• Crimes sexuels. Au Tigré, le viol devient une #arme_de_guerre

    Depuis quatre mois, une #guerre se déroule à huis clos dans le nord de l’Éthiopie. Outre les combats et les pillages, de plus en plus de témoins font part de #viols_systématiques commis par les #soldats éthiopiens et érythréens. Lucy Kassa, est une des rares journalistes a avoir pu se rendre sur place, au prix de menaces. Dans le Los Angeles Times, elle rapporte l’horreur d’une sale guerre.

    Une jeune femme et sa sœur marchaient sur le bord d’une route déserte dans le nord de l’Éthiopie le mois dernier lorsque cinq hommes les ont forcées à monter dans un pick-up et les ont conduites jusqu’à un petit bâtiment au toit de métal. L’accent et l’uniforme de leurs ravisseurs ne laissaient aucun doute : c’était des soldats érythréens, ceux venus soutenir les troupes éthiopiennes dans les combats qui font rage depuis novembre dans la région du Tigré, à la frontière entre l’Éthiopie et l’Érythrée.

    Mehrawit, 27 ans, mère de deux enfants, a été séparée de sa sœur et enfermée dans une pièce où il n’y avait qu’un matelas fin et sale. Elle a été violée pendant deux semaines. Ses agresseurs lui ont cassé le bassin et la colonne vertébrale, la laissant recroquevillée sur le sol. Un jour, quinze soldats l’ont violée à tour de rôle pendant huit heures. Elle les a comptés. Elle hurlait de douleur, et eux riaient :

    Au bout d’un moment, je suis devenue complètement insensible, raconte-t-elle dans son lit de l’hôpital de Mekele, la capitale de la région du Tigré, quelques jours après avoir réussi à s’enfuir. Je voyais leur visage. Je les entendais rire. Mais je ne sentais plus la douleur.”

    Son récit est l’un des rares dont on dispose sur le conflit sanglant qui secoue le Tigré. Les organisations de défense des droits de l’homme ont tiré la sonnette d’alarme, disant que dans cette zone montagneuse, à l’abri du regard du monde, les soldats des troupes gouvernementales se livrent à des viols et à des agressions sexuelles sur les civils. Les Nations unies craignent l’imminence d’une catastrophe humanitaire dans cette région qui compte 6 millions d’habitants. Plus de 60 000 Tigréens ont rejoint les camps de réfugiés de l’autre côté de la frontière, au Soudan.

    (#paywall)

    https://www.courrierinternational.com/article/crimes-sexuels-au-tigre-le-viol-devient-une-arme-de-guerre

    #Tigré #Ethiopie #viol #viols #armée #soldats

  • Un #rapport de l’ONU s’inquiète de l’augmentation des #violences_sexuelles liées aux #conflits

    Malgré une décennie de lutte, l’#ONU constate que les violences sexuelles restent une #arme_de_guerre dans de nombreux conflits et qu’elles continuent d’augmenter sur toute la planète. L’ONU analyse dans son dernier rapport (https://news.un.org/fr/story/2020/07/1073341) les violations constatées dans 19 pays, principalement contre des jeunes #filles et des #femmes.

    Les violences sexuelles augmentent dans la plupart des #conflits_armés. C’est ce qui ressort du dernier rapport de l’ONU sur les violences sexuelles liées aux conflits publié en juillet dernier.

    Le rapport insiste sur le fait que ce type de violence a un impact direct sur les déplacements en masse de populations, la montée de l’extrémisme, des inégalités et des discriminations entre les hommes et les femmes. Par ailleurs, selon l’ONU, les violences sexuelles sont particulièrement répandues dans des contextes de détention, de captivité et de migration.

    Fin 2019, plus de 79 millions de personnes se trouvaient déplacées dans le monde. Cela signifie que près d’un pourcent de la population mondiale a dû abandonner son domicile à cause d’un conflit ou de persécutiosn. L’an denier, le nombre de déplacés a augmenté, tout comme le niveau de violences sexuelles se produisant sur des sites accueillant des déplacés.

    Ces violences ont notamment lieu quand des femmes et des filles mineures fuient des attaques. Ce 11ème rapport du Secrétaire général de l’ONU (en anglais) sur ce sujet se penche particulièrement sur les violences sexuelles utilisées comme tactiques de guerre ou comme une arme utilisée par les réseaux terroristes.

    Il dresse la situation dans 19 pays, entre janvier et décembre 2019, et se base sur des cas documentés par les Nations unies.

    En tout, 2 838 cas de violences sexuelles ont été rapportés dans ces 19 pays. Dans 110 cas, soit environ 4 % des cas, les victimes sont des hommes ou des garçons.

    #Afghanistan

    En 2019, la Mission d’assistance des Nations unies en Afghanistan (MANUA) a documenté 102 cas de violences sexuelles : 27 étaient liées au conflit qui oppose le pouvoir aux rebelles Talibans, touchant 7 femmes, 7 filles et 13 garçons.

    Alors que la plupart des agressions sont attribuées aux Talibans, les forces de sécurité et des milices pro-gouvernementales ont également été impliquées.

    #Centrafrique

    La Mission des Nations unies en Centrafrique (MINUSCA) a confirmé 322 incidents de violences sexuelles liées aux conflits, affectant 187 femmes, 124 filles, 3 hommes, 2 garçons, et 6 femmes d’âge inconnu. Parmi ces cas, 174 sont des viols ou tentatives de viol et 15 cas sont des mariages forcés.

    Le gouvernement de Bangui a signé avec les groupes armés, en février 2019, un accord de paix qui appelle à la fin de toutes formes de violences liées au sexe. Mais les signataires continuent d’utiliser la violence sexuelle comme moyen de terroriser les civils, conclut le rapport de l’ONU.

    #Colombie

    En 2019, un organisme de l’État venant en aide aux victimes a recensé 356 victimes de violences sexuelles liées aux conflits dans un pays où sévissent de nombreux groupes criminels et armés. Dans quasiment 90 % des cas, il s’agissait de femmes et de filles. Près de la moitié des victimes avaient des origines africaines.

    51 cas d’abus ont été commis sur des enfants (31 filles et 20 garçons). Dans au moins une dizaine de cas, les agresseurs présumés appartenaient au groupe rebelle de l’Armée de libération nationale ou à d’autres groupes armés et organisations criminelles.

    #RDC

    En 2019, la mission de l’ONU en #République_démocratique_du_Congo (MONUSCO), a documenté 1 409 cas de violences sexuelles liées aux conflits, ce qui représente une hausse de 34 % depuis 2018.

    Parmi ces cas, 955 sont attribués à des groupes armés. Mais des membres de l’armée congolaise sont eux aussi impliqués dans 383 agressions. Enfin, la police nationale est responsable dans 62 cas.

    #Irak

    Au cours de l’année 2019, des civils qui étaient détenus par l’organisation de l’État islamique (OEI) en Syrie ont continué à retourner en Irak. Certains sont des survivants de violences sexuelles.

    En novembre dernier, le gouvernement régional du Kurdistan irakien a publié des statistiques sur les cas de disparition dans la communauté des Yazidis depuis 2014. Plus de 6 400 Yazidis ont ainsi été enlevés. Parmi eux près de 3 500 ont été libérés, en grande partie des femmes et des filles.

    Une commission crée en 2014 par les autorités régionales kurdes pour faire la lumière sur les crimes commis par l’OEI a enregistré plus de 1 000 cas de violences sexuelles liées aux conflits. Ces abus ont en grande partie touché les femmes et filles yazidies.

    #Libye

    La mission de l’ONU en Libye (MANUL) n’a pu vérifier que 7 cas de violences sexuelles qui ont touché 4 femmes, deux filles et un homme activiste pour les droits des LGBTQ.

    D’après le rapport, les femmes retenues dans le centre de détention très controversé de #Mitiga n’ont aucune possibilité de contester la légalité de leur détention. Ce centre est contrôlé par la « Force de dissuasion » qui est placée sous la responsabilité du ministère libyen de l’Intérieur.

    Quatre prisonnières ont été violées et forcées de se montrer nues. L’activiste pour les droits des LGBTQ a été victime d’un viol en groupe perpétré par des gardiens de la Force de dissuasion.

    La MANUL a aussi rapporté des schémas de violences et d’exploitation sexuelles, d’extorsion et de trafic de migrants dans des centres de détention de #Zaouïa, #Tadjourah, #Garian, #Tariq_al_Sikka à #Tripoli et #Khoms qui sont liés aux autorités chargées de la lutte contre la migration illégale.

    Certaines femmes et filles migrants sont exposées au risque d’être vendues pour des travaux forcés ou être exploitées sexuellement dans des réseaux criminels internationaux, dont certains sont liés aux groupes armées présents en Libye. A Tariq al-Sikka, deux filles, frappées en public, ont été victimes d’abus sexuels.

    #Mali

    En 2019, la force onusienne au Mali (MINUSMA) a enquêté sur 27 cas de violences sexuelles liées aux conflits, commis contre 15 femmes, 11 filles et un homme. Des accusations d’esclavage sexuel, de mariages forcés, de castration et de grossesses forcées ont également été rapportées.

    #Birmanie (#Myanmar)

    L’absence de responsabilité pour des violences sexuelles perpétrées contre la minorité musulmane #Rohingyas reste de mise.

    Une mission d’enquête sur les violences sexuelles en Birmanie a montré que ce genre d’agressions étaient une marque de fabrique de l’armée birmane lors des opérations qu’elle a menées en 2016 et 2017.

    De plus, comme le rappelle le rapport de l’ONU, les abus sexuels commis contre les femmes et filles Rohingyas étaient une #tactique_de_guerre qui avait pour objectif d’intimider, de terroriser et de punir les populations civiles.

    #Somalie

    La mission de l’ONU en Somalie (ONUSOM) a confirmé près de 240 cas de violences sexuelles liées aux conflits, dont l’immense majorité contre des mineures. Elles sont en majorité attribuées à des hommes armés non identifiés, au groupe des #Shebabs somaliens, mais aussi à des forces de #police locales et à l’armée somalienne. Près de la moitié de ces abus ont été commis dans l’État de #Jubaland, dans le sud-ouest du pays.

    #Soudan_du_Sud

    La mission onusienne de maintien de la paix au Soudan du Sud (MINUSS) a documenté 224 cas de violences sexuelles liées aux conflits, touchant 133 femmes, 66 filles, 19 hommes et 6 garçons.
    Soudan

    En 2019, l’opération de l’ONU au #Darfour (MINUAD) a constaté 191 cas de violences sexuelles contre des femmes et des filles. Les viols et tentatives de viol ont constitué près de 80 % des cas.

    Les agressions ont été attribuées à des nomades armés, des membres de l’#Armée_de_libération_du_Soudan et à des miliciens. Les forces de sécurité du gouvernement, dont les forces armés soudanaises et la police ont également été impliquées.

    #Nigeria

    En 2019, l’ONU a recensé 826 allégations de violences sexuelles liées aux conflits, dont des viols et des #mariages_forcés.

    La quasi-totalité de ces cas sont attribués à des #groupes_armés, dont #Boko_Haram et la #Civilian_Joint_Task_Force, une #milice d’autodéfense. Les forces de sécurité de l’État sont impliquées dans 12% des cas.

    Les efforts de l’ONU restent vains

    En avril 2019, une résolution (https://www.un.org/press/fr/2019/cs13790.doc.htm) adoptée par le Conseil de sécurité des Nations unies reconnait le besoin d’une approche centrée sur les survivants pour informer et mettre en place des mesures pour lutter contre les violences sexuelles liées aux conflits.

    La #résolution ne peut que constater que « malgré le condamnation répétées des violences, dont les violences sexuelles contre des femmes et des enfants dans des situations de conflit, et malgré l’appel à toutes les parties prenantes dans les conflits armés pour qu’elles cessent ce genre d’actes, ces derniers continuent de se produire. »

    Le rapport conclut en rappelant que l’#impunité accompagne souvent les #abus et que les efforts des parties impliquées dans un conflit à suivre les résolutions de l’ONU restent très faibles.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/26635/un-rapport-de-l-onu-s-inquiete-de-l-augmentation-des-violences-sexuell
    #guerres #guerre #viols

    ping @odilon

    • Violence sexuelle liée aux conflits : l’ONU plaide pour une nouvelle décennie d’action

      Il faut continuer à garder les crimes de violence sexuelle dans les conflits et leurs auteurs sous les projecteurs de la communauté internationale, a plaidé vendredi Pramilla Patten, la Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU sur la violence sexuelle dans les conflits.

      « Comme le dit la célèbre maxime juridique : justice doit être rendue et être vue comme étant rendue. Les survivantes doivent être considérées par leur société comme les détentrices de droits qui seront, en fin de compte, respectés et appliqués », a déclaré Mme Patten lors d’un débat du Conseil de sécurité sur ce thème.

      Outre Mme Patten, l’Envoyée spéciale du Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Angelina Jolie et deux responsables d’ONG, Khin Omar, fondatrice et présidente de Progressive Voice s’exprimant au nom du groupe de travail des ONG sur les femmes, la paix et la sécurité, et Nadia Carine Thérèse Fornel-Poutou, présidente de l’Association des femmes juristes de la République centrafricaine, ont pris la parole devant le Conseil.

      Selon la Représentante spéciale, le débat au Conseil de sécurité ouvre la voie à une nouvelle décennie d’action décisive, selon trois axes :

      Premièrement, l’autonomisation des survivantes et des personnes à risque grâce à des ressources accrues et à une prestation de services de qualité, afin de favoriser et de créer un environnement propice dans lequel elles peuvent signaler les violations en toute sécurité et demander réparation.

      Deuxièmement, agir sur la base des rapports et des informations reçus pour faire en sorte que les parties prenantes respectent les normes internationales.

      Troisièmement, le renforcement de la responsabilité en tant que pilier essentiel de la prévention et de la dissuasion, garantissant que lorsque les parties prenantes ne respectent pas leurs engagements, elles sont dûment tenues de rendre des comptes.

      « La prévention est la meilleure réponse. Pourtant, nous avons du mal à mesurer - ou même à définir - les progrès du pilier prévention de ce programme. Le respect est un exemple concret : la violence sexuelle persiste non pas parce que les cadres et obligations existants sont inadéquats, mais parce qu’ils sont mal appliqués », a souligné Mme Patten.

      « La résolution 1820 de 2008 ne demandait rien de moins que ‘la cessation immédiate et complète par toutes les parties aux conflits armés de tous les actes de violence sexuelle contre les civils’. Cette résolution a écrit une nouvelle norme et a tracé une ligne rouge. Maintenant, nous devons démontrer clairement quelles sont les conséquences quand elle est franchie », a-t-elle ajouté.
      Aller au-delà de la rhétorique

      De son côté, Angelina Jolie a rappelé la résolution 2467 adoptée par le Conseil de sécurité l’an dernier.

      « C’était la première à placer les survivantes, leurs besoins et leurs droits au centre de toutes les mesures. Mais les résolutions, les mots sur papier, ne sont que des promesses. Ce qui compte, c’est de savoir si les promesses sont tenues », a dit l’actrice américaine devant les membres du Conseil de sécurité.

      Celle qui est également réalisatrice de films a noté que la résolution 2467 a promis des sanctions, la justice et des réparations pour les victimes et la reconnaissance des enfants nés de viol.

      « Ce sont toutes des promesses qui doivent être tenues. Je vous exhorte donc tous à vous réengager aujourd’hui à tenir ces promesses : aller au-delà de la rhétorique et mettre en œuvre vos décisions », a dit Angelina Jolie.

      « Je vous prie de demander des comptes aux auteurs, d’aborder les causes profondes et structurelles de la violence et de la discrimination sexistes dans vos pays. Et s’il vous plaît, augmentez d’urgence le financement des programmes qui répondent aux besoins de tous les survivants, et en particulier des victimes invisibles - les enfants », a ajouté la star du cinéma qui a fait preuve ces 20 dernière années d’un engagement pour les causes humanitaires, notamment en faveur des réfugiés et des droits des femmes et enfants.

      https://www.infomigrants.net/fr/post/26635/un-rapport-de-l-onu-s-inquiete-de-l-augmentation-des-violences-sexuell

  • Les armes changent de mains

    L’arme, un modèle #HK_G36, appartient à une compagnie de sécurisation et d’intervention. Celle-ci a été prise à partie près de la station Iéna, dans le XVIe arrondissement. Des casseurs semblent avoir profité de la confusion occasionnée pour voler le fusil. Un appel sur les ondes des forces de l’ordre a été lancé pour retrouver ce dernier.

    http://www.leparisien.fr/faits-divers/gilets-jaunes-un-fusil-d-assaut-derobe-par-des-casseurs-01-12-2018-795861
    https://encyclopedie-des-armes.com/index.php/armes/fusils-d-assaut/1587-hk-g36
    #fusil-d'assaut #arme_de_guerre #gilets_jaunes

  • Le #viol, comme #arme_de_guerre, avec Manon Loizeau

    https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-2eme-partie/le-viol-comme-arme-de-guerre-avec-manon-loizeau


    Manon Loizeau, journaliste, a réalisé le documentaire Syrie, le cri étouffé (diffusé le soir sur France 2) Fabrice Virgili, historien, spécialiste des guerres mondiales et des violences sexuelles en période de conflits. Il a co-écrit avec Raphaëlle Branche Viols en temps de guerre (Payot, 2011)

    cc @odilon

  • La nourriture est une « arme de guerre » au Yémen, selon l’ONU - Libération
    http://www.liberation.fr/planete/2017/10/29/la-nourriture-est-une-arme-de-guerre-au-yemen-selon-l-onu_1606577

    Au-delà des raids aériens, des combats au sol et des blocus portuaires, la #nourriture est utilisée comme « #arme_de_guerre » au #Yémen, a estimé dimanche une responsable de l’ONU, alors que des millions de civils risquent la #famine.

    « Le Yémen est au bord de la famine, le #choléra aggrave une crise alimentaire dramatique et la nourriture est utilisée comme arme de guerre », a déclaré Elisabeth Rasmussen, directrice adjointe du Programme alimentaire mondial des Nations unies, lors d’une conférence sur l’aide au Yémen organisée à Ryad.

    ...

    La coalition dirigée par les Saoudiens, qui contrôle l’espace aérien du Yémen et certains ports, a été ajoutée ce mois-ci à une liste noire de l’ONU dénonçant les pays et les parties commettant lors de conflits des exactions contre les enfants.

  • Violence sexuelle de l’EI : du jamais-vu dans l’histoire de la guerre | Annie Mathieu | Politique
    http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/politique/201507/29/01-4889082-violence-sexuelle-de-lei-du-jamais-vu-dans-lhistoire-de-la-guerr

    Des marchés publics où les femmes sont exposées nues à une liste de prix établie en fonction de leur âge en passant par un guide sur comment s’occuper des esclaves sexuels. Les hommes du groupe armé EI ont non seulement institutionnalisé la façon dont ils violent les femmes, mais, de surcroît, ils s’en vantent.

    La tactique mise au point par la haute fonctionnaire onusienne pour y parvenir est simple : depuis son retour d’Irak et de Syrie ce printemps, elle raconte à qui veut l’entendre les histoires dégoûtantes qu’elle a entendues lors de ses rencontres avec des victimes de l’EI. Comme celle d’une jeune femme qui a été revendue à 22 reprises et recousue à chaque fois pour simuler une virginité depuis longtemps perdue. Ou encore, cette autre future mère enceinte de deux mois qui a été capturée et avortée par les moyens du bord pour l’empêcher d’avoir un descendant « infidèle ».

    « Elles sont violées à répétition et harcelées parce que leurs bourreaux souhaitent qu’elles procréent. Ils veulent des enfants reproduits sur leur modèle puisque c’est de cette façon qu’ils réussiront à construire leur État », explique Mme Bangura, qui est originaire de la Sierra Leone, où elle a été ministre avant d’occuper son poste à New York avec les Nations Unies.

    Celles qui réussissent à s’enfuir mettent au monde des enfants apatrides puisque de nombreux États ne reconnaissent les naissances que par l’intermédiaire du père. « Des dizaines de milliers de bébés se retrouvent sans papiers. C’est un immense problème que nous essayons de résoudre en mettant en branle des réformes législatives », expose l’experte.

  • Les #violences_sexuelles toujours plus utilisées comme armes de guerre dans le monde

    C’est le constat du Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon. Celui-ci vient de signer un rapport accablant qui souligne que les viols, les mariages forcés ou l’esclavage sexuel sont désormais pratiqués à large échelle dans pratiquement tous les conflits du globe.

    http://www.rts.ch/audio/la-1ere/programmes/forum/6683786-les-violences-sexuelles-toujours-plus-utilisees-comme-armes-de-guerre-da
    #mariage_forcé #viol #arme_de_guerre #esclavage_sexuel #guerre #conflit
    cc @odilon

  • The Uncondemned — Film at 11
    http://www.filmat11.tv/theuncondemned
    #film #financement_participatif #viol #arme_de_guerre via @reka

    In 1997, a group of lawyers and activists prosecuted rape as a crime against humanity. This is the story of their fight for the first conviction.
    It was the first international tribunal since Nuremberg, and it was going badly. Lacking funds, under-staffed and living with the daily threat of bombs and kidnappings, the young men and women of the International Criminal Tribunal for Rwanda felt that they were the “poor country cousin” to the International Criminal Tribunal for Yugoslavia at the Hague.

    But in the race to become the first successful prosecution of rape as a war crime, the ICTR team would win—not just because of the disparate crew of prosecutors, activists, academics and criminal investigators who came together, but also because of a handful of women who, despite the brutality they experienced and the danger of reprisals, got on the first flight of their lives to have their day in court.

    This is a feature-length documentary that traces the legal chase to a historic verdict—which included the first-ever conviction for genocide and for rape as a form of genocide. Shot in Rwanda, Democratic Republic of Congo, The Netherlands and the U.S., the film includes interviews with the first women to testify about rape as a war crime, as well as the genocidaires-turned-militia that committed the crimes.

    Why call it “The Uncondemned”? Because that was what the perpetrators were after the Bosnia and Rwanda genocides—enjoying impunity while their victims felt shattered. Four years later, that would be reversed.

    d’ailleurs

  • Israeli academic: raping Palestinian women would deter attacks
    http://www.alternativenews.org/english/index.php/politics/israeli-sosaciety/8314-israeli-academic-raping-palestinian-women-for-deterrence

    Dr. Mordechai Kedar, an Israeli scholar of Arabic literature and lecturer at Bar-Ilan University, declared Monday that raping the wives and mothers of Palestinian combatants would deter attacks.

    “The only thing that could deter a suicide bomber is knowing that if caught, his sister or his mother would be raped,” said Kedar during a radio talk show.

  • « Le viol avec extrême violence : une arme de destruction massive »

    http://quebec.huffingtonpost.ca/guybernard-cadiere/viol-extreme-violence-arme-destruction-massive_b_5539021.html

    Le Kivu dans l’est de la République Démocratique du Congo est l’une des plus grande réserve de minerais précieux du monde, comprenant notamment l’or, le diamant et le coltan nécessaire à nos portables.

    Loin d’être une manne pour ses habitants, c’est une malédiction qui attire toutes les convoitises. Multinationales, pouvoirs occidentaux, voisins africains, élites locales, tous ont intérêt à ce que le Kivu reste un désordre, sans foi ni loi, où l’on peut piller loin des yeux du monde.

    Depuis quinze ans, des bandes armées ravagent les villages du Kivu. Ils utilisent le viol avec extrême violence comme arme de destruction massive pour terroriser la population et la réduire en esclavage. Le viol ne coute pas cher et est extrêmement efficace. Aux villageois du Kivu, on ne peut rien voler, ils ne possèdent pratiquement aucun effet personnel. On peut détruire les maisons, ils en reconstruiront d’autres. On peut les assassiner, ils serreront les rangs et resteront solidaires. En revanche, la société congolaise place la fertilité au-dessus de toutes les autres valeurs : avoir des enfants, c’est la seule vraie richesse au Congo. On se marie jeune et l’on ne tarde pas à fonder une famille.

    Le viol et la mutilation de la femme devant son mari touche le point faible des Congolais. La femme perd sa capacité à porter des enfants. Elle sera rejetée par son mari. Si celui-ci la soutient, ce sont les autres hommes qui feront pression sur lui : ils le mépriseront, car sa compagne « est devenue la femme de l’ennemi ». Dans la société traditionnelle des villages du Kivu, en perdant sa fertilité, la femme perd tout. L’homme aussi est déshonoré, car il n’a pas pu protéger sa femme. Tout le tissu social est ainsi désintégré.

    Une fois leurs crimes commis, les bandes armées ont le champ libre. Dans le village persécuté, la population est asservie, les maris honteux rejoignent la mine contrôlée par les violeurs eux-mêmes. Les bourgs voisins terrorisés se soumettent spontanément pour éviter de subir le même sort, les enfants orphelins sont réduits en esclavage. Ce que le meurtre et les flammes ne pouvaient donner au pillard, le viol et la mutilation le leur offre : un peuple déshonoré, désespéré qui courbe l’échine et obéit.

    Le Dr Mukwege, gynécologue, a fondé un hôpital au sud du Kivu. Cet hôpital nommé Panzi était destiné à être une maternité. Cependant, en 1999, il opère sa première victime de viol et de mutilation. Très vite il saisit l’ampleur du phénomène et Panzi se transforme en centre spécialisé dans l’accueil de victimes de viol. Depuis, il a soigné plus de quarante mille victimes

  • Le #viol, arme de destruction massive en #Syrie
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/03/04/syrie-le-viol-arme-de-destruction-massive_4377603_3218.html

    C’est le crime le plus tu, perpétré actuellement en Syrie. Un crime massif, organisé par le régime et réalisé dans les conditions les plus barbares. Un crime fondé sur l’un des tabous les mieux ancrés dans la société traditionnelle syrienne et sur le silence des victimes, convaincues de risquer le rejet par leur propre famille, voire une condamnation à mort.

    « Le monde se préoccupe des armes chimiques ; mais, pour nous, Syriennes, le viol est pire que la mort », murmure en un sanglot une étudiante en droit qui n’a encore osé confier son drame à personne. Surtout pas à son mari.

    #arme_de_guerre

  • Le #viol, défoliant des conflits actuels
    http://www.lecourrier.ch/113603/le_viol_defoliant_des_conflits_actuels

    « En tant qu’arme de destruction et de conquête, le viol massif est en général dicté par une hiérarchie militaire », souligne Michel Hoffman de l’ONG Vivere, à Lausanne. « C’est une perversion dans les combats actuels que j’assimile au défoliant que l’on répandait dans le Sud-Est asiatique dans le cadre d’une politique dite de la ‘terre brûlée’. Le but est vraiment d’éradiquer la vie, tout en prolongeant la destruction par des maladies comme le sida ou des grossesses consécutives aux viols. »

    Pour tenter d’enrayer le massacre, les ambassadeurs au Conseil des droits de l’homme à Genève pourraient voter « une résolution forte » ce mois de septembre en la matière. « Car le viol est assimilé à un acte de persécution, au même titre que la torture », souligne Susin Park, du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR).

    #arme_de_guerre #conflits_armés via @reka