• Ce que signifie l’abolition de la kafala pour les travailleurs et les travailleuses domestiques kenyanes en Arabie saoudite

    Les travailleurs et travailleuses domestiques kenyanes en Arabie saoudite subissent depuis de nombreuses années l’exploitation, le harcèlement et la violence dans le cadre du système de la kafala. Dans ce système de parrainage, la confiscation des passeports, les mauvais traitements, la servitude pour dettes et même la mort sont considérés comme des affaires privées entre le parrain et l’employé·e, ce qui est contraire aux principes du travail décent (Kalume, 2023 ; Council on Foreign Relations, s.d.).

    Le système de la kafala crée une vulnérabilité structurelle en fonctionnant en dehors du droit du travail et en concentrant le pouvoir entre les mains de « parrains » privés. La fuite est criminalisée, même lorsque la vie d’un·e travailleur/travailleuse est en danger. Les travailleurs/travailleuses sont contraint·es de mener à bien leur contrat, car les « parrains » ont déjà payé pour elles ou eux, ce qui leur laisse peu de recours lorsqu’elles ou ils fuient les abus. Beaucoup sont mort·es pour cette raison.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/12/02/ce-que-signifie-labolition-de-la-kafala-pour-l

    #international #travail #kafala #arabiesaoudite

  • Arabie saoudite. Les migrants ayant travaillé sur le chantier du métro de Riyad ont été soumis à une décennie de violations dévastatrices

    Des migrants s’étant rendus en Arabie saoudite pour travailler sur le chantier du métro de Riyad ont été forcés à payer des frais de recrutement exorbitants, ont travaillé par des températures dangereusement élevées et ont perçu des salaires pitoyables pendant une décennie caractérisée par les abus, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport rendu public mardi 18 novembre.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/06/06/arabie-saoudite-des-travailleurs-migrants-electrocutes-decapites-et-victimes-de-chutes-mortelles-au-travail/#comment-70296

    #international #arabiesaoudite

  • RSF dénonce les propos de Donald Trump sur Jamal Khashoggi et pointe la répression persistante contre les journalistes saoudiens

    Reporters sans frontières (RSF) dénonce les propos de dénigrement tenus par le président américain Donald Trump envers le journaliste du Washington Post Jamal Khashoggi, assassiné en 2018 par des agents du gouvernement saoudien, lors d’un échange avec la presse à l’occasion de la venue du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane (MBS). L’organisation rappelle que toute la lumière sur ce crime n’a toujours pas été faite dans un pays où 19 journalistes sont enfermés et où le journaliste Turki al-Jasser a été exécuté en septembre dernier.

    “Non, enlever et assassiner un journaliste de renom au sein d’ un consulat n’est pas une ‘chose’ qui arrive, quoi qu’en pense Donald Trump. La banalisation par Donald Trump de l’assassinat de Jamal Khashoggi est une illustration supplémentaire de ses attaques incessantes contre la liberté de la presse partout dans le monde. Ces propos de dénigrement viennent encourager les discours de haine de tant de prédateurs de la liberté de la presse qui ont fait des journalistes leurs cibles favorites. RSF exprime toute sa solidarité envers la famille de Jamal Khashoggi face à l’impunité criante qui entoure ce meurtre dans un pays, l’Arabie Saoudite, où les journalistes sont réprimés jusqu’à la mort : enfermé depuis des années, Turki al-Jasser a été exécuté il y a quelques mois et 19 journalistes sont toujours détenus.”
    Jonathan Dagher, Responsable du bureau Moyen-Orient de RSF

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2021/05/21/arabie-saoudite-repression-predation-dependance/#comment-70295

    #international #arabiesaoudite #usa

  • Arabie saoudite : Mettre fin aux exécutions et respecter les engagements envers les mineurs

    Déclaration conjointe de 44 ONG dont Human Rights Watch

    L’Arabie saoudite devrait mettre fin à toutes les exécutions et respecter ses engagements envers les mineurs accusés de crimes et les délinquants toxicomanes

    Les organisations soussignées sont profondément préoccupées par l’escalade alarmante des exécutions en Arabie saoudite, où les autorités ont procédé ces dernières semaines aux exécutions d’Abdullah al-Derazi, qui était mineur au moment des faits qui lui étaient reprochés, et de deux ressortissants égyptiens, Mohamed Saad et Omar Sherif, condamnés à mort pour des infractions non mortelles liées à la drogue. L’exécution d’Abdullah al-Derazi, le 20 octobre 2025, a été la 300ème exécution effectuée en Arabie saoudite cette année. Cette vague d’exécutions en cours place le royaume en passe de dépasser le record de l’année dernière, qui était de 345, ce qui ferait de 2025 l’année la plus meurtrière jamais enregistrée en matière d’exécutions dans le pays.[1] Le lendemain matin, le 21 octobre 2025, Mohamed Saad et Omar Sherif ont été exécutés à Tabouk.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/09/22/des-ong-expriment-leurs-craintes-pour-des-dizaines-de-prisonniers-egyptiens-et-des-centaines-dautres-qui-risquent-detre-executes-en-arabie-saoudite-pour-des-delits-lies-a-la-drogue/#comment-70196

    #international #arabiesaoudite

  • Arabie saoudite : Exécutions d’hommes accusés de crimes commis en tant que mineurs

    Les autorités du royaume ont exécuté 300 personnes à ce jour en 2025

    (Beyrouth) – Le 20 octobre, les autorités saoudiennes ont exécuté un homme condamné pour des crimes qu’il aurait commis alors qu’il était mineur, a déclaré aujourd’hui Human Rights Watch. Abdullah al-Derazi avait été condamné à mort après avoir été accusé de terrorisme, suite à sa participation à des manifestations et à des cortèges funéraires. Il était la 300ème personne exécutée par les autorités saoudiennes à ce jour en 2025.

    Les autorités saoudiennes ont procédé à des exécutions à un rythme sans précédent depuis le début de l’année 2025, apparemment sans respecter les normes de procédure régulière ; parmi les personnes exécutées figuraient au moins un journaliste de renom, et au moins 198 individus qui avaient été reconnus coupables d’infractions non violentes liées à la drogue. Le 21 août, les autorités ont procédé a l’exécution de Jalal al-Labbad, qui avait été visé par des chefs d’accusation similaires à celles portées contre Abdullah al-Derazi, suite à sa participation à des manifestations alors qu’il était mineur.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2021/05/21/arabie-saoudite-repression-predation-dependance/#comment-69767

    #international #arabiesaoudite

  • Régime de terreur en Arabie Saoudite : l’exécution du journaliste Turki al-Jasser exige une réponse internationale

    Reporters sans frontières (RSF) condamne fermement l’exécution du journaliste saoudien Turki al-Jasser, mis à mort le 14 juin, au terme de sept ans d’emprisonnement arbitraire. Âgé d’une quarantaine d’années, Turki al-Jasser est le premier journaliste condamné à mort et exécuté en Arabie saoudite sous le règne de Mohamed ben Salmane et le deuxième dans le monde depuis 2020, selon les données de RSF. Les alliés internationaux de Riyad doivent prendre toutes les mesures nécessaires, notamment des sanctions, afin de mettre fin au régime de terreur imposé par les autorités saoudiennes aux journalistes.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/11/28/qatar-arabie-saoudite-les-rois-du-petrole-et-leurs-esclaves/#comment-67486

    #international #arabiesaoudite

  • Arabie saoudite : Des travailleurs migrants électrocutés, décapités et victimes de chutes mortelles au travail

    Les autorités devraient agir pour empêcher les décès, rendre l’assurance-vie obligatoire, enquêter sur tout décès et indemniser les familles dans de tels cas

    En Arabie saoudite, de nombreux travailleurs migrants sont morts à la suite d’accidents du travail effroyables qui auraient pu être évités, notamment des chutes d’immeubles, des électrocutions et même des décapitations.

    Parmi les causes de décès, beaucoup sont classées à tort comme « naturelles » ; ces décès ne font pas l’objet d’une enquête et ne donnent lieu à aucune indemnisation. En cas d’accident du travail, le processus d’indemnisation est long et fastidieux.

    Les autorités saoudiennes, la FIFA et les autres employeurs devraient faire en sorte que tous les décès de travailleurs migrants, quels qu’en soient la cause perçue, l’heure et le lieu, fassent l’objet d’une enquête en bonne et due forme, et que les familles de ces travailleurs soient traitées avec dignité et reçoivent rapidement une indemnisation équitable.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/06/06/arabie-saoudite-des-travailleurs-migrants-elec

    #international #arabiesaoudite

  • Arabie saoudite. Les employées domestiques migrantes sont durement exploitées, victimes de racisme et exclues des protections du droit du travail

    Les Kenyanes embauchées comme employées de maison en Arabie saoudite endurent des conditions de travail éprouvantes, abusives et discriminatoires, qui s’apparentent souvent au travail forcé et à la traite des êtres humains, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport.

    Ce document explique que les employeurs soumettent ces femmes dans des maisons privées à des formes extrêmes d’exploitation, souvent favorisées par le racisme, et que les employées de maison continuent d’être exclues du droit du travail et des timides réformes en vigueur en Arabie saoudite.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/05/18/arabie-saoudite-les-employees-domestiques-migr

    #inernational #arabiesaoudite

  • Arabie saoudite. Vives inquiétudes pour la vie des condamnés à mort, alors que les exécutions pour des infractions à la législation sur les stupéfiants se multiplient

    Des dizaines d’hommes condamnés à mort en Arabie saoudite pour des infractions à la législation sur les stupéfiants ont peur pour leur vie, alors que les exécutions pour ce type d’infractions grimpent en flèche à travers le pays depuis quelques mois, a déclaré Amnesty International le 24 avril 2025 sur la base d’informations communiquées par des proches de détenus se trouvant dans le couloir de la mort.

    Entre janvier et avril 2025, les autorités saoudiennes ont exécuté au moins 88 prisonniers, dont 52 pour des infractions à la législation sur les stupéfiants. Il s’agit d’un bond par rapport à l’année 2024, qui avait déjà enregistré un nombre record d’exécutions : 46 personnes au total avaient été mises à mort au cours de la même période, mais aucune pour ce type d’infractions. Cette semaine, pour la seule journée du 22 avril, l’Agence de presse saoudienne a annoncé trois exécutions : deux Saoudiens pour « promotion du haschisch » et un Pakistanais pour « trafic d’héroïne ».

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/09/22/des-ong-expriment-leurs-craintes-pour-des-dizaines-de-prisonniers-egyptiens-et-des-centaines-dautres-qui-risquent-detre-executes-en-arabie-saoudite-pour-des-delits-lies-a-la-drogue/#comment-66585

    #international #arabiesaoudite

  • Arabie saoudite : Des dizaines de détenus libérés, mais les arrestations se poursuivent

    De nombreuses personnes sont toujours détenues pour avoir exercé pacifiquement leurs droits

    (Beyrouth, 7 avril 2025) – Les autorités saoudiennes ont libéré des dizaines de personnes qui avaient été condamnées à de longues peines de prison pour avoir exercé pacifiquement leurs droits, mais continuent d’emprisonner et de détenir arbitrairement de nombreuses autres personnes, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/09/22/des-ong-expriment-leurs-craintes-pour-des-dizaines-de-prisonniers-egyptiens-et-des-centaines-dautres-qui-risquent-detre-executes-en-arabie-saoudite-pour-des-delits-lies-a-la-drogue/#comment-66179

    #international #arabiesaoudite

  • ### FIFA/Arabie saoudite. Des organisations de défense des droits, des supporters de football et des syndicats expriment leur « vive préoccupation » au sujet de l’évaluation biaisée réalisée par un cabinet international d’avocats pour la Coupe du monde 2034

    Biaisée, l’évaluation en matière de droits humains de la candidature de l’Arabie saoudite à la Coupe du monde de la FIFA 2034 réalisée par AS&H Clifford Chance – qui fait partie du partenariat mondial du cabinet d’avocats londonien Clifford Chance – fait courir à la firme internationale le risque d’être liée à des atteintes aux droits humains résultant du tournoi, ont déclaré 11 organisations le 28 octobre 2024.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2021/05/21/arabie-saoudite-repression-predation-dependance/#comment-62816

    #international #arabiesaoudite #fifa

  • Des ONG expriment leurs craintes pour des dizaines de prisonniers égyptiens et des centaines d’autres qui risquent d’être exécutés en Arabie Saoudite pour des délits liés à la drogue

    Nous, les organisations soussignées, craignons sérieusement pour la vie de centaines de prisonniers menacés d’exécution imminente en Arabie Saoudite pour des accusations liées à la drogue, dont 33 Egyptiens détenus dans une seule aile de la prison de Tabuk. Ces hommes vivent dans un état de terreur, car le nombre d’exécutions pour de tels délits a augmenté au cours des deux derniers mois. Huit hommes ont déjà été exécutés pour des délits liés à la drogue à Tabuk cette année, et 42 dans l’ensemble du pays, dont trois Egyptiens.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/09/22/des-ong-expriment-leurs-craintes-pour-des-diza

    #international #arabiesaoudite

  • Au large du Yémen, le naufrage d’un navire transportant des migrants fait 13 morts et 14 disparus
    https://www.lemonde.fr/international/article/2024/08/25/au-large-du-yemen-le-naufrage-d-un-navire-transportant-des-migrants-fait-13-

    Au large du Yémen, le naufrage d’un navire transportant des migrants fait 13 morts et 14 disparus
    Le Monde avec AFP
    Il s’agit de la dernière catastrophe en date sur la périlleuse route migratoire en provenance d’Afrique. Un bateau à bord duquel se trouvaient des migrants a coulé au large du Yémen en début de semaine, faisant treize morts et quatorze disparus, a annoncé l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), une agence des Nations unies, dimanche 25 août.
    « Treize personnes ont tragiquement perdu la vie et quatorze autres sont portées disparues après le chavirement d’un bateau au large des côtes du gouvernorat de Taëz, au Yémen, mardi », a-t-elle fait savoir, précisant que le bateau, parti de Djibouti, transportait vingt-cinq migrants éthiopiens et deux ressortissants yéménites.
    Onze hommes et deux femmes sont morts, alors que les opérations de recherche se poursuivent pour retrouver les disparus, dont le capitaine yéménite et son assistant, a par ailleurs fait savoir l’OIM, notant que la cause du naufrage n’était toujours pas établie.
    « Cette nouvelle tragédie nous rappelle brutalement les dangers auxquels sont confrontés les migrants sur cette route », a déclaré Matt Huber, chef de mission par intérim de l’OIM au Yémen. Chaque année, des dizaines de milliers de migrants de la Corne de l’Afrique traversent la mer Rouge pour tenter d’atteindre les riches Etats pétroliers du Golfe, fuyant les conflits, les catastrophes naturelles ou les mauvaises perspectives économiques.L’OIM a enregistré plus de 97 200 arrivées de migrants au Yémen en 2023, dépassant ainsi les chiffres de l’année précédente. D’autres naufrages étaient survenus au large du Yémen en juin et en juillet. Les migrants qui parviennent à gagner le Yémen sont souvent confrontés à d’autres menaces pour leur sécurité dans ce pays le plus pauvre de la péninsule Arabique, en proie à une guerre civile depuis près de dix ans. La plupart tentent de rejoindre l’Arabie saoudite et d’autres pays arabes du Golfe où ils pourront travailler comme ouvriers ou employés de maison.

    #Covid-19#migrant#migration#yemen#merrouge#routemigratoire#arabiesaoudite#djibouti#ethiopie#migrationirreguliere#sante#mortalite

  • L’enfer des domestiques africaines au Moyen-Orient : « Je ne vois pas en quoi envoyer nos filles en esclavage serait un progrès »
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2024/07/17/l-enfer-des-domestiques-africaines-au-moyen-orient-je-ne-vois-pas-en-quoi-en

    L’enfer des domestiques africaines au Moyen-Orient : « Je ne vois pas en quoi envoyer nos filles en esclavage serait un progrès »
    Par Noé Hochet-Bodin (Nairobi, correspondance) et Coralie Pierret (Bukavu, correspondance)
    C’est le premier procès du genre au Kenya. Douze femmes en colère, dont Mediatricks Khasandi, 34 ans, y dénoncent depuis plus d’un an un « trafic d’êtres humains » et des faits d’« esclavage moderne ». Comme des millions d’autres, elles ont été employées en tant que domestiques au Moyen-Orient, y ont été victimes d’abus physiques ou sexuels et s’estiment abandonnées par leur pays. Devant un tribunal de Nairobi, elles se dressent désormais face aux autorités kényanes, qui, selon les plaignantes, ne les ont ni informées, ni protégées des risques encourus.
    Lorsque Mediatricks Khasandi atterrit à Tabouk, en Arabie saoudite, fin 2019, cette femme de ménage voit là une chance de quintupler son salaire. « J’étais en confiance, j’avais même un document signé et tamponné par le gouvernement kényan, qu’on appelle un contrat de service étranger », dit-elle. Son expérience tourne rapidement au cauchemar. Seule domestique pour une famille de 17 personnes, elle travaille jusqu’à vingt heures par jour. Son passeport lui est confisqué et son employeur la menace d’un couteau le jour où, malade, elle demande à être emmenée à l’hôpital.
    Et lorsqu’elle se tourne vers les services consulaires de son pays pour solliciter un rapatriement ? « Le responsable de l’ambassade m’a insultée au téléphone, il m’a dit que les femmes stupides comme moi devaient retourner au travail, se taire et payer leurs dettes », se remémore-t-elle. L’échange téléphonique, que Mediatricks Khasandi a enregistré, est l’une des pièces à conviction du procès.
    Les témoignages des autres plaignantes font tous état du refus systématique des autorités kényanes de leur porter assistance. La porte de l’ambassade à Riyad leur est restée fermée alors même que l’Arabie saoudite est un mouroir pour ces femmes : 183 Kényanes y sont mortes depuis 2021. Interpellé, le ministère kényan du travail se targue d’y avoir construit un abri d’urgence pour les femmes en situation de détresse. « C’est un mensonge, il n’y a ni refuge, ni maison sécurisée, ni protection… ni en Arabie saoudite, ni ailleurs au Moyen-Orient », affirme John Mwariri, l’avocat des plaignantes à Nairobi.
    Le Kenya, à l’instar d’autres nations africaines (Ethiopie, Sierra Leone, Burundi, Malawi), multiplie les accords bilatéraux de travail (ABT) avec les pays du Golfe. Ceux-ci visent à réglementer la mobilité d’une main-d’œuvre principalement composée de travailleuses domestiques. Elles sont plus de 6,6 millions au Moyen-Orient, venues principalement d’Asie et d’Afrique, selon l’Organisation internationale du travail (OIT). Les ABT doivent en théorie leur apporter une meilleure protection, alors que beaucoup rejoignent le Golfe via des réseaux de contrebande.
    En octobre 2023, de retour d’une visite à Riyad, le président kényan, William Ruto, avait annoncé la création de 350 000 emplois dans le royaume pour ses concitoyens. « Les autorités saoudiennes disent que les Kényans travaillent plus dur que les autres ! », ne manquait-il pas de rappeler. Le chef de l’Etat projette d’exporter 5 000 travailleurs par semaine « pour qu’ils rapportent de l’argent », alors que l’Arabie saoudite représente la seconde source d’entrée de devises étrangères au Kenya.
    Le Burundi s’est également mis d’accord en 2021 avec l’Arabie saoudite, puis en 2023 avec le Qatar, pour l’exportation de sa main-d’œuvre. Le ministère des affaires étrangères assure sur son site Internet que ce cadre institutionnel permet « une protection légale et sociale […] de la jeunesse, qui représente 60 % de la population ». L’Ethiopie a signé un accord similaire en avril 2023 avec Riyad pour l’accueil d’un demi-million d’employés. L’Arabie saoudite, comme les autres Etats de la région, n’a pourtant pas ratifié la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille.
    Dans les pays de départ, ces programmes sont gérés au sommet de l’Etat, qui les présente comme une façon de combattre le chômage mais aussi d’augmenter les entrées de devises étrangères. « Je ne vois pas en quoi envoyer nos filles en esclavage peut être considéré comme un progrès », rétorque l’Ethiopienne Banchi Yimer, qui fut employée comme domestique au Liban de 2011 à 2018. A son retour, elle a créé une association, Egna Legna Besidet, qui combat la « kafala », un système qui fait des domestiques la propriété de leur « parrain » et les exclut des dispositions du droit du travail local. Très souvent, leur passeport est confisqué dès leur arrivée. « Tant que la kafala ne sera pas abolie, cela restera de l’esclavage moderne », dit Banchi Yimer. Comme elle, plusieurs associations de défense des droits humains accusent leur gouvernement de considérer l’exportation de leur force de travail comme une façon de développer un marché lucratif et peu réglementé, quitte à sacrifier les droits de leurs citoyens dans la péninsule Arabique.
    Au Burundi, certaines agences de recrutement, dont l’agrément est délivré par l’Etat, sont accusées d’avoir abusé leurs clientes, notamment « en cas de rupture anticipée du contrat », raconte Espérance (son prénom a été changé). La jeune femme, rachitique, sort tout juste de l’hôpital. Avant de partir pour le royaume saoudien, en juillet 2023, elle pesait 69 kg ; elle en fait presque 30 de moins aujourd’hui. « A mon retour à Bujumbura, je ne tenais pas debout », dit-elle. Rapatriée pour raisons sanitaires avec le soutien financier de son employeur, elle n’a pas pu finir sa période d’essai de trois mois. Les agents qui l’avaient envoyée lui ont aussitôt réclamé le remboursement des « frais engagés », soit 12 millions de francs burundais (environ 3 800 euros).
    Selon le rapport 2024 du département d’Etat américain sur le trafic de personnes, des « efforts » ont été faits par le Burundi pour se mettre en conformité avec les normes internationales. Mais la situation demeure préoccupante. D’après ce document, des agents continuent de toucher des commissions et des fonctionnaires restent impliqués dans ce trafic, notamment au commissariat général à la migration, une division du ministère de l’intérieur. Contactées par Le Monde, les autorités burundaises n’ont pas donné suite à nos demandes d’entretien.
    Dans ce pays dirigé par le général et ex-rebelle Evariste Ndayishimiye, où 62 % de la population vit avec moins de 2 dollars par jour, les victimes sont réduites au silence. « Certaines d’entre nous ont été jetées en prison », déplore Espérance. La justice ne s’est jamais saisie de ces abus et les conflits avec les 21 agences accréditées, selon un décompte du département d’Etat américain, sont réglés à l’amiable. D’autant que les recruteurs embauchent souvent des mères isolées. « Le cadre légal au Burundi est à saluer, mais il y a toujours des problèmes comme la disponibilité tardive des visas, alors que les candidates ont contracté des dettes pour obtenir un passeport. Cela les fragilise et certaines doutent de l’efficacité de ceux qui les sélectionnent », estime Prime Mbarubukeye, le président de l’Observatoire national pour la lutte contre la criminalité transnationale (ONLCT).
    Au Kenya aussi, la fiabilité de certaines agences de recrutement est mise en cause. « Elles sont détenues par des hommes politiques, sont corrompues, et bénéficient de la complicité de l’Etat », accuse l’avocat John Mwariri, selon qui 35 % d’entre elles fonctionnent sans licence. « A peine les identifie-t-on qu’elles disparaissent, changeant de nom et d’adresse », indique-t-il, conscient de son incapacité à les traduire en justice. Pour l’Etat, « il s’agit avant tout d’une question d’argent », poursuit-il. « Les gouvernements africains doivent absolument s’abstenir d’encourager leurs populations à émigrer dans le Golfe », plaide Ekaterina Sivolobova, directrice de l’organisation de défense des travailleurs Do Bold : « L’Ethiopie prend une part active dans le recrutement et la formation de domestiques vers l’Arabie saoudite. C’est irresponsable car les autorités éthiopiennes connaissent les conditions de travail et leur vulnérabilité dans le royaume. » De même, le nouvel ABT entre le Liban et l’Ethiopie, en 2023, ne comprend ni clauses de salaire minimum, ni mécanismes de lutte contre la confiscation de passeport – et donc la « kafala ».
    Pis, le gouvernement éthiopien mobilise ses ressources au service de ces programmes, quitte à s’arranger parfois avec la vérité. Sur les réseaux sociaux, plus d’une centaine de comptes du gouvernement, des autorités régionales et du parti au pouvoir en font la promotion. Le budget de l’Etat est mis à disposition pour le recrutement, la formation et l’envoi d’un demi-million de domestiques en Arabie saoudite. En avril 2023, un message Facebook du ministère du travail prétendait avoir « éliminé le système de la kafala ». Un mensonge. Une autre annonce, émanant d’une région du sud de l’Ethiopie, promettait un salaire mensuel de 2 200 dollars alors que les domestiques touchent en réalité moins de 1 000 dollars par mois. L’Arabie saoudite est loin d’être un cadre de travail apaisé pour les travailleurs éthiopiens. Depuis avril, 70 000 d’entre eux ont été rapatriés par leur gouvernement et les Nations unies. Un rapport de Human Rights Watch (HRW) de 2023 faisait état d’exécutions de centaines de migrants éthiopiens par les gardes-frontières saoudiens, évoquant de potentiels « crimes contre l’humanité ».
    Plus récemment, le Malawi n’a pas hésité à mettre ses ressortissants physiquement en danger. Depuis novembre 2023, des centaines de Malawites ont été envoyés en Israël dans le cadre d’un programme gouvernemental d’expatriation de main-d’œuvre, pour travailler dans des fermes abandonnées par les employés agricoles depuis le conflit à Gaza. Douze d’entre eux ont été expulsés par l’Etat hébreu, début mai, pour avoir déserté les vergers israéliens.

    #Covid-19#migrant#migration#burundi#ethiopie#arabiesaoudite#israel#kenya#moyenorient#domestique#economie#malawi#droit#rapatriement#sante

  • COVID-19 : le Togo va dépister tous les pélerins de retour du Hajj | TV5MONDE - Informations
    https://information.tv5monde.com/afrique/covid-19-le-togo-va-depister-tous-les-pelerins-de-retour-du-ha

    COVID-19 : le Togo va dépister tous les pélerins de retour du Hajj
    Après la mort de nombreux fidèles lors du pélérinage , les autorités de Lomé ont pris la décision de procéder au « dépistage systématique de Covid-19 » chez tous les pèlerins togolais revenus de La Mecque. Une mesure que le Sénégal a prise le 24 juin.
    TV5MONDE
    En plus d’un test de dépistage, les pèlerins de retour au Togo devront « limiter les contacts, porter des masques, se laver régulièrement les mains, éviter les rassemblements pendant les 10 jours suivant leur retour », a détaillé le gouvernement togolais dans un communiqué du 28 juin.Quelque 1,8 million de pèlerins se sont rendus cette année en Arabie saoudite pour le grand pèlerinage annuel et les autorités saoudiennes ont fait état d’un bilan de 1.300 décès dus, selon elles, à la chaleur.Les rituels se sont déroulés sous des températures très élevées, qui ont atteint 51,8 degrés Celsius à la Grande Mosquée de La Mecque, la ville la plus sainte de l’islam dans l’ouest de l’Arabie saoudite. Mais certains observateurs estiment qu’un certain nombre de ces décès ont pour cause une maladie à syndrome respiratoire comme le Covid-19.
    En début de semaine, les autorités sénégalaises ont évoqué « une épidémie de type respiratoire ». ELles ont mis en place des tests de dépistage volontaire du Covid-19 et réimposé le port du masque à l’aéroport international à l’arrivée des pèlerins."Des décès ont été enregistrés au cours du hajj 2024, dont certains dans un contexte de détresse respiratoire et de déshydratation", ont indiqué les autorités togolaises dans leur communiqué."Des cas de Covid-19 et d’autres maladies respiratoires ont été détectés chez des pèlerins dans la sous-région de retour dans leur pays", ont-elles ajouté.
    Avec une population de près de 8 millions d’habitants, dont 47% de chrétiens, 33% d’animistes et 18% de musulmans, ce petit pays d’Afrique de l’ouest a envoyé quelque 2.500 pèlerins pour le hajj traditionnel à La Mecque cette année.Les pèlerins, partis début juin, doivent rentrer au Togo entre samedi et le 3 juillet grâce à des vols affrétés spécialement par le gouvernement.

    #Covid-19#migrant#migration#togo#lamecque#arabiesaoudite#pelerinage#sante#depistage

  • Au large du Yémen, au moins 49 migrants sont morts après le naufrage d’un bateau
    https://www.lemonde.fr/international/article/2024/06/11/au-large-du-yemen-au-moins-49-migrants-sont-morts-apres-le-naufrage-d-un-bat

    Au large du Yémen, au moins 49 migrants sont morts après le naufrage d’un bateau
    Le Monde avec AFP
    Une nouvelle catastrophe est survenue au large des côtes du Yémen, lundi 10 mai, après le naufrage d’un bateau transportant plus de 200 migrants. « Un bateau transportant 260 migrants a coulé hier. 39 morts, 150 disparus, 71 survivants », a déploré mardi l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), sur son compte X, qui n’a pas précisé la nationalité des victimes. Ce bilan a ensuite été réévalué à 49 victimes.
    Chaque année, des dizaines de milliers de migrants de la Corne de l’Afrique empruntent la « route de l’Est », qui traverse la mer Rouge, pour tenter d’atteindre les pays du Golfe riches en pétrole, fuyant les conflits, les catastrophes naturelles et les perspectives économiques médiocres dans leur pays. Selon l’OIM, au moins 1 350 migrants sont morts sur la « route de l’Est » depuis 2014 et sans compter cette année.
    Les migrants qui parviennent à atteindre le Yémen sont souvent confrontés à d’autres menaces pour leur sécurité, étant donné que le pays le plus pauvre de la péninsule arabique est en proie à une guerre civile depuis près de dix ans. La plupart de ces exilés tentent de rejoindre l’Arabie saoudite et d’autres pays du Golfe où ils peuvent trouver des emplois d’ouvrier ou d’employé de maison.
    En août, l’ONG Human Rights Watch (HRW) a accusé les gardes-frontières saoudiens d’avoir tué « des centaines » d’Ethiopiens qui tentaient de pénétrer dans le royaume du Golfe depuis le Yémen de mars 2022 à juin 2023. Ryad s’était défendu, en qualifiant d’« infondées » ces accusations. En avril, deux bateaux ont fait naufrage au large des côtes de Djibouti à deux semaines d’intervalle, faisant des dizaines de morts.

    #Covid-19#migrant#migration#djibouti#yemen#ethiopie#arabiesaoudite#routemigratoire#OIM#corneafrique#mortalite#sante

  • Migrants tués en Arabie saoudite : l’Ethiopie annonce une enquête conjointe
    https://www.lemonde.fr/international/article/2023/08/22/migrants-tues-en-arabie-saoudite-l-ethiopie-annonce-une-enquete-conjointe_61

    Migrants tués en Arabie saoudite : l’Ethiopie annonce une enquête conjointe
    L’Arabie saoudite, elle, conteste les conclusions d’un rapport affirmant que ses gardes-frontières auraient tué des « centaines » de migrants éthiopiens.
    Le Monde avec AFP
    Le gouvernement éthiopien a annoncé, mardi 22 août, qu’il allait mener une enquête conjointe avec l’Arabie saoudite, après la publication, la veille, d’un rapport de Human Rights Watch (HRW) accusant des gardes-frontières saoudiens d’avoir tué des « centaines » de migrants éthiopiens entre mars 2022 et juin 2023. « Le gouvernement éthiopien enquêtera rapidement sur l’incident en collaboration avec les autorités saoudiennes », a annoncé le ministère des affaires étrangères dans un communiqué publié sur le réseau social X (anciennement Twitter). « A ce stade critique, il est fortement recommandé de faire preuve de la plus grande retenue et de ne pas faire de déclarations inutiles jusqu’à ce que l’enquête soit terminée », ajoute le ministère, assurant que « les deux pays, malgré cette malheureuse tragédie, entretiennent d’excellentes relations de longue date ». Dans son rapport, l’ONG affirme que les gardes-frontières saoudiens ont tué des « centaines » de migrants éthiopiens qui tentaient de pénétrer dans la riche monarchie du Golfe via la frontière avec le Yémen, entre mars 2022 et juin 2023.
    Les autorités saoudiennes contestent les faits rapportés par l’ONG. Une source gouvernementale a affirmé à l’Agence France-Presse (AFP) que ceux-ci sont « infondés et ne reposent pas sur des sources fiables ». « La France suit étroitement le respect des droits de l’homme en Arabie saoudite et au Yémen », souligne le ministère des affaires étrangères français dans une déclaration à l’AFP. « Nous abordons ces questions avec les autorités saoudiennes, y compris au plus haut niveau, et les appelons au respect du droit international et à la protection des populations civiles », a ajouté le Quai d’Orsay.Peter Stano, porte-parole du chef de la diplomatie de l’Union européenne, Josep Borrell, a salué mardi « l’annonce par le gouvernement éthiopien d’une enquête conjointement avec les autorités d’Arabie saoudite » à la suite de ces accusations qui suscitent l’« inquiétude ». « Nous soulèverons cette question avec les autorités d’Arabie saoudite et aussi avec les autorités houthistes de facto au Yémen », a ajouté M. Stano, lors d’un point presse à Bruxelles. Les Etats-Unis, partenaires de longue date de la monarchie du Golfe, ont également appelé à l’ouverture d’une enquête. « Nous avons fait part de nos inquiétudes concernant ces allégations au gouvernement saoudien », a précisé un porte-parole du département d’Etat. « Nous appelons les autorités saoudiennes à conduire une enquête approfondie et transparente et à respecter leurs obligations en vertu du droit international », a-t-il ajouté.Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l’ONU, a par ailleurs jugé le rapport de HRW « très inquiétant ». « Je sais que notre bureau des droits humains est au courant de la situation et a eu des contacts [sur place], mais il est très difficile pour lui de confirmer la situation à la frontière », a-t-il déclaré.
    Le rapport s’appuie sur des entretiens avec trente-huit migrants éthiopiens qui ont tenté de passer en Arabie saoudite via le Yémen, sur des images satellites, des vidéos et des photos publiées sur les réseaux sociaux « ou recueillies auprès d’autres sources ». Les personnes interrogées ont parlé d’« armes explosives » et de tirs à bout portant, les gardes-frontières saoudiens demandant aux Ethiopiens « sur quelle partie de leur corps ils préféreraient que l’on tire ». Ces migrants racontent des scènes d’horreur : « Femmes, hommes et enfants éparpillés dans le paysage montagneux, gravement blessés, démembrés ou déjà morts », relate HRW.« Ils nous tiraient dessus, c’était comme une pluie » de balles, témoigne une femme de 20 ans, originaire de la région éthiopienne d’Oromia, citée par l’ONG. « J’ai vu un homme appeler à l’aide, il avait perdu ses deux jambes », mais, raconte-t-elle, « on n’a pas pu l’aider parce qu’on courait pour sauver nos propres vies ». HRW appelle Riyad à « cesser immédiatement » le recours à la force meurtrière contre des migrants et demandeurs d’asile, exhortant l’ONU à enquêter sur ces allégations. Des centaines de milliers d’Ethiopiens travaillent en Arabie saoudite, empruntant parfois la « route de l’Est » reliant la Corne de l’Afrique au Golfe, en passant par le Yémen, pays pauvre et en guerre depuis plus de huit ans.

    #Covid-19#migrant#migration#arabiesaoudite#yemen#ethiopie#frontiere#mortalite#ONU#droit#violence#asile#routemigratoire#corneafrique#postcovid

  • Des « centaines » de migrants éthiopiens tués par les garde-frontières saoudiens, selon Human Rights Watch
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2023/08/21/des-centaines-de-migrants-ethiopiens-tues-par-les-garde-frontieres-saoudiens

    Des « centaines » de migrants éthiopiens tués par les garde-frontières saoudiens, selon Human Rights Watch
    L’ONG de défense des droits humains s’appuie sur des témoignages, des images satellites, des vidéos et des photos publiées sur les réseaux sociaux.
    Le Monde avec AFP
    Les garde-frontières saoudiens ont tué depuis 2022 des « centaines » de migrants éthiopiens qui tentaient de pénétrer dans la riche monarchie du golfe Persique passant par sa frontière avec le Yémen, a dénoncé, lundi 21 août, l’ONG de défense des droits humains Human Rights Watch (HRW).
    Des centaines de milliers d’Ethiopiens travaillent en Arabie saoudite, empruntant parfois la « route de l’Est » reliant la Corne de l’Afrique au Golfe, en passant par le Yémen, pays pauvre et en guerre depuis plus de huit ans. « Les autorités saoudiennes tuent des centaines de migrants et de demandeurs d’asile dans cette zone frontalière reculée, à l’abri du regard du reste du monde », a déclaré dans un communiqué Nadia Hardman, spécialiste des migrations à HRW. Les « milliards dépensés » dans le sport et le divertissement « pour améliorer l’image de l’Arabie saoudite » ne devraient pas détourner l’attention de « ces crimes horribles », a-t-elle fustigé. Les ONG accusent régulièrement Riyad d’investir dans les grands événements sportifs et culturels pour « détourner l’attention » des graves violations des droits humains et de la crise humanitaire au Yémen où l’armée saoudienne est impliquée. Le meurtre « généralisé et systématique » des migrants éthiopiens pourrait même constituer un crime contre l’humanité, estime l’ONG. Des experts de l’ONU ont fait état d’« allégations préoccupantes » selon lesquelles « des tirs d’artillerie transfrontaliers et des tirs d’armes légères par les forces de sécurité saoudiennes ont tué environ 430 migrants » dans le sud de l’Arabie saoudite et le nord du Yémen durant les quatre premiers mois de 2022. Le nord du Yémen est largement contrôlé par les Houthis, des rebelles que les Saoudiens combattent depuis 2015 en soutien aux forces pro-gouvernementales. HRW s’appuie sur des entretiens avec 38 migrants éthiopiens qui ont tenté de passer en Arabie saoudite depuis le Yémen, sur des images satellites, des vidéos et des photos publiées sur les réseaux sociaux « ou recueillies auprès d’autres sources ».
    Les personnes interrogées ont parlé d’« armes explosives » et de tirs à bout portant, les garde-frontières saoudiens demandant aux Ethiopiens « sur quelle partie de leur corps ils préféreraient que l’on tire ». Ces migrants racontent des scènes d’horreur : « Femmes, hommes et enfants éparpillés dans le paysage montagneux, gravement blessés, démembrés ou déjà morts », relate HRW. « Ils nous tiraient dessus, c’était comme une pluie » de balles, témoigne une femme de 20 ans, originaire de la région éthiopienne d’Oromia, citée par l’ONG. « J’ai vu un homme appeler à l’aide, il avait perdu ses deux jambes », mais, raconte-t-elle, « on n’a pas pu l’aider parce qu’on courait pour sauver nos propres vies ». HRW appelle Riyad à « cesser immédiatement » le recours à la force meurtrière contre des migrants et demandeurs d’asile, exhortant l’ONU à enquêter sur ces allégations.

    #Covid-19#migrant#migration#arabiesaoudite#yemen#afrique#ONU#ONG#droitshumains#violence#mortalite#routemigratoire#cornedeafrique#crisehumanitaire#frontiere#postcovid

  • Des centaines de milliers de pèlerins présents au premier jour du hadj à La Mecque
    https://www.lemonde.fr/religions/article/2023/06/25/des-centaines-de-milliers-de-pelerins-presents-au-premier-jour-du-hadj-a-la-

    Des centaines de milliers de pèlerins présents au premier jour du hadj à La Mecque
    Après trois ans de limitation du nombre de participants en raison de la crise sanitaire, plus de deux millions de pèlerins sont attendus cette année en Arabie saoudite dans la ville sacrée de l’islam.
    Le Monde avec AFP
    Publié le 25 juin 2023 à 10h49, modifié le 25 juin 2023 à 11h00
    Sous une chaleur écrasante, le hadj a débuté dimanche 25 juin à La Mecque avec des centaines de milliers de musulmans, le premier pèlerinage avec autant de fidèles dans le royaume saoudien que lors des années ayant précédé la pandémie de Covid-19.Plus de deux millions de pèlerins, venus de 160 pays, sont attendus cette année dans la ville la plus sacrée de l’islam, dans l’ouest de l’Arabie saoudite, après trois ans de limitation du nombre de participants en raison de la crise sanitaire. Au cœur de la Grande Mosquée de La Mecque, les fidèles ont commencé samedi à effectuer le tawaf, soit les processions autour de la Kaaba, une grande structure cubique drapée d’un tissu noir brodé d’or, vers laquelle les musulmans du monde entier se tournent pour la prière.
    Un des cinq piliers de l’islam, le hadj doit être accompli au moins une fois dans la vie d’un musulman pratiquant qui en a les moyens. Il consiste en une série de rites religieux accomplis pendant plusieurs jours dans la ville sainte et ses environs.Les pèlerins se rendront dimanche soir à Mina, à environ 5 kilomètres de la Grande Mosquée, avant le rite principal au mont Arafat, où le prophète Mahomet aurait prononcé son dernier sermon.
    L’accueil des deux principaux pèlerinages musulmans, le hadj et l’omra (petit pèlerinage), confère du prestige et une légitimité aux dirigeants saoudiens. (...)
    Le hadj, qui coûte au moins 5 000 dollars par personne, est une importante source de revenus pour le premier exportateur mondial de pétrole, qui tente de diversifier son économie. Avant la pandémie de Covid-19, il rapportait plusieurs milliards de dollars par an. Les autorités espèrent cette année se rapprocher du seuil des 2,5 millions de pèlerins atteint en 2019, après avoir accueilli 926 000 visiteurs en 2022. En 2020 et 2021, au plus fort de la crise sanitaire, quelques milliers de personnes seulement avaient été admises.C’est aussi l’occasion, pour les autorités saoudiennes, de montrer des signes d’ouverture dans le royaume ultraconservateur, face aux nombreuses accusations de violation des droits humains. Ainsi, depuis 2021, l’Arabie saoudite autorise les femmes à faire le pèlerinage sans être accompagnées d’un tuteur masculin. Parallèlement, en août 2022, la justice saoudienne condamnait la jeune doctorante en médecine Salma Al-Chehab à trente-quatre ans de prison pour avoir partagé des messages en faveur des droits des femmes.

    #Covid-19#migrant#migration#postcovid#arabiesaoudite#mecque#pelerinage#islam#sante

  • VintageArab @vintagearabe
    10:19 PM · 29 janv. 2023 | https://twitter.com/vintagearabe/status/1619807580775411713
    Elle a dit non. Après de nombreuses rumeurs contradictoires, c’est confirmé : Fayrouz a refusé de chanter en Arabie Saoudite, sur demande pressante de MBS. Il y a des choses qui ne s’achètent pas. La seule royauté unanimement reconnu dans le monde arabe étant sa musique.
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    Catherine Colonna @MinColonna 2 févr. 2023 [ Ministre française des Affaires Etrangères https://twitter.com/MinColonna/status/1621045062472982528
    Lors de l’audience que m’a accordée SAR le Prince Mohammed bin Salman, j’ai souligné l’engagement de la France à approfondir ses relations avec l’#ArabieSaoudite dans tous les domaines et à œuvrer avec elle à la stabilité de la région. Partenariat historique et d’avenir.
    #FranceDiplo

  • Qatar-Arabie saoudite. « Les rois du pétrole et leurs esclaves »

    Entretien avec Quentin Müller conduit par Guy Zurkinden

    A travers une soixantaine de témoignages – de l’ouvrier construisant les stades du Mondial à la domestique œuvrant dans les foyers saoudiens ou qataris, en passant par des agents de sécurité, des employé·e·s de restaurant ou encore des mercenaires envoyés guerroyer, parfois de force, en Libye ou au Yémen pour le compte des Etats du Golfe – un ouvrage saisissant Les esclaves de l’homme-pétrole [1] donne la parole aux esclaves modernes dont le travail forcé a permis l’organisation de la Coupe du Monde au Qatar – et sur lequel est bâtie la « prospérité » de l’ensemble des Etats du Golfe.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/11/28/qatar-arabie-saoudite-les-rois-du-petrole-et-l

    #international #qatar #arabiesaoudite

  • Confusion sur l’organisation du pèlerinage à La Mecque
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2022/06/13/confusion-sur-l-organisation-du-pelerinage-a-la-mecque_6130038_3224.html

    Confusion sur l’organisation du pèlerinage à La Mecque
    Une nouvelle procédure d’obtention des visas, mise en place par l’Arabie saoudite, sème le désarroi parmi les candidats au départ et les acteurs français de cette prescription rituelle.
    Par Cécile Chambraud
    Publié hier à 01h55, mis à jour hier à 09h37
    Après deux ans de suspension en raison de la pandémie de Covid-19, les autorités saoudiennes ont rouvert les portes du royaume aux musulmans étrangers pour le grand pèlerinage à La Mecque, qui aura lieu cette année du 7 au 12 juillet. Mais à moins d’un mois du début de l’événement, une nouvelle procédure d’obtention des visas, mise en place par le pays hôte, sème la confusion et le désarroi parmi les candidats au départ et les acteurs français de cette prescription rituelle, que les musulmans qui en ont les moyens doivent accomplir une fois dans leur vie. Elle désorganise le fonctionnement habituel – d’ailleurs passablement opaque – du marché du hadj (aussi appelé « grand pèlerinage »). Déjà fragilisées par deux années de disette liées à la situation sanitaire, certaines des agences de voyages françaises spécialisées craignent de devoir mettre la clé sous la porte.
    Comme l’a révélé le site d’information SaphirNews, le ministère saoudien du hadj a en effet annoncé, lundi 6 juin, que, désormais, pour espérer obtenir un visa spécifique, les candidats au grand pèlerinage établis en Europe, en Amérique et en Australie (dans les pays musulmans, la régulation appartient aux pouvoirs publics) devraient obligatoirement passer par une plate-forme numérique unique, Motawif.
    Après une semaine de flottement, les inscriptions en ligne ont ouvert vendredi 10 juin dans la soirée, pour trois jours. Pour faire acte de candidature, il faut avoir moins de 65 ans et posséder un schéma vaccinal complet contre le Covid-19. Dès mardi 14 juin, un tirage au sort déterminera qui, parmi les inscrits, aura droit à un visa. Au nombre d’environ 9 200 cette année pour la France, les places sont plus rares qu’avant la pandémie, où le nombre de visas accordés oscillait entre 22 000 et 25 000. Il s’agit d’un changement de logique. Jusqu’à présent, les visas étaient accordés par les autorités saoudiennes par le biais des agences de voyages, pourvu que celles-ci aient obtenu un agrément, renouvelable chaque année auprès des autorités saoudiennes. Ces visas étaient répartis de manière inégale. Trois ou quatre grosses agences en obtenaient plusieurs milliers, les autres nettement moins. Certaines, d’ailleurs, en rétrocédaient quelques-uns à des sous-traitants, alimentant une économie souterraine.Mais les agences de voyages n’attendent pas d’obtenir l’agrément et les visas pour verser des acomptes et réserver les prestations qui figurent dans le forfait vendu aux clients, à savoir les billets d’avion pour Djedda, les nuits d’hôtel à La Mecque et à Médine, les places dans les tentes de Mina, où les pèlerins passent trois ou quatre nuits, et les transports en bus entre les hôtels et les différents lieux du pèlerinage. Pour couvrir ces frais, les agences demandent donc une avance aux clients, qui leur sont souvent apportés (moyennant une commission) par des « rabatteurs ». En espérant avoir les visas.Pour ces agences et pour les clients, les sommes avancées sont importantes. En 2019, les forfaits de base se montaient à 4 400 euros par personne pour quinze jours et 6 000 euros pour trois semaines – les séjours s’étendent au-delà du pèlerinage stricto sensu, avec notamment une extension à Médine. Les versions haut de gamme, avec des prestations supérieures, peuvent monter bien au-delà. Cette année, selon SaphirNews, les prix de base auraient grimpé autour de 8 500 à 9 500 euros. Comme tous les ans, les agences ont donc engagé des frais, mais elles ne savent pas, aujourd’hui, si elles pourront fournir les prestations promises à leurs clients. Elles n’ont en effet toujours pas reçu l’agrément et savent qu’elles n’auront pas les visas. Les pèlerins tirés au sort auront-ils encore recours, malgré tout, à leurs services, ou choisiront-ils ceux offerts par la plate-forme saoudienne ? Cette incertitude les inquiète. D’autant que les prix proposés, à titre indicatif, par Motawif, démarrent plus bas et s’étagent de 6 300 à 9 900 euros. Pourquoi les autorités saoudiennes ont-elles procédé de manière aussi brusque ? Pour Leïla Seurat, chercheuse associée au Centre de recherches sociologiques sur le droit des institutions pénales, qui a conduit une étude sur le marché du hadj à la demande du bureau central des cultes du ministère de l’intérieur, elles ont « sciemment voulu provoquer la désorganisation et la fermeture de certaines agences. C’est un moment de rapport de force, avec pour objectif de faire un grand ménage dans les agences occidentales afin, à terme, de faire du pèlerinage une occasion de développer le tourisme dans le pays et d’en privatiser la gestion ». Il y a deux ans, cette réorganisation avait déjà été appliquée à la oumra – le « petit pèlerinage », plus court et qui peut être accompli tout au long de l’année –, que les musulmans peuvent désormais organiser à leur guise sans passer par les agences. La chercheuse inscrit ces réformes dans Vision 2030, le programme de modernisation et de diversification impulsé par le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed Ben Salman. « Aujourd’hui, quelque 3 millions de personnes participent au hadj chaque année, indique-t-elle. Le projet est de porter ce nombre à 30 millions. » Et de les faire rester plus longtemps, en tant que touristes.

    #Covid-19#migrant#migration#arabiesaoudite#lamecque#sante#pandemie#pelerinage#religion#visa#tourisme#economie

  • Fin de la distanciation physique à La Mecque pour les fidèles vaccinés, une première depuis la crise sanitaire
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/10/17/fin-de-la-distanciation-physique-a-la-mecque-pour-les-fideles-vaccines-une-p

    Fin de la distanciation physique à La Mecque pour les fidèles vaccinés, une première depuis la crise sanitaire. Plusieurs restrictions limitant l’accès à ce site avaient été imposées, avant d’être progressivement assouplies ces derniers mois, notamment pour les pèlerins vaccinés.

    Après un an et demi de protocole sanitaire drastique en raison de la crise sanitaire, La Mecque reprend des allures de normalité. Les fidèles vaccinés ont pu prier côte à côte, dimanche 17 octobre, dans la Grande Mosquée de La Mecque. Une première depuis le début de la pandémie de Covid-19, après la levée de la distanciation sociale par les autorités en Arabie saoudite.Cette mosquée de La Mecque, premier lieu saint de l’islam, accueillait des millions de musulmans avant la propagation du SARS-CoV-2, fin 2019. Plusieurs restrictions limitant l’accès à ce site avaient ensuite été imposées avant d’être progressivement assouplies ces derniers mois, notamment pour les pèlerins vaccinés.« La Grande Mosquée peut désormais être utilisée à pleine capacité, avec l’obligation pour les employés et les visiteurs de porter un masque à tout moment », a annoncé le ministère de l’intérieur dans un communiqué publié par l’agence de presse officielle SPA. La décision s’applique dès dimanche au profit des personnes entièrement vaccinées contre le Covid-19, a-t-il précisé. Les lieux publics, comme les transports, les restaurants ou encore les cinémas, pourront également fonctionner à pleine capacité dans tout le pays et le port du masque n’est plus obligatoire en extérieur, selon le communiqué.
    Les signalisations au sol marquant la distance à respecter ont été retirées à l’intérieur et aux alentours de la Grande Mosquée, construite autour de la Kaaba. Cette structure cubique noire vers laquelle les musulmans du monde entier se dirigent pour prier lors du hadj, le grand pèlerinage annuel, reste toutefois inaccessible.Sur Twitter, SPA a diffusé des images de fidèles priant côte à côte. Depuis le début de la pandémie, les vidéos et photos d’une poignée de musulmans priant loin les uns des autres à La Mecque avaient fait le tour du monde, tant elles tranchaient avec les foules habituelles qui se rassemblent sur le site lors des pèlerinages.En temps normal, le hadj et l’oumra (petit pèlerinage), rapportent quelque 12 milliards de dollars (10,2 milliards d’euros) par an à l’Arabie saoudite, qui tente de diversifier son économie ultra-dépendante du pétrole.L’Arabie saoudite a officiellement enregistré près de 548 000 cas d’infection dont 8 760 décès. Le gouvernement a accéléré début août la campagne de vaccination, dans le but de relancer le tourisme, d’accueillir événements sportifs et spectacles et d’assouplir les restrictions.

    #Covid-19#migrant#migration#arabiesaoudite#sante#pelerinage#vaccination#tourislme#economie

  • De jeunes migrants survivent à une expérience de mort imminente en traversant le Yémen déchiré par la guerre | The Storyteller
    https://storyteller.iom.int/fr/stories/de-jeunes-migrants-survivent-une-experience-de-mort-imminente-en-tr
    https://storyteller.iom.int/sites/g/files/tmzbdl361/files/styles/facebook_graph_/public/drag-n-drop/IMG_5498.jpg?itok=OAu9RY_O

    De jeunes migrants survivent à une expérience de mort imminente en traversant le Yémen déchiré par la guerre . Sana’a – Épuisement, faim, désorientation et peur. Voilà ce que ressentent la plupart des migrants en arrivant au Yémen. «  Je n’ai bénéficié d’aucune aide. Quand je suis arrivé au Yémen, je dormais sur le trottoir - effrayé, affamé et malade  », se souvient Bilal Muhammad, un migrant éthiopien de 18 ans qui s’est récemment retrouvé bloqué dans le pays. Bilal est l’un des milliers de migrants dont le rêve d’une nouvelle vie dans les pays voisins du Golfe a été brisé par le conflit et les restrictions de mouvement liées à la COVID-19. Il s’est retrouvé, avec 32 000 autres personnes, bloqué au Yémen, dans des conditions de vie extrêmement difficiles. Malgré son jeune âge, Bilal a quitté sa mère et ses trois frères restés en Éthiopie et a décidé de s’engager sur la dangereuse route vers le Yémen, dans l’espoir de trouver une bonne source de revenus au Royaume d’Arabie saoudite qui lui permettrait d’offrir une vie meilleure à sa famille. «  Je suis parti d’’Éthiopie pour rejoindre Djibouti, puis j’ai traversé la mer du Yémen jusqu’à la côte de Shabwah, je me suis rendu dans le gouvernorat d’Aden, puis j’ai voyagé à pied jusqu’au gouvernorat de Sa’dah  », a-t-il déclaré. Avec l’assouplissement récent des restrictions sur les mouvements internationaux, les arrivées de migrants au Yémen ont commencé à augmenter lentement, même si le nombre global reste faible par rapport aux années d’avant la pandémie. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) estime qu’en 2019, plus de 138 000 migrants sont arrivés au Yémen, tandis qu’un peu plus de 37 500 sont arrivés en 2020. A ce jour, en 2021, l’Organisation a enregistré plus de 11 500 arrivées de migrants dans le pays. Les migrants qui arrivent à se rendre au Yémen continuent de se heurter à des obstacles importants pour accéder aux services humanitaires et aux emplois nécessaires à leur survie. La pandémie et le conflit persistant les ont poussés encore plus dans l’ombre et les ont rendus dépendants des réseaux de trafic illicite pour s’en sortir.
    La plupart des migrants qui viennent de la Corne de l’Afrique arrivent sur la côte ouest du Yémen - quelque part entre Hajjah et Shabwah - avant de tenter de poursuivre leur route. Les passeurs assurent ensuite le transport des migrants qui ont les moyens de faire le voyage, et les emmènent à Aden. Les migrants qui n’ont pas d’argent voyagent généralement pendant des semaines à pied pour atteindre la même destination. Désireux de franchir les frontières vers l’Arabie saoudite, ils entreprennent ensuite un voyage extrêmement dangereux d’Aden à Sa’dah. En chemin, de nombreux migrants se retrouvent pris dans des affrontements armés.

    #Covid-19#migration#migrant#yemen#ethiope#arabiesaoudite#sante#vulnerabilite#conflit#crise#pandemie#humanitaire

  • Covid-19 : l’Arabie saoudite rouvre ses frontières aux vaccinés pour le pèlerinage de la omra
    https://www.seneweb.com/news/International/covid-19-l-arabie-saoudite-rouvre-ses-fr_n_354436.html

    Covid-19 : l’Arabie saoudite rouvre ses frontières aux vaccinés pour le pèlerinage de la omra
    Après 18 mois de fermeture, l’Arabie saoudite a annoncé qu’elle allait rouvrir ses frontières aux pèlerins étrangers pour l’omra, à condition qu’ils soient vaccinés avec un sérum reconnu par Riyad et qu’ils se soumettent aux règles de quarantaine.L’Arabie saoudite va rouvrir le pèlerinage de la omra, le petit pèlerinage à La Mecque, aux pèlerins de l’étranger vaccinés contre le Covid-19, a rapporté dimanche 8 août l’agence de presse saoudienne officielle.Les autorités saoudiennes commenceront à accepter les demandes d’entrée dans le pays à partir de lundi, précise l’agence. Les frontières avaient été fermées il y a quelque 18 mois en raison de la pandémie due au coronavirus.
    Jusqu’à présent, seuls les pèlerins vaccinés résidant en Arabie saoudite pouvaient prétendre à un permis pour effectuer la omra. Les pèlerins étrangers désireux de se rendre à La Mecque devront également être vaccinés, avec un sérum reconnu par l’Arabie saoudite, et se soumettre aux règles de quarantaine, a ajouté l’agence saoudienne, citant le ministère chargé des pèlerinages.Le petit pèlerinage, qui contrairement au hajj peut être accompli tout au long de l’année, attire en temps normal chaque année des millions de visiteurs du monde entier. L’épidémie de Covid-19 a fortement perturbé ces pèlerinages, sources importantes de revenus pour le royaume qui rapportent quelque 10,3 milliards d’euros par an.L’Arabie saoudite avait ces dernières années investi des milliards dans l’industrie du tourisme pour diversifier son économie pétrolière. Longtemps reclus, le royaume a délivré ses premiers visas touristiques en 2019. Entre septembre 2019 et la fermeture des frontières en mars 2020, elle a délivré 400 000 visas touristiques.Le gouvernement a accéléré début août la campagne de vaccination, dans le but de relancer le tourisme et d’accueillir des événements sportifs et des spectacles. La vaccination est désormais obligatoire pour entrer dans les établissements publics et privés, y compris les établissements scolaires et les lieux de divertissement, ainsi que pour utiliser les transports publics.Depuis le début de la crise sanitaire, l’Arabie saoudite a officiellement enregistré plus de 5321 000 cas de coronavirus et plus de 8 300 décès.

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