• La Suisse doit détruire 10 millions de doses de vaccin Moderna contre le Covid
    https://www.rts.ch/info/suisse/13410973-la-suisse-doit-detruire-10-millions-de-doses-de-vaccin-moderna-contre-l

    La Suisse va devoir éliminer 10,3 millions de doses de vaccin anti-Covid qui ont atteint leur limite de conservation, qui ne peut pas être prolongée. La mesure libérera aussi de la place pour de nouveaux vaccins améliorés, indique la Confédération.


    La destruction porte sur 2,5 millions de doses qui sont stockées à la Base logistique de l’armée. S’y ajoutent 7,8 millions de vaccins propriétés de la Confédération mais conservés dans un hangar externalisé en Belgique, a expliqué samedi l’Office fédéral de la santé publique à la demande de l’agence Keystone-ATS.

    La limite de conservation de ces quelque 10 millions de doses de vaccin monovalent produites par Moderna a expiré mercredi, ajoute l’office qui confirme une information du Beobachter.

    Une valeur estimée à 280 millions
    Aucune donnée précise n’est donnée concernant le prix d’achat de ces doses. À raison de 28 francs par injection, selon l’hebdomadaire, on peut estimer la valeur des vaccins périmés à 280 millions de francs.

    Les frais d’élimination ne pèsent pas lourd, en revanche. L’OFSP articule un montant de 1 franc par kilo. Les réserves stockées en Belgique représenteraient quelque 10 tonnes, soit un coût de 10’000 pour leur destruction.

    Une décision prise consciemment
    La décision d’acheter un nombre superflu de vaccins, qui doivent être en partie éliminés à terme, a été prise consciemment en compte. "Depuis le début de la pandémie, la Confédération poursuit une stratégie d’acquisition qui mise sur différentes technologies vaccinales et plusieurs producteurs, explique l’OFSP.
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    De la place pour les nouveaux vaccins
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    #gaspillage insensé #pillage de l’ #argent_public #sante #coronavirus #santé #pandémie #vaccination #covid #en_vedette #Suisse

    • L’union européenne, elle, c’est par centaines de millions qu’elle va jeter les doses de soupe qu’elle a acheté de façon incompréhensible et phénoménale.

      Même les africains n’en veulent pas !

      Au XX siècle, il y a eut les scandales de Panama , de l’ emprunt Russe .
      C’était du pipi de chat à côté des scandales des laboratoires pharmaceutiques.

    • Pour rappel, la Suède n’a confiné personne, n’a pas fermé ses écoles, et s’en est trés bien porté.

      À aucun moment ses hôpitaux n’ont été submergés.
      Taux de mortalité inférieur à celui de la France.
      Les médecins suédois on pu utiliser, pour soigner les quelques malades, les médicaments interdits en France, avec grand succès.

      La démocratie est plus efficace que l’autoritarisme macronien.

  • Taxer les super-profits : une super-urgence
    https://www.blast-info.fr/emissions/2022/taxer-les-super-profits-une-super-urgence-r3twXeJ9ScOUzDzvV4ps2w

    Les bénéfices records de certaines multinationales, en temps de crise mondiale, commencent à interroger. Peut-on vraiment en laisser certains profiter d’une crise ? Est-ce une simple question d’éthique, ou est-ce une question d’équilibre économique…

    #Argent_public #Impôts
    https://static.blast-info.fr/stories/2022/thumb_story_list-taxer-les-super-profits-une-super-urgence-r3twXeJ

  • Un « plan Marshall » moderne pour reconstruire l’Ukraine
    https://www.lemonde.fr/international/article/2022/09/07/un-plan-marshall-moderne-pour-reconstruire-l-ukraine_6140563_3210.html

    Ce rapport de quarante-cinq pages, qui vise à coordonner l’approche des pays occidentaux, paraît un mois et demi avant une conférence sur la reconstruction de l’Ukraine, prévue le 25 octobre à Berlin, et deux mois après la première réunion qui s’est tenue sur ce thème, en juillet à Lugano, en Suisse. Plus de quarante pays et organisations internationales avaient alors négocié avec Kiev les contours de la future reconstruction, estimée à plus de 100 milliards de dollars (101 milliards d’euros), uniquement pour réparer les infrastructures endommagées, mais à 750 milliards au total, selon les autorités.

    #argent_magique

  • Le #Niger provoque la #pluie pour éloigner le spectre de la #sécheresse
    https://www.voaafrique.com/a/le-niger-provoque-la-pluie-pour-%C3%A9loigner-le-spectre-de-la-s%C3%A9cheresse/6716650.html

    Cette technologie de « pluies provoquées » consiste, à l’aide d’un avion, à introduire dans les nuages des produits chimiques, notamment un mélange d’argent, de sodium et d’acétone.

    #climat

  • Téléphonie, paiements, transports : un document montre la fragilité de la Suisse face à un éventuel black-out Didier Kottelat, avec Pierre Nebel
    https://www.rts.ch/info/suisse/13327003-telephonie-paiements-transports-un-document-montre-la-fragilite-de-la-s

    Comme d’autres pays, la Suisse se prépare à un hiver difficile sur le front de l’approvisionnement énergétique. En cas de pénurie d’électricité voire de black-out, les trains continueront-ils de rouler ? Et pourra-t-on encore téléphoner, surfer sur internet, retirer de l’argent au bancomat ou payer ses courses par carte ? Tour d’horizon.

    C’est une petite musique qui monte : la Suisse n’est pas à l’abri de mesures de rationnement d’électricité, voire de coupures de courant de plusieurs heures. Face à la crise énergétique qui menace, le président de la Commission fédérale de l’électricité (ElCom) Werner Luginbühl, il y a un peu plus de deux semaines, a même invité les ménages à acheter des bougies et à faire des réserves de bois de chauffe.


    La Confédération veut à tout prix éviter ce scénario catastrophe. Mais en même temps, elle se prépare à toutes les éventualités. Le 17 mai dernier, sous l’égide de l’Office fédéral de la protection de la population (OFPP), elle a donc convié à Berne les représentants des infrastructures critiques de la Suisse, de Swisscom aux CFF, en passant par les banques, les grands distributeurs et les fournisseurs d’électricité.

    Objectif de la rencontre : coordonner les efforts des entreprises les plus importantes du pays afin de maintenir les services essentiels à la population et à l’économie en cas de pénurie d’électricité. Nos collègues de la radio alémanique SRF ont obtenu le procès-verbal de la réunion. Celui-ci révèle certaines fragilités, notamment dans le domaine des télécommunications, du trafic de paiement et des transports.

    LES TÉLÉCOMMUNICATIONS
    A l’ère de l’omniprésence du smartphone, un éventuel black-out bouleverserait le quotidien de la population. Il suffit d’une coupure de courant d’une heure environ pour que les réseaux de téléphonie mobile de tous les opérateurs du pays cessent d’émettre, apprend-on dans ce document. Les antennes sont en effet pourvues de batterie, mais cette alimentation de secours ne permet pas de tenir plus de 60 minutes.

    En dernier recours, la Confédération prévoit des délestages cycliques pour tous les consommateurs et entreprises, à l’exception de quelques infrastructures jugées essentielles (hôpitaux, services de secours et de sécurité, ...). On imagine ainsi des coupures de courant de quatre heures toutes les huit à douze heures. « Le temps d’alimentation (entre deux coupures) ne suffit pas à recharger les batteries des antennes. Il en résultera des pannes », affirme le représentant de Swisscom.

    La vulnérabilité du réseau de téléphonie mobile est qualifiée de « choquante » par un participant de la table ronde : « Un black-out peut survenir très rapidement. Et sans communication, la société est confrontée à d’énormes problèmes. » "L’Office fédéral de la communication est en train d’examiner dans quelle mesure des prescriptions supplémentaires sont nécessaires" pour limiter ce risque, répond l’OFPP. Pour l’heure, on en reste toutefois au stade des discussions.

    En matière de données, le réseau semble davantage résistant. Les centres de calcul pourraient tenir au moins 72 heures grâce à des génératrices diesel. Celles-ci pourraient ensuite être réalimentées, de quoi, en théorie, maintenir internet. Mais pour le citoyen lambda, il y a un hic. « C’est clair que si, chez vous, votre routeur n’est pas alimenté en énergie, vous n’aurez pas non plus accès aux données internet », note le porte-parole de Swisscom Christian Neuhaus.

    LE TRAFIC DE PAIEMENT
    Autre sujet évoqué lors de la réunion : le trafic de paiement. Alors que les Suissesses et les Suisses sont toujours plus nombreux à payer quasi exclusivement par carte bancaire ou grâce à leur smartphone, la crise énergétique pourrait marquer le grand retour du cash. Si les systèmes électroniques venaient à être paralysés, la population n’aurait en effet d’autre choix que de se rabattre sur les bons vieux billets de banque.

    Le premier défi pour les banques serait alors de faire fonctionner les bancomats, qui ont besoin d’électricité. Il s’agirait ensuite d’assurer l’approvisionnement en billets des distributeurs, qui seraient sans doute pris d’assaut. La question de la sécurité des clients est également centrale, note Martin Hess, un responsable de l’Association suisse des banquiers, qui insiste sur la nécessaire coopération des banques avec leurs « partenaires d’infrastructure ».

    Quant aux guichets, ils pourraient devoir fermer en cas de black-out. « Il existe des situations dans lesquelles les banques sont invitées à fermer leurs portes pour protéger l’argent de leurs clients. C’est pourquoi la Confédération recommande aux citoyens de garder des billets en petites coupures pour les achats de première nécessité durant quelques jours », relève Martin Hess.

    LES TRANSPORTS
    La question des transports publics est également mentionnée lors de la rencontre du 17 mai. Les CFF disposent de ressources électriques propres, mais cela ne leur permet pas de poursuivre le service en cas de black-out. En cas de panne généralisée, le représentant de l’ancienne régie fédérale évalue l’autonomie énergétique du système ferroviaire à une heure environ. Juste de quoi ramener les trains en gare et ne pas laisser les passagers en rade.

    UN SYSTÈME FRAGILE
    Il n’est évidemment pas certain que le scénario du pire envisagé par la Confédération se réalise cet hiver. Pourtant, pour la première fois depuis bien longtemps, il n’est plus totalement exclu. Les réflexions en cours mettent en tous les cas en évidence la fragilité du système, l’interconnexion des différents acteurs économiques ainsi que l’importance critique des infrastructures de communication et de l’approvisionnement en carburant.

    #énergie #électricité #gaz #téléphones #smartphones #télécommunications #transports #argent #cartes_bancaires #banques #cash #internet

  • Présentation et extraits du livre de de Damián Tabarovsky : Une beauté vulgaire suivi par Le bon maître, paru aux éditions Noir sur blanc

    http://liminaire.fr/livre-lecture/article/une-beaute-vulgaire-suivi-par-le-bon-maitre-de-damian-tabarovsky

    Damián Tabarovsky a publié son roman, Una belleza vulgar (Une beauté vulgaire) dans la collection Caballo de Troya, chez Random House Mondadori tandis que El amo bueno (Le bon maître), a été publié par sa propre maison d’édition. Avec Le bon maître, l’auteur suit le chemin d’Une beauté vulgaire, il considère d’ailleurs que les deux livres pourraient faire partie d’une série dans laquelle il défend une écriture singulière qui attache une grande importance à une nécessaire « politisation de la phrase. » C’est l’originalité de cette traduction parue dans la collection Notabilia des éditions Noir sur blanc de réunir ces deux œuvres (...)

    #Entre_les_lignes / #Écriture, #Poésie, #Récit, #Argentine, #BuenosAires, #Temps, #Dérive, #Regard, #Sensation, #Ville, #Politique

  • Formes sociales des choses et rapports sociaux de production

    Dans sa préface, publiée avec l’aimable autorisation des éditions Syllepse, Guillaume Fondu revient, entre autres, sur le parcours de Isaak I. Roubine, son livre Essais sur la théorie de la valeur de Marx, « Dans cet ouvrage, il replace le fétichisme de la marchandise au centre de la théorie marxienne, contre toute lecture naturalisante de la valeur-travail, qui en ferait une donnée technique indépendante des formes sociales et, par conséquent, valable universellement », la spécificité du marxisme, le projet socialiste « une perspective de reprise en main consciente de l’organisation sociale, et donc par la mise au centre de l’économie de décisions collectives (selon des modalités, il est vrai, indéterminées) », la critique de l’économie politique, la dimension sociale spécifique du travail abstrait.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/07/21/formes-sociales-des-choses-et-difference-entre

    #ecopolitique #marx #argent

  • Salade #Argentine de cœurs de palmier
    https://www.cuisine-libre.org/salade-argentine-de-coeurs-de-palmier

    Dans le bol de service, mélanger les jus, le sel, le poivre et l’huile. Ajouter les oignons verts et la coriandre. Ajouter les cœurs de palmier, les tomates et l’avocat. Mélanger délicatement pour enrober. #Avocat, #Salades, #Cœur_de palmier, Argentine, #Tomate_cerise / #Végétarien, #Sans viande, #Sans œuf, #Sans lactose, Végétalien (vegan), #Sans gluten

    #Végétalien_vegan_

  • Argentine : Manifestation de Ni Una Menos

    Vivas nos queremos, le cri de milliers de voix.
    Après deux ans de pause due à la pandémie et sept ans après le début du mouvement, une foule immense exige des actions concrètes pour mettre fin aux féminicides et aux violences sexistes. Le 3 juin 2022, des manifestations se sont organisées dans toute l’Argentine.

    Il est difficile de ne pas les admirer un moment. Sur l’Avenida de Mayo et Bernardo de Irigoyen, un grand groupe d’adolescentes danse, chante, saute, crie. Sans s’arrêter. Très organisées, à l’unisson. Ce sont toutes des élèves des écoles publiques de Buenos Aires. Elles chantent, par exemple : « Avec le blé on fait du pain / avec le raisin on fait du vin / demandez au patriarcat / comment faire un assassin ». « C’est vraiment bien. Après la pandémie, cela vous remplit le corps. Nous venons ici parce que des choses se passent tous les jours. Parce que des filles meurent tous les jours », déclare Ana, 17 ans. Lola Chomnalez, qui a été assassinée en 2014 sur les plages uruguayennes de Valizas, a fréquenté le Liceo 9, où elle étudie. La scène dans laquelle Ana et d’autres filles de son âge jouent un rôle de premier plan est l’une des nombreuses qui émeuvent lors de ce 3 juin, sept ans après le premier Ni una menos (Pas une de moins).

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/06/30/argentine-manifestation-de-ni-una-menos

    #féminisme #argentine

  • #Suisse : Panne momentanée des services bancaires comme Postfinance ou Twint RTS - asch
    https://www.rts.ch/info/suisse/13147816-panne-momentanee-des-services-bancaires-comme-postfinance-ou-twint.html

    De nombreuses pannes de services bancaires, paiement par carte comme services en ligne, ont été signalées dans toute la Suisse samedi à la mi-journée. Le dérangement a été de courte durée, puisqu’autour de 14h00, la situation était revenue à la normale.

    De nombreuses pannes ont été signalées dans tout la Suisse sur le site « allestörungen » https://allestörungen.ch , PostFinance, Twint et Visa en tête. Les pannes concernant UBS se concentraient avant tout en Suisse allemande.

    Les services d’UBS et de Raiffeisen ainsi que la société de crédit Visa semblaient également perturbés. Cette panne a bloqué le paiement par carte dans les commerces, les paiements en ligne et l’accès aux bancomats et à l’e-banking.

    Sur Twitter, PostFinance a informé qu’elle subissait « un dérangement technique », dont la cause est inconnue. Autour de 14h00, Postfinance a annoncé la résolution du problème.

    #banques #économie #distributeur #guichet #dématérialisation #argent #cartes_bancaires #bug

    • Echtzeit-Problem- und -Störungsüberwachung
      https://allestörungen.ch

      Wir informieren dich, wenn bei deinen Lieblingsdiensten eine Störung auftritt.

      PostFinance, Swisscom , Visa, Twint, Playstation_Network, Instagram, Sunrise_UPC, Salt, Sunrise, UBS, Whatsapp, Youtube, Call_of_Duty, Snapchat, Disney+, Raiffeisen, GMX, Twitter, Klarna, Apex Legends, EA, Quickline, Roblox, Google, The_Elder_Scrolls_Online, Kik, LinkedIn, Netflix, Fifa, Facebook, Rainbow Six, SRF, Spotify, Steam, Fortnite, Reddit, Ubisoft_Connect, Discord, Zattoo, Credit_Suisse, Gmail, GTA-5, Tinder, Twitch, Facebook_Messenger, TikTok, Valorant, Dead_By_Daylight, Hauptseite, Insights, Professionelle_Dienstleistungen, Impressum, Unternehmen, Methodik, Teste_unsere_Apps, Google_Play, App_Store, Ookla® Brands, Speedtest.net® , Soziale Medien, Twitter, Facebook, Rechtliches, Datenschutz, Zugänglichkeitserklärung, Nutzungsbedingungen, Kontakt, Allgemeine_Anfragen, Medienanfragen, Downdetector Enterprise Verkaufsanfragen

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  • À propos de « Terre et liberté » d’Aurélien Berlan, par Anselm Jappe (recension)
    http://www.palim-psao.fr/2022/04/a-propos-de-terre-et-liberte-d-aurelien-berlan-par-anselm-jappe-recension

    Mais par la suite une évolution dans sa pensée a eu lieu, et toujours en refusant tout « romantisme agraire », il a progressivement abandonné l’idée que l’émancipation sociale dépende forcément d’un degré du développement industriel que seulement le capitalisme a pu assurer. La rupture avec le marxisme traditionnel devait aussi passer par le rejet de cette assomption – qui est resté moins marquée, cependant, que le rejet de la centralité de la « lutte des classes ». De toute manière, il a nettement nié la possibilité de sortir de la logique de la valeur à travers le numérique, en répondant avec son article « La non-valeur du non-savoir » (Exit ! n°5, 2008) à l’article « La valeur du savoir » d’Ernst Lohoff (Krisis, n°31, 2007). La conception d’une sortie du travail à travers les machines « qui travaillent à notre place » est depuis des décennies assez populaire dans une bonne partie de la gauche radicale, et on en trouve des traces même dans le Manifeste contre le travail de 1999. Cependant, la critique « catégorielle » du travail, qui met l’accent sur le caractère tautologique du côté abstrait du travail accumulé comme représentation phantasmagorique de la pure dépense d’énergie et qui devient le lien social, n’est pas identique à une critique « empirique » du travail en tant qu’activité déplaisante – même si l’énorme augmentation du « travail concret » dans la société capitaliste est évidemment une conséquence de l’intronisation du travail abstrait comme lien social. La critique de la valeur a certainement dépassé le stade de l’« éloge de la paresse » ‒ même si ce slogan pouvait constituer jusqu’à 2000 environ une provocation salutaire envers le marxisme traditionnel autant qu’envers le mainstream social. Ensuite cette forme de critique du travail a trouvé une certaine diffusion s’accompagnant de sa banalisation, la polémique contre les « jobs à la con » (David Graeber), etc.

    […]

    L’ancienne idée que le développement des forces productives doit s’achever avant de pouvoir passer à une société émancipée, et qui fait à nouveau rage avec des tendances comme l’accélérationnisme cher à Multitudes, a été abandonnée par la majorité des auteurs de la critique de la valeur (mais non par tous). La critique de la logique de la valeur et une critique des appareils technologiques peuvent donc bien s’intégrer et se compléter dans une critique de la « méga-machine » (Mumford), même si le degré de « mélange » de ces deux critiques peut varier assez fortement selon l’approche choisie. Berlan ne va pas jusqu’à dire, comme d’autres auteurs de la critique anti-industrielle, que la critique du travail aide le capitalisme parce qu’elle dénigrerait le faire artisanal et l’ethos du travail, en favorisant ainsi les procédures automatisées, voire numérisées. Mais Berlan n’évoque jamais vraiment la différence entre travail concret et travail abstrait.

    […]

    Mais lorsque l’écroulement progressif de la société marchande poussera des millions de gens vers ces expériences – comme Berlan le prévoit et le souhaite, ce qui est d’ailleurs une perspective très optimiste – que trouveront-ils à récupérer ? Des arbres coupés et des vignes arrachées, des sols empoisonnés et des savoir-faire complètement perdus. Combien de temps faudrait-il pour recomposer ce qui a été perdu (si on y arrive) ? Et surtout, quoi faire si, au moment de la récolte, des gens se présentent, qui n’ont contribué en rien au labeur, mais qui ont des mitraillettes ? Berlan évoque effectivement le problème de la défense, presque toujours négligé dans ces contextes. Mais il le reperd tout de suite. Or, l’autodéfense ne fait pas peur aux zapatistes et aux kurdes dans le Rojava, et pourrait en tenter quelques-uns dans les zad – mais la plupart des aspirants à l’autonomie en Europe choisissent sans doute d’éviter le problème, effectivement épineux, et préfèrent la bêche au fusil.

    Une autre faiblesse de cette approche réside dans la méconnaissance du rôle de l’argent : en stigmatisant le « purisme » de ceux qui voudraient bannir tout usage de la monnaie, Berlan en défend un usage « raisonnable », limitée, pour les échanges entre communautés largement autosuffisantes. Ainsi fait retour le vieil espoir, pour ne pas dire le mythe éternel, de la « production simple de marchandises », où l’argent ne s’accumule pas en capital, mais reste sagement à sa place en jouant un rôle purement auxiliaire. Proudhon l’a proclamé comme un idéal, Fernand Braudel comme une vérité historique (le marché sans le capitalisme), Karl Polanyi (ce sont tous des auteurs cités par Berlan) comme une situation historique passée (quand la terre, le travail et la monnaie n’étaient pas des marchandises) et qui serait à rétablir. Mais c’est un leurre, très présent même à l’intérieur du marxisme. Marx a déjà démontré le caractère « impérialiste » de l’argent qui ne peut que prendre possession graduellement de toutes les sphères vitales. Le problème réside dans l’homologation des activités les plus différentes dans une seule substance, « le travail » ; si ensuite celle-ci se représente dans une « monnaie fondante », des bons de travail ou de la monnaie tout court, ne touche pas à l’essentiel. La méconnaissance du rôle du travail abstrait est ici évidemment étroitement liée à celle du rôle de l’argent.

    […]

    Dernièrement, on a prêté une attention croissante à l’« absence de limites » que provoque la société capitaliste (et sur laquelle elle se fonde en retour), à la « pléonexie », à son déni de la réalité physique. Cela constitue une partie indispensable de la mise en discussion de l’utilitarisme, du productivisme, de l’industrialisme et du culte de la consommation marchande qui distinguent autant le capitalisme que ses critiques de gauche. Cependant, Berlan risque d’aller un peu trop loin. Il oppose le désir de vivre en communautés autonomes fondées sur le partage et l’entraide, qui aurait caractérisé la plupart des êtres humains dans l’histoire, au désir de se libérer de la condition humaine et de ses contraintes. Ainsi risque-t-on de jeter aux orties, ou de déclarer pathologique, une bonne partie de l’existence humaine. Le désir de délivrance est un élément constant de l’existence humaine, souvent considérée comme sa partie noble, et s’explique avec les limites inévitables, mais quand même difficiles à accepter, de la conditio humana. La volonté d’aventure et d’extraordinaire, de grands exploits et de triomphes, de reconnaissance et de traces à laisser de son passage sur terre semble difficilement éliminable, et même si on pouvait l’éradiquer, on appauvrirait terriblement le monde humain. Le côté agonistique de l’homme doit être canalisé en des formes non trop destructrices, non simplement renié ou refoulé (avec les résultats qu’on connaît).

    […]

    L’omniprésence du désir d’être délesté des taches les plus ennuyeuses et répétitives de la vie évidemment ne justifie en rien le mille et une formes d’hiérarchie et d’oppression auxquelles ce désir a conduit. Mais il faut faire les comptes avec cette pulsion qui semble aussi originaire et fondamentale que le désir de communauté, et en tirer des bénéfices.

    […]

    Même si on n’a jamais trouvé le ciel, ou seulement pour de brefs moments, sa quête a constamment aiguillonné les humains à faire autre chose que l’accomplissement des cycles éternels. Sous-évaluer l’importance de la dimension du sacré, de la religion, du transcendant, ou simplement du rêve et de la recherche de l’impossible (les chiens qui savent voler) a déjà coûté cher aux mouvements d’émancipation. Ce ne sont pas nécessairement ces désirs qui font problème, mais la tentative de les réaliser à travers les technologies apparues sous le capitalisme, qui font sauter toutes les barrières entre le rêve et le passage á l’acte, détruisant au passage aussi la possibilité de rêver. Les mythes universels sur l’immortalité ne sont pas responsables du transhumanisme.

    […]

    [9] D’ailleurs, ce mythe mésopotamien, un des plus anciens connus et dont ils existent de nombreuses versions, débouche justement sur l’impossibilité d’atteindre l’immortalité - un serpent vole l’herbe de l’immortalité que les dieux ont donnée à Gilgamesh, qui accepte alors sa mortalité et décide de jouir des plaisirs des mortels, comme celui de tenir son enfant par la main.

    #Aurélien_Berlan #liberté #subsistance #délivrance #recension #livre #Anselm_Jappe #critique_de_la_valeur #anti-industriel #décroissance #philosophie #désir #émancipation #argent #travail #travail_abstrait #critique_du_travail #mythe #rêve #immortalité #transcendance

  • Allemagne : un problème de terminal bancaire oblige des milliers de clients à payer en liquide depuis mardi r Florence Grandon - France3 Régions
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/alsace/allemagne-un-probleme-de-terminal-bancaire-oblige-des-m

    Des clients qui laissent leurs courses à la caisse, la scène est récurrente dans de nombreux magasins Outre-Rhin. Depuis mardi, un problème logiciel empêche certains terminaux bancaires de fonctionner et contraint des milliers de clients à payer en liquide leurs courses.

    Samedi, jour de courses à Kehl en Allemagne pour de nombreux Strasbourgeois. Si vous êtes concernés, armez-vous de patience... et d’argent liquide. De nombreux terminaux bancaires sont hors-service depuis mardi 24 mai Outre-Rhin.

    En cause, un bug survenu après la mise à jour d’un logiciel sur certains terminaux de l’entreprise américaine Verifone. Le modèle précis touché par la panne est principalement vendu en Allemagne. D’où une panne présente presque uniquement Outre-Rhin.

    Les magasins DM, Edeka, Rossman, Aldi Nord et Netto sont concernés. Mais à Kehl, les désagréments semblent limités à quelques enseignes (Aldi Süd, le plus présent dans la région, n’est pas concerné).

    Une chaîne de droguerie concernée
    Une mère et sa fille sortent d’un DM vendredi, elles ont pu payer en carte bancaire, « après un message d’erreur à la caisse, il a fallu passer à la caisse 5, et là ça a marché normalement », expliquent-elles.

    Sabine, une cliente occasionnelle originaire de Bischheim a eu elle aussi la mauvaise surprise mercredi déjà. « Les vendeuses m’ont expliqué que le bug datait du matin-même. Il y avait une caisse où le paiement par carte restait possible. Heureusement, parce que je vais à Kehl une fois tous les deux mois faire le plein de litière pour chats, entre autre, et j’y laisse à chaque fois plus de 60 euros, et je n’ai jamais autant de liquide sur moi ! »

    Un autre client a dû attendre plus de 20 minutes, mercredi, à la caisse d’un autre DM, « parce qu’une cliente a fait une scène. Elle a reproché aux vendeuses de n’avoir pas écrit sur la porte que le terminal bancaire ne marchait pas, expliquant très énervée que retirer de l’argent lui coûterait trop cher. Elle a fini par partir en laissant ses courses », raconte Richard, lui même étonné de voir sa carte refusée. Il a cru à un problème isolé et a payé en liquide.

    Dans ce tweet : " « Vous voulez payer par carte ? Ce n’est pas possible aujourd’hui », ont du entendre certains clients d’Edeka, Rossmann and Co depuis mardi" :

    Sur le net, beaucoup d’Allemands parlent d’un « retour au Moyen-Âge », alors que traditionnellement, il y a quelques années encore, ils étaient nombreux à préférer payer en liquide. Lors du passage à l’euro en 2002, le billet de 500 euros avait été édité d’abord à la demande de l’Allemagne. Mais la pandémie a accéléré d’un coup les contacts « sans liquide » (bargeldlos). Une solution digitale reste encore possible : le paiement par QR Code, qui n’a pas besoin de s’effectuer via ces terminaux.

    Tweet mi-énervé, mi-amusé de Landgans : « c’est sûr que c’est bête quand on n’arrive pas à payer avec sa carte. Mais c’est encore plus bête, quand le distributeur automatique de province est en réparation jusque mi-juin. » :

    L’entreprise Verifone a demandé aux commerçants de laisser les terminaux branchés sans les éteindre pour éviter la mise à jour automatique. Elle va essayer d’organiser au plus vite un échange d’appareil pour aider ses clients à sortir de ce problème. Mais une solution immédiate et générale semble impossible. Il va falloir s’armer de patience... et de liquide donc, c’est plus sûr.

    #Allemagne #banques #économie #distributeur #guichet #dématérialisation #argent #cartes_bancaires #bug

    • Ca ne doit pas trop les déranger.
      Car contrairement à la France, où ne peut pas se passer les CashPay, sans contact, CB, VIsa et autres moyens de paiements, les allemands utilisent bcp l’argent liquide.
      Il est tres commun de remettre un billet de 200 euros à la caisse d’un supermarché. Tout le monde a plein de liquide sur lui. C’était les premiers opposants à la suppression du billet de 500.

      Communément, un distributeur auquel tu demandes 50 euros va te donner 1 billet de 50 en Allemagne, tandis qu’en France, ca sera des plus petites coupures. C’est pour illustrer comme ils trouvent cela normal d’avoir des grosses sommes sur eux.

    • Voici une série des entrées détaillés sur Twitter concernant des problèmes de #certificat, ainsi que des remarques sarcastiques sur des considérations #conspirationnistes, que ce soit en rapport avec la guerre en Ukraine ou d’autres spéculations.

      Au temps où les #psyops pullulent, un dysfonctionnement aussi grave entraîne inévitablement des #rumeurs, d’autant plus s’il n’y a pas des réactions compétentes (au contraire !) de la part des #médias pour éclaircir de manière satisfaisante les faits concernants.

      https://twitter.com/jwildeboer/status/1530227390286290944

      https://threadreaderapp.com/thread/1530227390286290944

      “One single type of #payment terminal (the Verifone H5000), a rather old platform, officially announced End of Life 2018 with some sort of support until 2023, brought down big parts of card payment all over Germany as one of the embedded certificates expired unnoticed on Tuesday. ...”

  • L’Argentine souhaite attirer les nomades numériques
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2022/05/27/l-argentine-souhaite-attirer-les-nomades-numeriques_6127819_3234.html

    L’Argentine souhaite attirer les nomades numériques
    Le gouvernement vient de lancer un visa de six mois, renouvelable une fois. La ville de Buenos Aires en fait officiellement une stratégie depuis décembre 2020.Par Flora Genoux(Buenos Aires, correspondante)
    Publié aujourd’hui à 00h51, mis à jour à 09h24
    La veille, encore : restaurant. Le lendemain : brunch. Le soir : un afterwork, dans le quartier de Buenos Aires qui borde le rio de la Plata, Puerto Madero, et des verres sur un rooftop. Ensuite, chaque mois, une escapade est prévue aux quatre coins du pays : bientôt, les spectaculaires chutes d’Iguazu – à la frontière brésilienne –, puis Salta et ses montagnes colorées dans le Nord-Ouest. « On flambe », admet en souriant Ricardo (les personnes citées dont le nom n’apparaît pas ont souhaité garder l’anonymat), 28 ans, qui a quitté la Belgique avec sa compagne pour rejoindre l’Argentine, fin avril, comme « nomade numérique », pour six mois environ. Ses projets ne sont pas uniquement touristiques : la journée, il continue de travailler, totalement à distance, à raison de trente-deux heures hebdomadaires, comme administrateur des achats pour une entreprise néerlandaise. (...)Depuis le 10 mai et le lancement d’un visa qui leur est consacré – d’une durée de six mois, renouvelable une fois –, l’Argentine mise officiellement sur l’arrivée de ces nouveaux travailleurs dans le pays. « La pandémie de Covid-19 a accéléré tout ce qui, d’une façon ou d’une autre, allait finir par arriver », a justifié, lors de l’annonce, Florencia Carignano, directrice des services migratoires, en référence à ce nouveau profil de visiteurs. « Les personnes qui intègrent cette communauté ont entre 20 et 40 ans, la majorité d’entre elles ont un diplôme universitaire. On estime qu’elles consomment plus que les autres visiteurs : 6 000 dollars [5 670 euros] lors d’un séjour type », calcule le gouvernement.Buenos Aires, la ville d’arrivée des nomades, avait déjà formellement endossé cette stratégie au mois de décembre 2020, puis en novembre 2021, avec « la première conférence pour les nomades numériques d’Amérique latine ». Objectif : attirer 22 000 personnes correspondant à ce profil d’ici à 2023. La ville offre un « kit de bienvenue » à ces visiteurs, incluant, entre autres, une carte de transport et une carte SIM, des promotions dans différents hôtels. La manne espérée s’élève à 150 millions de dollars. Si le gouvernement affiche d’emblée son souhait de « générer un impact positif pour l’entrée de devises » dans un pays qui en a toujours cruellement besoin, les nomades, dans la majorité des Américains ou des Européens, selon les autorités, s’échangent les bonnes adresses pour obtenir des pesos sur le circuit parallèle. Le taux y est plus avantageux. Et les euros ou dollars échappent aux réserves officielles.
    « De toutes les manières, ces dépenses dynamisent l’économie, affirme Francisco Resnicoff, sous-secrétaire aux relations internationales au gouvernement de Buenos Aires. Et puis, ça positionne notre ville : les nomades parlent beaucoup, sur les forums, les réseaux, cela peut servir de tremplin pour attirer plus de touristes traditionnels et des congrès. » Après quasiment un an et demi de frontières fermées avec la pandémie, jusqu’en novembre 2021, l’activité touristique s’est de nouveau envolée. Le secteur est un des leviers de la reprise, selon le gouvernement. « [A Buenos Aires], nos atouts, c’est le coût de la vie, imbattable au regard de l’offre culturelle, gastronomique, en divertissement, mais aussi un climat agréable toute l’année », estime Francisco Resnicoff. Sur Nomad List, un site communautaire évaluant les destinations en permanence, Buenos Aires peut se hisser parmi les dix villes les plus recommandées. Même si la connexion Internet est mal évaluée par rapport à d’autres villes, et la sécurité moyennement. « On n’a pas la 5G, mais la qualité d’Internet est raisonnable », défend Francisco Resnicoff, en mettant en avant les efforts réalisés en matière de sécurité. Les vols à la volée à moto ont baissé de 51 % en 2021, en comparaison de 2019, selon les autorités.
    « Dans la bulle du quartier Palermo, tout va bien », estime David, un Américain de 38 ans, qui revient régulièrement à Buenos Aires depuis des années, en gérant à distance ses différentes affaires à Los Angeles et à Miami – dans l’immobilier et les voitures de collection. C’est dans ce quartier que se concentre une grande partie de l’offre gastronomique et culturelle, avec ses salles de concerts ou boîtes de nuit, tandis que les théâtres, autre attraction qui fait de Buenos Aires une ville enviée dans la région, s’étendent encore au-delà. Une sorte d’île dans la ville, où la joyeuse animation donne l’impression d’un pays sans inflation annuelle à 58 %, sans 37 % de pauvres.« On peut tout faire à pied, c’est génial », poursuit David, devant son cappuccino au lait d’amande, admettant un train de vie bien plus fastueux ici qu’aux Etats-Unis. Il travaille facilement avec son pays d’origine, le fuseau horaire restant proche, l’un des arguments de l’Argentine.Combien sont-ils à pianoter depuis un espace de coworking ou depuis un café à la mode ? Impossible de donner un chiffre exact, faute de catégorie administrative propre. « En 2019, on sait que 8 000 personnes venant des Etats-Unis ou d’Europe ont dépassé les trois mois de leur séjour comme touriste », remarque Francisco Resnicoff – c’est le cas de David, l’Américain, qui paie une amende en quittant ce pays peu regardant sur les règles migratoires, quand d’autres « nomades » trouvent un autre truchement : une brève visite dans un pays voisin avant d’atteindre les trois mois de séjour autorisés. Selon le site Nomad List, très observé par le gouvernement de la ville, 6 000 nomades se trouveraient actuellement dans la capitale argentine.Habitué aux vols low cost et aux courtes distances européennes, Ricardo s’étonne du prix élevé des billets sur le marché intérieur. Les tarifs prohibitifs sont aussi un frein pour la destination Buenos Aires à l’international, qui reste bien plus isolée qu’avant la pandémie : différentes compagnies ont choisi de lever leurs liaisons. Selon l’Association du transport aérien international (IATA), la connectivité aérienne actuelle de l’Argentine s’établit à 47 % de ce qu’elle était avant la pandémie. Et lorsque 954 vols internationaux quittaient l’Argentine chaque semaine en février 2019, 373 sont recensés, trois ans plus tard. Pour le jeune Belge, peu importe : « Maintenant que j’ai un pied en Amérique latine, mon idée est d’aller où bon me semble. »

    #Covid-19#migrant#migration#argentine#buenosaires#sante#nomadenumerique#economie#pandemie

    • Aux États-Unis, la majeure partie de l’agitation antivax autour du Covid provient de la droite. Elle est dangereuse et répréhensible car elle menace les efforts légitimes de santé publique pour maîtriser une pandémie qui a déjà tué au moins 750 000 personnes aux États-Unis et cinq millions dans le monde. Les idéologues de droite qui mènent cette campagne de désinformation sont tout simplement des crapules sans scrupules.

      Malheureusement, ils ont des alliés idéologiques de « gauche » qui élaborent des raisonnements destinés à séduire les personnes à l’esprit progressiste. Un article de blog intitulé « Les marchands de remèdes miracles et l’arnaque ZéroCovid : un appât classique pour une vie de piqûres de rappel (l’Immunité comme Service) » en fournit un excellent exemple.

  • Anticapitalisme romantique et antisémitisme de gauche, par Gabriel Carvalho - Critique de la valeur-dissociation. Repenser une théorie critique du capitalisme
    http://www.palim-psao.fr/2022/05/anticapitalisme-romantique-et-antisemitisme-de-gauche-par-gabriel-carvalh

    Au récit paranoïaque et délirant de l’antisémitisme hérité de la tradition médiévale s’ajoutait le malaise face aux temps nouveaux et aux nouvelles relations de travail engendrées par le capitalisme, cet étrange métabolisme social, abstrait et impitoyable, qui entraînait tout sur son passage, et il n’en serait donc pas autrement des modes de vie traditionnels de la vieille Europe féodale. Tout ce malaise devait être expié dans un sujet historique. Dans la mentalité conspirationniste de l’antisémitisme européen, il suffisait que les Juifs aient obtenu des droits politiques, soient devenus des citoyens comme tous les autres Européens, pour que les choses prennent une mauvaise tournure pour eux. Ils ne pouvaient donc qu’être à l’origine du processus de destruction de leur ancien monde mystico-religieux, plein de certitudes cristallisées, qui avait été remplacé par ce nouveau mode de vie chaotique, impie et fantasmagorique.

    Il convient de noter que toutes les caractéristiques attribuées aux Juifs dans la modernité sont des caractéristiques du capitalisme lui-même : son être abstrait, sans racines, qui imprègne toutes les relations sociales, avec des intentions cachées et une logique irrationnelle de profit infini. La thèse du Juif sans nation, conspirateur, qui tire les ficelles dans les coulisses, n’est qu’une projection sur un vieux bouc émissaire pour l’Europe, de tout ce qui est contradictoire et étrange dans le capitalisme.

    Et cette mentalité se transmue dans la pensée de certains secteurs de la gauche révolutionnaire qui, en l’absence d’une analyse matérialiste cohérente, d’une lecture rigoureuse des faits historiques, adhèrent dans une mesure plus ou moins grande à la vision antisémite du monde. Mais ce processus ne se fait plus à travers les motifs mystico-religieux du passé médiéval. Ce qui anime l’antisémitisme de gauche n’est pas une thèse sur le déicide, de libelles de sang et de puits empoisonnés. Mais la vieille fausse corrélation entre les Juifs et l’argent. Et l’argent est un aspect central de l’antisémitisme de gauche, parce qu’il est la sphère la plus étrange, la plus abstraite et la plus irrationnelle du circuit du capital (production-circulation-accumulation).

    #antisémitisme #gauche #argent #finance #capitalisme #juifs

  • Goldman Sachs donne un coup de fouet à son activité en France Le Figagaro - Danièle Guinot
    https://www.lefigaro.fr/societes/goldman-sachs-donne-un-coup-de-fouet-a-son-activite-en-france-20220516

    La banque américaine a fait de Paris l’un de ses hubs paneuropéens. Elle a multiplié par quatre ses effectifs et emménage dans un nouvel immeuble.

    Goldman Sachs ouvre un nouveau chapitre de son histoire à Paris. La banque américaine aménage ce lundi dans un nouvel immeuble entièrement rénové avenue Marceau, à quelques mètres seulement de la place de l’Étoile et de l’Arc de triomphe. Ces locaux luxueux de 9 000 m2 sur six étages, bien plus vastes que les précédents, symbolisent les nouvelles ambitions de la firme en France, où elle a ouvert son premier bureau il y a trente-cinq ans. « Cet espace s’inscrit dans la stratégie du groupe d’accroître sa présence en France et en Europe », souligne la banque d’affaires. En quelques années, elle aura multiplié par quatre ses effectifs parisiens, passant d’une centaine de personnes en 2015 à plus de 400 dans les prochains mois. Les rangs pourraient continuer à s’étoffer, car le nouvel immeuble peut accueillir jusqu’à 500 banquiers.


    . . . . .
    La suite, payante.

    #Goldman_Sachs #EnMarche vers l’#Argent des #retraites françaises #Paris #finance #banques #économie #ue #capitalisme #dette #europe #banksters #economie #bce #multinationales #lobbying #international

  • #Argentine : La solitude des expropriateurs de fonds
    https://www.partage-noir.fr/argentine-la-solitude-des-expropriateurs-de-fonds

    Le mouvement libertaire argentin fut, après celui d’Espagne, l’un des plus puissants du monde. Ce mouvement s’est développé dans la seconde moitié du XIXe siècle, sous l’influence de l’émigration européenne. La FORA, fondée en 1901, compte bientôt 250 000 membres. Les luttes ouvrières se multiplient au début du siècle, jusqu’à prendre une dimension insurrectionnelle du 7 au 16 janvier 1919, les ouvriers pillant les armureries pour faire face à la violence policière conjuguée à celle des groupes fascistes paramilitaires, qui se regroupent au sein de la Ligue patriotique pour semer la terreur contre la « subversion cosmopolite »... Les insurgés sont massacrés tandis que le pouvoir négocie avec les syndicats réformistes. Cette « semaine sanglante » se solde par 700 morts, 2 000 blessés et 50 000 arrestations. (...)

    #[Partages_noirs] #Buenaventura_Durruti #FORA_ #[Source :_La_Fanzinothèque] #Soleil_Noir_fanzine_
    https://www.partage-noir.fr/IMG/pdf/soleilnoir1990_19920901_n010_2_.pdf

  • Un Québec branché, mais à quel prix ? Alex Boissonneault - Radio Canada
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1881709/internet-haute-vitesse-branchement-regions-quebec-couts

    À Saint-François-Xavier-de-Viger, dans le Bas-Saint-Laurent, les contribuables ont dû débourser 30 000 $ pour brancher un seul foyer au réseau haute vitesse. À quelques kilomètres de là, à Notre-Dame-des-Neiges, Québec et Ottawa ont investi ensemble environ 4,32 millions de dollars pour le branchement de 368 clients.

    Il aura fallu 20 ans et les efforts d’au moins quatre gouvernements successifs pour y arriver, mais il semble que tous les Québécois qui le souhaitent pourront se brancher à Internet haute vitesse d’ici le 30 septembre, soit à quelques jours des prochaines élections générales. C’était d’ailleurs une promesse électorale de la Coalition avenir Québec (CAQ) en 2018, une promesse qui aura coûté son pesant d’or.


    Radio-Canada a colligé les données relatives au financement des programmes Éclair I, II et III pour procéder au branchement de l’ensemble du territoire. En tout, les contribuables québécois ont investi à eux seuls 1,3 milliard de dollars pour brancher un peu moins de 250 000 clients. À cela s’ajoutent plus de 450 millions investis par Ottawa.

    Pour respecter son engagement dans un premier mandat, le premier ministre Legault n’a pas ménagé ses efforts. Les exemples foisonnent de clients branchés individuellement à fort prix, avec des sommes investies dépassant fréquemment 10 000 $ par résidence et atteignant parfois 25 000 $ pour un seul client.

    Les programmes Éclair I et Éclair II
    Source : Ministère du Conseil exécutif

    Branchement de municipalités
    Source : Ministère du Conseil exécutif
    Les tableaux en clair sur l’article de radio Canada

    Il s’agit d’une manne pour plusieurs entreprises. Bell, par exemple, a reçu 1 million de dollars pour “sécuriser la desserte des foyers déjà desservis aux îles de la Madeleine”. Avec Cogeco, Vidéotron et Telus, elle fait partie des entreprises qui ont récolté la plus grande part des investissements.

    Ces joueurs ont aussi investi dans l’opération, mais à des niveaux bien en deçà de ceux des gouvernements fédéral et provincial. Par exemple, dans le Bas-Saint-Laurent, la part des entreprises était de 3 millions de dollars sur les 29 millions nécessaires pour brancher les nouveaux clients.

    Elon Musk en renfort
    Selon nos informations, en plus des grandes entreprises de télécommunications présentes au Québec, la promesse de la CAQ
    profitera à une figure bien connue de la haute finance internationale : Elon Musk.

    L’adjoint parlementaire du premier ministre, aussi responsable du dossier Internet, Gilles Bélanger, devrait annoncer lundi en conférence de presse que le gouvernement compte sur la constellation satellitaire Starlink, une propriété de SpaceX, pour compléter le branchement.

    Lors de l’étude des crédits budgétaires, il a confirmé que de 180 000 à 190 000 foyers ne sont pas encore desservis, mais sont sur le point de l’être, à raison d’une cadence de 30 000 branchements par mois.

    Ce qui laisse 8000 foyers dits “orphelins”, dont le branchement serait beaucoup trop onéreux par des moyens traditionnels, selon une source. Or ces clients ne seront pas abandonnés à leur sort : Québec devrait leur fournir l’équipement, dont la coupole, pour se brancher au réseau satellite du nouveau propriétaire de Twitter.

    Le foyer devrait par la suite assumer au moins une partie de l’abonnement mensuel, de façon à avoir accès à un service équivalent, et au même prix, que celui qu’il recevrait en milieu urbain.

    Le Québec à l’avant-garde
    Lors de son annonce lundi, Gilles Bélanger, député d’Orford, devrait aussi révéler une carte interactive pour permettre aux Québécois de mesurer l’avancement du projet.

    Il sera donc possible de savoir où se trouvent les endroits dont l’accès au réseau haute vitesse est encore difficile et où se trouvent les derniers foyers orphelins.

    Malgré les investissements énormes et le travail qui reste à faire, le premier ministre François Legault voit déjà dans l’opération une raison de célébrer. “C’est intéressant de dire qu’au moment où on se parle, on est à 94 % branchés au Québec, alors que l’Ontario est à 88 %, et l’Alberta, à 87 %.”

    En commission parlementaire, il s’est félicité que le Québec soit devenu un chef de file du branchement haute vitesse au Canada.

    Un investissement nécessaire
    Pour le président de la Fédération québécoise des municipalités, Jacques Demers, il ne fait aucun doute que le jeu en vaut la chandelle.

    « Dites-moi à quel prix il aurait fallu arrêter de brancher ? Il y a eu un temps où on mettait de l’électricité au Québec ; on ne s’est pas arrêté parce qu’une ferme était située deux kilomètres plus loin. »
    -- Une citation de Jacques Demers, président de la Fédération québécoise des municipalités

    Non seulement s’agit-il pour lui d’une question d’équité, dans un Québec qui a décidé d’occuper ses régions, mais il rappelle que ce branchement aura aussi des retombées économiques positives.
    Avec la collaboration d’Hugo Lavallée

    #internet #surveillance #business_&_internet #web #politique #médias #numérique #économie #gafam #internet_et_société #finance #argent_gratuit

  • Sometimes Preserving Video Game History Requires Partnering With the Enemy
    https://www.vice.com/en/article/epx3yw/sometimes-preserving-video-game-history-requires-partnering-with-the-enemy

    In his tweet revealing the news, Cifaldi, who dedicated much of his life to preserving video game history where companies themselves often fail, seemed excited to finally share some of the rare video game history he was able to document by cooperating with Wata. But the response he got was not entirely enthusiastic. Some people responded with surprise and anger that he would work with Wata, which has been accused of making video game history harder to share with the public and contributing to a speculative investment bubble.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #video_game_history_foundation #frank_cifaldi #wata_games #histoire #préservation #collection #spéculation #business #finance #jeu_vidéo_silent_hill_2 #jeu_vidéo_final_fantasy_x #jeu_vidéo_super_mario_64 #jeremy_parish #retronauts #limited_run_games #console_neo_geo #deniz_kahn #console_snes #snes_central #prototype #classic_gaming_expo #lost_levels #jeu_vidéo_madden_96 #console_playstation #jeu_vidéo_yoshi #jeu_vidéo_star_fox #argonaut_software

  • La responsabilité de la voiture dans l’étalement urbain
    http://carfree.fr/index.php/2022/05/03/la-responsabilite-de-la-voiture-dans-letalement-urbain

    Historiquement, est-ce la voiture qui est responsable de l’étalement urbain ou s’est-elle développée en réponse à l’étalement urbain ? Une analyse de la trajectoire de 123 villes, situées dans 57 pays, Lire la suite...

    #Argumentaires #Etalement_urbain #Fin_de_l'automobile #Ressources #angleterre #congestion #constructeurs #densité #déplacements #économie #GM #motorisation #périurbanisation #recherche #travail #urbanisme #usa #ville

  • « De chacun selon ses moyens » ?

    Une critique de la sécurité sociale

    Pour critiquer ou défendre l’argent, il faut le comprendre, mais comprendre l’argent c’est toujours choisir un angle particulier pour la défense d’une thèse. Si l’argent n’est qu’un moyen d’échange, alors pourquoi s’en passer ? Si l’argent peut être réapproprié sous forme de nouvelles monnaies éthiques ou sociales, alors pourquoi le critiquer en tant que tel ? Si l’argent actuel n’est que l’effet du rapport d’exploitation capitaliste, pourquoi vouloir l’abolir ? Si l’argent est si plastique et malléable, alors pourquoi souhaiter sa disparition ? 

    Il est un fait que vouloir abolir l’argent n’est pas vu comme très sérieux. Pourtant, les volontés d’abolition et les alternatives qui maintiennent des formes de monnaies rencontrent pour l’essentiel des objectifs similaires. Il s’agit dans tous les cas de contrer la domination de la valeur capitaliste sur les sociétés contemporaines. Celle-ci consiste à sélectionner les activités humaines selon un critère qui domine tous les autres : gagner de l’argent. Pour y parvenir, peu importe les moyens. Mais ceux-ci sont de deux types, qui peuvent être combinés : les gains de productivité et l’exploitation des ressources, humains compris.

    Là où nos positions divergent, entre abolitionnistes de la monnaie et défenseurs d’institutions alternatives avec monnaies, c’est où placer le levier du changement. Pour certaines personnes comme celles du réseau Salariat, il existe à l’intérieur de l’économie capitaliste des institutions non-capitalistes, comme la sécurité sociale de santé. Mais selon d’autres courants, comme celui de la critique de la valeur, ces institutions ne seraient que des enclaves inoffensives à l’intérieur de l’empire de la valeur capitaliste qui l’engloutiront bientôt.

    Dans les deux cas, on peut convenir qu’il est tout de même possible d’organiser un usage alternatif de l’argent -quand bien même il serait fragile ou temporaire- de telle sorte que de puissants mécanismes de solidarité soient possibles. Ainsi, les cotisations sociales en France, prélevées sur des échanges économiques, alimentent depuis l’après-guerre des caisses dont le fonctionnement ne relève pas de l’échange monétaire, puisque ses bénéficiaires peuvent les solliciter en fonction de leurs besoins et en partie gratuitement. Pour le réseau Salariat, lutter contre le capitalisme, ce serait augmenter les cotisations pour étendre ces mécanismes de solidarité à d’autres domaines que la santé, par exemple à l’alimentation et à la production agricole, au travers de la proposition d’une sécurité sociale alimentaire. 

    Il est difficile d’être contre une proposition qui semble être le prolongement heureux d’une réalité sociale déjà là. Le problème est que cette réalité est au moins ambivalente, sinon totalement insatisfaisante. 

    Ambivalente parce qu’elle est entièrement construite sur la contrainte monétaire du rapport salarial : c’est donc en échangeant sa force de travail contre l’argent nécessaire pour (sur)vivre, que l’on construit un pot commun de ressources. Autrement dit, on a construit du commun comme un effet de bord du chantage à la subsistance qu’est le fait de vendre son temps pour simplement reproduire son existence au quotidien. Ce qui est très différent de construire du commun avec du commun. Certes, je peux être satisfait de payer mes cotisations, quand je destine mentalement une partie de mes efforts à ce pot commun et précisément pour cette raison. Cependant, dans la plupart des cas, le travail est d’abord vécu directement, dans le contenu concret des tâches et du cadre où elles s’insèrent, du besoin de gagner de l’argent pour payer les factures, et non par le truchement d’un imaginaire solidariste. 

    Si on peut balayer d’un revers de main la critique patronale des "charges sociales" qui fait baisser la rentabilité de la boîte, il est moins facile de contrer un sentiment plus diffus de ressentiment, lequel peut s’exprimer à l’égard de supposés profiteurs, qui traduit moins la réalité d’abus avérés qu’une insatisfaction de ce que l’on vit soi-même. Payer sa cotisation n’est pas vécu et pensé comme un don, qui produirait une forme de reconnaissance sociale, mais comme un échange monétaire mobilisant un travail contraint, pour lequel on est tous sensés être quittes les uns envers les autres, ce qui est le propre de tout échange. 

    On touche là la limite de communs construits avec des outils qui ne sont pas faits pour construire des communs. Ce sont en réalité des "presque communs" qui, parce que construits sur des échanges marchands inéquitables et contraints, sont toujours susceptibles d’être contestés comme tout aussi inéquitables et contraints. 

    Un véritable commun posséderait des fondements institutionnels cohérents avec sa nature, où des besoins communs sont répondus en commun, par des contributions volontaires propres aux moyens de chacun, selon la première partie de l’adage "de chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins".

    Les cotisations sociales ne respectent ce principe qu’en apparence, sous la forme de l’abstraction monétaire de taux de cotisations qui peuvent en effet varier selon le niveau de salaire. Mais qu’est-ce que cela change concrètement quand de toute manière chacun travaille trente cinq heures par semaines quel que soit le salaire obtenu ? Dire que le taux d’effort d’un salarié mieux payé est supérieur à un autre salarié moins payé, parce que sa contribution monétaire en cotisations sociales est plus élevée, c’est confondre la dimension vivante de l’activité avec sa représentation monétaire, qui conduit à attribuer plus de mérite et de valeur aux activités qui rapportent plus d’argent. Si cela est bien cohérent avec la convention de valeur capitaliste, cela ne l’est pas avec la prétention du réseau salariat à faire du mécanisme de cotisations sociales une institution anticapitaliste.

    Cette réalité déjà-là des cotisations sociales est aussi totalement insatisfaisante du fait de la dégradation continuelle de la santé physique et mentale des gens depuis plusieurs dizaines d’années, que la sécurité sociale n’a pas pu prévenir. Le cocktail de pollutions et de nuisances psychiques qui font l’ordinaire de nos vies est justement produit par des activités économiques, dont le fondement est de dégager de l’argent avant tout autre critère, et ce sont ces activités qui génèrent les cotisations sociales alimentant la sécurité sociale de la santé. Bien-sûr il n’y pas de lien de cause à effet, entre ceci et cela. Il reste que c’est bien là la manifestation que la valeur capitaliste domine l’ensemble de la société, et que la petite mécanique des cotisations sociales est toujours restée une simple enclave inoffensive. La sécurité sociale dépend de la poursuite d’activités économiques que tout le monde sait néfastes - mais pas l’inverse. Aussi, la médecine elle-même semble au prise avec un paradigme mécaniste qui en limite sérieusement la portée en tant qu’activité de soin, tandis que de vastes firmes engrangent l’argent des cotisations sociales pour vendre des médicaments dont l’efficacité est au minimum discutable.

    #sécuritésociale #abolitiondelargentetdutravail #désargence #critiquedelavaleur

  • « On travaille davantage et on gagne moins » : les travailleurs de l’économie informelle frappés par l’#inflation en #Argentine :

    Afin de repousser le risque d’explosion sociale et de limiter les effets dévastateurs de l’inflation sur les foyers les plus fragiles, le gouvernement de centre gauche a annoncé une aide exceptionnelle, le 18 avril. Les travailleurs de l’économie informelle – aussi nombreux que les personnes déclarées –, les petits autoentrepreneurs et les employées domestiques percevront 18 000 pesos (146 euros) en deux fois, s’ils en formulent la demande. Les retraites les moins élevées recevront un coup de pouce de 12 000 pesos. Une enveloppe qui s’élève à 200 milliards de pesos (1,62 milliard d’euros), confirment des sources gouvernementales au Monde, afin de « préserver le pouvoir d’achat et de garantir un cap d’équité économique et sociale », a déclaré le ministre de l’économie, Martin Guzmán, le 18 avril.

    https://www.lemonde.fr/economie/article/2022/04/28/on-travaille-davantage-et-on-gagne-moins-en-argentine-les-travailleurs-de-l-

    • « On travaille davantage et on gagne moins » : les travailleurs de l’économie informelle frappés par l’inflation en Argentine

      Le gouvernement a annoncé une aide pour atténuer l’impact de la hausse des prix, qui pénalise particulièrement les travailleurs non déclarés.

      Par Flora Genoux(Buenos Aires, correspondante)
      Publié le 28 avril 2022 à 15h00, mis à jour hier à 17h07

      Temps de Lecture 5 min.

      Les effluves graisseux de steak haché à l’huile se mêlent au refrain d’annonces criées de toutes parts à la foule compacte : « Le sandwich, 100 pesos [81 centimes d’euro, au taux officiel] le sandwich », « escalope, escalope ! » Aux abords de Retiro, l’une des principales gares de Buenos Aires, les vendeurs ambulants multiplient les offres à l’heure du déjeuner, en jonglant avec une inflation qui ronge chaque jour un peu plus leurs marges.

      L’envolée des prix, mal chronique argentin, a connu dernièrement une accélération, sous l’impact notamment de la guerre en Ukraine et de la hausse des tarifs sur les marchés de l’énergie et de l’alimentation. Selon le dernier bilan de l’Indec (institut de statistique argentin), l’inflation a atteint 6,7 % en mars. Du jamais-vu depuis vingt ans. Sur l’année glissante, la hausse des prix s’élève à plus de 55 %.

      Trois alfajores, ces biscuits traditionnels argentins, pour 100 pesos, trois paquets de guimauve pour le même prix : le stand imbattable d’Estefania, 34 ans, attire sans cesse les chalands. « Le grossiste augmente ses prix, mais je ne le suis pas, sinon je ne vends plus rien », explique celle qui vit juste à côté, comme beaucoup de ses clients, dans la Villa 31, le quartier précaire le plus connu de la capitale : une poche dense de pauvreté, à quelques encablures d’immeubles huppés d’inspiration haussmannienne.

      Risque d’explosion sociale

      « Il y a dix ans, en vendant dans la rue, je pouvais dégager 100 % de marge sur un produit. Aujourd’hui, j’en suis à 20 % ou 30 % », calcule-t-elle. Sa voisine commerçante, Maria Concepcion, 41 ans, acquiesce, avec son chariot chargé de sandwichs enserrant des escalopes de viande. « On travaille davantage et on gagne moins. Ça fait plus de dix ans qu’on s’enfonce toujours un peu plus », déplore cette mère de deux enfants. « Le bœuf, le poulet, les fruits, les légumes, le pain, les œufs, tout augmente ! Ça ne va pas. »

      Afin de repousser le risque d’explosion sociale et de limiter les effets dévastateurs de l’inflation sur les foyers les plus fragiles, le gouvernement de centre gauche a annoncé une aide exceptionnelle, le 18 avril. Les travailleurs de l’économie informelle – aussi nombreux que les personnes déclarées –, les petits autoentrepreneurs et les employées domestiques percevront 18 000 pesos (146 euros) en deux fois, s’ils en formulent la demande. Les retraites les moins élevées recevront un coup de pouce de 12 000 pesos. Une enveloppe qui s’élève à 200 milliards de pesos (1,62 milliard d’euros), confirment des sources gouvernementales au Monde, afin de « préserver le pouvoir d’achat et de garantir un cap d’équité économique et sociale », a déclaré le ministre de l’économie, Martin Guzmán, le 18 avril.

      Le gouvernement assure mettre en place un système de filtre, sur la base du patrimoine entre autres, afin d’éviter l’effet d’aubaine pour les travailleurs non déclarés aux revenus confortables. Le plafond a été fixé à deux salaires minimaux, le salaire plancher s’élevant à 38 940 pesos au mois d’avril. Un revenu minimal qui, pour une « famille de référence » – avec deux adultes travaillant et deux enfants –, ne permet d’ailleurs pas de dépasser le seuil de pauvreté, rehaussé à 90 000 pesos au mois d’avril.

      Si, selon les chiffres officiels, les salaires ont rattrapé l’inflation, à la faveur des négociations sectorielles, en fin d’année 2021, de nombreux Argentins, les plus vulnérables, ne bénéficient pas de telles revalorisations. Au début d’avril, les mouvements sociaux ont mis sous pression le gouvernement en organisant, pendant quarante-huit heures, des campements en plein cœur de la capitale, les manifestants réclamant davantage d’aides et des emplois.

      Discorde au sommet de l’Etat

      « Cette aide n’est pas solide. Pour résoudre le problème de l’inflation, il faut… baisser l’inflation, estime Jorge Colina, économiste et président du centre de recherche Idesa. Cela implique un projet crédible pour diminuer le déficit budgétaire, avec des mesures qui ne sont pas populaires, comme la réduction du nombre de fonctionnaires. » L’accord avec le Fonds monétaire international, portant sur la restructuration d’un prêt de 45 milliards de dollars (41,7 milliards d’euros) – accordé sous le précédent gouvernement, celui de Mauricio Macri (2015-2019, centre droit), en 2018 – et définitivement scellé le 25 mars, inclut un contrôle du déficit budgétaire. Il doit être ramené à 2,5 % du produit intérieur brut en 2022, puis à 1,9 % en 2023. Par ailleurs, la discorde au sommet de l’Etat « assombrit les perspectives », juge Jorge Colina.

      Une mutuelle santé (liée au travail en Argentine), des cotisations sociales, des congés payés… Maria Concepcion aspire à un emploi déclaré, même si, depuis le début de sa vie active, elle a choisi le secteur informel. « Quand tu cherches un boulot, si tu finis par trouver quelque chose, on te paie une misère. Et il faut ajouter le coût des transports. » Grâce à la vente de sandwichs, confectionnés à domicile, à quelques pas de là, dans la Villa 31, elle parvient à dégager environ 50 000 pesos par mois (405 euros), plus que le salaire minimum. « Avec ça, on survit », relève-t-elle. La mère de famille, qui partage sa location avec sa nièce et son frère, compte par ailleurs sur une série d’aides publiques : l’allocation familiale, un bon alimentaire (revalorisé de 50 % en avril), et les couches pour son fils d’un an, distribuées par la mairie de la capitale (centre droit).

      Maximiliano non plus n’a jamais signé de contrat de travail. « Je ne veux pas perdre une journée de boulot à chercher un emploi déclaré. Et puis, bon courage pour le trouver ! Mais je ne me plains pas, je me débrouille », balaie ce menuisier de 29 ans, employé à la journée, fier de dégager environ 65 000 pesos chaque mois. Il est éligible à l’aide du gouvernement, mais il n’en fera pas la demande. « Il y en a d’autres qui en ont plus besoin. »

      Flora Genoux(Buenos Aires, correspondante)

    • Au #Brésil aussi :

      « Les gens achètent de moins en moins, et les fournisseurs vendent de plus en plus cher » : le retour de l’inflation au Brésil

      Selon les données officielles, la hausse des prix a atteint 1,62 % au mois de mars, du jamais-vu pour cette période depuis 1994. Les produits alimentaires sont les premiers touchés.

      Par Bruno Meyerfeld(Rio de Janeiro, correspondant)
      Publié le 28 avril 2022 à 16h00, mis à jour hier à 07h25

      Temps de Lecture 4 min

      Sur le marché public du Largo do Machado, au cœur de Rio de Janeiro, les masques sont tombés, mais les mines demeurent inquiètes. Car au Covid-19, qui marque un reflux, a succédé un autre mal, tout aussi angoissant : l’inflation. « Tout a tellement augmenté ces derniers temps. On doit faire attention à tout ce qu’on achète », se plaint Elaine, une cliente quinquagénaire, déambulant cabas à la main entre les étals et les arbres tropicaux. Certains prix, comme ceux des carottes ou des tomates, ont doublé en quelques semaines. « J’achète le minimum, je ne laisse rien se périmer. Et, malheureusement, j’ai dû arrêter la viande rouge », confie-t-elle.

      « Cette semaine, je n’ai pu me payer qu’une seule carotte », lâche en passant une autre consommatrice, le regard soucieux. Sur le Largo, la détresse des commerçants est également perceptible. « Les gens achètent de moins en moins, et les fournisseurs vendent de plus en plus cher. Résultat, mes bénéfices ont chuté de 30 % à 40 % ces dernières semaines », raconte Bruno, jeune vendeur de fruits et légumes, vêtu d’un tablier vert. Il se montre fataliste quant à l’avenir : « Que faire ? Il ne me reste que Dieu, la prière et l’attente… »

      Effectivement, la situation est alarmante : selon les données officielles, l’inflation a atteint 1,62 % en mars, du jamais-vu pour cette période depuis 1994. Ce taux, qui peut paraître modeste, ne rend pas compte de la hausse affolante des prix des biens de première nécessité, en particulier dans l’alimentation : + 19,51 % pour les papayes, + 27,22 % pour les tomates, + 33,12 % pour les poivrons ou encore + 31,47 % pour les carottes, dont la valeur au kilo a augmenté de 166,17 % sur un an.
      Plans de stabilisation inefficaces

      Ces chiffres ont été qualifiés de « terrifiants » par une partie de la presse et des économistes, volontiers alarmistes. Le Brésil demeure en effet traumatisé par un cycle d’hyperinflation, qui, entre les années 1980 et 1990, a vu les prix s’envoler jusqu’à 2 000 % par an. Après une quinzaine de plans de stabilisation inefficaces et cinq changements successifs de monnaie, le pays est parvenu à juguler le phénomène en 1994, grâce à un cocktail de mesures baptisé « Plano real », élaboré par le ministre de l’économie d’alors, Fernando Henrique Cardoso, élu président la même année.

      A ce stade, les experts écartent le risque d’un retour de l’hyperinflation. « Notre économie est aujourd’hui mieux structurée, avec des réserves financières importantes et une meilleure crédibilité à l’échelle internationale », insiste André Braz, économiste à la Fondation Getulio Vargas. L’inflation actuelle est d’abord le résultat de facteurs externes : la crise due au Covid-19, qui a ralenti la production, mais aussi et surtout la guerre en Ukraine, qui a renchéri le prix du blé, du gaz, et en particulier du pétrole, essentiel au fonctionnement d’une économie très dépendante du transport routier. En mars, la hausse des prix des combustibles a atteint 6,95 %, et jusqu’à 13,65 % pour le diesel.

      Toutefois, il existe aussi des facteurs spécifiquement locaux à cette flambée des prix. « Le pays a traversé ces derniers mois une sécheresse historique, avec des précipitations extrêmement faibles, ce qui a eu des conséquences tant sur les récoltes que sur la production d’énergie hydraulique », observe André Braz. Des produits-phares de l’agronégoce ont ainsi été durement touchés, parmi lesquels le soja, la canne à sucre et le café, dont le Brésil est l’un des principaux producteurs et exportateurs mondiaux.
      « Une arme inadéquate »

      Face à cette situation, les pouvoirs publics paraissent mal préparés, voire désarmés. Le 11 avril, le président de la banque centrale, Roberto Campos Neto, s’est lui-même déclaré « surpris » par des chiffres de l’inflation jugés « vraiment très hauts ». Il s’est engagé, le cas échéant, à réajuster à la hausse le taux directeur du pays, aujourd’hui fixé à 11,75 %. Du côté du gouvernement de Jair Bolsonaro, on se contente de sorties bravaches. « Nous sommes convaincus que nous allons vaincre [l’inflation] avant beaucoup de nations avancées », est allé jusqu’à soutenir le ministre de l’économie, Paulo Guedes, ultralibéral assumé et adepte du laisser-faire.

      « L’inflation des combustibles touche le monde entier », a pour sa part balayé le président, rétif à toute intervention sur les marchés, au grand désarroi de nombreux experts. « Contrairement à ce que dit Bolsonaro, le gouvernement brésilien dispose de nombreux outils pour réguler les prix. Il y a la Compagnie nationale d’approvisionnement, la Conab, qui en théorie dispose de stocks d’aliments pour les coups durs. Ou encore Petrobras [l’entreprise pétrolière à majorité publique], qui a des marges pour réguler les prix. Mais le pouvoir se refuse à agir et se limite à la hausse des taux d’intérêt : une arme inadéquate, qui risque d’entraîner une récession », remarque Guilherme Mello, économiste proche du Parti des travailleurs de Luiz Inacio Lula da Silva.

      Candidat au scrutin présidentiel d’octobre 2022, l’ancien chef de l’Etat, de gauche, a d’ailleurs décidé de placer la question du pouvoir d’achat au cœur de sa future campagne. D’estrades en plateaux de télévision, il promet « un petit barbecue et une bière du dimanche » pour tous les Brésiliens, prône un contrôle accru des prix et une reprise en main vigoureuse de Petrobras, accusée de reverser ses bénéfices « aux actionnaires minoritaires à New York ». Un message qui pourrait faire mouche, à six mois de l’élection. Selon un sondage de l’institut Datafolha, trois Brésiliens sur quatre rendent le gouvernement de Jair Bolsonaro responsable de l’inflation.

      Bruno Meyerfeld(Rio de Janeiro, correspondant)

      https://www.lemonde.fr/economie/article/2022/04/28/les-gens-achetent-de-moins-en-moins-et-les-fournisseurs-vendent-de-plus-en-p

  • Histoires de changements dans les villes à travers le #monde
    http://carfree.fr/index.php/2022/04/11/histoires-de-changements-dans-les-villes-a-travers-le-monde

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