• Hantavirus : un touriste ayant transité en France en juillet a été déclaré positif et isolé en Espagne, annonce le ministère de la santé
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/08/06/hantavirus-un-touriste-ayant-transite-en-france-en-juillet-a-ete-declare-pos

    Hantavirus : un touriste ayant transité en France en juillet a été déclaré positif et isolé en Espagne, annonce le ministère de la santé
    Ce patient, qui avait peu de symptômes, n’en « présente plus » aujourd’hui et « toutes les mesures » sont mises en place pour « retracer les étapes » de son parcours, a assuré le ministère.
    Le Monde avec AFP
    Un nouveau cas de hantavirus de la souche des Andes a été détecté chez une personne franco-argentine ayant transité par la France durant la deuxième quinzaine de juillet, à l’occasion d’un « voyage touristique », avant d’être isolée « avec sa famille en Espagne », a annoncé, jeudi 6 août, le ministère de la santé français.Ce patient, qui avait peu de symptômes, n’en « présente plus » aujourd’hui et « toutes les mesures » sont mises en place pour « retracer les étapes » de son parcours, a précisé le ministère. L’infection par cette souche, la seule transmissible entre humains, a été confirmée jeudi par le Centre national de référence des hantavirus (CNR, Institut Pasteur).
    Ce nouveau cas est a priori sans lien avec l’épisode du MV Hondius, qui avait suscité de vives inquiétudes au printemps. La seule patiente française contaminée sur le bateau est, par ailleurs, sortie ce jeudi du service de réanimation à l’hôpital Bichat à Paris où elle avait été admise il y a près de trois mois, a précisé le ministère. Cette retraitée, rapatriée en mai dans un état grave avec quatre autres Français – qui n’ont jamais développé la maladie –, a été « transférée dans un centre de convalescence », a-t-il précisé à l’Agence France-Presse (AFP).
    Quant au nouveau patient, il est habituellement « domicilié en Argentine » et est isolé « avec sa famille » en Espagne, a souligné le ministère de la santé au cours d’un point presse en soirée. Ce cas a été détecté lors d’un dépistage « systématique », grâce à la « sensibilisation » des médecins depuis l’épisode de hantavirus du MV Hondius. Le résultat confirmant qu’il s’agissait de la souche des Andes n’a été connu que ce jeudi, après le départ du patient pour l’Espagne.Le ministère de la santé espagnol a confirmé dans un communiqué que le touriste franco-argentin allait bien et était en isolement en Galice (Nord-Est). En France, le patient s’était présenté aux services médicaux en raison de symptômes « très légers », selon cette source. Les autorités espagnoles mettent en œuvre les protocoles et tracent les éventuels cas contact.
    En France, à ce stade, « nous ne sommes pas face à un virus présentant une circulation diffuse dans la population », a assuré le ministère français dans son propre communiqué. « Toutes les mesures de gestion sont mises en place pour prendre en charge le patient et retracer les étapes de son voyage », a-t-il précisé, rapportant qu’une réunion d’experts avait eu lieu jeudi après-midi, réunissant notamment la direction générale de la santé (DGS) et l’agence Santé publique France. « Les autorités sanitaires sont pleinement mobilisées et communiqueront régulièrement sur l’ampleur de la situation », a-t-il conclu, ajoutant qu’une coopération était mise en place à l’échelle européenne.
    De quoi, en tout état de cause, ramener l’attention sur le hantavirus alors que l’épisode du MV Hondius a été clos début juillet par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), aucune contamination ne pouvant plus être envisagée après une longue période d’isolement des cas contacts. Au total, 13 cas ont été associés à cet épisode, dont trois mortels. Aucun cas n’a été recensé depuis le 25 mai.
    Les 13 cas identifiés dans l’épisode du Hondius ne sont qu’une poignée par rapport aux dizaines de milliers de cas d’infections à hantavirus – un virus rare pour lequel il n’existe ni vaccin ni traitement spécifique – recensés chaque année dans le monde.
    Plusieurs dizaines de cas, voire centaines, sont recensés chaque année en France. Mais il s’agit de souches différentes de celle des Andes, en cause sur le MV Hondius, et circulant, comme son nom l’indique, en Amérique du Sud. Ces cas tendent à être moins graves que les souches américaines et surtout sont systématiquement issus d’une infection directe par un animal. L’inquiétude, dans le cas de la souche des Andes, porte sur le risque d’une transmission d’un humain à l’autre. Concernant le nouveau cas, « on est face à un patient isolé dont les symptômes ont été extrêmement limités et qui actuellement va bien. C’est extrêmement rassurant sur le point de la transmission, c’est une situation tout à fait différente de la croisière », selon Nathan Peiffer-Smadja, professeur infectiologue à l’hôpital Bichat (AP-HP).

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  • La plus grande victoire de la #mafia est d’avoir cessé de ressembler à la mafia

    Aujourd’hui, la mafia semble plus puissante que jamais – il suffit de regarder les chiffres de la #cocaïne pour s’en rendre compte –, mais aussi plus invisible. Comment en est-on arrivé là ?

    Quand j’ai écrit Extra pure en 2020, la cocaïne était déjà partout ; aujourd’hui, elle est partout et coûte moins cher. La production mondiale a plus que triplé et les saisies atteignent des niveaux records. C’est justement là le problème : saisir des tonnes sans faire grimper le prix revient à vider l’océan à la cuillère.

    La structure a changé : on n’a plus de cartels verticaux, mais un système de courtage, des cellules interchangeables, l’Équateur devenu une plaque tournante, l’Europe du Nord avec Anvers et Rotterdam comme portes d’entrée, la ‘Ndrangheta en tant que banquier du système. Et puis les drogues de synthèse, qui n’ont besoin ni de terre ni d’agriculteurs, mais seulement d’un hangar.

    Mais la véritable nouveauté se trouve là où l’on ne regarde pas.
    Quel est cet angle mort ?

    Oliver Bullough l’a baptisé « Moneyland », un pays sans frontières où l’argent sale circule librement tandis que les lois censées le traquer restent nationales. Le criminologue Michael Levi répète depuis des années que, en matière de lutte contre le blanchiment d’argent, on mesure l’activité et jamais le résultat : on compte le nombre de signalements envoyés et non la quantité de crimes qui ont été empêchés.

    Il en résulte que l’on récupère 0,05 % des produits du crime et que les coûts de mise en conformité dépassent de cent fois l’argent saisi
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    . C’est le paradoxe du réverbère : nous cherchons les clefs là où il y a de la lumière, dans les formulaires, dans les signalements des banques, dans la bureaucratie de la conformité, alors que les clefs se trouvent dans l’obscurité et que personne ne veut s’y aventurer.
    Quels signaux plus ou moins faibles voyez-vous en France où l’on parle de plus en plus d’une mexicanisation du pays ?

    Chaque fois qu’un jeune meurt à Marseille, la France regarde le cadavre et dit : « Le Mexique ». C’est là que réside l’erreur. Le mort est la seule partie du trafic de drogue qui accepte de se laisser photographier. C’est le résidu, le bilan des erreurs, le coût d’un marché qui n’a pas encore trouvé son équilibre. Un marché qui tue est un marché immature. Quand le système fonctionne vraiment, personne ne meurt : on signe un acte notarié. Le sang n’est pas le signe de la puissance criminelle, c’est le signe de son adolescence.

    Le signal grave, c’est l’autre, et par définition, on ne le voit pas, car sa réussite coïncide exactement avec son invisibilité.

    Commençons par la langue, qui trahit toujours. Les Français parlent de « blanchiment ». En Italie, nous parlons de « recyclage ». Ce sont deux philosophies opposées.
    C’est-à-dire ?

    Le blanchiment promet la purification, la tache qui disparaît, l’argent qui redevient innocent. Le recyclage admet au contraire que la substance reste et ne change que de forme. La France s’est bercée pendant des décennies de l’illusion de pouvoir « laver » ; l’Italie a appris à ses dépens que rien ne se lave, mais se transforme. Ce n’est pas un détail lexical : Tracfin appelle encore aujourd’hui « sociétés lessiveuses » les entités qui blanchissent les fonds du crime organisé. Toute la métaphore de la lessive est présente dans le vocabulaire administratif de l’État.

    Et voici la partie historique que la France refuse de lire. Le trafic qui a inondé l’Amérique d’héroïne pendant trente ans s’appelait la « French Connection ». Le mot « français » figurait dans son nom, les laboratoires se trouvaient à Marseille, et la France a tout de même réussi à considérer cela comme l’affaire des autres : d’abord des Corses, puis des Italiens, ensuite des Maghrébins, aujourd’hui des Slaves et des Albanais.

    Chaque génération a eu son étiquette ethnique, et chaque étiquette a servi à ne pas nommer la structure. Car si les laboratoires étaient marseillais, l’argent ne restait jamais dans le milieu : il passait par des banques, des biens immobiliers sur la Côte d’Azur, des casinos, des chantiers. Le trafic peut être étranger.
    Et le blanchiment ?

    Le blanchiment, non. Le blanchiment est toujours local, par nécessité technique : pour blanchir de l’argent, il faut un notaire, un expert-comptable, un établissement de crédit, un marché public, un cadastre. Il faut donc les institutions de ce pays et les professionnels de ce pays.

    Les chiffres le montrent avec une brutalité que les chroniques n’ont pas. La Cour des comptes européenne a estimé le blanchiment à 1,3 % du PIB de l’Union chaque année, soit environ 38 milliards d’euros pour la seule France. La commission d’enquête du Sénat évalue à 50 milliards le chiffre d’affaires des réseaux spécialisés dans le blanchiment de capitaux d’origine criminelle dans le pays. Le chiffre d’affaires du trafic de drogue français est estimé par les autorités entre trois et six milliards.

    Mettons ces chiffres côte à côte : la drogue n’en représente qu’une fraction. Le Sénat l’écrit sans détours dans son rapport du 18 juin 2025 : le blanchiment d’argent est aujourd’hui le trafic le plus lucratif de France, et il n’existe pas de stratégie cohérente pour le combattre ; le système n’est qu’un assemblage de dispositifs disparates. Le titre du rapport est déjà un verdict : « Ces dizaines de milliards qui gangrènent la société. »
    Qu’en est-il des chiffres sur la supposée origine étrangère du problème ?

    Nous avons un chiffre qui met fin à tout débat sur l’origine étrangère du problème. En 2024, Tracfin a reçu plus de 215 000 déclarations de soupçons, mais le secteur non financier — notaires, greffiers, maisons de jeux — ne représente que 7 % du total. Les avocats n’en ont transmis que quinze. Les agents sportifs, une catégorie à très haut risque, n’en ont jamais transmis une seule.

    Quinze signalements pour toute une profession. Ce n’est pas un problème de frontières : c’est un problème de classe professionnelle. La ligne qui sépare l’argent sale du patrimoine propre passe par les cabinets du centre de Paris, pas par les ports. Le cas le plus révélateur remonte à sept semaines.
    Que s’est-il passé ?

    Le 9 juin 2026, la JIRS de Marseille a démantelé un réseau de blanchiment d’argent en bande organisée : treize interpellations, cinq personnes mises en examen, des sommes réinvesties dans l’immobilier ou transférées à l’étranger. 2,7 millions d’euros, des lingots d’or et quatorze voitures de luxe ont été saisis. Tout avait commencé au printemps 2024 par un simple contrôle fiscal dans la banlieue de Narbonne.

    Les sociétés utilisées comme écrans étaient des entreprises de construction de Perpignan, Narbonne et Béziers, avec une activité économique réelle et un chiffre d’affaires réel. Pas de sociétés fantômes aux Seychelles : des chantiers français qui construisaient réellement. Le président de la fédération du bâtiment des Bouches-du-Rhône admet que ces entreprises remportent les appels d’offres avec des propositions inférieures de 25, 30, voire 40 % au prix du marché, et que le secteur subit des menaces et du racket concernant les embauches sur les chantiers autour de Marseille.

    Autrement dit : l’argent de la drogue remporte des marchés publics français en vendant à perte. Il élimine les entreprises légales pour cette raison même : sa rentabilité, il l’a déjà faite ailleurs. C’est la définition parfaite d’une méthode mafieuse, et personne ne l’a importée de l’extérieur.

    Le nouveau Parquet national anticriminalité organisée a saisi, en cinq mois, près de 990 millions.
    Ce n’est donc pas suffisant…

    C’est un bon début. Mais il faut le mettre en perspective avec les 38 milliards estimés chaque année. Le rapport entre ces deux chiffres résume tout le problème français.

    C’est pourquoi le terme de « mexicanisation » est réconfortant, et doit être rejeté précisément par ceux qui dénoncent ces pratiques. Parler du Mexique revient à dire : « Ils nous importent leur violence. » Cela déplace le centre de gravité vers l’extérieur, vers l’ethnie, vers l’immigration, et transforme un problème de système économique en un problème d’ordre public.

    Les mafias ne se mesurent pas au nombre de morts qu’elles causent : elles se mesurent aux patrimoines qu’elles parviennent à blanchir. Les meurtres, c’est ce que le trafic de drogue perd. Le blanchiment d’argent, c’est ce qu’il gagne. Et aucun État n’a jamais été détruit par ce que les criminels perdent.
    La déstabilisation de certains pays européens pourrait-elle atteindre les niveaux que l’on a connus en Amérique latine ?

    La différence est structurelle, et non de degré. En Amérique latine, le trafic de drogue a érodé le monopole de l’État sur la violence, avec des territoires où l’État ne pénètre pas, des taux d’homicides à deux chiffres pour 100 000 habitants, des forces de police infiltrées jusqu’aux plus hauts échelons, des candidats assassinés en pleine campagne électorale.

    En Europe, ce n’est pas le cas. Ici, les mafias ne défient pas l’État, elles le traversent. Elles achètent des marchés publics, blanchissent des capitaux, s’immiscent dans la logistique portuaire et dans le secteur du bâtiment. Peu de violence, forte pénétration économique. Un modèle opposé, et justement pour cette raison plus difficile à percevoir.
    Quelle devrait être la réponse à adopter ?

    La dérive autoritaire n’est la réponse à aucun de ces deux modèles. Les mafias n’ont jamais eu peur d’un État fort. Elles ont peur de l’État qui contrôle l’argent. Ce qui les touche, ce sont une magistrature indépendante, les enquêtes patrimoniales, les confiscations, la transparence des marchés publics, un journalisme capable d’écrire sans craindre de poursuites abusives. Ce sont les mêmes outils que tout gouvernement autoritaire s’empresse d’affaiblir en premier lieu, car ils peuvent aussi le toucher.

    Deux exemples historiques. Le fascisme s’est vanté d’avoir vaincu la mafia grâce au préfet Mori, mais il n’a frappé que la base et a laissé intacte, voire favorisée, la bourgeoisie mafieuse qui avait rejoint le régime, à tel point qu’en 1943, ce réseau était prêt à se reconstituer. Aujourd’hui, le modèle Bukele, avec ses prisons de masse et son état d’exception permanent, a fait chuter le nombre d’homicides sans toucher au trafic de drogue ni au blanchiment d’argent. On arrête la rue, on laisse le capital intact.

    L’autoritarisme produit une sécurité perçue et une impunité réelle aux échelons supérieurs. Contre les mafias, c’est le contraire qu’il faut. Moins de spectacle, plus de bilans.
    En matière de lutte contre le crime organisé, l’Italie a une certaine expérience (notamment depuis les années 1980). Pensez-vous qu’elle est assez étudiée par les autres pays européens ?

    Absolument pas. L’Europe est à la traîne, le reste du monde l’est encore plus.

    L’Italie possède le meilleur savoir-faire au monde, et c’est un savoir-faire né du sang : l’article 416-bis existe parce que Pio La Torre a été assassiné ; l’article 41-bis et le système des collaborateurs de justice existent parce que Falcone et Borsellino ont été assassinés. Derrière chaque instrument législatif italien se cache un cercueil. C’est une législation écrite dans le deuil, et c’est pour cela qu’elle fonctionne : elle n’est pas née dans un séminaire, mais de l’urgence d’un État qui était en train de perdre pied.

    Presque aucun autre pays européen ne connaît le délit d’association de type mafieux. On juge les délits individuels – le trafic, le meurtre, le blanchiment d’argent –, mais pas l’organisation en tant que telle, ni la méthode, ni la force d’intimidation que représente le lien d’appartenance. Et presque partout, l’attaque contre le patrimoine fait défaut : mesures de prévention, confiscation élargie, administration judiciaire des entreprises. Le reste de l’Europe arrête des personnes ; l’Italie a compris qu’il fallait leur retirer leur argent, car un parrain en prison dont le patrimoine reste intact continue de diriger.

    Y a-t-il à ce niveau un décalage entre l’Europe du Nord et l’Europe du Sud ?

    L’Europe du Nord a longtemps entretenu un malentendu : celui selon lequel la mafia serait un problème folklorique du Sud, fait de casquettes et de fusils. Pendant qu’on pensait cela, la cocaïne est entrée par Rotterdam et Anvers, la ‘ndrangheta a investi dans toute l’Allemagne (Duisbourg 2007 n’a rien enseigné) et à Marseille, la DZ Mafia a mis en place un système de violence que la France peine même à nommer. Ce n’est pas que les mafias soient arrivées en Europe : c’est que l’Europe ne disposait pas des catégories pour les percevoir.

    Car le véritable phénomène est tout autre : ce ne sont pas seulement les mafias qui se sont capitalisées, c’est le capitalisme qui s’est mafiosisé. Les organisations criminelles ne sont plus le corps étranger qui s’attaque à l’économie légale. Elles sont le fournisseur de liquidités le plus fiable du marché : elles ne demandent pas de garanties, paient en espèces, et en cas de crise, elles arrivent avant les banques. Et l’économie légale a cessé de se demander d’où vient cet argent.

    Tant que l’Europe traitera la mafia comme une question d’ordre public et non de marché, de marchés publics, de logistique portuaire, de fonds publics, elle restera structurellement sans défense, et continuera à demander conseil à l’Italie sur les morts sans en copier les lois.
    S’il ne fallait retenir qu’une seule leçon de votre travail et de vos livres, laquelle ce serait ?

    La leçon est simple. On ne peut pas changer ce qu’on ne connaît pas.

    Le capitalisme criminel existe parce qu’il reste indéchiffrable. On ne peut pas le combattre si l’on ne comprend pas son mécanisme, conçu exprès pour passer inaperçu.

    Il est très facile de dire que ce sont les immigrés qui s’en prennent aux villes. La détresse a un corps, un visage, elle est dans la rue, on peut la photographier. L’argent, non. Il passe par des virements, des sociétés écrans, des marchés publics, et ne fait pas la une des journaux télévisés. Ainsi, l’indignation se porte toujours sur le pauvre visible et jamais sur le flux invisible — ce qui est exactement ce que ce flux souhaite.

    Mon travail a consisté à mettre en lumière cette ombre. J’en ai payé le prix. Chaque jour, je me demande si cela en valait la peine.
    Comment comprendre la fascination que suscitent les narcotrafiquants ? Netflix, par exemple, semble en avoir fait son fond de commerce.

    Le trafiquant de drogue ne fascine pas parce qu’il se tient en marge du système. Il fascine parce qu’il incarne le système débarrassé de toute hypocrisie. L’entrepreneur légal doit présenter un récit moral de son enrichissement : le mérite, l’innovation, la valeur apportée au territoire, et aujourd’hui, le bilan de développement durable. Le trafiquant de drogue en est dispensé. Son capital n’a pas besoin de s’excuser. Le spectateur reconnaît une structure qu’il connaît déjà : l’ascension, le risque, le capital réinvesti, l’élimination du concurrent, débarrassée des mots qui la rendent méconnaissable lorsqu’elle revêt une veste. Ce n’est pas le revers de notre monde, c’est notre monde dont on a coupé le son de la justification.

    De là naît un plaisir que j’appellerais gnostique, et c’est le véritable moteur de la série. Celui qui regarde a le sentiment d’avoir été admis au secret, d’avoir enfin vu comment fonctionne vraiment le monde. C’est la face B. Mais c’est un plaisir épistémologique, non moral, et pour cette raison dangereusement compatible avec l’inertie. Comprendre comment fonctionne la machine procure une satisfaction qui ressemble beaucoup à la capitulation.
    Que faudrait-il faire ?

    Il y a une objection à se faire à soi-même, et c’est la partie qui fait tenir tout le reste. Le narcotrafiquant n’est pas du tout dépourvu d’hypocrisie. Il dispose d’un appareil de légitimation extrêmement raffiné : la famille, l’honneur, le terrain de foot construit dans la commune, le pauvre qui se venge de l’oligarchie, la Vierge sur le mur.

    Escobar avait un discours politique, pas seulement une fortune. Il ne dit pas la vérité sur le capital : il raconte un autre mensonge, archaïque plutôt que managérial, et justement pour cela plus séduisant, car il parle le langage du mythe et non celui du communiqué de presse.

    Et là, le piège réside dans le récit lui-même. La véritable face cachée n’est pas spectaculaire. C’est le notaire, la facture gonflée, le transporteur, la société écran à Malte. La série raconte l’exception, le parrain, la fusillade, le charisme, et finit ainsi par protéger la règle, qui est la continuité parfaite entre l’économie criminelle et l’économie légale. Le narcotrafiquant représenté comme un monstre est un alibi. Si le narcotrafiquant était présenté comme un collègue, ce serait alors vraiment insupportable.
    Qu’a pu apporter en plus du livre, selon vous, l’adaptation de Gomorra aux écrans ?

    Je ne pense pas que la série apporte quelque chose : je pense qu’elle enlève. Elle enlève le « je », elle enlève la voix off, elle enlève le témoin. Il ne reste que le monde, sans personne pour le juger à notre place.

    C’est par cette soustraction que Gomorra est devenue une grammaire visuelle mondiale — au point d’universaliser Scampia. PNL tourne le clip Le monde ou rien aux Vele parce que cette banlieue est déjà la leur : Manille, Philadelphie, Paris, Le Caire… toutes les banlieues obéissent à la même logique.
    La légalisation représente-t-elle une solution pour casser les trafics de drogue ?

    Non, la légalisation ne met pas fin au trafic de drogue. Elle en élimine une partie, et il faut préciser laquelle.

    En ce qui concerne les drogues douces, l’expérience a déjà été menée et elle a fonctionné. Après la légalisation au Colorado et dans l’État de Washington, le trafic de cannabis mexicain s’est effondré : les saisies à la frontière ont été réduites à une fraction négligeable. Aucune opération de police n’avait jamais obtenu un résultat similaire. La légalisation a accompli ce que quarante ans de guerre contre la drogue n’avaient pas réussi à faire.

    Le pire modèle est celui qui reste à mi-chemin : une demande tolérée, une offre illégale. Le backdoor problem néerlandais a alimenté pendant quarante ans la filière à partir de laquelle s’est développée la Mocro Maffia. Dépénaliser la consommation sans réglementer la production est le cadeau idéal pour le crime organisé. Les Néerlandais ont reconnu le problème et tentent d’y remédier. Depuis 2023, l’Experiment gesloten coffeeshopketen, la « chaîne fermée », est en cours : dix communes — dont Breda, Tilburg, Arnhem, Groningue, Maastricht et Nimègue — où les coffee shops ne vendent que du cannabis issu d’une production légale, provenant de cultivateurs privés agréés, sous le contrôle de l’Inspection et de l’autorité alimentaire. À partir d’avril 2025, la vente de tout autre produit est interdite. Durée prévue : quatre ans.
    Quel rapport entretenez-vous maintenant avec Naples, vos terres natales mais terres où vous êtes en permanence menacé ? Comment se manifeste chez vous cette ambivalence ?

    Naples m’a chassé. C’est la blessure la plus profonde, car elle ne vient pas de mes ennemis. De la part de mes ennemis, on s’y attend, ça fait partie du jeu. Elle vient de chez moi. D’une partie de ma ville qui a décidé que le problème n’était pas la camorra, mais ceux qui en parlaient.

    Et on m’a chassé sur la base d’une fausse accusation : celle selon laquelle parler du mal détruirait le lieu qui l’abrite. C’est exactement le contraire qui s’est produit. Après ces récits, le tourisme a explosé, les ruelles dont j’avais parlé se sont remplies. Ce n’est pas à moi qu’en revient le mérite. Mais cette théorie, selon laquelle le silence protège et la parole détruit, est le mensonge le plus ancien du pouvoir criminel. Naples en est la réfutation vivante.

    C’est là que réside le paradoxe le plus obscène : ceux qui m’accusent d’avoir diffamé Naples sont très souvent ceux qui ont tiré profit de cette transformation. Ceux qui ont acheté, ceux qui ont vu la valeur d’un bien immobilier tripler dans un quartier que personne ne voulait traverser il y a vingt ans. Ils vivent de ce changement et crachent sur ceux qui l’ont déclenché.
    Si c’était à refaire, écririez-vous et publieriez-vous de nouveau vos livres à cause desquels vous êtes aujourd’hui menacé ?

    Non. Je ne le referais pas. Non pas parce que je renie quoi que ce soit de ce que j’ai écrit, mais parce que je n’ai pas été le seul à en payer le prix. Le livre est vivant et continue son chemin ; moi, je suis resté figé depuis vingt ans et ma famille s’est effondrée.
    Les derniers mots de Gomorra (« Fils de pute, je suis encore vivant ! ») sont-ils devenus, de façon presque performative, les mots qui caractérisent votre vie ?

    Je les ai écrits à 26 ans et ils sont devenus une prophétie sur ma vie.
    Quel est le lieu le plus important pour vous à Naples ? Y avez-vous un beau souvenir ?

    Je répondrais à ces deux dernières questions en citant Dante : « Il n’est pas de plus grande douleur que de se souvenir des temps heureux dans la misère »…

    https://legrandcontinent.eu/fr/2026/08/02/la-plus-grande-victoire-de-la-mafia-est-davoir-cesse-de-ressembler-
    #criminalité_organisée #Roberto_Saviano #in/visibilité #drogue #ndrangheta #Moneyland #blanchiment_d'argent #mort #puissance #invisibilité #lessive #vocabulaire #terminologie #mots #Marseille #France #French_connection #trafic_de_drogue #argent_sale #BTP #bâtiment #appels_d'offre #marchés_publics #mexicanisation #économie #pénétration_économique #autoritarisme #loi #législation #patrimoine #argent #Rotterdam #Anvers #capitalisme #fonds_publics #lutte_contre_la_mafia #logistique #narcotrafique #mythe #légalisation #légalisation_de_la_drogue #coffee_shops #Pays-Bas

  • Bargeld-Grenze ab 2027 : Ab dieser Summe dürfen Sie nicht mehr bar bezahlen
    https://www.berliner-zeitung.de/article/bargeld-grenze-ab-2027-ab-dieser-summe-duerfen-sie-nicht-mehr-bar-b

    Heuteusement l’UE n’a pas de nouvelles idées pour tes virements hawala .

    31.7.2026 Oliver Weinlein - Bargeld in Deutschland: EU-Obergrenze ab 2027, weniger Geldautomaten, erstmals mehr bargeldlose Zahlungen. Die wichtigsten Zahlen im Überblick.

    Im Juni hat die Bundesbank eine Zahl veröffentlicht, die es so noch nie gab. Erstmals wurden in Deutschland mehr Alltagszahlungen bargeldlos abgewickelt als mit Scheinen und Münzen: 55 Prozent gegen 45 Prozent.

    Das Portemonnaie ist trotzdem gut gefüllt. Männer tragen im Schnitt 106 Euro mit sich herum, Frauen 90 Euro.

    In diese Gemengelage fällt eine neue europäische Regel. Ab dem 10. Juli 2027 gilt für Barzahlungen im Geschäftsverkehr eine Obergrenze von 10.000 Euro.

    Bargeld-Grenze 2027: Für wen die 10.000 Euro gelten

    EU-Geldwäscheverordnung, der Verordnung (EU) 2024/1624. Sie greift nur dann, wenn mindestens eine Seite gewerblich handelt.

    Betroffen sind Autohäuser, Juweliere, Möbelhändler, Handwerksbetriebe und Dienstleister. Wer seinen alten Golf dem Nachbarn gegen einen Umschlag mit Scheinen überlässt, fällt nicht darunter.

    Auch der Besitz größerer Bargeldbeträge wird nicht angetastet. Wer 30.000 Euro im Schrank hat, darf sie behalten.

    Was ab 2027 noch in bar geht – und was nicht

    Der Gebrauchtwagen für 12.000 Euro beim Händler: nicht mehr in bar.

    Derselbe Gebrauchtwagen vom privaten Vorbesitzer: weiterhin ohne Limit in bar möglich.

    Die Handwerkerrechnung über 4.000 Euro: in bar erlaubt, aber der Betrieb muss den Ausweis sehen.

    Der Wocheneinkauf, die Miete, das Restaurant, der Friseur: für den Alltag ändert sich praktisch nichts.

    Ausweispflicht ab 3.000 Euro

    Deutlich früher als die Obergrenze greift eine zweite Schwelle. Ab 3.000 Euro in bar müssen gewerbliche Händler die Identität ihrer Kunden feststellen und dokumentieren, also den Ausweis prüfen und die Daten festhalten.

    Das Aufteilen größerer Summen ist ausdrücklich mitgeregelt. Ein Wagen für 15.000 Euro lässt sich nicht in zwei Barzahlungen zu 7.500 Euro zerlegen, wenn beide Vorgänge erkennbar zusammengehören.

    Neu ist diese Logik nicht. Sorgfaltspflichten dieser Art gibt es in vielen Branchen längst, die Verordnung vereinheitlicht sie europaweit.

    Warum Brüssel die Grenze durchsetzt

    Offiziell geht es um Geldwäsche, Terrorismusfinanzierung und die Umgehung von Sanktionen. Große Bargeldsummen hinterlassen keine Spur, digitale Zahlungen schon.

    Kritiker halten dem seit Jahren dasselbe entgegen: Die Grenze trifft vor allem Geschäfte, bei denen ohnehin ein Unternehmen mit Buchhaltung im Spiel ist. Die großen Verschleierungsmodelle dagegen laufen über Immobilien und verschachtelte Firmenkonstruktionen.

    Was Deutschland zusätzlich plant

    Die Mitgliedstaaten dürfen strenger sein. Frankreich, Belgien und Griechenland arbeiten längst mit niedrigeren nationalen Limits.

    Deutschland plant nach aktuellem Stand keine schärfere Grenze. Bislang gab es hierzulande überhaupt keine allgemeine Bargeldobergrenze, die EU-Regel ist die erste ihrer Art.

    Unverändert bleibt die Praxis der Banken: Wer größere Summen bar einzahlt, wird nach der Herkunft gefragt. Diese Regel ist deutlich älter als die Verordnung aus Brüssel.

    Weniger Geldautomaten: Das eigentliche Bargeld-Problem

    Während die Debatte um 2027 kreist, verschwindet das Bargeld längst auf anderem Weg. Die Zahl der Geldautomaten sank laut Bundesbank 2024 auf rund 49.750 Geräte und damit erstmals seit Jahrzehnten unter die Marke von 50.000. Sechs Jahre zuvor waren es etwa 59.000.

    Bei den Filialen ist der Rückgang noch drastischer. Von rund 53.000 Bankstellen im Jahr 2002 blieben bis 2023 etwa 21.000 übrig. 3,6 Millionen Menschen müssen ihre Gemeinde verlassen, um bei einem Kreditinstitut an Bargeld zu kommen.

    Die Deutsche Bank hat für dieses Jahr den Wegfall von rund 100 weiteren Standorten angekündigt. In Spremberg in der Lausitz, gut 20.000 Einwohner, verschwanden Medienberichten zufolge Ende Juni sämtliche Geldautomaten des Instituts, die Filiale arbeitet nur noch als Beratungsstandort.

    Genau dort entscheidet sich die Zukunft des Scheins. Wer 2027 bar zahlen möchte, wird nicht an der EU-Verordnung scheitern, sondern am nächsten Automaten, den es nicht mehr gibt.

    #argent_liquide #cash #UE #wtf

  • Solidarité pour la santé de Milagro SALA

    Financement participatif organisé par Assemblée de Citoyens Argentins en France – PRISONNIÈRE POLITIQUE DÉTENUE DE MANIÈRE ILLÉGALE ET ARBITRAIRE EN ARGENTINE DEPUIS 2016

    Campagne de dons pour Milagro

    Il y a déjà plus de 10 ans que Milagro Sala est incarcérée de manière arbitraire subissant un harcèlement constant, et supportant d’autres malheurs comme la perte de son fils Sergio, son compagnon Raul et sa maison.

    Milagro vient de sortir de l’Hôpital Italiano à la suite d’une décompensation ayant nécessité une hospitalisation d’urgence. Elle suit actuellement une hospitalisation à domicile, toujours victime de harcèlement judiciaire et cible de menaces.

    Sa situation est très fragile et à ses problèmes physiques et psychologiques s’ajoute un problème économique.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/03/23/argentine-sans-terre-ni-eau-entre-nos-mains-la-faim-progresse/#comment-74966

    #argentine

  • #Canicule : la #charge_écologique pèse lourdement sur les #femmes

    Alors que la France traverse une canicule historique, les appels à adapter nos modes de vie s’intensifient. Mais les #écogestes reposent de manière disproportionnée sur les épaules des femmes rappelle une étude de la Fondation Jean-Jaurès, jusqu’au #risque_de_décrochage.

    Avec la canicule, impossible d’accueillir les enfants dans près de 2000 #écoles en France… Et ce sont majoritairement les femmes qui vont les garder à la maison sous des températures éprouvantes. Un #poids de plus sur leurs épaules.

    Depuis que les températures record rappellent l’urgence climatique, les appels à « #faire_des_efforts » pour la planète se multiplient. Mais derrière ces #injonctions, une réalité invisibilisée : ces efforts reposent encore très majoritairement sur les femmes. C’est ce que met en lumière une étude de la Fondation Jean-Jaurès, menée avec L’ObSoCo et Citeo, publiée le 25 juin 2026.

    #Argent, #temps, #équipement : ce sont généralement les obstacles invoqués avant d’entreprendre des efforts d’#adaptation. Pourtant, l’analyse menée par Diane Blanchard, Marie Gariazzo (L’ObSoCo) et Rozenn Nardin (Citeo) lève le voile sur un angle mort majeur de cette transition : l’#éco-citoyenneté se traduit trop souvent par un surcroît de #travail_domestique invisible majoritairement pris en charge par les femmes.

    #Fatigue

    Faire ses produits ménagers, acheter en vrac, cuisiner davantage ou encore gérer le tri et le compost demandent une #organisation complexe et chronophage. Résultat : une #fatigue_écologique s’installe. Certaines femmes interrogées évoquent un sentiment d’#épuisement, voire de #décrochage.

    « C’est très bien le #do-it-yourself, mais qui prend l’initiative de cela ? […] La question environnementale, c’est une #charge supplémentaire dans la besace de la #charge_mentale et dans les #tâches_domestiques pour les femmes. » note Amandine Clavaud, directrice de l’Observatoire égalité femmes-hommes à la Fondation Jean-Jaurès.

    Injonctions et #culpabilité

    L’étude décortique les #conditions_psychologiques dans lesquelles s’implantent ces nouvelles pratiques : « les hommes et les femmes rencontrés évoluent dans un univers saturé d’attentes, d’exigences et de rôles à tenir ». Les femmes sont face à une accumulation d’#injonctions : être une bonne mère, une professionnelle investie, et désormais une consommatrice exemplaire sur le plan environnemental

    Beaucoup des participantes décrivent un sentiment de fatigue, voire d’épuisement. Elles disent avoir l’impression que leurs #efforts ne sont jamais suffisants. Cette culpabilité est renforcée par une #inquiétude réelle face au dérèglement climatique, particulièrement chez les #mères qui associent directement la dégradation de l’environnement à l’avenir de leurs enfants.

    Répartition inégale

    L’étude montre que les écogestes sont loin d’être répartis équitablement au sein des couples. Les femmes réalisent encore majoritairement les #courses alimentaires, choisissent les produits, surveillent les emballages, organisent les repas et gèrent le tri des déchets. Elles sont aussi les premières à initier de nouvelles pratiques plus durables : achats en vrac, fabrication de produits ménagers, réduction des déchets ou compostage.

    Selon les données citées, 72 % des femmes déclarent s’occuper principalement des courses alimentaires, contre seulement 42 % des hommes.

    Travail invisible des femmes

    Et cette implication reste largement invisible. Les familles disent volontiers « on » « on trie », « on mange bio ». Les autrices analysent que « ce « on » ne révèle rien du « qui fait quoi ? » et agit comme un facteur de minimisation du rôle de chacun ». Derrière cette illusion de partage, elles tranchent : « derrière le « on est écolo », c’est souvent le #travail_invisible des femmes qui en est à l’origine. Les entretiens montrent que beaucoup de femmes minimisent elles-mêmes cette différence avant de reconnaître qu’elles sont celles qui pensent au compost, surveillent le tri ou rappellent les consignes au reste de la famille.

    Politique des écogestes

    L’étude insiste sur un point clé : la #transition_écologique ne pourra pas reposer uniquement sur les efforts individuels, et encore moins sur ceux des femmes.

    Le développement du #réemploi, par exemple, suppose une réorganisation complète du quotidien -stocker, rapporter, laver les contenants. Cette #réorganisation nécessite une réflexion sur le partage des tâches au sein des familles mais aussi et surtout sur les infrastructures avec des points de collecte accessibles, des services adaptés. Faute de quoi, ces nouvelles pratiques risquent d’aggraver les déséquilibres existants et d’être impossibles à faire tenir sur la durée.

    https://www.lesnouvellesnews.fr/canicule-la-charge-ecologique-pese-lourdement-sur-les-femmes
    #genre

    • L’#écologie du #quotidien : les femmes en première ligne

      Alors que la France connaît une canicule historique, force est de constater que l’écologie du quotidien se heurte à un triptyque structurant : argent, temps, équipement. Mais à ces marqueurs sociaux et économiques s’ajoute un angle mort : celui du genre. À partir d’entretiens qualitatifs, Diane Blanchard, cheffe de projet à L’ObSoCo, Marie Gariazzo, directrice à L’ObSoCo, et Rozenn Nardin, directrice innovation et anticipation à Citeo, montrent que la charge écologique repose principalement sur les femmes dans les ménages, accentuant les inégalités femmes-hommes, la fatigue, voire le décrochage.

      https://www.jean-jaures.org/publication/lecologie-du-quotidien-les-femmes-en-premiere-ligne
      #rapport

  • Deepfakes visant Julia Mengolini en Argentine : RSF est amicus curiae dans ce dossier judiciaire et alerte sur l’escalade des violences sexistes en ligne

    La justice argentine a accepté la demande de Reporters sans frontières (RSF) d’intervenir en tant qu’amicus curiae — un mécanisme permettant à des organisations de soumettre des arguments juridiques et techniques — dans l’affaire portée par la journaliste Julia Mengolini, fondatrice de la radio indépendante Futurock contre plusieurs accusés dont le président Javier Milei. RSF dénonce des violences en ligne à caractère sexiste de plus en plus banalisée contre les femmes journalistes en Amérique latine. L’organisation alerte sur des campagnes coordonnées de haine, d’humiliation sexualisée, de désinformation et de harcèlement, utilisées pour réduire au silence les voix critiques et encourager l’autocensure.

    Deepfakes à caractère pornographique, menaces de mort et de violences sexuelles, actions judiciaires, attaques diffamatoires… Cette campagne de harcèlement visant la journaliste Julia Mengolini a été menée en juin 2025, par des figures proches du président de la République argentine, Javier Milei. Ce dernier est d’ailleurs lui-même l’auteur de 93 publications sur la plateforme X en l’espace de 48 heures, selon la journaliste.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/06/12/deepfakes-visant-julia-mengolini-en-argentine-rsf-est-amicus-curiae-dans-ce-dossier-judiciaire-et-alerte-sur-lescalade-des-violences-sexistes-en-ligne/#more-104925

    #argentine

  • L’Argentina di #milei: la macelleria sociale tra proteste e consenso
    https://radioblackout.org/2026/05/largentina-di-milei-la-macelleria-sociale-tra-proteste-e-consenso

    Un racconto politico dell’Argentina di Javier Milei, ex professore universitario e opinionista televisivo diventato presidente dell’Argentina, nel 2023. Neoliberista autoritario e radicale, Milei ha promosso un programma di riforme – in parte bloccato dalle #mobilitazioni popolari – che prevede un ridimensionamento strutturale del welfare, privatizzazioni e nuovi strumenti di limitazione dell’opposizione politica e di piazza […]

    #altavisibilita #L'informazione_di_Blackout #argentina #lavoro_informale #leggi_sul_lavoro #neoliberalismo
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2026/05/argentinasusanna.mp3

  • Faire barrage aux travaux du Drac

    Youpi youpla, cette année toutes les institutions fêtent le centenaire de « l’exposition internationale de la #houille_blanche », qui a eu lieu à Grenoble en 1925. L’occasion de célébrer encore et encore cette fameuse « houille blanche », surnom donné à l’#hydroélectricité, qu’on présente encore aujourd’hui comme de « l’#énergie_verte ».
    Bien entendu, les hourras de la communication ne s’intéressent jamais aux #dégâts considérables créés sur les #rivières par cette hydroélectricité. Pourtant les exemples ne manquent pas. Ainsi, dans la métropole grenobloise, le Drac s’apprête à subir cinq années de travaux afin de « réduire les #risques_d’inondation », entraînant notamment la #destruction de quantité d’#espaces_naturels sauvages tout le long de la rivière. C’est en tout cas ce que prévoit l’avant-projet, qui programme 86 millions d’euros de travaux à partir de 2027. Il reste un an et demi pour empêcher ce désastre.

    Connaissez-vous le #Drakistan ? C’est le nom – non officiel – donné à toutes ces bandes de terre, presqu’îles ou îlots le long du Drac, du côté de #Fontaine et #Seyssinet-Pariset. Des endroits situés dans le lit de la rivière et donc susceptibles d’être submergés en cas de #montée_des_eaux, par exemple suite à un lâcher d’un des nombreux barrages présents en amont.

    Ces lieux ont le charme des endroits non aménagés. Juste au-dessus, il y a la #digue, avec sa bande d’#asphalte bien droite, lieu de passage ou de promenade fonctionnel mais dénué d’enchantement. La digue est dédiée aux « modes doux » mais trace tout droit comme l’autoroute, on ne s’y perd pas, on reste bien sagement sur le chemin. Il faut emprunter une des nombreuses sentes pour descendre quelques mètres afin d’arriver au Drakistan. Ici aucun urbaniste ou paysagiste n’a planifié quoi que ce soit. Ici, la seule créatrice, c’est la rivière, qui façonne ces espaces au fil de ses #crues et de ses #retraits. Et a priori, elle se débrouille plutôt pas mal. En tous cas, malgré l’interdiction, ces lieux attirent – et pas seulement des animaux sauvages (voir Le Postillon n°75). Des chiens et leurs maîtres, des familles et leur barbecue, des solitaires, des en-couples ou des en‑groupes. Il y a l’impressionnante « Platane cabane » pour les enfants et puis des restes d’habitations utilisées par des sans-toits. Le Drakistan de Fontaine n’est pas loin du local du Postillon, on y vient souvent manger un sandwich ou faire une pause, regarder dévaler l’eau pour se laver le cerveau des heures passées devant l’ordinateur.

    En fonction des jours et même des heures, ces lieux ne sont jamais vraiment identiques. Un passage à sec peut se retrouver sous un demi-mètre d’eau une heure plus tard, des rives aperçues un jour peuvent avoir été « mangées » par la rivière la semaine d’après, un nouvel espace pour se poser peut émerger en quelques mois. Mais ce qui est sûr, c’est que globalement, les bandes de terre, presqu’îles ou îles grossissent d’année en année, à cause de tous ces cailloux que la rivière charrie et qui sont empêchés d’aller plus bas par le barrage de #Saint-Égrève. Comme on le racontait dans Le Postillon n°73, quand le #barrage a été construit à la fin des années 1980, les cailloux du Drac étaient « dragués », sortis de la rivière pour alimenter les besoins nombreux en construction. Mais dans les années 1990, différentes lois sur l’eau interdisent d’exploiter les rivières dans leur « #lit_mineur » – pour d’évidentes raisons écologiques et sécuritaires (plus la rivière se creuse, plus ça peut fragiliser des ponts). Alors depuis une trentaine d’années, les cailloux du Drac s’accumulent dans les kilomètres avant le barrage de Saint-Égrève, et font grossir peu à peu le Drakistan.

    Pour nous, simples flâneurs inconscients, c’est plutôt charmant, mais pour les autorités c’est un sacré problème. Pas tant parce que de plus en plus de monde fréquente ces zones, mais parce qu’en toute logique, ça augmente considérablement le #risque_d’inondation : vu qu’il y a plus de matériaux solides dans le lit de la rivière, l’eau a moins de place pour circuler et en cas de crue exceptionnelle (on redoute surtout la « crue bicentennale »), risque de passer par‑dessus les digues et d’inonder les milliers d’habitations présentes de part et d’autre, voire de faire céder une digue (« 31 000 habitants et 25 000 emplois concernés » en cas de rupture de digue).

    Alors ça fait un moment que ça turbine sévère afin de préparer les « travaux de protection contre les #inondations du Drac » aussi connus sous le nom de « #programmes_d’actions_de_préventions_des_inondations » (#Papi du Drac), portés par le #Symbhi (#Syndicat_mixte_des_bassins_hydrauliques_de_l’Isère). La déclaration d’intention de juin 2025, disponible sur le site de la préfecture, nous apprend par exemple que depuis 2018, ce ne sont pas moins de 181 réunions qui se sont tenues entre les différents « acteurs » du projet (Métropole, différents services de l’État, #EDF, acteurs environnementaux, etc.). On vous passe les détails de la « gouvernance » (comités techniques restreints et élargis, comité de pilotage, comité consultatif, etc.) et de la « stratégie de concertation et de communication ambitieuse » mise en place les sept dernières années. Tous ces comités, ces réunions publiques, ces « balades pédagogiques » ont donc abouti à la #planification de #travaux_d’aménagements prévus sur cinq années, entre 2027 et 2031, validés notamment par le vote en faveur de l’avant-projet par la #Métropole en avril dernier.

    Pour saisir leur importance, un chiffre suffit : 86 millions d’euros d’argent public sont pour l’instant budgétés (selon le site du Symbhi). Concrètement, ça veut dire que pendant cinq ans, un paquet de machines, de moteurs, de camions vont venir triturer le lit du Drac. Et anéantir – ou radicalement bouleverser – les charmants espaces du Drakistan.

    Dans le langage technocratique, on parle de « rajeunissement des bancs et îlots sur le linéaire de la traversée urbaine du Drac ». « #Rajeunissement » (détaillé en « enlèvement de la végétation et abaissement du banc ou îlot »), c’est un joli mot pour désigner la #dévastation de beaucoup de ces bancs ou îlots. Concrètement, la #déclaration_d’intention nous apprend que si certains #bancs, très minoritaires, restent « sans modification à l’étude », la plupart vont être « arasés » (soit « mis à ras, aplanis ») de façon plus ou moins importante : certains pour être en « immersion 80 % du temps », d’autres « 50 % du temps » (sachant que pour l’instant la plupart de ces bancs ne sont presque jamais immergés).

    Il n’y a pas que dans sa « traversée urbaine » que le Drac va subir les assauts des pelleteuses et des pompes de dragage. Les travaux envisagés concernent la vingtaine de kilomètres entre le barrage de #Notre-Dame-de-Commiers et la confluence avec l’Isère, les machines devant autant s’activer au niveau de #Comboire ou des champs captants de #Rochefort pour extraire des cailloux et aménager des « espaces de bon fonctionnement » de cette rivière autrefois sauvage et aujourd’hui corsetée et maltraitée tout du long.

    Mais qu’est-ce qu’on va faire de tous les matériaux enlevés ? Un peu plus haut, la réserve naturelle des #Isles_du_Drac (voir dernier numéro) est « déficitaire en sédiments grossiers du fait de la présence de la chaîne hydroélectrique en amont ». En clair : comme les quatre grands barrages du Drac empêchent les #cailloux de passer (la majorité des sédiments arrivant en ville proviennent en fait de la Romanche, affluent du Drac), il n’y a pas assez de sédiments dans cette zone, ce qui fait que « tous les milieux et espèces associés sont menacés sans action de réinjection de sédiments ».

    Alors le Symbhi prévoit des « #recharges_sédimentaires » dans cette zone, c’est-à-dire de transporter en camion des cailloux qui étaient auparavant transportés par la rivière. Et forcément, ça signifie pas mal de va-et-vient. Il est question d’une première recharge de « 37 000 m3 », suivie d’apports de « 4 000 m3 par an ». Sachant qu’un camion-benne peut transporter « environ 10 à 16 m3 », la première recharge nécessitera environ 2 800 aller-retours en camion. Merci « l’énergie verte » !
    Face aux grands dégâts annoncés, pas de panique ! Le Symbhi prétend bien entendu faire au moins pire. Toujours selon sa novlangue, si le « processus de rajeunissement » va entraîner un « éclaircissement de la végétation », il est quand même prévu de « replanter des arbres une fois les travaux terminés », ceci « afin de limiter l’impact sur le #paysage, la #végétation d’ambiance et le maintien d’#îlots_de_fraîcheur dans l’agglomération ». Par contre, il n’est pas précisé comment compenser la perte des « boisements développés dans l’espace intra-digues » qui « représentent également un enjeu écologique non négligeable », notamment parce qu’ils « hébergent une #biodiversité remarquable : de nombreux #oiseaux, le Castor d’Europe, l’Inule de Suisse, ainsi que des milieux variés tels que pelouses sableuses, bras secondaires ou zones humides phréatiques ». Ça va prendre un paquet d’années « une fois les travaux terminés » pour que toutes ces espèces repointent le bout de leur nez… On pourra toujours se consoler en posant des questions à ChatGPT et en se disant que les supercalculateurs nécessaires au développement de l’IA, comme celui en construction à Eybens, sont peut-être alimentés par « l’énergie verte » des barrages.

    Pour ne pas nommer « #désastre_environnemental » ce qui est un désastre environnemental, le Symbhi agite quelques mesurettes : « Afin de limiter les émissions de CO2 et de micro-particules liées au transport », le syndicat promet de « favoriser les circuits courts », « d’utiliser des véhicules à faibles émissions », d’arroser les pistes au niveau des zones de chargement/déchargement pour « limiter les émissions de poussière » et même – ultime audace – de « former les conducteurs à l’écoconduite ». C’est quelle part du budget sur les 86 millions d’euros ?

    Pour une telle somme d’#argent_public, il est quand même prévu quelques travaux pour le bien-être des simples habitants. Ainsi entre Champagnier et Fontaine, une vingtaine de « haltes paysagères » devraient être aménagées, notamment afin de « renforcer les îlots de fraîcheur le long de la rivière »… Pour être plus précis, il s’agit d’abord de raser la plupart des « îlots de fraicheur » et ensuite de les « renforcer ».

    La seule bonne nouvelle dans cette affaire, c’est que ce programme n’est pour l’instant qu’un « avant-projet ». Même s’il a déjà été voté par la Métropole, il reste encore un an et demi avant le début annoncé des travaux, autant de temps pour essayer de mettre la pression sur le Symbhi pour qu’il revoie à la baisse ses projets destructeurs ou qu’il les abandonne. À ce propos, une réunion publique sur les travaux est annoncée le 8 octobre à 18h30 à la mairie de Fontaine.

    Comment croire qu’il n’y ait pas d’autre solution, face au risque d’inondation, que l’ « #arasement » de ce qui constitue aujourd’hui les seuls endroits encore sauvages dans notre cuvette en béton ? Allons-nous vraiment supporter la vue, pendant cinq ans, des bulldozers du Symbhi écrasant à l’ancienne les îles du Drac, ses forêts, ses bras morts, et toutes les bestioles qui y font leur vie ?
    Si la raison principale du projet est la protection de l’agglo face au risque de « #crue_bicentennale », n’y a-t-il vraiment pas d’autre option à envisager que ce désastre écologique à 86 millions d’euros ?

    Le débit du Drac, faut-il le rappeler, est entièrement asservi par EDF et ses quatre grands lacs de barrages en amont de Grenoble : le #Sautet (1 077 millions de m3), #Saint-Pierre-Cognet (28 millions de m3), #Monteynard (275 millions de m3) et #Notre-Dame-de-Commiers (34 millions de m3). Sur les affluents du Drac, il y a aussi les grands lacs de barrage présents sur la #Romanche (le #Chambon) ou l’#Eau_d’Olle (#Grand’Maison). Serait-il délirant d’imaginer fermer les bonnes vannes au bon moment (en cas d’épisode hydro­logique faisant redouter une « crue bicentennale »), pour faire monter de quelques mètres le niveau des retenues afin de « lisser » la crue, comme ils disent ? Et si cela implique, une fois par siècle, une production d’#électricité dégradée pendant quelques jours, des pertes d’argent sur le « marché de l’énergie », voire des coupures d’électricité ciblées, on pourrait arriver à s’en remettre, non ?

    Dans la « déclaration d’intention », on apprend qu’un autre scénario « reposait sur une intervention minimale visant à préserver l’état actuel du lit du Drac, notamment en conservant les bancs végétalisés. Il comprenait le confortement et la sécurisation des ouvrages de protection contre les inondations ainsi que des solutions de gestion des excédents sédimentaires. » Si ce scénario n’a pas été retenu, c’est parce qu’il ne « permettait pas l’abaissement des lignes d’eau en crue de contribuer au déficit sédimentaire au sein de la réserve naturelle des Isles du Drac et il n’apportait qu’une faible contribution à la biodiversité, impliquant des compensations hors site ». Ce charabia difficilement compréhensible affirme néanmoins que pour le risque d’inondation, on peut ne pas raser le Drakistan même si les technocrates écrivent que laisser ces espaces naturels n’apporterait « qu’une faible contribution à la biodiversité » (!). Si ce scénario n’a pas été choisi, c’est uniquement pour résoudre les problèmes de « déficit sédimentaire » causés par les barrages. Encore et toujours, la rivière est considérée pour les seuls intérêts de la « houille blanche ».

    Ce nouvel épisode à venir du saccage du Drac devrait donc d’abord inciter à réfléchir sur le véritable bilan de la « houille blanche » et d’un siècle d’électrification [1]. Avec le centenaire de « l’exposition internationale de la houille blanche », la mairie de Grenoble, comme toutes les institutions locales, préfère célébrer sans retenue cette pseudo « énergie verte » qui a en réalité contribué à saccager l’environnement.

    **

    Le « #collectif_des_gens_qui_ont_chaud » prié d’aller se rhabiller (pour l’instant)

    86 millions d’euros de travaux, mais rien de prévu pour permettre la #baignade dans ces millions de mètres cubes d’eau dévalant depuis les montagnes. Cet été, le « collectif des gens qui ont chaud » a organisé deux #baignades_sauvages dans le Drac (voir photo page 28) afin de « montrer que la baignade dans les lieux naturels est possible et mettre le débat sur la place publique ». Une initiative qui a entraîné des arrêtés municipaux de la part des maires de Fontaine et Seyssinet-Pariset pour « interdire la baignade » et même un tweet de la préfète de l’Isère afin d’inciter à « privilégier les zones réglementées pour vous baigner en toute sécurité » et de déconseiller la baignade « dans ce cours d’eau particulièrement instable dont la variation de débit peut fluctuer très vite ». Pour les autorités, même après plusieurs étés caniculaires, il n’est toujours pas envisageable que les 400 000 habitants de la cuvette puissent profiter de la fraîcheur des cours d’eau qui la traversent... Si 181 réunions et 86 millions d’euros ne prévoient rien pour la baignade, c’est que sur cette rivière comme sur les autres, c’est la fameuse « houille blanche » qui dicte sa loi. On reviendra sur la baignade dans un prochain numéro.

    https://lepostillon.org/Faire-barrage-aux-travaux-du-Drac.html

    #rivière #Drac #Grenoble #Isère #castors #budget #coût

  • Face à Milei – grève d’une semaine dans les universités en Argentine

    Les organisations syndicales des enseignant-es et personnels universitaires membres de la CTA – T et CTA – A, appellent à la grève pendant 5 jours à partir du 27 avril. Cette nouvelle mobilisation unitaire soutenue par les étudiant-es, s’inscrit dans la construction d’un rapport de force face au gouvernement d’extrême droite de Milei qui ne respecte ni la Loi de Financement des universités ni celle de la revalorisation salariale.

    La loi de financement universitaire approuvée par le Congrès national a été ensuite sanctionnée par un véto du gouvernement. Le Congrès a annulé ce veto en la ratifiant avec les deux tiers des voix. Pourtant, 146 jours après sa promulgation, le gouvernement ne l’a toujours pas appliquée.

    Le pouvoir judiciaire a ordonné au gouvernement national de verser immédiatement les fonds destinés aux universités, mais cette décision n’a pas été exécutée non plus.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/03/23/cents-jours-de-milei-en-argentine-cruaute-et-transgression/#comment-73810

    #argentine

  • Argentinien: Mehr Milei wagen? Die Bilanz ist verheerend | DIE ZEIT
    https://www.zeit.de/wirtschaft/2026-04/argentinien-javier-milei-wirtschaftspolitik-buerokratieabbau-deregulierung

    Wenn in Deutschland über Bürokratieabbau diskutiert wird, fällt früher oder später der Name Javier Milei. Der argentinische Präsident, der im Dezember 2023 symbolisch mit einer Kettensäge in den Präsidentenpalast einzog, gilt Teilen der FDP, CDU, AfD und libertären Ökonomen als Vorbild: ein Mann, der Ernst macht mit der Entfesselung der Wirtschaft. Weniger Staat, weniger Regulierung, weniger Bürokratie – und schon werde investiert, produziert und die Wirtschaft wachse.

  • Un républicanisme réinventé
    https://laviedesidees.fr/Un-republicanisme-reinvente

    L’Amérique hispanique n’a pas été qu’un réceptacle d’influences politiques, intellectuelles et institutionnelles venues de la Vieille Europe. Au tournant des XVIIIe et XIXe siècles, les territoires du Bassin de la Plata réinventent la modernité républicaine.

    #Politique #république #Amérique_latine #républicanisme #indépendance #Argentine
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20260423_republicanismehispanique.pdf

  • Argentinien: Warum einfache Zahlen klare Urteile zulassen - Heiner Flassbeck, 21. April 2026

    via https://diaspora.psyco.fr/p/12418992

    https://www.relevante-oekonomik.com/2025/01/22/argentinien-und-der-iwf-ein-bild-sagt-mehr-als-tausend-worte

    [...]

    Zu 4.: Ich habe eine einfache Regel bei der Beurteilung von Zahlen aus der Statistik und amtlich verkündeten und von der Administration berechneten Werten. Ich vertraue immer zuerst der Statistik und misstraue allen offiziellen Berechnungen. Ich erinnere nur an den deutschen Statistik-Skandal, der keiner sein durfte (wie hier gezeigt). Drei Jahre lang hat das Statistische Bundesamt die Politik und die Öffentlichkeit in die Irre geführt und eine Rezession ausgeschlossen, obwohl die statistischen Indikatoren eindeutig eine Rezession anzeigten. Dem IWF traue ich noch viel weniger als dem deutschen Statistikamt, weil er besonders im Fall Argentinien ganz offen eine politische Agenda hat (wie (…)

  • Argentina market reform and Milei’s success story: debts

    via https://diaspora.psyco.fr/p/12417524

    ♲ Miguel Afonso Caetano - 2026-04-21 00:18:56 GMT

    https://nakedkeynesianism.blogspot.com/2026/04/milei-markets-and-mirage-why-argentinas.html - 2026-04-19

    “This is not a story of market-led success. It is a story of short-term stabilization underpinned by external support, which has increased indebtedness significantly,making Argentina by far the biggest debtor to the IMF (see above; the other expansion was with Macri, that had the same economic team; yeah he is also an outsider, wink, wink, say no more), combined with policies that risk undermining long-term productive capacity and the external sustainability of the country’s foreign obligations. In other words, Milei makes a crash much more likely.”

    #Argentina #Milei #Debt #IMF

    #Argentine #économie #FMI #États_Unis

  • Les minerais critiques, essentiels à la transition énergétique, sont au cœur d’une nouvelle ruée minière
    https://theconversation.com/les-minerais-critiques-essentiels-a-la-transition-energetique-sont-

    Les bases d’une gouvernance mondiale pour les minerais critiques, essentiels à la transition énergétique, se heurtent à une course stratégique entre grandes puissances et pays producteurs, où la sécurisation des chaînes d’approvisionnement prime sur l’écologie, la justice sociale et les droits des communautés locales.

    La #COP30, qui s’est tenue à #Belém au #Brésil en novembre dernier, a été la première à mettre les #minerais_critiques sous les feux des projecteurs. S’en est suivie en décembre la 7e Assemblée des #Nations_unies pour l’Environnement (#UNEA-7), à #Nairobi, au #Kenya.

    Ces minerais critiques, essentiels pour les technologies bas carbone, se situent en très grande majorité dans les pays du #Sud_Global. La République démocratique du #Congo détient près de 50 % des réserves mondiales de #cobalt, le #Chili, l’#Argentine et la #Bolivie représentent plus de 35 % des réserves de #lithium. Le Chili détient également près de 30 % des réserves mondiales de #cuivre tandis que les #Philippines et l’#Indonésie sont les premiers producteurs de #nickel.

  • Falschgeld und Fälschungen - Asien :
    https://www.moneypedia.de/index.php/Falschgeld_und_F%C3%A4lschungen_-_Asien:_China

    Bizarre : pendant plus de deux mille ans il n’y a jamais eu de faux billets en Chine. Pourtant les Chinois utilisaient de « l’argent volant » lomgtemps avant les Eiuopéens.

    https://www.geldscheine-online.com/post/zur-geschichte-des-geldes-fliegendes-geld-der-chinesen

    Reich der Mitte, wo schon Anfang des 7. Jahrhunderts „Papiergeld“ kursierte. Zu diesen frühen Geldscheinen gehören die während der Tang-Dynastie in China (618 – 906) ausgestellten Depositenscheine. Im Tausch gegen diese Scheine konnten die Kaufleute an verschiedenen Orten ihr Metallgeld wieder abheben.

    Das erste echte Papiergeld entstand ebenfalls in China. Zu Beginn der Sung-Dynastie (960 – 1279) veranlasste der Gouverneur der Provinz Szetchuan 16 angesehene Handelshäuser zum Zusammenschluss als eine Art Gilde und zur Ausgabe von sogenannten Kiao-tsu (Umlaufmitteln). Diese Scheine lösten das wegen seines hohen Gewichts sehr unpraktische Eisengeld der Provinz ab.

    A partir de la fin de l’empire en 1912 les banques et fauseurs pullulent jusqu’à ce que le parti communiste introduise le Yuan moderne.

    https://www.youtube.com/watch?v=WQE4OeZMB2Q

    (Mandarin, sous titres chinois et anglais, HD)

    A noter : Le film A Better Tomorrow (英雄本色 ; : Jing1 Hung4 Bun2 Sik1 ; Les couleurs d’un héro) par John Woo utilise de faux dollars de Hongkong comme introduction et mobile des protagonistes frères ennemies. Le film hautement symbolique de 1986 associe les faux billets et les frères ennemies avec la Chine désunie qui aspire à un meilleur avenir d’où la chanson de la fin « A Better Tomorrow » (明天會更好 ; pinyin : Míngtiān huì Gènghǎo)

    明天會更好 Tomorrow Will Be Better, avec paroles
    https://www.youtube.com/watch?v=s6T4DXRKYHM

    #Chine #argent #billets_de_banque #Hongkong #film #faux

  • Le ambizioni dell’antimafia francese

    Tra Corsica e Marsiglia, le bande continuano a farsi guerra e mietere vittime. Intanto, a Parigi ha cominciato a operare la procura nazionale contro la criminalità organizzata, creata sul modello della Dna italiana

    Alain Orsoni, imprenditore ed ex leader nazionalista della Corsica, ucciso al funerale della madre. Una magistrata a Grenoble rapita da banditi che volevano un riscatto in criptovalute dal marito imprenditore. Un ventenne ammazzato per mettere a tacere suo fratello, Amine Kessaci, attivista impegnato nella lotta ai narcotrafficanti. In Francia non passa mese senza un fait divers, un caso di cronaca, cruento e spietato. Negli ultimi anni lo Stato ha cercato di contrastare la violenza e i traffici. Da gennaio è entrata in attività la Procura nazionale contro la criminalità organizzata (Pnaco), ispirata alla Direzione nazionale antimafia e antiterrorismo (Dna) ideata da Giovanni Falcone. Sarà questa autorità a coordinare le inchieste su questi ultimi casi eclatanti.

    Nell’Esagono è difficile parlare di una mafia così come la conosciamo in Italia, ma di organizzazioni criminali sempre più voraci e violente: «Al momento – ha detto la procuratrice nazionale Vanessa Perrée durante un incontro pubblico con Roberto Saviano a Parigi il 16 febbraio – abbiamo ancora a che fare soprattutto con gangster interessati principalmente al denaro», e non al potere politico ed economico, come le organizzazioni mafiose italiane. «Non sono uomini d’onore, ma criminali per i quali non c’è differenza tra regole e legge, perché in realtà non ci sono né regole, né leggi», ha aggiunto.

    Questa caratteristica riguarda soprattutto le organizzazioni legate al traffico di droga, quelle nate nelle banlieue di Marsiglia, come la DZ Mafia (per Perrée, un marchio che dalla città portuale si è allargato in altre città, Clermont-Ferrand, Digione, Besançon, come fosse un franchising) e il gruppo chiamato Yoda. Sono queste le principali bande dietro i regolamenti di conti del 2023 e 2024. Se il Paese ha registrato 139 morti nel 2023 e 110 nel 2024 nell’ambito di regolamenti di conti tra criminali, la maggior parte dei “narcomicidi”, come li chiamano in Francia, è avvenuta a Marsiglia: 49 persone uccise nel 2023 (di cui quattro vittime collaterali), 24 l’anno successivo, qualcuna di meno nel 2025.

    Molte bande sono cresciute con i traffici di hashish dal Marocco e negli ultimi anni sono passate alla cocaina, quella che arriva in grandi quantità nei porti del Nord Europa, tra cui quello di Le Havre, dove pure sono stati registrati omicidi e violenze per il controllo dei varchi di uscita degli stupefacenti dallo scalo. Più polvere bianca, a costi più accessibili, con un risultato: il consumo di cocaina in Francia «sta esplodendo» ha spiegato Perrée durante l’incontro pubblico. L’aumento riguarda anche i sequestri di droga. Nel 2025 sono state intercettate 84,3 tonnellate di cocaina contro le 53,5 dell’anno precedente.

    L’offerta è forte e la distribuzione è capillare: «Abbiamo un’uberizzazione (in riferimento al servizio di “taxi” Uber, ndr) del traffico: le piazze di spaccio diminuiscono a favore di persone che consegnano». Questo sistema coinvolge persone sempre più giovani «che vanno a commettere reati, a volte per somme modiche, dopo esser stati reclutati tramite Snapchat, TikTok o altre piattaforme». Un caso di cronaca parla per tutti: il 4 ottobre 2024 un 14enne, soprannominato “Pepito” – assoldato come sicario tramite social network da un detenuto della DZ Mafia – ha ucciso un autista di 39 anni, innocente. Uno scambio di persona che ha lasciato tre bambini orfani di padre. Il 12 febbraio scorso il tribunale dei minori di Parigi ha condannato l’adolescente a 17 anni di detenzione. «Mi sembra sia necessario porre l’accento sulla questione dei minori, dato che un numero sempre maggiore di giovani è reclutato attraverso i social media per commettere reati gravissimi in cambio di somme irrisorie – ha detto la procuratrice nel corso di un’audizione alla commission des lois al Senato, il 14 gennaio –. La legge prevede misure per punire più severamente chi li recluta, e ci aiuterà a invertire la tendenza in modo che lo sfruttamento di questi minori diventi più un problema che un vantaggio».

    Le nuove organizzazioni marsigliesi sono spietate. Lo sa bene Amine Kessaci, attivista di 22 anni che ha perso due fratelli per mano criminale. Il 29 dicembre 2020 suo fratello Brahim, coinvolto in attività di spaccio, è stato vittima di un regolamento di conti tra bande, ucciso e bruciato all’interno di un’automobile. Da quel giorno Amine, già attivo nel sociale con l’associazione Conscience da lui creata, ha fatto della lotta al narcotraffico una delle sue battaglie, cercando di creare una rete di aiuto ai familiari delle vittime. Un impegno che gli è costato molto caro: il 13 novembre scorso, un altro fratello, Medhi, estraneo ai traffici, è stato ucciso in un agguato. Qualcuno vuole mettere a tacere il giovane militante, che ormai vive sotto scorta. Il 5 febbraio, durante un meeting politico a Aix-en-Provence, Kessaci è stato allontanato dagli agenti per il rischio di un imminente agguato: secondo quanto ricostruito da Le Parisien, la Gendarmerie temeva l’attacco di un commando della DZ Mafia.

    Corsica, colpi di coda

    Sembra invece di vedere uno stile diverso, più antico, in Corsica, su cui si sono riaccesi i riflettori dopo l’omicidio di Alain Orsoni, 71 anni, imprenditore attivo nel settore del gioco d’azzardo ed ex presidente dell’Ac Ajaccio, club di calcio che ha militato a lungo nei principali campionati francesi. Qui lo scenario è differente da quello dell’Esagono: criminalità, imprenditoria e politica si intrecciano.

    La stessa vittima, già a capo del Front de libération nationale corse (Flnc), aveva lasciato l’isola nel 1996, durante una faida interna ai nazionalisti corsi. Rientrato dal suo “esilio” nel 2008, era scampato a un attentato grazie all’intervento provvidenziale della polizia, ma la spirale violenta non è stata interrotta. Il 12 gennaio era al cimitero di Vero, a una trentina di chilometri dal capoluogo, per il funerale della madre. Qualcuno, forse un cecchino dotato di un’ottima mira, lo ha colpito al cuore uccidendolo sul colpo. Una scena da film.

    La storia ci racconta di una rivalità tra il clan Orsoni e il gruppo del Petit Bar, locale del capoluogo e luogo di ritrovo di una banda. Nel maggio 2025 il figlio di Orsoni, Guy, è stato condannato per il tentato omicidio di un componente della gang rivale, Pascal Porri, che aveva provato a ucciderlo. A dicembre, un appartenente al clan del Petit Bar – André Bacchilelli – è stato condannato a 30 anni di reclusione per l’omicidio di un avvocato, Antoine Sollacaro, difensore di Orsoni, avvenuto nel 2012, e il tentato omicidio di un amico dell’imprenditore. Una scia di sangue che, lenta ma inesorabile, prosegue tutt’oggi. Il modello Dna.

    Sull’omicidio di Orsoni indagano insieme la Pnaco e la procura di Marsiglia: «Questa modalità d’azione – ha spiegato Perrée nell’audizione al Senato – ci permetterà di agire in modo complementare, da un lato, con un attore che conosce le reti locali e, dall’altro, una forza d’urto nazionale». Questo è un obiettivo della nuova procura nazionale, che potrà coordinare lo svolgimento delle indagini su tutti i territori, condividendo informazioni e strategie.

    Una svolta nelle strategie anticrimine+

    «La criminalità organizzata in Francia non è una novità – ha specificato la procuratrice Perrée all’incontro con Saviano –. Ce ne occupiamo dal 2004, quindi da 20 anni», quando sono stati creati i tribunali interregionali specializzati (Jirs). Prima di assumere la guida della nuova procura, Perrée, magistrata di 52 anni, aveva diretto l’Agenzia nazionale di gestione e recupero dei beni sequestrati e confiscati e, prima ancora, la sezione “Criminalità organizzata” della procura di Parigi.

    «Ci siamo resi conto che in Francia la criminalità organizzata si stava evolvendo e avevamo bisogno di un organismo nazionale, simile alla Procura nazionale antiterrorismo, per coordinare gli sforzi ed essere più efficaci». La nuova struttura ha preso il posto dalla Junalco, una sezione specializzata della procura di Parigi creata nel 2019, da cui ha ereditato 170 inchieste e otto dei suoi sedici magistrati, destinati ad aumentare di dieci unità entro settembre.

    Come la Dnaa italiana, la Pnaco ha anche altri compiti, come l’analisi dei fenomeni criminali e il coordinamento. Non si occuperà soltanto di traffici di droga, ma anche di migrazioni irregolari, prostituzione, tratta degli esseri umani, dei relativi aspetti finanziari, ma anche delle nuove tendenze delle attività illecite, come le truffe internazionali e soprattutto i rapimenti dei possessori di criptovalute: sono già diversi i casi di questo tipo, tra i quali quello più noto riguarda il cofondatore della start-up Ledger, David Balland, e – ultimo in ordine di tempo – quello di una magistrata di Grenoble, moglie di un imprenditore del settore.

    La Pnaco ha grandi ambizioni ma pochi mezzi, nota il quotidiano Libération, mentre si aspettano ancora i decreti attuativi per l’entrata in funzione dei nuovi provvedimenti su pentiti e infiltrati civili che – insieme ad altri strumenti come le sezioni speciali nelle carceri, per controllare meglio i detenuti più pericolosi – dovranno contrastare la criminalità organizzata. L’avvio delle attività della procura nazionale «non è che l’inizio», riprendendo lo slogan del Sessantotto francese. Sicuramente, la prima tappa di un lungo percorso.

    https://lavialibera.it/it-schede-2631-le_ambizioni_dell_antimafia_francese
    #antimafia #France #Alain_Orsoni #Amine_Kessaci #gangster #argent #criminalité #trafic_de_drogue #Marseille #DZ_Mafia #Yoda #narchomicides #homicides #drogue #haschisch #cocaïne #Le_Havre #ports #uberisation #Brahim_Kessaci #Medhi_Kessaci #Corse #Petit_Bar #clan_Orsoni #Guy_Orsoni #Pascal_Porri #André_Bacchilelli #Antoine_Sollacaro

    • Le #parquet_national_anticriminalité_organisée entre en fonction

      Le parquet national anticriminalité organisée est entré en fonction le 5 janvier 2026. Cette nouvelle juridiction va permettre de mieux lutter contre la criminalité organisée, fléau qui constitue une menace grandissante pour nos institutions et notre démocratie.

      Le 5 janvier 2026, le parquet national anticriminalité organisée (Pnaco) a été installé par Gérald Damanin, garde des Sceaux, ministre de la Justice, au tribunal judiciaire de Paris. Prévu par la loi du 13 juin 2025 visant à sortir la France du piège du narcotrafic, il permet d’adapter l’organisation judiciaire aux modes opératoires toujours plus professionnels des réseaux criminels (narcotrafic, filières d’immigration clandestines, traite des êtres humains, proxénétisme…), et vise à apporter une réponse pénale d’une grande fermeté.

      Le Pnaco a une double mission :

      traiter les infractions les plus graves relevant de la très grande criminalité organisée, y compris économique et financière. Le Pnaco intervient depuis la conduite des enquêtes judiciaires jusqu’à l’exécution et l’application des peines ;
      coordonner l’ensemble des acteurs judiciaires de la lutte contre la criminalité, à l’échelle régionale (juridictions interrégionales spécialisées), nationale et en lien avec les partenaires européens et internationaux.

      Dirigé par Vanessa Perrée, procureure de la République anticriminalité organisée, le Pnaco est composé d’une équipe de 16 magistrats, avec une montée en puissance progressive à 30 magistrats à l’horizon septembre 2026, 13 greffiers, trois assistants spécialisés, trois attachés de justice et juristes, ainsi que des officiers de liaison membres des services des douanes, du renseignement, de la Police nationale et de la Gendarmerie nationale.

      Le #Pnaco repose sur une architecture judiciaire autonome éprouvée, sur le modèle des parquets nationaux financier (PNF) et antiterroriste (PNAT). Il dispose de moyens et d’outils procéduraux dédiés.

      Parmi les priorités de cette nouvelle juridiction pénale spécialisée : endiguer le blanchiment d’argent issu du narcotrafic qui représente chaque année 6 milliards d’euros.

      https://www.justice.gouv.fr/actualites/actualite/parquet-national-anticriminalite-organisee-entre-fonction
      #criminalité_organisée #lutte #démocratie

    • Association #conscience

      Grandir à #Frais-Vallon, dans les quartiers nord de Marseille, c’est apprendre très tôt à vivre dans un environnement marqué par la #précarité, l’#insécurité et le #sentiment_d’oubli. Mais c’est aussi un lieu où naissent la #solidarité, l’#entraide et la force du #collectif.

      C’est dans ce quartier qu’Amine Kessaci a grandi. Au fil des années, il a été témoin des difficultés que rencontrent trop de familles et de jeunes : le manque d’opportunités, l’injustice sociale et la fatalité qui semble parfois condamner certains à l’échec, à la prison ou au pire.

      Refusant d’accepter cette réalité comme une fatalité, Amine décide d’agir. En 2020, il crée l’association Conscience avec une conviction simple : les habitants des #quartiers_populaires méritent les mêmes chances que les autres.

      Depuis, l’association s’engage chaque jour aux côtés des habitants pour accompagner, soutenir et ouvrir des perspectives, en particulier pour les plus jeunes. Derrière chaque action, il y a la même détermination : redonner de l’espoir et prouver que le changement est possible.

      https://associationconscience.org
      #lutte #résistance

  • Des #passeurs faisaient traverser la #Manche à des migrants en #yacht en échange de 15 000 euros

    Deux passeurs de nationalité ukrainienne ont été condamnés par la justice britannique à des peines de cinq et six ans de prison pour trafic de migrants. Les deux hommes étaient à la tête d’un « trafic d’êtres humains dit ’VIP’ », selon les autorités britanniques : ils transportaient des migrants depuis les côtes de Seine-Maritime vers l’Angleterre à bord d’un yacht, en échange de 15 000 à 18 000 euros.

    Deux hommes de nationalité ukrainienne, âgé de 37 et 43 ans, ont écopé mi-mars de peines de prison de cinq et six ans par un tribunal britannique pour trafic de migrants de la France vers le Royaume-Uni. Si une telle condamnation est courante des deux côtés de la Manche, le mode de fonctionnement de ce réseau étonne.

    Les deux hommes « dirigeaient un trafic d’êtres humains dit ’VIP’ », indique un communiqué de la National crime agency (NCA) publié le 12 mars et repéré par Ici Normandie. Les individus transportaient des migrants depuis les côtes de Seine-Maritime vers l’Angleterre à bord d’un yacht, l’Uforia.
    L’enquête débute en juillet 2025 lorsque des gendarmes de Rouen remarquent l’étrange ballet de ce yacht dans le port du Havre. Prévenus par les autorités françaises, les gardes-côtes britanniques suivent sa trace dans la Manche, l’abordent au large des côtes de l’île de Wight, puis l’escortent au port de Gosport, dans le Hampshire. À bord se trouvent les deux Ukrainiens condamnés et cinq passagers – quatre Albanais et une Vietnamienne qui cherchaient à entrer de manière irrégulière au Royaume-Uni.

    « Ces hommes exploitaient ce qu’on peut décrire comme une sorte de service de ferry, transportant à chaque fois un petit nombre de personnes de l’autre côté de la Manche, mais leur facturant un prix exorbitant pour ce service », a déclaré Saju Sasikumar, de la NCA.
    Entre 15 000 et 18 000 euros la traversée

    Selon les témoignages des migrants interpellés, ils ont séjourné dans un hôtel de Fécamp, en Seine-Maritime, avant d’être emmenés le 20 juillet au port du Havre (à une quarantaine de kilomètres) pour embarquer sur l’Uforia. En échange, les exilés ont dû débourser entre 15 000 et 18 000 euros.

    Grâce à une collaboration entre les forces françaises et britanniques, les enquêteurs ont pu retracer les activités de ce réseau et « mettre en évidence en série de traversées durant les mois d’été 2024 et 2025, l’Uforia ayant fait escale à Brighton et dans d’autres marinas de la côte sud à plusieurs reprises », écrit la NCA dans son communiqué.

    L’agence britannique évoque un évènement qui s’est produit le 10 août 2024. Ce jour-là, le responsable du port d’Itchenor dans le West Sussex, au sud de l’Angleterre, avait signalé « une activité suspecte à la police après que l’Uforia a été aperçu entrant dans le port avec six migrants à bord », raconte la NCA.

    D’après les preuves recueillis par les enquêteurs, le navire avait aussi quitté Fécamp en juin 2025 avec trois migrants à bord et navigué vers la région de Chichester, dans le sud de l’Angleterre.

    L’année dernière, le Royaume-Uni a connu une forte hausse des arrivées de migrants. En 2025, plus de 41 000 personnes sont arrivées en Angleterre après une traversée de la Manche. C’est le deuxième nombre le plus élevé après le record des 45 774 arrivées enregistrées en 2022, selon les données du ministère de l’Intérieur britannique.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/70561/des-passeurs-faisaient-traverser-la-manche-a-des-migrants-en-yacht-en-
    #prix #coûts #migrations #réfugiés #frontières

    Commentaire : Tout cet #argent injecté dans l’#économie criminelle qui pourrait circuler dans l’économie formelle... oh que les États sont bêtes avec leurs politiques migratoires !

    ping @karine4

  • "... The so-called lithium triangle — the Andean desert plateau sweeping from northern Chile and Argentina to southern Bolivia ..."

    via https://diaspora.psyco.fr/p/12328021

    ♲ Miguel Afonso Caetano - 2026-03-10 21:46:41 GMT

    https://www.ft.com/content/0276e510-cbf2-4d9f-a790-a55d6667d9fc

    https://archive.is/rtzvl

    "The so-called #lithium triangle — the Andean desert plateau sweeping from northern #Chile and #Argentina to southern #Bolivia — contains over half of the world’s resources of lithium, an essential mineral for the energy transition. Just a few years ago, Argentina, Bolivia and Chile were all governed by the left. Today, only one of those countries still is, and its days are numbered.When José Antonio Kast assumes power in Chile on March 11, all three will be led by centre to rightwing presidents.

    [...]

    • [...]

      “... It’s a stunning reversal of political fortune with major implications for critical minerals. Among the region’s heads of state in recent years, there was talk of a “lithium Opec” to co-ordinate the sector, the return of resource nationalism and the rise of state-led green development — intermingled with the hope of social benefit within environmental limits. In stark contrast, Kast, Argentina’s Javier Milei and Rodrigo Paz in Bolivia have vowed to entice foreign investment, and are turning to US President Donald Trump for bilateral deals.

      But in the often opaque realm of resource extraction, appearances can be deceiving. These rightwing leaders are aligned with Trump, but China’s economic pull could well prove stronger. Avowed commitments to free markets and private investment are anachronistic in an era of state capitalism, and in sectors pervaded by the logic of national security. And in the peripheries where mining occurs, communities are no more tolerant of uncontrolled extraction than they were before these administrations took power. The stark realities of geopolitical and social conflict will shape lithium governance.”

      #énergie #resources #amérique_latine

  • Drone à 20.000$ vs radar à 1 milliard$ : succès militaires iraniens ? Analyse d’ex pilote de chasse - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=9eOvAG6bpnM

    BDA battle damage assessment images satellites de quelques frappes iraniennes – apparemment efficaces – sur les systèmes de détection et de communication (en source ouverte - OSINT)

    (on peut commencer à 4’30" pour passer la pub du sponsor)

    Des drones à 20.000 dollars peuvent détruire des radars américain à 300 millions.
    C’est documenté par images satellites.
    Est-ce vraiment un succès militaire iranien ? Ou le reflet d’une vulnérabilité américaine construite sur plusieurs années ? Vous allez voir qu’entre désengagement américain initié en 2021, et retrait des navires du golfe, les américains savaient que cela allait arriver. Mais alors pourquoi ne pas mettre plus de systèmes air-sol de défense de point ?

  • Pete Hegseth Blew Billions on Fruit Basket Stands, Chairs, and Crab
    https://newrepublic.com/post/207555/pete-hegseth-billions-dollars-fruit-basket-stands-chairs-crab

    (...)

    Some of the frivolous September purchases made under Secretary Pete Hegseth’s stewardship include a $98,329 Steinway & Sons grand piano for the Air Force chief of staff’s home, $5.3 million for Apple devices such as the new iPad, and an astronomical amount of shellfish, including $2 million for Alaskan king crab and $6.9 million worth of lobster tail. (Lobster tail is apparently a favorite of Hegseth’s Pentagon—the department spent more than $7.4 million total on the luxury item in March, May, June, and October.)

    In other pricey food purchases, the government decided to drop $15.1 million for ribeye steak (again, just in September), $124,000 for ice cream machines, and $139,224 on 272 orders of doughnuts.

    Weeks later, millions of Americans would lose their SNAP benefits amid the longest government shutdown in U.S. history. More still stand to lose eligibility to the food assistance program thanks to a Republican crusade that added stricter work requirements to the program, piling on paperwork and documentation mandates.

    One of the largest bulk expenditures was just for furniture, for which the Pentagon decided to shell out $225 million. That included $12,000 for fruit basket stands, and checks totaling more than $60,000 for Herman Miller recliners. All in all, the agency spent more on furniture in 2025 than it had in over a decade.

    In the last five days of September alone, the department blew through $50.1 billion on just grants and contracts. For context, only nine other countries spend that much on the entirety of their defense budget per year. It’s also more than the total military budgets of Canada and Mexico combined.

    (...)

    #argent_magique

  • Les États-Unis vont verser $10 milliards au « Conseil de la paix », soit 12 fois leur contribution à l’ONU
    https://www.les-crises.fr/les-etats-unis-vont-verser-10-milliards-au-conseil-de-la-paix-soit-12-foi

    Les détracteurs affirment que Trump cherche à remplacer l’ONU par le « Conseil de la paix », dont il est à la tête. Source : Sharon Zhang, TruthoutTraduit par les lecteurs du site Les-Crises Le président américain Donald Trump (au centre), entouré du vice-président américain JD Vance (à gauche) et du secrétaire d’État américain Marco […]

  • #Insécurité : les #caméras_de_vidéosurveillance font-elles vraiment baisser la #délinquance dans les communes ?

    Les communes s’équipent de plus en plus de vidéosurveillance. Alors que la sécurité est la priorité numéro un des Français pour les élections municipales, les élus investissent des milliers d’euros dans les caméras. Mais sont-elles vraiment efficaces ? L’enquête de « L’Œil du 20h ».

    Dans toute la France, des communes s’équipent en vidéosurveillance et ça ne fait qu’accélérer. Ce sont de gros investissements pour des petites municipalités, malgré une efficacité qui reste toujours à prouver. À L’Arbresle, dans le Rhône, il y aura bientôt 41 caméras pour 6 500 habitants.

    Les #caméras sont attendues depuis longtemps par Nathalie Serre, candidate liste DVD et élue de l’opposition."La #criminalité évolue et je pense qu’il faut que nous aussi, on travaille avec notre temps. Je pense que ça peut aussi énormément servir pour tout ce qui concerne l’#incivilité", estime celle qui a toujours été favorable à leur déploiement.

    Le maire de gauche, Pierre-Jean Zannettacci, a toujours été contre. Il a cependant organisé en février 2025 un référendum sur l’installation d’un système de vidéosurveillance dans la commune, pour un montant total de 400 000 euros. 53% des habitants ont voté pour. La ville va donc s’équiper, au grand dam d’une partie de l’ex majorité de gauche, qui juge la dépense inutile.

    « Le maire a dit devant tout le monde, que de toute façon, on ne pouvait pas être sûr que ça marcherait. On va engager tout cet #argent_public sur un truc dont on n’est pas sûr de la réussite ? », s’interroge Sheila McCarron, candidate liste DVG, qui mène une liste d’opposition aux élections municipales à venir.

    Une solution promue par les gendarmeries

    Le maire n’a pas souhaité répondre à l’Œil du 20 Heures. Il nous a renvoyés vers l’un de ses adjoints. Et selon ce dernier, la mairie n’a pas eu l’idée toute seule. « Les gendarmes sont bien venus discuter avec nous. Les #statistiques, je ne les ai pas eues, je ne peux pas vous dire », répond Gilles Peyrichou, élu en charge du déploiement de la #vidéosurveillance. C’est à la demande de la gendarmerie que L’Arbresle s’est équipé.

    La commune n’est pas la seule dans ce cas-là. Il y a cinq ans, la CNIL, l’autorité de contrôle du numérique, pointait déjà, dans une étude, une forme de pression mise sur les mairies pour s’équiper. « Les forces de l’ordre mettent également en avant auprès des maires l’aide que leur procurent des caméras (...). Les maires sont ainsi incités à agir par les forces de police ou de gendarmerie locales qui promeuvent ces solutions », soulignait l’étude.

    Une efficacité discutée

    La gendarmerie locale a refusé toutes nos demandes d’interviews et n’a pas souhaité nous donner de chiffres sur la délinquance à L’Arbresle, pas plus que sur l’efficacité de la vidéosurveillance. Peu d’éléments factuels sont disponibles.

    Il y a 6 ans, la #Cour_des_comptes pointait l’absence de lien entre vidéosurveillance et baisse de la délinquance :"Aucune corrélation globale n’a été révélée entre l’existence de dispositifs de #vidéoprotection et le niveau de la délinquance commise sur la voie publique ou encore le #taux_d'élucidation".

    En 2021, une autre enquête a été réalisée pour le compte de la gendarmerie et a passé au crible près de 2 000 affaires judiciaires. « On n’a pas identifié de différence de niveau de résolution sur les communes équipées ou sur les communes non équipées de vidéoprotection de #voie_publique », explique son auteur, Guillaume Gormand, chercheur à Sciences Po Grenoble - Université Grenoble Alpes, qui en est arrivé aux mêmes conclusions.

    Un #lobby actif

    Si l’efficacité des caméras est encore discutée, comment ceux qui les vendent répondent-ils à cette question ? La réponse est dans ce document : le lobby du secteur a publié un livre blanc juste avant les municipales. On y apprend aux élus comment parler vidéosurveillance sans être anxiogène et comment répondre aux questions sur le #coût. À la question de l’efficacité, la réponse est surprenante. « La vidéoprotection n’a jamais eu vocation à éradiquer la délinquance », est-il écrit.

    Parmi les auteurs du livre blanc, un ancien député La République en marche, désormais lobbyiste, qui a gardé ses entrées à l’Assemblée nationale. « À ma connaissance, je n’ai pas de chiffres à vous donner sur l’efficacité de la vidéoprotection », reconnaît #Jean-Michel_Mis. Le ministère de l’Intérieur, qui dispose de chiffres précis via les préfectures, a refusé de communiquer le nombre de communes s’étant récemment équipées.

    https://www.franceinfo.fr/elections/insecurite-les-cameras-de-videosurveillance-font-elles-vraiment-baisser-l

    #efficacité #inefficacité #surveillance #sécurité

    signalé ici aussi : https://seenthis.net/messages/1160755

    • Evaluation de la contribution de la vidéoprotection de voie publique à l’élucidation des enquêtes judiciaires

      En 2020, les magistrats de la Cour des comptes indiquaient qu’ils n’avaient trouvé « aucune corrélation globale [...] entre l’existence de dispositifs de vidéoprotection et le niveau de la délinquance commise sur la voie publique, ou encore les taux d’élucidation ». Ils concluaient alors leur rapport annuel avec, entre autres, la recommandation #5 invitant à « Engager une évaluation de l’efficacité de la vidéoprotection de la voie publique, notamment dans l’élucidation des crimes et délits, avec le concours de chercheurs et d’experts ». Par la présente étude, la Gendarmerie Nationale apporte une réponse à cette demande des Sages de la rue Cambon. En soutenant et accueillant sans tabou une démarche d’analyse scientifique, la Gendarmerie est à l’origine d’une démarche inédite qui constitue à ce jour l’évaluation la plus complète et détaillée de la contribution de la vidéoprotection à l’élucidation d’enquêtes judiciaire en France. La démarche engagée a cherché, comme objectif principal, la mesure de la contribution au travail d’investigation et d’incrimination des auteurs de crimes et de délits de cette technologie installée dans les espaces publics. Au-delà de cette interrogation, les données collectées ont également permis de rendre compte d’un large spectre de l’utilisation de cet outil par les enquêteurs. Elle rend notamment compte du réflexe des enquêteurs à mobiliser cette ressource, décrit pour quels types d’infractions les caméras s’avèrent le plus pertinente ou, surtout, quelles sont les configurations les plus favorables à un bénéfice élevée de la vidéoprotection.

      https://hal.univ-lorraine.fr/CREOGN/hal-04875204v1