• Fées et gestes : #femmes_pyrénéennes, un statut social exceptionnel en Europe
    de #Isaure_GRATACOS

    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k33455636.texteImage
    #Pyrénées #livre #statut #femmes #montagne

    ping @mad_meg

    Référence trouvée dans le numéro zéro de la revue Nunatak :
    https://seenthis.net/messages/795974

    Dans l’#histoire oubliée, celle des femmes l’est à un degré supplémentaire. Il fallut attendre l’ouvrage de la béarnaise Isaure Gratacos en 1987, "Femmes pyrénéennes, un statut social exceptionnel en Europe", pour révéler le rôle fondamental des femmes dans l’ouest pyrénéen, pays de ‘‘l’aînesse absolue’’ où dans la #propriété, la #transmission se faisait par les femmes ‘‘les #aïreteras’’ si une femme était l’aînée. Ce qui en faisait le chef de la maisonnée, et quand elle se mariait, le mari prenait son #nom à elle. Elle siégeait aux assemblées de vallées, avec le même #droit_de_vote que tous les membres. Ainsi ces femmes pyrénéennes votaient depuis des siècles, alors que la France ne connaîtra que le suffrage universel masculin jusqu’à 1945. Ce statut, comme tous les #droits_coutumiers, dégénéra au fil du temps. Cet air de #liberté était sensible dans tous les aspects de la #vie_féminine, et dès la jeunesse. Il faudra l’action combinée à la fin du XIXè siècle de l’#Église et de l’#État, venus tard ici pour venir à bout de pratiques comme les #veillées_amoureuses, les #rites_sexuels dans des lieux déterminés près des villages, les #mariages à l’essai, etc. Isaure Gratacos raconte qu’elle a recueilli des témoignages sur une ‘‘coutume encore pratiquée en #Ariège dans les années 1920’’ : « C’était une #coutume que les jeunes filles se promènent en groupe de 8 ou 10. Elles espéraient rencontrer un jeune homme seul. Les hommes mariés étaient laissé en paix. Même les jeunes hommes du village étaient épargnés. Mais si un étranger se rencontrait dans un endroit solitaire, les jeunes filles se précipitaient sur lui et se conduisaient comme les filles du Pacifique, sauf qu’on ne le tuait jamais. » Cette pratique, qu’I. Gratacos compare à celles des ‘‘#filles_du_Pacifique’’, plonge dans les profondeurs de la #ritualité_païenne. Et il faudrait parler de cet univers spirituel des montagnards, de leurs chants, leurs contes, leurs danses, leurs rites, intimement liés à leur vie quotidienne elle-même imprégnée des travaux et des jours, mais aussi de la fréquentation des mystères de leur haut pays, tout près des étoiles et des profondeurs de la terre.

    #invisibilisation #in/visibilité

  • En #Ariège, la #mine de #Salau en terrain miné

    Mardi 11 juin, le tribunal administratif de Toulouse a examiné les conditions d’attribution d’un permis de recherche de #tungstène à #Couflens, au fin fond de l’Ariège. Le rapporteur public s’est prononcé pour l’annulation, en raison du montage financier présenté. Mais rouvrir la mine serait surtout une catastrophe environnementale et de #santé_publique.


    https://www.mediapart.fr/journal/france/130619/en-ariege-la-mine-de-salau-en-terrain-mine?onglet=full
    #extractivisme #France #environnement #amiante
    ping @daphne @albertocampiphoto

  • #CAMIGRI

    CAMIGRI est un programme de recherche financé par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) et la Région Nouvelle-Aquitaine. Il entend revisiter l’étude des #campagnes françaises au prisme des migrations internationales et de la diversification croissante des formes de mobilité. Le projet a démarré le 01/10/2016.

    Ce carnet de recherche a vocation d’interface entre les mondes scientifique, associatif et professionnel intéressés par les questions de développement rural et de migrations internationales dans les espaces ruraux. Il permet de :

    – faire connaître les travaux de l’équipe et de suivre l’actualité du programme (comptes rendus de terrain, de séminaires, de présentations),

    – faciliter les liens et les échanges entre les différents acteurs intéressés par ces questions (construction d’un répertoire-réseau en ligne),

    – publier des supports produits par les chercheurs sur les terrains d’enquête (monographies de lieux, photographies commentées, portraits et entretiens d’acteurs socio-économiques).

    https://camigri.hypotheses.org/a-propos
    #accueil #asile #migrations #réfugiés #espace_rural #espaces_ruraux #campagne #France #Loire_Anjou_Tourraine #Périgord_Limousin #Pyrénées_Ariégeoise

    • Lettre d’information n°1

      Camigri édite sa première lettre d’information trimestrielle. Elle s’adresse à tout public soucieux de poser un nou-veau regard sur les « mondes ruraux ». Confrontées à la diversification croissante de mobilités internationales plus ou moins visibles et reconnues, les campagnes françaises connaissent en effet des changements socio-économiques et territoriaux parfois inaperçus, silencieux, sous-étudiés. L’équipe entend ici partager ses travaux à travers certaines activités menées dans le cadre de son programme de recherche financé par l’Agence Nationale pour la Recherche (ANR) et la Région Nouvelle-Aquitaine. Il est ainsi question de livrer, de manière élargie, le fruit de nos réflexions engagées dans plusieurs localités rurales de la France de l’ouest et qui trouveront certainement un écho plus lointain, au sein d’autres territoires. Actuellement lancée dans des opérations d’enquête et d’observations sur plusieurs terrains (Ariège, Dordogne, Vienne, Maine-et-Loire), l’équipe souhaite transmettre quelques principes fondateurs de son approche : proximité mesurée avec les territoires étudiés et ses habitants, production et commu-nication dans des réseaux scientifiques, usage réflexif de l’image comme outil de travail, de communication et de réflexion.

      https://f-origin.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/3777/files/2018/09/Web_Sept2018_Journal_CAMIGRI-compressed.pdf
      #agriculture #fraises #Pays_Vernois #mineurs #MNA #mineurs_non_accompagnés #Ariège #marginalité #millieu_rural

    • Lettre d’information n°2

      L’installation des populations migrantes dans les campagnes de l’Ouest français peut prendre des formes très différentes, s’inscrire dans une tradition d’accueil ancienne parfois réactivée par des initiatives indivi-duelles plus récentes. Comment les populations installées ou celles qui se sont succédé ont-elles pu contribuer à l’évolution démographique des territoires ruraux étudiés ? L’équipe CAMIGRI vous propose, dans la deuxième édition de sa newsletter, quelques exemples illustrés à partir de ses travaux de recherche en cours

      https://sharedocs.huma-num.fr/wl/?id=DD6uCq2mdZue9rVdu5tG6Z24ZbspMlj7
      #campagnes_hospitalières #Carla-Bayle #CADA #innovation_sociale #Saint-Just-Le-Martel #agriculture #maraîchage #développement_local

  • L’Ariège, l’anti-Start-Up Nation - Les Echos
    https://weekend.lesechos.fr/business-story/enquetes/0600936642295-lariege-lanti-start-up-nation-2254529.php

    Le paradis pyrénéen des randonneurs est l’enfer des entrepreneurs macronistes. Avec ses deux députés La France insoumise, ses communautés alternatives perchées dans les montagnes, et malgré 12% de chômage, ce département rejette le développement économique au nom du bien vivre. Une enquête sociologique.

    Si la voix de l’Elysée a du mal à porter jusqu’en Ariège, ce n’est pas à cause des quelque 800 km qui séparent Foix, sa préfecture, de Paris. C’est plutôt la doxa sociale libérale d’Emmanuel Macron qui passe mal dans la partie la plus sauvage et certainement la plus belle des Pyrénées. Ici, le ruissellement et les premiers de cordées chers au président de la République évoquent les sources, les rivières et les randonnées en montagne,...

    Ah ... ça consonne avec des impressions ressenties sur place, beaucoup de personnes ordinaires, ni fans de possession de bagneules distinctives, ni affolées par l’esprit de lucre et la concurrence, je l’aurais bien lu. #paywall #Ariège_terre_d'asile

    • Quant à la start-up nation, elle n’a aucun sens : la fibre commence à peine à être installée dans le département. Le discours volontariste présidentiel n’y est pas seulement inaudible, il est même à l’opposé de l’esprit ariégeois. L’Ariège, sobre et rurale, c’est tout simplement l’anti-start-up nation.

      Aux deux-tiers montagnard, le petit département de 150 000 habitants, terre d’élection des ours et des loups au sud, dans les hauteurs du Couserans ; bastion industriel de l’aéronautique au nord, dans la plaine d’Ariège, a été socialiste pendant plus de cent ans, depuis la IIIe République. « Et pas socialiste rose pâle : ici, nous sommes d’un rose vif franc et courageux », précise Alain Duran, l’unique sénateur (PS) qui se situe lui-même « à gauche de la gauche ». En 2017, le département rompt brutalement avec cette tradition : Jean-Luc Mélenchon y réalise son meilleur score au premier tour de l’élection présidentielle, avec plus de 26% des voix - six points devant Emmanuel Macron -, 18,5 points devant Benoît Hamon qui culmine à... 7 300 voix. Un mois plus tard, aux législatives, les deux circonscriptions ariégeoises choisissent de nouveau La France insoumise, faisant de l’Ariège le seul département 100% LFI. « L’Ariège a fait le choix du dégagisme humaniste, s’enorgueillit Michel Larive, le député de la deuxième circonscription, à l’ouest. Nous construisons ici une société qui n’est pas fondée sur la consommation. Comment cela serait-il possible : plus on monte dans les montagnes, moins il y a de magasins... »

      Bordallo, Trigano, deux visions

      Ce jour-là, installé dans la minuscule mairie de Loubaut, 31 habitants, le quinquagénaire est venu faire la connaissance du maire du village, Ramon Bordallo, un libertaire qui s’est battu devant le tribunal administratif pour éteindre la nuit les deux lampadaires de sa commune et a barricadé le compteur électrique de la mairie pour empêcher l’installation de Linky. Les deux hommes s’entendent bien, mais le député ne convainc pas : « La France insoumise est trop productiviste, soupire Ramon Bordallo, je crois en la résilience par la solidarité humaine, pas à la croissance ni à la surexploitation des mers et des terres. » Pourtant, le département vit mal, avec 18,5% de sa population sous le seuil de pauvreté, selon l’Insee. Ne faudrait-il pas créer de l’emploi, attirer des cadres, des entreprises ? « Vous avez envie d’être riche, vous ? » demande Michel Larive à Ramon Bordallo. L’autre rigole franchement. La mairie, située sur une butte face aux Pyrénées enneigées, offre un panorama spectaculaire. Aux alentours, des vallons, des arbres, quelques maisons tranquilles. Le silence total est brisé par ce seul rire.

      À 40 km de là, il y a leur exact opposé, André Trigano, maire de Pamiers, la plus grosse ville du département, 16 000 habitants, 35 000 si l’on compte l’aire urbaine. Frère de Gilbert (Club Med), oncle de Serge (Mama Shelter), fondateur de Campeole (Campings), c’est un entrepreneur, un capitaliste fier de l’être. Ils ne sont pas nombreux dans le département, mais il a réussi à en fédérer bon nombre sur son territoire, de loin le plus dynamique du coin. À 93 ans, le jeune homme en costume trois-pièces affiche « 75 ans de vie professionnelle et 49 ans de vie publique ». Il prévient qu’il ne se représentera pas aux prochaines municipales... « Sauf s’il faut barrer la route au Rassemblement national. » André Trigano a d’abord été élu maire de Mazères en 1971. La petite ville, au nord du département et au sud de Toulouse, n’a alors plus un seul emploi salarié : il ne reste plus que des fonctionnaires et quelques artisans. Tout le reste a disparu, les habitants partent en continu s’installer ailleurs.

      Trigano se fait élire sur une seule promesse : créer 100 emplois salariés. Il va en créer 200 dès son premier mandat, en attirant Ruggieri, l’entreprise marseillaise de feux d’artifice et d’explosifs qui cherche une usine plus grande et a besoin d’un site Seveso gigantesque en raison des dangers d’explosion - l’usine explosera d’ailleurs en partie en 1993, sans faire de victime car c’était un dimanche. « Vingt ans plus tard, j’étais toujours maire, j’avais créé 700 emplois salariés et Mazères comptait 7 000 habitants, contre 1 800 au départ. »

      André Trigano prend goût à la politique. Il est élu député, siège au conseil départemental, à la Région, finit par être élu à Pamiers : « J’y ai créé 5 700 emplois, attiré 220 entreprises, toujours avec la même méthode : des entreprises diversifiées, un bon équipement, des permis de construire rapides, une aide efficace pour monter les dossiers, un financement grâce à nos relations. » Mais Trigano, paisiblement positionné au centre droit, se sent bien isolé au milieu des socialistes ariégeois qui le décrivent comme un libéral endurci. Il sourit avec une bienveillance très bien jouée et assène, faussement désolé : « Ils ne connaissent rien à l’entreprise, les pauvres. Ce sont des fonctionnaires, vous savez. »

      Le fait est que d’entreprise privée, de carrière, on ne parle pas beaucoup ici. L’enrichissement personnel, la réussite professionnelle, tout cela est beaucoup moins valorisé que l’épanouissement de l’humain et l’harmonie avec la nature - le parc naturel couvre 40% de la superficie du département. « Ici, on préfère la qualité de vie au stress des transports en commun bondés, on mange sainement, on respire un air pur », assure Bénédicte Taurine, députée de la première circonscription du département. C’est vrai, la qualité de l’air ariégeois est l’une des meilleures de France et sa densité l’une des plus faibles, avec 31 habitants au kilomètre carré, contre 21 000 à Paris, soit 700 fois plus. Bénédicte Taurine, elle-même, n’avait pas du tout prévu de faire carrière. La syndicaliste de toujours était persuadée de n’avoir aucune chance d’être élue quand, toute jeune quadra, elle a accepté en 2017 d’être tête de liste de La France insoumise... Pour elle, l’entreprise s’apparente plus à un risque qu’à une promesse. Elle a vécu au sortir de l’adolescence la catastrophe de l’arrêt de l’usine Pechiney (1 000 emplois supprimés à Tarascon, qui comptait alors 8 000 habitants) et la disparition progressive de l’industrie textile qui faisait vivre Lavelanet, en pays cathare. Alors le privé et ses incertitudes, elle ne leur fait pas confiance : « Je crois qu’il faut de nouvelles activités, mais pas forcément une industrie de masse. »

      Le public et l’associatif avant tout

      Cette idée - ignorante de toute réalité économique- que le salut ne viendra pas du privé, mais du public et de l’associatif, est partagée par la plupart des cadres politiques locaux. Norbert Meler, maire de Foix, élevé dans un milieu libertaire par des parents anarchistes, donne priorité à la réparation des inégalités du système plutôt qu’au développement économique. Dans une ville où le taux de pauvreté est élevé - 30% des élèves paient la cantine 1,30 euro (soit une réduction de 50%, sous conditions de ressources) -, il mise sur la cohésion sociale par le sport : piscine dernière génération, vélodrome rénové en 2017, stade d’athlétisme, dojo, aires multisports, boulodrome, aire de skate, terrains de volley, espaces de streetball, stade d’eaux vives... Pour une ville de moins de 10 000 habitants. « Nous concentrons l’offre sportive pour tous les environs, défend Norbert Meler. Et puis c’est ainsi que nous pouvons identifier les enfants les plus démunis et les aider. Très peu passent entre les mailles du filet, nous avons un système associatif très performant. »

      Le tourisme, lui, a été un peu négligé. Pourtant, la petite cité est une merveille médiévale, avec des rues entières conservées quasiment intactes depuis l’époque du puissant comté de Foix. Elle est surplombée par un spectaculaire château fort millénaire, orné de deux tours quadrangulaires et d’une tour ronde entourés par une enceinte fortifiée. On le visitait naguère en moins d’une heure. Des travaux pour revaloriser l’endroit se termineront en juin, moyennant quoi « les touristes pourront désormais rester une bonne demi-journée sur les lieux. Nous espérons passer de 80 000 visiteurs par an à 120 000 », assure le maire.
      Solidarité et vaste plan fibre

      À l’hôtel du département, peu après la mairie, le discours est tout aussi ferme quand il s’agit de solidarité et tout aussi étrangement indifférent au développement économique. Henri Nayrou, le président du conseil général, issu d’une grande famille de cadres socialistes locaux, fait partie des 13 présidents de département prêts à expérimenter le revenu universel : « J’avais proposé revenu décent, c’était plus parlant. » Le projet a été bloqué par le Parlement à la fin du mois de janvier. Engagé en politique depuis des décennies, il sait de quoi il parle en matière de solidarité : le département y consacre 67% de son budget, soit 116 millions d’euros. Une bonne partie de l’enveloppe va au RSA, passé de 19 millions en 2006 à 37 millions en 2017. L’Etat ne compense pas tout, contrairement aux promesses faites. Malgré des finances très serrées, un plan colossal a tout de même été lancé pour installer la fibre partout d’ici à 2025 et désenclaver ceux qui vivent dans les coins les plus reculés. En revanche, aucune réflexion n’a véritablement été menée pour identifier les entreprises qui pourraient venir s’installer grâce à la fibre. « On a mis le terreau, tranche Henri Nayrou, ce n’est pas notre rôle de faire du business. »

      Un état d’esprit qui s’exprime de manière encore plus radicale dans les montagnes du Couserans, au sud du département. La nature y est sauvage, les montagnes s’y élèvent jusqu’à 3 000 m. C’est là qu’ont été relâchés les ours slovènes, qui seraient environ 50 aujourd’hui, que des loups ont été aperçus cet hiver. Là que les derniers bergers luttent pour le pastoralisme malgré la présence des deux espèces de prédateurs qui égorgent des dizaines de brebis chaque année. Là encore que se sont fixées des populations qui ont choisi de vivre autrement, dans des yourtes, des cabanes, des granges retapées. Discrets, voire invisibles, il est difficile de les trouver si l’on ne sait pas exactement où les chercher. Ils veulent rester « les pieds dans l’herbe », « à l’air libre », « hors les cadres », « sans pollution, ni sonore ni visuelle », comme ils le disent au hasard des rencontres, toujours sous couvert d’anonymat. Le confort est assuré par des panneaux solaires, des branchements sur des sources, un poêle à bois. On trouve ici le plus grand nombre d’enfants non scolarisés - 300 en Ariège au total -, et les trois seules écoles hors contrat du département. Dans des épiceries solidaires, ouvertes 24h/24, on prend ce dont on a besoin et on place soi-même l’argent dans la caisse.

      Combien sont-ils ces néoruraux qui, tout en travaillant (certains sont même salariés à Paris), ont choisi de créer une société d’« autonomie collective » ? « Nous sommes des centaines », assurent-ils. Dans cette atmosphère à la fois frondeuse et militante, précaire et vulnérable, certains se sentent très seuls. « L’attractivité économique, ici, c’est secondaire », enrage Jérôme Azéma, candidat malheureux pour LREM aux législatives, qui a des idées à la douzaine pour relancer le tourisme avec des hôtels, un parc d’attractions médiéval, un nouveau portail interactif pour proposer séjours à thème et parcours fléchés... « L’autoroute entre Toulouse et Barcelone ? Elle ne se fera jamais », se désole de son côté Paul-Louis Maurat, président de la CCI, qui sait bien que jamais des usines exportatrices ne s’installeront si les infrastructures ne sont pas performantes. Et ne se fait aucune illusion : les associations de protection de la nature ne laisseront pas un seul engin de chantier approcher de la montagne. L’Ariège restera une terre de lutte. Mais après tout, « vous voulez devenir riche, vous ? »

      –—

      Villégiature pour caciques

      Terre socialiste, l’Ariège a longtemps attiré les grands noms du PS, qui s’y sont retrouvés... en toute discrétion. Laurent Fabius a acheté en 2003 dans le village du Carla-Bayle une résidence avec vue panoramique sur les Pyrénées qu’il a évaluée à 680 000 euros dans sa déclaration de patrimoine de 2013, lorsqu’il était ministre des Affaires étrangères. Le ministre a financé, sur sa réserve parlementaire, des rénovations nécessaires dans le petit village dont les ressources financières sont limitées.

      Tony Blair a, pendant près de dix ans, passé tous ses mois d’août dans le village circulaire de Saint-Martin-d’Oydes, où il était devenu une célébrité locale.

      Jean-Pierre Bel, président du Sénat pendant le quinquenat de François Hollande, s’est retiré depuis 2014 vers Lavelanet, dans le pays d’Olmes, pour préparer les élections municipales de 2020 à Toulouse.

      Enfin, non loin de l’Ariège, mais en Haute-Garonne, se trouve Cintegabelle, l’ancien fief rural de Lionel Jospin...

      Allégorique tungstène

      La possible réouverture d’une mine en sommeil depuis trente-deux ans, sur la rivière Salat, divise profondément les Ariégeois. La société australienne Apollo Minerals souhaite exploiter à nouveau son tungstène, un métal extrêmement dur et résistant aux plus hautes températures, utilisé pour fabriquer des pales de turbine ou des foreuses, qui intéresse particulièrement l’industrie spatiale et l’armement. La Chine, qui dans les années 80 a inondé le marché mondial de son tungstène bon marché, a provoqué la fermeture de nombreux sites et assure aujourd’hui 85% de la production mondiale. L’augmentation de la demande et des prix a rendu l’exploitation en France de nouveau intéressante. L’Etat a encore trois ans avant de se prononcer sur la réouverture. Le maire de Couflens est vent debout contre le projet.

    • merci @lyco ! Le brevet décerné par Les Échos enjolive les positions des édiles radsocs et PS quant à leur rapport à l’économie et à la morale du travail (ils n’ont pas hésité à faire la #chasse_aux_pauvres). Leur enquête « sociologique » (attention, expliquer c’est justifier !) néglige une autre histoire tout juste lisible entre les lignes : des néo ruraux il y en a des générations successives depuis le début des années 60 ; de plus l’exode rural des Ariégeois s’est beaucoup fait vers Toulouse et alentour, avec le maintien de liens locaux autour de maisons et terres familiales.

  • "Une peinture de bœuf musqué à Niaux ? Nouvelle proposition de lecture d’une figure du Salon noir de la Grotte de Niaux (Ariège)"

    Le nouveau « Préhistoire, Art et Sociétés » (revue de la Société Préhistorique Ariège-Pyrénées) est paru.

    Préhistoire, Art et Sociétés - Eric Le Brun - PALEOS BLOG
    http://elebrun.canalblog.com/archives/2017/12/13/35951112.html


    La représentation pariétale (dans le cercle rouge) et les représentations magdaléniennes de bœufs musqués

    #Préhistoire #Grotte_de_Niaux #Ariège #Art_pariétal #Magadalénien #Paléolithique_supérieur #17000_12000BP

  • Accueil - Festival Trois P’tits Points
    http://trois-ptits-points.fr

    Le Festival Trois P’tits Points est né d’un regroupement d’associations œuvrant dans le secteur culturel en Ariège :
    Label Bouze / La Boîte à Matos / Pâtatrak / Les Gonzesses / La Caravan’Olla.
    Ces structures se sont regroupées en une association : Antidot’

    Un chouette #festival en Ariège le week end prochain.
    Théatre, cabaret, concerts, déambulations, c’est la 3ème édition, mais je ne le connaissais pas encore...

    En plus, le lieu (le village de Montardit et les environs) est très beau.

    Y’a plein de trucs qui se passent en #Ariège :)

  • Orsa uccisa in Trentino. In montagna l’intruso è l’uomo, imbraccia le armi per ignoranza

    Sapete una cosa? Non avete risolto un bel niente. Lo dico a voi, uomini che avete sparato all’orsa e lo dico a chi vi ha ordinato di farlo. Preparatevi pure a sparare ancora, armate i vostri fucili. Finché l’uomo attraverserà la strada di un’orsa con i cuccioli, finché quell’orsa avrà paura aggredirà per difenderli. Ogni madre, di qualsiasi specie sia, difende i propri piccoli. È l’uomo, non l’orsa, che non è al suo posto. Gli orsi se ne fregano di noi, non ci aggrediscono, ma se una femmina ha i cuccioli allora è meglio starle distante. Punto. L’orsa lì doveva essere e lì doveva continuare a stare.

    http://www.lastampa.it/2017/08/14/societa/lazampa/animali/in-montagna-lintruso-luomo-imbraccia-le-armi-per-ignoranza-o2uKqU40bB42yfQr7lUbbM/pagina.html
    #ours #montagne #Daniza #KJ2 #Alpes #ignorance #éducation

  • Métropolisation, périphéries et « réforme » des minima sociaux : les plus pauvres condamnés

    Quand jte dis que supprimer les minimas sociaux d’Etat pour tout passer au rsa c’est une condamnation à mort
    c’est un transfert de charge financière sur les collectivités locales qui n’ont PAS la thune et dont les dotations ont baissé
    c’est un assassinat pur et simple du filet social. et donc des plus faibles économiquement. évident bordel ! APPRENEZ A COMPTER.
    c’est énervant au possible putain ON ASSASSINE LES PAUVRES REVEILLEZ VOUS MERDE. silence = complicité !!
    rien à battre de votre petite tranquillité de bourges.
    CE QUE VOUS FAITES PORTE UN NOM. un nom SALE.
    quand soudain au nom de la scolarisation des enfants roms je lis « jeunes dans la rue au lieu de l’école prostitution délinquance etc » |-[
    merci mais pas nécessairement et je pense que pour les familles roms non plus. les pb évoqués correspondent à un manque d ARGENT
    aucun rapport avec l’#école et le mode éducatif adopté. les roms sont culturellement coutumiers de l’instruction en famille, moi aussi et
    si jamais nos gamins en venaient à chercher du fric par tout moyen ça n’aurait AUCUN rapport avec autre chose que LE FRIC DONT ON MANQUE
    c’est les départements qui paient le rsa, ok ?
    plus un département est sinistré éco plus il a de rsastes, jusque là tu suis ?
    bien.
    on nous dit qu’on va « SIMPLIFIER » (!) les minimas sociaux en SUPPRIMANT ceux payés par l’Etat lol.
    la suite est pas difficile à voir venir.
    si tu veux un exemple herche collectif RSA #ariège. tu vas voir e qui se passe quand un département pauvre doit tout assumer seul.
    c’est très simple : on fait le maximum pour virer les gens de leur droit au rsa. et après ? bah si ils sont pas morts ils déménagent ailleurs
    et ça fait comme la déchéance de nationalité tu vois : on se refourgue les pauvres comme autant de pestiférés
    c’est à qui se déclarera en difficulté de paiement de l’aide sociale le plus vite et au final les pauvres ils CREVENT SANS AIDE. juste ça.
    astuce pour sociologue : tu peux commencer à envisager la notion d’apatride économique", bichon.
    on rappelle que le plafond de loyer qui donne lieu à une BAISSE d’apl est passé crème sans émouvoir ni ébranler personne.
    tandis que les loyers ont augmenté de 200% dans les 15 dernières années
    on la refait ?
    foncier ++ —> loyers DOUBLES —> réforme #APL qui BAISSE
    ALLO CER LA LOGIK
    prends ça et ajoute la « simplification » (!) à 3 minimas sociaux : RSA, AAH et minimum vieillesse
    tu te réveille quand tu veux.
    1 les gens pauvres vont TOUS vers les départements sinistrés où le foncier n’a PAS ENCORE pris 200% pour pouvoir se loger
    2 l’Etat se désengage de la solidarité aux plus démunis et transfère la responsabilité financière aux collectivités locales
    3 les dotations desdites collectivités sont rabotées de 30%
    4 lesdites collectivités se désengagent à leur tour en pressurisant des pauvres qui n’y sont pour RIEN si la zone est sinistrée éco
    on vous voit les bourges des villes gavés de tout, on n’est pas dupes une seconde.
    5 les pauvres crèvent sans fric ni infras ni mm structures de soins là bas loin du périphérique ET TOI TU CONTINUES DE TE GAVER
    signé : les pauvres.
    on crée une sous france sinistrée économique et on lui demande de se gérer les pauvres. what do you expect ?
    la seule chose qui peut arriver dans ces conditions c’est effectivement la montée des régionalismes et tout ce que ça implique
    c’est même plus un souci de nationalisme c’est pire. le truc est transféré au niveau local on revient à des choses terribles.
    ha ça, au niveau du pays ça sera propre, mais au niveau local jte raconte même pas la barbarie. l’enfant du pays d’abord, à échelle village.
    c’est normal quand tu remets la gestion des pauvres à ptite échelle. tu crois quoi ? que l’ariégeois de souche il kiffe le déclassé de paris ?
    je suis en languedoc. tu crois qu’ils voient pas que les pauvres affluent « chez eux » ? tu crois qu’ils sont bienveillants/accueillants ? nope
    ha le #fn monte ? étonnant. tu sais quoi ça pourrait être encore pire.
    laisse passer la simplification des minimas sociaux tu verras dans pas 5 ans jte prédis des régionalismes bien gratinés.
    (et c’est mignon d’avoir redécoupé les #régions mais ça ne suffira pas à calmer le jeu. au sud par exemple on sait très bien faire la diff entre l’est de la montagne noire : sinistré éco ++ sous perf du tourisme, et l’ouest côté toulouse à dynamique éco nettement supérieure)
    (le côté toulousain de la force n’acceptera pas de payer pour les pauvres du côté montpelliérain, c’est bien tenté mais lolnope)
    bref. libre aux rats des villes de prendre les rats des champs pour des cons mais ça s’annonce pire que ce qu’ils croient, là.
    vu de chez moi ça fait pas un pli : leur racisme il est clairement anti pauvres les autres paramètres ils s’en foutent complètement.
    au mieux si t’es blanc t’entendras pas « repars dans ton pays » mais juste « repars dans la région où t’es né ». same but different.
    et ça va pas s’arranger en leur déléguant encore plus le financement de l’aide sociale qu’est déjà réduite au minimum.
    ça fait peur. déjà là c’est insultes/dénonciations calomnieuses/etc, en permanence.
    il manquera que la délégation de l’aide sociale aux communes pour qu’ils nous foutent sur des bûchers. pas merci.
    trop bien l’avenir des pauvres : impossible de se loger en zone éco viable, condamnés au rsa, puis à l’exclusion du #rsa par les locaux outrés
    et si ils n’arrivent pas à nous en exclure ya fort à parier qu’ils nous achèveront à coups de pelle tant la bonté est grande en france
    évidemment en tant que putacaf putapension salope de pondeuse et autres joies je n’ai pas de raison de me sentir menacée en premier.
    d’ailleurs les familles monoparentales comme ils disent poliment pour pas dire putacaf parcekonhédegoche ne sont pas DEJA attaquées partout
    et nos enfants ne sont pas DEJA ostracisés exclus non plus. nous navons pas non plus DEJA une discrimination au logement et au travail
    du coup il n’y a aucune raison de paniquer, ce n’est pas pare qu’on est des femmes seules avec des enfants qu’ils vont nous tuer en premier.
    (d’ailleurs ce n’est déjà pas parce qu’on est des femmes seules avec des enfants qu’on nous insulte et qu’on se lâche sur nous partout)
    (le courage français, tu sais. celui qui attaque toujours prioritairement les cibles faciles, sauf que nous personne ne nous défend)
    (ça rend les choses plus simples pour tout le monde je suppose)
    merci de compter un jour la proportion de mères isolées dans les #minima_sociaux. POUR LE LULZ.
    idem dans le quota de pauvres en exil dans les campagnes peu accueillantes de france.
    histoire de bien voir QUI vous condamnez en majorité là dans les toutes prochaines années. mh ? les #femmes et les #enfants d’abord, toussa.
    (dans son grand courage ce pays comptera APRES. on parie ? c’est un peu trop sale de liquider les + faibles ça assume même pas)
    le mieux c’est que des fois c’est des familles entières papa inclus qui déboulent dans la bouse suite à déclassement social, mais...
    quelques années plus tard au mieux il ne reste que maman et les enfants. un mâle ça peut s’en tirer si ça part seul. --
    du coup sur place comme pauvres il reste que les mères seules à détester. bien visibles en prime, mioches oblige.
    mobilisation féministe ? un jour ? coucou on assume tout les mecs paient que dalle l’Etat se désengage aussi HELP ?
    un jour autre chose que vos réseaux pros entre bourgeoises et un engagement à employer des #mères seules ptète ?
    un jour ramasser vos gonades et cesser de vouloir faire croire qu’aucune femme n’est propriétaire et ne peut nous loger ?
    pardon de mettre le doigt sur l’#entre-soi bourgeois qui caractérise aussi bien le militant que les autres. c’est ballot.

    #guerre_aux_pauvres #métropolisation #périphéries #réforme_territoriale #logement #extrême-droite
    source : https://twitter.com/feeskellepeut/status/687243048598790144 et suivants
    lien avec http://seenthis.net/messages/273464

  • Rassemblement sur le marché de st-girons (09) contre l’état d’urgence
    https://iaata.info/Rassemblement-sur-le-marche-de-st-girons-09-contre-l-etat-d-urgence-941.html

    Appel à un rassemblement samedi 19 décembre 2015 à 11h à Saint-Girons (09), devant la Poste — Manifestation, Rassemblement, Saint-Girons (09), Colonialisme - Post-colonialisme, Antifascisme, Anti-terrorisme, Attentats de paris, Sécurité - Surveillance, Assignation à résidence, État d’urgence, Violences policières

  • En somme, mon cas s’aggrave tout seul…
    http://coutoentrelesdents.noblogs.org/post/2015/11/30/en-somme-mon-cas-saggrave-tout-seul

    ” Bonjour le bilan carbone ! – une #assignation_à_résidence en Ariège – Le 26 novembre, à 17h30, les trois gendarmes de mon patelin sont venus chez moi pour me signifier mon assignation à résidence. On m’a laissé un … Continue reading →

    #ACAB #ANTICOLONIALISME #CAPITALISME #LUTTES #PRISON #ariege #état_d'urgence #répression #sécuritaire

  • « Le sale air de la peur », émission de #radio_éphémère sur #La_Locale, 97.3 à #Saint-Girons

    Un vent fétide souffle sur le monde occidental, et déferle sur la France en particulier. « L’esprit du 11 janvier », auquel tout le monde est sommé de se conformer, est fait d’ignorance, de suspicion, de patriotisme va-t-en-guerre. Les « #attentats de Paris » servent de prétexte à emballer dans le joli papier cadeau du vivre ensemble l’idéologie raciste qui anime la France depuis la colonisation, la naissance de la République, le triomphe des Lumières : l’idée de sa grandeur, son mépris souverain pour tout ce qui n’est pas elle, son islamophobie ancestrale, ses guerres incessantes au nom de la « civilisation », sa bonne vieille guerre aux pauvres.

    Rien de neuf, donc, si ce n’est le chantage, l’injonction à choisir un camp : la république ou le terrorisme. Le fond de l’air est brun, l’atmosphère étouffante, le discours dominant fait tout pour nous empêcher de penser, et la trouille rapporte à l’Etat... toujours plus de pouvoir. Alors, pour ne pas se laisser enfermer dans le prêt-à-penser manichéen, on a décidé de s’y coller à plusieurs : « Le sale air de la peur » est une émission de radio éphémère, qui tâche de porter une réflexion sur le racisme, la laïcité, la république, l’impérialisme, les politiques néo-coloniales, l’antiterrorisme…. On ne dira pas tout sur tout, on ne prétend pas élaborer une quelconque théorie globale, on n’est pas des spécialistes. On essaye juste de suivre quelques pistes, de se forger quelques outils, pour que d’autres se les réapproprient et se mettent à creuser à leur tour.

    Toutes les émissions sont téléchargeables sur le site de La Locale : http://lalocale.ckdevelop.org/media/media.php?id=1271

    ou directement avec les liens suivants :

    Episode 1 : « Sois Charlie et tais toi ! » Le « charlisme », l’idéologie républicaine, la fabrique du citoyen, le sale air du moment : quelques réactions « à tiède ».http://www.mediafire.com/listen/o5u2lq3ughqh5e8/Le_sale_air_de_la_peur_#1.mp3

    Episode 2 : Islamophobie et « féminisme »

    Face A : Islamophobie
    –Revue de presse
    –L’islamophobie, ou comment on racialise une pratique religieuse pour stigmatiser une population par essence « incompatible »http://www.mediafire.com/listen/oivd3iueqrg412w/LE_SALAIRE_DE_LA_PEUR_#2,_Face_A.mp3

    Episode 2, Face B : L’instrumentalisation des femmes à des fins racistes
    –L’invention d’une « caste » musulmane, quelques pistes empruntées à Christine Delphy
    –L’interdiction des signes religieux « ostensibles » à l’école : une loi islamophobe
    –Quelques « féministes » : « Ni Putes Ni Soumises », Caroline Fourest, les « Femen »
    –Laissons (enfin) parler une fille voiléehttp://www.mediafire.com/listen/vrr8d22apuv4yfl/LE_SALAIRE_DE_LA_PEUR_#2_FACE_B.mp3

    Vos retours (critiques, participations, propositions de redif’) sont naturellement plus que bienvenus : lesaleairdelapeur [at] laposte.net

    #ariège

  • http://www.ladepeche.fr/article/2014/04/27/1871056-pamiers-emmaues-robert-son-genie-c-est-l-informatique.html

    Pamiers. Emmaüs : Robert, son génie c’est l’informatique

    Robert Vardanyan a décidé de mettre trente ans d’expertise dans l’informatique au service des compagnons d’Emmaüs. Il répare ainsi deux ordinateurs par jour.

    Collecter des meubles, objets, vêtements, matériels informatiques, électroménager, machine à coudre et remettre le tout en état de marche. Voilà de quoi rassasier les compagnons d’Emmaüs, qui développent un véritable savoir-faire, tous les jours de la semaine, au quartier général de la communauté, zone du Pic. Sur la palette, très large, des compétences au sein de cette communauté très soudée, rencontre avec un homme clef : Robert Vardanyan, compagnon d’Emmaüs depuis 5 ans, un génie du bricolage informatique, qui sait réparer les PC, avec ses doigts de fée. « Tout ce qui passe entre mes mains doit obligatoirement se remettre à fonctionner », explique Robert. Il connaît particulièrement bien le monde de l’informatique et de l’audiovisuel, pour avoir exercé dans le métier, en Arménie, pendant 30 ans. Arrivé en France, il se mettra rapidement au service d’Emmaüs, partageant ainsi son savoir-faire au sein de la communauté. « C’est une chance d’avoir dans ses rangs une personne comme Robert, qui sait vraiment tout faire avec les ordinateurs », insiste Fabien Paul, responsable d’Emmaüs, qui peut compter sur ce bricoleur hors du commun.

    « Des objets qui retrouvent une nouvelle vie »

    « Vous voyez toutes ces machines, montre Robert, planté sur son tabouret, dans une jungle de fils et de microprocesseurs. Sur cette unité centrale, par exemple, je vais prendre pièces ou composants en état de marche qui serviront de rechange pour les autres ». Boîtiers, alimentation, audio, carte son, graveur, barrettes mémoire, processeurs n’ont plus aucun secret pour l’informaticien. Il confie « remettre sur pied deux ordinateurs par jour, minimum ». Une mécanique pointue pour cet homme qui ne voit pas passer les heures, tournevis et outils de précision en main. « Outre ma passion pour l’informatique, ajoute-t-il, j’aime aussi remettre en état machines à coudre et pendules, des objets qui retrouvent une nouvelle vie après un passage dans mon atelier ». Une compétence professionnelle reconnue, au service d’une communauté qui, dans un monde où l’électronique et l’informatique font partie du quotidien, aurait bien du mal à s’en passer.

    #recycler-vieux-pc
    #emmaüs
    #ariège

  • ariegenews.com - Barrage de Sivens : EELV 09 interpelle le président du Conseil général de l’#Ariège
    http://www.ariegenews.com/ariege/debats_opinions/2014/83290/barrage-de-sivens-eelv-09-interpelle-le-president-du-conseil-general-d.h

    le président du Conseil général de l’Ariège, Henri Nayrou(...)précisait avoir une « une pensée pour #Rémi_Fraisse et sa famille » et indiquait dans la phrase suivante : « je pense aussi à Thierry Carcenac, président du Conseil général du Tarn, qui a été exécuté en place publique alors que c’est homme et un élu honnête »

    #socialisme_maffieux #abjection

  • [saintGirons] « L’État tue, Que crève l’État » | LE JURA LIBERTAIRE
    https://juralib.noblogs.org/2014/11/11/saintgirons-letat-tue-que-creve-letat

    « État Assassin », « L’État tue », « Que crève l’État », « Stop aux mensonges d’État » ou encore « Flics assassins »… le message est clair. C’est en tout cas celui qui a été distillé pendant la nuit à travers des inscriptions sur la mairie, le cinéma ou la sous-préfecture de Saint Girons. La #gendarmerie a ouvert une enquête.

    #fraisse #ariege

  • Le « rapport au sacré » ne résume pas le mode de vie des premiers hommes

    http://modesdevivre.blog.lemonde.fr/2014/09/19/le-rapport-au-sacre-ne-resume-pas-le-mode-de-vie-des-premi

    La chaîne Arte a diffusé le 6 septembre dernier un documentaire de Sylvia Strasser intitulé Des pisteurs sur les traces du passé, qui montre comment une équipe de préhistoriens allemands a cherché à réinterpréter les traces de pas laissées par des hommes du Magdalénien dans les grottes du sud de la France, connues depuis un siècle. Ces empreintes de pied, remontant à 15 000 ans, ont longtemps été regardées comme des traces de rituels chamaniques qui se seraient déroulés dans les grottes.

    Pressentant qu’un autre système explicatif était envisageable, les chercheurs ont entrepris de demander à des spécialistes de l’interprétation des traces de décrypter celles qui sont restées imprimées dans l’argile molle des cavernes. Ces spécialistes, on les appelle des pisteurs. Et les meilleurs pisteurs sont aujourd’hui les dernières tribus de chasseurs-cueilleurs de l’Afrique, les Bochimans de Namibie, dont la subsistance repose sur la capacité des plus sagaces à repérer dans la poussière les traces récentes des grands animaux.

    Dans cette salle où l’on voit en grand nombre des empreintes de talons dans l’argile, sans traces de l’avant du pied, les préhistoriens s’accordaient à considérer que des danses rituelles s’étaient déroulées dans ce vaste espace martelé par les talons d’un groupe d’individus.

    L’œil des pisteurs y a vu en réalité les pas de deux individus, ceux d’un homme adulte et ceux d’un jeune garçon. Ils ont démêlé leurs allées et venues et reconstitué l’histoire la plus probable. Les deux hommes ont, en plusieurs allées et venues, été prélever de l’argile dans un coin de la grotte, avec lequel ils ont modelé les deux bisons d’argile qui se trouvent encore au centre de la salle. Puis ils sont partis.

    De quoi cette erreur d’interprétation des préhistoriens est-elle le signe ? Elle montre avant tout que la puissance analytique de la science occidentale est facilement piégée par des interprétations toutes faites – en l’espèce, que les premiers hommes sont forcément mus par le rapport au sacré – et reste aveugle aux signes qui n’entrent pas dans le vocabulaire graphique intelligible de ses contemporains. Plus largement, elle montre à quel point nos représentations restent implicitement imprégnées par les notions de « sacré » et de « profane ».

    • Non, pas d’échec « pour la science occidentale », sûrement pas mais plutôt une juste approche en faisant intervenir des hommes capables d’employer d’autres outils de raisonnement ; il me semble que cette recherche d’une autre clé montre que ces préhistoriens « occidentaux » ont su se faire aider et aboutir grâce à cet apport.
      Il n’y a certainement pas lieu de désigner des responsables d’un échec. Ou alors ce serait les « propriétaires » du site et leur sens ridicule de la propriété, mais même là ce serait stupide. De plus s’arrêter à ce que dit Nicolas@ ( autoflagellation ? ) montre le désir d’une simple critique négative, rien d’autre.

    • Le fail n’est pas qu’ils aient là réussi en faisant appel à d’autres hein. Le fail dont parle Nicolas c’est que ça fait des décennies que les occidentaux croit une autre hypothèse uniquement basée sur des préjugés un peu bateau (le « sacré » etc). Et ce n’est pas que négatif, c’est ambivalent au contraire : négatif pour les occidentaux, et positif pour les gens d’autres cultures à qui ils ont fait appel.

    • Je dis pas que c’était facile, mais pour pas voir que tout simplement les personnes étaient juste allées chercher de l’argile pour bâtir une sculpture en argile qui se trouvait juste au milieu, fallait avoir un sacré préjugé. Comme les femmes vikings qui étaient comptées comme des hommes parce que les squelettes avaient des armures.

    • C’est un thème classique de la S-F, sans que je puisse en citer un exemple :-( Les archéologues du futur découvrant nos objets quotidiens les interprètent à travers le prisme du sacré.

      Il y a eu, il y a quelque temps, une exposition où ces « trouvailles du futur » étaient présentées. Je crois bien qu’il s’agit de celle-ci, mais, là aussi, je ne trouve pas d’illustration (je vais me coucher, nah !)

      Archéologie, le jour d’après - FRAC Franche-Comté
      http://www.frac-franche-comte.fr/scripts/fiche-exposition.php?id_expo=5

      Etienne Bossut y a songé qui duplique ces choses en partance, ces objets triviaux auxquels nul n’attache d’importance et si peu de regard tables, bassines, chaises ou ustensiles de cuisine... Non sans humour, il construit le musée des arts et traditions populaires de notre époque pour les siêcles à venir. Il érige les bidons en monuments, transfigure une louche, sacralise une botte. Il moule nos objets quotidiens. Il en fixe l’image et les répête à satiété dans toutes les couleurs de notre société de consommation. Ce faisant, Etienne Bossut se substitue aux archéologues de demain et « leur mâche » en quelque sorte le travail tout en s’amusant à brouiller les pistes, comme avec cette improbable colonne de bidons à l’équilibre impossible qui renvoie autant à l’archétype du temple antique qu’à notre civilisation du pétrole : un mémorial ironique d’une époque à la fin annoncée...

    • La difficulté avec les préjugés c’est qu’ils évoluent, chaque époque en crée, qui sont d’abord de précieux moteurs de recherche et de découverte, car ils balaient les préjugés précédents, pour ensuite s’affaisser et devenir des obstacles à toute avancée. Normal, Rasta.

  • Traduction des paroles d’Echoes - Pink Floyd en Français | Be Yourself...
    http://www.etreyourself.com/traduction-en-francais-des-paroles-dechoes-pink-floyd

    Sur la tête de l’albatros est suspendu immobile dans l’air
    Et au plus profond des vagues
    Dans les labyrinthes de cavernes de corail
    L’écho d’une époque lointaine
    Livré à pointes sur le sable
    Et tout est vert et sous-marins

    Et personne ne nous a montré à la terre
    Et personne ne sait où ni pourquoi
    Mais quelque chose bouge et essaye quelque chose
    Et commence à monter vers la lumière

    Étrangers de passage dans la rue
    Par chance, deux regards distincts répond
    Et je suis vous et ce que je vois, c’est moi
    Et puis-je vous prendre par la main
    Et vous conduire à travers le pays
    Et m’aider à comprendre mieux que je peux »

    Personne ne nous appelle à aller de l’avant
    Et personne ne baisse les yeux de force
    Et personne ne parle et personne ne tente
    Et personne ne vole autour du soleil

    Tous les jours sans nuages vous tombez sous mes yeux éveillés
    Invitez et inciter à prendre la parole
    Et par la fenêtre dans la paroi
    Venez sur les ailes de la lumière du soleil
    Un million d’ambassadeurs vives du matin

    Et personne ne chante des berceuses moi
    Et personne ne me fait fermer les yeux
    Et si je jette les fenêtres en grand
    On vous appellera pour vous dans le ciel

    #PinkFlod #Echoes

  • [#Ariège] Une simple question de rapport de force
    https://juralib.noblogs.org/2014/01/14/ariege-une-simple-question-de-rapport-de-force

    Aujourd’hui, mardi 14 janvier 2014 à 9h, nous étions 25 personnes réunies à l’appel du #CAFCA (Collectif d’autodéfense face au contrôle de l’administration en Ariège) pour débloquer le versement d’un #RSA et d’autres allocations dues, restées coincées dans les tuyaux depuis deux mois.

    Élisa et Nico, au cours des deux mois qui viennent de s’écouler, ont passé environ une journée par semaine à téléphoner, envoyer des recommandés, se déplacer, s’épuiser en employant tous les moyens à disposition de l’individu pour faire avancer le dossier, sans succès. Aujourd’hui, à 25 personnes, la totalité des problèmes ont été solutionnés en moins d’une demi-heure.