• #belgique : Action symbolique vendredi devant le siège du nouvel exploitant de Pimkie
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_action-symbolique-vendredi-devant-le-siege-du-nouvel-exploitant-de-pimki

    Travailleurs et syndicats se rendront vendredi au siège de la société Pimk pour « dénoncer un montage scandaleux qui a laissé sur le carreau 136 travailleurs », annoncent lundi la CNE et la CGSLB en référence à la faillite de la chaîne de prêt-à-porter, prononcée en mars.

    En effet, « après avoir déclaré en faillite sa filiale belge, la société Belsay (qui exploitait les magasins Pimkie en Belgique, NDLR) n’a pas payé le dernier mois de salaire, ni les indemnités de rupture. Quelques mois plus tard, Pimkie ouvrait un nouveau magasin à La Panne. Cette faillite frauduleuse est inadmissible ; nous agissons pour que les victimes soient dédommagées », expliquent les syndicats.

    A la suite de cette faillite, 136 emplois avaient été perdus. Les salaires de mars et les indemnités de rupture pour les 136 travailleurs concernés n’ont jamais été payés par Belsay, selon les syndicats, qui ajoutent que rien ne laissait présager d’une faillite imminente.

    En outre, un nouveau magasin Pimkie a ouvert au mois de juin. Or, « la société belge derrière la réouverture à la Panne, dénommée Pimk est administrée par un certain Frédéric Mulliez. Ce nom de famille est bien connu dans le monde du commerce. L’AFM (association familiale Mulliez) est propriétaire entre autres de Pimkie, d’Auchan, Kiabi, Decathlon ? », précisent la CNE et la CGSLB.

    Action symbolique ce vendredi
    Les deux syndicats mèneront ainsi une action symbolique le 15 octobre à partir de 13h00 au siège de la société Pimk, où ils comptent apporter « l’ardoise sociale belge à son responsable français. Cette ardoise, on peut l’estimer à 3.400.000 euros, c’est-à-dire 136 fois le plafond de 25.000 euros brut d’intervention du fond de fermeture des entreprises. »

    #Pimkie #Frédéric_Mulliez #Mulliez #faillite_frauduleuse #Auchan #Kiabi #Decathlon #afm #argent #vol

  • Un homme est mort.
    http://rougemidi.org/spip.php?article10274

    Cela n’est pas en soi un motif de réjouissance mais de là à lui rendre hommage...


    Que cet hommage vienne de gens comme Macron, Séguéla, Sarkozy ou Hidalgo, cela n’a rien de surprenant puisqu’il a toujours été de leur clan. Celui de l’argent et du pouvoir, du grand patronat insolent et méprisant, au point qu’il a toujours pu compter sur le soutien sans faille de son camp même quand il a été pris la main dans le sac de magouilles les plus sordides.

    Mais qu’il se trouve des gens qui se réclament du camp des travailleurs pour rendre hommage au truqueur à l’égo surdimensionné qu’il était, cela laisse pantois.

    En ce qui me concerne, j’avais bien plus que des divergences avec ce bateleur qui jouait avec la vie des travailleurs comme d’autres jouent au tiercé et ce sans aucun respect de rien. Capable de dire avec aplomb le contraire de ce qu’il avait dit la veille.

    Bien sûr je pense à celles et ceux de Manufrance, de la Vie Claire, de Terraillon, d’Adidas et tant d’autres qui ont fait les frais dans leur chair des mensonges et des tripatouillages de l’illusionniste que le pouvoir mitterrandien encourageait dans ses œuvres.

    Je pense aussi particulièrement aux 105 du chantier naval de La Ciotat qui attendaient le 1er septembre 1989 que le patron qui s’était engagé à les embaucher pour construire des bateaux de plaisance vienne le faire. Il n’est jamais venu et sera d’ailleurs condamné aux prud’hommes pour cela.

    On saura plus tard que les bateaux qu’il avait soi-disant en commande étaient ceux qui étaient déjà commandés au chantier de Villeneuve-la-Garenne : déshabiller Pierre pour (mal) habiller Paul, il savait faire.

    Seule la lutte et le sens de la solidarité des métallos fera échouer la manœuvre.

    Mais il y aura pire.

    On apprendra plus tard par une lettre officielle de Jean-Pierre Jouyet, chef de cabinet du ministre de l’Industrie d’alors, Roger Fauroux, que le truqueur voulait en fait récupérer l’ensemble des équipements du chantier dont la revente, au seul prix de la ferraille, aurait rapporté des millions de francs...

    Et ce dans une ville aux 4000 chômeurs qui avait connu, dans l’année qui a suivi la fermeture, 50 suicides et 500 familles éclatées...Mon deuil est pour ceux-là.

    Pour finir quant à ceux qui confondent arrivisme sans scrupules tous azimuts et engagement tenace pour de grandes causes humaines, qui assimilent son entrée dans le sport à une passion digne de Pierre de Coubertin, le marseillais que je suis dira seulement ceci. Il a été avec son homologue d’alors du club de foot de Bordeaux, celui qui a contribué à polluer non seulement le football, mais à sa suite l’ensemble du sport français. Le polluer par l’argent, revendiquant son droit d’acheter et de revendre des hommes pour en faire ses esclaves dorés.

    A ce titre s’il fut « un président de club de foot remarquable » c’est pour son affairisme sans scrupules et son sens du truquage qui lui valut une de ses condamnations.

    Lui et ceux qui se sont engagés sur ses pas ont donné raison à l’un des plus grands footballeurs de tous les temps, Alfredo Di Stefano qui disait : "Le vrai football s’est arrêté le jour où le premier coiffeur a mis les pieds dans un vestiaire."

    Est bien malade une société qui rend hommage aux licencieurs, truqueurs et truands en col blanc qui ne méritent même pas qu’on les cite nommément.
    #tapie #bernard_tapie #fraude_fiscale #impunité #grand_homme #PS #en_vedette #france #travail #justice #actualités_françaises #politique #médias #chômage #ouvrières #ouvriers #revue_de_presse #actualités_françaises #politique #mérdias #argent

  • #Flandres Sous la pression du PVDA, le salaire des parlementaires flamands sera réduit de 5% Eric Steffens
    https://www.vrt.be/vrtnws/fr/2021/10/06/sous-la-pression-du-pvda-le-parlement-flamand-va-reduire-de-5

    Le Parlement flamand va réduire les indemnités des parlementaires de cinq pour cent et cette mesure sera introduite dès ce mercredi. C’est ce qu’a annoncé le député Open VLD Willem-Frederik Schiltz. Fin décembre 2019, une résolution en ce sens avait déjà été approuvée à l’unanimité, mais elle n’avait toujours pas été mise en œuvre. Le parti d’opposition d’extrême gauche PVDA l’a dénoncé et a donc réintroduit la résolution aujourd’hui.

    Revenons à la fin de l’année 2019. Le gouvernement flamand avait annoncé des coupes budgétaires, notamment dans le secteur culturel. En guise de contrepoids, les salaires des députés flamands devaient diminuer de cinq pour cent, une baisse de salaire que le Parlement fédéral avait déjà appliquée quelques années auparavant.

    La résolution avait été approuvée à l’unanimité par le Parlement flamand. Toutefois, la réduction n’a pas été immédiate : le Bureau élargi du Parlement - qui est responsable du fonctionnement quotidien du Parlement – devait élaborer une proposition d’ici mai 2020.

    Mais cela n’avait toujours pas eu lieu. C’est ce qu’a déclaré le parti d’opposition PVDA la semaine dernière, lorsqu’il a été décidé au Parlement de toucher à l’indemnisation des parlementaires malades de longue durée. Le chef du parti PVDA, Jos D’Haese, a donc voulu intensifier le forcing, en soumettant à nouveau une résolution ce mercredi.

    « Nous allons soumettre exactement le même texte. Avec un nouveau délai : d’ici l’élaboration du budget en janvier 2022. Nous attendons le soutien de tous les membres du Parlement pour mettre en œuvre cette proposition », a déclaré Jos D’Haese ce matin dans « De ochtend » sur Radio 1 (VRT).
 
    Une mesure effective à partir du 1er janvier prochain
    Au bout du compte la mesure sera désormais effectivement mise en œuvre par le Bureau élargi du Parlement flamand. Willem-Frederik Schiltz, président de groupe du parti au pouvoir Open VLD, a déclaré à la VRT NWS.

    « L’intention était de faire en sorte que le statut des parlementaires soit aussi similaire que possible dans toute la Belgique. Une étude a été réalisée à cette fin, et la présidente du Parlement flamand Liesbeth Homans (N-VA) a présenté cette proposition à la conférence de tous les présidents de parlement. Il semble qu’il y ait une certaine opposition ici et là. Nous réexaminons donc la proposition ici au Parlement. J’ai également convoqué le Bureau élargi aujourd’hui et nous adopterons la proposition ce mercredi. »

    La mesure devrait donc être effective à partir du 1er janvier prochain, l’indemnité des élus flamands, qui s’élève à environ 6000 euros, sera raboté de 5%.

    #députés #sénateurs #parlementaires #salaires #PTB #argent #solidarité

  • #Suisse : Le référendum contre le paquet d’aide aux médias est sur le point d’aboutir ATS

    https://www.letemps.ch/culture/referendum-contre-paquet-daide-aux-medias-point-daboutir

    Le comité « Non aux médias contrôlés » a déposé ce mercredi à Berne plus de 110 000 signatures en faveur de son référendum contre le projet du parlement d’allouer quelque 3 milliards sur sept ans en soutien aux médias

    Le peuple devrait voter sur le paquet d’aide aux médias. Le comité référendaire a déposé mercredi à Berne 113 085 signatures. La Chancellerie fédérale doit encore les valider.


    Le comité a réuni plus du double de paraphes nécessaires au référendum. Cela montre que de nombreux Suisses refusent un financement étatique des médias privés, indique le président du comité « Non aux médias contrôlés » Peter Weigelt. Le subventionnement direct des médias est un « pêché politique et anticonstitutionnel ».

    L’enveloppe prévue par le parlement devrait s’élever à près de 3 milliards sur sept ans. Le comité s’oppose à ce « gaspillage inutile et dangereux de l’argent des impôts. Selon lui, les groupes de médias riches et les éditeurs bien situés sont les profiteurs principaux. « Des médias financés par l’Etat empêchent le débat public et détruisent la liberté d’expression. C’est un poison pour la démocratie », estime Peter Weigelt.

    La votation devrait avoir lieu le 13 février.

    Aide indirecte
    Le train de mesures en faveur des médias propose entre autres d’étendre l’aide indirecte à la presse en soutenant à l’avenir également la distribution matinale des journaux. Une enveloppe de 120 millions est prévue pour ce volet.

    Le paquet crée également une aide aux médias en ligne, dotée de 30 millions de francs par an, et visant à favoriser la transition numérique. Les contributions versées pourront atteindre au maximum 60% du chiffre d’affaires généré par l’entreprise. Une aide est aussi prévue pour les agences de presse, les écoles de journalisme ou encore le Conseil suisse de la presse.

    #gaspillage #propagande #médias (en réalité #merdias) #profiteurs #journalisme #presse #_journaliste #journullistes #mass_merdias #argent

  • Danemark : un artiste qui devait exposer 70.000 euros de billets est parti avec l’argent | LCI
    https://www.lci.fr/international/danemark-un-artiste-jens-haaning-qui-devait-exposer-70-000-euros-de-billets-est-

    « Deux jours avant l’ouverture de l’exposition, nous avons reçu un message de Jens nous disant qu’il n’avait pas produit les œuvres sur lesquelles nous nous étions mis d’accord », a expliqué le directeur du musée, Lasse Andersson. À la place, l’artiste a déclaré qu’il en enverrait d’autres « intitulées Prends l’argent et tire-toi », a raconté le responsable du musée à l’AFP.

    #grand_art

  • Louvain-la-Neuve : fin de la navette autonome testée par le TEC 1/9/2021
    https://www.rtbf.be/info/regions/brabant-wallon/detail_louvain-la-neuve-fin-de-la-navette-autonome-testee-par-le-tec?id=1083388

    La navette autonome de Louvain-la-Neuve ne roulera plus à partir de ce mercredi matin. Elle a transporté quelque 1600 personnes en 6 mois.

    L’expérience pilote menée par le TEC est terminée. La société de transport va, à présent, analyser toutes les données recueillies par les capteurs du véhicule, mais aussi les retours donnés par les voyageurs et les accompagnateurs.

    Stéphane Thiery (porte-parole de la société de transports) : « La navette comporte un grand nombre de capteurs qu’elle a enregistrés. Elle a appris grâce aux enregistrements tout au long de ces 6 mois. Nous allons analyser ces données dans le détail pour en tirer des conclusions qui peuvent après être en partie récupérées sur du matériel classique ».

    Pas de navettes autonomes dans nos villes
    Si le bilan est globalement satisfaisant, malgré quelques couacs d’utilisation, dont un accrochage en mai dernier, l’idée n’est pas de généraliser ce type de transport dans l’immédiat. Comme insiste Stéphane Thiery. "Nous allons vers l’autonomie dans des situations bien particulières. Ici, nous sommes à Louvain-la-Neuve, sur un site universitaire, qui est fort pédestre donc il n’y a pas trop de complexités. Or, on constate qu’avec peu de difficultés c’est déjà difficile à mettre en œuvre. Il ne faut pas imaginer ce type de navette dans les centres-villes classiques dans les dix prochaines années. C’est progressivement que nous allons intégrer des éléments de technologie dans le matériel de demain. Je pense à un exemple bien précis, la navette autonome arrive toute seule à l’arrêt, au millimètre près, à la bonne vitesse, au bon endroit, elle ouvre ses portes exactement à l’endroit où nous l’avons programmée. Cette fonctionnalité, nous pouvons la reprendre sur un bus normal où le conducteur conduit durant tout le trajet mais quand il arrive à l’arrêt, pour lui simplifier l’accostage, cela se fait de manière automatisée".

    L’expérience des bus à la demande, toujours sur Louvain-la-Neuve, est quant à elle prolongée d’un an. La zone desservie est d’ailleurs élargie vers le centre d’Ottignies et l’hôpital.

     #transport #voiture #mobilité #innovation #navette_autonome #argent_public pour supprimer des #emplois et faire de la recherche au profit des fabricants de #voitures_autonomes

  • HYPERTROPHIE DU GROTESQUE : Mr AILLAGON COMMENTE TROIS ŒUVRES DE LA COLLECTION PINAULT par Nicole Esterolle (Billet d’humeur)
    https://levadrouilleururbain.wordpress.com/2021/08/29/hypertrophie-du-grotesque-mr-aillagon-commente-trois

    Mr Aillagon (Directeur de la collection Pinault, ex-ministre de la culture, ex- directeur du Château de Versailles et du Centre Pompidou) est assurément la figure la plus emblématique de cette hystérisation du vide , de cette fellation compulsive du rien, de l’intellectualisation de la niaiserie crasse, de la surqualification de l’incompétence, propres au monde de l’art dit « contemporain » et de sa critique flagorneuse tétanisée par tant d’imbécilité. …. « La conjuration des imbéciles » disait Jean Baudrillard, de l’AC…

    1 -« Cette grande œuvre de Jeff Koons, représente l’artiste lui-même avec son épouse de l’époque, la star porno italienne Ilona Staller, dite « la Cicciolina ». Il se représente ainsi le jour de leur mariage, en train de s’embrasser. C’est une illustration de la joie nuptiale hypertrophiée, exagérée  » , , explique Jean-Jacques Aillagon…

    2 – « L’artiste Cattelan représente ici des corps drapés, qui à l’observation s’avèrent anatomiquement absurdes, tant la position de leurs membres est peu conventionnelle »  , explique le même Aillagon…

    3 – Au sujet de Bear and Rabbit On a Rock,  oeuvre de papy pervers chocolat plug anal giga-merde Paul McCarthy (clou de l’expo Pinaullt) figurant l’étreinte sexuelle de deux grandes peluches anthropomorphes d’une lapine blanche et d’un ours brun. Le re-même Aillagon s’est encore une fois surpassé aux bords de l’épectase, en déclarant tout de go que la bouche béante de la lapine lui rappellerait l’Extase de sainte Thérèse  du Bernin…Oui, il l’a dit…

    #fumisterie avec l’ #argent_public #flagornerie #niaiserie #incompétence #perversité #EnMarche #france #en_vedette #art_contemporain #art_contemporien #vide_intellectuel #élites_intellectuelles #Aillagon #Jean-Jacques_Aillagon #escroquerie #hystérisation #incompétence #fellation_du_vide #pinault
     #françois_pinault #Paul_McCarthy #élites

  • "Son 30.000" is the new name of one of the internal streets of the former #Esma
    https://then24.com/wp-content/uploads/2021/08/1630378701_quotSon-30000quot-is-the-new-name-of-one-of-the.JPG

    “Where is my brother Santi…?”, The question, in the tone of a lament made into a song by Germán Maldonado, sounds from the loudspeakers announcing an emotional day: on the former Esma’s property, in front of the Our Children House, La Vida y La Esperanza, the Mothers of Plaza de Mayo Línea Fundadora pay tribute to their daughters and sons, on the International Day of Detained and Disappeared Persons

    In a day where one feels “the joy of being able to continue the fight”, as they say; after months of sanitary isolation; the place is revitalized. The purpose of the meeting is to rename one of the internal streets of the Site of Memory –which still keep their military names-, with the slogan: “There are 30,000”. Also, vindicate “the political militancy of their children” as “a legacy for the young generations,” explains Lita Boitano, at the beginning of the act, together with Taty Almeida.

    “This is a meeting with dear people who have memory”, Taty announces, before thanking the support of those who had met there “for the first time in a long time.” Along with the Mothers, there are representatives of Sons, Grandmothers, Relatives of the Detained and Disappeared, and survivors of the concentration camps of State terrorism. Taty thanked the Secretary for Human Rights, Horacio Pietragalla; the Minister of Education, Nicolás Trotta; to Victoria Montenegro and Alejandro Amor – candidates of the Frente de Todos -, to the trade unionists who are here and to those who sent their support ”. Hugo Yasky and Sergio Palazzo were present. That of the CGT co-secretary Héctor Daer was one of the adhesions.

    It was 15 o’clock, and under a sun that was already announcing spring, when the dialogue between Taty and Lita began, along with Fátima Cabrera, a “survivor” who today coordinates the School of Popular Music of the Our Children House. In virtual form, other Mothers were connected to the day that was broadcast on the YouTube channel of the Casa Nuestro Hijos: Enriqueta Maroni, Hayde Gastelu, Vera Jarach, Nora Cortiñas, Carmen Lareu, Sara Russ and Clara Weinstein.

    The School of Music turns ten years old, and that was another reason to celebrate: “that we are here, despite the canes and wheelchairs, ‘the crazy women’ are still standing, we are here”, described Taty. And the first applause of the afternoon was heard.

    The day began at noon with the creation of a large external mural, and an open radio. Adela Antokoletz – Daniel’s sister, kidnapped in 1976 – explained the origin of the commemorative date there. The organization of associations of Relatives of Latin America -FEDEFAM-, instituted it “in homage to Marta Vásquez” recalls. Marta Vásquez was president of Madres Línea Fundadora, and had an active militancy due to the incorporation of the crime of forced disappearance into international agreements. That FEDEFAM convention in his memory “was so powerful that organizations such as the OAS and the UN took it” and made it universal. Adela affirms: “it is a contribution to the strengthening of the world conscience about the crime against humanity that means the practice of the forced disappearance of persons”.

    Today, in many parts of the world the date is commemorated. And in Argentina, it has particular characteristics. “Renaming this street with the slogan ‘They are 30,000’ is a tribute, but it also seeks to counteract the denial that unfortunately continues to exist in our society,” says Fátima Cabrera. The plan indicates that this will be the first change that the streets of the property will receive, as part of a proposal that will modify all the names, in the medium term.

    “During the macrismo, those who governed us, descended from many of the names that we still see in these streets,” said Horacio Pietragalla, “and for that plot of royal power, the memory of the 30,000 was not on the agenda.” In the battle of the senses on which the everyday is built, “rescuing and filling ourselves with the mystique of our 30,000 is part of the task,” later Pietragalla emphasized, invited by the Mothers to the conversation that interspersed music and videos, with precise words, and convictions. sustained. “This is what can lead us to a more just, supportive and sovereign country” emphasized at the end of his speech, the Secretary of Human Rights of the Nation.

    Grandma Buscaita Roa, took the microphone and agreed: “At some point better times will come, you have to work for that, all the time,” he said. Her white scarf gleamed crowning her petite figure. The music played again when the mid-afternoon called to discover the plaque that will indicate from now on, the new designation of the street that passes in front of the Our Children House.

    Until today he referred to the sailor Hipólito Bouchard, French by origin, nationalized Argentine. Now it is called: “There are 30,000”. This is indicated by the plaque discovered by Taty Almeyda, along with Pietragalla, Nicolás Trotta, Hugo Yasky, Sergio Palazzo, Fátima Cabrera and Mabel Careaga, daughter of Esther Ballestrino de Carega, one of the Mothers arrested and disappeared in the Church of the Holy Cross. The beginning of the closing was in charge of Ignacio Copani: “I haven’t played for 18 months,” the musician explained, “and it seemed like a very good opportunity to return, to do so while accompanying this event, of hope and memory.”
    Memory, truth and justice

    “The marches of March 24 are missed” was heard more than once, among Human Rights activists, at this event. “There have already been two years where we could not go,” reinforces Charly Pisoni, a reference for HIJOS, when he explains the joy of many to be at the former ESMA. “It is a special day because the date is installed throughout the world, and calls for new challenges” he defines. And he elaborates: “The process of memory, truth and justice has not been concluded, and we understand that forced disappearance continues in Argentina. We had to do acts and marches for the body of Santiago Maldonado to appear. And what happened to Facundo Astudillo Castro is still being investigated. The democratization of the Security Forces is pending. And for example, do not shoot, before giving the voice of stop -graphic-. This means looking to the future, and consolidating our democracy ”, he synthesizes before the consultation of Page 12.

    https://then24.com/2021/08/30/son-30-000-is-the-new-name-of-one-of-the-internal-streets-of-the-former-esma
    #toponymie #toponymie_politique #noms_de_rue #desaparecidos #disparus #Argentine #mémoire #Madres_de_Plaza_de_Mayo #Son_30000 #Buenos_Aires

  • La Chine va limiter les jeux en ligne à 3 heures par semaine pour les mineurs
    https://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/la-chine-va-limiter-les-jeux-en-ligne-a-3-heures-par-semaine-pour-les-mineu

    Le gouvernement chinois sévit contre ce qu’il qualifie d’ « opium mental », et alerte sur ses risques pour la santé et l’éducation.

    La Chine a annoncé lundi qu’elle allait interdire aux moins de 18 ans de jouer plus de trois heures par semaine aux jeux vidéo en ligne, avec l’objectif affiché de lutter contre l’addiction des jeunes.


    Certains enfants chinois peuvent passer des journées entières scotchés à leur écran. Ce phénomène est décrié depuis longtemps en Chine pour ses conséquences négatives : baisse de la vision, impact sur les résultats scolaires, manque d’activité physique ou risque d’addiction.

    La réglementation interdisait déjà aux mineurs de jouer en ligne entre 22h et 8h. Le régulateur de l’audiovisuel, de l’édition et de la radiodiffusion a annoncé lundi que les moins de 18 ans ne pourront plus jouer en ligne qu’une heure par jour, et uniquement les vendredi, samedi et dimanche - soit trois heures maximum par semaine.

    Seulement entre 20h et 21h
    Les mineurs ne pourront par ailleurs jouer « qu’entre 20h et 21h », précise le texte. Les autres jours de la semaine, les jeux vidéo en ligne seront en revanche inaccessibles aux moins de 18 ans. Pendant les vacances scolaires, ils pourront jouer une heure par jour.

    Pour empêcher les mineurs de contourner l’interdiction, ces derniers devront se connecter avec une pièce d’identité. Le calendrier d’application de la mesure n’a pas été précisé. Elle ne s’applique a priori qu’aux jeux vidéo en ligne, soit la grande majorité d’entre eux, et pas à ceux ne nécessitant pas d’accès à internet.

    Début août, un influent journal gouvernemental avait jugé que les jeux vidéo étaient devenus « un opium mental ». L’article épinglait notamment Tencent, le poids lourd du secteur, et son populaire jeu en ligne multijoueurs « Honor of Kings », qui compte plus de 100 millions d’utilisateurs actifs quotidiens.

    Marché en dizaines de milliards de dollars
    Sous pression, le groupe, qui imposait déjà des limitations de temps de jeu et la reconnaissance faciale pour empêcher les moins de 18 ans de jouer la nuit, a depuis encore durci les règles. Tencent limite désormais ses jeux à une heure par jour pour les mineurs.

    Ces mesures interviennent au moment où les autorités se montrent particulièrement intransigeantes contre les pratiques des géants du numérique. Plusieurs mastodontes du secteur ont ainsi été épinglés ces derniers mois pour des pratiques jusque-là tolérées et largement répandues, notamment en matière de données personnelles et de droits des utilisateurs.
    Les jeux vidéo représentent en Chine une importante manne financière : ils ont généré 17 milliards d’euros de chiffre d’affaires rien qu’au premier semestre 2021.

    #Chine #control_social #Internet #Web #jeux_vidéo #jeux_vidéos #jeux_video #jeu #jeu_vidéo #jeux #santé #actualités_informatiques #gamification #cultures_numériques #surveillance #social #contrôle #enfants #adolescents #Tencent #fric #argent #bénéfices

  • Grandes fortunes et ordre mondial
    https://laviedesidees.fr/Grandes-fortunes-et-ordre-mondial.html

    À propos de : Peter Hägel, Billionaires in World Politics, Oxford, Oxford University Press, 2020.. La phase hyper-capitaliste actuelle offre aux grandes fortunes un rôle clé sur la scène politique transnationale. Peter Hägel enquête sur six de ces milliardaires qui pèsent sur la compétition politique d’un pays, une crise de régime, ou les priorités des organisations internationales

    #International #philanthropie #argent
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20210830_vauchez.pdf
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20210830_vauchez.docx

  • Un point de vue intéressant de Jackson Palmer (un des fondateurs d’une crypto-monnaie)
    https://twitter.com/ummjackson/status/1415353985406406658

    I am often asked if I will “return to cryptocurrency” or begin regularly sharing my thoughts on the topic again. My answer is a wholehearted “no”, but to avoid repeating myself I figure it might be worthwhile briefly explaining why here…

    After years of studying it, I believe that cryptocurrency is an inherently right-wing, hyper-capitalistic technology built primarily to amplify the wealth of its proponents through a combination of tax avoidance, diminished regulatory oversight and artificially enforced scarcity.

    Despite claims of “decentralization”, the cryptocurrency industry is controlled by a powerful cartel of wealthy figures who, with time, have evolved to incorporate many of the same institutions tied to the existing centralized financial system they supposedly set out to replace.

    The cryptocurrency industry leverages a network of shady business connections, bought influencers and pay-for-play media outlets to perpetuate a cult-like “get rich quick” funnel designed to extract new money from the financially desperate and naive.

    Financial exploitation undoubtedly existed before cryptocurrency, but cryptocurrency is almost purpose built to make the funnel of profiteering more efficient for those at the top and less safeguarded for the vulnerable.

    Cryptocurrency is like taking the worst parts of today’s capitalist system (eg. corruption, fraud, inequality) and using software to technically limit the use of interventions (eg. audits, regulation, taxation) which serve as protections or safety nets for the average person.

    Lose your savings account password? Your fault.
    Fall victim to a scam? Your fault.
    Billionaires manipulating markets? They’re geniuses.

    This is the type of dangerous “free for all” capitalism cryptocurrency was unfortunately architected to facilitate since its inception.

    But these days even the most modest critique of cryptocurrency will draw smears from the powerful figures in control of the industry and the ire of retail investors who they’ve sold the false promise of one day being a fellow billionaire. Good-faith debate is near impossible.

    For these reasons, I simply no longer go out of my way to engage in public discussion regarding cryptocurrency. It doesn’t align with my politics or belief system, and I don’t have the energy to try and discuss that with those unwilling to engage in a grounded conversation.

    I applaud those with the energy to continue asking the hard questions and applying the lens of rigorous skepticism all technology should be subject to. New technology can make the world a better place, but not when decoupled from its inherent politics or societal consequences.

  • Un cambriolage record de cryptomonnaies chez Poly Network par des pirates informatiques
    Le vol, évalué à 600 millions de dollars par des experts, est le plus important jamais observé par le secteur. La société Poly Network a invité les hackers à « (leur) parler pour trouver une solution »

    #Poly_Network, une société spécialisée dans les transferts de #cryptomonnaies, a rapporté mardi un vol record, le plus gros jamais observé par le secteur, évalué à 600 millions de dollars (512 millions d’euros) par des experts.

    « Cher hacker (...) nous voulons entrer en communication avec vous et vous exhorter à rendre les actifs que vous avez piratés », a écrit l’entreprise Poly Network dans une lettre adressée aux pirates informatiques et publiée sur Twitter. « La somme d’argent que vous avez piratée est la plus grosse dans l’histoire de la finance décentralisée. Cet argent vient de dizaines de milliers de membres de la communauté crypto. »

    https://twitter.com/PolyNetwork2/status/1425123153009803267/photo/1

    En tout, le vol de #jetons d’#Ethereum, #BinanceChain et #OxPolygon représente quelque 600 millions de dollars, selon des calculs d’utilisateurs comme le chercheur en #cybersécurité et spécialiste de l’Ethereum #Mudit_Gupta.

    Sur Twitter, l’entreprise a publié les adresses utilisées par les hackers, et appelé les détenteurs de portefeuilles de cryptomonnaies à les « blacklister ».

    Les piratages, une tendance « alarmante »

    Les transferts de #bitcoins et autres #crypto-actifs reposent sur la technologie de la #blockchain, qui permet a priori de se passer d’intermédiaires comme les banques, les transactions se faisant directement d’utilisateur à utilisateur.

    « Les autorités de n’importe quel pays vont considérer vos méfaits comme un crime économique majeur et vous serez poursuivis. (...) Vous devriez nous parler pour trouver une solution », insiste Poly Network dans sa lettre.

    Fin avril, les vols de cryptomonnaies, piratages et fraudes avaient atteint 432 millions de dollars (368,7 millions d’euros) en tout, selon #CipherTrace. « Ce chiffre peut sembler petit comparé aux années passées, mais si on regarde plus en détail, on observe une tendance alarmante : les piratages dans la #finance_décentralisée représentent désormais plus de 60% du volume total des #piratages et #vols », constate le cabinet spécialisé.
    #monaie #argent

  • La mégère et le protecteur-collectionneur.

    Je pense que je dois à ton égard représenter un mâle occidental alpha avec tous ses défauts alors que je suis un homme qui a fait un long cheminement pour etre qui il est à ce jour.
    Ma perception est que tu considère mes paroles comme une prise de pouvoir et de contrôle alors que je me considère comme bienveillant et protecteur.

    C’est ce que m’a écrit un collectionneur hier suite à mon refu de bosser avec lui. Mon refu n’etait pas lié au fait qu’il soit un homme, mais à sa mentalité qui me plaisait pas et j’en ai eu la confirmation dès que j’ai contrarié ses plans de bienveillant protecteur. Bien sur je lui ai pas demandé d’être bienveillant et protecteur mais qu’il soit un minimum respectueux et professionnel ca m’aurai pas dérangé. Il enchaine donc sur ceci :

    A titre de collectionneur, je suis heureux en tout cas d’avoir acquis une de tes œuvres récentes les plus intéressantes et je te prie à ce titre de ne plus la diffuser en ligne ou la reproduire de quelque manière que ce soit sachant que je suis désormais l’unique propriétaire.

    A titre de collectionneur ce patriarche a l’air très heureux du pouvoir qu’il croit avoir sur mon œuvre et sur moi. Le pouvoir de me faire taire. Sa bienveillance protectrice le pousse à tenté de me punir d’avoir refusé son offre en cherchant à me confisqué mon travail. Tant de bonté ca me fait chaud au cœur !
    Avec de bienveillants protecteurs tel que lui, pas besoin de malveillants prédateurs...
    Bref je lui ai rappelé la loi qui fait de moi l’unique propriétaire des droits de reproduction, en le remerciant d’avoir confirmé mes intuitions le concernant et lui précisant que j’étais syndiqué. J’étais bien contente de le remettre à sa place merci @monolecte pour le CAAP c’est grâce à toi que j’y suis.

    Je pense que ca va m’inspiré un dessin ou deux. C’est un bel exemple à mon avis de comment les femmes artistes disparaissent : leurs « bienveillants protecteurs » les effacent quant elles n’exécutent pas leurs 4 volontés de dominants. Il a voulu m’exciser la parole mais heureusement j’ai un baubellum en acier trempé !

    #censure #bienveillance #protection #sanction #art #artiste #invisibilisation #silenciation #syndicat #femmes #féminisme #argent #valeur #pouvoir #punir #patriarche #grand_homme #caap #domination #baubellum #mégèrisme

  • La Reine Élizabeth II ne veut pas qu’on touche à ses terres pour le climat : elle a fait jouer le « Queen’s consent »
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_la-reine-elizabeth-ii-ne-veut-pas-qu-on-touche-a-ses-terres-pour-le-clim

    Ce jeudi 29 juillet marque "Jour du Dépassement" mondial, une date symbole dans la lutte contre le réchauffement climatique. Un combat en faveur du climat, auquel ne semble pas vouloir prendre part la Reine Elizabeth 2 d’Angleterre, du moins pas si cela touche à ses intérêts personnels.

    En effet, le quotidien britannique The Guardian (plutôt antimonarchique), relayé par De Morgen en Belgique, nous apprend que la Reine d’Angleterre a fait usage de l’un de ses privilèges constitutionnels pour éviter que ses domaines écossais soient soumis à une nouvelle loi sur l’environnement.

    L’Écosse a en effet décidé de prendre la lutte contre le réchauffement climatique à bras-le-corps, avec notamment une nouvelle loi sur le chauffage. Cette loi a pour but de diminuer les émissions de gaz à effet de serre de l’Écosse en s’attaquant au système de chauffage de chaque foyer écossais. Au lieu de chauffer les maisons avec des chaudières polluantes, celles-ci seront chauffées à l’énergie verte reliée par des pipelines.

    Cette nouvelle loi sur le chauffage va jusqu’à obliger les Écossais à vendre un terrain, si cela s’avère nécessaire pour la construction d’un tel pipeline.

    Une loi qui ne s’appliquera pas à la Reine Élizabeth qui est pourtant l’une des plus grande propriétaire foncier d’Écosse.

    Consentement de la Reine
    Pour éviter que des pipelines ne passent au travers des terres de la famille royale, en février dernier, la Reine a fait valoir une ancienne disposition qui date du 18e siècle intitulée « Queen’s consent » ou « consentement de la reine ».

    Il s’agit d’une coutume datant de 1700, qui, par courtoisie, permet au monarque d’accéder rapidement aux projets de loi qui pourraient affecter sa position ou ses intérêts privés.

    Un procédé qui permet à la Reine d’adapter une loi en sa faveur, car sans sa bénédiction, une loi n’est pas soumise au parlement.

    Une démarche qui semble en contradiction avec l’engagement public de la famille royale dans la lutte contre la crise climatique. Récemment, le prince William a rejoint son père, Charles, dans une campagne visant à réduire les émissions et à protéger la planète.

    Problème démocratique ?
    Ce consentement est aujourd’hui remis en question mais le palais de Buckingham se défend. Selon lui, le consentement de la Reine est simplement « une formalité », tout comme la deuxième procédure d’assentiment de la Reine, qui est nécessaire pour faire passer un projet de loi.

    Toutefois, cet assentiment se fait en public, tandis que le consentement de la reine a lieu en coulisses.

    Au Royaume-Uni, les lobbyistes sont tenus par la loi d’être transparents, mais pas la Reine. Élizabeth utilise donc fréquemment cette option pour influencer la législation britannique.

    Le Guardian révèle comment la Reine et le Prince Charles ont utilisé à plusieurs reprises leur accès privilégié aux projets de loi pour faire pression sur les ministres afin de modifier la législation britannique au profit de leurs intérêts privés ou pour refléter leurs opinions entre la fin des années 1960 et les années 1980. https://www.courrierinternational.com/article/le-mot-du-jour-queens-consent-ou-quand-elisabeth-ii-se-mele-d

    #écologie #argent #démocratie #Angleterre #royauté #reine #écosse

  • #israel : La face cachée de Payoneer, la compagnie qui va enrichir Naftali Bennett Simona Weinglass
    https://fr.timesofisrael.com/la-face-cachee-de-payoneer-la-compagnie-qui-va-enrichir-naftali-be

    Des documents du Trésor US révèlent que la firme, entrée en bourse et dans laquelle le Premier ministre avait investi à ses débuts, a travaillé avec les bas-fonds d’internet.


    Le Premier ministre israélien Naftali Bennett dirige une réunion du cabinet au bureau du Premier ministre de Jérusalem, le 20 juin 2021. (Crédit : Alex Kolomoisky/POOL)
    Pour Naftali Bennett, 2021 n’est pas seulement l’année qui lui aura permis de réaliser son rêve de devenir le Premier ministre de l’État d’Israël. C’est une année où il va également empocher les bénéfices généreux issus de son investissement, il y a maintenant plus d’une décennie, dans une firme de services financiers – une société qui a, entre autres, aidé des entreprises travaillant dans une sphère peu reluisante d’internet à gagner de l’argent.

    La compagnie concernée, Payoneer, a été introduite au NASDAQ cette semaine par le biais d’une fusion avec une SPAC – une entreprise sans activité dont le but est de lever de l’argent lors d’une entrée en bourse – avec une valeur de 3,3 milliards de dollars.

    Selon l’édition israélienne de Forbes, Bennett devrait empocher environ cinq millions de dollars lors de cette opération après avoir investi plusieurs centaines de milliers de shekels dans Payoneer, il y a environ treize ans. Le porte-parole de Bennett a confirmé au Times of Israel que le nouveau Premier ministre israélien avait bien investi dans la firme, mais il a refusé de préciser la somme que pourrait toucher Bennett suite à l’opération boursière, affirmant simplement que le montant s’élèverait à « quelques millions de dollars ».

    Payoneer est une entreprise qui a été fondée en Israël en 2005 par Yuval Tal et Yaniv Chechik. Aujourd’hui, elle est considérée comme l’une des plus importantes plateformes de transfert de fonds en ligne dans le monde, permettant aux entreprises et à toute l’économie du freelance, dans différents pays, d’effectuer des transactions sur la Toile. Parmi ses partenaires, Amazon, Airbnb et Fiverr, et c’est Payoneer qui est chargé du transfert des paiements entre acquéreurs et vendeurs sur ces plateformes.

    Mais des documents du Trésor américain qui ont récemment fuité révèlent qu’en plus de ses clients réguliers, Payoneer a aussi offert ses services à des firmes offshore opaques qui seraient impliquées dans la pornographie, à des sites de rencontre arnaquant leurs clients, à une compagnie de Forex qui fait actuellement l’objet d’une enquête judiciaire en France ainsi qu’à des entreprises impliquées dans l’industrie frauduleuse des options binaires.

    Un porte-parole de Payoneer a reconnu devant le Times of Israel avoir pris en charge les paiements de telles compagnies, soulignant avec force que ce n’est plus le cas aujourd’hui.

    « En 2016, Payoneer a pris la décision commerciale de ne plus s’occuper des paiements des entreprises à haut-risque », a-t-il affirmé.

    « Nous ne traitons plus les transactions de ce type d’entreprise et nous ne le faisons plus, d’ailleurs, depuis des années. Le programme de mise en conformité de Payoneer respecte les normes les plus strictes de l’industrie, notamment en ce qui concerne la déclaration des Rapports d’activité suspecte (SAR) et par le biais d’audits réguliers qui sont réalisés par les plus grandes firmes d’audit dans le monde et par le biais de régulateurs financiers issus de juridictions multiples. Jamais Payoneer n’a été mis en cause pour avoir violé ses obligations AML par la FinCEN, ou par un régulateur ou une autorité quelconque dans le monde. Et aujourd’hui, Payoneer se targue de bénéficier de la confiance d’un grand nombre des plus grandes firmes numériques du globe, notamment Amazon, Airbnb, Google et Upwork, ainsi que de la confiance de millions de PME dans le monde entier. »


    Une diapositive extraite d’une présentation aux investisseurs du mois de mai 2021. (Crédit : Etoro)
    La fuite des documents de la FinCEN
    Au mois de septembre 2020, BuzzFeed News, aux côtés du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) et de plus de 100 organisations du secteur de l’information dans le monde, avait publié une série de reportages d’investigation sur la base des contenus de 2 500 documents qui avaient fuité de la FinCEN, l’autorité chargée des crimes financiers et de la lutte antiblanchiment au sein du département du Trésor américain.

    La plus grande partie de ces documents étaient des « rapports d’activité suspecte » – ou SARs – soumis par 90 banques et autres institutions financières à la FinCEN entre 2011 et 2017.

    Les banques américaines et les autres institutions financières sont tenues, par la loi, de soumettre un SAR lorsqu’ils soupçonnent qu’une transaction – ou une série de transactions – pourrait donner lieu à des activités de blanchiment d’argent. Les 2 500 documents qui ont fuité ne représentent qu’une toute petite partie des 12 millions de rapports d’activité suspecte soumis entre 2011 et 2017 – mais ils ont offert un rare aperçu du côté sombre du système financier global.

    Les documents qui ont fuité et que l’ICIJ a partagé avec le Times of Israel révèlent que de nombreux clients et partenaires commerciaux de Payoneer, ainsi que l’entreprise Payoneer elle-même, ont fait l’objet de SAR déposés par les banques à la FinCEN entre 2011 et 2016. Inscrite sous le statut d’Entreprise de service monétaire aux États-Unis, Payoneeer est dans l’obligation de se doter d’un programme anti-blanchiment rigoureux et elle est même sommée de soumettre ses propres rapports d’activité suspecte.

    « Le fait est que les entreprises qui proposent ce type de service financier ont la responsabilité de devoir écarter elles-mêmes toute possibilité de participation délibérée ou involontaire à des activités de blanchiment d’argent », commente Kieran Beer, analyste de l’ACAMS, l’association des spécialistes certifiés Lutte Anti-Blanchiment d’argent, une organisation qui rassemble des spécialistes de la lutte contre le crime financier dans le monde, auprès du Times of Israel.

    « Il y a une norme globale face à laquelle les entreprises doivent être à la hauteur. Cela implique d’avoir un responsable compétent et habilité en ce qui concerne le blanchiment d’argent. Cela implique qu’il faut qu’il y ait des moyens mis en place pour que ce responsable puisse se faire entendre. Et cela implique de la formation », continue-t-il.

    Le degré d’implication de Bennett dans les opérations de Payoneer reste indéterminé. Si c’est lui qui aurait présenté la directrice-générale de la branche israélienne de l’entreprise, Keren Levy, au fondateur de la firme, Yuval Tal, il est difficile de déterminer clairement le degré de contribution qu’un actionnaire de son niveau a pu réellement et concrètement apporter à la compagnie. Le porte-parole de Payoneer a refusé, de son côté, de répondre à cette question publiquement – comme cela a aussi été le cas du porte-parole de Bennett, que le Times of Israel a interrogé sur le rôle tenu par le nouveau Premier ministre dans les opérations de la firme.

    Entrepreneur hi-tech avant de lancer sa carrière politique, Bennett a gagné des millions lorsque les compagnies dont il était propriétaire ou actionnaire ont été absorbées par des firmes plus importantes – ce qui est connu en Israël sous le nom « d’exit ».

    En 1999, il avait été cofondateur d’une entreprise travaillant dans le secteur de la sécurité de l’information, Cyota, qui avait été revendue à RSA Security en 2005 pour un montant de 145 millions de dollars. Il est également l’ancien directeur-général de Soluto, une entreprise achetée en 2013 par Asurion moyennant cent millions de dollars. Bennett aurait empoché plusieurs millions de dollars dans chacune de ces exits.

    L’information de la SPAC de Payoneer a été rendue publique au mois de février. En mars, d’autres informations sont apparues portant sur la possibilité que Bennett empoche des millions de dollars lors d’une exit qui n’avait pas été précisée. Interrogé à ce sujet par le Times of Israel, il avait refusé de donner le nom de l’entreprise et le lien entre Bennett et Payoneer devait rester secret jusqu’à sa révélation par Forbes, début juin.

    Bennett n’a pas répondu à une demande de réaction de la part du Times of Israel, se contentant de reconnaître qu’il avait bien investi, par le passé, dans Payoneer.

    Le fait qu’un rapport d’activité suspecte ait été soumis ne signifie pas nécessairement qu’il y ait eu des activités illicites – mais simplement qu’un modèle de transaction financière a pu éveiller les soupçons d’une banque lorsqu’elle a examiné sa conformité. La plus grande partie des SAR n’entraînent aucune poursuite judiciaire, en partie en raison de leur volume et du sous-financement des services chargés de faire appliquer la loi, explique Beer.

    Toutefois, les documents qui ont fuité montrent que Payoneer a envoyé et reçu des paiements pour une longue liste d’entreprises qui évoluent dans la sphère la plus douteuse de la Toile.

    Interrogé par le Times of Israel, Payoneer a reconnu avoir, par le passé, pris en charge les transactions des entreprises citées ci-dessous, ajoutant depuis avoir mis un terme aux contrats qui la liaient à chacune d’entre elles, il y a déjà plusieurs années.

    De la chambre à coucher à la banque
    Le 2 août 2016, la branche new-yorkaise de la Barclays Bank PLC avait soumis un rapport d’activité suspecte au sujet d’Alcuda Limited, compagnie chypriote qui exploitait les sites internet, entre autres, Shagaholic.com, Saucysingles.com, Freesexmatch.com, Getanaffair.com et Hornyasia.com.


    Le site internet Getanaffair.com tel qu’il apparaissant au mois de mars 2016. (Capture d’écran)
    Alcuda n’était pas une compagnie directement cliente de la Barclays, mais celle-ci gérait un compte bancaire appartenant à Earthport PLC, fournisseur de services de paiements, tandis qu’Earthport, de son côté, détenait un compte bancaire de Payoneer Inc, qui était utilisé par Alcuda Limited pour déplacer des fonds, avait fait savoir la Barclays.

    « En tant que cliente de Payoneer, la firme Alcuda Limited a été signalée pour examen dans le cadre du programme de surveillance de la Barclays à New York », disait le SAR.

    Selon le rapport d’activité suspecte, Alcuda avait envoyé 29 transferts électroniques, pour une somme totale de 678 810 dollars, depuis ses comptes bancaires suisse et chypriote vers le compte bancaire de Payoneer.

    Barclays Bank avait soumis le SAR, avait souligné la banque, suite à des rumeurs qui avaient laissé entendre que les sites internet de l’entreprise étaient des escroqueries, et parce que l’hébergeur de ses plateformes, sur internet, avait été dénoncé pour avoir toléré des sites pédopornographiques.

    Alcuda Limited a été accusé sur de multiples sites qui recueillent des plaintes de clients d’avoir prélevé de l’argent sur des cartes de crédit sans autorisation.

    Selon un reportage d’investigation réalisé en 2020 par le site internet Snopes.com, les sites exploités par Alcuda Limited faisaient partie d’un réseau d’environ 200 sites de rencontre spécialisés – un grand nombre d’entre eux à l’apparence presque identique – qui permettaient aux utilisateurs de s’inscrire gratuitement en demandant ensuite une adhésion quasiment impossible à annuler. Les journalistes de Snopes.com avaient ouvert un compte gratuit sur l’un d’eux et avaient rapidement été contactés par une utilisatrice répondant au nom de « anatasia_mikov » dont, avaient-ils découvert, la photo de profil était un cliché volé à une mannequin professionnelle.

    « Quand ‘anatasia_mikov’ nous a envoyé un message (en Finlandais, Snopes examinant l’apparence du site dans d’autres pays à ce moment-là), elle nous a demandé si on voulait discuter avec elle. Et pour pouvoir envoyer un message à ‘anatasia’, il a fallu donner un numéro de carte de crédit », avait fait savoir Snopes.com.

    À l’époque du rapport d’activité suspecte, Alcuda Limited appartenait à l’homme d’affaires ukrainien Maxim Polyakov.

    Alors que la pornographie n’est pas illégale en général, plusieurs SAR qui ont fuité ont suggéré que Payoneer avait fait des transactions avec une compagnie qui – dans au moins un exemple – aurait employé des femmes victimes de trafic d’êtres humains.

    Un SAR transmis par la branche, à New York, de la Société générale avait rapporté des activités suspectes pour une somme de 7 196 694 dollars concernant trois entreprises : Alcuda Ltd. ; Payoneer Payment Solutions Ltd., une filiale de Payoneer Inc. basée à Belize ; et une entreprise enregistrée en Andorre nommée I.M.L. SLU, entre le 9 novembre 2011 et le 25 février 2014.

    Selon le rapport, le 10 avril et le 6 juin 2012, I.M.L. SLU, firme cliente de Payoneer, avait reçu deux transferts de fonds de 77 712,88 dollars et de 57 825,45 dollars respectivement de la part d’Alcuda Limited.


    Une diapositive d’une présentation de Payoneer aux investisseurs au mois de mai 2021. (Capture d’écran)
    I.M.L. SLU était une plateforme qui accueillait des sites variés de streaming vidéo pour adultes sur internet, dont Imlive.com. Ce site appartient à une compagnie parente de l’entreprise israélienne CoolVision, propriété de Muly Litvak, l’un des fournisseurs de pornographie les plus riches et les plus connus au sein de l’État juif.

    En 2006, le Manila Times avait fait savoir que des femmes et des fillettes originaires des Philippines, qui offraient des performances sexuelles en direct sur Imlive, avaient été les victimes d’un trafic d’êtres humains et qu’elles étaient détenues comme esclaves cyber-sexuelles dans des appartements de la ville de Manille.

    Un responsable philippin avait dit au journal que « l’entreprise garderait actuellement au moins 40 femmes et fillettes dans plusieurs appartements et dans des copropriétés de la métropole de Manille, en particulier à Quezon City ».

    En 2014, l’émission de télévision israélienne « Uvda » avait interviewé des femmes philippines se produisant sur Imlive. Elles avaient déclaré travailler douze heures par jour, être dans l’impossibilité de quitter leur lieu de travail et de sortir – sinon une journée par mois – et n’avoir que peu à manger.

    La même année, Payoneer Payment Solutions avait travaillé pour une autre entreprise offshore, Sellinge Management S.A., enregistrée dans les îles Vierges britanniques. Selon un rapport d’activité suspecte, Sellinge Management était propriétaire du site Anastasiadate.com qui, selon un reportage paru dans le Guardian en 2014, était une plateforme de rencontre en ligne mettant en contact des femmes ukrainiennes et des hommes occidentaux.

    Si certains hommes seraient finalement parvenus à trouver l’amour par le biais d’Anastasiadate.com, ils ont payé pour cela le prix fort. Les hommes devaient payer chaque minute passée à discuter avec les femmes et chaque message envoyé par chat.

    « L’industrie de la romance ukrainienne sur internet est florissante », avait indiqué The Guardian en évoquant Anastasiadate.com. « Mais après avoir discuté en ligne, avoir fait le voyage à Odessa et avoir tenté de séduire les femmes au cours de rencontres flash, la majorité des hommes reviennent seuls – et les poches vides. Sont-ils réellement malchanceux en amour ou ont-ils été purement et simplement escroqués ? »


    Capture d’écran de la page d’accueil du Anastasiadate telle qu’elle apparaissait au mois de mars 2012.
    Le Guardian avait conclu que si certaines femmes fréquentaient de bonne foi le site internet, un grand nombre d’autres arnaquaient les hommes de manière sophistiquée pour les dépouiller de leur argent. Et que même si le site n’était pas en lui-même impliqué dans ces escroqueries, il en tirait des bénéfices.

    « Anastasia International – sans être complice direct des manœuvres frauduleuses – a mis au point un modèle commercial hautement profitable qui permet aux escrocs de prospérer », avait conclu le journal.

    Ni Polyakov, ni Coolvision, ni Anastasia International n’ont répondu aux demandes de commentaire du Times of Israel.

    Forex et options binaires
    Selon les rapports d’activité suspecte qui ont fuité de la FinCEN, Payoneer a aussi fait des transactions avec des compagnies israéliennes impliquées dans les industries du Forex et des options binaires qui auraient dépouillé des millions de personnes dans le monde en leur vendant de faux placements d’investissement.

    Au mois d’avril 2014, selon un SAR, Payoneer avait envoyé un paiement à Reliantco Investments, une entreprise enregistrée à Chypre et responsable du site UFX.com, parent du site de vente d’options binaires Ubinary.com.


    Une mise en garde aux investisseurs accusant Reliantco d’avoir offert des options binaires aux résidents de Nova Scotia. (Capture d’écran)

    La branche de la Barclays à New York avait déposé un SAR au mois de janvier 2016 concernant ReliantCo et les entreprises qui lui étaient affiliées. La banque avait expliqué avoir émis un rapport d’activité suspecte en raison de la mauvaise réputation des deux firmes : « Premier point, elles sont situées et elles mènent des opérations bancaires dans des lieux à haut-risque concernant le blanchiment d’argent ; deuxième point : elles ont collectivement reçu des mises en garde des services financiers d’au moins vingt (20) différents pays pour leurs opérations menées en tant que firmes de trading de devises étrangères non-autorisées et non régulées et, troisième point, elles ont fait l’objet de nombreuses plaintes non-vérifiées dans le domaine public prétendant que leur modèle commercial est une escroquerie », selon le SAR déposé par la Barclays.

    L’industrie des options binaires a prospéré en Israël pendant une décennie avant d’être interdite par la Knesset en octobre 2017, en grande partie grâce à un travail d’investigation du Times of Israel qui a commencé avec un article de mars 2016 intitulé « Les loups de Tel Aviv ». Un grand nombre des firmes israéliennes ont depuis relocalisé leurs activités, toujours frauduleuses, à l’étranger. À leur paroxysme, des centaines d’entreprises en Israël employaient des milliers d’Israéliens qui auraient volé des milliards de dollars à des victimes du monde entier. Les sociétés frauduleuses faisaient croire aux victimes qu’elles investissaient et gagnaient de l’argent, les encourageant à déposer de plus en plus de capitaux sur leurs comptes, jusqu’à ce que la société finisse par couper le contact avec les investisseurs et disparaisse avec tout leur argent ou presque.

    Les firmes du Forex – foreign exchange companies – offrent aux investisseurs le moyen de gagner de l’argent à partir des fluctuations qui surviennent sur le marché des devises internationales et un grand nombre d’entre elles seraient aussi frauduleuses. L’industrie reste légale au sein de l’État juif et ses fraudeurs n’ont jamais été poursuivis devant les tribunaux.

    En 2014, Payoneer aurait reçu au moins deux transferts électroniques de la compagnie Aston Invest Ltd du secteur du Forex, selon un rapport d’activité suspecte soumis par la Barclays Bank.

    Aston Invest menait ses activités depuis un centre d’appels de Ramat Gan appelé Union Inter Ltd., selon des documents judiciaires israéliens. Ce centre d’appel appartenait à un Français qui s’était récemment installé en Israël, Samuel Shamal, dont le frère, Jimmy Shamal, travaillait aussi là-bas. Les deux hommes, avaient fait savoir les médias français, étaient soupçonnés d’avoir pris par à la fraude à la TVA sur les quotas de carbone – une fraude qui avait rapporté 1,6 milliards d’euros – connue sous le nom de « crime du siècle » en France.


    Capture d’écran du site Astonforex.com tel qu’il apparaissait en 2014. Le site appartenait à Aston Invest, qui a traité avec Payoneer
    En 2016, Aston Invest avait fait l’objet d’une enquête menée par un magistrat français pour fraude au Forex et l’un des procureurs en charge du dossier avait fait le voyage en Israël. Jimmy Shamal avait été finalement jugé et emprisonné en France, avaient noté les médias français qui n’avaient toutefois pas précisé pour quel crime il devait purger sa peine.

    Un porte-parole de Payoneer a fait savoir au Times of Israel que la compagnie ne traitait pas les paiements des compagnies liées au Forex ou aux options binaires et que le seul lien, à cette époque, était la fourniture de services à des réseaux qui leur étaient affiliés.

    Il a ajouté que si Payoneer avait pris en charge les transactions de distributeurs affiliés au site de Forex et d’options binaires, cela ne représentait qu’une petite partie des activités commerciales de l’entreprise.

    « Même en 2016, lorsque nous avons pris la décision de cesser de nous occuper des paiements issus des industries à haut-risque, ces dernières ne représentaient qu’une petite partie de nos activités », a précisé le porte-parole.

    Des clients et des bénéficiaires « inconnus »
    Parmi d’autres SAR de la FinCEN : un document à l’origine du rapport d’activité suspecte révélant que Payoneer avait transféré des paiements à un fournisseur de service financier dont les bénéficiaires finaux étaient inconnus à la banque.

    En 2016, Le groupe Bank of New York Mellon avait soumis un SAR établissant qu’entre le 11 février et le 17 mai 2016, elle avait constaté 768 transferts électroniques suspects pour un total de 14 218 008,19 dollars au bénéfice de Moneynetint Ltd. Parmi les entités qui avaient transféré l’argent à Moneynetint, Borderless Commerce Limited, une filiale de Payoneer Inc. Le 25 avril 2016, la compagnie avait effectué un transfert d’un montant de 1 000 000 de dollars au profit ultime de Moneynetint ltd. Dans la mesure où Moneynetint est elle-même une entreprise de paiement, il est probable que les fonds étaient destinés à un ou plusieurs de ces paiements.

    L’une des raisons ayant motivé l’émission du SAR par le groupe Bank of New York Mellon, avait fait savoir ce dernier, c’est qu’il n’était pas parvenu à déterminer qui était le destinataire des fonds.

    « Ces transferts sont suspects parce qu’un grand nombre d’entre eux ne dévoilent pas l’identité du vrai bénéficiaire/du client donneur d’ordre et/ou parce que certaines contreparties de Moneynetint sont des sociétés écrans, des coquilles vides ou des vendeurs de Forex/d’options binaires », avait indiqué le SAR.

    Moneynetint était en fait un processeur de paiement majeur pour l’industrie frauduleuse des options binaires, selon des documents bancaires consultés par le Times of Israel.

    D’autres documents de la FinCEN indiquent que Moneynetint avait effectué des transactions avec d’autres firmes qui auraient été des escroqueries.

    Parmi elles, Avilan Marketing LLC, une entreprise vendant des compléments favorisant les performances sexuelles masculines et des produits contrefaits. En 2008, Cartier avait remporté près d’un million de dollars en dommages et intérêt après avoir traduit la compagnie devant la justice parce qu’elle vendait des montres contrefaites se réclamant de la célèbre marque de luxe. Un reportage paru en 2018 dans le magazine économique Capital, en Allemagne, avait accusé les membres de la famille Ben-Menachem, propriétaire de l’entreprise, de publicité frauduleuse sur Facebook. Un autre client de Moneynetint était Clicksure Payments, une firme de marketing affiliée à l’industrie des options binaires.


    Capture d’écran du mois de juin 2015 du site Kingreplica.com qui était exploité par Avilan Marketing LLC et qui vendait des contrefaçons de montres. (Capture d’écran)

    Aviv Ben Menachem d’Avilan Marketing n’a pas répondu à une demande de commentaire du Times of Israel.

    Moneynetint, pour sa part, a fait parvenir au journal la réponse suivante : « Moneytint veille à toujours préserver la confidentialité de l’identité de nos clients. Comme toutes les autres institutions financières majeures et dignes de confiance, Moneynetint fournit des services à des industries et à des clients influents des technologies financières. Nous sommes fiers de notre implication croissante et de notre statut de leader dans l’arène financière. Concernant nos ‘anciens clients’, notre implication et les faits qui sont décrits sont incorrects. Moneytint tire une grande fierté de toujours préserver la confidentialité et la sécurité de nos vrais clients. »

    Si Payoneer a reconnu avoir utilisé Moneynetint dans le cadre de ses infrastructures afin de procéder à des paiements locaux sur les comptes bancaires de ses clients, la firme a affirmé ne jamais avoir reçu de fonds de la part de la compagnie.

    Les technologies financières et leurs mauvais acteurs
    Des sources de l’industrie des paiements qui se sont exprimées sous couvert d’anonymat auprès du Times of Israel ont indiqué que les firmes issues des technologies financières en général faisaient souvent des transactions avec d’autres fournisseurs de paiement, de manière à ce que les départements chargés de la conformité des opérations ne puissent pas toujours avoir connaissance de l’identité du client ou du bénéficiaire final.

    Selon ces sources, les arnaques sont si banales dans le monde du e-commerce que même une entreprise de fintech dotée des meilleures intentions peut avoir du mal à mettre un terme à sa relation avec un marchand qui s’avère être un escroc.

    Malgré la difficulté qu’il y a à déraciner les mauvais acteurs de l’industrie, il revient aux entreprises offrant des services financiers de tenter de le faire, note Beer, l’analyste anti-blanchiment d’argent.

    Le nom de Payoneer revient dans 24 des 2 500 documents de la FinCEN ayant fuité. Dans certains, le nom de la compagnie apparaît à des dizaines d’occasions.

    « Est-ce compromettant ? », s’interroge Beer. « Non, pas nécessairement – mais cela soulève toutefois des questions sur la solidité du programme financier anti-blanchiment d’argent et anti-terrorisme mis en place par l’entreprise. Payoneer a-t-il déposé des SAR auprès de la FinCEN sur les transactions qui sont par ailleurs mentionnées par les autres institutions bancaires ? »

    Payoneer n’a pas fait savoir si des Rapports d’activité suspecte avaient été émis sur ces clients spécifiquement, ajoutant en déposer auprès de la FinCEN de manière régulière. Son porte-parole a déclaré au Times of Israel que « le programme de conformité de Payoneer est à la hauteur des normes les plus exigeantes de l’industrie, notamment en ce qui concerne l’émission des SAR et l’entreprise fait l’objet d’audits réguliers réalisés par des firmes majeures de ce secteur et par des régulateurs financiers de juridictions multiples ».

    La fraude en tant qu’industrie de croissance
    Les 2 500 documents qui ont fuité de la FinCEN sont parvenus initialement à BuzzFeed News par l’intermédiaire de Natalie Mayflower Sours Edwards, une ancienne employée de la FinCEN. Le 3 juin, Edwards a écopé d’une peine de six mois de prison pour avoir laissé fuiter les documents de manière illégale.

    Dans une note transmise au moment de sa condamnation, Edwards a expliqué avoir laissé fuiter ces documents parce qu’elle soupçonnait des faits de corruption au sein du département du Trésor – et que, plus précisément, elle soupçonnait une autre unité de rassembler illégalement des informations sur les registres financiers américains et que les responsables du département du Trésor échouaient, selon elle, à coopérer avec l’enquête lancée au Congrès concernant l’interventionnisme russe lors des élections présidentielles de 2016.

    BuzzFeed avait utilisé les documents pour écrire une série d’articles, en 2017 et 2018, consacrés au président Donald Trump, à ses proches et à leurs liens avec les personnalités politiques et les hommes d’affaires russes.


    Natalie Mayflower Sours Edwards, au centre, quitte le tribunal après avoir été condamnée à six mois de prison pour avoir laissé fuiter des rapports financiers auprès de journalistes de Buzzfeed à New York, le 3 juin 2021. (Crédit : AP Photo/Larry Neumeister)
    Des individus et des entreprises israéliennes apparaissent dans au moins 450 des 2 500 documents rendus publics illégalement (ce qui constitue une toute petite fraction des plus de 12 millions de SAR qui ont été déposés entre 2011 et 2017). Un grand nombre d’Israéliens cités dans ces documents ont été soupçonnés d’être impliqués dans les industries de la pornographie, du jeu, du Forex ou des options binaires, ainsi qu’à des entreprises travaillant pour ces industries – processeurs de paiement ou services de commercialisation affiliée. D’autres Israéliens et entreprises israéliennes cités dans les documents sont liés à l’industrie des ventes d’armes et à l’industrie du diamant israéliennes, ainsi qu’à des individus originaires de l’ex-Union soviétique et qui résident aujourd’hui au sein de l’État juif ou qui ont la citoyenneté israélienne.

    Mikhail Reider-Gordon, experte anti-blanchiment d’argent au sein de l’organisation Affiliated Monitors qui est aussi professeure à l’Académie internationale anti-corruption, en Autriche, dit avoir découvert cette constellation d’arnaques liées à la pornographie, au jeu, au Forex, aux options binaires – une liste non-exhaustive – lorsqu’elle a enquêté sur #Wirecard, l’entreprise allemande de Fintech qui fait aujourd’hui l’objet d’investigations de la part de procureurs de différents pays pour blanchiment d’argent.

    « Le secteur de la pornographie, le secteur des options binaires, le secteur du casino offshore – un grand nombre de ces entreprises entretiennent des liens avec le crime organisé et avec des acteurs parfois proches de l’État qui se trouvent dans l’obligation de blanchir de l’argent de toutes les manières possibles, un argent qui a été obtenu à partir d’activités illicites comme le trafic d’êtres humains, le trafic de stupéfiants, le trafic d’armes et le trafic d’animaux sauvages illégal », explique-t-elle.

    Selon Reider-Gordon, un grand nombre de ces secteurs illicites de l’économie – en ligne mais pas seulement – s’entremêlent les uns aux autres.

    « Si vous avez besoin de blanchir de l’argent russe, d’échapper aux sanctions contre la Corée du Nord ou contre l’Iran, vous allez faire passer cet argent par le biais de ces entités », poursuit-elle.

    L’État d’Israël est largement considéré comme étant la « start-up nation ». Le pays compte le plus grand nombre de start-ups par habitant dans le monde et il se classe sixième dans la liste établie par Bloomberg en 2020 des économies les plus innovantes. Le pays est aussi premier dans le monde en termes de capital-risque par tête.

    Mais comme le Times of Israel l’a montré et documenté, il y a une facette plus sombre qui accompagne cette économie de la start-up. Une minorité substantielle d’entre elles s’engagent dans des activités frauduleuses ou non-éthiques.


    Capture d’écran d’un rapport réalisé par l’incubateur de start-up TheTimes, financé par le gouvernement israélien, en collaboration avec le quotidien économique The Marker.
    En 2012, un incubateur de start-ups financé par le gouvernement israélien, TheTime, a publié un rapport sur l’industrie de l’internet grand public au sein de l’État juif, où il s’est penché sur les entreprises totalisant un revenu de presque dix millions de dollars par an ou plus. Parmi ces dernières, Payoneer, le fournisseur de sites pornographique CoolVision, ainsi que plusieurs firmes de jeu en ligne et un grand nombre de compagnies de Forex et d’options binaires qui étaient de toute évidence frauduleuses.

    Parmi ces dernières, 4XPlace, dont le directeur-général Yossi Herzog a été mis en examen en 2019 par un grand jury aux États-Unis pour fraude présumée, Tradologic, qui fait l’objet d’une enquête en Autriche ou SpotOption, une firme récemment accusée de fraude massive par la SEC (Securities and Exchange Commission) américaine. Et non seulement jamais aucune poursuite judiciaire n’a été lancée au sein de l’État juif contre ces entités mais un incubateur de start-ups financé par le gouvernement israélien les a citées en 2012 pour illustrer les success stories à l’israélienne.

    Spotoption a, par ailleurs, bénéficié en coulisses de l’argent du contribuable pour élargir ses opérations à l’étranger.

    Le rapport de 2012 s’était penché sur le fait qu’un grand nombre de ces firmes à haut-revenu affichaient aussi un certain niveau d’opacité – les désignant comme des « compagnies de l’ombre ». Un rapport émis deux ans plus tard, en 2014, avait pour sa part prédit – avec optimisme – que l’industrie saurait se débarrasser de ses mauvais aspects au gré de son évolution naturelle.

    Payoneer affirme avoir servi des clients quelques peu sombres mais avoir depuis avoir nettoyé les souillures qui en avaient résulté. Toutefois, les documents de la FinCEN suggèrent que, concernant une grande partie de l’industrie israélienne de l’internet, cela n’est pas tout à fait vrai.

     #finance #argent_sale #blanchiment #start_up #pornographie #pédo_pornographie #fraude #opacité #start-up_nation #mafia #drogue #esclavage #services_financiers #technologies_financières #e_commerce

  • RR Crypto, ce mystérieux fonds de cryptomonnaies qui a disparu avec des millions d’euros

    Une association française baptisée RR Crypto proposait des services de gestion de cryptomonnaies depuis 2019. Son fondateur a annoncé que l’argent a disparu.

    https://www.bfmtv.com/tech/rr-crypto-ce-mysterieux-fonds-de-cryptomonnaies-qui-a-disparu-avec-des-millio

    #finance #argent #escroquerie #vol #plainte #association #crypto #cryptomonnaies #spéculation #rr_crypto

  • Credit Suisse soll milliardenschwere Nazi-Konten öffnen
    https://www.wiwo.de/unternehmen/banken/dokumentenfund-in-argentinien-credit-suisse-soll-milliardenschwere-nazi-konten-oeffnen/25615760.html

    06. März 2020 von Jannik Deters- In Argentinien hat ein Forscher eine alte Liste mit 12.000 Nazi-Anhängern gefunden. Viele von ihnen brachten Vermögen in der Schweiz unter – das ihnen nicht gehört.

    Die interne Spitzelaffäre um Ex-CEO Tidjane Thiam Anfang des Jahres ist ausgestanden, der Machtkampf an der Spitze der Credit Suisse entschieden. Doch jetzt muss der neue Vorstandschef Thomas Gottstein, gerade vier Wochen im Amt, schon den nächsten Imageschaden von der zweitgrößten Schweizer Bank abwenden. Die Ursache dafür lag viele Tausende Kilometer entfernt lange versteckt: in Buenos Aires.

    Dort hat ein Forscher eine verschollen geglaubte Liste entdeckt, darauf: 12.000 Namen von argentinischen Nazis oder Menschen vor Ort, die zumindest eng verbunden mit dem Hitler-Regime waren. Sie sollen in den 1930er- und 1940er-Jahren Geld auf Konten der Schweizerischen Kreditanstalt versteckt haben. Aus der Kreditanstalt ging 1997 die Credit Suisse hervor. Das Simon Wiesenthal Center (SWC), das seit Jahrzehnten Naziverbrecher aufspürt, geht davon aus, dass die Gelder in Europa Juden geraubt und dann über Familienangehörigen oder Gesinnungsgenossen in Argentinien in die Schweiz transferiert wurden. So sei der Weg des gewaschenen Geldes verschleiert worden.

    Das SWC hat das Züricher Institut offiziell aufgefordert, der jüdischen Organisation Zugang zu den nach dem Ende des Zweiten Weltkriegs eingefrorenen Bankkonten zu geben. „Wir glauben, dass es sich um Gelder handelte, die aus Enteignungen jüdischer Opfer aufgrund der Nürnberger Rassengesetze in den 30er-Jahren stammten“, schreiben Shimon Samuels und Ariel Gelblung vom SWC in einem Brief an die Schweizer. Angesichts dieses Fundes müssten die Konten neu bewertet werden.


    Auszüge aus der Namensliste, die Nazis oder zumindest eng mit dem Hitler-Regime verbundene Personen listet, die in den 1930er- und 1940er-Jahren Geld auf Konten der Schweizerischen Kreditanstalt versteckt haben. Quelle: Simon Wiesenthal Center

    Übereinstimmenden argentinischen Medienberichten zufolge beläuft sich die Summe auf den Konten auf rund 33 Milliarden Euro. Die Summe wollten weder das SWC noch das Geldhaus kommentieren.

    Viele der erwähnten Personen hatten offenbar Verbindungen zu Unternehmen, die während des Zweiten Weltkriegs von den USA und Großbritannien auf eine Schwarze Liste gesetzt worden waren. Darunter die IG Farben, die das Zyklon-B produzierte, mit dem Hitlers Untertanen in den Vernichtungslagern Juden vergasten. Die Verbindungen zwischen Deutschland und Argentinien waren vor und während der Hitler-Diktatur eng. Verschiedene argentinische Regierungen sympathisierten mit den Nationalsozialisten in Deutschland. Die Auslandsorganisation der NSDAP zählte 1400 Mitglieder in dem südamerikanischen Land. Nach einem Machtwechsel 1938 ging die neue argentinische Regierung zwar gegen die Nazi-Anhänger vor und setzte eine Untersuchungskommission ein, die die ursprüngliche Liste mit den 12.000 Unterstützern erstellte. Als sich 1943 der faschistische Offizier Pedro Pablo Ramírez an die Macht putschte, löste der die Untersuchungskommission aber wieder auf und ließ die Listen verbrennen. Die Kopie der Liste, die der Forscher Pedro Filipuzzi jetzt in die Hände bekam, lag im früheren Nazi-Hauptquartier in Buenos Aires.

    Nach 1945 war Argentinien ein beliebter Zufluchtsort für deutsche Kriegsverbrecher. Einer von ihnen war Adolf Eichmann, Organisator der Judenvernichtung in Europa. Ihn entführten 1960 jüdische Agenten und brachten ihn nach Israel, wo ihm der Prozess gemacht wurde.

    Schweizer Banken sind für Diskretion bekannt – bei der Credit Suisse gilt das nicht mehr, seit eine Spitzelaffäre die Großbank erschüttert hat. Verlierer des anschließenden Machtkampfs ist der Vorstandschef.

    Das Wiesenthal Center verfolgt nicht nur seit Jahrzehnten auf der ganzen Welt Menschen wie Eichmann, es erstreitet auch Geld für enteignete Juden und Opfer des Holocausts. An das eingefrorene Vermögen in der Schweiz will aber nicht nur das SWC heran. Laut einem Bericht der argentinischen Zeitung „La Nación“ versuchen Nachfahren einiger der Personen auf der Liste, Konten mit juristischer Hilfe freigeben zu lassen. Der bekannteste Name ist die Familie Freude. Ludwig Freude war in Buenos Aires einige Jahre Direktor der Banco Alemán Transatlántico. Die Tochtergesellschaft der Deutschen Bank sowie die Deutsch-Südamerikanische Bank hätten den Geldfluss von Deutschland nach Südamerika und weiter in die Schweiz organisiert, so Shimon Samuels.

    Erst Ende der 90er-Jahre versuchte eine Kommission um den US-Ökonomen Paul Volcker die Rolle der Schweizer Banken während der Raubzüge der Nazis, die Juden um ihr Vermögen brachten, aufzuklären. Mehrere Institute legten einen Fonds mit 70 Millionen US-Dollar für die Hinterbliebenen auf. Die Erkenntnisse der Volcker-Kommission überprüfte eine internationale Gruppe von Historikern noch einmal. Ein Sprecher der Credit Suisse sagte, dieser zweite Bericht sei zu dem Schluss gekommen, dass die erste Untersuchung „ein umfassendes Bild über die Schweizer Konten von Opfern der Nazi-Verfolgung geschaffen“ habe. Die Bank stehe wegen des aktuellen Falls aber mit dem Center in Kontakt und werde „der Angelegenheit nochmals nachgehen“.

    Ob sich Thomas Gottstein mit der 80 Jahre alten Liste beschäftigt, ist unklar. Fragen über konkrete Schritte und die Chancen des Centers, mit der Forderung durchzukommen, ließ der Credit-Suisse-Sprecher offen.

    #nazis #shoa #Argentine #Suisse #banques #histoire

  • #Anvers : Pollution au PFOS à Zwijndrecht : le gouvernement flamand débourse 63 millions d’euros, 3M paye 75.000 euros Anne François, Belga

    Le quotidien De Standaard écrivait ce mardi - et l’information a été confirmée à VRT NWS - que la multinationale 3M, qui est liée à une ancienne pollution au PFOS (acide perfluorooctanesulfonique) à Zwijndrecht en région anversoise, a conclu en 2018 un accord juridique avec la société de gestion Lantis, en charge de la construction de la liaison routière Oosterweel. C’est cet énorme projet d’achèvement du périphérique autour d’Anvers qui a permis de mettre au jour cette pollution de longue date. L’accord devait permettre à Lantis - qui accepte de ne pas porter le dossier de pollution devant la justice - de poursuivre le projet Oosterweel, tandis que le gouvernement flamand débourse 63 millions d’euros d’argent public pour s’attaquer à la décontamination du terrain, alors que 3M doit dépenser 75.000 euros.

    A la suite d’un conseil des ministres extraordinaire, le gouvernement flamand a annoncé lundi soir qu’il prenait des mesures de précaution face à la pollution au #PFOS à Zwijndrecht (Anvers), dans les environs directs du site de l’entreprise 3M. Ces mesures s’adressent aux personnes résidant dans un rayon de moins de 10 km du site pollué : il leur est déconseillé de consommer des légumes de leur jardin, de la volaille, voire même les œufs de volaille. Les jeunes enfants, femmes enceintes ou allaitantes sont particulièrement visés par ces mesures.

    Le PFOS - produit jusqu’en 2002 par 3M à Zwijndrecht - est notamment utilisé pour l’imperméabilisation des tissus, du mobilier et des tapis. Il a également été utilisé pour traiter les papiers à contact alimentaire contre les taches d’eau et de graisse, ainsi que pour diverses autres applications grand public. Mais il est cancérigène.

    La multinationale 3M nie avec véhémence être responsable de la pollution du sol autour de son site. La société de gestion Lantis n’était pas de cet avis, mais pour éviter une longue procédure judiciaire qui aurait retardé (éventuellement de 20 à 30 ans) l’avancement du projet de mobilité Oosterweel à Anvers, un accord a été conclu en 2018 stipulant que la pollution ne serait pas dénoncée en justice.

    Les 63 millions d’euros qui sont versés par les autorités flamandes doivent avant tout servir à « emballer » le sol pollué et à construire une installation d’épuration d’eau. Avec les 75.000 euros de l’entreprise 3M, une berme de sécurité doit être aménagée pour enterrer les sols les plus pollués. La multinationale met aussi un de ses terrains à disposition pour cette berme et la station d’épuration d’eau. Mais la différence entre les deux montants fait sourciller, et pas seulement les actuels partis de l’opposition.

    Dans une courte réaction sur Radio 1 (VRT) ce mardi, la ministre régionale de la Mobilité Lydia Peeters (Open VLD) a expliqué que l’assainissement des sols contaminés était de toute façon une responsabilité de 3M, selon les termes du Décret d’assainissement des sols pollués. Et cet assainissement devrait lui coûter très cher, jugent certains experts.
    . . . . . . . . .
    La suite : https://www.vrt.be/vrtnws/fr/2021/06/15/pollution-au-pfos-a-zwijndrecht-le-gouvernement-flamand-debour

    #pollution #santé #environnement #pollution #multinationales #agriculture #catastrophe #découverte #chimie #3M #PFOS #argent_public

    • Les personnes vivant dans un rayon de 1,5 km autour du site 3M sont invitées à prendre les mesures suivantes :

      Il est déconseillé aux enfants de moins de 12 ans, aux femmes enceintes, aux femmes qui allaitent ou qui souhaitent être enceintes de consommer des légumes cultivés sur place.

      Il est déconseillé de consommer de la volaille de production locale.

      Il est conseillé aux personnes vivant dans une zone de 5 kilomètres autour de l’usine de ne pas consommer les œufs des volailles de leur jardin. Les personnes qui vivent dans un rayon de 5 à 10 km du site 3M ne doivent pas consommer plus d’un œuf de leur poules par semaine.

  • HCR - L’hiver dans l’hémisphère sud accroît les défis pour les réfugiés et les migrants vénézuéliens
    https://www.unhcr.org/fr/news/stories/2021/6/60c21b9ea/lhiver-lhemisphere-sud-accroit-defis-refugies-migrants-venezueliens.html

    L’hiver dans l’hémisphère sud accroît les défis pour les réfugiés et les migrants vénézuéliens. Dans la région méridionale de l’Amérique du Sud, la chute des températures entraîne des difficultés supplémentaires pour les sans-abris, et s’ajoutent à la pauvreté engendrée par la pandémie de coronavirus.Le froid ne ressemble en rien à ce que Wendy* avait pu expérimenter auparavant. Cette grand-mère de 52 ans et sa famille vivent dans la rue à Santiago, la capitale chilienne, après avoir fui leur pays d’origine, le Venezuela, un pays tropical où la température descend rarement en dessous de 20°C.Mais depuis qu’ils ont fui vers la nation la plus méridionale de l’Amérique du Sud, la famille a dû faire face à des conditions hivernales pour la première fois. L’hiver imminent de l’hémisphère sud entraîne régulièrement des températures inférieures à zéro à Santiago, et Wendy et sa famille s’inquiètent de la manière dont ils vont se protéger des éléments au cours des prochains mois. Wendy et sa famille ne sont pas les seuls dans ce cas. Parmi les plus de cinq millions de Vénézuéliens qui ont fui les pénuries généralisées de nourriture et de médicaments et l’insécurité croissante dans leur pays, beaucoup ont trouvé refuge dans des pays andins comme la Colombie et le Pérou, ainsi qu’en Argentine et au Chili, au sud de l’Amérique du Sud, où le froid peut être mordant. L’arrivée de l’hiver dans l’hémisphère sud menace d’aggraver les effets dévastateurs de la pandémie de Covid-19, qui a particulièrement touché l’Amérique latine et continue de sévir dans une grande partie de la région. La combinaison de la pandémie de Covid-19 et du climat hivernal constitue une menace directe pour les réfugiés et les migrants vénézuéliens dans de nombreuses régions d’Amérique du Sud. (...)
    « En Équateur, le froid était vraiment intense. Mon enfant a commencé à faire de l’hypothermie et à vomir à cause du froid », se souvient cette mère de 20 ans, qui a voyagé avec son fils de 2 ans, son frère, sa mère et le compagnon de cette dernière, bravant les fermetures de frontières liées à la pandémie de Covid-19 à certains endroits. La famille a dû faire face à des températures encore plus froides à son arrivée dans la ville frontalière chilienne de Colchane. « La nuit, le froid était extrême au point que les draps étaient couverts de glace. »Après plus de deux semaines à Colchane, où ils ont dormi dans la rue ou dans des stations-service, se serrant les uns contre les autres pour se réchauffer, la famille a réussi à rassembler suffisamment d’argent pour acheter des billets de bus pour le voyage de plus de 2100 kilomètres vers Santiago.Mais le fait d’arriver enfin à destination n’a pas amélioré leur situation. Souvent, ils n’ont pas d’autre choix que de dormir dans la rue. Ils se gagnent un peu d’argent en vendant des bonbons aux passants mais, la plupart du temps, ils ne parviennent pas à en vendre suffisamment pour se payer une chambre d’hôtel pour la nuit. De plus, être sans-abri a des coûts cachés : la famille doit payer pour utiliser une salle de bain et pour que quelqu’un surveille leurs maigres possessions pendant qu’ils vendent leurs produits.Dans toute la région, le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, redouble d’efforts pour aider les Vénézuéliens à lutter contre les conditions hivernales. Au Chili, où vivent environ 460 000 réfugiés et migrants vénézuéliens, le HCR distribue des kits d’équipement contre les conditions hivernales et des couvertures thermiques, ainsi qu’une aide en espèces et des bons électroniques pour que les personnes dans le besoin puissent acheter des appareils de chauffage, du carburant et des vêtements d’hiver.Des kits d’équipement contre les conditions hivernales seront également distribués en Argentine, en Bolivie et en Uruguay. Au Pérou, où l’hiver est arrivé plus tôt que prévu cette année, affectant des villes de haute altitude comme Cuzco et Arequipa avec plus de 15 centimètres de neige, le HCR travaille avec des équipes de volontaires vénézuéliens pour venir en aide aux plus vulnérables, y compris les communautés indigènes péruviennes.Alors que la plupart du Brésil est un pays tropical - avec des parties de la région amazonienne récemment touchées par des inondations historiques - le sud du pays peut devenir très froid en hiver. Le HCR fait son possible pour collecter des fonds et distribuer des vêtements chauds aux réfugiés et migrants vénézuéliens dans cette région.

    #Covid-19#migrant#migration#chili#venezuela#argentine#bolivie#perou#uruguay#sante#vulnerabilite#HCR

  • #Suisse : L’accord-cadre avec l’UE est abandonné, reste un champ de ruines Michel Guillaume

    En faisant profil très bas, le Conseil fédéral remise le projet d’accord institutionnel au placard de l’histoire, tout en envoyant quelques signaux de bonne volonté à Bruxelles. La plupart des partis sont déçus, voire consternés

    La décision est enfin tombée. Après avoir hésité, consulté tous azimuts, encore tergiversé, puis enfin tenté de rediscuter des points litigieux avec l’UE, le Conseil fédéral a tranché. Il enterre l’accord-cadre https://www.letemps.ch/suisse/laccordcadre-mort-lue-regrette-ludc-exulte institutionnel que Bruxelles lui réclame depuis 2008. « Des divergences substantielles demeurent », estime-t-il. Il a pourtant voulu rester optimiste, espérant pouvoir repartir « sur de nouvelles bases ». Il compte engager un dialogue politique avec l’UE portant sur la suite de la voie bilatérale, qu’il continue à privilégier. Mais sa décision ne satisfait que l’UDC eurosceptique. La plupart des partis sont déçus, pour ne pas dire désespérés à l’image des Vert’libéraux : « C’est un aveu de faillite pour le Conseil fédéral », se désolent-ils.

    Certes, il n’y a pas eu la passion d’un vrai débat sur l’Europe comme ce fut le cas lors de la votation populaire sur l’Espace économique européen, en 1992. Pas de joutes oratoires entre les flamboyants Guy-Olivier Second et Christoph Blocher pour enflammer les foules. Et pourtant, ce mercredi 26 mai était tout aussi historique que le 6 décembre 1992. Un chapitre de la relation entre la Suisse et l’UE portant sur près de quinze ans s’achève, une fois de plus sur un « non ».

    C’est non à la consolidation de la voie bilatérale, non à de nouveaux accords pourtant nécessaires sur l’électricité ou la santé, non aussi à une vision de la Suisse qui soit plus qu’un « état tiers » pour l’UE. Mais cette fois, c’est le Conseil fédéral qui a décidé seul au terme d’un débat longtemps fantôme auquel le peuple n’a jamais pu prendre part.
    La suite, payante : https://www.letemps.ch/suisse/laccordcadre-lue-abandonne-reste-un-champ-ruines

    #ue #union_européenne #europe #eu #international #Suisse #échec #fric #capitalisme #argent

  • « Le feminisme est une manière de voir la vie, de la construire et de la traverser »

    Les femmes et les mouvements féministes ont rythmé la plupart des principales mobilisations sociales de ces dernières années, dans une grande partie de l’Amérique latine. Un rôle prépondérant, un dévouement sans limite, une force libératrice, ainsi peut-on résumer la démarche de Lucila Puyol, membre depuis sa création du groupe argentin H.I.J.O.S. (Hijos e Hijas por la Identidad y la Justicia contra el Olvido y el Silencio). Madame Puyol est la fille de deux militant·es des années 1970. Son père est porté disparu depuis décembre 1976 – au plus fort de la dictature militaire – et sa mère a été prisonnière politique pendant près de six ans, entre 1975 et 1980. Elle se définit comme féministe, militante des droits humains et du genre. Elle est également avocate dans des affaires où des crimes contre l’humanité sont jugés. Depuis décembre 2019 – avec l’arrivée du gouvernement d’Alberto Fernández -, elle est Secrétaire des droits humains et de la diversité, dans la province de Santa Fe, Argentine. Interview.
    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/05/22/le-feminisme-est-une-maniere-de-voir-la-vie-de-la-const

    #féminisme #argentine

  • Bill Gates, un capitalisme philanthropique ? Entretien avec Radhika Desaï

    Bon mari ou pas ? Avant que sa vie privée soit étalée dans les médias, Bill Gates en était le héros.
    Dans ce récit médiatique, Gates, tout comme George Soros, reste l’exemple du « bon capitaliste » qui, fortune faite, consacre ses vieux jours à faire le bien autour de lui. Et si cette image-là était, elle aussi, complètement bidon ?
    L’analyste indienne Radhika Desaï explique en quoi sa stratégie covid et pharmaceutique en général ne fait aucun bien au tiers monde. Au contraire.

    Bill Gates semble très différent des néolibéraux traditionnels et de Trump, il apparaît comme le capitalisme à visage humain. Bien des gens sont satisfaits de voir que dans toute cette jungle, au moins Bill Gates fait un travail humanitaire essayant d’aider les gens. Est-ce réel ou encore de la cupidité ?

    Je pense que c’est de la cupidité sous couvert d’aider les gens. Vous savez, les profits ont toujours été réalisés au nom d’un plus grand bien. Dans une économie complètement néolibérale classique, vous avez un système capitaliste où les entreprises se font concurrence, mais le résultat final est, nous dit-on, le bien-être de la société. Parce que les consommateurs obtiennent ce qu’ils veulent et au prix le plus bas, etc. Dans un certain sens, l’intérêt général a toujours été la justification, en arrière-plan, du capitalisme.

    Cependant, c’est différent maintenant. Par le passé, dans la phase de libre concurrence du capitalisme classique au XIXe siècle, vers 1850, les capitalistes et l’État étaient censés être séparés. Ensuite, on a vu la taille des entreprises capitalistes augmenter et leur collaboration devenir de plus en plus étroite avec l’État. Ce que nous voyons maintenant, c’est, sans le dire ouvertement, l’exploitation ouverte de l’État à des fins de profits. Je pense qu’il en existe de nombreux modèles. Mais l’élément essentiel est que ces entreprises – sociétés pharmaceutiques ou liées à la santé ou aux services publics – prétendent travailler pour le bien-être général. Ici, s’agissant de nouveaux médicaments et de vaccins, le client final devient l’État et la chose est justifiée en disant que les gens en ont besoin, mais qu’ils n’ont pas les moyens de les acheter. Donc l’État doit les payer à leur place.
     
    Cependant, les gens les paient quand même ?
    Bien entendu, les gens les paient, car l’État les taxe ensuite afin de payer des prix excessivement élevés à ces grandes sociétés monopolistiques.
     
    Vous nous dites que l’activité actuelle de Bill Gates est le résultat d’un nouveau problème dans le système capitaliste ? Les gens n’ayant plus les moyens d’acheter il faut donc trouver de nouveaux clients ?
    Exactement. Si vous y réfléchissez, en remontant aux années 1970, le modèle d’État-providence de l’après-guerre est arrivé lorsque le capitalisme était en crise. Fondamentalement, le système productif avait atteint sa capacité maximum, mais la demande ne suivait pas, ne pouvait augmenter et il y eut une stagnation économique. Vous aviez alors deux façons d’en sortir. La solution du moindre effort aurait été d’exploiter le budget de l’État pour augmenter la demande, et répondre aux besoins non satisfaits des pays en développement. Vous auriez pu utiliser un moyen progressiste en augmentant la demande dans les pays développés, cela aurait résolu le problème et l’investissement productif. Mais cette voie n’a pas été prise.

    La voie qui a été empruntée fut le néolibéralisme. Vous désengagez l’État, vous coupez les dépenses sociales, vous ne visez plus le plein emploi, mais plutôt une faible inflation. Ceci a structurellement exacerbé le un problème sous-jacent qui persiste depuis cinquante ans : la surcapacité de production et la difficulté à vendre.

    Il y avait donc différentes façons de surmonter ce problème, mais le capitalisme a gagné du temps. D’abord en créant un endettement public, puis en créant de la dette privée. Maintenant que ces deux modèles sont un peu épuisés, où aller ? Eh bien, vous exploitez la fiscalité de l’État !
     
    Bill Gates serait une solution pour répondre à la crise ?
    Absolument. Pensez à cet « Événement 201 ». Le 18 octobre 2019, la Fondation Gates, l’école de santé publique Johns Hopkins Bloomberg et le Forum économique mondial ont organisé conjointement un événement à New York : une simulation d’épidémie de coronavirus. On a invité des personnes très influentes : ministres, anciens ministres, hauts fonctionnaires, grands PDG, organisations philanthropiques et l’armée. Ces divers intervenants ont réfléchi à la solution que pouvait adopter la communauté internationale pour réagir face à une telle crise. Évidemment, vous et moi savons que chaque fois que quelqu’un utilise le terme « communauté internationale », il représente les principales nations libérales de l’Occident, et tous ceux qui sont d’accord avec elles.

    Le scénario qu’ils avaient imaginé est très révélateur… L’économie mondiale est au plus bas et ruinée, la santé des gens est menacée, la pandémie a fait soixante-cinq millions de morts dans le monde, beaucoup de choses ne vont pas ici et là, les entreprises privées doivent se redresser en collaboration avec l’État. Mais pour eux, rien ne va vraiment très mal, ils n’ont pas conscience du type de fracture qui vient de se produire. De toute façon, leur idée dans ce scénario hypothétique est que l’État doit collaborer avec les entreprises privées pour fournir des solutions. Autrement dit, ce genre de catastrophes deviendra désormais la bonne raison permettant au secteur privé de fournir à l’État les biens dont le peuple et la société ont besoin et d’en tirer des bénéfices. Parce que le problème de la demande insuffisante reste très important. La vraie question est donc comment créer de la demande. Eh bien, une façon simple de créer de la demande sera tout simplement de vendre à l’État qui ensuite taxera les gens. Vous savez que dans l’économie néoclassique, on nous dit que nos besoins sont satisfaits en exerçant notre choix, eh bien, maintenant, dans cette période de pandémie nous n’aurons plus le choix !
     
    Dès que vous parlez de Bill Gates sur Internet, ce que j’ai fait à plusieurs reprises dans mes émissions Michel Midi, eh bien, dans les dix secondes, quelqu’un lance : « Bill Gates utilise les vaccins pour éliminer une partie des pauvres ». Pensez-vous que cette théorie du complot se trompe de débat ?
    Oui. Je n’ai aucun doute que Bill Gates est probablement assez malthusien, comme, je pense, la plupart des riches. Historiquement le meilleur moyen de blâmer les pauvres pour leur misère des pauvres, a toujours été de dire qu’ils sont trop nombreux, n’est-ce pas ? Si vous voyez ne serait-ce qu’un pauvre dans un contexte de riches, il est de trop, il ne devrait même pas être présent. Cela a toujours été ainsi et je ne doute pas que Bill Gates est un malthusien tranquille, qui pense que le monde irait mieux avec seulement la moitié de sa population.

    Quoi qu’il en soit, je ne pense pas qu’il se soucie vraiment du bien-être du monde, que ce soit avec plus ou avec moins de population. Ce qui lui importe, c’est comment créer plus de possibilités de profit. Tous les écrits sur Bill Gates et son organisation, basés sur des recherches sérieuses, le confirment : Bill Gates n’est plus un homme d’affaires, il tente aujourd’hui de résoudre le problème de la demande pour les grandes entreprises. Sa Bill and Melinda Gates Foundation et d’autres semblables réunissent PDG et gouvernements, ils concluent des accords entre eux et c’est ainsi que les entreprises vont survivre.

    Marx et Engels avaient estimé que la montée du capitalisme industriel éliminerait les effets du passé féodal comme le propriétaire foncier et le prêt d’argent, ainsi ces formes d’intérêts rentiers seraient supprimés une fois pour toutes. En réalité l’intérêt rentier renaît sous une forme beaucoup plus large et puissante, l’intérêt des rentiers est maintenant devenu le grand levier sous lequel nous vivons. Il prive notre économie productive de tout son pouvoir, il l’utilise simplement, vous savez, comme un parasite installé sur son hôte. Et dans ce scénario, bien sûr, le parasite tue l’hôte.
     
    Mon ami Johan Hoebeke m’explique que chaque fois que Bill Gates donne de l’argent, il prépare en fait de futurs investissements…
    Exactement. Comme Ronald Reagan aimait à le dire : « Un déjeuner gratuit, ça n’existe pas ». Vous pensez qu’il vous donne quelque chose pour rien, mais en fait cela prépare le profit futur. Il est remarquable de voir à quel point l’ancienne règle de droit selon laquelle les transactions devraient être exemptes de conflits d’intérêts a tout à fait disparu. Aujourd’hui, ils font ces études où ils classent les pays, en particulier ceux du tiers monde, en fonction de leur corruption. Mais la seule différence entre un pays du tiers monde et un pays comme les États-Unis ou le Canada est qu’ici la corruption est ouvertement légale. Il est parfaitement légal pour Bill Gates de rencontrer Trudeau ou Trump ou Boris Johnson, et de conclure un accord avec eux. C’est de la pure corruption, mais tout le monde l’accepte. L’organisation Transparency International ne considère pas le Royaume-Uni comme un des pays les plus corrompus du monde, c’est pourtant la réalité que nous vivons.
     
    Examinons l’activité concrète de Bill Gates, il dit qu’il fait de l’humanitaire contre la faim dans le monde, il est dans la finance et dans les entreprises pharmaceutiques, les vaccins, dans la santé en général…
    Le modèle que Bill Gates voudrait imposer à tous les pays, c’est essentiellement la médecine intensive en capital : tous les dollars doivent être disponibles pour les firmes des soins de santé : que ce soit dans un système public ou privé, ça n’a pas d’importance.
     
    C’est un grand marché !
    Les dollars disponibles pour les soins de santé devraient aller à l’achat de ces médicaments très chers et à ce matériel médical sophistiqué : donc aux intérêts privés. Le but n’est pas de produire une meilleure santé, mais de créer un marché pour les produits de ces entreprises. Qu’elles construisent des hôpitaux, dirigent des hôpitaux, fournissent des hôpitaux, cela n’a pas d’importance.
     
    Cet énorme nouveau marché, c’est une grande partie du budget des États…
    Exactement. Sous couvert de l’argument du bien-être. Par exemple, nous le savons tous, les États-Unis ont un système de santé privé. Vous devez acheter les soins de santé dont vous avez besoin, mais par le biais d’une compagnie d’assurance qui fait ensuite plus d’argent sur vous, c’est son business… Les États-Unis sont ceux qui dépensent le plus de capital pour sur la santé et ils sont parmi ceux qui ont les pires résultats et des résultats très moyens pour le segment inférieur de la population. Aux USA, vous trouvez souvent des conditions de santé du tiers monde. Des pays pauvres comme Cuba et le Vietnam ont de meilleurs résultats pour la santé.

    Donc, l’accent mis sur la médecine intensive de capital, la médecine lucrative, signifie que les résultats pour la santé sont mauvais. Je veux dire qu’un système de santé publique est vraiment nécessaire. Tout au long de la période néolibérale, nous avons réduit le personnel formé et embauché de plus en plus de personnel non formé. Cela signifie que nous n’avons pas les ressources humaines vraiment nécessaires pour produire de bons soins de santé, car ce n’est pas le modèle proposé par Bill Gates.

    Prenez la pandémie actuelle, voyez la très forte différence avec les pays qui ont bien réagi : la Chine, Cuba, le Vietnam, l’État indien du Kerala, etc. Ils ont investi dans une véritable épidémiologie à grande échelle : dès que vous apprenez qu’il y a un cas, alors un important personnel formé se rend sur place, va tracer ses contacts, les isoler et aussi soutenir ces gens ! Parce que si vous vous contentez d’enfermer quelqu’un, alors il va essayer de trouver une issue. Mais si vous dites : « Regardez, nous avons besoin que vous soyez loin de votre famille, de votre travail pour un nombre x de jours, mais nous vous traiterons et nous veillerons à ce que votre famille ne souffre pas des conséquences économiques de votre absence », alors, les gens le feront volontiers, n’est-ce pas ?
     
    Vous voulez dire que la clé est une médecine sociale ?
    Exactement. Une véritable épidémiologie à grande échelle, ça commence par des équipes qui doivent se déplacer, parfois à pied, pour trouver ces personnes. Aujourd’hui, nous n’avons absolument pas la médecine à forte intensité de travail social dont nous avons besoin. À la place, nous avons cette médecine intensive capitaliste antisociale.
     
    Bill Gates affirme aussi lutter contre la faim…
    Les organismes génétiquement modifiés (OGM) et toutes ces autres cultures à forte intensité de capital dont Bill Gates et d’autres font la promotion partout dans le monde, cela mène en fait, dans des pays comme l’Inde, à des suicides d’agriculteurs. Parce que les agriculteurs sont incités à adopter ces techniques, ils en deviennent dépendants, elles sont très chères. Mais vous savez que les prix des matières premières fluctuent beaucoup et que les agriculteurs s’endettent. Et, contrairement aux gens qui nous ont fait plonger durant la crise financière de 2008, ces pauvres agriculteurs, eux, assument la responsabilité personnelle de pour leurs dettes qui très souvent causent leur suicide. Et puis, avec ces horribles produits chimiques, en les ingérant, c’est souvent ainsi qu’ils meurent. Donc, ce type d’agriculture que Bill Gates promeut n’arrête pas la faim, il va l’augmenter, car il supprime nos cultivateurs.
     
    Bill Gates est aussi intervenu dans la finance avec le « micro-crédit »…
    La finance, c’est très intéressant. Au début des années 2000, Muhammad Yunus est devenu très célèbre avec ces microprêts, ce microcrédit… Ce qu’ils ont appelé « inclusion financière » est vraiment un moyen de ramener principalement les plus pauvres des pauvres et leurs maigres revenus dans le filet de la dette. Là où les grands capitalistes peuvent profiter de ces maigres revenus pour réaliser un profit. Car, en leur accordant un petit prêt, ils font un profit. Il n’y a pas eu d’inclusion financière. Cela a permis à Bill Gates de promouvoir cette grande catastrophe de démonétisation…
     
    En novembre 2016, le Premier ministre Modi est passé à la télévision en déclarant que tous les billets, sauf les plus petites coupures, étaient « démonétisés » avec seulement quatre heures de préavis. On ne pouvait plus payer avec eux, il fallait les apporter à la banque. Cela a conduit à des jours de chaos dans un pays où la moitié de la population n’a même pas de compte bancaire et où 90 % des paiements sont effectués en espèces.
    Ce sont en fait des moyens de piéger les agriculteurs à bas revenus pour les mettre dans le filet des grandes institutions financières.
     
    La montée de ce nouveau type de capitalisme, est-ce un signe que les temps sont très difficiles pour les néolibéraux traditionnels ?
    Je pense que oui, en fait. Vous avez mentionné les théories du complot, j’ai des amis enclins à croire certaines d’entre elles, je ne doute pas que leurs raisons soient très correctes, en tout cas, ils pensent que cette réaction à la pandémie est excessive, que c’est juste une excuse pour que l’État augmente son contrôle et sa surveillance sur nous tous. Et là, je ne doute pas que les États du monde entier en profitent pour le faire. Là où mon avis diffère du leur, c’est que les forces du grand capital, les politiciens qui sont dans leurs poches et l’État feront tout pour promouvoir les résultats qui leur sont favorables. Pour promouvoir ce modèle que j’appelle le capitalisme pseudo-philanthropique ou le néolibéralisme.
     
    Y parviendront-ils ?
    C’est loin d’être garanti. Parce que les choses se sont vraiment dégradées partout. Dans cette pandémie, personne n’écrit ce scénario. Les États-Unis sont aujourd’hui devenus ingouvernables en partie à cause de la nature de la réponse à la pandémie.
     
    Pourquoi les économies néolibérales se sont-elles écroulées de cette façon en devant fermer leurs entreprises ?
    La raison est très simple : au cours des quarante dernières années, la capacité de leur système de santé publique à faire face à tout cela a été complètement mise de côté en faveur d’une médecine intensive en capital. Et aussi parce que la capacité de l’État a disparu. Lorsque la Chine a été confrontée à la pandémie, son État avait suffisamment de capacité pour mobiliser : confinement de Wuhan, confinement du Hubei, création d’infrastructures comme les hôpitaux supplémentaires. Traitement du problème de manière décisive et rapide.
     
    En Occident, nous n’avons pas cela. Et nous avons un autre problème, constaté avec l’élection de Trump et de Johnson. Madame Merkel s’en est bien sortie, mais auparavant, comme vous le savez, elle avait également perdu une partie de sa légitimité politique avec une crise gouvernementale. Mais face au virus, l’Allemagne a connu une meilleure situation, car elle a conservé une grande partie de sa capacité à faire une médecine publique… Presque toutes les autres sociétés occidentales ont dû subir cette déchéance, car elles n’avaient pas la capacité de faire autrement. Alors elles ont dû utiliser un gros marteau au lieu d’un très fin scalpel. Quoi qu’il en soit, ce scénario n’est sous le contrôle de personne, car le capitalisme néolibéral est en crise. Alors les gens diront : « Nous aurons une autre forme de capitalisme », mais je dis, non, le capitalisme néolibéral est la seule forme de capitalisme possible en ce moment. Tout le reste sera le début d’un « non-capitalisme ». Du socialisme, j’espère ! Bien que vous pourriez avoir d’autres formes…
     
    En fait, tout le monde est maintenant socialiste en Europe ! Tout le monde dit : « Vive l’État, la fonction publique, les travailleurs ! »
    Oui. Mais ces voix qui semblent très socialistes se divisent en deux. La plus grande partie se lancera dans un capitalisme pseudo-philanthropique. Donc en collaboration avec les grandes sociétés privées. En fin de compte, nous le paierons, pour des produits de valeur douteuse et les énormes profits que les capitalistes en tireront.

    Seul un très petit nombre parlera autrement. Nous devons avoir des instruments politiques populaires au pouvoir, qui réalisent ce que le capitalisme n’est plus capable de faire. Premièrement, sauver la société de la pandémie. Deuxièmement, mettre en place une société différente. Tout le monde sait que l’ancien modèle n’est plus légitime. La pandémie l’a montré, tout le monde le sait : nous ne pouvons pas revenir à ce vieux capitalisme néolibéral, car c’est l’inégalité, le racisme, le sexisme, il n’a pas généré de bons emplois du tout, il a généré des emplois de merde pour les personnes marginalisées, etc.

    Il est clair aujourd’hui que le néolibéralisme sape le système de santé. Dans ce contexte, le capitalisme doit être pseudo-philanthropique : « Nous allons résoudre tous ces problèmes, nous allons vous donner une nouvelle forme de capitalisme ». Mais en réalité, ce sera juste une nouvelle forme de néolibéralisme : une forme de capitalisme avec un équilibre politique entre les mains du capital des entreprises privées. Lesquelles vont utiliser tous les moyens possibles – principalement ceux de l’État – pour augmenter leurs bénéfices. C’est là que le capital veut nous emmener…
     
    Et pour s’y opposer ?
    La seule façon de s’y opposer réside dans les forces politiques. Elles peuvent être initialement petites, mais je pense qu’elles peuvent aussi grandir très rapidement. Des forces politiques qui comprennent qu’il ne faut pas perpétuer les anciennes conditions. Vous ne devez pas abandonner le pouvoir aux grandes sociétés. Comprenez que ces sociétés sont si grandes et si lucratives qu’elles ont conquis des secteurs de la société qui sont des monopoles naturels. Si vous fournissez de l’électricité, de l’eau, des services de santé, des transports, si vous exploitez des ressources naturelles, ce sont tous des monopoles naturels : ne doivent-ils pas être entre les mains du public ? Aujourd’hui, nous avons une capacité sans précédent à gérer toutes ces choses grâce à la sophistication des technologies de l’information et de la communication. En réalité, toutes ces grandes entreprises sont déjà des économies géantes planifiées.
     
    « Planifiées » ! Un gros mot, nous dit-on… Pensez-vous que la seule raison pour laquelle la majorité des gens ne veulent pas passer du capitalisme à une autre société, c’est parce que les capitalistes ont réussi à les convaincre qu’il n’y a pas d’alternative ?
    Oui. Eh bien, aujourd’hui, je ne suis plus sûr que les gens croient qu’il n’y a pas d’alternative. Au Canada par exemple, un sondage récent montre que la population penche de plus en plus vers des choses ouvertement socialistes. Y compris la propriété publique des monopoles.
     
    La Fondation Bill Gates n’est pas la première dans l’histoire du capitalisme US. Celles de Rockefeller, Ford et Carnegie ont déjà joué un rôle important dans le capitalisme ?
    Absolument. Le théoricien marxiste italien Gramsci a décrit à quel point le constructeur Henry Ford avait essayé de contrôler la vie de ses travailleurs jusqu’à leurs types de divertissements. Les capitalistes ont toujours été intéressés à façonner la société. Oui, ces fondations ont toujours joué un très grand rôle dans tous les pays. Mais aux États-Unis, c’est une très forte tradition. Dans ce soi-disant modèle philanthropique, la philanthropie devient simplement un moyen pour les entreprises capitalistes de modeler les sociétés comme ils le souhaitent. Oui, c’est une longue tradition, contrôlée aujourd’hui par des sociétés plus grandes que jamais. Leur pouvoir sur les gens est encore plus important. Les sociétés sont devenues si puissantes qu’elles dominent les gouvernements.
     
    La Fondation Bill Gates a quelque chose de plus. C’est encore un pas supplémentaire par rapport aux fondations précédentes et son rôle est beaucoup plus large.
    Oui. Son rôle est beaucoup plus important à cause de la faiblesse du capitalisme. Il ne survivra que si la Fondation Bill Gates et d’autres semblables réussissent à créer une sorte de capitalisme philanthropique. Bill Gates est plus important que les fondations des Rockefeller et des Ford. À leur époque, le capitalisme en était encore à une phase relativement expansive, il était encore productivement dynamique. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.
     
    Les médias européens défendent très fortement Bill Gates, tout comme George Soros. Ils mettent en avant la fameuse théorie du complot « Bill Gates veut éliminer une partie de l’humanité ». Mais ainsi ils cachent le rôle essentiel de Bill Gates, pas du tout philanthrope. Pourquoi ce silence ?
    Quelque chose de très décisif s’est produit au cours des cent cinquante dernières années pour les classes intellectuelles et professionnelles dont les médias sont un élément très important. Ces classes ont perdu leur sens moral, leur sens politique. Il fut un temps où être intellectuel c’était être de gauche ; aujourd’hui, c’est loin d’être le cas. Tous les partis ont été repris par les classes moyennes professionnelles. Cependant, celles-ci ont déplacé les partis de droite vers la droite, mais elles n’ont pas déplacé les partis de gauche vers la gauche, mais bien également vers la droite. Les phénomènes Blair, Schröder, Bill Clinton, etc. Leurs actions suivent fondamentalement leurs intérêts économiques. Ces classes moyennes professionnelles de droite et de gauche forment maintenant un seul establishment et c’est pourquoi ce mécontentement contre tant de décennies de néolibéralisme a – jusqu’à présent en tout cas – été capitalisé par des forces différentes. Trump et Johnson sont venus d’ailleurs.

    La classe moyenne a perdu son sens critique. C’est pourquoi tous ces médias stéréotypés et mous utilisent l’expression « théorie du complot » et la lancent à quiconque pose simplement des questions. Où est passé notre droit de poser des questions ?
     
    Pour conclure, que suggérez-vous aux progressistes pour lutter contre les illusions sur Bill Gates ?
    => Le plus important est d’être en contact avec les gens ordinaires. Marx et Engels et d’autres intellectuels de la Deuxième Internationale ne se sont pas contentés de faire des déclarations incendiaires sur la classe ouvrière, non, ils ont travaillé avec la classe ouvrière. Je pense que nous devons nous reconnecter avec le mouvement des travailleurs. Y compris les plus marginalisés, car les syndicats dans la plupart des pays sont aussi devenus des organisations relativement élitistes. Nous devons donc aller au-devant des citoyens ordinaires et soutenir intellectuellement leurs mouvements. Je pense que c’est l’élément clé.

    Quand Marx et Engels écrivaient, il n’y avait en fait pas de partis au sens où nous l’entendons aujourd’hui. Quand ils utilisaient le mot « parti », ils se référaient aux courants intellectuels. En tout cas, pour notre courant intellectuel, nous devons nous démarquer clairement de ces discours qui préparent le terrain au capitalisme pseudo-philanthropique. La clé, c’est de briser le fonctionnement de ces sociétés en « autorégulation » ; nous devons les remettre sous réglementation. Et surtout reparler de choses comme la propriété publique. Reparler du contrôle des capitaux, reparler de l’appropriation par l’État de tout le système financier. L’argent est une fonction d’État, il n’y a absolument pas besoin d’avoir un secteur financier privé. Ou alors il doit être si fortement réglementé qu’il devra se comporter comme un instrument public.

    Permettez-moi d’exposer une autre idée sur laquelle je vais probablement écrire. La gauche a également eu son propre néolibéralisme. Avec deux facteurs très importants.
    1. Un scepticisme total sur la planification et le contrôle de l’État.
    2. Un scepticisme complet sur les partis. Au lieu de planifier, on répand aujourd’hui l’idée que nous allons créer une sorte d’économie décentralisée de coopératives et de petits travailleurs collectifs sans planification globale. C’est justement ce que Marx critiquait dans le travail de Proudhon. Nous devons rejeter ce proudhonisme et l’idée qu’une économie moderne pourrait se passer de planification. Non, la planification est toujours nécessaire. Oui, vous pouvez la rendre démocratique, vous pouvez la décentraliser, vous pouvez faire toutes ces choses merveilleuses, mais il doit y avoir une sorte de planification globale !

    La deuxième illusion est que nous n’aurions pas besoin de partis. Non, nous devons avoir des partis. Encore une fois, ils peuvent être plus démocratiques, ils peuvent être responsables devant la base, etc. Mais sans une force politique capable de contrer tout ce dont dispose la classe capitaliste avec l’État, sans un instrument pour rompre ce lien et réorganiser massivement l’État en quelque chose de complètement différent, en serviteur du peuple, nous n’irons pas très loin.

    Voilà ce que nous devons garder à l’esprit pour sortir de ce terrible gâchis.

    Michel Collon & Radhika Desai . Professeure de politique à l’université de Manitoba au Canada. Auteure de Geopolitical Economy : After US Hegemony et de Globalization and Empire.
    Extrait du tome 2 de Planète malade de Michel Collon. Le tome 1 analyse d’autres aspects de Bill Gates.

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    Source : https://www.investigaction.net/fr/bill-gates-un-capitalisme-philanthropique-entretien-avec-radhika-des

  • Les bonnes - et moins bonnes - affaires de Bernard-Henri Lévy Jamal Henni

    “Je n’ai, pas plus aujourd’hui qu’hier, de sympathie particulière pour ce fameux capitalisme généralisé, totalisé, déchaîné, qu’on appelle mondialisation des échanges et de la production”, assure Bernard-Henri Levy dans son dernier livre, Sur la route des hommes sans nom, paru le 5 mai. Pourtant, ce capitalisme assure la fortune et le train de vie du philosophe millionnaire. L’origine de cette fortune est connue : elle provient de la Becob, une société de négoce de bois créée par son père, André. Lorsque le patriarche décède, le 8 novembre 1995, la famille décide dans un premier temps de conserver l’entreprise, qui réalise alors 450 millions d’euros de chiffre d’affaires. Deux semaines après son décès, lors d’un conseil de surveillance, BHL rend hommage à son père qui “avait préparé sa succession avec beaucoup de sagesse [...] en associant son fils à ses décisions” (André avait notamment nommé BHL vice-président du conseil de surveillance). Le fils aîné promet alors de “mettre tout en oeuvre pour assurer le maintien du l’identité de la Becob ainsi que sa prospérité. C’est de cette façon qu’il entend rester fidèle à la mémoire de son père”, indique le procès-verbal.


    Mais, deux ans plus tard, la famille change d’avis. Elle cède les 76,9% qu’elle détient dans la Becob à Pinault Bois et Matériaux, une filiale du groupe PPR (devenu aujourd’hui Kering). Montant de la cession : 49,2 millions d’euros, indiquent les comptes. La famille aurait touché une cinquantaine de millions d’euros supplémentaires en vendant aux Pinault d’autres actifs (immobilier, filiales à l’étranger…), à en croire le livre Une imposture française de Nicolas Beau et Olivier Toscer.

    Ce pactole était en partie logé dans une holding familiale baptisée Finadeux. Son capital était réparti en trois parts à peu près égales entre les trois enfants d’André Levy : Bernard-Henri, Philippe et Véronique. Mais des désaccords apparaissent avec la soeur, qui remet en cause la stratégie de Finadeux. Finalement, en 2002, un accord est trouvé selon lequel les deux frères rachètent les actions de leur soeur. Mais ils expliquent à leur soeur que les actifs de Finadeux ne sont pas liquides, ce qui entraîne une décote de sa valorisation, qui s’élève à seulement 17,5 millions d’euros (pour 100% du capital). Mais le fisc, examinant la transaction, estime que les deux frères ont été plutôt pingres, et que Finadeux vaut en réalité presque le double (29,5 millions d’euros). BHL fait alors un recours devant la commission de conciliation du fisc, qui valorise Finadeux à 26,2 millions d’euros, et inflige un redressement de 169.576 euros aux frères Levy. Toujours trop pour BHL, qui conteste ce redressement devant le tribunal de grande instance de Paris, qui, sur la base d’une expertise, valorise finalement Finadeux à 23,6 millions d’euros, et réduit donc le redressement fiscal à 119.400 euros.

    Finadeux est ensuite absorbée par une autre holding baptisée Finaquatre, puis une autre baptisée BPL Finances. En 2008-09, BHL sort à son tour du capital, empochant à cette occasion 12 millions d’euros de cash. Toutefois, les statuts prévoient qu’il continue à toucher 20% des bénéfices en échange de “l’apport de ses compétences professionnelles, son crédit et son concours, à concurrence de 50 heures par mois”. L’an dernier, BHL a finalement repris 12,5% du capital de BPL Finances pour 347.500 euros.

    Entretemps, la fortune familiale n’a pas dormi sur un compte en banque. Selon les informations réunies par Capital, elle a été investie dans des entreprises les plus variées, en France et en Grande-Bretagne.

    Dans ces investissements, BHL a pu profiter des bons conseils de ses nombreuses relations dans le CAC 40 et ailleurs. A son mariage avec Arielle Dombasle étaient ainsi invités Liliane Bettencourt et Jean-Luc Lagardère, dont il fera plus tard l’éloge funèbre. Il revendique aussi son amitié avec François Pinault, Alain Minc, Jean-Baptiste Descroix-Vernier... A la soirée des 20 ans de sa revue La règle du jeu https://laregledujeu.org/2010/12/02/3558/anniversaire-de-la-regle-du-jeu-les-dessous-de-la-fete , ont aussi assisté Xavier Niel, Pierre Bergé, Françoise Bettencourt, Maurice Levy, Serge Weinberg, François Henrot, Anne Méaux…

    L’industrie : un éclectisme profitable
    En 2000, BHL investit d’abord 685.000 euros dans Jaber’s Negoce, une société qui exporte sucre, farine ou riz vers l’Afrique, et créée par un négociant d’origine libanaise, Abbas Jaber. BHL revend ses parts quelques années après, pour une somme estimée à 430.000 euros. Depuis, Jaber’s Negoce s’est rebaptisé Advens et a racheté les Grands moulins de Strasbourg et Geocoton, un des principaux producteurs de coton en Afrique.

    En 2001, BHL crée une nouvelle société aux initiales de son père André, AL Industries, pour investir dans le rachat de Picard, aux côtés du fonds britannique Candover, Claude Bébéar, Louis-Jean de Nicolay (futur sénateur LR), Bertrand Collomb (PDG de Lafarge), Richard Ortiz (héritier du groupe propriétaire de Miko et Vivagel), et une mystérieuse société panaméenne, Interinvest Atlantic Inc. BHL prend un petit ticket (1,55 million d’euros) dans le rachat par LBO (leverage buy out) de la chaîne de surgelés, alors valorisée 920 millions d’euros. A peine trois ans plus tard, Picard est revendu au fonds BC Partners sur une valorisation de 1,3 milliard d’euros. La société de BHL empoche alors 2,3 millions d’euros de dividendes.

    A partir de 2006, AL Industries investit 2,3 millions d’euros dans Candover 2005 UK n°1 LP https://find-and-update.company-information.service.gov.uk/company/LP010583 , un véhicule immatriculé à Guernesey du fonds britannique Candover. L’investissement se fait par l’intermédiaire d’une société belge, CPIW SA, qui compte aussi pour actionnaires Richard Ortiz, Philippe Beaufour (héritier des laboratoires Ipsen), et une autre panaméenne, Alca Investors Corp. Las ! La crise éclate juste après. “Les investisseurs de Candover 2005 ont perdu environ 45% de leur mise”, indique à Capital Cyrille Chevrillon, à l’époque directeur général de Candover.

    Enfin, en 2017, BHL rachète 25% de Sanotech, une chaîne de salles de sports à l’enseigne Bodyhit (ex-Bodytec club), spécialisée dans l’électrostimulation. Créée par Kevin Sanson, un coach sportif certifié, la société se développe rapidement, revendiquant aujourd’hui 110 salles franchisées dans toute la France. Sur l’exercice clos fin juin 2019, elle a réalisé un bénéfice de 141.050 euros sur un chiffre d’affaires de 1,4 million d’euros.

    L’immobilier : plutôt du flair
    BHL a aussi fait de bonnes affaires dans l’immobilier. Il a longtemps habité dans le quartier de Saint Germain des Prés à Paris dans un appartement de 350 m², dont il est locataire à partir de 1994 (pour 6.860 euros par mois), puis qu’il achète pour 2,6 millions d’euros en 2004. Cinq ans plus tard, l’appartement est valorisé 5,4 millions d’euros dans la déclaration d’ISF de BHL pour 2009. Lors d’un contrôle, le fisc estime que le pied à terre vaut plutôt 6,2 millions d’euros, et inflige un redressement de 26.830 euros à notre philosophe. Ce dernier conteste l’addition devant le tribunal de grande instance, puis la cour d’appel, mais en vain… Finalement, l’appartement est revendu en 2010 pour 7,1 millions d’euros. Entre-temps, en 2001, BHL a acheté un second appartement dans le quartier pour 680.000 euros.

    En 2012, notre philosophe migre dans le 8ème arrondissement de Paris, à deux pas de l’Elysée. Il y achète un pied à terre pour 2,9 millions d’euros, qu’il hypothèque ensuite pour 4,55 millions d’euros.

    BHL affectionne aussi Saint Paul de Vence, où il achète en 2002 une vaste demeure à une famille de la région, qui elle-même l’avait achetée en 1971 via un montage fictif mis en place pour tromper le fisc. Montant du rachat : pour 1,6 million d’euros. Mais la famille se déchirera jusqu’à la cour de cassation https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000021999851 pour savoir qui doit encaisser ce chèque… Entretemps, notre philosophe a revendu cette villa en 2014 pour 4 millions d’euros.

    Dernière terre de prédilection : le Maroc. A Marrakech, en 1998, BHL rachète à Alain Delon le palais de la Zahia https://www.wsj.com/articles/an-exclusive-tour-of-a-french-iconoclasts-moroccan-getaway-1505210280 , un riad ayant appartenu autrefois à John Paul Getty Jr. Montant de la transaction : 2 millions d’euros, selon les déclarations de BHL à Nicolas Beau et Olivier Toscer.

    A Tanger, il rachète en 2000 un palais maure de 620 mètres carrés, qui a aussi servi de maison close. Il le fait ensuite redécorer par Andrée Putman. En 2017, il remet en vente la demeure pour 6 millions d’euros. “J’ai trop de maisons à travers le monde”, explique-t-il https://www.bloomberg.com/news/articles/2017-07-03/bernard-henri-l-vy-puts-7-million-tangier-mansion-on-the-market alors. La vente n’a visiblement toujours pas abouti, car l’annonce https://www.prestigeinternational.fr/tanger/villa_putman est toujours en ligne sur plusieurs sites.

    A côté de ces placements fructueux, BHL a aussi investi dans divers projets culturels lui tenant à coeur, le plus souvent en pure perte, mais qui pourrait l’en blâmer ? Heureusement pour lui, les montants investis étaient beaucoup moins élevés.

    La presse : des investissements à perte
    En 1975, BHL lance avec Michel Butel un quotidien baptisé l’Imprévu, financé par son père André. La diffusion s’effondre rapidement, tombant de 25.730 à 2.524 exemplaires sur Paris. L’aventure s’arrête donc au bout de onze numéros. Elle a coûté 3 à 4 millions de francs, selon la biographie BHL de Philippe Cohen.

    Dix ans plus tard, en 1985, BHL participe au mensuel Globe de Georges-Marc Benamou, dont il est un des contributeurs, mais aussi un actionnaire : il avait investi 3.800 francs pour 38% du capital. Le mensuel s’arrête en 1992, mais est relancé l’année suivante sous forme d’hebdomadaire par de riches mécènes (GAN, Crédit lyonnais, famille Vuillème...), qui rachètent notamment la marque aux actionnaires initiaux. Selon Nicolas Beau et Olivier Toscer, BHL touche à cette occasion 7,6 millions de francs.

    En 1990, BHL crée une revue baptisée La règle du jeu. Sa publication est ensuite reprise par une maison d’édition créée par BHL en 2001, LDL Editions, rebaptisée La règle du jeu SARL. A fin 2017, cette société a cumulé 248.042 euros de pertes, et affiche des capitaux propres négatifs de -240.043 euros. En 2013, BHL a cédé 25% du capital à la rédactrice en chef de la revue, Maria de França e Sila, pour un euro symbolique. Parallèlement, la revue est aussi financée par le groupe Lagardère au titre du mécénat d’entreprise (le groupe d’Arnaud Lagardère édite aussi les livres de BHL, via sa filiale Grasset).

    En 2008-09, BHL investit dans Libération, aux côtés notamment d’Edouard de Rothschild, et Carlo Caracciolo. Le philosophe apporte 113.300 euros à une holding baptisée Refondation, qui devient le principal actionnaire du quotidien. Il rentre aussi au conseil de surveillance. Mais l’argent de Refondation est rapidement absorbé par les pertes récurrentes du quotidien. En 2014, Refondation est diluée à zéro au profit de Bruno Ledoux.

    En 2011, BHL investit 20.000 euros dans le site Owni. Il raconte https://bernard-henri-levy.com/il-faut-sauver-le-soldat-shalit-pierre-olivier-sur-et-la-nouvell ainsi l’épisode : “son patron, Nicolas Voisin, fait savoir, un beau matin, que sa société est en péril. Sur quoi me vient une idée. Une idée simple. Très simple. Mais qui va marcher. L’idée est de partager la charge [entre] quelques-uns des partenaires, ou des rivaux bons camarades, ou parfois des lecteurs du site menacé. Et c’est ainsi que s’opère la levée de fonds la plus fraternelle et, sûrement, la plus rapide de l’histoire de l’Internet. De Xavier Niel à Marc Simoncini et Jean-Baptiste Descroix-Vernier, de Patrick Bertrand à Stéphane Distinguin ou au patron de Wikio [Pierre Chappaz], tous les emblèmes du Net sont là – et le fait est, oui, qu’Owni est tiré d’affaire”. Mais les 200.000 euros ainsi levés ne suffiront pas, et Owni sera liquidé un an et demi après.

    Le cinéma : des films d’auteur coûteux au succès d’estime
    En 1993, BHL crée les Films du lendemain, une société détenue à 50/50 par la famille Levy et Artémis, le family office de la famille Pinault. Fin 2012, la société est revendue pour un euro symbolique à sa directrice générale, Kristina Larsen. Dans l’intervalle, la société, présidée par BHL en personne, a englouti 809.255 euros de capitaux, et cumulé 530.000 euros de pertes. Cet argent a servi à produire 25 films, dont une partie à la gloire du philosophe : son film de fiction Le jour et la nuit, son documentaire Bosna !, l’adaptation de son livre American vertigo, un documentaire sur sa maison de Tanger, et quelques films mettant en valeur Arielle Dombasle : le Temps retrouvé, les Âmes fortes, les Infortunes de la beauté et Gradiva. Pour le reste, les Films du lendemain ont surtout produit des films d’auteur aux budgets confortables. Mais les trois quarts des long-metrages produits ont réalisé moins de 100.000 entrées en salles. Et un seul, Lady Chatterley de Pascale Ferran, a remporté une récompense notable (César du meilleur film).

    La mode et la musique : les coups de coeur d’Arielle
    BHL s’est aussi associé à deux proches de son épouse Arielle Dombasle.

    En 2008, BHL investit 100.000 euros dans les Éditions Darré, la société de Vincent Darré, un styliste devenu décorateur. C’est un vieil ami d’Arielle Dombasle : il a dessiné sa robe de mariage puis a été directeur artistique des films réalisés par la blonde sylphide. A fin 2018, les Éditions Darré ont cumulé 338.576 euros de pertes.

    BHL s’est aussi associé avec Matthieu Tarot, le manager et producteur d’Arielle Dombasle, pour produire les disques de son épouse. Les deux hommes ont créé deux maisons de disques baptisées Tempest Music. La première, une société britannique détenue à 49% par Matthieu Tarot, a été créée en 2004 et a été dissoute en 2016, après avoir cumulé 38.000 livres de pertes. La seconde, une société française détenue à 50% par Matthieu Tarot, a été créée en 2007 et liquidée en 2015, après avoir perdu 17.955 euros cumulés.

    Contacté, l’avocat de BHL Olivier Cousi n’a pas souhaité faire de commentaires. Pour leur part, Abbas Jaber, Kevin Sanson et Vincent Darré n’ont pas répondu.
    Les résultats des Films du lendemain (en kE) => https://www.capital.fr/entreprises-marches/les-bonnes-et-moins-bonnes-affaires-de-bernard-henri-levy-1403144

    Les sociétés de Bernard-Henri Levy
    • Finadeux Création : 1979. Fusion avec Finaquatre en 2006. Actionnaires en 2002 : Bernard-Henri Levy (34,9%), Philippe Levy (32,7%) et Véronique Levy (32,4%). Valeur nette comptable : 46 millions d’euros en 2006. Participations : Becob, les Films du Lendemain, LDL Editions, AL Asset Management, PL Finances, SCI Aurelia (appartement à Saint Germain de Prés), ADSI (maison à Saint Paul de Vence)
    • Finatrois Création : 1998. Actionnaire : Bernard-Henri Levy (97,5%)
    • Finaquatre Création : 1999. Fusion avec BPL Finances en 2010. Actionnaires : Bernard-Henri, Philippe et Véronique Levy. Valeur nette comptable : 31 millions d’euros en 2010. Participations : les Films du Lendemain, La règle du jeu (ex-LDL Editions), AL Asset Management, PL Finances, SCI Aurelia, ADSI
    • BPL Finances Création : 2002. Actionnaires : Philippe Levy (99% de 2010 à 2020, 87,5% depuis 2020), Bernard-Henri Levy (12,5% depuis 2020). Participations : les Films du Lendemain, La règle du jeu, AL Asset Management, PL Finances, SCI Aurelia, ADSI, Sanotech
    • PL Finances Création : 2000. Dissolution : 2011. Actionnaires : Finadeux, puis Finaquatre, puis BPL Finances (99%). Participations : Jaber’s Negoce
    • BL & PL Ltd (ex AL Asset Management Ltd) Société britannique. Création : 1998. Actionnaire : Finadeux, puis Finaquatre, puis BPL Finances (100%). Actifs : 8 millions de livres fin 2019. Participations : AL Industries, PL Asset Management
    • PL Asset Management Ltd Société britannique. Création : 2002. Dissolution : 2016. Actionnaire : AL Asset Management (100%). Participation : Tempest Music Ltd
    • AL Industries Création : 2001. Dissolution : 2015. Actionnaire : AL Asset Management (100%). Participations : Picard, CPIW, Refondation (Libération), Editions Darré, Tactilize (Owni)
    • Levy Institute (ex Levy Consulting) Création : 2018. Actionnaire : Bernard-Henri Levy (100%)

    Source : https://www.capital.fr/entreprises-marches/les-bonnes-et-moins-bonnes-affaires-de-bernard-henri-levy-1403144

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