• Pourquoi privatiser #Aramco en pleine guerre ?
    https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/pourquoi-privatiser-aramco-en-pleine-guerre-828144.html

    OPINION. L’attaque par drones ce week-end des installations pétrolières en Arabie saoudite a fait s’envoler les cours du Brent ce lundi de presque 20%. avant de refluer. Les dommages créés par cette attaque, revendiquée par la rébellion houthie au Yémen, a perturbé la moitié de la production, soit l’équivalent de quelques 6 % de l’offre mondiale. Cette opération intervient alors que l’Arabie Saoudite prépare l’introduction en Bourse, à Londres et Hong Kong, d’Aramco, un enjeu vital pour le pays. Par Didier Julienne, spécialiste des marchés des matières premières.

    Il y a presque quatre ans, début janvier 2016, l’Arabie Saoudite annonçait la future privatisation de sa société pétrolière nationale, Aramco. À l’époque, un diagnostic était posé. Depuis 1981, la rente pétrolière représentait en moyenne 81% des revenus du pays, mais elle dérivait régulièrement depuis 2010 vers les 90%, et avec la transition énergétique les prix du pétrole baisseront. Simultanément, les dépenses ne cessaient d’augmenter à un taux moyen annuel de 18% depuis les années 1970. L’ancien chemin tracé dans le désert du passé était perdu, l’équilibre du budget n’était plus possible, les revenus étant trop volatiles. Ils s’écroulaient d’une année sur l’autre, en 2008-2009 de 54%, plus récemment, entre 2014 et 2016, la baisse des prix du pétrole était telle que le solde des comptes de l’Etat passait d’un excédent de 43 milliards d’euros à un déficit de 88 milliards d’euros. Riad réduisait instantanément ses dépenses de 26%, mais, simultanément, autre évènement traumatisant, le pays devait contracter une dette durable. De 76 milliards d’euros, elle était projetée en 2020 à 177 milliards d’euros — chiffre supérieur au budget 2017 —, puis en 2023 à 75% du budget de l’Etat.

    Baisse des revenus, écroulement des dépenses publiques, spirale d’une dette dont la gestion serait fragilisée par l’imprévisibilité des revenus pétroliers, sans réforme le pays entrait dans une longue récession. C’est dans ce contexte que naissait la vision 2030 : rejoindre dès 2023 un équilibre entre dépenses et recettes en augmentant les revenus hors pétrole, revisitant la stratégie des dépenses publiques et donc des économies tous azimuts — notamment les subventions sur l’eau et l’énergie — et en dynamisant le secteur privé par des privatisions, dont celle d’Aramco.

    Le plan est simple, il a cependant ses limites. Depuis 2016, des réformes ont été implémentées, mais, en 2019, les revenus du pétrole, véritable baromètre du changement, ne sont revenus que dans la moyenne historique. Il est toutefois exact que la privatisation partielle d’Aramco, dont la recette envisagée correspondrait à environ 33% du budget 2023 du pays, n’a pas encore eu lieu. Elle est d’autant plus nécessaire.
    […]
    Le deuxième élément favorable est l’attractivité de la société. Première société mondiale, Aramco est valorisée à 2. 000 milliards de dollars (deux fois Apple, ou Apple et Amazon ensemble), ses réserves connues seraient égales à plus de 50 ans de production, équivalentes à environ 8 années de demande mondiale et environ 9 à 10 fois plus grandes que celles d’Exxon . Aramco produit à elle seule quasiment autant que la Russie, son coût de production est minuscule par rapport à celui du pétrole de schiste étatsunien, son revenu net est d’environ 1 milliard de dollars tous les trois jours, 4 .000 euros à la seconde, et son endettement est peu élevé.
    […]
    Troisième élément de l’opération : quels liens existeront entre Aramco et l’Etat saoudien et quel serait le montant cédé ? Des investisseurs sont défavorables au lien qui persistera entre la société et l’Etat saoudien, il appellerait une décote du conglomérat à 1.500 milliards de dollars. Cependant, en Asie, en Europe, en Afrique et dans les deux Amériques, les sociétés stratégiques énergétiques, minières ou technologiques entretiennent d’étroites relations avec leur propre gouvernement ou leur Etat profond. Ils protègent l’entreprise, et celle-ci avance les pions de l’Etat. Selon l’image de ce dernier, le marché peut juger la relation favorable, ou l’inverse, et l’attaque, le week-end dernier, d’actifs d’Aramco par des drones est inclut dans cette relation. Les réformes économiques et la privation sont devenues des enjeux géopolitiques régionaux. En dépit d’une hausse des prix du pétrole, qui achèterait une société victime d’attentats ? Mais qui n’achèterait pas les actions d’une société affaiblie par un conflit qui se terminera un jour ? Inutile d’épiloguer, Si l’on ose le regarder pour le changer, le péril peut s’évanouir...

    Quant au volume vendu, il était annoncé à 5 % du capital, c’est-à-dire 100 milliards de dollars. C’est équivalent à environ un tiers d’Exxon, presque la moitié de Shell ou Chevron ou un petit Total . Mais 5 % sont probablement insuffisants pour garantir une certaine représentativité des futurs actionnaires minoritaires ; 15 % eu été plus adapté, mais ce seraient 300 milliards de dollars à placer.
    […]
    Depuis presque quatre années, la privatisation d’Aramco est annoncée. Mais compte tenu de la géostratégie du Golfe et de l’ampleur des réformes économiques, l’opération ne cesse de se complexifier. Qu’est-ce qu’attendre une année ou deux de plus pour démarrer cette nécessaire privatisation ? Ces décideurs saoudiens seront la première génération à voir finir un monde tout pétrole, et commencer un autre avec beaucoup moins de pétrole. Qu’ils prennent leur temps, ils n’ont pas droit à l’erreur.

  • La production de #pétrole divisée par deux en #Arabie_saoudite après une attaque de #drones
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/09/15/la-production-de-petrole-divisee-par-deux-en-arabie-saoudite-apres-une-attaq

    Les installations du géant pétrolier #Aramco, touchées samedi par les drones des rebelles yéménites, représentent 5 % de la production mondiale de brut. Les #Etats-Unis ont dénoncé cette attaque et accusé l’#Iran, qui dément.

    #Houthis #Yemen

  • Saudi #Aramco : l’entreprise la plus rentable au monde, mais toujours pas la plus transparente
    https://www.france24.com/fr/20190402-saudi-aramco-profit-arabie-saoudite-apple-transparence-petrodolla

    « Le total des revenus reversés par Saudi Aramco au gouvernement en 2018 est supérieur d’environ 53 milliards de dollars au montant officiel des revenus pétroliers déclarés par Riyad ». Une différence surprenante, car la totalité des pétrodollars encaissés par l’#Arabie_saoudite provient de Saudi Aramco : « #Où_est_passé_cet_argent ? », se demande Steffen Hertog.

    #kleptocrates

  • Shamoon, le malware qui terrorise les sociétés pétrolières, en embuscade en Italie
    https://cyberguerre.numerama.com/305-shamoon-le-malware-qui-terrorise-les-societes-petrolieres-

    L’un des logiciels les plus dangereux du monde a refait surface en Italie. Shamoon serait responsable d’une vaste attaque de la compagnie Saipem, liée au secteur pétrolier. La notoriété du malware destructeur Shamoon s’est faite au Moyen-Orient. Connu pour être un des logiciels parmi les plus dangereux du monde, le code malfaisant fut derrière l’immobilisation — à deux reprises — de la Saudi Aramco. La firme pétrolière avait vu ses données détruites et remplacées provoquant de lourds dégâts financiers. (...)

    #malware #hacking #Shamoon #Saipem #Aramco

    //c0.lestechnophiles.com/cyberguerre.numerama.com//content/uploads/sites/2/2018/12/4648545892_7ac77ca30d_b.jpg

  • Shamoon malware destroys data at Italian oil and gas company
    https://www.zdnet.com/article/shamoon-malware-destroys-data-at-italian-oil-and-gas-company

    A new variant of the Shamoon malware was discovered on the network of Italian oil and gas contractor Saipem, where it destroyed files on about ten percent of the company’s PC fleet, ZDNet has learned. The vast majority of the affected systems were located in the Middle East, where Saipem does a vast majority of its business, but infections were also reported in India, Italy, and Scotland. Shamoon is one of the most dangerous strains of malware known to date. It was first deployed in two (...)

    #Saipem #Aramco #malware #Shamoon #hacking

  • No Saudi #Aramco IPO? No problem, potentially, for Saudi Arabia’s investment dreams
    https://www.nytimes.com/2018/08/24/business/dealbook/saudi-arabia-aramco-ipo.html

    The world’s largest initial public offering is on hiatus. The spending it was to enable may not be.

    Saudi Arabia planned to take its giant oil company, Saudi Aramco, to the public markets. It was to be the linchpin of a grand economic vision, generating billions of dollars to pay for future-proofing the kingdom’s economy, including huge investments in technology.

    It is now postponed, leaving a large funding shortfall. But Saudi Arabia is pursuing alternative transactions that could ensure its dreams aren’t dashed:

    • Saudi Aramco is in discussions to buy a large stake in Sabic, a publicly traded chemical company. Sabic’s controlling shareholder is Saudi Arabia’s sovereign wealth fund, the Public Investment Fund. While the size of that potential acquisition is unclear, media reports say it could be as big as $70 billion.

    • The Public Investment Fund is in talks to raise $11 billion in bank loans from international lenders, according to The Financial Times. It would be the first time the sovereign wealth fund borrowed money.

    • Saudi Aramco could still sell a stake in itself. Big companies in China and Russia reportedly expressed interest in an investment in the past. It isn’t clear how much a sale would raise, but it would almost certainly run to billions of dollars.

    The Saudi government planned to sell about 5 percent of Saudi Aramco on public stock markets. If the oil giant could have fetched a $2 trillion valuation — and there has been skepticism over that figure — the kingdom would have received roughly $100 billion.

    The three new moves, if they were to happen, could yield almost as much as Saudi Aramco’s I.P.O. would have. The Saudi government would then have the financial firepower to pursue its grand economic goals, collectively known as #Vision_2030.

    That means money to invest in Silicon Valley start-ups. Or to create a giant new city that runs on clean energy and robots.

    Or to even help Elon Musk take Tesla private. Saudi Arabia already has a nearly 5 percent stake in the carmaker, and Mr. Musk has said it is interested in helping fund a buyout. But the Public Investment Fund has yet to send such a signal, and is reportedly in talks to invest in a Tesla rival.

    #arabie_saoudite

  • Why the IPO of Saudi Arabia’s crown jewel has stalled
    https://money.cnn.com/2018/08/23/investing/saudi-aramco-ipo-oil/index.html

    Maybe the biggest issue is that an IPO could have forced the kingdom to divulge closely guarded state secrets. Going public requires transparency.

    #Aramco would likely be forced to lift the veil of secrecy around private information about the size of the kingdom’s oil reserves. Keeping those numbers confidential has added to Saudi Arabia’s clout inside OPEC.

    “Anybody with a smartphone would have access to detailed reserve figures that are now state secrets,” said Jim Krane, an energy analyst at Rice University’s Baker Institute for Public Policy.

    The Aramco problems could raise doubt about the kingdom’s commitment to the wise strategy of diversifying away from fossil fuels by selling a stake in Aramco.

    The rationale behind the diversification “remains sound,” Krane said, but the method “turned out to be flawed.”

    The stalled IPO has forced Saudi Arabia’s to look elsewhere for resources.

    The kingdom’s sovereign wealth fund is now seeking $12 billion in loans from international banks, the Financial Times reported on Thursday.

    #arabie_saoudite

  • Arabie saoudite : confusion autour de la plus grande introduction en Bourse de l’histoire (Aramco)
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/petrole-aramco-ryad-dement-vouloir-stopper-la-plus-grande-introduction-en-

    Contrairement à des informations diffusées hier soir par l’agence Reuters, l’Arabie saoudite a annoncé ce jeudi 23 août être toujours engagée à mettre en Bourse le géant pétrolier public Aramco, rejetant les informations selon lesquelles elle aurait renoncé à ce projet.

    « Le gouvernement reste attaché à l’introduction en Bourse de Saudi Aramco au moment où il le jugera opportun quand les conditions (du marché) seront optimales », a indiqué le ministre saoudien de l’Energie Khaled al-Faleh dans un communiqué.

    La veille, citée par Reuters, une source saoudienne informée du projet d’IPO déclarait :

    « La décision d’annuler cette IPO a été prise il y a un certain temps mais personne ne peut l’avouer publiquement donc les déclarations vont progressivement dans ce sens : d’abord un report puis un abandon ».

    (...° Un manque de transparence qui pourrait assécher la convoitise des marchés

    Ces doutes ont été renforcés mercredi soir par des informations de presse sur un arrêt de ce projet d’IPO de la part des autorités et sur la dissolution de l’équipe de conseillers financiers qui était chargée de le mener.

    Les places financières de Londres, New York et Hong Kong espèrent toutes recevoir une partie du gâteau de cette entrée en Bourse tant attendue.

    Mais les experts doutent qu’Aramco puisse arriver à être évaluée à 2.000 milliards de dollars comme le souhaite le prince héritier. Et l’entreprise semble réticente à faire l’objet d’un audit approfondi comme l’exigerait une éventuelle entrée en Bourse, ce qui expliquerait les retards de l’opération.

    Plus que tout, les doutes autour de ce projet, et peut-être son abandon, indiquent que l’#Arabie_saoudite traverse une crise grave...

    #aramco

  • Le prince héritier saoudien revoit ses ambitions réformatrices à la baisse
    https://www.mediapart.fr/journal/international/150917/le-prince-heritier-saoudien-revoit-ses-ambitions-reformatrices-la-baisse

    L’ascension de #Mohammed_ben_Salmane s’est accompagnée d’initiatives tous azimuts. Mais elles peinent à porter leurs fruits, comme le montre l’ajustement au projet « Vision 2030 », qui entend faire sortir l’Arabie saoudite de la rente pétrolière.

    #International #Arabie_Saoudite #Aramco #pétrole