• En 1964, André Robillard s’est mis à fabriquer des fusils avec des matériaux de récupération, ramassés au hasard de ses promenades dans l’hôpital psychiatrique où il vivait près d’Orléans. Aujourd’hui, à 87 ans, André demeure toujours dans cet hôpital, où il est entré à l’âge de neuf ans il y a 78 ans. Entre temps, il est devenu un artiste internationalement reconnu du champ de l’Art Brut. Lors d’un voyage d’André à l’Hôpital de Saint-Alban, en Lozère, pour présenter une création théâtrale à laquelle il participe, tout se relie enfin : l’Art Brut, la #psychiatrie, la Résistance. L’histoire d’André Robillard croise en effet celle de la #Psychothérapie Institutionnelle, véritable révolution du regard sur la folie, opérée au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale.
    http://www.lecinemadehenrifrancoisimbert.com/filmographie/andre-robillard-en-compagnie

    https://www.youtube.com/watch?v=IrOomSYirCg


    portrait d’andré robillard par jo pinto maia

    à Villeneuve d’Ascq, au musée Lam, belle collection d’art brut dont les oeuvres à Dédé
    http://www.musee-lam.fr/fr/la-collection-en-ligne
    #André_Robillard #Art_Brut #musée #film

  • André Robillard, en compagnie
    https://www.nova-cinema.org/prog/2019/170-a-fabrica-de-nada/varia/article/andre-robillard-en-compagnie

    Henri-François Imbert, 2018, FR, dcp, VO 92’

    En 1964, André Robillard s’est mis à fabriquer des fusils avec des matériaux de récupération, ramassés au hasard de ses promenades dans l’hôpital psychiatrique où il vivait près d’Orléans. Aujourd’hui, à 87 ans, André demeure toujours dans cet hôpital, où il est entré à l’âge de neuf ans. Entretemps, il est devenu un artiste internationalement reconnu du champ de l’Art Brut, et accessoirement un des plus anciens patients d’un hôpital psychiatrique en France. En 1993, la caméra d’Henri-François Imbert (le cinéaste de « Sur la plage de Belfast », vous vous rappelez ?) est l’une des premières à croiser sa route pour la réalisation d’un court métrage présentant l’artiste et son œuvre. Vingt ans plus tard, ils font ensemble un second film qui explore son passé (...)

  • Marcel Storr, bâtisseur visionnaire - Pavillon Carré de Baudouin (Paris)

    http://www.officiel-galeries-musees.com/pavillon-carre-de-baudouin-1/article/marcel-storr-batisseur-visionnaire

    Signalé à notre attention par Simon Georget sur twitter

    L’exposition Marcel Storr, bâtisseur visionnaire consacre une découverte exceptionnelle présentée pour la première fois dans son intégralité. Il n’existe qu’une soixantaine de dessins de Marcel Storr, s’échelonnant des années 1930 à 1975, et représentant exclusivement des architectures imaginaires. Tous figureront dans l’exposition.
    Parfois de très grandes dimensions et de plus en plus complexes au fil du temps, ces dessins sont coloriés au crayon ou aquarellés à l’encre, et extrêmement fouillés dans la période finale, celle des chefs d’oeuvre des dix dernières années. Développant au départ un thème purement religieux, donc plutôt tournés vers le passé du temps des basiliques et des cathédrales, ces dessins s’orientent brusquement vers un futur de science fiction à partir de l’année 1965. C’est, par coïncidence, l’époque où apparaissent les premières tours de la Défense que Storr, quotidiennement, pouvait voir émerger de la cime des arbres sur son lieu de travail.
    Du premier au dernier, tous ces dessins manifestent une unique tendance : l’obsession de construire, d’inventer du jamais vu et de défier la pesanteur en s’élevant toujours plus haut vers le ciel. « Des tours, il faut des tours », répétait Storr en guise d’explication, convaincu que le Président des Etats-Unis viendrait en personne le consulter pour reconstruire Paris après une catastrophe nucléaire inévitable.

    #art #art_brut

  • L’énigme musicale du 15 janvier - #Romolo
    http://www.radiopanik.org/emissions/les-promesses-de-l-aube/romolo

    Ce matin, nous accueillons Romolo :

    Romolo est un artiste belge flamand protéiforme. Le ukulélé étant son medium de prédilection, son long séjour en Italie a fait de lui un menestrello d’adoption. Jamais pourtant il ne se dira chanteur, ni n’en cherchera quelconque mérite : ses morceaux composés spontanément se rapprochent davantage de l’art brut, aussi naturel et irrépressible que le chant des oiseaux. Mais c’est davantage aux chats de gouttières Bruxellois qu’il offre son inspiration nocturne, dans cette capitale aux 1000 contrastes dont il se fait l’écho.

    image : portrait de Romolo par Francesca Vesprini (http://www.francescavesprini.com).

    ___________________________________________________

    Tous les mardis matins, c’est l’Enigme Musicale des Promesses de (...)

    #Live_Session #Art_brut #Ukélélé #Live_Session,Art_brut,Romolo,Ukélélé
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/les-promesses-de-l-aube/romolo_06016__0.mp3

  • L’auteur des « Barbus Müller » démasqué ! | Bruno Montpied, avec l’aide de Régis Gayraud
    http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2017/12/10/l-auteur-des-barbus-muller-demasque-6007092.html

    Je gage que ces mots, « les Barbus Müller », ne sont pas nécessairement des plus connus des lecteurs de ce blog, alors que, parallèlement, chez les amateurs pointus d’art brut (au sens historique du mot), ces mêmes termes ont une consonance quasi mythique, tout auréolées d’énigme que sont les sculptures qui portent ce surnom. Source : Le Poignard Subtil

  • Le Gazouillis des éléphants
    Tentative d’inventaire général des environnements spontanés et chimériques créés en France par des autodidactes populaires, bruts, naïfs, excentriques, loufoques, brindezingues, ou tout simplement inventifs, passés, présents et en devenir, en plein air ou sous terre (quelquefois en intérieur), pour le plaisir de leurs auteurs et de quelques amateurs de passage.

    http://www.editionsdusandre.com/editions/livre/176/gazouillis-des-elephants
    #art_brut #art_naïf #excentriques #loufoque #brindezingue #Bruno_Montpied #Le_Poignard_Subtil
    http://lepoignardsubtil.hautetfort.com

  • L’Aracine
    http://laracine.free.fr

    A BOUT DE BRAS
    Les malades mentaux témoignent ouvertement de notre commune condition à tous, ils contribuent ainsi à la révélation de ce que nous sommes.

    C’est d’ailleurs pour nous épargner l’angoisse de cette connaissance et de cette révélation brutalement éclairante, que l’on tient trop facilement à les écarter de notre vie et de notre sensibilité, dans le meilleur des cas, en nous défendant nous-mêmes par la méconnaissance systématique, superposable à ce que l’on sait de la discrimination raciale.

    Les rationalisations sur leur utilité ou leur inutilité sociale, voire les désarrois affectifs concernant leur danger ou leurs inadaptations plus ou moins agressives, constituent de vraies excuses d’autodéfense devant l’éclairage qu’ils projettent sur beaucoup de phénomènes essentiellement humains que nous préférerions méconnaître.
    François Tosquelles

    #Art_Brut

  • Pascal Leyder - #Art_Brut

    https://abcd-artbrut.net/collection/leyder-pascal

    #Pascal_Leyder similarly plays with our perception of reality with his raw take on cartography. La S Grand Atelier proudly brings his reinterpretation of maps, his series of real and imagined places to their array of exhibited artists. With apparent detachment, Leyder uses watercolor and ink to complete his cartographic visions. The reoccurrence of the written element in his work almost occupies more space than his chosen visual motifs.

    Pascal Leyder fréquente l’atelier de la « S » depuis 2008. Il a sa propre production mais participe aussi régulièrement à d’autres activités comme les concerts du groupe « The Choolers » au cours desquels il dessine « live » et pour qui il a imaginé la pochette du CD. Il a pris également part aux projets collectifs « Army Secrète » et « Ave Luïa » qui font depuis partie de la collection abcd. Sa production est riche mais son intérêt se tourne plutôt vers la cartographie.

    –---
    Touchdown The First Exhibition by and with People with Down’s Syndrome

    https://www.goethe.de/en/kul/bku/20865520.html

    The exhibition Touchdown in the Bundeskunsthalle in Bonn is an unusual presentation for an art museum, as it spotlights an anthropological theme: investigating and delineating the contours of Down’s syndrome, also called trisomy 21.

    This syndrome arises through a tripling of the human chromosome 21. People with this trisomy display physical features and possess abilities that people without trisomy 21 do not have. In addition, they are susceptible to particular illnesses, including serious cardiac problems, thyroid deficiencies and leukemia. Their life expectancy is significantly lower than that of people without trisomy 21.

    #art #cartographie #art_brut

  • Athosland, l’univers fabuleux de Michael Golz - Alice Hertzog - Visionscarto
    https://visionscarto.net/athosland-michael-golz

    Une œuvre et une personnalité à découvrir tout à fait étonnantes

    « Athosland » est le monde fantastique que l’artiste Michael Golz cartographie depuis son enfance. Golz est un artiste des marges, qui vit avec un handicap cognitif. Conçue à la manière d’un jeu et peuplée de monstres rampants, son œuvre singulière nous conduit aux frontières de la cartographie imaginaire.

    #Cartographie_sensible #Imaginaire #Cartographie_émotionnelle #Sémiologie #Art_brut #Art_cru #Urban_matter #Urbanisme

  • Art Brut et paysages : voyage au coeur de #Dubuffet
    http://www.exponaute.com/magazine/2016/04/07/art-brut-et-paysages-voyage-au-coeur-de-dubuffet

    Jusqu’au 8 mai 2016, la Fondation Beyeler, à Bâle, accueille l’une des plus importante rétrospective de Jean Dubuffet du XXIème siècle. Des premières tentatives d’art brut à ses œuvres les plus tardives et accomplies, l’exposition intitulée « Métamorphoses du Paysage » rassemble des œuvres de différentes formes et de toutes les époques. Probablement les meilleurs conditions pour re-découvrir Jean Dubuffet. Visite.

    #art #art_brut

  • Michael Golz - Voyage dans le Pays d’Athos - Lausanne Musées

    https://lausanne-musees.ch/fr_CH/expositions/michale-golz-voyage-dans-le-pays-d-athos

    Le monde imaginaire de #Michael_Golz, intitulé le pays d’Athos, est l’œuvre d’une vie. L’auteur allemand, né en 1957, y travaille depuis son enfance, à partir des années 1960. Cette production unique et monumentale est constituée de plusieurs éléments : une carte géographique, des dessins représentant des vues de lieux, villes et paysages du pays d’Athos, et des classeurs contenant des centaines de dessins et textes relatant les voyages de Michael Golz à travers ce pays fictif.

    La carte géographique : Sans cesse augmentée et remise à jour, la carte géographique représente la topographie du pays d’Athos. Elle atteint une surface de 20 x 20 mètres une fois ses différentes parties assemblées – environ 1200 feuilles cartonnées. Ce vaste territoire représente, au crayon de couleur, les montagnes, les collines, les lacs, les rivières et les villes de ce pays imaginaire.

    #cartographie #imaginaire #art_cru #art_brut #folie

    • Collection de l’Art Brut - Michael Golz - Voyage dans le pays d’Athos
      https://www.artbrut.ch/fr_CH/exposition/michael-golz-voyage-dans-le-pays-d-athos

      « Athosland » (le pays d’Athos) est un pays imaginaire inventé de toute pièce par Michael Golz (né en 1957). C’est l’œuvre d’une vie, à laquelle cet auteur allemand travaille sans discontinuer depuis son enfance dans les années 1960, avec l’aide de son frère Wulf. Dans ce monde fictif parcouru de montagnes, de collines et de vallées verdoyantes où coulent des rivières, les éléments tirés du monde réel côtoient l’étrange et le merveilleux. Le pays est sillonné par un réseau fourni d’autoroutes et de voies ferrées, tandis que les villes et villages qui le constituent disposent de toutes les infrastructures nécessaires à la vie quotidienne : magasins, cafés, cinémas, sans oublier des postes et des banques… Cependant, les habitants ne sont soumis à aucune contrainte. Leur liberté est totale ! Celui qui ne veut pas travailler peut prendre des congés à volonté et se distraire dans des piscines transformées en discothèques, car des robots sont là pour le remplacer. Dans ce monde alternatif, il est possible de payer avec des boutons de veste, des brins d’herbe ou encore des feuilles d’arbre. En appuyant sur un simple bouton, on peut même ressusciter pour un temps ses proches ou ses amis décédés. Si le pays d’Athos semble idyllique, le danger et le mal y sont également présents. Ils prennent la forme de bêtes malfaisantes, tels les « Teufels-Ö-Ifiche » (Diables-Ö-Ifichen), de mèche avec des indigènes malveillants, ou les « Glätschviecher » (Bêtes-glaciaires), dont la gueule est couverte de verglas. Quant aux paysages luxuriants de cette contrée fantastique, ils sont menacés par la pollution, entre autres à cause des « Bübsfabriken », imposantes usines coiffées de cheminées d’où sortent des nuages de fumée noire et nauséabonde.

  • portrait de l’artiste en travailleur | TANX
    http://tanx.free-h.fr/bloug/archives/9983

    Sur son petit piédestal, l’artiste, le créateur, le scientifique, le professeur, le journaliste, clame à la face du monde qu’il est exceptionnel et mérite un traitement de faveur et pleure que sa situation est insoutenable, le sel de la terre est triste comme un caillou et il trépigne d’être traité comme les autres et le dit sans même rougir.

    C’est un piège, et le piège est monté d’un part par nos exploiteurs et d’autre part par nous-mêmes : à aucun moment on ne décide de laisser tomber cette singularité en toc pour enfin constater qu’avant d’être intellectuel ou créatif, on est un prolétaire (quand on en est un, évidemment, mais là on entendra pas l’artiste bourgeois se plaindre de ses conditions de travail, pardi, he). Si ces métiers-là ont essuyé les plâtres des statuts ultra-précaires rêvés du patronat, nous n’avons jamais envisagé que ça puisse être une incroyable occasion à une solidarité de classe. Plutôt qu’alerter les autres travailleurs sur le recul des droits sociaux – ce qu’on vit déjà, n’ayant aucune couverture sociale en dehors de la santé – pour soutenir les luttes, et y participer pleinement, on n’a eu de cesse de rappeler notre singularité.

    En oubliant au passage que le capitalisme est un empêchement à nos ambitions intellectuelles et artistiques. La perte de sens dans beaucoup de domaines, tout aussi singuliers et autrement indispensables (chez les soignants par exemple, ou à l’inspection du travail), mène des cohortes de travailleurs à la dépression, à l’alcool, aux drogues légales ou non, et au suicide.
    Exactement comme les travailleurs de domaines moins prestigieux. L’ouvrier sur une chaine de montage ne mérite pas plus cette vie de merde que nous, nous ne méritons aucun traitement de faveur, nous devons rejeter l’exploitation pour ce qu’elle est, et non pas uniquement quand elle nous touche, nous.

    Ce qui relie l’ouvrier, le soignant et l’artiste prolétaire c’est le statut social, et ça n’est pas dire que tous les boulots sont les mêmes, mais que nous sommes tenus par la même obligation de remplir le frigo, de payer un loyer ou des crédits. Les métiers intellectuels et créatifs sont prestigieux, et nous le savons puisque notre activité est la première chose que nous mettons en avant. Pourquoi choisir cet angle d’attaque quand on parle de conditions de travail, si ça n’est pour appuyer l’idée qu’on est au dessus de la plèbe ? Se situer au dessus de la masse est à la fois une absurdité et dans un sens une réalité, sauf que cette réalité nous la renforçons au lieu de la combattre et de chercher à la détruire. Parce que l’idée que l’accès aux arts est une question de bon vouloir uniquement est une idée largement répandue y compris chez nous, créateurs. Cette idée est merdique. Relire Bourdieu que j’ai pas lu d’ailleurs. Non : relire Lucien Bourgeois.

    • Tout à fait d’accord avec toi @aude_v
      C’est pour ca que je ne peu pas me revendiqué prolétaire comme Tanx et que je préfère dire travailleuse pauvre puisque je bénéficie de nombreux privilèges de ma classe même si mes revenus sont très faibles.

    • D’un point de vue personnel, je me sens à l’autre bout du spectre social : je suis née prolo, j’ai grandi prolo et j’ai accédé à l’éducation et la « création » comme prolo.

      Du coup, en lisant le texte de Tanx, je me sens une fois de plus marginalisée et illégitime. Parce que c’est bien ça qui caractérise le prolo qui sort de son parcours de prolo : son #illégitimité (qui se traduit aussi, parfois, par un gros complexe de la #fumiste, aussi appelé syndrome de l’#impostrice — même si je poste beaucoup).

      Le prolo est héréditaire, son statut de classe est d’ailleurs son seul héritage, bien collant( y a pas un truc qui s’appelle le sticky floor ?). Et l’incapacité à rester à sa place est sanctionnée non seulement par les bourgeois (la figure du #parvenu) que par les autres prolos (celle de l’ingrat qui pète plus haut que son cul).

      D’un autre côté, ce texte me fait mieux comprendre mon perpétuel pas de côté, mon non-casisme.

      Effectivement, bien qu’adhérant à un syndicat de caste (donc d’artistes), je me rend compte que ma vision est souvent assez contraire à celle des autres. Je ne veux pas de statut particulier, mais bien le fait de retrouver un statut général : sécu générale, impôts comme les autres et protection sociale convergente avec le modèle salarial itou.

      Je me rend bien compte que dans ma #corporation, il n’y a précisément aucune homogénéité de #caste, entre ceux qui se plaignent de ne pas pouvoir sortir assez de revenus du (im)pot commun, les dilettantes et ceux qui créent à « l’abri » du RSA.
      Pas les mêmes besoins, pas les mêmes attentes, mais effectivement, un profond désir de distinction, de n’être pas mélangés avec la plèbe, parce qu’on n’est pas à l’usine quand même !

      Comme sur les bancs de la fac, où les vrais prolos étaient plus rares que les poils sur le cul d’un hipster, ou même ensuite, dans le monde du travail, tu te rends compte que prolo est un état permanent et acquis comme une grosse tâche de naissance sur la gueule : pas le réseau, pas les moyens, pas la love money qui file le petit coup de pouce indispensable de ceux qui se sont fait tout seuls !
      Ce que ça peut me faire rire, le mythe des 3 gus dans un garage.
      Ils avaient déjà un garage, les cons !

      Du coup, je rejoins plutôt @mad_meg sur les privilèges de classe qui prédominent sur les revenus et le capital financier.

      En fait, pour conclure prématurément, avec le texte de Tanx, je me sens juste niée une fois de plus…#anomalie #reproduction_sociale

    • Je sais très bien faire la distinction entre la figure rhétorique du prolétaire — celui qui n’a que le revenu de SON travail — et le prolo, cette construction sociale du travailleur populaire qui n’est pas arrivé à entrer dans la vaste fumisterie qu’est la classe moyenne où l’on se donne les moyens de croire qu’on échappe à sa condition en mimant le mode de vie des bourgeois.

      De manière intellectuelle, on pourrait parler du lumpenprolétariat, mais concrètement, c’est le prolo, même si dans le prolo, il y en a une bonne mesure qui a cru à la France des proprios et qui s’est endettée à la toque pour pour son Sam Suffit tout poucave qui, sans qu’il le sache, ne vaut déjà même plus le prix de ses matériaux bruts.
      Ceci le renvoyant une fois de plus à son statut de prolo…

    • Rgngngngn. J’ai le sentiment que le truc est mal posé. J’ai tendance à penser que l’art n’est pas un secteur d’activité, qu’être artiste, c’est pas un métier. Je crois d’ailleurs que ce n’est pas à soi de décider si on est artiste ou pas. Si l’art est à part, c’est pas au-dessus de ceci ou en-dessous de cela, c’est une qualité transversale qui peut être contenue dans n’importe quel geste, parole ou production de la part de n’importe qui sans distinction social, racial, sexuel, historique ou géographique.
      Après il y a des métiers : peintre, graphiste, photographe, sculpteurice, architecte, auteurice...
      Après les conditions d’exercice : indépendant·e (ou freelance comme on dit) ou ouvrier·e pour le compte d’un·e autre professionnel·le (cabinet, agence), d’une industrie, d’une institution, d’un pouvoir politique (ne pas oublier que les « artistes » ont souvent servis et servent encore la cause du pouvoir). Il y a des ouvrier·es dessinateurices comme il y a des ouvrier·es agricoles ou ébénistes. On peut exercer avec un certain talent ou pas. Enfin, je dis ça mais je ne sais pas, je réfléchis tout haut. Qu’est-ce que l’art, vaste question n’est-ce pas ?
      Perso j’ai jamais été à l’aise avec le mot « artiste » et j’ai longtemps résisté à me l’attribuer malgré le fait que c’est ainsi que les gens me voient que je le veuille ou non. Il faut croire que j’ai la tête de l’emploi. Par paresse j’ai finalement adopté ce terme parce que comme ça que l’Insee m’enregistre dans son catalogue et c’est obligatoire de figurer dans un catalogue. Et aussi parce que pour moi « artiste » ça ne veut pas dire grand chose, cette espèce de flou (artistique) m’arrangeait bien mais je me rend compte qu’il va falloir que je trouve autre chose :)
      Enfin, sur le niveau de vie, je sais pas si ça m’intéresse de savoir dans quelle autre case je dois me situer, prolo, travailleuse pauvre, classe moyenne plutôt basse, ça m’est complètement égal. Tout ce que je sais c’est qu’on mal barré.

    • Attention, Tanx, de ce que je comprends, parle spécifiquement de travail prolétaire, elle ne parle pas ici de statut dû à tel capital culturel (ou à son manque).

      Elle utilise bien le terme dans son sens de base, celleux qui n’ont que leur force de travail. Et dit justement que même si on pense qu’on est supérieur (parce qu’on aurait tel capital cultu, ou tel prestige dû à une activité plus reconnue), bah non, on est tous dans une certaine même merde.

      Et que donc il y a matière à se reconnaitre comme faisant partie d’une même classe, à partir de ça (classe pour soi). Mais sans oublier que le préambule, elle l’introduit rapidement, est la mort de l’artiste, en tant qu’artiste séparé (donc l’acceptation de ne pas avoir de prestige particulier).

      http://lafeteestfinie.free.fr/a_mort.htm

    • Bien d’accord avec toi @odilon, « artiste » c’est une étiquette fourre-tout (comme « intermitent du spectacle »).
      Me revient à l’esprit cette phrase de Gérard Lauzier (en substance) « l’art est pour les jeunes bourgeois ce que le sport est pour les classes populaires, l’espoir d’arriver rapidement »
      Le parallèle est juste en ce sens que dans ces deux catégories quelques elu·es sont élevé·es au rang d’idoles inatteignables, ce statut (et les revenus astronomiques qui vont avec) participant pleinement au maintien du status-quo de la domination.

    • @rastapopoulos « Elle utilise bien le terme dans son sens de base, celleux qui n’ont que leur force de travail. »
      Du coup je ne suis vraiment pas prolétaire puisque je n’ai pas que ma force de travail pour moi, je suis propriétaire de mes outils de production (c’est à dire papier, encre et plume) et j’ai eu une stagiaire la semaine dernière ce qui fait de moi une patronne. A mon avis le mot prolétaire est trop précis et c’est pas étonnant que peu d’artistes (même chez les très pauvres) ne se reconnaissant pas dans cette catégorie.

      Par rapport au mot artiste, c’est peut être mon coté bourgeois mais je ne me sent pas du tout être une artisane, même si j’ai une maîtrise technique du dessin ce que je fait n’est pas de l’artisanat. Et je ne dit pas ca en méprisant les artisans mais l’art c’est pas la même chose. J’ai un diplôme d’artisanat et l’artisanat ca m’avais juste rendu dépressive car la liberté de création est proche de zéro et le peu de créativité on y a accès de toute façon après des années de brimades hiérarchique et de tâches fastidieuses et répétitives. Dans l’artisanat si on a la chance de faire de la création c’est en général près de la retraite et à destination de très grands bourgeois qui ont les moyens de se payé non seulement un objet fait à la main, mais en plus sur mesure pour leur satisfaction de riche d’exception.

      Si il n’y a plus de statu d’artiste je ne voie pas comment je pourrais continuer mes grands dessins ni de quel droit je les montrerait et dans quel cadre ou dans quelles conditions.
      C’est d’ailleurs ce que pense paul emploi et la caf qui me presse de me chercher un « vrai travail » dans le nettoiement.

    • Bé oui, ça me parait « naturel » que dans le cadre capitaliste et bourgeois actuel, en restant dans cette manière de vivre, bah t’es obligée « d’être artiste », d’avoir ce statut, pour faire ce genre de choses. Ça n’est pas trop le sujet de départ, il me semble, vu que Tanx se place dans un cadre où elle critique ce mode de vie, et où elle ne cherche pas le status quo mais à changer les choses. La mort de l’artiste (selon la brochure qu’elle met en lien), ce n’est pas la mort de l’art ou de l’œuvre, c’est la mort de l’artiste en tant que séparation, d’après ce que je comprenais (je ne l’ai pas encore lu en entier, je le dis).

      Et non tu n’es pas vraiment propriétaire de moyen de production, il me semble, puisque pour produire, tu dois toi travailler, passer des heures de travail (en créant de la valeur donc). Tu ne payes pas des gens pour ça qui le font, et tu n’as pas de machine qui le fait tout seul.

      C’est vraiment dommage que Tanx ne soit plus là pour participer. :)

    • Merci @rastapopoulos j’ai peu de culture politique sur les questions marxistes d’où mes incompréhension et maladresses sur le sujets. Il faut que je me mette à ces lectures.

      Les artistes ne sont pas une categorie homogène d’un point de vue des classes. Il y a des artistes prolétaires et des artistes milliardaires. la plus part des gens sacralisent les artistes quant ils ont les revenus de Koons ou alors quant ils sont morts. A part ca l’artiste qui ne vie pas de son art est l’objet d’un parfait mepris y compris de la part de personnes prolétaires.

      Au XIX ème il y avait des artistes solidaires des prolétaires. Le plus célèbre etait Courbet. Je pense que la plus part des artistes du XIXÈME ont été oubliés et de préférence celleux qui etaient solidaires des prolétaires et qui se sont engagés.

      L’art des classes dominantes (masculine, blanche, hétéro, religieuse puis issue de la noblesse et ensuite de la bourgeoise) ne laisse pas de place aux artistes des autres classes, sexes et races. C’est même à mon avis la fonction principale de l’art de figer et hiérarchise ses catégories et donner ses « lettres de noblesse » a la classe dominante de son époque. C’est pour ça entre autre que les femmes n’y sont toujours pas les bienvenus, y compris avec les artistes engagés auprès des prolétaires.

      Tous les artistes ne sont pas « séparés », seuls ceux de la classe dominante (et donc deja séparés) le sont. Les artistes prolétaires ne sont pas séparés des prolétaires, mais leur art est souvent dévalorisé comme etait de l’art populaire, de l’art brut, de l’art amateur, de l’art feminin... Pour ces artistes la pas besoin de séparé l’œuvre de l’artiste, ce privilège est réservé aux artistes des classes dominantes.

      Un artiste « séparé » c’est un artiste de la classe dominante dont la production artistique sert a l’édification de cette classe.

      Pour le côté sacralisé de l’artiste, à mes yeux c’est en lien avec le culte des #grand_homme qui veux que l’histoire sacralise les gros trouduc. Les peteux qui se prennent pour le mâle alpha et se comportent comme tel sont toujours très appréciés et ont un boulevard devant eux. Il n’y a qu’à voire comme les médias bossent dur sur la postérité de Polansky.

      Vouloir que les artistes soient solidaires des classes proletaires me semble impossible, seul les artistes proletaires peuvent l’être et il me semble qu’illes le font deja.

    • Le peintre-graveur libertaire, Germain Delatousche (1898-1966), connut une période de purgatoire après sa mort, mais grâce à quelques ventes publiques et leurs répercussions sur Internet, il réapparut peu à peu dans l’espace public, donnant l’image d’un peintre du Vieux-Paris, d’un peintre également de la misère. Pauvre et handicapé, il occupait un atelier à la Butte-aux-Cailles et organisa, des années durant, avec l’aide de l’association qu’il avait fondée, « Les Compagnons », des expositions de groupes accueillies d’abord par des auberges, des cafés, puis par des galeries. Il a côtoyé les #écrivains_prolétariens et les milieux anarchistes aux journaux desquels il a fourni maintes illustrations, tandis que plus de cinquante livres furent ornés de ses #bois_gravés. Notre recueil présente environ 200 d’entre eux, reproduits à leur format original. Germain Delatousche fut principalement soutenu par un mécène amateur d’art, de musique et de poésie, Jean-Daniel Maublanc, par ailleurs industriel, éditeur et critique, qui lui a consacré en 1941 une belle monographie dont nous reprenons de larges extraits accompagnés de textes de ses amis Lucien Bourgeois, René Virard, Georges Turpin, Henry Poulaille, Treno – du Canard Enchaîné.

      http://www.pleinchant.fr/titres/TypeType/Delatousche.html

      Tanxxx est dans la suite de Frans Masereel, Lynd Ward, Myron Waldman, William Gropper, Milt Gross ...
      #linogravure
      Où est la ligne de séparation entre l’ouvrier et l’artiste dans une oeuvre de Robert Tatin, où du facteur cheval ?
      #Art_Brut

    • Ce que dit wiki sur l’artiste

      Un artiste est un individu faisant (une) œuvre, cultivant ou maîtrisant un art, un savoir, une technique, et dont on remarque entre autres la créativité, la poésie, l’originalité de sa production, de ses actes, de ses gestes. Ses œuvres sont source d’émotions, de sentiments, de réflexion, de spiritualité ou de transcendances.

      Le Dictionnaire historique de la langue française publié sous la direction d’Alain Rey donne d’autres origines de ce mot au Moyen Âge, mais avec des significations différentes, qui pour certaines ne sont plus d’usage, comme « étudiant des arts libéraux à l’université ». Il a aussi été utilisé à la place d’artisan ou pour indiquer qu’un objet a été « fait avec habileté et méthode, avec art ».

      ...

      Un étudiant ou un enseignant de la faculté des arts était appelé un artiste4. Il terminait ses études en obtenant la maîtrise ès arts.

      Les sept arts libéraux sont représentés par sept femmes décrites par Martianus Capella.

      En parallèle se développe le système des neuf Muses venues de la tradition homérique qui en fait les filles de Zeus et que Platon décrit comme les médiatrices entre le dieu et le poète ou tout créateur intellectuel. Cependant il n’y a aucune Muse pour les arts manuels comme la peinture, la sculpture ou l’architecture.

      Cet enseignement ne fait aucune place aux activités manuelles qui étaient souvent pratiquées dans l’Antiquité par des esclaves. L’esclavage et le servage disparaissant au cours du Moyen Âge, des hommes vont développer leurs techniques ou artifex5 dans les arts manuels ou mécaniques. Le développement de la société urbaine à partir du XIIe siècle va transformer leur travail qui d’abord itinérant va pouvoir s’exercer dans une ville où ils peuvent se regrouper en corporations, appelées Arti en Italie. Ce sont des artisans.

      Le peintre, le sculpteur, l’orfèvre exercent une activité manuelle. Ils ne vont que progressivement se détacher de la condition inférieure due ces activités. Ils sont alors pour la plupart anonymes. Pour les clercs, c’est parce qu’ils créent de la beauté à partir de la matière brute qu’ils reproduisent l’acte divin de la Création de Dieu, que saint Thomas d’Aquin décrit comme un artifex mundi. Cependant, pour saint Thomas d’Aquin, l’exécutant d’une œuvre doit la réaliser conformément aux règles définies par son commanditaire ecclésiastique.

      Au XIIe siècle, le moine Théophile écrit une somme des arts mécaniques du Moyen Âge : Schedula de diversis artibus. Pour lui la beauté de la création et la belle âme du créateur sont indissociables.

      Progressivement, les chroniqueurs vont montrer les qualités morales des créateurs des œuvres. Pour Hugues de Saint-Victor les arts mécaniques sont trop souvent méprisés et doivent acquérir un statut de science. Il les groupe en sept sciences mécaniques en reprenant la division des arts libéraux. Dans le second ensemble qu’il appelle l’ armatura, il a placé l’architecture, la peinture, la sculpture et les arts mineurs. Dans son De divisione philosophiae, Dominique Gundissalvi soutient l’égalité des arts libéraux et des arts mécaniques. Dans le Defensor pacis, Marsile de Padoue distingue les arts mécaniques servant aux nécessités matérielles de ceux qui sont de l’ordre du plaisir et de l’agrément : la peinture, la sculpture et l’architecture. Il considère que ces derniers ont un statut intermédiaire entre les arts manuels et les arts libéraux6.

      ...

      Les caractères utilisés à propos des artistes sont particulièrement variables dans l’histoire et n’ont pas de définitions universelles (de même que pour l’art, un « faux concept8 » anhistorique). Ils ont comme origine une expérience, une appréciation personnelle, un regard9 et sont la conséquence d’un intérêt collectif propre à une culture10. De plus, la notion d’artiste – ou son absence – et l’imaginaire qui l’accompagne, est liée à l’idée de sujet et d’altérité chez un groupe humain, à une époque déterminée.

      Certains usages traditionnels distinguent l’artiste de l’artisan11 en se fondant sur la condition d’auteur, ou d’interprète, du premier12. Soit un producteur de créations de l’esprit13 en opposition aux travailleurs manuels, aux exécutants14 anonymes, à ce qui est utile ou fonctionnel.

      J’appelle artiste celui qui crée des formes... et artisan celui qui les reproduit, quel que soit l’agrément ou l’imposture de son artisanat. Malraux, Les Voix du silence,1951, p. 308.

      Depuis le XVIIIe siècle, ces activités concernent principalement les accomplissements de l’humanité différents des sciences et du droit15, qui ne prétendent ni « dire le vrai », ni établir des règles. Cependant, pour l’anthropologue Lévi-Strauss16, la démarche de l’artiste relève à la fois de celle du bricoleur17 et du scientifique. (j’aime bien cette définition)

      Statut

      Dans l’Antiquité gréco-romaine ceux que l’on nomme aujourd’hui artistes « ont cherché à s’élever au-dessus de cette condition commune [...] en écrivant des traités sur leur art » (Agnès Rouveret18). Aristote, évoquant « ceux qui furent exceptionnels19 », les caractérisait par leur mélancolie20. Plus tard, du XIIIe siècle au XVe siècle européen, le statut social de l’artiste se résume essentiellement à celui de simples artisans ou domestiques de cour21.

      Mais, au cours de la Renaissance italienne, l’image des artistes est façonnée par des personnalités telles que Léonard de Vinci, Raphaël et Michel-Ange, dont l’influence sur leurs contemporains dépasse ce qui a précédé, ainsi que par l’apport de théoriciens comme Castiglione, Dante, Cennini, Ghiberti et Alberti22 inscrivant le « pouvoir créateur de l’esprit humain23 » au cœur de la culture humaniste.
      Points de repères notables

      En 157124, un fait marquant est le décret pris par Côme de Médicis exemptant les peintres et sculpteurs florentins d’appartenir à une corporation. Cela est, huit ans après la fondation de l’Accademia del Disegno par Giorgio Vasari25, un des prémices de la fin du système médiéval des guildes d’artistes et de leurs accès au rang d’hommes de science26.

      De même, trois personnages sont significatifs de la transformation du statut des artistes en occident, entre le Moyen Âge et la période contemporaine : Albrecht Dürer affirmant la « valeur ajoutée » qu’il apporte à l’œuvre, au-delà de la qualité des matériaux ; Nicolas Poussin, avec sa célébrité inédite, obligé de fuir ses commanditaires ; et Pierre Paul Rubens pour l’importance prise par la vie sociale et intellectuelle, autour de l’artiste, désormais concurrente de l’œuvre elle-même27.

      Avec Vincent van Gogh, la représentation que l’on se fait de l’artiste se combine avec l’ancien mythe du poète maudit28, très vivant depuis le XIXe siècle, vers une figure de l’artiste en martyr, en marginal. Cela alors que dès les années 1920, Marcel Duchamp29, tirant les conséquences de la mort d’une certaine conception de l’art30, voire du discrédit des artistes concernés, envisage que « chacun serait un artiste, mais méconnu en tant qu’artiste31 ».
      Sociétés modernes

      La sociologue Nathalie Heinich32 propose plusieurs angles pour comprendre la place des artistes dans les sociétés modernes : « conditions de travail, statut juridique, encadrement institutionnel, position hiérarchique, catégorie d’appartenance, fortune, mode de vie, accès à la notoriété, critères d’excellence, représentation qu’eux-mêmes, et les autres, se font de leur position – et jusqu’à leur caractère ou leur aspect physique... »

      La France, par le code général des impôts33 et les organismes de sécurité sociale (La Maison des artistes et AGESSA), définit administrativement une ébauche de statut professionnel social et fiscal de l’artiste actuel. En date de 2012, en France, l’artiste est un indépendant34 soumis à un régime social et fiscal original.

      Dans mon entourage perso la plupart des artistes plasticiens que je connais sont des enseignants et ils formaient une espèce de caste. Je dis formaient parce que l’un d’eux (L.) a disparu, puis l’une d’elle (S.) ce qui fait que maintenant le groupe a éclaté (et il a encore plus éclaté quand j’ai révélé mon agression par un « pote » musicien puisqu’on m’a reproché d’avoir parlé). Je me souviens que L. aimaient organiser des expo dans des lieux inhabituels. J’avais participé à la première à l’époque où je bidouillais la photo. Par la suite, il m’a exclu en organisant des expos entre anciens des beaux-arts (je viens des arts graphiques) au grand étonnement des autres mais j’ai pas cherché à m’imposer je ne sais pas si c’était pas une petite vengeance parce que j’avais mis fin à notre relation. Bref.
      Politiquement c’est un groupe situé à gauche qui participait plus ou moins aux manifestations ouvrières. Ici les artistes les plus actifs dans les manifs sont des théâtreux et les absents sont les musiciens.

      Par ailleurs, je constate que les quelques artistes plasticiens que je connais qui vivent de leur art sont des personnes qui ont trouvé deux trois pistes de travail qu’ils déclinent à l’infini. Parfois ça reste créatif, mais parfois c’est un peu ronron.

    • J’ ai emprunté à la médiathèque un #roman_graphique de Giacomo Patri - Col blanc (White collar) publié une première fois en 1940. Né du krack boursier de 1929 et de la crise économique qui l’avait suivi.

      « Le roman en images, une forme inspirée à l’origine par les films muets, est un défi pour l’illustrateur. Comme les images sont en général susceptibles d’une interprétation plus large que la prose, chaque dessin de la séquence doit fonctionner non seulement comme une composition close sur elle-même, mais aussi comme une sorte d’écriture hiéroglyphique. La page fonctionne comme un rideau que l’on lève, réservant chaque fois de nouvelles surprises visuelles. Pendant la Grande Dépression, le genre s’est épanoui avec des illustrateurs tels que Lynd Ward, Otto Nïckel et Giacomo Patri, tous auteurs de magnifiques romans en images. » Art Spiegelman.

      La préface de l’auteur à l’édition de 1975 est également très éclairante - les notes de l’éditeur sur l’édition française, aussi. Dans cette préface #Giacomo_Patri dit qu’après une large distribution de son livre à une convention de la CIO ( Congres of Industrial Organisation, le plus important syndicat américains ) "... pour la première fois, je me confrontais à la réalité. La vie est un travail et la réussir est une lutte."

      Ce « roman en images » raconte la vie quotidienne, les espoirs brisés d’une famille de la classe moyenne américaine durant la Grande Dépression. Dans un style inpsiré de l’expressionnisme allemand et du cinéma muet, Giacomo Patri a réalisé une bande dessinée sans parole qui frappe par sa force, sa beauté épurée et sa radicale modernité. Col blanc est un véritable chef-d’oeuvre oublié, un des premiers « romans graphiques » américains, où Patri réussit en images ce que Steinbeck a fait avec des mots : un puissant documentaire social, sombre et saisissant, qui est aussi un hymne à la solidarité de tous les exploités.

      des #cols_blancs comme des #cols_bleus.

      Giacomo Patri (1898-1978), illustrateur et activiste, fils d’un barbier-coiffeur italien émigré aux Etats-Unis, fonda notamment le premier syndicat des artistes de Californie.

      http://www.editions-zones.fr/spip.php?article17

    • Drame du quotidien dans le #monde_du_travail : depuis 11 ans, chaque matin, une autrice est agressée au vu et au su de tous. Contre son gré, elle reçoit en pleine face la cruelle réalité de sa vie de #travailleuse_indépendante. Jusqu’alors, la résistante réussissait le tour de force de dignement se relever et sourire de toutes ses dents à ses cyniques tortionnaires. En 2016, elle a décidé de rendre coup pour coup avec la série en deux volumes Des croûtes aux coins des yeux. Dans ce second opus, la rigolarde piétine purement et simplement le syndrome de Stockholm en chantant à tue-tête des hymnes punks et met à nu tous ces personnages en les affublant de têtes de mort (plus nu, tu peux pas). Ça cause beaucoup de style, de dessin, de bande dessinée et d’introspection, de changement de direction dans le #travail_artistique (avec le passage à la linogravure), mais aussi d’actualité et de politique : les années 2013 à 2016 auront donné matière à s’énerver. Des croûtes aux coins des yeux finira en beauté - et en ultime pied de nez avec le refus de l’autrice d’être faite « chevalier des Arts et Lettres » par le #ministère_de_la_Cuculture.
      En creux, surtout, on y lira la cartographie mentale, sociale, d’une autrice farouchement soucieuse de son indépendance et de son intégrité artistique se débattant face au monde contemporain et ses reculades sociales, sa gestion purement comptable des citoyens, de l’Art et des idées. Des croûtes aux coins des yeux est un laboratoire in vivo, bouillonnant d’idées et de spontanéité, salvateur et fort en gueule.

      http://6pieds-sous-terre.com/collection-monotreme-mini/tanx-des-cro%C3%BBtes-aux-coins-des-yeux/-u2215

  • Dossier : diplomatie des #armes (avril 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/04/A/55243 #st

    Au moment où le Parlement européen votait une résolution réclamant un embargo sur les ventes d’armes à l’Arabie saoudite, M. François Hollande remettait la Légion d’honneur à l’un de ses dirigeants. Une manière de célébrer le royaume, devenu l’un des plus gros acheteurs de matériel militaire de la France. Même si l’Asie occupe désormais une place de choix, le Proche-Orient reste le terrain de jeu préféré des marchands de canons, Etats-Unis en tête. De retour sur la scène diplomatique, la Russie a fait la démonstration, sur le front syrien, de sa capacité à utiliser des équipements sophistiqués. Désormais, les conflits passent aussi par Internet, et l’on parle de plus en plus de « cyberattaques », sans toujours en définir les contours. Aujourd’hui comme hier, la course aux #armements — numériques ou matériels — se fait presque sans aucun contrôle démocratique.

    http://zinc.mondediplo.net/messages/22446 via Le Monde diplomatique

  • Les artistes africains contemporains prêts à conquérir le monde

    Des expositions à succès comme « Beauté Congo » à la Fondation Cartier, des noms connus tel #Chéri_Samba : les artistes africains contemporains ont le vent en poupe et devraient vite côtoyer les meilleurs créateurs occidentaux dans les grandes galeries et lors d’événements internationaux.


    http://www.lepoint.fr/culture/les-artistes-africains-contemporains-prets-a-conquerir-le-monde-10-08-2015-1
    #art #Afrique

    • L’un des traits les plus frappants de « Beauté Congo » (jusqu’au 15/11) est l’incroyable diversité des oeuvres : aquarelles délicates d’Albert Lubaki, photos en noir et blanc de la vie nocturne à Kinshasa dans les années 50 de Jean Depara, peintures politiquement subtiles de Chéri Samba, immenses maquettes de villes imaginaires de Bodys Isek Kingelez (décédé en 2015), portraits superposant les motifs de JP Mika.

      Comment, les #africains sont capables de faire autre chose que de l’#art_brut !!! Incroyable, non ? Allez encore un effort et nous allons nous apercevoir qu’en plus il y a des différences entre l’art du Mozambique et celui de la Tunisie (pardon, la Tunisie c’est le maghreb et pas l’Afrique.

      Dois-je également souligné qu’ici, c’est le concept occidental de l’art qui est appliqué. Vous me direz que c’est le seul qui compte, c’est lui qui fait le #marché_de_lArt.

  • « L’anarchitecture de Richard Greaves, c’est fini... »
    http://jmchesne.blogspot.fr/2015/07/lanarchitecture-de-richard-greaves-cest.html

    Depuis quelques temps déjà, on savait que #Richard_Greaves s’était détourné de ses fabuleuses #architectures fantasques. Des constructions improvisées faites d’assemblages de planches et de matériaux issus de la démolition de granges ou de maisons du voisinage. Une sorte de village déglingué qu’il avait patiemment érigé depuis 1989 à l’abri des regards au cœur d’une forêt en Beauce au #Quebec. Une vingtaine de cabanes construites sans un clou ("pour ne pas blesser la matière..." ) mais avec de la ficelle de nylon récupérée chez les agriculteurs du coin.

    (...) Or ces jours-ci, je lis un billet qui m’a été transmis sur ma page FaceBook par La Galerie des Nanas au Quebec et qui relate la disparition du site. Visiblement, l’un des voisins de Richard Greaves, excédé par la présente incessante de promeneurs-visiteurs sur son terrain et dans les alentours a eu la très mauvaise idée de tout mettre à terre et ce dans l’indifférence générale du monde artistique canadien. Un tas de planches et un spectacle désolant, c’est tout ce qu’il reste de cet impressionnant chef d’œuvre du bricolage sauvage et inspiré...

    « #art_brut »

  • A travers un intéressant article sur une intéressante expo, " « L’autre de l’art » : bref, l’art de l’immédiat"
    http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2014/10/05/l-autre-de-l-art-brouiller-les-frontieres-au-risque-du-

    je découvre un livre intitulé Le Griffonnage, esthétique des gestes machinaux écrit par #Roger_Lenglet et publié en 1992 aux éditions François Bourin

    et cette autre #image « Trois sous-main en bois griffonnés par des élèves en marge de leurs cours, coll. privée, région parisienne, ph. Bruno Montpied »

    #art « #art_brut »

  • Art brut à Taïwan (7) : Entre art rituel et art populaire acculturé, les décors aborigènes contemporains
    http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2014/05/01/art-brut-a-taiwan-7-5359941.html

    En parcourant la montagne du sud de l’île de Taiwan dans le district de Ping Dong, on peut voir de nombreux villages aborigènes aménagés dans les années soixante à l’intention des populations austronésiennes. Il s’agissait à l’époque de s’assurer de leur soutien à l’Etat-parti (le Guomindang, parti nationaliste chinois) en leur offrant les attributs matériels de la « civilisation », c’est-à-dire des maisons en béton, l’eau courante et l’électricité. Source : Le Poignard Subtil

  • ALEXIS LE BRETON : SEIGNEUR DE LA MARE AU POIVRE
    http://lesgrigrisdesophie.blogspot.fr/2012/05/alexis-le-breton-seigneur-de-la-mare-au.html

    En revanche en 1990, la rupture est totale. ALEXIS LE BRETON semble enfin vivre la vie dont il rêvait secrètement. Il porte des braies traditionnelles, une boucle d’oreille, des sabots et des cheveux longs et passe le plus clair de son temps dans sa « Seigneurie ».
    J’avoue avoir été surprise par cette appellation, cette revendication qui le fait " Seigneur" des lieux mais ALEXIS LE BRETON était fier de ce qu’il faisait et se savait créateur de cet espace hors du temps .
    Fernand Chatelain a crée son château car « un châtelain sans château ce n’est pas possible », ALEXIS LE BRETON, lui, a créé de toute pièce un parc de 5 ha où il a, grâce à ses talents de sourcier, creusé une fontaine et un étang, construit une chapelle, un moulin ... installé un bar pour que ses amis viennent boire le café (et les amis venaient nombreux car ALEXIS LE BRETON aimait recevoir et faire la fête !) et disposé 200 sculptures le long d’un chemin de 2 km.

    Ces sculptures il les préparait chez lui et venait les installer ensuite (parfois avec un tracteur) avec sa famille et ses amis.


    Pour rebondir sur le signalement d’@intempestive http://seenthis.net/messages/254909
    #art #imaginaire #sculpture

    • Avis aux amatrices/teurs :

      La Mare au poivre, à Locqueltas, route de Bignan
      ( prés de Vannes dans le Morbihan)
      Ouvert tous les samedis et dimanches de 14h à 18h.
      Renseignements au 02 97 66 62 46 ou au 06 49 22 92 35

      Egalement : "Alexis Le Breton et sa « Seigneurie de la Mare au Poivre » "
      http://jmchesne.blogspot.fr/2011/01/alexis-le-breton-et-sa-seigneurie-de-la.html

      Pendant vingt trois ans, jusqu’à sa mort survenue en l’automne 2009 à l’age de quatre vingt ans, Alexis Le Breton va entretenir son parc, et y effectuer de nombreuses plantations. Aujourd’hui, cet #arboretum contient plus de deux cent espèces végétales, dont certaines très rares (piment royal, etc.). C’est également là, dans sa « Seigneurie », que pendant plus de vingt ans il va creuser (fontaine, étang), bâtir (refuge, moulin, chapelle, ect.), et y installer ses sculptures (près de deux cents).

      #jardin "#art_brut"

  • Art brut à Taïwan (5) : Le jardin enchanté d’un garde-barrière retraité
    http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2014/04/17/art-brut-a-taiwan-5-5348936.html

    Avant mon départ pour Taïwan à la recherche d’environnements spontanés, je m’étais renseigné auprès de quelques amis sur place susceptibles de me suggérer quelques pistes. Une amie m’avait alors indiqué avoir entendu parler par une de ses connaissances d’une « installation » étrange entrevue par celle-ci quelques années auparavant devant une maison des faubourgs de la ville de Taidong le long de la route qui mène à Kuanshan. Source : Le Poignard Subtil

    • Splendide série de Rémy Ricordeau, au style classique très plaisant - classique, c’est-à-dire sans apprêts, qui semble couler tout seul et qui permet de dire tout en nuances :

      Je m’arrêtai donc pour photographier cette curiosité et essayer de me renseigner sur son créateur. M’adressant à quelques ménagères qui conversaient bruyamment devant la boutique voisine, on me fit comprendre avec quelque malice que je ne voyais là qu’un préambule à la partie « la plus belle » qui se trouvait derrière la maison. J’utilise des guillemets car je crus déceler dans le ton de leurs propos une ironie moqueuse, ce que la suite me confirmera.

      (...) Sans certitude, j’ai cru en effet reconnaître des bovins, des éléphants, des girafes, des oiseaux, ainsi que d’autres animaux plus difficilement identifiables disposés au milieu de pierres ou de galets peints des couleurs les plus éclatantes. Quelques représentations humaines aux allures de footballeurs, ce qui est fort étrange dans un pays où ce sport n’est pas particulièrement populaire, figurent également dans ce jardin extraordinaire.

      Et la fin, splendide :

      Son activité créatrice est devenue si obsessionnelle, m’a expliqué sa fille, que celle-ci a dû lui interdire de s’attaquer aux murs de la maison qu’il semble un temps avoir convoités. J’ai senti aux explications de celle-ci un certain désarroi ou une certaine honte à l’égard de l’activité créatrice de son père qu’elle ne comprend et ne goûte visiblement pas. Par égard pour lui, elle le laisse faire et accepte sa création comme expression de sa sénilité au prix sans doute de quelques moqueries de la part du voisinage. Sur mon insistance, elle est allée chercher son père qui finissait son repas à l’intérieur de la maison. Celui-ci a écouté mes louanges d’un air amusé. Je lui ai montré des photos de sites français créés dans un esprit similaire. J’ignore s’il a vraiment compris ce que je lui disais car il semblait un peu ailleurs et répondait à mes questions d’une manière plutôt incohérente. Il manifestait en tous cas peu de soucis de complaire à quelque public que ce soit. Pour l’essentiel je suis resté sur ma faim quant aux motivations de sa démarche créatrice. J’aurais aimé avoir avec lui un échange un peu plus approfondi mais de toute évidence, au crépuscule de sa vie, le temps des explications était déjà passé.

      « #art_brut » #Taïwan