant·e·s et des chercheur·se·s issus de 18 pays d’Europe, d’Afrique subsaharienne, du Maghreb et du Proche-Orient, avec pour objectif de décrypter, documenter et dénoncer les conséquences des politiques migratoires européennes sur les droits des personnes exilées. Depuis 20 ans, le réseau a permis de tisser des liens entre les sociétés civiles des différents pays situés le long des routes migratoires, luttant ensemble contre les politiques européennes mortifères, pour le respect des droits et la #liberté_de_circulation pour tous et toutes.

    20 ans de lutte contre les politiques migratoires assassines

    En 2025, le réseau Migreurop a fêté ses 20 ans d’existence. A cette occasion, un film documentaire*, réalisé par Romain Kosellek, a été produit retraçant l’histoire de Migreurop.

    https://player.vimeo.com/video/1162221765?h=34e157e0f7
    https://migreurop.org/article3547.html
    #Migreurop #vidéo #histoire #Sangatte #enfermement #camp #encampement #Gisti #ARCI #MRAX #migrations #réfugiés #frontières #recherche #enfermement #politiques_migratoires #rétention #détention_administrative #carte_des_camps #cartographie #externalisation #morts_aux_frontières #mourir_aux_frontières #no_camps #AMDH #Maroc #association_malienne_des_expulsés (#AME) #altermondialisme #2005 #société_civile #antiracisme #droits_des_étrangers #européisation_des_politiques_migratoires #Europe_du_rejet #directive_retour #atlas #Frontex #droit_d'asile #frontexit #boats_for_people #watch_the_med #Alarmphone #libre_circulation_des_personnes #boat_4_people #open_access_now #hotspots #moving_beyond_borders #racisme #genre

  • Marine nationale : sauveteurs en alerte dans la Manche

    Des milliers de personnes tentent de traverser la Manche. Mais depuis un terrible naufrage en 2021 qui avait mis en cause les sauveteurs français, les #procédures ont été renforcées. Les patrouilleurs de la Marine sont chargés de protéger ces embarcations et de ne pas les intercepter. Sur #terre, les forces de l’ordre tentent d’empêcher les départs. Mais en #mer, la France et le Royaume-Uni ont un rôle de sauvetage. Ils vont tout faire pour éviter un naufrage des migrants ou une collision avec un cargo.

    https://www.tf1.fr/tf1/jt-20h/videos/marine-nationale-sauveteurs-en-alerte-dans-la-manche-01390914.html
    #marine_nationale #sauvetage #Manche #France #UK #Angleterre #armée #frontières #migrations #réfugiés #vidéo #La_Manche #Cross_Gris-nez #CROSS #frontière_maritime #frontière_terrestre #taxi-boat #à_voir #marine_militaire

  • Durch Rüstungsrekorde und Waffen zum Weltfrieden?
    https://www.focus.de/experts/friedensforscher-dan-smith-durch-ruestungsrekorde-und-waffen-zum-weltfrieden_i

    Les choses ne sont pas si simples.

    22.2.2024 von Shams Ul Haq - Wir brauchen erst weltweit Frieden, um die wachsende Waffenproduktion zu stoppen, und gleichzeitig Waffen, um erst einmal Frieden zu erreichen und zu sichern. Wie der Friedensforscher Dan Smith zum Rüstungs-Paradox steht.

    Rekord! Nach Angaben des Bundesministeriums für Wirtschaft und Klimaschutz erteilte die Bundesregierung im Jahr 2023 Einzelgenehmigungen für den Export von deutschen Rüstungsgütern im Wert von rund 12,2 Milliarden Euro. Laut BMWK entfällt der Großteil dieser Exporte auf Genehmigungen für enge Partnerländer und die Unterstützung der Ukraine bei ihrer Selbstverteidigung im Krieg gegen Russland.

    Laut regelmäßig veröffentlichten Berichten sind mit dem Krieg in der Ukraine auch die weltweiten Militärausgaben auf einen Rekordwert gestiegen. Mit Abstand am meisten exportieren in den vergangenen Jahren die USA, gefolgt von Russland und Frankreich.

    Wie ist die Entwicklung beim Thema Aufrüstung zu bewerten?

    In habe mich mit dem britischen Friedensforscher Dan Smith über den Krieg in der Ukraine, die internationale Rüstungslobby und Deutschlands mögliche diplomatische Fähigkeiten austauscht. Smith ist Direktor des Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), forscht und publiziert seit mehr als vier Jahrzehnten zu Themen der Sicherheit und des Friedens.

    Shams Ul Haq ist Terrorismus-Experte und Autor, bekannt für seine investigativen Recherchen. Nach dem Fall Kabuls 2021 interviewte er als erster deutscher Journalist Taliban-Sprecher Zabihullah Mujahid. Er ist Teil unseres EXPERTS Circle. Die Inhalte stellen seine persönliche Auffassung auf Basis seiner individuellen Expertise dar.

    Smith sagt, dass Russland mehr territoriale Gewinne in der Ukraine gemacht und vermutlich sogar das ganze Land eingenommen hätte, wenn die Ukraine nicht Waffenlieferungen und einen know-how-Transfer aus den westlichen Ländern erfahren hätte. Die Ukraine verfügt über keine nennenswerte Waffenproduktion, aber sie produziert Drohnen. Diese werden zu zunehmend wichtigeren Waffen in Kriegen, wie es der Einsatz im Schwarzen Meer gegen die russische Marine aufgezeigt hat.

    Durch die Waffenlieferungen zögert sich der Ausgang des Krieges hinaus, einen wirklichen Sieg könnte die Ukraine aber nur dann erzielen, wenn sie noch umfassender mit den verschiedenen Waffensystemen ausgestattet wäre. Auf der anderen Seite weist Smith auf die Möglichkeit hin, dass im Falle ausbleibendem Waffennachschub die Ukraine bemüht wäre, zu einem Waffenstillstand zu kommen und eine Friedenslösung anstreben würde. Er glaubt nicht an eine stabile Lösung des Konflikts zwischen beiden Ländern.

    Erst Frieden, dann Stopp der Waffenproduktion?

    Der wichtigste erste Schritt zu einem weltweiten Frieden lässt sich erst erreichen, wenn der Bedarf an Waffen nicht mehr besteht. „Die Wahrheit ist, dass der gesamte militärische Industriekomplex den Bedarf selbst generiert,“ behauptet Smith. „Das aber steht vor dem Hintergrund politischer Entscheidungen und der Waffenlobbys.“ Diese Lobbys nehmen demnach Einfluss darauf, welche Waffen die Regierungen kaufen und bei wem.

    Es muss also an dieser Stelle angesetzt werden, den Bedarf an Waffen zu reduzieren, also generell friedvolle Beziehungen zwischen Ländern anzustreben. Wenn man das machen würde, würde der Bedarf sinken und die Rüstungshersteller würden sich andere Betätigungsfelder suchen. Es kann nicht darum gehen, als Erstes einseitig die Waffenproduktion zu stoppen und dann nach einer Friedenslösung zu suchen.


    statistic_id151877_top-exporteure-von-konventionellen-waffen-bis-2022.png Statista

    Der größte Waffenproduzent weltweit sind die USA, auch wenn die Chinesen in den letzten drei Jahrzehnten kontinuierlich die Militärausgaben gesteigert haben und somit zu einem nennenswerten Produzenten und Exporteur aufgestiegen sind. Russlands Anteil im internationalen Rüstungsmarkt nimmt ab, aber offensichtlich haben die Waffenimporte aus Nordkorea und dem Iran zugenommen und die eigene Waffenproduktion für den Ukraine-Krieg.

    Atomwaffen für einen Dritten Weltkrieg?

    Vor dem Hintergrund eines möglichen Dritten Weltkriegs stehen sowohl Europas gestiegene Militärausgaben in konventionelle Waffensysteme als auch das Thema eines Nuklearkriegs. Dieser kann nur von denjenigen geführt werden, die auch nukleare Waffensysteme besitzen. Das betrifft die permanenten Mitglieder des Sicherheitsrates, also die USA, Russland, China, Frankreich und Großbritannien, sowie des Weiteren Indien, Pakistan und Nordkorea.“

    Die Ankündigung Joe Bidens weitere US-Atomwaffen nach Großbritannien zu verlegen sieht Dan Smith als eine symbolische politische Geste zur Unterstützung der Sicherheit Europas. Eine wirkliche Stärkung der Verteidigungsfähigkeit sieht er im Aufbau nicht-nuklearer Streitkräfte wie es die Mehrheit der Europäischen Staaten derzeit unternimmt.

    „Das Problem dabei ist, dass damit die weltweiten Militärausgaben so hoch sind wie nie zuvor. Sie umfassen mehr als zwei Billionen US-Dollar jährlich. Und auch wenn die Entscheidung der jeweiligen Regierung verständlich ist, so ist dies jedoch eine ungesunde. Die Welt ist bewaffnet und führt Kriege, sie sollte aber weniger bewaffnet und friedvoller sein.“
    Muss Deutschlands auch diplomatisch aktiv werden?

    Auch Deutschland hat mit der Steigerung seiner Rüstungsausgaben mittlerweile einen anderen Weg eingeschlagen, den Dan Smith jedoch in dieser Situation als verständlich bezeichnet.

    „Ich denke, als Nächstes sollte sichergestellt sein, dass die Diplomatie ebenso aktiv ist. Dass man Gelegenheiten sucht, die Spannungen und Konflikte abzubauen, um die Welt zu einem sichereren Ort zu machen. Deutschland als wesentliche europäische Kraft in Bezug auf seine Wirtschaftskraft kann sehr viel dazu beitragen, wenn es sich dazu entscheidet.“

    #Allemagne #armement

  • Warum denken Sie das ? : « Ich glaube nicht, dass mehr Waffen Frieden schaffen »
    https://www.zeit.de/politik/deutschland/2025-04/aufruestung-militaer-debatte-warum-denken-sie-das-podcast


    Lors ce qu’on parle de la guerre et de la paix en Allemagne on oublie souvent qu’avant la catastrophe de la deuxième guerre mondiale et la shoa le pays a été construit autour de son armée qui a mené des guerres avec succès depuis la guerre de Succession d’Espagne (1701 - 1714) ce qui a donné la fondation de l’état allemand en 1871 à Versailles. La défaite de 1918 et la tentative de redressement par les nazis ne sont plus ressenties comme défaites du militarisme prusse précédent un meilleur avenir. On retourne volontairement « aux sources » et défend l’idéologie réactionnaire prusse qui se réfère au belliqueux empire romain.

    Si vis pacem, para bellum

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Si_vis_pacem,_para_bellum

    Les érudits du dix neuvième siècle nous ont légués de belles idées antiques comme la suivante.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9raclite#Doctrine_g%C3%A9n%C3%A9rale

    « La guerre est le père de toutes choses , de tous les rois ; et les uns, elle les porte à la lumière comme dieux, les autres comme hommes ; les uns, elle les fait esclaves, les autres, libres. »

    -- Fragment 129 traduction Conche (cf. D.K. B53), in Hippolyte de Rome, Réfutation de toutes les hérésies, IX, 9, 4.

    Voilà une discussion allemande à l’aube du quatrième Reich (#ROFL) .

    https://zeitonline.simplecastaudio.com/8ca65ff1-b7fa-41c1-acf3-95bec6f2cfb6/episodes/e8eb7916-29f5-4c47-9ed8-85ba2a5e34d4/audio/128/default.mp3

    28.3.2026 von Jana Simon, Thilo Adam - Patrick Sensburg, Oberst der Reserve, findet Aufrüstung dringend nötig. Die Publizistin Bascha Mika fürchtet die Militarisierung. Können sie einander verstehen?

    Die Schuldenbremse für Verteidigungsausgaben ist ausgesetzt. Union und SPD schließen die Wiedereinführung eines Pflichtwehrdienstes nicht aus. Und führende Militärs diskutieren öffentlich, wann Russland in der Lage sein könnte, Nato-Gebiet anzugreifen.

    In der 21. Folge von Warum denken Sie das? diskutieren die Gäste deshalb über Aufrüstung und die Militarisierung der Gesellschaft: Wie soll sich Europa verteidigen, wenn Donald Trump den Nato-Schutz durch die USA infrage stellt? Können Waffen wirklich Frieden schaffen? Oder vernachlässigt die deutsche Politik gerade diplomatische Wege, um Kriege zu beenden und zu verhindern?

    Im Studio sitzen sich zwei Menschen gegenüber, die in dieser Frage sehr unterschiedlich denken. Patrick Sensburg, 53 Jahre alt, ist Präsident des Reservistenverbandes der Bundeswehr. Außerdem saß er für die CDU im Bundestag. Sensburg stimmte schon 2011 als einziger seiner Fraktion gegen die Aussetzung der Wehrpflicht und hält die aktuellen Aufrüstungspläne für richtig.

    Bascha Mika, 71 Jahre alt, war lange Chefredakteurin der Taz und der Frankfurter Rundschau. Sie ist neun Jahre nach Ende des Zweiten Weltkrieges in Polen geboren und war später, geprägt von den traumatischen Kriegserlebnissen ihres Vaters, in der Friedensbewegung aktiv. Sie beklagt Angstmacherei und dass selbst Friedensforscher heutzutage zu viel über Militärstrategien nachdächten, statt über waffenlose Wege zu einer Welt ohne Krieg.

    #Allemagne #pacifisme #bellicisme #armement

  • La #machine qui crée
    https://laviedesidees.fr/La-machine-qui-cree

    On s’inquiète beaucoup des conséquences que l’IA pourrait avoir sur les pratiques artistiques, l’homme pouvant être ainsi remplacé par la machine. Mais on n’est pas assez sensible à ses apports et à ses effets esthétiques nouveaux.

    #Arts #art #intelligence_artificielle
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20260402_artdesiagabaret.pdf

  • Bunker, la parola del tra
    https://www.meltingpot.org/2026/04/bunker-la-parola-del-tra

    Sono 42 le voci del “Contro Dizionario del Confine. Parole alla deriva nel Mediterraneo Centrale”. Il volume è edito da Tamu. È il risultato di una ricerca collettiva avviata dal 2021 nel Mediterraneo centrale e firmata da un autore plurale: l’equipaggio di ricerca della Tanimar. Ogni giovedì, una voce accompagna lettrici e lettori dentro uno spazio di confine dove le frontiere non sono linee, ma pratiche che attraversano corpi, lingue e relazioni. Perché in un viaggio segnato da rotte, pattugliamenti, respingimenti e attese, il linguaggio diventa strumento di sopravvivenza e un possibile modo di resistere alla narrazione dominante sulla mobilità. Questa parola

    #Notizie #Arti_e_cultura #Roberta_Derosas

  • #Journal du regard : Mars 2026

    https://liminaire.fr/chronique/journal/article/journal-du-regard-mars-2026

    https://www.youtube.com/watch?v=fKnTZ2gwD2M

    Chaque mois, un film regroupant l’ensemble des images prises au fil des jours, le mois précédent, et le texte qui s’écrit en creux. « Une sorte de palimpseste, dans lequel doivent transparaître les traces - ténues mais non déchiffrables - de l’écriture “préalable” ». Jorge Luis Borges, Fictions

    (...) #Journal, #Vidéo, #Architecture, #Art, #Écriture, #Voix, #Sons, #Mémoire, #Paysage, #Ville, #Journal_du_regard, #Regard, #Dérive, #Photographie, #Paris, #Nice, #Marseille, #Printemps, #Voyage (...)

  • Benoît Hartenstein : le notaire lorrain qui veut sauver les arbres
    https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/carnets-de-campagne/carnets-de-campagne-du-jeudi-26-mars-2026-2744995

    INTERVENANT 01 :

    Vous appartenez, vous en avez parlé, à un groupe de travail qui réfléchit aux façons d’améliorer la loi pour mieux protéger les arbres, un groupe de travail qui compte des juristes, des avocats, des élus, des chercheurs, spécialistes de l’arbre, des associations de défense de l’environnement aussi, pourquoi les arbres vous semblent-ils maltraités par la loi, maître ?

    03:46
    INTERVENANT 02 :

    Alors ils sont maltraités et déconsidérés parce qu’en fait en France encore aujourd’hui, les arbres ce sont de simples objets juridiquement, voyez-vous et moi et nos auditeurs, ce sont des humains, des sujets de droit, mais tout le reste est un objet de droit qui est vu uniquement sous l’angle du droit de propriété, donc alors que c’est un être vivant, on le déconsidère complètement, il est globalement tributaire du propriétaire du terrain, il y a quelques rares lois encore largement imparfaites pour le protéger, donc en fait
    notre droit n’est pas du tout à la hauteur de la réalité biologique, il est dépassé, poussiéreux, et à ce niveau-là, il a vraiment besoin d’être mis à jour.

    ...

    Les enjeux de sécurité, bien sûr, et le droit de propriété, donc c’est un exercice très difficile auquel on s’est confronté à une quarantaine de personnes, et on est un groupe pluridisciplinaire, ce qui fait notre richesse, il y a beaucoup de scientifiques qui connaissent les arbres, nous juristes, on peut, au niveau du droit, montrer les carences et faire des propositions, donc voilà, c’est vraiment un sujet d’intérêt général qui transcende les partis, et comme on dit, le parti des arbres* (*et non « le parti des armes » !!! ) n’est pas un parti, donc on a bon espoir pour que cette proposition soit entendue, on est même en contact avec des sénateurs, des députés, donc on est optimistes.

    ...

    Et pour vous dire, comme les notaires ont un rôle important et le prennent, au Congrès des notaires de France, le 120e à Bordeaux, j’y étais, on a adopté un vœu, notamment, que dans le code civil, que les arbres sont reconnus comme des êtres vivants, et ça, ça peut enclencher beaucoup de mouvements de réflexion pour justement aller vers une reconnaissance et une préservation des <strike>armes</strike> arbres en ville, principalement, parce que nous, on a touché au droit, mais pas le droit forestier, vous voyez, on a vraiment synthétisé pour la préservation de nos arbres de compagnie, comme on dit, autour de nous.

    #radio #arbres #protection_juridique #code_civil #forêt #sanctuariser #cimetière_forestier #inhumation

  • Vers un nouvel âge nucléaire ?
    https://www.obsarm.info/spip.php?article737

    La presse s’est largement félicitée du discours présidentiel, interrogeant peu les conséquences juridiques et sécuritaires des décisions annoncées par le président le 2 mars 2026 depuis la base de l’île Longue. L’attention s’est surtout portée sur ce qui a été présenté comme le point central : la mise en œuvre d’une « dissuasion nucléaire avancée » à destination de certains pays européens, l’augmentation du nombre de têtes nucléaires et le « non-partage du bouton ». Les partis politiques, (…) #Lettre_aux_parlementaires

    / #La_quatre, #Armes_nucléaires, #Prolifération_nucléaire, #Stratégies_nucléaires

  • Ein Nobody gegen Putin
    https://www.arte.tv/de/videos/116712-000-A/ein-nobody-gegen-putin

    On n’est pas pressé mais qui sait si le scandale du matériel vidéo volé permettra à Arte de proposer ce film encore pendant trois ans. Un article dans Manova décrit a genèse du film. C’est un produit. Ce n’est pas de l’expression libre. C’est aussi manipulé et hypocrite comme tout Hollywood. C’est un Oscar mérité.

    90 Min., Verfügbar bis zum 29/04/2030

    Français
    https://www.arte.tv/fr/videos/116712-000-A/mister-nobody-contre-poutine

    Der Oscar-Skandal
    https://www.manova.news/artikel/der-oscar-skandal

    Ein in den USA prämierter Dokumentarstreifen filmte russische Kinder ohne ihr Wissen, um ein Zeichen „gegen Putin“ zu setzen.

    Der kürzlich oscarprämierte Film „Ein Nobody gegen Putin“ soll zeigen, wie ein Regime Kinder instrumentalisiert. Er demonstriert dabei, dass ein westlicher Kulturbetrieb über dieselbe Fähigkeit verfügt — und wie ein Filmemacher das Vertrauen von Kindern als Produktionsmittel einsetzt. Die Einwohner von Karabasch hat niemand gefragt. Ihre Kinder auch nicht. Der Autor ist Dokumentarfilmer und Produzent mit Berufserfahrung für ARTE, ZDF, WDR und 3sat. Seine prämierten Filme laufen im Kino. Er schreibt nicht als unbeteiligter Beobachter, sondern aus der Praxis eines Berufs, in dem Entscheidungen über den Einsatz von Protagonisten häufiger anfallen.

    28.3.2026 von Christoph Felder - Er war ihr „älterer Kumpel“. Schüler kamen nach dem Unterricht in sein Büro, tranken Tee, spielten Gitarre, diskutierten. Ehemalige Schüler schauten einfach so vorbei. Pawel Talankin war der eine Lehrer, dem man vertrauen konnte.

    „Er war der Einzige, dem ich vertrauen konnte, bei dem ich mich wohlgefühlt habe“, sagt eine seiner früheren Schülerinnen der unabhängigen russischen Investigativjournalistin Lesya Sarnavskaya, die im Februar 2026 für die auf Russisch und Englisch publizierte Online-Zeitung Meduza nach Karabasch gereist ist. Er habe seine politischen Ansichten nie aufgedrängt, berichten andere. Sein Büro mit der amerikanischen Flagge und der dänischen Prinzessin an der Wand war ein Freiraum in einer Schule, die sich nach 2022 rapide veränderte.

    Genau dieses Vertrauen ist das eigentliche Kapital des oscarprämierten Films „Ein Nobody gegen Putin“. Was die Kinder dachten, zu wem sie wurden. Karabasch — 10.000 Einwohner im Uralgebirge — wurde von der UNESCO wegen seiner Kupferhütte einst als giftigster Ort der Welt bezeichnet. Ab September 2022 rollte hier das neue staatliche Lehrprogramm durch die Schule Nummer 1: Montags standen „Gespräche über Wichtiges“ auf dem Plan; außerdem gab es Fahnenappelle, Besuche von Wagner-Söldnern und Übungen mit Attrappen-Handgranaten. Talankin war wohl verpflichtet, alles zu filmen und auf ein staatliches Ministeriumsportal hochzuladen — als Dokumentation der Linie-Einhaltung — das Material gehörte dem Staat.

    Was die Kinder in dieser Zeit nicht wussten: Derselbe Mann, dem sie vertrauten, filmte sie gleichzeitig für einen anderen Auftraggeber. Der amerikanische Dokumentarfilmer David Borenstein hatte Talankin über Umwege kontaktiert — Talankin hatte auf einen Social-Media-Aufruf reagiert, sein Brief landete schließlich bei Borenstein. Der Vorschlag lautete: Talankin solle weiterfilmen, das Material ins Ausland bringen, daraus solle ein Film entstehen. Talankin nahm daraufhin seine Kündigung zurück und blieb.

    Zwei Jahre lang filmte er. Die Kinder wussten von nichts. Sie vertrauten ihm weiterhin. Sie kamen weiterhin in sein Büro. Sie redeten über ihre Ängste, ihre Brüder an der Front und über den Tod.

    Masha, eine Schülerin, der man im Film dabei zusieht, wie sie um ihren eingezogenen Bruder bangt, der dann fällt, gehört zu den Protagonisten eines Films, für den sie nie ihr Einverständnis gegeben hat. Ihr Gesicht ist in der ARTE-Mediathek bis 2030 für jeden abrufbar.
    Was Karabasch denkt — und was die westliche Presse dazu sagt

    Sarnavskaya ist die einzige Journalistin, die tatsächlich hingefahren ist. Ihr Bericht ist ernüchternd für alle, die eine einfache Geschichte erwartet hatten. Viele Einwohner wissen kaum, dass es den Film gibt. Auf „Podslushano Karabasch“, der lokalen Kontakte-Seite mit 5.800 Mitgliedern, findet sich kein einziges Wort über Talankin. Eine ältere Frau an der Bushaltestelle fragt verwundert, ob darüber irgendwo berichtet worden sei.

    Was es gibt: Wut in bestimmten Kreisen, staatlich verstärkt. Eine Regionaljournalistin bezeichnet Talankin als „Lehrerverräter“ und „Wlassowiten“ — einen Kollaborateur, der seine Schüler verkauft habe.

    Interessanterweise verstand ihr eigenes Publikum den Vorwurf kaum: Waren die Patriotismusstunden, fragten ihre Leser, wirklich „etwas Scham- und Geheimvolles“?

    Talankins Mutter, Bibliothekarin in eben jener Schule, hat entgegen früherer Gerichte nicht gekündigt. Sie schweigt. Und die Eltern der erkennbar gefilmten Kinder? Keine einzige Stimme in der gesamten westlichen Rezeption des Films. Nicht weil sie nicht existieren. Sondern weil niemand sie gesucht hat — nicht ARTE, nicht ZDF, nicht die zahllosen Kritiker, die Talankin feierten.

    Die Eltern dieser Kinder sind in der öffentlichen Debatte über ihren Oscar-prämierten Film nicht vorgekommen. Kein einziges Mal. Das ist kein Zufall.

    Talankin selbst wollte Karabasch im Film nicht namentlich erwähnen. Er sagte zu Borenstein: „Diese Situation ist universell für jede Stadt in Russland, für jede Schule in Russland. Ich möchte nicht, dass sie speziell an diese Stadt gehängt wird.“ Borenstein entschied anders. Karabasch ist jetzt weltweit bekannt — nicht wegen des Kupferbergwerks, sondern wegen eines Films, für den niemand in dieser Stadt seine Einwilligung gegeben hat.

    Das ist das strukturelle Muster des Films: Talankin hatte keinen vollständigen Verfügungsrahmen über das, was aus seinem Material wurde. Borenstein hatte ihn. Er entschied über Schnitt, Dramaturgie, Vertrieb, Festivals und den Stadtnamen. Er lebt in Kopenhagen. Er wird in Los Angeles gefeiert. Die Kinder, über deren Identität entschieden wurde, leben in Karabasch.

    Im Film gibt es eine Szene, die viel verrät: Talankin filmt einen Z-Autokorso im Auftrag der Stadtverwaltung und erkennt dabei, dass die Kinder ihn als das wahrnehmen, was er in diesem Moment ist: als Propagandisten. Dieser Moment der Selbsterkenntnis ist die ehrlichste Stelle des Films — ein Augenblick der Wahrheit über Talankins Rolle. Gleichzeitig zeigt er den Kontrast zu dem, was Talankin danach tat: Er filmte die Kinder weiter, nur jetzt für ein anderes Narrativ, einen anderen Auftraggeber, eine andere Verwendung, von der sie nichts wussten.

    „Er war der Einzige, dem ich vertrauen konnte, bei dem ich mich wohlgefühlt habe.“
    — Eine ehemalige Schülerin Talankins, in einem Interview mit Meduza, im Februar 2026.

    Diese Aussage steht nun neben der Tatsache, dass ihr Gesicht im Film zu sehen ist. Ob sie das wusste oder dem zugestimmt hätte, ist nicht belegt. Dass das Vertrauen, das sie beschreibt, auch als Produktionsbedingung diente, ist evident.
    Wer Borenstein ist — und was sein Casting-Call bedeutet

    David Borenstein wuchs in Parkland, Florida, auf — der Stadt, die 2018 durch das Schulmassaker an der Stoneman-Douglas-Highschool weltbekannt wurde. Über sein genaues Geburtsjahr gibt es keine verlässlichen Angaben. Er studierte an der Columbia University und an der City University of New York. Danach verbrachte er fast ein Jahrzehnt in China: als Fulbright-Stipendiat in der Provinz Sichuan, als Radiodokumentarist für die BBC und als chinesischer Dolmetscher. Schließlich realisierte er seinen ersten Langfilm „Dream Empire“ (2016) — über westliche Schauspieler, die in China als gefälschte Geschäftsleute bei Immobilienprojekten eingesetzt werden. Ein Film über Blendwerk, über den käuflichen Schein von Authentizität. Heute lebt er in Kopenhagen. Er ist kein Idealist. Er ist ein erfahrener, professioneller westlicher Dokumentarist mit einem klaren Arbeitsmodell: Er geht in geschlossene Gesellschaften, sucht lokale Figuren mit privilegiertem Innenzugang, und macht daraus Kino.

    Der Schlüssel zum Verständnis des Films liegt in einem Detail, das Borenstein im Filmmaker-Magazine-Interview fast beiläufig erwähnt: Talankin hat nicht Borenstein gefunden — Borenstein hat einen „Casting-Call“ ausgeschrieben, kurz nach der Invasion, gerichtet an Menschen, deren Arbeit durch die „Spezielle Militäroperation“ verändert worden war.

    Man habe zunächst verschiedene Ansätze versucht, sogar einen Kameramann in die Stadt geschickt. Dann kam Talankins eigenes Rohmaterial: roh, auf einer einfachen Schulkamera, aber mit einer Perspektive, die kein externer Kameramann hätte liefern können. Borenstein erkannte den Wert sofort. „Wie glücklich David ist, ein Dokumentarsubjekt zu finden, das alles filmen konnte, was passierte“ — dieser Satz stammt, mit seiner eigentümlichen Ironie, von Talankin selbst.

    Was folgte, war eine klare Arbeitsteilung: Talankin filmte vor Ort, Borenstein montierte in Kopenhagen die Geschichte — fast ein Jahr lang, ohne dass sie sich je begegnet wären. Borenstein bestimmte, was aus dem Material wurde: den Schnitt, die Dramaturgie, die Festivalstrategie und sogar den Stadtnamen im Film. Er bestimmte auch die Einwilligungspolitik.

    Auf die direkte Frage des Filmmaker Magazine, ob die propaganda-bedingten Schuleinwilligungen der Eltern die Zustimmung für den Film ersetzen, antwortete Borenstein: Während der Produktion habe niemand von dem Film gewusst — das sei bewusst so entschieden worden, um die Sicherheit der Betroffenen zu schützen. Nachträglich habe Talankin mit einigen ehemaligen Schülern gesprochen; sie hätten Vertrauen signalisiert. Lehrer und andere Personen seien bewusst nicht informiert worden.

    Die Eltern der gefilmten Kinder: kein Wort. In seiner Oscar-Dankesrede in Los Angeles sagte Borenstein kein Wort über die Kinder, deren Gesichter seinen Film tragen. Er sprach über Putin. Er sprach über Trump. Er sprach über den Verlust von Ländern. Die Kinder von Karabasch blieben, wo sie immer waren: außerhalb des Rahmens.

    Authentizität hat immer einen Preis — aber wer zahlt ihn? Die künstlerische Stärke des Films liegt in seiner Unmittelbarkeit. Diese Nähe ist oft real. Doch Authentizität ist keine neutrale Kategorie. Sie hat immer Produktionsbedingungen.

    Talankin steht jetzt in Prag. Er macht Selfies mit Hollywoodschauspielern und fragt backstage, wie schwer die Statuette wiegt — 3,86 Kilogramm. Er ist in Sicherheit. Die Kinder von Karabasch sind nirgendwo hingegangen.

    Stellen wir uns vor: Ein russischer Filmemacher schleust sich in eine Berliner Grundschule ein. Er ist dort als Schulvideograf angestellt, hat echten Zugang und kennt die Kinder. Er filmt sie zwei Jahre lang ohne Wissen ihrer Eltern für einen politischen Dokumentarfilm — über, sagen wir, die Bundeswehrkooperation mit Schulen oder staatliche Lehrplaninhalte. Die Gesichter der Kinder sind unverpixelt. Die Eltern erfahren es aus der Zeitung.

    Die Reaktion der deutschen Öffentlichkeit, der Datenschutzbehörden und der Staatsanwaltschaft wäre sofort und eindeutig. Der Film würde kein Festival erreichen.

    Russische Kinder genießen diesen Schutz nicht. Die westliche Kulturinstitution — ARTE, ZDF, BBC, die Academy — hat stillschweigend entschieden, dass die Schutzrechte, die für europäische Kinder selbstverständlich sind, für russische Kinder verhandelbar sind, wenn der politische Zweck groß genug erscheint.

    Russlands Präsidialer Menschenrechtsrat — eine Regierungsinstitution — hat inzwischen die Academy und die UNESCO aufgefordert, die Einwilligungsfrage zu prüfen. Ausgerechnet das Regime, dessen Propagandamethoden der Film dokumentiert, stellt die Frage, die ARTE vor der Ausstrahlung hätte stellen müssen: Wessen Kinder?

    Talankin sagte in seiner Dankesrede: „Im Namen unserer Kinder: Stoppt all diese Kriege.“ Tosender Applaus. Die Kinder, in deren Namen er sprach, waren nicht in Los Angeles. Sie standen nicht auf der Bühne. Sie waren nicht gefragt worden, ob er in ihrem Namen sprechen darf. Sie wurden nie gefragt.

    Ich mache seit über dreißig Jahren Dokumentarfilme. Ich kenne die Verführung des Materials. Ich kenne den Moment, in dem man glaubt, das, was man in der Hand hält, sei wichtig genug, um die Frage nach dem Preis zu verschieben. Aber diese Frage verschiebt sich nicht. Sie kommt zurück — und sie stellt sich an den, der nicht fliehen kann.

    ARTE und ZDF müssen öffentlich darlegen, was sie unternommen haben, um die betroffenen Familien zu kontaktieren und Schutz anzubieten. Die Academy sollte diesen Präzedenzfall aufarbeiten. Und die Dokumentarfilmbranche sollte aufhören, so zu tun, als gelte der Standard, der für europäische Kinder selbstverständlich ist, für russische Kinder nicht, nur weil der Zweck es erfordert.

    Descriptif du film chez Arte

    Pawel Talankin ist Lehrer an einer Schule in seiner Heimatstadt Karabasch, als er mit Beginn des russischen Angriffskriegs den Auftrag bekommt, patriotische Veranstaltungen zu organisieren und zu dokumentieren. Seine Zweifel und Skrupel werden immer stärker. Zugleich ermöglicht sein Zeugnis einen spektakulären Einblick in die russische Propaganda-Maschine.
    Pawel Talankin mag sein Leben: Er ist Lehrer an der Schule im Ural, die er selbst als Schüler besucht hat. Ihm gefällt seine Arbeit, die Jugendlichen mögen ihn. Doch dann erhält die Schule im Februar 2022 ein Fax. Betreff: „Neue Föderalpatriotische Bildungspolitik“. Der Unterricht wird mit sofortiger Wirkung umgestellt, Inhalte zur sogenannten militärischen Spezialoperation werden integriert, die Schülerinnen und Schüler müssen patriotische Lieder und Gedichte lernen und jeden Morgen beim Fahnenappell die Nationalhymne singen.
    Pawel, genannt Pascha, muss fortan diese Veranstaltungen für das Bildungsministerium dokumentieren und die Videos als Beweis für die patriotische Pflichterfüllung der Schule nach Moskau schicken. Er wird Zeuge, wie rasant sich Unterrichtsinhalte verändern, um schon die Jüngsten politisch auf Linie zu bringen und sie auf den Kriegsdienst vorzubereiten. Pawel wagt weiterhin kleine Akte des Widerstands, doch er sieht sich zunehmend im ethischen Dilemma, welche Rolle er in diesem von Propaganda und Gewalt geprägten System selbst spielt. Er fasst schließlich den Entschluss, trotz größter persönlicher Gefahr, das Video-Material außer Landes zu schmuggeln und letztlich selbst aus Russland zu fliehen.
    Gefilmt über einen Zeitraum von zwei Jahren, erzählt der vielfach preisgekrönte Dokumentarfilm gleichermaßen humorvoll und niederschmetternd, wie das Leben im heutigen Russland aussieht, wie eine ganze Generation indoktriniert wird – und liefert einen spektakulären Einblick ins Herz der russischen Propaganda.

    Regie
    David Borenstein
    Pawel Talankin

    Land
    Dänemark

    Jahr
    2025

    #Russie #USA #Arte #cinéma #film_documentaire

  • Gardiens de la forêt - Voyages et découvertes | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/RC-024524/gardiens-de-la-foret

    Au cœur de cinq forêts primaires, de l’Amazonie à l’Océanie en passant par l’Afrique, cinq représentants des communautés autochtones s’engagent pour la protection de ces poumons verts : reboiser, lutter contre la pollution, préserver la biodiversité... À travers leur regard sensible, cette série documentaire nous invite à redonner place à leur vision du monde.

    #arbres #forêts #gardiens_de_la_forêt #communautés_autochtones

  • Contrôlé en train de jardiner pendant son arrêt maladie, ce salarié perd ses indemnités journalières
    https://www.journaldunet.com/management/ressources-humaines/1548905-rv1-jardinage-arret-maladie

    Cette histoire aurait pu arriver à n’importe qui. Début février, un salarié malade est placé en arrêt de travail pendant 10 jours. Arrêt maladie oblige, il est invité à se reposer et à s’abstenir de toute activité qui ne soit pas expressément autorisée par le médecin. Les jours passent et l’arrêt de travail approche de son terme. A 5 jours de la reprise, le salarié s’accorde une séance de jardinage. Propriétaire de vignes, il décide de les tailler. C’est à ce moment précis qu’un agent assermenté par l’Assurance Maladie arrive à son domicile.

    Contrôle surprise. L’agent constate que le salarié est en train de tailler ses vignes dans son jardin. Si l’activité n’a rien de commerciale, elle est tout de même physique et manuelle. Il fait donc un rapport. Quelques mois plus tard, le Conseil d’administration de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie décide de supprimer les indemnités journalières du salarié pour les 10 jours où il était en arrêt maladie. « Philosophiquement, un arrêt maladie doit permettre au salarié de se remettre de sa maladie. Il ne faut pas que le salarié pratique une activité qui puisse nuire à son rétablissement », explique Anthony Coursaget, avocat en droit du travail.

    Le Tribunal des affaires de Sécurité sociale de l’Hérault annule d’abord la sanction de la Caisse. Le tribunal estime que le jardinage ne peut être considéré comme un travail effectif au sens du Code du travail. Toutefois, l’Assurance Maladie ne l’entend pas de cette oreille et forme un pourvoi en cassation en invoquant la violation des textes réglementaires qui interdissent tout travail au salarié, qu’il soit rémunéré ou non.

    La Cour de cassation a donc dû trancher sur cette question de droit de la Sécurité sociale : peut-on jardiner pendant son arrêt maladie ? La Haute juridiction a rendu son verdict dans un ancien arrêt du 19 octobre 1988. Et la règne est toujours en vigueur aujourd’hui : il est absolument interdit d’effectuer une activité non autorisée pendant un arrêt de travail. La Cour précise qu’il est interdit de travailler, peu importe si l’activité est rémunérée ou non. Elle assimile directement le jardinage à une activité interdite. Elle estime que toute activité physique non autorisée peut être sanctionnée.

    Mais existe-t-il un moyen de jardiner impunément pendant un arrêt de travail ? C’est oui pour Anthony Coursaget. « Au moment de la prescription de l’arrêt, il faut demander au médecin d’écrire précisément les activités qu’il vous autorise à faire. L’autorisation doit être claire. Dans les faits, les gens n’y pensent pas car quand les arrêts sont longs ils ne savent pas précisément quelles activités ils pourraient faire. » Si cette pratique est rare, c’est le seul moyen de s’assurer de pouvoir pratiquer une activité sans risquer pour ses indemnités journalières.

    Plusieurs autres décisions de justice ont sanctionné d’autres salariés qui avaient des activités au cours d’un arrêt de travail. En octobre 2025, la Cour de cassation a validé l’obligation de rembourser ses indemnités pour un joueur de pétanque qui avait effectué 14 tournois pendant un arrêt maladie de 20 mois. Une autorisation explicite de son médecin lui aurait permis de ne pas avoir de soucis avec l’Assurance Maladie.

  • « La façon dont Trump utilise la présidence pour capter de manière flagrante de la richesse pour sa famille et lui n’a pas de précédent », selon l’historien Richard White
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/03/30/la-facon-dont-trump-utilise-la-presidence-pour-capter-de-maniere-flagrante-d

    Le retour à la Maison Blanche du milliardaire républicain rappelle l’époque des barons voleurs, au XIXᵉ siècle, lorsque des industriels bâtissaient des empires grâce à la #corruption, explique Richard White, professeur d’histoire émérite à l’université Stanford, en Californie.

    Lorsque, à l’automne 2025 Jared Kushner, le gendre de Donald Trump, a repris du service diplomatique pour son beau-père entre Israël et les pays du Golfe, tout en menant ses #affaires avec les politiques et familles régnantes de la région, bien peu se sont offusqués. De même, l’Amérique est restée indifférente, début mars, lorsque furent révélés les investissements des fils du président, Don Jr et Eric, dans des sociétés de drones susceptibles de recevoir des commandes du Pentagone. Les sommes en jeu ne sont pourtant pas minces. Les actions de Don Jr dans la société Unusual Machines, dont il est devenu conseiller à la fin de l’année 2024, et acquises pour 200 000 dollars (173 000 euros), en valent, si elles n’ont pas été revendues, 4 millions depuis que la société a décroché un contrat du Pentagone. Comme si #népotisme, conflits d’intérêts et #délits_d’initiés étaient devenus acceptables aux Etats-Unis sous Donald Trump.

    « Il y a déjà eu énormément de corruption par le passé, ce n’est pas nouveau, mais la façon dont Trump utilise la présidence pour capter de manière flagrante de la richesse pour sa famille et lui n’a pas de précédent », s’afflige Richard White, professeur d’histoire émérite à l’université Stanford (Californie) et spécialiste de la corruption au XIXe siècle. Sans cesse, l’ère Trump rappelle celle de « l’âge doré » (Gilded Age) dont le président a la nostalgie – ou plutôt « l’âge doré en toc », pour reprendre l’expression narquoise de l’écrivain Mark Twain (1835-1910), cette période d’#enrichissement et de corruption qui s’étend de la guerre de Sécession (1861-1865) au sursaut progressiste de Théodore Roosevelt (1901-1909).

    [...]

    La conquête du monde numérique et de l’intelligence artificielle a un goût de déjà-vu : elle rappelle la conquête de l’Ouest, par le chemin fer, avec l’exploitation de terres et de ressources immenses, qui va donner aux politiciens un pouvoir considérable. Cette époque de corruption et de partage fut qualifiée de « grand barbecue » par l’historien progressiste Vernon Parrington (1871-1929). « C’est exactement ce qui se produit aujourd’hui, bien que le processus soit plus sophistiqué », estime Richard White.

    Il cite le transfert vers le privé du programme spatial américain, à Elon Musk (SpaceX) et à Jeff Bezos (Blue Origin) ou le développement de toutes sortes de technologies concédées sous licence à des acteurs privés qui les utilisent pour « bâtir d’immenses fortunes privées ». « Il s’agit là de l’échec de la sphère politique – et de l’échec du peuple américain – à prendre conscience que ce qui relève du domaine public mérite une certaine préservation », accuse Richard White.

    https://justpaste.it/ndh0t

    #É-U #riches #usines_à_fric : #armement #immobilier #technologies #IA

  • Dispensé·e·s d’être malades - Les travailleur·euse·s des toutes petites entreprises (coiffure, restauration, bâtiment), des salarié·e·s jamais malades ? | Fanny Darbus et Émilie Legrand dans Actes de la recherche en sciences sociales 2021/4
    https://shs.cairn.info/revue-actes-de-la-recherche-en-sciences-sociales-2021-4-page-66

    Le paradoxe des TPE se présente dans le détail comme suit. Les enquêtes Sumer et Conditions de travail (DARES) indiquent que les salarié·e·s peu qualifié·e·s des TPE sont les plus exposé·e·s aux risques professionnels, notamment aux contraintes physiques (postures pénibles, vibrations, risques routiers) et aux cancérogènes. Si tous secteurs confondus, les salarié·e·s des TPE sont en revanche moins soumis à l’intensité du travail, aux risques organisationnels et psychosociaux, dans les trois secteurs enquêtés, les pénibilités sont omniprésentes. La nature des activités elles-mêmes et les caractéristiques de la main-d’œuvre salariée présente (ouvrier·ère·s et employé·e·s majoritairement), qui se situe en bas de la hiérarchie sociale, en fait un groupe particulièrement exposé aux risques et victime des inégalités sociales de santé.

    Ensuite, côté prévention « institutionnelle », la littérature montre le désintérêt des TPE pour les dispositifs les plus formels de prévention (depuis l’évaluation des risques jusqu’à la mise en place d’instances, de personnes ou d’équipements dédiés à la prévention), de formation et d’information sur la santé et la sécurité. [...]

    Enfin, nœud du paradoxe, les données recueillies grâce aux grandes enquêtes produites par la statistique publique indiquent que les travailleur·euse·s des TPE sont en meilleure santé que les autres : les AT/MP sont en effet moins fréquents, tout comme les arrêts de travail  ; les travailleur·euse·s de TPE se déclarent en outre en meilleure santé. L’exploitation secondaire des données tirées de l’enquête Sumer 2010 montre que plus la taille de l’établissement est réduite, plus la propension à établir un lien négatif entre le travail et la santé faiblit. Plus précisément, seuls 23 % des salarié·e·s employé·e·s dans des TPE indiquent que leur travail est plutôt mauvais pour leur santé, contre 30 % des salarié·e·s d’établissements de plus de 50 salarié·e·s. [...]

    L’enquête montre que deux logiques distinctes expliquent ce paradoxe. Minoritaire quant à la portée explicative, la première logique procède d’un effet travailleur sain [« un travailleur n’occupe un poste que si sa santé le lui permet »] présent dans les TPE. Parmi les salarié·e·s rencontré·e·s, un quart environ se déclarent en bonne santé (13 salarié·e·s sur 49), et n’ont fait mention d’aucun trouble de santé. Une seconde explication, de plus forte portée, est que la santé des salarié·e·s et dirigeant·e·s des TPE est plus dégradée que ce qu’indiquent les grandes enquêtes statistiques. Cette logique d’invisibilisation des troubles de santé vient en pratique renforcer et se cumuler à la première explication. En effet, quelle que soit la taille des entreprises, déclarer un arrêt maladie, et plus encore un AT/MP est le produit d’un processus qui transforme un trouble de santé en un objet médico-juridique. Pour que ces objets médico-juridiques se construisent, il faut que rien n’ait interrompu leur carrière, autrement dit, que toutes les étapes sociales, médicales et administratives (consulter, s’arrêter, demander une reconnaissance en maladie professionnelle, etc.) nécessaires à leur traduction aient été entreprises par le ou la travailleur·euse concerné·e et transformées favorablement (en arrêt de travail, en AT/MP) par les institutions concernées. Dans les TPE, la traduction de troubles de santé en objets médico-juridiques apparaît rare. Ces troubles de santé sont peu mentionnés, quelle que soit la gravité de ceux-ci, ou le mode de survenue – au cours ou en dehors du travail. Pourtant, à y regarder de près, ils sont omniprésents, mais comme relégués au second plan par des mécanismes plus ou moins intentionnels qui renvoient à la culture somatique modale des groupes sociaux considérés. C’est la forme de l’échange entre chercheur·e·s et enquêté·e·s qui permet la verbalisation de ces troubles de santé.

    [...]

    Certains choisissent de mentir au médecin du travail pour conserver leur employabilité, d’autant plus s’ils ou elles se déclarent habité·e·s par la « passion du métier » ou attaché·e·s à l’entreprise et à leurs collègues. Ainsi Maxime, maçon de 32 ans, souffre d’une hernie discale et a des douleurs dorsales permanentes. Il minimise ses douleurs tout au long de l’entretien, pourtant bien présentes et connues de ses collègues et de sa patronne qui s’inquiètent de son état de santé. Son activité professionnelle est contre-indiquée compte-tenu de son problème de santé et de ses douleurs. Plusieurs personnes de son entourage lui ont d’ailleurs conseillé de se réorienter, mais Maxime s’y refuse pour le moment car il ne « (se) voit pas faire autre chose, c’est un métier qui me passionne » et considère « être dans une bonne entreprise ». Pour pouvoir reprendre le travail (après un arrêt de trois mois consécutifs à son hernie discale), il expliquera avoir menti sur ses douleurs au médecin du travail : « Il me dit : “Bah comment ça va et tout ?”, bah il faut mentir un peu, parce qu’eux ils te mettraient vite fait inapte. Alors j’ai dit : “Bah ça va, j’ai plus mal”, alors que j’avais mal » (BEP maçonnerie, père menuisier, mère au foyer, salarié de l’entreprise Piveteau depuis 16 ans après y avoir été apprenti, sept salarié·e·s).

    L’évitement des diagnostics et jugements médicaux s’observe également pour les prescriptions médicamenteuses et les arrêts maladie émis par les médecins traitants.

    Au sein des TPE, les congés maladie officiels n’ont guère la cote tant côté employeur·e·s qu’employé·e·s. Les arrangements entre patron·ne·s et salarié·e·s autour de « l’encodage de l’arrêt de travail » y sont massivement privilégiés. La norme se présente ainsi : les patron·ne·s permettent à celui ou celle qui est malade/blessé·e de ne pas venir en positionnant l’absence sur un jour de congé, éventuellement échangé avec un·e collègue, arrangement auquel consentent volontiers les salarié·e·s dans la mesure où il leur évite une perte de salaire (que ce soit sur l’autel des jours de carence ou des congés sans solde). Certains anticipent la situation et vont même jusqu’à poser des jours de congés après une période de travail intense dont ils ou elles savent qu’elle va impacter leur santé.

    Ces pratiques de contournement des arrêts maladie sont rendues possibles par l’organisation du temps de travail, comme dans l’entreprise de bâtiment Piveteau, où un compte d’heures mis à jour chaque semaine permet aux salariés de demander à la patronne une demi-journée ou une journée de repos assez facilement, au nom de la récupération de ses heures. Ainsi, Romain (35 ans, maçon, BTS de paysagiste, CSP des parents inconnue, salarié de l’entreprise depuis deux ans, sept salarié·e·s) a pris une journée pour se rendre chez l’ophtalmologue après avoir reçu un éclat dans l’œil lors de travaux de démolition et s’est reposé chez lui ensuite, sans que ce ne soit comptabilisé comme un arrêt de travail (ni a fortiori comme un accident du travail). Il a simplement « pris sa journée ». De la même façon, Adrien (33 ans, BP de maçonnerie, père menuisier, mère employée, salarié de l’entreprise depuis 16 ans) a pris deux jours de repos quand il a eu la « crève » après avoir travaillé sous la pluie (il a bien été chez le médecin, a pris des médicaments mais n’a pas « fait marcher » son arrêt de travail pour éviter les trois jours de carence). Ces contournements semblent faire partie intégrante du fonctionnement de l’entreprise.

    De telles attitudes, qui reviennent à s’arrêter sans s’arrêter officiellement (et à perdre des jours de congés), contribuent à invisibiliser les problématiques de santé des salarié·e·s de TPE, qui ne sont pas comptabilisées comme telles. Cette logique ne se limite pas à l’évitement des arrêts de travail, mais se traduit de façon emblématique par le renoncement à la reconnaissance en AT (« accident du travail »)/MP (« maladie professionnelle »). Cette tendance peut être renforcée par certaines pratiques patronales qui instituent des primes pour les salarié·e·s en fonction de la fréquence des accidents constatés dans les équipes de travail, comme l’a montré Nicolas Jounin dans le cas du BTP. Il souligne qu’il est probable que de telles primes fassent baisser le nombre d’AT déclarés et de ce fait les coûts pour l’entreprise [61]. Cela conduit à une situation où les bénéficiaires théoriques du système de protection peuvent en venir à cacher les accidents dont ils ou elles sont victimes. Sans que sur notre terrain l’existence de telles primes n’aient été mentionnées, de nombreux accidents à caractère soudain ayant eu lieu à l’occasion du travail nous ont été confiés (dans la restauration glissades ou coupures impliquant suture, dans le bâtiment chute d’échelle entraînant entorse à la cheville ou côtes brisées, etc.), mais seule une minorité a fait l’objet d’une déclaration en bonne et due forme à l’administration du travail. L’évitement prévaut également en matière de demande de reconnaissance en MP. Une salariée de la coiffure rencontrée (Capucine) souffrant d’un rétrécissement du canal carpien a typiquement amorcé les démarches visant à faire reconnaître son problème comme MP avant de les abandonner en chemin après avoir pris l’avis de son employeuse.

    « Et vous allez monter un dossier de reconnaissance en maladie ?
    – Non, non. Déjà, c’est extrêmement compliqué et en plus c’est une petite entreprise et j’ai pas envie que ça retombe sur Émilie. […] Au départ je voulais faire ça parce que j’ai demandé à mon médecin. Je pensais que faire passer ça comme maladie professionnelle permettait de pas avoir à avancer les frais médicaux, que c’était pris en charge. Et je pensais pas qu’il y avait toute une partie beaucoup plus importante juridiquement, financièrement. Puis j’en ai discuté avec Émilie et avec une copine esthéticienne à qui c’est arrivé. Donc elle me dit : “Non, non, y a tout un dossier à monter avec la sécu, etc. Et puis faut pas se prendre la tête avec ça”. Ce serait un truc très grave effectivement, j’aurais eu un accident de travail je dis pas, mais là… […] Je serais dans une grande entreprise, j’aurais moins de scrupules, mais là, ça serait pas dans mon intérêt non plus de la mettre dans la merde financièrement. »

    Ces extraits mobilisent plusieurs arguments qui s’entrecroisent et justifient de ne pas engager une procédure de reconnaissance en maladie professionnelle : l’euphémisation du problème de santé, le souci de ne pas pénaliser l’entreprise et par là même son emploi, de ne pas responsabiliser et mettre en difficulté sa patronne – qu’elle dédouane au demeurant totalement de son mal, non induit, selon elle, par l’organisation du travail mais par l’activité elle-même et une fragilité individuelle (étayée par l’existence de plusieurs cas dans son environnement familial). La patronne interrogée à ce sujet renvoie, elle, cette démarche à une forme de déloyauté ou de manquement à la morale professionnelle :

    (D’un ton outré) : « Tu vois le cas-là de Capucine qui m’a demandé une reconnaissance en maladie professionnelle, moi si j’avais eu un problème de canal carpien, jamais je n’aurais demandé un papier pour que ça passe en maladie professionnelle ! ». (Émilie, 39 ans, chef d’entreprise, BP coiffure, père ouvrier, mère employée, salon d’Émilie, deux salariées)

    Ce cas limite est tout à fait emblématique de la force de ces logiques d’évitement qui, quand elles ne se nourrissent pas de formes de contournement incorporées (ce qui est rare), passent par des modes de découragement exogènes. Quels que soient les ressorts qui les sous-tendent, ces formes de contournement des arrêts et des déclarations AT/MP, ont la particularité de ne pouvoir être recensées par la statistique publique. En effet, telles que conçues par les appareils de collecte de l’enquête Emploi en continu par exemple, les causes des absences possibles sont des modalités exclusives dont l’usage sur le terrain révèlent des détournements insaisissables à la mesure.

    Placer la focale sur les TPE et en particulier celles de la restauration, de la coiffure et du bâtiment, où les pénibilités physiques se cumulent, permet de voir de façon assez nette les processus sociaux par lesquels des salarié·e·s en viennent à se soustraire aux institutions et instruments censés prendre en charge et enregistrer leurs troubles de santé. Cet article entend ainsi contribuer à contrecarrer les lectures réductionnistes qui pourraient être faites des enquêtes Sumer et Conditions de travail mais également à éclairer la manière dont les processus d’invisibilisation sont susceptibles de jouer dans d’autres groupes professionnels, travailleur·euse·s indépendant·e·s et intermittent·te·s notamment.

    En l’occurrence, c’est l’appartenance de classe et l’engagement bien particulier des membres des classes populaires dans ces petites structures de travail qui vient masquer les troubles de santé. Tout se passe comme si cumul des expositions et des atteintes à la santé allaient de pair, au sein des TPE, avec un cumul de contre-motifs de prise en charge des troubles de santé. Ainsi, l’enquête réalisée donne à voir comment l’effet de la taille de ces entreprises et de la nature des collectifs de travail renforce l’injonction à l’endurance déjà inscrite dans un ethos de la « dureté au mal » des classes populaires, associée à la nécessité d’être solidaire au sein de son groupe. Si la remise de son corps au service de l’entreprise tend à être dans les discours présentée comme un « choix » ou une « éthique » par certains, ce comportement n’est pas exempt de contraintes, ici intériorisées, ni de fatalisme. Ce rapport malheureux à sa condition, peu ou prou présent, traduit la position de domination que les salarié·e·s subissent. Si les salarié·e·s des TPE oublient leur corps au profit de l’entreprise et du patron ou de la patronne, on peut supposer que ces travailleur·euse·s cèdent aux incitations plus ou moins implicites de leur employeur·e·s plus qu’ils ou elles ne consentent. Dans un marché de l’emploi tendu où le rapport capital/travail est tout à fait défavorable aux salarié·e·s, ces dernier·ère·s se trouvent directement menacé·e·s de perdre leur capacité à négocier (des horaires, des jours de repos…) et d’être symboliquement mis en cause ou rabaissé·e·s en tant que « mauvais·e professionnel·le » (qui s’arrête, se plaint, s’écoute trop, etc.).

    Ces mécanismes s’observent ailleurs, notamment dans les grandes entreprises et plus haut dans la hiérarchie sociale. Les cadres, étudiés par exemple par Lucie Goussard ou Sébastien Stenger, valorisent des formes d’investissement intensifs au travail, endurent des rythmes et des contraintes psychosociales importantes. Les organisations valorisent les plus résistants d’entre eux. C’est la concurrence à l’intérieur des collectifs de travail plutôt que la solidarité observée dans les TPE des secteurs étudiés qui produit là de l’endurance au mal, en raison des systèmes d’évaluation et de promotion qui y prévalent. Force est tout de même de noter que ces cadres sont moins concerné·e·s par l’exposition aux douleurs et pénibilités physiques sur lesquelles porte cet article.

    Pour les salarié·e·s des TPE, accepter de tenir et venir au travail malgré ses troubles revient à participer à une économie générale de l’évitement des arrêts et plus largement de la prise en charge institutionnelle et médicale des problèmes. Tout se passe alors comme si l’endurance venait ici aussi se substituer à la bonne santé objective telle que recensée par les appareils de mesure [67]. Sur la scène du travail et à l’extérieur, les salarié·e·s des TPE sont pris dans une structure matérielle et symbolique des rapports sociaux qui les attachent à leur entreprise et à leurs membres dans la mesure où leur dépendance est tout aussi forte que leur contribution est reconnue comme indispensable, faisant de l’idée de s’arrêter pour se soigner une hantise. Ces attitudes témoignent – dans une sorte de « noblesse oblige » – d’une forme de soumission à l’ordre professionnel propre aux TPE. Mais ce mode de fonctionnement se retrouve vraisemblablement à l’échelle de tous les collectifs de travail de taille réduite « soudés » par le temps et dominés par un ethos professionnel de l’endurance, observable à l’échelle d’un atelier ou d’un service, indépendamment de la forme juridique et des effectifs globaux de l’entreprise. Dans le cas des TPE et dans les configurations qui s’en rapprochent, cette soumission fonctionne sur un mode où circule un double mensonge : tout se passe comme si les salarié·e·s « surjouaient » l’absence de troubles voire la bonne santé, les employeur·e·s « surjouant » eux la fragilité économique de leurs entreprises, afin de construire ensemble la relative bonne santé économique et relationnelle de leurs organisations.

    #travail #santé #arrêt_de_travail #accident_du_travail #maladie_professionnelle #tpe

  • Il racconto delle stragi nei quadri di #Gaetano_Porcasi

    In #via_d'Amelio la prima mostra di un progetto che può essere itinerante

    Sessantuno opere. Sessantuno opere per raccontare un pezzo di storia d’Italia, quello delle stragi che hanno segnato il Paese, condizionato democrazie e segnato profondamente le vite di tante famiglie. La pittura è quella di Gaetano Porcasi, da sempre impegnato in questo percorso artistico informativo nel mondo dell’antimafia.

    In occasione del trentatreesimo anniversario della strage di via d’Amelio ha risposto positivamente alla proposta di Salvatore Borsellino di realizzare quello che è stato un vero e proprio percorso visivo che va oltre la fotografia e che è stato esposto in via d’Amelio dal 17 al 20 luglio.
    «Per controbattere ai depistaggi istituzionali della Commissione parlamentare antimafia e di questo governo, che vorrebbe riscrivere la storia, ho voluto mettere insieme tutte le stragi che hanno insanguinato il Paese - ha detto nei giorni scorsi Salvatore Borsellino - Stragi che fanno parte di un unico percorso eversivo che ha attraversato la storia fino ad arrivare all’attuale sistema di potere che ci governa. Da Portella della Ginestra in poi, ognuna viene rappresentata attraverso un quadro con i nomi e l’eta delle vittime».

    Porcasi, con uno stile inconfondibile, ha da sempre realizzato dipinti di impegno civile.

    Borsellino lo descrive come «il pittore della memoria e della resistenza civile».

    Ed ha ragione. In questi giorni i tanti che si sono recati in via d’Amelio non hanno potuto non attraversare la mostra.

    Un pannello dopo l’altro non si può essere indifferenti di fronte a quanto avvenuto nel corso della nostra storia e la spinta non è solo ad interrogarsi, ma a divenire parte attiva verso una nuova coscienza.

    Ora che la prima mostra è stata ultimata l’obiettivo è quello di farla divenire itinerante e magari diffonderla nelle scuole, accompagnata dalla nuova pubblicazione «#Paolo_Borsellino e l’Agenda Rossa - La scia di sangue delle stragi in Italia. Mafia, eversione nera, servizi deviati e poteri infedeli», curata da Salvatore Borsellino e che ha anche la postfazione di Saverio Lodato.

    Parlando del pittore Porcasi, Borsellino scrive: «La sua arte non è solo bellezza: è denuncia, è memoria viva, è un atto d’amore verso chi ha sacrificato la propria vita per la giustizia e la verità. Con ogni tela Porcasi racconta la nostra storia più dolorosa: stragi, depistaggi, silenzi. Ma lo fa con dignità e coraggio, restituendo volto e voce a chi non c’è più. Le sue opere non decorano: parlano. Educano. Resistono. Grazie, Gaetano, per questa preziosa testimonianza».

    https://www.antimafiaduemila.com/home/mafie-news/254-focus/105783-il-racconto-delle-stragi-nei-quadri-di-gaetano-porcasi.html
    #art #mafia #anti-mafia #peinture #exposition #mémoire #histoire