• J’ai suivi aujourd’hui un passionnant séminaire de Jean-Christophe Peyssard et Taos Babour (Institut Français du Proche-Orient https://www.ifporient.org ) sur la numérisation du fonds photographique de l’Institut. https://cis.cnrs.fr/sem-sos-jean-christophe-peyssard-et-taos-babour Plein de photos de Syrie, du Liban, d’Irak, des années 1920 à nos jours, beaucoup liées à l’#archéologie, mais pas toutes. Ces photos sont proprement indexées, métadonnisées, mises sous une licence libre et hop :

    https://medihal.archives-ouvertes.fr/IFPOIMAGES

    Plusieurs des monuments photographiés ont depuis été détruits par Daech, ce qui rend cette collection encore plus précieuse.

    La licence libre n’a pas été évidente. Si pour celles prises par l’armée française pendant la colonisation (pardon, le mandat), la licence libre Etalab a été tout de suite acceptée par l’armée, pour le reste, c’était plus difficile : souvent, le nom du photographe était inconnu, ce qui ne permettait pas de lui demander son autorisation.

    Pour les informaticien·nes : oui, il y a une API, du JSON, du SPARQL, de l’OAI-PMH, du BibTeX, etc.

    https://medihal.archives-ouvertes.fr/medihal-01964991/image
    (Cette photo particulière est décrite en
    https://medihal.archives-ouvertes.fr/IFPOIMAGES/medihal-01964991 )

  • Du Nord au Sud, qui étaient les premiers Américains ? - Ép. 1/4 - Les Amériques avant l’Amérique
    https://www.franceculture.fr/emissions/le-cours-de-lhistoire/les-ameriques-avant-lamerique-14-du-nord-au-sud-qui-etaient-les-premie

    En 1929, la découverte du site archéologique de Clovis au Nouveau Mexique a permis d’établir une première hypothèse sur l’origine du peuplement américain. Ce site, véritable trésor d’outils taillés, très sophistiqués, laissait à penser que les premiers hommes à avoir foulé le sol américain seraient arrivés vers -13 000 ans, en passant par le détroit de Béring. Les archéologues ont fait de ces lointains ancêtres les premiers Américains, modernes, aventuriers, pionniers et chasseurs. La découverte archéologique s’est alors rapidement muée en dogme idéologique et en mythe des origines. Toutefois, depuis les années 1980, de nombreuses découvertes invalident cette théorie. Le peuplement du continent américain a pu survenir bien plus tôt, dès -40 000 voire avant. Il est aussi fort probable que ces premiers “Américains” aient emprunté un passage plus austral pour parvenir jusqu’au continent.

    Ces récentes découvertes sont mal accueillies et les défenseurs de la “période de Clovis” comme origine du peuplement américain ont déployé tout un panel de contre-arguments, souvent plus idéologiques que scientifiques. Ces objets taillés bien plus anciens seraient le fait de singes capucins et non d’hommes, voire de la nature elle-même qui aurait par hasard, au fil des millénaires, façonné ces minéraux. Malgré l’irréfutabilité des preuves que la science apporte aujourd’hui, le dogme tient bon. Que sait-on, aujourd’hui, des premiers humains à avoir foulé le sol du continent américain ? Pourquoi cette question se heurte-t-elle à de lourds arguments idéologiques ? Quelles sont les nouvelles techniques mises en œuvre par les archéologues pour infirmer ces contre-arguments fallacieux ?

    #archéologie #amérique #peuplement_humain #sciences #dogme

  • Égypte : des archéologues découvrent ce qui serait « la plus vieille » #brasserie au monde
    https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/egypte/des-archeologues-decouvrent-ce-qui-serait-la-plus-vieille-brasserie-au-

    Les Égyptiens buvaient de la bière il y a plus de 5 000 ans… Une grande brasserie, qui pourrait être « la plus vieille » au monde, a été découverte en Égypte par une équipe égypto-américaine, sur le site archéologique d’Abydos, a annoncé samedi 14 février le ministère du Tourisme au Caire. La boisson favorite de l’#Égypte_ancienne était brassée sur ce site funéraire, selon le communiqué publié par le ministère.

    […] Des archéologues britanniques avaient fait au début du XXe siècle des découvertes les portant à croire qu’une ancienne brasserie se trouvait dans le secteur, mais ils n’avaient pas été en mesure de la localiser précisément. L’équipe égypto-américaine a réussi à le faire. Matthew Adams affirme que des études ont montré que la #bière y était produite à grande échelle avec quelque 22 400 litres produits « en même temps ». La brasserie « a pu être construite à cet endroit spécifiquement pour les rituels royaux qui avaient lieu à l’intérieur des sites funéraires des rois d’Égypte ».

    Les preuves de la fabrication de bière en Égypte ancienne ne sont pas nouvelles. Des fragments de poteries utilisées par les Égyptiens, vieilles de plus de 5 000 ans, dont de larges bassines en céramique qui servaient à produire de la bière, avaient été découvertes sur un chantier de Tel-Aviv, avait annoncé en 2015 l’Autorité israélienne des Antiquités.

    #archéologie

  • Une histoire mixte de l’antiquité
    https://parolesdhistoire.fr/index.php/2021/02/01/1500

    L’invitée : Violaine Sébillotte-Cuchet, professeure à l’université Paris-I. Le thème : le projet Eurykleia, base de données pour une histoire mixte de l’antiquité, présenté dans le numéro de décembre 2020 de la revue Mètis : « Comment offrir aux chercheur-e-s les moyens et les outils permettant de réaliser une histoire mixte de l’Antiquité ? En s’appuyant sur la méthodologie élaborée par le collectif Eurykleia, les articles du dossier explorent les pratiques sociales qui rendent les femmes visibles, mais aussi celles où la présence féminine, quoique réelle, semble plus discrète. » Durée : 45 min. Source : Paroles (...)

    https://media.blubrry.com/parolesdhistoire/s/content.blubrry.com/parolesdhistoire/sebillotte_eurykleia.mp3

  • L’homme préhistorique est aussi une femme | Les Oreilles loin du Front
    http://www.loldf.org/spip.php?article873

    Et si « l’homme des cavernes » n’avait pas été cette brute viriliste avec un gourdin dans une main et les cheveux de sa femme dans l’autre ? Et si d’ailleurs il n’avait pas vécu sous le régime familial européen du 19ème siècle ? Et si face à nos quelques milliers d’années de patriarcat, il avait des centaines de milliers d’années où les sociétés humaines s’étaient organisées autrement ? Ce soir, on plonge dans une préhistoire qui reste à écrire avec Marylène Patou-Mathis à l’occasion de la sortie de son livre : L’homme préhistorique est aussi une femme aux éditions Allary. Durée : 1h11. Source : Fréquence Paris (...)

    http://www.loldf.org/archives/20.12.09.homme.prehistorique.est.aussi.une.femme.mp3

  • « Les mâles de notre espèce sont parmi les primates les plus violents envers leurs femelles, les femmes » , Pascal Picq 
    https://www.lemonde.fr/sciences/article/2020/11/09/pascal-picq-les-males-de-notre-espece-sont-parmi-les-primates-les-plus-viole

    Le paléoanthropologue, dans son dernier ouvrage, propose une analyse évolutionniste de la coercition des femmes, concluant qu’il s’agit d’une question sociale, culturelle et anthropologique.

    Charles Darwin, Friedrich Engels, Karl Marx, tous ont fait ce constat : la première classe des opprimés, dans les sociétés humaines, ce sont les femmes. Pourquoi tant de violences ? Jusqu’ici, la question avait été explorée à l’aune de l’anthropologie, de la sociologie, de l’ethnologie… Dans son dernier ouvrage Et l’évolution créa la femme (Odile Jacob, 464 pages, 22,90 euros), c’est un regard évolutionniste que pose Pascal Picq, maître de conférence au Collège de France, sur ce problème sociétal. Héritage biologique ou évolution malheureuse des sociétés humaines ? Fait de nature ou de culture ?

    Comment avez-vous cherché à répondre à la question – si polémique – de l’origine de la sujétion des femmes ?

    J’ai voulu m’extraire des stéréotypes ou des idéologies propres à une partie des sciences sociales par un regard neuf, une approche scientifique évolutionniste. Elle s’articule en deux temps. Je compare d’abord le degré de coercition sexuelle entre les différentes espèces de primates, dont la nôtre. Des contraintes environnementales et biologiques analogues ont-elles produit les mêmes effets sur les comportements de coercition masculine ? Puis je plonge dans la préhistoire de notre espèce et des espèces proches. Mon livre propose une esquisse de ce qu’a pu être l’évolution de la femme et des rapports entre les genres au cours des différentes périodes de la préhistoire. Comment les violences à leur encontre sont-elles apparues ? Comment ont-elles évolué au fil des époques et des cultures ?

    Pour vous, quel est le sens de ces comparaisons entre humains et grands singes ?

    C’est le principe même de l’approche phylogénétique. Pour étudier les origines et l’évolution d’une espèce, on la compare aux espèces plus ou moins proches puis, dans un second temps, on regarde comment ses caractères ont évolué. L’application de cette approche à l’étude de l’évolution des systèmes sociaux est assez récente.

    Que nous enseigne la comparaison des différentes espèces de primates ?

    D’une manière générale, la coercition sexuelle reste assez rare chez les mammifères, même si les mâles ont tendance à être dominants sur les femelles – soit dit en passant, chez le cheval, le dauphin, les otaries, les antilopes, des espèces que nous trouvons généralement si sympathiques, les mâles exercent une forte coercition à l’égard des femelles. Ce sont de vrais machos !

    Il y a 32 millions d’années, apparaissent les lignées de singes que nous connaissons aujourd’hui. Auparavant, il y a de fortes chances que les mâles aient été très peu coercitifs. Les lémuriens, en effet, sont parmi les plus anciens des primates aujourd’hui vivants : leurs sociétés sont dominées par les femelles. Chez les primates, une règle empirique émerge : plus il y a d’asymétrie dans l’investissement reproductif, avec un investissement des femelles important (« anisogamie »), et plus les mâles ont tendance à être coercitifs. Par ailleurs, les mâles de notre espèce la rangent – en moyenne – parmi les sociétés de primates les plus violentes envers leurs femelles : les femmes. Ils partagent ce triste record avec les babouins hamadryas et les chimpanzés. Mais les bonobos forment des sociétés très égalitaires. Les singes d’Amérique du Sud (platyrrhiniens), eux aussi, sont peu ou pas coercitifs. En revanche, les singes de l’Ancien Monde, ou catarrhiniens (babouins, macaques, colobes, gorilles, chimpanzés, hommes…) sont en moyenne plus coercitifs.

    Bilan de ces comparaisons ?

    A de rares exceptions, aucune lignée ne se caractérise par la présence ou par l’absence systématique de coercition. Autrement dit, aucune lignée évolutive ne voue à la coercition ! Dans la lignée des hominidés, les humains et les chimpanzés sont très coercitifs, mais les bonobos, on l’a vu, montrent un équilibre des pouvoirs entre sexes. Chez les babouins, les hamadryas sont coercitifs, au contraire des geladas, pourtant voisins géographiquement. Chez les macaques, les singes rhésus sont de vrais machos, tandis que les magots sont plus égalitaires. Par ailleurs, il n’y a pas de corrélation entre le type d’habitat – savanes, forêts – et le degré de coercition sexuelle. Pas plus qu’il n’y en a entre le degré de dimorphisme sexuel [les différences de taille et de forme entre mâles et femelles] et l’intensité de la coercition masculine. Des contraintes environnementales interviennent, mais n’expliquent pas tout. Donc, ni contrainte phylogénétique, ni déterminisme écologique, si ce n’est en termes de tendances ou comme facteurs aggravants.

    Un comportement violent serait-il plus acceptable s’il existait chez d’autres primates ?

    Bien sûr que non. Ce n’est pas parce qu’un caractère est présent chez une espèce proche de nous qu’il est bon ou mauvais, légitime ou condamnable ! Les anthropologues évolutionnistes n’ont que faire de ce que les chimpanzés ou les bonobos sont coercitifs ou égalitaires. C’est l’affaire de ces deux espèces. D’ailleurs, aucune d’elles n’est plus proche de nous, sur le plan phylogénétique. Cela dit, si les bonobos (connus depuis seulement un demi-siècle) n’existaient pas, on pourrait affirmer que la lignée des hominidés (qui comprendrait alors seulement les humains et les chimpanzés) est terriblement coercitive.

    Pour éviter ce type de biais, il faut donc une approche phylogénétique impliquant de nombreuses espèces. Ne confondons pas un jugement de fait avec un jugement normatif. Celles et ceux qui justifient les violences des hommes envers les femmes parce qu’il en est ainsi chez les chimpanzés commettent une erreur, un paralogisme. Ce que nous disent ces grands singes si proches de nous, c’est que ces comportements varient. Et que c’est à nous, dans le cadre de nos sociétés, d’œuvrer pour telle ou telle évolution. Le XIXe siècle a dramatiquement penché du côté du chimpanzé. Le XXIe siècle nous rapprochera-t-il des bonobos ?

    Que pensez-vous du modèle des campagnols des prairies et des montagnes : deux espèces très proches au plan phylogénétique. Mais les premiers, monogames et égalitaires, sont des parents attentionnés, tandis que les seconds, volages et coercitifs, font figure de parents indignes…

    Dans cet exemple canonique, les seules différences biologiques mesurées entre ces deux espèces sont les concentrations en ocytocine et vasopressine : elles sont très élevées chez les premiers, effondrées chez les seconds. Pour autant, ces hormones ne sont pas la cause de leurs comportements. Ceux-ci viennent des médiateurs qui, au fil de l’évolution, les ont renforcés. Entre ces deux espèces, des divergences écologiques et éthologiques, par la voie de la sélection naturelle et de dérives génétiques, se sont accentuées. Il faut dire que peu d’espèces de mammifères sont monogames. C’est chez les primates qu’on en trouve le plus, environ un quart, ce qui est très significatif. Il existe différents types de monogamies, qui toutes s’accompagnent de transformations physiologiques, sexuelles, reproductives, comportementales et cognitives. Une fois monogames, les espèces ne reviennent jamais vers d’autres systèmes sociaux, même ceux de leurs ancêtres.

    Quelles pourraient être les causes des comportements si opposés, entre bonobos et chimpanzés ?

    Les singes, plus encore les grands singes et plus encore les humains, sont des espèces dites K, un mode de reproduction très qualitatif : après une longue gestation, un seul petit naît (des jumeaux parfois) ; le sevrage est tardif, l’enfance longue et l’adolescence plus ou moins longue. Soit une maturation de plus d’une décennie, avec le temps de l’apprentissage social. C’est là qu’interviennent les neurones miroirs et les processus cognitifs qui construisent les comportements sociaux des individus. Chez les singes, on parle de « cerveau social ». S’ils naissent dans des sociétés coercitives, les jeunes mâles reproduiront ces schémas – et inversement. S’il n’y a pas de déterminisme génétique, il peut y avoir des influences génétiques, mais les activités de nombreux gènes se combinent entre elles (sans oublier les facteurs épigénétiques). Je ne nie pas non plus que l’environnement n’intervienne pas. Ainsi, le milieu protégé des bonobos est plus propice à une vie sociale apaisée que les forêts et les savanes arborées des chimpanzés. De même, en Afrique australe, les pressions de prédation sont plus favorables aux babouins kinda, plus égalitaires, qu’aux babouins chacma, plus coercitifs. Même chose dans les sociétés humaines : une crise comme le Covid-19 tend à aggraver l’insécurité et les violences envers les femmes.

    Revenons sur la très forte contrainte reproductive qui pèse sur les femmes…

    L’émergence du genre humain (Homo) en Afrique, il y a 2 millions d’années environ, s’est accompagnée de changements considérables, plus encore chez les femelles qui deviennent des femmes. Il y a le « camouflage de l’œstrus » : les femmes ne présentent plus de signes morphologiques manifestes de leur période de fécondité. Elles ne savent pas toujours quand elles sont en période d’ovulation, et leur réceptivité sexuelle devient permanente. Et puis, il y a des transformations anatomiques majeures. D’un côté, le bassin prend une forme en cuvette fermée, qui soutient les viscères tout en permettant une bipédie performante. D’un autre côté, la taille du cerveau humain augmente beaucoup, ce qui complique l’accouchement : la tête du nouveau-né a du mal à passer à travers le bassin maternel. Malgré tout, cette anatomie du bassin féminin a limité le développement du cerveau humain in utero. C’est le « dilemme obstétrical ». Après la naissance, le cerveau du petit humain poursuit donc son développement et connaît une maturation importante.

    Conséquence : le petit humain devient très dépendant de « l’utérus social » où il est plongé…

    Ce bébé nécessite des soins parentaux intenses, dont la charge est surtout portée par les mères. C’est pourquoi celles-ci nécessitent de l’entraide (« alloparentalité »), qui dépend grandement de la considération pour les femmes dans chaque société.

    De plus, la forte contrainte de reproduction fait des femmes un enjeu de contrôle pour les hommes. Plus encore que chez toutes les autres espèces de primates, elles deviennent des ressources rares et précieuses. Leur réceptivité sexuelle permanente et les exigences de l’investissement parental provoquent des tensions, sources de coercition masculine autour de la certitude ou non de la paternité. Tout cela va profondément transformer les sociétés humaines. Ces constats résultent de recherches lancées par des anthropologues et éthologues féministes, issues d’universités anglo-saxonnes pour la plupart. L’étude des effets de cette contrainte sur la coercition masculine, en revanche, est très récente.

    Les femelles de notre lignée font face à une difficulté supplémentaire…

    Oui. Presque toutes les sociétés de singes sont des sociétés matrilocales : les femelles restent toute leur vie dans leur groupe natal, que les mâles quittent à l’adolescence. Cette règle résulte du déséquilibre de l’investissement parental entre mâles (peu investis) et femelles (très investies). Il faut donc que celles-ci bénéficient d’un soutien parental de la part du groupe pour l’accès à la nourriture, les soins, la protection et l’éducation des petits… Elles apprennent à être des mères avec l’assistance de leurs consœurs, affiliées ou pas. Le système matrilocal favorise cette entraide.

    « Le contrôle des femmes et leur coercition s’aggravent avec la recherche de statuts sociaux chez les hommes, notamment plus âgés. »

    Mais les humains, les chimpanzés et les bonobos forment des sociétés patrilocales. Les mâles restent toute leur vie dans leur groupe natal, que les femelles quittent à l’adolescence. Cette exogamie des femmes a bien été décrite par Claude Lévi-Strauss et l’école d’anthropologie du Collège de France. Mais ce qui ressort de mon analyse, c’est que seules les sociétés humaines sont majoritairement patrilinéaires [avec un statut social transmis de pères en fils] et patriarcales [le père a une autorité prépondérante]. Autrement dit, alors que les contraintes de la reproduction exigent de l’entraide envers les femmes, elles ont plus de mal à en bénéficier dans des sociétés patrilocales.

    Que nous apprend la paléoanthropologie sur les relations passées entre sexes ?

    Chez les australopithèques et Homo erectus, elle ne nous permet pas de reconstituer les systèmes sociaux. On ignore donc si Lucy, ses consœurs et les femmes Homo erectus subissaient des violences sexuelles. Au paléolithique moyen (350 000 - 45 000 ans), l’étude des tombes ne permet pas non plus de déceler des différences de statut social ni des traces de contrainte sexuelle. Mais l’étude de l’ADN des fossiles – la « paléogénétique » – montre que les sociétés d’Homo sapiens et de Néandertal étaient patrilocales. Au paléolithique supérieur (45 000-12 000 ans), Homo sapiens reste seul en scène. Des sociétés de chasseurs-cueilleurs plus complexes apparaissent, avec des statuts différenciés, plus de richesses et de sédentarité. Soit autant de facteurs corrélés à une coercition sexuelle accrue et à des sociétés plus inégalitaires.

    Comment peut-on connaître l’organisation sociale de ces sociétés anciennes ?

    Malgré d’importants biais, on peut procéder par analogies avec ce que l’on sait des ultimes sociétés de chasseurs-cueilleurs actuelles, même si leur diversité passée et présente est très sous-estimée. En témoigne la découverte, publiée le 4 novembre dans Science Advances, de femmes qui participaient activement à la chasse dans les Andes il y a 9 000 ans.

    Revenons à l’ethnographie comparée : elle décrit certaines sociétés égalitaires, d’autres très inégalitaires et coercitives envers les femmes (avec parfois des mises en esclavage). Et l’on découvre plusieurs tendances. Tout d’abord, le contrôle des femmes et leur coercition s’aggravent avec la recherche de statuts sociaux chez les hommes, notamment plus âgés. En témoigne le « prix de la fiancée », cette dette dont un homme doit s’acquitter pour épouser une femme. Un autre ressort de ces violences est l’augmentation des richesses, dont l’effet paraît moindre que la recherche de statuts. Autres facteurs aggravants : l’éloignement des femmes de leur famille, l’établissement d’espaces privés, la sédentarité, le contrôle des relations extérieures du groupe, la guerre…

    Il n’y a ni bons ni vilains sauvages. Nonobstant Rousseau et Marx, les oppressions ne résultent pas de la production de richesses et de leurs répartitions, qui constituent incontestablement des facteurs aggravants, mais pas systématiquement. Les origines des inégalités reposent sur le contrôle des femmes. En découlent ensuite les autres formes d’esclavage et d’exploitation des groupes sociaux.

    Au néolithique, apparaissent les premières sociétés d’agriculteurs. Cela change-t-il le statut des femmes ?

    Oui. Globalement, il se dégrade ! Il y a 10 000 ans environ, soit après la dernière glaciation, la diversité des sociétés humaines s’accroît encore. Le nombre de sociétés inégalitaires augmente. Les massacres collectifs interhumains s’intensifient, les différences de statuts et de tâches entre sexes se renforcent, les déplacements de femmes et leurs rapts s’amplifient.

    « Les sociétés d’Europe du sud sont plus phallocrates, tandis que celles d’Europe du nord montrent plus d’équité entre sexes. »
    Au Proche-Orient, émergent les premières sociétés agricoles. Et que lit-on dans les fossiles ou les dents des femmes de cette époque ? Elles se marient de plus en plus tôt, enchaînent les grossesses et meurent plus jeunes. La paléogénétique montre aussi qu’elles viennent de plus loin, dans des sociétés patrilocales et patrilinéaires. Or plus les femmes sont éloignées de leur groupe natal, plus cela favorise les violences à leur encontre.

    Mais cette tendance souffre d’exceptions. Quel que soit le type d’économie (chasseurs-cueilleurs de différents types, sociétés horticoles, agricoles ou d’éleveurs), on y trouve des sociétés plus égalitaires et d’autres franchement inégalitaires. Prenons les sociétés horticoles : on en trouve des coercitives (Baruyas de Nouvelle-Guinée) et d’autres non (Hurons du Canada). Il en va de même chez les chasseurs-cueilleurs : il y a parmi eux des peuples très coercitifs (Aborigènes australiens) et d’autres très égalitaires (Bushmen d’Afrique). Il en va même parmi les sociétés agricoles, industrielles et actuelles.

    Que se passe-t-il ensuite quand ces sociétés d’agriculteurs arrivent en Europe ?

    Malgré leur diversité, on peut dégager de grandes tendances. Plus ces sociétés sont anciennement agricoles, plus elles sont patriarcales et coercitives à l’égard des femmes. On distingue deux grands flux migratoires. Il y a 8 000 ans, les premières sociétés agricoles et patriarcales, issues du Proche-Orient, s’établissent en Europe, plutôt dans le sud. Puis, il y a 6 000 ans, d’autres populations d’éleveurs issues d’Eurasie centrale, plus égalitaires, arrivent à leur tour en Europe et remontent vers le nord.

    Conséquences actuelles : le génome des populations d’Europe du sud contient plus de gènes des populations agricoles coercitives venues du Proche-Orient. Et le génome des populations d’Europe du nord contient plus de gènes des populations d’éleveurs, plus égalitaires, venues d’Eurasie. Fait stupéfiant, on retrouve aujourd’hui ces différences culturelles dans les héritages respectifs du droit romain et du droit germanique. Ainsi, les sociétés d’Europe du sud sont plus phallocrates, tandis que celles d’Europe du nord montrent plus d’équité entre sexes. On mesure même l’impact de ces différences sur les recherches sur les inégalités de genre ! Ces études sont rares dans les pays de langues latines, mais fréquentes dans les pays anglophones et germanophones. L’histoire aussi porte la trace de ces différences. En Europe du sud, il n’y eut guère qu’Isabelle la Catholique ou Isabeau de Bavière pour avoir porté durablement les attributs du pouvoir. Mais en Europe du nord, on ne compte plus les reines, impératrices, femmes premières ministres…

    Revenons aux primates non humains. Pour contrer la coercition exercée par les mâles, de quels moyens disposent les femelles ?

    Elles peuvent se coaliser, sélectionner des mâles tolérants, multiplier les partenaires sexuels (« polyandrie sexuelle ») ou tisser des liens d’amitiés avec des mâles protecteurs. Ces comportements sont favorisés par les sociétés matrilocales et matrilinéaires, organisations dominantes dans la grande majorité des espèces. Pour autant, ils se manifestent aussi chez des espèces patrilocales comme les bonobos. De manière générale, la matrilocalité ne garantit pas l’absence de coercition masculine. Et même dans des sociétés patrilocales, il peut y avoir un équilibre des pouvoirs entre les sexes.

    Et les sociétés humaines matriarcales ? On en parle peu…

    Vous soulignez-là un biais considérable de l’anthropologie et de l’ethnographie : ces disciplines sont nées à la fin du XIXe siècle, un des siècles les plus marqués par l’antagonisme sexuel en Occident. Les hommes qui ont lancé ces études ont donc été nourris à la mamelle du patriarcat. Et toutes les connaissances acquises, au départ, ont porté sur l’arc géographique qui s’étend sur le Proche-Orient et l’Europe du Sud : un arc patriarcal. Résultat : on a largement ignoré les sociétés matrilinéaires et matrilocales, voire matriarcales d’Asie, d’Afrique et des Amériques. Leur nombre actuel est pourtant loin d’être négligeable.

    Quels sont vos grands messages ?

    La comparaison des sociétés humaines avec celles des singes et des grands singes confirme que la coercition masculine est moins une question de tendances évolutives propres aux différentes lignées de primates ou aux conditions écologiques et économiques qu’une question sociale, culturelle et anthropologique. Autrement dit, rien ne justifie, au regard de l’évolution de notre lignée, le fait que nos sociétés ne puissent radicalement changer sur la question de l’égalité de droit entre femmes et hommes. Bâtir un humanisme qui n’oublie pas les femmes, tel est le défi. L’enjeu est aussi économique : le coût estimé de la discrimination envers les femmes se chiffre en millions de milliards d’euros. Selon les études les plus récentes, plus que la transformation numérique et organisationnelle de nos économies, le principal atout réside dans l’équité femmes-hommes. Rappelons qu’il n’y a pas d’innovation sans diversité. Discriminer plombe les capacités d’adaptation. C’est une loi d’airain de l’évolution.

    #paléoanthropologie #utérus_social #femmes

    • « on a largement ignoré les sociétés matrilinéaires et matrilocales, voire matriarcales d’Asie, d’Afrique et des Amériques. Leur nombre actuel est pourtant loin d’être négligeable. »
      #bullshit
      Les sois disant sociétés matriarcales n’oppriment pas les hommes. Je demande à voire tous ces sois disant peuples d’Asie, d’Afrique ou d’Amérique qui interdisent l’instruction des garçons pour les mettre à disposition de l’agrément des filles et des femmes.

    • « J’ai voulu m’extraire des stéréotypes ou des idéologies propres à une partie des sciences sociales par un regard neuf, une approche scientifique évolutionniste. »

      Donc, il ne s’agit pas d’une approche historique, mais d’une simple reconstruction à partir de raisonnement « logiques » purement spéculatifs ; on est clairement dans une approche sociobiologique - et qu’elle soit « de gôche » n’enlève rien à l’#imposture.

      Picq est pourtant bien connu pour être une sorte de bouffon scientifique, une petite frappe scientiste.

      #sociobiologie, #scientisme, #pseudo-critique.

    • @rastapopoulos C’est normal qu’on parle peu de sociétés humaines matriarcales vu que ca n’existe pas. Ce que les gens appellent « matriarcat » ce sont des sociétés moins inégalitaires mais ou les femmes se coltinent toujours les corvées de chiotte et les culs à torché. Il n’y a pas de cultures humaines dans lesquelles les hommes sont opprimés par et pour les femmes.

      @tranbert Merci pour tes précision

    • J’étais intéressée jusqu’à ce que ce type de raccourcis surgissent

      Ainsi, les sociétés d’Europe du sud sont plus phallocrates, tandis que celles d’Europe du nord montrent plus d’équité entre sexes.

      et donc merci @tranbert d’éclairer mon envie de vomir à cette lecture.
      #racisme_anthropologique

    • Peut être que Patou-Mathis est plus fiable que Picq mais elle dit aussi des choses pas très fiables en particulier je l’ai lu dire de grosses erreures sur le cannibalisme. Elle se servait des « niam-niams » comme exemple de peuple anthropophage avéré dans « mangeurs de viande » alors que c’est un peuple fictif sensé avoir une queu et inventé par les blancs pour légitimé l’oppression des noirs.
      https://www.cairn.info/zoos-humains-et-exhibitions-coloniales--9782707169976-page-169.htm


      https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k67054t.texteImage

    • Et en plus, je trouve que c’est parfaitement malhonnête de présenter cette étude comme soit disant scientifique sur l’oppression des femmes, parce que ses idées nauséabondes peuvent ensuite circuler librement dans des milieux féministes peu avertis et nous intoxiquer.
      #pensée_toxique

    • Désolée, mon post a croisé le tien @mad_meg, je lève le malentendu car je ne m’adressais pas à toi, je parlais du racisme de Picq subrepticement planqué derrière l’anthropologie, pas tant des cultures matriarcales.
      Même si évidemment tu soulèves un point important de cette ignorance entretenue de par sa position.
      En fait ce texte est un collage puérile et non explicité de ce que sont pour lui les violences faites aux femmes pour aboutir au gène_sexiste. Quand il dit par exemple que les femmes qui s’éloignent de leur famille/clan subissent alors plus l’oppression des hommes, ça me parait très péremptoire, ce ne sont que des suppositions basées sur des pratiques culturelles, elles aussi non replacées dans leur contexte historique et culturel. On pourrait très bien aussi supposer que les femmes qui s’éloignent de leur famille/clan le font parce qu’elles ont la possibilité de le quitter sans que cela leur pose un souci ou qu’elles s’extirpent des violences qu’elles y subissent.

    • Pour le coup je vois difficilement comment ça pourrait être autre chose que péremptoire (cette affirmation ou n’importe quelle autre hein) dans une très courte interview qui sert juste à effleurer le contenu global du livre. Je suppose que - s’il est sérieux - chacune de ses affirmations est argumenté dans le livre en prenant appui sur telles et telles sources archéologiques/anthropologiques/biologiques. Mais ce n’est qu’une supposition, il faudrait lire le livre pour ça. Et du coup le critiquer suivant s’il argumente réellement ou pas, et pouvoir dire « non cette source est biaisée » etc. Bref un travail… de sciences sociales. Peut-être que c’est nul et que les sources qu’il utilise sont nazes. Mais pour ça faudrait lire le livre ou que d’autres pair⋅es du même domaine l’ait lu et critiqué pour nous et tant mieux si des gens font ce boulot !

    • @rastapopoulos tu adoptes un ton professoral pour ta leçon de lecture avec tout ces « il faut faire comme ci » exigeant le respect d’un travail scientifique alors que les arguments développés sont construits pour aboutir à la conclusion que le gène du patriarcat est plus développé au Proche-Orient. [EDIT correction Moyen-> Proche]

      Je reste libre de dire ici que je trouve que ce texte sent mauvais sans m’étendre sur mon analyse ni qu’on me dise qu’il faudrait fouiller plus, merci mais non.

    • Moi je veux bien qu’il dise de la merde mais rien que pour juste l’interview seule alors, on lit pas la même chose, avec le même texte sous les yeux…

      1) Dans la première phrase, il ne parle que de l’Europe déjà.
      2) Ensuite il parle du Proche-orient, et il dit ça pour un point précis : parce que culturellement c’est là que l’agriculture y est apparu et donc en entrainant une organisation de ces sociétés différentes. Il se trouve que ces « premières sociétés agricoles » bah oui c’est effectivement au Proche-orient que ça démarre ! Mais on s’en fout, ça pourrait être ailleurs ça serait pareil… Ce qui compte c’est qu’il parle de sociétés agricoles, pas du Proche-orient, il me semble, car pour la plupart des cas, le fait d’être agricole aboutit effectivement à des organisations totalement différentes des pas agricoles.
      3) Dans les deux cas (Europe et là les « premières sociétés agricoles »), ce qu’il affirme est censés venir de preuves archéologiques montrant des faits précis : que de manière plus fréquente, les femmes de ces sociétés meurent plus jeunes, ont plus de grossesses, etc. Donc bah s’il faut le critiquer c’est en disant que ses preuves là sont fausses ou biaisées, et c’est bien possible que l’état des connaissances sur ces sociétés là de cette période, ça soit ça, ou pas ça, mais vraiment moi je n’ai pas la connaissance de l’actualité archéologique pour le dire.

      Mais quel rapport avec les gênes et avec un quelconque racisme dans ces faits là ? Je suis naïf ou débile je sais pas, mais vraiment je vois pas ou ne lit vraiment pas la même chose…

    • Vous me rassurez, moi aussi j’ai tiqué à ce passage :

      Conséquences actuelles : le génome des populations d’Europe du sud contient plus de gènes des populations agricoles coercitives venues du Proche-Orient. Et le génome des populations d’Europe du nord contient plus de gènes des populations d’éleveurs, plus égalitaires, venues d’Eurasie.

      Mais j’avais déjà tiqué avant. En effet, grâce à seenthis, je m’intéresse depuis quelque temps à l’évolution de la condition des femmes à travers l’histoire. Si tout le monde (même Picq) est d’accord pour dire que ça empire avec l’agriculture, les données sont très difficiles à obtenir pour ce qui précède, jusqu’aux chasseuses-cueilleuses. Et ici, Picq (mais bon, c’est vrai que je n’ai pas lu son livre, il a peut-être plus d’arguments) semble juste faire des déductions au doigt mouillé. En ce qui concerne les premiers homo sapiens, ce qui suit n’est basé sur aucune preuve ni même observation :

      Ce bébé nécessite des soins parentaux intenses, dont la charge est surtout portée par les mères. C’est pourquoi celles-ci nécessitent de l’entraide (« alloparentalité »), qui dépend grandement de la considération pour les femmes dans chaque société.

      De plus, la forte contrainte de reproduction fait des femmes un enjeu de contrôle pour les hommes. Plus encore que chez toutes les autres espèces de primates, elles deviennent des ressources rares et précieuses. Leur réceptivité sexuelle permanente et les exigences de l’investissement parental provoquent des tensions, sources de coercition masculine autour de la certitude ou non de la paternité. Tout cela va profondément transformer les sociétés humaines. Ces constats résultent de recherches lancées par des anthropologues et éthologues féministes, issues d’universités anglo-saxonnes pour la plupart. L’étude des effets de cette contrainte sur la coercition masculine, en revanche, est très récente.

      Au contraire, il semble y avoir des preuves que l’égalité hommes-femmes est assez grande jusqu’à l’agriculture (en terme d’analyses osseuses, de morphologie, de nourriture etc.). C’est d’ailleurs ce qu’il semble reconnaître ci-dessous, alors du coup on se demande d’où viennent ses élucubrations :

      Chez les australopithèques et Homo erectus, elle ne nous permet pas de reconstituer les systèmes sociaux. On ignore donc si Lucy, ses consœurs et les femmes Homo erectus subissaient des violences sexuelles. Au paléolithique moyen (350 000 - 45 000 ans), l’étude des tombes ne permet pas non plus de déceler des différences de statut social ni des traces de contrainte sexuelle. Mais l’étude de l’ADN des fossiles – la « paléogénétique » – montre que les sociétés d’Homo sapiens et de Néandertal étaient patrilocales. Au paléolithique supérieur (45 000-12 000 ans), Homo sapiens reste seul en scène. Des sociétés de chasseurs-cueilleurs plus complexes apparaissent, avec des statuts différenciés, plus de richesses et de sédentarité. Soit autant de facteurs corrélés à une coercition sexuelle accrue et à des sociétés plus inégalitaires.

      Malgré d’importants biais, on peut procéder par analogies avec ce que l’on sait des ultimes sociétés de chasseurs-cueilleurs actuelles, même si leur diversité passée et présente est très sous-estimée. En témoigne la découverte, publiée le 4 novembre dans Science Advances, de femmes qui participaient activement à la chasse dans les Andes il y a 9 000 ans.

      Il n’y a qu’à partir de l’agriculture qu’on est d’accord. Agriculture qui apporte le capitalisme, le sexisme, la privation de nourriture pour les femmes, et leur taille qui diminue. Là, oui, il y a des preuves :

      Oui. Globalement, il se dégrade ! Il y a 10 000 ans environ, soit après la dernière glaciation, la diversité des sociétés humaines s’accroît encore. Le nombre de sociétés inégalitaires augmente. Les massacres collectifs interhumains s’intensifient, les différences de statuts et de tâches entre sexes se renforcent, les déplacements de femmes et leurs rapts s’amplifient.

      Au Proche-Orient, émergent les premières sociétés agricoles. Et que lit-on dans les fossiles ou les dents des femmes de cette époque ? Elles se marient de plus en plus tôt, enchaînent les grossesses et meurent plus jeunes. La paléogénétique montre aussi qu’elles viennent de plus loin, dans des sociétés patrilocales et patrilinéaires. Or plus les femmes sont éloignées de leur groupe natal, plus cela favorise les violences à leur encontre.

      Là, je n’ai pas trop le temps, mais lors de ma prochaine mise à jour je rajouterai les tags #archéologie habituels...

  • Chez les chasseurs-cueilleurs, les femmes s’attaquaient aussi au gros gibier
    https://www.liberation.fr/planete/2020/11/05/chez-les-chasseurs-cueilleurs-les-femmes-s-attaquaient-aussi-au-gros-gibi

    Une nouvelle étude fait vaciller l’imaginaire collectif selon laquelle la femme n’était dans les sociétés de chasseurs-cueilleurs qu’un être passif qui se consacrait surtout à la reproduction et la cueillette, quand l’homme actif et dominant s’occupait d’aller chasser. Une figure régulièrement invoquée par les masculinistes et autres adeptes des différences entre les sexes sur un ton plus ou moins blagueur. Cette étude, publiée jeudi dans la revue Science Advances, montre pourtant que dans ces sociétés des femmes ont participé à la chasse, y compris au gros gibier. « Cela nous montre que cette allégation (selon laquelle les chasseurs étaient principalement des hommes) était inexacte, au moins pour une partie de la préhistoire humaine », explique Randall Haas à l’AFP.

    https://advances.sciencemag.org/content/6/45/eabd0310

    #Préhistoire #Chasseuses-cueilleuses

  • Une longue querelle intellectuelle
    Sortir la femme préhistorique de l’ombre

    Et si nos ancêtres féminines avaient peint Lascaux, chassé des bisons, taillé des outils ? En calquant sur leur objet d’étude le modèle patriarcal et son ordre divin, les premiers préhistoriens ont construit des mythes infériorisant les femmes. La démarche scientifique conduit à prendre des distances avec ces présupposés pour reconsidérer le rôle du « deuxième sexe » dans l’évolution humaine.

    https://www.monde-diplomatique.fr/2020/10/PATOU_MATHIS/62340

  • #IgNobels 2020
    https://www.improbable.com/ig-about/winners

    Mais d’abord un petit retour sur les IgNobels 2009 : PUBLIC HEALTH PRIZE : Elena N. Bodnar, Raphael C. Lee, et Sandra Marijan, Chicago, Illinois, USA, pour avoir inventé un soutien gorge qui peut se transformer en une paire de #masques de protection... Le brevet existe depuis 2004 :
    https://patents.google.com/patent/US7255627?oq=7255627

    Pour cette année, j’en noterais deux :

    ECONOMICS PRIZE : Christopher Watkins, Juan David Leongómez, Jeanne Bovet, Agnieszka Żelaźniewicz, Max Korbmacher, Marco Antônio Corrêa Varella, Ana Maria Fernandez, Danielle Wagstaff, et Samuela Bolgan, pour avoir montré que les individus embrassent plus leurs partenaires dans les pays où les inégalités de revenus sont plus intenses. L’étude semble pourtant biaisée puisque, Figure 2, ce sont les Français qui font le moins de French Kiss !
    https://www.nature.com/articles/s41598-019-43267-7

    MATERIALS SCIENCE PRIZE : Metin Eren, Michelle Bebber, James Norris, Alyssa Perrone, Ashley Rutkoski, Michael Wilson, et Mary Ann Raghanti, pour avoir montré que les couteaux fabriqués à partir d’excréments humains congelés ne fonctionnent pas... Cet article répondait à un autre archéologue qui avait suggéré qui les Inuit antiques fabriquaient de tels couteaux.
    https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2352409X19305371?via%3Dihub

    #Science #Humour #Skeum #Inégalités #French_Kiss #Archéologie #Inuits

  • 300 000 ans pour en arriver là (1/3)
    https://lundi.am/300-000-ans-pour-en-arriver-la-1-3

    Grégory Jarry et Otto T., déjà auteurs d’une « Petite histoire des colonies françaises » en 5 tomes, viennent de publier « 300 000 ans pour en arriver là » aux éditions FLBLB. Nous en publions cette semaine la 1re partie.

    « Quand on met le monde actuel en équa­tion, on se rend compte que toutes les courbes qui dési­gnent des trucs horribles (réchauf­fe­ment clima­tique, dispa­ri­tion des espèces, défo­res­ta­tion, etc) sont des expo­nen­tielles. Expo­nen­tielles, ça veut dire que ça va de plus en plus vite et que rien semble pouvoir stop­per l’em­bal­le­ment. Comment en est-on arrivé là  ? Pourquoi les scien­ti­fiques qui travaillent sur ces ques­tions se mettent-ils tous en arrêt de travail pour dépres­sion nerveuse  ?

    Pour répondre à ces ques­tions, nous aurons besoin de réflé­chir à l’his­toire de l’hu­ma­nité, aux 290 000 ans durant lesquels nous avons été chas­seurs-cueilleurs et aux 10 000 ans depuis lesquels nous sommes agri­cul­teurs. Et si l’agri­cul­ture avait été une grosse catas­trophe compa­rable à la météo­rite qui a fait dispa­raître les dino­saures  ? Et si, pour justi­fier le passage à l’agri­cul­ture qui les arran­geaient bien, les domi­nants au fil des siècles avaient inventé un discours, quasi­ment une reli­gion, dont les « sciences écono­miques » serait le modèle le plus abouti  ? Et si, en fin de compte, un système néces­si­tant de grandes quan­ti­tés d’éner­gie était toujours voué à l’ef­fon­dre­ment  ?

    Dit comme ça, on se demande à quoi ça sert de se poser toutes ces ques­tions, puisque tout semble fichu. Mais en fait peut-être pas. Ou pas complè­te­ment. Enfin on vous dit pas, vous aurez la surprise à la fin. »

    #effondrement #capitalocène

  • « La situation est incontrôlable » : au #Soudan, les #sites_antiques à la merci des chercheurs d’#or
    https://www.francetvinfo.fr/culture/patrimoine/la-situation-est-incontrolable-au-soudan-les-sites-antiques-a-la-merci-

    « Sur le millier de #sites_archéologiques plus ou moins connus au Soudan, au moins une centaine ont été détruits ou endommagés par des #chercheurs_d'or », estime Hatem al-Nour, directeur des #Antiquités et des Musées soudanais.

    #patrimoine #pillage #archéologie

  • Des personnalités palestiniennes de la Culture arrêtées dans Jérusalem occupée
    Tom Suarez, Mondoweiss, le 24 juillet 2020
    https://www.aurdip.org/des-personnalites-palestiniennes.html

    Exigeons la fin du harcèlement des scientifiques et universitaires palestiniens et la libération immédiate du prof. Imad Barghouthi
    Scientists for Palestine, le 26 juillet 2020
    https://www.aurdip.org/des-personnalites-palestiniennes.html

    Le tribunal militaire d’Ofer condamne l’auteur palestinien Ahmad Qatamesh et le garde enfermé en détention administrative
    Addameer, le 26 juillet 2020
    https://www.aurdip.org/le-tribunal-militaire-d-ofer.html

    Comment les fouilles archéologiques d’Israël participent à la réécriture de l’histoire à Jérusalem
    Juman Abu Arafeh, Middle East Eye, le 27 juillet 2020
    https://agencemediapalestine.fr/blog/2020/07/29/comment-les-fouilles-archeologiques-disrael-participent-a-la-re

    Des organisations universitaires et scientifiques palestiniennes appellent à couper les liens avec le séminaire parrainé par AnyVision
    BNC, le 29 juillet 2020
    https://www.bdsfrance.org/des-organisations-universitaires-et-scientifiques-palestiniennes-appellen

    #Palestine #culture #Université #BDS #Boycott #Imad_Barghouthi #Ahmad_Qatamesh #archéologie #Anyvision #Anyvision_Interactive_Technologies #vidéo-surveillance #surveillance

  • Ancient girl Amazon warrior no older than 13 is confirmed by modern scientific techniques
    https://siberiantimes.com/science/casestudy/news/ancient-girl-amazon-warrior-no-older-than-13-is-confirmed-by-modern-s

    The ’stunning’ discovery appears further confirmation of ancient Greek claims about female fighters known as Amazons among the Scythians of central Asia.

    In 1988 Dr Marina Kilunovskaya and Dr Vladimir Semyonov came across the partially mummified young warrior’s grave Saryg-Bulun in Siberia’s modern-day Tuva republic during an emergency excavation.

    The archeologists found the prepubescent warrior’s remains so well preserved that a ‘wart’ was visible on the face, and yet at the time there were no indications that this was a female.

    ‘It was so stunning when we just opened the lid and I saw the face there, with that wart, looking so impressive,’ said Dr. Kilunovskaya.

    There was a rough seam on the skin in the abdomen area, implying an attempt at artificial mummification - but no traces were found of trepanation, which was usual among such burials.

    The age was estimated at 12-to-13 years yet - at the time - all the clues suggested this was a male.

    There were no beads, or mirrors, or other indications that this was the grave of a girl, and three decades ago the ancient remains were classified as a young male warrior.

    Yet modern scientific advancements mean more detailed genetic tests are now available.

  • L’#histoire par les cartes : la #carte_archéologique de #Paris

    Paris possède un #patrimoine_archéologique extrêmement riche, qui s’étend de la Préhistoire à l’époque contemporaine.

    Cette carte interactive présente plus de 2000 découvertes archéologiques réalisées à Paris. De nombreuses sources de données ont été analysées, allant des mentions de découvertes anciennes des XVIIe et XVIIIe siècles jusqu’aux rapports d’opérations archéologiques préventives les plus récents.

    http://cartonumerique.blogspot.com/2020/06/carte-archeologique-paris.html

    #Théodore_Vacquer #cartographie #archéologie #urbanisation

  • Les Amis de la Terre et 3 associations attaquent en justice un décret permettant aux préfets de déroger aux normes environnementales | Les Amis de la Terre
    https://www.amisdelaterre.org/communique-presse/les-amis-de-la-terre-et-3-associations-attaquent-en-justice-un-decret

    Cette procédure de passe-droit est particulièrement dangereuse sur certains territoires déjà soumis à une forte pression de la part des industriels. En Guyane, les militants anti-mine du collectif Or de question et de l’association Maiouri Nature Guyane s’inquiètent fortement de cette tendance alors que les compagnies minières mettent toujours plus de pression sur l’administration pour obtenir de nouveaux permis.

    Guyane : Monsieur Macron, la république à mauvaise mine
    https://www.liberation.fr/auteur/20890-le-collectif-or-de-question
    source : https://alternatives-projetsminiers.org


    http://ordequestion.org/index.php
    #extractivisme #Guyane #mine_d'or #montagne_d'or

    • Australie : Rio Tinto reconnaît avoir détruit des grottes aborigènes préhistoriques
      https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1706639/australie-rio-tinto-destruction-grottes-prehistoriques

      Le géant minier anglo-australien Rio Tinto a reconnu avoir infligé un dommage irréversible à des grottes préhistoriques qui furent habitées par des aborigènes il y a plus de 46 000 ans, lors de travaux à l’explosif pour agrandir une mine de fer, dans la région reculée de Pilbara.

      Des représentants de la communauté ont affirmé que la grotte de Juukan Gorge en Australie occidentale – un des plus anciens sites connus occupés par les Aborigènes en Australie – avait été détruite. Ils ont qualifié cet acte de « dévastateur » pour la communauté.
      Dynamitage

      Des explosifs ont été utilisés près du site dimanche, en accord avec les autorisations délivrées par le gouvernement de l’État il y a sept ans, a déclaré Rio Tinto dans un communiqué.

      « En 2013, une approbation officielle avait été accordée à Rio Tinto pour lui permettre de mener des activités à la mine Brockman 4 qui auraient un impact sur les grottes de Juukan 1 et Juukan 2 », a déclaré le porte-parole.

      « Rio Tinto a travaillé de manière constructive avec le peuple du PKKP [Puutu Kunti Kurrama and Pinikura People, NDLR] sur une série de questions liées au patrimoine dans le cadre de l’accord et a, lorsque cela était possible, modifié ses activités pour éviter les atteintes au patrimoine et protéger les lieux ayant une importance culturelle pour le groupe. »

      Un an seulement après l’approbation du dynamitage, des fouilles archéologiques dans l’un des abris avaient mis au jour le plus ancien exemple connu d’outils en os en Australie – un os de kangourou affûté datant de 28 000 ans – et une tresse de cheveux vieille de 4000 ans qui aurait été portée comme ceinture.

      Des tests ADN des cheveux avaient montré un lien génétique avec les ancêtres des indigènes qui vivent encore dans la région. Les fouilles de 2014 ont également permis de trouver l’un des plus anciens exemples de pierre à broyer jamais découverts en Australie.

      « Les sites aborigènes connus en Australie qui sont aussi anciens que celui-ci se comptent sur les doigts de la main », a dit le président du Comité foncier Puutu Kunti Kurrama, John Ashburton, décrivant le site comme l’un des plus anciens sites occupés à l’échelle de tout le territoire.

      #aborigènes #Rio_Tinto

  • La terre, racine du roman national israélien
    Mehdi Belmecheri-Rozental > 26 mai 2020
    https://orientxxi.info/magazine/la-terre-racine-du-roman-national-israelien,3886

    Pour l’État israélien, l’histoire palestinienne ne peut pas exister car elle viendrait perturber le roman national, basé sur une continuité historique des temps bibliques à la fondation d’Israël. Au nom de ce lien à la terre qui serait exclusif, la politique israélienne fait tout pour dépouiller la mémoire palestinienne de ses traditions et de sa culture. (...)

  • L’étude du génome confirme l’arrivée de deux vagues de migrations en France pendant la préhistoire
    http://www.cnrs.fr/fr/7-000-ans-dhistoire-demographique-en-france
    https://www.la-croix.com/France/France-connu-deux-vagues-dimmigration-prehistoire-2020-05-27-1201096186

    Une étude menée par les paléogénéticiens Eva-Maria Geigl et Thierry Grange montre que le métissage, il y a environ 6 300 ans, entre les chasseurs-cueilleurs autochtones du mésolithique et les premiers migrants du néolithique venant d’Anatolie persiste jusqu’à nos jours dans le génome des Français. L’étude montre également que le métissage des populations néolithiques avec celles des steppes pontiques venues du nord-est de la Mer Noire, arrivées il y a 4 200 ans, a laissé une empreinte pérenne. En effet, le chromosome Y de la majorité des hommes en France porte, aujourd’hui encore, la signature de ces hommes des steppes. L’étude a été publiée dans PNAS le 25 mai.

    #migrations #mésolithique #néolithique

  • List of nuraghi

    https://www.tharros.info/sites/Nuraghi/Nuraghi002.jpgdf

    Lavorando al mio sito web Tharros.info sulla Sardegna mi è venuta l’idea di realizzare un database degli innumerevoli nuraghi che si trovano sull’isola. Un censimento esauriente delle torri dell’età del bronzo non esisteva ancora. Secondo le stime di alcuni archeologi si contano dai 6000 agli 8000 nuraghi in tutta l’isola. I censimenti eseguiti in passato hanno interessato territori più o meno delimitati senza estendersi comunque all’intero territorio della regiona Sardegna. Appassionati di archeologia hanno preso l’iniziativa di segnalare tutti i nuraghi utilizzando il sito di Wikimapia, una mappa pubblica dove si possono segnalare luoghi di interesse culturale, di bellezza naturale o di utilità economica. Nel 2009 ho cominciato a lavorare al database e a annotare la posizione geografica dei nuraghi sia su una mappa Google che in un elenco, creando la possibilità di ritrovare i monumenti basandosi sui nomi di questi o sul nome del comune di appartenenza. In questo articolo spiego il metodo di ricerca che ho attuato per compilare l’elenco dei nuraghi di Tharros.info.

    https://www.tharros.info/NuraghiMap.php?lng=en

    https://www.tharros.info/ViewNuraghi.php?lng=en

    #Nuraghe #sardaigne #archéologie #carte #database #cartographie

  • Deux archéologues contestent la réalité historique de la Bible
    https://www.lemonde.fr/vous/article/2002/06/06/deux-archeologues-contestent-la-realite-historique-de-la-bible_279000_3238.h

    Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman n’ont en effet aucun doute sur l’inauthenticité des grands récits fondateurs. Pour eux, la Bible est une géniale reconstruction, littéraire et politique, de toute l’histoire du peuple juif, qui correspond à l’émergence du royaume de Juda (royaume israélite du Sud) comme puissance régionale au VIIe siècle avant Jésus-Christ. Une époque où le royaume d’Israël (royaume israélite du Nord), autrefois plus prestigieux que Juda, passe sous la coupe de l’Assyrie voisine et où l’empire assyrien amorce son déclin.

    Sous Josias, roi de Juda de 640 à 609 avant J.-C., les textes bibliques vont être compilés et devenir l’instrument d’une religion nouvelle : un seul peuple (juif) ; un seul roi (réunification des royaumes d’Israël et de Juda) ; un seul Dieu (c’est le vrai début de l’idée monothéiste) ; une seule capitale, Jérusalem, et un seul Temple, celui du roi Salomon, au centre de la nouvelle Loi consignée dans le Deutéronome.

    C’est une clé révolutionnaire d’interprétation de la Bible que proposent Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman. Ils relisent le grand livre sacré en partant des récits des Rois, des Prophètes et du Deutéronome jusqu’aux textes les plus anciens - donc les plus douteux -, celui de l’Exode en particulier. Et établissent la cohérence entre le Deutéronome et les premiers Livres du Pentateuque (Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome), récits que les siècles ont transportés depuis la famille fondatrice d’Abraham jusqu’à la nation juive et à l’époque des Rois. Récits légendaires, amplifiés, enjolivés pour servir le projet du roi Josias de réconcilier les deux royaumes israélites et de s’imposer face aux grands empires régionaux, l’Assyrie, l’Egypte, la Mésopotamie.

    La grande saga biblique sert ainsi la vision militaro-religieuse du roi de Juda et entre en résonance avec les lecteurs du VIIe siècle, rappelle leurs souffrances et les comble d’espoir pour le futur.

    Henri Tincq

    La Bible dévoilée. Les nouvelles révélations de l’archéologie, d’Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman. Traduit de l’anglais par Patrice Ghirardi. Bayard Editions, 432 p., 24 € .

    #histoire #archéologie #Bible #peuple_juif #religion #monothéisme #monolâtrie (j’ai appris le mot aujourd’hui, il ne figure pas dans l’article mais dans le propos de Finkelstein)

  • La plus vieille corde du monde a 50 000 ans, et c’est #Néandertal qui l’a faite
    https://www.courrierinternational.com/article/archeologie-la-plus-vieille-corde-du-monde-50-000-ans-et-cest

    À trois mètres sous la surface actuelle, dans une couche correspondant à une période évaluée entre 52 000 et 41 000 ans, elle a trouvé un morceau de pierre taillée, tranchant, pouvant être utilisé comme un outil.

    L’examen de cet éclat de silex au microscope a révélé qu’un petit morceau de ficelle de seulement 6 millimètres de long et 0,5 millimètre de large était collé à sa face inférieure. Un cordon fabriqué en torsadant trois faisceaux de fibres. “C’est exactement ce que vous verriez si vous ramassiez un morceau de ficelle aujourd’hui”, explique Bruce Hardy.

    On ignore l’utilisation de cette cordelette, mais il semblerait qu’elle ait plutôt été une sorte de fil.

    Avant cette découverte, la plus ancienne corde connue remontait à 19 000 ans. Elle avait été découverte en Israël et était associée à l’être humain moderne. Cette corde découverte en Ardèche soulève la question suivante : les humains modernes ont-ils appris certaines de leurs compétences auprès des Néandertaliens

  • سرقة الآثار من سوريا إلى العراق : شرق المتوسط... حضارة في مهبّ اللصوص
    https://al-akhbar.com/Literature_Arts/287015

    نشرت «المؤسّسة الثقافية الفدرالية الألمانيّة» أخيراً، تقريراً يُظهر أن 98% من القطع الأثرية القادمة إلى ألمانيا من شرقي البحر المتوسط هي أعمال مسروقة تمّ تهريب معظمها من سوريا والعراق (بين 2015 و2018). يستند التقرير إلى مسح لحوالى 6000 قطعة فنية في الأسواق الألمانيّة وحدها. أمر يسلّط الضوء على تلك التي لا تزال عالقة في الأسواق العالميّة والآتية من دول أخرى يشملها التحقيق مثل لبنان وفلسطين والأردن وبلدان أخرى

    Selon un rapport allemand officiel, 98% des antiquités en provenance du Moyen-Orient sont volées, essentiellement en Syrie et en Irak. L’étude porte sur la période 2015/2018 et sur 6000 pièces.

    #archéologie #pillage