• Naachtun - La cité maya oubliée - ARTE - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=QFlnHWJ5nfs

    Pendant deux mille ans, les Maya ont construit des royaumes et développé une civilisation d’une incomparable richesse. Puis ils ont mystérieusement disparu. Leur histoire s’est perdue, recouverte d’un inextricable manteau végétal. Enfouie au plus profond de la forêt vierge, à l’extrême nord du Guatemala, Naachtun, découverte en 1922, n’avait pas été fouillée. Depuis 2011, une équipe internationale de scientifiques menée par les chercheurs du CNRS Philippe Nondédéo et Dominique Michelet – et composée d’archéologues, mais aussi d’un géographe, un archéobotaniste, un épigraphiste, un céramologue, un archéozoologue, un ethnologue – tente de comprendre pourquoi la longévité de cette cité a surpassé celle d’autres royaumes maya. Pourquoi Naachtun a-t-elle survécu près de deux cents ans à l’effondrement, au VIIIe siècle, de ses puissantes voisines ?

  • Une Vénus du paléolithique découverte à Amiens
    https://www.lemonde.fr/sciences/article/2019/12/04/une-venus-du-paleolithique-decouverte-a-amiens_6021702_1650684.html

    Des lieux les plus anodins, les archéologues sortent parfois les pièces les plus exceptionnelles. Ainsi de cette petite effigie paléolithique, exhumée cet été d’une fouille située à deux pas d’une zone d’activité commerciale (ZAC) de Renancourt, un quartier du sud-ouest d’Amiens (Somme), et présentée pour la première fois, mercredi 4 décembre, par l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap).

    Vieille de 23 000 ans environ, la « Vénus de Renancourt » n’est haute que de 4 centimètres, mais elle compte au nombre des rares statuettes féminines de la période gravettienne retrouvées en France. Elle complète une série de quinze autres effigies, mises au jour depuis 2014 sur le même site mais sous forme fragmentaire.

    Dernière de cette série exceptionnelle, la « Vénus de Renancourt » a été découverte en juillet « au dernier jour de fouilles, sur le dernier mètre carré fouillé », raconte Clément Paris.

    #Préhistoire #Archéologie

    • Les papeteries de #Pont_de_Claix : un #patrimoine méconnu

      A l’occasion des Journées européennes du patrimoine qui se dérouleront les 14 et 15 septembre prochains, la ville de Pont-de-Claix organise une exposition sur la mémoire des papeteries et des papetiers.

      Le site industriel des papeteries a fermé ses portes le 1er juillet 2008 suite à une liquidation judiciaire. Ce fut un important drame social puisque des centaines de personnes se sont retrouvées sans emploi. C’est également une page de l’histoire qui se tourne pour la commune de Pont-de-Claix, car à bien des égards, les papeteries sont un site important. L’entreprise d’origine familiale est la première à s’être installée sur le territoire Pontois. De surcroît, cette industrie est à l’origine de la création et de la structuration de la commune.

      187 ans d’Histoire et d’activités industrielles

      Le Pont-de-Claix est une commune récente : cette année, la ville fête son 141ème anniversaire. Elle tire son nom du pont qui surplombe le Drac, construit entre 1608 et 1611 à l’initiative de François de Bonne, futur Duc de Lesdiguières.

      Cependant, la construction de ce pont n’est pas à l’origine de la fondation de la commune. Il faut savoir que jusqu’à la fin du XIXe siècle le hameau du Pont-de-Claix dépendait de la ville de Claix, canton de Vif, et de Champagnier, canton de Vizille. Ce n’est qu’en 1872 que les Pontois, de plus en plus nombreux suite à l’établissement des papeteries, ont exprimé le souhait de l’autonomie du bourg. La fondation de la commune est étroitement liée à l’implantation de la première société industrielle, les papeteries de Pont-de-Claix.

      Les papeteries de Pont-de-Claix se sont installées au Hameau du Pont, sur la terre de Marcelline du Drac en 1821. Le pharmacien grenoblois, Etienne Breton, passionné de chimie, et ses fils Jules et Paul Breton sont les fondateurs de ces papeteries. A la mort de son père et de son frère, Paul Breton dirige l’entreprise avec son cousin Paul Bon et madame Vve Breton. Paul Breton est un personnage important pour la ville de Pont-de-Claix car il n’est autre que le premier maire de la commune. Il a joué un rôle majeur pour l’autonomie du petit bourg pontois obtenue en 1873. L’industrie est donc à l’origine de la fondation de la commune.

      Ce site a traversé 187 années d’Histoire de France et a lutté contre les différentes crises rencontrées jusqu’en 2008. Pendant la Première Guerre mondiale par exemple, un dispensaire de 60 lits a été aménagé dans les papeteries pour soigner les soldats blessés et du papier macule goudronné [ndlr : papier d’emballage renforcé] a été envoyé au front pour isoler les tranchées du froid. L’histoire forte de cette bâtisse est intimement liée à l’histoire des pontois. C’est toute une histoire de la papeterie française et d’un savoir-faire qui s’est terminée en 2008.

      Les papeteries aujourd’hui

      Actuellement, le site est en cours de démolition. Seuls des bâtiments datant du XIXe siècle, la Villa Sombardier et le château seront conservés. Afin de ne pas perdre une partie importante de l’Histoire, la ville de Pont-de-Claix a mis en place un comité de travail pour la mémoire des papeteries.

      Ce groupe de mémoire des papeteries est composé de différents services de la ville tels que les centres sociaux, l’urbanisme, la bibliothèque, la communication, la maison de l’Habitant, les archives et enfin la culture. Pour mener à bien ce projet de mémoire, nous sommes à la recherche de témoignages, de documents photos / vidéos, d’archives et d’objets qui sont en lien avec les papeteries et la vie sociale des papetiers et leurs familles.

      https://www.echosciences-grenoble.fr/articles/les-papeteries-de-pont-de-claix-un-patrimoine-meconnu

      #patrimoine_industriel

    • Et voilà le #projet_d'aménagement de la #métro...

      Projet d’aménagement des Papeteries de #Pont-de-Claix

      Une entrée stratégique : Le projet de réaménagement des « Papeteries » doit permettre de valoriser le positionnement stratégique du site en tant que porte d’entrée pour le sud de l’agglomération.

      Développer l’activité économique et la création d’emplois : Avec ce projet, les partenaires entendent conforter le positionnement de Pont-de-Claix comme un pôle économique majeur de la Métropole. Pour ce faire, le projet des « Papeteries » mêlera emplacement pour des entreprises et nouveaux logements dans un « projet mixte ».

      Penser à l’existant : Ces nouvelles constructions devront permettre une bonne transition avec les quartiers d’habitat voisins, la Métropole veillera à apporter un traitement architectural et paysager élevé.

      Préserver l’histoire : Les Papeteries de Pont-de-Claix sont une trace importante de l’histoire de notre territoire. La Métropole tachera de valoriser ce site historique et son patrimoine bâti.

      L’avenue des maquis de l’Oisans qui traverse le site, sera requalifiée afin de s’adapter aux nouveaux usages.


      https://participation.lametro.fr/project/projet-d-amenagement-des-papeteries-de-pont-de-claix/presentation/presentation-et-suivit

      #aménagement_du_territoire

  • Humans migrated to Mongolia much earlier than previously believed
    https://phys.org/news/2019-08-humans-migrated-mongolia-earlier-previously.html

    Stone tools uncovered in Mongolia by an international team of archaeologists indicate that modern humans traveled across the Eurasian steppe about 45,000 years ago, according to a new University of California, Davis, study. The date is about 10,000 years earlier than archaeologists previously believed.

    #archéologie #aventure_humaine #migration #préhistoire #Mongolie

  • #Histoire de l’#Afrique_de_l’Ouest en un clin d’œil

    De toutes les régions du continent africain, c’est l’Afrique de l’Ouest qui a eu la plus grande concentration d’anciens royaumes et empires dans son histoire précoloniale.

    Ce n’est pas une tâche facile que de tenter de prendre des clichés de l’Afrique de l’Ouest à divers moments de son évolution. Même les royaumes les plus importants de l’histoire de la région — les empires du Mali, Songhai, du Ghana, Ashanti, etc. —, avec leurs frontières toujours changeantes, ne donnent que des images troubles. Les petites communautés et les territoires tribaux, qui ont toujours parsemé le paysage, sont encore plus flous et, bien qu’ils aient eu, sans aucun doute, un impact sur l’histoire culturelle de l’Afrique de l’Ouest, ils ont dû être omis.


    ... et ainsi de suite...

    Pour voir les cartes en une animation vidéo (j’ai pas réussi à l’extraire de twitter pour le mettre ici) :
    https://twitter.com/i/status/1144289420071321602

    #Tékrour

    Établi par le peuple #toucouleur de la vallée du #fleuve_Sénégal, le royaume de Tékrour a été le premier État de la région à adopter l’#Islam. Bien que devenu un État islamique robuste, Tékrour n’a jamais pu se défaire pour très longtemps du contrôle de ses puissants voisins : d’abord sous l’emprise de l’empire du Ghana, il a ensuite été conquis par celui du Mali.

    Écrivant bien plus tard, en 1270, Ibn Saïd a dépeint les aristocrates de Tékrour et leur affinité avec les commerçants blancs du Maghreb, dont ils imitaient les tenues et la cuisine. Il a aussi décrit deux sections distinctes de la population de Tékrour : les sédentaires, ancêtres des actuels Toucouleurs, et les nomades, qui deviendront les Peuls.

    #Gao (ou #Kaw-Kaw)

    Les débuts de la ville de Gao sont obscurs. Elle a été fondée pendant le VIIe siècle, soit comme village pêcheur des #Songhaïs, soit pour servir d’étape aux commerçants d’or berbères. Quoiqu’il en soit, la ville a rapidement fleurit et elle est devenue un centre majeur de commerce en Afrique de l’Ouest. L’empire de Gao s’est étendu depuis la ville le long du Niger sous la direction des Songhaïs. Au IXe siècle, Gao était déjà une puissance régionale.

    La culture de #Nok

    Parmi les sociétés du Néolithique et de l’Âge de Fer en Afrique de l’Ouest, la culture de Nok est peut-être la toute première et la plus connue, datant de 1000 av. J.-C. Cette société très développée s’est épanouie sur le plateau de #Jos qui surplombe la confluence des fleuves Niger et Bénoué, et a exercé une influence considérable sur une vaste étendue. La terre des sites archéologiques de #Taruga et de Jos était parfaite pour préserver les anciennes poteries et statues en terre cuite du peuple de Nok ; leurs sculptures détaillées d’humains et d’animaux varient en échelle de grandeur nature à 2,5 cm.

    Grâce à la découverte d’outils et d’objets en fer à Nok, les chercheurs savent que l’Âge de Fer a commencé en Afrique de l’Ouest aux alentours de 500 av. J.-C., alors que même en Egypte et en Afrique du Nord, l’usage du fer n’était pas encore généralisé. Contrairement à la plupart des autres cultures qui sont passées du #Néolithique à l’#Âge_de_Fer, la culture de Nok a évolué directement de la #pierre au #fer, sans connaître les étapes des âges du bronze et du cuivre. Ceci a amené les chercheurs à se demander si la technologie de production de fer a été apportée d’une autre région, ou si les Nok l’ont découverte par eux-mêmes.

    #Djenné-Djenno

    L’ancienne ville de Djenné-Djenno comptait une population considérable, comme l’indiquent les cimetières bondés qui ont été déterrés. Les habitants faisaient probablement pousser leur propre nourriture : comparé aux conditions arides de la région aujourd’hui, les précipitations auraient été abondantes à leur époque. Les habitants de Djenné-Djenno étaient des forgerons habiles qui créaient des outils et des bijoux en fer.

    La ville faisait partie d’un réseau commercial bien développé, quoique son étendue fasse toujours débat. L’absence de toute source de fer dans les environs pour leur industrie métallurgique, ainsi que la présence de perles romaines et hellénistiques sur le site suggèrent à certains chercheurs que la ville avait des relations avec des terres distantes.

    Les émigrations

    Le peuple #bantou est originaire du centre de l’actuel #Nigeria, mais a commencé son émigration vers le centre, et plus tard, le sud de l’Afrique vers 1000 av. J.-C. À cette époque, il reste peu de #Bantous, voire aucun, dans la région, mais les échos de leurs culture et traditions résonnent encore à travers l’Afrique de l’Ouest.

    Vers 200 av. J.-C., des groupes #akan ont commencé à se déplacer vers l’ouest, depuis la région située autour du #Lac_Tchad. Au cours des siècles suivants, ils traversèrent des rivières et des forêts denses pour atteindre la côte de l’actuel #Ghana.
    https://www.culturesofwestafrica.com/fr/histoire-afrique-de-l-ouest
    #archéologie #chronologie #cartographie #visualisation

  • Italie : 400 experts des #papyrus partagent leurs découvertes - Culture - RFI
    http://www.rfi.fr/culture/20190729-papyrus-italie-congres-egypte-crocodiles-offrandes

    Le 29e congrès de #papyrologie commence le 29 juillet 2019 à Lecce, en Italie. Organisé par l’université du Salento, il accueille les spécialistes du papyrus durant une semaine, venus partager leurs dernières découvertes sur le sujet.

    #histoire #écriture #archéologie #égyptologie #conservation

  • Étude du microbiote d’hommes et de femmes, d’âges divers, et provenant du Royaume Uni, des États-Unis, de Colombie et de Chine...

    Age- and sex-dependent patterns of gut microbial diversity in human adults
    de la Cuesta-Zuluaga J, Kelley ST, Chen Y, Escobar JS, Mueller NT, Ley RE, McDonald D, Huang S, Swafford AD, Knight R, Thackray VG.
    mSystems 4:e00261-19 (2019)
    https://doi.org/10.1128/mSystems.00261-19.


    De haut en bas : Etats-Unis, Royaume Uni, Colombie, Chine

    Plein de choses dans cet article, mais ce qui m’a intéressé pour Seenthis c’est que le microbiote est systématiquement différent avec l’âge, et pour les hommes que pour les femmes, dans tous les pays... sauf en Chine !

    Or on sait par ailleurs que le microbiote de chacun est affecté (entre autres) par ce qu’on mange. Ca m’a donc rappelé nos discussions autour de « pourquoi les femmes sont plus petites que les hommes », et de l’hypothèse qu’on nourrissait moins les femmes que les hommes depuis longtemps... Peut-être pas en Chine ?

    #Science #Microbiote #Chine #intestins #bactéries
    #Femmes #dimorphisme_sexuel #dimorphisme_temporel #alimentation

    Et du coup, à ajouter à la compilation #archéologie et #sexisme :
    https://seenthis.net/messages/633249

    • En Chine il n’y aurais pas de différence d’alimentation selon le sexe... Ca me semble pas crédible. On peu se demander comment les states chinoises ont été obtenus et si elles sont fiables non ?
      Si la Chine correspond au graphique du bas, il y a pas vraiment différence ni selon les sexes ni selon les ages, à par les premières années. Est-ce que ca serait pas causé par une quantité de données plus importante en Chine qui aplanie les résultats ?

    • On pourrait peut-être croiser les informations du microbiote de nos ancêtres avec celles supposées de leurs sexes pour voir si on (re)trouve une corrélation ?

      Cospeciation of gut microbiota with hominids
      Andrew H. Moeller, Alejandro Caro-Quintero, Deus Mjungu, Alexander V. Georgiev, Elizabeth V. Lonsdorf, Martin N. Muller, Anne E. Pusey, Martine Peeters, Beatrice H. Hahn, Howard Ochman
      Science 353:380-382 (2016)
      https://seenthis.net/messages/511593

  • Barak Ravid sur Twitter : “WATCH: U.S. ambassador to Israel David Friedman takes a 10 pounds hammer and breaks open a tunnel which runs under the Palestinian village of #Silwan to the old city of #Jerusalem. This happens at a settlers organisation event with Sara Netanyahu and Sheldon Adelson at his side” / Twitter
    https://twitter.com/BarakRavid/status/1145362268022067200

    https://video.twimg.com/ext_tw_video/1145362068507430912/pu/vid/640x360/A_akO0XpJxkZ-Rl-.mp4?tag=10

    Des officiels américains à un évènement lié aux colons israéliens à Jérusalem-Est - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1176973/des-officiels-americains-a-un-evenement-lie-aux-colons-israeliens-a-j

    Deux responsables américains ont assisté dimanche à l’inauguration à Jérusalem-Est d’un site archéologique organisée par une association ultranationaliste israélienne, une présence qui rompt une nouvelle fois avec la pratique diplomatique s’agissant de la colonisation et du secteur palestinien de la ville occupé par Israël.

    Jason Greenblatt, conseiller du président américain Donald Trump, et David Friedman, ambassadeur en Israël, ont assisté en compagnie de responsables israéliens à une cérémonie dévoilant le résultat de travaux archéologiques à Silwan, quartier palestinien de Jérusalem-Est. Silwan, situé en contrebas des murailles de la Vieille ville, est le théâtre de tensions permanentes entre les résidents palestiniens et des colons juifs de plus en plus nombreux.

    Les travaux archéologiques, portant sur une route souterraine utilisée il y a environ 2.000 ans pour le pèlerinage vers le Second Temple juif, ont été entrepris par l’association Elad, dont le but avoué est de renforcer la présence juive à Jérusalem-Est.

    [...]

    Les Palestiniens accusent Israël et la fondation Elad de chercher à les chasser de Jérusalem.

    [...]

    L’ONG israélienne Emek Shaveh, qui lutte contre l’usage de l’archéologie au service de la colonisation, a également critiqué la présence d’officiels américains à la cérémonie. Elle dénonce un « acte politique qui se rapproche le plus d’une reconnaissance américaine de la souveraineté israélienne » sur toute la Vieille ville de Jérusalem.

    Israël considère Jérusalem comme sa capitale « unifiée et indivisible ». Mais la communauté internationale ne reconnaît pas l’annexion en 1967 de la partie orientale occupée de la ville, dont les Palestiniens veulent faire la capitale de l’Etat auquel ils aspirent.

    Le président Donald Trump a rompu en décembre 2017 avec des décennies de consensus diplomatique en reconnaissant Jérusalem comme la capitale d’Israël, poussant les Palestiniens à couper tout contact formel avec Washington.

    L’ambassadeur américain en Israël David Friedman est un fervent soutien des colonies israéliennes dans les Territoires palestiniens, considérées comme illégales par la communauté internationale.

    #sionisme #etats-unis

    • Editorial Settlers From the White House
      Haaretz Editorial
      Jun 30, 2019 11:20 PM
      https://www.haaretz.com/opinion/editorial/settlers-from-the-white-house-1.7424748

      The event held Sunday in a tunnel under the main street of the Silwan neighborhood in East Jerusalem, just outside the Old City walls, would have been impossible only a few years ago. Two of the U.S. administration’s most senior diplomats, Special Envoy to the Middle East Jason Greenblatt and U.S. Ambassador David Friedman, were there alongside Israeli ministers at the inauguration of the Path of the Pilgrims – a tunnel excavated by the right-wing Elad organization with generous help from the state.

      The tunnel, which according to Elad exposed a street from the Second Temple period that brought pilgrims from the Shiloah pool to the Temple Mount, is a central project in the organization’s efforts to Judaize Silwan and its environs by way of archaeology and tourism. When the tunnel opens to the public, presumably in a few months, it will become a major tourist attraction.

      The participation of American diplomats at an event sponsored by a right-wing group in East Jerusalem constitutes de facto recognition of Israeli sovereignty in Jerusalem’s historic basin. If anyone had any doubts about that, Friedman made clear in an interview with the Jerusalem Post that, “The City of David is an essential component of the national heritage of the State of Israel.” Giving it up, even in the context of a peace agreement, he said, “would be akin to America returning the Statue of Liberty.”

      This recognition doesn’t just put the American administration on the extreme right of the Israeli political map – thus undercutting the claim that American can be an unbiased broker between Israel and the Palestinians – but it also ignores the complicated reality in Silwan, East Jerusalem and the entire region. The tunnel, which was excavated using controversial methods from a scientific standpoint, harnesses archaeology to politics while ignoring the nuances of Jerusalem’s ancient past.

      But the main problem is that excavating under the street blatantly ignores what’s happening at street level. In Silwan alone there are 20,000 Palestinians without citizenship or civil rights, who justifiably feel that this archaeological project is aimed at forcing them out of their neighborhood. Surrounding Silwan are another 300,000 Palestinian residents of East Jerusalem, also without rights.
      https://www.youtube.com/watch?v=zfbMcYhJY6Q


      Anyone having even a passing familiarity with the Palestinian people knows that there’s no chance of arriving at any kind of agreement that will end the occupation so long as Israel continues to control East Jerusalem and the Temple Mount. Thus, by mere words and an event dripping with sweetness and smiles, the administration of U.S. President Donald Trump has sentenced Israelis to a life of constant conflict, or to an apartheid state in which there are two types of residents, those with rights and those without them.

  • Iraq′s drought unveils 3,400-year-old palace of mysterious empire | News | DW | 28.06.2019
    https://www.dw.com/en/iraqs-drought-unveils-3400-year-old-palace-of-mysterious-empire/a-49384876

    A team of researchers in Germany will now try to interpret the cuneiform tablets. They hope that the clay tablets will reveal more about the Mittani Empire, which once dominated life in parts of Syria and northern Mesopotamia.

    Irak : un palais ancien émerge d’un réservoir à sec | www.cnews.fr
    https://www.cnews.fr/monde/2019-06-29/irak-un-palais-ancien-emerge-dun-reservoir-sec-855806

    Un palais datant de 3.400 ans a émergé d’un réservoir dans la région du Kurdistan en #Irak, suite à une baisse du niveau de l’eau causée par les fortes chaleurs et la sécheresse qui frappent le pays.

    Relevée par CNN, la découverte de ce bâtiment a mobilisé une équipe d’archéologues kurdes et allemands. Situé sur le site de « Kemune », dans le nord de l’Irak, le palais avait été inondé en raison de la construction du barrage de Mossoul et se trouvait sous le fleuve du Tigre. Déjà partiellement découvert pour la première fois en 2010, le site n’avait pas pu être exploré car le niveau de l’eau était encore trop élevé.

    Ce vestige de l’âge de bronze est « l’une des découvertes archéologiques les plus importantes dans la région au cours des dernières années », selon l’archéologue kurde Hasan Ahmed Qasim. Il remonte à l’époque où l’empire Mittani dominait la région et pourrait, selon la chaîne américaine, permettre d’en apprendre d’avantage sur ce royaume qui figure parmi les plus méconnus du #Proche-Orient.

    Dans ce palais, certains éléments ont été remarquablement préservés. Notamment des peintures murales dans les tons rouge et bleu, caractéristiques des palais de l’époque, ainsi que dix tablettes d’argile gravées d’écritures cunéiformes. À l’aide de ces textes, les chercheurs espèrent « obtenir des informations sur la structure interne de l’empire #Mittani, son organisation économique et les relations entre sa capitale et les centres administratifs des régions voisines ».

    #archéologie #climat

  • L’archéologie, donc la science et des universitaires, sont utilisés de manière frauduleuse pour servir des intérêts politiques et, au final, voler toujours plus de terres aux Palestinien.ne.s. Et il ne faudrait pas mêler l’université au boycott ?

    Israël utilise l’archéologie pour effacer l’histoire non juive
    Talya Ezrahi et Yonathan Mizrachi, Forward, le 29 mai 2019
    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2019/06/03/israel-utilise-larcheologie-pour-effacer-lhistoire-non-juive

    en Israël, l’archéologie a toujours été liée au projet de construction de la nation. L’historien Amos Elon a un jour expliqué que les archéologues israéliens ne font pas des fouilles que pour découvrir et connaître, mais pour réassurer leurs racines.

    #Palestine #archéologie #boycott_universitaire #BDS #colonisation #histoire #roman_national #mythe_fondateur #falsification #historicisation #Cité_de_David #Silwan

  • « L’archéologie évangélique soutient l’occupation israélienne » en Cisjordanie - Wilson FACHE à Jérusalem et Salomé PARENT à Tel Shiloh - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1172376/-larcheologie-evangelique-soutient-loccupation-israelienne-en-cisjord

    ❝Des archéologues évangéliques ont fait des territoires palestiniens leur terrain de jeu pour retrouver les traces de prétendus sites bibliques. Leur but : démontrer l’authenticité de leur vision messianique du christianisme, avec pour conséquence de légitimer l’occupation militaire israélienne.
    Wilson FACHE à Jérusalem et Salomé PARENT à Tel Shiloh | OLJ
    28/05/2019

    Une journée de fouilles archéologiques commence toujours par une lecture de la Bible. « Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais aura la lumière de la vie », répète le groupe de vingt chrétiens évangéliques, en majorité américains. Il est à peine cinq heures du matin à Jérusalem, l’heure pour les Associates for Biblical Research de monter à bord d’un bus en direction de Tel Shiloh, en Cisjordanie. C’est là, disent-ils, que le tabernacle originel – la tente qui abritait l’arche d’alliance à l’époque de Moïse – aurait reposé pendant près de quatre siècles.

    Le site est baigné dans une douce lumière matinale. Le visage couvert d’un chapeau de cow-boy beige et de lunettes de soleil, le Dr Scott Stripling, chef d’équipe, affiche un sourire éclatant. S’il correspond à l’image hollywoodienne surannée d’un archéologue, son travail est pourtant loin d’être conventionnel. Fiers évangéliques, ce Texan et son équipe estiment que la Bible doit être lue littéralement et peut servir de manuel à leurs recherches archéologiques.

    « La Bible est-elle un document historique fiable ? J’ai des confrères israéliens qui ne sont pas d’accord, mais moi je pense que oui », explique-t-il, parlant de « préjugés » contre l’Ancien Testament qui, selon lui, n’a pas moins de valeur historique que les textes de l’Égypte ancienne ou de Mésopotamie. « Je ne me balade pas avec une Bible dans une main et une pioche dans l’autre, se justifie Scott Stripling. Je suis religieux, mais ça ne signifie pas que je suis biaisé. Je suis capable de compartimenter. » C’est la troisième année de fouilles dans la colonie de Tel Shiloh, située dans la zone C de la Cisjordanie, soumise à un contrôle israélien total, et M. Stripling espère trouver de nouveaux indices qui pourront confirmer que le mythique tabernacle a bien un jour reposé ici. L’année dernière, ils avaient déjà découvert une grenade en céramique, un fruit symboliquement associé au sanctuaire sacré. Emeline et Perry Ginhart, un couple d’Américains fraîchement mariés, espèrent faire d’autres découvertes qui les aideront à soutenir l’authenticité de leur vision messianique du christianisme. Sous le soleil brûlant, le couple passe sa lune de miel à examiner le parterre dont il est en charge. « En aidant Israël, nous aidons notre cause. Notre Créateur nous a donné ces terres pour que nous en prenions soin », se félicite M. Ginhart.

    Une relation interreligieuse opportuniste
    « Je vois souvent des Américains idiots qui payent des fortunes pour venir grattouiller la terre. C’est tout simplement de l’archéologie confessionnelle. C’est ça le mot-clef. Et dès lors qu’elle est confessionnelle, elle s’éloigne de l’orbite de la science », assène amer un archéologue européen actif au Proche-Orient. « Les évangéliques et l’archéologie, ce sont des contes de Perrault. Ça n’a aucun sens. Il faut que l’armée israélienne arrête le massacre archéologique dans les territoires », implore ce spécialiste, qui souhaite rester anonyme.

    Les pièces déterrées à Tel Shiloh sont ramenées chaque jour à Jérusalem, avant d’être analysées en collaboration avec l’agence gouvernementale chargée du patrimoine dans un processus pour le moins opaque. À la mi-mai, la Cour suprême a statué qu’Israël n’était pas obligé de divulguer des informations sur les fouilles archéologiques menées en Cisjordanie, rejetant un appel de deux organisations non gouvernementales. Depuis la convention de La Haye de 1954, il est pourtant interdit de fouiller dans un territoire occupé, sauf en cas de menace sur le patrimoine. Un argument régulièrement utilisé par Scott Stripling pour justifier ses travaux. « Tout ce que nous trouvons est stocké en Israël, et si une solution politique au conflit est trouvée, les responsables du territoire auront alors accès aux objets. Mais je serai mort avant que ça n’arrive », dit-il en riant.

    Leah Tramer, l’une des rares Israéliennes de l’équipe, collabore régulièrement avec les évangéliques américains qui viennent creuser dans la région et pour qui la « Judée et Samarie » – le nom biblique de la Cisjordanie – est une extension naturelle de l’État d’Israël. « C’est merveilleux que des chrétiens nous aident à redécouvrir notre passé », se réjouit cette assistante à l’Université d’Ariel, située dans une grande colonie. La relation interreligieuse qui existe entre certains juifs israéliens et des « chrétiens sionistes » est parfois qualifiée par ses critiques d’opportuniste. Un sous-ensemble de la communauté évangélique étant convaincu de la signification biblique du retour des juifs sur la terre de leurs ancêtres, préambule prophétique indispensable au retour du Messie et à la fin des temps, tandis que les Israéliens sont à la recherche d’alliés pour légitimer leur occupation militaire vieille d’un demi-siècle.

    L’archéologie comme outil politique
    S’il ne fait aucun doute que les juifs ont un lien historique avec la Cisjordanie, c’est la façon dont les découvertes archéologiques sont instrumentalisées pour éclairer le patrimoine d’un peuple plutôt qu’un autre pour des raisons politiques et idéologiques qui est source de controverse. « Israël utilise l’archéologie comme outil politique à Jérusalem-Est et en Cisjordanie pour tenter de justifier sa présence. Cela explique pourquoi ils travaillent avec des évangéliques, qui soutiennent le même récit », analyse Yonathan Mizrachi, directeur de l’ONG israélienne Emek Shaveh, l’une des deux organisations signataires de la pétition déboutée par la Cour suprême. « Les évangéliques ne font pas de la recherche pour le bénéfice de la communauté locale, mais pour leur propre bénéfice et pour soutenir l’occupation, » assène-t-il.

    En 2013, Scott Stripling avait trouvé à Khirbet el-Maqatir des restes humains qu’il estimait être des juifs tués pendant la grande révolte contre Rome il y a environ 2 000 ans. Il les a ensuite remis à la colonie d’Ofra, qui les a enterrés en secret en 2017. « L’inhumation a servi de symbole pour les résidents, selon lesquels la colonie – illégale en vertu du droit international – n’est en fait qu’une continuation de l’ancienne implantation juive historique sur cette terre », estime Michael Press, un expert en archéologie en Israël et dans les territoires palestiniens. « Le fait que les résultats de ces fouilles servent à renforcer le contrôle israélien sur la Cisjordanie est très dommageable. Mais il n’y a pas d’institution pour faire respecter le droit international et personne ne veut exercer de pression, donc rien ne changera. »

    De nombreux autres sites à travers les territoires occupés ont soulevé la controverse, comme la « cité de David », un complexe archéologico-touristique censé être, selon les références bibliques, l’emplacement d’origine de Jérusalem à l’époque du roi David, il y a 3 000 ans. Depuis son exploitation, ce site n’aura de cesse d’alimenter les polémiques en raison de son emplacement en plein cœur du quartier palestinien de Silwan, à Jérusalem-Est. Surtout, le site est administré par une organisation privée controversée, Elad, à l’objectif explicite : « la revitalisation résidentielle », un euphémisme qui désigne une politique assumée de colonisation avec l’implantation de familles juives israéliennes dans le quartier.

    « Jamais plus important que les gens qui vivent à la surface »
    D’après la population palestinienne locale, les fouilles archéologiques menées en sous-sol ont sévèrement endommagé une quinzaine d’habitations. Mazen Aweida, 48 ans, montre d’un geste las les fissures épaisses qui courent le long des murs de sa maison. L’évier de la cuisine est à moitié effondré, et le sol de la chambre est tellement gondolé qu’il semble près d’exploser. « J’ai des enfants en bas âge, et j’ai peur que des débris ne tombent sur eux. Ça me stresse énormément. J’ai toujours peur que mon fils soit blessé », murmure ce père de sept enfants en jetant un regard vers son petit garçon, assis à côté d’une cicatrice béante qui file du sol au plafond. « La seule option, c’est qu’ils trouvent une solution pour stopper la dégradation. En tout cas, je ne partirai pas, même si la maison s’effondre sur nous, » prévient Mazen Aweida.

    Question de principe : certains résidents estiment aujourd’hui que les fouilles archéologiques font partie d’une stratégie visant à chasser les habitants palestiniens pour prendre le contrôle de leurs terrains. Contactée à plusieurs reprises, la direction d’Elad n’a pas donné suite à nos demandes d’interview. Elle avait par le passé déjà balayé ces allégations d’un revers de la main, niant toute forme de responsabilité dans la détérioration de maisons palestiniennes. « Ils ont le droit de rechercher des vestiges de leur histoire – si tant est que de tels vestiges existent bien à cet endroit, estime Sahar Abassi, coordinatrice dans un centre social de Silwan. Mais quoi qu’ils trouvent dans le sous-sol, ce ne sera jamais plus important que les gens qui vivent à la surface. »

    À 13h tapantes, le son d’un chofar, un cor traditionnel juif, résonne à travers les collines rocheuses de Tel Shiloh pour marquer la fin de la journée. Les participants seront de retour à l’aube à la recherche du tabernacle, bien qu’ils n’aient encore rien trouvé de concluant. Peu importe. « L’absence de preuve, prévient M. Stripling, n’est pas la preuve d’une absence. »

    #archéologie #palestine

  • The Perplexing Rock Riddle - Neatorama
    https://www.neatorama.com/2019/05/11/The-Perplexing-Rock-Riddle

    this rock has been discovered a few years ago and up to this day no one has deciphered what the characters present in the rock mean. It is so perplexing that Plougastel, the village which holds the rock, offered a prize of €2,000 (£1,729 ; $ 2247.10) to anyone who can decipher the slab.

    Among the normal French letters some are reversed or upside-down. There are also some Scandinavian-style Ø letters.

    Two years are visible - 1786 and 1787 - dating the inscription to a few years before the French Revolution. There is also the image of a ship with sails and rudder, and a sacred heart - a heart surmounted by a cross.

    But the writing has defied all attempts at interpretation by local academics. Some think it may be in old Breton or Basque, and that the person who wrote it may only have been semi-literate.

    The letters may relate to the sounds of words as he or she heard them.

    In one section the letters read: “ROC AR B … DRE AR GRIO SE EVELOH AR VIRIONES BAOAVEL”.

    Another reads: “OBBIIE: BRISBVILAR ... FROIK … AL”.

    Do you have what it takes to solve the riddle?

    –-


    plus d’infos ici

    https://www.bbc.com/news/world-europe-48212442

  • Une #sépulture qualifiée de « tombe de Toutankhamon britannique » découverte dans l’#Essex
    https://www.francetvinfo.fr/culture/patrimoine/archeologie/une-sepulture-qualifiee-de-tombe-de-toutankhamon-britannique-decouverte

    La tombe avait été découverte lors de travaux d’élargissement d’un tronçon de route à Prittlewell, près de Southend-on-Sea, en 2003. Après plus de 15 ans de recherches, les experts pensent que le corps pourrait être celui de Seaxa, frère de Saeberht, roi des Saxons de l’Est au début du VIIe siècle.

    #archéologie #Royaume-Uni

  • De #femme en femme, les vénus des chasseurs préhistoriques ! - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=iB4c4KML-84&list=PLEnK6o7pdzkcOXswIItmemHGLTf0d0NZ6&index=79

    Lors de la dernière période glaciaire en Europe, les femmes charmaient les rêves des premiers artistes de l’humanité, chasseurs de rennes, mammouths ou chevaux. Elles se profilèrent bien souvent sur l’horizon de leurs imaginaires, dans des grottes et, statuettes de pierre ou d’ivoire, animèrent leurs habitats. Ainsi la superbe Vénus de Lespugue, plantée dans le sol près du foyer projetait-t-elle son ombre mouvante sur la paroi du petit abri de Gravettiens dans le piémont pyrénéen, tandis que la Vénus impudique devait exprimer quelques émois parmi les nombreux habitants magdaléniens de l’immense abri périgourdin de Laugerie, en bordure de Vézère. L’esthétique diamétralement opposée de ces deux chefs-d’œuvre du Musée de l’Homme, invite à la réflexion admirative sur le génie créateur des Sapiens d’alors, faisant de l’Image, le creuset du sens et le support sensible de la communication. Denis Vialou, préhistorien au Muséum national d’Histoire naturelle, membre de l’Académie des Sciences d’Outremer, étudie avec son équipe de recherche associée au CNRS la #préhistoire des #Sapiens en Europe et en Amérique du Sud. Leurs recherches comparatives sont essentiellement consacrées aux comportements symboliques, dans leurs manifestations monumentales ou sous forme d’objets, et aux comportements économiques et sociaux.

  • Le patriarcat chez nos ancêtres est une invention sexiste d’archéologues hommes - VICE
    https://www.vice.com/amp/fr/article/wjv8j4/le-patriarcat-chez-nos-ancetres-est-une-invention-sexiste-darcheologues-hommes

    Vous avez « fouillé » pendant 10 ans. Votre livre, lui, se base sur les fouilles archéologiques menées par vos confrères dans 1733 tombes champenoises, datées de - 600 à - 200. Vous avez trouvé quelque chose d’intéressant ?
    Grâce aux tests ADN, on sait désormais avec certitude que certains hommes ont été enterrés avec des objets de parure, par exemple. Durant une période, des femmes ont également été ensevelies sous de grands tumulus avec des chars [supposément destinés à la guerre, ndlr], des offrandes animales et des céramiques, ce qui suppose un investissement important de la communauté. Par ailleurs, le seul druide (personnage qui aurait détenu du savoir et donc du pouvoir) dont on aurait hypothétiquement retrouvé la tombe a été incinéré : il est donc impossible de connaître son sexe.

    Ces vestiges funéraires sont donc insuffisants pour connaître les rôles sociaux de chacun. Par exemple, les objets de parure sont associés à l’élégance et à la féminité alors qu’ils sont peut-être symboles de pouvoir, de rang social ou d’identité communautaire. Nous-mêmes portons bien des vêtements différents en fonction de notre genre, certes, mais aussi de notre âge, de notre classe sociale, de la quantité d’argent que l’on dépense dans le paraître. Scientifiquement, on ne sait pratiquement rien de l’organisation de ces sociétés et des rapports sociaux en fonction du genre des individus. Je suis persuadée que, sans textes d’époque, on ne pourra jamais vraiment répondre à ces interrogations.

    • Une archéologue préhistorienne de l’auditoire a profité de votre intervention à la BNF pour rappeler que son champ d’étude est également peu perméable aux questions de genre, notamment « parce que ce sont des abbés qui ont fait toutes les premières découvertes ». C’est donc une constante de l’archéologie ?

      La gender archeology est portée à 90 % par des femmes, on le constate à chaque colloque. La notion de « genre » (comme outil théorique et méthodologique) nous permet de questionner la différenciation des sexes qui semblait « normale » aux chercheurs depuis deux siècle. Penser que des femmes puissent avoir tenu des rôles divers dans les sociétés anciennes questionne l’ordre établi. C’est déjà subversif.

      D’une manière générale, l’archéologie est encore dominée par des hommes. Il se trouve que la plupart ne se posent pas les mêmes questions, ne regardent pas les choses de la même manière que les femmes. Ils considèrent que leur position est objective, comme doit l’être la science – bien que l’étude des vestiges celtes montrent que les archéologues portaient aussi une idéologie. Les études de genre, elles, peuvent être vues à tort comme « militantes » et « non-scientifiques ».

      Ajouter à la compilation #archéologie et #sexisme :
      https://seenthis.net/messages/633249

    • @mad_meg je me suis fait la même réflexion. Il y a à la fois plein de boulot à faire en archéologie et anthropologie pour avoir une meilleure vision des répartitions des activités dans les autres cultures, c’est sûr, mais ce n’est pas pour autant que tout d’un coup le patriarcat ne serait que dans l’époque moderne. En même temps c’est un titre de Vice hein… on allait pas voir « le patriarcat chez certains de nos ancêtres… » ou ce genre de subtilités :)

    • Dans le livre d’Eliane Viennot, elle met au jour un point intéressant, le fait que la laideur soit une appropriation masculine pour se démarquer de la « beauté » des femmes. Elle ajoute que la mode vestimentaire masculine actuelle est héritière de cette dichotomie des genres.
      Mais effectivement @mad_meg, retrouver perruque et dentelles dans la tombe d’un bourgeois de la cour de louis XIV ne fait pas de cette période un moment égalitaire :)
      Cependant, scientifiquement et grâce à l’ADN, l’archéologie est bien obligée de remettre en question ses biais de genre. Je pense à ces tombes vikings qui sont maintenant reconnues comme étant celles de femmes de pouvoir.
      https://www.sciencesetavenir.fr/archeo-paleo/archeologie/des-guerrieres-vikings-ont-existe-la-preuve-par-la-genetique_116284

    • Le patriarcat chez nos ancêtres est une invention sexiste d’archéologues hommes

      Ce n’est pas une tournure très heureuse, mais partant du fait que le passé s’écrit au présent, je dirais que les archéologues ont voulu inscrire l’Histoire sous le biais de leur genre et de leur époque, c’est à dire en oblitérant le plus souvent l’existence ou le rôle des femmes. Tout archéologue véhicule sa propre histoire jusque dans ses découvertes. Les interprétations des découvertes archéologiques ont permis de maintenir une continuité dans l’idéologie dominante, de dessiner la courbe d’un soit disant progrès ou d’une organisation sociale ancienne qui aurait perduré, comme le patriarcat et la domination des femmes.
      Donnant ainsi des arguments pour poursuivre la domination des femmes et assurer leur asservissement jusqu’à aujourd’hui.
      Je compare cette situation avec « l’oubli » des pharaons noirs.

      Penser que des femmes puissent avoir tenu des rôles divers dans les sociétés anciennes questionne l’ordre établi. C’est déjà subversif.
      Chloé Belard

    • @cjldx ce qu’on essaye de documenter sur seenthis et que j’ai essayé de faire le plus poliment ici même, c’est l’infini du #mansplaining. Situation que tu sembles considérer de ton poste masculin comme une curiosité sémantique à analyser et que nous nous prenons en tant que femme et personnellement #every_day_dans_la_gueule. Tu parles de documentation, on parle de notre mort programmée par les hommes.

    • Je ne me méprends pas et je reconnais que ce qui se nomme « le point de vue » est bien l’endroit d’où l’on regarde. Et cela reste dans le sujet de cette discussion sur le biais genré des interprétations, en l’occurrence celui des dominants.

  • La principale source de nourriture des Néandertaliens était certainement la viande. (confirmation)

    Le régime alimentaire des Néandertaliens fait l’objet de nombreuses discussions : ils sont traditionnellement considérés comme des carnivores et des chasseurs de grands mammifères, mais cette hypothèse a récemment été remise en question par de nombreuses preuves de la consommation de plantes. (...)

    Les hommes modernes du Paléolithique, arrivés en France peu après la disparition des Néandertaliens, présentent des ratios isotopiques de l’azote encore plus élevés que ceux des Néandertaliens. Ceci est classiquement interprété comme la signature de la consommation de poisson d’eau douce.
    La pêche est censée être une activité humaine moderne typique, mais là encore, il existe un débat sur le fait de savoir si les Néandertaliens mangeaient ou non des ressources aquatiques.

    Lorsque Klervia Jaouen, chercheur à l’Institut Max Planck pour l’anthropologie évolutionnaire et premier auteur de l’étude, et ses collaborateurs ont découvert des ratios isotopiques d’azote élevés dans le collagène de deux Neanderthals appartenant à la catégorie des humains modernes, ils se sont demandés si cela pouvait être une signature consommation régulière de poisson.

    Les Néandertaliens viennent de Les Cottés et de la Grotte du Renne [Arcy-sur-Cure], en France, deux sites où aucun reste de poisson n’a été retrouvé. Cependant, les mesures ont été effectuées sur une racine dentaire, qui enregistrait le régime alimentaire entre quatre et huit ans de la vie de l’individu, et sur l’os d’un bébé d’un an. Ces ratios d’isotopes d’azote élevés pourraient également indiquer que les Néandertaliens n’étaient pas sevrés à cet âge, ce qui est en contradiction avec le cas du Néandertal de Les Cottés (...).

    En d’autres termes, de nombreuses explications (consommation de poisson d’eau douce, viande putride, sevrage tardif ou même cannibalisme) pourraient expliquer de telles valeurs et identifier le facteur en cause pourrait changer notre compréhension du mode de vie des Néandertaliens.

    Analyse des acides aminés

    Afin d’expliquer ces rapports d’isotopes d’azote exceptionnellement élevés, Jaouen et ses collaborateurs ont décidé d’utiliser une nouvelle technique d’analyse d’isotopes (les analyses isotopiques spécifiques aux composés (CSIA) ). (...)

    "En utilisant cette technique, nous avons découvert que le Néandertal des Cottés avait un régime alimentaire carnivore purement terrestre : elle n’était ni une enfant sevrée, ni une mangeuse de poisson régulier, et son peuple semble avoir principalement chassé le renne et les chevaux", explique Jaouen. "Nous avons également confirmé que le Néandertal de la Grotte du Renne était un bébé allaité dont la mère était une mangeuse de viande." Fait intéressant, cette conclusion correspond aux observations des zooarchéologues.

    L’étude montre également l’importance de cette nouvelle technique isotopique pour les recherches futures sur les régimes humains et néandertaliens anciens.(...)

    Michael P. Richards, de l’Université Simon Fraser au Canada, a commenté : « Les résultats antérieurs concernant les isotopes indiquaient un régime essentiellement carnivore pour les Néandertaliens, ce qui correspond au vaste inventaire archéologique de restes d’animaux retrouvés et déposés par les Néandertaliens.
    Il y a eu récemment quelques interprétations franchement bizarres des données sur les isotopes en vrac, allant des Néandertaliens vivant principalement de plantes aquatiques à se mangeant mutuellement, les deux en contraste direct avec les preuves archéologiques.
    Ces nouvelles mesures isotopiques spécifiques à un composé confirment les interprétations antérieures des régimes néandertaliens comme étant composés principalement de grands herbivores, bien qu’ils aient, bien sûr, également consommé d’autres aliments tels que les plantes ".
    Régime monotone

    En plus de confirmer que les Néandertaliens sont des carnivores terrestres, ces travaux semblent indiquer que ces homininés ont suivi un régime alimentaire très monotone au fil du temps, même lorsqu’elles ont commencé à modifier leur industrie matérielle, peut-être sous l’influence de l’homme moderne. Le bébé Neanderthal de la Grotte du Renne a bien été trouvé associé au Châtelperronian, une technologie lithique similaire à celle de l’homme moderne. Les Néandertaliens tardifs étaient donc [très semblables aux sapiens] , peignant des grottes et portant des colliers, mais contrairement à leur espèce sœur, ils ne semblaient pas aimer pêcher.

    L’étude originale : https://www.pnas.org/content/pnas/116/11/4928.full.pdf
    Klervia Jaouen, Adeline Le Cabec, Frido Welker, Jean-Jacques Hublin, Marie Soressi, Sahra Talamo. Exceptionally high δ15N values in collagen single amino acids confirm Neandertals as high-trophic level carnivores. PNAS, 2019 DOI: 10.1073/pnas.1814087116

    https://www.mpg.de/12728073/neandertals-main-food-source-was-definitely-meat

    #Préhistoire #Paléolithique #Châtelperronien #Néandertal #alimentation #36000BP

  • Découverte d’une pharaonne
    Claude Gauvreau, Actualités UQAM, le 15 avril 2019
    https://www.actualites.uqam.ca/2019/decouverte-une-pharaonne

    Les égyptologues du monde entier savent depuis une cinquantaine d’années qu’une femme a régné sur l’Égypte au 14e siècle avant J-C, entre le décès du pharaon Akhenaton et l’avènement au pouvoir de son fils, le jeune Toutankhamon (v.1345-1327). Ils sont toutefois divisés quant à l’identité de cette reine mystérieuse. Or, en s’appuyant sur des recherches épigraphiques et iconographiques, la professeure du Département d’histoire de l’art Valérie Angenot, spécialiste de l’art égyptien ancien, soutient que deux femmes, et non pas une, sont montées sur le trône d’Égypte à la mort d’Akhenaton.

    Dans l’Égypte ancienne, la femme était plus libre qu’elle ne l’a été dans la Grèce antique, rappelle Valérie Angenot. « La société égyptienne de cette époque était certes patriarcale, mais la femme avait des droits. » Elle pouvait, notamment, divorcer, être propriétaire d’un domaine agricole et être prêtresse. Les mères et épouses des pharaons jouaient, par ailleurs, un rôle actif dans la gestion du royaume. « Dans le système politique égyptien, les femmes n’étaient pas des personnes accessoires, relève la chercheuse. Certaines d’entre d’elles, comme Hatchepsout, sont même devenues pharaons. On peut supposer, dans le cas de Méritaton et de Neferneferouaton Tasherit, qu’il existait une rivalité avec leur frère Toutankhamon, lequel s’est approprié leurs trésors, leur déniant ainsi le droit à l’éternité. »

    Valérie Angenot croit que les résultats de ses recherches pourront être utiles dans le domaine des études de genre. « Ils sont susceptibles d’intéresser aussi tous ceux et celles qui étudient la place et le rôle de la femme dans l’histoire des civilisations. »

    #Égypte #Antiquité #pharaonne #Nefertiti #Méritaton #Neferneferouaton_Tasherit #Hatchepsout #Valérie_Angenot

    Ajouter aussi à la compilation #archéologie et #sexisme :
    https://seenthis.net/messages/633249

  • Notre-Dame de Paris : qui étaient ces invisibles bâtisseuses du Moyen Âge ?
    https://information.tv5monde.com/terriennes/notre-dame-de-paris-qui-etaient-ces-invisibles-batisseuses-du-

    Ignorées ou oubliées... Encore une fois les femmes s’effacent ou plutôt sont effacées des livres d’histoire. Avec l’incendie de Notre-Dame de Paris sont parties en fumée des centaines de milliers d’heures de travail d’ouvriers mais aussi d’ouvrières et d’artisanes. Car les femmes, elles aussi, ont contribué à l’édification de ce chef-d’oeuvre d’art, d’architecture et d’artisanat à l’immense dimension spirituelle.

    Difficiles, pourtant, de distinguer les personnages féminins dans les archives et autres sources, même quand celles-ci sont conséquentes - ce qui n’est pas le cas pour la construction de Notre-Dame, alors que les chantiers en Provence, en Italie ou en Espagne, par exemple, sont, eux, bien documentés. Dans tous les cas, on devine les femmes sans les voir - elles n’ont pas de nom. [...]

    La main-d’oeuvre féminine n’en était pas moins un rouage essentiel sur les grands chantiers du Moyen Âge, cathédrales ou remparts : sans surprise pour l’intendance, l’apport en nourriture et les travaux de finesse, comme l’ornementation, mais aussi pour le gros oeuvre, comme l’explique la chercheuse : « Contrairement à l’image que l’on peut avoir de l’économie médiévale, les femmes effectuent toutes sortes de travaux, dont des tâches très physiques. Elles peignent, brodent les vêtements liturgiques, se chargent des délicats ouvrages de décors, mais elles portent aussi des pierres, brassent la chaux, travaillent les ardoises, construisent des échafaudages, tressent des cordes et des paniers… »

    #femmes #femmes_de #fille_de #veuve via @mona

  • Stone Age Cave Symbols May All Be Part of a Single Prehistoric Proto-Writing System
    https://kottke.org/19/03/stone-age-cave-symbols-may-all-be-part-of-a-single-prehistoric-proto-writing

    While studying some of the oldest art in the world found in caves and engraved on animal bones or shells, paleoanthropologist Genevieve von Petzinger has found evidence of a proto-writing system that perhaps developed in Africa and then spread throughout the world.

    https://www.youtube.com/watch?v=hJnEQCMA5Sg

  • Notes anthropologiques (XXXIII)

    Georges Lapierre

    https://lavoiedujaguar.net/Notes-anthropologiques-XXXIII

    L’Idée comme capital (V)
    Petit aperçu concernant l’histoire grecque
    De la fin du Néolithique à la naissance de la cité, la civilisation mycénienne

    La civilisation mycénienne, qui se développe sur le continent grec de 1650 à 1100 av. J.-C. (ce qui correspondrait à l’Helladique récent), a bien des ressemblances avec la civilisation minoenne au point où il est justifié de se demander si son apparition vers le milieu du XVIIe siècle n’est pas due à l’influence et à la pression du monde minoen. Elle se caractérise, elle aussi, par l’existence de palais, vastes édifices, parfois fortifiés, qui servent à la fois d’entrepôts, de lieu de production de marchandises, avec la présence d’artisans, et de demeure pour celui qu’on appelle le Wa-na-ka (le wanax homérique) et que les historiens considèrent comme le souverain possédant l’autorité de nommer, de muter ou de destituer des fonctionnaires. Cependant « il n’est pas surprenant que le personnage du roi mycénien nous échappe presque autant que celui du roi minoen » a pu écrire Jean-Claude Poursat. On sait seulement qu’il disposait d’un secteur où il exerçait une autorité incontestable, que les historiens ont pu qualifier de « royale », avec des artisans, des esclaves et des terres selon des modalités complexes de mainmise foncière. (...)

    #Grèce_antique #civilisation_mycénienne #archéologie #Jean-Claude_Poursat #Homère #Iliade #Odyssée